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A new star to orbit — L.

 

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 A new star to orbit — L.

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Ash Freeman
Assistant à la morgue de Sainte-Mangouste



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MessageSujet: A new star to orbit — L.   Mar 12 Sep - 16:33

(banlieue de Londres)



Je l’ai vue au milieu de la foule et j’ai compris que c’était le genre de rencontre à laquelle on ne peut échapper, j’ai senti les cellules de mon corps s’agiter, et j’ai su que je serais sans cesse à la recherche de quelque chose si je n’allais pas droit vers elle – ce que j’ai fait. Au début j’ai cru que ses cheveux tressés reflétaient la couleur de la lune puis j’ai mesuré les détails : ses cheveux argentés, sa peau brune, ses grands yeux maquillés, ses lèvres noires, les textures de ses vêtements, ses bagues et ses bijoux, ses bottines à clous, sa petite taille et ses mains qui bougeaient comme des oiseaux. J’ai foncé et, indifférent au type qui était en train de me parler, je me suis planté devant elle et je l’ai regardée dans les yeux.

Depuis le début de la soirée c’était Freeman par-ci et Freeman par-là ; c’est le jeu quand on organise des soirées de cette ampleur, et je n’en ressentais ni fierté ni excitation particulière, j’avais l’habitude, ce qui comptait c’était plutôt comment moi je terminais la nuit et si je ne rencontrais pas trop de problèmes majeurs – au-delà de tout ça les gens, les évènements, les rencontres n’avaient pas tellement d’importance. Je ne m’appelais pas Mingan pour rien : j’étais un loup solitaire dont la vie en meute était nécessaire au succès et à la réussite, mais je n’en pensais pas moins. Ce que j’aimais réellement lors de ces soirs-là c’était les pulsations de la musique, les boissons et substances qu’on y prenait, la nuit et tout ce qui s’y cachait, rien de plus. Je n’avais jamais vraiment aimé la clarté du jour et tout ce qu’il mettait à nu.


« Tu es venue avec qui ? »

J’avais lancé un regard suspicieux sur les gens autour d’elle – ici je connaissais tout le monde ou presque, c’était le deal quand on organisait ce genre de rave, c’était un risque assumé pour lequel on prenait tout de même quelques précautions. Ce qui avait fait ma notoriété et qui faisait de moi le chef de gang depuis quelques années maintenant, c’était la façon dont j’avais tissé mon réseau ; aujourd’hui cela ne faisait plus de doutes, j’étais le référent et on m’obéissait, ce qui garantissait d’ailleurs en matière d’organisation une fluidité assez appréciable. S’il y avait bien une chose que je détestais c’était de devoir gérer les problèmes relationnels des autres et de mes équipes, dans ces cas-là je me taisais et je laissais les autres se débrouiller, je n’avais pas de mots et d’énergie à perdre, et par ailleurs j’avais la ferme sensation d’être bien incapable de me mette dans la peau des autres humains qui me paraissaient sensiblement différents de moi.

Il se dégageait quelque chose d’elle, quelque chose d’infiniment envoûtant et insaisissable, elle me faisait penser aux sorcières des temps passés, prête à lancer un sortilège à la première occasion.

La main en coupe j’allumai une cigarette que je venais de rouler, m’y reprenant à deux fois à cause du vent qui soufflait de temps à autre. Par ce temps je ne regrettai pas le choix judicieux de mes vêtements, toujours savamment calculés – c’était une coutume Comanche que je m’étais appropriée et que je prenais au sérieux sans jamais fléchir, mes habits étaient mon costume, ma deuxième peau et faisaient de moi ce que je voulais montrer aux autres ; j’étais toujours vêtu de sombre avec une pièce plus colorée, et ce soir je portais un pantalon noir et un sous-pull col roulé noir, sur lequel j’avais enfilé une veste satinée brodée de serpents émeraudes et cuivre.

Elle sourit après avoir regardé le ciel et je me sentis encore un peu plus envoûté, de cette façon tellement irrépressible, comme si je me trouvais là face à mon totem, et qui éclipsait tout le reste autour de nous.

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Charlie Palmer
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MessageSujet: Re: A new star to orbit — L.   Mer 13 Sep - 1:05

https://www.youtube.com/watch?v=0Wu1yKyybr8

« There is a color that shines through your skin
Like the moon on the wind
When I dare bear you in
The night is full on behalf
Of your evaded mask
And the rings round your eyes

(...)

There was a stagger that shifted my hips
O how swiftly it shook
The dew from my lips
There was a danger that seeped from my skull
How it dripped on us all
But it wasn't your fault

We are stranger than earth
With her seasons misled
Stronger than her moods
When our parts parted
She bled and bled and bled »



Les lumières semblèrent soudain s'éteindre et la seule qui brillait au loin, d'un bleu translucide, m'attira comme si j'étais un papillon de nuit. Je traversai la foule avec facilité, comme si elle n'était qu'un océan qui se séparait pour me laisser passer. J’avais oublié les filles qui me parlaient, mon verre abandonné dans un coin, ma cigarette à moitié consumée. Mon cœur battait fort, plus fort que le son électronique dont je ne percevais plus que quelques notes lointaines. Tout autour de moi s’était tu, mes cinq sens complètement tourné vers le jeune homme. Alors que j'avançais, il en faisait de même, et à chaque pas en ma direction, je sentais son aura s'affirmer, comme un champ magnétique. Lorsqu'enfin il arriva à ma hauteur, mes jambes étaient devenues de coton.

« Tu es venue avec qui ? »

C'était comme si je connaissais cette voix. Elle lui correspondait parfaitement, grave et grinçante. Elle était si magnétique que mon regard s'accrocha à ses lèvres quelques secondes de trop. Lorsque je réussis à m'en lâcher, je détaillai sa tenue avec intérêt ; les vêtements avaient toujours eu une importance particulière pour moi. Il portait une veste sur laquelle s'entrelaçaient des serpents. Je n'avais pas besoin de ressortir le grimoire de ma grand-mère pour entendre sa voix me murmurer « un soir de pleine lune, l'homme aux serpents deviendra la moitié et le tout ».

Je levai les yeux vers le ciel noir dans lequel trônait une lune brillante et parfaitement ronde. Je me sentis sourire de tout mon être.


« Peu importe avec qui je suis venue. »
Je lui souris d'un petit air énigmatique. « Ce qui compte c'est avec qui je passe la soirée. »

Maintenant que j'avais posé mes yeux sur lui, il était hors de question de m'en éloigner, et j'avais complétement oublié le reste. J'étais de toute manière venue à cette soirée à reculons, les plans changeant à la dernière minute, et des personnes dont je n'estimais pas spécialement la compagnie s'étaient rajoutées à mon petit noyau de fêtards habituels. J’étais pourtant habituée aux soirées peu organisées, et elles me convenaient parfaitement puisque j’avais toujours eu ce don de m’adapter à ces milieux nocturnes. Tel un serpent, je muais, glissant au milieu de la musique et des autres, les charmant jusqu’à obtenir les faveurs que je cherchais. Elles étaient souvent les mêmes, mes vices me suivant depuis longtemps à présent – une petite pilule colorée, un verre corsé, du bon temps jusqu’à que je ne sente plus mes jambes, épuisée de danses ou d’étreintes.

J'avais hésité à venir, mais je n'avais pas oublié le fond de ma tasse de thé, ce matin, où j’avais déchiffré un triangle, annonciateur d’une nouvelle rencontre. En partant, j'avais mis dans la poche de ma jupe un petit sachet en satin dans lequel j'avais glissé trois pépins de raisin. « Quelques graines dans un tissu de reine feront germer les plus belles histoires » Trois pépins, comme les trois côtés d’un triangle. Grand-mère m’avait bien appris le souci du détail dès qu’il s’agissait de la divination.

Devant moi, l’inconnu confirmait tout ce que le présage m’avait réservé ; il était la rencontre, qui pourtant ressemblait à des retrouvailles.

Il avait allumé une cigarette, et entre mes doigts, la mienne s'était éteinte – ailleurs, une autre flamme s'était allumée. Je jetais un regard entendu au jeune homme et me penchai tandis que son briquet éclairait mon visage. Ses mains étaient tellement proches de ma peau, nourrissant le feu qui crépitait en moi. Ses doigts brûlaient d'envie de me toucher, je le sentais. Tout nous aimantait.


« Qui es-tu ? »


J'avais compris par la façon dont on le regardait et par sa question inquisitrice : ici, il était un roi dans son royaume, et je ne demandais qu'à devenir sa reine.

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MessageSujet: Re: A new star to orbit — L.   Sam 16 Sep - 15:48

« Peu importe avec qui je suis venue. Ce qui compte c'est avec qui je passe la soirée. »

Il y a des sourires contre lesquels on ne peut pas lutter, et celui-là en était un : je la dévisageai d'avantage, complètement sous le charme de cette fille qui se démarquait du reste grâce à un je-ne-sais-quoi qui ne se montrait en rien mais que je sentais au fond de moi. J'étais comme ça, de toute façon, dans ma bulle, simplement rattaché au monde extérieur par les émotions que je ressentais et les sensations qui jalonnaient mon existence. Le reste me laissait de marbre, et j'avais beau être sollicité de toutes parts, je n'y arrivais tout simplement pas : récemment, toutes ces histoires d'attentats moldus auraient du, comme tout le monde, m'inquiéter ou me concerner, mais rien n'y faisait. C'était un électrocardiogramme plat à l'intérieur de moi, et seule ma curiosité s'attisait de temps à autres, mue par cet intérêt morbide qui ne me quittait jamais.

« Très bien, dans ce cas, tu es avec moi maintenant. »

Simple mais efficace, et j'allumai sa cigarette en lui tendant la flamme de mon briquet. Elle était plus proche à présent, et je souris légèrement alors, imperceptiblement, parce que je sentais l'atmosphère électrique entre nous, je lisais clairement dans ses yeux et son attitude combien l'attirance s'intensifiait.

« Qui es-tu ? »
« Freeman. Tout le monde m'appelle comme ça ici, mais sinon mon prénom est Ash. Et toi ? »

Je lui fis un petit signe de tête pour lui indiquer de me suivre, et si je tournai les talons sans l'attendre - sauf que je ralentis le pas pour qu'elle soit à mes côtés, évidemment. Il n'était pas question de la laisser filer. Il était rare que je repère des filles ainsi, elle était la première depuis bien longtemps, et à vrai dire je n'avais jamais ressenti auparavant une telle attraction, car je ne faisais jamais le premier pas et je ne m'en souciais jamais - c'était elles qui venaient, et pas l'inverse. Au lieu d'avancer le long du chemin normal, je nous fis bifurquer vers l'extérieur pour nous diriger derrière la tente qui abritait le bar, et je la fis rentrer en premier entre les deux morceaux de toile en tissu.

« Les gars, c'est open bar pour elle toute la soirée, elle est avec moi ok ? »

Ils firent oui de la tête et je nous servis deux verres, avant de m'éloigner un peu pour pouvoir discuter tranquillement. Je voyais déjà les regards de mes troupes qui s'amusaient de la situation et m'observaient à la dérobée, et je n'avais aucune envie qu'ils entendent quoi que ce soit. C'était quelque chose qui m'agaçait ; les gens assumaient toujours que parce que j'étais le roi de la nuit et que je me droguais dès que je le pouvais je n'avais aucune pudeur, mais c'était bien tout le contraire.

« Alors, c'est quoi ton truc à toi ? »

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Charlie Palmer
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MessageSujet: Re: A new star to orbit — L.   Dim 17 Sep - 19:05



« Très bien, dans ce cas, tu es avec moi maintenant. »

Mon pressentiment était le bon : ici, ce mystérieux inconnu était en terrain conquis, il était habitué à donner des ordres et à être respecté, sa voix n'avait pas tremblé quand il avait décidé que j'étais à présent avec lui. Son autorité s'ajoutait à son aura magnétique, se pressant contre moi et m'envahissant d'un désir électrique. J'étais habituée à mener la danse dans beaucoup de mes relations sociales, mon charme faisant mon autorité, mais je n'avais jamais été intéressé par être une meneuse de groupe. Ici, l'inconnu était un meneur, cela se voyait, il n'était pas du genre à demander : il prenait.

« Freeman. Tout le monde m'appelle comme ça ici, mais sinon mon prénom est Ash. Et toi ? »

Ash... Trois lettres. Trois côtés du triangle. Trois pépins de raisin. Mon coeur s'agita dans ma poitrine, et j'essayai de retenir mon sourire de plus en plus grandissant. Maintenant que j'arrivais à me concentrer, j'observais enfin son visage, ses traits étranges et asymétriques, et les yeux bleus si clairs qu'ils en étaient presque gris - son prénom lui allait bien, lui qui paraissait si noir et blanc, si gris. C'était ses yeux qui m'avaient captivée dès que je les avais vus dans la foule et dont je n'arrivais plus à me détacher à présent.

« Lolita. »

J'avais menti sans ciller. Ce n'était pas exactement faux, puisque mon second prénom était Lola, un diminutif de Dolores, ma grande-tante, et Grand-mère m'avait appelé Lolita toute mon enfance. J'avais repris ce surnom lorsque je sortais, Lolita était devenue un personnage derrière lequel il était facile de se cacher, elle était quelqu'un de plus séduisante, plus mystérieuse... Plus puissante aussi. Dès que je prononçais ce prénom, je sentais l’esprit de Grand-mère, qui souriait, amusée de mon petit manège. En réalité, je m'appelais Charlotte, mais j'avais troqué ce prénom pour Charlie, plus court, plus familier et surtout moins attaché à mes parents. Mais tout cela, Ash ne le savait pas. Pour lui, j'étais à présent Lolita.

Je lui suivis le coeur battant, mes jambes toujours cotonneuses. J'avais envie qu'il m'emporte au fond de la nuit noire avec lui et de ne plus jamais en sortir.


« Les gars, c'est open bar pour elle toute la soirée, elle est avec moi ok ? »

Avec lui... C'était officiel, et mon assurance redoubla, je relevai légèrement la tête et écartai les quelques tresses qui étaient revenues devant mon visage.

« Un gin tonic. »

Lorsqu'il tendit mon verre, mes doigts prirent soin de frôler les siens, et ce premier contact me coupa la respiration une demi-seconde. Sa peau était fraîche, presque froide, mais elle me réchauffait de la tête au pied. J'avais tellement envie de l'embrasser que j'avalais trois gorgées de mon verre pour reprendre contenance. Le jeu, l'envie, le flirt, ils m'apparaissent aussi tentants que difficiles à supporter.

« Alors, c'est quoi ton truc à toi ? »
« Ton truc à toi, c'est d'être le roi de ce genre de soirée, n'est-ce pas ? »

C'était l'une de mes spécialités, rebondir sur l'autre, pour ne pas avoir à parler de moi, et surtout parce que les autres préféraient toujours parler d'eux et c'était tellement plus simple de les séduire en les confortant dans leurs orgueils. Mais le regard d'Ash me transperçait et me mettait à nue, je ne pouvais pas éviter ses questions et sa curiosité. J'étais prise à mon propre jeu : j'étais celle flattée et celle séduite.

« Mon truc c'est la divination. Les lignes de la main, les boules de cristal, le tarot... C'est mon don, depuis que je suis petite. Je le tiens de ma grand-mère. »

Je sentis l’esprit de Grand-mère sourire. Je précisais toujours que ce don m’avait été offert par elle, puisqu’elle était la meilleure voyante de la famille, son don avait sauté une génération et depuis sa mort j’étais la seule qui le possédait dans cette branche de la famille. Je me demandais si Ash y serait sensible, il existait des sceptiques chez les sorciers comme chez les moldus, et j’étais curieuse de voir dans quelle catégorie il se trouvait.


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MessageSujet: Re: A new star to orbit — L.   Lun 18 Sep - 17:50

Lolita : un prénom lourd de sens mais dont l'aura lui allait comme un gant. S'il était possible de faire d'elle ma Lolita, je n'allais certainement pas dire le contraire ; les gens ne m'émouvaient jamais de manière générale, je n'en ressentais ni l'intérêt ni le besoin, mais il arrivait parfois que sur ma route passe une figure que je n'avais pas envie de laisser s'envoler. Cela avait été le cas avec Beth, même si aujourd'hui elle n'était plus d'actualité. C'était aussi pour cette raison que je ne m'attachais jamais ; au bout d'un moment il se passait toujours des choses qui lassaient ou dégoûtaient, et toute la relation volait en éclat. Beth avait été une des ces rares figures qui avaient compté et je me demandais encore souvent ce qu'elle devenait, je l'imaginais couchée contre moi, ou penchée sur la table à la morgue, et je sentais l'amertume me gagner tout entier. Ce n'était pas exactement de l'amour que j'avais ressenti pour elle, mais elle avait éveillé tellement de choses en moi et m'avait tant aidé à grandir et à avancer alors que j'ignorais tout de moi, que la perdre avait creusé une douloureuse absence. Seulement j'avais de rares principes et elle en avait violé un, ce qui la classait définitivement du côté des « autres », la rendant aussi incolore et inintéressante à mon goût. Peut-être que je n'étais pas très honnête — j'avais beaucoup de rancœur à son sujet — mais au moins j'étais clair, je ne voulais plus rien à voir avec elle, la tromperie m'était insupportable, un point c'est tout.

Je lui servis un gin tonic et attrapai un verre de whisky bien rempli, d'une marque moldue, peu importe ; en matière d'alcool je n'étais pas regardant et le célèbre adage me représentait à merveille, le flacon ne m'importait d'aucune manière.


« Ton truc à toi, c'est d'être le roi de ce genre de soirée, n'est-ce pas ? » J'eus un sourire en coin et hochai la tête légèrement. Je me fichais bien de ce qu'on pouvait bien raconter, car seul comptait son regard intensément lié au mien. « Mon truc c'est la divination. Les lignes de la main, les boules de cristal, le tarot... C'est mon don, depuis que je suis petite. Je le tiens de ma grand-mère. »

Intéressant... Chez les sorciers comme chez les moldus il existait des charlatans comme des personnes ayant un don véritable, et je me demandais bien de quel côté elle se situait. Elle avait l'air suffisamment différente pour prétendre au troisième oeil, mais elle avait l'air tout aussi bien spéciale pour être tout bonnement allumée.

« C'est vrai que les sorciers disent que ça saute une génération. Tu crois en la magie ? »

Dans cette fête il y avait de tout, et je me trompais rarement, reconnaissant sans trop de mal les moldus et les sorciers. Évidemment, Lolita échappait à la règle mais cela ne m'étonnait pas : elle défiait toutes les lois et c'était sans doute pour cette raison qu'elle m'aimantait autant. Je n'étais ni jaloux ni possessif, mais j'avais la certitude qu'en cet instant si un homme s'avisait de s'approcher d'elle, j'étais capable de le mettre à terre en un instant. Elle me répondit d'un sourire mystérieux (dont elle semblait avoir le secret) et releva sa manche, qui dévoila un bras tatoué, dont le style ressemblait énormément aux tatouages qui recouvraient la peau de mon bras gauche. La petite boule de cristal tatouée eut un mouvement imperceptible, les volutes de fumée s'animèrent, puis s'immobilisèrent. Je soutins son regard, de plus en plus électrique (ma peau était comme piquée par mille petites aiguilles) et relevai ma manche ; les lignes géométriques tremblèrent elles aussi.

« Poudlard, alors ? »

Sortant de ma poche une petite fiole qui contenait assez de MDMA pour tenir jusqu'au surlendemain, je l'interrogeai d'un signe de tête pour en verser ensuite quelques gouttes dans son verre puis dans le mien, afin d'officiellement sceller cette soirée pendant laquelle je ne comptais pas la quitter.

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MessageSujet: Re: A new star to orbit — L.   Mar 19 Sep - 15:27



« C'est vrai que les sorciers disent que ça saute une génération. Tu crois en la magie ? »

Grand-mère ne me l’avait jamais dit, mais j’étais persuadée que c’était pour cela qu’elle était beaucoup plus proche de moi que de sa propre fille. Ma mère était presque une sceptique, ce que je n’avais jamais compris, surtout devant les talents indéniables de Grand-mère, qui avait pu prédire jusqu’à la mort tragique de sa petite sœur puis le jour exact de la sienne. Mais ma mère n’avait pas le don et encore moins la sensibilité, et je savais que c’était pour cela que nous ne nous étions jamais comprises – j’étais sa fille mais à ses yeux aveugles, j’étais un mystère. Allais-je être un mystère pour Ash, comme je l’étais toujours pour les autres ? Il avait cette façon de me regarder comme s’il connaissait tous mes secrets…

Je relevai la manche de mon chemisier, découvrant ma peau tatouée, et, amusée, je fis légèrement bouger l’un de mes tatouages. Le regard d’Ash s’intensifia, et il découvrit sa propre peau, elle aussi tatouée et magique. Nous nous regardâmes d’un air entendu, nos visages toujours plus proches.


« Poudlard, alors ? »

Avant que je ne réponde, il sortit une petite fiole dont je connaissais bien le contenu, agitant mon excitation, et je trinquai mon verre contre le sien en souriant. Le gin picota mes lèvres et ma langue, et je le bus d’une traite, jetant au passage le mégot de ma cigarette consumée. C’était le moment que je préférais presque, la montée, qui prenait toujours un peu de temps, mais qui arrivait par vagues avant de m’emporter complètement. J’en profitai pour commander un deuxième gin tonic, que l’on me servit gratuitement, ce qui n’était pas sans me griser un peu plus.

« Non, j’ai passé mon adolescence à Berlin. Toi, Poudlard ? Quelle maison ? »

De Berlin, j’avais gardé un très léger accent, qui se mêlait au chuintement de l’espagnol que Grand-mère m’avait appris dès mon plus jeune âge, et ce mélange de sonorité intriguait toujours les autres qui étaient bien incapables de comprendre d’où je venais. J’étais cet étrange mélange de partout, l’Angleterre, l’Allemagne, les Caraïbes, le Mexique, et depuis petite, j’avais toujours eu l’impression d’être un puzzle mal fait, dont les pièces ne s’emboitaient pas parfaitement, construites de ces origines diverses et parfois mystérieuses.

La MDMA commençait à faire son effet, mon corps se détendait un peu plus à chaque minute et je m’étais mise à suivre le rythme de la musique lointaine sans m’en rendre compte, mes hanches se mouvant imperceptiblement. Je terminai mon verre et attrapai la main d’Ash pour l’attirer hors de la tente. Bien sûr, j’en profitais pour sentir sa peau sous mes doigts et avec l’envie grandissante d’être contre lui me faisait chavirer toute entière. Arrivés dans la foule, je lâchai sa main, décidée à pousser la tension et l’envie jusqu’au bout. La musique était parfaite, lourde, intense, plus je dansais et plus elle me possédait. L’énergie brûlait mes veines, et j’avais du mal à détourner mes yeux d’Ash, de la façon dont son corps bougeait, se rapprochant petit à petit du mien, et les flashs de lumières dans ses yeux translucides. Il était tellement beau, j’avais l’impression qu’il brillait dans la nuit, et il m’attirait comme un aimant chargé à bloc…

Nos corps s’étaient rapprochés, la musique me faisait complètement planer, j’avais envie de toucher Ash, d’être contre lui, de le serrer dans mes bras, nos visages étaient tellement proches mais je soutenais son regard, il me possédait mais je voulais gagner, je voulais qu’il craque le premier, je voyais ses lèvres qui frémissaient, mes jambes allaient flancher mais je dansais encore, sans m’écarter, le désir complètement brut dans mes veines, mon estomac, me rendant folle et je planais, complètement amoureuse de cette soirée et d’Ash... Ses lèvres m’hypnotisaient complètement, je riais d’euphorie en le regardant, parce qu’il était là, tous les signes étaient là, je l’avais rêvé et il existait, il était tout près de moi…


« Je crois que je t’ai rêvé… »

Je ne pouvais plus supporter la pression et ses yeux qui me déshabillaient, je brisai le dernier espace entre nous au même instant qu’Ash eut un mouvement, achevant de faire fondre tous mes organes. Quand nos lèvres se touchèrent, tout devint silencieux une demi-seconde, comme une pause, avant de repartir dix fois, cent fois plus intenses ; c’était comme toutes les drogues du monde dans un seul geste, j’avais envie de crier de flotter de pleurer de rire et je planais, je planais tellement ! Je n’avais jamais ressenti quelque chose d’aussi fort ! Je l’embrassai avidement, mes mains attrapant le col de son pull puis sa nuque, ses cheveux, je me pressai contre lui comme si nos deux corps n’étaient plus que la même entité : l’homme aux serpents était devenu la moitié et le tout.

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