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Le coup de grâce (Dan)

 
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 Le coup de grâce (Dan)

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Heather Lass
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Localisation : Un peu d'intimité, c'est possible, oui?!
Date d'inscription : 05/11/2007

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Particularités: Irlandaise et fière de l'être & Animagus non déclaré (renard polaire)
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MessageSujet: Le coup de grâce (Dan)   Sam 18 Fév - 16:19

Spoiler:
 

Il régnait dans la chambre un désordre peu commun ; Heather était plutôt organisée lorsqu'il s'agissait de son espace de vie, même si d'autres parties de son existence n'obéissait pas forcément à ce schéma. Mais elle mettait un point d'honneur à garder sa chambre et son bureau rangés, sans quoi le fourbi s'entassait bien trop vite au long de la semaine et elle détestait rentrer le soir et se retrouver dans une chambre pleine d'objets qui n'étaient pas à sa place, ou d'habits roulés en boule quelque part. Un petit coup de baguette dès qu'elle avait terminé d'utiliser quelque chose lui donnait une certaine satisfaction - ce qui, en cet instant, n'était absolument pas le cas. C'était la quasi totalité de son armoire qui se retrouvait étalée un peu partout : le lit, le bureau, la chaise, les fauteuils. Les chaussures, étalées devant la cheminée, donnaient l'impression qu'une tornade était passée par là, tandis que Heather, en sous-vêtements, au milieu de la pièce, se triturait le bout du nez d'un air pensif, signe qu'elle réfléchissait. Il y avait trop d'enjeux ce soir pour qu'elle prenne à la légère la tenue qu'elle allait porter, et quelque chose brûlait délicieusement au fond de son ventre depuis qu'elle s'était attelée à la tâche : la sourde excitation d'une soirée prometteuse. Côté coiffure, il lui avait suffi de deux petits sortilèges pour que ses cheveux soient brillants et parfaitement ondulés, retombant de toutes parts sur ses épaules. Leur couleur de feu semblait attirer tous les éclats de lumière de la pièce. Elle y avait mis du parfum et s'était décidée : elle les gardait détachés. Du rouge foncé sur ses lèvres, du mascara et un trait d'eye-liner feraient le reste. Maintenant, il fallait choisir.

Les cuissardes qui reposaient sur le lit, en daim noir, à talons, restaient le meilleur choix - et de toute façon, ne les avait-elle pas achetées pour ça ? Elle était allée se promener et faire des courses avec Emmy la semaine dernière, à Londres, et si elles avaient plutôt fait choux blanc dans ce qu'elle recherchait, Heather n'avait pas pu résister à cette paire de bottes hautes qui, elle le savait et Emmy aussi, serait probablement une arme fatale. Elle décida de se rabattre sur ce premier choix et les enfila doucement ; la botte montait jusqu'au milieu de sa cuisse, à la peau laiteuse et piquée de petites taches de rousseur. Il ne restait que la robe, et puisque les cuissardes étaient suffisamment osées, elle choisit une robe à manches trois quart, simple mais moulante, qui s'arrêtait au-dessus de ses bottes. La robe était rouge vif, rappelant un peu l'ensemble en dentelle bordeaux qu'elle portait en dessous. Elle rajouta une ceinture simple et enfila son perfecto en cuir noir par dessus. Elle fit quelques pas et tourna sur elle-même devant le miroir pour vérifier que tout était bon, son excitation ne cessant de croire. Nerveusement, elle entoura une mèche autour de ses doigts : et si Dan ne pouvait plus venir ? Ou bien, et si il était de mauvaise humeur, et si il n'avait pas envie de discuter, de la voir ? Si il se fermait à nouveau ? Le bal avait été suffisamment de bon présage, certes, mais Heather connaissait assez Dan pour savoir qu'il pouvait se braquer trop vite, ou bien se mettre des idées dans la tête. Secouant la tête pour ne pas se laisser gagner par ces idées noires, elle attrapa un collier tout fin au bout duquel pendait une minuscule petite perle blanche magique, étincelante, avec de légers reflets bleu, un cadeau de son père pour son dernier anniversaire, enfila deux bracelets argentés, puis attrapa son écharpe émeraude et enfila son manteau, épais et qui lui arrivait au milieu des cuisses, juste à la hauteur de la séparation de ses bottes. Elle prit un malin plaisir à se dire que Dan ne remarquerait pas tout de suite ce qu'elle portait, et partit d'un pas léger en direction de Pré-au-Lard.

Le jour n'était pas encore tombé, l'air était doux mais vivifiant et le soleil brillait timidement à travers les quelques nuages qui paressaient dans le ciel. C'était un tableau qui annonçait doucement mais sûrement la sortie de l'hiver et Heather se sentit sourire d'avantage - si elle aimait l'hiver, elle commençait à trouver rudes les entraînements de Quidditch dans le vent glacé et à la tombée de la nuit, et elle avait hâte du retour des beaux jours. Ces derniers-temps, elle avait d'avantage jeté son dévolu sur le Quidditch, qu'elle pratiquait jusqu'à quatre fois par semaines, pour se changer les idées de son travail qui l'assommait parfois et des humeurs de Dan qui ne cessaient de la déboussoler. Dans une lettre à son père, récemment, elle lui avait dit à demi-mots qu'elle songeait de plus en plus à tenter sa chance dans le Quidditch, et il n'avait pas encore répondu ; elle appréhendait sa réponse, car elle savait déjà ce que sa raison lui dicterait, que ce n'était pas un emploi sûr, qu'elle avait une bonne place, etc. Oui, mais que faire de la petite voix qui semblait parler du fond de son coeur ? Elle en avait de plus en plus envie, mais ne savait absolument pas comment s'y prendre.

Emmy était déjà à Pré-au-Lard et elles se baladèrent en discutant (son amie poussa des cris devant sa tenue, ce qui fit redoubler l'excitation d'Heather) avant d'aller s'installer tranquillement au bar, où les autres arrivèrent au compte-gouttes. Il y avait des amis communs à eux, de Poudlard, il y avait quelques assistants : James, sa copine Lizlor, avec qui Heather parla de Créatures Magiques avec plaisir, puis Dan bien évidemment, qui arriva peu après Emmy et Heather. Celle-ci fit bien attention d'être debout quand il arriva, qu'il puisse juger à loisir de sa tenue, et retourna s'installer un sourire aux lèvres, plus que satisfaite de son effet : il avait eu les yeux brillants en la voyant et l'avait félicitée sur sa tenue, tandis qu'elle avait été hypnotisée par ses cheveux qu'il avait détachés, cette fois, et qui tombait sur le haut de ses épaules. Elle n'avait pas pu s'empêcher de lui dire « J'adore quand tu détaches tes cheveux » d'une voix bien trop vibrante, ses joues ayant pris tout d'un coup la teinte de sa robe. Ils s'assirent à côté, et Heather reprit sa discussion avec Lizlor beaucoup plus distraite qu'avant, à laquelle Dan se joignit.

Il lui sembla que la soirée se déroulait comme de la guimauve, s'étirant d'une manière délicieuse, douce comme un matelas bien confortable aux draps de soie - Dan n'était jamais bien loin d'elle et il arriva même qu'il lui pose la main sur la cuisse tandis qu'il lui demandait de lui passer son verre. Quelque part entre ses côtes, le coeur de Heather se transforma en pinata et Dan lui donna le coup de grâce en la regardant dans les yeux, en souriant. Leurs visages étaient si proches qu'elle dut se faire un effort violent pour ne pas se laisser tomber contre lui et l'embrasser, mais quelque chose la retint : la certitude, cette fois, qu'ils étaient enfin sur la même longueur d'ondes. Le reste alors se déroula un peu différemment ; sûre d'elle, Heather rentra dans le jeu de bon coeur et s'amusa à le séduire et à répondre à ses gestes et ses petites paroles, elle touchait ses cheveux et riait à ses mots et se tenait toujours près de lui et faisait bien attention de se lever suffisamment pour qu'il la voit de pied en cap, tandis que parfois sa main errait sur l'épaule de Dan ou son bras, nonchalamment, alors qu'elle était en réalité attirée comme un aimant surpuissant. Ils parlèrent même d'Ariane, qui était dans le bar plus loin, et Dan lui confia avec un désintérêt total qu'il ne s'était rien passé (le coeur d'Heather explosa de nouveau) tandis qu'il affirmait ensuite, car ils parlaient de séduction, « c'est facile de te séduire parce que tu es séduisante » - et seul un grand éclat de rire et le début de la musique qui fit suite à cette déclaration permit à Heather de ne pas sauter sur Dan, purement et simplement.

L'heure avait bien avancé et les premières personnes quittèrent la soirée (certains travaillaient le lendemain), tandis que le groupe qui voulait continuer s'interrogeait sur rester ici ou aller ailleurs ; Heather participa à moitié au débat, s'inquiétant juste de ce que faisait Emmy car elle était un peu fragile en ce moment avec ce qui se passait avec Chuck, et elle ne voulait pas l'abandonner non plus. Il fut décidé que la soirée continuerait ailleurs et après s'être arrangée avec Emmy, Heather se leva (l'alcool lui faisait tourner très légèrement la tête - ou bien était-ce ce qu'elle n'osait imaginer, mais qu'elle espérait et qui devait arriver bientôt ?!) et dit qu'elle allait rentrer elle aussi, en glissant un regard à Dan. Lui aussi s'était déjà levé et avait attrapé son manteau ; il n'y avait pas de doute. Ils dirent au revoir à tout le monde.

Une fois dehors - l'air avait bien fraîchit - Heather resserra son manteau et son écharpe et, prenant pour prétexte la pénombre du chemin qui les menait à Poudlard et ses talons, elle glissa son bras sous celui de Dan, en riant à quelque chose qu'il venait de dire.

Tout le long du chemin, elle se sentit glisser vers ce sentiment de bonheur et d'envie et se laissa faire avec délice, sans lâcher le bras de Dan. Sa silhouette haute la dominait de toute sa taille et elle se sentait hypnotisée par le brun de ses yeux, le mystère de ses lèvres et ses cheveux défaits qui lui semblait soyeux au toucher. Lorsqu'ils entrèrent dans le château, calme et moins éclairé qu'en pleine journée, son coeur fit de nouveau un bond alors qu'ils empruntèrent en chuchotant l'escalier qui les menait au septième étage. Celui-ci craqua tout d'un coup et se mit à bouger et ils sautèrent in extremis dans le bon couloir, riant tous les deux en essayant d'être silencieux ; Heather détacha alors son manteau et desserra son écharpe, tandis qu'ils s'engageaient dans le couloir menant à leurs chambres.

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Daniel O'Brien
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MessageSujet: Re: Le coup de grâce (Dan)   Dim 19 Fév - 21:29

Chaque fois que je regardais Heather, la courbe en forme de cœur de ses lèvres, son nez droit, l’émeraude de ses yeux, les flammes qui dévoraient ses cheveux, je revoyais la rivière près de chez moi, en contre-bas de la ferme, là où l’herbe devenaient plus hautes et piquantes. L’eau était toujours froide et elle s’écoulait contre les rochers dans un bruit constant d’écoulement et de cascades. Parfois, s’il faisait vraiment chaud, durant les jours d’été où les nuages s’évaporaient enfin, nous allions y jouer avec mes sœurs et nous y baigner. Le courant était fort, et il fallait toujours faire attention à ne pas glisser sur les rochers où les algues s’étaient accumulées et avaient rendu la surface glissante. C’était là tout le défi, garder l’équilibre, profiter de l’adrénaline, rire tout en gardant une main sur le bord, pour ne pas perdre pieds. Mon grand-père nous avait toujours dit que si nous perdions pied, il valait mieux se laisser porter jusqu’à finalement rejoindre l’une des rives, plutôt que se fatiguer à se débattre. C’était comme les courants marins. Une fois pris au piège, ça ne servait à rien de s’épuiser à lutter. Plusieurs fois, alors que je n’étais encore qu’un enfant, j’avais glissé dans cette rivière, et l’eau m’avait aspiré et appuyé sur la poitrine, j’avais bu la tasse, mais j’avais toujours suivi le conseil de mon grand-père ; il avait toujours eu raison. En grandissant, ma carrure ne me permettait plus de risquer quoi que ce soit, le courant me contournait agilement et s’appuyer sur mes jambes sans réussir à me faire bouger. Mais quand Heather était proche de moi, je ressentais à nouveau l’adrénaline de l’enfant dont la rivière reprend le dessus, et j’avais beau lutter, quelque chose semblait vouloir m’emporter au loin. Dans un coin de ma tête, la phrase de mon grand-père raisonnait encore. Lâche prise, laisse toi porter. La rivière te ramènera à la maison.

Mais je n’avais jamais été très bon pour lâcher prise, n’est-ce pas ? A nouveau, mes yeux se perdirent dans le reflet des cheveux d’Heather qui était partie commander une autre pinte. Ils brillaient toujours différemment dans la lumière tamisée du bar, je l’avais remarqué, j’aimais particulièrement la couleur plus foncé qu’ils prenaient, plus intense. C’était à l’image d’Heather dès que nous sortions ici, elle restait cette fille pétillante, mais elle s’enroulait dans cet aura un peu plus mystérieuse, plus sensuelle. C’était naturel chez elle, ce sens de la séduction inné que longtemps j’avais jugé comme de la futilité et qui à présent m’attirait comme un aimant et m’intriguait. Elle n’avait pas l’air de se rendre compte, ou elle savait très bien jouer des codes, mais il y avait toujours une légèreté dans tout ce qu’elle faisait qui la rendait irrésistible. Bien qu’au fond de moi, quelque chose se pressait doucement et commençait à se laisser aller, je ne pouvais pas m’empêcher de continuer à rester sur mes gardes, comme si le passé me rappelait à l’ordre, ou peut-être ma fierté, mon instinct de protection ?

Pourtant, le courant de la rivière était fort, surtout quand Heather était si apprêtée. Je l’avais vu au loin en rentrant dans le bar, elle s’était levée, d’un mouvement vif, elle avait souri de toutes ses dents, ses yeux brillants que j’avais bien du mal à regarder tant le reste attirait mon regard. Ses cuissardes lui donnaient une allure féminine et terriblement sexy, renforcée par la petite robe moulante qui ressemblait à un joli paquet cadeau, renfermant à l’intérieur quelque chose d’encore plus désirable. Je la complimentai, elle me complimenta, et à présent nous étions assis côte à côte, la soirée commençant tranquillement. Emmy était là aussi, je l’appréciais sans trop la connaître, mais je me méfiais d’elle car je me demandais bien ce qu’Heather pouvait lui avoir dit à mon sujet. Elle était toujours souriante, avec des jolis yeux en amande, mais j’avais l’impression que, comme Heather, elle aimait bien essayer de déchiffrer les gens, ou du moins me déchiffrer, et cela me mettait mal à l’aise. James était là aussi, avec sa petite-amie que j’avais déjà rencontré mais à qui je n’avais jamais parlé, et il s’avéra qu’elle était beaucoup plus gentille qu’elle n’en avait l’air – elle avait une présence forte que j’avais d’abord trouvé agressive, mais qui s’avérait en réalité être simplement un trop-plein d’énergie qui se déversait comme des rayons de soleil tout autour d’elle. Elle me posa un tas de questions, et nous discutâmes avec elle et Heather de créatures magiques pendant un long moment qui me mit de bonne humeur. Je préférais largement ce genre de discussions et de dynamiques que les conversations de groupe où je me sentais rapidement écrasé ou mis de côté.

Mais ce soir, j’étais de toute manière beaucoup plus intéressé par Heather, et de nombreuses fois, nos apartés se transformèrent en conversations, où nous étions dans notre petite bulle. Bien sûr, il y avait plus, comme des petits jeux tout autour de nous qui se construisaient ; je posai ma main sur sa cuisse, elle sur mon bras, elle riait à mes blagues et se touchait les cheveux, je lui lançai des regards complices, nous nous souriions d’un air entendu. Ce n’était pas la première fois que nous avions ce genre d’échanges, chargés de tensions et d’envie, mais j’avais l’impression que quelque chose avait changé, ou s’était intensifié. Peut-être était-ce combien elle était attirante dans cette tenue, ou des mois à tisser un lien petit à petit qui finissait par arriver à cette situation…Voulais-je vraiment me laisser emporter par la rivière ? Fallait-il que je cesse de lutter ? J’aimais tant la bataille pourtant, la tension qu’elle formait autour de nous, la façon dont Heather réagissait à chacun de mes mouvements et dont les siens réveillaient en moi quelque chose que je n’avais pas senti depuis longtemps.

On quitta le bar en même temps, comme si de rien était. Dehors, il faisait froid, et Heather était emmitouflée dans son manteau. J’avais fermé mon épaisse veste en daim doublé de laine, et la légère brise de fin de soirée s’infiltrait dans le col roulé de mon pull. Les talons d’Heather résonnaient sur les pavés, et elle avait pris mon bras, son contact réchauffant doucement ma poitrine, doux mais électrique. Nous discutions tranquillement, riant de bon cœur tout du long du chemin avant d’arriver à Poudlard. A présent nous étions dans le couloir sombre où se trouvait nos chambres, et nous avions baissé la voix un peu plus. Je me sentais un peu euphorique, comme si quelque chose s’était emparé de moi, je ne cessai de regarder Heather du coin de l’œil, elle aussi, elle souriait, je répondais… J’avais envie de sentir le parfum de ses lourdes boucles enflammées, et de glisser mes mains dedans pour m’y perdre. Plus j’y pensais, plus je sentais mon corps se tendre étrangement. Le courant était si fort, la rivière commençait à prendre le dessus, et je sentais que j’allais lâcher une bonne fois pour toute. L’envie me brûlait la peau, le long de mes veines.

Je poussai Heather contre le mur, d’un geste assuré mais doux. Tout à coup, elle était contre les pierres froides, et mon corps presque contre le sien. Glissant ma main dans sa nuque, mes doigts la saisirent pour relever son visage vers moi. Ses lèvres frémissaient. J’avais envie de les dévorer. Mais la tension était délicieuse, toute autour de nous, le corps d’Heather répondait à ma présence et faisait vibrer mes entrailles d’un orgueil étrange et euphorisant. De ma main libre, je passai ma le long de sa cuisse, là où sa peau douce était couverte, juste entre la cuissarde et sa robe que je crevais d’envie de lui arracher. Résistant à la tentation de glisser ma main dessous, je la laissai remonter jusqu’en haut de sa hanche pour aller se perdre dans le bas de son dos, le cuir de son perfecto frottant contre le dos de ma main. Mon regard était perdu dans le sien, et si mes lèvres étaient closes, Heather pouvait entendre ce que je lui murmurais dans mes gestes – cette fois-ci, c’est moi qui mène, et je vais te faire l’amour jusqu’à que tes ongles déchirent mon dos.

La tension était à son comble, j’avais beau en jouer, je commençai à perdre prise, et finalement, je m’abandonnai : me penchant vers elle, je refermai l’écart entre nos lèvres d’un baiser féroce et possessif.

Son parfum était partout, jusqu’au bout de ma langue qui jouait avec la sienne, et si je l’avais connu auparavant, ce lointain souvenir était à présent transformé en un fantasme bien réel et différent. Heather embrassait divinement bien, ses mains s’accrochaient à mon torse, se perdaient dans mes cheveux, et cela me rendait encore plus fou – je m’appuyai encore plus contre elle, l’écrasant contre le mur. Elle semblait toute petite, toute à ma merci, ce qui me faisait tourner la tête et alimentait mes désirs les plus profonds, mais elle se débrouillait plutôt bien aussi, que je le veuille ou non, elle contre-attaquait et m’aguichait dans ses réponses lascives et bouillonnantes qui m’irritaient et me donnaient envie d’exploser. Furieux, je glissai ma main sous sa robe, mais Heather semblait avoir prévu son coup ; sous mes doigts, je sentis la douceur de sa peau, l’arrondi de ses fesses que la lingerie découvrait presque entièrement, me faisant disjoncter complètement. Mes doigts s’enfoncèrent dans la peau, l’agrippant, la griffant presque, tout mon corps tendu sous ce toucher. J’avais envie de me fondre contre elle et de ne faire plus qu’un avec son corps élancé qui tendait le mien.

Dans une bataille maladroite, je la poussai jusqu’à ma chambre, et après l’avoir embrassé contre la porte jusqu’à qu’elle ne respire plus, je l’ouvrais et la poussai jusqu’à mon bureau sur laquelle je la fis s’asseoir d’un geste autoritaire. Pour toute réponse, elle mordilla ma mâchoire, me faisant échapper un grognement que je canalisais dans ma main possessive qui était parti jouer avec sa poitrine ferme, dont les mystères restaient cachés à l’abri de cette petite robe rouge qui m’énervait. Envoyant valser nos vestes, mes mains affamées ôtèrent sa robe tandis que mon cœur tambourinait fort, fort, fort… Heather eut un mouvement pour ôter l’une de ses cuissardes, et une vague électrique s’empara de moi, me faisant presque sursauter. Ma main se glissa vivement jusqu’à son cou que j’agrippai et j’écartai Heather, l’interdisant d’ôter ses chaussures qui avaient définitivement fait leur petit effet ce soir.


- J’ai tellement envie de toi, t’as pas idée, murmurai-je d’une voix rauque.

Pendant un instant, je resserrai doucement mes doigts autour de sa nuque laiteuse et fragile, maintenant Heather à distance, l’empêchant de m’embrasser. Je pouvais la regarder comme je le voulais, admirer son corps à moitié nu dont le détail des cuissardes hautes ajoutait un élément tellement sexy que j’en perdais toute faculté de réfléchir. Si j’avais déjà embrassé Heather il y a des années de ça, jamais je n’avais été aussi loin, jamais je ne l’avais vu si dénudée sous mes doigts, et la vision de son corps de son ensemble en dentelle qui dévoilait sa peau constellée de tâches rousseurs… C’était trop, beaucoup trop, et mes mains saisirent ses hanches pour la ramener tout contre moi brusquement, pour que ses jambes s’enroulent contre moi et que je puisse à nouveau l’embrasser à loisir jusqu’à que sa langue me brûle.


_________________


My thoughts are crabbed and sallow,
My tears like vinegar,
Or the bitter blinking yellow
Of an acetic star.

Tonight the caustic wind, love,
Gossips late and soon,
And I wear the wry-faced pucker of
The sour lemon moon.

While like an early summer plum,
Puny, green, and tart,
Droops upon its wizened stem
My lean, unripened heart.
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Heather Lass
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MessageSujet: Re: Le coup de grâce (Dan)   Dim 26 Fév - 16:31

En une seconde tout fut figé : les souvenirs de la soirée, les délices prometteurs, les petits sourires en coin et les gestes qu'ils avaient eu l'un pour l'autre, les aveux de Dan à propos d'Ariane, la satisfaction d'Heather de sentir son heure arriver... Il n'y avait plus rien. Plus de vent frais, plus d'odeurs des Trois Balais, puis du chemin à travers la forêt (qui sentait toujours le pin et la terre, quelle que soit la saison), puis du château, cette odeur d'encaustique si familière, et plus non plus du parfum capiteux de Dan que l'odorat d'Heather n'avait pas perdu une seule seconde. Plus rien du tout, comme si les secondes s'étaient arrêtées et tout le reste avec : le coeur d'Heather, ses sens, ses émotions, ses pensées. C'était peut-être trop, pour elle qui n'attendait que ça, ou bien tellement espéré que le moment venu elle n'y résistait pas et s'effondrait - après tout, elle connaissait bien ce genre d'attentes, elle savait bien que quelque part l'avant était plus intense que tout, elle savait bien qu'une fois qu'on avait plongé la tête la première c'était impossible de faire demi-tour, et qu'elle se retrouverait à la merci de Dan. Mais c'était justement ce qu'elle espérait de tout son coeur... Elle sentit la grande main de Dan se couler le long de son corps puis de sa cuisse, toucher la peau nue au-dessus des cuissardes, remonter, agripper son dos. Elle sentait et elle voyait la scène mais elle était incapable de réagir, figée dans cette toute petite seconde où tout avait basculé.

Puis tout afflua de nouveau, la déferlante de sentiments et de sensations, le coeur qui s'emballa si fort qu'il fait mal dans la poitrine, la peau qui brûle, le souffle qui manque, les pensées qui s'affolent, les sens qui perdent tout contrôle. Après l'avoir regardée un temps qui lui sembla infini, il finit par l'embrasser, et Heather sentit à la même seconde qu'elle devenait folle, que son corps perdait la raison et que ses émotions se transformaient en une tornade effrénée.

Ils étaient faits de la même étoffe : brute et brûlante et sûrement pas prête à se laisser dompter - c'était une bataille qui commençait et Heather sentit dans ses veines un afflux brûlant d'énergie et de passion qui s'immisça jusque dans le bout de ses doigts, de sa langue. Elle agrippa le torse de Dan puis son col roulé puis ses cheveux puis les muscles de ses bras, ses mains furetaient partout et pressaient fort comme les battements de son coeur ; elle sourit quand il toucha la peau sous la robe et que ses doigts furent surpris et la griffèrent ; elle l'enserra plus fort dans ses bras et dans sa jambe relevée, pour le maintenir contre elle. Dans son dos, les pierres du couloir lui faisaient mal, mais elle était à des lieues de s'en apercevoir. Il finit par la porter dans sa chambre, tandis qu'ils s'embrassaient de plus en plus fort et que Heather peinait à respirer - mais qu'importe. Les mains de Dan l'assirent sur le bureau et se posèrent un peu partout sur elle tandis qu'elle soupirait de plus en plus fort, se sentant électrisée jusqu'à la pointe de ses cheveux. Il la caressait et cherchait fébrilement à ôter sa robe - ils s'en débarrassèrent vite - tandis qu'elle mordillait chaque  délicieux morceau de peau qu'elle trouvait sous ses dents et que ses mains cherchaient une entrée quelconque - sous le pull, derrière la ceinture du pantalon - pour elle aussi exprimer le feu qui la brûlait, pour se rapprocher encore et encore, et pour sentir le pouvoir qu'elle avait sur Dan. Mais il l'arrêta tout net lorsqu'elle fit mine d'enlever ses cuissardes, et son immense main lui saisit le cou avec une telle force qu'elle essaya échapper un gémissement de douleur sous cette pression soudaine - pourtant elle ne ressentait rien de cela. Tous ses sens étaient en pagaille, et cette main sur son cou qui la bloquait à une distance frustrante la rendit encore plus folle - elle voulait qu'il sert encore plus et continue à la regarder de haut, elle ne voulait que ça, le creux de son ventre menaçant d'exploser.


- J’ai tellement envie de toi, t’as pas idée, murmura-t-il. Heather avait des points qui dansaient devant ses yeux tellement l'excitation était forte et que son souffle se faisait de plus en plus court. Elle ne put répondre que par un gémissement étouffé, une fois de plus.

Il desserra son étreinte et l'amena de force contre lui ; elle répondit sans hésiter et lui sauta de nouveau dessus, décidant cette fois de lui renvoyer l'ascenseur . Après l'avoir embrassé de nouveau elle décolla son visage et le regarda en souriant, dans les yeux, puis se mit à l'embrasser de manière à mener la danse, en mordant un peu plus ses lèvres, sa mâchoire, en implantant dans sa peau la marque de ses dents comme pour assoir son territoire. Puis elle attrapa l'une des mains qui se glissait sous son soutien-gorge et la porta à sa bouche (Dan avait des mains immenses mais fines, fascinantes ; ses doigts étaient grands et longs mais beaux, ses ongles bien coupés), faisant glisser l'un des doigts de Dan entre ses lèvres, sans lâcher son regard. Il grogna une nouvelle fois mais elle serra les cuisses pour qu'il ne bouge pas et continua son petit manège, jusqu'à ce qu'elle le libère et aille mordiller son cou, puis ses lèvres. Doucement, elle fit alors glisser ses deux mains depuis ses larges et hautes épaules vers son ventre, sentant les muscles délicieusement tendus sous ses doigts, et caressa le bas de son ventre là où les muscles formaient un V léger, puis elle entreprit de desserrer la ceinture d'une main habile et laissa ensuite ses mains se glisser vers l'entrejambe de Dan, tandis que le corps entier de Dan se tendait encore plus contre elle. Restant un peu en arrière, elle refusa de l'embrasser pendant quelques secondes, tandis que ses caresses se faisaient de plus en plus pressantes. Elle voulait qu'il ressente la même chose qu'elle ; elle aussi voulait le dominer, à sa façon.

La réponse ne se fit pas attendre : il eut finalement une réaction brusque et la repoussa et l'embrassa en agrippant ses cheveux, puis elle eut un sursaut violent tandis que la main de Dan se glissait entre ses cuisses, et se mit à être parcourue de tremblements et de secousses crispaient tout son corps tandis que cette fois le souffle s'échappait de sa gorge et sur sa bouche s'ouvrait silencieusement pour happer un air qui ne voulait pas venir. Les doigts de Dan dépassèrent la barrière du tissu et Heather se rejeta en arrière, cambrant son dos sur le bureau et fermant les yeux, tandis que ses hanches répondaient en ondulant aux caresses de Dan. Elle avait juste gardé sa main sur la haut du bras de Dan, posée sur son muscle, qu'elle écrasait entre ses doigts sans pouvoir s'en empêcher, émettant des gémissements qu'elle ne pouvait même pas imaginer maîtriser.

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Daniel O'Brien
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MessageSujet: Re: Le coup de grâce (Dan)   Dim 5 Mar - 16:13

Avec ses long cheveux roux, il était presque trop facile de comparer Heather à une flamme, et pourtant, tout en cet instant me le rappelait ; la façon dont elle bougeait, comme une vague fluide qui roulait jusque sous mes doigts, ses lèvres brûlantes qui, si on s’y accrochait trop longtemps, laissaient des marques, la folie qui semblait lui prendre et la rendait fébrile et incontrôlable, mais surtout la chaleur diffuse qu’elle renvoyait à chaque fois que je m’approchais d’elle. Je voulais tout ce qu’elle pouvait me donner, et plus encore, je voulais l’admirer, lascive, comme on regarde un feu de camp une nuit d’hiver sombre et nuageuse, un feu qui prend de l’ampleur et s’attaque à tout autour, ravage des forêts et des hectares, avec ses hautes flammes dorés et rouges qui brûlent encore et encore. Elle était partout, tout autour de moi, et elle m’étouffait d’une façon délicieuse. Peut-être que je n’arriverais plus jamais à respirer, mais peu m’importait. Dans mes veines, coulait la délicieuse victoire d’une guerre dont j’avais perdu de trop nombreuses batailles. A présent, Heather était contre moi, elle m’embrassait, et elle était mienne. Je voyais bien comment ses soupirs témoignaient de l’envie qui l’animait, j’avais bien fini par remarquer que tous ces regards sous ses longs cils, ces dernières semaines, montraient combien elle était pleine de désir. Il ne tenait qu’à moi de la satisfaire, et c’était jouissif de sentir concentré en moi tout ce pouvoir. C’était grisant, à vrai dire, et je commençai sérieusement à perdre pieds.

Surtout qu’Heather ne comptait pas se laisser faire. Alors que j’étais occupé à caresser les rondeurs de son décolleté, frémissant de légers sursauts que cela provoquait sur l’intéressée, elle prit l’une de mes mains et s’amusa à embrasser le bout de mes doigts, à les saisir lascivement entre ses lèvres, jouant avec, enroulant sa langue autour, tout en me fixant de ses émeraudes brillantes. Tout à coup, c’était elle qui menait, je le voyais bien à la façon dont elle serrait ses cuisses pour que je ne puisse m’écarter, et ma tête tournait, il y avait quelque chose d’à la fois rageant et terriblement excitant, un poids s’appuyait sur ma poitrine et mes épaules et mon ventre, j’avais envie, vraiment envie, de pousser Heather et d’enfin faire tout ce dont je rêvais. Mais l’avant, c’était une part du jeu, une part d’une deal, aussi frustrant qu’excitant.

Mais tout commençait à devenir hors de contrôle. J’avais entendu le bruit de ma ceinture qu’Heather avait desserrée, le métal de la boucle, puis le bruissement de ses mains qui glissaient, le grognement que j’avais laissé échapper, qui s’était intensifié alors qu’Heather refusait de m’embrasser et se contentait de me regarder, impertinente. Elle était tellement jolie, pensai-je au milieu de mes pensées embrumées et emmêlées. Ses traits étaient fins mais uniques, ses lèvres avaient un dessin qui donnait envie de sourire, et sa mâchoire, ses pommettes, ses traits rieurs et fiers... J’avais tellement envie d’elle que dans un mouvement brusque, je la repoussai, attrapai ses cheveux avant de l’embrasser et de décider de lui rendre la monnaie de sa pièce. Je glissai mes mains entre ses cuisses, là où la peau était douce et tiède, avant de caresser tout doucement le tissu de sa lingerie qui n’était qu’une mince barrière à tout ce que j’avais hâte d’explorer. Heather semblait avoir cette fois-ci vraiment perdue la tête, ses jambes tremblaient, les soupirs restaient coincés dans sa gorge, et j’admirais son visage dont les traits montraient qu’elle s’était faite happée par une vague et qu’elle était à présent emportée bien loin dans les courants… Elle s’était cambrée sur le bureau, ses yeux fermées, sa main qui agrippait mon bras et me donnait envie d’imploser. J’avais tellement chaud, tellement envie d’elle, et à la fois j’aurais pu continuer jusqu’à qu’elle cède, juste pour le plaisir de la voir disparaître sous mes caresses, dans un tourbillon de gémissements. Mais mon envie était trop forte, trop égoïste aussi, et je ramenai Heather contre moi, ma main dans la courbe du bas de son dos cambré. L’embrassant un instant, comme une pause dans le tourbillon, mes doigts se perdirent dans ses cheveux emmêlés par notre bataille incessante.

Je fis glisser sa culotte, le long de ses jambes, d’un geste trop lent et trop brusque à la fois, et à présent qu’elle était enfin toute à moi, toute à ma merci, ma main se resserra autour de sa gorge, je la dévorai du regard et enfin, alors que je sentais qu’elle n’en pouvait plus d’attendre, je me glissai en elle, doucement, sentant la chaleur de son corps se propager à moi. Heather s’accrochait, soupirait, ondulait, et bientôt, mes mouvements devinrent plus brusques, compliqués à contrôler et à ordonner, je ne pouvais plus réfléchir, seulement sentir mes sens qui me guidaient, les différents rythmes, les soupirs, les sons, les parfums… Sentant qu’Heather s’abandonnait, j’en fis de même, l’adrénaline pure coupant un instant tous mes sens, comme le silence après l’explosion. Son corps tremblait, le mien brûlait, j’avais ma main dans son dos, enfoncé dans sa peau. Ses yeux papillonnaient, ses lèvres frémissaient, mais ses iris brillaient quand elle me regardait. Ce n’était pas la fin, ce n’était qu’une pause, car après avoir embrassé ses lèvres possessivement, je sentis que les braises redevenaient des flammes, et dans un mouvement confus, je la portai jusqu’au lit, ôtai ses cuissardes tandis qu’elle finissait de me déshabiller, et cette fois-ci, c’était bon, elle était à moi, complètement, et je ne le laisserai plus partir.

Complètement fou sous les attaques des lèvres d’Heather, la façon qu’elle avait de mordre ma mâchoire, je la repoussai, la retournai, m’offrant une vue affolante sur les courbes de son corps que j’avais observées à la dérobée tout ce temps. Griffant son dos dans la précipitation, j’attrapai ses hanches, pour la rapprocher de moi, pour accentuer la façon que son corps avait de répondre naturellement au mien. Du reste… J’avais bien du mal à comprendre tout ce qui se formait en moi, le désir tellement fort qu’il devenait incontrôlable, la passion brute, le plaisir, mille fois plus puissant qu’il ne l’avait jamais été. Heather était tout à moi, son corps magnifique répondait au mien et s’y soumettait, et rageusement, j’attrapai sa nuque et appuyai pour enfoncer son visage dans le matelas, courbant encore plus son corps si c’était possible. Je sentais que ses jambes n’allaient pas tenir longtemps, j’avais des flammes dans ma gorge et je tenus jusqu’à que je ne puisse plus, jusqu’à qu’elle crie et que je cède, dans une tornade qui nous emporta tous les deux.

Ses jambes avaient ployé, les minutes suivantes furent un entre deux étranges où nous étions tous les deux complètement vaincus, et finalement, je m’allongeai sur le lit et attrapai Heather pour la ramener vers moi, le souffle court, caressant son corps moite. Je fermai les yeux, sentant une plénitude parfaite m’envahir, mes mains se perdant dans les cheveux d’Heather qui s’étalaient sur l’oreiller. Son odeur était partout, c’était étrange, au milieu de son parfum féminin et fiévreux, j’avais l’impression de sentir quelque chose de plus frais, de plus diffus, qui me rappelait la bruyère et la rosée près de chez moi, le vent dans les arbres et l’océan… Peut-être que j’avais réussi, finalement. J’avais lâché prise, le courant me ramenait chez moi, et c’était aussi fort que libérateur.


_________________


My thoughts are crabbed and sallow,
My tears like vinegar,
Or the bitter blinking yellow
Of an acetic star.

Tonight the caustic wind, love,
Gossips late and soon,
And I wear the wry-faced pucker of
The sour lemon moon.

While like an early summer plum,
Puny, green, and tart,
Droops upon its wizened stem
My lean, unripened heart.
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Heather Lass
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MessageSujet: Re: Le coup de grâce (Dan)   Dim 19 Mar - 18:26

Heather avait perdu pieds, se laissant délicieusement glisser du haut de cette falaise, qui la tentait depuis si longtemps. Le corps puissant et musclé de Dan lui faisait face, de toute sa stature, et en elle bouillonnait un tel feu qu'elle n'en avait plus les idées nettes. Elle se sentait complètement dominée par les mains, les doigts de Dan qui lui faisaient pousser des soupirs de plus en plus profonds et faisaient naître dans son corps des spasmes de plaisir ; plus encore que tout elle se sentait à sa merci, purement et simplement, et maintenant que le tour était joué, elle avait l'impression qu'il pouvait faire d'elle tout ce qu'il désirait. Comme il ôtait ses derniers vêtements, elle comprit, fébrile, ce qu'il avait en tête et griffa sa peau en l'embrassant de plus belle ; quand il attrapa son cou une nouvelle fois pour la maintenir à distance elle laissa échapper un petit cri de satisfaction et ses mans agrippèrent le bras de Dan - perdant son regard dans les yeux sombres et brûlants qui la dévoraient, elle voulut lui dire « serre plus fort » mais aucun son ne pouvait sortir de sa bouche. Réduite au silence, elle jeta un regard implorant à Dan - qu'il en finisse, qu'il serre et qu'elle perde conscience ou qu'il se donne enfin à elle, quelque chose, sans quoi elle allait mourir.

Il céda lui aussi, la ramenant brutalement contre lui - elle poussa un cri. Tout son corps semblait répondre à cette demande, bougeant et s'exécutant au mieux, tandis que Heather avait l'impression d'être parcourue par un courant électrique. En elle, quelque chose palpitait si fort qu'elle avait l'impression qu'il lui serait impossible de tenir, le creux de son ventre était en feu et menaçait d'exploser à chaque nouvelle vague, sa gorge brûlait et sa voix s'en échappait de plus en plus forte ; il ne lui restait plus qu'à agripper le corps de Dan du mieux qu'elle le pouvait et le mordre quand elle avait accès pour canaliser les sentiments brûlants qu'elle éprouvait. Brusquement, elle agrippa la main de Dan et la porta d'office sur sa gorge, en soutenant son regard.
Serre.

Le calme après la tempête fut de courte durée - elle se jeta sur ses lèvres et contre lui, voulant trouver refuge dans la chaleur humide de son torse, et tandis qu'il l'embrassait elle sentit son coeur s'emballer de bonheur. Dan était à elle, rien qu'à elle en cet instant, et chaque parcelle de son corps se réjouissait de cette constatation. Elle était trop amoureuse de lui, à présent, et elle le savait pertinemment.

Quand il s'attaqua enfin à ses cuissardes, elle passa une main dans ses cheveux et laissa échapper un petit rire de plaisir sous ses gestes autoritaires et empressés, tandis qu'il la soulevait vers le lit ; elle voulut se tourner vers lui pour prendre les choses en main à son tour mais Dan ne l'entendait pas de cette oreille. Il la tourna et elle ne put que s'agripper au bois du lit, le souffle court, tous les sens en alerte - ensuite elle perdit définitivement pieds, complètement, comme si son esprit avait quitté son corps pour ne lui laisser que des sensations, la puissance de Dan contre elle, ses mains serrées sur ses hanches, le feu dans son ventre, les cris de plus en plus forts qui s'échappaient de sa gorge, l'air qui lui manquait, la façon dont elle était tenue et coincée, ses doigts qui se crispaient sur les draps, le plaisir proche de la souffrance, presque, les gémissements qui gonflaient depuis l'intérieur de sa poitrine, tout son corps tendu, cette position qui l'excitait d'avantage, les muscles serrés de Dan, ses doigts autoritaires qui serraient si fort sa peau qu'elle en avait rougi. Elle cru pendant un instant qu'elle s'était évanouie, tant le spasme dans qui avait traversé son corps avait été violent.

À bout de souffle, elle se lova sur le lit, repoussant ses cheveux qui l'aveuglaient et l'étouffaient, happant l'air comme un animal, la vue légèrement brouillée par de petites tâches de lumière. Elle avait beaucoup trop chaud et son corps était recouvert d'une fine pellicule de sueur, mais sa main cherchait à tâtons Dan à ses côtés - il n'était pas là. Elle ferma les yeux, légèrement déçue. Quelque part, elle se doutait bien qu'il n'était pas du genre très câlin ensuite, et c'était sans doute trop tôt, mais elle se sentait si bien et dans une telle plénitude qu'elle voulait partager cet instant avec lui. Mais... Il vint alors se coucher lui aussi et l'attira contre elle ; relevant le visage vers lui, Heather lui lança un petit sourire avant de déposer un baiser sur ses lèvres et de poser sa tête dans le creux de son cou. Du bout des doigts, elle se mit alors à caresser son torse, tandis que leurs deux corps épuisés et essoufflés se reposaient l'un contre l'autre.




Terminé

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