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SOS princesse en détresse (Catie)

 

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 SOS princesse en détresse (Catie)

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Isobel Huxley
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MessageSujet: SOS princesse en détresse (Catie)   Dim 18 Déc - 22:13

La robe :

Spoiler:
 

La coiffure :

Spoiler:
 



Ça faisait des JOURS, des SEMAINES, que j'attendais ce moment : le BAL DE NOËL !!

J'aurais difficilement pu être plus excitée. Un matin, Meryl Kelsey, la co-directrice, avait fait une annonce dans la Grande salle alors que tout le monde prenait son petit déjeuner (et que j'essayais de bâcler mon devoir de Métamorphose, d'ailleurs, en douce) : le bal de Noël était annoncé, juste avant les vacances, et avait un plus un THÈME ainsi qu'une nouveauté, puisqu'il se tenait à la lisière de la Forêt interdite... et on n'en savait pas plus ! Un murmure avait grossi parmi les rangs, chacun y allait de son petit commentaire ; moi j'échafaudais déjà les différentes théories : quel décor, tout ça tout ça. Ensuite, la journée avait passé tellement lentement que je m'étais endormie en Histoire de la magie, et dès que la cloche avait sonné, j'avais bondi vers la volière. Il ne fallait pas attendre une minute de plus : pendant le premier cours j'avais écrit une lettre à ma tante pour lui expliquer qu'il me fallait une robe de bal, somptueuse, de princesse, la plus belle de toutes, s'il-te plaît Tatie, j'en mourrai si je n'en ai pas une magnifique, je veux une robe de conte de fées, etc etc. Et puis je m'étais rongé les sangs - il arrivait à tante Ellen d'être mal lunée, alors si elle recevait ma lettre à ce moment, ça allait être plus compliqué ; il lui arrivait aussi d'être trop raisonnable, et ça c'était pénible, parce que je ne voulais pas juste une jolie robe, j'en voulais une sensationnelle. De fil en aiguille (je répondais dès l'instant où je recevais ses lettres, ce qu'elle n'avait pas manqué de noter d'ailleurs « Eh bien, Iso, tu ne réponds jamais aussi vite que quand tu as une idée derrière la tête ! ») nous avions convenu d'acheter une robe par correspondance, et elle m'avait envoyé des catalogues. J'avais passé des heures à trier, entourer, choisir, et j'avais trouvé LA perfection, qui collait au thème, mais qui ne collait malheureusement pas au budget de Tatie... Tant pis. J'étais prête : elle pouvait bien me payer une robe un peu plus chère, tout de même ! C'était celle-là ou rien, avais-je souligné à la fin de ma lettre. Je préférais ne pas y aller que de porter une autre robe que celle-là.

Je vous passe les détails, mais tante Ellen avait fini par accepter (j'avais insisté, elle avait marchandé, oui, c'était une avance de Noël, etc) et puis, nous l'avions commandée !! Apparemment, le sorcier qui fabriquait la robe demandait les tailles approximatives de la personne et utilisait ensuite un tissu magique pour qu'il s'adapte parfaitement. Très bonne idée : je n'avais pas besoin d'y aller, ce qui arrangeait tout le monde. Je m'étais évidemment empressée d'aller crâner devant Alec, lui dire que Tatie m'avait offert une trop méga giga belle robe et qui coûtait des souuuuus et qu'il pouvait être jaloux haha c'était pas Mamie qui allait lui offrir un costume de rêve quand chez elle ça sentait le bouc et qu'Alec de toute façon ne demandait jamais rien ! Il avait fait, comme d'habitude, celui qui s'en fichait complètement (ça m'énervait) et il était parti retrouver son copain Serghei, me laissant un peu frustrée, mais pas moins heureuse pour autant.

Le jour J, c'était l'hystérie ! Tout le monde dans le dortoir courait un peu partout, on se coiffait, se maquillait, se préparait, on riait - et plus l'heure avançait plus les filles parlaient de leurs cavaliers, de leurs amoureux et toutes ces bêtises, et plus je m'ennuyais. Quelle guigne ! (ma tante disait toujours ça, ça me faisait rire, ses expressions de vieux) J'en avais absolument rien à faire, moi, des garçons, je n'en voyais pas l'utilité, encore moins si il fallait les embrasser sur la bouche et se récolter leur bave au passage, beuh. Du coup, je m'étais jetée sur mon lit et, enroulant une mèche de mes cheveux autour de mon doigt, j'avais attendu que l'heure passe. Quand les plus surexcitées des filles étaient descendues pour être les premières, j'avais enfin consenti à me préparer : je voulais arriver la dernière, pour que l'effet soit total.

Précautionneusement, j'avais sorti ma robe du papier de soie. Elle était magnifique ! Longue, aérienne, fait de tissus vaporeux, mélangeants le bleu pastel et le doré, serrée à la taille et bustier, tandis que le reste tombait élégamment... Et puis il y avait ces décors de feuilles dorées qui partaient du corsets et tombaient vers le pied, c'était sensationnel, ça faisait original, bref : j'adorais. Je pris le temps de me laver les dents, le visage, puis je m'occupais de mes cheveux : ils étaient très longs, très épais et très lisses et j'avais décidé de les onduler un peu et de les faire tenir, lâches, d'un seul côté. J'utilisai un sortilège puis je volai un peu de mascara à Hannah et du rouge à lèvre rosé (je n'avais pas l'habitude de me maquiller, je n'en avais pas trop). Ensuite, ayant ôté mes vêtements, j'enfilai ma superbe robe (je sentis le tissu se mouler contre moi) et mis à mes pieds des chaussures toutes simples, des ballerines noires, on ne les voyait pas de toute façon.

Et là...

Catastrophe.

Immobile, je me regardai dans la glace, en pied, pendant de longues secondes, avant de sentir les yeux me picoter. J'avais l'air d'une asperge démesurée. Non, pire : j'avais l'air d'un poireau. Avec la petite touffe sur la tête. Ridicule. J'étais devenu immense, ces derniers mois, j'avais grandi de partout, mes jambes mesuraient dix kilomètres, mes bras aussi, et mon corps restait désespérément plat comme une anguille. Ma robe était sublime mais je la rendais hideuse : mes jambes étaient trop maigrelettes pour la faire gonfler comme il fallait et le bustier était tellement vide, on aurait dit une enfant qui avait piqué les vêtements de sa mère... Et mon paquet de cheveux apportait le coup de grâce : ils me donnaient l'ait encore plus plate et squelettique. Même mes yeux étaient trop grands. Même ma bouche était trop rose.

J'étais complètement ridicule.

Revenant vers mon lit, je me laissai tomber dessus et me mis à pleurer comme une madeleine, laissant mes sanglots s'exprimer librement, ruinant probablement tout mon maquillage et ma coiffure, mais et alors ? Jamais je n'allais descendre au bal ; jamais.


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Caitríona Baxter
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MessageSujet: Re: SOS princesse en détresse (Catie)   Mer 21 Déc - 19:00

Spoiler:
 

Boban avait dû insister. Bien sûr, c’était un peu ma faute. Dès qu’on avait appris pour le bal, j’avais été surexcitée, surtout que Boban m’avait révélé le thème qui était secret pour le reste des élèves, et j’avais dit en riant que c’était l’occasion de m’acheter une vraie robe de princesse. Sauf qu’évidemment, Boban qui me prenait déjà littéralement pour sa petite princesse, avait pris ça au pied de la lettre. Je lui avais dit que ce n’était pas la peine, que je ne voulais pas qu’on dépense de l’argent bêtement pour ça, mais je voyais bien que ça lui faisait plaisir. J’avais donc décidé qu’on allait conclure un deal, qu’on me prenait une robe mais seulement dans une friperie, et qu’en échange on trouvait à Boban une tenue de fête aussi, surtout que son placard ressemblait plus à celui d’un croque-mort qu’un gentleman de bal. Evidemment, je ne lui avais pas dit ça dans ces mots, je ne voulais pas le blesser, mais il savait très bien que je trouvais que sa garde-robe manquait terriblement de couleurs. En même temps, il avait les mêmes habits depuis des années, les seules dépenses qu’il s’autorisait sur ça étaient toujours pour moi. Il disait toujours que c’était parce que je grandissais, et qu’il me fallait des choses à ma taille, et même si c’était vrai, je savais aussi qu’il approuvait beaucoup plus de plaisir à m’acheter des choses qu’à se faire plaisir à lui. C’était un truc qui m’embêtait toujours à propos de lui, il était incapable de juste se faire plaisir de temps en temps, et ça me rendait triste ; j’avais envie qu’il soit heureux, lui aussi.

En réaction, j’étais obsédée par l’idée de lui faire plaisir. Noël approchait, et je tenais absolument à lui offrir quelque chose, comme chaque année. Malheureusement, je n’avais pas du tout d’argent, et il s’avérait que s’en faire était beaucoup plus compliqué que prévu ici. A Pré-au-Lard, personne n’avait de petit boulot pour une gamine, et au château non plus, surtout que les elfes s’occupaient de tout. J’avais hésité à aller voir Sara Wayland pour lui demander s’il n’y avait pas quelque chose, juste un minuscule job le temps d’un après-midi, juste l’histoire d’avoir de quoi acheter ne serait-ce qu’une écharpe à Boban. Je n’avais pas de fierté mal placée – quand on avait vécu comme nous, on avait pas ce luxe – mais quelque chose m’avait quand même freiné. Je n’avais pas trop confiance en Wayland, même si elle avait donné un travail à Boban, je restais sur mes gardes quand il s’agissait d’une figure d’autorité. Comme un vieux réflexe. Du coup, j’avais changé de tactique, j’avais commencé à mettre de côté les quelques mornilles que Boban me donnait parfois quand j’allais à Pré-au-Lard avec mes camarades, j’étais à l’affût des pièces égarés par terre – il y en avait plus qu’on le croyait. Je prenais sur moi pour ne rien chaparder, pas seulement parce que c’était plus compliqué chez les sorciers que dans un vulgaire supermarché moldus, mais aussi parce que Boban m’avait toujours appris qu’il ne fallait le faire qu’en cas d’urgence absolu. En plus, je n’avais pas envie de voler son cadeau. Ça ôtait un peu de sa valeur, il me semblait.

J’avais enfin trouvé la solution, en épiant la conversation de deux femmes au Trois Balais, lors d’une sortie avec la bande de Gryffondor. L’une d’elle se plaignait de devoir s’absenter le lendemain soir et de ne pas vouloir laisser seuls ses crapauds, surtout que l’un d’eux avait des verrues enflammées qu’il fallait soigner. J’avais sauté sur l’occasion et je les avais interrompues le plus poliment possible pour leur dire que je faisais du babysitting d’animaux à l’occasion et que j’aurais été ravie de m’occuper de ses petites bêtes. J’y avais été au culot, un conseil que Jeff, un ancien ami de Boban, m’avait donné et ça avait dû marcher. Seul problème, j’avais promis à Boban de dîner avec lui ce soir-là, et j’avais dû lui inventer une excuse pour annuler, un devoir de dernière minute que je devais faire en groupe, et j’avais bien vu que ça rendait Boban très triste, ce qui m’avait mise à mon tour dans un état désagréable, un peu à fleur de peau. Heureusement, je m’étais accrochée à mon objectif, j’avais même demandé à une fille de mon dortoir, Daisy, de me donner quelques astuces, parce que son meilleur pote Alistair avait un crapaud, et ils m’avaient donné de bons conseils. J’avais passé la soirée avec les crapauds dans les toilettes, parce que c’était compliqué de ramener dans mon dortoir six crapauds dont un malade qui bavait partout, mais ça avait payé, et plus que j’imaginais. La dame était très gentille et m’avait promis de faire appel à moi à nouveau si besoin.  J’avais gagné assez pour les gants fourrés que j’avais repéré pour Boban qui passait beaucoup de temps dehors et qui, même s’il ne se plaignait jamais à haute voix, avait toujours froid aux mains avec ses vieux gants troués.

Mais bref, ce soir, il n’était pas question de gants ou de crapaud, mais bien de bal, et j’avais réussi à ce que Boban s’offre une jolie tenue. J’étais toute contente qu’on partage ça, c’était notre premier événement aussi chic à tous les deux, et si ça n’avait tenu qu’à moi, il aurait été mon cavalier pour le reste de la soirée. Mais j’avais aussi envie d’être avec les gens de mon âge, et surtout que Boban soit avec les siens, parce que je ne perdais pas espoir qu’il se fasse de vrais amis ici. J’étais tout de même descendue me préparer avec lui, surtout qu’il fallait faire mes chaussures, et on prit un fou rire en collant les paillettes à cette vieille paire de derbies un peu trop grande dont la semelle se décollait légèrement. Clou du spectacle, Boban m’avait offert un petit diadème, comme ceux sur lesquels j’avais louchés dans le dernier numéro de Sorcière Hebdo, et j’avais poussé des cris hystériques en lui sautant dans les bras. On allait être parfait tous les deux, c’était sûr, et ça annonçait bien le début d’une bonne soirée ! J’avais jeté des paillettes sur la veste de Boban, il avait ronchonné, j’avais minaudé, il avait souri, bref, tout était pour le mieux. On avait fini de se préparer dans la bonne humeur, puis on avait dû se quitter, car j’avais promis à Julia de coiffer ses cheveux, sauf que j’étais terriblement en retard, et que les escaliers n’en faisaient qu’à leur tête, comme d’hab. Tout en semant partout sur mon passage des paillettes, je finis par arriver dans la salle commune qui était à moitié vide. Aucun signe de Julia nulle part.

Je remontai dans notre chambre, pour vérifier, et tombai sur… Isobel, allongée sur le lit, qui pleurait à chaudes larmes.


- Bah, Iso, pourquoi tu chiales ? Demandai-je de but en blanc, très étonnée de la situation. Puis, me souvenant que ce n’était pas forcément très doux comme façon de faire, je me rapprochai du lit, m’asseyant sur le bord. Enfin je veux dire, qu’est-ce qui t’arrive ? C’est le soir du bal, faut pas être triste, ça va être trop cool, regarde déjà comme t’as trop la classe, tentai-je, parce qu’à force d’entendre Isobel se vanter de sa future, je me disais que c’était la tactique la plus simple. Mais cela sembla la faire redoubler de larmes, et je fis une grimace dans ma barbe, un peu paniquée, me demandant ce qu’il fallait faire. Isobel n’avait pas la tête des filles qui pleurent facilement, et tout à coup je me mis à me demander si quelque chose de grave était arrivé …

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Isobel Huxley
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MessageSujet: Re: SOS princesse en détresse (Catie)   Mer 21 Déc - 21:51

Tout d'un coup j'entendis un bruit - la seconde d'après une voix retentit, tandis que je restais prostrée sur mon lit, le visage caché dans mes draps, bien décidée à ne pas me montrer bouffie et décoiffée en plus de tout :

- Bah, Iso, pourquoi tu chiales ?

Zut. C'était bien ma veine. Caitríona - Catie pour les intimes, et on l'était puisqu'on partageait le même dortoir - venait de revenir alors qu'elle aurait dû être au bal, et devait bien se demander ce qui me passait par la tête. Cette fille, je l'aimais bien de façon aléatoire : parfois elle me faisait beaucoup rigoler et je la trouvais cool, et parfois elle m'énervait et je la trouvais nulle, j'avais l'impression qu'on avait rien en commun, surtout quand elle ne s'intéressait pas à ce que je racontais, quand je parlais de mes trop cools cadeaux, de ma belle robe de bal, ou bien quand je me moquais de mon idiot de frère qui vivait chez notre grand-mère vieille et pauvre qui sentait les dessous de bras. Ça faisait rire tout le monde, sauf elle. Et puis quand je racontais ça à Tatie en rentrant pour les vacances, tout ce que je pensais des gens, elle soupirait toujours d'un air distrait en me disant que je « manquais de constance », comme si c'était une tare. Ça m'énervait beaucoup. J'adorais Tante Ellen, mais parfois elle était vraiment trop à côté de la plaque, même pour une adulte plutôt cool comme elle. Je me sentais incomprise, et quand je le criais en repartant dramatiquement dans ma chambre, ça ne semblait jamais trop la froisser plus que ça. Bref : Catie était là, moi je pleurais comme une madeleine et je ne ressemblais à rien, j'étais encore plus moche que moche, mais au fond, j'étais bien contente de me trouver tout d'un coup une alliée dans la tourmente.

Elle s'était approchée de moi, de mon lit, et comme je me relevais en me cachant à moitié le visage en essayant de dire un truc, je sanglotai tellement que je pus seulement lâcher un :


- Bouhouhouuuusnuuurfsnifouiiin, snif, snif.

C'était dingue, ça, il y avait longtemps que je n'avais pas pleurer toutes les larmes de mon corps comme ça, et à vrai dire, ça commençait à me faire un peu peur, j'avais l'impression que je ne pourrais plus jamais m'arrêter... Mais au fond j'avais beau essayer de rigoler un peu, ça ne marchait pas. J'étais persuadée que j'étais devenue la plus laide de la galaxie, moi qu'on avait toujours trouvée adorable, mince et sportive, je me faisais l'effet d'une grosse patacitrouille écrasée et étirée dans tous les sens, j'avais l'impression d'être devenue bien trop grande pour être équilibrée et complètement flasque comme une vieille chaussette... Je repleurai de plus belle et tâtonnai pour trouver un mouchoir.

- Enfin je veux dire, qu’est-ce qui t’arrive ? C’est le soir du bal, faut pas être triste, ça va être trop cool, regarde déjà comme t’as trop la classe, dit Catie tandis que je me mouchais dans un bruit du tonnerre.

Ses paroles me firent repartir de plus belle dans mon chagrin : NON, ça n'était pas cool, ce bal débile où toutes les filles allaient baver sur les garçons tandis que moi j'étais horrible, non je n'étais pas classe c'était bien là le problème, ma robe était magnifique mais un troll l'aurait sûrement mieux portée que moi...


- Nooooon, je suis mooOoOooOoooOoooche, réussis-je seulement à articuler entre deux sanglots, entrecoupée tout de même par des hoquets.

Heureusement qu'Alec n'était pas là pour me voir dans cet état... Je me mis à renfiler et à chouiner de plus belle. Il était nul, comme frère. Jamais là quand il fallait, jamais là quand il ne le fallait pas non plus. Jamais là tout court. Pourtant, on était jumeaux, quand même ! On n'avait pas du tout les mêmes centres d'intérêt, les mêmes envies, les mêmes blagues, les mêmes jeux, on n'était même pas dans la même maison... Il y avait tellement de trucs qui nous différenciaient que je me disais toujours qu'un jour, au hasard, je trouverais la chose qui nous réunissait. Mais là, j'étais en train de me dire que ça commençait à sentir le roussi : même lui, en grandissant, il devenait plus grand mais plus beau aussi, il prenait des muscles et ça ne faisait pas ridicule, pas comme moi... Je me redressai en m'appuyant sur mes bras et tentai de m'assoir, en me mouchant une nouvelle fois. Mon mouchoir était tout teinté de mon rouge à lèvres et je sentais que le noir du mascara avait coulé partout sur mes joues. Je vis Catie un peu mieux : elle avait une robe blanche qui ressemblait à un tutu, ça lui allait plutôt bien. La robe avait l'air un peu pourrie comme qualité, mais les manches étaient super cool, et le must c'était le super diadème dans ses chevaux, wouah ! On aurait dit une couronne de princesse qui dans ses cheveux crépus et noirs prenait des airs de diadème de super-héroïne. Par contre, ses chaussures avaient l'ait un peu vieilles et ça se voyait qu'elle avait collé les paillettes elle-même, mais c'était quand même marrant. Je savais qu'elle n'avait pas trop d'argent (tout le monde parlait de son père quand elle n'était pas là, comme quoi il avait toujours les mêmes habits et tout) et même si parfois je participais aux blagues, je me sentais un peu coupable, parfois, sans trop savoir pourquoi. Je crois que je n'avais pas tant que ça envie de me moquer d'eux, au fond.


- Ta tenue est géniale, snif, ton diadème il en jette de fou, pleurnichai-je. Tu devrais y aller sans moi, au bal, rajoutai-je avant de pleurer un peu de nouveau.

En fait, ce n'était pas très vrai : je n'avais pas du tout envie qu'elle me laisse toute seule, pour l'instant.


- Mon maquillage est ruiné, repris-je en me frottant les joues, sentant les larmes couleur toujours autant sur mes joues. Regarde, je ressemble à une asperge trop moche, cette robe ne me va pas du tout, personne ne... Je vais... Je... Je sanglotai tellement que je ne réussissais même pas à parler ; et en plus j'ai même pas de seeeeeeiiiiiiiiiiiins...

Louchant à moitié dans son décolleté - elle n'avait pas grand chose mais un peu plus que moi, puisque je n'avais rien, je me mouchai une nouvelle fois avec toute l'énergie dont j'étais capable, sentant que ma cause était perdue pour de bon.

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Caitríona Baxter
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Âme soeur: ?? non merci ??

MessageSujet: Re: SOS princesse en détresse (Catie)   Mer 4 Jan - 22:26

J’avais quand même du mal à réaliser que j’allais au bal de Noël de Poudlard, avec une robe aussi blanche qu’un cygne et un diadème sorti tout droit d’un conte. Est-ce que c’était ce qu’était devenue ma vie, un conte ? Peut-être qu’on aurait pu en écrire un, en effet, celui de la petite fille de banlieue pauvre qui se retrouvait propulsée dans la vie de château, où tout coulait à profusion. Je ne le réalisai toujours pas vraiment, et pour être honnête, j’avais du mal à m’y habituer. Pourtant, j’aurais dû être ravie de cette nouvelle vie, de tout ce qu’on me donnait sur un plateau d’argent. Mais j’avais l’impression que c’était trop facile, au point que parfois cela m’en dégoûtait. Je savais que dehors, rien n’avait changé, que tous ces gens qui avaient pavé mon quotidien continuaient de galérer… C’était injuste, et en même temps, Boban avait travaillé dur pour avoir ce travail, j’étais très fière de lui et il le méritait plus que n’importe qui. Simplement… J’avais grandi dans un environnement précis, et ici, je me sentais un peu en dehors, pas tout à fait à ma place et je ne pouvais pas m’empêcher de me demander si les gens autour de moi se rendaient compte de leur chance. Parfois, ils m’insupportaient tous.

Isobel, c’était le pire, parce qu’elle faisait partie des gens riches, ça se voyait qu’elle avait été chouchouté toute sa vie et qu’elle ne rendait pas compte de la chance qu’elle avait. De manière générale, je l’aimais bien, on s’amusait ensemble et elle était bavarde, pas trop cruche, pleine d’énergie. On avait un peu envie de faire les 400 coups avec elle. Mais à côté de ça, parfois elle disait des trucs si stupides et prétentieux que tout à coup j’avais envie de lui tirer ses longs cheveux soyeux de petite princesse pimpèche. Sur ce point-là, je préférais carrément Daisy, parce qu’elle était fauchée aussi, elle vivait dans une famille monoparentale aussi et j’avais bien vu qu’elle était la moins stupide sur le sujet, que jamais elle ne faisait de remarques sur Boban – certains m’embêtaient avec ça pour me chercher, mais à force de leur rentrer dedans, ils ne le faisaient plus. Le problème de Daisy, c’est qu’elle était complètement malade dans sa tête, toujours fourrée avec son ami Alistair et parfois, je ne l’avais pas dit par politesse, mais ils me rappelaient un peu les gens bizarres qu’on avait déjà vu avec Boban, ceux qui étaient drogués et toujours en plein délire. Je me souvenais d’une fille, Mélanie, chez qui on était allé parce qu’elle devait me donner de vieux habits qui avaient appartenus à sa fille, bref, et en arrivant on l’avait trouvé complètement dingue, il y avait de la poudre et un pipe étrange sur la table, elle était presque terrifiante. Je n’avais pas compris sur le coup, et Boban avait été très énervé, ça se voyait, on était jamais retourné chez Mélanie et il avait fallu qu’il m’explique calmement qu’elle avait pris du crack, que c’était très dangereux et qu’il ne fallait jamais toucher à ce genre de choses. Quand je voyais Daisy et Alistair dans leur monde, je me disais que ça ressemblait un peu à Mélanie, ce jour-là.

Mais ce n’était pas le moment de penser à ça, visiblement il y avait quelque chose de grave, pour que ça mette Isobel dans un tel état. Peut-être un chagrin d’amour avec un cavalier qui l’avait éconduit ? Mais de ce qu’on avait discuté, elle avait pas de cavalier et on s’était mis d’accord qu’on s’en foutait ?!...


- Nooooon, je suis mooOoOooOoooOoooche.

Elle sanglotait tellement que je comprenais à moitié ce qu’elle voulait dire. Moche ?! Hein ?! Peut-être que j’avais raison et que c’était vraiment une histoire de cavalier qui l’avait lâché ? Mais… Elle allait pas se mettre dans un état pareil pour ça ? Je sentis que je devais faire une drôle de tête parce que j’avais du mal à comprendre ce qui se passait, mais Isobel pleurait tellement qu’elle devait y voir tout flou, de toute façon. Cela me laissa le temps de me recomposer un peu.

- Ta tenue est géniale, snif, ton diadème il en jette de fou. Tu devrais y aller sans moi, au bal.

Par réflexe, je portai ma main à mon diadème, et l’effleurai du bout des doigts, sentant le relief des petits diamants. C’est vrai qu’il en jetait de fou, il était carrément magnifique et je n’étais pas sûre d’avoir un jour envie de l’enlever. C’était quelque chose que j’avais toujours du mal à comprendre d’ailleurs, comment les gens pouvaient se séparer si facilement de beaux objets… Quand je voyais Isobel raconter tout ce qu’il y avait dans sa garde-robe, le détachement qu’elle avait, alors que chaque bel habit que j’avais possédé avait été comme un trésor. Une fois, j’avais vu un garçon de Serpentard jeter une plume encore parfaitement utilisable sous prétexte qu’elle était légèrement tordue, et je lui avais fait remarqué, mais son ami – un petit Poufsouffle aux joues rouges et grasses – s’était moqué de moi en retour, disant que je n’avais qu’à faire la poubelle pour récupérer la fameuse plume, si j’y tenais tant que ça. J’avais failli lui envoyer un sortilège dans la figure, mais penser à Boban me retint à temps. Il avait déjà été convoqué par des professeurs parce que je m’étais battue, et je voyais bien que ça lui faisait énormément honte et par extension, ça me faisait énormément de peine. Ça aussi c’était un aspect de Poudlard avec lequel j’avais du mal, j’avais l’impression de perdre totalement mon indépendance ; le temps où je me battais avec les garçons dans la cours d’immeuble sans jamais le raconter à Boban me paraissait bien loin à présent. A cette pensée, je me sentis un peu triste, et j’eus envie d’aller retrouver Boban au bal, de danser avec lui, parce qu’il était mon unique constance dans tout ça. Mais je savais qu’Isobel ne voulait pas vraiment que j’aille toute seule au bal.

- Mais ne dis pas ça, y a toute la bande en bas, je suis sûre qu’on attend que toi, on va trop s’amuser ! Tu vas pas passer la soirée toute seule à pleurer, c’est trop dommage ! En plus c’est n’importe quoi, t’es pas moche, pourquoi tu dis ça ?

Elle se releva, un peu dramatiquement, et essuya ses yeux tout bouffis et noirs de maquillage. Boban n’avait pas voulu que je m’en mette d’ailleurs, parce qu’il trouvait que j’étais trop jeune, alors pour compenser je m’étais couverte de paillettes.

- Mon maquillage est ruiné. Regarde, je ressemble à une asperge trop moche, cette robe ne me va pas du tout, personne ne... Je vais... Je... et en plus j'ai même pas de seeeeeeiiiiiiiiiiiins !

Décidemment, c’était vraiment une situation de crise ! Bon, je me rappelais de ce que j’avais lu dans Seventeen : à la puberté parfois, on avait du mal à accepter son corps parce qu’il changeait et qu’il y avait beaucoup de pression sur les jeunes filles. J’avais demandé à Boban ce qu’il en pensait d’ailleurs, et il m’avait assis sur ses genoux et m’avait expliqué calmement que c’était vrai que le corps changeait en grandissant, qu’il ne fallait pas s’alarmer, que j’étais de toute façon très jolie. Je me demandai si la tante d’Isobel lui avait dit la même chose. Peut-être qu’il fallait que je retrouve ce numéro de Seventeen et lui passe, tiens…

- Mais attends, on s’en fiche d’avoir des seins, t’as vu Daisy comment ça lui fait mal au dos ?! Elle peut même pas dormir sur le ventre ! Et puis, tout le monde a des corps différents, dis-je, citant comme je pouvais l’article de Seventeen. Je sortis ma baguette et m’approchai d’Isobel. Attends, on va arranger ça ! D’un coup de baguette, je nettoyai son visage. Certes elle n’était plus maquillée et elle avait encore les yeux rouges, mais au moins elle n’avait plus de sillons noirs sur les joues ! Franchement je te promets, tu es super jolie dans ta robe ! Tu vas pas te gâcher le bal pour ça, c’est trop nul ?!

Sauf que je n’étais pas sûre que ça changeait grand-chose au problème d’Isobel que je la trouve jolie dans sa robe… Je me trouvais bien embêter, parce que je n’avais pas envie de la laisser là toute seule, mais j’avais très envie de descendre m’amuser. J’enroulai une de mes boucles autour de mon index, dans un geste machinal qui m’aidait à réfléchir.

- Allez Iso, en plus mon père m’a dit le thème du bal, tu vas voir, je veux pas te révéler la surprise mais c’est trop beau ! En plus, euh, pense à ce débile de Serdaigle qui a dit en cours de vol que tu avais pas de fesses ! Tu vas lui prouver que ça t’atteint et que tu vas te gâcher la soirée à pleurer au lieu d’aller danser ?! C’était risqué de lui rappeler ça, mais j’espérais que son esprit de battante allait prendre le dessus. Alleeeez, en plus c’est mon premier bal, tu pourras me montrer comment c’est ! Achevai-je en tapant dans mes mains et en sautillant un peu, pour lui montrer que j’étais trop impatiente.


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Isobel Huxley
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MessageSujet: Re: SOS princesse en détresse (Catie)   Dim 8 Jan - 16:23

- Mais ne dis pas ça, y a toute la bande en bas, je suis sûre qu’on attend que toi, on va trop s’amuser ! Tu vas pas passer la soirée toute seule à pleurer, c’est trop dommage ! En plus c’est n’importe quoi, t’es pas moche, pourquoi tu dis ça ?

Elle ne comprenait pas. De toute façon, personne pouvait comprendre, voilà. Même Tatie qui pourtant connaissait un tas de trucs et comprenait généralement les subtilités de la vie. Cette fois, j'avais l'impression que j'étais toute seule, complètement toute seule ; toute seule dans mon corps trop grand et inconfortable, j'avais l'air stupide et ridicule, et ça, personne n'y pouvait rien, pas même Catie et tous les efforts qu'elle y mettrait. Je me demandais si Alec était déjà au bal, comment il serait habillé (il n'avait pas voulu me dire et surtout m'avait regardée comme si je lui demandais la lune), et avec qui il y serait. Probablement avec Serghei, son petit toutou. Ça aussi, ça me rendait triste, et me faisait me sentir bizarrement seule - pourtant, je n'avais jamais été collée à mon frère, mais en ce moment, allez savoir pourquoi, le voir comme ça m'irritait encore plus.

- Mais attends, on s’en fiche d’avoir des seins, t’as vu Daisy comment ça lui fait mal au dos ?! Elle peut même pas dormir sur le ventre ! Et puis, tout le monde a des corps différents. Attends, on va arranger ça ! Franchement je te promets, tu es super jolie dans ta robe ! Tu vas pas te gâcher le bal pour ça, c’est trop nul ?!

Comme je m'étais mollement redressée, Catie en avait profité pour agir : je faillis lui hurler dessus quand elle effaça tout de mon visage parce que maintenant j'avais tout à refaire, mais je me rattrapai bien vite. D'abord, refaire quoi ? Je ne voulais plus y aller ! Et ensuite, ma foi, elle avait raison, ce devait être une catastrophe, puisque mon look entier était une catastrophe.

- Sniiirf, oui, peut-être, j'en veux pas des aussi gros qu'elle de toute façon, sniirffff, mais au moins, snif, un petit peu, quoi...

Je hoquetai maintenant, comme un gros bébé. Assise sur le lit, je me mis à me frotter les yeux et le visage tout en chouinant encore et en ayant envie que les heures suivantes passent à la vitesse de la lumière pour que je ne les vive pas.

C'était sans doute la première fois que je me sentais si seule et si mal à Poudlard, alors que le château avait toujours été un symbole de joie et d'épanouissement pour moi. Ici, tout était possible ! On me traitait très bien, je pouvais manger ce que je voulais quand je voulais à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit, je pouvais traîner, aller dehors, je pouvais m'habiller et me coiffer comme je voulais, je pouvais, c'était presque plus libre qu'à la maison. La seule chose, c'est qu'il n'y avait pas Tante Ellen pour me chouchouter - mais d'un autre côté elle n'était pas là pour me gronder ou me contraindre non plus, donc ça valait le coup. Et puis si j'avais besoin, un hibou et le tour était joué ; elle n'était pas très loin de toute façon. En plus, je pouvais embêter Alec, ce qui quand on était chacun chez nous n'était pas si facile. Mais là... Dans cette robe stupide, avec cette impression d'avoir grandi et changé trop brusquement, j'avais envie de pleurer toute la nuit et de partir d'ici pour me réfugier dans les bras de Tatie. Je ne voulais plus être là, dans mon dortoir, avec mes amis, de toute façon ils m'énervaient tous plus ou moins, je ne voulais plus m'intéresser à ces bêtes cours, je préférais de loin le Quidditch, je voulais rester au lit, un point c'est tout.

Je continuai à pleurnicher en poussant des soupirs désolés, tandis que les paroles de Catie s'imprimaient à moitié dans ma tête. Elle, c'était sûr, c'était son premier bal, c'était la fête ! Mais moi je connaissais, justement, et je n'avais pas envie d'y aller comme ça...


- Main... maintenant il faut refaire tout mon ma... quillage,
sanglotai-je, résignée.

Je lui coulai en regard : elle n'était pas maquillée, mais elle n'en avait pas tant besoin, elle avait des yeux de chat naturellement et des jolies lèvres, et puis elle s'était mis des paillettes partout. Bon, ça lui donnait un air un peu bébé, je trouvais, mais je n'avais pas envie de lui dire parce que c'était méchant et qu'elle était gentille avec moi en cet instant. J'agitai ma baguette tristement et attirai mon mascara et mon rouge à lèvres, et un petit miroir, histoire de voir ce qui était rattrapable.


- Allez Iso, en plus mon père m’a dit le thème du bal, tu vas voir, je veux pas te révéler la surprise mais c’est trop beau ! En plus, euh, pense à ce débile de Serdaigle qui a dit en cours de vol que tu avais pas de fesses !
(je sentis les larmes me monter aux yeux de nouveau et je serrai les dents) Tu vas lui prouver que ça t’atteint et que tu vas te gâcher la soirée à pleurer au lieu d’aller danser ?! Alleeeez, en plus c’est mon premier bal, tu pourras me montrer comment c’est !

Catie avait l'air tellement motivée que son enthousiasme était un peu communicatif, et je sentis que je reprenais du poil de la bête. Tant pis pour mes fesses plates et mes seins plats, je... Eh ! Mais... Reposant mon rouge à lèvres et mon mascara après avoir remis une touche de chaque, je regardai Catie et lui dit un peu plus bas, comme si on pouvait tout d'un coup nous espionner :

- Bon, d'accord... Mais tu m'aides à rembourrer ça - je pointai du doigt mon décolleté - et surtout tu le dis à PERSONNE, promis ?!?!

Si jamais elle parlait, je savais déjà que ma vengeance serait terrible, et facile... Il suffisait de balancer des atrocités sur son père, ça la rendait folle. Je soutins son regard - elle n'avait pas l'air de mentir. On s'affaira alors, et après quelques minutes, on décidé de gonfler un peu (mais pas trop) avec des bouts de tissu un peu épais, et le résultat était plus vrai que nature : j'étais ravie. Ça n'arrangeait pas tous mes problèmes mais j'avais beaucoup moins l'air d'une planche à pain démesurée, si bien que je finis par éclater de rire à l'une des blagues de Catie et par sautiller avec elle pour faire monter mon excitation : c'était bon, je me sentais prête à y aller ! Mes cheveux n'avaient pas bougé, eux, et tombaient parfaitement sur mon épaule, en cascade, comme je le voulais.

On quitta alors le dortoir pour prendre le chemin du bal, en lisière de la forêt... J'avais de plus en plus hâte de savoir à quoi ça ressemblait ! Catie ne voulait pas cracher le morceau, et on finit par y arriver joyeusement, tandis que sous nos yeux le décor devenait de plus en plus brillant, scintillant, même les arbres luisaient dans la nuit...

Wooow ! Une patinoire !

Je me mis à courir en attrapant la main de Catie pour qu'on y soit encore plus vite, et me précipitai sur la glace magique... Elle ne glissait pas, et on pouvait y évoluer tranquillement ! C'était trop cool ! Et le buffet avait l'air dingue ! D'un seul regard, on décida d'aller directement tester les petits fours. En approchant du buffet, je croisai justement ce crétin de Serdaigle et lui donnai un coup de fesse pour qu'il me laisse passer, le plus tranquillement du monde. Je me retins de pouffer de rire et de regarder Catie. Arrivée près des tables, je constatai qu'il y avait une tonne de trucs à manger, tous aussi alléchants et décorés les uns que les autres. J'en attrapai quelques uns et les fourrai dans ma bouche.


- Hmmm, ch'est 'rop bon, goûte cha, Ca'ie ! Au fait, il est où ton père, faudra que 'u me le présentes un chour !

Comme il y avait encore peu de monde, je préférais manger maintenant et faire les présentations tout de suite avant que la foule se pointe, et qu'on aille danser sur la piste comme il se devait !

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Caitríona Baxter
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MessageSujet: Re: SOS princesse en détresse (Catie)   Dim 15 Jan - 14:56


- Bon, d'accord... Mais tu m'aides à rembourrer ça et surtout tu le dis à PERSONNE, promis ?!?!

J’avais grandi dans un univers majoritairement sorcier, mais il m’arrivait de fréquenter des moldus, et je me souvenais distinctement de ce centre pour jeunes adolescents où j’avais été pendant les vacances de Noël, la fois où Boban avait trouvé un job saisonner à Leeds. La ville était grise, avec des jolis bâtiments, mais elle n’était pas au bord la mer. Alors que je m’étais faite une joie de passer Noël sur les docks à Liverpool, je me retrouvais dans une petite chambre mal chauffée, à partager mon lit avec Boban qui se réveillait à 5 heures du matin pour faire un job ingrat où on le payait une misère. Je m’étais retrouvée dans un petit centre moldu, où je passai mes journées à attendre Boban et à traîner des pieds dans la neige boueuse de la ville. Il y avait une télévision, et on regardait en boucle les même trois films, les seuls disponibles. Dans l’un d’eux, dont j’avais oublié le nom, une fille qui rêvait de devenir grande devenait une adulte du jour au lendemain, sans savoir ce qui lui était arrivé. Dans la scène où elle avait 13 ans, elle se rembourrait le tee-shirt avec des mouchoirs, et à force de le voir en boucle, je connaissais les gestes par cœur. Isobel était tombée sur la bonne personne !

- Croix d’bois, croix d’fer, si je mens je vais en enfer !

Je lui promis de ne rien dire à personne, ce n’était de toute façon pas mon genre, et on commença à rembourrer. Isobel reprenait petit à petit des forces, et je l’encourageais en sautillant partout et lançant des blagues à tout bout de champs, ce qui sembla finalement porter ses fruits. Elle se leva enfin du lit et se mit aussi à sourire, on descendit en rigolant les escaliers, mon ventre grésillant à nouveau d’excitation. C’était drôle, Isobel n’arrêtait pas de me demander quel était le thème du bal, ça la rendait folle de ne pas savoir et je m’amusais bien à l’idée de détenir un secret. En même temps, je n’avais pas vu le résultat final, et j’étais contente d’avoir la surprise aussi, ça allait être sensationnel, j’en étais sûre !

On poussa toutes les deux un petit cri d’excitation en arrivant, et on se précipita sur la patinoire géante – ça, Boban m’en avait parlé, mais le reste ! C’était au-delà de tout ce que j’avais pu imaginer ! Tout brillait de partout, c’était joli, aérien, féérique, je ne savais plus où donner de la tête ! Je n’avais jamais vu quelque chose d’aussi beau et majestueux ! J’avais l’impression d’être dans les contes que Boban me lisait le soir quand j’étais petite. Mon cœur dans ma poitrine s’était mis à battre fort, et le bout de mes doigts me picotait. Je réajustai mon diadème, et on se dirigea vers le buffet en pouffant d’excitation. Au passage, Isobel poussa le Serdaigle stupide qui l’embêtait, et j’eus un petit sourire satisfait. Bien fait pour lui, ça aurait été moi, je lui aurais renversé de la bave de crapaud sur sa chemise !

La table croulait sous toute la nourriture somptueuse qui avait été préparé pour l’occasion. Petits fours, mini sandwich, soupe magique, apéritifs… J’avais toujours du mal à m’habituer aux banquets que faisait Poudlard, c’était un tel étalage de nourriture, cela me gênait presque. J’attrapai un petit four en forme de nuage, et lorsque je croquai dedans, il devint fondant dans ma bouche, avec un délicieux goût un peu poivré. D’un coup d’œil, je repérai la nourriture frite, et attrapai deux gros bouts de citrouille frite, que je mangeai avec un grand sourire.


- Hmmm, ch'est 'rop bon, goûte cha, Ca'ie ! Au fait, il est où ton père, faudra que 'u me le présentes un chour !

J’avalais la fin de ma bouchée – Boban détestait que je parle la bouche pleine.

- Oh ben oui, si tu veux ! Je regardai autour de nous, le cherchant du regard. Il est là, viens on va le voir ?!

On attrapa une dernière poignée de chips glacées, et on s’éloigna – un peu à contrecœur – du buffet. Boban était avec Ms. Bosworth, qui avait une robe de vraie princesse, et ils avaient l’air de discuter tranquillement. J’eus un sourire satisfait.

- Boban ! M’exclamai-je en arrivant. Je me pressai contre lui un instant, mes cheveux rebondissant contre son torse, mon diadème bougeant légèrement. Je le réajustai, et m’écartai, tenant tout de même toujours son avant-bras de ma main. Bonsoir Ms. Bosworth ! Je regardai Boban quelques secondes, avec un petit sourire. Il répondit de son regard que non, Cat, on avait déjà parlé, Rose était juste son amie, tralala, et je répondis du mien que oh, c’est bon, j’étais sûre qu’elle l’aimait beaucoup, qui sait ! On était même pas sûre qu’elle aime les filles, ou que les filles ! Mais ça ne changeait rien, Cat, me dit Boban en plissant les yeux. Je soupirai intérieurement. Boban, j’espère que tu inviteras Rose à danser, pas vrai ? Sinon c’est impoli, dis-je avec un petit air mesquin. Et toc !, petite vengeance.

Je savais que Boban ne dansait jamais, sauf quand je le forçai, ou alors que je montais sur ses pieds pour qu’il me fasse valser, en bougeant rapidement pour essayer de me déséquilibrer.


- Boban, je te présente Isobel, tu sais, la fille de mon dortoir ! Je lui avais un peu parlé de mes camarades, mais je restais tout de même assez secrète au final – Boban avait l’habitude, malgré notre proximité. Vous avez goûté les petits fours ? Ils sont trop bons ! J’étais sûre que Boban n’en avait pas encore pris, et ma question était en fait une façon déguisée de lui dire de manger, et je papillonnai innocemment des cils comme si de rien était, bien que Boban sache très bien ce que je sous entendais. C’est vraiment troooop beaaaau ! Le résultat est fou, ça a dû demander tellement de travail ?! C’est trop chouette en tout cas !

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Isobel Huxley
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MessageSujet: Re: SOS princesse en détresse (Catie)   Sam 28 Jan - 16:03

Je suivis Catie qui m'emmenait vers son père - un homme très grand et très brun qui avait toujours une tête d'enterrement. Bien sûr, ce n'était pas le genre de trucs que je pouvais lui dire, ça et les remarques sur ses fringues moisies, c'était des choses que je ne devais pas répéter, même si je les pensais. Il n'était pas habillé de façon très festive mais c'était logique puisqu'il n'avait pas d'argent ; la robe de Miss Bosworth en revanche, wouaaaah ! Elle était magnifique avec toutes ces étoiles qui scintillaient dessus ! Je bombai un peu le torse histoire de mettre ma robe en valeur - moi aussi, hein, j'avais une sacrée robe, même si je ne ressemblais à rien dedans.

- Boban ! (À ce qu'il paraissait, ça voulait dire Papa en écossas) Bonsoir Ms. Bosworth !
- Bonsoir, Miss Bosworth, bonsoir Mr Baxter ! répétai-je à mon tour, un peu comme un perroquet, en souriant de toutes mes dents.
- Boban, j’espère que tu inviteras Rose à danser, pas vrai ? Sinon c’est impoli, reprit Catie.

Elle câlinait à moitié son père comme un bébé et j'avais presque envie de lui lancer un regard un peu étonné en mode "devant tout le monde, t'es dingue ?!" mais je me ravisai, parce qu'elle était toujours comme ça, même si je trouvais ça surprenant. Déjà, moi, avec mes parents, on ne se faisait presque jamais de câlins, parce que je les voyais peu. Mais avec Tante Ellen, qui était ce qui me servait de Boban finalement, c'était pareil : j'aimais bien qu'elle me fasse des gros câlins quand j'en avais envie, mais quand j'en avais pas envie elle pouvait toujours courir, et alors en public devant tout le monde, plutôt MOURIR, la honte !!


- Boban, je te présente Isobel, tu sais, la fille de mon dortoir !

Ah ! C'était mon tour d'entrer en scène et je souris de nouveau à Mr Baxter qui n'avait décidément l'air pas très très joyeux. Je me demandais à quoi devait ressembler Mrs Baxter, mais Catie n'en parlait jamais.

- Enchantée de vous rencontrer pour de bon, Catie parle tout le temps de vous ! dis-je, essayant de le charmer un peu.

- Vous avez goûté les petits fours ? Ils sont trop bons ! (Je confirmais d'un "Ouais !!" enjoué) C’est vraiment troooop beaaaau ! Le résultat est fou, ça a dû demander tellement de travail ?! C’est trop chouette en tout cas !

On se mit à discuter un peu de la décoration et tout ça, Miss Bosworth volant à la rescousse de Catie pour qu'elle ne fasse pas la conversation toute seule. Moi, ce qui me fascinais le plus, et je ne manquais pas de les en féliciter, c'était le sol : on aurait dit de la vraie glace, ça brillait et c'était transparent et bleuté comme une patinoire et on voyait même par-ci par-là quelques feuilles ou quelques herbes prises au piège, mais ça ne glissait pas du tout et ça ne faisait pas froid, c'était ultra-réussi ! À tel point que souvent les gens qui arrivaient, après avoir jeté des regards émerveillés autour d'eux, se mettaient à fixer le sol et à avancer en regardant par terre, ce qui donnait des scènes assez drôles et on se mit à rire tous les quatre en voyant un groupe d'élèves avancer comme ça en poussant des "Oh !" et des "Ah !" sans lever le nez de leurs chaussures.

Au bout d'un moment, je fis un signe à Catie ; ils passaient de la musique cool et une nouvelle vague de victuailles avait gagné le buffet - on n'allait pas discuter avec des adultes toute la soirée non plus. On leur dit à tout à l'heure, et dès qu'on fut assez éloignées, je lui chuchotai :

- Tu crois que Bosworth elle en pince pour ton père ?!

J'avais l'impression que Catie se le demandait...

Jouant des coudes, on arriva près du buffet pour se servir des grosses part de tarte citrouille-bacon, un jus délicieux où des bulles de glace faisaient "pop" à la surface, et plein de petits fours, qu'on engloutit en regardant les tenues de tout le monde et en discutant. J'avais complètement oublié que je me sentais si mal une heure avant - tant mieux. Tatie aurait été fière de moi, je ne m'étais pas laissée abattre, même si j'avais été aidée par Catie et le rembourrage de mes seins ! Au même moment, un Serpentard de deux ans de plus que nous passa à côté de moi et loucha dans mon décolleté en rougissant un peu, ce qui nous fit pouffer de rire pendant cinq bonnes minutes. Là-dessus, notre copine de dortoir Daisy et son meilleur ami Alistair en fanfare comme d'habitude, habillé étrangement, et se mirent à faire leur cinéma et à rire, ce qui attira l'attention de tout le monde - même si parfois c'était carrément relou, même moi je ne pouvais pas m'empêcher de les regarder parfois, ils avaient l'air à la fois complètement fous et en même temps assez géniaux, c'était difficile à expliquer.


- Tu viens, on va danser ?!

J'attendais l'approbation de Catie parce qu'au fond ça me stressait un peu de danser habillée comme ça devant tout le monde - bizarrement j'avais l'impression d'être moitié nue - et j'avais besoin qu'elle soit motivée pour deux, sinon je n'étais pas certaine de pouvoir lancer le mouvement toute seule.

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