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I got poison... I just might bite you (H. E.)

 
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 I got poison... I just might bite you (H. E.)

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Anthea Wright
Élève de 4ème année



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Particularités: Mon père est richissime, et je suis son enfant unique et très gâtée... Oh, la jalousie ne vous pas au teint.
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MessageSujet: I got poison... I just might bite you (H. E.)   Dim 31 Jan - 17:18





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You can touch me
If you want to
I got poison
I just might bite you



J'étais anxieuse. La situation aurait-elle pu être pire ? La réponse se lisait franchement dans le miroir, dans le reflet qu'il me renvoyait, sur mon visage tendu et désespéré : non. Impossible. C'était le pire, le PIRE, et cette anxiété me rendait folle, en plus de tout. « Un dîner à un restaurant de mon choix ». Les mots d'Hadrian Easter tournaient en boucle dans ma tête, comme une chanson ridicule qu'on ne peut pourtant pas oublier. Il était ridicule. J'étais ridicule.

D'un mouvement rageur, je jetai violemment la broche que je n'arrivais pas à faire tenir dans mes cheveux. Elle rebondit sur le parquet et s'en alla se cacher sous un lit. En pestant, je me mis à genoux et, constatant qu'elle était difficilement atteignable, j'utilisai un Accio pour la récupérer. Puis je m'assis sur le bout du lit, toujours devant le miroir. Je me sentais horriblement mal.

Après cette stupide fête foraine où j'avais été aussi terrorisée que ridiculisée, je n'avais pas pu faire l'impasse sur le fait qu'Easter ait été la main secourable qui m'avait sauvée. Deux raisons expliquaient cela : j'avais trop d'honneur pour ne pas le reconnaître et être gracieuse envers lui ; le sentiment de honte et de colère était si fort que je ne pouvais pas le dépasser, et donc ne pas faire comme si rien n'était arrivé. J'avais même écrit une lettre à mon père pour lui expliquer que le dernier des Easter venait de m'inviter à un dîner (tout en passant les détails), ce à quoi il avait répondu avec une joie non dissimulée - il était totalement pour le fait que je me rapproche de la famille Easter, et si j'avais beau lui expliquer que le facteur Gryffondor était à prendre en considération, il s'en amusait, sans comprendre vraiment. Le fait qu'il soit moldu était, parfois, la seule barrière de compréhension entre nous. Bien entendu, je comptais échapper à ce dîner - j'en avais envie. Mais j'étais trop intelligente pour savoir que, malheureusement, je n'allais pas pouvoir m'en défaire. C'était un engagement, Easter ne me lâcherait pas (et je ne pouvais pas prendre le risque de refuser en bloc et qu'il parle ensuite derrière mon dos), mon père validait cette « union », etc. J'étais prise au piège. Toujours assise sur mon lit, à moitié habillée, je m'aperçus que mes mains qui serraient la fameuse broche tremblaient.

J'étais terrifiée... Terrifiée par ce stupide garçon, quelle honte ! Il était trop : trop Gryffondor, trop sûr de lui, trop joli garçon, trop charmeur, trop exubérant, trop joueur, trop bête, trop insistant, trop sans-gêne, etc. Je le détestais, il le savait très bien, j'haïssais toutes les personnes de son genre et je ne manquais pas de le persifler à qui voulait bien l'entendre, pourquoi s'entêtait-il comme ça ?! Le feu de la provocation passé, je ne comprenais pas ce qu'il avait en tête : nous étions peut-être issus du même milieu - Dieu merci - mais nous étions parfaitement opposés ; j'étais froide et calculatrice, il aimait charmer et être entouré... Alors, pourquoi ? Le tremblement de mes mains s'intensifia quand une petite voix dans ma tête, que je devais faire taire relativement souvent, me chuchota qu'il me plaisait aussi et que c'était peut-être parce que je lui plaisais qu'il s'entêtait ainsi. Que c'était de l'attirance... Physique.

Je sautai sur mes pieds, au bord de la crise de nerfs. Cette idée me mettait terriblement mal à l'aise, et je la chassai de mon esprit, bien décidée à me forcer à me finir de me préparer.

Je restais une Wright : il me fallait briller, être la plus belle, impressionner. Ma mère, avec qui j'avais très peu d'échanges, ne manquaient pas de m'envoyer régulièrement des tenues de créateur qu'elle avait choisies ou qu'on lui avait données pour moi, si bien que j'avais une malle entière remplie de vêtements que je n'avais pas encore portés. Après réflexion, j'avais choisi cette belle jupe en tulle gris argenté, léger et flottant, dont la ceinture à la taille était un haut ruban qui se nouait à la taille, rose perle, en satin brillant. En haut, j'optai pour un chemisier décolleté (un peu trop à mon goût) au col en dentelle, d'un vieux rose plus foncé, aux manches trois quart. Je portai mon collier de petites perles, évidemment, et j'enfilai une veste courte, cintrée et noir dont le repli des manches était également en satin rose par-dessus. La coiffure, sur laquelle je venais de perdre du temps, était un chignon haut et bouffant dans lequel je mis encore dix minutes à planter ma broche ornées de petit cristaux bleus car cela ne me convenait pas, encore, encore et encore. Quand je finis par me piquer le doigt, j'abandonnai, la laissant plantée, décidant que ça ne pouvait pas être mieux.

Nous étions samedi soir et les élèves les plus âgés se préparaient à sortir ou se retrouver - comme ils aimaient à le faire, dans des salles vides, pour boire et faire la fête, ce que je jugeais ridicule et très Gryffondor d'ailleurs. En pinçant les lèvres, je me joignis à cette marée hurlante et mal habillée et ridiculement enjouée qui se dirigeait vers Pré-au-Lard, me sentant encore plus dégoûtée qu'Easter m'oblige à me mêler ainsi à tous ces gens qui n'appartenaient pas à mon rang. Serrant ma pochette grise sous mon bras, j'accélérai le pas pour être au plus vite hors de cette masse qui me crispait les nerfs. Assez vite, je fus à Pré-au-Lard ; je remontai alors la rue pour m'éloigner un peu de la grande rue principale et des enseignes. Nous avions rendez-vous tout au bout. J'étais cinq minutes en avance, ce qui me parut être la goutte d'eau de trop, car j'avais à attendre, seule, sans rien faire, à attendre cette imbécile qui me faisait renverser tous mes principes, car c'était moi qu'on attendait, qu'on espérait, c'était les autres qui perdaient leur temps à ne rien faire avant que je me décide à leur accorder une espèce d'importance ! Un jeune homme m'approcha et me demanda si je voulais de la compagnie - tout mon corps se contracta et je lui répondis qu'il pouvait tout aussi bien avaler de l'acide et se décomposer devant moi que je n'allais pas lui porter d'avantage d'attention. Heureusement, il s'en fut sans rien dire. Quant à moi, je maudis Easter une nouvelle fois de me faire subir ce genre de choses quand, tout d'un coup, il arriva.

Si mon attitude était glaciale, je me rendis compte que j'avais du mal à le regarder dans les yeux pour le foudroyer du regard, parce qu'il me mettait mal à l'aise. Je me contentai d'un « bonsoir » tranchant en veillant à garder mes distances - la fois où il avait été trop près de mon visage ne quittait pas ma mémoire - et lui lançai alors, sans préambule :


- J'espère que tu as prévu quelque chose qui en vaut le coup, Easter, car c'est la première et la dernière fois que je t'attends seule dans cet... endroit, conclus-je avec une moue de dégoût.  

Le mépris et la supériorité étaient ce que je savais le mieux faire et je pus lui jeter un regard lourd d'attentes qui lui indiquait clairement qu'il allait devoir m'impressionner s'il voulait tirer quelque chose de cette situation... Le voulait-il, d'ailleurs ? Et surtout, le voulais-je moi ?

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@Hadrian T. Easter a écrit:
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Hadrian T. Easter
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MessageSujet: Re: I got poison... I just might bite you (H. E.)   Sam 23 Avr - 21:25


See the money wanna stay, for your meal
I'll say it's gonna put some love, in your life
Don't you really wanna know, how it feel? Everybody wanna see, what it's like
Babe you wanna be inside, it ain't lies
We all know there's better things in this life


Aujourd'hui, c'était le grand jour ! The big day, the D-Day ! Bref, à l'instar des soldats américains morts sur les plages de Normandie, j'avais l'impression que j'allais assister à un événement marquant et tragique de l'histoire. Et dont je n'étais pas tout à fait sûr de sortir vivant. J'allais dîner avec Anthéa Wright, la reine des pimbêches et la duchesse des pestes de tout Poudlard. En gros, j'allais au restaurant avec l'ennemi pour bon nombre de personnes. Certains de mes potes m'avaient gentiment traité de traître même s'ils savaient parfaitement qu'il ne se passerait rien du tout. En vrai, ils prenaient même un certain plaisir à me voir faire tourner Anthéa en bourrique ce qui pour eux, était une façon de lui faire payer pour tous les Serpentard de sa trempe. Et j'avoue que ça me plaisait bien aussi. Alors qu'au fond du fond du fin fond d'elle-même, je sentais qu'elle n'était pas cette fille que tout le monde connaissait. A mon avis, si elle agissait de la sorte, c'était qu'elle avait un vrai complexe qu'elle cherchait à dissimuler et elle y parvenait parce que personne ne venait l'emmerder du coup. Sauf moi. Au grand désarroi de la duchesse.

Et j'allais justement profiter de notre dîner en tête à tête pour la pousser dans ses retranchements. Oh God yes. Trente minutes avant l'heure du rendez-vous, je passais sous la douche, enfilais ensuite un jean brut foncé, une chemise bleu clair dont je laissais les deux derniers boutons défaits et enfilais un blazer bleu marine tirant sur le noir. Et pour lui faire un tout petit peu plaisir, je chaussais des chaussures en cuir noir. Voilà ! Comme ça Mademoiselle serait contente et ne râlerait pas en disant qu'elle traînait avec la fange du peuple. Nos familles avaient beau être du même rang social, le fait que nous appartenions tous à Gryffondor était pour Anthéa une tare pire que le bec de lièvre. Et oui, pour elle j'étais une sorte de beauf parvenu, un viking quoi. Du genre à vider ma chope de bière d'une traite et à demander vulgairement au tavernier de m'en resservir une autre en la jetant sur le sol. Ouais, un genre de Thor quoi – le marteau en moins. Alors que Mademoiselle la Duchesse avait été élevée dans la sophistication, avait de bonnes manières et des cols Claudine prout prout. Le luxe dans lequel nos familles évoluaient était complètement différent et il est vrai, je l'avoue, nous étions peut-être un peu plus bling bling parfois. Mais pas tout le temps ! Disons que nous avions de l'argent, on ne le criait pas sur tous les toits certes mais on ne s'en cachait pas non plus. Quand il n'allait pas au travail en transplanant, mon père y allait en Aston Martin et ma mère se rendait à son cabinet en Jaguar (ah non c'est vrai maintenant elle venait d'avoir une Porsche excusez-moi). Mais nous nous ne comportions pas comme des parvenus, ces personnes que je détestais plus que tout. Ces mecs et filles issus de shows stupides de télé-réalité qui portaient des marques luxueuses à outrance et qui ne leur donnaient pas une bonne image pour le coup.

Enfin breeeeeef ; I am ready ! Je passais une dernière fois la main dans mes boucles noires et j'étais prêt à rejoindre mon rendez-vous. Et en plus j'allais arriver en retard ahah ! Oh c'est bon elle le méritait dites donc ! Mademoiselle peut bien patienter deux minutes.

Comme prévu, j'arrivais à l'entrée de Pré-au-Lard et devinez qui je vois ? Ma Duchesse Caprice ! Et à dix mètres, je pouvais voir sur sa mine de poupée renfrognée qu'elle était de mauvaise humeur. Tant mieux ! Ça ne serait que plus amusant !


- J'espère que tu as prévu quelque chose qui en vaut le coup, Easter, car c'est la première et la dernière fois que je t'attends seule dans cet... endroit,

Je n'en attendais pas moins d'elle. Je la saluais d'un petit sourire en coin, ma marque de fabrique.

- Bonsoir Anthéa, je vais bien merci et toi comment vas-tu ? Et sans lui laisser le temps de répondre, j'enroulais mon bras autour du sien – tout petit tout frêle – et l'emmenais au restaurant où je nous avais réservé une table.

Nous marchâmes cinq minutes ; cinq minutes pendant lesquelles Anthéa ne dit mot, sûrement trop stressée ou occupée à préparer ses prochaines piques. Je savais qu'elle attendait un seul faux pas de ma part pour m'incendier de répliques cinglantes. Puis nous arrivâmes devant la porte du restaurant.

- Après vous mademoiselle, dis-je en lui ouvrant la porte pour lui laisser le temps d'apprécier l'endroit. Et surtout pour l'empêcher de s'enfuir en courant.

L'endroit était plutôt moderne tout en restant cosy et presque tradi. Le parquet foncé supportait des tables aux nappes blanches qui étaient assorties soit de banquettes en velours crème, soit de chaises rondes de la même couleur. Certains murs étaient bordeaux et côtoyaient harmonieusement les murs crème. Des lustres en acier brillants pendaient au plafond et quelques bougies voletaient non loin des tables. Un serveur vint nous accueillir et nous conduire à la table que j'avais réservée, dans un coin un peu à l'écart du restaurant et près d'une grande cheminée. En bon gentleman que je suis, je fis asseoir la duchesse en premier avant de m'installer.


- Alors, tes premières impressions ? Rassure-toi, je ne vais pas te manger, ce n'est pas dans mes manières lui dis-je pour briser le silence qu'elle nous imposait presque depuis l'entrée dans le restaurant. En même temps, son verre d'eau (oui quand même, mademoiselle est mineure et ne prends pas d'alcool sauf du champagne) et ma Bièraubeurre arrivait. J'étais presque content et je me fis la remarque de ne pas la laisser toute seule avec mon verre car la peste serait capable d'y incorporer du poison. On trinque à quoi ?

J'avançais mon verre dans sa direction en attendant son feu vert. Je savais très bien qu'elle était bornée et fière mais j'allais tout faire pour la faire sortir de ses gonds et la décoincer un peu (allez donc croire que toutes les duchesses sont innocentes, l'histoire nous a bien souvent prouvé le contraire) et j'étais persuadé qu'Anthéa cachait bien son jeu.

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Anthea Wright
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MessageSujet: Re: I got poison... I just might bite you (H. E.)   Mar 17 Mai - 21:56


La première chose que je vis fut son accoutrement - il portait en pantalon l'un de ses pantalons que tout le monde portait, un jean, terriblement vulgaire, et mes lèvres se plissèrent en une moue déçue et ostensiblement désapprobatrice. Easter avait beau être de mon rang, il avait définitivement, et malheureusement, des goûts douteux, et portés vers des origines sociales bien plus basses que la nôtre... Tandis que le venin menaçait de sortir de mes lèvres, prêtes à le railler ouvertement, il se passa plusieurs choses successives. Premièrement, je remarquai alors ses chaussures, d'une qualité notable, en cuir, et si c'était une chose de porter un jean, c'en était une autre d'assortir un vêtement décontracté (tellement à l'image de sa (désagréable) nonchalance) avec un accessoire de luxe - je l'avouais à contrecoeur mais je l'avouais tout de même, c'était un bel effet de style. Deuxièmement, mon regard se posa sur sa chemise boutonnée négligemment (Évidemment. Easter ne savait RIEN faire sans négligence.) et sa jolie veste bien taillée... Et, surtout, son torse. Le fiel prêt à couler de mes lèvres se figea, et moi avec ; j'étais tout d'un coup incapable de quoi que ce soit. Je tentai d'avaler ma salive discrètement, tout en maudissant ce satané Gryffondor qui réussissait toujours, d'une manière ou d'une autre, à me mettre dans cet état ! Je ne pus rien ajouter, même pas relever quelque chose à propos de son pantalon, ou de n'importe quoi. J'étais devenue stupidement incapable de tout, à part de le haïr et de toutes mes forces. Même le fusiller du regard, cela m'était impossible - alors que j'étais pourtant spécialiste en la matière - car je fuyais son regard malgré tout l'effort que j'y mettais. Il lui vint alors l'affreuse idée de me prendre le bras et, réduite à le suivre, je me sentis avancer, guindée, tentant tant bien que mal de ne pas peiner à suivre son allure étant donné notre différence de taille. Plutôt mourir que de lui montrer qu'il était trop grand et trop puissante pour moi ; j'étais une Wright et par tous les moyens, il ne devait pas l'oublier.

Chemin faisant, muette, la tête haute, je tentai de récupérer de ma superbe. C'était idiot, idiot comme lui, idiot comme tous ceux qui nous entouraient et qui ne valaient pas la moitié de nous !! Pourquoi étais-je ainsi ? Moi qui n'avais jamais faibli, moi qui n'avais peur de rien, moi chez qui toute la haute société New-Yorkaise avait défilé sans que cela m'effraie, moi qui savais parler et charmer quiconque parce qu'on m'en avait appris les usages et les rouages ? J'étais bien au-dessus de tout ça, de toutes ces réactions bassement physiques et bêtement... Instinctives, et si je n'avais pas haï Hadrian Easter suffisamment, je l'aurais détesté encore plus pour être celui qui me faisait sentir comme la personne capable des réactions des plus... Normales, des plus classiques.

Lorsque nous arrivâmes - Où ? Aucune idée, je n'y avais même pas prêté attention - je profitai du geste qu'il fit pour m'ouvrir la porte et me laisser passer pour essuyer discrètement mes paumes moites sur ma jupe.

C'était une surprise agréable : un restaurant magique mais dénué de tout le côté loufoque et farfelu que la magie pouvait avoir, c'était chaleureux mais pas populaire, bien agencé, sobre, accueillant, et décoré avec goût, sans en faire trop. Ce n'était certes pas la salle de restaurant des plus grands palaces de l'Upper East Side, mais c'était assez élevé pour me mettre à l'aise, et tout d'un coup j'eus l'impression que l'atmosphère m'enveloppait de sa chaleur rassurante. Je me laissai ôter ma veste par l'un des serveurs et nous fûmes conduits à notre table. Il m'était bien étrange de faire face ainsi au Gryffondor comme si nous étions deux adultes en rendez-vous d'affaires, mais c'était mon univers, mes habitudes, et si je n'étais pas non plus à l'aise comme d'habitude, je reprenais un peu de ma hardiesse. Je lui lançai d'ailleurs un regard approbateur - le premier véritable depuis qu'il était arrivé, et si j'en ressentis quelque chose sous ma peau, je ne laissais rien paraître - avant de contempler la taille, de me mettre à mon aise, puis nous commandâmes. J'eus une petite moue de dégoût lorsqu'il commanda de la Bièraubeurre - ne pouvait-on pas, franchement, se contenter de champagne ? Les bulles étaient tout de même bien plus délicates - et lorsqu'on m'apporta mon verre d'eau je le fis remporter en cuisine car je décidai que je le désirai avec « des gouttes de citron à l'intérieur ; et bien frais mais sans glaçons, j'y tiens ».


- Alors, tes premières impressions ? Rassure-toi, je ne vais pas te manger, ce n'est pas dans mes manières, dit-il, brisant le silence que je prenais un malin plaisir à laisser ainsi. On trinque à quoi ?

J'eus un sourire faussement amusé - tiens donc, qu'il s'avise de me toucher !... - et trinquai avec lui. J'étais dans une bonne lancée ; il ne fallait surtout pas que je faiblisse. Easter n'était qu'un adversaire comme les autres, je pouvais le voir comme un investisseur de mon père à qui je devais plaire, que je devais à la fois convaincre de mon intelligence et amadoué de mon charme délicieux. C'était un jeu, encore un. C'était quelque chose que je savais faire, bien sûr, il ne fallait pas en douter ! Mais : c'était un jeu auquel je n'avais pas l'habitude de jouer dans cet état, fragile, facilement déstabilisée, tout simplement parque Hadrian Easter dégageait quelque chose de trop fort pour que j'arrive à y résister. Curieusement - et cette pensée me remit mal à l'aise - c'était quelque chose que je n'arrivais pas à expliquer à Papa dans mes lettres. J'avais beau lui décrire en long, en large et en travers les mauvaises manière du dernier des Easter qui se plaisait à parader comme un coq, il m'était impossible de décrire un peu plus ce que je... ce qu'il se passait, ces picotements, mon coeur qui s'accélérait, l'impression que j'étais fait de pierre quand il me regardait, ou les bafouillements que je pouvais produire en sa présence, chose qui ne se produisait jamais.

- Trinquons à ton mauvais goût qui n'est pas si prononcé que ça, dis-je en souriant et en levant mon verre. Cet endroit est très appréciable.

Je bus et l'eau fraîche et citronnée coula le long de ma gorge en même temps que coulait dans mes veines ces petits picotements bien familiers : ce que je ressentais dans ce genre de situation, quand je pouvais être la petite reine du moment, la jolie petite fille de bonne famille qu'on avait envie de brandir comme un trophée parce qu'elle était jolie et bien habillée, mais parce qu'elle avait de l'esprit et les yeux bien trop vifs pour qu'on croie une seconde qu'elle n'était que jolie. Ils nous apportèrent la carte et je choisis les mets les plus alléchants et les plus travaillés ; avant de la reposer avec un sourire et de vriller mon regard dans le sien. Il y avait quelque chose dans ses yeux, le dessin de ses sourcils, le carré de sa mâchoire et les courbes de ses lèvres qui me fascinait, mais j'étais à même de le comprendre et de le dompter pour l'instant - il fallait absolument que j'en profite.

- Puisque c'est un dîner officiel, tu n'échapperas pas à quelques sujets de conversation officiels eux aussi, repris-je sans me départir de son regard. Allons, raconte-moi un peu, Poudlard c'est bien joli (dis-je avec dédain) mais comment envisages-tu l'après Poudlard ?

Comme ils nous apportaient les premières assiettes, je me redressai légèrement sur ma chaise et lançai un regard supérieur au serveur, bien qu'aimable - plus que jamais je reprenais du panache et asseyais une fois de plus ma supériorité sociale, retrouvant ma place que j'avais un instant égarée.

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@Hadrian T. Easter a écrit:
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MessageSujet: Re: I got poison... I just might bite you (H. E.)   Sam 8 Oct - 14:58

J'avoue que je ne comprenais pas Anthéa. Enfin, le pire était sûrement le fait que je ne comprenais même pas moi-même. Dans le sens où elle incarnait tellement le genre de filles que je détestais par dessus-tout, ces filles nées avec une cuillère en argent dans la bouche et qui ne se privaient pas pour le rappeler à tout le monde et surtout à ceux dont elles estimaient qu'ils n'étaient même pas dignes de les regarder. En fait, je ne les aimais pas parce que même si on venait du même milieu, je n'avais que faire de l'argent et de la naissance de mes potes. Tant que nous avions les mêmes délires, I don't care. Alors que pour parler à Anthéa, il fallait passer un entretien mille fois plus select que pour entrer dans les services secrets américains. Et pourtant, voilà que je me retrouvais à dîner avec la plus grande peste de Poudlard : madame Anthéa Wright, Caprice en personne, duchesse de Pesteland et du comté de Pimbêche-ville, baronne de Chipie-topie et marquise de la merveilleuse région de Je-ne-parle-pas-aux-gueux. Parce qu'il y avait quelque chose qui m'intriguait avec elle.

Je pensais sincèrement qu'elle n'était pas celle qu'elle prétendait être avec tout le monde, précieuse à outrance et qui ne pouvait pas faire pipi dans les mêmes toilettes que tout le monde. Qu'elle prenne soin d'elle, je n'avais rien contre (au contraire) mais elle en faisait trop, tout le temps. Ses journées devaient être épuisantes : ça doit vraiment crever de faire la peste tout le temps ! Ses yeux pétillaient d'un éclat particulier qui faisait qu'ils ne pouvaient être uniquement mesquins. Anthéa ne pouvait pas être juste une peste en chef et j'étais bien décidé à faire tomber les masques.

En tout cas, je la vis se détendre une fois la porte du restaurant franchie : elle était dans son élément. La connaissant, elle devait s'attendre à ce que je l'emmène dans une taverne grivoise, pleine de gueux et de truands, remplis de bière et plein de sueur graisseuse. Je lui demanderais un jour comment elle me voit, comment elle s'imagine ma vie car je pense que ça peut être drôle. Fidèle à elle-même, elle demanda un verre d'eau avec des gouttes de citron, bien frais. Surtout, elle insistait. Enfin cela ne me choquait qu'à moitié vu que Lilian était capable de renvoyer un café viennois alors qu'elle avait commandé un cappucino (une histoire de chantilly et de mousse de lait). Mais Anthéa quant à elle, ne buvait pas de la limonade comme tout le monde, non bien sûr. Car elle n'était pas comme tout le monde, loin de là et elle serait capable de crever les yeux à quiconque oserait le lui dire.


- Trinquons à ton mauvais goût qui n'est pas si prononcé que ça. Cet endroit est très appréciable.

Ah ! Moment important : je venais de remonter d'une marche (une mini marche) dans l'estime de Mademoiselle Wright. Désormais, elle ne m'imaginait plus vivre au fonds d'un taudis, avec une paillasse en guise de lit et la gorge chaude d'une fille en oreiller. Non, j'avoue que je ne sais pas pourquoi je dis ça. Mais à mon avis, je n'étais pas très très loin de l'a priori qu'Anthéa avait de moi. Maintenant, je vivais dans une maison propre avec un vrai lit, de vrais draps et oreillers, et surtout, j'avais du goût pour les restaurants ! Tadaaaam !

J'eus un petit rire en coin et but une gorgée de Bièraubeurre. Quand on nous apporta les menus, je vis les yeux de ma compagne pétiller et j'imaginais bien qu'elle allait choisir les plats les plus chers, ne serait-ce que pour me tester et surtout parce que pour elle, cela signifiait qualité et pas risque d'empoisonnement. Qu'importe, j'ai suffisamment de gallions sur mon compte. Je les réservais évidemment pour une pareille occasion, c'est évident !


- Puisque c'est un dîner officiel, tu n'échapperas pas à quelques sujets de conversation officiels eux aussi. Allons, raconte-moi un peu, Poudlard c'est bien joli mais comment envisages-tu l'après Poudlard ?

Elle me faisait tellement rire ! On aurait vraiment dit une biche lâchée en plein milieux d'une étable de cochons. Pour elle, Poudlard était une formalité à laquelle elle était obligée de se plier – je l'avais deviné rien qu'à sa grimace – mais qu'elle aurait volontiers évité si elle avait pu. J'en venais presque à me demander si parfois, elle ne regrettait pas d'être sorcière car peu de gens et d'endroits semblaient trouver grâce à ses yeux, hormis ceux qu'elle côtoyait aux Etats-Unis.

- Dans l'idéal, j'aimerais bien intégrer une équipe de Quidditch. Par politesse et aussi pour lui montrer que j'étais bien élevé, j'avais bien fini ma bouchée avant de lui répondre. Je ne me vois pas trop bosser toute ma vie au Ministère comme papa. Sinon on verra bien, peut-être que je retournerais aux Etats-Unis, j'en sais rien. Et toi ? Je suppose que tu as hâte de quitter cet endroit plein de bouseux, je l'aguichais d'un sourire taquin.

Il fallait que je la déstabilise le plus possible. Quoi de plus simple quand on s'appelle Hadrian Easter ?


- Allez duchesse soyons honnêtes : qu'est-ce que tu penses réellement de moi ? Direct, pas de détour. Je voulais voir comment elle réagissait face à une telle situation. N'ai pas peur des mots, je te rendrais la pareille après de toute façon.

Autre sourire en coin taquin, clin d'oeil en plus. Je voulais qu'elle comprenne que je n'étais pas là pour enfiler des perles et que tout ceci avait beau l'air d'être un dîner en tout bien tout honneur, j'étais Hadrian Easter et surtout, j'étais en compagnie de la peste en chef des pestes : Anthéa Wright. Je ne devais pas manquer ma mission.

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Âme soeur: Il devra être riche et obéissant.

MessageSujet: Re: I got poison... I just might bite you (H. E.)   Lun 13 Nov - 18:49

Il me fallait bien reconnaître qu’il savait y faire, avec ses grands airs, jouant de la situation comme un chef marionnettiste. Probablement qu’il se délectait de me voir si raide – tandis que moi-même je commençais à bouillir de mon état, toute incapable que j’étais d’être au plus haut de ma forme. Mais ce n’était qu’une question de temps ; comme Papa disait toujours l’important est de savoir rebondir, c’est ainsi que l’on reconnaît les gens les plus habiles. Si je n’aimais pas spécialement les rebondissements, et plutôt les lignes toutes tracées, je savais tout de même y faire, les gens de mon espèce naissaient peut-être dans l’or mais apprenaient tôt à se battre pour leur territoire. C’était sans doute la seule chose qu’Easter et moi avions en commun, la rage de vaincre, bien que la mienne soit d’avantage pleine de panache et la sienne plus irréfléchie, toute à l’image de sa chère maison. Mais le problème restait le même : son flegme tout britannique alors qu’il ne l’était pourtant pas, et cette incapacité que j’avais à le déstabiliser commençait à faire couler dans mes veines un poison violent. Il ne s’agissait que de quelques minutes ou secondes avant que j’arrive à lui planter mes crocs de serpent dans la chair – il devait sans doute prendre un malin plaisir en attendant, mais il ne perdait rien pour attendre.

- Dans l'idéal, j'aimerais bien intégrer une équipe de Quidditch. Il avait pris soin d’avaler sa bouchée – Dieu merci – mais il oubliait tout de même qu’il ne trompait personne, rien que le choix de sa boisson populaire en disait long. J’émis un petit rire narquois, mais poli. Du Quidditch ! Il ne manquait plus que ça. Ce n’était ni plus ni moins que l’équivalent du football moldu et exacerbait au même niveau les ardeurs bovines de la populace.
- Voyez-vous ça !
- Je ne me vois pas trop bosser toute ma vie au Ministère comme papa. Sinon on verra bien, peut-être que je retournerais aux Etats-Unis, j'en sais rien. Et toi ? Je suppose que tu as hâte de quitter cet endroit plein de bouseux.
- Je n’en sais rien, le corrigeai-je, l’air las. Ah oui, et qu’en dit ton père, je suppose qu’il est ravi de ce choix ? Je lui lançai un petit regard moqueur. J’imaginais difficilement qu’Easter père soit heureux de savoir que son fils, en plus d’abandonner les affaires familiales, aille se donner en spectacle devant tout un stade rempli de péquenauds. Bien sûr que j’ai hâte. Mon avenir n’est pas encore tout tracé, j’ai tellement de possibilités ! Travailler avec mon père et faire perdurer l’entreprise familiale est évidemment quelque chose que je souhaiterais respecter. Mais je voudrais aussi y apporter ma petite touche, et me démarquer du lot. En tout les cas, je ne deviendrais jamais une femme au foyer, toute bonne à faire la potiche. J’ai de plus grandes ambitions, appuyai-je en guise de conclusion.

Pas comme ma mère, me retins-je d’ajouter. Cela ne le regardait évidemment pas, et il n’était pas de mon devoir de déshonorer mon nom, bien que Maman n’en porte que le titre. Mais j’avais en horreur le rôle qu’elle jouait, juste bonne à présider des galas et des bals de charité – ce que je voulais bien évidemment faire plus tard pour briller en société, mais certainement pas uniquement cela.


Easter se fendit alors d’une remarque qui me déstabilisa une nouvelle fois – encore, et je le maudis entre mes dents, sentant que mes muscles se tendaient à nouveau. Entre temps nous avions commander les plats et j’avais posé une foule de questions pour m’assurer de la qualité et de la fraîcheur des aliments, pour bien montrer qu’on ne pouvait pas me duper.

- Allez duchesse soyons honnêtes : qu'est-ce que tu penses réellement de moi ? N'ai pas peur des mots, je te rendrais la pareille après de toute façon.

Quel toupet il pouvait avoir ! (Le pire étant qu’au fond, tout au fond de moi, quelque chose frémissait un peu plus à chaque fois qu’il m’appelait de la sorte, comme si j’acceptais la flatterie… Alors que non, je ne l’acceptais pas !) Mais cela tombait à pic : il venait de se pavaner pour la dernière fois, car il venait de m’ouvrir la porte en grand pour que je le remette à sa place. Je fis mine de sourire et ne répondis pas tout de suite, mais bus délicatement dans mon verre avant de m’essuyer la bouche en prenant ma serviette du bout des doigts. On nous apporta les entrées et je jugeai les assiettes avec froideur, comme un chat peu convaincu pour l’instant de la qualité de sa pâtée.

- Eh bien, puisque tu me le demandes, je te promets d’être honnête et de ne pas te décevoir. Mon cher, je pense que tu es un petit fanfaron qui s’amuse beaucoup de ce qu’il dit et ce qu’il fait, et qui adore se regarder faire en plus de tout. C’est tant mieux pour toi, après tout, ton estime a sûrement besoin d’être flattée, et nul ne le fera mieux que toi-même. Mais ce que tu sembles ignorer c’est que cette attitude ne te mènera nulle part – oh, elle t’a sans doute déjà valu de récolter un bon nombre de grâces féminines mais à Poudlard, en valent-elles vraiment le coup ? – et qu’elle ne fait pas du tout de toi un gentleman. Mais au final, le véritable Hadrian Easter ne se montre presque jamais sous tes grands airs. Que doit-on en conclure ? Que tu as peur de montrer qui tu es, ou bien qu’il n’y a pas grand chose à montrer ? Je marquai une petite pause. Je pense que tu te doutes bien de la théorie vers laquelle je penche. Sans broncher, cette fois, je le regardai droit dans les yeux, un léger sourire aux lèvres. J’avais retrouvé de ma superbe ; ainsi, je n’avais plus peur. Malgré tout je ne peux pas t’enlever certaines de tes qualités, tu as été très prévenant avec moi et tu sais bien te conduire quand tu le veux, ce qui est très certainement appréciable.

M’emparant de la fourchette argentée, je piquai dans mon assiette garnie de quelques légumes croquants et joliment présentés, et entrepris d’en mâcher une petite portion. Tout d’un coup l’air me paraissait beaucoup plus respirable. J’étais dans mon élément.

- À toi maintenant, je t’en prie. Mais je te conseille d’essayer de me surprendre, car je sais déjà ce que tu vas dire : enfant gâtée, petite princesse trop dorlotée et trop haut perchée. Je connais l’histoire, vois-tu. Essayons de viser un peu plus loin et plus juste pour une fois.

Toute contente de moi je reposai ma fourchette et attendis, bien droite et sans ciller, le retour du Gryffondor, que je venais enfin de remettre à sa place – pour le moment.[/i]

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Revenons à ma Caprice, duchesse de Pesteland et du comté de Pimbêche-ville.

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MessageSujet: Re: I got poison... I just might bite you (H. E.)   Mer 15 Nov - 18:25

Je comprenais totalement que mes potes ne pigent que dalle au jeu que je jouais avec Anthéa et je vais avouer un truc : moi non plus. Je sais pas pourquoi mais j'étais animé d'une irrépressible envie de la taquiner, de la pousser à bout, juste pour voir ce qu'elle serait capable de faire. Et ça me plaisait beaucoup ! Mener Anthéa Wright en bourrique était devenue mon activité préférée. Heureusement que nous n'étions pas dans la même année, nos salles de cours seraient devenues de véritables no man's land. Des champs de mines. Yes, clairement des arènes romaines. Parce que je savais que c'était un genre qu'elle se donnait ; une image qu'elle renvoyait pour qu'on ne l'embête pas, pour que les filles la jalousent et les garçons la craignent. Sauf que ça ne prend pas avec moi : too bad !

La clé de ce jeu résidait dans le côté désinvolte que je me donnais : ne jamais prendre ses remarques au sérieux. Never. Le côté peste richissime grâce à papa, je le connais. Bon nombre des connaissances de nos parents et de nos grands-parents avaient des rejetons du même genre. Petite info : ça marche aussi avec les mecs. Par chance, nos parents nous avaient suffisamment bien élevés pour qu'avec Lilian et Felton, nous ne devînmes pas d'insupportables capricieux. Pourtant, avec Lilian c'était pas gagné. Je dis pas qu'Anthéa était mal élevée (je pouvais parfois le penser très fort) mais j'imagine qu'elle avait dû développer ce trait de caractère pour combler l'absence de papa chéri, son préféré. J'avoue que Monsieur Andrew Wright était connu des services Easter-Schoonmaker et son épouse également mais pas de la même façon : clairement, April Wright était la parfaite épouse au foyer (Desperate Housewife, you know what I mean) qui brillait par sa transparence et sa totale dévotion à son logis, ses réceptions et un peu à sa famille. Tout le contraire de maman qui n'aurait jamais supporté une telle vie : autant vous dire que je ne serais pas là sinon. De toute façon, ça crevait les yeux : Anthéa parlait tout le temps de son père, à chaque fois qu'elle le pouvait, elle lui vouait carrément un culte alors qu'elle n'évoquait jamais sa mère, à tel point qu'on pourrait croire que celle-ci n'avait jamais existé.

Toutefois, je sentais qu'il y avait peut-être quelque chose de plus : un truc sur lequel je n'arrivais pas à mettre le doigt, something I can't see. C'est bien pour ça que j'attendais beaucoup de ce dîner : Anthéa était à ma merci (et sans rien derrière) et je ne comptais pas la laisser filer à l'anglaise.


- Voyez-vous ça ! Dit-elle en levant les yeux au ciel tout en buvant comme une pimbêche sa citronnade. Mon Dieu, duchesse jusqu'au bout des ongles ; elle en devenait presque une caricature quand elle prenait ses grands airs de madame ! L'avantage est que les caricatures me faisaient rire.

Je n’en sais rien. Ah oui, et qu’en dit ton père, je suppose qu’il est ravi de ce choix ? 

- Je t'informe que mon père est effectivement ravi de ce choix et qu'il compte me présenter à l'entraîneur de l'équipe de Quidditch de Londres, qu'il compte parmi ses amis. Je savais pertinemment que lui raconter ça, c'était comme lui dire que j'allais rencontrer le champion du monde de lancer de troncs d'arbres et que cela lui passait carrément au-dessus à tel point le Quidditch la consternait.

- Bien sûr que j’ai hâte. Mon avenir n’est pas encore tout tracé, j’ai tellement de possibilités ! Travailler avec mon père et faire perdurer l’entreprise familiale est évidemment quelque chose que je souhaiterais respecter. Mais je voudrais aussi y apporter ma petite touche, et me démarquer du lot. En tout les cas, je ne deviendrais jamais une femme au foyer, toute bonne à faire la potiche. J’ai de plus grandes ambitions

- Voyez-vous ça ! Répondis-je du tac au tac avant d'avaler une gorgée de Bièreaubeurre et en la lorgnant par-dessus mon verre. Son idée de travailler avec papa ne m'étonnait pas : quoiqu'elle en dise, elle avait besoin de lui et de la sécurité qu'il lui apportait. Sécurité financière j'entends. Et aussi parce que grâce à lui et au job qu'il lui donnerait, elle pourrait se pavaner avec ses jupes crayons et ses talons de 15 toutes la journée, avec pour impression qu'elle aurait le monde à ses pieds. Le monde étant les pauvres petites gens qui travailleraient pour elle. Je leur adressais immédiatement de nombreuses pensées de courage.

- De plus grandes ambitions ? Tu veux dire arriver à mettre un poulet au four sans qu'il explose ? Bon ok, ma blague était nulle mais je sais pas pourquoi, je me disais que je ne devais pas avoir tout à fait tort. En plus, je parle quelque peu en connaissance de cause : Lilian était tout juste bonne à faire des carbos alors Anthéa... J'imagine que parmi ces ambitions, il y a celle de trouver un mari riche mais pas trop chiant ? Je la toisais en relevant un sourcil, appuyé de mon désormais célèbre sourire en coin. J'en avais tout un arsenal, tous ravageurs.

Le serveur arriva tout juste pour nous apporter les plats et eut droit à un regard douteux de la part de ma Duchesse, qui aurait fait la même tête si on lui apportait de la bave de crapaud en ravioles.


- Eh bien, puisque tu me le demandes, je te promets d’être honnête et de ne pas te décevoir. Mon cher, je pense que tu es un petit fanfaron qui s’amuse beaucoup de ce qu’il dit et ce qu’il fait, et qui adore se regarder faire en plus de tout. C’est tant mieux pour toi, après tout, ton estime a sûrement besoin d’être flattée, et nul ne le fera mieux que toi-même. Mais ce que tu sembles ignorer c’est que cette attitude ne te mènera nulle part – oh, elle t’a sans doute déjà valu de récolter un bon nombre de grâces féminines mais à Poudlard, en valent-elles vraiment le coup ? – et qu’elle ne fait pas du tout de toi un gentleman. Mais au final, le véritable Hadrian Easter ne se montre presque jamais sous tes grands airs. Que doit-on en conclure ? Que tu as peur de montrer qui tu es, ou bien qu’il n’y a pas grand chose à montrer ? Je pense que tu te doutes bien de la théorie vers laquelle je penche. Malgré tout je ne peux pas t’enlever certaines de tes qualités, tu as été très prévenant avec moi et tu sais bien te conduire quand tu le veux, ce qui est très certainement appréciable. 

Elle avait parlé d'un ton suffisant, qui lui allait parfaitement. Malgré tout, je dois bien avouer qu'elle avait plutôt un bon esprit d'analyse. Son hypothèse selon laquelle je n'avais rien à montrer m'arracha un petit rire. Cependant, je dois dire que quelque chose dans ses mots me fit tiquer et je priais pour qu'elle ne remarque rien ; c'eut été le début de la fin sinon. Par contre, j'accueillais avec un très grand enthousiasme ses compliments ! Je pensais même les graver dans le marbre pour que personne n'oublie. Ainsi, je la remerciais poliment d'un hochement de tête. Elle conclut en croquant dans une carotte bien orange, dont la couleur ensoleillait son assiette blanche.

- Je vais t'avouer quelque chose : quand tu auras perdu ton frère aîné pendant six ans, qu'au bout de ces six années de recherches, tes parents finiront par baisser les bras et enterrer un cercueil vide, qu'après l'invasion de Poudlard, tu apprendras que ton frère a potentiellement aidé les Mangemorts à envahir l'école et qu'il est désormais leur ennemi public numéro un et que le jour de la libération par les Aurors, tu apprends que finalement il est en vie, tu réfléchis. Je marquais une pause, en mangeant un bout de mon magret de canard. Je repris une fois ma bouchée terminée. Pendant six ans, j'ai fait comme si je n'avais pas de grand frère, alors oui j'agissais comme un fanfaron comme tu le dis si bien, mais peut-être que je le faisais et que je continue de le faire pour de bonnes raisons. Tout en balançant ce pavé dans la mare, j'avais parlé d'un ton tout à fait calme, sans pour autant être grave. C'est comme si je lui parlais des travaux que mes parents entreprenaient de faire dans l'aile droite de notre manoir.

J'avais délibérément choisi de lui raconter cette histoire alors que beaucoup m'auraient (justement) conseiller de la lui cacher, Miss Wright ne méritant certainement pas qu'on lui conte une telle part du passé Easter-Schoonmaker. Mais je voulais la remettre gentiment à sa place.


- Néanmoins, tu sais que ne pas se prendre au sérieux parfois c'est vraiment agréable. Tu devrais essayer de temps en temps, au lieu de tout vouloir contrôler, dis-je avant de boire une nouvelle gorgée. J'avais fini mon assiette avant elle et pour l'agacer, je m'adossais au mur contre lequel notre table était posée.


- À toi maintenant, je t’en prie. Mais je te conseille d’essayer de me surprendre, car je sais déjà ce que tu vas dire : enfant gâtée, petite princesse trop dorlotée et trop haut perchée. Je connais l’histoire, vois-tu. Essayons de viser un peu plus loin et plus juste pour une fois.

Of course je savais qu'elle me renverrait l'ascenseur ! Mademoiselle aimait trop qu'on parle d'elle, devant elle. Qu'elle se rassure : elle n'allait pas être déçue. Bien trop fier, je me replaçais face à elle, en inspirant pour réprimer le rire qui me montait dans la gorge. Toutefois, je m'assis négligemment dans ma chaise, le bras derrière la tête et bien enfoncé dans mon siège.

- Alors ma chère Anthéa, par où commencer ? Comme tu le souhaites, je vais éviter le côté Duchesse pourrie gâtée et coincée. Je pense que tu es une fille qui se donne un genre, si tu le voulais, tu pourrais être beaucoup plus fréquentable. Et j'ajouterais que je te plais plus que tu ne veux bien te l'avouer. Sur ces mots, je m'approchais d'elle, me penchant au-dessus de la table d'une manière qu'elle jugerait indécente. Et le pire dans tout ça, c'est que ça te rend malade, ça t'énerve de voir qu'Hadrian Taram Henry Easter-Schoonmaker te plais, parce selon toi : nous ne sommes pas du même monde. Mais détrompe-toi ma petite duchesse... J'avais parlé à voix plus basse, comme pour ajouter du mystère et volontairement, je laissais ma phrase en suspens. Ca la rendrait folle.

Je me redressais tout en lui adressant un clin d'oeil malicieux et mutin et finis mon verre. Le serveur revint pour nous retirer nos assiettes vides – ma petite Duchesse avait tout fini, ce qui m'étonna presque.


- Je continue ou souhaites-tu passer au dessert ? N'essaye pas de t'enfuir, mon majordome se ferait alors un plaisir de ramener tes jolies petites fesses sur cette chaise. Je la provoquais encore un peu plus, pour voir sa réaction. Je souhaitais également si elle était capable de s'asseoir sur un dîner auquel je l'invitais. Cupide et pourrie gâtée comme elle était, je voyais mal la Duchesse Anthéa Wright me planter mais j'avais certainement un peu énervé la bête alors s'il le fallait, je serais prêt à jouer les cow-boys pour l'apprivoiser et la dompter. Quand je vous dit qu'entre nous, ça relevait presque des arènes romaines, c'est pas tout à fait faux. Enfin, surtout dans les rêves les plus fous de Miss Wright qui n'espérait qu'une chose : que ses serpents me dévorent sur ses ordres.

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