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Call it magic (Emmy)

 

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 Call it magic (Emmy)

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Chuck Carlton
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Âme soeur: come to me my sweetest friend can you feel my heart again i'll take you back where you belong and this will be our favorite song

MessageSujet: Call it magic (Emmy)   Sam 16 Jan - 19:02


https://www.youtube.com/watch?v=GT6J33_-LNw


Call it magic
Call it true
Call it magic
When I'm with you
And I just got broken
Broken into two
Still I call it magic
When I'm next to you




Ce soir, c'était chez Jack : dès que la nouvelle était sortie, Emmy et moi avions sauté au plafond. Les soirées de Jack étaient les meilleures parce qu'il avait une super baraque, un peu en-dehors de la ville, avec un jardin pas mal où on faisait des grands barbec, une véranda géniale, un salon immense, et en plus de ça ses parents étaient souvent absent. C'était le bon plan, et à chaque fois qu'on y avait fait des fêtes, elles avaient été absolument géniales. C'était drôle, d'ailleurs, je n'y avais pas été depuis la mort de mon frère. Y retourner me fit bizarre tout d'un coup, comme si on me rappelait une nouvelle fois que la vie continuait, que rien ne s'arrêtait, que le monde se foutait bien de la vie de Coop. Que les gens s'amusaient de la même manière, et moi aussi. Mais bon... Je ne répondis rien au regard aiguisé et interrogateur d'Emmy - comment elle faisait ?! - et haussai les épaules. Ca ne valait pas la peine, de toute façon. Je ne pouvais pas lutter.

Le problème, en ce moment, c'est qu'il n'y avait pas que ça contre quoi je ne pouvais pas lutter. Depuis deux semaines environ, je me battais (plus ou moins) contre un truc étrange (plus ou moins), puisque à force de traîner non-stop avec Emmy et de me dire qu'elle était vraiment trop cool et trop mignonne, mon cerveau avait décidé qu'elle était littéralement trop mignonne et trop cool... Et j'avais du mal à penser à autre chose et à vrai dire je n'en avais pas trop l'occasion puisqu'on se voyait tout le temps et que le reste du temps, au boulot ou chez moi, je comatais tranquillement ; sans compter les rêves que je faisais avec elle et qui me laissait le lendemain matin encore plus songeur, sans compter le fait qu'il m'était arrivé de penser à elle pour la première fois alors que j'assouvissais mes envies naturelles... Bref. Oui, oui. J'étais au courant. J'en pinçais pour Emmy, pour de bon, pas juste de loin comme ça. Quand je la voyais, j'avais parfois du mal à digérer mes pensées ailleurs que sur sa bouche ou son corps. Et ça devenait un peu handicapant. Sans compter que quelques soirées auparavant, j'avais senti clair comme de l'eau de roche qu'on aurait presque pu s'embrasser, et du coup, ça me hantait. J'avais envie de l'embrasser, voilà ! C'était con, non ? Je n'étais pas dans le mood, loin de là ; avec Lilian c'était différent, on se comprenait particulièrement et il n'y avait pas d'engagement, on savait très bien qu'on faisait ça parce qu'on en avait envie tous les deux et qu'on se soutenait de la sorte. Mais Emmy, c'était différent.

Autrement dit, j'étais bien dans la merde.

C'était complètement con, en plus, j'avais conscience que rien n'avait changé et que je me sentais bien trop merdeux pour prétendre à une fille comme ça ; que j'avais trop de problèmes dans ma tête pour réussir quoi que ce soit, tout ça tout ça. Mais c'était plus fort que moi, j'étais bien avec elle, et quand j'étais avec elle j'avais juste envie de la prendre dans mes bras et de l'embrasser et de passer ma main dans ses cheveux et le long de ses longues jambes. Bon. Zut.


- Hmmm, hein, quoi ?

Elle venait justement de me parler, visiblement, et j'étais trop perdu dans mes pensées. Devant moi, Emmy agitait deux bouteilles de bière pour que je choisisse celle que je voulais. Je la pris et la suivis en rigolant de sa blague à propos d'une private joke entre nous sur cette marque de bière - bref. J'avais du mal à choisir, oui. C'était bien le problème.

On avait bu quelques coups avec Gwenn avant d'arriver (elle devait nous raconter quelque chose, bref, longue histoire) et on était tous bien euphoriques sans être complètement déchirés non plus ; les gens chez Jack étaient bien aussi et un grand barbec brûlait dans le jardin, si bien que les gens venaient dans la maison juste pour chercher l'alcool au frigo ou la nourriture, mais le reste de la fête se passait plutôt dehors. Je me sentais assez bien, mais j'avais hâte qu'il fasse complètement nuit (en ce moment, la nuit était la seule chose qui me rassurait, c'était les moments où j'essayais de vivre et je buvais et je m'amusais et c'était comme si pendant quelques instants la perspective qu'il n'y ait pas de demain était possible) pour me détendre un peu plus. Heureusement, les gens avaient plus ou moins compris que je ne voulais pas être plaint et pas être questionné, et on m'évitait les questions du type « comment ça va » que je ne supportais plus. Comment ça va ? Qu'est ce que je pouvais bien répondre à ça, sérieusement ?

On arriva au moment où Gwen hurlait après Jack, qui avait visiblement fait tomber des saucisse dans le feu, « je t'avais diiiit de pas les mettre là pourquoi tu m'écoutes jamaaais », ce qui nous lança, Emmy et moi, dans notre imitation légendaire et nous arracha une crise de fou rire sans que les intéressés s'en appercoivent. Heureusement, quelqu'un sauva les saucisses, et l'incident fut vite oublié. Tout le monde mangea joyeusement et j'étais content de l'ambiance de la soirée, c'était un peu posé pour l'instant et je savais qu'il n'y aurait pas de merde, ça changeait un peu, je savais aussi qu'on boirait assez pour être pétés mais de la bonne manière, je savais que j'allais pouvoir me laisser aller sans trop le regretter le lendemain. A un moment, alors que j'étais assis sur une souche dans le jardin et que je trollais un peu la conversation de deux mecs qui parlaient super sérieusement de la crise en Europe, j'eus le malheur de regarder un peu trop la vue sur Londres qu'on avait, l'horizon, la ville tout illuminée dans la nuit parce qu'on était un peu sur les hauteurs, et comme c'était notre genre de paysage avec Coop, je sentis inévitablement l'écrasement chelou à l'intérieur de moi, alors je me levai et rejoignis Emmy et les autres pour lancer un blind-test (puisqu'on avait une revanche à prendre). Evidemment, contre Emmy, notre énergie et moi, les autres avaient peu de chance - pendant près d'une demi-heure on passa notre temps à hurler comme des demeurés dès que les premières notes retentissaient ; même si Gwen et Gemma y mettaient du leur, elles ne réussirent pas à nous vaincre, et on fêta ensuite notre victoire par une tournée de shots qui lança ensuite la musique un peu plus forte et les premières ébauches de danse. Il faisait chaud, à l'intérieur, alors il fit encore plus chaud on se mit à danser ; je finis par aller dehors prendre l'air. Emmy m'avait suivi, et quand je longeai un peu la terrasse, je m'aperçus qu'il y avait une balancelle.


- WOOOOOOW ! Vieeeens, j'adore ces trucs-là !

On s'installa sur la balancelle, qui ne grinçait même pas trop. On était un peu en retrait, le long de la maison, et quelques arbustes nous cachaient à moitié du reste du jardin, où un groupe de personnes étaient restée autour du feu.

- Tu vois que Gemma ne t'en veut pas, dis-je avec un sourire et en choquant ma bière contre celle d'Emmy, et je crois même qu'elle aime plutôt bien Eleanor...

On se mit à ricaner, parce qu'on n'avait surpris une scène plutôt équivoque un peu plus tôt, dans la cuisine.

Emmy se mit alors à me raconter ce qu'elle devait me raconter, à savoir le gros n'importe quoi qui se passait en ce moment à son boulot, avec quelqu'un qu'on avait vu le soir de la soirée déguisée et qui nous avait paru ridicule. Visiblement, il était plus que ridicule et se mettait à dos tout le monde et s'était même engueulé devant tout le service tandis qu'Emmy était restée cachée dans le placard de la pièce pour ne pas montrer qu'elle était là ; enfin bref, gros bordel. La façon dont elle le racontait me faisait encore plus rire, d'ailleurs, et j'étais content qu'il fasse sombre pour que je puisse la regarder sans qu'elle se rende compte que je la matais plus qu'autre chose. Ses cheveux, sa bouche, son débardeur un peu lâche... A un moment elle fit tomber son briquet et se pencha pour le récupérer et j'aperçus sa peau, dans l'ouverture de son haut. Merci bien - non, vraiment. J'avais vachement besoin de ça. Tirant sur ma cigarette comme un malade pour essayer de me calmer, je tentai de relancer un autre sujet histoire que la conversation m'empêche de réfléchir, mais tout me ramenait au même point. Ses jambes toutes fines étaient à moitié sur moi parce qu'on était vautrée sur la balancelle et j'avais envie de les caresser ; j'avais envie de la prendre par la taille et la serrer contre moi ; j'avais envie de lui rouler la pelle du siècle et de me retrouver au-dessus d'elle et de caresser ses cheveux - enfin bref. Un peu l'angoisse. Mais un peu le pied aussi. Je veux dire... C'était facile, et c'était logique. Je le savais. Elle croisa mon regard et me sourit, au même moment. Elle le savait aussi, non ?


- Non mais meuf... On venait de rigoler pour je ne savais même plus quoi. J'ai vraiment envie de t'embrasser.

J'en avais marre de tourner autour du pot - voilà. Je cédais tranquillement, parce que je n'avais pas envie de me battre, pas plus que ça. J'avais envie de m'écouter.


- Je peux ? Elle me regardait avec ses grands yeux, complètement surprise et je savais, même si il faisait sombre, qu'elle devait être toute rouge, alors que moi je souriais et je sentais qu'un truc se décompressait tranquillement à l'intérieur de moi. Comme elle avait bafouillé oui en s'étouffant à moitié, j'eus un petit rire et je me penchai vers elle - enfin. Après quelques secondes qui me parurent hors de tout, je l'embrassai.

Aussi simplement que ça.

_________________

CHUCK CARLTON
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Emmy Yeats
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MessageSujet: Re: Call it magic (Emmy)   Sam 16 Jan - 23:48

♪ ♫ ♪

«'Cause I felt melting magnets, babe
The second I saw you through half-shut eyes

(...)

Uh-oh, dancin' past the point of no return
Let go, we can free ourselves of all we've learned
I love this secret language that we're speaking
Say it to me, let's embrace the point of no return
Let's embrace the point of no return
Let's embrace the point of no return. »


C’était comme le manège de fête foraine, la tour où on montait lentement, lentement, lentement, pour arriver tout en haut et attendre la chute, terrifiante et excitante en même temps, celle qui allait retourner la poitrine. Chuck se pencha, et je compris que la chute était là, dans quelques secondes tout au plus, et que je ne pouvais pas revenir en arrière. Que je ne voulais pas revenir en arrière. Jamais.

***

J’avais toujours aimé l’ambiance des soirées chez Jack. Sa maison me plaisait particulièrement, parce qu’elle était un peu loin de la clameur de Londres, et qu’elle avait quelque chose de calme et de chaleureux. Les moments qu’on y passait étaient ainsi, en tout cas. Le grand jardin était toujours agréable, surtout l’été, mais en même temps le dernier m’avait laissé un petit goût amer, qui avait teinté les soirées ici d’une aura particulière. Je n’avais rien dit à Chuck, mais j’étais heureuse qu’il vienne à la soirée ce samedi, parce que ça allait pouvoir rattraper un peu les occasions qu’on avait manquées, et ça me faisait plaisir. J’avais la sensation que les choses redevenaient doucement ce qu’elles avaient été, auparavant. Chuck était revenu dans notre groupe, et même si l’ambiance était particulière parfois, car nous n’étions pas dupe, c’était agréable de faire comme tel, de temps en temps. Surtout… Je voyais que Chuck appréciait cela aussi. Plus je passais des moments avec lui, plus je sentais qu’il avait juste besoin de rester à la surface, pour respirer, et que ces moments de flottement étaient la meilleure façon de lui redonner le sourire. Et j’aimais beaucoup, quand il souriait, d’ailleurs.

J’étais retournée au travail un peu songeuse. Mes congés m’avaient paru trop courts, et beaucoup trop agréables, et j’avais envie de les prolonger encore un peu… Mais les responsabilités me rattrapaient, et il fallait bien s’y remettre. J’étais assez volontaire et enthousiaste pour m’en sortir et trouver le meilleur côté de ce que je faisais, ce qui rendait mon travail beaucoup plus simple. Même si je n’allais pas me mentir, je m’amusais beaucoup plus quand je sortais ou quand j’allais à mes cours de théâtre. J’avais été moins assidue cet été, parce que je n’avais pas trop le cœur à ça, mais depuis le début de septembre, je me sentais remontée à bloc. Ça me faisait du bien de retrouver ces sensations familières qui m’épanouissaient autant, et j’étais déjà impatiente de la représentation que nous étions en train de monter pour Noël. Le reste de mon temps libre que je ne consacrais pas au théâtre, et bien, je le consacrais… A Chuck, probablement. Nous passions littéralement la moitié de nos vies fourrés ensemble, à sortir en soirées, à traîner à son appart, à aller à des matchs de Quidditch ou au cinéma, bref, dès que l’un avait quelque chose à faire, l’autre était généralement de la partie. Ça me ravissait, parce que j’adorais la compagnie de Chuck, mais en même temps, j’avais l’impression que ça n’arrangeait pas trop mon… Problème ?

Enfin, ce n’était pas vraiment un problème, n’est-ce pas ? Simplement… J’avais l’impression de m’être emportée un peu trop dans mon affection pour Chuck, comme si j’avais glissé un peu trop loin, et qu’il fallait que je revienne légèrement en arrière, sauf que c’était carrément plus simple de glisser que remonter dans le sens inverse, et bref, c’était… Compliqué. Enfin, c’était bizarre. Je ne savais pas trop. A vrai dire, je ne voulais pas trop savoir. Ça avait commencé à cette soirée où j’avais senti distinctement que j’avais eu envie de l’embrasser, sans trop comprendre le pourquoi du comment, et depuis, cette vision me restait un peu coincée dans la gorge. C’était comme si tout à coup je pouvais tout voir sous un prisme différent, et parfois, il m’était bien difficile d’en changer. Qu’est-ce qui me prenait ! Chuck était toujours Chuck, nous avions toujours été proche sans aucune ambiguïté, rien n’avait changé ! Bien sûr, je l’adorais, parce qu’il me faisait rire à chaque fois qu’on se voyait, que j’aimais son je-m’en-foutisme qui cachait autre chose, la manière dont il mettait toujours à l’aise les gens, son charisme, et puis oui bien sûr qu’il était beau, je l’avais toujours trouvé beau d’ailleurs, il avait des yeux brillants et un sourire adorable et… Et… Et voilà qu’une nouvelle fois, je glissais, emportée par je ne sais quoi.

Mais ce n’était pas le moment de penser à ça. La soirée battait son plein, et j’étais sereine, comme à chaque fois qu’on partageait ce genre de moments. Ce début du mois d’octobre était doux, le ciel était dégagé et il faisait frais mais ce n’était pas désagréable. Le barbecue dégageait un peu de chaleur aussi, et j’avais simplement ma chemise à carreaux par-dessus mon débardeur pour me tenir chaud. Je riais avec Gemma en mangeant les saucisses, parce que comme toujours ça partait en blague salace. Chuck en rajouta une couche, comme à son habitude, me faisant prendre un nouveau fou rire. En relevant la tête de mon assiette, mon regard accrocha celui de Chuck, et je me fis la réflexion que j’aimais la manière dont ses yeux se plissaient quand il riait, le froncement que ça faisait entre ses sourcils, et qu’il était quand même super mignon et… La sensation dans le bas du ventre recommença, me donnant envie de rougir. J’étais gênée et perdue, mais en même temps, mon cœur s’agitait doucement et c’était agréable… Je savais que je m’enfonçais en acceptant de ressentir cela, mais en même temps, je n’avais pas envie de m’en empêcher. Ce n’était rien de grave, après tout, j’appréciais juste Chuck, énormément et… Peut-être que ça pouvait un peu me monter à la tête. Ça allait passer. Ce n’était pas comme si Chuck était dans le même état d’esprit que moi de toute manière… Du moins, j’essayais de m’en convaincre, parce que sinon l’équation devenait trop compliquée.

C’était tout de même ironique. Chuck était toujours le premier à se moquer de moi parce que je ne captais jamais si je plaisais à un mec en soirée, et à chaque fois que je ratais des « signes évidents », il passait derrière pour le souligner d’un air goguenard. Pour une fois, j’avais bien envie de lui demander : mais putain je suis con et tu as aussi envie de m’embrasser ou je suis en train de devenir dingue ?

Heureusement, on se lança dans un blind-test qui me sortit un peu de mes pensées embrouillées, et hurler à tue-tête s’avéra presque cathartique. La suite continua toute seule, comme toujours, et je me laissai porter. J’avais un peu bu, ce qui me réchauffait délicieusement la poitrine et tournait un peu ma tête. L’ambiance était festive mais à la fois posée, parce qu’on n’était pas trop nombreux et qu’à part Gwen et ses élans dramatiques, tout le monde avait l’air plutôt détendu. J’aimais ces moments un peu à part, où plus rien ne m’inquiétait vraiment, et ils étaient sacrés pour moi. Je jetai un coup d’œil à Chuck qui dansait sur cette chanson qu’on aimait bien tous les deux, et j’eus un sourire. Pour lui aussi, c’était spécial, non ? Je sentis que je riais malgré moi, simplement heureuse. Je n’inspirais qu’à ça finalement, à ce qu’on partageait, à être avec lui, peu importe la manière ou la relation… J’étais heureuse et je ne voulais pas que ça s’arrête.

On s’éclipsa d’ailleurs tous les deux dehors pour prendre l’air, et Chuck repéra une balancelle, ce qui nous excita comme des gamins parce que c’était trop callé, et on se posa avec nos cigarettes et nos bières. Bien vite, nos habitudes s’installèrent. La manière de discuter, les piques, les blagues, les tournures de phrases ; tout était bien à nous. Je connaissais ces détails par cœur, et en même temps à chaque fois c’était tellement particulier et différent que je me faisais à chaque fois la réflexion que jamais je ne pourrais me lasser de sa compagnie. A ce moment-là, on se mit à rigoler, et encore une fois je regardais ses yeux rieurs et je laissais la chaleur se répandre en moi, souriant parce que je ne pouvais simplement pas m’en empêcher.


- Non mais meuf... J'ai vraiment envie de t'embrasser.

Si j’avais été en train de boire ma bière, j’aurais probablement tout recraché sur le coup de la surprise. Je sentis instantanément mes joues devenir écarlates, et incapable de parler, je fixais Chuck qui souriait, tout content, tout… Serein. Mais… J’avais bien entendu ce qu’il venait de dire ou ?...

- Je peux ?

Je peux ?

Bien sûr qu’il pouvait, comment avais-je pu me poser la question ces derniers jours, stupidement, à débattre, quand la vérité était si simple et si parfaite en même temps… Bien sûr qu’il pouvait m’embrasser, je n’avais envie que de ça. J’étais en haut du manège, toute prête à sentir la chute, et je n’arrivais pas à ordonner mes pensées, à réaliser que oui, oui Chuck venait de me demander s’il pouvait m’embrasser, et que je venais de répondre un « oui » ridiculement étouffé par mon souffle court, et mon dieu, c’était réel, il allait vraiment le faire ?! Au moment même où je me demandais si j’avais trop bu et mal compris, Chuck eut un petit rire, et je ne pus m’empêcher mon cerveau de crier mais putain qu’est-ce que je l’aime, je l’aime tant ! ; l’instant d’après, Chuck se pencha, et moi aussi, parce qu’il n’y avait plus que ça à faire, à me laisser porter, glisser, comme je le faisais depuis un bon moment déjà… J’étais en haut du manège, et puis, tout à coup…

Je sentis que ma poitrine était aspirée puis contractée, et tout se relâcha et se serra en même temps. C’était tout simple et à la fois bouleversant, parce que c’était tout ce que je n’avais pas osé imaginer, et à la fois tout ce qui me semblait évident. Ce n’était pas comme cette fois-là, au bord de la piscine… C’était vrai, je le sentais bien. J’avais l’impression d’avoir bu cul-sec tout une bouteille, parce que tout à coup ça faisait chaud partout, dans les moindres parcelles de mon corps, et j’avais l’impression de me prendre en pleine figure quelque chose de trop fort… Et putain, ce n’était qu’un simple baiser, comment allais-je survivre à la suite ? Comme pour me prouver que j’allais en effet ne pas y survivre, Chuck glissa sa main dans ma nuque, rapprochant encore plus nos visages… Tout mon corps vibra, et suivant mon instinct, ma main se posa sur sa poitrine, là où son teeshirt découvrait le bas de son cou, et je sentis que mes doigts se refermaient sur le tissu, dans un geste étrangement possessif. Nos lèvres se cherchaient, et à chaque fois que Chuck m’embrassait à nouveau, j’avais l’impression qu’en moi un rugissement s’intensifiait… Je me penchai un peu plus, pour nous rapprocher, quand je poussai un cri de surprise qui rompit notre baiser. La bière que je tenais dans mon autre main s’était renversé sur nous.


- Oh, merde, m’exclamai-je malgré moi.

Je relevai les yeux vers Chuck, le regardant pour la première depuis… Depuis ce qui venait à peine de se passer, et il avait un sourire tellement gigantesque que je me demandai s’il n’allait pas se coincer la mâchoire, et ça me fit tellement rire, ça, ma maladresse, nos baisers, l’inattendu de la situation et en même temps sa simplicité… Je me mis à rire, et Chuck aussi, laissant libre cout à un fou rire à la fois nerveux et libérateur. J’envoyais valser la bière au loin sans trop me poser de questions, parce que je n’avais pas le temps de la poser tranquillement parce que j’avais encore envie d’embrasser Chuck, et il riait encore, il était tellement beau et tellement mignon et tellement… Tellement lui, c’était plus fort que moi, et je le pris de court en me penchant à nouveau pour l’embrasser, mes deux mains de chaque côté de son visage, sentant sa peau sous mes doigts, me faisant sourire encore plus… L’une de ses mains se glissa sur ma taille, là où mon débardeur était ouvert, et je frissonnai violemment. Pour toute réponse, je m’appuyai encore plus contre lui, et cette fois-ci, je ne me posais plus aucune question ; je m’embrasai trop pour me retenir, et j’attaquai les lèvres de Chuck avec plus de ferveur, parce que je voulais sentir la chaleur de ses lèvres me bruler.

Tout tapait tellement fort, j’avais chaud, mais impossible de m’arrêter, c’était trop et pas assez en même temps. L’une de mes mains chercha celle de Chuck, et je la serrai fort, liant nos doigts. Je ne sais pas combien de temps nous nous embrassâmes, mais à chaque fois que je voulais m’arrêter, je voulais encore, et finalement parce que je n’avais plus de souffle, je m’écartai légèrement, sentant que je souriais de tout mon être. Un peu intimidée, je jetai un nouveau regard à Chuck, et je ricanai à nouveau, comme une enfant prise sur les faits. Puis, parce que j’en mourrais d’envie, je me penchai vers lui, et le serrai dans mes bras, tout simplement. Je le serrai fort, parce que j’étais toute chamboulée et à la fois à moitié hystérie, heureuse, perdue, soulagée, je ne savais pas, j’avais presque peur en même temps, parce que malgré tout, j’avais embrassé Chuck, et… Et ensuite ?

Mais cette étreinte était tellement simple qu’elle balaya mes doutes doucement, les envoyant valser dans le tourbillon de mes émotions, et je sentais que mon cœur volait littéralement dans ma poitrine que Chuck faisait chavirer.

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I want you to want me again »



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Chuck Carlton
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MessageSujet: Re: Call it magic (Emmy)   Dim 17 Jan - 18:26

J'avais envie de rire, parce que je sentais Emmy complètement fébrile, désordonnée, le souffle court ; moi je sentais juste que mes lèvres ne voulaient pas arrêter de sourire quelque chose gronder et grandir dans mes entrailles, mais d'un autre côté je me sentais tellement relax, enfin, depuis le temps... Et sans avoir rien pris en plus, juste comme ça, parce ça y'est, j'allais embrasser Emmy, j'allais satisfaire en partie mes fantasmes, ça arrivait, comme ça, sans obstacle ni rien. C'était simple, et je crois que la simplicité en ce moment était à peu près tout ce qu'il me fallait. On avait presque du mal à s'embrasser pour de bon tellement on était partagés entre l'envie de rire, en même temps, et plus mes lèvres piquaient des baisers sur les siennes plus ma main remontait dans ses cheveux - enfin - et plus je la sentais s'agripper à moi, se rapprocher, saisir mon t-shirt et devenir de plus en plus incapable de gérer quoi que ce soit. Je me demandais ce qu'elle en pensait, si elle était surprise ou pas au fond, ou bien si elle le savait très bien, comme moi...

Quand quelque chose inonda mes cuisses (... Tss tss), on s'écarta quelques secondes pour voir qu'Emmy avait, avec sa maladresse habituelle, renversé sa bière, ce qui nous arracha un fou rire - et j'avais envie de me moquer d'elle mais mine de rien je n'étais pas si détendu que ça... Ca s'intensifiait, et dans la pénombre, les éclats que me lançaient les yeux d'Emmy me rendaient fou. Je me demandais si elle devinait tout ce que j'avais envie de lui faire, ou bien si elle croyait que j'étais seulement au stade d'avoir envie de l'embrasser, juste comme ça.

Visiblement, un peu, parce que c'est elle qui se rejeta sur moi alors que je la regardai droit dans les yeux en souriant et qu'il y avait seulement un tout petit espace entre nos lèvres, que je faisais exprès de maintenir pour l'instant. Comme elle m'agrippa le visage cette fois, mes gestes répondirent avec plus de force et je glissai ma main dans le côté de son t-shirt pour sentir sa peau et cette fois c'était comme si mes entrailles avaient complètement pris feu, que je ne gérais plus rien - tout mon corps se tendait, mon coeur s'accélérait, mon cerveau tournait en boucle sur un seul et même sujet : Emmy. Si je m'étais toujours demandé comment elle embrassait - ben, oui, d'autant plus qu'on avait souvent parlé de nos expériences, du fait qu'elle ait pas eu de mec, etc, du coup je ne pouvais pas m'empêcher de me demander comment elle se démerdait - j'avais ma réponse, et une sacrée réponse ; j'avais déjà les lèvres en feu tellement les siennes me réveillaient de l'intérieur, et je savais déjà qu'il faudrait une putain de bonne raison pour que j'arrête de l'embrasser et de la tenir dans mes bras. Je ne savais pas si elle sentait comment mes doigts sur sa peau se crispaient, mais moi je savais ce que ça voulait dire : j'avais envie d'elle, c'était peut-être un peu tôt, mais bordel je me retenais depuis un sacré bout de temps, alors j'avais bien le droit de me laisser aller. A la fois, j'avais peur d'aller trop loin pour elle et la brusquer, ce que je ne voulais pas non plus.

On se regarda une nouvelle fois en ricanant comme des demeurés et elle lâcha ma main qu'elle avait agrippée pour me serrer dans ses bras. Je fermai les yeux. Mes tempes bourdonnaient et je n'entendais absolument rien d'autre que les forts battements de mon coeur, et je demandais comment c'était possible de se sentir aussi bien, tranquille, pas parce que je n'avais jamais ressenti ça mais parce que je pensais que ce n'était plus possible. Je me rendis compte alors que je n'avais pas pensé à Coop depuis de longues minutes depuis de longues minutes, que ça ne m'arrivait jamais. J'avais le visage dans les cheveux d'Emmy et je serrais mes bras autour de sa taille, me noyant dans son odeur. Non, je ne voulais pas penser à mon frère, pas maintenant ; je repoussai doucement l'image, persuadé qu'il serait heureux pour moi de toute façon.

J'avais juste envie d'être heureux, là, maintenant.

Quand Emmy se redressa un peu je me sentis presque déçu parce que j'aurais pu rester à l'abri dans ses bras pour tout le reste de la soirée - mais ça dura un quart de seconde, le temps que je me souvienne que, ça y'est, j'avais le droit de l'embrasser et de lui faire tout ce que je voulais, et je me jetai sur ses lèvres en serrant sa taille contre moi, en mordant le haut de sa lèvre et en fermant les yeux. Cette fois, c'était plus possible ; mon corps entier était en train de mourir et mon coeur avait explosé... Il y avait longtemps que j'avais envie que cette sensation revienne, ça faisait un bien fou... Je ne sais pas combien de temps il se passa - je ne savais plus rien et je m'en foutais sévère - mais je m'en rendis compte, la tête un peu en vrac, tout d'un coup, que ma main avait carrément glissé dans son dos sous son t-shirt et s'étalait sur sa peau tiède comme si j'espérais m'incruster dedans. J'adorais la façon qu'elle avait de rapprocher et de coller sa tête tout doucement contre la mienne avant d'attendre une demi-seconde et de saisir ma nuque ou mon cou et de m'embrasser avec ardeur, j'adorais tout ce qu'elle faisait, son visage contre le mien, ses jambes... Ses jambes. Bon. J'étais complètement en train de partir en vrille, mais tant pis. Je ne pouvais pas m'arrêter, et ce n'était pas de ma faute, mais celle d'Emmy. Elle aussi avait glissé sa main sous mon t-shirt et j'avais l'impression que je ne pourrais plus jamais respirer de ma vie, donc bon : c'était donnant-donnant. Je sentis ma main glisser de son dos vers le bas du dos et passer le long de sa cuisse, puis de sa jambe - heureusement qu'il faisait sombre et qu'elle n'était pas entièrement collée contre moi, parce que, bon. Voilà. Quand mes doigts se serrèrent sur sa cuisse, je l'attirai doucement mais fermement vers moi, sans m'arrêter de l'embrasser. J'avais envie qu'elle s'assois face à moi, sur moi, et merde, j'espérais qu'elle n'ait rien contre, parce que sinon j'allais crever, tout simplement. Quand je la sentis répondre à mon geste, je vis son décolleté se rapprocher de moi et son souffle se faire encore plus court - c'était la fin. La fin.

Comme on s'embrassait de plus belle, je ne sais pas qui en premier pouffa de rire mais au final on éclata de rire tous les deux et on arrêta de s'embrasser, front contre front, en se marrant comme pas possible.

J'en profitai pour caresser sa mâchoire du bout des doigts avant d'embrasser l'autre côté de sa mâchoire et de descendre dans son cou, puis de l'embrasser à nouveau. C'était pas possible... Pas possible qu'elle me fasse ressentir ça, aussi fort, pas possible que j'y résiste ! Oh, merde, cette fois, on avait vraiment basculé...


- EMMY ET CHUCK VOUS ÊTES OÙÙÙùùùÙÙÙùùùùùùÙÙÙ ???!!!

La voix de Gwen (visiblement complètement pétée), assez proche, nous arrêta -

- VENEEEEZ ON FAIT LES CHAMALLOWS SUR LE FEUUUU !

Il y eut ensuite un cri et un bruit d'arbuste, ce qui nous laissa présager que Gwen venait de se vautrer - le fou rire reprit de plus belle.

Merde, on avait l'air con maintenant, on allait rejoindre les autres et... Et c'était écrit sur notre visage ?


- Bonne chance, madame tomate, ricanai-je alors en me levant à contrecoeur en soulevant Emmy de mes genoux, en l'attrapant par la taille, pour la faire se lever doucement en même temps que moi. Inutile de préciser qu'on pouvait probablement cuire des oeufs sur ses joues, et moi je devais avoir l'air complètement azimuté ; on pouvait clairement repasser pour la discrétion...

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CHUCK CARLTON
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Emmy Yeats
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MessageSujet: Re: Call it magic (Emmy)   Lun 18 Jan - 22:38

♪ ♫ ♪

« Send me the one for me I might as well be in a garden
I said, I
The smell in the air is a dripping rose

(You can be the one for me)
Another soul to meet my void then

Of anything bare that's made of gold
A physical kiss is nothing without it
And you close your eyes to see what it's done
The body that lies is built up on looking

Cause all that remains before it's begun
You gotta know, I'm feeling love
Made of gold, I'll never love her
Another one, another you
It's gotta be love I said it. »



Mes pensées étaient embrouillées. Mais ce n’était pas cet amas oppressant de fils emmêlés, c’était plutôt cet état de flottement où tout se mélangeait, mais ce n’était pas terrifiant, au contraire… C’était comme tout ce qui me rendait heureuse remontait à la surface de mon cerveau, et j’avais l’impression d’irradier ce bonheur si simple. Chuck était encore dans mes bras, et je me demandais combien j’avais voulu le serrer ainsi contre moi, parce que c’était plus fort que moi, parce que… Parce qu’il me plaisait tant, finalement, et je ne savais pas pourquoi j’avais repoussé l’évidence alors qu’elle était si parfaite. Elle ne me faisait pas peur.

Je m’écartai légèrement de Chuck pour le regarder, mais il ne l’entendit pas cette façon et m’embrassa à nouveau. Quand ses dents se pressèrent sur ma lèvre supérieure, je sentis une telle vague de frissons se propager le long de mon corps que ma tête me tourna un peu… Je me serrai encore plus contre lui, attrapant son dos, sa nuque, ses cheveux, tout ce que je pouvais toucher. Son parfum était partout autour de moi, du bout de ma langue à mes doigts, et j’avais le cœur qui battait tellement fort que ça me faisait presque mal à la poitrine. Chuck ne me laissait pas vraiment de répit, sa main dans mon dos, sur ma peau, puis bientôt qui descendit le long de ma jambe… Si j’étais fébrile, je sentais aussi que ses gestes étaient aussi pressés, un peu éparpillés, dès que je caressais sa peau je sentais distinctement sa respiration s’emballer un peu plus. C’était moi qui lui faisais cet effet, je le savais, et en même temps ça me paraissait presque improbable. Je ne pensais même à me comparer, mais simplement, je me demandais comment moi, juste moi, j’arrivais à le rendre aussi… Empressé. Je n’étais pas la seule qui perdait tous ses moyens, et tout ce que je ressentais, je le savais, Chuck le ressentait aussi. C’était la plus agréable des sensations. Quand Chuck m’attira contre lui, je crus que j’allais véritablement prendre feu et que mon cœur s’était transformé en une explosion de paillettes. Plus j’embrassais Chuck, plus je souriais, et je sentais sous mes lèvres les siennes qui s’étiraient aussi, ce qui me rendait encore plus folle si c’était possible.

Et à chaque fois que je pensais que j’allais avoir un instant pour me calmer, Chuck recommençait… A peine je reprenais mon souffle en riant, mon visage tout contre le sien, que déjà il s’attardait sur ma mâchoire, dans mon cou, et l’air me manquait tant ma respiration s’emballait. J’aurais pu rester des heures ainsi…

Ce que Gwen entendit d’une autre oreille.


- EMMY ET CHUCK VOUS ÊTES OÙÙÙùùùÙÙÙùùùùùùÙÙÙ ???!!!

Sérieusement, là, maintenant, pendant que je vivais un peu le moment de mes rêves ?

- VENEEEEZ ON FAIT LES CHAMALLOWS SUR LE FEUUUU !

Pour couronner le tout, on entendit clairement Gwen se casser la gueule, ce qui nous fit beaucoup rire. Mon cœur papillonnait dans ma poitrine. Je jetai un coup d’œil à Chuck, tout aussi hilare que lui. Et maintenant ? Qu’est-ce qu’on allait faire ?

- Bonne chance, madame tomate.

Je laissai Chuck me reposer sur sol – à contrecœur – et je portai mes mains à mon visage. Mes joues étaient brûlantes, et je rigolais, un peu gênée, mais amusée du surnom. En jetant un coup d’œil à Chuck, je vis qu’il n’en menait pas large non plus, et, ignorant les bruits de pas de Gwen qui se rapprochait, je lui piquai à nouveau quelques baisers hâtifs et rieurs avant de finalement accepter que l’on s’écarte pour de bon. On repartit vers le jardin, et Gwen nous attendait, époussetant sa jupe en ronchonnant, ce qui me fit avoir un fou rire à nouveau. Je l’attrapai par l’épaule et posai un baiser sonore sur sa joue, la laissant perplexe. Après tout, c’était bien elle qui m’avait présenté à Chuck il y a quelques mois, et j’étais tellement emplie de gratitude que j’avais envie de crier à tout le monde que je les aimais. Bras dessus bras dessous avec Gwen, on se dirigea vers le barbecue, et je jetai un regard un arrière vers Chuck qui marchait derrière, un peu en retrait, l’air ignare. Nos regards se croisèrent, et j’eus un grand sourire, parce qu’il était beau et que j’avais envie de l’embrasser encore et de –

- AAAH ! m’exclamai-je, me prenant les pieds ou glissant sur je ne sais quoi, me vautrant par terre devant tout le monde en manquant d’entraîner Gwen avec moi.

Je me relevai rapidement, les joues encore plus rouges, un peu contrarié, parce que je savais que le « je te fais tellement d’effet que tu ne sais plus marcher » allait probablement tourner en boucle dans la bouche de Chuck pendant plusieurs semaines. Il était d’ailleurs mort de rire, tout comme les autres, parce qu’il avait fallu que je me crashe vraiment devant tous les gens autour du barbecue qui nous regardait arriver… Bon, bon, ok, clairement, je n’avais pas tout à fait mon esprit concentré. La faute à qui ! Je m’assis sur une chaise tandis que Chuck s’affalait à moitié à côté de moi, attrapant cinq  chamallows d’un coup dans le paquet pour les faire griller. Ma tête bourdonnait, et j’avais du mal à suivre les conversations, mais je pris avec plaisir la bière que Gemma me tendit avec un air quasi-suspect. Je m’étais déjà fait cramer ou quoi ?!

Il faut dire que les autres ne nous aidaient pas trop. Jack plaisanta sur le fait que je devais visiblement me tenir trop près du feu parce que j’étais cramoisi, ce qui fit partir Chuck dans un fou rire pas possible et par la même occasion me faire piquer un nouveau fard au milieu de mes ricanements. L’alcool commençait à se mélanger encore plus à mon euphorie, et j’avais l’impression de définitivement flotter… J’appuyai l’un de mes chamallow collant sur le nez de Chuck, ce qui nous fit beaucoup rire, visiblement trop parce qu’on commençait à nous regarder comme si on était les derniers des demeurés, mais ça m’était égal. Malgré moi, toute mon attention était braquée sur Chuck, j’avais envie de le dévorer du regard – et des lèvres – et notre proximité, l’alcool, les coups d’œil qu’il me jetait, ça n’arrangeait rien à la situation… Les flammes du barbecue éclairaient son visage et le faisait briller encore plus, et Chuck était tellement… Sexy, oui, sexy, que je sentis quelque chose s’emballer tout en bas de mon ventre, me laissant clairement confuse et presque intimidée. J’avais chaud, partout à l’intérieur, et je voulais simplement recommencer à embrasser Chuck autant que je le voulais. Finalement, l’occasion se présenta d’elle-même quand on retourna à l’intérieur pour danser, et que je sautai sur l’occasion pour « chercher des bières dans la cuisine » avec Chuck…

A peine Chuck eut fermé la porte de la pièce que je sautai à moitié sur lui en riant, cherchant avidement ses lèvres tout en pouffant de la situation. Ses lèvres étaient douces, et sa langue avait un goût sucré qui me fit rire. J’enroulai mes bras autour de sa nuque pour me presser encore plus contre lui, cherchant plus que jamais sa proximité qui me rendait folle… Et déjà je sentais ma poitrine qui se soulevait irrégulièrement, mes jambes qui tremblaient un peu… Bref, l’effet que Chuck me faisait était instantané. J’entendais dans le salon à coté les gens qui riaient et dansaient, et sans trop comprendre pourquoi, je sentis que ça rajoutait un cran à la tension délicieuse qui m’envahissait. J’étais dans ma bulle, un peu cachée, consciente que n’importe qui pouvait rentrer à ce moment, mais en même temps je m’en fichais parce que je ne voulais pas m’arrêter d’embrasser Chuck, et vu la façon qu’il avait de me plaquer contre cette porte, eh bien… Je n’étais clairement pas la seule de cet avis.


- Est-ce que j’ai l’air aussi bête que toi ? Demandai-je en ricanant, tandis que j’avais écarté un peu nos visages. Chuck avait passé ses bras autour de ma taille, me maintenant tout près de lui, et mes mains encadraient son visage, caressant ses joues. Il avait un immense sourire débile qui me faisait beaucoup rire, mais je me doutais que je ne devais pas être mieux, mais tant pis.

Est-ce qu’il savait, me demandai-je, combien il me rendait heureuse ? Je laissai mes yeux explorer son visage, puis se perdre dans son regard brillant. Je connaissais Chuck… Il n’avait pas vraiment conscience de ces choses-là, surtout récemment, parce qu’il se pensait tellement pourri et perdu… Mais si seulement il pouvait entendre à quel point mon cœur tambourinait dans ma poitrine ! Je voulais tant qu’il sache combien il me faisait me sentir spéciale, chose que je n’avais jamais vraiment ressentie, et combien ses lèvres m’irradiaient d’un bonheur indescriptible. Pendant un instant, les mots trainèrent sur mes lèvres : tu me rends tellement heureuse. Mais sans trop savoir pourquoi, parce que j’étais intimidée peut-être, ou un peu perdue au milieu de mes émotions, je les gardais pour moi, comme un petit trésor. A l’intérieur de moi, tout picotait et me brûlait. Je collai mon visage contre celui de Chuck, frottant nos nez, sentant que je pouffai toujours de rire. J’avais l’impression d’être hors du temps, hors de cette soirée, dans un endroit rien à moi que je venais de découvrir et que je ne voudrais jamais quitter…

Mais il fallait bien, et finalement après plusieurs tentatives ratées, on s’écarta, attrapa quelques bières et retourna au salon, comme si de rien n’était. L’alcool monta encore d’un cran dans mes veines, peut-être parce qu’on s’était mis à danser et que Chuck n’arrêtait pas de me lancer des coups d’œil, me rendant encore plus fébrile, au point d’oublier les paroles des chansons que j’essayais tant bien que mal de rapper, ce qui lui faisait prendre fou rire sur fou rire. On finit par hurler en yaourt complet plusieurs couplets, faisant exprès de raconter n’importe quoi, au grand désarroi de Gwen qui ne cessait de répéter « mais vous avez fumé quoi ?? », ce qui nous faisait hurler de rire encore plus. J’avais chaud partout, j’avais envie de rire… Chuck ne m’aidait pas, parce que dès qu’on était un peu plus en retrait, il glissait sa main le long de ma cuisse ou dans le bas de mon dos, juste quelques secondes, avec un air très satisfait, avant de repartir comme si de rien était… Il faisait tout pour me rendre encore plus folle. Parce que ma tête était emmêlée et que je ne me contrôlais plus, je me penchai vers Chuck en faisant mine de lui glisser quelques mots à l’oreille. Ma main en creux cachant mon visage, je déposai un baiser juste en dessous de son oreille, dans le creux de sa nuque, et remontai pour mordiller son lobe, riant à moitié de ma propre ardeur mais aussi de l’effet que cela provoqua sur Chuck.  Sauf que l’instant après, alors qu’on avait crashé sur un canapé, il glissa sa main tout en bas de ma chute de rein, faisant exprès de jouer avec la poche arrière de mon jean en toute innocence pendant que je me liquéfiai à moitié. Bon. Je n’allais pas en sortir indemne.

Finalement, la soirée touchait un peu à sa fin parce qu’il était tard, et d’un regard entendu, on se décida à y aller – surtout que c’était le moment où Gwen et Jack ivres partaient un peu en live et on ne tenait pas à assister à ça. On récupéra nos affaires rapidement, dit au revoir à quelques personnes sans trop faire attention, sûrement parce qu’on attendait qu’une chose, être dehors pour être un peu tranquille. L’air s’était bien rafraîchi, et sur le pas de la porte, on s’embrassa un peu en rigolant avant de s’allumer chacune une cigarette et nous mettre en route. Chuck passa son bras autour de mes épaules, et je me collai un peu plus contre lui. Comme on était un peu loin du centre-ville, les étoiles brillaient un peu plus fort au-dessus de nos visages. Je souris paisiblement.


- Cinq balles que Gemma nous a déjà cramé et que Gwen ne capte pas avant deux semaines, plaisantai-je. C’était une blague récurrente entre nous, le manque de perspicacité de Gwen, et j’étais persuadée que ça allait s’appliquer à nouveau. Comme Chuck ricanait, je le regardai un peu à la dérobé avant de poser un petit baiser sur sa joue. J’espère que Violet ne va pas se vexer que je sois pas là à déjeuner, elle a passé l’aprem à préparer un gâteau pour le repas du dimanche… Putain, les connaissant, ils m’en laisseront même pas une part, dis-je d’un air à mi rieur mi contrarié.

On était arrivé à l’arrêt de bus, et on se fit un high-five quand on le vit arriver – à cette heure-là, on attendait souvent longtemps. Comme à notre habitude, on monta à l’étage, à l’avant, pour avoir la vue, et on s’affala un peu n’importe comment. Je callai ma tête contre l’épaule de Chuck, et posai ma main sur sa cuisse, mon pouce faisant des petits gestes circulèrent. Je relevai la tête un peu vers Chuck. Il me regardait, et je lui souris, déposant un petit baiser dans son cou. Il embrassa mon front, et je rigolai, rougissant un peu.


- On s’arrête où, déjà ? Demandai-je, laissant mes yeux se perdre dans les lumières qui défilaient, sentant que l’excitation des premiers baisers laissaient place à une euphorie et une sérénité comme j’en avais rarement connues.

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Chuck Carlton
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MessageSujet: Re: Call it magic (Emmy)   Mer 20 Jan - 22:37

Et dire que depuis tout ce temps je me disais "pourquoi pas", je me disais que c'était impossible, je me disais que j'avais envie, je me disais que ce n'était pas la même d'y penser... J'hésitais tout le temps et ça me faisait rire de moi-même parce que je n'avais jamais hésité pour une fille, si je la voulais je la draguais, si je ne la voulais pas je m'en foutais. Point barre. Emmy... C'était différent, c'était impossible de choisir, dans tous les sens quelque chose me retenait, et peut-être aussi que plus je repoussais le moment de choisir plus je faisais durer le suspens, plus je me laissais la chance ? C'était con, peut-être. Mais je n'étais de toute façon pas capable de me poser ce genre de questions en ce moment, de réfléchir, de savoir si ce que je choisissais était censé ou non. J'étais bien avec Emmy et j'avais envie suivre ce chemin-là parce qu'il me rendait un peu heureux, malgré tout le reste. J'étais sûr que Coop aurait adoré Emmy s'il lavait connue autant de moi, d'ailleurs.

La suite se passa dans une euphorie de dingue - clairement uniquement pour Emmy et moi, on avait bu comme les autres mais c'était comme si on avait pris toutes les drogues euphorisantes du monde - et j'avais l'impression que les instants filaient à la vitesse de la lumière. Au coin du feu, ses cheveux et ses yeux brillaient et je passais mon temps à rire à chaque chose qu'elle racontait tout en me disant que c'était pas possible que je reste là, juste à côté, sans rien faire, sans l'embrasser ni quoi que ce soit - mais ça pimentait la chose et je sentais que mes entrailles étaient en train de bouillir. Les autres devaient sûrement nous regarder d'un drôle d'oeil, mais non seulement je m'en foutais, mais en plus ils étaient habitués à nos crises d'hystérie alors ça ne devait pas les choquer plus que ça. Evidemment, à la moindre occasion on en profitait pour s'embrasser tranquillement et se serrer dans les bras - plus ça allait, plus c'était chaud, d'ailleurs, ce qui n'était pas pour me déplaire - et Emmy devenait rouge comme une tomate tandis que moi je devais avoir les yeux lançaient des étincelles. Ca faisait tellement longtemps que je n'avais pas ressenti ça ! L'envie d'être avec quelqu'un, contre quelqu'un, l'envie de serrer dans ses bras tellement l'attirance est forte, tout ça... C'était certain, Emmy n'avait rien à voir avec toutes ces meufs que j'avais pu me pécho en soirée pour la simple et unique raison que j'avais besoin de me sentir moins seul. Ce qui était cool, c'est que Emmy était mon amie avant tout, et je savais que je n'avais pas besoin de jouer un rôle devant elle... Pas complètement. Mais j'avais envie de l'embrasser, de la toucher, de la frôler, tout le temps ; depuis qu'on s'était embrassés, ça y'est, mes fantasmes étaient devenus complètement réels et j'avais l'impression que j'allais crever si je ne les mettais pas tout de suite à exécution. Du coup, mes mains n'arrêtaient pas de la chercher, je frôlais sa cuisse, je caressais son dos, je glissais ma main le long de sa hanche quand elle passait devant moi, et elle répondait de la même manière avec ses regards et ses baisers (quand elle embrassa mon cou et mon oreille, cette fois, je sus que ma dernière heure était arrivée et qu'une bombe atomique avait implosé en moi). On dansa comme d'habitude, complètement excités, mais je savais bien que rien n'était pareil finalement - dans ses regards, dans la façon où on se souriait sans parler, dans cette envie pressante. Même la fin de soirée était différente de toutes les autres fins de soirée, on se calmait un peu affalés dans le canapé pendant que d'autres commençaient leur nuit ou bien commençaient à se sentir un peu mal, et comme d'habitude elle était un peu couchée sur moi, sauf que j'avais la main glissée dans sa poche de jean et je sentais son coeur battre contre moi avec la certitude qu'elle sentait le mien aussi et qu'on flottait dans un état second, complètement indépendant de l'alcool... D'ailleurs, je n'avais pas tant bu que ça ; je n'en avais pas eu besoin.

Les premières personnes commencèrent à partir alors on se leva aussi - je compris alors, chose que j'avais essayé de garder loin de moi le plus possible pour que mon cerveau ne surchauffe pas, que ça y'est, c'était le moment où on rentrait chez moi, c'était le moment qui amorçait le fait qu'on allait dormir ENSEMBLE.

Je savais déjà que j'allais difficilement y survivre.


- Cinq balles que Gemma nous a déjà cramé et que Gwen ne capte pas avant deux semaines. J’espère que Violet ne va pas se vexer que je sois pas là à déjeuner, elle a passé l’aprem à préparer un gâteau pour le repas du dimanche… Putain, les connaissant, ils m’en laisseront même pas une part.

J'avais ricané, acquiescé, mais je pensais à mille choses à la fois et pas spécialement ce dont elle était en train de parler. Heureusement, le bus fit diversion et arriva vite ; on s'installa tranquillement. C'était direct jusqu'à chez moi, mais un peu long, et je me pris à tomber dans un genre de transe tandis que mes doigts jouaient avec ceux d'Emmy et qu'elle avait sa tête contre moi. Je voulais que cette nuit ne finisse jamais.

- On s’arrête où, déjà ?

- Hmmmdans mmcing stachions,
dis-je alors, me réveillant de mes pensées. On y était presque. Je me demandais à quoi elle pensait. En la regardant, je n'en eus pas vraiment la réponse, mais elle me souriait tranquillement. Je souris aussi - tranquillement. Emmy était toujours tranquille, au fond, et c'était quelque chose qui m'attirait comme un aimant chargé à bloc.

Comme d'hab, en arrivant en bas de mon immeuble on s'amusa à faire la course dans mes escaliers qui avait des marches de différentes couleurs - on se donnait chacun une couleur en criant en même temps "JAUNE ! VERT !" et on ne pouvait marcher que sur les marches de notre couleur si on perdait - mais une fois en haut c'était bien différent, on ne voulait qu'une chose : s'embrasser. Je ne pris même pas le temps d'ouvrir ma porte, je la voulais toute entière, et je profitais du mur pour la coincer et l'embrasser, le souffle court, glissant ma main dans son, dans ses cheveux. Je ne savais plus de temps combien ça durait, mais quand je sentis qu'il fallait que je me calme, je rouvris les yeux, et les siens me fixaient sans ciller. J'adorais le dessin de ses yeux en amande. Ils me donnaient l'impression qu'ils riaient, tout le temps.

Il y eut un moment de flottement à l'intérieur (je n'osais plus trop la regarder ou l'approcher, la proximité entre elle, le lit et moi était trop grande - et puis d'ailleurs, je n'en savais rien, de ce qu'elle voulait, je ne voulais pas la forcer ou lui faire croire que j'étais là uniquement pour ça) et on se prépara alors en discutant un peu. Je lui filai un t-shirt à moi, elle alla se changer dans la salle de bain pendant que j'enlevais mes fringues ; au moment où j'étais seulement en caleçon je me ravisai et enfilai un vieux t-shirt avec le logo des Yankees. Mieux valait ne pas trop tenter le diable, au cas où. Après avoir bu à peu près un tonneau d'eau chacun, on se mit au lit.

Au lit.

... Bon.

Mes volets étaient à latte et laissaient un peu filtrer la lumière dans la pièce, mais pas trop. Juste assez pour deviner sa silhouette couchée face à moi et le tout petit éclat de ses yeux qui brillaient - qui me regardaient.

Evidemment, on s'embrassa de nouveau et cette fois c'était plus... C'était beaucoup plus intime, un peu plus intimidant aussi, peut-être. Je ne savais plus grand chose, de toute façon : les jambes nues d'Emmy s'enroulaient autour de moi, elle se pressait contre moi et je la serrais dans mes bras, et il n'y avait entre nous que deux pauvres t-shirts, alors pardon, mais j'avais disjoncté depuis bien longtemps. Ma tête tambourinait, mon coeur avait explosé et le sang pompait dans tout mon corps, j'étais un volcan en ébullition et mes gestes se faisaient de plus en plus pressants, plus forts, plus fiévreux. Elle eut le malheur de mordiller mon cou et je retins un grognement - non mais, elle voulait que je meure ou quoi ?! Je la repoussai un peu et glissai ma main dans son dos, puis sur ses fesses, le long de ses jambes, en l'embrassant. Elle s'agrippait à moi. Je sentis ma main remonter alors, sous son t-shirt, et passer devant, sur son ventre - mon regard l'interrogea. Je ne savais pas, moi, ce qu'elle voulait.

Elle avait son petit sourire timide, en coin un peu, et elle avait fait signe que oui et j'avais du mal à comprendre et... Non, ne pas réfléchir, surtout, ne pas réfléchir.

Je lui enlevai son t-shirt en glissant lentement mes mains sur sa peau, en la regardant dans les yeux, et elle fit pareil ; cette fois quand on s'embrassa de nouveau le feu était partout, en nous, autour de nous ; je sentais déjà que le rythme de nos respirations avait monté d'un cran ; nos caresses étaient empressées et je n'arrivais pas à m'arrêter de toucher son corps, partout, de la caresser, partout, de l'embrasser, sur sa peau toute tiède et qui sentait bon son odeur ; ses cheveux m'attiraient tellement que mes doigts se perdaient dedans ; je la poussai sur le matelas et enlevai nos derniers vêtements et ses yeux me captivaient tellement que j'avais du mal à regarder ailleurs ; ses lèvres étaient brûlantes sous les miennes ; j'avais envie de dévorer son corps ; ses soupirs de plus en plus forts et bruyants me rendaient fous ; elle répondait à toutes les caresses et mon corps crevait un peu plus sous les siennes ; et quand mon visage au-dessus du sien s'accrocha à son regard je me sentis complètement aspiré et compressé entre ses bras, comme si j'avais juste à me laisser porter, me laisser faire...

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MessageSujet: Re: Call it magic (Emmy)   Ven 22 Jan - 17:21

J’avais l’impression de flotter. Je pensais à tout et à rien en même temps ; à Chuck, à ses lèvres, à notre amitié, à mon travail, à Coop, à ma famille, à cet été, à Noël… Mes pensées défilaient, comme les lumières qu’on voyait par les fenêtres du bus. Londres dormait, mais nous étions là, tous les deux, et je me sentais plus éveillée que jamais. Les doigts de Chuck jouaient avec les miens, et je les regardais, paisiblement, sentant que mon cœur papillonnait dans ma poitrine. C’était tellement simple, tellement évident, et en même, je ne pouvais pas m’empêcher de me nourrir de toutes ces nouvelles sensations qui m’agitaient doucement. Je me surpris à me demander à quoi allait ressembler la suite, maintenant. Comme avant, n’est-ce pas ? Rien n’avait vraiment changé. Nous étions toujours Emmy et Chuck. Je n’avais pas peur… Je n’avais plus peur. Nos drames de cet été s’effaçaient petit à petit, et si je savais que Chuck avait toujours ses problèmes, ça m’était égal. Au contraire, je savais qu’en étant là pour lui, je pouvais faire un peu une différence. Peu importe s’il allait mal, cela ne changeait pas ce que je ressentais pour lui. Cela n’avait jamais rien changé, de toute manière.

On arriva en bas de l’immeuble de Chuck, et l’espace d’un instant, je percutais qu’on rentrait ensemble, chez lui, comme d’habitude, sauf que cette fois-ci, c’était différent, les enjeux étaient différents… Quelque chose pétilla dans mon estomac, quelque part entre l’impatience et l’inquiétude. Je ratai plusieurs fois la bonne couleur de marche, ce qui fit beaucoup rire Chuck, et je manquai aussi encore une fois de tomber, mais tant pis, je ne tenais plus en place depuis longtemps. On arriva en haut en riant comme des débiles, mais bien vite nos rires furent aspirer entre nos lèvres qui se cherchaient à nouveau. Le mur dans mon dos me semblait étrangement froid comparé à tout ce qui brûlait en moi. Dans ma poitrine, mon cœur était comprimé. Je finis par ouvrir les yeux et à chercher ceux de Chuck. Ils étincelaient dans l’obscurité du pallier… C’était peut-être stupide, mais j’avais comme l’impression qu’ils me disaient des mots doux, à leur façon. Ils me faisaient me sentir spéciale.

L’appartement était étrangement calme, mais on discutait tranquillement. J’avais jeté un coup d’œil au lit, malgré moi, sentant à nouveau ce pétillement dans mon estomac. Et si ?... Je ne savais pas trop, et à vrai dire, je n’étais pas trop en état de réfléchir. Chuck me fila un de ses tee-shirts – il sentait bon son parfum – et je changeai dans la salle de bain, en profitant pour me rafraîchir un peu le visage dont les joues brûlaient encore. Je regardai mon reflet dans le miroir. Ma bouche était coincée en un sourire constant qui prononçait encore plus mes fossettes. Maintenant… Nous allions nous coucher. Ensemble. Dans le même lit. Je me demandais si Chuck pensait à la même chose que moi. Est-ce qu’il avait envie ? Est-ce que j’avais envie ? Est-ce que j’avais peur ? Toutes ces pensées flottaient dans mon esprit, sans que j’y trouve vraiment de réponses. Je n’en avais pas. Je ne savais pas. Depuis que l’on s’était embrassé, je ne savais plus grand-chose, de toute manière. Je ne voulais pas savoir. Je voulais me laisser porter par ce moment, parce qu’il était parfait.

Mon cœur bourdonnait dans mes oreilles. Chuck tout contre moi, ses lèvres sur les miennes, son regard brillant, son corps, à moitié éclairé, dont je devinais les frissons. L’appartement était silencieux, et pour la première fois, je n’entendais que nous, que nos respirations et nos baisers. J’étais tellement euphorique que je sentais que mes mains tremblaient presque, malgré moi. On glissait, je le sentais bien, et on ne pouvait pas faire demi-tour, parce que c’était trop fort… Notre étreinte se faisait plus intense, plus enflammée, et Chuck semblait faire exprès de me faire perdre la tête, parce qu’il me serrait tellement fort contre lui que je sentais sa peau contre la mienne, partout, comme si je me fondais en lui. Je laissai mon instinct me porter, mes mains caressant, agrippant, mes lèvres embrassant et mordillant un peu, ce qui sembla faire son petit effet sur Chuck et me fit rougir par la même occasion. Sa main, possessive, glissa dans mon dos, le long de ma chute de rein puis de mes cuisses… Mon cœur battait fort, trop fort, je sentais que je ne maîtrisais plus grand-chose à la situation. La main de Chuck glissa sur mon ventre, et il me lança un regard interrogateur. Je me demandai s’il pouvait sentir les battements de mon cœur depuis le bout de ses doigts. J’avais toujours voulu me sentir parfaitement à l’aise pour quand ce moment arriverait, je voulais être sûre… Je n’avais même pas à me poser de questions. Simplement à me laisser porter.

Je lançai un regard timide à Chuck. Lui aussi, il sentait, n’est-ce pas ? A quel point c’était évident et simple. A quel point nous le voulions.

Il ôta mon tee-shirt, ses yeux droit dans les miens, et je sus que c’était la fin mais aussi le début… J’ôtai le sien, sentant sa peau sous mes paumes. On s’embrassa... On s’embrassa, et je crus que j’allais m’enflammer sous les doigts de Chuck qui me caressait partout, et bientôt ses lèvres se posèrent un peu partout, déréglant complètement ma respiration et mon rythme cardiaque, emmêlant mes pensées et mes envies ; tout à coup je ne contrôlais plus rien, plus rien du tout, je n’arrivais pas à m’empêcher de soupirer, de griffer le dos de Chuck parce que je m’y agrippais trop fort, et lorsqu’il glissa sa main entre mes cuisses, quelque chose explosa dans ma poitrine et je laissai échapper un gémissement entre mes lèvres qui avaient attrapé brusquement les siennes. La suite s’emballa encore plus vite, et bientôt Chuck avait ôté le reste de nos vêtements, et il me regardait avec tellement d’intensité que je fondais… Je m’agrippai à Chuck encore plus, cherchant sa peau, ses lèvres, son regard qui me transperçait la poitrine ; il irradiait d’une énergie qui me possédait toute entière. Je ne voulais que ça, qu’il me possède, pour de bon, et il eut un instant plus lent, plus doux, où Chuck me regarda avec attention, ce qui me toucha en plein cœur, et je me laissais guider, sentant qu’à nouveau mes soupirs devenaient incontrôlables... L’air me manquait, tellement je perdais la tête, et mes doigts se serraient fort sur la peau de Chuck, pour chercher un appui, quelque chose, n’importe quoi… J’allais imploser, ce n’était pas possible, c’était trop fort ; je n’arrivais même plus à embrasser Chuck ou à le regarder, j’étais ailleurs, sentant que je me noyais complètement dans mes sens, que je ne pouvais plus répondre de rien, il n’y avait plus que mon corps, celui de Chuck auquel je me raccrochais comme une folle, parce que c’était lui, entre mes bras, c’était lui, et ça me rendait folle ; mon dieu, ça montait encore et encore, ça me submergeait, je n’allais pas m’en sortir, je n’allais pas y survivre, c’était trop, beaucoup trop, je ne pouvais pas m’arrêter de gémir, de soupirer, je manquai d’air, j’allais crever…

Je serrai Chuck tellement fort contre moi que j’eus l’impression de disparaître en même temps que la tempête qui nous emporta tous les deux…

Tout mon corps tremblait, et je me collai contre Chuck, ma tête dans sa nuque où je sentais son parfum qui embrouillait mes sens. Je n’arrivais pas à reprendre ma respiration, ni à ouvrir les yeux, pas encore, parce que c’était trop, j’en étais presque intimidée… Mes bras étreignaient Chuck, et je sentais que lui aussi avait du mal à respirer, et j’eus un sourire qu’il ne vit pas – j’étais tellement bien, tellement heureuse, c’était impossible d’être aussi bien… Finalement, après de longues minutes, je me redressai légèrement, cherchant le regard de Chuck. Qu’est-ce qu’il était beau ! songeai-je avec un sourire fatigué. Lui aussi, il souriait, et il avait des fossettes adorables sur lesquelles je déposai des petits baisers. J’envie de lui dire quelque chose, mais je ne savais pas quoi, parce que je n’arrivais pas à organiser mes pensées… Je ne savais même pas quoi dire, à part que j’étais tellement heureuse, mais Chuck le sentait bien, pas vrai ? Moi je sentais combien il avait l’air bien, en cet instant, et ça me faisait encore plus plaisir… Je caressai ses lèvres du bout de mes doigts, et il s’amusa à les embrasser, ce qui me fit un peu rire, malgré ma respiration toujours irrégulière. Je ne sais pas combien de temps on passa sans rien dire, à se regarder, à se caresser, à se sourire, mais c’était tellement paisible que je ne voulais jamais que ça s’arrête.

C’était drôle, de repenser à ces moments où on avait parlé de nos expériences, où on avait plaisanté sur ça, et maintenant, on était là, tous les deux, et on en menait pas large mais ça me faisait presque rire. Je piquai quelques baisers sur les lèvres de Chuck, amusée de la situation, sentant que mes yeux pétillaient. Je n’avais pas oublié ce qu’il m’avait dit, et me sentant curieuse mais surtout pleine de désir, je l’embrassai à nouveau, glissant l’une de mes mains de long de son dos avant de descendre un peu plus bas… Je sentis très clairement Chuck réagir, et il me lança un regard, auquel je répondis avec un petit sourire mesquin avant de l’embrasser à nouveau, sentant mon corps qui replongeait dans cet état intriguant qui me faisait tant frissonner.

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MessageSujet: Re: Call it magic (Emmy)   Dim 24 Jan - 19:20

... Wow.

Bon, on ne va pas se mentir, Emmy me faisait très, très, très envie, tellement que je pensais à elle tout le temps et que je ne pouvais plus lui résister, mais quand même : elle n'avait jamais couché avec un mec et parfois ça pouvait jouer, elle aurait pu être plus craintive, moins... Sensuelle ?! C'était un peu ce que je m'étais imaginé - et même là ça me vendait du rêve, alors heureusement que je ne m'étais pas imaginé la vérité. parce que si j'avais senti qu'elle se laissait un peu guider au début, ce qui était normal, elle n'avait rien de très retenu et je m'étais senti mourir dès le début, dès qu'elle s'était agrippée à moi et que le premier son avait franchi ses lèvres - après, ça avait été terminé. T-e-r-m-i-n-é. J'étais encore à reprendre mon souffle depuis une bonne minute, Emmy serrée contre moi, alors que je me dis que : ça y'était - ça y'était. On l'avait fait. Et je me sentais particulièrement heureux. Seul bémol : ça avait déclenché ma faim, comme un très bon apéro qui met l'eau à la bouche... Elle me regardait, reprenant son souffle elle aussi. On se mit à sourire et à rire en même temps, parce que c'était drôle et qu'on le savait, et aussi parce que quelque part on s'y attendait. Pas depuis le début, mais depuis un bon bout de temps. Je fermai les yeux un peu, histoire que mon coeur puisse un peu se calmer et aussi pour profiter de ce moment que j'aurais voulu fixer à l'infini : la nuit, l'obscurité, la sensation de plénitude, Emmy tout contre moi, et rien d'autre dans ma tête. Si seulement ça pouvait durer, encore et encore...

Je l'embrassai, puis les rouvris. Elle avait un petit air provocateur, elle souriait... Et je sentis que ma dernière heure était une nouvelle fois arrivée. Je sentis ses mains caresser mon corps et l'instant d'après c'était repartir : soupirs endiablés, gestes empressés, baisers en folie, etc, etc. Peut-être que j'avais réussi mon coup - peut-être que j'avais réussi à figer le temps. De nouveau, j'embrassais sa peau de mes lèvres brûlantes d'envie, avec encore plus d'insistance, tandis qu'elle osait plus ses caresses, et que nos gestes se répondaient encore mieux. Je sentais que quelque chose s'enflammait encore plus, en intensité, en désir, en tout - sans me poser la question j'avais emprisonné ses poignets dans ma main pendant que j'embrassais son ventre, son décolleté, et que je remontais pour embrasser ses lèvres qui déclenchaient des décharges à l'intérieur de moi. Ensuite, je ne pus dégager mes yeux de son visage dont les lèvres s'entrouvraient un peu plus à chaque soupir et les paupières battaient comme si elles luttaient contre quelque chose - j'avais l'impression de ressentir les choses encore plus fort et quand quelque chose explosa à l'intérieur de moi, je me laissai tomber contre elle, la tête dans ses cheveux, avec la certitude de ne jamais pouvoir un jour retrouver mon souffle, mes poumons, les battements de mon coeur.

J'étais à la fois complètement épuisé et à la fois plein d'une nouvelle force - je ne pouvais pas décider. Mais quelque chose, enfin, changeait. Bougeait. Montrait que j'étais là, vivant. Quelque chose que je cherchais désespérément, et avec tous les subterfuges possibles...

Je la serrai contre moi et embrassai son front, et si j'avais voulu dire quelque chose je n'aurais pas pu : le sommeil me prit tout d'un coup, sans attendre. Je sombrai tranquillement, calé contre elle. Et je dormis d'un sommeil profond, lourd, pas forcément différent du genre de sommeil dont j'avais l'habitude en ce moment, parce que je faisais en sorte qu'il soit de plomb, mais beaucoup plus réparateur : j'étais serein, et pas abruti par tout ce que j'avais pris pour me shooter. Je ne fis pas de rêves ; je n'en faisais plus, ou alors il s'apparentaient plutôt à des visions un peu délirantes quand j'avais trop bu ou trop fumer. Au moins, ça avait le mérite de tuer mes cauchemars. Mais j'eus la certitude de sentir Emmy contre moi toute la nuit et que c'était ça qui m'avait bercé et rassuré.

Quand le bruit s'intensifia, encore et encore, je me réveillai difficilement. Il faisait bien jour, la lumière était claire dans tous l'appart et... Mais qui est-ce qui m'appelait sur mon portable à cette heure-là ?! Quand je décrochai, je vis que non seulement il était 14h30, mais qu'en plus Angie avait déjà essayé de m'appeler 5 fois. Bon. Je décrochai, à moitié endormi :


- Hmmmmmouiallo ?
- ... ET DESCENDS DE CETTE CHAISE TESS JE T'AI DÉJÀ DIT DE FAIRE ATTENTION QUAND TU... Ah tiens Chuck ! tu te décides à me répondres ? Sa voix était rieuse - je savais qu'elle acceptait le fait que j'étais difficile à approcher en ce moment, mais elle ne manquait pas de le faire remarquer.
- Ouais, t'as de la chance, parce que je dormais...
- Oh là là, mais tu as vu l'heure ! Bon, en tout cas, je me dépêche, je suis en train de cuisiner, Tess fait n'importe quoi et Hamish tente de réparer la pendule de l'entrée et il a la tête dedans, c'est tout un bazar - dis, tu viens dîner prendre le goûter tout à l'heure ?
- Euuuuh...


L'agitation des Tennant, fidèle à eux-même, m'arracha un petit sourire. Et me pinça un peu le coeur aussi. Je jetai un petit coup d'oeil à Emmy, qui émergeait elle aussi.

- C'est gentil Angie, mais cet aprèm je suis occupé en fait - promis je ne suis pas seul, précisai-je parce que je savais qu'elle allait insister.
- Ah aaaaah.... (je l'entendis répéter en chuchotant "il n'est pas tout seul !") Avec quiiii ??
- Quelqu'un, soupirai-je devant l'excitation de ma tante. Bon, je te rappelle dans la semaine et on se voit bientôt d'accord ?
- D'accooooord ! Bisouuuuus à elle et toiiii !
Je raccrochai en entendant les voix de Tess et Hamish qui en rajoutaient, en éclatant de rire.

Bon. S'ils pensaient que c'était une blague, pour une fois, ils se trompaient - mais je n'allais pas non plus leur envoyer un hibou pour leur annoncer que j'avais ENFIN consommé avec Emmy.

En parlant d'Emmy - elle était réveillée et je m'excusai de l'avoir réveillée avec ce coup de fil,  mais elle me répondit avec un baiser, que je lui rendis, et pas qu'une fois. Quelques caresses plus tard, je me levai histoire d'aller aux toilettes et de nous préparer du thé bien chaud, que je ramenai dans le lit en tendant une tasse à Emmy. Elle se redressa, et je me recouchai à moitié calé sur les oreillers, l'attirant contre moi.


- Tu crois que tout le monde nous a grillé ? demandai-je alors, question qui nous fit éclater de rire en repensant à hier soir. J'embrassai ses cheveux, avant d'entendre mon ventre gargouiller - Bon, j'ai tellement faim que je pourrais te manger toute entière et j'aurais encore faim, tu veux pas qu'on commande des pizzas ?!

Il n'y avait aucune gêne, et ça ne m'étonnait pas, c'était trop simple avec Emmy pour qu'on soit coincés après ce qui s'était passé. Elle me regarda de ses petits yeux endormis, mais qui riaient quand même un peu, et j'embrassai son nez avant de coller mon visage contre le sien. C'était drôle. Elle me faisait me sentir si bien. Presque trop...

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Emmy Yeats
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MessageSujet: Re: Call it magic (Emmy)   Lun 25 Jan - 1:47

♪ ♫ ♪

« 'Let's have an adventure
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(..)

One love, two mouths
One love, one house
No shirt, no blouse
Just us, you find out
Nothing that I wouldn't wanna tell you about, no

'Cause it's too cold
For you here and now
So let me hold
Both your hands in the holes of my sweater

And if I may just take your breath away
I don't mind if there's not much to say
Sometimes the silence guides our minds
So move to a place so far away
The goose bumps start to raise
The minute that my left hand meets your waist
And then I watch your face
Put my finger on your tongue
'Cause you love to taste, yeah

These hearts adore
Everyone the other beats hardest for
Inside this place is warm
Outside it starts to pour. »


En me réveillant, pendant un instant, j’eus l’impression que je nageais dans un rêve étrange, comme si j’avais été plongé dans une douce euphorie… La veille revenait par vagues. Le premier baiser, nos rires, nos caresses, la soirée, le retour, nos baisers plus enflammés, la première fois, toute première même, puis la deuxième… J’étirai un peu mes bras sous la couette, repensant aux mains de Chuck sur mes poignets, et la sensation de feu que cela avait provoqué dans ma poitrine. Je tournai ma tête timidement, regardant Chuck qui parlait au téléphone d’une voix endormie. Sur sa joue, la trace de l’oreiller s’était imprimée, et ses cheveux avaient un épi ridicule sur l’arrière de ma tête qui me fit rire. Quelle heure était-il ? J’avais l’impression que la réalité avait continué sans moi, et que j’étais coincée dans un univers parallèle bien à moi, où je sentais la chaleur du drap sur ma peau mais aussi celle qui émanait du corps de Chuck, juste à côté de moi. J’avais dormi tout contre lui, et mes songes avaient été nourri par sa présence, sa chaleur, ses étreintes, comme si mes rêves et la réalité se rejoignaient, car dès que je me réveillais à moitié, je sentais Chuck contre moi, ses bras autour de moi, et je me rendormais avec cette image ancrée dans mon cœur, et bientôt mes pensées endormies. Je regardai une nouvelle fois Chuck, qui avait un sourire amusé. Visiblement il s’agissait de sa tante qui devait l’inviter à faire quelque chose, puisque que Chuck déclina, et j’eus un petit sourire lorsqu’il précisa qu’il n’était pas seul. Lorsqu’il raccrocha, j’entendis distinctement des rires émaner du téléphone, et je me demandais bien ce qui se tramait, mais j’étais encore trop endormie pour totalement comprendre.

Surtout, j’étais trop occupée à regarder Chuck, ses yeux à demi fermé qu’il frottait, son petit sourire en coin, et je repensais en même temps à hier soir et tout ce que je pouvais à présent faire sans me retenir. Il s’excusa de m’avoir réveillé, mais ça m’était bien égal, et je l’embrassai, parce que je n’avais envie que de ça. Ses lèvres étaient agréablement chaudes contre les miennes, surtout lorsqu’elles les saisissaient un peu plus fort, et je sentis que mon corps sortait doucement de sa léthargie pour plonger sans attendre dans un état de bonheur parfait. Mes mains s’attardèrent sur le torse de Chuck puis dans son dos, et, comme on se câlinait, je sentis que j’aurais pu me rendormir tant j’étais parfaitement sereine.

Chuck se leva pour aller à la salle de bain, et je me surpris à ricaner toute seule, parce qu’il était nu et que malgré moi je ne pouvais pas m’empêcher de regarder, ce qui m’amusait et me gênait presque en même temps. En même temps, bon, je n’allais pas me mentir à moi-même, depuis ce soir où Chuck avait fait son bad trip et avait pris un bain chez moi, je m’étais dit avec du recul que tout de même, il était particulièrement bien foutu. Maintenant, même si je n’étais pas encore tout à fait habituée, je n’allais pas m’en priver. Quand Chuck revint dans le lit avec deux tasses de thé, il me surprit à regarder particulièrement intensément son torse, et il eut un petit rictus auquel je répondais avec un air faussement innocemment. Comme s’il n’allait pas faire la même chose dès que je me serais levée, tiens ! Je me calai contre lui, un peu redressée, et bus une gorgée du thé qui brûla légèrement mes lèvres.


- Tu crois que tout le monde nous a grillé ? Bon, j'ai tellement faim que je pourrais te manger toute entière et j'aurais encore faim, tu veux pas qu'on commande des pizzas ?!

J’eus un petit rire, et laissai Chuck embrasser mon nez et coller son visage contre le mien, et je fermai les yeux un instant, savourant ce moment. C’était étrangement intime, mais je n’étais pas intimidée. J’avais l’impression que rien n’avait changé à notre relation, qu’on avait juste avancé, comme un pas logique qui ne me faisait pas peur.

- Arrête, je sais pas comment je vais faire ce soir au diner pour pas me faire cramer en trois secondes… Je piquai des nouveaux baisers sur les lèvres de Chuck en riant, avant de me redresser un peu et de m’étirer à nouveau avant de reboire un peu de mon thé. Des pizzas, ça fait trop envie, vas-y on commande comme d’habitude ? Quoi que, j’hésite, j’essayerais bien celle qu’on avait vu sur le menu, celle avec le curry ?

On se mit d’accord, et j’attrapai le téléphone de Chuck. On en était pas à notre premier lendemain de soirée – ou soyons honnête, nos débuts de soirée aussi – et on avait nos petites habitudes en matière de bouffe. Quand on avait la force, on descendait au kebab d’en bas, quand on avait la flemme, on commandait des pizzas ou de la bouffe chinoise. C’était nos petits rituels.

- Allô ? Oui bonjour, ça serait pour commander trois pizzaAAH – ah, excusez-moi, euh… Chuck s’était mis à chatouiller mon dos et ma nuque, et piquer des petits bisous sur ma joue, et je commençai à m’emmêler les pinceaux. Oui, pardon, trois pizzas, s’il vous plait. Moyennes. Alors, une peppéroni, une… ah, mais Chuck, arrête ! M’exclamai-je en riant, parce qu’il avait commencé à embrasser ma nuque et le creux de mon cou, tout content de lui. Excusez-moi, je suis avec un enfant particulièrement désobéissant, dis-je à l’attention du serveur, ce qui le fit rire. Une peppéroni, une curry, et une kebab, s’il vous plait… Ah oui, je lui dirais tiens, pas de pizza pour les méchants garçons, haha… D’accord, une demi-heure, merci beaucoup, aurevoir ! Je raccrochai et lançai un regard à moitié blasé à Chuck. Ah t’es fier de toi hein, soupirai-je, et Chuck éclata de rire, en effet très fier de lui.

Finalement, je me levai et enfilai le teeshirt et ma culotte qui avaient été envoyé sur le sol la veille, et parti prendre ma douche. Je réalisai dans le miroir de la salle de bain que mes cheveux étaient particulièrement emmêlés et gras, et je ricanai à nouveau en comprenant que la façon que Chuck avait eu de fourrager dedans n’y était pas pour rien. Je me douchai rapidement, lavant mes cheveux et mon corps, et en sortant j’enfilais à nouveau le teeshirt et retournai dans la pièce principale pour voler un caleçon à Chuck pour me faire un bas. Il partit à son tour à la douche, et en passant je lui donnai une petite tape sur ses fesses nues, ce qui le fit beaucoup rire. Je me réinstallai sur le lit, finissant mon thé et allumant la télévision. Chuck revint, une petite serviette autour de sa taille, et je souris à nouveau en me rinçant clairement l’œil sur ses abdos. Il revint s’installer dans le lit, en teeshirt et en caleçon lui aussi, et sa peau encore humide sentait bon son gel douche qui me rendait folle, parce que l’odeur était particulièrement masculine, il y avait du musc aussi, et j’embrassai son cou plusieurs fois, sentant que mon cœur se comprimait doucement.

Les pizzas arrivèrent, et on les dévora devant une émission débile en rigolant, calés l’un contre l’autre. Mes cheveux humides gouttaient sur les oreillers, et Chuck jouait avec, chatouillant mon nez avec, me faisant rire. L’après-midi se déroula dans ce même état d’euphorie et d’amusement, on joua à la playstation et je m’amusais à déconcentrer Chuck par tous les moyens, y compris soulever mon teeshirt en plein milieu du combat, et évidemment que bien vite les jeux vidéo furent bien moins intéressants que nos jeux à nous… On s’embrassa, nos corps tout en feu se cherchant, et on se laissa porter par l’envie, parce que c’était aussi simple. On goûta des énormes tartines de Nutella, par pure gourmandise, et on joua à un jeu de carte en riant. Le temps passait vite, trop vite, et je ne me rendais même pas compte que bientôt il me faudrait m’en aller, reprendre ma vie, alors que j’avais l’impression que tout avait été mis en pause. Finalement, sur les coups de 19h, je ne pouvais plus reculer l’échéance, et je m’habillai à contrecœur pour me préparer à partir. Chuck était encore assis sur le lit, et il m’attrapa par la taille pour m’attirer, collant son visage contre mon ventre, m’empêchant de partir. Je passai mes mains dans ses cheveux. Ils étaient un peu rêches, je ne l’avais jamais remarqué, et je les caressai avec attention. Evidemment, il nous fallut environ mille bisous et câlins avant de finalement se quitter.

Quand je sortis de l’appartement, j’eus l’impression que je flottais plus que je marchais. A peine quelques minutes plus tard, mon téléphone vibra, affichant un message de « Chuck Caca ». Je sentis un immense sourire fendre mon visage.
« Joli Cucul »
Je me mis à rire toute seule, et tapai ma réponse.
« On se voit demain ? <3 »

(Terminé <3)

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