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Pack your backpack bitches ! (A.C)



 

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 Pack your backpack bitches ! (A.C)

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Daisy Daniels
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MessageSujet: Pack your backpack bitches ! (A.C)   Sam 10 Oct - 17:19

Il avait fallu des heures de négociations acharnées, mais j’avais prévu mes arguments avec soin et j’avais réussi à convaincre Maman d’aller passer deux semaines chez Alistair. Non, l’Ecosse ce n’était pas aussi loin que ça, non Alistair n’était pas un garçon bizarre – enfin ok, c’était un sorcier quoi – c’était même mon meilleur ami, oui sa famille était riche et polie et ils n’étaient pas fous, oui promis j’allais écrire des lettres pour la tenir au courant, oui j’allais être polie, pour qui elle me prenait ?! De toute façon, Maman avait quasiment travaillé tout l’été, et j’en avais marre de tourner en rond dans l’appartement. On était partie deux semaines avec ma Tante et mon oncle en camping, chaque famille dans un mobil home. J’avais rencontré des enfants de mon âge, mais moldus, et quand ils parlaient de leur cour d’anglais ou de technologie, je m’ennuyais au possible. Heureusement, j’avais une bonne imagination, et j’avais inventé des histoires de fous dans mon pseudo pensionnat. J’adaptais ma vie de sorcière, changeant les escaliers qui bougeaient en escaliers glissants afin de pouvoir raconter des chutes mythiques ; mon poste de batteuse dans une équipe de Quidditch s’était transformé en membre de l’équipe de baseball, etc. De toute façon, j’étais habituée à mentir à mes amis à Londres.

Sauf qu’en vrai, ça commençait à m’amuser de moins en moins. Bien sûr, j’aimais bien inventer des histoires, faire croire des choses aux gens pour m’amuser, m’imaginer une autre vie, c’était toujours drôle mais… Je me sentais un peu en décalage avec les autres gens de mon âge. J’avais un secret, et à la fois c’était génial, à la fois, je sentais qu’il m’éloignait un peu de mes amis. A Londres, à chaque fois qu’on trainait ensemble, j’étais à la ramasse dès qu’ils parlaient de cours, surtout que pour la plupart ils étaient tous au même collège et une fois passée la folie des retrouvailles, ils continuaient leur petite vie en bande, et j’étais devenue un peu un extra. S’ils savaient que j’étais une sorcière, là, je serais au centre de l’attention tiens ! Mais pour l’instant, ils riaient quand je demandais ce que c’était qu’une équation, et je passais mon temps à demander pourquoi Clara ne parlait plus à Jenny, et depuis quand Chloé sortait avec Damien, etc. J’étais à la ramasse, et ça me faisait chier. Poudlard me manquait terriblement, mes amis de là-bas me manquait, le Quidditch me manquait… Même les cours me manquaient !

Heureusement, j’étais pas du genre à me laisser aller, et même si je ne pouvais pas pratiquer la magie ici, je savais encore commencer m’amuser ! Je m’étais inscrite à l’une des classes qu’organisait la mairie de mon quartier pour les enfants l’été, et j’avais choisi où on explorait des parcs et on en apprenait plus sur la nature. Résultat, je pouvais reconnaître quelques arbres selon leurs feuilles, je connaissais les habitudes alimentaires des écureuils et comment arrêter la brûlure si je touchais des orties. Je passais le plus clair de mon temps dehors de manière générale, mais avec les nouvelles choses que j’avais apprises, j’étais tout le temps fourré dans un parc, à recueillir des échantillons dans un carnet ou dans des petites boites en plastique que j’avais acheté à Poundland. Mon bureau était couvert de tout ce que j’avais trouvé, ce qui faisait soupirer ma mère comme d’habitude, et j’avais beau lui dire que non c’était un bordel organisé, elle me répétait de ranger et de faire du tri. Quoi, j’allais jeter la collection de pierre que je venais à peine de commencer ? Pas question ! J’allais trier oui, j’allais trouver des boites à chaussures et mettre sous mon lit toutes mes trouvailles – ça commençait à manquer de place, mais tant pis !

Quand je trouvais un truc particulièrement intéressant, je l’envoyais à Alistair, avec qui je partageais de toute façon toutes mes petites histoires. J’avais remarqué que maintenant que j’avais trouvé le meilleur compagnon possible pour mes bêtises, les faire toute seule était beaucoup moins drôle. Mais heureusement, je pouvais toujours les partager avec lui d’une certaine manière, parce qu’on s’écrivait toujours. C’était mon petit lien avec le monde sorcier, ça et quelques après-midis que j’avais passé sur le chemin de Traverse. J’avais ramené à Maman des bonbons étranges et du sorbet de chez Florian Fortarome, ce qui avait à mon avis joué en ma faveur pour qu’elle accepte de me laisser partir chez Alistair. Je savais comment l’amadouer moi ! J’avais été hystérique quand elle avait dit oui, et je m’étais empressée d’envoyer une lettre à Alistair où j’avais simplement écrit en énorme « J’ARRIVE ». Techniquement, je n’arrivais pas desuite, il fallait que je prenne mes billets de train, qu’on décide d’une date, que je fasse ma valise… Je ne savais même pas ce qu’il fallait que je prenne. Est-ce que les parents d’Alistair, aisés comme ils étaient, allaient grimacer si j’arrivais en short et en basket ? C’était grave si j’étais une fille en pantalon ? Alistair m’avait assuré qu’ils s’en fichaient, et après tout je lui faisais confiance, mais je n’avais jamais été chez des gens riches et je n’étais pas super douée pour être polie. Mais Alistair m’avait dit que c’était cool chez lui, qu’on pouvait faire ce qu’on voulait ! J’espérais juste que mon statut d’invitée ne m’empêcherait pas de faire des bêtises. J’avais pas envie d’être renvoyé à la maison et que Maman ne me fasse plus jamais confiance. Mais je comptais sur Alistair, je savais qu’il avait plus d’un tour dans son sac et qu’il ne m’aurait pas invité s’il n’était pas sûr qu’on pourrait s’amuser !

J’avais eu raison de lui faire confiance, parce qu’une fois arrivée chez lui – on avait hurlé d’hystérie en se voyant, sautant partout, enchaînant nos différentes poignées de main qu’on avait élaboré pendant l’année – j’avais compris qu’il n’avait pas exagéré quand il m’avait dit qu’il faisait la loi avec ses parents. Waouh, moi qui pensait que Maman était plutôt laxiste ! Ici c’était carrément le paradis ! Alistair avait fait installer un matelas dans sa chambre pour que je puisse y dormir, c’était ça où la chambre d’invité mais franchement j’étais beaucoup plus enthousiasmé à l’idée de nos possibles longues discussions à minuit accompagnées d’histoires d’horreur et de plans diaboliques pour nos prochaines aventures. J’étais quand même assez impressionnée par sa maison, elle était immense, et puis il fallait voir le terrain qui allait avec ! Putain, ça allait lui faire une sacrée différence quand j’allais l’inviter dans mon petit appartement en banlieue… ! Ici, même si ça avait l’air d’être un joyeux bordel, tout était bien rangé, on sentait qu’ils avaient les moyens… Je devais bien avouer que ça m’impressionnait un peu, j’avais toujours su qu’Alistair était aisé, mais il n’avait rien d’un fils à papa, donc j’oubliais souvent que chez lui y avait plusieurs salles de bains ( ???) et même une salle de jeu ( ???!!!) et que les couverts étaient en argent.

Mais j’étais pas là pour l’argenterie moi, j’étais là pour faire la fiestaaaa ! J’avais retrouvé Adam aussi, qui m’avait sauté dessus en bavant, et bientôt notre petit trio était à nouveau au complet – j’avais amené Ginger, mais elle préférait dormir sur le canapé plutôt que de jouer avec nous, ce qui m’étonnait pas d’elle. On avait fait le tour de la maison et du terrain, courant un peu partout et jouant à moitié à cache-cache en riant comme des dératés. De base, on était plutôt du genre hystérique, mais après des semaines sans s’être vus, c’était pire que tout, on pouvait pas s’arrêter ! Ici, il y avait des cibles de choix, et Alistair était déjà habitué à faire tourner en bourrique sa famille, et maintenant, j’étais là pour l’aider ! On était super libre, on faisait plus ou moins ce qu’on voulait de nos journées, et si au début j’avais un peu entendu Maman me rappeler d’une petite voix qu’il fallait être polie, j’avais vite choisi mon camp… Surtout que visiblement ici, tout le monde s’en fichait si on mangeait pas table ou si on se servait dans la cuisine à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. C’était drôle, tout était si bien organisé et si bordélique en même temps… La famille d’Alistair, on aurait dit six inconnus qui vivaient ensemble en fait. Au bout de quelques jours, on s’habituait.


- Donc tu vois, les bébés écureuils imitent les parents et enterrent dans le sol les trucs, et c’est avec leur odorat qu’ils retrouvent la bouffe enterrée ensuite, expliquai-je à Alistair alors que nous étions dehors et qu’on observait les écureuils pour trouver leur cachette. C’est super cool comme animal, c’est dommage qu’on puisse pas en avoir à Poudlard ! Je sentis Adam bouger sur mon épaule et grommeler. T’inquiètes, tu es toujours mon préféré ! Le notifiai-je avec un sourire. Ce qui me soûle c’est que Maman me laissait jamais sortir tard pour explorer les parcs, et moi je veux observer de nuit tu vois, genre aller dans une forêt et fouiner ? Mais je pense qu’à moins de la traîner en camping…

Silence. On se dévisagea quelques secondes, les yeux légèrement plissés. Oh… Oh je connaissais ce regard. On venait de penser à la même chose. Dix secondes plus tard, on avait bondi sur nos jambes en poussant un espèce de cri.

- Il nous faut une tente ? Et des matelas, des matelas ! Oh, des couvertures, non, des duvets ?! Et à manger, beaucoup à manger, et aussi de quoi faire du feu sans baguette magique ?! Tu crois que tes parents vont nous laisser dormir dehors ? Faut qu’on aille à la forêt d’avant-hier, tu as vu les maxi clairières qu’il y avait, on pourrait faire un putain de camp d’base ?! Faut qu’on vole les jumelles de Broderick tu crois pas ? Il nous faut des lampes torches aussi, enfin un truc pour s’éclairer, oh on pourrait faire des pièges pour les animaux aussi ?!

C’était officiel, j’étais impossible à arrêter, maintenant qu’on était lancé pour une nouvelle expédition, j’étais trop impatiente et j’avais un tas d’idées pour rendre cette aventure encore plus amusante que la dernière en date !

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Alistair Callaghan
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MessageSujet: Re: Pack your backpack bitches ! (A.C)   Dim 29 Nov - 17:26

L'été n'était, après tout, qu'un moyen de me rendre ce petit royaume sur lequel je régnais sans trop de problèmes. Ma mère s'empressait de me ravir et accomplissait plus ou moins tout ce que je lui demandais, tandis que Broderick s'organisait de nouveau pour m'éviter le plus possible. Mon père allait et venait entre l'extérieur et son bureau, et quand il vivait en dehors de ce petit cosmos, il ne servait rien sinon à tirer la tête comme un vieux crapaud rabougri - Adam l'imitait d'ailleurs à merveille - et Fergus, Merlin soit loué, devenait trop grand pour passer deux mois dans le manoir familial si bien qu'il ne traînait son derrière d'un air supérieur que quelques jours pendant l'été : des ennuis en moins. Restait Vanora, ma chère petite soeur, qui devenait proportionnellement plus grande et plus laide avec le temps (un gros nez, des yeux trop écartés et une tignasse brune, terne et filasse), et trouvait donc le moyen de se faire remarquer autrement que par sa beauté, à savoir à forts cris et moultes crises et caprices. En un mot : u-s-a-n-t-e. Je ne l'avais jamais particulièrement appréciée, mais c'était de pire en pire à chaque fois. Heureusement, elle n'était encore qu'un bébé, et j'avais donc le dessus très facilement (une porte fermée et on ne l'entendait plus, ou bien un Assurdiato dans sa chambre et pouf, plus d'ennuis). La bonne chose dans tout ça était que l'embêter devenait presque aussi drôle qu'embêter Broderick ; elle avait le mérite d'être un peu plus nerveuse que lui. Je me demandais d'ailleurs ce qui pouvait bien passer dans la tête de mon frère cadet, à part le vide absolu ; il était toujours si calme et renfermé et silencieux qu'avec Ivy nous nous étions inventé une théorie très probable : il était mort à l'intérieur et était devenu un pantin, animé par une main inconnue.

Enfin bref ! La famille Callaghan n'était pas non plus ma préoccupation principale de l'été. Il y avait plein de choses à faire : le manoir était en pleine campagne, entouré de prés, de forêt, de lacs, de petits sentiers, d'arbres géants, de mare, de boue... Le terrain de jeu approprié à Adam et moi, en un mot. La douceur de juillet, qui plus est, était très agréable, et dès le lendemain de mon arrivée à la maison, celle-ci s'était emplie des cris horrifiés de ma mère qui avait marché sur quelques insectes qu'Adam et moi avions chassé la veille et parsemé un peu partout à l'intérieur, pour notre plus grand amusement. J'en avais même mis dans le lit de Broderick, qui évidemment n'avait rien dit mais s'était contenté de faire un bond le lendemain matin quand j'étais arrivé près de lui et gardait depuis une bonne distance de sécurité quand nous nous trouvions dans la même pièce. Ma mère, quant à elle, s'était contentée de me dire Alistair, mon chéri, je t'en prie, ne commence pas à faire ces choses horribles, tu sais bien que je trouve ça dégoûtant, n'est-ce pas mon trésor ? Et Adam avait répondu à ma place, en rotant comme un porc parce qu'il venait de s'enfiler une bonne dizaine de mouches. Vanora, elle, avait mordillé un ver de terre avant de se mettre à hurler, ce qui nous avait valu le fou rire du siècle, vous pensez bien.

Mais... Tout cela était bien drôle, certes. Tout comme faire de la barque dans l'étang depuis que je l'avais volée aux voisins, tout ça tout ça. Mais les journées étaient longues et... Et Adam et moi, on avait toujours été habitués à avoir Ivy, ici. Tous les deux, c'était... Bizarre. Des lieux sans elle, des blagues sans elle, alors qu'on avait grandi ensemble... Bah. Heureusement, Daisy était la plus chouette des copines, mais Daisy n'était pas là ! C'était bien le problème.

Août avait succédé à juillet, et si le temps ne m'avait pas paru trop long car j'avais trouvé une préoccupation qui demandait beaucoup d'implication (un classeur de tous les insectes de la région, répertoriés et notés et punaisés dans un beau classeur), quand j'appris que Daisy pouvait finalement venir deux semaines à la maison, Adam manqua la syncope et je rentrai dans un état de surexcitation proche de l'hystérie. Il fallait, ÇA ÇA ÇA ÇA ET ÇA, MAMAN PASSE MOI UN MATELAS, ON VA SE METTRE COMME ÇA, S'INSTALLER LÀ, ON FERA ÇA ET ÇA ET ÇA ET CI ET NON, PAS QUESTION DE GARDER VANORA UN APRÈS-MIDI ET PUIS QUOI ENCORE, OUI BIEN SÛR QU'ON SERA SAGES TU ME CONNAIS, MAIS NON ON NE VA PAS BIZUTER BRODERICK ENFIN VOYONS MAMAN CE N'EST PAS MON STYLE ET DAISY EST CALME COMME MOI DE TOUTE FAÇON, etc, etc. Le jour J, nos hurlements résonnèrent une bonne partie de la journée dans toute la maison, et après que je lui ai montré toutes les pièces une par une (et même les toilettes alors que Broderick faisait caca), je l'emmenai dehors pour qu'elle mesure l'étendue des possibilités d'aventures et de jeux. Les jours suivants furent aussi chargés que si nous menions deux vies à la fois, et si Maman obéissait à tous mes désirs - je lui avais demandé de cuisiner des trucs précis pour nos goûters - je voyais que sa mine s'allongeait au fur et à mesure des jours tandis qu'elle souffrait en silence.

Nous étions en train d'observer les écureuils et j'écoutais Daisy en parler quand elle prononça le mot magique : camping. Adam émit un couinement d'entrain avant de baver tout ce qu'il savait, tandis qu'on avait déjà sauté sur nos pieds (faisant fuir les écureuils) en s'excitant complètement et en parlant en même temps :


- Il nous faut une tente ? Et des matelas, des matelas !
- Des duvets ?!
- Oh, des couvertures, non, des duvets ?! Et à manger, beaucoup à manger, et aussi de quoi faire du feu sans baguette magique ?!
- De l'anti-moustique. Ou des mouches, beaucoup de mouches dans la tente pour qu'elles mangent tous les moustiques !
- Tu crois que tes parents vont nous laisser dormir dehors ? Faut qu’on aille à la forêt d’avant-hier, tu as vu les maxi clairières qu’il y avait, on pourrait faire un putain de camp d’base ?!
- Il nous faut AB-SO-LU-MENT un kit de survie aux bêtes sauvages...
- Faut qu’on vole les jumelles de Broderick tu crois pas ? Il nous faut des lampes torches aussi, enfin un truc pour s’éclairer, oh on pourrait faire des pièges pour les animaux aussi ?!
- Et des armes !!


Le soir même, c'était bon. Maman avait couru dans toute la maison pour nous trouver ce qu'il manquait, et quand on partit, chargés comme des boeufs, et qu'elle commença à émettre un petit "faites at..." je fis le salut militaire en hurlant AVE CÉSAR, CEUX QUI VONT MOURIR TE SALUENT et nous partîmes tels de vaillants mercenaires.

Une demi-heure plus tard, toujours en chemin, on avait déjà inventé un champ de guerre qu'Adam ponctuait de sinistres croassements, et Daisy et moi arborions des peintures de guerre : grâce à de la boue, nous nous étions faits des masques tribaux sur le visage. Avec la chaleur qu'il faisait, la terre avait vite séchée et s'émiettait à chacun des mouvements de notre visage ce qui n'était pas très pratique, du coup il fallait absolument essayer d'éviter de rire, si bien qu'on gardait une tête très sérieuse.


- 'e c'ois 'ue c'est pa' 'à, dis-je à un embranchement vers la gauche (si je bougeais trop la bouche, la terre allait s'émietter complètement).

C'était là effectivement : la clairière parfaite, en bordure de forêt avec en bas du champ un petit cours d'eau, pas très vivace à cause de la chaleur de l'été mais toujours présente, car en Ecosse il pleuvait tout de même souvent.

- WOUHOUUUUUUUUUUUUU !! hurlai-je alors que nous étions tous seuls, complètement seuls, au milieu de nulle part, et que nous pouvions faire absolument tout ce qu'on voulait ! Adam bondit de mon épaule et se mit à sautiller partout par terre en gobant quelques insectes au passage, et quand j'eus laissé tomber tout mon chargement avec un soupir de soulagement, je suivis le regard de mon petit crapaud repu : il regardait avec ses grands yeux jaunâtre le cours d'eau... Oh, oh... Ni une ni d'eux, je courus vers le ruisseau en enlevant tous mes habits en même temps sauf mon caleçon et en hurlant : LE DERNIER DANS L'EAU DOIT SENTIR LES FESSES DE L'AUTRE LA PROCHAINE FOIS QU'IL PÈTE !!!

Ce n'était pas toujours très élaboré, entre Daisy et moi. Mais au moins, on savait s'amuser.

Le fond du ruisseau était tout vaseux et si Adam se roula dans la vase en couinant de plaisir, je me mis à hurler et à rire en même temps tellement la vase faisait une sensation bizarre, mais l'eau était fraîche et ça faisait un bien fou après avoir porté tout notre chargement, le visage plein de terre.


- Il faut qu'on trouve des grands bouts de bois pour faire une palissade autour de nous ! Il faut aussi qu'on creuse un petit trou pour mettre le feu magique - ma mère nous en avait donné un dans un grand bocal, pour qu'on ne prenne pas le risque de tout enflammer - tu crois qu'on va voir des bêtes sauvages cette nuit ?!?! dis-je quand Daisy m'eut rejoint. Tout en discutant, je tripotais la vase au fond de l'eau, et après en avoir récolté assez qui ne m'eut pas filé entre les doigts, je balançais le tout en direction de Daisy et en hurlant : ATTAQUE DE VAAAAAAAAAAASE !!!

Le camping n'avait jamais été si prometteur...

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« They say : the road to Hell is paved with good intentions.
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And say
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Daisy Daniels
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MessageSujet: Re: Pack your backpack bitches ! (A.C)   Mer 26 Oct - 15:58

Ce qui était top avec Alistair, c’était qu’on se comprenait avant même d’avoir besoin d’ouvrir la bouche – à peine le camping évoqué, nous étions déjà partis dans nos projets et on faisait confiance à l’autre pour faire la part des choses. On était en parfaite « osmose » (c’était Maman qui m’avait expliqué ce mot, la dernière fois, et j’avais directement pensé à mon meilleur ami, et aussi à lui et Adam) et c’était ce qui faisait de nous le meilleur duo de Poudlard, et aussi le plus insupportable mais ça c’était d’après Victoria mais en même temps elle avait tous les balais de l’équipe de Quidditch de Serpentard dans le cul, donc bon, son avis ne comptait pas trop. Bref, c’était pas le moment de s’égarer, on avait un plan à mettre en place, et il fallait qu’on soit bien préparé ! Heureusement, on était tous les deux habitués à partir en expédition, en plus Alistair était bien moins tête en l’air que moi pour les affaires à prendre et bonus sa mère passa derrière nous pour bien vérifier qu’on avait tout et nous fournir en nourriture et autres trucs utiles. J’étais surexcitée, parce que ça allait clairement être plus fun que le camping dans le mobilhome de cet été, de toute façon comme je disais toujours, si on dormait pas par terre c’était pas vraiment du camping !

On avait des gros sacs à dos, ça aussi c’était le deal quand on partait en exploration, mais ça me dérangeait pas, ça faisait parti du jeu ! On inventa au passage un chant terrible pour ponctuer nos pas et nous motiver, mais il fallait pas qu’on rigole à cause de la terre sur notre visage, ce qui était très compliqué quand Alistair avait un air si solennel qui lui ressemblait pas du tout. Il faisait super chaud, et mes cuisses frottaient quand je marchais, je sentais que je transpirais de partout et j’avais envie d’avaler un litre d’eau entier, mais j’avais pas le temps de faire des pauses à chaque fois parce que je voulais arriver le plus vite possible pour monter le camp et aller s’amuser dans la forêt ! J’avais aussi pris mon carnet d’observation dans mon sac à dos, parce que j’espérais pouvoir voir des nouveaux trucs ! A Londres, j’avais réussi à avoir que des papillons de nuit, parce que j’avais fait exprès d’ouvrir les fenêtres et d’allumer toutes les lumières pour qu’ils viennent et que je puisse en capturer, sauf que Maman avait pété un câble parce qu’ils y en avaient partout quand elle était rentré de son rendez-vous (depuis qu’elle utilisait cette application bizarre qui s’appelle Tinquelquechose, elle avait souvent des diners romantiques) et puis y avait surtout un tas de moustiques qui nous avaient piqué toute la nuit, bref, vous voyez le genre.

On arriva enfin à la clairière et je balançai mon sac sur le sol avant de m’étirer le dos.


- WOUHOUUUUUUUUUUUUU !!
- ON EST LIIIIIIIIIIIIBRE !!!!


On hurla encore cinq bonne minutes, juste parce qu’on le pouvait.

LE DERNIER DANS L'EAU DOIT SENTIR LES FESSES DE L'AUTRE LA PROCHAINE FOIS QU'IL PÈTE !!!

Ce con m’avait devancé, déjà à moitié à poil dans l’eau, je me dépêchai d’ôter mes fringues mais c’était trop tard – tant pis, j’accepterai ma punition en temps voulu.

- Il faut qu'on trouve des grands bouts de bois pour faire une palissade autour de nous ! Il faut aussi qu'on creuse un petit trou pour mettre le feu magique. Tu crois qu'on va voir des bêtes sauvages cette nuit ?!?!

L’eau était super fraîche et je poussai un petit cri de surprise, mais m’enfonçai un peu plus, mes pieds dans la vase dont la texture me chatouillait et me faisait à moitié rire.

- Bah en Ecosse y a pas trop de trucs dangereux, mais j’aimerais bien voir des hiboux et genre, des rapaces nocturnes. Peut-être que si on laisse une carcasse ça va les attirer ? Mais j’ai peur qu’ils s’en prennent à Adam après ?!

Je jetai un regard inquiet au crapaud, en train de rouler joyeusement dans la boue. Il croassa et vint vers moi, je l’attrapai et le portais vers moi pour l’embrasser, ce qui ne manqua pas de le faire baver abondamment, surtout qu’il était visiblement tout fou à la vue de moi en sous-vêtements, ce qui fit ricaner Alistair et moi de plus belle. C’est vrai que mon soutif de sport me faisait des seins énormes, mais il fallait bien ça pour les tenir en place lors de nos expéditions !

Mais de toute façon, pas le temps de regarder mes pastèques, on avait autre chose à faire…


- ATTAQUE DE VAAAAAAAAAAASE !!!
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!


La vase s’explosa sur mon ventre, et j’hurlai, me tortillant comme si on m’avait tiré dessus, m’écroulant dans l’eau en criant dramatiquement… Avant d’attraper une énorme poignée de vase et de la renvoyer en plein dans la face d’Alistair. Il s’en suivit une bataille intense, sous les croassements effrayés d’Adam, puis on se lança dans des dessins à base de boue sur nos corps, je dessinais un serpent le long du bras d’Alistair, et une énorme bite sur son dos, lui expliquant que j’avais fait un oiseau, ce qui fit beaucoup rire Adam qui était toujours mon complice dans ces situations. J’étais en train de me faire des peintures tribales dans le décolleté quand j’eus une idée.

- Eh attends !!! Je bondis hors de l’eau, vidai la moitié de mon sac à dos jusqu’à trouver mon autre brassière de sport. Je l’avais prise parce que je sentais qu’on allait se salir et qu’il fallait un truc de rechange, et je savais que je ruinais cela vu ce que j’avais en tête, mais tant pis ! Je courus dans le ruisseau et l’envoyai à la figure d’Alistair. On va te faire des nichons avec la vase ! Il enfila le soutien-gorge, et on commença à le remplir, creusant un énorme trou dans le sol parce qu’on arrivait pas à remplir complètement le soutif, ce qui nous fit prendre un fou rire sur la taille de mes seins, et quand Alistair riait et s’agitait, la vase coulait partout et il fallait tout recommencer. Au bout d’un moment, on avait enfin réussi, et on se remit à rire comme des débiles. Ohhh, regarde comme ça te va bien ! T’en as même plus que Vanora, mouhahaha !!

On repartit en fou rire pendant dix bonnes minutes. Comme d’habitude.

- Bon faut quand même qu’on monte le camp sinon on sera jamais prêt pour ce soir ! Et j’ai grave envie de faire griller les saucisses que ta mère nous a filé ! BARBECUE PARTYYYY !!

On se rhabilla et on installa la tente – je poussai un gros AAAAAH quand je compris qu’elle était magique et se montait toute seule, c’était dingue !! On se prenait fou rire sur fou rire parce que comme je n’avais plus de soutif, mes seins me faisaient mal, et au moindre geste brusque je me tenais la poitrine en grommelant, ce qui faisait énormément rire Alistair, et Adam croassait pour me défendre, mais je me vengeai en lui rotant bruyamment à la figure quand il ne s’y attendait pas. On décida de tester nos spots d’observation, Alistair me fit la courte échelle pour que je monte dans un arbre, sauf que comme il me faisait rire en même temps je n’arrivais pas à bien m’accrocher, et je fis par glisser et tomber sur lui, mes fesses écrasant à moitié son visage, ce qui me fit prendre un tel fou rire que je me fis à moitié pipi dessus et que je dus partir en hurlant dans les buissons finir ma petite affaire, sauf que dans ma hâte je me piquai les fesses avec des ronces, faisant hurler Alistair de rire – BREF, il nous fallut une demi-heure pour nous calmer, tellement on roulait en riant sur le sol.

On finit par se calmer – un peu – et par installer le feu magique, sauf que ça nous donna comme idée d’imiter les indiens, on se lança dans une danse rituel en tournant autour des flammes en s’agitant, faisant repartir notre fou rire.

De longues minutes plus tard, on avait enfin réussi à se calmer un peu, et on s’installa autour de feu avec les provisions que sa mère nous avait données.


- C’est fou n’empêche comment c’est chez toi, comment tes parents te laissent tout faire ?! C’est dingue, j’aimerais trop que Maman soit pareil ! En plus tu verrais chez moi, c’est minuscule, mon salon doit faire la taille de votre salle de jeu… Enfin tu verras quand tu viendras ! On s’amusera trop, même si je pense que ma mère serait désespéré de nous… On ricana d’un air entendu. Mais bon ça va, elle est gentille et nous laissera plutôt faire ce qu’on veut, j’suis sûre, par contre elle sait pas du tout cuisiner mais du coup on peut acheter des nuggets et des pizzas tout le temps c’est trop top ! On t’amènera au KFC du coin, tu verras, le caissier nous adore et nous file toujours des frites en plus !

En tout cas, j’avais trop hâte qu’il vienne, il fallait vraiment qu’on s’organise ça !

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Alistair Callaghan
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Âme soeur: Mon âme et ma soeur sont deux choses distinctes; mais en aucun cas je ne confierais mon âme à ma soeur.

MessageSujet: Re: Pack your backpack bitches ! (A.C)   Sam 10 Déc - 17:58

Une fois, j'avais entendu une amie de ma mère lui dire, alors qu'elles prenaient le thé en groupe en jacassant comme des joies, que je « manquais vraiment de savoir-vivre et de distinction ». Tout ça parce que j'avais débarqué en courant comme un dératé dans le petit salon au milieu de ces dames, aux trousses d'Adam lui même au trousse d'un scolopendre qui nous avait échappé, tout en lâchant quelques noms d'oiseaux au passage ! J'avais écouté aux portes, bien entendu, pour entendre la réponse de ma chère mère : bouleversée par cette attaque sur sa progéniture chérie et crainte à la fois  elle avait balbutié que, Lavinia, enfin, mon petit Alistair est un ange qui sait très bien se tenir, mais dont le seul défaut est d'être un peu dissipé, ce qui n'est pas la même chose, et que ça lui faisait beaucoup de peine qu'on parle en mal de ses enfants. Lavinia n'avait pas paru convaincue mais n'avait rien ajouté - sûrement parce que l'hôtesse des lieux était au bord des larmes et qu'il aurait été impolie d'insister. Par pure distraction, j'avais élaboré une petite blague : j'étais allée refaire du thé avec l'eau vaseuse des marais derrière chez nous, et j'avais apporté le plateau chargé de la théière de porcelaine en roucoulant : « chère Maman, encore un peu de thé pour ces dames ? ». Si l'assemblée avait majoritairement poussé un oooh attendri, deux personnes s'étaient détachées du lot : Lavinia, affichant clairement de la surprise et une légère gêne, puis ma mère, dont le regard terrifié m'indiquait qu'elle avait clairement deviné mes intentions. Néanmoins, je servis le thé, m'empressant de servir Lavinia, tout en lâchant quelques gaz silencieux sous son nez, avant de quitter la pièce pour vaquer vers d'autres aventures, Adam croassant de rire comme un damné au fond de ma poche. Bref : manquer de savoir-vivre et de distinction ? Mais bien sûr, voyons, et plutôt deux fois qu'une ! C'était d'ailleurs ce que j'aimais le plus avec Daisy, qu'elle se fiche de tout comme je me fichais de tout, des convenances, des règles, de la politesse et tout le toutim, du monde des adultes qui me paraissait bien trop étriqué pour avoir envie de le rejoindre un jour.

En guise de savoir-vivre et de distinction, nous, avec Daisy, on avait plutôt un sacré penchant pour les hurlements et les rires hystériques, les blagues en tous genres et les activités un peu crados : rien de tel qu'un bon bain de boue pour en être l'image parfaite. Tout de même, notre fibre artistique et créatrice était à saluer ; il n'y avait qu'à voir les magnifiques dessins qu'on se faisait à l'aide de cette vase tout visqueuse (le serpent de Daisy était dingue, j'en étais trop fier, même après avoir découvert ce qu'elle avait fait dans mon dos) et moi, j'avais essayé de lui faire un lion rugissant dans le dos mais j'avais plutôt décidé de le transformer monstre abominable qui vomissait, et il était plutôt pas mal réussi. Adam, lui, pataugeait en croassant à s'en casser les cordes vocales : il sautait dans la boue, se roulait, allait dans l'eau, faisait des bulles, se rinçait, puis recommençait. Une activité somme toute plutôt binaire, mais qui ravissait le batracien en lui à un point tel qu'on ne pouvait pas lui en vouloir. Daisy, pour sa part, jamais à court d'idées, m'envoya son soutien-gorge dans la figure (assez grand pour contenir un éléphant, ce qui me surprenait à chaque fois) et je l'enfilai, tandis que nous mîmes un certain temps à le remplir et à hurler de rire et que j'avais l'impression qu'un poids terrible me tirait en avant tellement c'était lourd. La pauvre !


- Bon faut quand même qu’on monte le camp sinon on sera jamais prêt pour ce soir ! Et j’ai grave envie de faire griller les saucisses que ta mère nous a filé ! BARBECUE PARTYYYY !!

Une chose était certaine : avec nous, tout prenait deux fois plus de temps, puisqu'il fallait prendre en compte nos fous rires inarrêtables et immobilisants de surcroit.

La tente était géniale, ma mère n'avait pas lésiné sur les moyens ; outre l'épisode de l'échec de Daisy et de ses grosses fesses en plein dans ma poire (quoi ? Grosses ne voulait pas dire moches, au contraire !) et des ronces et du fait que j'avais tellement ri que j'avais marché sur une branche qui m'était revenue en pleine face comme la blague du râteau qui, je l'avais toujours pensé, ne marchait que dans les bandes dessinées, le campement fut à peu près installé et le feu ronflait devant nous, tandis que les victuailles qu'on avait nous mettait l'eau à la bouche. Après quelques danses tribales - j'avais développé depuis quelques mois une nouvelles lubies : la passion des indiens d'Amérique et des sorciers de là-bas, si bien que j'apprenais tout à leur sujet, sur leurs coutumes, et que j'en informais Daisy qui était devenue ma squaw et qui était bien entendu aussi à fond que moi - nous nous installâmes, le ventre gargouillant de faim, pour tout faire griller et nous régaler. Le temps était délicieux - moins lourd que la journée mais toujours bien chaud, et grâce aux petits pots magiques donnés par ma mère, les moustiques et autres bêtes suceuses de sang ne s'approchaient pas de nous.


- C’est fou n’empêche comment c’est chez toi, comment tes parents te laissent tout faire ?! C’est dingue, j’aimerais trop que Maman soit pareil ! En plus tu verrais chez moi, c’est minuscule, mon salon doit faire la taille de votre salle de jeu… Enfin tu verras quand tu viendras ! On s’amusera trop, même si je pense que ma mère serait désespéré de nous… Mais bon ça va, elle est gentille et nous laissera plutôt faire ce qu’on veut, j’suis sûre, par contre elle sait pas du tout cuisiner mais du coup on peut acheter des nuggets et des pizzas tout le temps c’est trop top ! On t’amènera au KFC du coin, tu verras, le caissier nous adore et nous file toujours des frites en plus !

- Au quoiquoiqué du coin ?!

Nouveau fou rire, puisqu'en plus en rigolant j'avais avalé un bout de saucisse de travers et que je toussais tandis que je riais. Ce n'était pas de ma faute : parfois je ne comprenais pas toutes les références moldues de Daisy, voilà tout !

- Ah non mais ma mère, elle sert à rien... Je me triturai le bout du nez, réfléchissant très sérieusement à ce que Daisy venait de dire. Non, ce n'est pas exactement ça : elle est très utile puisqu'elle me donne tout ce que je veux, tu as bien vu, mais à part ça, elle n'a pas trop de personnalité propre... Oui, je crois que je ne l'ai jamais considérée comme une personne, en fait, conclus-je, plutôt content de moi et de cette analyse. Ta mère a l'air beaucoup plus impliquée quand même, non ? En même temps, il faut bien, surtout qu'elle est toute seule pour élever un machin comme toi... Ça ne doit pas être facile... MOUAHAHAHAHAJHGFHJDHJFGSJ !!

Profitant de l'instant de surprise du sérieux de cette conversation, j'avais bondi sur la saucisse de Daisy et je lui avais arraché de son morceau de pain, n'en faisant ensuite qu'une bouchée. Adam, de son côté, somnolait après avoir dévoré son quota de bestioles pour le moi, et il se dorait la panse au coin du feu, installé aux pieds de Daisy. La belle vie, en somme.

- On ira quand chez toi?, repris-je après m'être assuré qu'il y avait assez de distances entre Daisy et moi pour qu'elle ne me chipe pas ma nourriture à son tour. Quand est-ce qu'on fait notre road trip dans une réserve indienne, d'ailleurs ? Tu crois que ta mère te laisserait partir sans être majeure ?

On en parlait en long en large et en traverse, de ce projet de voyage - notre trajet était déjà établi, on avait trouvé une carte et tout - et je savais qu'on le ferait un jour, ce qui m'emplissait de joie, mais j'avais envie de le faire MAINTENANT. Je me vautrais un peu plus confortablement par terre, la tête appuyée sur l'un de nos sacs de couchage en guise de coussin. La fatigue commençait presque à se faire sentir, mais quand j'étais Daisy, c'était comme si notre énergie se combinait et devenait inépuisable : j'étais prêt à veiller jusqu'au bout de la nuit !

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