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Quand votre chaudron fait boum ! (Callie)

 
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 Quand votre chaudron fait boum ! (Callie)

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Isobel Huxley
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MessageSujet: Quand votre chaudron fait boum ! (Callie)   Mar 2 Juin - 14:10

Ah, l'art des Potions... Un art qui fascinait tant de personnes qui pouvait donner tant de merveilleuses choses... Mais qui m'échappait tout à fait. Et quand je disais tout à fait, ce n'était pas à moitié. Ma tante Ellen, aussi géniale que merveilleuse pédagogue, m'avait toujours dit que je ne me concentrai pas assez dans ce qui ne me plaisait pas, ce qui me rendait gaffeuse et encore plus mauvaise, ce qui me faisait détester la chose encore plus, etc, etc. Que c'était « un cercle vicieux » en résumé, pour reprendre son expression qui m'intriguait toujours autant (j'avais eu suffisamment de cours de géométrie étant petite, puisque j'étais allée à l'école moldue, pour ne vraiment pas saisir le principe d'un cercle devenu vicieux. Comment une telle figure pouvait avoir des côtés pervers ?? Surtout qu'elle n'en avait même pas ! (De côtés)) C'était une expression chère à Ellen, ça, le cercle vicieux. Et selon elle, toujours, c'était quelque chose qui s'appliquait toujours à moi : - Iso, tu ranges ta chambre, oui ?! Plus tu laisses traîner tes affaires, moins tu auras l'énergie de ranger, c'est un cercle vicieux ; - Iso, je t'ai déjà dit mille fois de faire tes devoirs AVANT d'aller jouer dehors, parce que tu reviens toujours fatiguée et tu rechignes encore plus à les faire, ce n'est pas étonnant que tu y arrives moins, c'est un cercle vicieux ; et ainsi de suite.

Finalement, c'était peut-être tout simplement moi qui rendais les cercles vicieux ?!

Si on me comparait avec mon frère jumeau, que d'ailleurs j'essayais toujours d'embêter et de décoincer, ça, il n'y avait pas d'hésitation, lui aussi j'allais finir par le rendre vicieux...

Enfin. Pour le moment, j'avais une potion sur le feu, et j'étais déterminée comme tout à ne PAS la faire exploser/tourner/rater/puer/ratatiner/s'envoler (oui, oui), bref, tout ce qui m'était déjà arrivé en cours et que je ne souhaitais pas voir se répéter. C'était amusant, une fois, deux fois, trois fois, mais après, c'était lassant. Et très frustrant. Au menu du jour : Potion d'Amnésie.
Recette :



Ajouter 2 gouttes d'eau du fleuve Léthé dans le chaudron
Faire chauffer à feu doux pendant 20 secondes
Ajouter 2 brins de valériane dans le chaudron
Remuer 3 fois, dans le sens des aiguilles d'une montre
Agiter votre baguette
Laisser bouillonner la potion pendant 51 minutes
Ajouter 2 mesures d'Aconit dans le mortier
Ajouter 4 baies de gui dans le mortier
Écraser à l'aide du pilon pour obtenir une poudre moyenne à fine
Ajouter 2 pincées du mélange écrasé dans le chaudron
Remuer 5 fois, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre



J'en étais aux 51 minutes, et j'avais l'impression d'avoir gravi l'Everest. Rien que le « 51 minutes » m'effrayait, moi qui étais si peu précise, quelle horreur ! Mais j'avais mis mon minuteur en route, et j'étais prête. J'avais même pris garde à venir faire ma potion, pour le cours suivant donc, au moment du déjeuner dans une salle d'étude, pour être certaine de ne pas avoir de voisins, de gêneurs, et pour être certaine de m'épargner une énième honte (si tant est que cela soit nécessaire au vu de tout ce que j'avais déjà vécu, mais bon) en cas fort probable d'échec. Le tic-tic de mon minuteur me donnait l'impression de jouer ma vie, et même si j'avais déjà prévu en quantités exactes le reste des ingrédients et broyé ma poudre du meilleur « moyenne à fine » possible (!!), l'angoisse était là et bien là.

Je ne savais plus combien j'avais mis de baies exactement, c'était bien 4, n'est-ce pas ? Et pas cinq comme j'avais cru lire au début ?!

Non, ce devait être 4. J'avais lu et relu le manuel, compté à voix haute mes ingrédients. Pas de doute.

Le minuteur sonna et me fit sursauter tant j'étais tendue ; je le fis taire d'un coup de baguette et attrapai mon pot de poudre. Deux pincées... Uuune... Deuuux... Voilà, ça n'explosait pas, miracle ! La Potion était sensée être violette vers la fin et ma fois, la couleur c'était un peu ça, un peu bleue ou marronnasse selon l'angle mais on y arrivait... Plus que quelques tours dans le chaudron ; je me mis à mélanger. Cinq tours. Un, deux, trois... Je n'arrivais pas à y croire, j'allais y arriver ! Je ne m'étais visiblement pas trompée sur les baies, et je sentais un poids s'ôter de mes épaules : non seulement j'avais fini mes devoirs mais en plus j'avais réussi une potion, ce qui constituait en une double victoire pour moi. Quatre, cinq, six... Ouhlà, mais c'était un tour de trop, non ?!

BAOUM !

Cette fois, il n'y avait pas eu de petit sifflement avant l'explosion, le liquide avait juste explosé d'un coup, comme ça, après mon sixième tour de baguette (ou peut-être était-ce la cinquième baie, personne ne le saurait jamais), me laissant les cheveux en pétard et tout le haut du corps recouvert d'une poussière violette. Je me frottai les yeux lentement en soupirant : ce n'était pas faute de vouloir rendre le cercle un peu moins vicieux, pourtant...

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Callie Marshall
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MessageSujet: Re: Quand votre chaudron fait boum ! (Callie)   Dim 7 Juin - 18:58

    Il fallait travailler maintenant. Comme toujours en fait. Callie sortait de cours et se rendait dans son dortoir pour prendre les bouquins dont elle avait besoin pour ses travaux et repartir étudier. Pas spécialement pressée, la jeune fille commença à faire le tri dans ses affaires. Qu'allait-elle bosser ? L'histoire de la magie ? C'était déjà fait. La potion était prête aussi, il ne devait donc lui rester que la métamorphose.

    Plutôt motivée à l'idée de travailler l'un de ses cours préférés, Callie se trouva un peu déconcertée lorsqu'elle se rendit compte qu'elle n'arrivait pas à mettre la main sur son cahier de notes. Elle commença alors à retourner de fonds en combles son côté du dortoir. Elle fouilla sous son lit, retourna son oreiller ainsi que son matelas -dérangeant au passage Quinn qui dormait tranquillement. Fouina dans son coffre d'affaire de cours, sa valise, de partout où pouvait être ce satané bouquin, elle avait tout mis sans dessus dessous. Mais rien. Elle s'assit alors sur son lit et se mis à penser, à réfléchir. D'accord elle vivait dans un monde magique, mais ça n'empêchait pas que ses affaires pouvaient disparaître comme ça d'un claquement de doigts quand même !
    Quinn sortit de sous l'oreiller pour venir monter sur les jambes de sa maîtresse. Callie la pris dans ses mains et la posa sur son épaule. La petite ratte vint se blottir contre le cou et sous les cheveux roux de la Serdaigle. Cette dernière essayait de se rappeler la dernière fois qu'elle avait eu son cahier en main. Elle se revoyait très clairement sortant du cours de Métamorphose deux jours plus tôt avec son cahier fraîchement rempli. Elle avait ensuite poursuivi sa journée jusqu'en fin d'après-midi. Elle n'était pas passée déposer ses affaires, elle avait décidé de travailler son devoir de potion tout de suite. Elle avait été … Elle avait été travailler où ça déjà ? Raaaah, elle ne travaillait jamais au même endroit aussi ! Pourquoi ? Un jour c'était la salle commune, un autre la salle d'étude, un autre son dortoir … La salle du sixième étage ! C'était là où elle avait été faire sa potion en paix !

    Elle n'y allait que très rarement parce qu'elle était toujours fermée. Elle n'y avait mis les pieds que deux ou trois fois depuis qu'elle était à Poudlard. C'étaient les rares fois où elle avait été laissée ouverte, certainement oublié par un professeur.
    La panique commença alors à la gagner. Soit la salle était à présent fermée et il fallait qu'elle attende que quelqu'un l'ouvre, ne sachant pas quand, soit il lui faudrait enfreindre les règles et l'ouvrir d'elle-même. Cette idée ne lui plaisait que moyennement. Elle avait fait de son mieux pour passer plutôt inaperçue dans l'école. Si elle commençait à enfreindre les règles, c'était le début de la fin ! Mais ce n'était pas la mort. Si quelqu'un la prenait sur le fait, elle n'aurait aucun problème à raconter son histoire, avec son franc parler naturel.

    Au final, peu lui importait. Faire une minuscule entorse au règlement n'était rien de grave comparé à ce qu'elle avait pu faire lorsqu'elle était dans ses anciennes écoles … Qu'il en soit ainsi ! Callie se leva et décida d'aller sauver son bouquin. En espérant que personne n'était passé dans la salle et ne l'avait récupéré déjà... Son nom était écrit en première page, on lui aurait certainement ramené depuis. Ça ne lui coûtait rien de vérifier en tout cas, elle n'en dormirait que mieux cette nuit. Elle se d'un pas, sûre d'elle et se dirigea vers la porte du dortoir. Arrivée devant la porte la jeune Serdaigle se stoppa. Elle récupéra Quinn dans ses mains et la porta devant son visage
    . « J'ai failli t'embarquer. » Elle colla son nez à celui du rat avant d'aller le déposer sur son lit, puis sortit du dortoir.

    Il lui fallait grimper tous les escaliers. Mais pour une fois, elle n'était pas chargée comme un bœuf et n'était pas pressée. C'était plutôt sympas de se balader sans rien. Cependant elle ne se baladait pas pour le plaisir : elle avait un but, un objectif à accomplir tout de même ! Et si par malheur son bouquin n'était pas là-bas … Il lui faudrait passer un temps inconsidérable à la bibliothèque pour tout rattraper. Et cette idée blasait complètement notre Serdaigle.

    Quatre … Cinq … Et six ! Voilà, enfin ! Plus elle montait dans les étages, et plus les couloirs lui semblaient déserts … En même temps, personne n'avait court à ces étages. Les seuls qui s'y aventuraient étaient certainement les fouineurs à la cherches de secrets. Ce qui semblait être une activité forte intéressante tout de même. Mais Callie n'avait pas le temps pour ça. Alors qu'elle s'engageait dans le couloir, elle cru entendre un bruit de détonation. Elle s'arrêta. Cela devait venir de l'étage du dessous, c'était pas possible. Ou alors elle avait rêvé. Reprenant son chemin, elle ne pris pas la peine de frapper ni de voir si la porte était fermée, elle l'ouvrit directement. Si elle avait été fermée, il lui aurait été impossible d'ouvrir la porte et l'histoire aurait été réglée. Alors qu'elle s'attendait donc à être opposée à une résistance, la porte s'ouvrir facilement, à sa plus grande surprise. Un problème en moins ! Une autre surprise l'attendit alors de l'autre côté de la porte. Elle se trouva nez à nez avec une fille violette. Pas habillée en violet non non, violette ! Même son visage en était recouvert. Aux vues de ses cheveux tout ébouriffés et de la marmite qui lui faisait face, Callie pensa que cette jeune fille avait été victime d'une potion ratée. Les victimes de ses attentats se comptaient par milliers, et la Serdaigle en fit partie de nombreuse fois.


    « Oulà, qu'est-ce qu'il t'es arrivé ? Ça va ? »

    Callie constata l'étendu des dégâts et oublia pendant un instant ce pourquoi elle était venue. La jeune fille violette semblait plutôt déconcertée. Elle espérait juste que en explosant, la potion ne lui avait pas fait de mal. Mine de rien, ce cours était super dangereux. Et en y repensant, beaucoup de cours dispenser ici étaient dangereux. Mais c'est ce qui rendait tout cela encore plus intéressant aux yeux de Callie. Puis, ils avaient de bonnes infirmières, jamais elle ne se ferait de soucis pour sa santé ici.

    Elle fit quelques pas pour entrer complètement dans la salle et continua de balayer la salle des yeux. Cherchant son cahier. Il pouvait être n'importe où.

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Isobel Huxley
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MessageSujet: Re: Quand votre chaudron fait boum ! (Callie)   Mer 10 Juin - 17:51

D'abord, la poussière violette et brillante (qui était très jolie, soit dit en passant, mais je n'avais pas vraiment le coeur à m'émerveiller sur le sujet) me chatouilla les narines et me fit éternuer à trois reprises ; ensuite, je me rendus compte que je n'étais plus seule tout d'un coup, et que quelqu'un venait d'apparaître dans l'encadrure de la porte. C'était une fille de Serdaigle, avec des cheveux bouclés roux qu'on ne pouvait pas ne pas remarquer. Elle s'appelait Callie, si mes souvenirs étaient bons (je m'y connaissais en ce qui concernait les élèves de mon âge et un peu plus, mais je ne savais pas tout Poudlard par coeur non plus), et elle était en deuxième année, ce qui me sauvait sur un point : elle n'allait pas me regarder et me juger comme la dernière des imbéciles parce que j'étais tellement pas douée que je faisais exploser mes potions. Enfin bon : elle était à Serdaigle, quand même... Avec eux, c'était quitte ou double : soit ils étaient sympas, soit totalement chiants.

« Oulà, qu'est-ce qu'il t'es arrivé ? Ça va ? » demanda-t-elle, ce qui me rassura parce que si elle avait été une vieille prétentieuse, elle n'aurait jamais demandé ça.

Le temps de me frotter le nez de mes précédents éternuements, je m'étais déjà refichu de la poussière dans le nez, et je me remis à éternuer cinq fois à la suite, cette fois. Et plus j'éternuais, plus la poussière violette volait autour de moi, ce qui n'allait pas trop arranger mon problème.

Quand enfin je m'arrêtai, je répondis enfin :


- Je...

Mais elle avait fait un pas dans la pièce et regardait un peu partout autour d'elle, me donnant l'impression que je n'existais plus. Je ravalais mes mots. Pourtant, j'avais tellement voulu me concentrer, c'était promis ! J'avais tellement essayé ! Ce n'était pas de ma faute si c'était si compliqué et qu'il fallait penser à tant de choses... Si j'avais oublié combien de baies j'étais en train de mettre ou les tours de baguette et... C'était injuste, voilà, injuste ! Ma tante Ellen me répétait que le travail finissait toujours par payer mais ce n'était pas vrai, et d'abord si j'avais du habiter chez elle c'était parce que mes parents avaient trop de problèmes d'argent pour nous garder mon frère et moi, et pourtant, ils travaillaient. Et ils n'étaient pas payés. Alors ça ne voulait rien dire, tout ça ! Et peut-être que moi j'allais continuer toute ma vie à essayer de faire des potions stupides sans jamais y parvenir parce que j'avais une mémoire de poisson rouge, et que toute ma vie j'allais essayer sans jamais réussir. C'était encourageant, dites-donc ! Je voulais bien travailler moi, faire mes devoirs, essayer, mais si jamais on ne me laissait réussir, je ne voyais pas dans quel monde j'allais me tuer à la tâche sans jamais être récompensée.

Vexée, je shootai dans mon chaudron, qui émit un BONG sonore et roula un peu plus loin, tandis que je laissai tomber ma baguette magique et croisai les bras en signe de protestation (même si malheureusement je n'avais rien de concret contre lequel protester). Des larmes de colère et de frustration m'humidifiaient les yeux à vitesse grand V, et je reniflai bruyamment.


- Ma potion d'Amnésie a encore explosé, chouinai-je, les sourcils froncés. De toute façon, toutes mes potions ratent, je n'y arrive jamais, je dois être maudite, voilà, conclus-je avec une férocité toute dirigée contre moi-même. Hier, en cours, ma potion s'est envolée ; vendredi dernier, elle a explosé et toute la salle puait le caca après ça, non mais super, comment je vais m'en sortir moi ? Je reniflai une nouvelle fois, aussi déprimée que de mauvais poil. Tu y arrives, toi ?

Peut-être qu'elle pourrait m'aider, songeai-je en me frottant une nouvelle fois le visage avec un bout de mon pull qui n'avait pas été recouvert par les paillettes.



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Callie Marshall
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MessageSujet: Re: Quand votre chaudron fait boum ! (Callie)   Jeu 11 Juin - 22:46

    Alors qu'elle se contentait de regarder la pièce pour constater l'état dans lequel elle était après cette explosion de magie, Callie fut surprise par des éternuements. La Gryffondor devait avoir de la poussière violette de partout, pas étonnant qu'elle éternue. A vrai dire, la Serdaigle avait du mal à reconnaître qui se trouvait dessous cette couche de poussière psychédélique, elle n'avait pu apercevoir que le badge de cette fille.

    La poussière flottait de partout, dès que quelque chose ou quelqu'un osait bouger. Encore que Callie pouvait se déplacer sans trop faire de dégâts étant donné qu'elle n'avait pas été présente lors de l'explosion et n'avait pas de contact avec la poussière. Mais cela était tout de même marrant. Les potions pouvaient vraiment se transformer en éléments instables, et parfois même dangereux. En voilà un exemple parfait. La jeune fille tenta de reprendre la parole alors :
    « Je... » Callie arrêta de scruter et se retourna vers son interlocutrice mystère, attendant la suite … Qui ne vint pas. Du coup Callie ne savait pas top où se mettre, alors elle se mit de nouveau à regarder ailleurs, de peur de s'attirer ses foudres. Peut-être devrait-elle partir et la laisser seul ...?

    Puis d'un coup le bruit de la ferraille résonna dans toute la pièce -et certainement au delà, pendant un moment. La jeune fille venait de frapper violemment dans son chaudron, elle semblait se renfrogner : elle croisa ses bras et avait déjà laissé tomber sa baguette ... Oui, elle n'était pas contente, pas contente du tout. Il ne fallait pas être un génie pour voir ça. On aurait vraiment dit qu'elle allait fondre en larme d'un moment à l'autre. Mais elle renifla et contint alors ses larmes avant de reprendre la parole.


    « Ma potion d'Amnésie a encore explosé. De toute façon, toutes mes potions ratent, je n'y arrive jamais, je dois être maudite, voilà. Hier, en cours, ma potion s'est envolée ; vendredi dernier, elle a explosé et toute la salle puait le caca après ça, non mais super, comment je vais m'en sortir moi ? »

    La Serdaigle sourit alors gentiment. Elle comprenait parfaitement la détresse dans laquelle sa camarade était plongée. Il y a pas très longtemps de ça, Callie était dans la même position. Cette potion d'amnésie avait été un vrai calvaire pour elle. Elle avait même fini par demander conseil à l'assistant de la professeur de potion. Et bon sang, on sait pourtant que Callie fait tout pour toujours se débrouiller seule. Mais pas cette fois. Elle avait ravalé sa fierté et était allée demander de l'aide. Après tout, elles n'étaient encore que des enfants, c'était donc normal de demander de l'aide.

    Malgré ça, la rousse ne savait pas trop comment réagir. Bien sûr qu'elle allait l'aider, mais par pitié, il ne fallait pas qu'elle pleure. Callie ne savait jamais quoi faire pour consoler les gens qui sont en train de pleurer. Elle est une jeune fille qui cherche à être forte et indépendante, du coup, les situations émotionnelles négatives comme la tristesse et la dépression, elle ne sait pas les gérer et cela la met souvent très mal à l'aise. Mais ça allait, il n'y avait pas de pleure pour l'instant, juste de la colère. Et ça la Serdaigle ne connaissait que trop bien.

    Elle s'éloigna alors de la porte pour avancer vers la Gryffondor qui s'essuya le visage avec son pull. Ça y est ! Elle pouvait voir qui était à l'origine de tout ça, enfin ! Du moins il était plus facile d'émettre des suppositions et de deviner. Et Callie pensait avoir reconnu Miss Huxley. Isobel ? Mais elle n'était pas très sûre du prénom, étant donné que les professeurs appellent les élèves par leur nom de famille. Elles suivaient parfois les mêmes cours.

    Une fois arrivée vers sa table, Callie regarda l'étendu des dégâts. Ils y avaient tout pleins d'ingrédients éparpillés un peu partout, un vrai champ de bataille. Sans oublier la poussière violette. Puis elle reposa son regard sur Isobel.


    « Je veux bien essayer de t'aider, mais je ne sais pas si ce sera très concluant... », fit-elle en grimaçant. « Je trouve que c'est pour l'instant l'une des potions les plus difficiles qui nous a été demandé de faire. J'ai pas mal galéré aussi l'année dernière. Le contenu de mon chaudron est même devenue complètement solide une fois. »

    Conclut-elle pour essayer d’égayer l'ambiance. Elle repensa également à son examen de fin d'année. Il lui avait été demandé de réaliser cette potion également. Elle s'était tellement acharnée toute l'année dessus, que à l'examen, le rendu était bon. Mais ne l'ayant pas refait depuis, ça allait être tendu. Mais elle voulait bien essayer !

    « Aller, qui ne tente rien, n'a rien. » Callie commença un peu à ranger les ingrédients, tout remettre debout et dans les bons récipients correspondant. « T'en fais pas, le violet te va plutôt bien ! » Dit-elle en plaisant, levant les yeux vers elle un instant avant de reprendre son rangement. Enfin ce n'était pas tout à fait faux, mais bon, mieux valait ne pas en avoir de partout pour que ce soit plus joli.

    Elle n'avait aucune idée de comment ou pourquoi cette position avait été ratée.

    « Tu saurais où tu t'es planté ou pas du tout ? »

    Demanda-t-elle histoire de voir si quelque chose clochait avec les ingrédients ou bien dans sa façon de faire. Après, cela dérangeait un peu Callie de jouer au professeur, elle ne voulait pas paraître prétentieuse et dicter de A à Z quoi faire exactement, elle ne pouvait prétendre tout savoir et tout faire mieux qu'Isobel. Elle avait quelques pistes déjà pour commencer à travailler. Elle lui expliquerait certainement ce en quoi sa propre façon de faire diffère de celle de la Gryffondor. Mais bon, ce n'est pas dit que cela résolve le problème pour autant.

    Qui ne tente rien n'a rien.

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Isobel Huxley
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MessageSujet: Re: Quand votre chaudron fait boum ! (Callie)   Dim 27 Sep - 19:09

Je détestais réagir comme un bébé, mais pour le coup, j'en avais plus qu'assez. C'était tellement frustrant ! Je m'étais acharnée, pour de vrai, j'avais tout fait pour essayer de comprendre et de ne plus faire d'erreurs, et voilà comment on me récompensait ! C'était de l'injustice pure et dure, comme disait Tata Ellen quand elle voulait vraiment insister sur les choses. Je me demandais comment il était possible que la chose en question soit impure et molle, si il y avait besoin de préciser, mais bon ; c'était une autre histoire. Reniflant encore en essayant de m'essuyer le visage (peine perdue étant donnée la multitude de paillettes qui me recouvraient des pieds à la tête, sans oublier les cheveux), je me sentais en proie à une telle colère et une telle frustration que je savais pertinemment que j'aurais pu éclater en sanglots et pleurnicher pendant une heure si j'avais été toute seule - l'arrivée de Callie avait eu le mérite de me faire ravaler mes larmes. Je tentai également de relever la tête, fière malgré tout, même si ma petite voix plaintive en disait long sur mon état d'esprit.

Mon frère jumeau était bien différent de moi, sur tous les plans, et celui-là n'échappait pas à la règle ; il étudiait toujours calmement et très sérieusement et réussissait beaucoup mieux que moi (je l'explosais dans tout ce qui était sport et activité physique et en extérieur) mais il avait le cerveau bien organisé, comme disait ma grand-mère, ce qui me laissait penser que le mien était un immense foutoir. C'était peut-être pour ça que j'étais recouverte de poussière violette à l'heure qu'il était... Rien n'était rangé à sa place dans ma tête, alors évidemment, je ne pouvais pas réussir correctement une potion, ce n'était pas de ma faute ! Quelque part, je préférais beaucoup plus ma position, parce que les occupations d'Alec n'avaient rien de passionnantes, mais dans des moments comme celui-là, je l'avais mauvaise d'être celle qu'on avait déshéritée de toutes les facultés scolaires. Heureusement, la Serdaigle s'approcha de moi et dit des paroles salvatrices :


- Je veux bien essayer de t'aider, mais je ne sais pas si ce sera très concluant... Je levai des yeux soudain passionnés vers elle. Je trouve que c'est pour l'instant l'une des potions les plus difficiles qui nous a été demandé de faire. J'ai pas mal galéré aussi l'année dernière. Le contenu de mon chaudron est même devenue complètement solide une fois.

J'écarquillai les yeux et ouvris la bouche en grand. Wooooo ! Complètement solide ! Ca ne m'avait jamais fait ça, ça devait être génial et horrible à la fois ! Bon, ça allait alors, je n'étais pas la seule qui rencontrait des difficultés si même une Serdaigle avait eu du mal avec cette fichue potion...

- Aller, qui ne tente rien, n'a rien. Elle se mit à s'installer à ma table, mettant de l'ordre dans mes ingrédients, ce que je m'empressai de faire moi aussi pour l'aider et nettoyer un peu tout ce qui avait voltigé partout - sans compter la poussière violette qui recouvrait tout. T'en fais pas, le violet te va plutôt bien !

Cette fois, elle réussit même à me faire rire, et je secouai la tête pour essayer de m'en débarrasser encore un peu - un nuage de poussière entoura mes cheveux, tout glacés de ce violet pailleté.

- Si tu as de la chance, tu en auras partout toi aussi ! tentai-je d'ironiser.

- Tu saurais où tu t'es planté ou pas du tout ?

Je me concentrai, reparcourus mon manuel des yeux. Bon. Le début, ça allait. Le milieu encore... Je savais que j'avais perdu le compte à partir des baies de gui, je n'étais pas certaine de moi, et après, les tours de chaudron encore moins... Mais pourtant, je me concentrai... J'essayai... J'avais honte de lui dire que globalement je ne finissais jamais une potion tellement j'avais du mal à me concentrer, si bien que je cherchais un peu comment déguiser les faits :

- Euh, je ne sais pas trop, je crois qu'à partir de l'étape des baies de gui quelque chose n'allait plus... Le coup de la poudre moyenne à fine, ce n'est pas très facile à estimer, et du coup après j'avais l'impression que tout ce que je faisais n'était pas bien...

Haussant les épaules, je baissai un peu la tête. Qui aurait cru que les potions, c'était si difficile, n'empêche ! Mélanger des ingrédients et les faire cuire, c'était encore plus bête que de la cuisine, pourtant !

- Tu veux bien la refaire avec moi ?? ajoutai-je, pleine d'espoir, car j'avais beau essayer de la recommencer sous ses yeux, si elle ne faisait pas les tâches avec moi, je savais très bien comment tout ça allait se finir, encore une fois...

Pleine d'entrain, et pour montrer que, promis, j'allais être une bonne élève, je me levai et allai récupérer mon chaudron qui avait valdingué plus loin, le rinçai à l'aide d'un sortilège (que je maniais à la perfection, ha ha) et revins docilement m'assoir à la table, reposant le chaudron où il le fallait. Les ingrédients étaient rangés, le livre ouvert devant nous : j'étais prête, et bien décidée à mettre toues les chances de mon côté.

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Callie Marshall
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MessageSujet: Re: Quand votre chaudron fait boum ! (Callie)   Dim 11 Oct - 22:40

    Ni une, ni deux, les deux jeunes donzelles se mirent au travail. Il était pas facile d'y voir clair avec toute cette poussière violette, mais ça allait le faire. Alors elles commencèrent à mettre de l'ordre sur la table. C'était le plus intelligent à faire en effet. De plus, la Gryffondor se montra plutôt motivée. Après avoir demandé à sa camarade ce qui avait cloché selon elle dans son procédé, Callie accepta de refaire la potion en sa compagnie.

    Si elle pouvait éviter d'avoir des paillettes violettes de partout, la Serdaigle le ferait sans hésitations. Elle n'avait jamais aimé les paillettes, de quelle couleur qu'elles soient. Même si la situation la ferait certainement rire au final. Alors pitié, si elles rataient encore une fois la potion, pas d'explosion de paillettes ! Pourquoi est-ce que ça ne se transformerai pas plutôt en bulles de savon, en papillons ou que sais-je encore ?! Avec la magie, tout devait être rude et violent. Fichu monde.

    Une fois le chaudron rincé soigneusement par le sortilège d'Isobel, tout fut en place en un rien de temps. Il y avait encore pas mal de poussière partout mais ça elles s'en occuperaient plus tard. Le plus important était que les ingrédients soient intacts. Callie fit tomber par terre la poussière violette qui se trouvait dans le mortier avant de le reposer sur la table et d'admirer le chanter.


    « Alors alors, voyons … Si ma mémoire est bonne … »Dit-elle songeuse en jetant un coup d’œil au livre de potions. « Ouais, on va faire ça comme ça. Pour ma part, lorsque je fais une potion, je prépare toujours dans un premier temps les ingrédients selon la dose qui est indiquée dans le livre, pour les ingrédients qu'on peut compter facilement en tout cas, comme ça impossible de trop en mettre, ou d'en oublier. Les liquides c'est plus délicat … »

    La Serdaigle empoigna alors les brins de valériane et en compta deux, elle mis le reste sur le côté. Puis encouragea d'un signe de tête sa camarade à faire de même avec les ingrédients restant. Après tout, elle n'était ici que pour guider et surtout surveiller. Ses yeux se reposèrent sur le livre et elle énuméra alors :

    « Du coup là on peut facilement doser les brins de valériane, les baies de gui et les 3 mesures de racine d'Aconit qu'on mettra dans un petit pot. Comme ça on pourra virer déjà ces 3 choses et garder que nos doses, on y verra plus clair. »

    Callie prit ensuite les trois ingrédients qu'elle venait de citer, et une fois les doses prêtes et mesurées par Isobel, elle emporta les restes à une autre table non loin. Les fioles et autres petits récipients s'entrechoquèrent lorsqu'elle les posa. Revenue, elle continua de se creuser la cervelle. La clé était bien sûr de rester concentré tout au long de la préparation, mais ces petites choses pouvaient certainement déjà aider. Elle l'espérait du moins. Après, c'était elle qui fonctionnait comme ça, peut-être que cela ne faciliterait pas la tâche à la Gryffondor. Mais sans essayer, on ne saura jamais !

    « Okay ... » fit-elle pensive en regardant la table. « Du coup on s'occupera de la poudre pendant que la potion sera entrain de chauffer, autant s'occuper correctement pendant ces 51 minutes. »

    Elle posa ses mains sur ses hanches puis continua de réfléchir un court instant. Elle remarqua d'autres ingrédients inutiles et les enleva de la table, les amenant où elle avait posé les restes d'ingrédients superflus peu avant. La table était toujours recouverte de poussière violette mais était beaucoup moins en désordre, il y avait plein d'espace. Callie tapa ses deux mains pour se débarrasser de cette satané poussière puis revins vers Isobel.

    « Bon, bah je pense que c'est tout bon ! Ah oui, à chaque fois que je termine une instruction du livre, je dessine une croix à côté. Histoire de garder le fil au cas où je serais amenée à faire autre chose ou à être dérangée. Même si je pense que ici on ne risque rien mais bon, sait-on jamais... Voilà, tu peux commencer, on a tous ce qu'il faut.»

    La Serdaigle pris une chaise et vint s'asseoir en face des ingrédients, à côté d'Isobel et du chaudron. La gamine avait complètement oublié pourquoi elle était venue dans cette salle en premier lieu. Cela lui reviendrait certainement plus tard. Pour l'instant, elle était concentrée, comme si c'était elle qui allait faire la potion, alors que non, pas du tout. Elle aurait pu être plus décontractée et n'en avoir rien à faire, mais non. Cela avait un peu de valeurs à ces yeux tout de même. De plus, si la potion ratait encore et venait à exploser, elle était juste à côté et s'en prendrait plein la tête. Alors oui, cela la concernait aussi !

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Isobel Huxley
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MessageSujet: Re: Quand votre chaudron fait boum ! (Callie)   Dim 18 Oct - 17:32

Tout d'un coup, je me sentais soulagée, comme si un adulte venait de prendre en charge mes terreurs d'enfant. Je n'étais plus seule ! Et parce que Callie était à Serdaigle, et qu'aussi elle avait l'air très posée et confiante, je lui vouais une confiance absolue, sans hésiter. Avec elle, j'avais toutes mes chances pour y arriver, c'était certain !

Ma tante avait toujours dit que j'avais souvent besoin d'être encouragée, soutenue, quand je devais accomplir quelque chose, et la fois où elle avait dit ça à table mon frère Alec était là aussi si bien que j'avais nié la chose et fais la tête, parce que je ne voulais pas qu'il croit que j'avais besoin de quelqu'un. Lui qui n'avait besoin de personne et qui aimait le faire savoir, je n'avais aucune envie de lui faire le plaisir de lui montrer que moi je pouvais être dépendante des autres ! Ensuite, parce que pour le principe je niais les choses de ce genre quand elle m'énervait, j'avais toujours fait la tête à Tata quand elle disait ça. Mais au fond, je crois qu'elle avait un peu raison. Il y avait des choses que je réussissais très bien du premier coup, toute seule : le sport, grimper aux arbres, me maquiller comme une indienne, faire des barrages dans la rivière, le Quidditch, me faire des coiffures toute seule, tout ça. Mais il y avait d'autres trucs qui m'avaient pris du temps, pour lesquels ma tante m'avaient aidée, et une fois que j'avais su les faire et que j'avais été confiante, je les réussissais sans problème. C'était peut-être ça, cette histoire de potions : je n'avais pas confiance et je ratais tout, il fallait simplement que quelqu'un me montre comment faire et me prenne la main, et après, tout irait bien !... Mes yeux tout d'un coup plein de ferveur se tournèrent vers Callie, qui prenait sans plus attendre le te taureau par les cornes.

D'un ton presque professoral, elle s'était lancée dans des explications et une organisation qui me laissait plus ou moins sans voix - et pourtant, il en fallait : en moins de temps qu'il en fallait pour le dire, elle avait tout rangé, tout réorganisé, et voilà que le plan de travail était nickel, exceptée la poussière pailletée violette qui me fit éternuer très fort parce que j'avais respiré trop fort par la bouche.

Obéissante (et je me dis que si ma tante m'avait vue elle aurait été fière de ma concentration), je pesais et mesurais les doses pour aider Callie, et quelques temps après nous étions prête, et j'avais fait des petites croix comme elle le suggérait (je trouvais que c'était une excellente idée surtout quand on avait l'esprit qui vagabondait vite, comme moi) pour noter tout ce qui était prêt. Quand elle me signifia que tout était prêt et que je pouvais me lancer (encore) dans la confection de la potion, je pris mon courage à deux mains - un peu déçue qu'elle ne la fasse pas elle devant mes yeux ébahis, mais bon - et soufflais une dernière fois sur mes mains toutes pailletées pour essayer d'en mettre partout le moins possible.

Eau de Léthé, faire chauffer, Valériane, remuer...

J'avais l'impression que c'était mon cerveau qui chauffait tellement j'étais concentrée, à la fois sur ce que je faisais, à la fois sur ma recette, à la fois sur le visage de Callie en attente de son approbation. Heureusement, maintenant, j'avais le temps de souffler avant la suite ; ce que je fis littéralement, envoyant malheureusement voler des paillettes vers le chaudron qui s'arrêtèrent juste avant, tandis que je me maudissais déjà de ma maladresse.


- Bon ! Alors, voyons, il faut faire la poudre... Mais "moyenne à fine", on est d'accord que ça veut dire tout et n'importe quoi ?! Je suis sûre que c'est à cause de ça aussi que je n'y arrive jamais, marmonnai-je.

De mauvaise grâce, je pris le mortier après qu'on eu mesuré les ingrédients, et m'attelai à la tâche en demandant toutes les trente secondes à Callie ce qu'elle en pensait :


- Encore tu crois ? Là, c'est bon ? Un peu plus fin ? Encore ? C'est bon ? Tu en penses quoi ? Et là c'est bon ? C'est bon, non ? C'est trop fin ? Trop moyen ? C'est bon ???

Finalement, on s'accorda à dire que c'était bon ; enfin. A côté de nous, la potion bouillonnait tranquillement. Je lui jetai un regard mi-hostile mi-suppliant, j'en avais assez, mais pitié, pourvu que ça marche !!

- On a plus qu'à attendre pour la suite, lançai-je alors. Tu dois être super forte en Potions, non ? Et dans les autres matières aussi ? C'est laquelle ta préférée ? Moi, c'est le Quidditch, conclus-je, un peu fière.

Puisqu'on avait du temps à perdre, autant faire un peu la conversation !

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Callie Marshall
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MessageSujet: Re: Quand votre chaudron fait boum ! (Callie)   Jeu 29 Oct - 1:19

    Le chrono était donc lancé. Callie était très sérieuse lorsqu'elle travaillait. Cela n'avait pas toujours été le cas, mais depuis qu'elle suivait les cours à Poudlard elle se tenait à carreaux. Ses anciens camarades diraient certainement qu'elle est moins drôle maintenant. Mais d'autres diraient qu'elle s'est calmée et que c'est tant mieux.

    Le fait de se concentrer sur ses cours lui permettait de s'occuper l'esprit. Alors que l'école chez les moldus n'était pas du tout assez stimulante pour la gamine qu'elle était autrefois. En découlait des problèmes psychologiques de seconde zone d'enfant n'ayant connu qu'un seul de leur parent. Classique, typique, déjà vu. Au moins elle ne se battait plus avec ses petits camarades. Du moins, pour l'instant ! Mais bon, d'un autre côté, elle n'avait pas non plus spécialement d'amis proches ici. Mais cela ne lui manquait pas. En même temps, elle n'en était qu'à sa deuxième année. La Serdaigle pensera certainement différemment lorsqu'elle sera en sixième année … Tant qu'elle avait son petit rongeur de compagnie et son paternel, tout allait bien. Elle ne cherchait pas plus que ça.

    A ce moment précis son esprit était bien occupé d'ailleurs. La jeune rousse fut contente de voir que Isobel était plutôt motivée pour recommencer sa potion d'amnésie en sa compagnie. Elle avait recompté et mesuré ses ingrédients sans problèmes. La Gryffondor semblait avoir plutôt bien assimilé la façon de faire que son aînée lui faisait tester. Même si Callie participait un peu pour le rangement, le plus gros serait fait par Isobel. Donc elle pourrait procéder de la même manière à chaque fois qu'elle aurait une potion à préparer.

    Enfin bon, ce que ferai sa camarade après ce petit cours improvisé ne dépendait plus des compétences de la Serdaigle. Et c'était tant mieux : elle avait assez à faire avec ses propres devoirs. Ces petits conseils elle pouvait en faire ce qu'elle voulait. Sa méthode marchait très bien pour elle, c'était tout ce qui comptait vraiment !

    Concentrée et appliquée, Isobel ne cessait de vérifier le visage de Callie pour y détecter des approbations ou des négations. Cette dernière était vautrée sur sa chaise mise à l'envers, assise à califourchon, les bras et la tête reposés sur le rebord du dossier, les yeux rivés sur les ingrédients tombant dans le chaudron.

    Puis vint le moment d'écraser dans le mortier les ingrédients pour obtenir la fameuse poudre moyenne à fine. La Gryffondor avait tout d'abord pesté et marmonné en se rappelant sa mauvaise expérience de tantôt. Mais Callie ne la trouva cependant pas découragée pour autant, ce qu'elle trouva bien comme attitude. C'est vrai, ce n'est pas parce qu'on loupe une fois ou même cinquante qu'on ne finira pas par réussir.

    Pour la poudre donc, Isobel ne cessa de demander toutes les cinq secondes à Callie si cela suffisait. C'est vrai que le « moyenne à fine » dépendait des personnes, ce n'était pas une réelle unité de mesure. Mais bon, on se débrouillait comme on pouvait. Une fois la poudre versée dans le chaudron, le temps était venu de patienter. Callie activa le minuteur avant qu'Isobel l'assaille de ses questions :


    « On a plus qu'à attendre pour la suite. Tu dois être super forte en Potions, non ? Et dans les autres matières aussi ? C'est laquelle ta préférée ? Moi, c'est le Quidditch. »

    Callie se redressa alors sur sa chaise, plutôt étonnée de devoir passer cet interrogatoire surprise. Les minutes qui restaient allaient être longues … Oui, elle n'avait pas songer à cela. D'habitude lorsqu'elle avait un peu de temps comme ça, elle en profitait pour lire un peu et se détendre, ou bien au contraire attaquer un autre devoir. Alors oui, pourquoi pas faire un peu la conversation ?

    « J'aime bien le cours de potion, c'est l'un de mes préférés, elle esquissa un sourire. J'aime bien les cours de pratique en général en fait, comme la métamorphose par exemple. Les cours théorique, c'est une autre histoire par contre … » Elle accompagna ce triste constat d'une grimace.

    Elle n'appréciait pas trop devoir apprendre bêtement des dates ou des faits pour les recracher lors des interros. En disant cela, elle pensa tout de suite au cours d'Histoire de la Magie. Cela n'empêchait pourtant pas la jeune fille de rester très attentive au cours, et de trouver cela en plus très intéressant. Après tout, c'était comme écouter quelqu'un vous racontez une histoire.


    « Le Quidditch j'aime bien aussi. Mais je ne considère pas cela comme un cours. C'est tellement sympa qu'on dirait plus une récréation. » Elle marqua une petite pause, pensive. « Et tu voudras en faire ton métier ?! » Demanda-t-elle curieuse et intéressée par la réponse.

    Callie n'avait aucune idée de carrière pour son futur après Poudlard. Déjà, il fallait réussir à sortir de ce château vivant et avec ses diplômes. Puis il y avait tellement de choses intéressantes à faire. Comment pouvait-on se priver, ne faire qu'une seule chose toute sa vie ?! En tout cas elle était déjà certaine de vouloir travailler dans le monde sorcier. Son père était sorcier et travaillait dans le monde moldu, c'était plutôt difficile à gérer. Au moins ici elle n'aurait rien à cacher dans sa vie au quotidien comme dans sa vie professionnelle. Elle trouvait pour l'instant, que c'était un bon début, à défaut de choisir un métier précis elle savait au moins comment elle voulait vivre plus tard. Oui, c'était toujours mieux que rien !

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