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We've got tonight [PV W.]

 
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 We've got tonight [PV W.]

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Rita Minithya
Élève de 6ème année



Féminin
Nombre de messages : 1080
Localisation : Je sais où toi, tu es, coquin.
Date d'inscription : 10/09/2011

Feuille de personnage
Particularités: Oh, il suffit d'une petite étincelle pour que ça fasse BOUM! Ca vous donne une idée?
Ami(e)s: Oh, j'en ai des tttassss! Heureusement, j'en ai aussi des vrais.
Âme soeur: La pyrotechnie. Entre elle et moi, c'est la passion folle. On s'embrase, on s'enflamme et on se fout en l'air!

MessageSujet: We've got tonight [PV W.]   Mar 6 Jan - 16:16

We've got tonight, who needs tomorrow?
Let's make it last, let's find a way
Turn out the light, come take my hand now
We've got tonight babe



Bon Dieu mais par Merlin ce qu’on pouvait se geler les miches une fois qu’on arrêtait de gigoter dans tous les sens ! J’aimais bien la chaleur humaine, je ne cessais de le prouver chaque jour de ma petite existence, mais franchement, celui qui l’avait lâchée celle-là, c’était pas que la proximité qu’il aimait ! A moins que ce soit une boule puante (et je crois que je préférais autant que ça en soit une), mais comme je reconnaissais spécifiquement l’odeur des boules puantes de chez Zonko (et à l’occasion, celle que j’avais élaboré avec Ewan- rien de bien compliqué), je pouvais presque affirmer que c’était bien un pet. Je vais pas vous faire un cours sur les pets, hein, mais sérieux, quand on est collé aux gens, on a moins la politesse que la seule bombe qu’on lâche, ce soit une fille. A moins que justement, ce soit une fille qui se soit lâché. Hum. J’attrapais un verre de jus de citrouille en faisant un signe discret au serveur –que je connaissais évidemment- qui sorti discrètement un tout petit flacon et qui en versa la moitié dans mon verre. Je lui souris pour toute réponse et bu le tout d’une traite. Ok, ça n’avait rien de discret ; si quelqu’un m’avait regardé faire, il se serait demandé pourquoi je buvais du jus de citrouille cul sec, à moins de vouloir m’étouffer ou tenter d’en obtenir des effets particuliers et imaginaires, cela n’avait aucun sens. Mais bon, je me les pelais, moi, face à la fenêtre qui me permettait de ventiler mon nez en paix. Une fois que je sentis la chaleur douce se loger dans mon ventre, je souris d’un air satisfait et posait le verre sur une table pour rejoindre la piste toute excitée.

Je me retournais d’ailleurs rapidement, parce que j’avais laissé Seth sur la piste de danse, seul face à la foule de fille en délire qui découvrait que l’assistant mignon de LaPieuvre était en réalité un séduisant gentleman qui aimait danser la valse –assez mal… Très mal- avec ses élèves. Ce qui était faux évidemment. Mais j’étais la seule à vraiment le savoir et ça, c’était vraiment cool ! Je le regardais changer de partenaires rapidement pour qu’elles le laissent tranquille –voyez, au fond, il était pas méchant, Seth, fallait juste le forcer un peu et il cédait. Je souris malicieusement, savourant ma victoire, quand j’aperçus non loin une silhouette bien plus que connue dont j’avais très très très envie de partager la chaleur corporel. Tant mieux, je m’étais un peu refroidie. Mon sourire s’élargit et mes yeux reprirent l’assurance certaine de celle qui sait ce qu’elle veut et qui sait qu’elle va l’obtenir.

Je traversais la foule, habillement, et lorsque j’arrivais près de lui, et de sa cavalière, je tiquais légèrement, voyant que celle-ci n’était pas du tout moche, loin de là. C’était même la plus jolie fille de Serpentard. Loin d’être une peste. Le genre de nana qu’on déteste détester parce qu’on ne peut vraiment rien lui reprocher. Pas comme Ruby, disons. Déjà, parce que Ruby n’était pas une aguicheuse, ensuite parce qu’elle avait jamais dragué ou dansé assez explicitement avec quelqu’un qui m’intéressait. Sauf que Mathilda si. Super, moi qui cherchais un pretexte pour ne pas l’aimer, j’en avais trouvé un, si c’était pas un cadeau du ciel, ça, pardi ! Je souris de plus belle et me mit à danser avec un garçon, évitant de croiser le regard de Will mais faisant en sorte qu’il me remarque (ce n’était pas bien difficile, nous étions tout prêt et le garçon rougissait de notre proximité (quel enfant !). Rapidement, je changeais de partenaire, lassée de la timidité du jeune garçon que je n’avais jamais remarqué –surement un transfert, plutôt mignon-, pour rencontrer un autre garçon que je connaissais cette fois. Forcément, c’était un de mes amis et nous nous tournions autour sans le faire –il avait une copine et je ne voulais pas envisager quelque chose avec lui-, du coup, la danse se fit complice tout en étant sensuelle mais pas trop. Quand j’eus l’assurance que Will nous regardais, je changeais encore. Quand la chanson se termina, j’avais changé pour tout et en tout cinq fois de partenaire. Je m’ennuyais facilement, voyez.

C’est alors que je tournais volontairement le dos à Will, qui était bien plus canon que c’était permis, j’avais les hormones et les ovaires en feu, j’allais imploser ! Il s’était coiffé un peu mieux que d’habitude, même s’il était soigné tous les jours, il ressortais de lui une telle élégance et à la fois, une telle malice que cela lui donnait ce charme particulier qui m’attirait. Je vis du coin de l’œil que Seth n’en avait pas tout à fait fini avec ses groupies et je souris, lorsque je sentis une main se poser doucement, et assez discrètement sur mon dos. Quand je me retournais, je rencontrais les yeux où la malice se dissimulait de Will et son air impénétrable de politesse, mais je devinais facilement qu’il était ravi intérieurement. J’affichais un sourire tout aussi poli, acceptant le slow –s’en était un une fois sur deux-comme il le fallait. Mais rapidement, lorsque nous nous fimes face, mon sourire taquin apparut. Je ne pouvais pas m’empêcher !

Le contact des mains douces de Will sur ma peau la firent s’embrasser et je le senti frémir légèrement lorsque je déposais les miennes. Nos mains se joignirent un peu trop lentement, alors que nous nous fixions, ce qui accentua la tension entre nous, et nos doigts finirent par serrer leur prise. Tout ce à quoi je pensais, à l’instant même, c’était entièrement à ma volonté de le toucher plus, et le laisser me toucher aussi. Si seulement il était venu me voir plus tôt, depuis notre dernière rencontre au château ! Evidemment, ça ne faisait pas si longtemps, mais je n’en pouvais plus ! Le slow commença enfin et j’attendis un peu pour demander avec assurance :

-Il me semble qu’on a commencé quelque chose qu’on a pas terminé, je fais mine d’évoquer innocemment, tout en le disant discrètement, mon expression de visage ne ressemblant en rien à ma voix. J’attends toujours, je souligne cette fois avec un léger sourire. Je pensais que tu serais plus entreprenant, je fais une petite moue déçue.

Je dois avouer que j’adore plonger dans les yeux de Will. Ils sont d’un bleu surprenant, et je me dis que j’adorerais m’y perdre. Evidemment, cela m’évoque Nathanael car les siens se contrastent à ceux de Will. Nathanael que je ne vois presque plus bien trop occupé par sa famille et ses devoirs. Et même si je ne l’aime plus comme on a pu croire s’aimer, je sens un pincement léger au cœur et par reflexe me tend légèrement et serre un peu nos mains liées. Rapidement je reprends le contrôle devant son regard interrogateur et fais comme s’il ne s’était rien passé. Il fallait que je rattrape le coup, j’étais sensée être sans gêne et sans craintes !

-Parce que si tu as besoin d’un coup de pouce, je peux tout aussi bien faire progresser les choses
, j’avance avec assurance, un sourire taquin aux lèvres.

Dans ma tête, je ruais toujours comme un taureau, c’était à vrai dire ce que je faisais en général, mais cette fois, j’avais bien l’intention de me faufiler comme un serpent. Will était ce qu’on peut appeler quelqu’un d’inaccessible. Il était prof, et cela suffisait à mettre de la distance entre nous et nous empêcher de nous voir même si nous le voulions. Je le taquinais, évidemment, mais c’était bien plus compliqué qu’il n’y parait. C’est pour ça que je n’avais rien fait jusqu’à présent. D’habitude je débordais d’audace, mais avec lui, je n’étais plus sure de pouvoir prendre les rênes, et ça me donnait un sentiment d’impuissance et à la fois une sensation de confort et d’attente qui n’était pas tout à fait déplaisante puisque je savais que le surprendre était aussi dans mes atouts. Discrètement, je rapprochais ma mains de son cou, mine de rien, et alors que nous tournions, je lui caressais le cou du bout du doigt, doucement pour ensuite repose ma main sagement sur son épaule.

Je n’avais envie que d’une seule chose. Que notre danse nous amène dans un coin sombre et isolé, comme dans le château, mais que cette fois, plus rien ne puisse nous arrêter.

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Will Merridew
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MessageSujet: Re: We've got tonight [PV W.]   Jeu 8 Jan - 20:55

L'enjeu de ce bal résidait en une seule personne : Rita. Eh oui ! Je n'avais pas perdu la tête : ne nous alarmons pas. J'étais suffisamment maître de moi-même et au courant de la complexité des choses pour ne pas risquer une seule seconde. Je n'étais pas une gamine de 16 ans un peu trop délurée : je jouais mon avenir à Poudlard, et j'entendais bien qu'il continue à suivre le chemin que je lui avais tracé. Mais ce chemin n'excluait pas de petits détours... De petites pauses... Appelez les comme vous voudrez ; de petits égarements, pourquoi pas. Et depuis que Miss Poufsouffle dans toute sa splendeur un peu taquine avait croisé mon chemin, j'avais trouvé la compagne parfaite pour ces petits égarements. Nous nous étions rencontrés dans une soirée à Pré-au-Lard, interdite bien sûr à des élèves de Poudlard, mais l'interdit n'existe pas quand on s'appelle Rita Minithya, c'est bien connu. Sans quoi je n'aurais jamais tenu entre mes bras et un peu trop près de mes lèvres ma propre élève, de plusieurs années ma cadette... Je riais sous cape de cette petite aventure, et je devais bien reconnaître qu'il y avait quelques temps que je ne m'étais pas autant amusée. Ce n'était pas tant la jeunesse pleine d'énergie qui m'avait manqué - je n'étais pas si vieux et mes amis vivaient encore leur jeunesse aussi - mais c'était cette assurance complètement folle qu'avait la Poufsouffle, ce je-m'en-foutisme assez déroutant pour quelqu'un d'aussi carré que moi ; mais ce n'était après tout pas si désagréable du tout. Et puis c'était différent, elle n'était pas irréfléchie, elle était juste... Prête à tout, oui, prête à profiter de tout, et j'étais bien aise de trouver quelqu'un avec qui partager aussi pleinement les joies de l'instant présent. Il y avait suffisamment de choses sérieuses dans ma vie - ma famille, mon éducation, mes études, mon travail - pour que je ne m'accorde pas un petit écart.

Ravi, donc, de la perspective de cette soirée, je m'étais préparé tranquillement, enfilant un pantalon de costume noir, une veste bien coupée en velours émeraude, une chemise, un noeud papillon, puis j'avais tenté d'ordonner un peu mieux mes cheveux. Sifflotant tranquillement, je m'étais acquitté des tâches que Sara Wayland nous avait attribuée - ce fut l'affaire de peu de temps, nous étions nombreux, avec les assistants en plus. A vrai dire, le vrai travail de la soirée serait de surveiller le déroulement du bal, mais je ne me faisais pas trop de soucis. Il ne se passait jamais rien d'affreux ; quelque alcool apporté en douce tout au plus, pas d'intrigue majeure. Le seul bémol, évidemment, était que Rita était mon élève ; en temps normal c'était déjà compliqué, en un soir pareil... C'était un véritable calvaire. Tout le corps professoral était présent : adieu la discrétion. Ainsi, une partie de moi rageait, car je n'allais ouvertement pas pouvoir donner libre court à mes envies. L'autre se rassurait en soulignant que tout le monde d'un peu plus âgé que la troisième année connaissait les recoins sombres de la salle de bal et du château... Mais tout de même. Le risque était grand, et je ne pouvais pas disparaître non plus trop longtemps de la pièce. J'étais coincé, et coincé à côtoyer Rita dans une jolie robe de bal... Enfin. Ce n'était qu'un soir, après tout.

Petit à petit, les élèves arrivèrent, les éternels fayots et lèche-bottes en tous genre vinrent me saluer et me complimenter de ma tenue, je discutai avec globalement tous les professeurs, quelques assistants, bref : une soirée agréable, mais plutôt comme les autres. Noël n'avait jamais une saveur spéciale à mes yeux, finalement. J'avais l'habitude des grandes réceptions au manoir familial, Noël n'en était qu'une de plus parmi d'autres.

Ce n'est que quand Rita fit du Rita que la soirée fut un peu plus épicée. Evidemment, sa robe lui allait à merveille ; je devais bien reconnaître que si je n'avais jamais eu de véritable goût pour les femmes fines et athlétiques, mais plutôt sensuelle et avec quelques formes, Rita défiait toutes les idées reçues. Ses fines jambes et son buste haut, sa stature fluide et musclée... Bon. Elle était attirante, sérieusement attirante. Ce qui me fit d'ailleurs bien sourire dans mon coin : je n'étais pas le seul à me dire cela. Se déhanchant sur la foule comme une damnée, elle attirait comme des mouches tous types de garçons, des plus moches aux plus potables, et je voyais bien aux petits coups d'oeil qu'elle me jetait ou quand nos regards se croisaient qu'elle dansait aussi avec certains d'entre eux pour attiser un peu la tension... Ce à quoi je lui répondis de la même façon ; j'invitai plusieurs élèves, les plus jolies évidemment, tout en ne manquant pas de venir valser dans le coin où valsait Rita. Ce qui devait arriver arriva : une chanson se termina, et nous nous retrouvâmes juste à côté. Je laissais ma cavalière et tendis la main vers celle que je convoitais, un petit sourire aux lèvres :


- Après Miss Serpentard, Miss Poufsouffle me fera-t-elle cet honneur ?

Me saisissant de sa main sans attendre de réponse, je l'attirai vers moi et plaçai mes mains sur sa taille.

Je crus la sentir frémir un tout petit peu, et la danse commença. Nous n'avions pas eu l'occasion d'être vraiment tous les deux depuis notre petite aventure au manoir, si bien que le tout était depuis fait de petits regards échangés, de mains effleurés et de sous-entendus en classe, ce qui s'avérait d'ailleurs être un jeu particulièrement amusant.


- Il me semble qu’on a commencé quelque chose qu’on a pas terminé. J’attends toujours. Je pensais que tu serais plus entreprenant.

Elle avait murmuré cela d'une petite voix particulière, tout en gardant, comme moi, un visage des plus innocents.

- Je me disais la même chose, répondis-je avec un petit sourire. Mais je ne voulais pas te forcer la main ; après tout, tu n'es qu'une petite élève, la taquinai-je, profitant du fait qu'elle ne pouvait pas se rebeller ou lever la voix. Je m'amusais beaucoup.

Nous dansions en même temps, et passâmes même sous le nez de Jane et Rose qui discutaient ensemble. Je retins un sourire, et notai une ombre étrange sur le visage de ma cavalière : elle semblait préoccupée tout d'un coup... Je fronçai les sourcils - avait-elle peur ? Elle ne rebondit pas.


- Parce que si tu as besoin d’un coup de pouce, je peux tout aussi bien faire progresser les choses.

Cette fois je me mis à rire, pas trop fort mais tout de même : elle y allait cash, et cela m'amusait bien. Malheureusement, je ne pouvais pas répondre avec autant d'aisance qu'elle le faisait ; pour le coup, ce soir, j'avais de réelles obligations.

- Hélas, tu aurais dû glisser des somnifères dans les verres des autres profs... Un peu comme l'alcool que tu as glissé dans le tien, tu es habile, fis-je avec un clin d'oeil ; eh oui, moi aussi je l'avais observée ! Mais j'ai bien peur que ce soir, notre tranquillité soit un peu compromise...

Pourtant, je me rendis compte que je bouillais à l'intérieur : la tenir contre moi ainsi, son visage tout près du mien, ses yeux pétillants braqués dans les miens et toute son attitude qui me suggérait ce à quoi elle pensait ! Elle vint même, la maline petite créature, me caresser le cou nonchalamment du bout des doigts... J'augmentais le rythme de notre danse sans m'en rendre compte sur le moment, tout frustré que j'étais soudainement de la situation. Mais Kelsey était là dans le coin, Wayland un peu plus loin, et les assistants ricanaient ensemble à côté de nous... Ah ! Il fallait, absolument, que je trouve un moyen, et au moins que je lui rende la pareille.

Ma chance me porta secours : il y eut une petite baisse de la musique car les elfes de maison apportaient les desserts, d'immenses gâteaux et bûches de Noël décorées spécialement pour l'occasion, dans les couleurs de chaque maison, avec des artifices qui pétillaient et flambaient de toutes parts. Dans un même temps, toute l'attention de la salle fut reportée sur le buffet et le défilé des efles, tandis que les lumières avaient été baissées par magie pour que le spectacle soit total. Ni une ni deux : je n'hésitai pas. Comme nous étions sur le côté, j'en profitai pour nous glisser contre le mur derrière une statue et embrasser le cou de Rita avant de laisser se promener ma main le long de sa hanche puis de son dos, d'attraper son visage et de l'embrasser. Nous nous embrassâmes aussi longtemps que les lumières restèrent éteintes, quand elles se rallumèrent, nous étions de retour dans la foule, incognito.


- Tu parlais d'avoir besoin d'un coup de pouce ? lui susurrai-je à l'oreille avec un sourire, reprenant sa main : la musique reprenait.

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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: We've got tonight [PV W.]   Sam 7 Fév - 21:19

Peut-être que quelque part, je n’en avais rien à faire de ce que je pouvais ressentir. Peut-être que je laissais facilement mes émotions de côté et que je laissais place à mes envies premières sans me soucier un instant de l’impact qu’elles pourraient avoir sur moi. Maintenir l’expression d’un visage enjoué à longueur de journée n’était pas difficile ; il suffisait d’être suffisamment triste pour être trop heureux. C’était d’ailleurs assez étrange, non ? Que ce soit généralement les gens les plus tristes et qui ont le plus envie de vivre qui sourient le plus. En soit, un sourire s’épanouissait en se nourrissant de larmes comme les roses fleurissent avec de l’eau. Juste tout ce qu’il faut de tristesse pour être heureux. Je ne savais pas bien où j’en étais, pour ma part, mais le fait que je ne sois pas chez moi pour noel et pour le jour de l’an, le fait que mes parents ne veuillent pas me voir avant que j’obtienne de bons résultats –je n’y comptais pas- était une preuve suffisante, je suppose. Pour autant, je ne voulais pas du tout me morfondre sur mon sort, même si je devais l’avouer… J’en souffrais. Énormément. Qu’importe, de toute manière, qui s’en souciait ? Je ne voulais pas parler de mes problèmes aux autres, même à mes amis. On avait déjà trop de raison d’être triste pour que je ramène ma fraise !

Du coup j’étais particulièrement heureuse de voir Will danser avec des élèves au bal ! Il me fallait de la distraction, quelque chose d’excitant, quelqu’un de compétent ! J’étais droguée aux aventures et Will en représentait une de taille. Je lui avais tourné autour juste assez de temps pour qu’il me repère et me montre son propre succès. C’était assez inutile, parce que Will avait un succès complètement navrant ! Toutes les filles lui faisaient les yeux doux, surtout les sixièmes et septièmes années. Un instant je me demandais s’il avait déjà flirté avec une autre élève avant de me dire que je m’en contrebalançais. Ça ne changerait rien à mon envie de nous trouver un coin tranquille, ce qui n’était pas chose facile ! Quand nous nous mimes à danser ensembles, je réprimais difficilement mon envie de rire et de plonger dans ses bras pour atteindre sa nuque. C’était tellement dur d’avoir un si beau spécimen juste sous les yeux et de devoir se contenir de le toucher ! Fallait le voir pour le croire ! Il était beau, de cette beauté froide qui donne ce qu’il faut de charme –ça devait être une marque de fabrique d’Ana… Ouais, ils devaient être de la même famille !-. Ce qui fait que je ne me lassais pas de le regarder fixement sans le sourire béat et idiot des autres filles. Y avait bien trop de choses à mater pour s’arrêter au visage !

Je le regardais malicieusement et il me rendait la pareille. C’était exactement ça qui était génial. On réagissait à l’un et l’autre de la même manière de façon tellement évidente. Pas de prises de tête du genre : « tu veux quelque chose que je ne veux pas » « je veux plus mais je te dit le contraire pour que tu le dises à ma place » « tu sais, le problème c’est pas toi, c’est moi »…Ouais.

-Je me disais la même chose. Mais je ne voulais pas te forcer la main ; après tout, tu n’es qu’une petite élève.

Je tiquai et voulu le frapper à l’épaule mais nous venions de passer devant les professeurs. Je me contentais d’une grimace de réflexion –attention, ça ne m’arrivais vraiment pas souvent ! -. Je réussi à le faire rire et en profitais pour admirer sa belle dentition. Moi, j’avais plutôt l’habitude des gars de mon age, et même s’ils étaient vraiment pas mal, ils y avait toujours se petit problème de dents chevauchées ou de travers…

-Hélas, tu aurais dû glisser des somnifères dans les verres des autres profs... Un peu comme l'alcool que tu as glissé dans le tien, tu es habile.

Je fus légèrement surprise, avant de me souvenir que sous le masque se cachait un étudiants aux vices diversifiés (ce qui était bien !).

-Mais j'ai bien peur que ce soir, notre tranquillité soit un peu compromise...


Il n’eut pas le temps de continuer. Je lui avait déjà passé la main sur la nuque. Il se trouvait un peu handicapé, évidemment ! Il ne pouvait pas répliquer, et j’aimais cette nouvelle tension entre nous. Will aimait le contrôle et je devinais sans mal, lorsqu’il accéléra la danse, qu’il était frustré de ne pas avoir l’avantage. J’en profitais et m’en délectais, sans pouvoir pour autant quitter mes yeux des siens. Pas parce que je m’y plongeais dans un océan calme et apaisant de mièvrerie. Pas du tout ! Mais parce qu’il y avait cette puissance absolue et divine qu’était le désir et que les miens étaient entiers contenus de la même chose. Et j’aimais savoir que j’étais désirée. J’adorais ça. J’existais pour quelqu’un au-delà du lien familial ou du simple intérêt que je pouvais apporter. J’existais parce qu’il me trouvait belle, sans aucun doute –qui veut se taper un ton ?-, parce qu’il me trouvait séduisante, sur, mais aussi parce que mon caractère lui plaisait, c’était certain. Hors, les gars de mon âge qui me draguent ne pense qu’à tirer leur coup sans penser à tous ces éléments, et encore moins à me faire plaisir à moi. Fallait pas se le cacher. C’était plus difficile de contenter une femme qu’un homme. Et j’en avais marre de l’incompétence des gamins  de mes classes, déjà incapables d’embrasser sans peloter correctement, malaxant plutôt que caressant. J’étais pas une pâte à pain, merde !

Sauf que tout à coup, les buches arrivèrent et à l’occasion, les lumières avaient baissées pour laisser place au défilé de paillettes et de lutins minuscules qui sautaient autour des gâteaux. C’est à ce moment, alors que me yeux étaient irrésistiblement attirés par ces petits artifices –et j’avais faim, aussi- que je sentis Will me porter –c’était presque le cas !- par la taille pour me mener derrière une statue. Ni une ni deux, un baiser dans la cou, une main sur les hanches qui monta délicieusement le long de ma colonne vertébrale. Tant pis pour le contrôle et la fierté, j’étais en train de défaillir. Mes jambe étaient cotonneuse, j’avais peur qu’elles me lachent –les traitresses !- et je tendais un peu malgré moi à me serrer plus fort encore à Will. Ma main avait atteint son cou instinctivement, comme pour m’y tenir pour ne pas tomber et quand il m’attrapa par la nuque pour m’embrasser, je n’opposais aucune résistance. Ce qui était totalement nouveau, c’était que je ne m’étais jamais relâchée comme ça. Jamais. J’avais toujours eu… conscience de ce que je faisais. Là….  Là c’était comme si je ne maitrisais plus mon corps. J’étais la marionnette du sien. Je ne pouvais opposer aucune résistance. Parce que je ne voulais pas. Et même si j’avais voulu, mon corps aurait décidé à la place.
Pour autant, je fus soulagée de ne pas ressentir ce que des copines appelaient : « l’amour ». Le genre de trucs : picotements dans la poitrine, mots stupides qui sortent de la bouche. Non. Et c’était bien. Mais je me sentais légère, pleine, entière et totalement paisible. La lumière se ralluma et j’ouvris les yeux tout en me ressaisissant.

-Tu parlais d'avoir besoin d'un coup de pouce ?


Que faire ? Rien, bien sûr. RAHHHH mais Rita ressaisis-toi ! « Rien, bien sûr » ! Mais comment j’en étais venue à penser ça ! Ma parole mais c’était pas possible de perdre son esprit comme ça. Je repris un peu la maitrise de mes pensées et répondis à son sourire. Il savait l’effet qu’il faisait ! Mais j’avais bien l’attention de lui en faire voir de belles, de mon côté, il n’avait encore rien vu !

-T’as raison, c’est super chaud,  ok,dans tous les sens du terme, de se trouver un coin tranquille. D’autant que tous les soirs je suis puni chez S… Monsieur Fitzgerald, ok, la gaffe, mais bon, il s’en fichait. Je vis dans son regard un espèce d’étonnement mêlé à de l’interrogation. Il est sympa, quand il veut, mais apparemment il est amoureux. Faut juste que je le décoince.

Je m’aperçus soudainement que je parlais un peu trop de Seth, qui venait de quitter la piste, pour que ça ne paraisse pas étrange. Alors je haussais les épaules et terminais la danse avec Will en le fixant un peu trop langoureusement pour que ça passe pour de la provocation –l’équivalent de la jambe sous la table-. Je me laissais guider, réfléchissait à toutes les occasions et tous les plans auxquelles j’allais penser pour parvenir à mes fins.


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Will Merridew
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MessageSujet: Re: We've got tonight [PV W.]   Mer 11 Fév - 14:59

C'était un jeu, et si j'aurais pu penser qu'il m'ennuierait - je n'étais plus un adolescent, et d'ailleurs je n'avais jamais été ce genre de jeune garçon dirigé par ses hormones et le regard de braise des biches qui l'entouraient, car j'avais été élevé et j'avais grandi avec la parfaite conscience que j'étais maître des choses, de A à Z - en vérité, j'y prenais goût. Incontestablement. Car avec Rita, c'était un jeu, un véritable jeu, au sens premier du terme : ce n'était pas des faux-semblants de jeu et de parade amoureuse, non. C'était un pur amusement, nous nous plaisions, nous aimions nous chercher, et nous aimions nous défier, gagner, céder, reprendre le dessus, ou le perdre. Et rien de plus. Les sentiments n'avaient jamais été dans l'équation - en tout cas de mon côté, mais j'avais la certitude que pour elle aussi ; non pas que je ne la trouvais pas aimable, mais nous ne recherchions rien de sérieux, ni l'un ni l'autre. Nous cherchions une compagnie passionnante et amusante, et à vrai dire, pour ma part, j'estimais avoir touché le gros lot. Le plus drôle, bien sûr, c'était cet interdit délectable, ce petit rapport de maître élève qui se révélait bien plus excitant que ce que j'aurais pu imaginer. Un interdit bien à l'écart de mes principes, mais justement : je goûtais à la dérive, et j'aimais particulièrement cela. Mon travail ne s'en trouvait pas entaché, et il n'y avait aucun risques que Sara Wayland ou mes collègues s'en doutent ou nous surprennent : nous étions prudents. Peut-être que ce soir, nous tentions un peu le Diable, mais n'était-ce pas le comble de l'ironie un soir de Noël ? Il n'y avait, justement, rien de mieux pour nous représenter. Nous vivions dans l'instant, vif et puissant, et dans le défi de ce qui nous entourait - même si pour ce dernier point, Rita était la championne incontestée.

C'aurait été mentir de prétendre que je n'étais pas particulièrement satisfait de mon petit effet, de ces baisers et de ces caresses échangées alors que la pénombre nous l'avait permis... Je lisais dans les yeux plus pétillants que d'habitude et les joues un peu rosis de ma partenaire qu'elle avait apprécié ; son souffle en était même un peu chamboulé. Quant à moi, mon orgueil de mâle en était flatté, évidemment. Cela dit, la frustration qui s'ajoutait à ce petit cocktail explosif n'était pas vraiment plaisante... C'était le défaut du jeu : à trop attiser les braises, il arrivait un moment où les flammes nous échappaient.


- T’as raison, c’est super chaud de se trouver un coin tranquille. J'acquiesçais, tandis que nous reprenions tranquillement notre danse. D’autant que tous les soirs je suis puni chez S… Monsieur Fitzgerald. Il est sympa, quand il veut, mais apparemment il est amoureux. Faut juste que je le décoince.

Ma réaction se fit en plusieurs étapes : d'abord, je levai un sourcil interrogatif, car j'ignorais ce détail, mais quand elle conclut sa tirade par un « faut que je le décoince » bien senti, en cet instant Rita était tellement Rita qu'elle m'arracha un éclat de rire. Ajoutée à cela que la seule pensée de Fitzgerald, au caractère parfaitement opposé tant il était dans la retenue, amoureux de Rita, me paraissait la chose la plus délicieuse qui soit. Le feu et la glace ne se seraient pas mieux entendus. Je me fis la réflexion que c'était étrange, avant de revenir dessus : au contraire. Fitzgerald trouvait probablement en la jeune Poufsouffle tout ce qu'il n'avait pas, et cela l'attirait comme un papillon dans la lumière.

Je coulais un regard autour de nous : l'assistant était-il là ? Car si oui, il fallait absolument qu'il nous voit, et je voulais tout aussi absolument l'expression de son visage. Si elle disait vrai, comme il devait crever d'envie de danser une nouvelle fois avec elle !


- C'est donc comme ça qu'il faut que je t'attire le soir ?... D'accord, dans ce cas, je te préviens : au prochain cours de Runes, ton comportement va te causer de nombreuses punitions. Dans mon bureau. C'est ça d'être une tête brûlée, conclus-je en la défiant d'un regard perçant, avec un petit sourire, plaisantant à moitié. Ce n'était pas une si mauvaise idée. En tout cas, repris-je, je ne sais pas si même toi tu peux parvenir à le décoincer complètement !...

Ce Fitzgerald n'était pas désagréable, au contraire. Je le trouvais très professionnel, ce que je respectais. Mais une chose était certaine, ce n'était pas le joyeux luron avec qui n'importe qui rêvait de passer une bonne petite soirée pour se défendre. Probablement qu'il était trop réservé pour montrer réellement sa vraie nature, mais pour ce genre de choses, je n'avais clairement pas la patience suffisante : les gens devaient se révéler d'eux-mêmes, j'avais d'autres chats à fouetter.

Nous étions repartis dans la danse, en ce qui nous concernait, et je commençais à sentir, hélas, qu'il ne fallait pas abuser des bonnes choses : que je danse avec la jolie Miss Poufsouffle n'éveillerait aucun soupçons du moment que je ne m'y attardais pas. Mes autres cavalières n'avaient pas « duré » aussi longtemps, loin de là, or s'il était tout à fait permis pour un professeur de danser avec ses élèves, j'étais certain que l'oeil maternel de Sara Wayland surveillait tout de même ses petites brebis et ne voulait pas qu'elles s'égarent trop longtemps du côté de l'antre du loup. Avec un léger sentiment de frustration particulièrement désagréable, je rapprochais Rita de moi en appuyant du plat de ma main sur le bas de son dos, et sentit plus précisément l'odeur de son cou qui me faisait tourner la tête. De son côté, elle continuait ses petites oeillades, ses petites caresses invisibles - plus ou moins - aux yeux des autres qui faisaient délicieusement frémir ma peau - lorsque nos yeux se croisèrent alors, nos regards se nouèrent et je sus qu'elle comprenait ce que je pensais, que nous pouvions pas jouer ainsi toute la soirée, et que je le regrettais d'ailleurs sacrément. Puis son regard redevint séducteur, horriblement séducteur, et si je n'avais pas su être complètement maître de moi, j'aurais laissé s'exprimer tous les signes qui auraient dévoilé combien les charmes de Rita avaient de l'effet sur moi.


- Dommage en tout cas que je ne puisse pas te « punir » dès maintenant, dis-je en souriant du coin des lèvres et en faisant référence à ce dont nous parlions plus tôt (et pas à ce que vous auriez pu penser si votre esprit est un peu trop obnubilé par 50 shades of Grey). En attendant, je t'ai trouvé un cavalier, et tu as du pain sur la planche, conclus-je en me moquant un peu.

Fitzgerald n'était pas loin de nous et le pauvre, j'avais bien envie de l'aider - tout comme j'avais envie de voir comme il se débrouillait. Je poussais Rita dans sa direction, et au moment où mes mains allaient se détacher de ses hanches, je lui glissai dans le creux de l'oreille :


- Avec un peu de chance, plus tard dans la soirée, je suis certain que l'on pourra trouver un petit coin bien à l'abri derrière une tenture...

Et je la laissai partir, avant de retourner vers mes collègues, retrouvant mon professionnalisme, le plus innocemment du monde.

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