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Griffes de lion et langue de vipère (PV)

 
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 Griffes de lion et langue de vipère (PV)

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Anthea Wright
Élève de 5ème année



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MessageSujet: Griffes de lion et langue de vipère (PV)   Ven 26 Déc - 17:48

Robe :
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Tiare :
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Coiffure :
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L'heure du bal était arrivée, et c'était comme si tout d'un coup plus rien ne comptait. Il fallait dire que Poudlard s'était mis sur son 31 - je ne pouvais pas être mauvaise langue jusque là. Les décors étaient somptueux, et si j'avais aimé le style château moyenâgeux, un peu délabré et plein de courants d'air, j'aurais sans doute trouvé que cette salle de bal était la plus splendide que je n'avais jamais vue. Tout y était : lumière, paillettes, or, argent, riches tentures, vaisselle de gala, mets les plus divers et les plus alléchants. La touche finale était évidemment la fine et fausse neige qui tombait du plafond magique sans pour autant se répandre partout par terre ou sur nos coiffures... Mais à part cela, j'étais bien trop citadine et new-yorkaise pour ne pas regretter la jolie vue du dernier étage d'un gratte-ciel, la modernité d'une salle de gala dernier cri, et surtout l'impeccable netteté et propreté qu'on pouvait seulement se contenter d'imaginer à Poudlard. Le château était immense et sans doute trop vieux pour être impeccablement entretenu, et les grains de poussière qui croisaient mon chemin ne faisaient jamais bon ménage avec moi. En tout cas, j'étais plutôt contente de moi : ma tenue avait de quoi faire des envieux, et après un rapide coup d'oeil circulaire autour de moi, je pouvais clairement me vanter d'avoir la tenue la plus chic et la plus onéreuse de la salle de bal.

Je n'avais pas opté pour des froufrous et autres immenses robes dont la coupe était démodée aujourd'hui - les robes choucroutes étaient bonnes pour les princesses d'un autre temps ; j'étais une reine et une reine de l'ère moderne qui plus est, inutile donc d'utiliser tous ces chichis. Papa m'avait fait coudre une robe unique et sur mesure par l'un des plus grands couturiers de New York. Elle était fait d'un tissu gris perle et brodé de minuscules petits diamants argentés - le thème du bal de cette année était notre maison, et j'avais opté pour la noblesse froide de l'argent plutôt que le vert, car j'y trouvais plus de classe. La robe me faisait comme une deuxième peau puis s'évasait à partir de ma taille jusqu'au dessus de mes genoux, dans un joli volant un peu inégal et aérien. Je portais des chaussures à talon couleur émeraude dans un tissu un peu brillant, du même style que celui de ma robe ; en guise de bijoux une simple petite chaîne argentée et si fine qu'elle en était quasi invisible parsemée de petites émeraudes, enroulée autour de mon poignet. Pour la coiffure, j'avais opté pour une tresse sophistiquée qui partait du haut de ma tête et dans laquelle j'avais tissé quelques fils argentés ; pour finir, je m'étais bien évidemment coiffée d'une tiare assez petite et discrète mais néanmoins très chic que mon père m'avait offert l'année dernière, elle brillait sur ma chevelure brune, et j'avais changé quelques petits diamants de la tiare pour qu'ils soient argentés mais verts aussi par moments. Je m'étais évidemment préparée devant les yeux ébahis de ma horde d'admiratrices, dans notre dortoir, avant de leur donner quelques conseils de mode qu'elles suivaient avec une telle persuasion que c'en était presque effrayant. Mais je n'avais pas été mauvaise : je les avais réellement conseillées, car il n'y avait rien qui m'énervait le plus que les fautes de goût en matière de mode, et ce soir, hélas, je savais que j'allais bien souffrir. Pour certains, et certaines surtout, le bal rimait simplement avec une extravagance de mauvais goût et de bas coût, ce qui l'un dans l'autre représentait tout ce que je haïssais. Je m'étais préparée psychologiquement, mais je savais que la soirée serait longue.

C'était d'ailleurs pour la même raison que j'avais refusé les invitations des garçons qui m'avaient proposé, tous de ma maison : je n'avais jugé aucun digne de m'accompagner, et pour ce genre de soirée, mieux valait définitivement être seule et entourée d'un tas de soupirants envieux que j'avais refusés, plutôt que mal accompagnée. Et puis, je n'étais pas spécialement seule : j'avais comme d'habitude mon petit groupe d'admiratrices (ou plutôt de servantes) qui me suivaient et m'obéissaient au doigt et à l'oeil, parce qu'elles étaient bien trop contentes d'être dans mon cercle et de bénéficier de mon nom, de sa notoriété et de ses avantages. Il n'y avait d'ailleurs que les Serpentard qui avaient compris l'intérêt de la chose, par ici.

Petit groupe qui, suivant mes ordres et mes désirs, s'était d'abord dirigé vers la buvette pour que nous ayons de quoi nous rafraîchir, et s'était ensuite installé sur le côté de la salle, dans les confortables fauteuils qui donnaient une pleine vue sur la piste de danse et la globalité de la salle de bal. Installée comme une reine, je devisais pour l'instant en pensant à autre chose - quelque chose manquait à cette fête, et avait toujours manqué. La présence des professeurs ne suffisaient pas à rendre cette présence adulte dont j'avais l'habitude dans tous les galas de réceptions et toutes les réceptions que donnaient mes parents, ou auxquels nous nous rendions. C'était au milieu des adultes que j'arrivais le plus à faire mon petit jeu, à plaire et à attendrir... C'était différent, autour des gens de mon âge : ils étaient potentiellement moins intéressants, il y avait moins d'enjeu.


- Tu as vu la robe de la Poufsouffle là-bas, Anthea ? m'interpella alors une des filles autour de moi. Parfait : nous allions avoir de quoi bien nous amuser.

- Atroce... On dirait qu'elle s'est enroulée dans un vieux tapis, me moquai-je à voix haute pour qu'elle m'entende, et tout le monde éclata de rire autour de moi. La fille en question rougit, regarda ses pieds, et alla un peu plus loin. De toute façon, encore une fois cette année, personne n'a vraiment de goût... Ca me sidère le nombre de robes de mauvaise qualité, comme d'habitude... Je ne sais pas moi, les gens ne peuvent pas faire un petit effort ?! Outrée, j'ajustai mes manches argentées - ce n'est quand même pas compliqué d'acheter une tenue digne de ce nom une fois dans l'année, les pauvres manquent vraiment de volonté, conclus-je sur un petit ton méprisant.

Mon fan-club ricana et je portai ma coupe de jus de citrouille glacé à mes lèvres, bien contente de ne pas appartenir à tous ces gens mal nés qui dansaient et s'affairaient sous mes yeux moqueurs.  

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Hadrian T. Easter
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MessageSujet: Re: Griffes de lion et langue de vipère (PV)   Sam 3 Jan - 10:33

Tous les ans c'est la même chose : Poudlard devient une véritable fourmilière à l'approche du bal de Noël. Remarque, je trouve ça plutôt amazing de voir tout le monde s'agiter comme des fous parce que c'est le bal de Noël, qu'il faut trouver une meuf avec qui y aller et aussi le bon costume et que cette année ils étaient vraiment chiers parce qu'ils imposaient un thème. Il fallait qu'on soit habillés en fonction des couleurs de notre maison. Et pour le coup, cela me desservait un peu parce que le rouge n'allait pas forcément avec mon teint. C'est Lilian qui me l'avait dit. Et je n'étais pas assez exubérant pour me ramener en total look red comme Ulrich l'année dernière. Et on oublie le total look gold, même si la tendance était au glitter comme me l'avait écrit Lilian dans une des lettres qu'elle m'avait envoyé en réponse à celle où je lui disait que le thème de cette année était un peu naze. Alors, si je reprends ses termes, je devais « préférer les petites touches de couleurs qui rappelleraient Gryffondor mais surtout ne pas en faire trop ». Et she was right, j'avais pas vraiment envie de ressembler à une des chanteuses d'ABBA tout en doré.

Donc j'allais devoir faire moitié-moitié et à vrai dire, je ne savais jamais vraiment trop comment faire. De toute façon, je verrais bien et ce n'était pas encore l'heure. Je savais que ma sœur avait pour habitude de commencer à se préparer à peu près à l'heure à laquelle commençait le bal car selon elle, quand on arrive en retard on ne peut que vous remarquer. Alors que c'est plus compliqué quand on arrive le premier et qu'on glande comme un débile près du buffet. Au moins, je n'aurais pas de problème pour manger autant d'amuse-gueule que je veux. Enfin bref, j'allais faire un peu comme Lilian mais pas trop non plus. Non j'allais tout faire à ma sauce et donc ne pas arriver trop en avance ni trop en retard et rappeler que j'étais bien à Gryffondor grâce à des « petites touches de couleurs ». Comme si les gens pouvaient ignorer que j'étais à Gryffondor ! Enfin, sait-on jamais.

Mais surtout, il faudrait que je le fasse bien parce que je n'aurais pas le filet de secours Lilian pour me conseiller en cas de doute énorme sur mon costume. C'est pour ça que cette année allait être un peu particulière parce que j'étais le dernier représentant des Easter encore à Poudlard. Lilian ayant fini sa scolarité, elle passait le Noël à la maison avec les parents et Felton et des amis à papa je crois, les Grant si je ne m'abuse. Enfin bref, j'allais quand même bien m'amuser ! Et oui cette année j'avais décider de ne pas me prendre le chou et j'y allais en mode no way : sans cavalière ! Ouais ouais ouais. Bien que certains pourront dire que je suis un gangster (ooouuuuh le rebelle il vient sans cavalière au bal de Noël !), je dirais plutôt que c'était un bon moyen pour moi de m'éclater comme je l'entendais. Parce que bon la dernière fois, Helena m'avait quand même complètement planté donc bon hein. En plus, ça me laissait libre pour avoir plusieurs cavalières durant la soirée alors moi je suis partant ! C'est à ce moment que vous reconsidérez tous mon argument de la mort qui tue et que vous regrettez d'avoir invité votre cavalière ahah. Damned !

Bon bref, il fallait right now que je m'habille mais en exclusivité pour ce soir, notre dortoir s'était transformé en une véritable chambre de filles. Lilian tu es là ? Non mais attendez, les mecs passaient trois plombes dans la douche ça va c'est quoi le problème ?! Il y a en a un qui a ses règles ou ses premiers poils ? Allons bon, je n'avais plus qu'à poireauter et avec ma chance légendaire, j'allais me taper de l'eau froide. Génial. Et vous savez quoi ? Non aucun de mes colocataires n'a eu ses règles (mais un a effectivement découvert qu'il avait des poils) mais j'ai eu de l'eau froide ! Nice. Really really nice. Comment je déteste ça.

Du coup j'ai pris ma douche en deux temps trois mouvements et je me suis vite roulé dans une serviette pour ne pas attraper la crève. Alors pour rester dans le thème prévu de ce soir, j'enfilais une chemise blanche (jusqu'ici, pas de problème), puis ma veste noire. Je vous ai dit que le rouge ne m'allait pas au teint – suivez hein ! Ensuite, je serrais mon col grâce à un nœud papillon rouge : là le rappel à Gryffy vous le voyez ? Ensuite, des boutons de manchette dorés (so cooooool), mon pantalon noir et des chaussures en cuir noir qui ressemblaient à une des nombreuses paires que portait mon père pour ainsi dire tout le temps. Sauf quand il jouait au golf ou faisait un footing. Sauf que je trouvais qu'il y avait encore un peu trop de noir et pas assez de rouge ou d'or dans ma tenue. Mais grâce à un coup de baguette magique, je colorais les lacets fins noirs en rouge. C'était plutôt discret mais je ne voulais pas en faire plus, j'ai pas vraiment envie de ressembler à un clown non plus.

Then tadam ! I am ready for the party ! Je coiffais un peu mes cheveux – quand même – avec de la cire histoire de faire tenir mes boucles sans que j'ai l'air de ressembler à un quelqu'un qui s'est pris un Scrout à pétard dans la tronche. Un dernier regard dans le miroir, je réajustais ma veste de costume et j'étais fin prêt à m'éclater. Et le bal n'avait commencé que depuis une demi-heure ce qui était parfait.

Je descendais à la salle de bal tout seul car allez savoir pourquoi, mes potes étaient soit déjà descendus – sans m'attendre, hyper sympa – soit les autres restaient encore coincés dans notre dortoir pour je ne sais quelle raison. De toute façon, je savais que je les retrouverais ce soir alors si je ne me trouvais pas de fille avec qui m'éclater, ils seraient là. La salle de bal était magnifiquement décorée, comme toujours et déjà bien remplie. Je remarquais déjà quelques yeux féminins sur moi auxquels je répondis de mon sourire légendaire hérité de mon papa et qui faisait fureur. En même temps, j'avais eu de bons professeurs : papa d'abord, Lilian après et je peux vous dire que j'avais appris énormément de choses même si ça n'avait pas été tous les jours faciles. Disons qu'ils sont très exigeants. En tout cas j'espérais que l'une de ces filles viendrait me rejoindre tout à l'heure et ne me laisserait pas tout seul à me morfondre à côté de la buvette.

Je me dirigeais vers la buvette où je commandais un jus de citrouille. Poudlard et professeurs obligent, je n'étais pas encore majeur donc je n'avais pas le droit au champagne ce qui était un peu un comble tout de même. Enfin bon, anyway je n'avais pas vraiment envie de m'attirer les foudres de Kelsey ce soir parce que j'avais bu une demi coupe de champagne. On va éviter, parce que je veux vivre vieux et en bonne santé et pas crucifié par my lovely directrice. Alors que je m'étais placé sur un côté de la salle, le verre à la main et regardant les rares danseurs sur la piste – c'était encore un peu trop tôt pour que je me lance, je remarquais une jeune fille, drapée dans une très jolie robe qui passa devant un groupe de pimbêches. Ah oui, les pimbêches. Tout ce que je détestais le plus sur cette terre avec les choux de Bruxelles. Ces filles qui se croyaient mieux que tout le monde, qui critiquaient incessamment souvent pour combler le vide et qui méritaient bien qu'on leur enfonce la tête dans le sable. Au moment où la jeune fille leur passa devant, celle qui se trouvait au milieu de son harem lança suffisamment fort une remarque acerbe. J'entendis le mot « rideau » je crois et l'instant d'après, la fille qui était une Poufsouffle s'en alla, la lèvre tremblante. Hum ok I see. J'allais me charger de ça et m'amuser parce que s'il y avait un truc que j'adorais par-dessus tout, c'était rendre les pimbêches folles. Sérieusement, elles pétaient un câble énorme et c'était hyper marrant !

Nonchalamment je m'avançais vers le petit groupe de nanas. Je ne les connaissais pas du tout et j'en concluais qu'elles devaient être plus jeunes que moi, d'un an ou deux et à en juger par leurs tenues qui arboraient toutes des tons verts ou argent, elles étaient à Serpentard.


- T'aurais dû mettre une robe encore plus courte, lancais-je à celle au milieu coiffée d'un diadème ridicule. Sérieusement, j'ai vu des trucs là-dessous que j'aurais jamais voulu voir.

Seriously, on n'avait pas idée de porter ça ! Que ce soit la petitesse de la robe mais même son tissu : je détestais la dentelle. Même sophistiquée et encore moins quand elle était blanche ou argentée comme ça. J'avais vraiment l'impression que la meuf s'était habillée dans une vieille nappe qui appartenait à mon arrière-grand-mère. Mais peu importe, ça me faisait rire et je lui lançais un regard ironique tout pétillant avant de la saluer de mon verre et de boire une nouvelle gorgée.

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Anthea Wright
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MessageSujet: Re: Griffes de lion et langue de vipère (PV)   Lun 5 Jan - 23:43


Installée comme une reine parmi mes dames de compagnie, isolée sur mon trône quand elles m'entouraient, et le regard tourné vers la foule des sujets qui s'excitaient sur la piste de danse, j'aurais pu être au comble de ma joie. Je régnais sur un royaume, indéniablement, aussi petit soit-il : c'était toujours un royaume. Mais je ne l'étais pas, non... Au fond, la lassitude était là. C'était une chose que d'être la plus joliment vêtue, que d'être la personne la plus en vogue de la soirée, et la plus puissante si elle le désirait. Mais quand je comparais ce bal de débutants à toutes les soirées new-yorkaises huppées parmi lesquelles j'avais grandi... Poudlard ne leur arrivait pas à la cheville, et je le sentais. Je le sentais car ce pays manquait de grandeur et de puissance - n'en déplaise à mon père, qui (pour une fois) s'accordait à dire avec ma mère que j'étais autant américaine que britannique. Je n'étais pas d'accord : je ne me sentais liée en rien avec ce pays de bouseux, mis à part peut-être les beaux quartiers Londoniens que j'avais déjà visités. Mais le reste ne me représentait pas : je savais que la puissance brutale de Manhattan était bien plus le berceau de toute mon existence. Malheureusement, il fallait bien s'accommoder, pour l'instant, de ce que j'avais sous la main...

Ce n'était pas la première fois que je me faisais la réflexion : lorsque je me faisais ce genre de réflexions, je me sentais étriquée dans mon corps trop petit, dans le compte trop mince de mes années. J'étais trop jeune, et quel ennui ! Quel ennui quand je rêvais de grand, de puissance, de pouvoir, de succès, de beauté et de réussite ! Moi aussi, comme Papa, je voulais gérer mes propres affaires, ruser contre mes adversaires, risquer des placements, brasser des sommes d'argent qui auraient pu faire pleurer d'envie les trois quart de la population mondiale. Moi aussi, je voulais sentir le pouvoir et la puissance faire battre mon coeur ! Quelle frustration de n'être encore qu'une enfant... Et cette frustration me remplissait de rage, dans ces moments-là, me rendant encore plus mesquine. Oh, j'en étais bien consciente, mais je me fichais bien des gens que cela pouvait ennuyer - encore plus ici quand la majorité des élèves étaient tous des fils de peuple qui n'auraient, en temps normal, jamais eu la chance de croiser mon chemin. J'étais une héritière ; par définition, promise à un grand destin. Je ne l'ignorais pas.


- T'aurais dû mettre une robe encore plus courte, coupa soudain une voix venant du côté, alors que j'étais en pleine tirade moqueuse en direction de quiconque passait sous mon nez. Sérieusement, j'ai vu des trucs là-dessous que j'aurais jamais voulu voir.

Je pris le temps de me tourner très lentement : les attaques de ce genre ne méritaient pas beaucoup de mon attention, en plus lorsqu'elles étaient fausses. J'étais assise de la plus courtoise des manières car, en tant que fille de bonne famille, j'avais été bien élevée - contrairement à certains. L'importun était grand et de carrure assez imposante, brun - joli visage, je devais bien en convenir. Il était également très bien habillé - son complet était de qualité, j'étais la reine du domaine et je savais reconnaître un tissu de marque et une coupe de qualité d'un simple regard. Il avait plus ou moins jouer le jeu : quelques touches rouges par-ci, par-là. Car il était à Gryffondor, évidemment ! J'en eus un petit sourire amusé. Ils aimaient les fanfaronnades. J'aurais menti si j'avais dit ne pas le connaître : non seulement il était célèbre à Poudlard, mais en plus, sa famille était connue de la mienne, de nom au moins, puisqu'elle avait aussi ses quartiers aux Etats-Unis. Au menu de ce soir, donc : Hadrian Easter, le petit dernier de la famille, défendant la veuve et l'opprimé, face à une Anthea Wright un peu trop blasée de toute cette simplicité ambiante pour ne pas chercher quelque chose à laquelle se frotter. L'occasion était en or.

Il y eut un mouvement de protestation parmi les filles autour de moi, puis des chuchotements mesquins et des coups d'oeil indignés. Les pauvres, je savais qu'en même temps elle regrettait de ne pas être un peu plus Gryffondor l'espace d'une soirée pour tomber dans les bras du bel Easter... Pathétiques, mais compréhensible. Il était loin d'être repoussant. Je les fis taire d'un regard noir, et me levai tranquillement de mon trône, les abandonnant à leur triste sort de figurantes - qu'elles appréciaient pourtant beaucoup. Je vins me placer plus près d'Easter, lui souriant d'un air nonchalant (et mesurant encore une fois combien j'étais petite, hélas. Heureusement que je savais compenser).


- Heureusement que ta soeur n'est plus à Poudlard pour t'entendre, car elle n'était pas la dernière en matière de robes un peu courtes, lui répondis-je le plus tranquillement du monde. Enfin, voyons, ne fais pas ton choqué, tu ne vas pas me dire que ça - je fis un petit tour sur moi-même - heurte ta bienséance. Je croyais qu'il en fallait plus pour vous ébranler, vous, les Gryffondor !

N'était-ce pas ce dont ils se targuaient ? Et en guise de conclusion, je fis sonner mon verre contre celui du jeune homme.

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Hadrian T. Easter
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MessageSujet: Re: Griffes de lion et langue de vipère (PV)   Mar 6 Jan - 21:46

Seriously, je n'avais peut-être pas de cavalière cette année au bal mais celle que je venais de me trouver allait largement combler le vide. Et j'allais peut-être combler celui qu'elle avait dans la tête aussi, who knows. Oui parce qu'en général, les pimbêches dans son genre n'avaient pas grand chose dans la cervelle et c'est pour cela que c'était encore plus drôle de les faire tourner en bourrique. Enfin pour moi, elles, elles finissaient par péter un câble. Et c'est justement ce moment qui était le plus hilarant et croyez-moi, j'allais bien m'occuper de cette petite. Cela valait bien 10 cavalières en même temps ! Enfin, sauf si c'était les Anges de Victoria's Secret. Hé c'est bon, je suis humain.

Le pire c'est que je ne savais même pas comment elle s'appelait. It doesn't matter, elle devait avoir un bon nom de pimbêche genre « Vanessa » ou « Summer », un truc dans le genre. Je ne sais pas pourquoi, mais la plupart des filles dans son genre avait un nom qui se terminait en A donc je la voyais bien s'appeler Andréa ou Francesca. Et pourtant, son minois hautain ne m'était pas si inconnu que ça, j'avais dû la croiser quelque part mais alors où c'était ça la question. Tant pis. Par contre, elle devait savoir qui j'étais tout comme ses copines bêtes comme des oies car toutes se mirent à chuchoter autour d'elle. Non vraiment les filles, ne vous dérangez pas pour moi parce que je ne me dérangerais pas pour vous. Sauf pour votre copine qui va bien m'amuser. Rien que dans la façon dont elle se tenait et ses allures – j'en mettrais ma main au feu – mais elle n'était pas anglaise. Non, elle n'avait pas cette once mystérieuse, ce petit truc british, cette classe anglaise. Je le savais parce que dans la famille, le seul parmi nous qui faisait plus anglais était Felton. Et Maman aussi mais elle avait aussi son côté plus sauvage espagnol alors que papa, Lilian et moi, on avait plus cette aisance –  si je puis dire ainsi – qui faisait que tout le monde savait qu'on avait la nationalité américaine.

Et cette fille était un peu comme nous. Puis, même si c'était très léger, elle avait un petit accent qui me faisait tilter immédiatement : Lilian et mois avions même en plus prononcé, surtout quand on rentrait de vacances. Cette fille était américaine, je n'avais aucun doute là-dessus. Et elle était loin d'être moche. Ce qui n'était pas forcément le cas de toutes ses copines. Elle avait un joli visage, de beaux cheveux mais par contre son côté peste me rebutait complètement ! Je dis pas que je ne la toucherais même pas avec un bâton – non ! – mais vraiment, ce genre de nanas, c'était vraiment tout ce que j'évitais. On ne savait vraiment ce qu'elles pensaient derrière leurs yeux outrageusement maquillés pour certaines et il y avait toujours une ombre fausse qui planait au-dessus d'elles. Rah damn pourquoi eut-il fallut qu'elle soit une pimbêche ? Madre de Dios !

Me voilà poète maintenant. Breeef.

Cependant, Mademoiselle la duchesse Caprice daigna se lever et venir à ma rencontre. C'était la moindre des choses voyons ! C'est fou, elle était vraiment mignonne mais le côté peste + la robe en dentelle brrr ça me donnait des frissons ! Non vraiment, je peux pas j'arrive pas ! La dentelle vraiment, je déteste ça. Non mais elle aurait été une gentille fille, avec une autre robe, je serais allé vers elle direct mais là, non non non et re non.


- Heureusement que ta soeur n'est plus à Poudlard pour t'entendre, car elle n'était pas la dernière en matière de robes un peu courtes

Oh mais elle me tendait une de ces perches... La pauvre, elle n'allait pas comprendre mais je ne pouvais pas me retenir ! C'était trop beau une occasion pareille !

- Entre nous, elle n'apparaissait pas dans des robes faites dans les napperons de notre arrière-grand-mère. Et surtout, il me semble avoir vu une ou deux vergetures... Je levais les yeux au ciel, d'un air faussement innocent.

Bon je l'avoue, c'est Lilian qui m'avait appris ce que c'était quand j'avais sorti à une fille sur la plage que les tatouages blancs qu'elle avait au niveaux des hanches étaient assez étranges. Je ne savais pas si ma pimbêche en avait ou non mais à vrai dire, c'était suffisant pour semer le doute en elle et l'irriter un peu. J'allais essayer de ne pas être trop méchant mais je ne promettais rien. Non parce que sa robe là, je ne cautionne pas et elle méritait de le savoir. Non mais quand je vous dit que mon arrière-grand-mère avait les mêmes napperons je rigole pas !


- Enfin, voyons, ne fais pas ton choqué, tu ne vas pas me dire que ça  heurte ta bienséance. Je croyais qu'il en fallait plus pour vous ébranler, vous, les Gryffondor !

Et elle était fière d'elle en plus ! Remarque, ça me faisait rire et elle m'était presque de plus en plus sympathique. Elle trinqua sa coupe contre la mienne et je remarquais une étincelle dans ses grands yeux noisettes. Jolie, seriously elle était vraiment mignonne. Dommage qu'elle soit à Serpentard. Ce sont d'autres qui profiteront de ce corps ahah ! Mais pas ses copines, hum no thank you.

- Oh mais je ne suis pas choqué. Il en faut bien plus que ça, si tu savais...

C'était à mon tour de lui tendre une perche mais je voulais savoir de quoi la Miss était capable. Je bus une nouvelle gorgée de mon jus de citrouille. J'avais envie de m'amuser ce soir et bizarrement, je sentis qu'elle préférait presque ma compagnie contrairement à celle de ses copines. Tant mieux pour moi : ça voulait dire que j'étais intéressant par contre, c'est pour ces filles que c'était plutôt mauvais signe. De toute façon, les filles dans son genre savait toujours s'entourer de meufs complètement inutiles. Je n'avais jamais vraiment compris pourquoi mais c'était comme ça. Je pense que c'est un des mystères de la vie comme pourquoi les oranges ne sont pas bleues et pourquoi le curling existe.

J'allais lui prouver que je n'étais pas choqué par sa robe – outre le fait qu'elle était horriblement laide avec toute cette dentelle. J'en vomirait. Sans dire un mot et avec l'agilité d'un chat – oui bon ok, c'est pas hyper masculin mais anyway – je posais mon verre, attrapais le sien et emprisonnais son pauvre petit poignet et elle était cuite. Voilà j'allais montrer tout son joli derrière à qui veut bien le voir ! Ca lui apprendra à porter des robes aussi courtes. Bien entendu, je ne lui avais pas laissé le choix et elle allait gentiment m'accorder cette danse en faisant de jolis sourires parce qu'elle était certainement une jeune fille bien élevée. Je la dépassais de plus d'une tête et j'aurais pu trouve ça chouette si elle avait un peu plus de poitrine. Mais bon, on fait avec les moyens du bord comme on dit !


- Alors qu'est-ce que t'en dis ? Lui demandais-je tout en l'entraînant dans une valse tourbillonnante. Je faisais bien évidemment exprès de faire de grands tours pour que sa robe s'envole autour de ses hanches et qu'elle se tape la jolie honte de sa vie. Ou au moins quelques moqueries. Je n'étais pas aussi méchant que les Serpentards mais je dois avouer qu'elle m'avait cherché et quand on me cherche sur ce terrain, on me trouve toujours ! Je vais te dire un secret : tu sais pourquoi Lilian ne portait jamais de robe aussi courtes pour le bal ? Je la toisais en relevant un sourcil, autre truc que ma soeur m'avait appris pour appuyer un regard.

Je voulais la laisser mariner quelques secondes ; le mieux étant qu'elle comprenne d'elle-même. En tout cas, j'étais déjà bien content car la soirée que je passais s'annonçait pleine de surprises !

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MessageSujet: Re: Griffes de lion et langue de vipère (PV)   Jeu 8 Jan - 18:53


Buvant mon jus de citrouille... Je buvais en réalité du petit lait : j'avais trouvé de quoi me divertir, j'avais trouvé de quoi me divertir avec quelqu'un qui était loin d'être repoussant, et surtout, je lui avais répondu du tac au tac en lui revoyant mon venin pour toute réponse, bien fière de moi d'avoir ciblé la soeur - les liens familiaux provoquent souvent chez les gens des réactions démesurées. Je le savais : j'étais la première à sortir mes griffes si l'on touchait à mon père. Le nom des Wright était sacré à mes yeux.

Pour le reste, j'aimais à penser que j'embêtais Hadrian Easter, qui savait faire parler de lui en bon coq de la basse-cour sur laquelle il régnait ; j'aimais également penser que toutes les poules qui gloussaient en le regardant avec des yeux ronds devaient rager en cet instant qu'il soit en ma compagnie. Les filles des autres maisons ne me portaient pas dans leur coeur parce que j'étais une peste ; à Serpentard même c'était différent : soit elles ne m'aimaient pas parce que j'avais de plus beaux habits et objets qu'elles, soit elles me craignaient (ce qui était tout aussi jouissif) et donc me mangeaient dans la main. Si en plus je me mettais à accoster les jolis garçons des maisons ennemies, voilà qui aurait de quoi rebooster les haines à mon égard... Et cela ne me déplaisait pas. Cela m'amusait, même. Car il n'y avait ici personne digne d'intérêt : pourquoi me serais-je ennuyée à créer des liens plus que de raison avec des gens qui n'auraient rien à m'apporter ? Le petit groupe qui me suivait tout le temps, au doigt et à l'oeil, me suffisait pour satisfaire chacune de mes envies quand elles me prenaient. Pour le reste, je n'avais besoin de rien.


- Entre nous, elle n'apparaissait pas dans des robes faites dans les napperons de notre arrière-grand-mère. Et surtout, il me semble avoir vu une ou deux vergetures...

Je lui offris un sourire attendri : il défendait sa soeur avec autant d'énergie qu'un petit chiot s'attaque à un os en caoutchouc ; c'était mignon. Quant aux attaques physiques, elles étaient généralement si basses et faciles que je n'allais pas me fatiguer à les relever.

Cependant, lorsque je levais les yeux vers lui alors que nos verres sonnaient l'un contre l'autre, je ne pus m'empêcher de me sentir un quart de seconde - mais seulement un quart, je ne supportais pas perdre le contrôle, surtout dans des moments comme celui-ci - un peu troublée par ses yeux qui ressortaient vivement, rendus encore plus clairs et vifs par le doré brillant des décorations de la fête. Il avait incontestablement du charme, et une présence particulière, à mon grand désarroi : je ne voulais pas me sentir stupidement émue par un garçon de la sorte. Je masquais bien évidemment mon trouble, énervée contre moi, et du coup contre lui encore plus, et bien décidée à lui tenir tête. Je détestais cette sensation... Eric Williamson avait été le premier à oser me perturber de la sorte, et à m'arracher même un baiser : quel affront. Je ne faisais pas confiance en ces affaires de garçons, et j'étais très bien toute seule : c'est bien connu, une reine gouverne bien mieux sans son roi. Et ce n'était pas le dernier fils des Easter, Gryffondor de surcroit - mais de bonne famille, cela le sauvait - qui allait me faire flancher !


- Oh mais je ne suis pas choqué. Il en faut bien plus que ça, si tu savais...

Je soupirai - mais le temps que je lui trouve une réplique bien sentie à propos des garçons qui avaient toujours besoin de rouler des mécaniques et que c'était prodigieusement lassant, il avait posé son verre, attrapé le mien qu'il avait mis ailleurs, et agrippé mon poignet avec une force trop supérieur à la mienne pour que je puisse stopper le mouvement. Il m'entraîna à sa suite sur la piste de danse : cette fois, mon exaspération d'être si petite et si menue était à son point culminant. Face à quelqu'un de plus grand et de musclé comme lui, je ne faisais pas le poids ! L'autre solution était de hurler pour m'indigner, mais j'avais ma dignité et ma bonne éducation tout de même, et absolument aucune envie de me donner en spectacle dans cette grosse foire du village.

Du coup, j'acceptai en apparence, et me mis à sourire d'un air faux qui n'échappait à aucun de nous deux, mais qui donnait assez l'impression pour le reste de la pièce. Et comme je ne pouvais pas lutter, je me laissais emporter au rythme de la danse... Qui devint très rapidement endiablée. La surprise m'arracha même un petit cri indigné, quand il me fit tourner si vite sur mes pieds que ma robe voleta... un peu trop haut. Je lui lançai un regard glacial et courroucé, mais il ne baissait pas le tempo et j'étais obligée de suivre si je ne voulais pas m'effondrer lamentablement au beau milieu de la valse. Je suivais avec autant de rage qu'il mettait d'entrain à m'humilier : je suivais parce que je ne voulais pas démériter de mes talents de danseuse, et surtout pas lui donner de quoi pouvoir se moquer. Heureusement, inspirée que j'étais comme d'habitude, j'avais mis des sous-vêtements décents et assortis à ma robe, ce qui minimisait les dégâts... Mais tout de même. Dès que nos regards se croisaient, je le fusillai des yeux, avant de tourner sèchement la tête et de faire voler ma jolie tresse sur mes épaules.


- Alors qu'est-ce que t'en dis ? Je vais te dire un secret : tu sais pourquoi Lilian ne portait jamais de robe aussi courtes pour le bal ?

- Sans doute parce que son frère est un abruti ? répondis-je entre mes dents serrés, avant qu'il me fasse tournoyer de nouveau.

Le tempo baissa un peu car c'était la fin de la musique, ce qui nous laissa le loisir de reprendre nos souffles - chose amusante, ni lui ni moi ne laissions paraître un quelconque essoufflement. J'eus tout de même un petit sourire : Gryffondor et Serpentard avaient tout de même le même sens de l'honneur. Mais cela ne suffit pas à m'amadouer tout de même : je restais furieuse. Mon premier geste fut, dès qu'il eut lâché ma main, de le frapper, et ma main partit vivement dans sa direction - dommage pour moi et tant mieux pour lui, comme j'étais trop petite pour viser correctement sa joue, je fermai mon poing et le tapai fermement sur le torse.


- Goujat, dis-je en me redressant sur mes talons, outrée. Si tu voulais voir à quoi ressemble la culotte d'une fille, pourquoi n'as-tu pas demandé à une de tes admiratrices décérébrées ? sifflai-je - admiratrices qui ne m'incluaient évidemment pas. Je pensais qu'on avait de meilleures manières chez les Easter.

Sur ce, je manquai tourner les talons - mais non. Impossible. Hors de question qu'il s'en sorte ainsi, et cette fois ce fut moi qui le poussai fermement, de mes deux mains appliquées contre lui, vers la piste de danse, jusqu'à ce qu'il soit au milieu des gens et donc obligé de danser sans quoi il aurait l'air étrange. Lui défiant du regard pour une nouvelle danse, je lançai le mouvement, et après quelques notes j'appliquai la pointe de mon talon sur son pied en tournant devant lui, puis trois secondes après, je fis le même mouvement sur l'autre pied.

- Navrée, murmurai-je en souriant tandis que nous dansions toujours. Et cette fois, je prenais bien garde à ne pas lui donner la possibilité de me faire tournoyer au bout de son bras comme une vulgaire poupée !

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MessageSujet: Re: Griffes de lion et langue de vipère (PV)   Ven 16 Jan - 14:07

En vrai, cette fille était bien plus robuste que la plupart – que les nombreuses pimbêches – que je m'étais amusé à rendre chèvres. Elle n'était vraiment pas aussi bête qu'elle ne le laissait paraître, et à vrai dire j'en étais le premier étonné. Je m'étais peut-être trompé sur son compte mais à la regarder de plus près, il y avait toujours un monde entre nous : elle était une fille pourrie gâtée et elle le faisait bien comprendre. Certes, avec Lilian et Felton on était loin d'être miséreux mais on ne le montrait pas. Enfin, pas de la même façon qu'elle. Elle se plaisait à se rehausser par rapport aux autres personnes qui l'entouraient grâce à ses fringues au prix indécent et à s'entourer de filles qui ne lui nuiraient aucunement. Lilian et moi n'étions pas du tout ainsi. Et Felton encore moins. Disons qu'on s'en fichait bien de la naissance de nos amis, tant qu'ils pensaient comme nous et avaient les mêmes délires. Mais j'allais vite la faire redescendre sur terre. Après tout, j'avais commencé à l'embêter pour ça.

Et je dois dire – non ne me jetez pas de fleurs, j'en ai assez comme ça – que mon petit manège fonctionnait assez bien ! Et quand je dis manège, je parle dans les deux sens du terme. Non parce qu'à la faire tourner comme je le faisais, j'allais bien vite lui filer le tourni et peut-être la gerbe. Ce qui serait le comble ! Mais aussi, elle ne m'avait pas vu venir donc je trouvais ça encore mieux ! J'en faisais ce que je voulais et c'était assez drôle. Cependant, je sentais qu'elle n'allait pas me laisser crier victoire trop vite, elle semblait bien trop têtue pour ça. Néanmoins, quand je l'entendis pousser un petit cri quand l'air s'engouffra sous sa robe – c'est là que je remerciais le ciel d'être un garçon, ce devait être une sensation vraiment désagréable ! - je jubilais intérieurement. Ahahahah Hadrian Easter-Schoonmaker a encore frappé ! Par contre, elle ne me loupa pas quand je lui posais ma question.


- Sans doute parce que son frère est un abruti ?

A vrai dire, je n'en attendais pas moins d'elle. Sa réponse me fit rire et je levais les yeux au ciel enchanté tout en continuant de la faire tourner. J'adorais ça, on se renvoyait la balle sans cesse et les manières de ma duchesse trahissaient cependant sa bonne naissance. Mais ce qui était totalement crazy, c'est qu'on avait beau venir du même monde, nous étions totalement différents l'un de l'autre. Quand bien même je la comparais à Lilian, elles n'avaient rien en commun. Lilian était à des kilomètres d'être une peste imbue d'elle-même – certes elle n'était pas modeste mais qui dans notre famille l'était ? – et elle ne traitait pas les autres filles comme de vulgaires bouses de dragon. En réalité, à part les filles de Poudlard qui étaient ses amies et notre cousine, ma sœur traînait surtout avec des mecs. Enfin je me mettais à la place des autres nanas : ça m'aurait tellement gavé de voir Lilian rafler les mecs un par un et de les voir la regarder avec les yeux brillants et la bave sur le côté de la bouche.

Enfin breeef ! Revenons à ma Caprice, duchesse de Pesteland et du comté de Pimbêche-ville. Really, je m'amusais comme un fou avec elle.

Le rythme de la musique changea et nous en profitâmes pour libérer la piste ; c'est vrai qu'on l'avait pas mal accaparée tandis que mon indécente cavalière ne cessait de montrer sa culotte à qui veut bien la voir ! Ah non mais je vous jure j'ai tout essayé pour qu'elle arrête mais rien n'y fait ! Apparemment, elle avait vraiment mal pris ma ruse et en guise de réponse, elle me frappa sur le torse. Oh que c'est mignon, un petit poing de petit chaton !


- Goujat

Une nouvelle fois j'eus un petit rire amusé : je crois que je commençais à lui faire un petit effet, elle commençait à vraiment me détester. Mais bizarrement, j'avais envie qu'elle me déteste encore plus. Je n'en avais pas fini avec elle. Et apparemment, elle non plus.

- Si tu voulais voir à quoi ressemble la culotte d'une fille, pourquoi n'as-tu pas demandé à une de tes admiratrices décérébrées ? Je pensais qu'on avait de meilleures manières chez les Easter.

Elle avait du répondant et ne se laissait pas faire comme toutes les autres pimbêches que je connaissais. Tant mieux, ça rajoutait du piquant à cette soirée qui décidément, n'en manquait déjà pas !

- Avec elles ce serait trop facile et même, j'ai pas envie de voir la leur. Et sache pour ta gouverne que je suis très bien élevé, ce n'est pas moi qui ait montré ma culotte à tout le monde, dis-je en éclatant de rire devant son joli minois courroucé.

Cette fille était vraiment étonnante et je crois qu'elle n'allait pas cesser de m'étonner ce soir. Tant mieux, au moins je passerais une soirée dont je me souviendrais pendant longtemps ! Je ne demandais que ça. Et elle ne traîna pas puisqu'elle me poussa fermement sur la piste de danse et alors qu'elle commençait à effectuer quelques pas de danse, je sentis une douleur traverser la pointe en cuir de ma chaussures. Oh la hum ! Bordel de merde elle m'a défoncé le pied ! J'essayais tant bien que mal de ne rien laisser paraître, elle ne méritait pas ça et je n'allais surtout pas lui faire ce plaisir. Alors je pris sur moi – ce fut très difficile mais je crois que j'y parvins. J'allais presque lui pardonna lorsqu'elle effectua le même manège sur mon autre pied valide et sincèrement, si je n'étais pas un mec aussi fort je crois que je me serais écroulé par terre en tenant mes dieux pieds meurtris.


- Navrée

Elle me parla sur un air faussement désolé, cet air satisfait qui ne détonnait pas sur son visage. Elle était contente. Elle avait eu ce qu'elle voulait, m'avait écrasé les pieds bien comme il faut, comme quoi, il lui en fallait peu pour s'amuser. Mais il m'en fallait beaucoup plus pour me faire abandonner. Elle ne s'en tirerait pas comme ça parce que je n'avais pas dit mon dernier mot. Avec les filles dans son genre, j'avais toujours un tour de rechange.

Alors qu'on dansait comme deux enfants bien sages – je lui laissais croire encore deux secondes qu'elle avait gagné, j'observais les alentours de la piste. Toutes ses copines nous regardaient, un air de jalousie sur le visage qui les trahissait fort bien. Elles avaient beau être en admiration devant leur « amie », elles n'en revenaient pas qu'elle danse avec moi, deux fois de suite en plus ! En même temps, je les comprenais. Et je la comprenais aussi totalement ! Mais là, j'en eu assez de la laisser vivre dans le mensonge et c'est pourquoi je resserrais mon étreinte autour d'elle afin de l'emprisonner contre mon torse.


- Dis donc, tu danses vraiment très mal ! Laisse-moi t'apprendre et tu verras que les Easter sont très bien élevés.

Je lui avais parlé en la regardant droit dans les yeux, la défiant de mes yeux clairs. Un sourire séducteur étira mes lèvres et je l'emmenais un peu plus à l'écart de la piste, en la faisant gracieusement tournoyer cette fois, comme une véritable danseuse. On évolua doucement au milieu des autres couples et pour la première fois de la soirée, je n'eus presque plus envie de la titiller parce que je m'étais trouvée une cavalière digne de ce nom.

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MessageSujet: Re: Griffes de lion et langue de vipère (PV)   Dim 18 Jan - 20:04


- Avec elles ce serait trop facile et même, j'ai pas envie de voir la leur. Et sache pour ta gouverne que je suis très bien élevé, ce n'est pas moi qui ait montré ma culotte à tout le monde.

C'était un compliment, s'il s'en était pris à mes sous-vêtements ? Venait-il sérieusement de penser que cela pourrait me toucher ?! Mais quel animal ! Décidément, Gryffondor avait encore beaucoup à apprendre en matière de bonne éducation et de vie en société. Je gardais ma superbe et tentais de m'assoir sur cet affront, mais je devais bien avouer que tout bouillait au fond de moi et que je me sentais trop en colère pour ne pas me sentir démunie, ce qui avait le don de m'agacer bien plus que la normale. Et puis, l'assurance d'Easter, loin d'entraver la mienne cependant, était telle que j'en venais presque à perdre mes moyens : j'adorais les combats de la sorte, parce que je les gagnais toujours ! Mais là... Quelque chose au fond de moi grondait et me brûlait les veines, j'avais envie de le secouer et de lui enfoncer ses stupides paroles dans la gorge jusqu'à ce qu'il les regrette et s'excuse à genou. Quelle audace de me manquer à ce point du respect qui m'était dû ! Pour qui se prenait-il, non mais !

Heureusement, mes talons étaient assez pointus et ma dextérité assez précise pour que je me venge sur ses deux pieds. S'il ne laissa rien paraître, ou très peu, aucun doute ne subsistait : j'avais appuyé sèchement et fortement, et je savais qu'un tel coup était loin de faire du bien. Mon sourire satisfait et faussement désolé acheva de lui rendre un peu de sa provocation - c'était déjà ça. Je ne pouvais pas le laisser gagner ainsi. Heureusement que Williamson n'était plus ici, car c'aurait été le pompon qu'il assiste à ce duel qui n'avait pas commencé du meilleur angle pour moi. Sans compter qu'il s'en serait délecté, et je ne voulais pas qu'une autre personne en plus du Gryffondor se félicite de tout ce petit manège... Autour de nous, en revanche, les autres filles de Serpentard qui formaient ma cour ne nous quittaient pas des yeux. Je l'avais un peu mauvaise : je savais qu'elles bavaient d'admiration, d'un côté, que je danse ainsi avec un fort joli garçon, mais plusieurs détails me chagrinaient... Premièrement, il restait un Gryffondor, et j'avais mes valeurs ; deuxièmement... Il me menait un peu par le bout du nez, et il était hors de question qu'elles s'en rendent compte. Aussi, je fus particulièrement fière de moi quand je notai que les filles avaient remarqué que j'avais fait exprès d'écraser le pied de mon cavalier, ce qui les fit glousser comme des pintades. Tant mieux. Quant au reste, je préférais éviter de me dire combien elles avaient gloussé si elle savaient aperçu plus tôt la mésaventure de ma pauvre culotte...

L'auto-satisfaction me donnait des ailes à nouveau, ou plutôt des griffes, et je m'amusais à jeter des regards désobligeants et provocants tandis que nous dansions de manière beaucoup plus équilibrée, cette fois. J'étais fière également de lui montrer mes qualités hors-pair de danseuse, comme mon père me le rappelait à chaque fois : pendant les soirées mondaines auxquelles nous nous rendions, il était de coutume que je me fasse inviter à danser, et je ne manquais jamais de faire honneur au rang des Wright. Les danses de salon de tous types n'avaient aucun secret pour moi : j'avais pris des cours depuis que j'étais enfant. Ce n'était pas à Poudlard, où j'étais probablement l'une des seules à savoir danser avec autant de technique et de précision, que j'allais déroger à la règle... D'ailleurs, j'avais l'impression qu'autour de nous, les gestes se faisaient moins sûrs, les couples plus proches, les danses plus brouillonnes. Voilà : non seulement ils étaient stupides, mal élevés et de rangs sociaux peu glorieux, mais en plus ils aimaient se débaucher et se vautrer dans l'alcool à la première occasion. Pathétique. J'étais au moins heureuse d'une chose : mon cavalier n'était pas en passe de devenir une de ces épaves de fin de soirée, apparemment.

Mais j'étouffai tout d'un coup un petit cri de surprise :


- Dis donc, tu danses vraiment très mal ! Laisse-moi t'apprendre et tu verras que les Easter sont très bien élevés.

Pour m'adresser ces mots, Hadrian Easter m'avait tout d'un coup serré tout contre lui, emprisonnant ma taille de son bras. Je ne faisais pas le poids, je l'avais déjà dit ; impossible de m'écarter de lui, et tout d'un coup je sentais une proximité inattendue, son corps contre le mien, la sensation de son torse dont les muscles m'étaient sensibles contre mon buste, mon visage soudain bien plus proche du sien puisqu'il me regardait en même temps... Tout mon corps s'était contracté et ma bouche s'était entrouverte sous la surprise, cherchant de l'air comme si j'étais à court - mes yeux se chargèrent de lui lancer un méchant regard hostile, et mes doigts auraient aimé le griffer, mais mes bras étaient serrés contre lui de la même manière. Je n'étais pas habituée, je ne savais pas très bien ce qu'il se passait : le Gryffondor me lançait en même temps un étrange petit sourire en coin, qui acheva de me plonger dans un malaise proche de la panique. A quoi jouait-il ?! Tout d'un coup j'avais l'impression qu'un poids étrange écrasait mes épaules, mon cou, et je ne pouvais plus rien dire, pas même une petite pique bien sentie, pas même un remarque froide et acerbe dont j'avais le secret. Mon coeur me donnait la désagréable impression qu'il allait exploser dans ma poitrine, et tout en moi s'était fermé et braqué hostilement contre cette proximité qui avait envahi mon espace vital.

Je me sentis donc, toute engourdie et incapable de faire quoi que ce soit, entraînée de nouveau dans plusieurs danses - ah, ouf, au moins je pouvais respirer. Heureusement que ma technique était là et que mes automatismes étaient bons car je ne perdais aucun crédit dans cette danse, bougeant apparemment avec fluidité et décontraction, intérieurement en m'obligeant à suivre le rythme, et incapable de danser à autre chose. Easter avait réussi son coup et je le maudissais de tout mon être : je n'étais pas capable de riposter, complètement recroquevillé à l'intérieur de moi comme un serpent pris au piège. Quelle horreur, cette sensation ! J'avais l'impression que mon sang s'était transformé en acide et me brûlait, me chauffait de l'intérieur, que tout était amer, et que le déshonneur me mortifiait sur place. Je n'ouvris pas la bouche, tandis que nous dansions encore et encore, me contentant d'essayer de briller dans ma danse et de lui lancer des regards supérieurs - c'était tout ce dont j'étais capable. Les gens autour de nous nous laissaient la place quand nous passions, tant ils avaient remarqué notre efficacité, mais tout le reste me paraissait flou...

Finalement, le rythme faiblit à la fin d'une danse, et comme nous étions sur le côté de la piste de danse, je saisis l'occasion : m'arrachant de ses bras, je mis fin à notre petit ballet. Vivement, je reculai d'un pas, des fois qu'il ait l'odieuse idée de recommencer son étreinte de tout à l'heure.


- Ca va mieux, maintenant ? dis-je d'un air supérieur et avec froideur comme si il était conscient que c'était une faveur de danser avec moi. Mais je tremblais encore, au fond de moi, et je savais que je n'étais plus en mesure de me battre. La mort dans l'âme, je choisis de battre en retraite - Easter n'en avait aucune idée, mais il pouvait se vanter de cet exploit. Bonne fin de soirée, balançai-je du bout des lèvres avant de tourner les talons et de partir cacher mon trouble loin de lui. Je profitais des quelques mètres qui me séparaient de me « camarades » pour me recomposer un visage - mon coeur, lui, battait encore de manière trop désordonnée mais heureusement, personne ne pourrait s'en rendre compte.

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@Hadrian T. Easter a écrit:
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