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Dare or Dance ? (A.C)

 
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 Dare or Dance ? (A.C)

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Daisy Daniels
Élève de 3ème année



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Localisation : Dans le parc! Ou la bibliothèque! Ou la salle commune! Ou les couloirs! Eh attends, si j'explorais les cuisines?
Date d'inscription : 09/08/2014

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Ami(e)s: Oh oui, pleins ! Toi, d'ailleurs, j't'aime bien.
Âme soeur: ???

MessageSujet: Dare or Dance ? (A.C)   Dim 21 Déc - 17:31

Robe:
 
Chaussures:
 
Coiffure:
 

Non mais sérieusement ? Ce n’était pas humain de marcher avec ces trucs au pied ! A quoi ça servait la magie s’il n’y avait pas un sortilège pour savoir marcher avec des talons ?! Ok, je râlais un peu trop parce qu’il existait un sort pour neutraliser la douleur de la voute plantaire et c’était carrément pratique, mais ça ne m’aidait pas à garder l’équilibre. J’allais me briser la cheville d’ici la fin de la soirée ! Mais un pari était un pari, et d’ailleurs, quand j’y pensais, tout ce bal n’était qu’un gros pari. C’était parti de David qui m’avait dit que je n’étais pas chiche d’inviter un garçon au lieu de me faire inviter, et d’Anthony, un pote d’Alistair qui n’arrêtait pas de lui dire qu’on devrait sortir ensemble lui et moi, ce qui du coup nous faisait bien marrer et on avait décidé de lui faire croire qu’on sortait en secret. Alistair restait évasif sur la nature de notre « relation », je me débrouillais pour lui lancer des pseudos regards de braise dès qu’Antho était à côté, et on le voyait se monter la tête ce qui nous faisait grave marrer. Du coup avec Alistair, on avait décidé de faire d’une pierre deux coups pour le bal et je l’avais invité devant l’air ahuri de David – un Serpentard plus âgé, faut dire que j’avais fait fort – et je m’étais chargée de midiner quand Anthony était dans les parages pour faire un peu monter la mayonnaise de notre plaisanterie. Puis Alistair m’avait défié aussi me disant que je n’étais pas chiche de mettre une robe et des talons, et moi, quand on me lancer un défi, je courrais dedans sans attendre. J’avais donc renchéri en lui disant qu’il n’était pas cap d’avoir la tenu la plus Alistairienne possible, et c’était très bien tombé parce que cette année il fallait être assorti à notre maison, donc on allait avoir de la bonne marge de manœuvre. Il avait rétorqué en me défiant de faire de même, et de fil en aiguilles, nous avions donc convenu d’avoir les tenues qui nous ressemblaient le plus possible et étaient évidemment les plus drôles possibles, et j’étais obligée de mettre une robe et des talons.

C’était comme ça que je m’étais retrouvée perchée sur des talons incrustés de petites pierres rouges avec l’arrière avec une tête de lion, ils étaient déments et surtout super haut. Mais c’était le prix à payer, et puis je devais admettre que je commençais à avoir un faible pour ces chaussures. Je m’en fichais un peu de mes habits habituellement, je préférais une bonne paire de baskets et je ne comprenais pas trop pourquoi certaines filles faisaient un foin sur les chaussures, mais je crois que je commençais à mieux comprendre… C’était drôle de le dire, mais je me sentais trop puissante avec ça au pied, c’était trop joli et fun, même si c’était pas du tout pratique, j’avais l’impression que j’allais pouvoir écraser la tête des mecs qui me soulaient et c’était une sensation top ! Du coup, j’avais joué le jeu à fond pour la robe, j’en avais acheté une en satin rose pâle avec une énorme fleur rouge dessus pour rappeler mon prénom. Je n’étais pas trop à l’aise dedans parce qu’elle était prêt du corps – impossible de courir  avec, elle me serrait trop les jambes – mais elle me faisait rire parce qu’elle était extravagante et j’étais sûre que ça allait faire rire Alistair.

Une fille de mon dortoir avait profité de mon « moment de féminité » pour me coiffer, chose qu’elle avait visiblement envie de faire depuis un petit moment parce que j’avais, je cite, « une chevelure incroyable et sous-estimé ». Elle m’avait donné plus de volume, et même si elle m’avait un peu étouffé avec sa laque et détruit le cuir chevelu à force de tirer pour ôter mes nœuds, le résultat était plutôt joli donc je l’avais quand même remercié. En plus, elle avait maquillé aussi, et j’avais accepté pour jouer le jeu à fond. Elle m’avait mis du fard à paupières dorés et allongé mes cils avec du mascara – c’était assez terrifiant à utiliser, ce truc – et du rouge à lèvres rouge pour rappeler mes chaussures. Maintenant que je me tenais devant le miroir, je me reconnais à peine, mais c’était amusant, c’était un peu comme se déguiser ? Je regardai l’heure sur l’horloge du mur et poussai un juron. J’allais être en retard ! Alistair était souvent en retard aussi, mais là on avait bien précisé qu’on ne pouvait pas être en retard ! Parce qu’Anthony avait rendez-vous avec sa cavalière à 19h30 pétante et si Alistair et moi on voulait jouer le pseudo-couple, il fallait qu’Antho nous voit ! Il fallait donc que je me dépêche, et en plus vu ma tenue et mes chaussures, je ne pouvais pas vraiment courir… Je poussai un soupir en pensant au étage que j’allais devoir descendre, et décidai d’enlever mes chaussures pour le faire pied nue – cela sembla choquer profondément ma camarade de dortoir, mais bon, j’avais la flemme de marcher comme un escargot jusqu’en bas ! En plus bon, les escaliers en talons, c’était carrément la mort, je m’étais entraînée et c’était super difficile !

Je descendis donc assez rapidement, et juste avant d’arriver dans le hall, je remis mes chaussures et me recoiffai un peu. Bon, là, j’allais faire une entrée théâtrale, surtout si Anthony était dans les parages. Je mis la main sur la rampe pour avoir un appui, et me mit à descendre les derniers escaliers, cherchant Alistair du regard. Il était en bas, en train d’attendre, et lorsqu’il me vit, j’agitai ma main comme les princesses quand elles saluaient une foule. Je cherchai du regard Anthony, et fût plus que satisfaite quand je le vis et que je constatai qu’il nous regardait. Mon entrée était réussite du tonnerre, Alistair arrivait en bas de l’escalier en me tendant son bras, on allait avoir l’air géniaux et même si j’avais tout le mal du monde à contenir mon fou rire, ça en valait la peine.


- Bonsoir Alistair, dis-je bien fort pour qu’Anthony qui passait à côté de nous m’entende, tu es très ch – AH MERDE ! J’avais raté la dernière marche avec mes talons, et je me rattrapai à Alistair en criant à moitié, jurant et pestant contre mes chaussures. Bon, la super arrivée, on repassait, mais bon, surtout qu’Alistair était mort de rire. Pfff, marche avec ça et tu verras ! Oh, salut Adam, lançai-je au passage. Et toi arrête de rire tu dois montrer à Anthony qu’on est trop mignons, la mission Relation Secrète tu l’as oublié ou quoi ? Le sermonnai-je pour qu’il se reprenne. Bon aller, viens, j’ai la dalle en plus !

Evidemment, il rigolait beaucoup de ma lenteur, mais on finit par réussir à atteindre la salle de bal. Wayland l’ouvrit avec un petit discours. Les premières chansons étaient des valses, mais j’étais déjà occupé à grignoter des toasts pour me remplir l’estomac et me redonner des forces. Alistair avait été nous chercher deux jus de citrouilles, et on s’appuya contre le buffet, regardant les élèves qui avait commencé à danser.

- T’es pas cap d’aller inviter le plus de mecs possibles à danser la valse avec toi ? Défiai-je malicieusement. Je savais qu’Alistair marchait toujours, et c’est pour ça qu’il me faisait toujours trop rire. T’as dix minutes, je compte le nombre de garçons !

Maintenant, on allait voir s’il savait réussir les défis !

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Alistair Callaghan
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Ami(e)s: Daisy, la plus fun qui soit ; Adam, le meilleur de tous !
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MessageSujet: Re: Dare or Dance ? (A.C)   Dim 4 Jan - 19:43

La tenue, mes amis : tout était dans la tenue. Et ce n'était pas Adam, vissé sur sa chaise devant le miroir depuis une demi-heure qui allait me contredire. La flaque de bave qu'il avait produite sur le parquet du dortoir en attestait pour lui. Il fallait dire que je lui avais fait un joli cadeau de Noël en avance : je lui avais trouvé, à la boutique pour animaux, un petit noeud papillon noir. Oui oui. Il existait sur cette terre des gens qui, un jour, en réunion commerciale, s'était dit « et si la tendance de cette nouvelle année chez les crapauds était dans le noeud papillon ? ». Mais bon : il en fallait pour tout le monde, finalement, et pourquoi Diable les crapauds n'auraient pas le droit de porter des noeuds papillons, je vous le demande ? Adam était fier comme Artaban depuis qu'il l'avait accroché autour de son cou, et si j'étais sans doute mal placé pour complimenter ce petit crapaud qui était beaucoup de choses pour moi, honnêtement, il avait sacrément fière allure.

- Mais oui, bien sûr que Daisy te trouvera très séduisant, soupirai-je pour la trentième fois en trente minutes. Le pauvre animal n'arrêtait pas de se pavaner devant la glace avant de tout d'un coup se figer et de paraître le plus inquiet du monde - il pensait à sa dulcinée et s'inquiétait de son effet.

Je lui mis une petite tape sur la tête, ce à quoi il me répondit par un croassement enjoué. Je savais qu'il me faisait confiance, mais qu'il avait juste besoin d'être (constamment) rassuré.


- Tu es mignon, répétai-je.
- Crôa ??
- Mais oui, tu es mignon !
- CRÔA CRÔA !
- Arrête de t'exciter partout, je te dis que oui, tu es mignon ! Maintenant, laisse-moi me préparer.


Ce n'était pas tout non plus : moi aussi, j'avais le droit de me mettre sur mon 31. Et puis, je devais surtout relever le défi. C'était notre credo, avec Daisy on se défiait tout le temps, et sur tout. J'avais enfin trouvé quelqu'un ici d'aussi fun que j'en avais envie, et avec qui je pouvais partager toutes mes folies et mes bêtises. Pour le coup, Ivy m'était sortie de la tête - c'était étrange. Elle restait la princesse de ma vie, et je savais au fond que cela ne changerait jamais. Elle avait été celle avec qui j'avais fondé mon royaume, depuis l'enfance jusqu'à maintenant... Mais depuis que nos différences de maisons et de cercles d'amis nous avaient écartés, c'était comme une pause, une parenthèse dans le temps. Nos frères et soeurs semblaient l'avoir compris eux aussi, car ils l'avaient mise en sourdine : chacun se laissait un peu tranquille. C'était comme ça, et si j'en avais souffert, même si je l'avais bien caché, j'avais trouvé de moi-même une nouvelle impulsion. Je n'oubliais pas Ivy : pas du tout. Je nous laissais juste le loisir d'évoluer comme nous l'entendions. Après tout, le fait de croire au destin se suffisait en lui-même. Nous nous retrouverions mais pas ici, pas tout de suite. Chaque chose en son temps.

Et pour l'heure, le temps était aux préparatifs ! Si Daisy et moi avions juré de jouer le jeu de la tenue à fond, je n'avais pas lésiné (je savais qu'elle en ferait pareil de son côté). Je n'avais pas eu à réfléchir mille ans : il fallait que ma tenue soit alistairienne. Elle était donc toute trouvée. J'avais demandé à ma mère de l'argent, qu'elle m'avait envoyé sur-le-champ (et bien trop, d'ailleurs, mais ce n'était pas nouveau, j'étais bien trop le petit prince chéri et un peu craint de ma génitrice pour qu'elle ne se plie pas à mes désirs), puis j'avais fait mes petites emplettes. Résultats des courses : des chaussures chics en écailles brunes, une chemise blanche, un costume fait d'un tissu un peu glacé, couleur olive, une cravate d'un vert plus foncé. Jusque là, rien d'anormal. Mais le Diable est dans les détails, c'est bien connu : à l'aide de divers sortilèges et de conseils de la vendeuse de la boutique de vêtements, j'avais transformée un peu l'étoffe brillante de ma veste et de mon pantalon. Je lui avais donné la couleur et les motifs de la peau d'un crapaud,  tandis que dans le dos, deux yeux jaunes apparaissaient au milieu du motif, clignant de temps à autres si vous les observiez bien. En petit bonus, au bout de ma cravate était dessiné un crapaud dont le modèle était évidemment Adam, qui avait posé comme un Dieu grec, prenant très à coeur son statut de mascotte officielle pour ce Noël 2014. Une fois tout enfilé, j'avais mis un peu d'ordre dans mes cheveux bruns et bouclés toujours en pétard, sans grande réussite : ils vivaient leur propre vie, et il y avait bien longtemps que j'avais renoncé à les dompter. Là-dessus, j'avais attrapé Adam qui avait émis un petit beuglement mécontent puisque je lui ôtais son reflet des yeux puis je l'avais posé mon épaule : nous étions prêts. J'avais attrapé le bouquet de fleurs que j'allais offrir à ma cavalière : des marguerites, évidemment, dont j'avais changé la couleur. Le coeur restait jaune, mais j'avais rendu les pétales alternativement rouge et doré. Tout était bon !

Laissant le dortoir à son agitation qui frisait l'hystérie, je quittai les lieux, prenant bien garde à ne pas être en retard. Je ne pouvais pas, cette fois : nous avions un plan, et il nécessitait d'être ponctuel.

J'étais là le premier : tant mieux. Pour une entrée digne de ce nom, il faut toujours que la reine du bal descende les escaliers sous les yeux de tout le monde, et surtout de son cavalier. Cela ne rata pas : Daisy apparut, dans une tenue qui me remplit de joie et m'arracha un immense sourire. Elle était parfaite, absolument parfaite ! On aurait dit qu'elle s'était habillée dans une énorme fleur, ses chaussures rouges étincelaient (elle ne savait pas marcher avec), sa crinière de lionne domptée et joliment coiffée lui donnait des airs de femme fatale. Ce n'était pas vraiment Daisy, tout ça, mais une chose était certaine : elle le portait très bien. Ne laissant pas court à mon hilarité, je fis bien attention de prendre des airs d'amoureux transi - pour cela d'ailleurs j'avais un bon modèle, car Adam lui ne feintait pas, ses yeux étaient ébahis et sa mâchoire décrochée, on aurait presque dit qu'il ne respirait plus. Ah, l'amour...


- Bonsoir Alistair, lança Daisy d'une voix forte et princière, à l'intention d'Anthony évidemment, qui avait l'air de croire notre petit manège – AH MERDE ! ... Daisy restait Daisy. Je la rattrapai en m'étouffant de rire comme un gros troll, tout en faisant mine de m'inquiéter, oh ma douce mie vous n'avez pas trop mal, etc etc. Pfff, marche avec ça et tu verras ! Oh, salut Adam [insérer ici un croassement de midinette en chaleur] Et toi arrête de rire tu dois montrer à Anthony qu’on est trop mignons, la mission Relation Secrète tu l’as oublié ou quoi ? Bon aller, viens, j’ai la dalle en plus !

Eh oh, comment ça !! C'était elle qui venait de corrompre la mission en se vautrant comme une grosse limace, pas moi ! Je lui lançai un regard assassin mais lui rattrapai le bras, clamant haut et fort en mettant un genou à terre :

- Pour toi, Daisy, la plus belle des fleurs...

Et je lui tendis mon bouquet. Bim. Si c'était pas du prince charmant ça, je voulais bien me faire moine.

Me relevant avec un air d'amour pénétré et attendri, je lui murmurai de manière à ce qu'elle seule puisse entendre :


- Vas-y, il faut que tu sois émue, tu veux pas chialer un peu ?

Sur ce, je lui pinçais discrètement la peau du bras histoire de lui faire monter les larmes aux yeux.

Nous entrâmes ensuite dans la salle de bal : notre mission était accomplie, du moins jusqu'à maintenant. Pour le reste... A peine eus-je mis un pied dans la salle, joliment décorée pour l'occasion, que les paillettes de partout, la musique entraînante et les copieux buffets me mirent dans une sorte de transe joyeuse. Ah, le bal de Noël !! Que de souvenirs ! Je lui devais beaucoup, notamment ma première expérience en matière de baiser... Un peu humide, mais pas si mal. En tout cas, j'aimais particulièrement l'ambiance de ce bal, comme tout le monde à Poudlard, j'imagine. Nous nous jetâmes sans plus attendre sur le buffet - on se fichait l'un comme l'autre du discours de Wayland - et dévorâmes un bon nombre de machins, entre les petits fours et les canapés en tous genre. Tout avait bon goût ou presque (j'étais sûr que certains des petits fours étaient un piège, comme les dragées surprises - celui que j'avais goûté était à la fiente de moineau et Daisy en avait eu un à la morve de Scroutt) et on passa une bonne demi-heure à se remplir la panse, avant de passer à la buvette pour faire couler le tout. Certaines filles, plus anorexiques les unes que les autres, nous jetaient des regards dédaigneux et se chuchotaient des choses à l'oreille en nous regardant nous bâfrer, si bien qu'on en rajoutait évidemment, en léchant nos doigts et en criant des AH ÇA FAIT DU BIEN PAR OÙ ÇA PASSE DIS DONC à tue-tête. Après quoi, nous allâmes donc digérer tranquillement en sirotant du jus de citrouille un peu plus loin.


- T’es pas cap d’aller inviter le plus de mecs possibles à danser la valse avec toi ? dit alors Daisy, après qu'on ait ricané devant la tenue de tout le monde et noté sur 10 celle de chaque professeur pour faire un classement du plus cool et du plus ridicule. T’as dix minutes, je compte le nombre de garçons !

- Pari tenu, dis-je en posant mon verre d'un geste sec et en partant d'un air conquérant.

Danser avec des garçons ? Facile ! Déjà, il fallait avoir la fibre un peu subtile... Je veux dire, de la même manière que certaines personnes dessinent des objets de mode pour crapauds, il y avait des gens qui ne faisaient pas forcément les choses comme tout le monde. Par exemple, il y avait des garçons qui préféraient les garçons aux filles, et des filles qui préféraient les filles aux garçons. Pour quelque obscures raisons, ces préférences semblaient choquer l'opinion publique, si bien que ceux à qui cela arrivait faisaient profil bas - mais j'étais un fin limier. Er par exemple, ce garçon de mon dortoir en faisait partie, j'en étais certain. Si bien que son orgueil de mâle ne se retrouverait pas terni si je l'invitais pour une valse - ce que je fis. Il accepta, et nous dansâmes une petite valse, après quoi l'un de ses amis m'invita, puis quelques uns de mes amis me taquinèrent sur le sujet et je leur répondis en les provoquant : ben quoi, vous seriez même pas chiches ? Comme quand je défiais les gens, il se sentaient souvent mis au pied du mur, deux d'entre eux acceptèrent. Au final, je revins donc vers Daisy avec un score de 4 : honorable.


- Alors, pas mal, non ?! dis-je assez fièrement en attendant son verdict.

Mais c'était à moi, maintenant, de la défier ! Si j'avais de sacrées idées, elles nécessitaient d'attendre un peu, que la soirée soit plus avancée. Pour l'instant... L'heure était aux règlement de comptes : nous aimions bien, avec Daisy et Adam, faire payer les gens qu'on trouvait désagréables. L'avantage de ce soir, c'était qu'ils étaient tous réunis dans la même pièce. Pratique ! Je mis un verre de jus de framboise, bien épais et bien rose pétant, entre les mains de Daisy.


- Tu dois renverser ton verre en dansant sur cette pintade de Mary (une serdaigle qu'on ne pouvait pas se piffrer). Et ensuite, tu dois réussir à ce que Mike te drague pas loin d'Anthony - à ses mots, Adam poussa un croassement outré : il détestait Mike, car Mike aimait bien trop Daisy à son goût - pour que tu puisses piquer une colère et dire haut et fort que ton coeur est pris !

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« They say : the road to Hell is paved with good intentions.
So screw the good intentions,
And say
HELL YEAH! »


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Daisy Daniels
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MessageSujet: Re: Dare or Dance ? (A.C)   Mer 21 Jan - 19:22

Alistair n’avait pas failli à sa réputation de joueur, ça c’était sûr ! D’ailleurs, c’était pour ça qu’on s’entendait aussi bien. Je ne comprenais pas trop d’où venait cette rivalité entre les Serpentards et les Gryffondors, ou juste entre les maisons… C’était un truc pour nous réunir, pas pour nous diviser ! Et franchement, je trouvais qu’on se ressemblait beaucoup tous, enfin que chaque maison avait des caractéristiques d’une autre. En tout cas, j’étais plutôt contente qu’Alistair n’attache pas d’importance à mon blason ou encore à mes origines moldues ! Enfin, de manière général, il n’attachait pas d’importance à grand-chose à part à Adam et à s’amuser, et ça nous faisait des points communs, parce que mes priorités à moi c’était clairement Ginger mon chat et prendre du bon temps donc ! D’ailleurs c’était drôle, car Ginger s’entendait mieux avec Adam que je ne l’aurais cru, et parfois quand on allait s’amuser avec Alistair j’amenais Ginger pour qu’elle se dégourdisse les pattes et s’amuse aussi avec Adam, et on était un peu un quatuor qui en jetait grave ! Enfin, bref, comme je le disais, Alistair s’était donné à fond, sa tenue en jetait grave mais en plus il avait un bouquet de fleurs pour moi, des marguerites aux couleurs de ma maison, c’était vraiment le détail qui tuait tout ! Le jour où Alistair aurait une copine, elle n’allait clairement pas s’ennuyer – mais il m’avait montré son ex-copine là, Daphne, et elle avait l’air assez chiante et avec un caractère pourri, donc c’était trop bizarre qu’il soit sorti avec elle, parce qu’en plus elle avait des yeux globuleux bizarres, mais passons – mais ce soir j’étais la fausse copine et j’allais prendre mon rôle très à cœur. Je pris le bouquet, battant des paupières d’un air très ému et très niais.


- Vas-y, il faut que tu sois émue, tu veux pas chialer un peu ?
-AH PUTAIN T’ES… adorable, oh Alistair !
Me rattrapais-je à temps – il m’avait fait mal ce con ! M’assurant que personne ne regardait, je me frottais très fort les yeux pour qu’ils soient un peu rouge, et réalisai trop tard que j’avais à moitié ruiné mon maquillage, ce qui fit beaucoup rire Alistair une nouvelle fois. J’ai encore du noir sur la joue ? Et là, encore ? Répétai-je tandis qu’on rentrait dans la grande salle et que j’essuyai les dégâts. Roh, ça m’soule !...


Enfin bon, mon maquillage était bien le cadet de mes soucis parce que la première étape évidente du bal, c’était d’aller manger ! Les elfes s’étaient lâchés pour l’occasion et le buffet continuait de se reremplir au fur et à mesure qu’on mangeait. Evidemment, je tâchai ma robe, mais Alistair me fit partir la tâche d’un coup de baguette, ce qui était bien pratique ! On s’amusa beaucoup à regarder la tête des gens devant la veste d’Alistair, je manquai de tomber deux ou trois fois à cause de mes chaussures, mais je commençai à prendre le geste, et puis maintenant que j’avais repris des forces, j’étais plus prête que jamais à affronter la soirée ! Et la deuxième étape d’une soirée amusante, c’était… De s’amuser, et à notre manière. C’était pas tout de noter les tenues des gens et de se moquer un peu, il nous fallait un peu d’actions ! Et on allait voir jusqu’où Alistair pouvait aller !

Depuis le buffet, j’observais le serpent rusé en action… Je l’avais défié de danser avec des garçons, et j’étais pas déçue ! C’était cool d’ailleurs, parce qu’Alistair était pas comme certains mecs qui auraient vu leur virilité attaquée, lui il savait s’amuser et je n’allais pas être de mauvaise fois, 4 garçons en dix minutes, c’était un très bon résultat !


- Alors, pas mal, non ?!
-C’était beau, j’avoue, j’avoue !
Répondis-je en riant et en lui tapant dans la main.

Bon, maintenant, je m’y attendais, ça allait être à mon tour ! Mais alors pourquoi est-ce qu’Alistair venait de me donner un jus de fruit rose ? Il testait ma féminité ou quoi ?


- Tu dois renverser ton verre en dansant sur cette pintade de Mary. Et ensuite, tu dois réussir à ce que Mike te drague pas loin d'Anthony pour que tu puisses piquer une colère et dire haut et fort que ton coeur est pris !

Waouh ! Alistair y allait fort. Mais je n’allais pas me défiler ! Je fis un petit bisou à Adam pour le rassurer, parce qu’il s’agitait de cette histoire avec Mike, et je comptais bien le rassurer qu’il était l’unique crapaud de mon cœur. Je me dirigeai sur la piste et levai mon pouce en direction d’Alistair pour lui montrer que c’était parti. J’avais de l’ambition, et j’allais faire d’une pierre deux coups… Bon, après, je n’avais aucune idée de comment on séduisait vraiment un garçon, mais j’avais fini par comprendre que ma puberté précoce et mes cheveux blonds étaient des atouts que je sous-estimais. J’avais repéré Mike dans la foule, Mary aussi… Ah, et Anthony aussi ! Bon, la tâche n’était pas aisée, ils étaient dispersés un peu partout… Ah, Mike et ses amis se rapprochaient du groupe de Mary, c’était ma chance ! Je fonçai dans la foule, veillant à ne pas tomber malgré mes chaussures, et j’arrivai près de Mike. Bon, euh, comment s’y prendre…

- Aaaaaaaaaaah, saluuuut Mike ! M’exclamai-je avec une voix niaise. J’aime trooooop cette chanson, pas toi ? Elle me donne envie de danseeeer !

Et la machine était enclenchée : je me mis à danser un peu n’importe comment devant Mike en lui souriant niaisement, me décalant petit à petit pour me rapprocher de Mary qui se trouvait à ma droite… Ce bêta de Mike me suivait, c’était parfait, et lorsque la chanson s’emballa un peu plus, je m’agitai et envoyai mon verre en plein sur Mary.

- Oh mince !
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH
– wow ça c’était du cri – HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII – putain ! – MAAAAAAAAAA ROOOOOOOOOOOOOOBE !!!!!!
-Désolé… !
- TU AS RUUUUUUUUINEEEEE MA ROOOOOBE ESPECE DE GA –
- Hey, lui parle pas comme ça !


Mon dieu mon plan marchait à merveille et j’avais trop du mal à pas rire ! Je jetai rapidement un regard vers Alistair qui se délectait de la scène et je lui fis un clin d’œil avant de retourner en plein dans le drame. Mike, tel un preux chevalier, me défendait à merveilles devant Mary qui pleurnichait et m’insultait. Finalement, elle quitta la piste en sanglot, accompagnée par deux de ses amies qui me lancèrent un regard noir en partant. Qu’est-ce que je me marrais ! Bon, parti deux du plan… Mike, le draguer, ah oui, et avec Anthony pas loin… !

- Oh, merci Mike ! Cette fille est vraiment méchante, heureusement que tu es là pour me protéger… Commençai-je en m’écartant discrètement vers Anthony, et en parlant assez fort pour bien attirer l’attention.
- Oh c’est normal tu sais, j’allais pas te laisser avec cette folle !
-Merci, tu es vraiment a-do-rable !
Continuai-je avec la voix des films d’amour niais. Oh, euh, j’adore cette chanson, pas toi ? Je la trouve follement romantique, elle me donne envie de danser avec… Quelqu’un que j’aimerais… Bon ok, on avait connu plus romantique que les Bizzar’Sisters mais je n’avais pas de temps à perdre.
- Tu… Tu… Putain, accouche mec ! Tu veux danser avec moi ?

Et c’était reparti pour un tour !

- Pardon ? PARDON ? Hop, là je tapai du pied et je commençai à faire des grands gestes, comme dans les films. Ah, c’est beau, de suite tu tires des conclusions hâtives ! VOUS ÊTES TOUS LES MÊMES ! J’AI LE CŒUR PRIS, MIKE, ET PAS PAR TOI !

Je conclus par un geste très dramatique, mes bras faisant des moulins, et je tournai les talons en poussant un soupir excédé, et passai devant Anthony en lui lançant un regard étrange – il avait tout vu, et semblait comme un enfant qui avait trouvé un jouet, et ça confirmait bien qu’il avait encore une fois mordu à l’hameçon. Je me dirigeai vers Alistair qui riait tout seul dans son coin, et j’arrivai en levant les bras comme une championne, me joignant à son fou rire.

- T’as vu la tête d’Anthony ?! Il a tout gobé c’est clair ! Et franchement, Mary aurait pu me remercier, sa robe était vachement mieux en rose !

Après un high-five de conséquence et des petits fours, on avait fini par calmer notre fou rire, et on s’était mis à discuter, tout en scrutant la foule. Clairement, on avait pas fini nos défis, et je savais qu’on réfléchissait tous les deux. Mais c’était à mon tour, et j’avais décidé de corser un peu le truc, parce que son défi avait été tout de même assez difficile, donc j’allais pas être tendre.

- Puisque je t’ai lancé dans le délire gay, je te défis de faire un face à face avec moi sur la piste… Tu dois être le plus fabuleux possible, et porter mes talons. Et à la fin tu dois avoir été tellement la star du dancefloor que tu arriveras à négocier deux… euh, coupe de champagne ! J’en ai jamais bu, ça a l’air bizarre, mais tu dois réussir à tromper O’Brian ou Lass et nous avoir à boire alors qu’on est mineur ! Chiche ?

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Alistair Callaghan
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Âme soeur: Mon âme et ma soeur sont deux choses distinctes; mais en aucun cas je ne confierais mon âme à ma soeur.

MessageSujet: Re: Dare or Dance ? (A.C)   Ven 23 Jan - 13:33

Voir Daisy en action, c'était toujours magique, absolument m-a-g-i-q-u-e. Ce qui était drôle, c'était que cette tendance naturelle au drame qu'avait toutes les greluches de notre âge, Daisy la maniait à la perfection, mais de manière totalement artificielle. Ce qui était parfait : c'était une chose insupportable en elle-même, mais quand elle servait à de tels numéros, c'était tout simplement grandiose, et je ne mâchais pas mes mots. Adam, toujours perché sur mon épaule comme un roi sur son trône, croassait tellement de rire que je devais lui essuyer la bouche toutes les 30 secondes pour qu'il n'inonde pas ma veste de sa bave gluante. Je n'avais rien contre sa bave, mais tout de même, pour un tel soir, je voulais tout de même rester un minimum présentable (en plus du fait que la bave d'Adam, en grande quantité, ne sentait pas la rose, honnêtement. Je préférais éviter d'instaurer un périmètre de sécurité autour de moi pour l'instant, bien que cela pouvait s'avérer être une arme particulièrement redoutable dans les situations critiques). Bien entendu, ni lui ni moi ne perdîmes une miette du sketch de Daisy, drama queen en puissance qui réussissait son défi avec un succès époustouflant. C'était toujours incroyablement drôle comme les gens pouvaient se laisser manipuler comme des pions, encore plus quand il n'avait qu'une idée en tête, comme Mike... Fergus, mon cher frère adoubé préfet depuis deux ans maintenant, choisit ce matin pour effectuer sa ronde de surveillance en ma direction. Il ne fut pas déçu du détour : je riais comme un bossu, mon crapaud ponctuant mes ricanements de croassements hystériques, tandis que Fergus ne comprenait rien au pourquoi du comment, et qu'il ne trouvait pour autant rien à me reprocher car je ne faisais rien de mal. Il repartit donc drapé dans sa fierté mais la queue entre les jambes, probablement profondément déçu de ne pas m'avoir pris la main dans le sac d'une quelconque bêtise. Depuis le temps, s'il n'avait toujours pas compris que j'étais le plus malin de cette famille, je ne pouvais plus rien pour lui !...

De son côté, Daisy continuait le show, qui pour l'instant était un sans-fautes. La tête de Mike valait tout l'or du monde. Imperturbable dans son rôle, la Gryffondor conclut dans un grand numéro de gestes théâtraux et d'exclamations choquées :


- Pardon ? PARDON ? Ah, c’est beau, de suite tu tires des conclusions hâtives ! VOUS ÊTES TOUS LES MÊMES ! J’AI LE CŒUR PRIS, MIKE, ET PAS PAR TOI !

Mon fou rire avait atteint de tels sommets que je dus aller me planquer derrière le buffet et poser Adam sur un coin de la table, car son niveau de bave atteignait des niveaux réellement dangereux. Là-dessus, ma camarade me rejoignit et son hilarité n'arrangea rien à la mienne. Les quelques élèves un peu trop proches de nous nous regardaient d'un drôle d'air : il y avait ceux qui ne pouvaient pas s'empêcher de sourire parce qu'on avait l'air de s'amuser à fond, et les autres qui nous jetaient des regards blasés, nous considérant sans doute comme des gamins pour pallier au fait qu'ils étaient profondément jaloux de notre bonne tranche de rire alors qu'ils étaient guindés comme des pingouins dans leurs tenues de bal.

- T’as vu la tête d’Anthony ?! Il a tout gobé c’est clair ! Et franchement, Mary aurait pu me remercier, sa robe était vachement mieux en rose ! Après un check de circonstance, nous nous repliâmes dans nos quartiers, à savoir près du buffet et un peu à l'abri des regards indiscrets : il faut toujours un peu de pénombre pour comploter, c'est bien connu. Daisy lança alors la deuxième salve : Puisque je t’ai lancé dans le délire gay, je te défis de faire un face à face avec moi sur la piste… Tu dois être le plus fabuleux possible, et porter mes talons. Et à la fin tu dois avoir été tellement la star du dancefloor que tu arriveras à négocier deux… euh, coupe de champagne ! J’en ai jamais bu, ça a l’air bizarre, mais tu dois réussir à tromper O’Brian ou Lass et nous avoir à boire alors qu’on est mineur ! Chiche ?

Me redressant en faisant le salut militaire, je poussais Adam, qui avait sautillé sur la table jusqu'à nous - récoltant au passage quelques "BAAAAAH DÉGUEU" de ceux qui s'étaient dirigés vers le buffet à la recherche d'un petit four. Que voulez-vous, c'était un peu tard pour éduquer les gens, et si j'avais du me lancer dans cette grande entreprise, j'y aurais épuisé toute mon énergie... Mes desseins étaient tout autres.

Ce qu'ignorait Daisy, en revanche, c'est que les talons et moi avions une grande histoire. Eh oui : il s'avérait que j'avais toujours trouvé formidablement pratique cette histoire de chaussures rehaussées, depuis ma plus tendre enfance. Je me souviens m'être dit un jour que c'était bien pratique : si j'avais eu des talons moi aussi, j'aurais été plus grand, et le placard à friandises de chez nous n'aurait pas été inaccessible. Faute de mieux, j'avais évidemment inventés moultes stratagèmes qui me permettaient toujours d'arriver à mes fins, mais quand même. Un jour, j'avais essayé les talons de chère mère, et mes pieds trois fois trop petits ajoutés à mon incapacité à savoir comment marcher avec ces engins m'avaient fait me casser la figure plus que de raison, évidemment. Mais cela s'était avéré un jeu très intéressant, qui par la suite faisait beaucoup rire Adam, car nous inventions, avec Ivy aussi, des parcours du combattant qu'il fallait passer 1) sans tomber 2) sans perdre les chaussures. Un jour, parce que ma mère était aussi collante qu'envahissante, elle avait fini par découvrir combien ses talons pouvaient être source d'amusement : je vous laisse imaginer le drame. Mais Alistair, voyons, ce ne sont pas des chaussures pour toi, que dirais ton père s'il te voyait ! Dans mon esprit de petit garçon, moi qui étais pourtant éveillé assez tôt, je n'avais pas compris : je marchais de toute façon avec des chaussures, non ? Alors où était le problème ? Il y avait une loi qui interdisait aux garçons de porter les chaussures des filles ? Mais pourtant, elles portaient aussi des chaussures plates, n'est-ce pas ? ... Ah, la jeunesse ! En grandissant, fin limier que j'étais, j'avais saisi l'ampleur du problème : tu seras un homme mon fils, et tout le baratin. Un garçon ne pleure pas, n'est pas sensible, se doit de rouler virilement dans la boue sous la pluie tout en disputant un musclé et féroce match de Quidditch. Les filles, elles, servent à faire joli, parce qu'elles le sont, elles sentent même bons et mettent des talons pour avoir une jolie démarche, pour le reste, elles n'ont qu'à fermer leur clapet et discuter des potins en buvant du thé avec leurs amies voisines. C'était donc ça ! Que Merlin me pardonne : j'avais probablement risqué ma vie en jouant avec des chaussures de fille... Pensez-vous, et s'il m'était poussé des sentiments et de la tendresse ! Quel péril !

Cela va sans dire qu'à partir de cet instant, jouer avec les talons de ma mère était devenu mon passe-temps interdit le plus apprécié. Même Adam s'y mettait : il avait développé un stratagème formidable, les fesses dans l'arrière du talon et ses petites pattes qui en sortaient pour pousser par terre et faire glisser la chaussure tel un bateau. Rusé, l'animal. Quand aux bêtises des adultes, elles me glissaient dessus comme de la bave du crapaud sur le plancher. Il ne fallait pas chercher bien loin pourquoi j'avais préféré très tôt un crapaud à ce ramassis de gros bêtas !

Conclusion de l'affaire : les talons et moi, ça roulait. Pas effrayé pour un sou, j'indiquais à Adam qu'il allait rester là our l'instant, car nous avions à faire, et à gigoter comme des fous sur le dancefloor, j'avais peur qu'il ait un peu le mal de mer. Il émit un croassement plaintif en direction de Daisy car il ne voulait pas qu'elle l'abandonne - sympa. Et moi ?! D'un geste las, j'indiquais à Daisy de se débrouiller avec lui, pour cette fois. Elle me fila donc ses chaussures... Eh, là ! Il s'avéra que les talons de ma mère était tout de même plus carrés et plus petits de moitié, qu'est-ce que c'était que ces engins de torture !! A peine les eus-je enfilé et fait un pas en avant pour tester la machine que ma cheville se mit à trembler et que je tombais en avant, me rattrapant comme un gros lourdaud aux épaules de Daisy. Sans faire exprès, c'était promis, ma tête atterrit en plein sur ses seins.


- Ouhlà, dis-je en me relevant, surpris. Mais c'est bizarre, c'est tout mou ! commentai-je, sans vouloir être méchant, mais je n'avais jamais tripoté d'aussi près les seins d'une fille, et voilà, j'avais le droit d'être surpris par les mystères de la nature, que diable. Ce n'était pas de ma faute si elle en avait plus que les autres filles de son âge ! Bon allez, en avant laaAAAAAH - nouvelle glissade, mais je repris mon équilibre tout seul - musique ! En faisant quelques pas, raide comme la justice, je me rendis compte alors qu'il fallait se laisser porter et se balancer un peu pour mieux amortir le mouvement. YEEEEEEEHA ! hurlai-je alors que nous pénétrions dans la foule de la piste de danse, les bras levés, ma démarche chaloupée comme celle d'ne mannequin.

Il n'y a pas de hasard : au même moment, la musique s'engagea sur un rythme disco, ce qui acheva de nous perdre. Daisy et moi, nous étions partis : grands mouvements de hanches et de têtes, chorégraphies, déhanchés, jeux du bassin et des bras, et j'en passe et des meilleures. Autour de nous, la foule s'écarta un peu - je n'irais pas jusqu'à dire que c'était par admiration, mais plutôt par crainte. Nos pas déchaînés n'épargnaient pas nos voisins, s'ils s'approchaient un peu trop. Le résultat fut à peu près le même : les regards braqués sur nous ne manquèrent pas de faire de nous le clou du spectacle... Mon pari était d'ores et déjà gagné ! Mais je continuais à danser comme prévu, défilant de temps en temps comme un mannequin jusqu'à Daisy qui elle se déchaînait tout autant. Mon succès auprès de la gente masculine suivit son cours : le garçon avec qui j'avais dansé une valse en premier vint même me rejoindre pour danser, et il dansait d'ailleurs furieusement bien (voilà qui était un argument de poids pour tous les imbéciles qui ne voulaient pas assumer leur féminité).


- IL FAUT QUE J'ARRÊTE, JE PENSE QUE MES PIEDS VONT CREVER, NON MAIS COMMENT C'EST POSSIBLE DE VIVRE SA VIE AVEC CE GENRE DE MACHINS AUX PIEDS, hurlai-je au bout d'un moment à l'intention Daisy et avec l'espoir de couvrir la musique.

Nous battîmes en retraite, donc, sous quelques applaudissements, et j'ôtais rapidement les chaussures rouge pétard avec un cri de soulagement. Plutôt content de moi, j'attendis, non sans anxiété, l'avis de mon juge (aussi essoufflé et excité par la fête que moi, d'ailleurs) mais j'en profitais en même temps pour récupérer Adam sur la table qui faisait des petits bonds sur place en braillant - il aurait pu applaudir qu'il l'aurait fait, sans hésiter. Le remettant sur mon épaule, je fis signe à Daisy de me suivre : direction la deuxième partie du défi, à savoir, la buvette. Curieusement, j'étais plutôt confiant : je savais qu'il était difficile de tromper les barmen et d'avoir accès à un peu d'alcool quand on n'en avait pas l'âge, mais après une représentation de la sorte, j'avais toutes les cartes en main. Que Diable, l'artiste avait bien le droit d'un peu de réconfort ! Je me dirigeais en souriant vers Heather Lass, une ancienne Serpentard, qui me regarda arriver sachant, j'en étais certain, ce que j'avais en tête. Le plus simplement du monde, je lui demandais :


- Voilà, on se demandait quel goût ça avait, le champagne, et si par hasard on pourrait en avoir une coupe... Une coupe, ça ne pourra pas nous faire de mal ! En plus on est honnêtes : on vient vous le demander en face, alors qu'on aurait pu attendre que vous tourniez la tête, ou demander à un majeur de commander pour nous. S'il vous plaît, rajoutai-je en faisant une tête irrésistible, et puis, on a soif d'avoir dansé !

Le tour était joué : les deux apprentis échangèrent quelques mots, et l'instant d'après, nous avions notre breuvage. J'entraînai Daisy un peu plus loin, pour trinquer - j'avais déjà bu du champagne, mais je n'en avais pas l'habitude pour autant. J'y trempais mes lèvres : toujours le même goût, à la fois frais et acide et fruité, mais qui se terminait plus fort et plus âcre et qui me faisait grimacer.

- C'est quand même spécial, je n'arrive toujours pas à savoir si j'aime ou pas, fis-je en faisant claquer ma langue. Mais non pas toi, tu es fou, enfin, réprimandai-je Adam qui voulait goûter. Bon ! A mon tour...

Eh bien, quoi ! Daisy s'attendait forcément à une réponse de ma part, et je n'étais pas dénué d'idées en ce qui concernait tout ce qu'elle pouvait - ou pas - entreprendre.

- A toi un peu d'user de tes charmes, ricanai-je en lui balançant un coup de coude, je suis sympa, je te laisse le choix : tu dois arriver à danser avec une prof, soit Kelsey, soit Bosworth ou soit Pendragon. Et je te laisse les plus cools ! Et j'ajoutai, tout en sachant pertinemment qu'Adam allait follement s'indigner, ce qui ne loupa pas car il beugla lorsque je prononçais la suite : et puisque c'est le thème, je veux que tu arrives à recevoir un bisou... D'une fille !

Fier de moi, je lui lançai un regard de défi : même si je ne doutais en rien de ces qualités, cela n'allait pas être chose aisée non plus...

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MessageSujet: Re: Dare or Dance ? (A.C)   Mer 11 Fév - 23:50

Les mecs faisaient toujours les malins lorsqu’on parlait de force, ils se pavanaient en jouant à qui serait le plus fort, se moquant sans gêne des filles qu’ils traitaient de chochottes. Eh bien, allez-y messieurs, faites ce que les filles font ! Je mettais au défi n’importe lequel d’eux de passer la soirée en talons, de descendre les escaliers sans soutien-gorge, d’avoir ses règles ou de s’épiler. Non mais sérieusement, vous avez déjà essayé de vous épiler ? J’étais curieuse, et j’avais volé une bande de cire à ma mère, parce que ça m’intriguait… Et je peux vous dire que l’envie m’était vite passée ! Qu’est-ce que ça faisait mal, et tout ça pour plus avoir de poils sur les jambes ? Wow, pourquoi une telle torture, on demandait pas aux mecs d’être imberbe pourtant ! En tout cas, ce soir c’était ma petite vengeance. Alistair avait rit de ma chute tout à l’heure ? On allait voir comment il se débrouillait maintenant en prenant ma place ! Je savais qu’en tout cas, je n’allais pas prendre mon temps. Je lui donnai les instruments de torture, contente de retrouver la terre ferme – malgré mes sorts, j’avais les talons et la plante du pied douloureux. Alistair mit les chaussures, et je vis rapidement qu’il allait chuter : l’instant d’après sa tête avait atterrit dans ma poitrine, et je poussai un cri en le repoussant.

- Ouhlà. Mais c'est bizarre, c'est tout mou !

Mou ?! Je fronçai les sourcils et jetai un regard de dédain à Alistair avant de lui tirer la langue.

- Eh ben, si c’est comme ça que tu parles de la poitrine d’une fille ça m’étonne pas que tu ais fini avec une planche à pain comme ton ex ! Me moquai-en tapant dans son épaule.

Bon, on allait pas parler de seins et d’ex toute la soirée, parce qu’on avait  une mission à accomplir, et j’étais très excitée de voir Alistair à l’œuvre. Et puis moi aussi j’avais envie de danser, fallait pas croire !


- Bon allez, en avant laaAAAAAH musique !  YEEEEEEEHA !

J’éclatai d’un rire démoniaque et suivis Alistair sur la piste, riant toujours plus devant ses mimiques efféminées au possible. J’étais prête pour faire le show, et visiblement la musique était de notre côté ! Libérée de mes chaussures, je me mis à sauter partout, un peu coincée par ma robe serrée, mais prête à déchaîner sur la piste. Je manquai de casser le nez d’un garçon trop près de moi en envoyant mon bras se balancer, ce qui me fit prendre un nouveau fou rire, et les autres s’écartèrent un peu, je sentais qu’on nous regardait mais ça me donnait encore plus envie de continuer. Il faut dire qu’Alistair savait ce qu’il faisait, punaise ! Il avait le rythme dans la peau et même s’il exagérait pur rire, je devais reconnaître qu’il bougeait super bien ses hanches ! J’allais devoir lui demander des conseils, mais pour le moment j’étais trop occupée à jouer de ma guitare imaginaire en hurlant les paroles de la chanson que je connaissais à peine. On était clairement les rois du dancefloor ! Et Alistair avait carrément gagné son pari, puisque le même garçon avec qui il avait dansé tout à l’heure revint se déhancher aussi, et honnêtement, c’était con qu’Alistair aime pas les garçons ( ?) parce qu’ils étaient parfait tous les deux à danser comme ça !

- IL FAUT QUE J'ARRÊTE, JE PENSE QUE MES PIEDS VONT CREVER, NON MAIS COMMENT C'EST POSSIBLE DE VIVRE SA VIE AVEC CE GENRE DE MACHINS AUX PIEDS ?!
- IL FAUT VENDRE TON AME AU DIABLE !
Hurlai-je pour toute réponse, riant aux éclats en faisant une grimace de démon.

Bon Alistair s’était bien battu, je n’allais pas le torturer plus longtemps ! Il était temps qu’il se repose, le pauvre, et je vis bien qu’il était soulagé d’ôter les talons ! Adam nous accueillit avec un filet de bave et des grands yeux brillants, et je lui fis un clin d’œil et un grand sourire.  Maintenant, est-ce qu’Alistair allait réussir la seconde partie du défi ? J’étais sûre que nous nous étions fait remarqué à la buvette, et ça pouvait peut-être jouer en notre faveur…


- Voilà, on se demandait quel goût ça avait, le champagne, et si par hasard on pourrait en avoir une coupe... Une coupe, ça ne pourra pas nous faire de mal ! En plus on est honnêtes : on vient vous le demander en face, alors qu'on aurait pu attendre que vous tourniez la tête, ou demander à un majeur de commander pour nous. S'il vous plaît, et puis, on a soif d'avoir dansé !

Et c’était gagné ! J’avais déjà remarqué qu’Alistair était particulièrement doué pour avoir ce qu’il voulait, mais c’était toujours amusant à regarder ! Je pris ma coupe et nous nous écartâmes rapidement, de peur qu’ils changent d’avis peut-être. J’étais intriguée d’enfin gouter du champagne, les adultes en faisaient tellement tout un flan ! Je trinquai avec Alistair et sentis le contenu de mon verre avant d’y tremper mes lèvres.

- C'est quand même spécial, je n'arrive toujours pas à savoir si j'aime ou pas…
-Uhhhh… c’est… amer ? C’est bizarre, avec tout ce qu’en dise les adultes je pensais que c’était dingue…
Mais bon, j’allais pas perdre le fruit de notre travail : je bus entièrement ma coupe, sentant ma gorge se contracter, un peu dégoutée. Adam voulait goûter aussi, visiblement, ce qui ne fût pas au goût d’Alistair.
- Mais non pas toi, tu es fou, enfin. Bon ! A mon tour... A toi un peu d'user de tes charmes, je suis sympa, je te laisse le choix : tu dois arriver à danser avec une prof, soit Kelsey, soit Bosworth ou soit Pendragon. Et je te laisse les plus cools ! Et puisque c'est le thème, je veux que tu arrives à recevoir un bisou... D'une fille !

Wow, danser avec une proche et embrasser une fille ? Il y allait pas avec le dos de la cuillère ! Mais je n’allais pas me dégonfler pour autant, pas question ! Je lui lançai un regard entendu, remis mes talons un peu à contre cœur et repartis sur la piste, cherchant du regard ma cible : Pendagron. Il fallait être intelligente et rusée pour réaliser le défi, et prendre les meilleurs choix possibles… Clairement, danser avec Kelsey, c’était possible mais osé, et risqué. Bosworth, elle était trop renfermée et sage pour ça. Il me restait Pendagron. Non seulement elle m’aimait plutôt bien, mais en plus elle avait l’air d’avoir abusé du champagne, puisqu’elle riait très fort en tapant du pied au rythme de la musique tandis que Bosworth essayait visiblement de veiller sur elle. Bon, comment j’allais réussir à faire ça ? Je me glissai près d’elles, réfléchissant à une tactique d’attaque…

- J’adoooooooore cette chanson ! S’exclama alors Pendagron. C’était ma chance, je n’en aurais qu’une, et j’allais la prendre.
- Moi aussi, dis-je, m’imposant clairement dans la conversation. Elle donne trop envie de danser, vous trouvez pas ?!

Visiblement, elle trouvait que si, et dans un enchaînement rapide et brouillon, je me retrouvai à danser face à Pendagron qui sautillait en riant. Ce n’était pas de la danse, plutôt une chorégraphie étrange et saccadée, mais je m’en accommodais, riant de bon cœur avec la professeure qui tapait des mains et levait ses bras au ciel en chantant la chanson, les yeux fermés, faisant bouger son tête de droite à gauche. Nous nous fîmes visiblement remarquées, car d’autres élèves vinrent danser avec nous en riant de l’attitude de Pendagron, et je finis par m’écarter, un peu déçue de moi. J’avais imaginé mieux. J’avais réussi à danser avec elle, mais pas complètement, quitte à y être j’étais partante pour un tango avec elle, je faisais pas les choses à moitié ! Il fallait donc que je m’améliore sur le défi suivant. Mais embrasser une fille, comment j’allais m’en sortir ? Autant les garçons qui aimaient les garçons, c’était plutôt facile à remarquer, mais les filles qui aimaient les filles… Bon je n’allais pas faire de généralité, mais un mec efféminé comme celui avec qui Alistair avait dansé, c’était facile de penser qu’il était gay. Mais une fille, c’était pas parce qu’elle avait les cheveux courts et des muscles qu’elle aimait les filles – la preuve j’étais super douée en sport et pourtant j’aimais les garçons ! Enfin, à vrai dire, je ne m’étais jamais posé la question. Je n’avais jamais vraiment embrassé quelqu’un, à part un petit bisou par défi… Je sondai la foule, réfléchissant à nouveau. Obtenir un baiser, ce n’était pas évident, ce n’était pas aussi simple qu’une danse ! Bon, première tentative, le rentre-dedans. J’allais bien voir.

Sur la piste, un groupe de filles de ma maison dansaient. Elles étaient plus âgées, mais je n’avais pas peur, je me mêlai à elle comme si de rien n’était, et elles m’accueillirent en riant. Visiblement, elles n’avaient pas pu que de l’eau, bien qu’elles soient clairement trop jeunes pour être majeures. Elles avaient dû se débrouiller pour frauder, et je les soupçonnai en plus de ne pas savoir tenir l’alcool. C’était le moment de tenter le tout pour le tout. Je me mis à danser avec l’une des filles, essayant d’être vaguement séduisante. Et maintenant je faisais quoi ? J’essayais sans cesse de rapprocher nos visages, mais elle ne semblait pas comprendre le message. Bon, changement de plan. Je m’écartai du groupe, comme si de rien n’était. J’avais une idée en tête, et pour la réaliser, il me fallait trouver Elizabeth, la Poufsouffle de ma classe de potions. Il me fallut un petit moment pour la voir, mais je m’approchai d’elle, d’un pas conquérant. Mon plan avait intérêt à marcher !


- Eh, Beth ! Trop cool ta robe ! Dis, j’ai vu Paul danser sur la piste avec Becca, il se gêne pas… Vu la tête de Beth, elle, ça la gênait. Ses amies eurent un air grave, hochant la tête en silence. Franchement, faut que tu le rendes jaloux. Mais genre… Vraiment jaloux ! Tu penses pas qu’il serait vert si tu embrassais une fille ?
- Une fille ?!


Mince. Visiblement, elle était pas emballée. Allais-je encore échouée ?!

- Putain, c’est trop une bonne idée ! Je ne connaissais pas la fille qui venait de parler, elle avait l’air plus âgée, mais mes yeux s’illuminèrent. Allait-elle convaincre Beth ?! Je devrais faire pareil avec Tim, il serait dégouté !

C’était mon heure de gloire, tant pis si j’avais l’air étrange, je devais me lancer :
- J’veux rendre mon ex jaloux aussi, on peut s’associer ?

J’allais porter le coup de grâce à Anthony ! Je m’assurai qu’il était dans les parages, la fille s’assura que son Tim l’était aussi, et avant que je trouve l’idée vraiment trop bizarre, je me mis à embrasser la fille dont j’ignorais le prénom – étrange, dis comme ça. J’étais partie pour un gentil petit bisou, mais elle ne l’entendit pas de cette manière, vraiment décidé à rendre l’autre jaloux, et je me retrouvais à… Bon, autant se lancer porter, c’était pas désagréable, juste bizarre de faire ça comme ça. Au bout d’un moment, on s’écarta, et la fille lança un regard appuyé au fameux Tim qui nous fixait d’un air ahuri. Elle éclata de rire et me remercia avant de pouffer avec ses copines. Je fus un sourire un peu étrange et finit par m’éloigner, revenant vers Alistair. J’avais probablement l’air un peu étonnée, mais je me repris, et lui tapai dans la main en arrivant, soufflant des baisers imaginaires autour de moi.

- J’ai réussiiiiiiiiiiii ! C’était… Chelou, c’était mon premier vrai baiser, et je connaissais même pas le prénom de la fille ! Quelle nuit de folie ! Je me mis à rire et attrapai une poignée de chips avant de les fourrer dans ma bouche en mettant des miettes partout. Franchement, on est une sacré équipe, concluai-je en tendant ma main pour qu’il la tape à nouveau. J’en profitai pour caresser un peu Adam qui semblait vexé d’être mis de côté. L’année prochaine, je propose carrément que tu t’habilles en fille et moi en mec, comme ça, on ira au bout du truc, plaisantai-je en sirotant mon jus de fruit, tapotant du pied au rythme de la musique. Une chose était sûre :  c’était la meilleure soirée que j’avais passé à Poudlard depuis mon arrivée !

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Âme soeur: Mon âme et ma soeur sont deux choses distinctes; mais en aucun cas je ne confierais mon âme à ma soeur.

MessageSujet: Re: Dare or Dance ? (A.C)   Sam 21 Fév - 18:35

A choisir, j'aurais probablement pris Pendragon aussi - elle était la plus apte à partir en freestyle - et je me marrais d'avance en voyant Daisy l'approcher, n'ayant peur de rien, comme à son habitude. Elle ne s'en rendit pas compte, mais la fameuse « planche à pain » qu'était mon « ex » (à nos âges, permettez-moi de mettre ce terme entre de bons gros guillemets) choisit justement ce moment pour passer juste à côté de Daisy : le contraste était effectivement saisissant. On ne va pas se mentir, je n'étais pas nécessairement préoccupé par les filles, sans doute que je n'avais pas encore l'âge ou la dose d'hormones, mais bref ; en tout cas, je ne pensais pas que à ça, si bien que je n'étais pas un spécialiste. Pourtant, de les voir ainsi à côté, en repensant à ce qu'avait dit Daisy, je me fis tout de même la réflexion que je comprenais décidément de moins en moins les normes de toutes ces choses-là : une fille comme Daisy avec des formes était mille fois plus joli qu'un coton-tige sur pattes, ce qui m'amena à me poser tout un tas de questions sur, encore une fois, ce qu'on essayait de nous inculquer et qui n'était décidément pas bien logique, au fond. Enfin ! Le bal de Noël n'était quand même pas l'endroit où j'allais philosopher, alors revenons à nos moutons - nos moutons qui étaient deux femmes en réalité, l'une professeur et certainement un peu trop ivre, l'autre élève et excitée comme une puce, donnant tout sur la piste de danse.

- Crôa crôa, nota Adam, bon joueur. J'étais bien d'accord : Daisy ne faillissait pas à ses défis.  

Mais la suite était tout aussi intéressante, et je n'en perdais pas une miette. Il se passa tout un petit stratagème que je ne compris pas au début, mais que j'entrevus petit à petit... Adam, qui m'avait fait la grâce d'arrêter de baver comme un goret avait repris place sur mon épaule, si bien que j'entendais à ma guise tous les grognements outrés qu'il poussait toutes les cinq secondes.


- C'est un pari, tu vas t'en remettre, rassure-moi ?! râlai-je en soufflant pour lui faire comprendre qu'il était un peu rabat-joie.
- Gnnngrrgrrrcrrrfrrrcroâaarghhmpffrrr, marmonna-t-il, vexé et énervé à la fois. Il trépignait sur mon épaule, comme s'il allait tout d'un coup bondir dans la foule pour sauver sa bien-aimée.
- Tu la laisses tranquille, le dissuadai-je d'une voix autoritaire à laquelle je savais qu'il obéirait. C'est un jeu et on s'amuse bien, alors tu arrêtes d'être jaloux ! Et puis, il paraît que c'est excitant de voir deux filles s'embrasser. On va bien voir, conclus-je en haussant les épaules.

C'était une vraie question, après tout : encore une fois, je n'y connaissais pas spécialement grand chose mais au moins, j'allais en juger par moi-même. Adam hésita pendant quelques secondes et trouva visiblement que l'argument valait le coup d'être vérifié, si bien qu'il se calma - tant mieux - et attendit sagement la suite des évènements.

Daisy avait avancé en besogne, et voilà qu'elle entraînait une fille dans son sillage, avec qui elle parlait de façon plutôt animée - les deux filles regardèrent ensuite dans quelques directions que je ne suivis pas mais que je devinais toutes calculées, et puis, le temps se figea : la musique devint langoureuse, les mouvements ralentis, il y eut un mouvement de foule autour d'elle qui s'étira pour leur laisser la place, elles s'approchèrent et...

Non, je rigole. Elles se mirent simplement à se rouler un gros patin qui m'arracha un cri de surprise : wow, j'avais dit un bisou moi, pas forcément LE baiser du siècle ! Il dura un bon bout de temps, pendant lequel Adam émit un genre de vrombissement en continu, si bien que toute mon attention fut, au bout de quelques instants, portée sur le fait que j'espérais que le baiser allait se terminer bientôt ou bien mon pauvre crapaud, prisonnier de ses émotions, allait exploser. Pouaaah ! Daisy mettait la langue et tout, j'en étais sûr ! Et moi qui en avais fait l'expérience, honnêtement, je n'étais pas certain d'aimer ou pas ! Mais en tout cas, mon verdict était tombé : je ne crois pas que c'était si excitant que ça de voir deux filles s'embrasser. Ou en tout cas... Quand on n'était pas un crapaud. Adam, lui, semblait avoir perdu toute consistance et, un peu inquiet je dois bien l'avouer, je le pris dans mes mains pour vérifier qu'il ne tombait pas en syncope. Non, il était juste encore plus mou et verdâtre-marronasse que d'habitude, et ses yeux jaunes ne fixaient aucun point précis. Il allait tourner de l'oeil, le pauvre amour !

Touché par ses émotions, je lui fis un petit baiser sur la tête pour le revigorer :


- A défaut de ta princesse, voilà un baiser de ton prince, lui dis-je avec un sourire.
- Crôa crôa crôaaaah, répondit-il faiblement, mais je savais qu'il me remerciait.

Daisy, pour sa part, revenait vers nous, survoltée, et me topa la main :

- J’ai réussiiiiiiiiiiii ! C’était… Chelou, c’était mon premier vrai baiser, et je connaissais même pas le prénom de la fille ! Quelle nuit de folie ! Franchement, on est une sacré équipe !

Je lui rendis son check et lui souris : j'étais bien d'accord.

Cela dit, le problème majeur du moment, c'était Adam. Les félicitations viendraient ensuite.


- Fais quelque chose, murmurai-je à l'oreille de Daisy, il a perdu tous ses moyens. Tu peux lui faire un câlin ? Et je lui tendis le petit crapaud aux émotions toutes retournées, avec un réel petit pincement au coeur.

- L’année prochaine, je propose carrément que tu t’habilles en fille et moi en mec, comme ça, on ira au bout du truc, conclut-elle.

J'éclatai de rire : deal ! A mon tour, et puisque j'avais les mains libres, j'attrapais des chips à la citrouille et en avalais une bonne poignée, avant de carrément chiper une assiette pleine de victuailles, deux grands verres de jus de citrouille, et de faire un signe à Daisy, qui s'occupait d'Adam : nous avions bien mérité de nous reposer. Nous allâmes nous installer dans le coin de la salle où il y avait des énormes canapés tout moelleux, où quelques personnes 1) cuvaient 2) se rapprochaient physiquement parlant 3) soignaient leurs pieds blessés, et je choisis le plus grand et le plus moelleux avant de m'y affaler dedans avec un soupir de satisfaction.


- Tu étais parfaite. Non : magistrale ! Et c'était un échauffement de toute façon, dis-je à mon tour, l'année prochaine, tout le monde n'a qu'à bien se tenir : ils n'ont encore rien vu, dis-je avec un regard complice à ma chère partenaire.
De loin la meilleure : il n'y avait plus l'ombre d'un doute.


TERMINÉ !

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So screw the good intentions,
And say
HELL YEAH! »


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