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« Coming Closer. » (L.)

 
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 « Coming Closer. » (L.)

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James Miller
Assistant à l'infirmerie



Masculin
Nombre de messages : 61
Date d'inscription : 23/07/2013

Feuille de personnage
Particularités: I don't know where I am going to rest my head tonight.
Ami(e)s: Chuck, my man ♥
Âme soeur: And there will come a time, you'll see, with no more tears / And love will not break your heart, but dismiss your fears

MessageSujet: « Coming Closer. » (L.)   Sam 20 Déc - 1:15

« Stranded in this spooky town,
Stoplights are swaying and the phone lines are down
Floor is crackling cold,
She took my heart, I think she took my soul
With the moon I run,
Far from the carnage of the fiery sun

Driven by the strangle of vein
Showin' no mercy I do it again
Open up your eyes
You keep on crying, baby I'll bleed you dry
Skies are blinking at me
I see a storm bubbling up from the sea


And it's coming closer. »




Il y avait quelque chose dans l’atmosphère, ce soir là, lorsque je me décidai à sortir. Le ciel était assombri par le voile de la nuit, mais celui-ci semblait plus opaque que d’habitude, sans aucune étoile pour me réconforter. L’air était lourd, comme si un orage menaçait, et j’avais la désagréable sensation que je pouvais palper quelque chose autour de moi, une force qui se pressait contre ma peau et ma gorge. J’avais enfilé ma veste en cuir par-dessus un pull léger, car même avec la fin de l’hiver, il faisait toujours frais ; pourtant, j’eus la désagréable sensation d’avoir trop chaud malgré le vent qui giflait mes joues. Je marchai jusqu’à Pré-au-Lard, d’un pas déterminé. J’avais rendez-vous avec Lizlor devant les Trois-Balais, elle avait passé l’après-midi avec Ewan et Ruby et nous devions aller à une soirée plus tard. Elle m’avait proposé de me joindre à eux, mais j’avais refusé car j’avais pas mal de travail à l’infirmerie dernièrement et, au fond, je n’avais pas trop le cœur à un rendez-vous à quatre. J’adorais la meilleure amie de Liz, et son copain était super aussi, mais ils renvoyaient un tel aura de bonheur que cela me nouait l’estomac avec une jalousie étrange. J’avais envie, moi aussi, de prendre la main de Lizlor, de lui tenir la taille, de la dévorer du regard – ça, ne m’en privait pas vraiment – et que tout cela me soit permis. J’avais accepté d’être toujours proche d’elle malgré la non-réciprocité de ces sentiments, mais parfois, j’avais l’impression que l’on m’écrasait le cœur en pressant mes côtes, et la présence d’un couple heureux me provoquait souvent cette sensation.

Malgré les enseignes lumineuses de Pré-au-Lard, j’avais toujours la désagréable sensation que tout était plongé dans une obscurité qui s’insinuait en moi. Je pressai le pas, m’approchant des Trois Balais, lorsqu’enfin je vis Lizlor… Et soudain, l’opacité autour moi s’estompa, je sentis mon cœur se desserrer et mon esprit se vida pendant quelques secondes. Elle me vit aussi, agita sa main pour me faire signe en me faisant un grand sourire. Je ne pus m’empêcher de sourire à mon tour, oubliant tout ce qui m’avait oppressé l’instant d’avant. J’avais envie de la prendre dans mes bras, de la faire rire, je ressentais une vague d’euphorie me traverser le corps… C’était incroyable, l’effet que cette simple vision pouvait me faire. C’était comme si tout à coup, tout le reste était superficiel, j’étais simplement heureux et j’avais le sentiment que sa présence me suffirait à jamais. L’espace de quelques secondes, le monde autour de moi se coupait, et il n’y avait plus que Lizlor, et ça me suffisait amplement. Son manteau ouvert découvrait un short en cuir taille haute, et un petit haut qui brillait dans la nuit, le tout recouvert d’un gilet en laine assorti à ses baskets. Je suivis du regard ses jambes fines, couvertes d’un collant semi-opaque troué à la cuisse gauche, et je sentis mon estomac faire un bond.

Lorsque je fus arrivé à sa hauteur, elle me tapa l’épaule en signe de bonjour, et je lui fis un grand sourire. Ewan et Ruby étaient là, ils avaient attendu avec elle mon arrivée, et je les saluai aussi. Après une petite discussion, ils nous quittèrent pour rentrer, et je me retrouvai seul à nouveau avec Lizlor qui me souriait. Elle ne cessait de répéter qu’elle était morte de faim, ce qui nous décida à aller manger un burger au Trois Balais – une petite habitude que nous avions fini par prendre. Nous commandâmes aussi une Bierraubeurre, ce qui réchauffa définitivement ma poitrine. Si j’avais eu un mauvais sentiment en début de soirée, le poids s’était ôté de mes épaules, et j’étais tellement content d’être avec Lizlor que le reste m’importait peu. Nous fîmes une bataille de ketchup, et elle râla que je lui vole des frites ce qui nous amena à notre éternel débat sur le fait que j’étais plus grand et que j’avais besoin de plus force, ce à quoi elle répondait qu’avec ses ASPICS arrivant, elle avait besoin d’énergie pour son cerveau. Nous n’arrêtions pas de rire, et je n’avais plus du tout envie d’aller à la soirée, je voulais rester là à rire avec elle, à ne pas voir le temps passer…

Mais ce fût à ce même moment que Chris, un mec avec qui je m’entendais plutôt bien et avec qui nous avions fait plusieurs soirées, nous remarqua depuis le comptoir où il buvait un verre avec deux filles. Je ne l’avais même pas vu, mais maintenant, il était dur de l’ignorer. Ce n’était pas sa présence qui me gênait, c’était plutôt que je savais qu’il venait aussi ce soir et, comme je l’avais deviné, il nous proposa d’y aller ensemble. A contre cœur, je payais le repas, et nous quittâmes le bar. Lizlor se mit à discuter avec l’une des filles, et je sentis mon euphorie retomber. A nouveau, j’eus un pressentiment étrange, comme si quelque chose dans l’atmosphère était trop lourd pour être normal, comme si quelque chose grondait au loin – peut-être était-ce mon cœur ?

Lorsque nous arrivâmes à la soirée, ce sentiment de malaise se renforça encore un peu plus. C’était chez un mec chez qui nous n’étions jamais aller, et je trouvai l’ambiance désagréable dès mon entrée dans le salon. La pièce était grande, plongée dans une lumière tamisée lourde, amplifiée par la musique trop forte qui grésillait dans les enceintes. Les gens dansaient, parlaient fort, et je me sentis à part, d’une humeur bien peu festive tout à coup. Quelque chose clochait, et je ne savais pas comment le définir. Je ne sais pas si Lizlor le sentit aussi, mais comme à son habitude, elle fit sa petite immersion dans la soirée, se faisant servir un verre et m’entraînant sur la piste de danse. J’eus la sensation cependant qu’elle restait près de moi, peut-être par envie tout simplement, mais je me demandai si elle ne sentait pas aussi quelque chose de lourd, de malsain dans cette soirée ? Peut-être que je me montais la tête, je n’en savais rien, mais je décidai d’écarter mes sentiments et de me détendre un peu. Je me mis à danser avec Liz, à boire quelques verres, et nous discutâmes même avec quelques personnes. Je m’étais tout de même décidé à ne pas quitter Lizlor du regard, même lorsqu’elle allait se servir un verre ou qu’elle discutait avec quelqu’un d’autre. Au fond de moi, mon cœur battait un peu irrégulièrement, et c’était comme si j’avais peur de quelque chose que je ne pouvais pas voir. Je regardai les gens discrètement, remarquant que certains me paraissaient étranges, sans que j’arrive à mettre un mot sur ce qu’ils m’inspiraient. Nous étions de toute façon nombreux, et avec la lumière rougeâtre, j’avais du mal à voir ce qui se tramait dans les coins, mais je n’étais pas sûre de vouloir savoir.


- Hey, ça vous intéresse de quoi planer ? J’étais tellement préoccupé par mon mauvais pressentiment que je n’avais pas vu que l’on s’était approché de Lizlor et moi. Je secouai ma tête, me concentrant à nouveau. Planer ?... Je fronçai les sourcils, et je baissai alors les yeux vers la main tendue de l’inconnu. Dans sa paume se trouvait des petites pilules colorés et un sachet de poudre blanche. Mon sang ne fit qu’un tour, et j’attrapai l’avant bras de Liz, l’écartant par réflexe, ce qui sembla interpeller le mec. C’est pas ton délire ? J’ai d’autres trucs si tu veux, des potions ou des trucs moldus, y a une fille là-bas qui a de l’héro –

Je ne l’écoutai plus. J’avais enfin compris ce que j’avais ressenti depuis notre arrivée. Les yeux vitreux des gens, ceux qui dansaient étrangement, les petits groupes amassés sur les canapés… Ce n’était pas de l’alcool. Certains se droguaient. C’était pour ça que j’avais eu ce pressentiment.

Les choses s’emboitèrent rapidement, trop rapidement, dans mon cerveau et mon corps. La simple vue de drogues, et dures qui plus est, suffirent à déclencher une série de réactions et de souvenirs. Je ne voyais pas des pilules, je voyais la main de Mathilda qui en prenait une en soirée et l’avalait en riant, en se servant un nouveau verre. Les souvenirs remontaient par vague, je voyais la poudre qui traînait sur son bureau à la maison, je me souvenais d’être rentrée dans sa chambre un soir où elle était avec des amis et de la voir une aiguille dans le bras, d’avoir refermé la porte comme si de rien n’était, effaçant naturellement ce souvenir, reniant l’essence même de ce que je venais de voir. Ma sœur n’était pas droguée. Tout allait bien. Je n’avais pas gérer ça, pas vrai ? Je ne l’avais pas gérer. J’avais fermé les yeux. Et aujourd’hui, où était ma sœur ? Je n’en savais rien. Et pourquoi ? Parce qu’elle avait décidé à une soirée de prendre ce qu’on lui tendait dans une main malsaine qui l’avait ensuite agrippée dans le cercle vicieux de l’addiction. Tout partait de ces saloperies que l’on osait me tendre.


- Casse-toi direct, grinçai-je entre mes dents, d’une colère froide. Je sentais quelque chose pulser dans mes veines, quelque chose de foncièrement violent. Mes doigts s’étaient refermés plus fermement autour de l’avant bras de Lizlor, et je m’étais presque mis face à elle, pour la protéger.
- Eh, calmos gars, reste poli…
-Poli ? POLI ? Mais t’es sérieux espèce d’enfoiré ? VA REFILER TA MERDE AILLEURS PUTAIN !
- ALORS TU VAS ME PARLER MIEUX QUE CA DIRECT !
-JE TE PARLE COMME TU LE MERITES, T’ES QU’UNE PUTAIN D’ORDURE AVEC TES PUTAIN DE COMPRIMES DE MERDE, CASSE TOI ESPECE DE CO –


La suite s’enchaîna trop vite – le dealer me frappa au visage, ce qui ne fit que décupler ma colère, et je me jetai littéralement sur lui, manquant de le faire tomber, et je le mis un poing dans le nez, ce qui lui arracha un cri. Bientôt, des bras nous attrapèrent, nous séparèrent, mais nous continuions de nous insulter, et j’eus une telle poussée de rage que je tentai de le frapper à nouveau. On me retint, me demandant de me barrer, et dans un flot d’injures, j’attrapai le bras de Lizlor et nos manteaux, et la tirai hors de la fête. Elle criait, mais je n’entendais pas, et je la forçai à me suivre dehors. L’air me claqua au visage, et je continuai de tirer Liz pour nous éloigner le plus possible malgré ses protestations. Mes entrailles étaient en feu, j’avais envie d’hurler et de frapper encore et encore ce connard, et au bout de quelques mètres, je jetai ma veste sur le sol dans un cri de colère en ignorant à nouveau ce que me disait Lizlor – à vrai dire, je ne l’entendais même pas tant le sang me tapait dans les tempes et les tympans. Frustré, en colère, je tapais rageusement du poing contre un mur avant d’appuyer mon front contre mes doigts crispés, tentant de trouver ma respiration. Je n’arrivais plus à contrôler le flot de souvenirs, de sentiments, et je sentais des larmes de colère me piquer les yeux. Toute l’opacité qui m’avait guetté le long de la soirée s’était matérialisé en moi, avait enveloppé chacun de mes organes pour les presser et en faire ressortir une colère incontrôlable et tellement douloureuse que j’avais envie d’hurler jusqu’à qu’elle s’expie.

_________________
« So what became of loving man
And what became of you
Familiar as you shook my hand
What was it you meant to do?
Because all could change for one
And all, could change in this new today. »




« She said the devil will want you back
And you'll never find love in an open hand
Shut your eyes, so you see I'm there
And know you'll always have this if you see this man
I lied, this was not for my pride
I know this was my time. »
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Lizlor Wayland
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MessageSujet: Re: « Coming Closer. » (L.)   Lun 5 Jan - 17:59

Il m'était étrange de constater les nombreuses évolutions qui jalonnaient mes années en Ecosse. Quand j'étais arrivée, alors que Maman avait été nommée directrice de Poudlard, j'avais refusé d'emblée ce pays, cette région, cette école, cet endroit, parce que ma vie était ailleurs, à l'autre bout de la Terre, en Oregon. Et puis j'avais vécu entre les épais murs du château tant bien que mal, un peu comme dans une prison, dont les seules échappées siégeaient en ce vaste univers d'aventures qu'était la Forêt Interdite... Et puis j'avais grandi, un peu. J'avais eu moins peur des gens, aussi, je m'étais laissée amadouer... Il y avait eu Stephen, puis Ruby, puis les autres. Aujourd'hui, si je n'étais pas non plus de ces personnes qui comptent un large groupe d'amis, j'en avais quelques uns, des solides, et bien plus qu'au départ. C'était peut-être ça, grandir, finalement. Ca ne faisait peut-être pas si peur que ce que j'imaginais quelques années auparavant, couchée dans l'herbe grasse du parc, le regard perdu dans le ciel et la boule au ventre de ce monde immense qui me faisait bien peur, à moi qui me sentais toute petite. Grandir, c'était peut-être simplement accepter qu'un pas en avant demande peut-être beaucoup d'efforts mais apporte autant de réconfort ; j'étais toujours persuadée de ce que j'avais ressenti depuis que Papa n'était plus là. On naît seul et on meurt de la même manière... Mais on n'est pas obligé de vivre de la même manière, pas vrai ? Entre les deux, il y avait tant de choses à vivre et à découvrir, et j'avais découvert à temps combien il était bon de se reposer, aussi, sur les autres, combien il était bon de partager les choses avec eux. Aujourd'hui, je n'avais plus du tout la même haine de cet endroit, parce qu'il réunissait tout ce et ceux qui faisaient à présent ma vie. L'Oregon n'avait jamais cessé de me manquer, mais ce n'était pas un adieu, juste un revoir : j'y reviendrais. Pour l'instant, le fil de mon existence se tissait entre les hautes montagnes écossaises, et j'en étais plutôt heureuse. C'était drôle, tout de même : un instant le flash des lumières de la fête m'emmena un peu ailleurs, dans toutes ces constatations, ces questionnements... C'aurait été impensable pour moi de me retrouver dans ce genre de soirée, habillée de cette façon, il y a deux ou trois ans, alors que je haïssais tout et les gens, et que je refusais de m'habiller autrement qu'avec des vieux sweats trouées ! Si je n'étais pas particulièrement fan, au fond, de ces grosses ambiances de soirées, j'aimais m'amuser, danser, alors le reste m'importait moins. Et je m'étais surtout rendue compte que la présence de Jay m'avait beaucoup aidée dans ce sens : avec lui, non seulement j'avais rencontré des gens vraiment sympas, dans ses amis, avec qui partager ce genre de moments, mais en plus, son aura rassurante se chargeait du reste. Je n'avais jamais peur, avec lui, je ne me sentais jamais mal à l'aise, ou pas à ma place. J'étais juste moi, et je cherchais juste à profiter : rien de plus.

Nous avions mangé ensemble avant, et j'avais d'ailleurs vu Ewan et Ruby avant de retrouver James : c'était donc une bonne journée, et j'étais heureuse comme tout. J'avais envie de rire et de danser jusqu'au petit matin, il ne manquait plus que Rita pour que la fête se finisse en beauté, car elle était ma plus exceptionnelle copine de soirée !

Jay, par contre, me semblait un peu ronchon ; du coup, à peine étions-nous arrivés que je lui avais servi à boire et que je m'étais mise à faire le singe pour le faire rire (ça marchait toujours, je crois bien qu'il était mon meilleur public, avec Ruby), puis nous avions dansé ensemble en riant comme des trolls. J'avais bu quelques verres, mais pas trop : la tête me tournait un peu plutôt parce que je me démenais comme une diablesse sur la piste de danse qu'à cause de l'alcool. Finalement, je n'aimais pas tant que ça le fait d'être soûle, et je n'en avais pas vraiment besoin pour m'amuser. Quelques verres me suffisaient. A un moment, nous décidâmes d'aller nous poser un peu - j'avais toujours l'impression que Jay était un peu morose, même s'il le cachait plutôt bien. Bah ; une mauvaise journée, peut-être. Je me perdis un peu dans la foule en discutant avec une des filles de la bande, qui me raconta ce qui était en train de se tramer entre elle et le frère de machin-truc qui pourtant à la base sortait avec machin-chose - l'histoire me gonflait, et je fis mine de ne pas entendre assez à cause de la musique avant de retourner auprès de Jay m'affaler en soupirant dans le canapé.


- Hey, ça vous intéresse de quoi planer ? Brusquement, une main m'avait surgit sous le nez et je clignai des yeux, surprises - je ne connaissais pas le type et je n'avais pas compris tout ce qu'il avait dit, et le lien ne se fit pas dans mon cerveau... Mais il se fit bien plus rapidement dans celui de Jay, apparemment, car il dégagea le type en deux temps trois mouvements. C’est pas ton délire ? J’ai d’autres trucs si tu veux, des potions ou des trucs moldus, y a une fille là-bas qui a de l’héro...

L'instant d'après, ils étaient debout tous les deux à se hurler après, et un coup partit, puis deux. Je me redressai d'un bond, complètement estomaquée : tout s'était passé si vite ! Tout le monde autour de moi était figé par la surprise, tandis que Jay et le mec en venaient salement aux mains... Quelques secondes après, nous avions tous réagi, heureusement, et d'autres garçons les séparèrent (dans le feu de l'action, j'avais essayé moi aussi de tirer sur le pull de Jay, mais j'aurais tout aussi bien pu espérer déplacer une montagne). Le reste se passa comme si je regardais un film : Jay continuait de s'énerver tout seul, le ton avait monté, on nous demandait de partir, on attrapa nos affaires, et avant même que j'ai eu le temps de dire ouf, Jay me traînait dehors en continuant de s'exciter tout seul comme un trol à qui on aurait cherché des noises. Ben tiens. Et moi, on me demandait mon avis à quel moment ?! On venait de se faire jeter de la fenêtre comme des malpropres alors que c'était le mec en premier qui était venu nous refiler ses sales cachets, Jay s'énervait un peu - beaucoup - et voilà qu'on finissait à la rue ? Eh ben, merci...

- Attends là, ça me soule que... tentai-je de m'exprimer, un peu énervée - surtout qu'il fallait aussi que j'enfile mon manteau et mon écharpe parce qu'il faisait froid, et que si Jay me traînait comme une vieille chaussette par le bras, je n'allais pas y arriver.

Mais il ne m'écoutait pas, et ne s'arrêtait pas. Il marchait bille en tête, le visage fermé, et la veine de son front et de son cou ressortait un peu, comme quand il était très énervé. Je tentai de lui résister physiquement, en me penchant en arrière pour le ralentir : rien à faire. Il ne se rendait même pas compte de ce que je faisais, sûrement. Agacée à mon tour, je lui donnai des petits coups de poing pour qu'il me lâche en lui criant de ralentir le pas, mais toujours rien. Finalement, quand il estima qu'on était si loin, il me lâcha enfin. Pas trop tôt !


- Mais ça va pas ou quoi ? ronchonnai-je en enfilant ma veste. Je ne croyais pas si bien dire : au même moment, il envoyait son poing fracasser le mur devant lui. Bien bien bien... Euh, dis-je plus calmement, mais calme-toi enfin, qu'est-ce qui t'arrives ? Je m'étais rapprochée de lui, dans son dos. Je veux dire... Je sais que tu n'aimes pas ce genre de trucs, mais le type nous en proposait juste, il fallait juste lui dire non et voilà, il nous laissait tranquilles ? Tu le connaissais, ou... ?

Ou quelque chose m'échappait ? Frissonnant tout d'un coup, je me rapprochai de lui et me collai dans son dos, entourant son torse de mes bras. J'enfouis mon visage dans sa veste en cuir, qui sentait bon, et sentit instantanément la forte carrure de Jay contre moi - sentiment qui me rassurait tout le temps. Pourtant, en cet instant, elle était un peu trop tendue et tremblante pour que le sentiment soit total.

- Calme-toi, ça va aller, répétai-je doucement, me disant que la meilleure chose à faire était de le laisser reprendre ses esprits.

_________________

So here's my confession, this time
Don't just want you to love me
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James Miller
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MessageSujet: Re: « Coming Closer. » (L.)   Lun 5 Jan - 23:18

« Just like Johnny Flynn said
The breath I've taken and the one I must to go on
Put the grenade pin in your hand, so you understand who's boss
My defeat sleeps top to toe with her success

Oh, this is from, this is from, this is from Matilda
And she needs you, this is from Matilda
And she needs you, this is from Matilda
And she needs you, this is from Matilda. »



Je n’étais pas sûr d’avoir un jour ressenti une telle colère. Je me souvenais de celle contre mon père la dernière fois où nous en étions venus aux mains, mais cette fois, c’était bien différent. Je n’entendais plus les choses autour de moi, il y avait des étoiles qui dansaient devant mes yeux, un sifflement continu dans mes oreilles et cette chose en moi, cette chose qui bouillonnait dans mes veines et que je n’arrivais pas à arrêter de pulsait. J’avais une telle rage en moi que j’en avais mal partout, j’avais l’impression que j’allais exploser tant j’étais en colère, je voulais hurler encore et encore… Je voulais frapper quelque chose, je n’avais jamais ressenti une telle violence en moi, elle était inouïe, terrifiante et elle me prenait tout entier. Je ne savais même pas d’où elle venait, ce n’était qu’un pauvre type qui avait voulu nous revendre sa merde, et pourtant, je tremblais sous l’émotion, je n’arrivai pas à respirer calmement tellement tout se précipitait en moi ; j’avais tellement chaud qui me semblait que mon corps tout entier était en feu, un feu qui me ravageait et brûlait tous mes organes. J’essayais de respirer plus calmement, en m’appuyant contre le mur, mais rien n’y faisait. J’avais envie d’hurler un flot d’injures, j’avais envie de pleurer jusqu’à que finalement il ne me reste plus aucune force et qu’éventuellement je m’endorme sans pouvoir réfléchir. A chaque fois que j’essayais de me reprendre, je repensais à ces pilules que l’on nous avait tendu, et c’était comme si on me réinjectait de l’adrénaline et la colère pures dans mes veines ; je tremblais à nouveau et mon cœur tambourinait si fort que j’avais envie de vomir.

Je savais d’où venait cette colère. Ce n’était pas ces pilules qui me mettaient dans un tel état, c’était tout ce qu’elles me rappelaient. J’avais vu ma sœur en prendre ! Et si j’avais réagi différemment à cette époque peut-être qu’elle serait encore là ! Peut-être que je n’aurais pas à m’endormir à me demandant où ma propre sœur était ! Je lâchai un cri étouffé de rage. Tout avait commencé là ! Par quelqu’un qui lui avait tendu une main, lui avait proposé ce genre de choses. Et elle avait dit oui, pour voir, pour s’amuser. J’avais moi-même vu l’évolution, n’est-ce pas ?! D’abord, le joint, en soirée, puis petit à petit je la voyais fumer en douce dans le parc ou dans notre jardin pendant les vacances. C’était devenu ses cigarettes. Puis, les pilules de temps en temps en soirée, et plus en plus, et bientôt j’avais compris qu’elle touchait à tout ce qu’elle trouvait, pour essayer un peu plus à chaque fois ! Et pourquoi n’avais-je pas été en colère à ce moment là ?! Pourquoi n’avais-je pas cherché à arrêter la machine ?! Et j’entendais encore les excuses dans lesquelles je me berçais ! Mathilda est jeune, elle peut s’amuser, elle ne fait rien de grave, elle contrôle, elle s’arrêtera si elle veut, ce n’est pas dramatique, n’est-ce pas ? Quel connard avais-je été ! A vouloir vivre ma vie tranquillement, faire mes preuves sans avoir à m’occuper des problèmes des autres ! Je n’étais pas son père après tout, elle faisait ce qu’elle voulait pas vrai ? Comment avais-je pu, putain ! Comment avais-je pu fermer les yeux sur ma propre sœur ! Et à présent, où en étais-je ? Moi qui ne voulais pas de responsabilités ! Je me retrouvai à gérer ma propre mère, ma petite sœur à propos de qui j’étais mort d’inquiétude constamment, je devais m’occuper de la maison, des factures, de l’argent, tout ça parce qu’en plus mon père ne savait même pas s’occuper de ce genre de conneries ! Et là, maintenant, les responsabilités que je ne voulais pas, elles étaient où ! MAIS QUEL CON !


- …calme-toi… Lizlor me parlait, mais je n’arrivais pas à entendre ce qu’elle disait tant j’étais en colère. t'arrives … dire... tu n'aimes… de trucs… nous en proposait… lui dire… voilà, il… tranquilles.. le connaissais, ou... ?

Je voulais comprendre ce qu’elle disait, lui répondre, mais je tremblais de toute part et j’entendais des tintements dans mes oreilles, si bien que j’étais incapable de me concentrer. Mais tout à coup, je sursautai tandis que je sentais les bras de Lizlor m’entourer… Dans mon corps, quelque chose se désamorça directement. Petit à petit, la réalité se forma à nouveau autour de moi. Je pris conscience de la douleur dans mon poing qui avait frappé le mur, mais aussi mon visage qui avait reçu des coups. Je saignai un peu, et je tremblai de chaud et de froid à la fois – j’avais laissé ma veste sur le sol, et je n’étais plus qu’en pull dans la fraicheur de la nuit. Je n’avais pas réalisé, mais je pleurai de colère et probablement de tristesse, et mes lèvres tremblaient légèrement sous l’émotion. J’essayai de reprendre ma respiration petit à petit, bien que mes entrailles me brûlaient toujours.

- Calme-toi, ça va aller.

J’aurais voulu prendre sa main, la prendre dans mes bras, mais j’étais figé sur place. Dans mon cerveau, les images de Mathilda revenaient encore par vague, flouant la réalité et m’empêchant de me calmer complètement. J’entendais son rire lorsqu’elle avait un peu trop bu ou fumé, je revoyais son visage les matins où elle avait eu une soirée un peu violente, tout ces détails s’accumulaient dans mon cerveau embrumait et ce n’était plus le mur que j’avais envie de frapper, c’était moi, pour avoir été aussi stupide ! Je serrai ma mâchoire pour m’empêcher d’expier des cris de colère qui se pressait sur mes lèvres, si bien que je n’en avais mal aux dents, tout comme mes poings serrés me faisaient horriblement mal, mais c’était la seule manière que je trouvais pour retenir tout ce qui s’agitait en moi. Au bout d’un long moment, je m’écartai finalement du mur, et Lizlor prit mon bras. Je voyais flou, et je me laissai guidé jusqu’à un banc où nous nous assîmes. Elle avait ramassé ma veste, et je la remis sans rien dire, avant d’enfouir mon visage dans mes mains. Elle caressait doucement mon dos, et je me callai sur ce mouvement constant pour reprendre ma respiration et pour tenter de me calmer. Petit à petit, je sentis que ma colère se diluait dans une tristesse infinie – je compris que je m’étais mis à pleurer et je laissai les larmes couler sans même tenter de le cacher. Ce fût comme une libération, et tout à coup, je pleurais sans m’arrêter, sans même réfléchir à ce que je faisais. J’étais si las, si triste ! Ces souvenirs de ma sœur me rendaient si malheureux, et je n’étais tellement honteux d’avoir laissé ma propre sœur se perdre ! Le contre-coup de toute cette colère me revenait en pleine face. J’avais eu si peur aussi, stupidement, parce que j’avais vu Lizlor prendre ces pilules, je m’étais vu tout revivre… Et je ne l’aurais pas supporté… La simple pensée me rendait malade, et me donnait envie de pleurer encore plus. J’entendais Lizlor murmurer à côté de moi, et au bout d’un moment, ma main chercha la sienne et je la serrai fort, comme une bouée à laquelle je pouvais m’accrocher.

Au bout d’un long moment, les larmes se calmèrent. J’essuyai mes joues, et me redressai, m’appuyant sur le banc, reprenant ma respiration. Par où commencer ? Je tenais encore la main de Lizlor, et je n’osai la lâcher.


- Mathilda, ma sœur, murmurai-je finalement. Elle était droguée. Au début, c’était que dalle, elle fumait des joints en soirée, parfois un cachet, rien de plus… Je trouvais pas ça grave. Et puis elle a commencé à en prendre plus régulièrement. C’est parti en live. C’est pour ça qu’elle a disparu. Elle commençait à faire des trucs pas très net, elle rentrait pas à la maison pendant plusieurs jours, elle était complètement à côté de la plaque, elle devait de l’argent à tout le monde… Et tout ça, ça a commencé par qu’un connard lui a tendu des pilules à une soirée et qu’elle a du trouver ça drôle. Et moi je savais que c’était merdique, mais j’ai fais genre de rien ! Ma voix avait commencé à s’élever à nouveau, et c’était comme si j’étais réparti pour un tour. La colère me prit à nouveau, et elle transperça dans ma voix. Je voulais pas m’occuper de ça, je vivais ma vie tranquille à Poudlard, j’avais des amis, des filles à mes pieds, je commençai à découvrir les fêtes, la vie facile et j’avais pas envie de m’occuper de ma propre sœur ! J’ai fermé les yeux comme un ABRUTI et maintenant JE NE SAIS MEME PAS OU EST MA SŒUR ! JE NE SAIS PAS ! Criai-je, les larmes brûlant mes yeux. Elle pourrait être… Morte dans un coin de ruelle, en train de se prostituer pour avoir du crack, qu’est-ce que j’en sais ! JE N’EN SAIS RIEN ! Je peux pas même pas… Même pas me dire qu’elle est partie, que c’est fini, je suis obligé de vivre en me disant que je ne saurais peut-être jamais ce qu’il lui est arrivé ! Et tout ça à cause de ces putains de drogue ! Et parce que je l’ai laissé faire ! Je n’ai pas pu… Je ne me suis pas…. Occupé… De ma propre sœur… Murmurai-je tout à coup, sentant que les larmes remontaient trop violemment. Je me mis à pleurer à nouveau, me sentant tout à coup anéanti. Il me fallut un long moment pour me reprendre. Je ne voulais pas gâcher ta soirée, je suis désolé, mais quand… Quand ce mec est venu, je pouvais pas, je pouvais pas imaginer ça près de toi ! Me dire que ça pourrait t’arriver aussi, qu’il pourrait t’arriver quelque chose ! Je déteste quand tu sors et que je suis pas là, je me dis toujours que tu pourrais faire ce genre de choses aussi, que toi aussi tu pourrais disparaître, qu’il pourrait t’arriver quelque chose et que je ne sois pas là pour te protéger, et je peux pas, je peux plus, je peux plus vivre avec ça, je pourrais pas, je pourrais pas, je pourrais pas, répétai-je en boucle, crispé par la colère et la tristesse.

Encore une fois, je dus prendre un certain temps pour me calmer. J’avais l’impression que mes larmes s’étaient finalement taries, et je reprenais petit à petit mes esprits. Lizlor était encore tout contre moi, et j’entendais sa respiration qui me semblait un peu embrouillée aussi. Je levai finalement les yeux vers elle. Son regard était étrange, légèrement brillant, mais il me regardait comme il ne l’avait jamais fait, et je fronçai malgré moi les sourcils, légèrement perdu. Il se passa quelques secondes où le temps sembla se suspendre, puis sans comprendre ce qui se passait, je laissai Lizlor se pencher vers moi et déposai un baiser sur mes lèvres. Je ne compris pas de suite, tant ce geste était étrange et pourtant tant désiré, mais malgré les ravages qu’il provoquait dans ma poitrine, je m’écartai instinctivement. Ce baiser avait un air de déjà-vu, je n’avais pas oublié ce baiser après la dispute avec mon père, et je ne voulais pas de cette affection-là, pas comme ça.


- Pourquoi tu m’embrasses toujours quand tu as de la peine pour moi, ce n’est pas ça que je veux, murmurai-je en baissant les yeux tristement. Je ne voulais pas qu’elle ait pitié, moi, je voulais qu’elle m’aime tout comme je l’aimais et qu’elle me désire tout comme je désirais ses lèvres contre les miennes, encore et encore.

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MessageSujet: Re: « Coming Closer. » (L.)   Jeu 8 Jan - 17:17

Nous finîmes par nous assoir sur un banc à côté, et Jay se prit la tête entre les mains. Si je n'avais rien compris à l'affaire, je me disais qu'elle dépassait probablement ce que je pouvais imaginer. Jay avait le sang chaud, je l'avais déjà remarqué, mais je ne comprenais pas non plus ce qui pouvait justifier tout ça, car il n'était pas crétin non plus. Personne n'avait attenté à sa vie ni à la mienne, alors pourquoi une telle colère ? Il commençait presque à m'inquiéter, et mon énervement était retombé. D'accord, on avait été viré de la soirée par sa faute et ça m'avait embêtée parce que je m'y amusais bien, mais qu'est-ce que ça pouvait bien faire, au fond... Il y aurait d'autres soirées, et je ne voyais pas comment j'aurais pu profiter jusqu'au bout de la nuit d'une fête si mon compagnon ne partageait pas mon état d'esprit. Je préférais partir avec lui plutôt que de lui infliger ça, et de toute façon, je préférais mieux être avec lui dehors que toute seule à l'intérieur : l'impression qu'il me protègerait contre tout s'amenuisait au fur et à mesure que nous nous éloignions, et je n'étais jamais plus rassurée que quand nous étions côte à côte. En tout cas, pour le moment, c'était un peu à mon tour : c'était lui qui avait visiblement besoin d'être réconforté... Mais je ne savais pas quoi faire, il tremblait et se contenait et se prenait la tête entre les mains et respirait mal et j'avais l'impression qu'il pleurait presque et... Je sentis sous mes doigts qui lui caressaient le dos comme une petite contraction et l'instant d'après il pleurait à chaudes larmes, éclatant en sanglots. Je restais quelques secondes interdite : que se passait-il ?? Mon coeur battait comme un fou entre mes côtes et j'avais l'impression que j'avais le vertige soudain, que j'étais en train de tomber au ralenti. Je n'avais jamais vu James pleurer ainsi, j'avais tant l'impression qu'il s'effondrait entre mes bras, lui qui était si fort et puissant, que j'étais presque entraînée dans la chute avec lui. C'était plus qu'un simple problème avec ce type, j'en étais certaine. Mais c'était... Ca avait l'air si ancré en lui, si profond, tout ce chagrin et cette rage ! Je me sentais presque un peu honteuse de m'être jamais rendue compte de ce qu'il pouvait taire, alors que lui s'occupait si bien de moi. Je me penchai un peu plus vers lui, continuant de lui caresser le dos, pour l'instant à court de mots - de toute façon, je savais que dans ces cas-là, on avait plus besoin de se laisser pleurer qu'autre chose. Je sentis sa main qui cherchais la mienne, et je la serrais ; puis je fermais les paupières en attendant que l'orage passe et en lui murmurant quelques mots de temps en temps pour le rassurer.

Au bout d'un moment, il se reprit un peu, se redressa, frotta ses joues, et je me redressai aussi, les yeux braqués sur lui : de quoi avait-il besoin ? De rentrer ? De parler ? Je voulais réellement faire tout pour qu'il aille mieux. Je compris alors qu'il allait parler, et je me fis attentive.

Si je savais que tout ce qui tournait autour de sa soeur aînée était un peu trop mystérieux pour ne pas être tragique... Je ne m'étais pas attendue à cela. Suspendue à ses lèvres, je sentais mon coeur se serrer un peu plus au fur et à mesure de ses explications. Il revivait ce qu'il me racontait, je le voyais, je le sentais. Il était crispé de nouveau, et ses yeux semblaient perdus bien loin dans ses souvenirs. Parfois il haussait le ton, sa colère se ranimait et me faisait sursauter à chaque fois - je l'avais toujours trouvé impressionnant, aussi doux était-il avec moi. Disons que je n'aurais pas spécialement voulu être son ennemie, mine de rien. C'était étrange d'entre tout cela : non seulement tout ce qui touchait à la drogue me paraissait abstrait, car elle circulait sans que je sois vraiment concernée par le sujet, mais en plus il y avait tant d'échos... Je ne pouvais pas m'empêcher de penser à Ruby, à l'horreur que c'était de vivre la dépendance de quelqu'un d'autre. Et je ne pouvais pas sentir chaque parcelle de mon coeur s'enflammer de douleur et d'indignation. Pauvre James qui n'avait rien pu faire pour sa soeur, qui l'avait vue lui échapper... Et pauvre Mathilda qui avait été prise par quelque chose d'hélas plus fort qu'elle... Mes yeux s'humidifiaient de plus en plus, même si je ne voulais pas pleurer, pas maintenant. Je voulais être forte pour Jay, même si c'était lui d'habitude qui me donnait cette impression. D'un autre côté, je comprenais un peu mieux l'étrange famille qu'il avait, les parents absents et cette façon qu'il avait de veiller sur sa petite soeur... Subitement j'eus envie de savoir si Conrad allait bien, en cet instant présent, si il ne lui était rien arrivé, mais je calmais ma paranoïa : ce n'était pas le moment. Jay pleurait encore et...


- ... Je ne voulais pas gâcher ta soirée, je suis désolé, mais quand… Quand ce mec est venu, je pouvais pas, je pouvais pas imaginer ça près de toi ! Me dire que ça pourrait t’arriver aussi, qu’il pourrait t’arriver quelque chose ! Je déteste quand tu sors et que je suis pas là, je me dis toujours que tu pourrais faire ce genre de choses aussi, que toi aussi tu pourrais disparaître, qu’il pourrait t’arriver quelque chose et que je ne sois pas là pour te protéger, et je peux pas, je peux plus, je peux plus vivre avec ça, je pourrais pas, je pourrais pas, je pourrais pas...

... Et je ne sus pas trop l'expliquer, sur l'instant. Mais je le voyais triste et tout mon être en était bouleversé. Je l'écoutais, si inquiet, si concerné, et j'avais presque envie de sourire du fait qu'il s'inquiétait pour moi de la même façon. Il le pensait réellement, pas vrai ? J'eus l'impression que quelque chose explosa tout au fond de mon coeur et s'étira doucement en ondes circulaires pour gagner tout mon corps et m'envelopper. Les battements de mon coeur s'étaient calmés tout seuls, pour devenir presque paisibles. Ce qui palpitait au fond de moi était une chose nouvelle, mais je sentais qu'elle réchauffait chaque parcelle de ma peau, comme une vague invisible qui me recouvrait, comme une caresse... Et je sentais tout cela dirigé vers un seul sens, un seul destinataire. Une bouffée de tendresse me fit attraper Jay et le serrer contre moi, serrant sa tête contre ma poitrine pour qu'il s'y repose, comme un enfant. C'était une sensation étrange que de passer par tant de sentiments - j'avais l'impression de faire le grand écart. Mais je ne voulais pas me retenir, pas en cet instant, et surtout, pas encore. C'aurait été faux de dire que je ressentais ça depuis tout ce temps mais que je ne voulais pas l'avouer - ce n'était pas ça. C'était plutôt qu'il avait fallu que je prenne mon temps, à cause de tout ce qui était arrivé avant. Mais là... Baissant les yeux vers Jay, souriant un petit peu de le voir tout contre moi, je me mis à caresser son visage qui était tout humide de larmes.

- Ce n'est pas de ta faute, tu ne peux pas t'occuper des gens plus qu'ils ne te laissent faire, tu le sais bien, murmurai-je en me disant que j'en avais été l'exemple parfait. J'espère tellement que vous allez la retrouver... Mais ce n'est pas de ta faute si elle s'est perdue, répétai-je avec conviction.

Il pleura encore un peu, puis finit par se calmer. Quand il se redressa et que nos deux visages se retrouvèrent un peu plus proches l'un de l'autre, je lui souris une nouvelle fois et mes lèvres vinrent tout naturellement se poser sur les siennes, tendrement.


- Pourquoi tu m’embrasses toujours quand tu as de la peine pour moi, ce n’est pas ça que je veux, dit-il, tout triste.

Je me redressai alors et, sans lui laisser le temps de réagir, lui grimpai sur les genoux et m'installai, face à lui, à califourchon sur ses jambes.


- T'es bête, parfois, murmurai-je, plongeant mes yeux dans les siens. Mon coeur s'était remis à battre de façon un peu plus électrique, irrégulière. J'entourai son cou de mes bras. Je piquai un nouveau petit baiser sur ses lèvres et cette fois ce fut comme si quelqu'un avait déclenché un immense brasier dans mes entrailles - mais Jay n'apprécia pas la blague et fronça un peu plus les sourcils. Justement... C'est toi que je veux, lui dis-je alors en sentant mes joues rosir légèrement - heureusement qu'il faisait nuit.

Je voyais déjà la réaction de Ruby, ses yeux écarquillés et sa bouche grande ouverte quand j'allais lui raconter ce qui s'était passé. Elle qui croyait dur comme fer qu'il y aurait quelque chose entre Jay et moi, elle allait être servie !... Consciente que je devais quelques explications, je tentais de trouver comment le dire, ou quoi dire exactement, mais je ne me sentais pas confortable pour le faire, ou pas tout de suite peut-être. Après tout, il savait très bien que j'avais eu du mal après Stephen, il savait très bien que mon coeur avait été un peu trop meurtri pour ressentir quoi que ce soit à nouveau. Et surtout... J'ignorais s'il le savait, mais j'avais eu trop peur, et j'avais toujours peur : l'amour faisait trop mal lorsqu'il se brisait.

- J'ai simplement peur que ça ne soit pas éternel, dis-je alors en haussant les épaules.

Mais bon, je lui faisais confiance, d'accord ?

D'accord. Cette fois, je me penchai vers lui sans lui laisser le choix, emprisonnant ses lèvres sous les miennes, attrapant sa nuque puis glissant mes mains dans ses cheveux. Cette fois, mon coeur avait explosé, et moi avec : je flottais un peu partout dans l'air autour de nous. Je sentis les mains de Jay répondre à mes caresses et m'agripper avec force et je me coulai un peu plus contre lui, laissant la chaleur de son torse me réchauffer, sans rompre notre baiser. Il y avait bien longtemps qu'on ne m'avait pas embrassée ainsi, et je sentis que fondaient dans cette étreinte mes dernières craintes à lui faire confiance.

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MessageSujet: Re: « Coming Closer. » (L.)   Ven 9 Jan - 18:26

Ces moments-là étaient délicieusement douloureux, comme une caresse qui grifferait ma joue et presserait mon cœur. Quand Lizlor avait ces gestes envers moi, quand elle cherchait mes lèvres timidement, j’avais l’impression que toute la séduction qui avait entouré notre relation disparaissait. J’avais la sensation d’enfin embrasser simplement, comme je l’avais toujours voulu, la personne dont j’étais amoureux. Il n’y avait plus le reste, il n’y avait plus ses peurs, mes questions, sa séduction, mon espoir, il n’y avait plus que Lizlor et moi, et mon cœur tout à coup si apaisé. Mais je ne voulais pas de ça, au fond, je ne voulais pas espérer ainsi. Et puis, pourquoi faisait-elle toujours ça ? J’avais la désagréable sensation qu’elle me prenait en pitié lorsque j’étais vulnérable et que c’était sa manière de me consoler. Ça ne marchait pas comme ça, et j’avais assez de réconfort dans ses bras, ça me suffisait déjà bien assez ? Ce baiser laissait plutôt un goût doux-amer qui me rendait un peu plus triste. Parce que c’était comme me tendre ce dont je rêvais, et le retirer tout doucement… En y pensant, mon cœur se serrait un peu plus. J’étais étrangement fatigué de tout, la discussion à propos de Mathilda m’avait vidé de toute émotion et j’avais simplement envie de tomber dans un sommeil profond et sans rêve pendant des jours et des jours. D’un autre côté, je me sentais étrangement soulagé d’avoir confié tout cela à Lizlor. Je ne lui avais jamais vraiment expliqué ce qui était arrivé à ma sœur, et c’était finalement quelque chose qui me pesait un peu, j’avais l’impression de lui mentir un peu, de lui cacher quelque chose de moi qui était si important – et plus que tout, j’avais l’impression d’être un lâche qui n’assumait pas sa part de responsabilité. Bien sûr, Lizlor me disait que ce n’était pas ma faute, mais elle ne comprenait pas que je n’avais même pas essayé d’aider ma propre sœur… Ou si elle le comprenait, j’avais du mal moi à comprendre comment elle pouvait avoir envie de me réconforter ou de m’embrasser.

Toutes ses pensées flottaient partout autour de moi, et j’avais l’impression que le temps s’était étrangement arrêté, ou qu’il s’écoulait très lentement, je n’étais plus trop concentré mais… Quelque chose bouscula le sablier qui égrainait les secondes, et tout à coup j’eus l’impression d’avoir raté quelque chose. Lizlor était installée sur mes genoux, je ne savais même pas pourquoi et comment, et elle me regardait dans les yeux avec un air que je ne lui avais jamais vu et qui m’intrigua.


- T’es bête, parfois, dit-elle malicieusement, mais avec une voix presque timide à la fois. Je ne comprenais pas ce qui était en train de se passer. Mon cœur s’était remis à battre avec un peu plus de rythme, surtout que je connaissais cette manière que Liz avait de me traiter d’idiot, je savais que c’était sa manière à elle de me dire « je t’apprécie » et je chérissais ces mots à chaque fois qu’elle les disait. Mais cette fois-ci, elle se pencha à nouveau pour me piquer un baiser, et elle avait ses bras autour de mon coup, ce qui me laissait de plus en plus perplexe. Rien n’avait changé pour moi, elle le savait, n’est-ce pas ? Je ne voulais pas de ça, pas comme ça ! Une pensée s’insinua alors en moi… Et si ça avait changé pour elle ?Justement, c’est toi que je veux.

Le temps s’arrêta définitivement. Mes oreilles bourdonnaient, et je n’étais pas sûr de comprendre… Elle me voulait moi ? Elle ne voulait pas juste quelque chose comme ça, elle voulait moi, elle voulait moi ? C’est toi que je veux, c’est toi que je veux, c’est toi que je veux ? C’était bien ce qu’elle avait dit ?! Mon cœur battait à cent à l’heure tout à coup, j’avais l’impression d’être complètement perdu, et je cherchai le regard de Lizlor, comme s’il me donnerait une explication, une confirmation de ce qui soudain m’était donné. Etait-ce seulement possible ?! J’avais tellement rêvé de ce moment que je n’étais pas sûr de n’être pas encore dans un songe. Pourquoi, comment, qu’est-ce qui avait changé ? Rien, n’est-ce pas ?! Ce n’était pas possible ?!

- J’ai simplement peur que ça ne soit pas éternel.

Ses mots tapaient dans mes tempes et mon cœur, mais bientôt, il n’y eut plus rien de régulier, de concret, d’explicable en moi. Mon cœur implosa, et j’eus un sursaut presque douloureux ; Lizlor avait attrapé mes lèvres, et elle m’embrassait… Ses mains étaient dans ma nuque, dans mes cheveux, elle se collait contre moi… J’allais imploser, imploser ! Mais c’était mécanique, j’avais besoin de plus, j’attrapais avec encore plus de force ses lèvres, je l’embrassai en retour avec toute la passion qu’elle m’inspirait, et c’était si agréable ! J’avais l’impression que tout en moi était sans dessus-dessous, j’avais envie de pleurer de joie, d’hurler, de chanter, j’avais l’impression que tout m’était possible ! Et je n’arrivais pas à cesser d’embrasser Lizlor, c’était instinctif, et c’était comme si on appuyait partout sur mon corps, tout était tendu, tremblant, retourné par ces soudains baisers dont j’avais toujours rêvé ! Je devais même retenir mon ardeur, car je ne voulais pas être trop brusque, j’essayais de ne pas faire déraper mes mains… Mais en les posant sur ses hanches, sur ses cuisses, sur sa nuque, je mourrais un peu plus à chaque de désir et j’avais l’impression que je ne pourrais jamais en sortir vivant. Le parfum de Lizlor était partout autour de moi, mais je goûtais celui de ses lèvres et c’était trop parfait pour trouver des mots, pour décrire ?! Au bout d’un moment, je me forçai à briser ce lien, et j’embrassai son cou, le mordillant, sentant son parfum si fort que ma tête en tournait…

- Je veux que ça soit éternel, murmurai-je dans son oreille.

Cette confession fit un effet étrange, comme si soudain j’étais un peu plus calme… J’enfouis mon visage dans le cou de Lizlor, la serrant fort contre moi, reprenant ma respiration, souriant stupidement… J’étais si heureux, et c’était un tellement fort, impressionnant, que j’en avais presque peur et pourtant, rien ne me semblait plus juste et plus évident que ces étreintes. C’était comme si j’avais toujours été fait pour ça. Je m’écartai un peu, cherchant à nouveau les lèves de Lizlor. Cette fois-ci, je l’embrassai un peu plus doucement, mais peut-être plus intensément aussi, si bien que ce baiser me laissa à nouveau retourné et je dus reprendre mon souffle un instant, mais je ne voulais pas m’arrêter… Mais au même moment, un groupe de jeunes passa dans la rue, nous sifflant au passage. J’aurais pu m’énerver, mais sur le coup, j’étais si heureux que j’éclatai de rire. C’est vrai que nous étions sur un bain, Lizlor sur mes genoux, en train de nous embrasser ainsi… C’était un véritable ascenseur émotionnel, mais ce n’était pas désagréable. La tristesse que j’avais ressenti quelques minutes plus tôt s’était totalement dilué, et j’avais l’impression de flotter d’euphorie.


- Tu viens, on va ailleurs ? Proposai-je avec un sourire. On va mettre feu à ce pauvre banc, plaisantai-je.

Mais je n’avais pas envie de me décoller de Liz non plus… J’attrapai encore ses lèvres, une fois, deux fois, trois fois, et il nous fallût encore quelques minutes pour réussir à s’écarter l’un de l’autre. En nous levant, je jetai un coup d’œil à la dérobée à Lizlor qui réajustait son manteau. Elle souriait stupidement, tout comme moi sûrement, et je ne pus m’empêcher de lui quémander un nouveau baiser. J’hésitai un instant, mais suivi mon instinct – je pris sa main et nous nous mîmes à marcher en riant un peu, sans qu’aucun de nous ne parle vraiment. Nous faisions un peu les imbéciles et nous nous piquions des baisers de ça et là, et parfois nous nous lancions simplement des regards qui faisaient accélérer mon cœur une nouvelle fois. D’un accord silencieux, nous nous dirigions vers la forêt interdite et la cabane secrète que j’avais construite pour Lizlor. Après y être monté, j’allumais d’un coup de baguette les bougies disposées un peu partout, et soudain j’avais l’impression que tout était retombé. Je lançai un regard à Lizlor, lui souris, et comme je ne pouvais pas m’en empêcher, je cherchais ses lèvres à nouveau, glissant mes mains dans ses cheveux, dans sa nuque, puis le long de son dos.

Mais nos baisers étaient comme des vagues, et bientôt je fus submergé à nouveau, et je perdai le contrôle, tout se faisait plus pressant, plus… Plus passionné, j’avais du mal à résister à la tentation de caresser Lizlor partout où j’en rêvais, et elle ne m’aidait absolument pas ; nous étions à moitié allongés dans les coussins, elle était sur moi, et ses mains me chatouillaient partout, me faisant expier des soupirs étouffés entre nos baisers. J’avais la sensation que la situation m’échappait, et au bout d’un moment, je me forçais à me relever, et à m’écarter un peu pour faire face à Lizlor.


- Je… Je ne veux pas que ça soit juste comme ça, hein ? Je ne veux pas que demain ça soit comme si de rien n’était, je… Mais Lizlor me fit taire d’un baiser, qui était son accord à elle, me semblait-il. Tu es sûre que… Tu as envie d’aller plus loin ? Demandai-je prudemment.

Je ne parlais pas simplement d’une relation… Nous étions à deux doigts d’imploser, je le voyais bien, et j’avais plus envie que jamais de Lizlor, mais je ne voulais pas la pousser ?! Mais elle hocha la tête, baissant un peu le regard, et j’eus un sourire immense. Doucement, je l’attrapai et l’entrainai contre moi, l’embrassant à nouveau, laissant mes mains glisser cette fois-ci le long de la chute de ses reins… Ma respiration se fit plus hachée, tout comme celle de Lizlor, et elle avait ôté ma veste en cuir, puis mon pull, et lorsqu’elle glissa ses mains sous mon tee-shirt, je me redressai brusquement, comme si j’avais été brûlé, et n’y tenant plus, j’ôtai la veste et le tee-shirt de Lizlor. Pendant un instant, j’avais l’impression qu’on m’avait assommé, et je ne pus m’empêcher de contempler, tellement… Emerveillé ! Tout doucement, j’ôtais son short et ses collants, ma respiration se faisant brûlante, et à présent qu’elle était en sous-vêtements, je l’allongeai tout doucement sur le sol. Je me sentais fébrile, et je posai mes lèvres petit à petit sur chaque parcelle du corps de Lizlor, mes mains la caressant doucement, suivant son souffle qui se faisait de plus en irrégulier, ce qui ne faisait que battre mon cœur avec plus de force. Je cherchai les lèvres de Lizlor, continuant à explorer son corps qui se tendait sous mes caresses, sentant que je perdais définitivement pieds ; mon regard accrocha le sien, et je sentis que je souriais sereinement, tellement heureux soudain que rien ne pouvait briser ce moment.


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MessageSujet: Re: « Coming Closer. » (L.)   Mer 21 Jan - 19:19

- Je veux que ça soit éternel, répondit-il le souffle si court et ailleurs que je sentis que nous étions transportés, déjà, bien loin de là.

Rien n'était comparable, évidemment, mais je retrouvais cette sensation curieuse qui donnait des frissons dans tout le corps, fourmillait jusqu'au bout de mes doigts et le rendait électrique... Je retrouvais l'impossibilité de gérer les saccades de ma respiration, les tempes qui bourdonnaient, la chaleur intense qui montait, l'empressement, l'envie, la hâte, encore et encore. Tout était là, mais rien n'était identique. C'était comme si, quelque part, ce que j'avais ressenti avec Stephen n'avait jamais existé : c'était une intensité de la même sorte, oui, mais tellement différente ! Tellement plus brûlante, plus rassurante, plus sereine, plus électrique aussi. Jay avait suffisamment apprivoisé l'animal sauvage que j'étais pour que je n'ai plus aucune crainte, aucun recul ; je ne me posais plus de questions, je n'avais pas de doutes, pas dans le fond. Bien sûr, j'avais peur, mais pas de lui... De toute ce que cela impliquait, de moi aussi : il me semblait que quelque chose restait tapi au fond de moi, prêt à surgir et à bondir pour me défendre contre moi-même, pour me rappeler que c'était un jeu trop dangereux et trop coûteux. Je ne voulais pas écouter cette partie sombre et pessimiste pour le moment, mais j'étais consciente de sa présence... Sûrement que Jay l'était lui aussi, pas vrai ? J'avais envie de lui demander de s'attendre au pire, pas parce que je le voulais, mais parce que j'avais peur et que mon premier réflexe était instinctif : cours et cache-toi. Heureusement que tout mon être voulait autre chose, voulait rester entre ses bras à me débattre dans une curieuse danse sur ses genoux, agrippant son corps et réclamant ses caresses, tandis que nos baisers étaient inarrêtables. Un poids s'envola de mon coeur quand il prononça ces mots, et une seconde le temps me parut être en pause alors que nous nous enlacions simplement, tendrement, l'un contre l'autre. Si j'étais certaine d'une chose, c'était que je ne regrettais rien.

Il m'embrassa de nouveau, et j'avais l'impression qu'enfin toute cette énergie retenue, toute cette envie frustrée depuis le début, tous ces moments où il m'avait repoussée trouvaient enfin leur manière de s'exprimer, de se satisfaire. J'avais envie de ne penser à rien d'autre que maintenant, ici, ce que je ressentais, et les gestes empressés de Jay qui me surprenaient autant qu'ils me flattaient. Je le sentais si... attiré par moi que c'en était presque surprenant, mais dans un sens particulièrement agréable.


- Tu viens, on va ailleurs ? dit-il après que des gens soient passé et aient un peu perturbé nos baisers enflammés. On va mettre feu à ce pauvre banc.

L'esprit totalement ailleurs, je me remis sur pied, un sourire parfaitement heureux et parfaitement débile sur les lèvres - le sourire qui va en ce genre de circonstances, évidemment. Je n'étais pas certaine d'avoir une conscience exacte de l'endroit où nous nous trouvions, ni du chemin à suivre pour rentrer - et pour rentrer où d'ailleurs ! Mais je finis par comprendre, tandis que nous avancions en riant et en nous embrassant, emportés par cette ivresse plaisante.

Dans la cabane joliment éclairée, quelque chose changea, dans la teneur de nos caresses et dans la pression de l'air. C'était différent : encore plus brûlant et plus passionné, plus intime aussi... Je me sentis un instant comme repoussée en arrière, ramenée à la petite enfant peureuse que j'étais parfois ; James, dans son empressement, dans sa passion toute dirigée vers moi, me faisait presque peur, et si je n'étais pas à la hauteur, et si je n'arrivais pas à lui rendre tout ce qu'il me donnait et tout ce qu'il attendait ?! Pourtant mes mains se faisaient plus empressés sur et sous ses vêtements, tandis que je m'étais allongée à moitié sur lui et que nous nous embrassions de plus belle. Je n'entendais que le bruit de nos souffles accélérés et des battements effrénés de mon coeur qui résonnait jusque dans mes oreilles. J'étais bien, j'étais heureuse de me sentir vivre de la sorte, de me sentir fébrile de partout et brûlante de flammes qui n'avaient pas été déclenchées depuis longtemps. Mais j'avais peur et cela ne changeait pas, parce que je savais que je me lançais dans quelque chose de probablement un peu trop grand pour moi, ou pour ce que je pouvais supporter...


- Je… Je ne veux pas que ça soit juste comme ça, hein ? Je ne veux pas que demain ça soit comme si de rien n’était, je…

- Chhhhht,
le fis-je taire en l'embrassant de plus belle et en me collant d'avantage contre lui. Mais il s'acharna :

- Tu es sûre que… Tu as envie d’aller plus loin ?

- A ton avis,
murmurai-je entre mes dents et en souriant du coin des lèvres, me reculant de quelques centimètres d'un petit regard entendu.

Ce n'était pas le problème et oui, d'accord : j'avais accepté le deal, c'était une promesse. Ce qui ne m'empêchait pas, pour autant, d'être un peu hésitante quant à savoir si j'avais les épaules assez larges pour tenir bon.

Il glissa alors ses mains sur mes épaules pour m'ôter ma veste, mon t-shirt, mes habits ; la bataille un peu rude de nos baisers rendait les choses plus ou moins aisées mais je finis par lui ôter les siens et lui les miens, après quoi je me laissais faire. Ses lèvres et ses mains, si grandes mais pourtant si douces et délicates dans leurs gestes, parcouraient petit à petit tout mon corps et accéléraient l'irrégularité de mon coeur, de mon souffle. J'avais fermé les yeux, emportée par la violence soudaine de toutes mes sensations ; j'avais l'impression que mon corps était charrié par un océan à la fois rassurant de sa lumière et de sa couleur, turquoise comme celle de l'Orgeon, mais démené par la puissance des déferlantes qui grossissaient de plus en plus, en moi et tout autour de moi. Parfois mes mains s'agrippaient à ce que je trouvais : ses cheveux, ses épaules, ses mains aussi, et même si une partie de moi souhaitait que la tension explose tant je n'en pouvais plus, l'autre voulait que ça dure, encore et encore. Entre les mains de Jay, je me sentais bien, je me sentais moi, et j'avais l'impression que lui et lui seul avait ce secret pour me faire sentir aussi, lui seul détenait cet étrange et mystérieux pouvoir.

N'y tenant plus, je m'étais redressée en repoussant mes cheveux d'un geste empressé - ils étaient trop longs et en bataille pour ne pas me voiler le visage, mais tant pis - et j'avais agrippé les épaules de James pour l'embrasser passionnément, tandis qu'il m'ôtait mes derniers habits. Alors, d'une pression à laquelle il céda parce qu'il le voulait aussi - ma force ne faisait pas le poids - je me retrouvais à mon tour au-dessus de lui, embrassant avec empressement son cou, son corps. Ses muscles se tendaient sous mes doigts et encore une fois j'admirais avec ravissement la force particulièrement virile qu'il dégageait, et qui me séduisait complètement. Quand nos yeux se rencontrèrent, je souris de la même manière que lui : nos yeux brillaient et se répondaient, et nous étions aussi heureux que perdus au milieu de cette tempête de sensations. Ses mains ne cessaient ne chercher mon corps et mes cheveux qui tombaient en cascade jusque sur mes reins étaient de plus en plus bataille ; me penchant vers lui une dernière fois, j'agrippai son visage entre mes mains pour qu'il ne lâche pas mon regard. Le reste fut l'apothéose de toutes ces vagues qui roulaient autour de moi : son corps répondait au mien tandis que je me redressais un peu, puis il me fit basculer et, coincée entre les coussins d'une part et la force tranquille de Jay, je le laissais nous guider encore plus loin, dans ce chemin semé de souffles courts et de soupirs qui nous rapprochaient un peu plus à chaque instant.

Après, c'était comme si j'étais dans un brouillard où la gravitation n'existait plus : mon corps flottait et je retrouvais peu à peu un semblant de souffle, lovée contre le torse de Jay, entre ses bras serrés autour de moi. Nous nous mîmes à rire parce que mes cheveux étaient partout et nous embêtaient parfois, et je tâchais de les regrouper avant de me redresser un peu et de frotter mon nez contre le sien, puis de déposer un petit baiser sur ses lèvres.

Le sommeil nous gagna en même temps, tout doucement, et il me sembla que la nuit fut à la fois immense et trop courte, lorsque je me réveillais le lendemain matin à la lueur, déjà bien claire, du jour. Comme il avait fait un peu froid pendant la nuit j'avais attiré la couverture sur nous ; à peine réveillée, je ne laissais pas à Jay le loisir de donner son avis, et je lui sautais dessus en riant et en l'embrassant.

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MessageSujet: Re: « Coming Closer. » (L.)   Mer 4 Fév - 23:39

Je la vénérais. Je ne trouvais pas d’autre mot pour définir autrement tout ce qu’embrassait son corps me procurait, c’était… Mystique, transcendant, j’avais l’impression de découvrir un véritable rituel. Poser mes lèvres sur celle de Lizlor, puis dans son cou, mettre mes mains sur ses hanches, dans la chute de ses reins, puis emmêler ses cheveux avant de descendre le long de son ventre jusqu’entre ses cuisses pour sentir son souffle s’accélérer… Elle me paraissait si fragile entre mes doigts, mais si magnifique, je me sentais puissant et pourtant minuscule ; c’était comme si tous les contrastes s’étaient rétablis et que tout n’était plus que d’une simplicité vivante et véritable. J’avais le cœur qui chavirait dans ma poitrine, et à chaque fois que je regardais Lizlor, et son corps qui se tendait sous mes caresses, j’avais l’impression que tout était magnifique, divin, et qu’elle était une déesse. Elle était trop belle, trop sensuelle, trop brûlante pour être humaine, elle provoquait des choses trop incroyables dans mon corps pour que cela soit habituel. Ma tête me tournait, je me sentais terriblement fébrile, mais je ne pouvais pas m’arrêter de dévorer son corps de baiser et de caresses. Combien de fois en avais-je rêvé ? Je me souvenais du tout premier rêve, l’été dernier, alors que je n’avais parlé à Lizlor qu’une seule fois de toute ma vie et qu’elle avait quand même réussi à s’infiltrer dans mes rêves. Et j’avais eu cette vision brumeuse de son corps contre le mien de nombreuses fois depuis, parfois de manière terriblement réelle, mais à présent je comprenais qu’aucun fantasme ne pouvait décrire ce que cela me faisait ressentir véritablement. C’était trop magique, trop inconnu pour que j’ai pu m’y attendre. Je ne pouvais que subir ces attaques d’émotions délicieuses et me complaire dans le désordre qu’elles m’étaient partout dans mon propre corps.

Je n’étais pas au bout de mes peines cependant ; Lizlor se releva, m’agrippant pour m’embrasser passionnément et l’instant suivant, elle avait pris le devant, penché sur mon corps, l’embrassant, et à sa langue qui glissait me provoquait une brûlure partout où elle passait. Je sentais l’air se comprimer dans ma gorge, et sortir dans des soupirs saccadés. Lizlor me caressait en même temps, et j’avais l’impression que j’allais me consumer en entier si elle ne s’arrêtait pas, j’allais imploser, et pourtant je ne voulais surtout pas qu’elle cesse – oh ! Un soupir plus puissant s’échappa malgré moi, parce que Lizlor venait d’attraper mon visage entre ses mains et que le risque était trop puissant pour être défini. Son corps rencontrant le mien me semblait faire de véritables éclairs, déchirant ma poitrine… Et la sensualité des mouvements du corps de Lizlor, mais la rage qui l’entourait aussi, la beauté majestueuse… J’agrippai ce que je pouvais, sentant ses cheveux glissant contre ma peau, écoutant ses soupirs qui appuyait sur mon cœur… C’en était trop, et j’attrapai Liz et la fis basculer pour enfin pouvoir la serrer plus fort contre moi, jusqu’au bout, jusqu’à disparaître contre elle.

J’avais soudain l’impression d’être léger, un peu dilué, mais la pression du corps de Lizlor qui reposait désormais contre le mien était bien réelle. Je souriais de tout mon être, cherchant à reprendre ma respiration sans y arriver. Les cheveux de Lizlor s’étalaient partout, nous faisons rire, et je les caressai avant de laisser mes doigts glisser le long de son dos, la regardant amoureusement en souriant. Elle était magnifique, même avec ses joues rougies et ses cheveux emmêlés, et j’embrassai son nez en riant à nouveau, cherchant son regard pour y plonger à nouveau le mien. Lizlor se pelotonna contre moi, son corps léger ne pesant presque rien contre le mien, et je l’enveloppai dans mes bras, la berçant pour qu’elle s’endorme. Petit à petit, je sombrais aussi dans un sommeil doux, peuplé de rêve où Lizlor m’embrassait et soupirait contre moi.

Je fus réveillé par Lizlor qui me sauta dessus en riant et en m’embrassant, me laissant à peine le temps de me remettre de mes émotions de la veille. Je me mis à rire aussi, lui piquant des bisous sur le visage et donc le coup, l’admirant. Ses cheveux tombaient sensuellement sur sa poitrine, le doré contrastant avec la pâleur de sa peau. Nous étions lovés sous la couette, et je caressai doucement ses courbes en souriant. Si je pouvais me réveiller ainsi tous les matins… !


- Bonjour princesse, murmurai-je en l’embrassant. Princesse des grains de beauté, continuai-je en embrassant un à un chacun des grains de beauté de son cou et ses bras tandis qu’elle riait.

Je me mis à embrasser tout ceux de son corps alors qu’elle riait et protestait, et bientôt, nous étions l’un contre l’autre, à nous embrasser et à batailler en même temps, riant, soupirant, se dévorant du regard… J’étais à peine réveiller que j’avais encore envie d’elle, de sa passion brûlante, et je la laissai me consumer toute entière tandis que je ne pouvais m’empêcher de caresser avidement Lizlor. Dehors, la forêt se réveillait, et tout me paraissait magnifique autour et près de moi. Nous restâmes un long moment à rire, à nous câliner, à nous laisser entraîner par nos émotions. Nous nous fîmes une bonne tasse de thé pour achever de nous réveiller, et nous discutâmes, refusant un peu de sortir de notre petite bulle. Mais Lizlor avait rendez-vous avec Lizlor pour travailler, et elle était déjà en retard d’une bonne heure. En grommelant un peu, je la laissai se rhabiller tout en caressant son corps une dernière fois. Finalement, nous quittâmes la cabane à contre cœur pour rentrer au château. Au moment de nous séparer, je m’assurai que le couloir était désert avant de l’attirer dans un coin derrière une statue pour l’embrasser, refusant de m’arracher à ses lèvres. Finalement, je la lâchai, et la regardai s’éloigner d’un pas aérien, admirant son corps une nouvelle fois, souriant malgré moi.

Avant de retourner dans ma chambre, je sortis dans les serres pour y cueillir un tournesol et l’envoyer à Lizlor. J’avais toujours associé cette fleur à Liz, mais à présent la signification prenait tout son sens après notre première nuit ensemble. Sur le chemin, je remarquai qu’un cheveu de Lizlor s’était enroulé autour de mon avant, et j’en suivis le tracé du bout des doigts, me rappelant qu’un instant auparavant, c’était les mains de Lizlor qui glissait sur ma peau – je souris, sentant mon cœur battre un peu plus rapidement qu’il ne le faisait la vieille.
(Terminé)

_________________
« So what became of loving man
And what became of you
Familiar as you shook my hand
What was it you meant to do?
Because all could change for one
And all, could change in this new today. »




« She said the devil will want you back
And you'll never find love in an open hand
Shut your eyes, so you see I'm there
And know you'll always have this if you see this man
I lied, this was not for my pride
I know this was my time. »
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