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Let's take a breath, jump over the side (Emmy)



 

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 Let's take a breath, jump over the side (Emmy)

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Chuck Carlton
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MessageSujet: Let's take a breath, jump over the side (Emmy)   Dim 7 Déc - 20:05

Heureusement que j'avais mis un bonnet et une écharpe dignes de ce nom : le vent était glacial, et il me fouettait le visage avec tant de force que j'avais l'impression qu'on me balançait des lames de rasoir dans la figure. Mais c'était le seul inconvénient de cet après-midi de janvier, parce qu'à part ça le temps était super, il n'y avait pas un nuage, le ciel était d'un bleu-blanc étincelant. Tout était enneigé et la lumière se réverbérait un peu partout ; mais il ne neigeait pas, au contraire : il y avait un grand soleil. Bon, le soleil ne réchauffait pas trop et il faisait tout sauf chaud, mais c'était le principal : on pouvait faire du Quidditch bien tranquillement.

- YEEEEEEEEEEHAAAAAAAAAAAAAAAA !!!

Mon grand jeu était de passer à un millimètre d'Emmy comme une bombe en hurlant pour lui faire le plus peur possible. Je n'avais encore jamais fait de Quidditch avec elle donc je ne savais pas comment elle se débrouillait, mais en tout cas il s'était rapidement avéré une chose : nous deux au Quidditch, ça produisait assez de décibels pour réveiller tout le quartier sans problèmes. On faisait des sprints, des piqués, des voltes renversées, des figures qui n'avaient même pas de nom, on virevoltait dans tous les sens et surtout on poussait des cris à chaque fois quand on n'était pas mort de rire - je pense que les voisins s'estimaient heureux qu'on ait pas décidé de venir jouer un matin. Heureusement c'était un terrain cool, derrière l'endroit où je bossais, un stade un peu à l'arrache (on ne savait pas trop à qui il appartenait et si tout le monde pouvait en profiter ou pas) où tout le monde venait jouer, et qui était en tout cas bien protégé par des sortilèges de repousse-moldus pour qu'on soit bien tranquilles. Comme le beau temps me donnait toujours envie d'en profiter, la veille, j'y avais pensé en discutant avec Emmy à la sortie de sa représentation, du coup je lui avais proposé. Oui parce que : remettons les choses dans l'ordre. J'étais allé... au théâtre. Oui oui. Moi. Vu qu'Emmy un jour m'avait proposé de passer à ses représentations, en même temps que nos potes, je m'étais dit pourquoi pas, surtout que tout le monde y allait. Je ne connaissais absolument rien à tout ça mais bon c'était toujours cool de la voir jouer, et apparemment la pièce était drôle. C'est vrai qu'on avait bien rigolé, et qu'Emmy était super douée : je ne savais pas trop comment on jugeait les gens au théâtre mais en tout cas je l'avais trouvée très bien dans son rôle. Après, on était tous allés boire un verre mais comme Emmy avait pas mal de ses potes autour d'elle je n'avais pas pu la féliciter ; finalement la soirée c'était fini chez quelqu'un d'autre et bref j'avais juste eu le temps de proposer à Emmy qu'on aille jouer au Quidditch le lendemain, si elle était dispo. Elle avait dit oui, et voilà comment on en était arrivés là. Comme on se les caillait sévère, on avait tout de suite sauté sur nos balais pour se réchauffer, et on jouait depuis presque une heure du coup je me sentais bien réchauffé, quand on décida de faire une pause pour se reposer un peu.

Il y avait sur le côté du terrain des vieux gradins tout moisis et taggés, dont la moitié était complètement pétés, mais on trouva une place assez grande pour nous deux et à l'abri du vent - j'avais prévu le coup et je sortis une vieille couverture de mon sac, tandis qu'Emmy avait elle aussi assuré nos arrières : elle sortit du chocolat chaud, gardé au chaud par magie. Parfait ! Je la laissai dégager la neige et nous faire une petite place pendant que je fis voler toutes nos affaires jusqu'à nous, et on s'installa.

Ce n'est que quand on finit par bien se caler, avachis contre le dossier en bois, tous les deux sous la couverture et emmitouflés dans nos gros manteaux d'hiver, épaule contre épaule, que je me rendis compte que c'était bizarrement la première fois qu'on se retrouvait à faire quelque chose tous les deux. Comme ça m'arracha un petit sourire pensif, elle me questionna du regard :


- Je me disais juste que c'est la première fois qu'on se voit en dehors d'une soirée, c'est drôle, expliquai-je. Tu attendais de m'avoir impressionné au théâtre en fait, c'est ça ? Je lui mis un petit coup d'épaule. J'y connais rien hein, mais en tout cas c'était cool hier soir ! C'était marrant et j'ai bien aimé comment tu jouais !

La conversation fut momentanément coupée ensuite : j'étais totalement occupé à attraper une clope dans ma poche intérieure puis à l'allumer en sortant ma baguette de ma poche, le tout sans enlever mes énormes gants, ce qui s'avéra être un boulot assez difficile, et quand enfin je pus tirer une latte, je sentis mon portable vibrer dans ma poche et poussai un grognement - cette fois impossible de m'en sortir sans enlever mon gant. Je le virai, attrapai mon portable en sentant le froid m'agresser la peau, et constatai que j'avais environ 85467876 messages non lus (un de Chris, le reste de Taylord)... Je me renfrognai un peu ; je détestai quand elle faisait ça, quand elle me harcelait alors que je lui avais dit que j'allais faire du Quidditch, qu'elle me demandait si il y avait quelqu'un d'autre qu'Emmy et qu'elle s'excitait parce que je ne répondais pas... La distance n'aidait carrément pas et heureusement elle n'était pas tout le temps comme ça non plus, mais elle l'était de temps en temps et ça me soulait, ça me soulait bien trop pour que je le supporte sans rien dire, et ça me soulait d'autant plus quand il n'y avait absolument rien qui la mettait en danger. Je buvais un chocolat au bord d'un terrain de sport avec Emmy, merde. On n'était clairement pas en train de se rouler des grosses pelles dans une piscine à bulles. Je décidai de ne pas répondre et mis mon portable en silencieux - elle attendrait, après tout j'étais en train de faire du Quidditch, je ne pouvais pas répondre, hein.

Ca me soulait d'autant plus qu'on avait passé les vacances de Noël ensemble (après trois jours chez les Tennant, Coop et moi on était partis chez Taylord pour la fin des vacances et le nouvel an) et que ça s'était plutôt bien passé et que je pensais que ça allait la calmer dans ses délires jaloux, mais bon. La distance rendait vraiment les choses difficiles - bien plus que je l'avais imaginé. Et ça me faisait chier. Mais bon, je n'avais pas trop le choix. Heureusement on avait bien profité, et Coop avait été super content et s'était bien amusé, même si je l'avais trouvé quand même bien fatigué, et surtout qu'il se fatiguait de plus en plus... Mais apparemment c'était le temps aussi, les Médicomages avaient expliqué que l'hiver était plus rude pour l'organisme aussi, tout ça. Je leur faisais confiance, et à Coop aussi parce que je savais qu'il prenait tous les médicaments qu'il fallait et qu'il se ménageait. Mais j'espérais juste que ce soit un peu plus efficace... Enfin bref.

Après avoir remis mon gant, je balançai un peu de neige dans la tête d'Emmy et les petits flocons se prirent dans ses longs cils. Elle avait les joues toutes roses.


- Au fait, c'était bien tes vacances ? Et j'ai entendu dire que le nouvel an s'était bien passé... Regard complice : visiblement, tout le monde avait fini particulièrement déchiré. Est-ce que Fred a fini par avoir ce qu'il voulait ? ajoutai-je pour faire exprès de la taquiner.

Ce mec, qui était un pote d'un mec de notre bande, était à fond sur Emmy depuis quelques temps, je n'étais pas le seul à l'avoir remarqué, et si au début elle n'avait rien capté, je lui avais fait la remarque juste avant de partir en vacances, et je me demandais bien si il y avait eu concrétisation, ou pas.

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I should have known better, nothing can be changed - The past is still the past, the bridge to nowhere
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Emmy Yeats
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MessageSujet: Re: Let's take a breath, jump over the side (Emmy)   Lun 8 Déc - 21:51

Assise dans le bus, je regardai pensivement les vitrines défiler tandis que je récitai mon texte à voix basse. J’avais une très bonne mémoire, et je n’avais fait aucune erreur durant la représentation d’hier soir, mais je ne pouvais pas m’en empêcher. Je fronçai les sourcils, alignant les mots entre mes lèvres, me concentrant, remarquant à peine que ma voisine me regardait comme si j’étais schizophrène. Malgré moi, j’agitai un peu mes mains sur mes genoux en même temps que je m’exprimais, parce que j’avais besoin de ressortir un peu mes émotions, et de l’extérieur je devais probablement avoir l’air en pleins débats avec moi-même. Je faillis même rater mon arrêt, et je relevai brusquement, faisant sursauter la femme assise à côté de moi. Je me glissai juste à temps entre les portes automatiques, et sautai sur le trottoir. Je fermai à nouveau ma doudoune – je préférai ma parka bordeaux mais vu le temps et l’activité prévu, j’avais prévu le coup – et ajustai mon bonnet en me regardant dans la vitrine de la boutique en face. Il était nouveau, c’était Violet et Max qui me l’avait offert pour Noël ; bleu marine, il y avait écrit « tiger » en majuscule sur le devant, ce qui nous avait amené à imiter le tigre pendant tout le réveillon. Je jetai un regard à mon portable, j’étais un peu en avance, et j’envoyai un texto à Chuck pour lui dire que j’arrivai au point de rendez-vous. Comme prévu, il était en retard et il arriva en courant à moitié, une clope entre les dents toussant fumée et vapeur.

Nous avions décidé d’aller faire du Quidditch, je ne sais plus trop comment et pourquoi, mais ça m’avait super plaisir qu’il me propose. Surtout qu’il était venu me voir jouer hier soir et je trouvais ça vraiment trop sympa de sa part, alors cet après-midi un peu improvisé, ça me mettait de bonne humeur parce que j’avais l’impression qu’on était de plus en plus proches et comme j’adorais sa compagnie, je ne disais pas non. En plus, je savais que Chuck était doué en Quidditch, et c’était toujours cool de jouer avec quelqu’un qui en savait plus que nous, parce qu’il allait pouvoir m’apprendre des trucs – même si j’étais persuadée qu’il n’était pas le meilleur pédagogue du monde. Je n’avais pas de balai, mais Chuck avait pu m’en prêter parce qu’avec son boulot il avait accès à pas mal de modèle qu’il pouvait emprunter ni vu ni connu. Je n’avais jamais voler sur un nimbus 2000, et il me fallut un petit temps pour me remettre dans le bain, mais bien vite je me laissai griser par la vitesse. J’oubliai le froid qui lacérait mes joues, préfèrent foncer dans Chuck en hurlant ou improviser des chorégraphies aériennes sur ma remix très personnel de Jingle Bell Rocks. Comme prévu, nous partions très loin dans nos blagues, et nous n’étions pas très sérieux pour jouer. J’essayais de lancer le souaffle sur la tête de Chuck, et il visait plus ou moins mes fesses, ce qui se termina en une course poursuite ridicule où je manquai de me prendre les gradins. Nous riions tellement qu’il nous fallût de longues minutes pour reprendre notre souffle, et on s’était tellement agité qu’au bout du compte, nous décidâmes de faire une petite pause.

J’haussai un sourcil, surprise. Chuck avait prévu une couverture ? Wow, ça c’était impressionnant ! D’un coup de baguette, j’ôtai la neige du banc et le séchai, et nous nous assîmes côte à côte. J’avais prévu du chocolat chaud, et on se cala bien comme il faut. Nous étions face au stade enneigé, et même s’il était un peu pourri, cassé de partout, il y avait un étrange charme à le voir tout recouvert de paillettes blanches qui brillaient sous le soleil froid. J’allais parler, mais je remarquai l’air pensif de Chuck, et je lui fis un signe de tête pour l’inviter à parler.


- Je me disais juste que c'est la première fois qu'on se voit en dehors d'une soirée, c'est drôle.

J’eus un grand sourire. C’est vrai qu’on ne s’était jamais vu que tous les deux depuis notre première soirée, même si on passait souvent du temps à délirer dans nos coins quand on se voyait avec nos amis. C’était amusant, et un peu étrange aussi, pourtant je ne me sentais pas le moins gênée du monde. Je me sentais plus à l’aise et bavarde en compagnie de Chuck qu’avec beaucoup de mes amis, on avait vraiment un courant qui passait bien et j’étais contente qu’il se concrétise un peu plus.

- C’est ça, l’amitié qui naît, tu sais, les nouveaux horizons qui s’ouvrent, on apprend à se découvrir, dis-je d’une voix mélodramatique, le regardant d’un air pseudo-torturé qui nous fît rire à nouveau.

Je n’avais pas besoin de préciser, mais il savait que je me moquais de cette fille que nous avions rencontrée à la dernière soirée chez Timothy, une certaine Amber. En plus d’être hypocondriaque et une pseudo-junkie, elle avait le don de balancer des répliques philosophiques et ridicules à tout bout de champs, et c’était devenu une blague entre nous de l’imiter – et j’étais plutôt douée.


- Tu attendais de m'avoir impressionné au théâtre en fait, c'est ça ?  J'y connais rien hein, mais en tout cas c'était cool hier soir ! C'était marrant et j'ai bien aimé comment tu jouais !
- Oh,
je me sentis presque rougir, merci, c’est trop sympa ! Tu sais, parfois mon club fait journées d’initiation, tu devrais venir la prochaine fois, je suis sûre qu’on rigolerait bien ! M’exclamai-je, pleine d’entrain. Je n’y avais jamais encore pensé, mais j’étais persuadée que Chuck s’amuserait bien à faire le zouave, tant qu’il n’y avait trop besoin de se dévoiler, il serait de la partie. Il n’avait pas peur du ridicule, et c’était l’une de mes choses préférées chez lui. Mon amie la plus proche étant Gwen, j’étais habituée à devoir me retenir parce qu’elle était moins… Folle ( ?) que moi. Avec Chuck, au moins, on ne se voilait pas la face et quand on faisait de la merde, on le faisait à fond – oui, je faisais totalement référence à ce concours de shooter dégueulasse avec les fonds de bouteilles et du Tabasco. Faudra que tu viennes me voir à la fin de l’année, on fait une pièce beaucoup plus sérieuse, j’ai hâte, confiai-je. Parfois, j’aimerais tellement prendre des cours genre, tout le temps, genre faire un petit boulot à côté et prendre des vrais cours dans genre une école et tout… J’avais parlé sans vraiment réfléchir, et je me redressai, cette fois-ci un peu mal à l’aise d’avoir confié ça. Enfin, bref, concluai-je en attrapant un tas de neige pour faire une petite boule et l’envoyer s’exploser sur la poubelle en bas du gradin.


Mais visiblement, c’était l’instant personnel puisqu’après avoir sorti ses clopes, Chuck jeta un coup d’œil à son téléphone et… En l’espace d’une seconde, il se ferma. J’avais déjà vu ce phénomène lorsqu’il lisait ses messages en soirée, tout à coup il semblait s’éteindre pendant quelques secondes avant de repartir. Je me demandais toujours d’où cela provenait, mais j’avais cru comprendre qu’il s’agissait de Taylord et je n’avais jamais vraiment osé demander. Chuck était plutôt secret à propos de tout ça, ou plutôt, il préférait rester vague. J’avais le pressentiment que quelque chose clochait entre eux dernièrement, mais à la fois il avait passé les vacances avec elle alors bon… Mais c’était la manière dont il parlait d’elle… En début d’années, il avait toujours ce petit sourire fier, cet air un peu stupide, et petit à petit, je le sentais beaucoup plus sur la retenue quand il prononçait son prénom, comme si l’amour qu’il éprouvait pouvait à présent se contenir, et c’était étrange. Mais je voyais à l’air actuel de Chuck qu’il n’avait pas trop envie d’en parler, et à la place, je m’occupai à allumer ma cigarette, prétendant ne pas avoir fait attention à ces quelques secondes de battements. J’avais des gants spéciaux qui faisaient moufles et mitaines à la fois, et j’avais dégagé mes doigts pour fumer tranquillement ; ils étaient à présent tout rouges et crispés par le froid. Je boudai à moitié lorsque Chuck me lança de la neige dessus, et j’époussetai mon écharpe en laine en râlant – pour la forme, car je m’en fichais bien, surtout que la vengeance n’allait pas tarder.


- Au fait, c'était bien tes vacances ? Et j'ai entendu dire que le nouvel an s'était bien passé...  Est-ce que Fred a fini par avoir ce qu'il voulait ?

Rah, voilà, j’en étais sûre : Chuck n’allait pas avoir oublié cet épisode ! Le problème, c’était pas vraiment qu’il me taquinait, c’est que pour le coup il avait eu raison et j’avais passé tellement de temps à lui dire que non, Fred et moi étions juste amis, que maintenant j’avais bien l’air maligne ! On m’avait déjà vu que je ne remarquais pas quand je plaisais à quelqu’un, mais là c’était différent, nous étions vraiment potes à la base ! Comment j’aurais pu savoir ? Il était sympa avec moi, comme il l’était avec tout le monde d’ailleurs ? Mais non, visiblement… Le Nouvel An m’avait confirmé ce que Chuck – et je devais l’admettre, il n’avait pas été le seul – m’avait dit. Fred n’avait pas juste ami qu’on soit bon ami, comme l’avait prouvé sa tentative de m’embrasser à minuit après qu’on ait crié le décompte, tous complètement ivres. Par réflexe – peur ? – je l’avais poussé violemment – j’étais ivre, pour ma défense ! – contre le mur et il s’était cogné contre la commode et avait passé le reste de la soirée avec de la glace contre son dos. Au moins, il avait compris le message. Depuis, ce n’était pas très cool de ma part, mais je l’évitais un peu. Probablement parce que je lui avais un peu gueulé dessus en étant ivre en lui disant qu’il était « malade de faire ça » et qu’il ne « m’attirait pas du tout, ah ça non » tout en précisant qu’il aurait dû « me demander bordel avant de faire ça ! ». Bref.

- Ouais, c’était une bonne soirée, sauf pour les toilettes de chez Timothy je pense ! Je sortis de ma poche mon portable, et cherchai parmi les photos. Je le tendis à Chuck. On pouvait voir Gwen la tête dans les toilettes, et moi en premier plan en train de lever les bras au ciel, poussant visiblement un cri, posant à moitié, ma robe moulante violette remontant d’ailleurs un peu dangereusement. Je fis défiler quelques photos :  moi au-dessus Gwen, la pointant du doigt, faisant une grimace, Gwen faisant une grimace à l’objectif avec un filet de bave sur sa joue, un selfie d’elle, moi et Jack devant les toilettes, bref, il y avait du level, et ça fit bien rire Chuck. A part ça, hmmm, Fred… Oui, bon, tu avais raison, et non du coup je pense qu’il a pas trop eu ce qu’il voulait… J’expliquai toute l’histoire à Chuck, le baiser raté, son dos blessé, tout ce que j’avais raconté ivre, et il riait aux éclats à chaque rebondissement. Je m’étais mise à rire aussi, parce qu’au final c’était drôle. Par contre, continuai-je, Tiffany était tellement lourde ! Elle arrêtait pas de me dire « mais tu peux juste coucher avec lui pour un soir, ça fait pas de toi une pute, laisse toi aller », ah putain j’ai failli l’encastrer dans un mur ! Je m’en fiche de si elle baise tous les soirs, ça fait pas d’elle une pute mais si moi j’ai pas envie de coucher comme ça, ça me rend pas frigide non plus ! En plus merci bien la première fois avec Fred, il est gentil mais quand même je pen – Je marquai une pause, réalisant que Chuck avait tiqué, et qu’il me regardait malgré lui avec un air effaré. Je fronçai les sourcils, puis compris. Ben ouais, j’ai jamais couché avec un mec, je t’avais dis non ? Vu sa tête, non. Je me préserve pour le mariage.

Il y eut un grand blanc et il me fallut toute la force du monde pour ne pas hurler de rire.

-  JE PLAISANTEEEEEEEEEEEEEE ! Criai-je finalement en lui jetant une grosse boule de neige dans la tête. Ah putain tu aurais dû voir ta tête hahaha ! Il me fallut de longues minutes pour me reprendre. Je me préserve pas pour le mariage, haha, mais oui sinon j’ai jamais couché, je pensais que tu savais ? T’en fais une tête dis donc, t’as jamais eu une amie vierge ou quoi ? Ah non, j’oubliais, tu leur ais passé dessus avant, me moquai-je en faisant référence à Ruby, tapant l’épaule de Chuck.

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Chuck Carlton
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MessageSujet: Re: Let's take a breath, jump over the side (Emmy)   Mar 9 Déc - 16:14

Comme d'habitude, les vacances avaient passé trop vite et encore plus les fêtes - je me foutais pas mal de Noël, surtout que ça me faisait penser au bal de Noël à Poudlard et à tous mes souvenirs qui s'y rattachaient et ça me faisait quand même bizarre de ne plus y aller, mais bon ; et puis les fêtes familiales très peu pour moi, il n'y avait qu'à regarder la gueule de ma famille... Heureusement que les Tennant rattrapaient un peu la donne, d'ailleurs c'était chez eux qu'on l'avait passé. On avait vu nos parents en coup de vent, mais rien de plus : moins je les voyais, mieux je me portais, et eux aussi visiblement, alors, ça valait mieux pour tout le monde. Bref, sinon le reste avait passé carrément trop vite, déjà notre voyage, puis le nouvel an, plus la fin des vacances et on était déjà revenus et j'avais repris mon taf la semaine dernière... J'avais l'impression d'avoir fait plein de choses ces deux dernières semaines mais à la fois rien du tout parce qu'elles étaient passé trop vite, du coup j'étais un peu nostalgique. En plus, Coop était retourné à Poudlard, et je m'étais rendu compte que même si ça ne changeait rien à son business, je me sentais plus rassuré quand il était avec moi, allez savoir pourquoi, puisque je n'étais pas Médicomage pour autant. Enfin bon, heureusement que Chris et Lucy eux aussi étaient dans le même mood que moi, du coup on avait passé le week-end dans la famille de Chris, qui était un peu ma deuxième famille, si bien que ça avait un peu prolongé les vacances. Du coup, passer une journée comme ça aussi, ça me donnait l'impression d'être encore en vacances !

Surtout que du temps passé avec Emmy, c'était l'éclate assurée. Je veux dire : je ne la connaissais pas non plus intimement dans le sens où ce n'était pas ma bestah non plus, mais on avait appris à pas mal se connaître en traînant souvent ensemble ces derniers temps et franchement, moi qui globalement devenais pote avec des gens dont la qualité principale était de pas se prendre la tête, je devais bien reconnaître qu'Emmy était championne dans sa catégorie. Elle était vraiment cool et détente, sans être non plus complètement je m'en-foutiste (je l'éais assez pour deux parfois donc il fallait bien balancer) et franchement je me marrais tellement avec elle que j'avais l'impression qu'on était potes depuis la première heure. C'était cool et je me rendais compte qu'en m'amusant et en passant du temps avec elle, je me vidais vraiment la tête. En plus, moi qui n'étais pas confessions, j'aimais quand même bien nos conversations parce que même si on pouvait dire des conneries pendant des heures, on discutait quand même de trucs sérieux l'air de rien, et ça m'allait bien, parce qu'elle arrivait un peu à me faire parler sans me regarder dans le blanc des yeux comme si elle était mon psy. C'était drôle, elle n'avait pas grand chose à voir avec mes potes les plus proches ; Lucy étant à part parce qu'elle était comme ma soeur, mais par exemple Ruby était bien plus maternelle et protectrice et discrète, Haley, hmmm... Comment décrire Haley ?! Haley était bien plus réservée et passionnée à sa façon, notre amitié avait toujours été particulière. Mais Emmy était bien plus boute en train et pourtant tout autant attentive et intéressante, ce qui faisait un curieux mélange de tout ça, mais un mélange qui collait en tout cas très bien avec moi.


- Oh, merci, c’est trop sympa ! Par contre, Emmy avait bien des qualités, mais c'était une gourdasse pour recevoir les compliments, et ça me faisait bien rire de le constater à chaque fois. C'était presque pire que ça d'ailleurs : elle ne les comprenait quasiment pas, genre, quand un mec lui tournait autour ouvertement, elle continuait à danser en riant comme si de rien n'était et en pensant qu'il voulait probablement simplement lui proposer un tournoi de belote une fois la soirée terminée... Je levai les yeux au ciel avec un petit sourire amusé. Tu sais, parfois mon club fait journées d’initiation, tu devrais venir la prochaine fois, je suis sûre qu’on rigolerait bien ! ... Ouais, je ne pensais pas trop avoir le talent mais après tout pourquoi pas, ça avait l'air marrant ! Faudra que tu viennes me voir à la fin de l’année, on fait une pièce beaucoup plus sérieuse, j’ai hâte. Parfois, j’aimerais tellement prendre des cours genre, tout le temps, genre faire un petit boulot à côté et prendre des vrais cours dans genre une école et tout… Enfin, bref, finit-elle avant de me balancer de la neige à son tour.

Evidemment, je répondis du tac au tac, lui envoyant une petite boule de neige que j'avais tassée discrètement dans mon gant et qui lui explosa en pleine face, se glissant à moitié dans son cou, ce qui la fit pousser des petits cris et gesticuler pendant quelques minutes tandis que je ricanais comme une hyène (et que je m'étouffais accessoirement avec la fumée de ma cigarette).


- Tu voudrais faire plus de théâtre ? repris-je après que la bataille soit (plus ou moins) terminée, en avalant mon chocolat chaud. J'étais un peu surpris : je n'avais pas compris ça comme ça. Je veux dire, tu te verrais carrément en faire ton boulot ou quoi ? Wow, je savais pas, pourquoi tu n'essayes pas ? ... Ouais, le fric j'imagine... Je réfléchis une seconde : Si tout était possible, là maintenant, tu te verrais faire quoi de ta vie ?

J'étais content de là où je bossais : je kiffais le Quidditch, le sport de manière générale, et si je ne m'étais jamais vraiment imaginé un jour faire ça comme boulot, j'avais découvert que ça me plaisait assez d'organiser des évènements sportifs et de gérer l'équipe, je passais mes journées soit dehors à vadrouiller dans plein d'endroits sans en compagnie de l'équipe, j'étais peu enfermé dans un bureau et rarement seul, et j'avais plutôt plaisir à aller travailler. Mais après... Je n'avais jamais su quoi faire vraiment de toute façon, après Poudlard, parce que je ne me projetais pas si loin, ou pas vraiment dans ce sens là. Qu'est-ce que j'aurais voulu faire de ma vie si tout était possible ? Aucune idée... Je me voyais aux Etats-Unis, je me voyais dans un appart cool avec Coop avec moi, je me voyais faire plein de trucs cool, mais je ne me voyais pas vraiment concrètement dans quelque chose, et je n'arrivais pas à choisir un chemin en particulier. C'était brumeux... Et même ce dont j'avais envie était brumeux, et ça me laissa un sale goût dans la bouche, que je m'efforçais de masquer avec une nouvelle gorgée de chocolat chaud. Il était épais et brûlant, et sentait bon. Je savais en partie pourquoi je n'arrivais pas à me projeter, et je ne voulais pas y penser. Je préférais m'attacher au présent, à ce qui allait bien, maintenant, à Coop à Poudlard, en plus ou moins bonne santé, tout ça.

- Moi, j'en sais rien, dis-je en haussant les épaules et d'un air détaché pour lui montrer que ce n'était pas trop le sujet à aborder. Déjà que les textos de Taylord m'avaient soulé, je n'avais pas envie de m'embêter avec ça.

Heureusement, on enchaîna sur le nouvel an - voilà qui était intéressant... J'avais eu déjà pas mal d'échos mais entendre les histoires me faisaient toujours marrer. Et puis bon, blague à part, au sujet de Fred, ça m'intriguait quand même - Emmy ne se laissait pas choper si facilement j'avais cru le comprendre, mais Fred était quand même sympa au fond donc peut-être qu'avec le temps et un peu d'alcool un soir de nouvel ans ça pouvait le faire ?! En tout cas les photos qu'elles me montraient étaient magiques - Gwen déchirée valait toujours tout l'or du monde, même si Emmy n'était pas mal dans le genre et que je la charriai un peu sur sa tenue qui se barrait clairement en couilles, et on rigola comme des baleines jusqu'à ce qu'elle m'ait tout montré.

Bon, et maintenant, ce qui m'intéressait, c'était les histoires de fesses.


- Ouais, c’était une bonne soirée, sauf pour les toilettes de chez Timothy je pense ! A part ça, hmmm, Fred… Oui, bon, tu avais raison, - ah boooooooon ???? - et non du coup je pense qu’il a pas trop eu ce qu’il voulait… Ah oui en effet ! L'histoire me laissa à la fois amusé et perplexe, ben elle voulait même pas pour s'amuser ?? Par contre, Tiffany était tellement lourde ! Elle arrêtait pas de me dire « mais tu peux juste coucher avec lui pour un soir, ça fait pas de toi une pute, laisse toi aller », ah putain j’ai failli l’encastrer dans un mur ! Je m’en fiche de si elle baise tous les soirs, ça fait pas d’elle une pute mais si moi j’ai pas envie de coucher comme ça, ça me rend pas frigide non plus ! En plus merci bien la première fois - ... quoi ? - avec Fred, il est gentil mais quand même je pen – PARDON ? Ben ouais, j’ai jamais couché avec un mec, je t’avais dis non ? (J'avais probablement ouvert mes yeux grands comme des soucoupes) Je me préserve pour le mariage.

...

- JE PLAISANTEEEEEEEEEEEEEE ! Et elle me balança de la neige dans la tronche.

- T'es cooooon tu m'as fait peur, répliquai-je à grand renfort de boules de neige et en ricanant comme un débile.

- Ah putain tu aurais dû voir ta tête hahaha ! Je me préserve pas pour le mariage, haha, mais oui sinon j’ai jamais couché, je pensais que tu savais ?

- Ha haaaaa,
dis-je en lui mettant de la neige sur le pif.

Mais elle avait l'air sérieuse, en fait.

... Quoi ?!

- T’en fais une tête dis donc, t’as jamais eu une amie vierge ou quoi ? Ah non, j’oubliais, tu leur ais passé dessus avant !

... Vengeance.

Cette fois, je la jouais franco : tirant la couverture sur moi je découvris Emmy et la chopait en deux secondes, la soulevant du banc et l'attrapant comme un vieux sac à patates, je la fis décoller de sa place et la portais un peu plus loin, où par terre la neige était bien épaisse, avant de la foutre dedans et d'essayer de la maintenir dedans pendant qu'elle se débattait et que je lui mettais plein de neige dessus. La bataille dura quelques minutes - à la fin, évidemment, on en avait tous les deux partout, même si j'étais vainqueur quand même. Je lui tendis la main pour qu'elle se relève, la toisant d'un regard supérieur parce que j'avais gagné.

N'empêche que... c'était ouf ! Elle avait jamais couché ?! Alors ça... Je veux dire, je m'en foutais bien, elle faisait ce qu'elle voulait dans son cul. Mais elle était si cool et sociable et... Bon, ça n'empêchait rien, en fait. Ok, ok.


- Mais non tu m'avais pas dit ! Je me doutais pas du tout parce que... Enfin je sais pas, c'est peut-être un cliché mais t'as rien de coincé ou de prude ou... Oui, bon, je m'enfonçais un peu. Bref, enfin voilà quoi... T'en as pas envie ? dis-je après lui avoir enlevé la neige de son bonnet dans un geste un peu protecteur. Tout d'un coup, je n'avais plus du tout envie que Fred ou le premier boulet venu la drague, parce que si elle n'avait pas couché, c'était sûrement pas pour le faire avec le premier chaud venu. Et c'est pas vrai, dis-je en lui mettant un coup de poing dans l'épaule alors qu'on s'était réinstallés, je ne suis pas passé sur tout le monde... Je n'ai pas touché à Sara Wayland, fis-je en essayant de prendre un air sérieux.

Je savais qu'Emmy n'avait jamais vraiment eu d'histoire un peu longue avec un mec, mais je n'avais pas envisagé les choses sous cet angle, en fait. J'eus un haussement d'épaules.

- T'as raison en même temps, profite, les relations c'est cool mais ça peut vite devenir un peu... Hmmm... Chiant n'était pas le mot et j'eus un petit instant de réflexion. Le deuxième qui me venait était : étouffant. Bon. Pas terrible, hein... Envahissant, conclus-je après une hésitation.

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Emmy Yeats
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MessageSujet: Re: Let's take a breath, jump over the side (Emmy)   Jeu 11 Déc - 15:18

Il y avait quelque chose que j’adorais dans la neige et que je n’arrivais jamais vraiment à identifier, mais je crois que c’était cette sorte d’innocence à laquelle je l’associais toujours. Quand je pensais à la neige, j’imaginais directement mon enfance, les hivers passés dans le jardin avec Ezra à faire des bonhommes de neige, des anges sur le sol et des batailles inspirées de tous les films d’actions que nous regardions. Même en grandissant, avec l’arrivée de Violet et Max, j’étais retombée dans ces jeux enfantins. Je ne les avais jamais vraiment quitté, mais en grandissant, j’avais toujours l’impression de me détacher un peu des choses, peut-être parce que j’évoluais un peu malgré moi dans un environnement très adulte au sein du Ministère. Mais en revoyant ma petite sœur rire aux éclats en m’envoyant de la neige de la figure, en regardant ses yeux émerveillés dès qu’il tombait quelques flocons, je m’étais moi-même relaissée tomber. Il faut dire que la présence de Violet et Max n’avait fait qu’améliorer notre obsession pour les réveillons de Noël. Nous avions toujours aimé cette fête, et mes parents avaient toujours des cadeaux incroyables, surtout lorsque j’étais petite – c’était évident, ils tenaient une boutique de jouets après tout. Nous décorions toujours notre maison avec un tas de décorations magiques, je me souvenais de ce Noël où nous avions des mini-sapins qui lévitaient dans le salon, ou celui où nous avions accroché des boules de Noël sur tout un mur de la cuisine. C’était réellement ma fête préférée, j’avais une demi-douzaine de pulls de Noël dans mon armoire et une année, j’avais même fait le tour des maisons du quartier avec Ezra pour chanter des chants à tous nos voisins. On avait quand même eu un succès fou ! Et puis c’était toujours l’occasion de voir ma famille, nous n’étions pas forcément très nombreux mais nous étions proches, et j’adorais voir mes cousins, mes oncles, mes tantes ou mes grands-parents. MA grand-mère Charlotte était la plus gaga de Noël de la famille, et elle faisait les meilleures bûches de l’univers – cette année, elle en avait fait une aux fruits rouges dont les cassis étaient en fait remplis de poudre piquante qui explosait dans la bouche. Rien que d’y penser, j’avais faim, et j’en oubliais presque qu’on était en pleine conversation sérieuse avec Chuck.

- Tu voudrais faire plus de théâtre ? Je veux dire, tu te verrais carrément en faire ton boulot ou quoi ? Wow, je savais pas, pourquoi tu n'essayes pas ? ... Ouais, le fric j'imagine...  Si tout était possible, là maintenant, tu te verrais faire quoi de ta vie ?

Je ne répondis pas tout de suite. C’était une question que je n’aimais pas trop me poser, parce que je n’avais pas envie de me dire que je n’étais pas heureuse avec ce que je faisais de ma vie. Je l’étais ! Mais comme ça, de but en blanc, mon premier réflexe ce n’était pas de vouloir travailler au Ministère… J’adorais les sortilèges, et mon travail était intéressant mais… C’était trop rigide pour moi. J’avais envie de vraiment m’exprimer, de faire quelque chose de différent, de pousser un peu mes limites. Mais il y avait des barrières, je le savais, et je voulais les accepter. Financièrement, ma famille ne roulait pas trop sur l’or, on était quatre enfants et c’était toujours bien d’avoir un peu d’argent en plus. Ezra avait pris finalement un appartement cette année, parce qu’il économisait depuis qu’il était sorti de Poudlard, mais il veillait à ne pas trop dépenser, je savais qu’il notait toutes ses dépenses pour n’avoir rien à demander à mes parents. Pour ma part, j’utilisais une partie de mon salaire pour aider mes parents et j’économisais aussi, espérant un jour avoir mon appartement, et j’utilisais aussi tout ce que je gagnais pour payer mes propres activités ou mes habits. Mes parents insistaient toujours pour nous acheter des choses, pour subvenir à nos besoins, mais je refusais à chaque fois parce que maintenant je pouvais me débrouiller.

Alors abandonner cette stabilité… Et puis, je voyais bien que mes parents étaient fiers de moi, de mon travail. Ils n’étaient pas carriéristes, et ils adoraient ce qu’ils faisaient, mais je savais aussi qu’ils espéraient que j’ai une vie un peu plus facile qu’eux – ils étaient encore endettés pour notre maison et ils avaient souvent du mal à terminer le mois sans taper dans leur économie. Surtout, je ne leur avais jamais vraiment dit que ce n’était pas le métier de mes rêves. Je n’osais pas. Parce que ça me plaisait quand même, et je n’avais pas envie de leur faire de la peine en leur disant qu’au fond je voulais autre chose. Je ne voulais pas qu’ils culpabilisent. En plus, pour mon âge, j’avais plutôt un bon poste et j’allais sûrement pouvoir bien évoluer, c’était une chance qu’il aurait été impoli de refuser, pas vrai ?


-Hm si tout était possible oui je pense que j’aimerais bien être comédienne ou je sais pas, prof de théâtre, écrire des pièces ? C’est un peu vague, mais c’est vraiment ma passion… Même si j’aime mon boulot au Ministère, je me plains pas, et puis mes parents roulent pas sur l’or et je vois bien qu’ils sont fiers de moi donc bon, enfin, tu vois, concluai-je un peu rapidement. Je n’avais pas trop envie de m’exposer complètement sur ce sujet, je refusais un peu moi-même d’y penser parce que ça me faisait un peu peur, je n’avais pas envie de faire certaines conclusions alors… Et toi, comme ça tu dirais quoi ?

J’essayais de rebondir, mais vu ce petit interlude avec les textos, je sentais qu’un truc n’allait pas et que Chuck n’allait pas être d’humeur à une discussion plus personnelle. Surtout que je le connaissais un peu à force, et je savais que tout ce qui touchait au futur, il y pensait pas vraiment, enfin il l’évitait carrément, donc ce n’était surement pas là qu’il allait être inspiré pour en parler…

- Moi, j'en sais rien.

Rien d’étonnant, je ne me formalisai, et notre discussion dériva naturellement vers le Nouvel An, et je pense que ça arrangeait autant Chuck que moi que nous changions un peu de sujet. Et quel sujet ! C’est vrai que ça avait vraiment une bonne soirée, cet épisode de Fred hormis. J’avais vraiment fini par me faire une bonne bande, mais il y avait toujours des gens nouveaux ou qui gravitaient autour, et on avait rencontré à cette soirée de nouvelles têtes et c’était toujours sympa de faire des nouvelles connaissances. On s’était tous super bien entendu, et y avait vraiment eu une super ambiance, on avait même décidé de faire une prochaine soirée ce mois-ci chez Timothy pour qu’on se revoit et ça c’était vraiment cool. On disait souvent que le Nouvel An était le reflet de ton année à venir, et si c’était vrai, la mienne serait définitivement amusante !

Mais la discussion dérapa sur cette histoire de virginité, et je riais tellement fort que je m’étouffais à moitié, et comme on se balançait à moitié de la neige dessus, ça se transforma un peu en capharnaüm et ça ne faisait que redoubler mon fou rire, mais Chuck avait l’air d’humeur vengeresse : d’un seul coup, il ôta la couverture et m’attrapa, me faisant pousser un cri. Il me porta alors que je me débattais, mais j’avais à moitié peur qu’on tombe donc je n’osais pas le taper partout. Il me mit à terre, et cette fois je me débattais avec beaucoup de hargne, et il y avait de la neige partout, j’essayais d’atteindre le cou de Chuck pour lui en mettre, et ça partait dans tous les sens. Au bout d’un moment, nous fîmes un peu une trêve d’un commun accord et il tendit sa main pour m’aider à me relever… Je tentais de tirer dessus pour le faire tomber, mais il eut un bon réflexe et resta debout, et j’acceptais à contre cœur de me relever, lui tirant la langue. Mes cheveux étaient tout emmêlés, et je tapais la neige qui s’était fourrée dans mes pointes que j’avais teinte en bordeaux la semaine dernière. On se redirigea vers notre petit campement, tremblant un peu, impatient de retrouver la chaleur du chocolat chaud et de la couette.


- Mais non tu m'avais pas dit ! Je me doutais pas du tout parce que... Enfin je sais pas, c'est peut-être un cliché mais t'as rien de coincé ou de prude ou...  Bref, enfin voilà quoi... T'en as pas envie ? Et c'est pas vrai, je ne suis pas passé sur tout le monde... Je n'ai pas touché à Sara Wayland.

J’eus un rire, et lui adressai une mine réprobatrice. Il était étrangement mignon quand il prenait cet air faux sérieux, et ça me faisait toujours un peu rire. Comme il venait d’ôter la neige de mon bonnet, je fis de même pour le sien avec un petit sourire, et bus une gorgée de chocolat chaud, me donnant le temps de réfléchir avant de répondre.

- Bien sûr que j’ai envie, les meufs aussi ont envie de ce genre de choses hein, me moquai-je – mais Chuck n’était pas ce genre de mec con et macho à faire des blagues comme ça. Mais mon seul copain à Poudlard c’était pas fou, c’était ma première relation et je le sentais pas forcément et voilà… C’est pas que je pense que c’est genre sacré ou quoi, juste que j’ai jamais eu vraiment l’occasion… Chuck me lança un regard entendu. Non mais stop arrête de croire qu’on me drague à longueur de journée, je vois quand même un peu ce genre de choses ! Comme il riait, je lui tapai l’épaule. Non mais de toute façon là c’est pas draguer, c’est plus avoir une relation, je me sens pas de le faire sans connaître le mec donc voilà ! J’ai pas envie de me presser de toute façon, tu vois ?

Ce n’était pas quelque chose qui me pesait de toute manière… Je savais qu’il y avait un peu une course à ça pour certaines filles, et parfois moi aussi ça me soulait un peu. Mais pas parce que j’avais l’impression d’être en retard, plutôt parce que j’avais simplement envie d’avoir aussi un copain, ou d’essayer de genre de choses – j’étais humaine et j’avais du désir aussi. Parfois je me disais que je pourrais me laisser aller plus, en soirée, mais j’avais pas envie de choper des garçons comme ça, ça ne m’amusait pas trop… Pourtant quand je voyais ce qu’en disait Gwen, ça n’avait pas toujours l’air désagréable. Ça ne me ressemblait juste pas, et je préférais être en paix avec ça plutôt qu’essayer d’être quelqu’un que je n’étais pas.

- T'as raison en même temps, profite, les relations c'est cool mais ça peut vite devenir un peu... Hmmm...  Envahissant.

Je fronçai légèrement les sourcils sur le coup de la surprise, mais me reprenais vite. Ce n’était pas ce qu’il m’avait dit qui m’avait fait tiquer, mais plutôt le fait même qu’il me le dise. Je me doutais qu’il parlait de Taylord, et je l’avais déjà deviné, mais là, c’était différent, il le disait ouvertement, enfin il l’insinuait et je ne voulais pas faire de gaffe non plus en le mettant mal à l’aise.

- J’ai rien contre avoir une relation, je crois que j’aimerais bien même mais… Je vois ce que tu veux dire, dis-je en sortant mon paquet de cigarette de ma poche. Avec notre bataille, il avait été un peu écrasé mais je le tendis quand même à Chuck et on alluma chacune une cigarette. J’inspirai, réfléchissant. Tu trouves que Taylord est envahissante ? Elle est du genre jalouse ? Demandai-je prudemment. Puis, comme la question me brûlait les lèvres, je continuai. Tu crois que c’est genre, la bonne personne pour toi ? Que vous allez rester pour toujours ensemble ? Je veux dire, comme vous avez vraiment une histoire particulière, tu vois...

C’était peut-être un peu naïf, mais vu comment ils s’étaient tournés autour, je savais qu’ils avaient vraiment un lien particulier, et je me demandais si Chuck le pensait aussi.

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MessageSujet: Re: Let's take a breath, jump over the side (Emmy)   Lun 12 Jan - 17:56

Tout de même, j'étais bien curieux de l'explication d'Emmy, je veux dire... Enfin, elle n'avait pas à se justifier mais quand même ! C'était fou ! Non, je ne voulais pas qu'elle croit que je la juge en plus mais... Wow, je ne m'y étais pas attendue à celle-là en tout cas. C'était drôle, du coup, parce que ça voulait dire que j'associais une meuf cool et drôle et mignonne à quelqu'un qui avait forcément couché, du coup que pour moi les gens qui n'avaient pas couché étaient tout l'opposé ? Donc des gros coincés ? Bah, Haley avait couché, voilà qui venait rétablir l'équilibre...

De toute façon, qu'est-ce que ça pouvait bien me faire : il y avait des trucs bien plus importants et bien pire dans la vie. Honnêtement, je lui souhaitais que ça arrive vite, parce que c'était quelque chose de cool quand même, et à faire, mais après, ça ne m'empêcherait pas de dormir quoi qu'il arrive - chacun faisait ce qu'il voulait de son cul, pour résumer les choses. J'avais suffisamment fait, mais dans la mesure inverse, ce que je voulais sur ce plan-là, donc je n'allais pas juger quelque chose qui s'y rapportait. Peut-être qu'à l'époque, quand ma seule réputation à Poudlard était que je courrais tous les jupons, j'aurais pu être plus médisant au sujet d'une fille comme Emmy, ce n'était franchement pas maintenant que ça allait me faire quelque chose. J'avais au moins pris du plomb dans la cervelle - oui oui, même moi je le reconnaissais - et les emmerdes s'étaient chargé du reste... Enfin, les emmerdes, c'était un peu fort. On va dire qu'il y avait eu du bon et du moins bon et que comme d'habitude je m'attachais uniquement au bon, mais le problème était que le moins bon existait tout de même, hélas. Dernièrement, je ne savais pas trop quoi penser : tout allait mieux niveau boulot, j'étais content à Londres, Coop suivait ses études à Poudlard et était content, Taylord aussi de son côté...Mais ça n'allait pas si bien que ça quand on mettait les choses en perspective, et Coop ne guérissait pas, quoi qu'il arrive. Ces quelques jours de vacances au Texas avaient été aussi bien qu'ils repoussaient le problème un peu plus loin, voilà l'embrouille. Oui, c'était cool, là-bas. Une fois revenus ici, ce n'était pas la même chose, et sur aucun des plans. Du coup, je me demandais ce que tout ça voulait dire : est-ce que j'avais fait les mauvais choix ? Je n'avais pas l'impression, pourtant, vu que j'avais tout de suite reconstruit ma vie à Londres, que je nous avais libérés Coop et moi de notre vie débile chez les parents, et vu aussi que Tay et moi on avait décidé de vivre nos chemins comme on l'entendait sans pour autant se quitter ! Tout était compliqué, et ça me faisait bien chier, car je m'étais fermement accroché à l'idée que tout irait mieux. Mais bon. Heureusement, il y avait des moments comme aujourd'hui, qui malgré tout me prouvaient que, oui, même juste un petit peu, tout pouvait aller mieux.


- Bien sûr que j’ai envie, les meufs aussi ont envie de ce genre de choses hein. Mais mon seul copain à Poudlard c’était pas fou, c’était ma première relation et je le sentais pas forcément et voilà… C’est pas que je pense que c’est genre sacré ou quoi, juste que j’ai jamais eu vraiment l’occasion… ... Tu parles ! Non mais stop arrête de croire qu’on me drague à longueur de journée, je vois quand même un peu ce genre de choses ! (J'en doutais) Non mais de toute façon là c’est pas draguer, c’est plus avoir une relation, je me sens pas de le faire sans connaître le mec donc voilà ! J’ai pas envie de me presser de toute façon, tu vois ?

Comme j'avais fini mon chocolat chaud, je reposai la tasse et m'installai un peu plus sous la couverture, m'amusant à faire des ronds de fumée avec la buée qui sortait de ma douche. Il faisait vraiment froid, mais vu comment on s'était couverts, je n'étais pas encore trop frigorifié. Et puis cette journée était quand même trop belle et trop cool pour rester enfermé !

- Tu rigoles ou quoi, tu le vois une fois sur mille quand un mec te drague ! Je lui donnai un petit coup dans l'épaule, un petit sourire encore un peu fier de l'avoir maîtrisée bien comme il faut dans la neige. Heureusement que je suis là pour te prévenir, maintenant. Mais ouais, je pense que je comprends... Chacun fait comme il le sent de toute façon, je juge personne pour ça, conclus-je sincèrement en haussant les épaules. C'était qui ce type ?

Après tout, on avait été à Poudlard ensemble - mais je ne me souvenais absolument pas d'elle avec un garçon, et je me demandais bien quel genre de mec avait eu ses faveurs.

Le problème, c'était que je m'étais rendu compte trop tard qu'avec notre sujet de conversation qui dérivait carrément sur les relations, je n'allais pas pouvoir échapper au questions sur le sujet. Ce n'était pas que je voulais cacher des trucs à Emmy - au contraire, je me sentais libre de parler avec elle, elle était cool et ne me prendrait pas la tête sur mes points de vue vu qu'on les partageait souvent. Mais est-ce que j'avais vraiment envie de parler de tout ça... Pas vraiment. A vrai dire, je laissais tout ça dans un coin de ma tête pour ne surtout pas en parler, pour être exact. Parce que je n'étais pas vraiment sûr de ce que pourrais tirer comme conclusion, ce qui était un peu embêtant, finalement. C'était quoi, la solution ? Laissez Taylord taper ses crises sans rien dire et me faire chier à ne plus vivre comme j'en avais l'habitude, alors que je ne faisais rien de mal ? Lui dire que ça me soulait trop et que je voulais que ça s'arrête ? Mais on ne le voulait pas, ni l'un ni l'autre, et au fond je n'arrivais pas à croire qu'on en était arrivés là après tout ce qu'on avait traversé... La distance avait changé complètement notre relation, qui était passée de géniale à complètement cheloue. Celle d'avant me manquait, et plus j'essayais de me le cacher à moi-même, plus j'avais du mal à accepter la situation actuelle.


- J’ai rien contre avoir une relation, je crois que j’aimerais bien même mais… Je vois ce que tu veux dire. Tu trouves que Taylord est envahissante ? Elle est du genre jalouse ? Tu crois que c’est genre, la bonne personne pour toi ? Que vous allez rester pour toujours ensemble ? Je veux dire, comme vous avez vraiment une histoire particulière, tu vois...

... Dans le genre les pieds dans le plat, c'était réussi. D'un autre côté, Emmy était super perspicace, je le savais parfaitement.

J'avais attrapé la cigarette un peu écrasée, et je l'avais allumé. Il se passa quelques instants pendant lesquels je ne dis rien, pas tout de suite. Je regardai le terrain enneigé et pour la première fois, je me posai nettement la question : est-ce que j'allais choisir de m'en sortir avec une pirouette, ou bien est-ce que j'allais être sérieux ? D'ordinaire, ce genre de dilemme se faisait tout seul, parce que j'étais le roi de ce genre de petit tour de passe-passe. Mais là... Allez, puisque je me posais la question... Autant être honnête, si je ne pouvais pas lui en parler à elle, je n'en parlerais à personne. L'occasion était trop belle.


- Euh, je le croyais, enfin... Je soufflai une bouffée de fumée. Non, je me suis jamais projeté de toute façon, c'est pas mon truc, mais quand on a fini Poudlard et qu'on était enfin ensemble après tout ce qui s'est passé, j'ai vraiment cru que ce serait facile, que ça tiendrait et tout. Maintenant... C'est bizarre, j'ai l'impression qu'avec la distance j'ai appris plus de trucs sur elle, et des trucs qui vont pas forcément. Wow, c'était plus difficile à dire que je l'avais imaginé, et je galèrais un peu avec les mots. Par exemple, ouais, elle est super jalouse, ça pourrit tout j'ai l'impression, et on a beau en avoir parlé un peu, y'a rien qui change... Finalement je me dis que ça ne me va plus trop, tu vois ce que je veux dire ?

Pour le coup, je savais que même en ayant jamais eu de relation sérieuse, elle comprenait totalement. J'haussai les épaules une nouvelle fois.

- Enfin bon, on va essayer que ça marche, et puis en plus, quand on se voit c'est cool. C'est juste que ça fait un peu beaucoup à gérer, entre Coop qui... Voilà quoi.

Bon, on allait peut-être arrêter la psychanalyse, maintenant, non ?


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MessageSujet: Re: Let's take a breath, jump over the side (Emmy)   Ven 23 Jan - 1:02

C’était drôle, parce que je n’avais jamais parlé vraiment de ça avec mec. Pourtant, j’avais pleins d’amis garçons, je n’avais aucun problème avec ça, mais les conversations sur le sexe n’arrivait pas souvent… Enfin, si, évidemment ! Mais pas comme ça. J’étais à un âge étrange où les gens assumaient sans cesse qu’on l’avait fait, qu’on avait des copains, des histoires, des coups d’un soir même, et ce n’était pas toujours le bon moment pour placer que non, moi, j’étais vierge. A la fois, je ne m’en cachais pas, à vrai dire j’ai bizarrement à l’aise avec ça. Je me souvenais encore à Poudlard de voir certaines de mes amies vouloir à tout prix perdre leur virginité de peur d’être en retard, mais je n’avais jamais ressenti cette pression. A vrai dire, j’étais beaucoup plus préoccupée par mon absence vie amoureuse que par mon absence de vie sexuelle – et puis, j’avais le pressentiment que les deux viendraient en même temps. J’étais comme la plupart des gens, j’avais aussi envie de ressentir ce sentiment troublant qu’on appelle l’amour, et de me sentir aimer, d’expérimenter ces moments à deux que je connaissais mal. J’avais bien eu un petit ami, mais ça commençait à dater et surtout nous n’avions pas été très loin, sur le plan physique comme émotionnel. Mais j’étais patiente, après tout j’étais une Poufsouffle, et je ne m’inquiétais pas vraiment de trouver. Seulement, j’étais impatiente ! En tout cas, c’était plutôt agréable de voir que Chuck ne me jugeait absolument, mais ça ne m’étonnait pas trop. C’était amusant, car avec sa popularité à Poudlard, je m’étais un peu imaginé qu’il avait la critique facile, puisque les bandes populaires avaient toujours cette réputation d’être un peu médisant. Mais avec Chuck, c’était tout le contraire, j’aurais pu être femme à barbe ou prostituée qu’il aurait haussé les épaules en mode « ok, si t’es heureuse c’est cool ! » et je crois que c’était ce que je préférais chez lui.

- Tu rigoles ou quoi, tu le vois une fois sur mille quand un mec te drague ! Heureusement que je suis là pour te prévenir, maintenant. Mais ouais, je pense que je comprends... Chacun fait comme il le sent de toute façon, je juge personne pour ça. C'était qui ce type ?
- Il s’appelait Matthew, il était à Serdaigle, on s’entendait bien et on se plaisait je suppose, mais c’était pas la folie quoi… Enfin disons que j’étais pas transcendée, du coup ça a fini au bout de quelques mois, j’étais pas amoureuse, je crois pas l’avoir déjà été d’ailleurs ! Enfin, bref, ça tournait en rond et ça ne nous apportait rien du coup on a rompu et voilà, rien de passionnant !


C’était sûr que Chuck avait des anecdotes beaucoup plus amusantes dans ce domaine. Une part de moi était curieuse, et j’avais envie de lui poser un tas de questions : est-ce qu’il avait été souvent amoureux de ses copines ? Qu’est-ce que ça faisait de cesser d’aimer, d’aimer à nouveau ? Je me demandais ce que ça donnait d’un point de vue d’un garçon, et de quelqu’un comme Chuck. Et puis… Toutes ses relations avaient été tant exposées, je me doutais que ça avait dû avoir un impact aussi ! Cela devait être vraiment particulier d’être quelqu’un de populaire, d’apprécié ou détesté de la moitié du château… Ce concept de popularité m’avait d’ailleurs toujours intrigué en soi. Comment devenait-on le centre de l’attention ? A la fois, je voyais bien ce qui plaisait en Chuck, il avait une âme naturelle d’un leader malgré son je-m’en-foutisme, et son humour faisait de lui un personnage étrange. Ajouté à sa son insolence et ses excès en soirée, et on avait la recette de ce qui faisait rêver beaucoup de personnes. Personnellement, je n’avais jamais vraiment compris cette envie, cette jalousie même, qui entourait des personnes comme Chuck ou Lilian, mais je suppose que je n’avais pas l’esprit de compétition. Tant mieux, après tout !

En tout cas maintenant, les projecteurs étaient loin, il n’y avait que Chuck et moi, et j’étais curieuse de voir s’il allait prendre la perche que je lui tendais. On s’entendait très bien, mais nous n’étions pas non plus intimes et je pense que nous étions tous les genres à ne pas nous épancher sur nos sentiments. Mais l’occasion était trop belle, on était lancé dans la discussion, et je n’avais pas envie qu’il fasse demi-tour. Après tout, je n’étais pas stupide non plus, j’avais bien vu que ça n’allait pas trop dernièrement avec Taylord, il en parlait avec beaucoup moins d’entrain, et ça m’intriguait mais je n’avais jamais vraiment eu l’occasion de lui demander. Je vis dès que je posai la question que Chuck était un peu gêné, il s’était un peu crispé, et je détournai le regard pour faire un peu comme si de rien n’était, et je fumai tranquillement en attendant de voir sa réaction et sa réponse.


- Euh, je le croyais, enfin... . Non, je me suis jamais projeté de toute façon, c'est pas mon truc, mais quand on a fini Poudlard et qu'on était enfin ensemble après tout ce qui s'est passé, j'ai vraiment cru que ce serait facile, que ça tiendrait et tout. Maintenant... C'est bizarre, j'ai l'impression qu'avec la distance j'ai appris plus de trucs sur elle, et des trucs qui vont pas forcément. Par exemple, ouais, elle est super jalouse, ça pourrit tout j'ai l'impression, et on a beau en avoir parlé un peu, y'a rien qui change... Finalement je me dis que ça ne me va plus trop, tu vois ce que je veux dire ?

J’hochai la tête pensivement. C’était étrange… Je me disais que ça devait être assez déroutant pour Chuck de ressentir ça, d’avoir été si certain et de maintenant douter ? C’est vrai que la distance ne devait pas être simple, mais c'était drôle car c’était plus l’attitude de Taylord qui était problématique finalement, comme les kilomètres entre n’était qu’un problème secondaire. A la fois, ça ne devait pas être facile pour elle, je m’en doutais bien, mais de là à être jalouse, ça n’allais aider en rien…

- Hm, ça doit être bizarre comme changement de situation pour toi, un peu déroutant je suppose… Et frustrant… Je me tus un instant, et haussai les épaules d’un air un peu désolé. J’espère qu’en discutant ça va s’améliorer, que la situation évoluera un peu ? Enfin, que ça finisse pas en drame en tout cas…

Je fis un grimace, ce qui fit sourire un peu Chuck, et me fit donc sourire aussi. Il fallait bien un peu détendre l’atmosphère !

- Enfin bon, on va essayer que ça marche, et puis en plus, quand on se voit c'est cool. C'est juste que ça fait un peu beaucoup à gérer, entre Coop qui... Voilà quoi.

Le changement dans l’air fût subtile, mais je le ressentis instantanément ; soudain il faisait un peu plus froid, il y eut quelque chose d’oppressant pendant quelques secondes, peut-être est-ce le silence ? Je me sentis un peu mal à l’aise malgré moi. J’avais cru comprendre que Coop, le petit frère de Chuck, avait une maladie, je n’avais pas vraiment compris quoi, mais j’avais relevé des petits détails qui m’intriguaient. Mais à chaque fois Chuck passait dessus rapidement, je voyais bien qu’il n’avait pas envie d’en parler. Je ne savais pas de quoi il s’agissait, j’espérais seulement que c’était passager et qu’il allait se rétablir vite ? Mais si Chuck s’inquiétait, ça ne me rassurait pas trop.

- Il est malade, pas vrai ?... Murmurai-je timidement. J’espère qu’il va se rétablir…

J’hésitai un instant, et laissai mon instant parler : je glissai ma main dans celle de Chuck et la serrai. Je fixai l’horizon, sans rien dire pendant un moment. C’était ma manière de le soutenir, et j’avais l’impression que ça exprimerait plus que des mots. C’était peut-être un peu étrange, mais je ne ressentis aucune gêne, et au bout d’un moment, nos mains se délièrent naturellement et j’en profitais pour me resservir du chocolat chaud. La pression dans l’air avait disparu, et je me surpris à sourire, un peu plus sereine. Je me penchai pour chercher ma bouteille d’eau dans mon sac quand j’eus un cri de surprise qui fit sursauter Chuck :

- J’avais presque oublié ! Ton cadeau ! Je sortis de mon sac un petit paquet et le tendis à Chuck avec un sourire. Il me regardait comme si j’étais à moitié folle. Oh t’inquiète, j’attends rien en retour, j’adore juste faire des cadeaux, demande à Gwen, toutes les occasions sont bonnes ! Et puis pendant les vacances j’aime bien aider mes parents à la boutique, je fabrique des trucs aussi un peu, du coup… Bon, va-y ouvre-là ! Dis-je joyeusement en tapant dans mes mains. Le papier crissa, et en le déchirant, Chuck découvrit une petite toupie en bois gravé. Avant même qu’il puisse se questionner, j’enchaînai. C’est moi qui l’ait faite, j’adore les toupies, je trouve que c’est reposant… Quand on a la tête pleine, on la fait tourner, et elle est en équilibre, c’est harmonieux tu vois, enfin je sais pas trop comment expliquer… Continuai-je un peu maladroitement. Va-y, tourne la tu vas voir… Sur la paume de sa main, Chuck fit tourner la toupie : elle s’éleva légèrement, à quelques centimètres, et tandis qu’elle tournait, elle diffusait une lumière dorée qui me faisait penser à un bon feu de cheminée. Elle est magique donc elle tourne sans s’arrêter, conclu-je avec un petit sourire. Enfin, voilà, j’espère que tu penses pas que je suis une vieille meuf bizarre haha ! J’aimais juste vraiment faire des cadeaux et faire plaisir, et j’espérais que cette petite toupie plairait un peu à Chuck – lui qui se sentait parfois dépassé avec Taylord ou Coop, peut-être que lui aussi la rotation infinie l’apaiserait comme ça le faisait pour moi ?

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Chuck Carlton
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MessageSujet: Re: Let's take a breath, jump over the side (Emmy)   Lun 23 Fév - 17:14

Au moment même où j'avais répondu à la question sur Taylord et que j'avais évoqué Coop, j'avais compris, un peu tard, que je m'étais engagé sur une pente savonneuse sur laquelle je venais de glisser quelques mètres. Hmm. De deux choses l'une : soit je me laissais glisser jusqu'en bas dans une glissade parfaitement contrôlée, soit je m'accrochais ferme et je remontais les quelques mètres. Sur le coup, je n'arrivai pas à décider : j'en avais trop dit ou pas assez, quelque part, et je faisais assez confiance à Emmy de toute façon. Mais je n'avais pas envie, pas du tout envie d'évoquer ce genre de trucs, ni avec elle ni avec personne, parce que c'était ma vie et que c'était des sujets que je n'avais pas du tout envie de mettre sur le tapis et de décortiquer. J'avais toujours fonctionné ainsi : ce qui n'allait pas, ce qui était potentiellement problématique, c'était là, qu'on en parle pas. Et en parler n'arrangeait rien, au final. Je préférais les régler à ma façon, les garder silencieux parce que c'était ce que je savais mieux le faire, plutôt que pleurnicher sur mon propre sort et mettre la larme à l'oeil à qui voudrait bien m'écouter. C'était quoi l'intérêt, je vous le demande ?! Rien du tout, absolument rien, et je ne portais pas tout à bout de bras depuis des années pour rien. J'allais m'en sortir, j'allais régler tout ça, sans l'aide de personne, parce que c'était comme ça : personne ne pouvait m'aider. Personne ne pouvait guérir Coop d'un coup de baguette magique. Personne ne pouvait effacer notre enfance pourrie et nous donner des beaux et gentils parents à la place de ces minables qu'on avait eu. Personne ne pouvait changer la façon dont j'avais grandi. Personne ne pouvait faciliter ma relation avec Taylord, parce que les choses changeaient, étaient ce qu'elles étaient, parce qu'on changeait aussi, point à la ligne. J'avais ma vie ici : tant mieux. Le reste, je me débrouillais avec.

Et puis, c'était bizarre de devoir mettre des mots là-dessus, de devoir expliquer en quelques phrases plus ou moins vagues des trucs qui se passaient à l'intérieur de moi. Je ne pouvais pas résumer tout ce qui se passait avec Taylord, et j'avais du mal à visualiser la manière d'expliquer clairement à Emmy ce qui posait problème... Justement parce que je ne le faisais jamais, cela dit. Curieusement, elle sembla capter quelques trucs de mon charabia :


- Hm, ça doit être bizarre comme changement de situation pour toi, un peu déroutant je suppose… Et frustrant… J’espère qu’en discutant ça va s’améliorer, que la situation évoluera un peu ? Enfin, que ça finisse pas en drame en tout cas…

Je haussai les épaules. Déroutant ? Complètement. Frustrant ? Je savais pas trop, ce n'était pas le premier qualificatif qui me venait à l'esprit. Pour le reste... Je ne savais pas comment ça allait finir, mais une chose était certaine : une chance sur deux. Ce serait le drame et la fin, ou tout le contraire. Mais pas d'intermédiaire ; je connaissais nos tempéraments, je connaissais comment on fonctionnait.

- On verra bien, conclus-je comme pour balayer le sujet d'un revers de main.

Manque de bol, j'avais trop ouvert la vanne pour qu'Emmy ne s'y engouffre pas.


- Il est malade, pas vrai ?... J’espère qu’il va se rétablir…

Il se passa un truc bizarre : elle prit ma main (ce qui en soi n'était pas bizarre, attendez la suite) et cela le plus naturellement possible, et je la laissai faire. et puis il y eut quelques secondes étranges, ni courtes ni longues, mais j'avais laissé ma main et j'avais senti que quelque part c'était agréable parce que ça évitait de parler, parce que je sentais qu'Emmy était concernée par ce que je lui disais, tout ça. A la fois, je me doutais qu'elle devait se poser plein de questions : je ne lui avais jamais parlé vraiment de Coop, elle ne savait que ce qu'elle avait pu entendre. Elle ne mesurait pas, ou bien elle imaginait le pire, allez savoir. Mais tout d'un coup ces quelques secondes eurent une fin, et je retirai ma main, pas violemment, juste normalement, sentant que quelque chose en moi s'était refermé. C'était fini : oui, ça avait été agréable, mais ce n'est pas vraiment ce qu'il me fallait, et puis, ça ne servait à rien. Je terminai de fumer ma cigarette en laissant mon regard se promener en face de nous, dans le vague, vers le stade, la neige, sans désir apparent de reprendre la conversation là où on l'avait laissée. Je n'avais rien dit, rien répondu à sa question, et de toute façon elle en connaissait la réponse : mon frère était malade et oui, moi aussi, j'espérais qu'il se rétablisse. Voilà.

L'avantage, c'est qu'avec Emmy tout était facile ; elle n'insista pas et il suffit de quelques instants pour que l'ambiance redevienne plus légère, normale, pour qu'elle se resserve du chocolat chaud comme si de rien n'était, et pour que je me débarrasse de tout ce qui venait m'encombrer l'intérieur de la tête comme de la fumée qui s'amasse dans un fumoir en fin de soirée. Et puis Emmy poussa un cri en fouillant dans son sac et je lui jetais un regard comme si elle avait été possédée d'un coup, tandis qu'elle se redressait, les joues roses, en brandissant un truc de son sac :


- J’avais presque oublié ! Ton cadeau !

- Mais...

-  Oh t’inquiète, j’attends rien en retour, j’adore juste faire des cadeaux, demande à Gwen, toutes les occasions sont bonnes !
(Tant mieux : je n'avais rien pour elle, moi) Et puis pendant les vacances j’aime bien aider mes parents à la boutique, je fabrique des trucs aussi un peu, du coup… Bon, va-y ouvre-là ! J'obéis. Je déchirai le papier, et découvris une petite toupie en bois joliment travaillée. C’est moi qui l’ait faite, j’adore les toupies, je trouve que c’est reposant… Quand on a la tête pleine, on la fait tourner, et elle est en équilibre, c’est harmonieux tu vois, enfin je sais pas trop comment expliquer… Hmm hmm... Vas-y, tourne la tu vas voir…

D'un geste du pouce et de l'index, je la fis tourner sur ma paume à plat, elle tourna vivement et s'éleva un peu de ma main en se mettant à briller : wow, trop cool !!!

- Elle est magique donc elle tourne sans s’arrêter. Enfin, voilà, j’espère que tu penses pas que je suis une vieille meuf bizarre haha !

Pfff ! Je lui fis une grimace, avant de continuer à regarder ma toupie qui tournait toute seule, puis de l'attraper d'un geste vif de la main comme si elle avait été mobile ; puis je la refis tourner à nouveau pour m'amuser.

- T'es bête ou quoi, il est trop cool ton cadeau ! Ca doit être marrant de fabriquer des trucs comme ça, tu me montreras un jour la boutique de tes parents ? En plus, ses parents avaient l'air super cool, de ce qu'elle en disait. Merci, dis-je en me penchant vers elle pour lui faire un bisou sur la joue.

J'avais le nez gelé, ce qui nous fit rire tous les deux, et par la même occasion s'envoler les dernières pensées qui m'avaient un peu noirci l'esprit tout à l'heure.


Fin

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MessageSujet: Re: Let's take a breath, jump over the side (Emmy)   Aujourd'hui à 9:30

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Let's take a breath, jump over the side (Emmy)
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