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ETAPE 3 : Affronter ses peurs

 

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 ETAPE 3 : Affronter ses peurs

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Meryl Kelsey
Professeur de Métamorphose & directrice de Gryffondor



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MessageSujet: ETAPE 3 : Affronter ses peurs   Dim 30 Nov - 20:51

Bienvenue à la troisième étape du Tournoi des Quatre Maisons !



Vous êtes sortis indemnes du parcours du combattant et avez résolu les mystères de la chasse au trésor ? Ne criez pas victoire trop vite car la prochaine épreuve qui vous attend n'est pas des moindres et saura déceler en vous vos peurs les plus secrètes.

Cette troisième épreuve qui se déroulera en salle de duel confrontera chaque élève à quatre peurs différentes, quatre peurs qu'il devra surmonter pour espérer remporter ce nouveau défi. Rassurez-vous, je serais là en cas de problème pour éviter les dérapages. Les quatre peurs se présenteront à lui successivement : quand l'élève trouve comment affronter la première peur, la deuxième se matérialisera sous ses yeux et ainsi de suite jusqu'à la quatrième. Bien sûr, il s'agit de mettre l'élève face à des peurs qu'il dissimule mais il ne s'agit pas non plus de le traumatiser jusqu'à la fin de ses jours !

C'est pourquoi je vous fourni une liste des peurs les plus courantes mais il ne tient qu'à vous de l'adapter à votre histoire sachant qu'elles peuvent prendre différentes formes selon chaque élève. Par exemple, si vous avez peur de la mort, cette angoisse peut prendre la forme de corbeaux dans un cimetière sans que vous sachez réellement pourquoi, qui est concerné par cette illusion.




Bien entendu, si vous avez peur de la mort, vous ne serez pas confronté à l’hypothétique meurtre sanglant de votre famille sous vos yeux car comme je l'ai dit, le but n'est pas de vous traumatiser.

Les peurs :

- La claustrophobie. Cette peur peut éventuellement prendre la forme d'un cube transparent dans lequel se trouve enfermé l'élève.
- L'acrophobie ou la peur du vide. Si l'élève est concerné, il peut se trouver au bord d'une falaise.
- L'hématophobie ou la peur du sang. Dans ce cas, l'élève peut avoir affaire à divers flacons ou récipients remplis de sang qui continuent de se remplir.
- La peur de la mort. Voir plus haut.
- La peur des araignées. L'élève pourra éventuellement être confronté à un bassin plein d'araignées (pas d'araignées géantes) que l'élève devra traverser d'une façon ou d'une autre.
- L'aquaphobie ou la peur de l'eau. L'élève confronté à cette peur sera enfermé dans un énorme aquarium se remplissant petit à petit d'eau.

Evidemment, cette liste n'est pas exhaustive ! Encore une fois vous pouvez l'adapter tant que cela reste plausible et pas traumatisant, tout comme vous pouvez imaginer d'autres peurs qui ne sont pas listées. Je me réserve toutefois le droit de vous demander d'éditer votre post si je juge cela trop trash.

Et pour finir, je vous remet ici le fonctionnement du lancé de dés si bien expliqué par ma charmante collègue Rose :


@Rose J. Bosworth a écrit:
Précision sur les Dés


A propos du lancé de dé, voilà comment cela fonctionne. Vous écrivez normalement votre post, et avant d'appuyer sur "Envoyer" vous devez faire cette manip toute simple :

C'est ici que ça se passe...
Spoiler:
 

Vous sélectionnez lancer de dés "Dé du Tournoi" !
Spoiler:
 

Et ensuite vous appuyez sur "Envoyer" comme prévu. A la suite de votre post va se poster un nouveau post par Rémus Lupin avec écrit "Le membre 'X' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé du Tournoi' : votrescore"

Et voilà, c'est tout ! En espérant que ça soit clair !

Voilà mes chers petits choux, à vous de jouer et bon courage ! Que la force et le courage soient avec vous !      


_________________

Spoiler:
 
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Lizlor Wayland
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MessageSujet: Re: ETAPE 3 : Affronter ses peurs   Mer 3 Déc - 14:42

Après la deuxième épreuve, et surtout après mon échec, j'avais été de mauvaise humeur. Pas parce que je voulais gagner à tout prix - même si le fait de gagner pour Gryffondor me plaisait et était en un but en soi, je ne disais pas le contraire, mais pas seulement - mais parce que j'avais échoué et je m'étais déçue, et je détestais cette affreuse sensation. Je me sentais stupide, à présent, je savais que j'aurais dû me concentrer et me calmer, mais au lieu de ça j'avais préféré tout envoyer balader et m'énerver un bon coup, parce que je préférais agir de la sorte. Ruby m'avait rassurée et m'avait d'ailleurs bercée dans ses bras après l'épreuve, parce que j'avais eu les larmes aux yeux de rage contre moi, et par la suite, nous en avions reparlé : ce n'était pas grave et je le savais, mais j'étais déçue. Maman m'avait même félicitée, j'avais été plutôt surprise car j'avais échoué, mais elle s'était montrée pleine de soutien depuis que Ruby et moi avions commencé le tournoi. Jay aussi m'avait rassurée, et j'avais d'ailleurs eu l'impression qu'il comprenait particulièrement mon attitude bougonne et cette histoire d'échec mieux que les autres, mais je n'avais pas insisté. Je m'étais concentrée sur l'étape suivante en oubliant la précédente : c'était la meilleure attitude à adopter.

Le jour de l'épreuve, comme tous les matins, j'avais avec Ruby pris un solide petite déjeuner et je m'étais concentrée sur la meilleure attitude à avoir - l'excitation et l'adrénaline avaient fait le reste. En plus, cette épreuve était celle présentée par Kelsey ! Je voulais faire honneur à ma maison, surtout pour celle-là. J'avais écouté les consignes en essayant de me concentrer pour ne pas manquer une miette, mais hélas j'étais tellement pressée de commencer que mon esprit n'avait pas été très efficace, et très vite, l'épreuve commença. Quand je me plaçai où il le fallait dans la Salle de Duel, Meryl Kelsey me fit un sourire d'encouragement - je l'aimais bien, elle avait toujours un petit côté proche de ses élèves quand il le fallait, tout en restant autoritaire, mais je crois que c'était un peu tard pour espérer avoir de bons contacts avec elle étant donné l'enfer que je lui avais fait connaître pendant mes premières années à Poudlard.

Je n'étais pas certaine de ce qui allait se dérouler lors de l'épreuve, juste vaguement, mais une chose était étrangement ancrée dans mon esprit depuis ce matin : une parole de Maman, qu'elle m'avait beaucoup répétée quand j'étais enfant. Chaque fois que j'avais peur, que je faisais un cauchemar ou que je me réveillais en pleine nuit et qu'elle devait venir me bercer, elle me demandait de décrire exactement de quoi j'avais eu peur, et de « nommer mes peurs » en m'expliquant que c'était comme ça qu'on les surpassait. Je me souvenais avoir eu peur de bruits et de mouvements sous mon lit et d'avoir paniqué puis de lui avoir expliqué que j'avais pensé à un vilain Epouvantard, ou bien de formes étranges à ma fenêtre et d'avoir eu peur d'un méchant Détraqueur, et à chaque fois elle avait trouvé comment me rassurer en m'expliquant que ni un Epouvantard ni un Détraqueur ne pourrait venir me faire du mal et qu'elle veillait de toute façon... C'était rien, et c'était un peu vague dans mon souvenir tout cela, mais j'avais l'impression d'en comprendre aujourd'hui pleinement le sens, bien plus important que je ne l'aurais imaginé.
Nomme tes peurs, chuchota la voix de Maman une dernière fois alors que je serrai les poings avec détermination tandis que les murs de la Salle de Duel devenaient flous et s'effaçaient peu à peu. J'étais prête, définitivement prête, et mon coeur battait puissamment entre mes côtes.

Le décor apparut petit à petit, comme une vision floue qui devient progressivement nette. Je retins ma respiration, cherchant à deviner les ombres lentes qui se précisaient, à comprendre où je me trouvais... Mais... Décidément !! Des branches, des feuilles, un sol un peu moelleux et inégal, de la mousse, des lianes, des couleurs brunes et vertes... Une forêt particulièrement dense, des arbres avec beaucoup de branches, encore ! J'eus un petit sourire - toutes mes épreuves commençaient plus ou moins de la même façon ?! Je fis un pas prudent en avant. L'atmosphère de cette forêt était étrange : elle sentait bon, mais elle avait quelque chose de faux, j'étais en son centre et pourtant je sentais nettement que derrière les arbres autour de moi il n'y avait rien, si ce n'est les murs de la salle sur demande. L'illusion était parfaite, mais je la devinais tout de même. Après une seconde d'hésitation, j'agrippai la liane qui pendait à côté de moi et semblait n'attendre que moi et je me hissai sur la grosse branche à ma gauche, entamant l'ascension des hauts arbres. Leurs branches larges, nombreuses, leur feuillage épais me faisait presque comme un mur d'escalade que je montais en rythme, sans faiblir. Je réfléchissais en même temps : je n'avais pas peur de cela... Alors pourquoi... Qu'allait-il se passer... Je n'avais même pas peur des hauteurs... A cette pensée, je jetai un coup d'oeil en bas. Je retins une exclamation et agrippai machinalement avec plus de force la branche que je tenais, mais il n'y avait plus rien entre mes doigts. Tout avait disparu, et j'étais dans les airs, et je chutai... Il y avait sous mes pieds, loin, très très loin, un petit village probablement, mais j'étais si haut dans les airs que j'aurais bien pu être assise sur un nuage. Je tentai de me rattraper à quelques branches mais elles s'effaçaient au fur et à mesure de ma chute et je tombai sans rien pouvoir faire... Tout s'était passé en quelques secondes à peine, et le sang avait afflué dans mes tempes, mon coeur, celui-ci battait tant la chamade que son bruit m'assourdissait et me donnait le vertige ; j'aurais voulu crier mais même cela je n'y arrivais pas. L'air et le son s'étaient coincés dans ma gorge et je me sentais tétanisée, tout simplement. Chaque muscle de mon corps me faisait mal, tandis que je tombais en chute libre, encore et encore. Le plus étrange était que sous mes pieds, le paysage ne se rapprochait pas et semblait factice lui aussi : je compris alors qu'il n'y avait rien de toute façon que je tombais dans le vide, qu'il n'y avait rien ni en haut ni en bas... Cette fois mon sang sembla se bloquer dans mes veines et je compris pleinement l'expression du sang qui ne fait qu'un tour ; je crus que j'allais m'évanouir, et par un ultime effort de mon cerveau qui me rappela que c'était une épreuve, que je n'allais pas mourir, je parvins à bouger mes doigts, puis ma main, mon bras... J'attrapai ma baguette et en usant de toutes mes forces, je parvins à articuler, alors que ma mâchoire et ma langue pesaient des tonnes :


- Accio... Balai...

Il se matérialisa à côté de moi, je l'agrippai ; aussitôt tout s'arrêta, et je fus déposée en douceur sur le sol ferme.

Je ne tins pas debout ; je chancelai et tombai à genoux, me rattrapant sur les mains également, prise de vertige. Je fermai les paupières très fort quelques secondes, prenant sur moi pour calmer mon coeur, mes angoisses, pour ne pas céder et ne pas abandonner si vite, alors que j'avais envie d'éclater en sanglots tant la décharge d'adrénaline avait été forte et surprenante. Le vide... Je ne l'avais jamais senti de cette façon, et surtout jamais soupçonné. Mais je me redressai, enfin, plus déterminée que jamais.

Cette peur là, je l'attendais. Autour de moi, tout était gris - je ne savais pas trop si c'était des murs de bétons bruts, ou de la brume, c'était à la fois solide et gazeux, rien de bien précis, si ce n'est que je ne distinguais pas grand chose... Pas grand chose à part des silhouettes plus petites que moi à l'horizon, de dos, qui marchaient pour s'éloigner de moi : Maman, Conrad à ses côtés... Ruby un peu plus à droite... James ? J'aurais reconnu son dos entre mille, étant donné la façon dont il était costaud. Et puis, juste en face de moi, la longiligne silhouette de Stephen, qui semblait encore plus éloignée de moi que les autres. J'amorçai un pas en avant, puis me retins. Courir pour les rattraper était inutile. Je fermai les yeux. Je ne paniquais pas, mais je savais combien j'étais sensible à cette vision, combien il était important que je crois justement que ce n'était qu'une illusion, pas la vérité... Mais à peine me fus-je répété cela que mon coeur s'affola, que la petite enfant que j'étais était terrifiée, que tout le monde partait un jour, que tout le monde pouvait faire ça, que... Non, ils n'allaient pas m'abandonner, me dis-je avec fermeté sans y croire d'abord, mais je le répétais jusqu'à ce que le sentiment devienne plus fort. Ils ne partiraient pas, ni Maman, ni Conrad, ni Ruby, ils m'aimaient et ne me feraient pas ça, et Jay non plus, il était toujours là pour moi, plus que Stephen l'avait été alors qu'il avait été mon copain, et d'ailleurs, c'était moi qui ne voulais plus de Stephen, pas vrai ? J'y croyais, je voulais y croire, ils ne partiraient pas, ils étaient là, ils ne me quitteraient pas, pas comme ça... J'imaginais notre maison, nos vacances en famille, tout le monde dans le salon qui mangeait et riait, j'imaginais mes après-midi et soirées avec Jay, son regard et son sourire, j'imaginais tout ce monde autour de moi... Et petit à petite la brume se dissipait dans mon coeur, et quand j'osai, confiante, ouvrir les yeux, elle n'était plus là non plus, et tout avait disparu.

Je crus un instant que l'épreuve était terminée et qu'elle comportait une issue secrète, car je me trouvais à présent dans Pré-au-Lard, dans les rues plus exactement, et il faisait nuit. Nuit noire, à part la lueur qui émanait des étoiles et de la lune, pleine. Je marchais prudemment : mes pas résonnèrent sinistrement sur les pavés humides de la fine pluie qui tombait, et semblèrent se répéter à l'infini pour me montrer combien les alentours étaient déserts, vides, que j'étais seule. Je continuai, regardant un peu partout autour de moi, ne me résignant pas à allumer ma baguette : j'avais la certitude que quelque chose m'attendait dans l'obscurité et que je ne devais pas me faire repérer. Etait-ce la peur du noir ?! C'était bien étonnant, je n'avais jamais eu spécialement peur du noir, au contraire, j'aimais la nuit, j'aimais évoluer dans cet environnement bien différent du jour, je n'avais pas peur... Je sursautai tout d'un coup, me retournant : des pas avaient retenti derrière moi. Je distinguai rapidement une silhouette se découper dans la pénombre, une silhouette haute et massive, un homme, qui marchait rapidement vers moi. La panique me prit, et je détalai sans plus attendre. Je courrais à toute vitesse, portée par la peur, l'adrénaline, mes jambes répondaient toutes seules et me portaient, tandis que mes doigts se crispaient sur ma baguette. Derrière moi, l'homme aussi s'était mis à courir, et il me talonnait... Je laissai échapper un cri, qui résonna lui aussi : il n'y avait personne. J'avais beau tourner rapidement dans des ruelles pour essayer de le semer, il était là, et son souffle me suivait, sa présence ne me quittait pas, et je commençai à fatiguer... Je ne voulais même pas penser à ce qu'il me voulait car je sentais mon sang littéralement se glacer dans mes veines et engourdir mes membres... Je tournai dans une petite ruelle... Avant de comprendre mon erreur, trop tard : à l'autre extrémité, une deuxième silhouette me barrait le passage... Je poussai un hurlement avant de me laisser tomber par terre, en boule ; mon poursuivant, trop près de moi, ne s'y attendit pas et trébucha et tomba par-dessus moi. Le temps qu'il se relève, j'avais comme fermé toutes les vannes à l'intérieur de moi, éteint toutes mes sensations, parce que si je les écoutais je ne me relevais pas et je restais là ; je fis alors demi-tour, les poumons en feu, les membres brûlants et les muscles douloureux, et je fis sauter le premier verrou de porte qui se présenta à l'aide d'un sortilège avant d'y entrer et de me barricader dans la maison, fermant la porte sur mes deux prédateurs qui, je le savais, ne voulaient pas simplement me voler mon argent.

Mon coeur cognait tellement fort que des points noirs étaient apparus devant mes yeux - puis tout disparu.

Je crus un instant que je m'étais évanouie et un sentiment amer de déception et de colère s'apprêta à jaillir de moi mais non, je m'étais trompée ; c'était la salle qui s'était évanouie, et l'environnement qui avait changé avec.

Je clignai plusieurs fois des yeux : rien... Ma main chercha ma baguette dans ma poche, mais elle n'y était pas. Mon coeur rata un battement, et je le sentis bien fragile d'être tant maltraité. A l'aveugle, je fis quelques pas prudents, les mains en avant : elles rencontrèrent un mur froid de pierres inégales. Je suivis le mur, me rendant vite compte que je me trouvais dans une pièce minuscule, probablement de deux mètres sur deux mètres, sans aucune ouverture, sans trape au sol ni au plafond car je le touchai en me mettant sur la pointe des pieds. L'enfermement... Avec un peu de chance (ou pas), j'étais même sous terre, car j'avais toujours pensé qu'être enterré vivant devait être la chose la plus terrifiante de la terre... Quelque chose me prit à la gorge : la panique, de nouveau. Non ! Je ne devais pas y céder, et puisque je ne savais absolument pas quoi faire, je me mis à quatre pattes afin de passer le sol (en terre, avec des graviers, du sable) au peigne fin, non seulement pour m'occuper, mais aussi parce que mon seul espoir était de retrouver ma baguette. Je m'obligeai à penser rationnellement : déplace toi bien droit, suis le mur, fouille bien tout ce qui se trouve sous tes doigts, concentre toi, concentre toi... Mais ma voix était sourde et je sentais que je tremblais de tout mon corps, prisonnière ainsi, que c'était une impression ou non mais que l'air venait à me manquer, que j'étais complètement isolée, que j'allais étouffer, ne plus jamais voir le ciel, mais je devais me calmer, trouver ma baguette, sortir de là, je pouvais le faire, je pouvais le faire... Après de longues minutes je sentis le petit morceau de bois sous mes doigts ; je le saisis vivement mais comme je tremblais il m'échappa et retomba. Laissant échapper un juron, je le retrouvai assez rapidement et murmurai un Lumos tout aussi tremblant pour y voir quelque chose, et au même moment je sentis que tout disparut de nouveau.

Ce fut la Salle de Duel qui se matérialisa de nouveau, et Meryl Kelsey m'y attendait d'ailleurs, me montrant la sortie ; je faillis lui tomber dans les bras, encore tremblante de tout ce que je venais de traverser, mais je me contentai d'un sourire brave et d'une sortie assurée et fière - je l'étais réellement, au fond de moi, car j'avais fini l'épreuve, et rien ne pouvait me rendre plus heureuse en cet instant.

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Choixpeau Magique
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Ami(e)s: Voir au chapitre précédent.
Âme soeur: Oh-oh, à mille ans, serais-je encore attirant ? C'est gentil de vous faire du souci pour moi, mais… je suis un chapeau ! ^^

MessageSujet: Re: ETAPE 3 : Affronter ses peurs   Mer 3 Déc - 14:42

Le membre 'Lizlor Wayland' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: ETAPE 3 : Affronter ses peurs   Jeu 4 Déc - 20:40

Je m’étais doutée que l’épreuve de Gryffondor ne serait pas ma préférée. J’avais rapidement compris que chacune représentait un trait de la maison qu’elle représentait, et quand je regardais les caractéristiques des Rouges et Ors, je n’étais clairement pas rassurée. Je n’ai pas spontanée, je n’étais pas courageuse… Peu importe combien de fois je m’étais disputée avec Ewan ou Lizlor sur ce point, parce qu’ils m’assuraient toujours que j’étais courageuse à ma manière, j’étais convaincue que je ne l’étais pas. Devais-je faire la troisième tâche ? J’étais hésitante, mais à la fois, la deuxième s’était encore mieux déroulée que la première et je n’avais pas envie de m’arrêter… Surtout que j’avais passé beaucoup de temps à rassurer Lizlor en lui assurant que l’échec n’était pas dramatique et à la remotiver pour cette nouvelle épreuve, j’aurais été bien hypocrite maintenant de ne pas oser m’y présenter. Une nouvelle fois, je me rassurais ; les professeurs étaient derrière l’organisation, et ils n’allaient pas prendre de risques démesurés. Je m’étais donc préparée avec ma tenue habituelle, et j’avais laissé l’excitation de Lizlor m’envahir. J’écoutai attentivement les consignes données par Mlle Kelsey, sentant petit à petit la nervosité remplacer mon impatience. Des peurs ? Je me crispai de partout, mais tentai de me raisonner. J’étais tellement peureuse que j’aurais probablement le temps de voir défiler un tas de petites peurs avant que ne se matérialise des choses véritablement terrifiantes. Lizlor commença avant moi, et je fus la suivante. Je m’installai, suivant les instructions, prête à affronter ce qui effrayait mon inconscient.

La salle se transforma petit à petit, et je me tenais prête, le cœur battant. Si j’agissais rapidement, je n’aurais pas le temps d’avoir peur, et je pourrais m’en sortir. Il ne fallait pas que je perdre mon sang froid. Des silhouettes se formaient, des silhouettes connues, et j’eus une exclamation de surprise. Qu’est-ce qu’Ewan, Lizlor ou encore Ana et Rita faisaient dans la pièce ? Ils n’avaient rien de terrifiants ?! J’allai m’avancer lorsque je remarquais que j’étais face à un mur de verre… A quatre, même ! J’étais dans une boîte dont les murs épais étaient fais d’un verre transparent visiblement particulièrement résistant. Je fronçai les sourcils, comprenant petit à petit la scène qui se déroulait sous mes yeux. Je n’avais pas vu mais… Rita avait une tenue de Quidditch et un balai, et riait joyeusement avec Ana qui tenait la main de Théo, tout deux rayonnants de bonheur. La foule qui se construisaient devant moi étaient remplis de gens heureux et… Qui avaient réussis ? Je cherchai Lizlor du regard, et réalisai qu’elle était en compagnie d’une fille blonde que je ne connaissais pas. Elles riaient toutes les deux, et cette expression sur le visage de ma meilleure amie… Mon cœur s’emballa, et je cherchai Ewan. Lui aussi, il riait, avec une fille… Il lui tenait la main… Je sentis ma respiration s’accélérer. Je savais ce que mon inconscient déroulait sous mes yeux effrayés. C’était tous les gens que j’aimais, heureux sans moi, ils n’avaient pas eu besoin de moi, j’avais échoué… Ce n’était pas seulement la solitude que je voyais à travers cette scène, c’était l’échec. Je n’étais rien, je n’étais plus dans leurs vies, je… Mes mains se mirent à trembler, poser sur la vitre que je voulais traverser. Ils semblaient tous si heureux, ils n’avaient pas besoin de moi, pas vrai ? Je fixai Ewan qui regardait cette fille avec tant d’amour, je les regardai discuter et éclater de rire sans pouvoir bouger. J’avais conscience que quelqu’un d’autre pourrait le rendre heureux. Je ne l’avais simplement j’avais vu.

Je me laissai glisser contre l’une des parois, m’asseyant maladroitement par terre. Je ne pleurais pas, étrangement, mais mon cœur tapait si fort dans ma poitrine qu’il en faisait trembler tous mes membres. Je fixai avec désespoir les personnes les plus chères à mon cœur rire sans moi, comme si je n’avais jamais existé. Elles brillaient d’une aura mystique, dégageant un bonheur si radieux qu’il éclairait la pièce. Que pouvais-je bien faire ? Je fermai les yeux, nouant mes mains… J’eus un sursaut. Du bout des doigts, j’avais effleuré le bracelet tressé que Lizlor m’avait fait l’été dernier. Je le regardai, sentant une vague de chaleur m’envahir. Je sus ce que je devais faire instantanément. Je me relevai, sorti ma baguette, et d’un sort rapide et précis, je brisai la boite de verre qui me retenait prisonnière. L’éclat que cela provoqua attira enfin l’attention de la foule, et je m’y précipitai dedans, cherchant Lizlor. Elle me fixait comme si j’étais une étrangère, mais je savais que c’était une illusion, et je me jetai dans ses bras contre son gré, la serrant fort contre moi. Il y eut quelques secondes de battements, et quelque chose sembla tiquer en elle, et ses bras me rendirent mon étreinte. Je fermai les yeux, soupirant de soulagement, la peur s’envolant…

Mais sous mes doigts, Lizlor se transforma, et j’ouvris les yeux brusquement, m’écartant. J’eus un hoquet de surprise. C’était moi. J’étais face à moi. Seulement… J’étais différente. Instinctivement, je m’éloignai, craintive. Cette moi devant moi… Sa peau était si lisse qu’on aurait dit de l’acier, et elle dégageait quelque chose de glaciale. Elle avait beau être parfaite, quasi-mécanique dans sa tenue grise, je vis rapidement que ses avant-bras étaient bandés, et je devinai ce que cela cachait. Je relevai les yeux vers mon propre visage qui me fixait en retour. Son regard était dur, accusateur, et il me glaça à nouveau. Qu’est-ce que…


- C’est toujours de ta faute, de toute façon.

Je me figeai, comprenant tout à coup ce que ce reflet représentait. J’ouvris la bouche, mais aucun son n’en sortit. Non, non, je ne voulais surtout pas que…

- Tu peux tout briser en un instant. Tu le fais à chaque fois. C’est toi la coupable. Tu sais que tu détruis toujours tout, c’est terrifiant n’est-ce pas ? Elle eut un rire froid qui acheva de me faire monter les larmes aux cils. Mon cerveau s’était mis en pause, j’étais incapable de faire autre chose qu’écouter mes propres accusations. Tu es une mauvaise personne. Un monstre. Tu as peur de ce que tous tes défauts peuvent faire, n’est-ce pas ?

Je ne savais pas si je pleurais, je ne sentais plus mon corps. J’étais totalement figée, incapable de faire quoi que ce soit. A quoi bon répondre ? C’était vrai, je le savais. J’aurais donné n’importe quoi pour être face à une terrible peur, plutôt que cette torture insidieuse qui me retournait le cerveau. Il ne fallait pas que j’écoute… Que je m’écoute ? Mais ces mots étaient les miens, comment pouvais-je m’en sortir ?

- La vérité était toujours désagréable, n’est-ce pas ?
- Non,
murmurai-je. Un silence étrange se fit. J’avais fermé les yeux et baissé la tête, refusant de regarder mon double. Je ne suis pas une mauvaise personne.
- Oh vraiment ? Mais regarde toute la peine que tu causes, tu fais touj –
- Non,
répliquai-je à nouveau. Je n’ai pas fais exprès. Ce n’est pas grave. Je ne suis pas une mauvaise personne. On m’a fait des mauvaises choses, mais je ne suis pas mauvaise, non…
- Tu l’es, tu n’es qu’un mons –
- NON,
hurlai-je alors en plaquant mes mains sur mes oreilles. NON, NON ! C’EST FAUX ! TAIS-TOI ! JE NE SUIS PAS UN MONSTRE ! NON ! NON !

Je ne sais pas combien de temps j’hurlai ainsi, répétant en boucle « Non », les yeux fermés si fort que j’en avais mal aux paupières. Mes paumes étaient plaquées contre mes tempes qui bourdonnaient, et je n’osai pas bouger, continuant à crier ainsi s’en m’arrêter. Je remarquai soudain que mes chevilles me semblaient humides, et j’ouvris les yeux, terrifiée à nouveau.

Mon cri me sembla raisonner sans s’arrêter. La pièce avait changé, et j’avais à présence de l’eau jusqu’aux chevilles. Mais ce n’était pas vraiment de l’eau. Elle était croupie, terriblement sale, mélangée à des algues et de la boue… J’explosai en sanglot, reculant pour chercher à fuir sans même réaliser que la pièce était remplie. Je portai ma main à ma bouche, tentant de retenir mes sanglots. Non, non, oh mon dieu, c’était… Horrible, je ne pouvais pas… Je me mis à sangloter sans pouvoir m’arrêter. Le niveau de l’eau lui montait petit à petit, et je compris que j’allais finir par être engloutie par cette saleté. J’étais incapable de réfléchir, d’imaginer une solution, continuant d’hoqueter, mes épaules saisies de secousses. C’était trop pour moi, je voulais sortir… Mais comment ? L’eau m’arrivait à présent au ventre, et j’eus un cri d’horreur lorsque je sentis quelque chose me frôler la jambe. Que cachait-elle ? J’étais tellement paniquée que je trébuchai, et je n’eus pas le temps d’hurler ; j’étais tombée entièrement dans l’eau croupie. Ma tête n’avait pas été immergée heureusement, mais en me rattrapant, je sentis quelque chose sous ma main. Une trappe ? J’explorai de mes doigts, comprenant qu’il y avait un cadenas. Il me fallait une clef ! Je me relevai, et me penchai pour explorer le sol de la pièce, tremblant et pleurant toujours. J’allais sortir, j’allais sortir, je m’accrochai à cette idée. Mais l’eau montait de plus en plus vite, et je compris que j’allais être immergée complètement. Les algues s’accrochaient à mes vêtements et me pesaient, et mon cœur s’affolait. J’allais me noyer ?! Au même instant, mon pied buta sur quelque chose : la clef ! Je n’avais plus le choix ; je me laissai glissée complètement dans l’eau horriblement sale en retenant ma respiration. J’attrapai la clef, cherchant à revenir à la surface mais… L’eau avait complètement envahi la pièce ?! J’allais mourir, j’allais mourir, la panique me tétanisait et je me sentais coulée… La trappe, il fallait l’ouvrir, la trappe… Je me mis à nager, la clef dans ma paume, les yeux fermés, cherchant sur le sol, sentant la respiration me manquer…

Tout alla très vite. Je sentis la trappe et le cadenas sous mes doigts et alors que je manquai d’oxygène et que je sentais que j’allais m’évanouir, j’ouvrir le passage et y plongeai instinctivement.

J’inspirai le maximum d’air que je pouvais, haletant. De l’air, de l’air… J’ouvris les yeux et me redressai, reprenant ma respiration. J’étais dans une pièce vide aux murs d’un blanc immaculé. Je n’étais pas mouillée ni même sale, au contraire, j’étais moi aussi immaculée et… Nue ? Je me relevai finalement, inquiète. Je n’étais pas à l’aise, ainsi dévêtue, et la pièce précédente me hantait toujours. Je voulais sortir. Je cherchai une porte, mais les murs étaient lisses… Je fronçai les sourcils. Sur l’un d’eux, il y avait quelque chose. Je m’approchai, intriguée. Je réalisai alors que les murs étaient comme de la toile tendue, et que quelque chose essayait de la percer à un endroit précis. On aurait qu’un enfant avec un doigt appuyait pour faire un trou. La toile se tendait, résistant. Je frissonnai, incertaine de ce que je regardais. Qu’est-ce que représentait cette pièce ?

Il y eut un bruit de déchirure quasi-inaudible, et un trou se forma dans le mur. Puis, quelque chose s’en échappa. Je me figeai. C’était du sang. Un filet de sang qui dévala le mur et se mit à couler jusqu’à moi. Dans mon cerveau embrumé, les choses se mirent en place et lorsque la réalité me frappa, je me mis à hurler.

Je n’avais jamais ainsi hurlé. Je me jetai contre le mur blanc, qui était à nouveau devenu dur, et tambourinai dessus. Je savais ce qu’était cette pièce, et je m’étais mise à sangloter dès que je l’avais compris. Je ne pouvais pas affronter ça, pas ça, pas ça, pas le viol, pas ce souvenir-là, non !


- LAISSEZ MOI SORTIR, hurlai-je entre deux sanglots, tapant hystériquement contre le mur. JE VEUX SORTIR JE VOUS EN SUPPLIE !

Je ne compris pas tout à fait l’enchaînement des événements mais un instant plus tard, c’était sur Kelsey que je frappai avec rage en hurlant et pleurant. Etait-ce encore une illusion ? J’avais tellement peur que je continuai à sangloter, à trembler mais surtout à me débattre. Puis je sentis des mains m’attraper, m’éloigner, et je continuai à hurler, à supplier, et derrière mes cris j’entendis des bruits de pas, la voix de Kelsey qui parlait d’infirmerie, mais je fermais les yeux fort, terrifiée de les ouvrir et d’être à nouveau piégée dans l’épreuve, mon cœur battant si fort qu’il me semblait qu’il allait imploser dans ma poitrine.

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I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »





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Ami(e)s: Voir au chapitre précédent.
Âme soeur: Oh-oh, à mille ans, serais-je encore attirant ? C'est gentil de vous faire du souci pour moi, mais… je suis un chapeau ! ^^

MessageSujet: Re: ETAPE 3 : Affronter ses peurs   Jeu 4 Déc - 20:40

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Scarlett Dawbson
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MessageSujet: Re: ETAPE 3 : Affronter ses peurs   Dim 7 Déc - 19:02

En rentrant dans la salle de duel, il me sembla que pendant une seconde le monde se figea autour de moi, le temps que je me dise « tu es là, encore là, tu continues les épreuves, toi, Scarlett ! » et le monde se remit à tourner de nouveau, ne me laissant pas plus de répit pour répondre ou réagir, si bien que je pris place au centre de la piège avec une légère sensation de vertige, et l'esprit un peu ailleurs. Ne sachant pas quoi mettre pour cette épreuve exactement, j'avais vêtu notre tenue de cours de vol, aux couleurs de Gryffondor. Meryl Kelsey me lança un regard de soutien, et je la vis agiter sa baguette magique - je me sentis comme projetée en avant, et je laissai échapper un cri de surprise et de douleur à la fois, car quelque chose m'avait déséquilibrée et j'étais tombée en avant, à genoux, me rattrapant sur les mains.

Ma baguette avait glissé un peu plus loin - je me jetai dessus pour la rattraper et m'y agrippai, avant de me relever et de faire attention à l'endroit dans lequel je me trouvais. C'était immense... Incrédule, mon regard ne savait pas où se poser : tantôt sur l'immensité de la maison, non, du petit château où j'étais, tantôt sur les épais tissus des rideaux, sur les riches tentures des murs, sur les bibelots brillants et visiblement de très bonne qualité, tantôt sur les immenses tableaux, les escaliers en marbre, le plafond si loin au-dessus de ma tête car je me trouvais dans le hall... Mais il faisait sombre, les lumières étaient très faibles, car il n'y avait apparemment personne. Seul le dernier étage, le troisième ou le quatrième sans doute vu la hauteur, était un peu éclairé ; une lumière y brillait doucement et semblait couler jusque dans le hall, au rez-de-chaussée. Mais chez qui étais-je exactement ? Car clairement ce n'était pas un château comme Poudlard, c'était un manoir, la demeure d'une famille. Prudemment, le coeur battant au milieu de tout ce silence et ce vide singuliers, je m'approchai d'un immense tableau représentant les membres d'une famille visiblement - celle du manoir ou leurs ancêtres probablement. Peut-être que j'allais comprendre et... Oh ! J'avais laissé échapper un cri étouffé avant de me mettre la main sur la bouche, terrifiée tout d'un coup. La famille Winter. J'étais chez les Winter... La famille de ma mère, ma famille... La famille qui n'avait pas voulu de mon père ni de moi, la famille de sorciers qui avait été si horrible avec ma mère ! Je me retournai d'un coup sec et tout d'un coup l'intérieur du manoir avait changé, très peu mais c'était indéfinissable et ça faisait froid dans le dos : la pénombre était devenue effrayante, un coup de vent fit grincer une fenêtre au loin et claquer une porte, les épais rideaux bougèrent comme si quelqu'un s'y cachait... On aurait dit le château de la Belle et la Bête, et quand mon regard chercha une porte de sortie, un bruit résonna au dessus de ma tête : des gens descendaient de tout en haut, sûrement le maître de maison et sa famille, et la panique fit exploser mon coeur. Je ne voulais pas les voir, je ne voulais pas qu'ils me voient - et si ils me faisaient du peur comme ils en avaient fait à mon père sous prétexte qu'il n'était pas sorcier ?! Je sentis la terreur s'emparer de moi alors que j'ignorais totalement, jusqu'à maintenant, cette peur totale de ces personnes dont je partageais le sang. Fébrilement, les mains tremblantes et le pas mal assuré comme si mes jambes pesaient des tonnes, je mis à soulever tous les rideaux dans l'espoir de trouver la porte qui me ferait sortir d'ici - à chaque fois que je m'en approchais et que j'en soulevais un je manquais de défaillir tant j'imaginais que quelqu'un allait surgir de là et m'attraper, mais je finis par enfin trouver une porte sombre et tout simple. La poignée me résista et j'insistai tant bien que mal en me jetant à moitié dessus, sans succès, avant de me souvenir que je pouvais utiliser la magie - je murmurai le sortilège en tremblant et la porte s'ouvrit. Je me précipitai dehors sans un regard en arrière.

Mais je ne me trouvais pas dehors et je me figeai, interloquée. J'étais un peu mal à l'aise de ces changements autour de moi qui n'étaient pas naturels, et mon corps lui-même ne trouvait pas cela normal ; je sentais dans mon crâne une migraine naître, comme si on essayait de me visser quelque chose entre les tempes. J'étais dans ma chambre, dans ma propre chambre, au foyer ; je n'y étais pas retournée depuis longtemps. C'était mon lit en pin blanc, le bureau tout simple avec la chaise bancale, les murs décorés de toutes les photos avec mes amis, la fenêtre qui donnait sur l'arrière du foyer : le champ, avec au fond la forêt et le petit étang où nous aimions aller flâner. Instinctivement je m'installai sur le lit et tout d'un coup la lumière tomba, dehors et dedans, et il fit nuit alors qu'il faisait jour l'instant d'avant... Je m'allongeai, un peu perturbée - je ne savais pas quoi faire. Mais alors je compris : quand je me réveillais la nuit, dans ces moments-là, avec la lumière faiblarde des néons qui filtraient jusque sous ma porte, les bruits de la campagne au dehors, mes volets pas assez opaques pour que le noir soit total dans la pièce mais juste assez pour que je distingue des ombres... Je me serrai contre le mur, angoissée. Dans ces moments-là, depuis que j'étais petite, je paniquais et je me cachais sous ma couette jusqu'à m'endormir ou à céder, pleurer et que quelqu'un vienne me voir. Il y avait quelque chose sous mon lit, et je le savais... Quelque chose qui attendait la pleine nuit pour jaillir et m'attraper les chevilles ou les mains si elles pendaient hors du lit, et pour me tirer sous le lit parce qu'il y avait un trou où l'on emmenait les petits enfants. Il fallait juste que j'allume la lumière... Mais l'interrupteur était loin, je devais sortir de sous la couette, risquer de dépasser du lit... Et j'étais tétanisée, incapable de faire quoi que ce soit. Le vent dehors faisait bouger les branches des arbres, et les ombres dans ma chambre bougeaient, dans une danse macabre, tandis que le monstre sous mon lit attendait le moment propice (les garçons du foyer racontaient toujours des histoires de Croquemitaine pendant les veillées, et elles me terrorisaient). Je sentis des larmes d'angoisse me brûler les paupières. Ma baguette était froide dans mes mains moites, et je savais qu'il fallait que je la brandisse et que j'allume la lumière, mais j'avais peur qu'au moindre geste la bête sous mon lit surgisse et que ses mains glacées m'attrapent les pieds et... Mais je n'étais plus une enfant, pourtant. Je n'étais même plus apte à croire à ces histoires... Je savais que des créatures existaient, mais pas le Croquemitaine, je m'étais renseigné, il n'existait pas, et pourtant les sorciers en avaient un rayon, des créatures qui faisaient peur... Pour une fois, m'accrochant à la maigre confiance que j'avais dans le monde sorcier, je me répétai en boucle qu'il n'y avait rien sous mon lit parce que ça n'existait pas, tout simplement pas, et murmurai un « Lumos » : la lumière s'alluma dans la chambre, et tout disparut.

Je clignai des yeux, un peu éblouie : j'étais revenue dans la salle de duel. Ouf ! Déjà... Je poussai un soupir, soulagée, mais en regardant autour de moi... Il n'y avait personne, aucune trace de Meryl Kelsey, alors que quand j'avais terminé les autres épreuves, j'étais toujours revenue à l'endroit de départ et en présence d'un professeur... Mon ventre se crispa un peu : ce n'était pas terminé. C'est alors que je me rendis compte qu'il y avait des petites meubles disposés un peu partout, comme des tables de nuit, avec dessus de jolis cadres photo... Je reconnus une photo d'Ophelia, puis sur une autre une photo d'Haruhi et moi bras dessus bras dessous, puis une photo de Maman, une photo de Lacey, et d'autres encore de mes amis, des gens qui comptaient pour moi... Je me sentis à la fois rassurée - ces visages me rendaient heureuse - mais inquiète - pourquoi étaient-ils apparus ?? Je voulus avancer vers le cadre le plus proche de moi, celui d'Ophelia, pour le regarder de plus près, mais un fracas assourdissant résonna dans la salle, un CRAC sec et bruyant : le sol venait de se déchirer sous mes pieds. Une immense faille s'était ouverte, et si je ne voyais pas le fond du trou béant qui était apparut, j'imaginais aisément qu'y tomber était hors de question. Je voulus partir de l'autre côté, mais dès que je bougeai le pied, une autre faille se déchira dans le sol, puis le sol trembla et des fissures se mirent à apparaître un peu partout... Je pris mon élan pour sauter et me diriger vers une autre petite commode et quand j'atterris, le sol se déchira entre la commode et moi, m'écartant de la photo de Maman. J'avais compris : on essayait de me séparer des gens que j'aimais... Mais... Un bruit nouveau me coupa dans mes pensées et je me retournai brusquement : une fissure s'était prolongée jusqu'à une commode si bien qu'elle venait de basculer dans le vide, emportant la photo d'Haruhi avec elle. Je poussai un cri qui me déchira la gorge - pourquoi je paniquai autant pour une photo, je n'en savais strictement rien, mais je m'étais mise à pleurer et tout mon corps tremblait comme si il allait mourir - et me jetai sur la commode la plus proche, sautant au dessus de la figure ; cette fois j'eus le temps d'attraper la photo et de la presser contre mon coeur. Je fermai les yeux en sanglotant, en essayant de me calmer tout en berçant la photo - ça n'était pas réel, ça n'était pas réel... Et petit à petit je sentis les grondements se calmer en même temps que je reprenais confiance. Je sentis la photo disparaître, ainsi que le décor, comme du sable qui file entre les doigts... Quand je les rouvris, tout avait changé de nouveau.

Je me trouvai dans un palais des glaces que l'on trouve souvent dans les fêtes foraines ; surprise, je tendis la main devant moi pour toucher un miroir du bout des doigts, hésitante, ne sachant pas si c'était une illusion d'optique ou pas. Mais c'en était un, et je sentis le verre froid. Mon reflet me regardait. Au même moment, il retentit un craquement sonore, et je sursautai... Je connaissais ce bruit, et je me retournais dans sa direction, m'attendant à voir surgir quelqu'un d'un instant à l'autre, puisqu'il venait de transplaner. Je plissai les yeux... Il y avait bien quelqu'un, oui mais... De dos... Avec des cheveux rouges, une tenue de Quidditch, une taille petite et menue... C'était moi ?! Un nouveau craquement retentit, plus près cette fois, dans mon dos. Je me retournai vivement : j'étais apparue encore, en transplanant visiblement... Mais mon sang se glaça dans mes veines : j'étais apparue, mais il me manquait quelque chose. Il me manquait... un bras. Un nouveau craquement, juste à côté de moi : cette fois, en transplanant, j'avais perdu mes deux mains... Les unes après les autres, des répliques de moi apparaissaient en tranplanant, l'une sans jambe, sans tête, sans pied, toutes plus déformées les unes que les autres... Je refusais d'apprendre à transplaner depuis que le professeur nous avait expliquer les risques de désartibulation, déjà que je n'avais pas du tout envie de disparaître ainsi pour réapparaître ailleurs, cela avait achevé de me terrifier... Je m'étais bouchée les oreilles pour ne plus entendre les bruits, mais mes yeux semblaient fonctionner encore plus intensément et je visualisai même les membres que j'avais laissé en chemin, que le jeu des miroirs renvoyaient par millier tout autour de moi. Quelle horreur ! J'allais probablement finir comme ça pour de bon... Je me décidai enfin à bouger, mais évidemment, les miroirs autour de moi m'emprisonnaient, me laissant sans doute comme seule issue possible... le transplanage. Mais j'en avais assez, assez de tout ça et qu'on me coince comme une proie trop facile, si bien que je levai ma baguette sans savoir quel sort utiliser mais je donnai un coup de pied dans le miroir en face de moi et hurlai en même temps ; mon pied explosa le verre et un éclair rouge et doré jaillit de ma baguette et ricocha tout autour de moi, brisant chaque miroir qu'il croisait. Il y eut un fracas de verre assourdissant pendant quelques secondes puis tout s'effaça doucement, le son comme l'image, et...

Cette fois, j'étais pour de bon dans la salle de duel, en présence de ma directrice de maison ; elle aquiesça après que j'ai balbutié un « c'est fini ? » soulagé, et je sortis de la salle un peu sonnée de toutes les émotions qui me faisaient encore légèrement trembler.

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Choixpeau Magique
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Particularités: Je suis un chapeau ayant appartenu à Godric Gryffondor, vieux de mille ans, qui pense et qui parle… C'est assez particulier pour vous ?
Ami(e)s: Voir au chapitre précédent.
Âme soeur: Oh-oh, à mille ans, serais-je encore attirant ? C'est gentil de vous faire du souci pour moi, mais… je suis un chapeau ! ^^

MessageSujet: Re: ETAPE 3 : Affronter ses peurs   Dim 7 Déc - 19:02

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Gabrielle B. Welch
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Ami(e)s: J'en avais un imaginaire...!
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MessageSujet: Re: ETAPE 3 : Affronter ses peurs   Jeu 11 Déc - 23:20

J’inspirai, me préparant silencieusement. Je savais que j’allais encore affronter ce qui se trouvait à l’intérieur de mon cerveau, et bien que ça avait un côté terrifiant… Je ne pouvais pas m’empêcher d’être fascinée. Depuis l’épreuve de Serdaigle, je n’avais pas arrêté de penser à mes pièces, à ce qu’elle signifiait, à ce que j’y avais vu. Les histoires avaient fait le tour de Poudlard, et nous avions tous fini par deviner ce que chaque pièce représentait. Je n’arrêtais pas de revoir cette dernière pièce, avec tous ces miroirs qui m’avaient montré si différentes… Je me demandais si je pourrais un jour me revoir ainsi. J’avais entendu parler d’un miroir qui pouvait nous montrer nos désirs les plus chers, mais en faisant des recherches, j’avais appris que c’était un objet extrêmement rare et des plus néfastes parce que les gens le fixaient sans pouvoir s’arrêter… Et je voulais bien le croire, quand je voyais comment je n’avais pas pu détacher mon regard de mes reflets, jusqu’à même échouer à mon épreuve. Ça me faisait un peu peur, mais maintenant j’étais trop intriguée, je voulais en savoir plus. Mais cette fois-ci, j’allais visiblement voir des choses terrifiantes. Je ne pouvais pas m’empêcher de me demander ce que me cachait mon cerveau, mais quand Kelsey agita sa baguette, je sentis ma gorge se nouer tout de même. Qu’est-ce qui m’attendait ?

J’étouffai un cri. J’étais dans un couloir particulièrement sombre et étroit, le plafond était bas et les murs me touchaient presque. J’eus un frisson d’horreur. Je m’y étais un peu attendue : ma claustrophobie n’était pas un fait nouveau. Bon, il fallait que je respire calmement. Comment me sortir de là ? J’avançai lentement, cherchant une porte au long ou sur les murs, mais il me semblait qu’il n’y avait aucune issue… Et les murs étaient froids contre ma peau… Je sursautai et eus un cri d’horreur. Les murs s’étaient rapprochés ! Je levai les yeux vers le plafond. Lui aussi il était plus bas. Je sentis mon souffle s’accélérer, et je plaquai mes mains sur les murs pour tenter de les écarter – ce fût la pire idée. Ils se resserrèrent encore d’un cran, et je sentis le sanglot que je retenais depuis tout à l’heure éclater. Les murs allaient m’engloutir, je le voyais bien, et ils allaient m’écraser, je ne pouvais rien faire ! D’énormes nuages embrumaient mon cerveau et m’empêchaient de réfléchir, et quand le plafond toucha ma tête, j’eus un sursaut de conscience, comme si mon instant de survie refusait de se laisser ainsi manger. Je sortis ma baguette, réfléchissant à toute vitesse avant de crier un « CONFRINGO ! » entre mes larmes. Je n’avais jamais lancé ce sort, j’avais juste la théorie, mais je crois que l’urgence de la situation décupla mes pouvoirs et je fis un trou dans le plafond. La lumière se fit et m’engloutit, rassurante, me montrant que je n’allais pas mourir étouffer…

La pièce changea sans que j’ai eu le temps d’essuyer mes larmes, et cette fois-ci, je ne criai pas, mais je fus surprise. J’étais au beau milieu d’un repas de famille. Il y avait même mes grands parents, ma tante, mes trois oncles, Kim, mes cousins et cousines… Ils étaient tous assis en train de discuter et de manger gaiement. Il n’y avait aucune place pour moi. J’hésitai, m’avançant vers ma mère avant de réaliser avec effroi qu’elle ne me voyait pas.


- Maman ? Appelai-je, sans qu’elle réagisse. Mon cœur se crispa. Kim ? Papa ? Aucune réaction.

Mon cœur s’accéléra, et je vis alors sur la commode un cadre photo. Je le connaissais, dedans il y avait une photo de nous quatre au mariage de ma cousine Coline… Je m’approchai, saisissant le cadre avec effroi. J’étais sur la photo… Seulement… Mon visage était flou. Ce n’est pas que je n’avais jamais existé, c’est que je n’existai plus. Entre mes doigts, le cadre glissa et s’explosa sur le sol dans un bruit qui ne fit bouger personne. On ne me voyait plus. J’avais toujours été timide et réservée, mais maintenant, on m’avait carrément oublié. Ma propre famille m’avait oublié. Je sentis les larmes revenir et couler en grosses gouttes sur mes joues. C’était… Mon cœur se contracta horriblement. C’était horrible ! C’était injuste ! Plus que de la peur, je sentis bientôt de la colère m’envahir, et je m’approchai de la table, pris la carafe et la jetai sur le sol. Personne ne bougea.


- J’EXISTE ! Hurlai-je alors. VOUS N’AVEZ PAS LE DROIT DE M’EFFACER ! JE SUIS UNE VRAIE PERSONNE, J’EXISTE ! J’EXISTE ! J’avais hurlé tellement fort, d’une voix tellement brisé, et petit à petit, les regards se tournèrent vers moi. Je repris mon souffle, fixant ma mère dans les yeux. J’existe, affirmai-je à nouveau.

Et la pièce disparut.

J’étais à présent seule… Devant un miroir ! Le même miroir que l’épreuve de Serdaigle ?! Je m’approchai, avide, et eus un sursaut de stupeur. J’étais mince, si mince ! Je regardai mon véritable cœur et eus un nouveau cri. J’étais mince ! Je touchai fébrilement mes côtes, sentant les os sous mes doigts, je palpai mes cuisses à présent toutes fines et musclées… Ma respiration se fit saccadée. Enfin ! J’avais réussi ! Après toutes ces journées où je m’étais affamée, ces repas où je m’étais faite vomir ensuite, enfin… Mon corps était si fin, si parfait, si…

Je fronçais les sourcils. J’étais en train de me regarder dans le miroir quand je réalisai que je ne voyais plus mes côtes. Je tentais de le toucher, mais les os avaient disparu sous la graisse habituelle. Ma respiration devint paniquée. Mes cuisses grossissaient aussi ! Mon ventre ! Mon menton ! Non ! Non ! J’étais en train de grossir ! Je poussai un cri, tapant dans mes cuisses qui enflait doucement mais sûrement…


- NON ! Criai-je, désespérée. Pitié, non, non, répétai-je.

Mais sous mes yeux remplis de larmes, je vis mon reflet. J’étais grosse. J’étais énorme. La graisse pendait partout, je voyais de la cellulite… Je devenais gigantesque, immonde, j’étais grasse… j’étais laide, je ne pouvais rien y faire… c’était sûrement à ça que j’étais condamnée, pas vrai ? A être grosse, à être horrible, dégoûtante, j’étais sale, je me dégoûtais… Je tombai à genoux sur le sol, enfouissant mon visage rebondi dans mes mains pour pleurer tout mon soul. J’étais horrible, horrible, horrible… Je m’allongeai sur le sol, fermant les yeux très fort, pleurant ainsi sans bouger, espérant que quelqu’un vienne me délivrer de ce cauchemar, que je disparaisse, que mon corps n’existe plus…

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Choixpeau Magique
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MessageSujet: Re: ETAPE 3 : Affronter ses peurs   Jeu 11 Déc - 23:20

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MessageSujet: Re: ETAPE 3 : Affronter ses peurs   Lun 5 Jan - 21:45

Avant de vous annoncer les résultats de cette troisième épreuve du tournoi des Quatre Maisons, je voudrais remercier toutes les participantes (solidarité féminine j'aime !) pour avoir posté de si bons Rp ! Vos postes étaient réellement parfaits, j'ai adoré comment vous exploitiez les peurs de vos personnages, qu'elles soient enfouies ou bel et bien établies comme celle de Scarlett qui a peur du monstre. Je la comprends tellement étant donné que je suis parfois un peu pareil

Encore merci d'avoir participé, je suis réellement contente ! Merci merci merci !

Et maintenant, le moment que vous attendez tous et toutes : les résultats ! Les voici :


Lizlor : 7 (points d'expérience) + 6 (tirage au dé) = 13
Ruby : 7 (points d'expérience) + 3 (tirage au dé) = 10
Scarlett : 5 (points d'expérience) + 6 (tirage au dé) = 11
Gabrielle : 2 (points d'expérience) + 4 (tirage au dé) = 6


Et c'est Lizlor qui remporte cette épreuve ! Une Gryffy en même temps c'était obligé Viennent ensuite en deuxième position Scarlett (encore une Gryffy sur le podium, je ne pouvais pas demander mieux !) et Ruby ! Quant à toi Gabrielle, tu n'as en rien démérité crois-moi c'était un très bon post

Félicitations à vous quatre et encore une fois merci et bonne chance pour la dernière épreuve !

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ETAPE 3 : Affronter ses peurs
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