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Etape 2 : La Chasse au Trésor

 
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 Etape 2 : La Chasse au Trésor

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Rose J. Bosworth
Professeur d'Étude des Moldus & directrice de Serdaigle & psychologue



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MessageSujet: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Sam 15 Nov - 16:38

Avez-vous réussi à sortir de la forêt et des terribles créatures et plantes magiques que Jane Pendagron avait mis sur votre route ? Bien, vous pouvez rangez vos baskets et votre baguette magique car la prochaine épreuve sera beaucoup plus calme... Sauf pour votre cerveau.

La Chasse au Trésor



L'épreuve va se dérouler dans la salle sur demande, où les élèves souhaitant participer sont conviés un à un. Une fois dans la salle, vous avez deux heures pour trouver une clef d'une jolie couleur bronze qui va vous permettre d'ouvrir la porte de la salle et de sortir gagnant.
Mais la salle sur demande est spéciale cette fois-ci... Il va vous falloir l'explorer au fur et à mesure qu'elle va changer pour s'adapter à votre état d'esprit à propos de quelque chose. A chaque nouvelle pièce, vous devrez trouver une énigme cachée et la résoudre, afin que la pièce change à nouveau pour atteindre la dernière pièce où se trouve la clef. La salle va représenter votre ressenti vis-à-vis de quelque chose, à travers des paysages, des pièces, des détails.
Un peu perdu ? Laissez-moi vous expliquez...


Première pièce –  Votre vision de Poudlard
Lorsque vous pénétrez dans la salle sur demande au début de l'épreuve, celle-ci va prendre la forme abstraite de ce que vous ressentez vis-à-vis de vos études. Vous adorez Poudlard ? Peut-être prendra-t-elle la forme d'une grande salle remplie de gens qui rigolent, ou d'un joli parc fleuri. Vous êtes anxieux à chaque examen ? Peut-être prendra-t-elle la forme d'une forêt sous un orage grondant et menaçant. C'est à vous, cher joueur, de nous faire rêver en nous faisant voyager dans votre inconscient !
Après avoir exploré cette scène, vous allez trouver (où, à vous de nous le dire) une énigme. A vous de la résoudre pour passer à la prochaine étape

énigme
Vous êtes en cours d'arithmancie et votre professeur vous demande la moitié de 12. Votre voisin répond 7, et à l'aide d'une craie, il prouve au tableau qu'il a raison. Comment est-ce possible ?
solution:
 


Seconde pièce – Votre vision de l’amitié
Vous avez réussi à résoudre l’énigme de la pièce précédente ? Incroyable, la salle sur demande se métamorphose et devient totalement différente… A présent, elle représente vos sentiments sur l’amitié. Ici à nouveau, soyez créatif ! Un désert froid ? Une bibliothèque avec de nombreux livres ? Une immense fête ? Laissez votre inconscient parler !
Une nouvelle fois, explorez la pièce ! Et trouvez la prochaine énigme.

énigme
Témoignage d’amitié,
La valeur est sans importance.
Coutume de civilité,
A Noël il fait partie des invités.
Qui est-il ?
solution:
 


Troisième pièce – Votre vision de la famille
Vous avez résolu l’énigme précédente ?! La pièce change encore ! Et à présent, votre inconscient s’exprime sur la famille. Un heureux foyer où le feu crépite dans la cheminé ? Une ville déserte et froide ? Un océan déchaîné ? A vous de voir, mais surtout à vous d’explorer !
Vous avez bien cherché ? Dans ce cas, vous devez avoir trouvé l’énigme ! Saurez-vous la résoudre ?

énigme
Dans une famille de 9 enfants, la mère dispose de 7 patacitrouilles. Voulant en donner également à ses enfants, comment dois faire la mère pour partager équitablement les 7 pommes à ses 9 enfants en utilisant les 7 et rien d'autre ? (pas de sortilèges possibles !)
solution:
 


Quatrième pièce – Votre vision de l’amour
Vous avancez bien ! Vous voilà dans une nouvelle pièce, et cette fois-ci elle représente vos sentiments vis-à-vis de l’amour. Vous êtes amoureux ? Il y aura peut-être des papillons, des fleurs, un joli soleil. Vous avez été éconduit ? Une tempête, un désert, une maison vide ? Laissez place à vos sentiments et votre imagination.
Vous avez observé ? Et bien vous devez aussi avoir trouvé l’énigme ! La voici.

énigme
Merlin l'enchanteur doit faire un filtre d'amour pour le roi. Pour cela il lui faut 4 cl de bave de crapaud. Il ne dispose que d'un récipient de 3 cl, d'un autre de 5 cl qui ne sont en aucun cas gradués et de son chaudron magique. Il dispose au total de 10cl de bave de crapeau. Comment peut-il faire pour mesurer ses 4 cl de bave ?
solution:
 

Cinquième pièce – Votre vision de vous-même
Voilà, vous êtes dans la dernière pièce. Celle-ci est la plus étrange de toute… Elle représente votre vision de vous-même. Vous vous adorez ? La pièce sera peut-être l’intérieur d’un luxueux manoir, ou une île paradisiaque. Vous êtes complexé ? La pièce sera peut-être une forêt inquiétante ou une foule qui vous oppresse… Surprenez-nous !
A vous d’aller au plus profond de vous-même pour trouver l’énigme !

énigme
Ces eaux ne viennent ni du ciel ni des rochers. Bien qu'elles descendent toujours de la même source, elles sont tantôt douces comme le miel, tantôt amères comme le fiel. Quelles sont-elles ?
solution:
 


Vous avez résolu l’énigme ?! Voilà soudain qu’apparaît une petite clef en bronze qui va pouvoir ouvrir la porte de la salle qui se matérialise devant vous ! Vous avez réussi ! Félicitations !

Vous vous demandez comment allez-vous être noté ? Pour cette épreuve, la notation se divise en plusieurs parties. Des points d’expérience (un point par année) + Des points d’originalité (la note est sur 5, donnez par moi-même, qui récompense votre originalité pour le contenu des pièces) + Des points de chance (au début de chaque post, il vous faudra tirer un dé, c’est une option forumactif et vous ne pouvez pas tirer plusieurs fois, vous n’avez qu’une chance !)
Je tiens à préciser que même si vous tirez un mauvais score au dé, vous pouvez choisir de faire réussir l’épreuve à votre personnage, tout comme vous pouvez lui faire rater malgré un bon score au dé. Cela permet juste de mettre un facteur chance pour le score final qui détermine le gagnant !
N’oubliez pas que la création des pièces est totalement libre, je n’ai fait que donner des exemples, alors émerveillez-nous avec votre imagination ! Après tout, c’est ce que Serdaigle apprécie : l’individualité et la créativité.


Bonne chance à tous !

(et à vous de poster à la suite de ce post, si vous avez des questions, envoyez moi un MP ;) )

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Rose J. Bosworth
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MessageSujet: Re: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Sam 15 Nov - 16:57

Précision sur les Dés

A propos du lancé de dé, voilà comment cela fonctionne. Vous écrivez normalement votre post, et avant d'appuyer sur "Envoyer" vous devez faire cette manip toute simple :

C'est ici que ça se passe...
Spoiler:
 

Vous sélectionnez lancer de dés "Dé du Tournoi" !
Spoiler:
 

Et ensuite vous appuyez sur "Envoyer" comme prévu. A la suite de votre post va se poster un nouveau post par Rémus Lupin avec écrit "Le membre 'X' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé du Tournoi' : votrescore"

Et voilà, c'est tout ! En espérant que ça soit clair !

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Lizlor Wayland
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MessageSujet: Re: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Sam 15 Nov - 19:59

Pour cette seconde étape, mon enthousiasme n'avait pas faiblit. Je crois même qu'il était multiplié par dix au moins : pendant les quelques jours qui avaient séparés les deux épreuves, j'avais demandé... Non, j'avais un peu insisté... Bon, d'accord, j'avais carrément harcelé Ruby chaque jour pour qu'elle m'apprenne ceci, cela, qu'elle me fasse réviser tel et tel sortilège, qu'elle me raconte une 5949875898ème fois comment elle avait passé les obstacles et quel sortilège elle avait utilisé, ce qu'elle avait pensé de mes réactions, etc etc. Ce n'était pas la volonté de gagner à tout prix qui me mettait dans un tel état, mais c'était cette compétition, ce challenge que je m'imposais à moi-même et que je découvrais : je ne m'étais jamais trouvé dans une telle situation. Les contrôles et les devoirs n'avaient rien à voir : là, c'était concret, c'était de la pratique, et je prenais cela tant au sérieux que j'en oubliais presque parfois que je n'étais pas un corsaire lancé sur mon bateau dans une chasse au trésor houleuse contre d'autres brigands des mers. Nous n'en savions pas d'avantage sur le déroulement de la suite du Tournoi, et je me rendis, avec les autres participants, dans ma tenue de combat (la même que la dernière fois : short, baskets, sweat) et avec une énergie à l'intérieur de moi tellement brûlante et trépidante que je ne pouvais pas m'arrêter de trottiner, de parler, de sourire. Bref, j'avais de l'énergie à revendre, et j'étais contente de le faire et de le ressentir de manière si positive : il y avait longtemps que je n'avais pas eu la tête aussi vide et libérée de toutes mes idées noires.

On nous expliqua les règles : deux heures pour trouver une clé qui nous permettrait de sortir, etc etc. Entendu. Compris. Reçu. 5/5. J'étais prête !!

Quand je pénétrai dans la Salle sur Demande, il y eut comme quelques secondes de battement : j'eus l'impression d'avoir mis les pieds dans un trou noir, il faisait noir partout tout autour de moi, sur les côtés, dessous, dessus, je ne voyais strictement rien... Mais ce n'était pas un simple noir comme quand on éteint la lumière, c'était plutôt du rien, du vide, et mes organes se sentirent étrangement compressés. Cela ne dura que quelques instants, et je crus comprendre que je venais d'assister au changement en lui-même de la Salle sur Demande. Une fraction de seconde plus tard et la lumière fut à nouveau : elle était verte, comme tout autour de moi, le sol, le plafond, les murs...

C'était la jungle comme je l'imaginais dans les histoires que me lisaient Papa ou Maman, comme j'étais petite. Un sol à la végétation dense et un peu élastique, et autour de moi des lianes, partout des lianes, qui glissaient sur le sol, qui s'enroulaient autour des hauts arbres dont la cime était si haute qu'elle bouchait le ciel et le tapissait de vert, des lianes qui s'entremêlaient, se tressaient, tissaient des allées et venues entre les arbres et les branches, créaient des chemins dans les airs ! Elles étaient de tous les verts possibles, parfois jusqu'au marron, et j'avais les yeux écarquillés devant ce spectacle : combien de possibilités de cabane et de chemins à grimper dans les arbres avais-je devant moi ? Une infinité !! Je tendis l'oreille, me laissant imprégner de l'atmosphère globale : je reconnaissais les bruits caractéristiques de la forêt, de la mousse qui bouge doucement, des arbres, des racines, de la terre. Ca sentait d'ailleurs, l'humus, l'écorce, et mon coeur battait avec entrain. Au loin, cependant, il me semblait entendre des crises, des rires, comme le bruit d'une cour de récréation, et si jamais la forêt aurait pu avoir un petit côté un peu inquiétant car qui pouvait se savoir ce qui se cachait sous ces lianes et ces branches, ce brouhaha au loin me rassurait juste assez pour que je n'ai absolument pas peur. Il me sembla logique de m'aventurer là où j'en avais envie, à savoir : là-haut. Je coinçai ma baguette dans ma ceinture, à proximité, et attrapai une liane pour me hisser sur une branche... Le reste était un jeu d'enfant. Je sautai de branche en branche, j'utilisai les lianes comme corde, comme appui, je m'amusais, je grimpais, je m'agrippais... Je ne pensais à rien d'autre, et j'étais bien. Soudain, il me sembla que les lianes indiquaient un chemin ; je n'hésitai pas et leur fis confiance. Je le suivis. Me hissant sur une branche plus grosse que les autres (elle me permettait de m'assoir dessus sans problème, et même en tailleur), je remarquai que quelqu'un avait gravé dans le tronc les mots suivants :



« Vous êtes en cours d'arithmancie et votre professeur vous demande la moitié de 12. Votre voisin répond 7, et à l'aide d'une craie, il prouve au tableau qu'il a raison. Comment est-ce possible ? »


Je souris. Des énigmes ! C'était amusant (bien qu'un peu inquiétant : je n'étais pas la plus douée à ça). Heureusement, Conrad, mon grand frère, était un passionné de ce genre de choses, et il y avait eu un moment où il passait son temps à m'en faire et à en lire dans ses manuels d'enfant. Je reconnaissais le style, je me doutais que la réponse était sous mes yeux. Voyons... La moitié de 12, c'était 6, pourquoi 7, j'avais attrapé des petits bâtons que je décortiquais en même temps que je réfléchissais, 1 + 2 faisait 9, ça n'allait pas, j'écrivis 12 dans les airs, puis 6, puis 7, non, ce n'était pas ça, je ne prenais pas le bon chemin je le sentais, ça me faisait penser à toutes ces énigmes de chiffres que Conrad dessinait avec des petits morceaux de bois en... chiffres romains!, c'était en chiffres romains, j'écrivis XII dans les airs à l'aide de ma baguette en petites lettres brillantes, on pouvait le séparer en X et I et I mais ça ne faisait pas 7, 7 c'était VII et... Ah !!!

Je tirai un trait avec ma baguette, coupant mon XII en deux. Un VII s'envola vers le haut. J'avais trouvé !

J'étais assise, et cette fois, ce n'est pas du noir qui m'engloba mais du banc, du blanc lumineux et étincelant qui me fit comme un flash puissant : la pièce avait changé. Je battis des paupières, éblouie... Pour me retrouver assise sur une plage au sable doré, fin, tandis que les rayons chaleureux du soleil me brûlait la peau. Il y avait de gros coquillages qui paressaient un peu plus loin, et qui se faisait lécher par des petites vaguelettes, d'une eau claire et turquoise. Je respirai à plein poumons : ça sentait l'océan, chez moi, l'Oregon, partout, tout autour de moi. Mais c'était étrange : il y avait des fleurs ça et là, des Lys du Pérou, des Jasmins, du Muguet, de la Lavande, d'autres que je ne connaissais pas... Tout d'un coup le parfum était bien plus floral, et quand je me retournai, toujours assise, il me sembla devinr un pré derrière moi, un pré à l'herbe grasse et odorante, dorée par le même soleil. Je me levai. J'avais l'impression que le décor ne cessait de changer autour de moi, mais j'étais certaine d'une chose : j'aimais tout ce que je voyais, tout ce que je sentais, je me sentais à l'aise, chez moi, rassurée, à l'abri de tout. Alors que je jouais avec le sable du bout du pied, une petite bouteille en verre contenant un message apparu, un peu enterrée. Je l'ouvris.



« Témoignage d’amitié,
La valeur est sans importance.
Coutume de civilité,
A Noël il fait partie des invités.
Qui est-il ? »


Caressant le papier du bout des doigts, je mis un petit temps à le lire et à vraiment réfléchir - je ne voulais pas que cette vision s'en aille. Mais à la fois, je ne voulais pas perdre trop de temps ! En lisant, je pensais aux cadeaux surtout lorsque Noël apparut, et après avoir relu l'énigme trois fois, je compris que c'était la réponse, et la formulai à mi-voix.

Dans un petit bruit d'eau discret, ma jolie plage disparut ; cette fois ce ne fut pas la lumière mais le son qui m'enveloppa, car le bruit des vagues sembla mourir sur la rive avant d'exploser de nouveau, très fort : il pleuvait.

Il pleuvait à torrent et je levai instinctivement les yeux vers le ciel, mais j'étais à l'abri. Je me trouvai dans un petit chalet de montagne, apparemment, tout en bois, joliment décoré, chaleureux, aux couleurs chaudes. L'intérieur sentait bon le pin, le cèdre. Je passai ma main sur les planches : elles étaient rugueuses, vivantes, et semblaient communiquer avec ma peau. L'endroit était ravissant. Mais au-dehors, c'était la tornade ; je m'approchai de la cheminée, où brûlait un joyeux feu qui me réchauffait. Tout d'un coup, un coup de vent arracha à moitié une fenêtre qui s'ouvrit avec violence ; un carreau se brisa. Je me précipitai pour la refermer car de la pluie rentrait, et murmurait un Reparo devant le carreau cassé. Un regard au-dehors me terrorisa : c'était comme si l'océan en furie faisait rage autour de mon chalet, et s'acharnait à le tremper, le secouer. Il résistait, mais j'avais peur. Je m'assis dans le gros fauteuil moelleux au coin du feu, ramenant mes jambes contre moi pour me protéger. Où était l'énigme ?! Je n'étais pas rassurée... Je ne voyais rien, rien du tout, sur les murs, sur la table, rien...

Ruby m'avait dit : calme-toi et réfléchis bien, la réponse sera toujours visible et toujours simple, tu la connaitras toujours, sauf que tu ne sauras pas où elle est. Je fermai les yeux et respirai, une fois, deux fois, trois fois. La pluie me cassait les oreilles. Bon. Le but était de sortir à chaque fois de la salle. L'énigme était la clé. Sortir... Il fallait une porte, n'est-ce pas ? Je rouvris les yeux : je me trouvai pile face à la porte en bois, qui résistait aux coups de vent. J'eus un soupir, comprenant que je n'avais pas le choix. Je sortis ma baguette, me levai et ouvris la porte d'un coup sans plus attendre, en hurlant un « Protego » dirigé vers le dehors, pour retenir l'ouragan du mieux que je le pouvais. Il était inscrit sur la porte :



« Dans une famille de 9 enfants, la mère dispose de 7 patacitrouilles. Voulant en donner également à ses enfants, comment dois faire la mère pour partager équitablement les 7 patacitrouilles à ses 9 enfants en utilisant les 7 et rien d'autre ? »


Euh..... Réfléchis, réfléchis calmement, disait Ruby dans mon esprit.

Je voulais bien l'y voir, je retenais un ouragan de deux tonnes au bout de ma baguette et la pluie m'inondait la figure !!

7 et 9, il n'y avait rien en commun là-dedans... J'étais nulle en maths, moi... Et je luttais contre le vent et la pluie, merci bien...

Elle n'avait qu'à s'embêter à diviser CHAQUE patacitrouille par 9 et donner un morceau de chaque patacitrouille à chaque enfant et puis voilà pourquoi se...

Aaaaah ! La rupture du sortilège me projeta en avant et je roulai par terre ; le temps de reprendre mes esprits et de me relever... Je me mis à tousser de toutes mes forces car une avalanche de sable m'était rentrée dans les narines, les yeux, la bouche. Je mis mon bras pour me protéger le visage, et tentait de me relever.

Il y avait encore du vent, un vent puissant, mais brûlant cette fois. Des tourbillons de sable volaient partout et m'encerclaient, m'aveuglaient. Je fis un pas en arrière, mais je trébuchai et tombai, parce que le sol était meuble, presque mouvant. Je poussai un juron et sortis ma baguette pour me protéger un peu, essayant de faire un petit écran entre le sable et moi. Je voyais déjà un peu mieux : mais comment voir à travers une tempête de sable ??? Je plissai les yeux... Au loin, peut-être... Au loin il me semblait voir quelque chose, comme un oasis, ou bien je rêvais... Mais le sable était partout, dans ma bouche, c'était âcre, chaud, fort, et je toussais en ayant bien du mal à respirer. Il fallait que je marche jusque là bas, mais je n'allais jamais y arriver...

Ma main heurt quelque chose et je l'attrapais : c'était un bout de parchemin, recouvert d'une écriture qui me fit étrangement penser à une écriture que j'avais bien connue, mais à laquelle je ne voulais pas penser.



« Merlin l'enchanteur doit faire un filtre d'amour pour le roi. Pour cela il lui faut 4 cl de bave de crapaud. Il ne dispose que d'un récipient de 3 cl, d'un autre de 5 cl qui ne sont en aucun cas gradués et de son chaudron magique. Il dispose au total de 10cl de bave de crapeau. Comment peut-il faire pour mesurer ses 4 cl de bave ? »


... Oh, sérieusement, Merlin ?! C'était bien le moment... Je ne comprenais rien à ce truc, j'essayai de relire, mais le sable m'empêchait, et je toussai, et je ne comprenais rien, les centilitres se mélangeaient dans ma tête, et je n'arrivais même pas à me lever et cette ambiance m'étouffait et j'en avais marre, pourquoi je ne pouvais pas au moins lire l'énigme pour essayer d'y répondre ?? Je tentai de me redresser et la lus encore une fois, mais les mots se mélangeaient dans ma tête et je sentis des larmes de frustration s'accumuler sous mes paupières - très mauvaise idée, avec le sable - et je pestai et je n'arrivai pas à me calmer et pourquoi Ruby n'était pas là ??

- JE SAIS PAS, hurlai-je, de rage, mauvaise perdante, énervée. Tout disparut.


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MessageSujet: Re: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Sam 15 Nov - 19:59

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MessageSujet: Re: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Sam 15 Nov - 20:46

J’étais beaucoup plus excitée par cette seconde épreuve que par la première. Ce n’était pas illogique : le parcours du combattant me stressait beaucoup plus – être dehors, le risque de me salir, les situations potentiellement dangereuses – et j’étais un peu partie avec un apriori. Mais l’épreuve s’était finalement révélée être vraiment prenante, ce qui me donnait envie de découvrir la suite. Et comment ne pas être encore plus impatiente quand la seconde était celle de ma maison ! Je mourrais d’envie de découvrir ce qui nous attendait. Cela se déroulait dans la salle sur demande, et il fallait visiblement trouver une clef dans une succession de pièces très spéciales. Comme il n’existait qu’une salle sur demande, il fallait y aller à tour de rôle et nous avions un temps limité. Certains étaient déjà passés, et les rumeurs enflaient dans les couloirs sur le contenu de l’épreuve. Visiblement, c’était le reflet de notre inconscient sur des thèmes que nous ignorions. La plupart des gens essayaient de deviner, mais à la fois, la plupart de ceux qui étaient déjà passés n’étaient pas très bavard sur les pièces qu’ils avaient y eu à découvrir et pour cause : il y avait un sortilège de langue de plomb jusqu’à la fin de l’épreuve. Il était impossible de parler du contenu de l’épreuve quand on en sortait, jusqu’à que celle-ci soit fermée. C’était très amusant de voir les gens se débattre avec leurs propres bouches pour sortir un son. Du coup, j’avais un peu peur de ce que j’allais rencontrer mais étrangement, j’étais impatiente et confiante. C’était une épreuve de logique, d’énigme, et de déduction. C’était globalement tous mes atouts. Lizlor était beaucoup plus bougonne, mais je lui avais donné pleins de conseils sur comment être patiente devant une énigme, comment s’y prendre, et sa bonne humeur naturelle avait repris le dessus. Nous étions désormais toutes les deux aussi impatiences d’y aller, et nous nous étions inscrites pour passer l’une après l’autre. J’avais mis la même tenue que pour la première épreuve, au cas où. Une fois devant la porte, j’inspirai un grand coup, et Mademoiselle Bosworth me l’ouvrit avec un sourire. Sans attendre plus longtemps, je pénétrai dans la salle sur demande.

Je fis quelques pas, et instantanément, celle-ci se mit à se métamorphoser sous mes yeux. L’instant d’après, j’étais dans un étrange cocon de verre dont les murs étaient couvert de bibliothèques. D’énormes ouvrages s’entassaient, et ils étaient tous d’une jolie couleur doré, blanche ou nacré. Le tout brillait d’un halo réconfortant. Je regardai tout autour, curieuse. Les livres n’avaient pas de titres, et j’en pris au hasard et l’ouvris délicatement. Un rire s’en échappa et j’eus un sursaut de surprise. Je le reposai, et en pris un nouveau d’où une douce mélodie s’éleva d’entre les pages. Qu’est-ce que c’était que cette pièce étrange ? Je regardai alors par-delà le cocon. Dehors, il y avait des chemins qui serpentaient, sinueux et presque inquiétant, menant au loin, là où je ne pouvais pas voir. Je fronçai les sourcils, remarquant alors au pied de la bibliothèque un petit coffre fermé. J’hésitai un instant avant de l’ouvrir, et j’eus un mouvement de recul brusque. Il était rempli de livres déchirés, de bouteilles d’alcool vides, et un bourdonnement étrange en sortait. Je le claquai, le cœur tambourinant. J’avais la nette impression que ce cocon tantôt doux tantôt empoissonné était le reflet de mon Poudlard à moi.

Il fallait que je trouve l’énigme. Je fis courir mes yeux sur les livres des bibliothèques, cherchant un vague indice. L’un des ouvrages, tout en haut à gauche de la première bibliothèque, était étrangement familier. Il semblait briller un peu plus que les autres, et je me décidai à le faire venir à moi d’un coup de baguette. Je le reconnus dès qu’il fût dans mes mains : c’était le même exemplaire que celui de mon premier livre de potions, le tout premier que j’avais lu en arrivant à Poudlard. Je l’ouvris, et sans surprise, des mots se formèrent dans l’air « Vous êtes en cours d'arithmancie et votre professeur vous demande la moitié de 12. Votre voisin répond 7, et à l'aide d'une craie, il prouve au tableau qu'il a raison. Comment est-ce possible ? » Je les fixai, intriguée. Je visualisai les chiffres dans ma tête, les divisant et les additionnant. Peut-être était-ce dans la façon d’écrire douze ? Je cherchai à couper les chiffres et à les retracer dans l’air avec ma baguette pour qu’ils forment 7, mais ça semblait trop tiré par les cheveux. J’hésitai avant d’avoir une nouvelle idée. La solution m’apparut claire dès que j’écris le 12 en chiffre romain. Je le coupai en deux, formant un VII, et au même instant, la pièce eut un tintement étrange. Le cocon disparut devant moi, et une nouvelle fois, la pièce changea.

Sous mes pieds, l’herbe se mit à pousser, et bientôt un parfum envahit la pièce qui était devenu un jardin singulier. L’herbe n’était pas verte, mais blanche, et au centre se trouvait un arbre au tronc imposant, lisse et bleuté. On aurait dit un saule pleureur, mais les feuilles ressemblaient plutôt à des cheveux dorés… J’eus une exclamation étouffée. Lizlor ! J’eus un rire. C’était à coup sûr l’amitié. Je regardai autour de moi, et vis qu’il y avait des part-terres de fleurs étranges. Elles avaient toutes des formes farfelues qui me rappelaient étrangement des personnes. Il y avait même une fleur qui explosait en paillettes de temps à autre, et je fus prise d’un fou rire en reconnaissant Rita. Cependant, mon rire se calma lorsque je remarquai que certaines fleurs avaient fané. Ma gorge se serra un peu, et je me décidai à chercher l’énigme. Naturellement, je me dirigeai vers l’arbre, puisque Lizlor était toujours ma solution à tout, je n’avais aucun doute que la question serait près d’elle. Et en effet, dans les branches chevelues, je trouvais un petit parchemin plié sur lequel était inscrite l’énigme suivante « Témoignage d’amitié, La valeur est sans importance. Coutume de civilité, A Noël il fait partie des invités. Qui est-il ? ». J’eus à nouveau un rire. Après sept ans d’énigme de l’aigle de Serdaigle avant de pouvoir rentrer dans ma salle commune, je m’y connaissais en devinette. Celle-ci était basique, et j’étais persuadée que la réponse était « un cadeau ». A peine l’eus-je énoncer à haute voix que la pièce eut à nouveau un tintement étrange et elle se transformer brusquement.

J’eus un cri de surprise. J’avais de l’eau jusqu’au ventre, et celle-ci était agitée, glacée et je me sentis prise de panique. Au-dessus de moi grondait un terrible orage, et les vagues se formaient toute autour de moi, prête à m’écraser et à me noyer. Mon cœur battait la chamade, et je n’arrêtais pas de me demander dans quelle horrible partie de mon inconscient je pouvais me trouver. Je me mis à nager avec des gestes brusques, cherchant un refuge, complétement perdue, les larmes aux yeux. Tout tanguait, grondait et explosait autour de moi, et j’eus soudain trop peur de ce que renfermait mon intérieur. Je m’apprêtai à me laisser abattre, à abandonner, quand j’aperçus au loin une île étrange. Je nageai un temps qui me parut étrangement long et dès que j’eus mis les pieds sur le sable de l’îlot, le ciel et l’océan changèrent. Tout était clair et ensoleillé, reposant, rassurant. Il me fallut quelques minutes pour reprendre mes esprits, mais j’ai comme bercée par le bruit de l’eau à mes pieds et par sa couleur si pure. Je n’étais pas sûre de ce qui signifiait cette pièce, mais une chose était sûre, elle incluait mon refuge d’une manière ou d’une autre. Sur ma petite île, il y avait des fleurs qui se mettaient à pousser, et bientôt sur les pétales de l’une d’elle s’inscrivit l’énigme suivante. « Dans une famille de 9 enfants, la mère dispose de 7 patacitrouilles. Voulant en donner également à ses enfants, comment dois faire la mère pour partager équitablement les 7 patacitrouilles à ses 9 enfants en utilisant les 7 et rien d'autre ? (pas de sortilèges possibles !) » Rapidement, je dessinai sur le sable 9 patacitrouilles et me mis à tenter de les découper. Il me fallut de longues minutes pour réaliser que la réponse était évidente. Dès que je la traçai sur le sable, le tintement retentit.

La pièce changea une nouvelle fois, et je me figeai. A présent, j’étais dans un salon étrangement familier. Pourtant, je ne le connaissais pas, j’en étais sûre. Mais j’avais l’impression d’être à la maison. C’était un sentiment inexplicable, mais je me sentais chez moi, à l’abri… Il y avait un feu dans la cheminée, un joli canapé bleu nuit qui avait l’air confortable, des bibliothèques, un jeu d’échec sur la table basse… Et ce parfum persistant que je finis par reconnaître en riant. C’était celui d’Ewan ! Cette pièce représentait sûrement quelqu’un cher pour moi, ou mes sentiments pour lui… Voilà pourquoi je me sentais à la maison. J’eus un grand sourire, et me mis à chercher dans la pièce mon énigme. En m’approchant du feu, je réalisai que sur l’une des bûches qui crépitait, des mots se formaient sur le bois incandescent. « Merlin l'enchanteur doit faire un filtre d'amour pour le roi. Pour cela il lui faut 4 cl de bave de crapaud. Il ne dispose que d'un récipient de 3 cl, d'un autre de 5 cl qui ne sont en aucun cas gradués et de son chaudron magique. Il dispose au total de 10cl de bave de crapeau. Comment peut-il faire pour mesurer ses 4 cl de bave ? » J’ouvris grand les yeux. Pour quelqu’un qui aimait autant les potions que moi, c’était plus amusant qu’inquiétant. Je me mis à réfléchir à haute voix, me rappelant comment je procédais lorsque je réalisai mes potions. Au bout d’une dizaine de minutes, je formulai à haute voix la réponse et le tintement résonna. C’était bon !

La pièce se transforma, et je me tenais prête pour la suite… Et quelle suite ! J’eus un cri d’horreur que j’étouffai. J’étais dans une pièce remplie de… De moi-même. Au sens propre. Des dizaines de Ruby marchaient dans la pièce, sans aucun but. Au mur, je reconnaissais les pages de mes carnets que j’écrivais depuis des années. Les mots semblaient crier dans mes oreilles. Je regardai les autres Ruby, et réalisai qu’elles étaient toutes différentes. L’une riait aux éclats, pleine d’allégresse. L’une était plongée dans un livre. L’une avait des bandages aux avant-bras. L’une avait des fioles et des ingrédients dans les mains. L’une avait une robe rose. L’une avait une expression maternelle et semblait inquiète. Il y en avait des tas de différentes ; toutes étaient facette de moi-même. C’était effrayant. Elles évoluaient sans même me voir, et bientôt, je compris qu’elles murmuraient toute la même chose, à voix très basse. « Ces eaux ne viennent ni du ciel ni des rochers. Bien qu'elles descendent toujours de la même source, elles sont tantôt douces comme le miel, tantôt amères comme le fiel. Quelles sont-elles ? » Elles le répétaient en boucle. Mon cœur se mit à battre très vite. Je n’aimais pas du tout cet endroit. Il me faisait peur, je n’étais pas à l’aise. Je sentis que mon menton tremblait, et j’avais beau essayé de réfléchir, je ne trouvais pas. Les autres Ruby passaient à côté de moi, et je finis par fermer les yeux, terrifiée par cette vision.

Je ne sais pas combien de temps je restai pétrifiée, le cerveau bloqué, mais lorsque je sentis les larmes rouler le long de mes joues, je me mis à comprendre. Les eaux de l’énigme ! C’était les larmes !

Au même instant, une clef apparût dans mes mains, toute petite et en bronze. Je vis alors une porte un peu plus loin, et je me mis à courir, le cœur tambourinant, ne souhaitant qu’une chose : quitter cet endroit rempli de moi.

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I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »





Dernière édition par Ruby Standiford-Wayland le Sam 15 Nov - 20:47, édité 1 fois
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Rémus Lupin
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MessageSujet: Re: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Sam 15 Nov - 20:46

Le membre 'Ruby Standiford-Wayland' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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Lincoln Davis
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MessageSujet: Re: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Mar 18 Nov - 16:15

Lincoln avait appris, par ses camarades et ses professeurs, que le second tour du tournoi venait de commencé cependant il avait un petit problème. Il fallait aller dans une salle qui ne figurait sur aucune carte de l'école et qui ne semblait même pas exister. Trouver la salle sur demande était certainement la première épreuve qui attendait l'enfant qui eut quelques difficultés à la trouver. Heureusement il marcha dans l'un des couloirs et il entendit deux élèves parler de la salle sur demande et il n'eut qu'à les suivre pour trouver ladite salle.

Attentif il écouta un peu les commentaires de tout les étudiants présents qui se posait des questions sur l'examen en lui même, mais qui donnait également le mode d'emploi pour rentrer dans cette salle. Il n'était pas bien d'écouté aux portes néanmoins l'enfant n'avait aucune autre manière de participer à cet examen qui était pour lui le seul possible ou il pouvait briller et même peut-être faire aussi bien que les grands.

Le tour du brun vint enfin et il rentra, un peu stresser dans la pièce qui était quelque peu décevante. Lorsqu'il rentra la pièce était comme toute celle des autres salles de classe, même disposition et un être un peu flou avec un badge de Professeur de défense contre les forces du mal, sa matière ou il était le moins doué, qui lui fit signe de s'assoir. Il se demandait bien à quoi pouvait bien servir cette salle s'il n'y avait rien de particulier, la seule différence avec d'habitude c'était qu'il n'y avait qu'une seule place de libre où l'enfant pouvait s'assoir, le reste était occupé par des tonnes et des tonnes de livres. Impossible de faire un pas sans croiser un énorme tome.

Si l'examen portait sur tous les livres présents dans la pièce et n’était pas sur de réussir ses études, il aimait lire et s'instruire, mais là il y avait trop, il n'avait pas le temps de tout réviser et en plus son cerveau n'avait pas une mémoire suffisante pour mémorisé tout ce qu'il y avait dans cette pièce. Cette pièce était réellement le pire cauchemar de l'enfant qui s'inquiétait toujours lors de ses examens de ne pas être assez préparé et d'oublier quelque chose à la dernière minute.

L'enfant s’installa finalement à sa place et il regarda un peu tous les livres. Il y avait de tout défense contre les forces du mal, sortilège, potion, etc. il n'y avait simplement qu'un seul problème aucun des livres n'était en anglais. Il voyait ce qu'il semblait être de l’allemand, français, grec ancien, runes et il y avait même du latin. Si le test était de choisir un livre au hasard et de traduire un passage de ce dernier c'était clairement du sadisme pur, il n'y avait que des langues compliquées ou mortes.

-Allons commencer, je vous prie.
-Commencer quoi professeur? Je n'ai même pas de feuilles d'examen ou d'indication?
-Vous ne croyez quand même pas que j'allais vous mâcher le travail non plus? manquerai plus que je fasse des vrais questionnaires d'examen avec question claire et précise et qui sont en rapport avec le cours.

L'enfant regarda sa plume et son papier vide. Il n'y avait aucune raison pour qu'il n'y ait pas de questionnaire et il essaya de tourner cette page blanche dans toutes les positions, il essaya même de faire des origamis avec, mais sans résultats. Il n'y avait rien avec ses feuilles qui n'avaient répondu à aucune de ses injonctions, il avait essayé d'utiliser sa baguette en donnant un ordre ou de mettre le papier à la lumière de la bougie, mais rien n'y faisait. L'enfant prit son courage à deux mains et il se leva pour regarder d'un peu plus près les livres et à sa grande surprise le professeur le laissa faire.

Il n'avait jamais entendu parler d'un examen ou on avait le droit de se lever, il était certain qu'il n'y avait personne sur qui copier, mais quand même. L'enfant chercha un peu dans tout les livres, avec respect, de manière extrêmement rapide et en les retournant parfois pour voir s'il n'y tombait pas un mot ou un indice. Une idée des plus folle lui venait à l'esprit. Il avança jusqu'au bureau du professeur et il eut même l'audace de prendre la seule et unique feuille qui était sur le bureau de celui-ci.

La main squelettique du professeur attrapa le poignet de l'enfant qui hurla et qui voulut s'enfuir en courant néanmoins, malgré son aspect frêle, le professeur avait une sacrée poigne et il mit en garde l'enfant.

-Je vois que tu as trouvé mon questionnaire néanmoins si tu ne sais pas répondre à la question ou que tu te trompes, tu seras renvoyé de l'école. Inutile de lâcher la feuille maintenant l'examen à commencer lorsque tu as passé la porte.

L'enfant pali un peu, il n'avait jamais entendu parler d'un test ou tu pouvais être expulsé de l'école parce que tu répondais mal. Il était certain, à cause de cette mise en scène, que la question ne porterait pas sur un sujet vu si bien que ses chances de répondre étaient proches de zéro. Si le directeur avait voulu le faire partir, il y avait des moyens plus simples. Lincoln retourna à sa place et lut sa question.

"Vous êtes en cours d'arithmancie et votre professeur vous demande la moitié de 12. Votre voisin répond 7, et à l'aide d'une craie, il prouve au tableau qu'il a raison. Comment est-ce possible ?"

-Mais professeur c'est impossible.
-silence impertinent, en plus de l'expulsion tu veux faire perdre des points à ta maison? Tu perturbes la réflexion des autres.

L'enfant regarda à gauche et à droite et se demanda bien qui était les autres néanmoins il ne dit plus un mot. Il pouvait accepter de rater l'épreuve, mais faire perdre des points à sa maison c'était vraiment le pire qu'il pouvait lui arriver. S'il ne répondait pas à sa question, c'était qu'il n'était pas digne d'être à l'élite de Poudlard, ceux qui pouvaient tout résoudre avec leur intellect, mais il ne voulait pas en plus porter atteinte à la réputation de la maison, encore plus que par son ignorance flagrante, en leur faisant perdre de précieux points et la coupe des 4 maisons.

L'enfant réfléchit pendant un long moment à cette question qui était simplement impossible à résoudre. Peu importe le monde, dans lequel ont se trouver 12 divisés par 2 faisait toujours 6 et non 7 la seule manière que 12 fait 7 serais de diviser 10 en deux ce qui faisait 5 et rajouté 2 néanmoins ce n’était pas une réponse ça. 5+2= 7 mais ce n’était pas le chiffre 7. Il y avait une différence entre tomber sur le résultat dès le début et terminer par une addition.

L'enfant était certain que cette manière de pensée était la bonne sauf qu'il n'arrivait pas à la concrétisée, il était tombé sur le chiffre 7 mai comment l'écrire de manière cohérente. L'enfant fit tomber sa plume qui alla rouler sous un banc. Un peu énervé, il jouait constamment avec sa plume qui avait fini par s'en aller. Le brun alla la récupérer, mais il percuta le coin du banc avec ses genoux ce qui fit tomber la pile sur ce dernier.

Se faire assommer par plusieurs encyclopédies en latin ce n’était clairement pas ce qu'il avait espéré lorsqu'il avait commencé l'épreuve. Il remit en place la pile, en époussetant un peu les livres, et il lut un des titres ce qui fit tilt dans sa mémoire.

*Mais bien sûr, pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt ? Heureusement que ses livres me sont tombés dessus sinon je serai encore dans cette pièce.*

Rapidement l'enfant écrivit sur sa feuille le chiffre 12 en latin soit XII et après il divisa le 10 en deux ce qui donnait un V puis il ajouta le 2 pour obtenir VII ce qui était le chiffre 7 bien évidemment. L'enfant relut une dernière fois sa copie et il alla ensuite porter la feuille au professeur avec un grand sourire.

-J'ai vu des escargots plus rapides que toi.

Le professeur claqua des doigts et il disparut juste comme ça. C'était quelque peu étrange surtout lorsqu'on savait que transplaner était interdit à Poudlard, chose que l'enfant ignorait pour le moment, cependant le professeur était pas la seule chose à avoir disparu. Toute la pièce avait disparu avec lui et Lincoln se retrouvait dans le noir complet à chercher à l'aveugle la sortie de la pièce. L'enfant fit un pas et percuta une immense table. Ses genoux lui firent mal et au moment où il prit conscience de ce qu'il vient de percuter les lumières s'allumèrent partout dans la pièce.

*ça ne pouvait pas s'allumer 2 minutes plus tôt?*

L'enfant se frottait le genou en espérant faire partir la douleur. Il fit ça pendant presque une minute avant d'être interrompu par le directeur de l'école qui lui fit signe d'aller s'assoir parce qu'il voulait faire son discours. Lincoln décida de se lever et d'aller à la table des Serdaigles, mais il était incapable de savoir laquelle c'était. Il n'avait pas perdu la mémoire néanmoins il n'y avait plus de table par maison, il y avait les 4 maisons réparties de manière équitable sur chacune des tables, les étudiants rigolaient ensemble et discutait dans une parfaite unité. Il n'y avait plus de maison, il n'y avait plus que Poudlard, car la vraie amitié ne faisait pas attention de la maison ou de l'origine si bien qu'il vît par endroit, des géants, des trolls, des elfes de maison et même des mordus.

L'enfant reconnaissait les mordus à leur accoutrement par contre le reste des créatures ne lui était pas totalement connu. Il avait reconnu le troll parce qu'il l'avait entre aperçu, sous forme d'illustration, dans un de ses livres, mais sinon il ne savait pas à quoi correspondaient toutes les espèces. Le directeur s'impatienta et il toussa un peu.

Une étudiante se leva finalement et Lincoln n'eut aucun mal à la reconnaitre. Son aspect princier, son joli sourire et son faucon sur l'avant-bras gauche la trahissaient, c'était son amie Galadrielle qui venait le chercher et l'installer à sa table. Il savait que cette pièce n'était pas réelle et que cette ambiance devait être une illusion, impossible d'être un rêve puisqu'il avait très mal au genou et qu'il ne se réveillait pas, cependant il comptait bien en profiter jusqu'au bout.

Le directeur fit un petit signe de la main pour demander le silence et il parla un peu des nouvelles règles pour le trimestre avant de lancer une énigme. Les étudiants qui n'avaient pas répondu à cette énigme n'avaient pas le droit de manger et avant même que l'enfant ait eu le temps de réfléchir à la question des centaines de papiers volait en direction du directeur qui eut un grand sourire. Les plats apparurent et tous les étudiants purent manger, tous sauf un.

"Témoignage d’amitié,
La valeur est sans importance.
Coutume de civilité,
À Noël il fait partie des invités.
Qui est-il ?"


Il ne fallut pas longtemps à l'enfant pour trouver la réponse à la question par contre. Cette énigme était beaucoup plus facile que la précédente. Le mot à trouver n'était pas difficile et c'était surtout la référence à Noël qui avait bien aiguillé l'enfant. Il savait quoi répondre parce qu’effectivement l'amitié était un cadeau que les autres vous offraient. L'importance du cadeau n'était pas la valeur, pécuniaire, qu'il représentait, mais l'envie de la personne de vous en faire. Les cadeaux faisaient partie intégrante de Noël donc tout se tenait, il ne comprenait pas le sens de la troisième phrase, mais comme le reste rentrait parfaitement il supposait que c'était une antique coutume des pays civilisés de se faire des cadeaux.

Le Serdaigle écrivit vite fait le mot cadeau sur son petit papier et il utilisa le sort de Wingardium Leviosa pour le soulever. Il ne restait plus qu'au directeur à faire le sortilège d'actio pour récupérer le bout de papier. Ce dernier fut satisfait et un bon repas apparut dans l’assiette de l'enfant. Il n'avait ne pas réaliser à quel point il avait faim jusqu'à ce qu'il voit la nourriture dans son assiette néanmoins le destin est cruelle, lorsqu'il planta sa fourchette dans une pomme de terre le plat disparut ainsi que la salle. L’enfant changeait à nouveau d’endroit et cette fois-ci c’était dans une fumée, digne d’un numéro des plus grands magiciens, qu’il se retrouva ailleurs.

Il fallut un petit moment pour que la fumée disparaisse et que le jeune Davis puisse voir ce qu’il y avait autour de lui. L’enfant se trouvait devant un immense château comme il n’en avait jamais vu , même Poudlard semblait minuscule à côté, les murs étaient d’une couleur agréable à l’œil et on pouvait presque même ressentir une immense chaleur s’en dégager. Le fait que ce soit un si grand bâtiment n’était pas anodin, ça représentait toute l’importance qu’il accordait à sa famille et la couleur des murs représentait tout l’amour que cette famille lui offrait en retour.

Le bâtiment était également aussi grand parce qu’entre la famille et l’amitié il n’y avait pas de grande différence pour l’enfant si bien qu’il fallait que ce soit immense pour que tout le monde puisse rentrer et faire un peu partie de sa famille. Pour l’enfant faire partie de sa famille était à la fois un énorme privilège, mais paradoxalement il était facile d’y entrer, il fallait juste qu’il apprécie énormément la personne, puisqu’il était du genre à aimer être entouré et il appréciait vite les nouvelles têtes, même si ses dernières ne le méritaient clairement pas parfois.

Le brun commençait à comprendre le mécanisme du changement de pièce, il devait donc trouver son énigme pour pouvoir changer de pièce. Il avait déjà répondu à deux énigmes et il se demandait quand il allait pouvoir sortir de cette pièce. Les énigmes n’étaient pas trop difficiles en soi, néanmoins le changement de pièce était assez perturbant, et il avait tendance à fatiguer très vite à force de changer d’endroit. On lui avait dit que c’était une épreuve d’intelligence et il était en train de crapahuter un peu partout dans cet immense château pour trouver un indice. Il se fatiguait donc physiquement pour un test de connaissance et toutes ses recherches lui donnaient encore plus faim, ce qui le mettait un peu de mauvaise humeur et pas vraiment en condition pour réfléchir.

Finalement, après avoir ouvert pas mal de pièces pendant plus d’une heure, l’enfant arriva à sa chambre. Cette pièce était assez particulière, car la moitié de la chambre était celle qu’il avait à Poudlard et l’autre moitié était celle qu’il avait chez les mordus. L’enfant n’arrivait pas à savoir s’il y avait une signification cachée néanmoins il ne voulait pas y réfléchir pour le moment, il voulait juste trouver l’indice et pouvoir se reposer un peu. La chambre n’avait aucune signification particulière hormis le faite qu’il aimait bien l’agencement de la pièce que se soit chez les sorciers et chez les mordus si bien que sa chambre idéale ne pouvait être que la moitié de chacune d'elles.

Lincoln ouvrit quelques tiroirs sans rien trouver, il s’apprêtait même à sortir de la pièce quand un étrange petit coffret attira son attention sur sa table de chevet. Il n’avait jamais vu ce coffret et il ne lui appartenait pas, c’était donc étrange de le trouver dans sa chambre idéale puisqu’il n’avait jamais envisagé d'avoir un petit coffret en bois qui ressemblait à une boite à bijoux. Il ne possédait même pas la clé en plus, ce ne fut pas un problème puisque la boite s’ouvrir lorsqu’il posa la main dessus, ce qui aurait pu être problématique s’il n’avait pas déjà une ou deux idées pour l’ouvrir.

En définitive, le coffret s’ouvrit tout seul et l’enfant récupéra son énigme. Le serdaigle se demandait vraiment si on se moquait de lui ou si tout le monde avait des questions aussi faciles. C’était une simple question mathématique qui ne méritait pas de faire partir de la troisième épreuve. La première avait été tellement difficile, pour l’enfant, qu’il avait pensé que le reste serait encore plus dur, mais non c’était facile.

« Dans une famille de 9 enfants, la mère dispose de 7 patacitrouilles. Voulant en donner également à ses enfants, comment dois faire la mère pour partager équitablement les 7 pommes à ses 9 enfants en utilisant les 7 et rien d'autre ? (pas de sortilèges possibles !) »

Le seul dénominateur commun entre 9 et 7 était 63 ce qui signifiait qu’il suffisait donc de couper chaque pomme en 9 pour les donner aux enfants. Pour faire des 9ème en plus c’était super facile, on coupait la pomme en tiers et le tiers encore en tiers. L’enfant écrivit donc sur le dos du papier qu’il fallait couper les 7 pommes en 9 et les donner à chaque enfant. La pièce changea encore dans une éblouissante explosion blanche.

L’enfant espérait qu’un jour il retrouvait l’usage de la vue puisque ce changement de pièce l’avait énormément ébloui. Il se posait de plus en plus de questions sur le bien-fondé de cette épreuve et il espérait en finir vite avec cette mascarade. Il était venu pour tester ses connaissances du monde de la magie pas pour faire des problèmes qu’un enfant de primaire pouvait résoudre s’il se creusait un peu la tête.

Cette fois-ci par contre l’enfant vu plus que perplexe. Il avait toujours était dans une pièces ou dans un lieu fermé cependant il semblait être à l’extérieur et son lieu d’épreuve n’avait pas de fin. Il y avait bien une clôture qui l’empêchait de sortir avec une porte verrouillée, mais de l’autre côté de la clôture s’étendait une longue prairie devant lui, un océan sur sa droite, une ville avec d’immenses buildings sur sa gauche et un désert derrière lui.

L’enfant sentait sous ses pieds du sable et il comprit que ce sable symbolisait le désert et non une plage. Pourquoi le désert sous les pieds de l’enfant ? Simplement parce que l’enfant ne savait pas encore ce que c’était l’amour, son cœur ne comprenait pas ce que c’était et il était donc aussi sec que le désert dans ce domaine. Attention on parle ici d’amour au sein d’une relation de couple, le cœur de l’enfant n’était pas un désert aride dénué d’amour dans sa totalité et cette pièce le prouvait. Le sable sous ses pieds s’étendait de manière circulaire sur 5 pas, le sable était ensuite coupé par une petite rivière qui avait 5 petites pierres qui pouvaient aider à traverser.

La rivière était une autre sorte d’amour, c’était l’amour qu’il portait à sa famille. La rivière n’était pas anodine, il aimait sa famille de manière inconditionnelle et une rivière est le meilleur exemple, car comme l’eau qui passe continuellement, l’amour de l’enfant étaient pareil, il aimait sa famille et ce fait était intemporel, tout comme l’eau qui s’écoule dans un cycle sans fin, de plus cette rivière n’avait pas de fond ce qui représentait l’intensité des sentiments de Lincoln. L’eau signifiait aussi qu’il pouvait percevoir cet amour familial qu’on lui donnait, mais qu’il n’en saisissait pas totalement le sens, il pouvait toucher cet amour, mais pas le saisir et le faire sien, car tant qu’il ne connaitrait pas l’amour lui-même il ne pourrait pas savoir combien ses parents se sont sacrifiés pour lui et à quel point ils l’aiment.

Une fois que l’enfant eu traverser la rivière il arriva dans une petite forêt. Les arbres étaient hauts et il n’était possible d’aller qu’en ligne droite, impossible de trouver un indice dans cette forêt, ce qui rendait le passage plus qu’aisé. Cette forêt venait de l’amour du papier de l’enfant, cet amour du papier se retrouvait dans ses livres, dans la connaissance que ses derniers lui apportaient. Il n’était pas une personne qui se souciait de l’environnement, mais il savait que tous les livres qu’il avait lus venaient des arbres cependant il était convaincu que c’était un sacrifice obligatoire pour se former l’esprit. Il pensait que son esprit était comme les racines d’un arbre, s’il était fort et bien développé alors son intelligence pouvait atteindre des sommets et ensuite devenir quelque chose de prospère et aider l’humanité. Son amour de la connaissance était donc très bien représenté par des arbres qui pouvait être fruité ou non, mais qui était toujours utile à l’autre puisqu’ils apportaient l’oxygène.

Il restait 2 cercles de 5 pas avant d’atteindre la clôture, le premier était une simple petite route qui faisait le tour du cercle avec posé sur les deux extrémités des statues d’animaux. Dans ce cercle se trouvait l’énigme de l’enfant et il devait fouiller sous chaque statue pour le trouver. Cette pièce représentait un peu son amour des animaux, mais surtout pour son chien Kojac cependant il n’y avait pas qu’un bouvier bernois comme statue, il y avait énormément d’animaux tous aussi fascinants les uns que les autres. La salle n’avait cependant dans pas mis de statue d’animaux lourds pour permettre à l’enfant de soulever les représentations animales sans les casser.

Le second était une simple table sur du carrelage qui faisait très laboratoire scientifique, mais pour le moment il n’y avait rien sur cette table. Les éléments de l’énigme n’apparaitraient que lorsqu’il aurait trouvé le petit papier sous l’un des animaux ce que l’enfant fit rapidement. Il devait trouver cette 4e énigme le plus rapidement possible pour pouvoir aller manger. Il regrettait un peu de ne pas avoir prévu un casse-croute pour l’examen, mais il n’avait jamais envisagé non plus que l’épreuve prendrait autant de temps. Il y avait bien 3h qu’il avait commencé son test et il espérait que ça ne durerait pas 3h de plus.

L’enfant souleva un chat, un hamster et un écureuil sans succès. Il se releva et il fit le tour des animaux, il voulait un peu utiliser sa tête et chercher une logique. Il souleva un ou deux animaux qui lui plaisaient bien et il trouva un papier sous le deuxième, mais c’était juste un papier qui avait une inscription pour lui dire qu’il venait de se faire avoir. Une fois le tour finit l’enfant élimina presque tous les animaux hormis 3. Si le papier était sous un animal, ça ne pouvait être que sous le bouvier bernois, sous le faucon ou sous la chouette.

Soit sous Kojac, pumkin ou alors sous la chouette qui était son animal préféré et qu’il désirait plus que tout au monde. L’enfant n’y croyait pas beaucoup, mais il souleva la statue du bouvier qui était totalement vide. Il lui restait plus qu’à faire le choix entre le faucon ou la chouette. L’enfant observa bien les deux animaux et il fit un pas en direction du faucon. Lorsqu’il fut devant, il décida de ne pas se baisser et de repartir, il avait changé d’avis. Il était jaloux de son amie parce qu’elle avait un oiseau gracieux, mais il ne désirait pas avoir un faucon. Il voulait un oiseau certes, mais pas celui-là, il voulait une chouette plus que tout au monde et il souleva donc cet animal qui hantait par moment ses nuits. Le papier fut bien sous l’animal et il soupira un peu. Il était content d’avoir eu raison et il se demandait bien ce que représentait chacun des ronds.

Il ne songeait pas à l’amour, mais plutôt à la matérialisation de chacun de ses défauts, tout ce qui n’aimait pas chez lui était matérialisé de différentes manières, car l’oiseau était un parfait symbole de jalousie. Il avait quelque peu était déçu de ses parents suite à cet oubli, mais ils ne les avaient jamais hais pour ça cependant il détestait en vouloir à ses parents parce qu’ils avaient été distrait. Par moment, il se mettait à penser qu’ils l’avaient fait exprès et cette pensée le rendait malade.

Lincoln relut une seconde fois le papier et avança en direction de la table tout en réfléchissant à ce qu’il venait de lire.

« Merlin l'enchanteur doit faire un philtre d'amour pour le roi. Pour cela il lui faut 4 cl de bave de crapaud. Il ne dispose que d'un récipient de 3 cl, d'un autre de 5 cl qui ne sont en aucun cas gradués et de son chaudron magique. Il dispose au total de 10cl de bave de crapaud. Comment peut-il faire pour mesurer ses 4 cl de bave ? »

Cette solution était un peu plus compliquée que les précédentes, mais elle restait quand même très logique et l’enfant pensait connaitre la bonne réponse. Il n’était pas sûr de sa réponse et il observa donc le chaudron et les différents récipients. Comme le disait l’énigme, il n’avait pas de graduation sur les différents récipients. L’enfant versa d’abord la moitié de la bave de crapaud dans le plus grand récipient. Remplis ensuite le deuxième récipient pour obtenir les 3 cl. Il lui restait donc 2 cl qu’il versa dans le chaudron.

*Bien j’ai la moitié de la bave qu’il me fallait à moi de réfléchir ensuite*

L’enfant avait un peu réfléchit et il savait qu’il fallait verser les deux tiers du plus petit récipient pour obtenir la bonne valeur cependant sans graduation arriver à 2/3 exactement était compliquer. Il devait y avoir une solution plus simple. Il réfléchit longuement en regardant les deux tubes et il relut encore une fois le contenant de chacun puis la solution lui apparut comme le nez au milieu de la figure

*Mais oui 5-3 = 2 donc si je verse le produit du grand récipient pour qu’il soit à la même hauteur que le petit ça fait que j’aurai versé 2 cl et donc j’aurai eu mes 4*


L’enfant prit bien son temps pour verser, il le fit en plusieurs fois pour ne pas verser de trop, et lorsqu’il fut satisfait de l’opération et que les deux tubes avaient le même nombre de cl, il sourit un peu. Il y avait peut-être une goutte ou deux de différences, mais lui à l’œil nu ne voyait pas la différence et comme il avait bien fait attention de ne rien renverser il devait y avoir les 4 cl dans la marmite.

-Voilà c'est bon non ?


L’enfant fut aspiré par le sol et arriva, de manière un peu brutale, dans la dernière pièce. Lincoln se frotta un peu son petit postérieur qui avait amorti sa chute pendant qu’il regardait autour de lui. C’était encore une pièce des plus étrange. Pour le moment la pièce était en perpétuel changement, comme si elle n’arrivait pas à se fixer. Tout dans la pièce bougeait constamment sans que rien ne soit jamais pareil, il n’y avait qu’une photo qui ne changeait jamais de place et c’était photo de sa famille au grand complet avec lui et son chien.

La pièce changeait tout le temps parce que Lincoln se voyait comme un être en constante évolution pour lui chaque jour le fait murir, progresser,etc. Il ne pensait pas que sa personnalité ou son intelligence était quelque chose de fixe et de définitif il pensait que chaque lecture, chaque nouvelle rencontre, chaque nouvelle découverte le faisaient devenir un peu quelqu’un de différent. Il n’avait qu’une seule chose qui ne changerait jamais et c’était l’amour qu’il portait à sa famille.

Une pièce qui changeait toujours, une pièce qui n’arrivait pas à fixer sa place puisqu’il n’arrivait pas à savoir exactement qui il était, voila le Lincoln actuel et voila pourquoi cette pièce pouvait n’être qu’aussi chaotique. L’indice par contre ne pouvait être qu’à un point fixe, l’enfant retourna le cadre et trouva le mot.

« Ces eaux ne viennent ni du ciel ni des rochers. Bien qu'elles descendent toujours de la même source, elles sont tantôt douces comme le miel, tantôt amères comme le fiel. Quelles sont-elles ? »

Voilà une vraie énigme. Celle-là posait problème à l’enfant et elle se rapprochait de celle que demandait le portrait pour le faire entrée dans la salle commune. C’était un vrai moment d’esprit ou il fallait utiliser tout ce qu’on savait pour trouver la solution. L’enfant n’avait pas la solution, mais il souriait comme il ne l’avait jamais fait depuis le début de l’épreuve. Il se sentait enfin revivre, enfin il se sentait entier puisqu’il pouvait faire marcher à plein régime son cerveau.

Cette énigme était celle qui allait lui offrit son heure de gloire, il allait devoir faire des efforts pour réussir et le niveau venait de monter d’un cran. Il n’avait pas encore fini avec cette salle qu’il avait hâte d’être à la suivante. C’était enfin ce qu’il avait toujours attendu comme question. Des questions n’ont pas d’enfant, mais qui demandait une vraie réflexion ?

L’enfant éliminait les pistes, ça ne pouvait donc pas être une rivière ou la pluie la première partie ne correspondait pas. Il fallait que se soit toujours du même endroit ais il ne connaissait pas un lieu naturel qui avait de l’eau douce Côme le miel ou amères comme le fiel. Il se promit de rechercher ce que c’était un fiel. L’enfant réfléchissait à s’en faire bouillir le cerveau.

Tout ce qu’il avait lu et appris c’était maintenant le temps de l’utiliser. Il ne se souvenait pas d’une cascade, rivière ou chute qui pouvait correspondre à cette description. Aucun n’avait un nom proche de miel ou fiel, peu importe la langue. Lincoln réfléchit longuement, mais il ne trouvait pas et les seules chutes qu’il connaissait était celle du Niagara, mais pas parce qu’ils les avaient visités, mais bien parce que sa mère utilisait souvent se terme la.

Les mordus avaient par moment des expressions bizarres, lorsqu’on pleurait beaucoup et que ça semblait sans fin les parents disaient que les larmes coulaient comme les chutes du Niagara. L’enfant essaya de faire sortir ses chutes de son esprit parce qu’il n’avait pas le temps de se replonger dans son passé. En plus, il ne voyait pas le rapport entre un vieux dicton mordu et l’énigme.

*Attends un peu. L’énigme n’a jamais dit que ça devait être un phénomène naturel ou plutôt un lieu précis. Maman disait toujours qu’on pouvait tout trouver en prenant le problème différemment*

L’enfant rassemblait les pièces du puzzle. Il réfléchit longuement pour savoir de quoi étaient faites les larmes et elle était faite d’eau ce qui correspondait bien à la première partie. Cette eau tombait également toujours du même endroit, les yeux, mais la dernière partie restait confuse. L’enfant se demandait également si la transpiration n’était pas la bonne réponse puisque c’était aussi de l’eau.

Après une longue réflexion, il mit de côté sa seconde hypothèse, car on pouvait suer de différent endroit et donc ce n’était pas toujours la même source. Il reprit son cheminement sur les larmes et il réfléchit. Pour lui les larmes n’avaient qu’une seule signification la tristesse alors pourquoi il y avait deux cas possibles ? Lincoln cherchait dans sa mémoire s’il existait des larmes autres que de tristesse, mais hormis dans les romans il n’en avait jamais entendu parler d’autres larmes.

Pouvait-on utiliser une référence littéraire pour faire croire aux gens qu’on pouvait pleurer de joie ? En même temps, l’enfant était convaincu que si on l’utilisait dans un livre c’était que c’était déjà arriver dans la vraie vie. On n’invente pas tout dans les romans et donc la réponse ne pouvait être que les larmes, il devait à présent énoncer la solution à voix haute.

-les larmes. Douces comme le miel lorsqu’on est heureux néanmoins elles sont amères comme le fiel lorsqu’on est tristes.

Il aurait simplement pu dire les larmes, mais il préférait préciser au cas où celui qui avait fait l’énigme était pointilleux et qu’il voulait une vraie réponse exhaustive. L’enfant attrapa une petite clé et fut un peu déçu que ce soit déjà fini. Il commençait enfin à s’amuser et on lui coupait son plaisir cependant il pouvait aller manger maintenant ce qui n’était pas plus mal en soi. L’enfant utilisa donc la clé pour sortir et Il fut assez surpris de voir qu'il avait passé 1h59 dans cette salle. Dans la salle sur demande il lui avait sembler avoir passer beaucoup plus de temps mais cette dernière devait avoir altérer sa notion du temps. Il partit donc prendre un bon repas bien mérité en repensant à cette journée des plus particulières.

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D'ailleurs il me reste 98/98 rp. Quoi c'est trop? bon d'accord 16/18 rp mais j'irais pas plus bas


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MessageSujet: Re: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Mar 18 Nov - 16:15

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Scott McBeth
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MessageSujet: Re: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Jeu 20 Nov - 18:20

J'avais écouté avec une attention certaine les explications précises de Miss Bosworth - pour l'épreuve précédente, les mises en garde de Miss Pendragon avaient été très utiles et je m'étais douté de quelques petits détails de l'épreuve (pourquoi s'étaient-ils acharnés à y mettre un Epouvantard ? J'avais trouvé cela un peu choquant, car même à partir de la 5ème année, nous n'étions pas forcément prêts à en rencontrer un). Celles de Miss Bosworth, notre nouvelle directrice depuis peu, d'ailleurs, me semblaient très claires ; je l'aimais bien, certains la trouvaient un peu trop fragile en apparence pour nous diriger, mais je lui devinais une sensibilité particulière, à laquelle j'étais moi-même sensible. Elle était douce et compréhensive et savait à mon sens se faire respecter sans pour autant être horriblement stricte, ce qui était en réalité bien plus difficile que de faire simplement régner la terreur dans une salle de classe.

Je me trouvais près de Ruby, nous échangeâmes un sourire et nous souhaitâmes mutuellement bonne chance, quand le départ fut donné. Nous étions dans le même groupe de participants, et lorsqu'elle y rentra avant moi, je priai de toutes mes forces pour qu'elle réussisse et ne rencontre pas d'obstacles majeurs - après tout, nous nous battions pour la même maison... mais je m'inquiétais aussi pour elle, si l'épreuve était un peu trop psychologique. D'un autre côté, elle avait toute ma confiance : c'était une des rares personnes, avec Haley, et Kenza plus récemment, avec qui j'aimais partager mes connaissances et discuter sur le sujet, car elle partageait aussi ce goût de l'apprentissage et du savoir.

Je ne la vis pas ressortir, mais en tout cas, ce fut à moi quelques temps plus tard. Habillé simplement de mon uniforme, et ma baguette à la main, je pénétrai dans la salle sur demande après un regard encourageant de ma directrice de maison.

J'entrai dans... Une bibliothèque. Elle était ronde... Non, pas exactement : elle était en spirale. La pièce était en ronde mais les rayons s'enroulaient les uns au dessus des autres et montaient, montaient, montaient... Je levai les yeux : la hauteur était vertigineuse. Il y avait des livres par milliers, et les étagères montaient si haut que le ciel clair, tout là-bas, très haut, n'était qu'une petite lucarne, qui éclairait le puit d'une lumière claire et brillante. Je m'avançai un peu, intrigué, et me mis à parcourir les titres des grimoires : il y en avait sur tout, tous les sujets, toutes les périodes, tous les types de livres : romans, analyses, livres de cours, essais... Je fis glisser mon doigt sur une tranche, au hasard. Il y eut un petit clic, et une porte se découpa dans l'étagère devant mes yeux, et s'ouvris silencieusement. Elle s'ouvrait sur un dédale d'étagères, à perte de vue, comme si je me trouvais au centre d'un labyrinthe. Le coeur battant d'excitation, je me déplaçais de quelques mètres, et caressai un autre livre : une porte, ronde cette fois, s'ouvrit pour laisser place à un couloir immense, haut, large, lumineux comme une journée d'été, et se matérialisa autour de lui une roseraie, puis tout un jardin dont l'éclat me paraissait enchanté. Je me déplaçai encore, touchai un livre : une porte apparut, mais resta fermée, malgré tous mes efforts. Un peu plus loin, une autre encore : elle s'ouvrit sur une salle d'étude qui m'était familière. Une autre : elle s'ouvrit à moitié, me laissant le loisir de glisser seulement un oeil, pour ne rien voir. Tout était noir, et l'air qui s'en échappait était assez froid. Quand j'eus fais le tour de la bibliothèque, je revins au centre, tout en me disant que si ces pièces représentaient des parts de notre esprit, elle était définitivement en lien avec le savoir, l'apprentissage. Je me rendis alors compte qu'un livre était ouvert, par terre ; je le saisis. Sur la page blanche, il y avait simplement écrit :


Vous êtes en cours d'arithmancie et votre professeur vous demande la moitié de 12. Votre voisin répond 7, et à l'aide d'une craie, il prouve au tableau qu'il a raison. Comment est-ce possible ?


Je souris, et attrapai la plume magique qui s'était elle aussi matérialisée. J'écrivis à la suite : XII, que je barrai d'un trait transversal. Les énigmes mettant en jeu des chiffres romains existaient en bon nombre. Aussitôt, je sentis comme une légère brise caresser ma peau, et la pièce se mit à changer... J'eus l'impression furtive de voir tous les éléments rentrer les uns dans l'autres, comme des rouages, fusionner, puis plus rien.

J'étais face à un mur de pierres, comme ceux des couloirs de Poudlard, et une porte en bois clair, toute simple, était la seule variation. J'agitai ma baguette pour l'ouvrir ; elle s'ouvrit sans problème. Je la passai et me retrouvai... Dans la même configuration. Cette fois, la porte était d'une étrange couleur argentée, sans être vraiment en métal, mais pas en bois non plus... J'agitai ma baguette : rien. Surpris, je mis la main sur la poignée ; je la trouvai tiède, douce, contrairement à ce que j'avais présagé. Elle s'ouvrit, cette fois, sans un bruit. Une autre porte apparut : de différents bois dépareillés, un peu griffés, vermoulus - elle n'était même pas fermée, je passai en la poussant simplement. Quel était cet endroit ?! Que représentait-il ? L'enfance, l'adolescence, les passages, mais quels passages ?! La porte suivante était assez petite, fine. Elle était peinte d'un bleu couleur ciel, et quand elle s'ouvrit et que je la dépassai, je reconnus dans la peinture une odeur familière. Je passais encore quelques portes de couleurs et de matières variables, certaines s'ouvrant d'un simple sortilège, d'autres à la main, plus ou moins facilement. Mais arrivé à une porte, je butai : elle était grande et double, mais aucun des battants ne semblaient vouloir bouger. Elle était gris foncé, d'un métal sombre, comme la porte d'une banque. J'avais tout essayé : rien ne l'ouvrait. Quand je finis par tapoter d'autres endroits que la serrure du bout de ma baguette, des inscriptions apparurent dans le métal, comme si on l'avait chauffé. Les lettres incandescentes marquaient :


Témoignage d’amitié,
La valeur est sans importance.
Coutume de civilité,
A Noël il fait partie des invités.
Qui est-il ?


... Cette pièce avait-elle un lien quelconque avec l'amitié ?! Je me retournai brusquement, mais il n'y avait aucune trace des autres portes derrière moi, juste un mur vierge. Perturbé, mon esprit s'échappa un peu de l'énigme, et tenta de faire un lien possible... Oui... Mais... Comme c'était étrange ! Je levai ma baguette et écrivis pensivement, en lettres de feu sur la porte : un cadeau, et la porte disparut, emportant le mur avec elle. Je fermai les yeux.

Autour de moi, tout était vide. La pièce était petite, et absolument vide... C'était étrange, mais je me fis la réflexion que jamais la salle sur demande n'avait du apparaître aussi vide et simple. Je ne compris pas tout de suite, en faisant quelques pas sur le plancher bien ciré, d'une couleur chaude. Mais après quelques secondes, je reconnus l'odeur : celles des murs de notre maison, en Ecosse, l'enduit mélangé à la tourbe. Je mis la main dessus : oui, c'était exactement ça. Curieusement, le mur semblait vibrer sous mes doigts... Pourquoi ils... Oh !! Je m'écartai presque dans un sursaut de dégoût de la paroi : elle était mobile. Elle avançait vers moi, lentement mais sûrement. Me retournant brusquement, je constatai que celle de derrière aussi... Toutes à vrai dire... Et le plafond descendait lui aussi ! Tout avançait en silence vers le centre, et j'étais absolument certain qu'elles ne s'arrêteraient pas pour moi. Je tentai plusieurs sortilèges sur les parois, en priant que l'énigme apparaisse vite. Un goût amer avait envahi ma bouche : si ces murs étaient chez moi, chez mes parents, la pièce était forcément liée de près ou de loin avec la notion de famille, et il n'y avait pas besoin d'être un génie pour en conclure que mon inconscient n'était pas très flatteur à ce sujet. Tous les sortilèges possibles et imaginables n'avaient aucun impact, je finis par plaquer mon dos contre le mur pour essayer vainement de le repousser, comme tout être qui se trouve coincé et tente le tout pour le tout. Sur le mur d'en face apparut alors la fameuse énigme, et je n'en fus pas fâché (elle était écrite d'une main d'enfant qui avait écrit avec ses feutres sur le mur) :



Dans une famille de 9 enfants, la mère dispose de 7 patacitrouilles. Voulant en donner également à ses enfants, comment dois faire la mère pour partager équitablement les 7 pommes à ses 9 enfants en utilisant les 7 et rien d'autre ?


Si j'avais besoin d'une quelconque confirmation que tout cela était en rapport avec la famille...

Voyons, me dis-je en partant tout de suite dans les calculs, les multiples communs, dénominateurs et... Oh, mais non, c'était simple (dans les résultats, pas dans la pratique, allez donc couper des patacitrouilles en 9 !) : la mère n'avait qu'à couper ses patacitrouilles en 9, puis en donner 7 morceaux à chaque enfant. J'écrivis la réponse dans l'air avec ma baguette et la projetait contre le mur ; au moment où elle le toucha, les murs s'arrêtèrent et la pièce disparut.

J'eus une sensation étrange, qui sembla arracher de moi toute l'énergie négative que j'avais accumulé dans la pièce précédente : j'eus l'impression de voler pendant quelques secondes, de me sentir incroyablement léger, avant que le sol se matérialise sous mes pas.

J'étais dehors - du moins, le pensai-je. Car j'étais sur une rive, recouverte d'une herbe grasse ; plus loin une petite rivière qui chuchotait doucement la coupait, on accédait à l'autre rive par un petit pont argenté, délicat mais qui semblait très solide. Sinon, j'étais entouré, encerclé même, de cerisiers en fleurs, et cela sentait merveilleusement bon ; leurs branches étaient chargées de fleurs et il y en avait partout, formant un mur, un ciel même. C'était seulement quand j'y regardais de plus près que j'apercevais de minuscules bercées bleu clair vers le ciel, au-dessus de ma tête. Je souris : je savais où je me trouvais. Et je savais parfaitement, aussi, ce que je devais faire. Je cueillis une fleur de cerisier pour la respirer, avant de me diriger vers le petit pont. M'engageant dessus, je m'arrêtai juste pour contempler la clarté bleutée de l'eau de la rivière - c'était la même que le ciel, et la même que les yeux de quelqu'un qui me semblait présent avec moi, ici. Il me semblait que cette pièce représentait l'endroit le plus secret de mon coeur, et j'étais émerveillé et ému à la fois de la voir aussi joliment représentée. Finalement, j'arrivai sur l'autre rive et trouvai un petit parchemin blanc où l'écriture d'Haley indiquait :



Merlin l'enchanteur doit faire un filtre d'amour pour le roi. Pour cela il lui faut 4 cl de bave de crapaud. Il ne dispose que d'un récipient de 3 cl, d'un autre de 5 cl qui ne sont en aucun cas gradués et de son chaudron magique. Il dispose au total de 10cl de bave de crapaud. Comment peut-il faire pour mesurer ses 4 cl de bave ?


J'eus un petit sourire, et m'assis dans l'herbe moelleuse. A l'aide de ma baguette, je griffonnais quelques chiffre le temps de réfléchir : voyons, il fallait que je m'aide des récipients de 3cl et de 5cl pour en faire 2cl, la clef était là... Si je remplissais celui de 5cl, puis le vidais dans celui de 3cl, il m'en restait 2cl... C'était bon ! On les versait dans le chaudron, puis on répétait l'opération. On obtenait bien, au final, 4cl. J'écrivis le résultat au propre, avec un petit regret de quitter cet endroit apaisant.

... L'endroit qui apparut alors fut le plus surprenant de tous. Je me trouvais dans une pièce qui avait plusieurs côtés, peut-être dix, mais j'avais l'étrange impression qu'il n'y avait rien au dehors, sinon le vide. Elle était de taille moyenne : le mur derrière moi était recouvert d'une jolie tapisserie bleue et bronze qui n'était pas sans rappeler la salle commune de Serdaigle. Je m'aperçus alors que chaque pan était recouvert d'une matière différente : celui d'après était d'un bois clair qui me fit penser à la chambre d'Ophelia, il y avait un mur de béton brut un peu abîmé, il y avait un mur comme celui de la pièce qui bougeait, mais il ne bougeait pas cette fois... Je fis le tour, les regardant tous les uns après les autres, perplexe. Il y avait une unique fenêtre, et elle donnait sur un paysage écossais, contrastant avec ma persuasion qu'il n'y avait rien au dehors. De plus en plus perdu, je m'approchai alors de ce qui se trouvait au centre : un cube noir aux parois brillantes, très hautes, presque jusqu'au plafond. Je fis le tour du cube : aucune entrée possible. Etrange... Je mis ma main sur la paroi et aussitôt je la sentis qui m'aspirait : j'étais à l'intérieur du cube ! Je poussai une exclamation de stupeur et allumai ma baguette - il faisait sombre : ma position était très inconfortable, car il y avait à l'intérieur du cube d'autres cubes de plus en plus petits, faits de la même matière et j'étais coincé entre deux parois... L'une pressait mon dos et l'autre mon torse, et je tentai tant bien que mal de faire le tour du cube à nouveau, mais ce n'était pas un labyrinthe en spirale, c'était simplement des cubes les uns dans les autres et j'étais coincé... Après une seconde de réflexion, je posai à nouveau ma paume sur le cube, et le traversai. Je les traversai tous de cette manière, jusqu'à arriver au milieu, dans un cube d'un mètre sur un mètre, pas plus. Par terre, il y avait un petit cube noire, avec un verrou : c'était une boîte. Mon coeur se mit à battre plus fort : je voulais absolument voir ce qu'il y avait dedans, j'ignorais pourquoi, mais c'était presque un besoin vital. Il y avait un petit carton posé dessus, avec inscris l'énigme en lettres dorées :


Ces eaux ne viennent ni du ciel ni des rochers. Bien qu'elles descendent toujours de la même source, elles sont tantôt douces comme le miel, tantôt amères comme le fiel. Quelles sont-elles ?


Ce fut l'amertume qui me donna la réponse. J'écrivis : les larmes, le coeur battant. Ouvre-toi, ouvre-toi, suppliai-je la petite boîte. Au lieu de ça, cette fois, ce ne fut pas la pièce qui disparut tout de suite, mais une petite clef en bronze qui apparut sur le dessus de la boîte - la clef de l'épreuve. Je la saisis : elle ne correspondait pas du tout à la serrure de la petite boîte, et à peine eus-je pris la clef dans ma main que tout disparut, et que je me retrouvai sur le seuil de la salle sur demande, la clef à la main, devant le sourire de maternel de Miss Bosworth.

Je lui rendis en montrant la clef, une boule étrange dans le fond de la gorge. Quelle que soit cette dernière salle... Elle m'avait laissé perplexe, et je regrettais de ne pas avoir pu emmener la boîte avec moi, ou l'ouvrir tout du moins...

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Particularités: Je suis un chapeau ayant appartenu à Godric Gryffondor, vieux de mille ans, qui pense et qui parle… C'est assez particulier pour vous ?
Ami(e)s: Voir au chapitre précédent.
Âme soeur: Oh-oh, à mille ans, serais-je encore attirant ? C'est gentil de vous faire du souci pour moi, mais… je suis un chapeau ! ^^

MessageSujet: Re: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Jeu 20 Nov - 18:20

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MessageSujet: Re: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Sam 22 Nov - 0:12

Je glissai mon doigt sur la page vierge de livre face à moi, puis jetai un regard circulaire à la pièce. Elle était tout à fait banale, tout comme l'ouvrage qui ressemblait à n'importe quel grimoire de la bibliothèque de Poudlard. La pièce devait-elle représenter mon inconscient ? Je mordis ma lèvre inférieure. Je n'étais pas aussi creuse, tout de même ! Je tapotai la page de ma baguette en lançant la formule pour y révéler les écrits invisibles, mais rien ne se produisit. Je fronçai les sourcils, et me décidai à tourner la page. Je n'eus pas le temps de crier ; la pièce avait tourné comme une page, et tout avait fait une rotation, le sol avait tourné comme la page, s'élevant et me traversant, et je me tenais à présent debout devant le livre, comme à l'initial, mais la pièce avait totalement changé. Elle était remplie de plantes étranges que j'avais vu dans mes livres, et elles envahissaient les murs qui étaient aussi couverts de croquis de dessins de ces plantes... Je fixai la page du livre que je tenais encore dans ma main, décontenancée, et me décidai à en tourner une autre. Une nouvelle fois, tout bascula, et j'avais l'impression d'être dans ces livres d'enfants dont les pages faisaient apparaître des constructions en papier cartonné en relief qui m'émerveillait toujours. Cette nouvelle salle était remplie d'objets qui ne cessaient de changer de forme, ce qui me faisait beaucoup rire.

J'avais envie de découvrir toutes les pages de ce livre, et j'oubliai bientôt que j'étais en pleine épreuve. Je tournai la page, et le sol imita son mouvement. La pièce était remplie d'un tas de parchemins empilés couvert de mon écriture et de mes dessins. Je tournai. Des éclairs de sortilèges volaient dans tous les sens. Je tournai. J'avais de la potion violette jusqu'aux genoux. Je tournai, tournai, tournai, admirant avec avidité les nouvelles pièces une à une jusqu'à que je pousse un cri terrifié. La nouvelle pièce qui venait se matérialiser était horrible, des yeux étaient sur tous les murs et me fixaient, et j'eus si peur que je déchirai la page en essayant de la tourner, et il me fallut respirer longuement pour prendre une nouvelle page et la tourner. La nouvelle pièce avait les murs couverts de fourrures de créatures magiques, je reconnus aussi une carapace de Crabefeu ou de Scroutt à Pétards. Je n'avais plus envie de m'amuser, la salle et ses yeux me hantaient trop, et je me décidai à chercher l'énigme. A l'instant même où je me demandai où la trouver, elle s'écrivit sur la page du livre, une plume se matérialisant à côté. Je la lus, réfléchis un instant avant de prendre la plume et d'écrire la réponse. C'était plus facile, il me semblait. Lorsque j'eus fini d'écrire, le noir envahit la pièce en une seconde et je sentis les murs vibrer.

La lumière se fit à nouveau, et je clignai plusieurs fois des yeux, curieuse. Devant moi se dressait une... Montagne de paillettes ? On aurait dit la poudre, quelque chose de volatile, et pourtant cela brillait et donnait envie d'y plonger les mains ! Il y avait une légère brise visiblement, et la poudre de toutes les couleurs voletaient parfois, formaient des petits monts et des vallées... C'était fascinant comment elle semblait construire des formes pour ensuite les faire disparaître, ce tas semblait évoluer en permanence ! Je m'avançais, avide, avant de pousser une exclamation de surprise. Il y avait une paroi de verre devant moi ! Elle était visiblement toute fine, et invisible, mais elle m'empêchait de passer. J'étais perplexe. Devais-je briser le mur pour passer de l'autre côté ? Je réfléchissais, une boule au ventre. Ses pièces devaient représenter des choses de notre inconscient, pas vrai ? Clairement, celle-ci devait représenter mon isolement... Un nuage noir enveloppa mon esprit. Je ne voulais pas rester ici, je voulais sortir de cette pièce. J'hésitai. Comment faire apparaître l'énigme. Je me penchai, et soufflai de la buée sur la paroi de verre. A ma grande satisfaction l'énigme apparût, et je la lus, un peu anxieuse. C'était une devinette ! Il me fallut un petit moment avant de trouver la réponse, et je soufflai de la buée pour écrire. Je sentis un immense soulagement lorsque le noir tomba sur la pièce à nouveau. J'avais réussi !

Je fus une nouvelle fois surprise de la pièce, et apeurée. Tout était disproportionné ! J'étais minuscule et tous les objets autour de moi était immense ! J'avais l'impression d'être dans Alice aux Pays des Merveilles. A côté de moi se dressait un énorme coussin, de la taille d'une maison. De l'autre côté, il y avait une énorme fourchette ! On aurait dit qu'elle faisait la taille d'un immeuble ! Je me mis à avancer, serrant ma baguette dans ma main. Il y avait un tas d'objets hétéroclites, mais ils étaient tous si grands, j'étais minuscule ! J'avais l'impression d'être au mauvais endroit, et c'était très déroutant. Je regardai tout ce qui m'entourait, essayant de trouver un sens, mais c'était des objets banals, du genre qu'on trouvait dans n'importe quelle maison ... Un livre, un verre à pieds qui auraient pu contenir une piscine olympique, un chausson de danseuse, un vernis à ongles, un stylo, une chaussette, un ordinateur... Je m'en approchai. Le clavier faisait la taille d'un terrain de tennis. J'appuyai sur une touche au hasard, et l'écran s'alluma, faisant apparaître l'énigme suivante. Oh non, il y avait des chiffres, je n'aimais pas ça... Je m'assis, me décidant à prendre mon temps pour réfléchir, tout en regardant les objets. C'était étrange, ils semblaient baigner dans une lumière particulière tandis que j'étais dans une semi-obscurité. Je me reconcentrai sur l'énigme. Maman aurait trouvé facilement, elle aimait bien les chiffres... Je comptai sur mes doigts, encore et encore, cherchant à additionner, diviser, soustraire... Avant d'avoir une idée stupide. Je me levai, et allait de touche en touche pour écrire la réponse. A chaque fois, il me fallait sauter pour enfoncer la touche, et je me sentis parfaitement ridicule mais une fois la réponse écrite, je fus plongée dans l'obscurité totale et je sus que j'avais eu raison.

Je commençai à me prendre au jeu ! Cette nouvelle pièce était étrange, toute vide, avec un milieu un gramophone. Il était ancien, mais très joli, avec des gravures dessus, on aurait dit qu'il sortait tout droit des vieux films romantiques que je regardais parfois avec Kimberley... Je m'approchai. Il y avait un 33 tours, et je me décidai à l'écouter, toute curieuse. Une nouvelle fois, je fus stupéfaite. Il n'y avait pas simplement une jolie mélodie... De l'intérieur du gramophone sortait des images ! C'était comme des petites figurines qui prenaient vie un court instant avant d'imploser comme des petites bulles. C'était comme des courtes BD, il y en avait dans tous les sens, il y avait une princesse, un prince, des fleurs, des animaux, un tas d'objets comme une bague, une lettre manuscrit, un flacon de parfum... Les choses interagissaient entre elles parfois, racontant des petites histoires, et certaines m'étaient familières... J'avais l'impression d'en avoir imaginer ! Mais c'était en tout cas des jolies choses, toutes très imaginatives... A force de regarder, je compris que c'était souvent des histoires d'amours, ou de rencontres ; c'était poétique et romantique à chaque fois. J'avais envie de regarder les images tout l'après-midi, c'était comme un petit film incessant... Mais l'épreuve ! Je secouai ma tête, et eus une idée. Je retournai le disque, et fis jouer l'autre côté. Du gramophone sortit alors des lettres qui formèrent l'énoncé d'une énigme. Oh non, encore des mathématiques ! Découragée, je poussai un grognement dépité. Je me mis à réfléchir, et je ne sais pas combien de temps et de tentatives il me fallut pour enfin trouver la solution.

Je fus à nouveau dans une nouvelle pièce. Celle-ci aussi était vide, avec simplement au centre... Je sentis ma gorge se nouer. Un miroir rond, qui faisait ma taille. Je m'approchai timidement, sentant mes jambes trembler. Mais... Il n'y avait aucun reflet ! Je ne comprenais pas. Je touchai le miroir, et eus une exclamation. Je pouvais le traverser ! Je fis un pas, et me retrouvait de l'autre côté, dos au miroir. Je me tournai, et constatai que cette fois je me voyais. C'était moi, rien d'extraordinaire. Je me décidai à traverser à nouveau le miroir, et lorsque je me regardai, je sentis les larmes monter instantanément. C'était moi, mais j'étais énorme, j'avais la graisse qui pendait même de mes bras... Je me touchai, paniquée. Non, je n'avais pas changé pourtant ?! Je fis un pas dans le miroir. Cette fois-ci, ce n'était pas mon reflet, mais celui de ma mère qui me regardait. Je traversai à nouveau. J'étais là, heureuse, des livres sous le bras, avec un sourire et un air réfléchi. A chaque nouvelle traversée, je découvrais un nouveau reflet. Je vis ainsi ma grande sœur me regarder, une version grande et jolie de moi-même, un reflet qui semblait préoccupé par ce qui se passait dans sa tête, une foule qui m'observait, et ainsi de suite. C'était toujours moi, ou lié à moi, à la manière dont on me voyait ou je me voyais... Combien de reflets allais-je voir ? C'était à la fois fascinant et terrifiant. Est-ce que ça représentait qui j'étais ? Il fallait que je trouve l'énigme, il le fallait, mais je n'arrivais pas à m'arrêter de me regarder, je passai les différents mémoires sans m'arrêter, obnubilée par ce qu'il me renvoyait, différent à chaque fois. Je voulais sortir, mais je voulais en savoir plus, voir plus de facette, encore et encore, encore...

Le noir se fit soudain et je me sentis aspirée hors de la salle brusquement. J'eus un hoquet de surprise. Devant moi, Mademoiselle Bosworth me fit un sourire doux et m'expliqua que mon temps était écoulé, et que je n'avais pas réussi à aller jusqu'au bout. Je clignai des yeux plusieurs fois, sous le choc. Les reflets étaient encore si présents... Et je ne cessai de me demander ce qu'ils voulaient tous dire, l'épreuve s'effaçant complètement de mon esprit alors que je restai ainsi à me questionner.

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Choixpeau Magique
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MessageSujet: Re: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Sam 22 Nov - 0:12

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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Lun 24 Nov - 19:21



Perso, au début, quand on m’a dit que c’était l’épreuve de Serdaigle, j’étais pas super enjouée. Si c’était des défis du genre : lire un bouquin en une heure, réciter la biographie de Dumbledore par cœur ou jouer à un jeu spécifiquement intellectuel sans alcool comme lot de garantit, moi je voulais pas y aller. Alors je n’y suis pas allée. Sauf que voilà, dans ma liste de potes, y avait deux catégories : ceux qui me suivaient, ceux qui faisaient ce qu’ils voulaient. Du coup, certains y sont allés. Et quand je les ai vus revenir avec une mine perplexe et parler vivement entre eux, j’ai commencé à me poser des questions. Pire encore quand ils ont commencés à parler de Scott qui avait l’air d’avoir défoncé son épreuve, et ça blessait un peu mon estime de Miss. Hum. Fallait que je fasse quelque chose. Parce que, si au début je la prenais pas trop au sérieux, cette coupe,  maintenant ça changeait. Ca devenait à proprement dit un concours entre maisons. L’épreuve de Pendragon avait fait pas mal de bruit, parce que pleins d’élèves s’étaient retrouvés au milieu d’un guettapant de gobelins en appelant leur mère, ou coulé dans le lac par les strangulots, ou bien rattrapés par les araignées dans la forêt. En gros, y avait eu pas mal de blessées, peu de victorieux. Et parmi eux, Lizlor, Ruby et moi. Pour cette épreuve, fallait bien être en 4 eme année au moins pour réussir, mais surtout avoir beaucoup de confiance en soi. C’était pas donné à tout le monde. Alors ça avait un peu réveillé toute l’école. Ca avait aussi trié ceux qui se trouvaient au niveau de participer et ceux qui ne l’avaient pas fait et regrettaient.

Dans tous les cas, quand je décidais enfin de me ramener devant la salle sur Demande, où une petite file attendait son passage. Par chance, c’était Mme Bosworth qui organisait l’épreuve, et donc, c’était pas autant le bordel qu’avec Pendragon. Tout le monde avait un ticket, et une pote m’en avait pris un. Je commençais à frémir et lorsqu’on m’explique les règles, je saisis l’importance de l’organisation de la chose. Deux putains d’heures pour l’épreuve ! Olallalalala, nan mais fallait vraimmmment lire un bouquin ou quoi ?! J’appris néanmoins rapidement qu’il fallait trouver une clé blablabla, pour pouvoir sortir. Ok. Jusque-là nickel, j’étais douée pour trouver. Ca n’alla plus quand on me parla d’esprit et d’énigme… Que, quoi ? J’étais pas Sherlock Holmes, moi, fallait pas pousser ! Mais justement c’était mon tour, et je pénétrais dans la salle, un peu renfrognée.

Sauf qu’en tournant la tête, je me retrouve au milieu de nulle part. Genre ; vraiment. Mes yeux ont du mal à s’habituer à la lumière flamboyante, et je mets quelques secondes à entendre les clameurs venant… Du bas. Puis, ce que j’avais pris pour de la brume s’avère être des nuages, et ce bleu étincelant qui m’environne ne peut être que le ciel. Je suis suspendue dans le vide, marchant sur ce qui me semble être une branche d’arbre géante. Je suis seule. Mais pas pour longtemps. Parce que tout à coup, des feux d’artifices se mettent à voler autour de moi, en explosant de milles couleurs, me taquinant alors que j’éclate de rire. J’en manie quelques-uns avant qu’ils ne replongent dans le vide, en dessous de moi. J’adore me promener dans la forêt et grimper un peu partout. J’adore les sortilèges. La reconnaissance. Mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est ce qui vient d’apparaitre sous mes yeux. Un souaffle flottant dans l’air. Je n’hésite pas et prends mon élan ; puis je saute. Je saute dans le vide et l’attrape au passage. Alors je chute. Je chute et le vent me fouette le visage, j’entends les clameurs devenir plus fortes, plus puissantes, plus imposantes. Je vibre quand les bras m’enserrent joyeusement et me hissent. On me sourit, on m’appelle de toute part, on m’enserre et on m’embrasse. Je ne connais pas ces gens, mais à cet instant, ça m’importe peu. On me tend alors des cadeau, j’enfile un dragée dans la bouche et le gout poivre me fait sortir de la fumée par les oreilles ! J’explose de rire, on explose tous de rire. C’est là qu’un gars débarque devant moi en me disant qu’on a cours d’arithmancie, on rit tous en le taquinant qu’on s’en fout, qu’on sèche, mais il me tend un papier et je me rends compte que je ne suis absolument pas dans la réalité.


Vous êtes en cours d'arithmancie et votre professeur vous demande la moitié de 12. Votre voisin répond 7, et à l'aide d'une craie, il prouve au tableau qu'il a raison. Comment est-ce possible ?


Ahhhhhh, mais j’étais en train de m’amuser, moi ! Tout le monde s’empresse autour de moi, et je m’assois sur l’herbe fraiche du terrain de Quidditch, qui lui-même semble flotter dans l’air, parce qu’il tangue un peu. Moi perso, quand j’arrive pas à traiter des sujets comme ça, le mieux, c’est de fouiner sur un moyen alternatif d’y arriver. Je veux dire, il n’y a pas qu’une seule solution à un devoir, y en a plusieurs, suffit d’avoir l’esprit ouvert ! J’me rappelle d’un cours où on écrivait bizarrement, et une nana m’avait dit que c’était des chiffres romains. Je suis pas une bille, je sais que la moitié de 12, c’est 6. Mais comme la réponse, c’était 7, bah fallait trouver le moyen de trouver sept quoi. Je souris malicieusement. Ca c’est tout juste le genre de farce que je ferais en cours si le prof m’interrogeait ! C’était tout droit signer Rita ! J’écrivis 12 en chiffre romain et le coupait en deux.  J’étais pas une cruche, mais rien que pour faire chier le prof, je voulais lui montrer que j’avais mes propres ressources et résultats, et que de cette manière, j’avais raison et tort en même temps.

Le papier s’enflamma alors et tout devint noir. Un grand coup de vent vint éteindre le feu. Petit à petit, la salle s’éclaircit et je me retrouvais au milieu d’un paysage abandonné. Je baissais les yeux, et une fois encore, je me retrouvais sur quelque chose, et en hauteur. C’était un pilier en pierre. Je fronçais les yeux en découvrant tous les piliers qui me faisaient face, tous recouverts de mousse, et que je me devais d’atteindre un par un pour atteindre un centre, au loin. Hum. Le truc, c’est qu’il y avait pas un seul chemin à suivre, y avait que ça, des piliers, partout autour du point central ! J’étais sportive, ils étaient facilement atteignables, mais j’avais l’impression que je ne devais pas prendre la route la plus facile : foncer droit devant moi. Alors je sautais sur le pilier à la droite. Quand mon pied l’eu atteint, il tangua légèrement, si bien que j’en empruntais un autre. Cette fois, il resta sur place, et des pages de livres vinrent grimper dessus, accompagnés de notes de musiques, pour m’envelopper dans un tourbillon. Je fronçais les sourcils, mais les pages avaient disparues et il commença à tanguer à son tour, alors je sautais. Rapidement, je m’aperçus que je ne pouvais rester sur tous ces piliers qu’un certain temps. Quand ils se mettaient à tanguer très rapidement, ils s’effondraient une fois que je les quittais. Je ne comprenais pas. Mais à d’autres instants, je pouvais me reposer sur certains d’entre eux, reprendre mon souffle pour avancer, et je découvrais toujours quelque chose de nouveau. L’un s’est recouvert d’épines noires et pointues qui m’avaient encerclées sans me toucher. De ces ronces étaient nées des roses rouge vives, et un vent glacial qui se réchauffa progressivement. Les épines s’étaient rétractées. D’un autre avait jailli des confettis, d’un autre encore, des modèles de runes embrasés. C’est là que je compris. L’amitié. Nath, Ana, Caleb, Will. Et ce n’était pas terminé. Sur un autre, des fumées et odeurs de potion, des odeurs de café et petit déjeuner, des photos anonymes envolées : Ewan. Une rose blanche resplendissante, des morceaux de verres et des dragées blancs gout savon : Ruby. Et parmi quelques autres, le dernier avant que j’atteigne enfin la plate-forme : une bourrasque brûlante, un jet de feu d’artifice, un air de valse et une curieuse odeur de sapin, je devinais : Seth. J’arrivais au point central. Encore un papier.


Témoignage d’amitié,
La valeur est sans importance.
Coutume de civilité,
A Noël il fait partie des invités.
Qui est-il ?


Hum. Le tout ne me disait pas grand-chose, mais globalement, j’aimais plutôt les devinettes du genre. Qu’est-ce qu’on donne à ses amis ? De l’attention, du soutien. On le donne aussi à Noel, n’est-ce pas ? Et moi qui avais galéré à mort, à Noel, pour trouver un cadeau à Seth ! Un cadeau ! Je me dépêchais d’écrire la réponse, tout à fait satisfaite de moi et souri lorsque le papier s’envola.
Ce qui me fit face ne me plut pas du tout. Jusqu’à présent, je n’avais pas craint la hauteur, ni même la difficile et sportive épreuve des piliers recouverte d’embuches. Parce que là, j’étais dans un couloir. Long, froid, infini. Sur ses murs, des photos hachurées. Je fronçais les sourcils, avançais d’un pas et tout à coup je sentis le sol comme fondre sous mes pieds. Il m’absorbait ! Je me retenais aux parois des murs mais ils étaient particulièrement glissants. Je me débattais, et tout à coup, un bâton en bois sorti de nulle part. Je comptais m’y accrocher pour me hisser et me dégager mais à l’instant où j’allais poser ma main dessus, il se couvrit d’épines. Je reculais et arrêtais de me débattre, frustrée, la peur commençant à me saisir, la colère, aussi, de ne pas trouver de quoi me soutenir ! J’étais comme abandonnée et je détestais ça. Il faisait froid et je n’avais aucun moyen de me dégager. Et soudain, les cadres de photos se mirent à vibrer, et l’un d’entre eux me tomba dans les mains, faisant apparaitre l’énigme.
Dans une famille de 9 enfants, la mère dispose de 7 patacitrouilles. Voulant en donner également à ses enfants, comment dois faire la mère pour partager équitablement les 7 pommes à ses 9 enfants en utilisant les 7 et rien d'autre ? (pas de sortilèges possibles !)
Je fronçais les sourcils et versais une larme. La famille. Bien sur, je connaissais la réponse. Comment ne pas la connaitre avec une famille au nombreuse que la mienne, une famille qui me manquait terriblement mais rejetait tout aussi fortement ma condition de sorcière ? Et James qui avait essayé de me tuer, et ma grand-mère qui semblait être d’une aide profitable… J’écrivis la solution, la colère et la tristesse se noyant sur le sol froid.

Les cadres anonymes vibrèrent fortement, tombèrent en fracas et tout disparu.

Cette fois, tout changea radicalement. Je me retrouvais dans une salle, cette fois, abandonnée.  Les vitres, nombreuses, et les miroirs, tout aussi nombreux, avaient explosés en morceaux sur le sol de béton fissuré. Il ne faisait pas froid pour autant, il faisait même plutôt chaud. Je regardais autour de moi et vis quelques détails : une fiche de partition de musique était déchirée au coin d’une cheminée dont le feu crépitait faiblement. Soudain, alors que je m’en approchais, ce même feu vrombrit et grandit subitement. Je m’en éloignais, surprise, alors qu’il redevenait faible. Je remarquais la présence de canapés dans un coin de la pièce et m’y installais. Ils étaient confortables et moelleux, et dégageais une bonne odeur. Mais mise à part ces canapés et cette petite chaleur diffuse, rien ne m’engageais à rester dans cette pièce. Elle m’angoissait avec toutes ses fissures et miroirs brisés. Je me mis à la quête de l’énigme qui ne tarda pas à se manifester dans le feu.


Merlin l'enchanteur doit faire un filtre d'amour pour le roi. Pour cela il lui faut 4 cl de bave de crapaud. Il ne dispose que d'un récipient de 3 cl, d'un autre de 5 cl qui ne sont en aucun cas gradués et de son chaudron magique. Il dispose au total de 10cl de bave de crapeau. Comment peut-il faire pour mesurer ses 4 cl de bave ?


…  Je mis beaucoup de temps à traduire l’ensemble. Beaucoup. Si bien que je stressais parce que j’allais manquer de temps. Heureusement, après les Quidditch et les sortilèges, c’était en potion que je me débrouillais le mieux. Mais voilà, c’était pas évident. Après plusieurs essais et crises de nerfs qui faisaient s’augmenter le feu et briser le peu de verre qu’il restait, je trouvais. Je verse une partie de mes 10 cl dans la fiole de 3 cl, puis la verse dans le chaudron. Il me reste 7 cl, et le chaudron en a 3. Je recommence deux fois, si bien que dans le chaudron, j’ai désormais 9 cl, il ne m’en reste plus qu’1 dans ma fiole de base. Je prends mon chaudron doucement et verse une partie de son contenu dans la fiole de 5 cl. Il ne me reste désormais que 4 cl dans le chaudron.  

Tout disparait.

Et je sens le sol se défaire sous mes pieds, se fragmenter, si bien que je tombe. Je chute. Tout autour de moi n’est que luxure. Il y a ces trophées qui chutent avec moi, ces miroirs, ces banderoles… Tout est beau, et pourtant, je ne peux rien saisir, ou même regarder, m’y accrocher pour en profiter. Parfois, des jets de flammes surgissent de nulle part, brulant les quelques papiers ou photos qui se trouvent autour de moi. Dans ce grand capharnaum, je ne cesse de tomber. Un petit chant joyeux, pourtant, résonne dans l’air, un air frais et agréable m’entoure. C’est à la fois tellement agréable et frustrant ! Un livre m’atteint et je pus le saisir. Un peu énervée que ce soit le seul objet que je puisse attrapé, je l’ouvris méchamment. L’énigme.


Ces eaux ne viennent ni du ciel ni des rochers. Bien qu'elles descendent toujours de la même source, elles sont tantôt douces comme le miel, tantôt amères comme le fiel. Quelles sont-elles ?


Je ne savais pas. Vraiment, j’avais beau me creuser les méninges, je n’arrivais pas réellement à me concentrer. Parce que toutes ces belles choses accaparaient mon attention. Je ne pouvais saisir ce beau trophée de Quidditch sur lequel, pourtant, étaient gravées mes initiales. Ça m’énervait ! Je jetais le livre avec hargne et tendais mon bras un peu plus, pour atteindre le trophée, qui chaque fois m’échappait.

Tout disparut, et je réalisais.

A force de chercher à atteindre un rêve, j’en oubliais les efforts à fournir pour l’atteindre. J’avais jeté l’énigme, j’avais perdu, et je sortis de la salle sur Demande, perplexe, moins enjouée que j’aurais voulu l’être. Non pas parce que j’avais échoué, je n’étais pas la seule et rien de surprenant pour quelqu’un qui n’aime pas faire travailler ses méninges. Mais j’étais déçue. Parce que je savais : La première salle, c’était Poudlard, le monde magique que j’adorais. D’où le terrain de Quidditch. La deuxième, l’amitié, d’où les piliers plus ou moins solides. La troisième, la famille, d’où le sable mouvant et les cadres brisés. La quatrième, l’amour, d’où le feu mi-passionné mi éteint et le vide pleins de détails. La cinquième, enfin, c’était moi, évidemment. L’égocentricité, la prétention, mais aussi la valeur connue, l’assurance et la gaité.

Je n’étais soudain plus certaine de rien.

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Spoiler:
 


Dernière édition par Rita Minithya le Lun 24 Nov - 19:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Lun 24 Nov - 19:21

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MessageSujet: Re: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Jeu 27 Nov - 19:04

J'avais adoré la première épreuve. Courir dans la forêt, escalader des trucs, taper sur des lutins de cornouailles, c'était bien mon truc. Mais cette seconde épreuve me faisait beaucoup plus peur. Serghei était impatient d'enfin pouvoir mettre son cerveau à exécution dans une épreuve, moi, ça m'inquiétait plus. Visiblement, la pièce représentait des choses de notre inconscient... Et dernièrement, mon inconscient était bien la dernière chose que je voulais explorer. Mais il fallait jouer le jeu, ne serait-ce que pour représenter Poufsouffle. Ma maison n'était pas la mieux placée dans les prognostiques, et j'en avais assez qu'on soit les derniers sous prétexte qu'on avait pas le courage des Gryffondors, l'habileté des Serpentards ou la créativité des Serdaigles. J'aimais ma maison, et j'étais bien décidée à la défendre. Et puis, les professeurs n'allaient pas mettre une épreuve trop dure, n'est-ce pas ? Ils ne feraient jamais quelque chose de dangereux pour les élèves, j'en étais certaine, et ça me rassurait un peu. Du coup, j'avais enfilé ma tenue de sport, un legging et un débardeur corail, et je serais ma baguette à la main avant de rentrer. Au fond, je restais excitée. J'étais trop curieuse pour ne pas ressentir un peu d'envie à l'idée de rentrer dans une pièce magique, et d'en découvrir ses mystères. Quand ce fût finalement mon tour, j'inspirai, et pénétrai dans la Salle sur Demande avec le cœur battant.

Mon cri de surprise se transforma en un "oh" d'admiration. J'étais... Dans une forêt, mais elle était tellement étrange qu'il me fallût quelques secondes pour comprendre. Tout était fait de papier ! De pages de livres, plus précisément. Certaines brillaient, crépitaient, les écritures étaient souvent différentes, avec des encres de toutes les couleurs... Je m'approchai, excitée. Les parchemins étaient recouverts de cours, mais aussi de récit que j'avais lu, ou même d'anecdote que j'avais vécu à Poudlard ! C'était impressionnant ! Et les troncs des arbres semblaient si résistant, comme si le papier avait été du marbre... Même l'herbe sur le sol était faite de parchemins, et je vis même qu'il y avait des fleurs. L'endroit était magnifique, et il me donnait envie de l'explorer, de rire, d'escalader les arbres. Je m'approchai de l'un d'eux, et décidai de m'y hisser. Je n'avais pas fait ça depuis... Trop longtemps. Je me demandai un peu ce que représentait cette salle, mais en tout cas, mon inconscient semblait apparemment apprécier cette chose qu'il représentait. Est-ce qu'il fallait deviner la pièce pour avancer dans le parcours ? Je me posai sur une branche, faisant balancer mes jambes. C'était sûrement en rapport avec les études, non ? Je me calai un peu mieux, explorant la pièce. C'était étrange, car même si elle était faite de papiers, elle avait une odeur différente... Je me concentrai. Je crois que... C'était celle de Serghei ! J'eus un rire. C'était définitivement mes études alors ! Puisque c'était mon meilleur ami qui m'avait donné le goût d'apprendre, c'était normal qu'il ait sa place ici. Je fronçai les sourcils. Sur un arbre plus loin, l'un des papiers brillait avec plus de force que les autres. Je descendis de mon perchoir et m'approchai du tronc lumineux. Une énigme ! C'était amusant. Serghei adorait les énigmes, et il m'en avait fait un tas. Je reconnus celle-là, je la connaissais déjà ! Je formulai la réponse à haute voix, me demandant si ça allait changer quelque chose...

Une lumière m'aveugla, et je sentis les choses bouger autour de moi. Lorsque je pus à nouveau voir, je fus à nouveau surprise. La pièce était... Un véritable capharnaüm ! Il y avait des fils partout, de toutes les couleurs. Il me fallut un instant pour comprendre qu'ils étaient reliés au centre de la pièce, à... Une pomme. C'était moi, Apple, la pomme ?! Je vis alors qu'au bout des fils, il y avait un objet. Je compris petit à petit que chaque objet représentait quelqu'un que je connaissais. Je le compris en voyant une immense encyclopédie qui me fit penser à Serghei. C'était elle qui avait le plus de fils jusqu'à la pomme d'ailleurs. Je reconnus une brosse à cheveux rose qui ressemblait à celle de Penelope, ma voisine de lit. Je m'amusais à regarder tous les objets, enjambant les fils, touchant tout ce que je pouvais.. C'était agréable comme pièce, en tout cas. Je m'approchai de l'encyclopédie, persuadée que je trouvais l'énigme par ici. J'ouvris les pages, et tombai dessus, ce qui me fit sourire. Je la lisais, me concentrant, listant les options dans ma tête. Hmmm... Ce n'était pas si évident que ça. Je me concentrai, me rappelant la méthode de mon meilleur ami pour trouver les réponses aux devinettes. De longues minutes plus tard, je murmurai entre mes lèvres le mot « cadeau » et la pièce plongea dans une lumière aveuglante.

Je me retrouvai ainsi dans une troisième pièce... Et je me figeai. Elle était remplie de miroirs brisées. Je voyais mon visage partout autour de moi, mais j'étais toujours défigurée... J'eus un hoquet de terreur. Dans l'un des miroirs, ce ne fût pas mon reflet, ou presque.. C'était celui de ma mère qui me ressemblait tant. Je sentis mon cœur s'emballer. Oh non, je n'étais pas prête à... J'eus un nouveau cri. L'un des miroirs venait de me renvoyer mon visage légèrement déformé, se rapprochant à présent de Caroline, ma sœur. Je commençai à pleurer, sentant la panique me gagner. Je vis bientôt Kathleen, Alex, et même mon père, toujours dans ces miroirs brisés. Leurs visages étaient différents, plus proches du mien... Mais le pire était tout ces reflets de ma mère. Ils étaient partout. Et ces reflets prenaient mes expressions, et je voyais ce mirage, proche de mon visage et de celui de ma propre mère, pleurant à chaude larmes, les joues rosies, les lèvres tremblantes. Je portai ma main à ma poitrine, la posant sur mon cœur crispé. Je sentis bientôt mes jambes se dérober sous mon poids, et je tombai, me roulant en boule, sanglotant, complètement paniquée. Je sentis les choses vibrer autour de moi, et bientôt l'assistant à l'infirmerie rentra dans la pièce – je ne savais pas si elle avait changé, je n'osai ouvrir les yeux – et me souleva comme si je n'avais rien pesé. Je me crispai contre lui, me laissant transporter, priant pour fuir ce lieu terrible et tout les souvenirs qu'il avait fait surgir.

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MessageSujet: Re: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Jeu 27 Nov - 19:04

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MessageSujet: Re: Etape 2 : La Chasse au Trésor   Mer 3 Déc - 17:37

Vous les attendiez tous… Les résultats de la seconde épreuve !
Je tiens à dire que j’ai été impressionnée par la manière dont tout le monde a joué le jeu, vos posts étaient vraiment tous géniaux et pleins d’originalité, de subtilité, vraiment, je suis honorée de toutes vos participations !  

Je vais donc vous rappelez comment fonctionne la notation avant d’annoncer vos scores Pour cette épreuve, la notation se divise en plusieurs parties. Des points d’expérience (un point par année) + Des points d’originalité (la note est sur 5, donnez par moi-même, qui récompense votre originalité pour le contenu des pièces) + Des points de chance (les points du dé)

En ce qui concerne la note d’originalité, je tiens à rappeler qu’elle ne note absolument pas le niveau d’écriture mais bien les pièces en elles-mêmes ! Je cherche à voir des choses subtiles, créatives, à l’image de Serdaigle.

Les notes vont me permettre de dresser un classement. Si vous n’avez pas achevé l’épreuve, vous êtes disqualifiés d’office pour le podium cependant. Chaque joueur fait remporter 15 points pour sa maison lorsqu’il participe. Le gagnant fait remporter 15 points supplémentaire à sa maison, le second en fait remporter 10 points et le troisième 5 points.

Sans plus attendre, voici les notes ! Je tiens aussi à préciser que j’ai demandé à un autre admin de noter mes personnages par souci d’objectivité.


...



Lizlor Wayland : Points d’expérience : 7 ; Points d’originalité : 4/5 ; Points de chance : 3 ; Score Total : 14 ; Disqualifiée car épreuve non-finie
C’était un superbe post pour ouvrir l’épreuve ! J’ai beaucoup que tu restes dans l’idée des paysages, il y a vraiment une harmonie, c’était très imagé et poétique. J’ai adoré ta pièce de la famille avec la tempête à l’extérieur de la maison et qui l’abîme en même temps. C’était très bien trouvé !

Ruby Standiford : Points d’expérience : 7 ; Points d’originalité : 5/5 ; Points de chance : 1 ; Score Total : 13
Ton post est vraiment tout en subtilité, autant dans l'imagination des pièces que dans leur création. J'ai particulièrement aimé le fait qu'il y ait une dualité dans chaque, qui représente bien les parties sombres et plus lumineuse de Ruby. Ma pièce préférée est celle de l'amitié, à la fois légère et complexe, grâce à certains détails comme par exemple celui des fleurs fanées. Bravo !

Lincoln Davis : Points d’expérience : 1 ; Points d’originalité : 4,5/5 ; Points de chance : 4 ; Score Total : 9,5
J’ai beaucoup aimé ton post ! Je ne connaissais pas beaucoup ton personnage, mais tu as réussi à me transmettre ses émotions et à mieux le comprendre, ce qui m’a permet de comprendre les subtilités de tes pièces. J’ai beaucoup aimé celle de l’amour, je l’ai trouvé très réaliste et originale avec la représentation de l’amour familiale ! Bravo à toi !

Scott McBeth : Points d’expérience : 7 ; Points d’originalité : 5/5 ; Points de chance : 4 ; Score Total : 16
Ton post est vraiment mon coup de cœur ! Exactement ce que je demandais, subtile, créatif, original… Les pièces étaient vraiment bien trouvées ! J’ai adoré celle de l’amitié, le symbole des portes est super, mais ma préférée reste la pièce de Scott en lui-même. Elle était pleine de mystère et de subtilité, c’était vraiment superbe.

Gabrielle B. Welch : Points d’expérience : 2 ; Points d’originalité : 4/5 ; Points de chance : 2 ; Score Total : 8 ; Disqualifiée car épreuve non finie
L'ensemble était très imagé et poétique, très agréable à lire ! J'ai eu du mal à choisi ma pièce préférée, j'aime beaucoup celle de l'amitié, mais je pense que celle de Poudlard est vraiment la plus parlante et originale. J'ai adoré que tu prennes l'objet basique de livre pour en faire quelque chose d'aussi joli et amusant !

Rita Minithya : Points d’expérience : 5 ; Points d’originalité : 4,5/5 ; Points de chance : 5 ; Score Total : 14,5 ; Disqualifiée car épreuve non finie
Ton post était tout à l’image de Rita, pleins de surprises, amusant et avec un fond plus sérieux, j’ai beaucoup aimé ! Les pièces étaient subtiles, et toutes très différentes, tantôt plus lourde comme la pièce de la famille tantôt plus amusante comme la pièce de Rita elle-même. Mais ma préférée reste celle de l’amitié, l’idée était super bien trouvé, très subtile, j’ai adoré !

Apple Hunt : Points d’expérience : 3 ; Points d’originalité : 4/5 ; Points de chance : 1 ; Score Total : 8 ; Disqualifiée car épreuve non finie
J'ai trouvé la manière dont tu as approché l'épreuve très concrète et assez gaie, un peu à l'image de ton personnage. Si la pièce de la famille est vraiment bien trouvée, je crois que ma pièce préférée est celle de l'amitié, je la trouve chaleureuse et colorée. J'aurais bien aimé en lire plus !


...


Il me semble que nous avons donc nos gagnants….


En première position… SCOTT MCBETH ! Félicitations ! Tu fais remporter 15 points à Serdaigle.
En seconde position… RUBY STANDIFORD ! Félicitations ! Tu fais remporter 10 points à Serdaigle.
En troisième position… LINCOLN DAVIS ! Félicitations ! Tu fais remporter 5 points à Serdaigle.


En conclusion, Gryffondor remporte 15 points, Poufsouffle remporte 30 points et Serdaigle remporte 90 points.

Je ne cache pas ma fierté de voir que l’épreuve de Serdaigle a été remporté par… Serdaigle ! Merci les aiglons vous êtes des petits choux ! Et merci à tout le monde d’avoir participé, bravo, vous avez tous fait honneur à vos maisons !  

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