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« Strange birds. » (L.)

 
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 « Strange birds. » (L.)

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James Miller
Assistant à l'infirmerie



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Nombre de messages : 61
Date d'inscription : 23/07/2013

Feuille de personnage
Particularités: I don't know where I am going to rest my head tonight.
Ami(e)s: Chuck, my man ♥
Âme soeur: And there will come a time, you'll see, with no more tears / And love will not break your heart, but dismiss your fears

MessageSujet: « Strange birds. » (L.)   Jeu 28 Aoû - 22:45

« Little ghost, you are listening,
Unlike most you don’t miss a thing,
You see the truth,
I walk the halls invisibly,
I climb the walls, no one sees me,
No one but you.

You’ve always loved the strange birds
Now I want to fly into your world
I want to be heard
My wounded wings still beating,
You’ve always loved the stranger inside…
Me, ugly pretty. »



J’avais appris à enfouir tout au fond, et à laisser l’eau couler sous les ponts ; je reprenais où j’en étais resté, comme si de rien était.

Je levais les yeux vers l’arbre majestueux face à moi, et eus un sourire. Tout était prêt, me semblait-il. Il m’avait fallu une semaine entière d’efforts. Dès que j’avais une heure de libre, je descendais rapidement dans le parc et, discrètement, je me faufilai à l’orée de la forêt interdite, là où les arbres devenaient plus épais et où la nature résonnait dans mes oreilles. Je n’avais jamais fait attention, auparavant, à quel point il était agréable de se laisser transporter par cette harmonieuse musique. Je me rappelais de ces après-midis avec mes sœurs et ma mère, dans une forêt à une heure de route de chez nous, au milieu de laquelle coulait une rivière où nous jouions en été. Je n’avais jamais cherché à expliquer pourquoi je me sentais si serein dans cet environnement, mais maintenant, je comprenais mieux. Le bruit des oiseaux dans les arbres, le craquement des feuilles, le vent qui agitait les branches… Il y avait une sorte de cohésion dans chaque forêt. Chacune avait son propre son, me semblait-il. La forêt interdite avait quelque chose de presque glauque, probablement lié à tout le mystique dont on l’entourait. Pourtant, l’odeur de la mousse sur les arbres, la terre humide de la rosée du matin, les crissements étranges des créatures tapies dans l’ombre, tout ce décor avait une aura rassurante à mes yeux. J’eus un dernier sourire satisfait et, constatant que j’allais être en retard, remontai vers le château avec une excitation enfantine dans le creux de l’estomac, et une pointe d’anxiété. Lizlor allait-elle apprécier ?

Elle m’attendait dans le hall, comme prévu. Comme nous étions dimanche, elle ne portait pas d’uniforme, et comme à mon habitude, la voir ainsi fit palpiter mon cœur un peu plus fort. Il faisait encore frais en cette période de l’année, et la Gryffondor avait enfilé un pull en laine épaisse légèrement brouillonne d’une jolie couleur doré et rouge, à l’image de sa maison. Dessous, son débardeur était trop grand, dans un tissu particulièrement fin, et l’encolure bateau dévoilait une partie de son soutien-gorge noir. Elle avait son pantalon en toile beige un peu large, parfait d’ailleurs pour aller se balader dans la forêt, et au pied, ses nouvelles basket à paillettes qu’elle avait acheté à Londres avec Ruby pendant un week-end où elles avaient été faire les soldes. Perdue derrière ses longs cheveux, Lizlor semblait impatiente et à la fois presque gênée d’attendre ainsi plantée ici, au milieu du hall. Elle se balançait un peu de droit à gauche, tordant ses doigts et tapant du pied, jetant des regards un peu partout autour d’elle, tantôt hargneux tantôt intrigué. Elle ne m’avait pas vu arrivé – elle ne devait pas s’attendre à me voir venir du parc, mais plutôt de l’infirmerie – et je profitais de ces quelques secondes pour observer à mon aise. C’était mauvais, je le savais. Je me l’étais interdis. Et pourtant, plus Lizlor m’éloignait, plus je sentais que mes sentiments étaient trop profonds et trop forts pour être éteint aussi facilement.

J’avais essayé, pourtant. Pendant plus d’une semaine, après lui avoir dit – enfin – que je l’aimais et m’être évidement fait rejeter d’une manière peu plaisante, je m’étais muré dans une distance désagréable et une colère froide. J’étais resté à l’infirmerie, travaillant énormément, dinant souvent dans ma propre chambre pour éviter la grande salle et la crinière blonde Lizlor qui y serait assise en train de rire avec ses amis. Le soir, je me couchais toujours tôt, fatigué de mes journées, mais je ne trouvais jamais vraiment le sommeil. Il me fallait des heures entières pour m’endormir malgré la langueur dans mon corps. Mon cerveau se semblait pas prêt de s’arrêter de penser, et je le noyais en lisant jusqu’à tard, espérant secrètement m’endormir le nez entre deux pages. Je n’avais envie de penser à rien, surtout pas à cet échec cuisant. Je ne m’étais attendu à rien, au fond, mais ce rire… Ce rire si déplacé résonnait encore dans mes oreilles et me gardait éveillé. Lizlor avait bien essayé quelques fois de venir me parler, mais ses « saluts » joyeux et ses sourires innocents étaient toujours accueillis par un signe de tête bref et un vague bonjour. Elle ne tentait jamais plus. Tant mieux… ? Bien sûr que non, au fond. Je pensais sans arrêt à elle, me demandant ce qu’elle faisait de ses journées, si elle allait bien, si elle avait réussi son examen de botanique dont elle m’avait parlé, si elle avait réussi à se débarrasser de ce Seamus collant dont elle m’avait parlé… Toutes mes questions me rendaient fou. Finalement, Ruby était passée à l’infirmerie pour un mal de tête, et je n’avais pas pu m’empêcher de demander, innocemment, comment allait Lizlor. Comme toujours, la Serdaigle avait le don de ne rien dire, rien juger, et elle eut un sourire entendu en m’assurant que tout allait bien. Puis, avant de partir, elle s’était retournée et m’avait glissé une phrase en hésitant. « Laisse-lui du temps ». Et elle était partie sans en dire plus, avec le petit air énigmatique dont elle avait le secret.

Je savais qu’elle avait raison. Lizlor n’était pas prête à se laisser aimer, et peut-être qu’au final, elle ne serait jamais amoureuse de moi… Mais ça ne changeait rien. J’étais amoureux, moi. Je voulais être près d’elle, même sans être aussi intime que je l’aurais voulu. C’était mieux que rien. Alors, j’étais revenu. Lizlor était passé à l’infirmerie, prétextant qu’elle était malade – je la soupçonnai fortement de simplement vouloir me voir – et je m’étais remis à lui parler comme d’habitude. Surprise d’abord, elle avait fini par répondre elle aussi naturellement, un petit sourire satisfait sur son visage adorable. J’avais souri moi aussi : j’aimais la voir ainsi, espiègle et un peu fière d’elle – en un sens, elle avait gagné. Mais… Pas totalement. Si j’en étais venu à l’évidente conclusion que l’éviter complétement était trop douloureux, je ne voulais plus affronter certaines situations. Pas maintenant, en tout cas. Je m’étais donc débrouillé pour refuser toutes les soirées auxquelles je serais habituellement allé avec Liz. Je n’avais plus envie de la voir me séduire et, pire encore, séduire d’autres garçons. J’en avais assez de la contraction dans mon estomac, de ma colère que je devais cacher, de mon envie bouillonnante qui me manquait toujours de me faire craquer. Je crois que Lizlor avait compris, et même si elle n’en avait pas l’air enchanté, elle ne disait rien. A vrai dire, nous savions tous les deux ce qu’il en était de la situation. Elle avait beau dire, j’étais sûr qu’au fond d’elle, elle me savait sincère. J’étais amoureux d’elle, et ça, elle ne pouvait pas me l’ôter.


- Lizlor, appelai-je avec un sourire, et elle sursauta un peu, m’adressant un sourire et un petit regard intrigué. Elle vint jusqu’à moi, visiblement impatiente. Viens, ça se passe dehors, dis-je d’une voix mystérieuse.

Je l’avais prévenu : j’avais quelque chose à lui montrer. Evidemment, la patience n’était pas son fort, et plus nous descendions dans le parc, plus elle trépignait. Mon cœur aussi battait avec plus d’intensité, car j’avais mis tant d’énergie dans cette surprise que j’avais la sensation d’y avoir laissé un bout de mon cœur. Je ne savais pas vraiment comment l’idée m’était venue, mais une fois que j’y avais pensé, impossible de me la sortir de la tête. Ça allait prendre un temps de dingue, même avec la magie, mais tant pis. Et finalement, j’avais été jusqu’au bout, et j’espérais que Lizlor le verrait.


- Nous y sommes, dis-je alors. Lizlor me jeta un regard suspicieux. Evidemment, elle ne pouvait rien voir, elle. C’était ça, la clef du secret. Nous nous étions un peu enfoncés dans la forêt, ce qui avait attisé sa curiosité un peu plus, et nous étions devant un grand arbre au tronc épais. Je lui lançai un regard amusé, constatant qu’elle perdait patience. Tu ne peux voir la surprise que si tu sais qu’elle existe, expliquai-je d’une voix un peu mystérieuse. Il m’avait fallu beaucoup de recherche sur le sortilège à réaliser, et j’avais été même demandé de l’aide à Seth, puisque ce n’était pas Woodley qui m’aiderait. Maintenant, je m’apprêtai donc à livrer le secret à Lizlor, et l’excitation parcourait mes veines. Doucement, je pris sa main, et la posai sur le barreau en bois de l’échelle qui se trouvait face à moi. Lizlor elle, ne voyait rien. Tout se passe rapidement : elle sursauta en constatant qu’il y avait quelque chose sous ses doigts, et je vis dans son regard que le tout s’était matérialisé sous ses yeux. Ils s’agrandirent, sa bouche forma un O de surprise, et elle leva la tête en s’éloignant légèrement pour avoir une vue d’ensemble. Surprise, concluai-je.

Et je regardai le visage surpris de Lizlor qui contemplait à présent la cabane que j’avais construite, perchée dans l’arbre, à quelques mètres du sol, dont le bois clair et la petite porte rouge contrastaient avec la forêt foncée et verdoyante qui nous entourait. Et voilà. Elle avait enfin sa cabane dans les arbres.

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« So what became of loving man
And what became of you
Familiar as you shook my hand
What was it you meant to do?
Because all could change for one
And all, could change in this new today. »




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And you'll never find love in an open hand
Shut your eyes, so you see I'm there
And know you'll always have this if you see this man
I lied, this was not for my pride
I know this was my time. »
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Lizlor Wayland
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MessageSujet: Re: « Strange birds. » (L.)   Lun 8 Sep - 14:11

MERCI RITAAAAAAAA POUR CE MERVEILLEUX DESSIN <3:
 


Pourquoi James avait-il changé d’avis, tout d’un coup ? Je n’en avais absolument aucune idée – je n’avais rien fait de plus ou de moins, pas ces derniers temps, depuis la fameuse soirée où il m’avait dit m’aimer. Sans grand résultat, j’avais montré patte blanche à l’infirmerie et essayer de retrouver l’amitié que nous avions, mais rien, ce qui avait eu pour résultat de me plonger dans un agacement constant et une attitude renfrognée, qui me rendait encore moins conciliante et patiente. Mais j’avais tenu bon, il n’allait quand même pas m’ignorer toute la vie ! J’avais fini par céder et râler auprès de Ruby qui, bonne confidente comme toujours, avait arrondi les angles et essayé de tempérer la situation – il fallait un peu de temps pour que cela se tasse, je devais être compréhensive, il essayait lui aussi, etc. Il essayait, mais quoi ? Je ne comprenais pas, de toute façon : si il était amoureux de moi, quel était le problème ensuite ? D’accord, je n’avais pas été super gentille, et je le regrettais un peu. Mais il le savait, pourtant ! Je ne voulais pas de tout ça, il connaissait le risque, il l’avait pris malgré tout. Il ne pouvait tout de même pas m’en vouloir de ne pas l’aimer en retour ! C’était pire de mentir, et j’aurais juste aimé pouvoir lui expliquer, mais c’était impossible car je ne savais pas dire ces choses là, que je l’aimais beaucoup, que je voulais garder son amitié, que je le trouvais génial et que j’adorais passer du temps avec lui, et tout le temps qu’on avait passé ensemble. Sans doute que j’avais attisé un peu trop le feu en cherchant à le séduire de manière si offensive mais il m’avait tout de même ouvert une porte – je regrettais un peu sachant ce que ça avait pu déclenché, mais… Mais c’était ainsi que ça marchait, pas vrai ? Pourquoi James aurait été si différent des autres ? Parfois je ne comprenais pas vraiment où était la vérité dans tout ça, à part le fait que les relations amoureuses, si prometteuses et douces soient-elles, n’apportaient clairement pas ce bonheur immense et excitant qu’elles faisaient miroiter au début.  J’étais bien mieux seule, à jouer quand j’en avais envie, à vivre dans mon coin, à me concentrer sur Ruby, Conrad, Maman, à ne pas me mettre en danger, et à être heureuse sans personne, car au fond, on nait seul pour une raison, n’est-ce pas ? Je m’étais souvenue de l’expression des yeux de Maman quand elle m’avait annoncé que Papa était mort, je m’étais souvenue de ce que j’avais ressenti et de notre étreinte ensuite – nous étions unies dans cette tristesse, soit, mais nous étions seules aussi, seule avec notre désespoir, nos sentiments, et je savais que Maman l’avait ressenti aussi. Il n’y avait rien à faire. Il était mort, lui, seul, et nous, nous devions affronter ça chacune dans notre coin, seule aussi. C’était déjà assez difficile pour supporter encore et encore la perte de quelqu’un qui comptait tant, et Stephen avait lui aussi bien trop compté pour ne pas partir sans laisser de traces.

En tout cas, victoire ! Alors que pour la énième fois, après avoir réussi à me faire dispenser de la dernière demi-heure de cours par Bosworth, fortement dubitative mais quand même, à cause d’une prétendue migraine horrible, j’étais allée à l’infirmerie, Jay avait décidé de la jouer cool. Il avait répondu normalement à mon « salut ça va ? », et toute surprise que j’étais, j’avais tout de même maintenu la conversation. Il m’avait auscultée – pas dupe pour deux mornilles non plus – et nous avions un peu parlé, pris de nos nouvelles. Voilà. J’étais retournée dans ma salle commune le corps étrangement léger. Tant mieux ! Peut-être que le temps nécessaire était passé, et que nous allions redevenir amis ; c’était tout ce que je souhaitais. Sans compter que James avait cette bonne influence sur moi (on aurait dit qu’il s’alliait avec Ruby, parfois) et que mes notes s’en ressentaient énormément, vu que je ne faisais plus rien et que je refusais de me concentrer sur quoi que ce soit, par énervement extrapolé sur toutes les petites choses qui me couraient sur le haricot. Je savais que je me trompais, mais je n’avais pas envie de faire des efforts – seules des personnes comme Ruby ou James me donnaient envie de me prendre un main ; de les rendre fières, probablement.

Depuis, les choses s’étaient un peu améliorées, nous nous saluions dans les couloirs, etc, et  il ne tarda pas à me proposer que l’on se voit, comme avant. Comme une enfant à qui on fait un joli cadeau, j’avais senti mon cœur battre comme les ailes de papillon et s’envoler par la fenêtre ouverte. Il ne m’en voulait plus !

Fidèle à lui-même (James avait parfois un goût prononcé pour les surprises gardées secrètes jusqu’au bout),  il m’avait donné rendez-vous sans en dire d’avantage, ce qui avait évidemment eu pour effet d’éveiller ma curiosité et mes questions pressantes, qu’il s’était bien gardé de combler, répondant évasivement avec un petit soupir. Je l’avais planté là, mi-amusée mi-énervée.

Il était l’heure de le rejoindre et je m’étais éveillée d’une sieste – en retard – si bien que j’avais sauté sur les premiers habits qui me venaient sous la main ; ce pull et ce pantalon feraient l’affaire, et je m’étais lancée au petit trot dans les couloirs pour rejoindre Jay. La perspective d’aller dehors m’enchantait, d’autant plus que le temps était beau, quoi que frais. Il n’était pas là, et je l’attendis, encore vaguement endormie ; quand il m’appela, je sursautai légèrement et lui souris amicalement, avant de le suivre, toute excitée par la curiosité.


- Mais c’est quoi que tu mijotes là ?! Alleeeeez, diiis, continuai-je en sautillant autour de lui, pour la forme – il ne dirait rien, malheureusement.

Il m’emmenait Merlin sait où : nous avancions dans la Forêt Interdite, bravant évidemment cette interdiction qui n’avait pas du souvent être respectée d’ailleurs, et suivant des petits sentiers qui se ressemblaient tous, mais que j’identifiais sans problèmes. J’avais passé assez de temps dans la forêt, même si j’y allais moins à présent, cachée et enfouie dans toute cette végétation, pour la connaître par cœur. Les rayons du soleil filtraient un peu partout autour de nous, rebondissant sur les cheveux bruns de Jay devant moi, dans son dos, et je me souvenais quand il m’avait portée et la sensation que j’avais ressentie : une merveilleuse de sensation et de confort et de bien-être, comme s’il ne pouvait plus rien m’arriver. Nous repoussions les branches et enjambions les souches tout en discutant gaiement, et plus nous avancions plus je sentais la délicieuse excitation de la surprise qui montait, sans pouvoir une seconde deviner de quoi il s’agissait. J’avais simplement envie de grimper dans les arbres, puisqu’ils s’élevaient, majestueux, autour de nous, et quand j’en fis part à Jay, il eut un petit rire que je ne sus pas interpréter. Après quelques temps, il s’arrêta :


- Nous y sommes.

… Il n’y avait rien, enfin rien de plus que des arbres, et un haut plus gros que les autres. Je plissai les yeux et la bouche, d’un air de dire « mais qu’est-ce que tu racontes ? ».

- Tu ne peux voir la surprise que si tu sais qu’elle existe, rajouta-t-il, visiblement enchanté de tout ce mystère.

- Ha ha, commentai-je, un peu perdue et vexée de ne pas comprendre.

Il me prit la main, ce qui acheva de me plonger dans l’incompréhension. Je faillis la retirer des siennes et lui sauter dessus pour le chatouiller et lui faire payer cette grosse blague, mais quelque chose me retint car il avait l’air sérieux, et je le laissais faire, docile. … Ca alors ! Je sursautai : je sentis quelque chose sous mes doigts, quelque chose que je ne voyais pas !! Mon cœur se précipita et mes yeux s’agrandirent de surprise, tandis que, par magie, une échelle de bois se matérialisait devant moi – je levai la tête, car une petite cabane dans l’arbre était apparue également !


- Surprise, acheva James.  

Il pouvait être fier de lui ! Je mis quelques secondes à réagir, bouche bée devant ce que je venais de découvrir, et toute enthousiaste d’y grimper.


- Mais, c’est toi qui l’a faite ?! Noooooooon, dis-je enfin, lui donnant un petit coup de poing dans le bras, t’es sérieux mais c’est fou, mais comment t’as fait ça ! Et pourquoi et… Oh, je veux y aller !!

Bah, les questions seraient pour plus tard ! Sans plus attendre, je bondis sur l’échelle et y grimpais comme un petit singe, tout sourire, le cœur trébuchant d’excitation et de bonheur. Une cabane dans les arbres !! C’était mon rêve, et si nous avions essayé d’en construire une avec Conrad quand nous étions plus petits, elle s’était soldée à un plancher installé entre des grosses branches, qui nous servaient d’observatoire pour les pirates que nous étions – cette cabane là est bien plus complète, on aurait dit une vraie petite cabane en bois posée dans l’arbre ! Je grimpai sans problème les échelons, pour atterrir dans la fameuse cabane. Le sol était moelleux : c’était un matelas, posé sur le sol. Je respirai profondément la bonne odeur de bois coupé, et laissai mon regard balayer l’intérieur. Il était tout douillet et chaleureux : des poufs et des couvertures nous attendaient, un petit meuble en bois renfermait je ne sais quoi, un poster de chat était même accroché sur l’un des murs en rondins. Je me précipitai à la petite fenêtre en riant et levai une longue-vue imaginaire vers l’horizon, vers la cime des arbres.

- Personne en vue, moussaillon ! dis-je à Jay qui était monté derrière moi. Je fis une inspection de la vue, du haut des grands sapins et du ciel qu’on voyait bien mieux que d’en bas, avant de me tourner vers lui avec un grand sourire : Mais comment tu as fait pour faire ça tout seul ? C’est trop cool !!

J’hésitai une seconde – ma première impulsion avait été de lui sauter dans les bras pour à la fois le faire tomber et lui montrer ma gratitude, mais j’avais peur de nous mettre mal à l’aise,  de faire quelque chose de déplacé ?! Quelque chose restait tout de même entre nous, et je ne voulais pas encore faire un pas… Mais après tout… C’était encore plus bizarre de se retenir, pas vrai ? Alors, je restai sur ma première impression et sautai sur Jay, à la fois dans ses bras et à la fois en m’accrochant à ses épaules pour le tirer et le faire tomber, en plein au milieu des poufs et des couvertures.

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MessageSujet: Re: « Strange birds. » (L.)   Lun 22 Sep - 23:43

J’étais assez amusé de l’incompréhension dans laquelle Lizlor s’était glissée. Elle regardait partout, passablement énervée. Il faut dire que la patience n’était pas son fort, et qu’elle avait sa fierté. Elle pensait sûrement que je me moquais d’elle, et je voyais son visage se renfrognait petit à petit. Elle était terriblement mignonne lorsqu’elle ronchonnait ainsi, sa bouche se pliait dans une petite moue boudeuse d’enfant qui me faisait toujours sourire. C’était comme si j’avais une petite fille capricieuse face à moi, et j’imaginais facilement Liz, des années plus tôt, marmonnant dans son coin car on avait refusé de lui donner un bonbon. Elle n’avait pas perdu de cette attitude enfantine, et j’avoue que cette fois-ci, je jouais un peu avec. J’espérais de toute manière un changement de situation dès que je révélerai mon secret. Doucement, je pris sa main – un frisson remonta depuis mes doigts jusqu’à mon cœur, comme si une trainée de poudre suivait une veine avant d’enflammer mon corps. Je tentai d’ignorer la contraction dans le bas de mon ventre, et posai nos mains jointes sur le barreau de l’échelle que je voyais. Dans un instant, la cabane allait enfin se matérialiser devant les yeux impatients de Lizlor qui papillonnaient tout autour à la recherche d’une réponse. Il y eut une demi-seconde de battement, et l’expression sur le visage de la Gryffondor changea brusquement, provoquant un nouveau looping dans mon estomac.

Elle semblait sincèrement émerveillée. La surprise se lisait aussi sur son visage, et elle avait l’air toute impatience. Je sentis mon cœur s’accélérer malgré moi. Il n’y avait rien de plus doux et de plus bouleversant comme sensation, voir ainsi son sourire, si pur et si vrai. Voir que j’avais réussi à lui faire plaisir, à la surprendre… J’eus un large sourire, une tiédeur agréable se répandant dans tout mon corps.


- Mais, c’est toi qui l’a faite ?! Noooooooon, t’es sérieux mais c’est fou, mais comment t’as fait ça ! Et pourquoi et… Oh, je veux y aller !!

J’eus un rire, la laissant bondir jusqu’à l’échelle. Je savais que je ne pouvais pas la calmer. C’était l’une des qualités que je préférais chez Lizlor : elle ne pouvait pas s’empêcher d’aimer de tout son être. Elle était incapable de montrer un peu de retenue devant quelque chose qui lui plaisait autant, elle se laissait explosée un peu partout comme un feu d’artifice. C’était comme si les émotions qui la traversaient étaient soudain impossibles à retenir et qu’elle les laissait s’exprimer sans retenue et sans honte. J’étais conscient de voir une Lizlor qui se cachait bien souvent ces derniers temps. Et dans ces moments… Mon cœur se serrait un peu plus car je réalisais à quel point j’étais intoxiqué par tout l’amour que je portais à cette Lizlor-là, la véritable, et que dès qu’elle la dévoilait, je me sentais à nouveau sous l’emprise d’un sentiment étrange, comme si j’étais drogué. Et pourtant, je savais à quel point les addictions étaient néfastes mais dans ces instants, je comprenais aussi pourquoi on se laissait prendre au jeu. Je n’avais pas envie de m’extraire de cette torpeur euphorique et destructrice. Le rire de Lizlor me rendait trop heureux.

Elle monta avec une agilité étonnante, et je me surpris à baisser les yeux, très gêné de la vue qu’elle m’offrait. Je la suivis, regardant bien les barreaux de l’échelle face à moi et non la silhouette qui montait juste au-dessus de moi. Je me hissai à sa suite, retrouvant l’atmosphère chaleureuse de la cabane. J’avais tout fait pour qu’elle soit confortable. Le sol était couvert d’un immense matelas, et j’avais ajouté quelques coussins, des poufs et des couvertures. Sur le mur, une petite armoire contenait de quoi faire du thé, un jeu de carte et un vieux magazine que j’avais volé à l’infirmerie. J’avais même réussi à trouver à Pré-au-Lard – dans une boutique de bric-à-brac où je m’étais fourni pour la plupart des objets – un poster de chat que j’avais mis au mur. L’une de mes plus grandes fiertés était le fait d’avoir réussi à faire des fenêtres pour que l’on puisse voir dehors. Le tout était donc très lumineux, et offrait une vue assez impressionnant sur la forêt. Elle n’était pas très haute, nous devions nous mettre sur les genoux pour ne pas nous cogner la tête, mais ça donnait un peu plus une impression de petit refuge protecteur que j’aimais bien.


- Personne en vue, moussaillon ! J’éclatai de rire. Mais comment tu as fait pour faire ça tout seul ? C’est trop cool !!

J’allai répondre, mais Lizlor me prit de court. Se jetant sur moi, elle m’entoura dans ses bras et tenta de me faire tomber dans les coussins. Sous l’effet de surprise, je n’opposais pas une directe résistance, et tout se passa si vite que je me laissais porter. J’aurais pu l’empêcher, car Lizlor était bien trop légère pour réellement me faire perdre l’équilibre mais… Son parfum, ses mains dans mon dos, la manière dont elle me serra avec une telle force qui exprimait toute sa gratitude… J’inspirai un grand coup, sentant à nouveau l’odeur de ses cheveux brusquement dans mes narines. Instinctivement, je la serrais tout aussi fort, souriant de son rire qui avait retenti. Elle était toute petite contre moi, mais elle avait la peau toute douce, sa joue contre la mienne… Je tremblai presque de ma témérité. Mon cœur battait à présent dans tous les recoins de mon corps, complétement affolée par ce que j’étais en train de faire. Mais pourtant, une autre force semblait me tenir immobile, les paumes de main dans les cheveux de Lizlor. Je ne sais pas trop combien de temps nous restâmes ainsi, mais je crois que je prolongeai malgré moi un peu trop l’étreinte. Mais j’étais si serein, pendant quelques minutes, à la tenir ainsi. Finalement, je ne sais pas trop comment, mais nous nous écartâmes un peu, je me relevai un peu, gardant pourtant l’un de mes bras autour de Liz. Elle semblait vouloir rester lovée comme un chat contre moi, et je la laissai caller son dos contre mon torse, et malgré moi je me mis à jouer avec une mèche de ses cheveux.

- Honnêtement, ça m’a pris un temps fou et beaucoup plus de sortilèges que je n’en connaissais… J’ai même dû demander conseil à Seth, tu sais, l’assistant de Woodley ! Mais finalement le résultat valait la peine non ? J’ai trouvé pleins d’objets dans un petit magasin de Pré-au-Lard, tu pourras ajouter ce que tu veux, dis-je tout en agitant ma baguette pour que la théière sorte de l’armoire et se pose devant nous avec deux tasses et une boite remplie de sachets de thé. Je laissai Lizlor se pencher et choisir lesquels mettre dans nos verres, et d’un nouveau sortilège, je remplis la théière d’eau chaude qui se versa toute seule dans nos tasses et que je laissai infuser. Je sentis Lizlor s’appuyer à nouveau un peu contre moi, et j’eus un sourire presque gêné. Le plus dur, c’est le sortilège pour que personne ne puisse la voir sauf ceux qui connaisse son existence ! Evidemment je compte sur toi pour que ça soit notre petite secret, non ? Demandai-je d’une voix hésitante avant de m’empresser d’ajouter : tu pourras bien sûr montrer à Ruby hein !

Mais n’y amène aucun garçon, murmurai-je silencieusement, tout à coup un peu triste.

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MessageSujet: Re: « Strange birds. » (L.)   Mar 4 Nov - 19:25

Il avait bien réussi son coup : grâce à cette merveilleuse cabane surprise, je n'avais plus envie d'être en colère contre lui, plus du tout. Ces derniers temps avaient été assez pénibles, et j'étais bien contente que Jay aussi fasse un pas vers moi pour que nous enterrions la hache de guerre. J'étais contente, il devait avoir compris que je ne le détestais pas et que je n'avais pas voulu être méchante, peut-être même qu'il avait compris ce dont on avait besoin, et qu'il ne redirait plus jamais ce qu'il m'avait avoué à la fameuse soirée. Tant mieux ! J'étais bien, là, perchée sur mon arbre, à l'abri de tous les regards puisque la magie nous protégeait. La cabane était à la fois mon plus merveilleux rêve d'enfant mais elle était encore mieux, parce qu'elle était aménagée à taille adulte, parce qu'elle était douillette et confortable et que je me voyais déjà y passer des après-midi entières, sous la voûte des arbres, à rire et jouer aux jeux de société avec Jay ou Ruby, à manger des bonbons et à parler de tout et de rien. Comme on s'était affalés par terre en riant et que, bien sûr il avait fait semblant je n'étais pas dupe, je l'avais un peu maîtrisé, j'avais le souffle court et les joues rouges d'excitation. En reprenant ma respiration, mes idées fusaient dans tous les sens : ce que j'allais pouvoir faire dans cette cabane - le coup trop génial du charme de dissimulation - mais comment il avait fait ça ? - comment il avait eu l'idée ? - combien de temps il y avait passé ? - comment il avait fait pour la faire aussi parfaite que tout ce que j'aurais pu imaginer ? Je me demandais aussi ce que Maman en dirait, parce qu'elle avait vu nombre de nos cabanes, à Conrad et moi, et leur évolution au fil du temps. Mais je me dis juste après que ce n'était sans doute pas une bonne idée de lui demander sans avis - je n'étais pas certaine que c'était bien autorisé, enfin, je ne préférais pas prendre le risque. Maman était cool, mais dans la limite du raisonnable quand on est directrice de Poudlard, hélas. J'étais si bien que j'aurais pu somnoler, contre la chaleur du corps de Jay couché sur le matelas moelleux, les paupières mi-closes, en ronronnant comme un petit chat. Le temps s'y prêtait, en plus : avec la tombée de l'été, un refuge dans la nature n'était pas de refus. Je me demandais même si on allait tenter d'y venir le soir, en cachette, histoire de passer une nuit à la bougie et de braver les interdits.

Jay mit un terme à mes rêveries qui allaient des pensées les plus rationnelles à toutes les histoires de pirates que j'aimais à imaginer depuis que j'étais enfant, perchée dans mes arbres, le regard braqué sur l'océan. Il ne manquait que lui.


- Honnêtement, ça m’a pris un temps fou et beaucoup plus de sortilèges que je n’en connaissais… dit-il après s'être relevé, mais laissant un bras autour de moi, parce que je m'appuyais un peu contre lui, toujours à mi-chemin dans mes songes. J’ai même dû demander conseil à Seth, tu sais, l’assistant de Woodley ! Mais finalement le résultat valait la peine non ? J’ai trouvé pleins d’objets dans un petit magasin de Pré-au-Lard, tu pourras ajouter ce que tu veux. Je choisis un thé d'automne qui sentait bon mes souvenirs d'enfant (les épices, la cheminée, le bois), et je me réinstallai près de Jay. Le plus dur, c’est le sortilège pour que personne ne puisse la voir sauf ceux qui connaisse son existence ! Evidemment je compte sur toi pour que ça soit notre petite secret, non ? Tu pourras bien sûr montrer à Ruby hein !

J'eus un sourire resplendissant - j'avais manqué protester car je voulais partager ce secret avec Ruby, mais la manière dont il avait précisé que je le pouvais me toucha sincèrement. Je soufflai sur ma tasse et bus une petite gorgée de thé, mais il était encore trop chaud.

- Je suis grave impressionnée !! C'est parfait, encore plus avec le sortilège qui la protège ! Elle est vraiment parfaite, répétai-je après un regard circulaire et affectueux sur l'intérieur de la cabane. Ca me fait très plaisir. Je savais que tu étais un bûcheron dans l'âme, dis-je en riant et en lui mettant un coup de coude pour l'embêter. Oh oui, je la montrerais à Ruby, je suis sûre qu'elle trouvera ça génial !! Tu t'entends bien avec Seth, d'ailleurs ? Ruby aussi, elle l'aime bien.

Tout d'un coup, mon attention fut coupée par la fumée dense qui s'échappait en volutes de ma tasse de thé. Comme je la respirais en tenant la tasse devant moi, je me rendis compte que je l'expirais de la même manière, et ce petit jeu m'amusa, si bien que je la respirais pour la recracher par la bouche, puis par le nez, ce qui eut pour effet de me faire rire - après quoi je donnais ma meilleure imitation de dragon possible et crachai par le nez une quantité de fumée par le nez avant d'éclater de rire de nouveau.

Je me sentais libérée d'un tel poids que ça me surprenait moi-même - parfois j'avais l'impression que le monde entier pesait sur mes épaules et que j'étais ridiculement petite pour lui faire face, que je n'en avais pas la force, et parfois j'avais l'impression que c'était moi qui me tenais droite et debout sur le monde entier, avec toute sa force et sa puissance qui me nourrissaient. Le plus bizarre était que ces deux sensations arrivaient aux moments où je m'y attendais le moins - je pouvais être triste et sombre comme je l'étais beaucoup ces derniers temps, ces moments de découragement intenses étaient fugaces et pas forcément quand je broyais le plus du noir. Je pouvais être aussi la plus heureuse du monde, même si ça ne durait pas forcément, comme ça, tout d'un coup : c'était le cas maintenant. Il me semblait que mon coeur bondissait dans ma poitrine, qu'une chanson coulait dans mes veines et que les effluves chaleureuses du thé embaumait tout mon esprit ; un grand sourire se dessinait sur mes lèvres sans que je puisse le retenir. J'étais comme une enfant dans son château de rêves, et rien ne pouvait m'y atteindre. Je jetai un coup d'oeil à Jay : lui aussi souriait et paraissait heureux. J'aimais bien quand il souriait comme ça : les coins de ses yeux se plissaient, et ceux de sa bouche se relevaient, lui donnant l'air d'un enfant lui aussi, alors que sa carrure et son attitude étaient décidément adultes et masculines. Ce mélange me faisait toujours penser à un ourson et j'avais envie de me jeter une nouvelle fois dans ses bras et de me sentir amortir par ses muscles, à l'abri de sa force, mais enveloppée de toute sa tendresse. C'était drôle : j'avais suffisamment cherché à séduire James pour ne jamais rester insensible une seule seconde à la puissance et la virilité qu'il dégageait, mais je crois qu'au fond, ce que je préférais le plus restait cette douceur infinie qu'il avait quand il s'occupait de ce qui lui tenait à coeur.

Je m'appuyai un peu plus contre lui la tête contre son épaule, en sirotant la fin de mon thé.


- Tu vois, dis-je doucement, laissant mes pensées s'exprimer un peu toutes seules. On n'a pas besoin d'être en couple pour être heureux, murmurai-je.

Pas vrai ? C'était tellement plus compliqué, tellement plus risqué. Il le savait, n'est-ce pas, que je ne pouvais pas lui donner cette partie là de notre relation ? J'avais peut-être trop joué avec le feu pour que ce soit bien clair, je n'étais pas toute blanche non plus. Mais la vérité était là : je voulais que notre complicité reste la même à tout jamais, je voulais son amitié et je voulais son affection, mais je ne voulais rien qui me ferait risquer de les perdre toutes les deux.

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MessageSujet: Re: « Strange birds. » (L.)   Ven 5 Déc - 18:17

Avoir Lizlor contre moi était une sensation si étrange ; derrière toute l’affection et la sérénité que cela me faisait ressentir, il y avait presque un goût d’interdit. Je savais que Lizlor n’était pas mienne, que cette étreinte n’était que provisoire. Bientôt, elle s’écarterait et je sentirais à nouveau le vide emplir le creux qu’elle avait occupé précédemment. Je savais qu’en la tenant contre moi, je jouais avec le feu, je m’autorisais quelque chose que je n’aurais pas du. Non, je ne devrais pas faire battre un peu plus mon cœur pour elle, je ne devrais pas faire grandir cet amour que je ressentais. Pourtant, je me laissai faire, coupable de ma propre souffrance. Mais aucune autre solution ne me paraissait possible. J’avais essayé, pourtant, de m’éloigner d’elle. Mais ça ne faisait pas taire mon cerveau. Tout mon corps était douloureux, j’avais envie de la voir, de lui parler, et je restais des longues heures allongé dans mon lit, fixant mon plafond en me demandant où Lizlor était, ce qu’elle faisait. C’était insupportable. J’essayais bien d’être rationnel, de me dire qu’elle m’avait repoussé, bien comme il faut d’ailleurs, et que ça ne servait à rien de m’accrocher. Mais c’était impossible. Et ce n’était pas seulement qu’elle me manquait… C’est que je ne cessai de m’inquiéter. Avait-elle réussi cet examen dont elle m’avait parlé ? Est-ce que la soirée à laquelle je devais l’accompagner s’était bien passée ? Et s’il lui était arrivé quelque chose, comment le savoir ? Je n’arrêtais pas de l’imaginer en danger sans que je sois là, et de me dire que s’il lui arrivait quelque chose et que je n’étais pas là, je serais responsable. Et je me demandais : est-ce que je lui manquai aussi ? Elle avait bien essayé de venir me voir… Peut-être que mon absence lui faisait de la peine ? Je n’avais pas envie de lui en faire. J’étais tiraillée de tous les côtés et je me retrouvai face à une unique conclusion. Je ne pouvais pas être loin de Lizlor.

Encore moins lorsqu’elle me souriait ainsi. Elle était radieuse, sincèrement impressionnée par la cabane… Et quand elle était aussi heureuse, je me sentais soudain si complet, et j’avais simplement envie de la regarder encore et encore. J’avais envie de devenir minuscule, de me nicher contre elle, et de regarder discrètement son visage rayonnant. C’était étrange, parce qu’elle était toute petite comparée à moi, mais parfois elle me semblait tellement importante à mes yeux qu’elle en devenait immense, et c’était moi qui était petit. C’était paradoxal, parce que j’avais le sentiment que je pouvais tout faire avec et pour elle, et pourtant parfois ce que cette affection était si grande et terrifiante qu’elle me paralysait. Parfois, je songeais qu’en un instant, Lizlor aurait pu me briser tout entier, et pourtant, je prenais le risque.

Sans aucune discrétion, je dévorais Lizlor du regard tandis qu’elle faisait le thé, si bien que lorsqu’elle me tendit une tasse, j’eus une seconde de battement sans comprendre ce qu’elle faisait. Je sentis une douce chaleur me monter aux joues, et je pris la tasse maladroitement, manquant de me renverser le liquide brûlant dessus.



- Je suis grave impressionnée !! C'est parfait, encore plus avec le sortilège qui la protège ! Elle est vraiment parfaite. Ca me fait très plaisir. Je sentis mon estomac faire à nouveau une pirouette. Je lui avais fait plaisir… J’avais l’impression d’être un adolescent de 12 ans devant sa première amoureuse. Je n’étais même pas aussi niais à cet âge ! Je savais que tu étais un bûcheron dans l'âme. Oh oui, je la montrerais à Ruby, je suis sûre qu'elle trouvera ça génial !! Tu t'entends bien avec Seth, d'ailleurs ? Ruby aussi, elle l'aime bien.

Pendant quelques minutes, nous plaisantâmes tandis que j’imitais un bucheron en montrant mes muscles, et Lizlor me chatouillait en même temps ce qui provoqua un fou rire de ma part. Finalement, je repris mon souffle, difficilement, pour lui répondre.

- Oui, il est sympa ! Même si bon, c’est pas forcément le mec le plus bavard ou le plus chaleureux qui soit… J’haussai les épaules. C’est vrai que ce n’était pas forcément évident d’avoir une grande discussion avec lui, il était un peu dans son monde, mais il était plus sympa qu’il n’y paraissait, finalement. Il était simplement plus tourné sur ses études que sur se faire des amis.

Lizlor approuva, puis notre attention fût coupée par son imitation du dragon assez originale : elle inspirait la fumée de sa tasse avant de la recracher par la bouche ou par le nez. Ça avait l’air de la faire bien rire, et comme j’étais bon public, elle fût encouragée à continuer. D’un coup de baguette, je multipliai la fumée qui sortait de son nez, pour la transformer en une immense vague qui roula dans l’air avant de s’écraser contre l’un des murs de la cabane. Liz éclata de rire une nouvelle fois, ce qui acheva de brouiller mon cerveau. Elle riait trop, et ça avait toujours ce pouvoir de me retourner l’estomac et de mélanger mes sens. J’avais envie de fermer les yeux, d’inspirer profondément, je me sentais… Dans une sorte de transe, je ne savais pas comment le définir autrement. Je me sentais euphorique, brûlé à l’intérieur et c’était littéralement une drogue. J’en voulais encore. Lizlor s’appuya à nouveau un peu plus contre moi, et je lâchai malgré moi un soupir. Ma gorge était toute serrée, et je fermai les yeux un instant. Le parfum de Lizlor était partout, sa présence… Et dans cette petite cabane rien qu’à nous, j’avais l’impression que cette sensation de refuge que je trouvais en Liz était devenu physique, elle était matérialisée par ces petits murs de bois que je ne voulais plus quitter. Et je sentais Liz tellement détendue que mon cœur ne cessait de me murmurer : peut-être qu’elle finira par t’aimer, peut-être que tu as une chance, peut-être… Et je l’écoutais, sentant l’espoir se diffuser partout dans mes veines.


- Tu vois, o n n'a pas besoin d'être en couple pour être heureux.

Il y eut une demi-seconde de battement, et je me redressai brusquement, comme si je venais d’être piqué. Dans ma précipitation, je renversai un peu de mon thé, mais le réalisai à peine. Je m’étais écarté de Lizlor, lui faisant face. Je sentais mes sourcils froncés et mon visage complètement fermé tout à coup. Pourquoi avait-elle dit ça ? J’avais l’impression qu’elle venait d’éclater la petite bulle confortable dans laquelle j’étais depuis le début de l’après-midi. Mon cœur était tout contracté, et je me sentais en colère. Mais pas contre Lizlor. Contre Stephen.

- Ecoute, répondis-je d’une voix forte qui contrastait avec la douceur de la cabane, ce n’est pas parce que Stephen ou… Ou je ne sais qui t’a mis dans la tête que tu n’étais que… Que tu ne… Qu’être… Je m’embrouillai, agitant mes mains dans tous les sens et je sentais que je rougissais presque, cherchant à moitié le regard de Lizlor. Tu mérites d’être en couple avec quelqu’un, tu n’es pas juste une fille qu’on prend pour un soir, et si Stephen t’a fait pensé ça, c’est un sérieux connard et tu ne devrais pas l’écouter ! Il aurait dû être heureux, honoré même putain de t’avoir comme copine et s’il a pas su en profiter, crois bien que je ne serais pas aussi con si j’avais cette chance ! Je… Je t’aime et je ne veux pas juste… Si tu es avec moi, je ferais tout pour te rendre heureux, et tu verrais qu’être en couple avec quelqu’un ça peut être bien et que tout le monde ne va pas aussi mal te traiter que ces mecs stupides en soirée ou ce connard de Stephen ! Parce que tu vaux milles fois mieux que ça, et j’arrive pas à comprendre comment tu as pu laisser quelqu’un te faire croire que ce n’était pas le cas !

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MessageSujet: Re: « Strange birds. » (L.)   Ven 19 Déc - 16:56

♪♫♪

Someone took me by surprise
I was cast among the stars
Read my lips i'm lost for words
Felt like just another jerk
I bumped into rainbow walls
Heard a million voices call
Why didn't i understand
Someone's hand was holding out

Now
Just do as I say
Keep Your Lips Sealed
Walk away
Now
Just do as I say
Keep your sweat cold
Don't betray.

Ce que j'appréciais avec James, c'est qu'il rentrait toujours dans mes blagues sans poser des questions, et me faisait encore plus fort, alors que pourtant... Ce n'était pas que nous n'avions pas le même âge, parce qu'ils étaient proches, mais il avait ses années à Poudlard derrière lui et travaillait à présent, et je me sentais toujours un peu enfantine avec lui. Ses responsabilités étaient plus importantes que les miennes, malgré le fait que nous sortions en soirée ensemble et nous amusions de la même façon. Quand il transforma la fumée avec sa baguette, je me mis à rire encore plus fort, et tentai de l'attraper entre mes mains. Dans ces moments-là, je ne pensais à rien d'autre, et j'oubliais même tous les petits différends que nous avions eu - heureusement qu'il ne m'en voulait plus ! Je savais que je n'avais pas été la plus douce avec lui et qu'il avait eu ses raisons pour m'en vouloir, mais j'étais contente qu'il ait décidé que ça ne dure pas. Et puis, la preuve ! Cette cabane était le meilleur cadeau du monde, et je savais que j'allais souvent venir y grimper pour y passer du temps.

Mais tout d'un coup, Jay se leva d'un coup et comme j'avais ma tête sur son épaule je fus surprise, sursautai, et me redressai d'un coup :


- Ecoute, ce n’est pas parce que Stephen ou… Ou je ne sais qui t’a mis dans la tête que tu n’étais que… Que tu ne… Qu’être… ... Oh, non... Voilà, j'avais murmuré sans y faire attention quelque chose qu'il était sans doute trop tôt de remettre sur le tapis. Jay avait froncé le sourcils et son visage s'était un peu fermé, comme quand il s'emportait. Il reprit en s'agitant : Tu mérites d’être en couple avec quelqu’un, tu n’es pas juste une fille qu’on prend pour un soir, et si Stephen t’a fait pensé ça, c’est un sérieux connard et tu ne devrais pas l’écouter ! Il aurait dû être heureux, honoré même putain de t’avoir comme copine et s’il a pas su en profiter, crois bien que je ne serais pas aussi con si j’avais cette chance ! Je… Je t’aime et je ne veux pas juste… Si tu es avec moi, je ferais tout pour te rendre heureux, et tu verrais qu’être en couple avec quelqu’un ça peut être bien et que tout le monde ne va pas aussi mal te traiter que ces mecs stupides en soirée ou ce connard de Stephen ! Parce que tu vaux milles fois mieux que ça, et j’arrive pas à comprendre comment tu as pu laisser quelqu’un te faire croire que ce n’était pas le cas !

... Ah.

Ma première pensée fut pour Stephen et un petit sourire moqueur se dessina sur mes lèvres, à son encontre : il en avait pris pour son grade, et quelque part, ce n'était que justice, et ça me faisait plaisir. Après, Jay n'avait pas entièrement raison non plus : je n'avais pas été « un coup d'un soir » pour Stephen, loin de là. Mais il avait raison sur le fait que Stephen n'avait pas du tout semblé vouloir profiter d'être en couple avec moi. Bah : c'était fini, de toute façon. Je ne voulais plus me laisser miner par toute cette histoire, elle avait été suffisamment douloureuse et pesante pour que je n'ai pas le droit de sortir la tête de l'eau. Pour le reste... Wow, j'étais un peu gênée, aussi clairement que je savais combien James avait des envies d'être avec moi, là c'était on ne peut plus clair une nouvelle fois et... Que répondre à ça ? Je ne voulais pas, moi, je ne voulais toujours pas, qu'il soit question de Stephen ou pas. Ce n'était pas que Jay ne me plaisait, pas au contraire. Il avait toujours eu de l'effet sur moi et il le savait très bien ; en plus de ça, nous nous entendions à merveille et j'adorais passer mon temps avec lui. Mais c'était autre chose, et je savais ce que je voulais au fond de moi : je ne voulais pas risquer de tout compromettre, je ne voulais pas être vulnérable à nouveau. Pourquoi il ne voulait pas le voir comme moi ? Nous pouvions profiter des avantages d'être en couple dans l'être vraiment, et ne rien perdre à ce que nous avions déjà... Ca me paraissait autrement plus intelligent... Mais j'allais bien me garder de dire tout ça, évidemment. J'avais déjà essayé et c'était mal sorti et puis je n'étais pas stupide : Jay ne voulait pas de ça, il me l'avait suffisamment prouvé et montré. Par contre, j'étais un peu gêné de tout ce qu'il disait sur le fait de mériter : parfois, j'avais le sentiment qu'il me plaçait un peu sur un piédestal, et si ce n'était pas pour me gêner dans la majorité du temps, mais là, je me sentais bien trop gênée. Pourquoi je le méritais autant ? Ce n'était pas vrai, je le méritais comme les autres ou peut-être moins, étant donné la manière dont j'aimais jouer moi aussi maintenant, et dont j'avais joué avec Jay. Et puis, si je le méritais autant, pourquoi Stephen était-il parti ?! Alors non, ça n'avait pas de sens, et quelque part, ça m'effrayait un peu.

Je me levais à mon tour, pour faire passer la gêne que je ressentais, et aussi instinctivement pour faire comme lui, pour me sentir plus proche de lui, pour qu'il comprenne bien ce que je voulais dire. La façon dont tout son être était dirigé vers une seule pensée, dont tous ses gestes indiquaient son implication, était quelque chose qui me fascinait chez lui : il était toujours à fond dans ce qui le tenait à coeur, et je m'estimais flattée, réellement flattée, qu'il soit concerné par moi ainsi. Je m'y prenais mal et je le savais, mais pour toute réponse, je me serrai contre lui, posant ma tête contre son torse et entourant sa taille de mes bras.


- Désolée, je ne voulais pas t'énerver, murmurai-je un peu honteuse. Je sais que tu serais merveilleux en couple, tu traites très bien les gens que tu aimes. Mais je t'ai déjà dit... Je n'ai pas envie de ça maintenant, dis-je alors d'une petite voix, en le regardant en me redressant un peu. Je suis bien comme ça, je ne veux pas tout gâcher. Toi aussi tu mérites que quelqu'un prenne soin de toi et te rende heureux, alors il ne vaut pas mieux risquer, tu ne crois pas ? Je n'ai pas envie de te perdre, conclus-je d'une voix plus étouffée et en me repelotonnant contre lui.

J'espérais à moitié qu'il n'ait pas entendu. Je me demandais ce qu'en dirait Ruby : est-ce que c'était jouer avec lui, encore, de dire tout ça ? Parce que c'était sincère après tout... Alors quoi, il valait mieux ne rien dire ? Je voulais la vérité, moi, puisque je ne l'avais pas eue, justement. Et puisque Jay faisait tant pour moi, je lui devais bien ça, non ?
FIN

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