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Can't get your way today (PV Jay) terminé

 

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 Can't get your way today (PV Jay) terminé

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Lizlor Wayland
Apprentie dans le domaine des Créatures Magiques



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MessageSujet: Can't get your way today (PV Jay) terminé   Jeu 21 Aoû - 19:08




https://www.youtube.com/watch?v=3mMmACZIXcE



I'm get get get getting rid of
Get get get getting rid of traces of
Traces, the traces, the traces of you




Plus l'année avançait et plus j'avais la curieuse impression de rentrer dans une forme nébuleuse et indéfinie, dont j'ignorais à peu près tous les dangers. Pourtant, Ruby et son organisation me secondaient, comme d'habitude, et je savais que je pouvais (et que je devais) me reposer sur elle, mais je me rendais compte que la perspective de terminer Poudlard me terrifiait. Je me sentais encore petite, si petite, j'avais besoin de Ruby, de Maman, bien plus que je voulais le reconnaître et... J'ignorais à quoi ça allait ressembler, tout ça, une fois que nous aurions terminé notre collège ? Je n'avais pas beaucoup d'idées, et je ne voulais pas trop y penser, tout en sachant très bien qu'il ne fallait pas attendre. Alors, je me concentrai sur les cours, les examens, et si j'avais parlé un peu à Maman de mon désir d'être peut-être apprentie dans le domaine des Créatures Magiques (Miss Pendragon m'avait dit que j'en avais totalement les capacités), je n'étais sûre de rien. Sans compter que l'Oregon me manquait plus que jamais, et que je me souvenais parfaitement bien de mes premiers jours ici, en Angleterre puis à Poudlard, de la façon dont je m'étais promis qu'à peine le dernier jours à Poudlard arrivé je retournerai en Oregon pour de bon, je retrouverai Conrad, notre vie là-bas et... Mais aujourd'hui le concept de vie là-bas était plus flou, car ma vie est ici, ou plutôt, ses éléments étaient ici. Je ne pouvais pas partir sans Ruby, je ne voulais pas, et je savais que ce n'était pas renoncer à l'Oregon mais repousser un peu l'échéance - quelque part, loin dans mes souvenirs d'enfant, j'avais un peu mal, mais je savais que cela ne servait à rien.

Heureusement, cette année avait retourné un certain équilibre, maintenant que j'avais décidé d'oublier Stephen une bonne fois pour toute, et je me sentais lancée à pleine vitesse sur une route étrangement droite sans être certaine qu'elle était sans dangers. C'était peut-être un risque, mais je me sentais enfin mieux, et je n'avais absolument aucune envie de revenir en arrière.

Evidemment, parfois le passé me rattrapait au moment où je m'y attendais le moins, comme à ce stupide cours de Potions que j'avais eu en fin d'après-midi : une élève s'était trompée et avait utilisé des ailes de Morpho plutôt que de mouche, et sa potion s'était transformée en un liquide vert et gluant qui avait fini par chauffer trop fort et exploser, éclaboussant tout le monde autour. La prof était ensuite partie dans tout un laïus sur les propriétés des deux ailes et leur différence, et moi, alors que ma potion était quasiment prête et réussie, je m'étais sentie tout d'un coup si triste que j'avais oublié un tour dans mon chaudron. Ma potion avait finie passable ; quant à mon humeur, elle avait finie... exécrable. La voix de Stephen m'étalant en long en large et en travers les propriétés des ailes de Morpho avait résonné dans mon esprit et il s'était rempli de nuages un peu noirs, pour le reste de la soirée. Je détestais quand des choses me rappelaient ainsi des petits détails de Stephen, de notre histoire ; je n'étais plus affreusement triste et mal mais je n'étais pas à l'abri d'éprouver un peu de chagrin et de cette rancoeur toujours un peu amère qui se réveillait de temps en temps. Du coup, j'avais retrouvé Ruby pour le goûter et ensuite pour le dîner, comme à notre habitude, et lui parler m'avait fait un peu de bien (elle avait tout de suite noté mon air maussade) mais j'avais renoncé à aller travailler avec elle à la bibliothèque. James m'avait proposé de me rendre à une soirée ce soir, chez un de ses amis, puisque nous étions vendredi, mais j'avais refusé parce que je devais travailler un peu la Métamorphose. Seulement, vu mon état, je savais pertinemment que m'installer derrière une table serait totalement improductif. Ruby l'avait compris ; je la laissai ensuite après lui avoir fait un bisou, et pris le chemin de l'infirmerie. James y était, à soigner deux élèves de deuxième année qui visiblement avaient été les victimes d'une petite blague, et je lui fis signe en levant le pouce que c'était bon pour ce soir, après quoi je retournai en direction de notre salle commune.

Elle était relativement pleine, et on sentait que le week-end se profilait, car tout le monde était étalé dans les gros fauteuils à discuter et rigoler. Je filai dans mon dortoir sans demander mon reste dans le but de me préparer. Je jetai un coup d'oeil par la fenêtre : il tombait quelques flocons, et le parc et les pins étaient légèrement blanchi par cette petite neige de février. Il ne faisait pas trop froid non plus, et tant mieux, car je n'avais pas spécialement envie de m'emmitoufler dans des habits épais pour aller faire la fête. Sans trop réfléchir non plus, j'enfilai une robe noire courte et moulante avec des trous dans le tissu au niveau de la taille, des collants un peu abîmés mais tant pis, mes bottines en cuir qui avaient bien vécues, puis je me maquillai les yeux, vérifiai l'état de mes cheveux - dans tous les sens comme à l'habitude. Ensuite, j'enfilai une cape d'hiver par dessus tout cela pour qu'on ne remarque pas trop mes habits, et quitta la salle commune. Nous avions rendez-vous au Trois Balais, lieu où la soirée débutait - il me semblait que c'était l'anniversaire d'un des amis de Jay avec qui nous faisions souvent la fête.

L'air frais de Pré-au-Lard me fit un peu frissonner mais je pressai le pas, avant de m'engouffrer dans le petit bar chaleureux. Il y avait déjà une bonne ambiance et j'abandonnai ma cape et mon écharpe dans un coin avant d'aller saluer tout le monde, et l'un des garçons m'offrit un verre. Je me sentais d'humeur joyeuse - pas au fond, mais en surface - et j'avais envie de discuter avec tout le monde et de rire tout au long de la soirée. Jay n'était pas encore là - un imprévu peut-être à l'infirmerie - mais ce n'était pas grave pour l'instant, j'étais bien entourée, et je savais qu'il ne me ferait pas faux bond : c'était tout sauf son genre. Nous nous étions beaucoup rapprochés depuis le fameux week-end chez lui, et si j'avais eu peur au départ qu'il jette un froid, ça n'avait pas été le cas, même si je sentais Jay un peu en retenue par rapport à tout ce qui concernait sa famille. Ah ! Et puis, il y avait eu le baiser... J'avais dormi tout contre lui, nous nous étions embrassés, mais il ne s'était rien passé de plus. Je ne savais pas trop quoi en penser : j'avais été particulièrement satisfaite d'avoir enfin eu ce que je voulais, de l'avoir fait céder, mais ce n'était pas assez à mon goût loin de là - je ne comprenais pas, je ne comprenais toujours pas, et cela commençait à réellement m'agacer. Pas une fois je ne manquais d'essayer de coincer Jay, mais il était habile, et déviait sans vraiment me faire renoncer. Il finit par arriver, d'ailleurs, et je lui fis un sourire et un signe de la main pour qu'il vienne vers nous. Je lui mis un verre entre les mains tandis que tout le monde se disait bonjour, et comme l'un de ses amis se mit à lui parler, je continuai ma conversation. Il me filtra d'une autre conversation un peu plus loin que quelqu'un parlait d'un dénommé... Stephen, et encore une fois la mauvaise humeur s'agita en moi, ce qui eut pour but de me faire terminer mon verre d'un seul coup. Par chance, la musique s'intensifia pile à ce moment-là, et je bondis de mon tabouret pour aller me changer les idées sur la piste de danse improvisée au fond du bar. Au passage, j'attrapai le bras de Jay qui parlait toujours et le tirai en riant et lui criant de venir avec moi. Je me mis à danser sans plus attendre, jouant comme d'habitude d'un peu de séduction que j'avais appris à contrôler, mais si elle m'était toujours un peu étrange. Je regardai Jay dans les yeux et je souriais du coin des lèvres, me laissant porter par la musique, avant de me rapprocher un peu et de danser tout contre lui, puis de m'éloigner, de rire, de faire n'importe quoi, et de recommencer.

Petit à petit, sur la piste, les gens nous avaient rejoints, et je me sentais un peu mieux, grisée de la musique, de l'alcool et de l'ambiance - de toutes mes forces je repoussais les souvenirs de Stephen qu'aujourd'hui s'était amusé à raviver, et je profitai de l'instant présent. Tout d'un coup, je me retrouvai poussée par derrière et butai légèrement contre Jay, qui me retint dans ses bras. En une seconde, mon visage contre son torse et son odeur masculine qui vint chatouiller mes narines me décida : je me hissai sur la pointe des pieds et entourai son cou de mes bras afin de plaquer mes lèvres contre les siennes.

Le tout dura à peine une seconde - je n'avais pas trop forcé non plus car je voulais un baiser plus prolongé - il réagit tout de suite et je sentis son corps s'écarter du mien - ses mains sur mes hanches, frôlant l'endroit où ma peau était nue, me repoussèrent doucement mais sûrement en ailleurs - et nos visages s'éloignèrent.

Il avait, encore une fois, stoppé mes avances avec toute la gentillesse qui le caractérisait. La moutarde me monta au nez, et pour de bon cette fois ; à quoi ça rimait ?? Il ne se rappelait pas du week-end chez lui, il se moquait de moi ??


- Oh c'est bon là, tu fais chier ! C'est quoi ton problème ?! Il aimait les hommes ou quoi ?! Je m'étais écriée assez fort pour couvrir le bruit de la musique, tout en repoussant sèchement ses mains de ma taille et en me plantant devant lui sans bouger avec la ferme décision de comprendre un peu plus ce qui lui trottait dans la tête.

_________________

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Dernière édition par Lizlor Wayland le Lun 1 Sep - 12:14, édité 1 fois
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James Miller
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MessageSujet: Re: Can't get your way today (PV Jay) terminé   Ven 22 Aoû - 16:22

« Now here you go again, you say
You want your freedom
Well who am I to keep you down
It's only right that you should
Play the way you feel it
But listen carefully to the sound
Of your loneliness
Like a heartbeat drives you mad
In the stillness of remembering what you had
And what you lost, and what you had, and what you lost

Thunder only happens when it's raining
Players only love you when they're playing. »



Personne n’aimait le mauvais temps, c’était évident. Oui, il y avait toujours quelqu’un d’étrange pour affirmer que la plus, c’était reposant, ou que la neige c’était beau et amusant, mais dans les faits, personne n’aimait se retrouver sous un orage battant, ou avec un bon gros rhume. Et justement, en parlant de rhume, voilà pourquoi je détestais encore plus la mauvaise météo écossaise qu’auparavant : les gens malades. Avant, ça me passait un peu par-dessus la tête que tout le monde tousse, éternue et se mouche, mais maintenant que je travaillais à l’infirmerie, c’était différent. A chaque fois que je voyais un élève dehors sans écharpe, je grommelais dans ma barbe, et quelques jours plus tard, il débarquait comme par hasard à l’infirmerie pour se faire soigner. Bien entendu, je n’avais rien le droit de dire, mais je n’en pensais pas moins. Spéciale mention par ailleurs à ce groupe d’une dizaine de personnes qui étaient tombées malades après une soirée clandestine dans le hangar à canots – c’était Maya qui me l’avait appris par la suite. Heureusement que la Pimantine était un remède efficace, mais il avait pour effet secondaire de faire fumer les oreilles pendant quelques heures, et il n’était donc pas rare de voir des masses d’élèves enfumés dans les couloirs. En attendant, j’avais deux fois plus de travail car il semblait bien qu’en effet l’hiver apportait son lot de maladie habituel, grippe, rhume, sinusite et autres bactéries charmantes qui elles, adoraient le froid. Je ne sais pas par quel miracle mais j’avais réussi à ne pas être malade une seule fois pendant l’hiver, faisant bien attention à porter un masque, voire me lancer un sortilège de repousse bactérie, lorsque je m’occupais des malades, et je me lavais les mains et faisais bien attention à sortir couvert. Si ce genre de considérations m’était toujours passé par-dessus la tête, à présent que j’étais face à toutes ces maladies, j’avais un regard différent. Honnêtement, je n’avais pas envie de soigner les élèves entre deux éternuements et pic de fièvre.

Heureusement, le temps commençait à se faire un peu meilleur, et même si le soleil qui perçait parfois par les nuages était toujours frais, il ne neigeait plus et la pluie continue s’était transformée en averses moins fréquentes. J’avais donc moi aussi retrouvée une meilleure humeur, même si l’infirmerie ne désemplissait pas. Il y avait eu une épidémie de gastro cette semaine, et ça n’avait rien d’amusant. Honnêtement, j’étais reconnaissant à la magie de nettoyer le vomi en un tour de baguette. J’avais du travail de tous les côtés, autant à Poudlard que chez moi. Depuis le fameux week-end avec Lizlor, l’état de ma mère avait empiré et, probablement pour se venger de mon attitude, mon père était encore moins présent. Je passai mon temps libre à contacter ma mère, son infirmière personnelle, m’assurer que les impôts étaient payés et transférer de temps en temps une partie de mon salaire dans le coffre familial de Gringotts, car celui de mon père était parfois insuffisant – ou plutôt passait dans les coups au Pub et les sorties. Mais je n’avais ni le temps ni la force de me disputer avec lui à ce sujet, même si je devais avouer que ça me pesait. Je faisais donc tout pour me sortir ça de la tête, et de profiter malgré la montagne de travail et de responsabilités. Mais de ce côté-là, ce n’était pas forcément plus réjouissant.

Bien sûr, il y avait mes amis à Pré-au-Lard avec qui je sortais de temps à autre, lorsque j’avais du temps libre – il m’arrivait souvent de faire des heures supplémentaires jusqu’à tard le soir, même le week-end. A Poudlard, je m’entendais bien avec quelques collègues aussi jeunes que moi. Will était un peu trop pédant à mon goût, mais Jane, Rose et même le sérieux Seth étaient de bonne compagnie, et l’ambiance à la table des professeurs n’était pas mauvaise. Enfin, tant que l’on ne s’approchait pas trop de Woodley ou Nakamura, mais on s’y faisait tous. Donc oui, de ce côté-là, on pouvait dire que je me portais bien. Ce n’était pas mes meilleurs amis, certes, mais je n’étais pas seul. Le problème, c’était plutôt… Lizlor. Et le problème c’est que Lizlor n’était pas non plus un problème. Il n’y avait rien de négatif à son propos. C’était visiblement de moi que ça venait, puisqu’elle s’entêtait à embrasser des garçons en soirée et à répéter qu’elle ne voulait rien de sérieux. D’accord, je comprenais, Stephen, tout ça tout ça, mais… C’était de plus en plus dur de résister. Chaque minute à ses côtés me rappelait à quel point je l’appréciais, non seulement pour sa vivacité d’esprit mais aussi son charme séduisant, son innocence clairsemée et son caractère explosif. J’étais complétement bouleversé par elle, par sa présence, par mes sentiments. Plus le temps passait, plus j’avais envie d’elle, de la serrer dans mes bras, de la faire rire, de l’embrasser mais surtout de lui répéter à quelque point je l’aimais, elle qui se croyait parfois si peu digne d’amour. Mais je gardais mes lèvres closes, sachant qu’elle n’entendrait pas mes paroles. Je ne voulais pas jeter un froid et risquer de la perdre. Mais pourquoi ne comprenait-elle pas la situation ? Elle ne pouvait pas être aveugle à ce point ! J’étais quasiment sûr que même sa propre mère avait fini par comprendre.

En attendant, j’en restai réduit à aimer en silence, à faire taire les battements de mon cœur et à supporter de voir Lizlor séduire d’autres garçons. La contraction que cela produisait dans mon estomac était parfaitement terrible, mais je n’avais pas de choix. Je me taisais. Et je savais que ce soir n’échapperait pas à la règle. En rentrant dans le pub, légèrement en retard à cause d’un appel plus long que prévu avec ma mère qui m’avait mis de mauvaise humeur, je remarquai directement Lizlor et sa tenue. Je ne résistai pas à la dévorer des yeux sans me contenir, car sa robe mettait ses formes en valeur et elle était plus séduisante que jamais. Je m’approchai, sentant son parfum m’envahir, et j’inspirai profondément. Je ne désirais qu’une chose : glisser ma main là où le tissu découvrait sa peau, et l’attirer contre moi brusquement pour l’embrasser. Mais je clignai des yeux pour chasser cette vision, et tentai de ne plus penser au creux dans ma poitrine et à mon cœur affolé. Je discutais avec un ami, mais mon regard était sans cesse attiré par Lizlor qui était à côté, occupée à parler avec quelqu’un d’autre, et j’avais envie de boire ses paroles et de me laisser bercer par son rire. J’avais bien du mal à suivre ma conversation, et j’aurais presque été soulagé d’en être tiré si ce n’était pas pour être amener dans un endroit bien pire.

C’était une torture que je connaissais bien désormais : danser avec Lizlor. Elle avait le don de venir tout contre moi, éveillant mes sens un à un au point de m’étourdir et de faire taire la musique, puis elle s’éloignait en riant. Je me pliai à son jeu, dansant aussi n’importe comment quand elle faisait des mouvements bêtes pour rire, dansant tout contre elle quand elle venait chatouiller mon torse de ses doigts fins. Je me sentais empli d’électricité statique, sentant que la pression allait finir par me faire exploser. J’accumulais des tensions dans tous les aspects de ma vie, et je ne savais pas combien de temps je pourrais les supporter avant d’imploser. Avant, j’étais bien plus lunatique et colérique, et je savais que je n’avais pas totalement perdu de sa rage qui grondait en moi lorsque les choses allaient mal. Et plus Lizlor jouait, plus je perdais pieds, tout proche de craquer. Pourquoi faisait-elle cela lorsqu’elle savait que je ne voulais pas de ça, pas ainsi ? Et pourtant, je me laissai faire malgré tout, emporté par le plaisir que me procurait son corps contre le mien, cherchant à ne pas craquer tout en espérant d’une certaine manière finir par le faire, simplement pour enfin goûter à ce dont je rêvais.

Quelqu’un la bouscula et elle fût collée un plus contre moi. Le reste alla très vite. Je sentis ses bras autour de mon cou, son corps se hisser, et ses lèvres attraper les miennes brusquement. Mon cerveau se coupa une seconde où je me laissai faire, retourné comme à chaque, puis tout se reconnecta et je me rappelai de l’évidente réalité : ce baiser ne voulait rien dire pour Lizlor. Je ne voulais pas de ça, moi. Je l’estimais trop pour me plier à ce jeu où elle ne serait qu’un corps contre le mien le temps d’une nuit. Je m’écartai, posant mes mains sur ses hanches – la peau nue me fit sursauter car je l’avais oublié l’espace d’un instant – et j’éloignai aussi le corps de Lizlor et visiblement, elle était contrariée.


- Oh c’est bon là, tu fais chier ! C’est quoi ton problème ?

… Mon problème ? Si elle s’était mise en colère, je sentis moi aussi un sentiment désagréable me prendre au ventre et je me crispai, le cœur tambourinant désagréablement dans ma poitrine.

- Mon problème ? M’exclamai-je d’une voix tremblante et forte. Putain mais tu le connais très bien et si tu acceptais un peu d’ouvrir les yeux tu verrais que c’est le même depuis le début ! Je sentais une colère acide me ronger et moduler l’intonation de ma voix. Je ne voulais pas me mettre en colère contre Lizlor, mais elle me cherchait délibérément en me séduisant et venait ensuite se plaindre ? Elle savait très bien que je ne voulais pas d’un coup d’un soir, elle le savait. Pourtant, elle jouait la sourde oreille, son visage fermé me renvoyant une expression de défi et de colère mêlés. J’accepte ton jeu mais tu sais très bien que toi et moi ça ne se passera pas comme ça, je ne veux pas te choper à une soirée où on est ivre simplement comme ça ! M’insurgeai-je. La musique avait changé, et un morceau d’électro avait commencé, le son montant petit à petit. Et je sais que tu ne veux pas de copain, de relations sérieuses, j’ai compris mais peut-être que j’ai mon mot à dire quand tu passes les soirées collée contre moi à me séduire, peut-être que tu pourrais réaliser que ça me fait quelque chose et que putain, mais, depuis le début, le début putain, je… Je tremblai, emporté par mes mots, ma colère et la soudaine évidence qui s’imposait : je ne pouvais plus jouer. Je suis amoureux de toi putain ! C’était sorti, mais pas au bon moment : la musique venait d’entrer dans un passage particulièrement bruyant et fort, et je voyais bien que Lizlor n’avait pas entendu – il faut dire que les mots étaient sortis d’une voix plus basse et dépitée qu’en colère. JE SUIS AMOUREUX DE TOI, répétai-je alors en criant.

A l’instant où la phrase était sortie, je réalisai que la musique s’était cessée quelques secondes. Il y eut un immense silence, et Lizlor me fixa avec un air étrange. Puis, la courte pause dans le morceau se termina, et le « boom boom » recommença à envahir la pièce, résonant en écho avec mon cœur affolé.


_________________
« So what became of loving man
And what became of you
Familiar as you shook my hand
What was it you meant to do?
Because all could change for one
And all, could change in this new today. »




« She said the devil will want you back
And you'll never find love in an open hand
Shut your eyes, so you see I'm there
And know you'll always have this if you see this man
I lied, this was not for my pride
I know this was my time. »
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Lizlor Wayland
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MessageSujet: Re: Can't get your way today (PV Jay) terminé   Dim 24 Aoû - 13:53

Depuis ce matin, les signes s'acharnaient à me faire comprendre que de toute évidence, cette journée ne pouvait pas se terminer de façon positive. Je n'étais pas du genre, pourtant, à voir la vie en noir, mais j'étais d'humeur bougonne depuis que le prénom de Stephen avait été mentionné, et quelque part, j'avais la désagréable sensation que rien n'irait en mon sens jusqu'à ce que je laisse cette journée derrière moi. Il y avait des jours comme ça, des jours où je me sentais un peu tirée en arrière, un peu comme avant, quand j'étais la petite Lizlor qui ne se fiait à rien ni à personne et qui était animée par des vibrations un peu différentes, plus violentes. Je me sentais comme un petit animal traqué et presque pris au piège, et c'était comme si quelque chose me serrait à la gorge et me faisait comprendre que l'urgence était là, que quelque chose allait arriver - voilà pourquoi je m'étais dressée contre James et que je m'étais énervée, à défaut de me battre contre ce je-ne-sais-quoi qui m'oppressait, au fond de moi.

- Mon problème ? Putain mais tu le connais très bien et si tu acceptais un peu d’ouvrir les yeux tu verrais que c’est le même depuis le début !

Il avait répliqué du tac au tac et la dureté de sa voix, forte pour couvrir la musique elle aussi, me surprit tant que j'eus une seconde de stupeur et amorçai un mouvement en arrière mais je me repris bien vite : pas question de lui montrer que j'avais eu peur. Et puis, c'était plutôt parce qu'il était d'habitude doux avec moi que je m'étais laissée surprendre ! Je fronçai les sourcils de mécontentement et ne bougeai pas de mon poste, plantée devant lui au milieu des gens qui dansaient encore, et je croisai les bras, pour lui prouver que j'étais bien décidée à ne pas me laisser faire.

- J’accepte ton jeu mais tu sais très bien que toi et moi ça ne se passera pas comme ça, je ne veux pas te choper à une soirée où on est ivre simplement comme ça ! continua-t-il et je ne le quittai pas des yeux, tout en lui laissant clairement voir que moi aussi, j'étais blasée de son attitude, moi aussi j'étais énervée, moi aussi j'en avais assez qu'il se comporte de la sorte parce que c'était frustrant et illogique ; si je me comportais comme ça, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui. Et je sais que tu ne veux pas de copain, de relations sérieuses, j’ai compris mais peut-être que j’ai mon mot à dire quand tu passes les soirées collée contre moi à me séduire, peut-être que tu pourrais réaliser que ça me fait quelque chose et que putain, mais, depuis le début, le début putain, je…

... C'était bien ma veine. De tous les garçons, il fallait que je tombe sur celui-là, celui qui avait un minimum de considération sortie de nulle part et que les coups d'un soir n'intéressaient visiblement pas. C'était à n'y rien comprendre, et je n'y comprenais définitivement rien. Ca lui faisait quelque chose ?! Mais qu'est-ce qu'il attendait alors, la bague au doigt, ou quoi ?! Il ajouta quelque chose que je ne compris pas parce que la musique était trop forte et j'eus un mouvement d'agacement, mais il répéta :

- JE SUIS AMOUREUX DE TOI !

La musique baissa (évidemment) pile à ce moment-là, pour nous laisser savourer encore plus le moment (...), et repartit quelques secondes après, nous couvrant de ce boum-boum tout d'un coup bien plus nécessaire. Amoureux de moi ?!... Plus ça avançait, plus ça m'échappait, et je sentis quelque chose frémir à l'intérieur de moi, et se recroqueviller sur lui-même. Je regardai Jay sans rien dire pendant une fraction de seconde, cherchant quelque chose où me raccrocher, espérant de toutes mes forces qu'il continue à parler, qu'il se rattrape, qu'il dise non je plaisante, et qu'on en reste pas sur cette déclaration inattendue qui m'avait tétanisée. Mais non, rien. Et c'était à moi de réagir, et j'ignorais totalement quoi faire. Alors, tout naturellement, jaillit du fond de ma gorge un petit rire qui s'intensifia : la situation, le fait que la musique se soit arrêtée, l'énervement de Jay, tout me parut intensément drôle tout d'un coup, et je dus mettre ma main sur ma bouche pour m'arrêter de rire, au milieu de cette foule gesticulante en musique autour de nous, qui me paraissaient totalement étrangers maintenant.

- Mais ça va pas ou quoi, tu racontes n'importe quoi !!

Ca n'avait pas de sens et il le savait comme moi : pourquoi être amoureux de moi ? Dans quel but ? Je ne voulais rien de tout ça et il le savait très bien, je lui avais suffisamment dit et montré ce que j'avais récolté de mon histoire avec Stephen. Tout ça n'était pas pour moi, pas maintenant, pas ici, et de toute façon j'avais peine à y croire - même si Ruby et Ewan contrecarraient mes certitudes, mais au fond, c'était simplement l'exception qui confirmait la règle, peut-être ? Je ne voulais pas me fragiliser encore une fois, c'était tout, je ne voulais pas risquer de tout perdre encore y compris moi-même. Le chemin que j'avais du parcourir depuis le départ avec Stephen était tel que c'était hors de question pour que je le réemprunte à nouveau. J'avais beaucoup d'affection pour James, là n'était pas le sujet ; il était adorable, il me faisait rire, il était prévoyant, protecteur mais pas trop, il aimait faire la fête, il savait s'amuser, il était intéressant, intelligent, il avait un charme incontestable et des bras dans lesquels on avait envie d'être serrée et protégée, il était doux quand il le fallait et savait s'imposer, bref, il était quelqu'un de bien, de très bien même, que j'avais eu de la chance de rencontrer, j'en étais consciente. Mais je ne voulais pas, je ne pouvais pas, tout simplement. Si le résultat de toutes mes avances et de ce petit jeu du chat et de la souris provoquait ce genre de choses, il pouvait être tranquille : je n'allais pas continuer. J'étais flattée de lui plaire - mais je restais persuadée que je lui plaisais d'avantage physiquement qu'autre chose - mais je ne voulais pas, moi m'engager dans cette piste, alors d'accord, je cédais, j'arrêtais là. Tant pis pour moi, je resterai sur ma frustration et sur le fait que je n'aurais pas réussi à le faire céder, pas vraiment, mais c'était trop dangereux à présent. Pour une fois, je devais être raisonnable, me dis-je en conclusion, alors que mon sang tambourinait un peu trop fort dans mes tempes (l'alcool, la musique trop forte ?) et que je commençai à avoir un petit peu mal à la tête.

- Je veux pas de ça, tu le sais bien ! Et puis, tu ne peux pas être amoureux de moi, on ne se connait pas si intimement, au final, lui dis-je plus doucement (l'idée n'était pas de continuer à se disputer), en me rapprochant un peu pour qu'il entende malgré la musique. Je haussai les épaules, pour bien lui faire comprendre qu'il devait lâcher l'affaire.

Je sentais que mes pressentiments s'avéraient juste, hélas, et cela eu le don de m'agacer un peu plus ; comment j'allais m'en sortir maintenant ? J'avais peu d'espoir qu'on se remette à danser comme si de rien n'était, et je jetais un coup d'oeil aux gens qui dansaient et s'amusaient autour de nous, avec l'étrange sentiment de n'avoir de toute façon pas ma place ici.

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Âme soeur: «When I think of [her], I always think of the back of her head. I picture cracking her lovely skull, unspooling her brain, trying to get answers. (...) What are you thinking? How are you feeling? What have we done to each other? What will we do? »

MessageSujet: Re: Can't get your way today (PV Jay) terminé   Dim 24 Aoû - 16:40

« Keep believe we're not the same
You have not experience to pain
To see her kiss some other lips
While I’m drifting under the fist
I’d lie for fairs to the dreamers, oh
Maybe I should be

I should be dancing dancing dancing
'till I fall between your lies
Dancing dancing dancing
'till I fall between your lies

I should be dancing, dancing, dancing
Till I fall between your lies
dancing, dancing, dancing
Till I fall between your lies

You’re just a ghost
In the future that we've lost
You’re just a name
Touch you on someone else’s hand
I’m sure I'm better on my own
Writing this shimmering whole
You're just a ghost and I'm real
You're just a storm and I'm the wind

But it still burns
But it still kiss
The future comes on sleeping pills. »



Les mots étaient finalement sortis. Enfermés depuis toujours, ils envahissaient à présent la pièce et me laissaient fébrile, apeuré. Etrangement, les prononcer à voix haute me donna l’impression que les sentiments étaient encore plus réels. C’était comme si le sang dans mes veines avait un tour entier dans mon corps, partant de mon cœur tout transi d’amour, répandant dans tous mes muscles les sensations que j’éprouvais. C’était à la fois terrible et doux, parce que cet amour était si vrai, si unique pour moi, que je ne pouvais pas en être totalement attristé malgré la non-réciprocité. Je n’avais jamais vraiment été amoureux me semblait-il, maintenant que je connaissais ce que je ressentais pour Lizlor. J’avais aimé Sophie, je crois, mais ce n’était plus rien comparé à la tornade qui faisait palpiter mon cœur. A présent, je comprenais réellement ce que c’était de respirer en pensant à quelqu’un d’autre, de rechercher sa présence et son parfum dans chaque pièce, de s’endormir en pensant au grain de beauté dans son cou. C’était des sentiments si terrifiants et merveilleux que je ne pouvais pas m’empêcher d’être heureux en les ressentant malgré tout. En mettant ainsi des mots, malgré ma colère première, j’eus une sensation étrange qui s’infiltra en moi. Je n’arrivais pas, pendant un instant, à mettre un nom dessus, mais elle installa une chaleur tiède dans mon corps.

Ce fût lorsque Lizlor éclata de rire que je compris ce que j’avais ressenti pendant quelques douces secondes : l’espoir.

C’était ridicule, n’est-ce pas ? Je savais qu’elle ne m’aimait pas, qu’elle ne voulait pas de moi comme je voulais d’elle. Mais aimer teintait la réalité d’une couleur plus douce et plus chaude, et elle troublait le reste. Pendant l’espace d’un court instant, j’avais voulu croire à quelque chose de différent, croire que Lizlor entendrait mes mots et les comprendrait, mieux encore, qu’elle les ressentirait aussi, qu’elle accepterait… Je ne savais même pas vraiment, mais un dénouement positif m’avait stupidement paru possible. Mais le rire de Lizlor crevait l’illusion tout autant que mon cœur, et je sentis une douleur telle que pendant un instant, des étoiles dansèrent devant mes yeux. Elle riait ? Elle riait de mes sentiments ? J’avais l’impression qu’on m’avait répondu du poison dans les veines, et mon cœur crispé pompait jusqu’à lui ce sang infesté. Je regardai Lizlor, sans vraiment la voir.


- Mais ça va pas ou quoi, tu racontes n'importe quoi !!

Je restai muet. De toutes les choses qu’elle aurait pu répondre, je crois que Lizlor avait choisi la pire option. Ce n’était même pas qu’elle ne répondait pas à mes sentiments, elle les niait. Elle ne me croyait donc pas ? J’accusai le coup, en silence, sentant mes entrailles se contracter et tout ce que j’avais construit à l’intérieur s’effondrer. Une terrible douleur m’avait envahi, serrant ma gorge, me donnant envie de disparaître, d’hurler, d’exploser en sanglots. Mais je restai de marbre, ne pouvant rien dire.


- Je veux pas de ça, tu le sais bien ! Et ce que je voulais moi, alors ? Elle ne pensait jamais à ça, n’est-ce pas ? Et puis, tu ne peux pas être amoureux de moi, on ne se connait pas si intimement, au final, dit-elle d’une voix plus douce, tout près de moi.

Sa réponse tonna dans mon cœur, et je fermai les yeux quelques secondes. Je ne savais même pas comment décrire ce que je ressentais. Soudain, tout autour de moi me paraissait vain, la musique, les rires des gens, l’alcool, le bar même disparurent, me laissant tout seul dans un lieu sombre où résonnait les battements de mon cœur qui se faisait étrangement lent. Pourquoi avait-elle dit cela ? Comment pouvait-elle dire que nous ne connaissions pas ? Cela faisait depuis le début de l’année que nous nous fréquentions, mais surtout que nous apprenions à nous connaître. Comment pouvait-elle dire que je ne la connaissais pas intimement quand elle avait pleuré dans mes bras en me parlant de Stephen ? Comment pouvait-elle me dire qu’elle ne me connaissait pas intimement quand elle était venue jusque chez moi, et avait assisté à la catastrophe qu’était ma famille ? Comment pouvait-elle tout ça, alors que j’étais amoureux d’elle depuis la première fois que son rire avait résonné et que j’avais accumulé tous les détails de sa personne dans mon cœur, les cachant au plus profond, les chérissant jusqu’à m’en sentir transi ? Ses mots me blessèrent tant que je me sentis cligner des yeux plusieurs fois pour retenir des larmes amères.

Je n’étais plus en colère, simplement désespéré. A présent, c’était ce sentiment ineffable qui se répandait en moi. J’étais empli d’un désespoir écrasant, qui se cristallisa autour de tout ce qui n’allait déjà pas, toutes ses responsabilités qui m’écrasaient, et je sentis des larmes perler sur mes joues. Elles étaient froides, tout comme l’eau dans laquelle Lizlor venait de me noyer. Je ne pris pas la peine de les essuyer. Je serrai les dents pour éviter mon menton de trembler, et alors que la musique baissait petit à petit, je finis par ouvrir la bouche et expier quelques mots d’une voix sèche et tremblante.


- Alors je suppose que l’on se connaîtra plus du tout.

Je quittai le bar, attrapant ma veste que j’avais laissé traîner sur une table, sans accorder un regard à Lizlor. L’air frais me fit frissonner, et j’essuyai mes joues avant d’accepter de laisser les larmes couler librement. Je marchai jusqu’à Poudlard, me sentait à la fois vide de tout et pourtant terriblement lourd, sans savoir ce que j’entendais exactement par cette dernière phrase.

_________________
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And what became of you
Familiar as you shook my hand
What was it you meant to do?
Because all could change for one
And all, could change in this new today. »




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And you'll never find love in an open hand
Shut your eyes, so you see I'm there
And know you'll always have this if you see this man
I lied, this was not for my pride
I know this was my time. »
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MessageSujet: Re: Can't get your way today (PV Jay) terminé   Mar 26 Aoû - 17:24

Hébétée, je ne pouvais pas m'empêcher de ressentir quelque chose d'autre au fond de moi, quelque chose d'un peu acide, et d'un peu... inquiétant. Bon, d'accord. Rire n'avait peut-être pas été la réaction la plus sympathique - mais bon, hein, je faisais comme je pouvais, Jay savait aussi bien que moi que je n'étais pas la plus douée dans ces moments-là... Ca ne changeait rien au fait que je l'aimais beaucoup, il en était conscient ?! J'étais juste énervée et frustrée des pincettes qu'il prenait, de la façon dont je lui tournais autour et qui n'aboutissait à rien, voilà, ce n'était pas entièrement de ma faute, j'avais le droit de hausser le ton moi aussi ! Surtout qu'avec lui c'était à peu près tout ce que je pouvais faire ; face à lui, même alors que j'avais croisé les bras et que je le défiais du regard, je me sentais toute petite, toute fragile. Sa carrure me faisait toujours cet effet, et à chaque fois je me faisais la réflexion comme c'était drôle combien il pouvait être doux et délicat, malgré ses épaules, ses muscles, ses mains, son torse, car tout était puissant et viril.

Il me faisait face, lui aussi, mais il semblait ailleurs. La colère avait laissé place à autre chose, et son visage semblait fermé... Un peu comme ce week-end chez lui, oui, je retrouvais un semblant de ce reflet sur ses traits. Il me regardait sans vraiment me voir et ses yeux bruns étaient tout foncés, tout sombres. Je clignais un peu des paupières pour m'assurer que ce n'était pas une illusion d'optique à cause du manque de lumière dans le pub, mais non. Le regard de Jay était autant ailleurs que sec et froid, et je n'étais pas certaine d'y avoir ma place en cet instant. Je finis presque par m'impatienter ; j'avais l'impression qu'il laissait passer des siècles avant de réagir, j'avais envie de le secouer, de lui dire arrête de dire ça, non tu n'es pas amoureux de moi, tais-toi, pourquoi tu gâches tout ?! Mais il m'impressionnait, quelque part, il m'avait toujours impressionnée, et j'étais retenue par quelque chose d'inexplicable. Sans compter qu'au moment où je faillais avoir un geste d'impatience, pour faire repartir notre colère plutôt que ce vide soudain qui nous avait englouti, je vis une petite lueur dans ses yeux... Enfin ! Une petite lueur qui attrapa les lumières dorées et faibles de la piste de danse. Une petite lueur qui papillonna dans le coin de ses yeux et faiblit ensuite... Une larme, compris-je alors, et tout mon être se glaça d'un seul coup. Il pleurait...


- Alors je suppose que l’on se connaîtra plus du tout.

Et il partit. Comme ça.

Sa voix était à l'image de son visage : dure, sèche. Elle m'avait clouée sur place, et j'avais entrouvert la bouche, estomaquée. Ah ouais ?! Il la jouait comme ça ?! Une vague d'agacement et de mécontentement était montée et me percuta.

Je tournai les talons, moi aussi, et me fondis dans la foule - qui évidemment s'était donnée le mot pour être dense, en délire, soûle, et tout ce qu'il y avait d'insupportable. Je me mis à jouer des coudes ; j'étais petite et pas très avantagée, mais j'avais besoin d'aller vite, si bien que mon passage ressembla à une furie qui hurlait en même temps :


- JAMES ATTENDS mais poussez-vous làààà bon sang dégage toi AÏE mon pied gros lard JAMES REVIENS TU VAS OÙ laisse-moi passer vieille pie et arrête de boire tu ressembles déjà plus à rien ma pauvre JAAAAAMES !!!!!

... Peine perdue. Essoufflée et les cheveux en bataille, j'avais vaincue la foule et je me retrouvais enfin à l'entrée du bar ; je m'y jetai, poussant la porte et me jetant dehors.

- JAAAAAAAAMES ! Reviens c'est débile, fais pas ton mioche !!!

Oh, je pouvais crier : il était déjà parti. Il me semblait que c'était lui, le petit point sombre dans le noir, plus loin, mais il avait disparu déjà. Je serrai les dents et poussai un cri d'agacement, tout en shootant à moitié dans un tas de neige à côté de moi, mais le froid me mordit presque instantanément et je serrai les bras autour de mon corps bien trop peu habillé. J'avais envie d'exploser et de hurler et de m'énerver contre James et qu'il s'énerve en retour ; au lieu de ça, alors que la porte venait de se refermer dans un petit clac derrière moi, je me retrouvais toute seule en pleine nuit dans le village tout silencieux à cause de l'épaisseur cotonneuse de la neige, grelotant et maugréant dans le vide. Je restai là jusqu'à ce que le froid me soit insupportable, en priant pour tomber malade avant demain, et rentrai ensuite de nouveau dans le bar sans savoir réellement de quoi j'avais envie, de quoi j'avais besoin.




Fin

_________________

So here's my confession, this time
Don't just want you to love me
I want to be your obsession




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