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The life in your eyes [PV]

 
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 The life in your eyes [PV]

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Hugo Hallensburg
Élève de 2ème année



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Nombre de messages : 125
Localisation : Dans un trou perdu loin de l'agitation.
Date d'inscription : 02/11/2012

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Particularités: Des nés moldus venant du fin fond de la grande bretagne, vraiment?!
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MessageSujet: The life in your eyes [PV]   Mar 8 Juil - 20:52

L'amitié, c'était un peu comme un contrôle de réussite, parfois. Si on s'engageait avec l'autre, il fallait le lui prouver en temps voulu. Il se trouvait que j'étais trop peureux et timide, et donc je n'avais pas beaucoup d'ami. Mais il était spécial. Lui, il l'était.
The life in your eyes.

Allongé sur mon lit aux rideaux couleur de lagon, je lisais un documentaire sur les loutres. La petite bougie à mon chevet éclairait juste ce qu’il fallait et son petit crépitement donnait vie à la pièce. Comme d’habitude, j’étais plus tôt à la salle commune et dans notre dortoir, pour profiter du silence ambiant. C’était parfait, bien que je savais que ça ne durerait pas. Et j’étais excité à cette idée. D’habitude, justement, je préférais rechercher le silence comme une loutre, justement, qui couve ses petits. Mais ce qui rythmait désormais mes jours, c’était de savoir que je ne serais jamais seul. Jamais vraiment seul. Marcus avait aménagé dans mon dortoir –selon lui, les gars du sien étaient ennuyeux à mourir-, et depuis, nous passions des soirées à parler de tout et de rien et à en rire. Quelque part, j’avais l’impression de retrouver Tom, alors ma langue se déliait d’elle-même, et en même temps je faisais clairement la différence. Marcus n’était pas comme Tom. Certes, il se faisait très facilement des amis, mais je n’avais pas l’impression qu’il se laisse influencer pour autant. Pour ce qui était de Tom, je craignais que récemment il ne fréquente les mauvaises personnes.
Je finissais de lire le documentaire –court, en l’occurrence- et le rangeais soigneusement lorsque Marcus entra enfin, suivit d’un des gars du dortoir, un garçon de notre âge, blond à l’air sympathique qui ne m’avait jamais adressé la parole. Enfin, si, depuis que Marcus était arrivé dans le dortoir. Vu qu’on était amis. Je me redressais et m’asseyais, les pieds sur le rebord du lit, attentif. C’était généralement comme ça, que je participais. Je faisais mine d’être présent et attentif, les écoutaient parler des cours et des professeurs –bien que ça n’avait pas le même sens quand c’était moi qui en parlait-, rire de telle ou telle personne, parler musique, discuter Quidditch… Parfois, Marcus se retournais vers moi –je craignais qu’il veille à ce que je me sente bien inclus- et je faisais un petit commentaire qui passait dans le tas. J’aimais ce moyen de relaxation. Nous parlions –enfin, ils parlaient et j’écoutais-, de tout et de rien, mais surtout de rien, et ça me faisait relâcher la pression accumulée à cause des devoirs et des cours. Pour autant, je n’étais pas moins sérieux. Après les cours je filais généralement à la bibliothèque pour faire mes devoirs.

Mon dortoir était donc beaucoup plus animé depuis que Marcus s’y était installé. Je souris en les regardants rires, les mains jointes sur mes genoux. Marcus était mon meilleur ami. Et comme tous les meilleurs amis, il avait fait en sorte que nous soyons presque inséparables. Alors il m’avait rejoint. Grâce à lui, j’avais l’impression d’exister par moi-même, en tant que garçon de première année à Serpentard. Il me permettait de l’affirmer et me faisait en plus de ça rendre sympathique envers les autres. Pendant les cours, nous étions souvent ensembles, quand je n’étais pas avec Cara, et lui avec d’autres amis. J’avais conscience que nous faisions un duo un peu étrange. Personne, dumoins, peu de monde, pouvait comprendre ni s’imaginer qu’on puisse passer du temps ensembles. Moi-même, parfois, je me posais la question. Mais Marcus était spécial. Et lui seul avait la réponse à cette question, et puisque j’imagine qu’il ne se l’était jamais posé (voilà pourquoi il était vraiment spécial), elle perdait tout son sens.

Et puis Marcus avait toujours une sacrée idée derrière la tête. C’était ce qui nous différenciait le plus, il me semble, ce petit éclat dans les yeux qu’il avait quand… Il échangea un regard avec moi et je compris tout de suite qu’il était en train de me parler. Me parler, certes, avec les yeux, mais pour ce qui était de traduire… Un petit signe et je me dirigeais discrètement –enfin, normalement serait plus approprié, puisque de toute façon j’étais invisible de manière générale-. Pourquoi sortir maintenant ? J’atteins la salle commune en pyjama, le regard à l’affut. Elle était presque vide, évidemment. Je patientais tranquillement dans un coin, puis me redressais lorsque Marcus apparu. Encore un signe et je le suivais devant la porte de la salle commune. Je lui jetais un regard méfiant, fronçais légèrement les sourcils, mais lorsqu’il ouvrit la porte et me fit signe de passer, je ne résistais pas. D’habitude, Marcus faisait ses petites virées avec ses autres copains de Serpentard (c’était connu, j’étais un vrai peureux et je ne voyais absolument pas l’intérêt de faire gagner des points toute la journée à ma maison si c’était pour les faire perdre le soir même). Mais si Marcus voulait m’embarquer, c’était qu’il avait ses raisons, je voulais bien le croire.
La dernière fois que nous avions étés nous balader, nous avions terminés dans les cachots (en vérité, nous nous étions perdus et j’avais eu la peur de ma vie). Ce n’était pas l’exemple parfait à prendre pour me donner envie d’aller faire un tour avec Marcus Spark. Mais il se trouvait que j’avais finalement apprécié de ressentir l’adrénaline parcourir mes sens. Cette sensation étrange que je n’avais ressentie que dans ma tête, imaginée et fantasmée, tellement lointaine. Elle m’avait parcouru le corps.

-On ne va pas dans les ca-chots quand même? Je lui murmure tandis qu’il passe devant moi.

Parce qu’il faisait froid, mine de rien, et que je ne portais pas de chaussettes. Hors, l’humidité et les chaussures n’avaient rien d’agréable et je préférais autant me donner ces raisons à la vue des longs couloirs vide et froid de l’école. Heureusement, Marcus était là, et il diffusait suffisamment de chaleur à lui tout seul pour que je ne me pétrifie pas. Alors je m’approchais de lui pour ne pas le quitter d’une semelle.
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MessageSujet: Re: The life in your eyes [PV]   Mar 15 Juil - 19:41


Marcus poussa un long soupire. C'était d'un compliqué tout ça! D'abord il devait s'occuper de ses devoirs et ensuite il devait préparer sa soirée.  Cela faisait exactement six mois – jour pour jour – qu'il serait à Poudlard et il comptait bien fêter ça avec son nouvel ami : Hugo. Enfin nouveau nouveau c'était beaucoup dire. Marcus ne connaissait pas son camarade depuis plus de quelques mois certes mais il se sentait proche de lui, pas comme quelqu'un qui le comprenait mais c'était plutôt quelqu'un à qui il faisait confiance. Et puis, le Serpentard adorait essayer de décoincer son ami toujours plongé dans ses livres et Hugo participait activement à l'opération « deviens sérieux Marcus ». Enfin, c'était comme ça que celui-ci le voyait parce qu'il fallait tout de même dire qu'il n'était pas énervant avec ça. Madame Spark, la mère de Marcus par contre... Le Serpentard ne comprenait pas ce qu'elle avait avec ça, ni même son père qui n'arrêtait pas de lui répéter que ce n'était pas grave. Et ça il ne fallait pas le répéter à Marcus c'était quelque chose qu'il comprenait tout de suite et qu'il mettait aussitôt en application. Mais là n'était pas la question.

Marcus sourit en grimpant l'escalier qui le menait au dortoir qu'il partageait avec son camarade. Il était ravi d'avoir pu changer de dortoir pour avoir l'occasion de discuter avec Hugo à tout moment. Il avait eu mal au cœur à l'idée de quitter ses anciens camarades de dortoir avec qui il s'entendait si bien mais il leur avait promis de venir les voir ! Et puis, il n'était pas loin. Et puis bref, là n'était pas la question. Marcus était allé manger avec Peter – pour une raison inconnue Hugo n'avait pas voulu se joindre à eux – et ils avaient beaucoup ri en parlant du dernier match de Quidditch qui avait opposé Gryffondor à Poufsouffle. Son camarade de dortoir était le Serpentard type qui n'adressait pas la parole à un rouge et or et qui se moquait sans cesse des jaunes et noir. Toutes ces histoires ça dépassait totalement Marcus et il trouvait ça stupide mais, vexer son camarade de dortoir n'était sans doute pas une bonne idée, il se contentait toujours d'une petite grimace pour lui faire comprendre qu'il n'était pas d'accord. Généralement ça s'arrêtait là. Mais le ce match avait été une telle hécatombe qu'ils ne pouvaient pas ne pas en parler. Même dans les maisons concernés les commentaires n'étaient pas très joyeux. Ils étaient descendus dans leur salle commune sans s'arrêter de parler, saluant au passage certains de leurs camarades avec qui ils s'entendaient bien. Marcus connaissait tout le monde et, généralement il était apprécié pour Peter c'était un peu plus compliqué et la présence de Marcus dans leur dortoir l'aidait.

Arrivés dans le dortoir Marcus aperçut Hugo qui lisait.Un léger sourire moqueur naquît sur ses lèvres lorsqu'il remarqua qu'il lisait un vieux grimoire – le genre de livre qui le faisait lui, partir en courant. Néanmoins lorsqu'il aperçut son ami Hugo mit fin à son activité passionnante pour écouter parler ses deux Serpentard. Marcus n'était pas dupe il n'ignorait pas que son ami n'écoutait que d'une oreille leur conversation et que, d'ailleurs, il ne participait que quand Marcus le regardait. Celui-ci ne savait pas trop quoi faire pour changer ça alors il le regardait de plus en plus souvent. Mais de toute façon Marcus avait d'autres projets. Il s'excusa auprès de Peter – qui, de toute façon, voulait dormir, et fit signe à Hugo de descendre. Voir Hugo en pyjama dans la salle commune fit beaucoup rire le Serpentard mais il ne dit rien se contentant d’entraîner Hugo avec lui qui n'avait pas l'air ravi.

Le premier année, lui, était on ne peut plus heureux, c'était le genre de sortie qu'il adorait mais ce qu'il préférait c'était le visage soucieux d'Hugo. Il allait voir ce qu'il allait voir ! Ils sortirent de la salle commune sans qu'un mot ne soit prononcé mais Hugo brisa bien vite le silence – à vrai dire, Marcus comptait les secondes avant qu'il lui pose une question.


« On ne va pas dans les ca-chots quand même ? »

Et pour seule réponse Marcus sourit mystérieusement.

Non, ils n'allaient pas dans les cachots ; ils allaient plus haut.

A vrai dire Marcus n'était pas sûr que son idée fasse sauter de joie Hugo – d'ailleurs, il se demandait s'il l'avait déjà vu sauter de joie – mais au moins ça le sortirait de ses bouquins. Hugo se laissait guider par son ami. Ils traversèrent la grande salle, montèrent des escaliers et engouffrèrent dans un couloir sombre et étroit ; le tout en restant discret. Finalement, Marcus s'arrêta devant une porte fermée, il se retourna vers son camarade lui fit un clin d’œil et ils rentrèrent dans la salle de duel.


« Tadam ! », lança Marcus en avançant dans la salle. A vrai dire, il n'avait rien changé à la salle tout était normal ; sauf le fait qu'ils soient là. « Ca fait six-mois qu'on est à Poudlard je pensais qu'on pourrait fêter ça !.. » Tout était prétexte à faire la fête. « … avec un petit duel t'en dis quoi ? »

Le Serpentard était tout content !

« On ne va pas s'entre tuer mais juste se défouler, je veux que tu me montres ce que tu sais faire ! »

Le tout discrètement parce qu'ils n'étaient pas censés être là. Sûr de lui, Marcus se positionna.
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Hugo Hallensburg
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MessageSujet: Re: The life in your eyes [PV]   Ven 15 Aoû - 17:06

L'amitié, c'était un peu comme un contrôle de réussite, parfois. Si on s'engageait avec l'autre, il fallait le lui prouver en temps voulu. Il se trouvait que j'étais trop peureux et timide, et donc je n'avais pas beaucoup d'ami. Mais il était spécial. Lui, il l'était.
The life in your eyes.


On avait du enfreindre une bonne dizaine de règles rien qu’en étant dans cette salle à cette heure de la nuit –Marcus disait qu’il faisait pas nuit, mais que c’était la soirée, ce à quoi je répondais que pour moi, la nuit, c’était quand il faisait noir-. Déjà celle du couvre feu, la plus évidente. Ensuite celle d’avoir mentit et au préfet. Celle d’être entré dans une salle fermée. Celle de l’utiliser, celle de… Et ça pouvait continuer longtemps. J’étais paniqué, angoissé, je me sentais trembler… Et si on était vu ? Et si quelqu’un nous cherchait en salle commune ? Et si un fantome nous croisait ? Et si d’autres élèves, comme Tom avaient la même idée ? Mon cerveau carburait sous cette montagne d’éventualité. Il ne fallait absolument pas que je cède à la panique mais les battements précipités de mon cœur m’empêchaient de penser à autre chose. Et si demain, quand je me réveillerais, j’étais tellement fatigué qu’on oublierait de se lever ? Et si on ratait le petit déjeuner ? Et si…

« Non, je t'ai amené là pour manger une raclette »


Une raclette? … Une raclette, oui, oui, fromage, ok. Je respirais un bon coup et serrais ma baguette un peu plus fort dans ma main. Le moindre bruit me faisait sursauter. J’aurais préféré qu’on mange une raclette, c’est certain. Respirer.
Bon…

« T'inquiète pas, ça va bien se passer.

Comment est-ce que tout pouvait bien se passer alors qu’on était en train d’enfreindre des règles établies pour notre sécurité ?

-Pense aux nouveaux sorts que tu vas pouvoir m'apprendre ! »

Ce n’était pas faux, nous avions tellement peu de pratique en sortilèges, sur des sorts qui méritaient pourtant d’être travaillés… D’autant que j’étais en classe complémentaire et que, forcément, je connaissais des sorts sans avoir eu le temps de les essayer. Je regardais Marcus avec une soudaine envie, quoiqu’encore incertain – ce n’était absolument pas une bonne idée dans tous les cas-. Si je pouvais m’exercer, et en profiter pour qu’il s’entraine aussi… Je faisais en sorte de lui faire rentrer dans la tête un peu de théorie, ce qui revenait à parler à apprendre à un éléphant à rugir. Quoique Marcus avait une très bonne mémoire, quand il voulait, et j’étais certain qu’il écoutait ce que je disais, et en retenait une partie. Mais quand il s’agissait de la pratique… C’était lui, qui était tout excité, et moi qui reculais, incertain. Si nous pouvions en profiter pour nous entrainer, cela n’était pas plus mal, ce n’était pas une faute grave que de chercher à s’améliorer, et travailler ses cours…

Mais quand même, il aurait pu demander à quelqu’un de vraiment motivé !

« Désolé, je n'ai qu'un meilleur ami ! »


Je restais planté là, un peu incrédule. Je savais que nous étions des meilleurs amis, mais je pensais que Marcus en avait plusieurs ! Du coup, sans réfléchir, j’acquiesçais un peu maladroitement, sentant une douce chaleur traverser mon ventre. J’étais… Unique. Pour Marcus, je l’étais. Je souris timidement avant de lever lentement la main qui tenait ma baguette. Je ne l’attaquerais pas –j’étais terrifié-, mais il pouvait essayer de voir ce qu’il pouvait faire. Des deux, je préférais être celui qui se blesserait.

« Expelliarmus ! »

Je sursautais quand la baguette m’échappa des mains. La seconde même, elle revint s’y loger, alors que mon cœur avait cessé de battre. La peur m’avait contracté le ventre, mais je sentais quelque chose de nouveau. L’adrénaline l’avait effacé, et désormais, je me sentais près à bondir. J’étais prêt. Je ris, non pas parce que Marcus avait raté son sortilège –après tout, c’était normal, il faisait le mauvais mouvement de baguette-, mais parce que je me sentais… Vivant. Vraiment vivant. Excité, heureux, plein d’énergie. C’était totalement nouveau.

« C'est à toi ! »

Je le regardais et vit qu’il s’était positionné pour que je lui lance le sort à mon tour. Ce sortilège était particulièrement connu, mais pas travaillé en première année. Il s’agissait d’un sortilège de niveau 2. Et même si je le connaissais, je ne l’avais jamais appliqué. Il n’était pas difficile, simplement précis. Il fallait être sur de soi.

-Expelliarmus…,
je ratais avant même de l’avoir lancé, faisant retomber ma baguette le long de mon bras. Ce n’était pas un manque de motivation, je craignais de ne pas avoir le charisme pour réaliser un sort qui en demandait. Je vis dans les yeux de Marcus que je devais réessayer. Je soufflais profondément, fermais les yeux, et fis le vide. Je n’attendis pas une seconde pour réessayer quand j’ouvris les yeux, et d’une voix plus assurée : Expelliarmus ! Je criais presque, parce que j’avais été cherché la force dans mes entrailles.

Cette fois, la baguette de Marcus vola, et ne retourna pas vers lui, mais atterrit expressément dans ma main libre. Je la regardais, abasourdi, avant de réaliser que j’avais réussi mon sortilège. J’explosais d’un rire joyeux en la faisant gigoter devant un Marcus tout aussi heureux. Je la lui rendis en le rejoignant, ne réalisant toujours pas que j’avais réussi à le faire. Je sentais de délicieux frissons me parcourir des pieds à la tête, et tout ce que je voulais c’était de recommencer. Marcus saisit sa baguette et avec plus d’assurance dans la voix que j’y étais habitué, je lui expliquais gentiment :

-Tout ce qu’il te manque, c’est la boucle à la fin de ton mouvement de baguette, j’explique en lui montrant. Tu la fends dans l’air en diagonal vers le bas, légèrement, puis tu entame une petite spirale rapide, vers le haut à gauche, je continue alors qu’il reproduit le mouvement.

Je me positionne en face de lui, et cette fois, je n’ai plus peur. Je suis bien trop heureux de vivre tout ça avec Marcus pour oublier que j’enfreins des règles. Après tout… On s’en fichait un peu non ? Puisqu’on s’amusait, puisqu’on vivait!


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Dernière édition par Hugo Hallensburg le Ven 22 Aoû - 17:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The life in your eyes [PV]   Lun 18 Aoû - 13:17


Hugo n'avait pas l'air ravi. Et ça, ça mettait de Marcus d'excellente humeur. Pas parce qu'il appréciait que son ami soit mécontent mais parce qu'il adorait mettre Hugo devant de nouveaux défis juste pour lui prouver qu'il pouvait le faire. Bon, là, évidemment, c'était différent parce qu'il ne s'agissait plus d'un défi mais de deux en un. Hugo faisait déjà la tête lorsque Marcus l'obligeait à sortir ou à agir comme n'importe qui mais là c'était d'un autre niveau et visiblement Hugo n'était pas content de la tournure que prenait les événements.

« Tu veux que… Que l’on se batte ? »

Marcus avait un grand sourire. C'était mieux que noël.

« Non, je t'ai amené là pour manger une raclette », se moqua le Serpentard. Était-ce de la peur qu'Hugo ressentait ? Marcus ne savait pas, il avait l'air mal à l'aise – mais ça, c'était fréquent. Vraiment l'idée de Marcus ne l'enchantait pas du tout. Pourtant ce n'était pas la mort un petit duel ! Ils allaient s'amuser, rigoler ! Hugo allait même pouvoir lui apprendre de nouveaux sorts, c'était pas chouette tout ça ? Lui qui aimait jouer au professeur il allait pouvoir s'éclater !

« Marcus, je… Je ne crois pas que ce soit une bonne idée…On risque de se blesser. »

Ce qui fit ricaner le première année. Aucun risque dans son cas, il était trop mauvais en sortilèges pour ne serait-ce que toucher son camarade. Et puis, ils allaient se battre à coup de sorts de désarmements, rien de plus. Néanmoins Marcus ne répondit rien et monta sur l'estrade, prêt à prouver à son condisciple de Serpentard que tout allait bien se passer. Enfin, il l'espérait. Il fit signe à Hugo de le suivre – c'était bien sympa de discuter mais ce n'était pas du tout le programme prévu ! Les deux premières années se retrouvèrent face à face et Marcus ressentit une toute petite pointe de culpabilité en voyant l'état dans lequel était Hugo. Il lui aurait demandé de sauté du haut de la tour d'astronomie qu'il n'aurait pas eu l'air plus terrifié.

« T'inquiète pas, ça va bien se passer. Pense aux nouveaux sorts que tu vas pouvoir m'apprendre ! », le rassura Marcus avec un sourire.

« Tu aurais probablement du d-demander à quelqu’un d’autre. »

Prendre quelqu'un d'autre ? Quelle idée ! C'était avec lui qu'il voulait passer cette soirée, c'était avec lui qu'il voulait s'amuser et profiter. De toute façon Marcus faisait bien assez de choses avec les autres et pas assez de trucs marrants avec Hugo alors, il ne pourrait pas y couper !

« Désolé, je n'ai qu'un meilleur ami ! », répliqua Marcus parce que, oui, Hugo était son meilleur ami. C'était étrange d'ailleurs parce qu'il était aussi le plus différent. Dans le groupe, personne ne comprenait pourquoi ils s'entendaient si bien – eux les premiers d'ailleurs. Mais Marcus savait qu'il pouvait tout dire à Hugo et qu'il était le seul à réussir l'exploit dans l'emmener dans la salle de duel à cette heure. Quoique, il y avait bien des Serpentardes qui avaient aussi une bonne influence – dans le sens où il commençait à devenir normal – sur Hugo. Mais Marcus pensait qu'il était encore un peu tôt pour charrier son ami sur le sujet.

« Je ne suis pas doué pour… » Pour ? « Pour ça… »

Et encore une fois Hugo n'arrivait pas à dire les choses comme elles étaient. C'était un vrai problème. Marcus leva les yeux au ciel, lui tira puérilement la langue pour lui signifier qu'il disait des bêtises et qu'il fallait qu'il arrête ça. De toute façon c'était la fin de la parlotte, il était grand temps de passer à l'action que cela plaise ou non à Hugo. Marcus tendit son bras et pointa sa baguette sur son camarade. Marcus savait que, s'il ne commençait pas rien ne se passerait. Hugo ne serait pas le premier à lancer un sort si déjà il en lançait un pour se défendre ou pour contre-attaquer. Il fallait qu'il se prenne au jeu.

« Expelliarmus ! », lança le Serpentard avec un petit mouvement de baguette, l'air très sérieux.

Mais le sortilège n'eut pas l'effet escompté. Certes, la baguette d'Hugo s'envola dans les airs pendant quelques instants mais elle retomba aussitôt... dans les mains de son propriétaire sous le regard dépité du Serpentard qui ne comprenait pas ce qu'il avait fait de mal. Il fixa sa baguette quelques instants avant qu'un léger rire ne secoue sa poitrine. Il devait avoir l'air ridicule. Il n'osa pas croiser le regard d'Hugo et se remit en place, pas question de baisser les bras pour autant néanmoins... c'était tout de même au tour d'Hugo. Marcus leva les yeux vers son ami et attendit patiemment quelques secondes avant de lui expliquer ce qui se passait.


« C'est à toi ! »
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Hugo Hallensburg
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MessageSujet: Re: The life in your eyes [PV]   Ven 22 Aoû - 17:38

L'amitié, c'était un peu comme un contrôle de réussite, parfois. Si on s'engageait avec l'autre, il fallait le lui prouver en temps voulu. Il se trouvait que j'étais trop peureux et timide, et donc je n'avais pas beaucoup d'ami. Mais il était spécial. Lui, il l'était.
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On avait du enfreindre une bonne dizaine de règles rien qu’en étant dans cette salle à cette heure de la nuit –Marcus disait qu’il faisait pas nuit, mais que c’était la soirée, ce à quoi je répondais que pour moi, la nuit, c’était quand il faisait noir-. Déjà celle du couvre feu, la plus évidente. Ensuite celle d’avoir mentit et au préfet. Celle d’être entré dans une salle fermée. Celle de l’utiliser, celle de… Et ça pouvait continuer longtemps. J’étais paniqué, angoissé, je me sentais trembler… Et si on était vu ? Et si quelqu’un nous cherchait en salle commune ? Et si un fantome nous croisait ? Et si d’autres élèves, comme Tom avaient la même idée ? Mon cerveau carburait sous cette montagne d’éventualité. Il ne fallait absolument pas que je cède à la panique mais les battements précipités de mon cœur m’empêchaient de penser à autre chose. Et si demain, quand je me réveillerais, j’étais tellement fatigué qu’on oublierait de se lever ? Et si on ratait le petit déjeuner ? Et si…

« Non, je t'ai amené là pour manger une raclette »


Une raclette? … Une raclette, oui, oui, fromage, ok. Je respirais un bon coup et serrais ma baguette un peu plus fort dans ma main. Le moindre bruit me faisait sursauter. J’aurais préféré qu’on mange une raclette, c’est certain. Respirer.
Bon…

« T'inquiète pas, ça va bien se passer.

Comment est-ce que tout pouvait bien se passer alors qu’on était en train d’enfreindre des règles établies pour notre sécurité ?

-Pense aux nouveaux sorts que tu vas pouvoir m'apprendre ! »

Ce n’était pas faux, nous avions tellement peu de pratique en sortilèges, sur des sorts qui méritaient pourtant d’être travaillés… D’autant que j’étais en classe complémentaire et que, forcément, je connaissais des sorts sans avoir eu le temps de les essayer. Je regardais Marcus avec une soudaine envie, quoiqu’encore incertain – ce n’était absolument pas une bonne idée dans tous les cas-. Si je pouvais m’exercer, et en profiter pour qu’il s’entraine aussi… Je faisais en sorte de lui faire rentrer dans la tête un peu de théorie, ce qui revenait à parler à apprendre à un éléphant à rugir. Quoique Marcus avait une très bonne mémoire, quand il voulait, et j’étais certain qu’il écoutait ce que je disais, et en retenait une partie. Mais quand il s’agissait de la pratique… C’était lui, qui était tout excité, et moi qui reculais, incertain. Si nous pouvions en profiter pour nous entrainer, cela n’était pas plus mal, ce n’était pas une faute grave que de chercher à s’améliorer, et travailler ses cours…

Mais quand même, il aurait pu demander à quelqu’un de vraiment motivé !

« Désolé, je n'ai qu'un meilleur ami ! »


Je restais planté là, un peu incrédule. Je savais que nous étions des meilleurs amis, mais je pensais que Marcus en avait plusieurs ! Du coup, sans réfléchir, j’acquiesçais un peu maladroitement, sentant une douce chaleur traverser mon ventre. J’étais… Unique. Pour Marcus, je l’étais. Je souris timidement avant de lever lentement la main qui tenait ma baguette. Je ne l’attaquerais pas –j’étais terrifié-, mais il pouvait essayer de voir ce qu’il pouvait faire. Des deux, je préférais être celui qui se blesserait.

« Expelliarmus ! »

Je sursautais quand la baguette m’échappa des mains. La seconde même, elle revint s’y loger, alors que mon cœur avait cessé de battre. La peur m’avait contracté le ventre, mais je sentais quelque chose de nouveau. L’adrénaline l’avait effacé, et désormais, je me sentais près à bondir. J’étais prêt. Je ris, non pas parce que Marcus avait raté son sortilège –après tout, c’était normal, il faisait le mauvais mouvement de baguette-, mais parce que je me sentais… Vivant. Vraiment vivant. Excité, heureux, plein d’énergie. C’était totalement nouveau.

« C'est à toi ! »

Je le regardais et vit qu’il s’était positionné pour que je lui lance le sort à mon tour. Ce sortilège était particulièrement connu, mais pas travaillé en première année. Il s’agissait d’un sortilège de niveau 2. Et même si je le connaissais, je ne l’avais jamais appliqué. Il n’était pas difficile, simplement précis. Il fallait être sur de soi.

-Expelliarmus…,
je ratais avant même de l’avoir lancé, faisant retomber ma baguette le long de mon bras. Ce n’était pas un manque de motivation, je craignais de ne pas avoir le charisme pour réaliser un sort qui en demandait. Je vis dans les yeux de Marcus que je devais réessayer. Je soufflais profondément, fermais les yeux, et fis le vide. Je n’attendis pas une seconde pour réessayer quand j’ouvris les yeux, et d’une voix plus assurée : Expelliarmus ! Je criais presque, parce que j’avais été cherché la force dans mes entrailles.

Cette fois, la baguette de Marcus vola, et ne retourna pas vers lui, mais atterrit expressément dans ma main libre. Je la regardais, abasourdi, avant de réaliser que j’avais réussi mon sortilège. J’explosais d’un rire joyeux en la faisant gigoter devant un Marcus tout aussi heureux. Je la lui rendis en le rejoignant, ne réalisant toujours pas que j’avais réussi à le faire. Je sentais de délicieux frissons me parcourir des pieds à la tête, et tout ce que je voulais c’était de recommencer. Marcus saisit sa baguette et avec plus d’assurance dans la voix que j’y étais habitué, je lui expliquais gentiment :

-Tout ce qu’il te manque, c’est la boucle à la fin de ton mouvement de baguette, j’explique en lui montrant. Tu la fends dans l’air en diagonal vers le bas, légèrement, puis tu entame une petite spirale rapide, vers le haut à gauche, je continue alors qu’il reproduit le mouvement.

Je me positionne en face de lui, et cette fois, je n’ai plus peur. Je suis bien trop heureux de vivre tout ça avec Marcus pour oublier que j’enfreins des règles. Après tout… On s’en fichait un peu non ? Puisqu’on s’amusait, puisqu’on vivait!


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MessageSujet: Re: The life in your eyes [PV]   Dim 7 Sep - 13:54

Marcus ne quittait pas Hugo des yeux. Il adorait le mettre dans des situations difficiles mais, un instant, il eut peur d'être allé trop loin. Il ne devait pas le brusquer, il le savait mais il en avait tellement envie et Hugo avait tellement plus de ressources qu'il ne le soupçonnait que c'était agaçant de le voir se restreindre. Mais le Serpentard n'hésita pas tellement et Marcus eut le plaisir de voir son camarade lever sa baguette pour l'attaquer à son tour.

« Expelliarmus... »

… Mais lui aussi n'avait pas le truc. Marcus retint un sourire et ne dit rien. Il aurait pu faire un petit commentaire puisqu'il venait lui aussi de se louper comme un débutant – d'ailleurs c'était un débutant. Mais d'un autre côté Hugo n'avait pas réellement essayé puisque sa main était retombé avant même qu'il ne prononce le s. Maintenant qu'il y pensait il trouvait que c'était de la triche. Il ne lâcha pas son camarade du regard, attendant qu'Hugo fasse un nouvel essai – mais en même temps Marcus savait bien qu'Hugo allait réussir alors il allait passer pour un idiot. Enfin, ce n'était pas si dramatique il passait quotidiennement pour un idiot à côté de son meilleur ami !

« Expelliarmus ! »

Et Marcus eut à peine le temps d'ouvrir la bouche pour répliquer que, déjà, sa baguette faisait un saut dans les airs pour rejoindre la main libre d'Hugo. Voilà ; Hallensburg 1 Spark 0. Marcus commença à prendre un air faussement vexé – il avait tout de même perdu ! - mais il éclata de rire en voyant le visage de son camarade. Hugo semblait aussi surpris que s'il avait réussi à faire exploser tout le château. Quand il disait qu'il n'avait pas assez confiance en lui. Marcus secoua la tête et finit par se calmer sans pour autant enlever son petit sourire moqueur. Hugo lui donnait l'impression d'être un perdant en gagnant. Mais Hugo rit à son tour, tout content d'avoir réussi son sortilège et Marcus repartit de plus belle, content que tout se passe bien. … Bon, évidemment, si Hugo pouvait éviter d'agiter sa (celle de Marcus) baguette devant les yeux du Serpentard ce serait mieux. Une défaite ça allait mais enfoncer le couteau dans la plaie c'était pas sympa... Heureusement qu'ils étaient amis !

Les deux garçons se rejoignirent au milieu de l'estrade avec un grand sourire et Marcus attrapa sa baguette qu'il serra fort dans sa main comme pour l'empêcher de repartir. Il était content, ravi même.


« Tout ce qu’il te manque, c’est la boucle à la fin de ton mouvement de baguette. »

Et voilà qu'Hugo se retrouvait dans la position qui lui allait le mieux : le professeur. Il ne pouvait pas s'empêcher d'expliquer à son ami ce qui n'allait pas dans son sortilège. Marcus souriait en le voyant lui montrer avec application ce qui allait et ce qui n'allait pas.

« Tu la fends dans l’air en diagonal vers le bas, légèrement, puis tu entame une petite spirale rapide, vers le haut à gauche. »

Sagement, Marcus s'appliqua à suivre les indications de son meilleur ami. Il était trop tard pour que cela rentre réellement dans son esprit mais le Serpentard savait qu'un entraînement de plus ne pouvait pas lui faire de mal. Il maîtrisait la première partie du sortilège, qui n'était pas très complexe mais son poignet lui semblait trop raide pour la « petite spirale rapide ».

« Bien monsieur », se moqua le premier année tout en essayant une nouvelle fois de faire le mouvement.

Marcus ne put s'empêcher de penser que sa vie serait bien différente s'il n'avait pas croisé le chemin d'Hugo. Serait-il aussi dehors à cette heure tardive ? Sans doute, mais les activités ne seraient pas les mêmes. Il serait entouré d'un groupe d'amis qui riraient sans discrétion dans les couloirs de l'école, ils se feraient prendre, iraient en retenue... Hugo lui en évitait sûrement beaucoup, des retenues. Les deux Serpentard rejoignirent les places qu'ils avaient pris en montant sur l'estrade. Marcus se remémorait les mots de son ami. Il se mit en position, réfléchit intensément avant de pointer une nouvelle fois sa baguette vers Hugo.


« Expelliarmus ! », s'écria le jeune garçon leva sa baguette, l'abaissa rapidement en diagonal, la leva très légèrement à nouveau en opérant la fameuse spirale.

Cette fois-ci les résultats furent différents. Marcus eut le plaisir de voir la baguette d'Hugo bondir hors de ses mains – d'accord, elle n'avait pas vraiment bondi mais lui il voyait ça comme ça – et se diriger vers lui. Il espéra, espéra... et soupira lorsqu'elle atterrit à un bon mètre de lui.

… Mais c'était déjà une forme de progrès non ?


« J'imagine que je ne pouvais avoir une révélation et y arriver tout d'un coup, » ronchonna le Serpentard avant d'aller ramasser la baguette de son ami.

« Elle est faite de quoi la tienne ? », demanda Marcus en désignant du menton la baguette d'Hugo.
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Hugo Hallensburg
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MessageSujet: Re: The life in your eyes [PV]   Mer 22 Oct - 1:01

L'amitié, c'était un peu comme un contrôle de réussite, parfois. Si on s'engageait avec l'autre, il fallait le lui prouver en temps voulu. Il se trouvait que j'étais trop peureux et timide, et donc je n'avais pas beaucoup d'ami. Mais il était spécial. Lui, il l'était.
The life in your eyes.


La sensation qui s’était rependue dans mon bras et qui avait fait vibrer mon corps juste après avait été incroyable. J’en étais resté muet –ce qui ne changeait probablement pas de mes habitudes- et avait ressenti l’anxiété habituelle du à  cette sensation nouvelle. Tout ce qui pouvait perturber mon doux et fragile équilibre était une menace. Dumoins, cela semblait l’être. Et évidemment, cela ne l’était pas. Même si je continuais à m’inquiéter en permanence à cause de toutes les nouvelles choses que Marcus ne cessait de me faire découvrir, je m’étais surpris à éprouver un espèce de sentiment... D’excitation. C’était minime, bien sur, la peur et l’inquiétude l’emportait et de loin ! Mais il y avait bien une part de moi qui aimait cet interdit. Et cela m’inquiétais. C’était un cercle vicieux, et je craignais de lutter contre moi-même. Qui étais-je, au fond ? Qu’est-ce que j’aimais réellement ? Subissais-je les situations au lieu de contrôler mon destin ? N’étais-je pas que l’ombre de mon frère ? Toutes ces questions se bousculaient dans ma tête dans un bazar carnavalesque. Je n’avais pas de réponses. Et d’une certaine manière, je n’en attendais pas et préférais éviter d’y réfléchir.

Marcus me faisait oublier, et ça, je ne pourrais jamais autant l’en remercier. Il avait cet aura, une sorte de présence charismatique qui le faisait si bien se démarquer des autres. C’était ça qu’il me manquait, précisément. Je ne dégageais aucune aura, et j’en étais parfaitement satisfait puisque je ne voulais pas attirer l’attention sur moi. Je regardais attentivement le moindre mouvement de sa baguette et tentais de savoir où était le problème. Marcus se débrouillais bien si ce n’est qu’il n’était pas bien patient. Ses gestes étaient vifs et un peu désordonnés, comme s’il était agacé de toute cette patiente nécéssaire et prévisible pour réaliser un sort. Il fallait que ça marche tout de suite pour que ce soit « cool ». Moi, c’était cette phase que j’adorais ; celle où justement je n’arrivais pas à mettre le doigt sur ce qui n’allait pas. Et soudainement devant un livre il m’arrivait de bondir après avoir trouvé une solution. Je m’essayais en secret à la pratique, et face à moi-même, je n’étais plus timide.

Mais c’était désormais à Marcus de s’essayer de nouveau à l’exercice, et même si je le soupçonnais de le faire par amitié pour moi, j’en fus fier. Marcus était quelqu’un d’intelligent derrière son masque rieur.

-Bien monsieur. Expelliarmus !

Ma baguette s’agita dans ma main avant de s’en échapper soudainement pour retomber non loin. Qu’importe ! La baguette venait de s’échapper !

-Bravo Marcus ! Je m’écriais soudainement sans vraiment réaliser que je montrais pour la première fois une expression instantanée de joie à Marcus.

Mes sourires étaient toujours un peu timide, même avec lui, toujours mesurés. Il n’y avait qu’avec Tom que je riais aussi spontanément et m’écriais avec joie. Marcus avait terminé de gagner mon entière confiance.

-J’imagine que je ne pouvais avoir une révélation et y arriver d’un coup.

-Personne n’y arrive d’un coup, je réponds avec un petit rire amusé. « Pas même moi », je voulus préciser, et cela me sembla tout de suite trop osé, même si j’étais certain que Marcus se disait que si quelqu’un devait arriver ses sortilèges du premier coup dans nos classes, c’était probablement moi. Il omettait le fait que je m’entrainais toujours en avance. Tout est une question de travail, l’innée, c’est une conception prétentieuse pour ceux qui veulent impressionner les autres sur la base d’un mensonge, je déclame d’un air naturel en récupérant ma baguette des mains de Marcus.

Bien sur, mes pensées profondes n’intéressaient jamais vraiment quique ce soit. C’est vrai qu’apparemment, les élèves de onze ans ne se préoccupe pas de l’analyse des sentiments humains. J’étais observateur. Tout ce qu’il se passait dans la journée, je le voyais sans dire un mot. Parfois on ne remarquait pas ma présence, ou alors on l’ignorait. Marcus avait toujours cette politesse amicale que j’aimais chez lui. J’avais la sensation de pouvoir partager quelque chose sans me sentir oppressé par lui, comme ça avait pu être le cas avec le peu d’amis que j’avais eu, et qui avaient eu vite fait de profiter de mon silence, qu’ils pensaient être du mutisme. Je haussais donc les épaules, si Marcus voulait commenter, il le faisait, et s’il ne voulait pas, nous passerions à un autre sujet, qu’importait.

-Elle est faite de quoi la tienne ?

Il avait le regard fixé sur ma baguette et je la redressais pour l’observer à mon tour. Elle était assez grande, plus grande que la moyenne des premières années, je l’avais remarqué. Elle était également d’un marron simple mais d’une forme assez particulière. Elle n’était pas droite, comme beaucoup de baguettes des Serpentards. Elle partait en oblique vers son milieu, donnant une impression d’être légèrement tordue, voir menaçante. Je me souvenais d’ailleurs du moment précis où Mr. Ollivander me l’avait tendue avec perplexité (comme si quelque chose clochait ou n’allait pas mais qu’il voulait quand même essayer) et que j’avais pensé que je ne devais pas recevoir cette baguette. Son aspect, qui avait tout de suite plu à Tom –qui lui, avait hérité d’une belle baguette avec de petites épines au-dessus de son maintien – me rebutais. Quand la baguette s’était visiblement accordé à moi en faisant tourbillonner une plume, j’avais commencé à l’apprécier.

-Elle est en bois d’aubépine et elle fait trente centimètre, je crois bien
, je réponds en souriant et la lui tendant pour qu’il puisse l’observer.

J’avais vu tellement d’inquiétude dans le regard de Mr Ollivander –ce qui n’avait pas été le cas pour mon frère, qui avait échangé joyeusement ses impressions avec lui- que j’avais fini par me renseigner par moi-même (il m’avait simplement donné la baguette en me murmurant presque de travailler dur et de prendre garde à la voie que je prendrais). J’avais finalement trouvé, avec inquiétude également, que les baguette en Aubépine étaient données à des sorciers talentueux parce qu’elles étaient difficiles à utiliser. Pour cela, je comptais lui faire honneur, j’étais studieux. Mais la suite n’allait pas. Elle était également d’une certaine perplexité, et était aussi utile pour la guérison que pour blesser. C’était paradoxal. Avec elle, c’était quitte ou double, et cela ne me rassurait pas.

-Son cœur est une plume de Phoenix, je lui explique. J’ai cru comprendre que c’était assez rare, comme le bois d’aubépine. Elle me parait menaçante, et parfois j’en ai presque peur, je lui avoue avec un maigre sourire, plein d’inquiétude.

Cette baguette ne me rassurais pas, et ne me mettait pas à l’aise, mais je tentais vraiment d’être à la hauteur. Parfois il m’arrivait de la regarder plusieurs minutes, comme pour découvrir, déceler l’âme puissante qui s’y renfermait. De nouveau je regardais Marcus et me tournais vers sa baguette pour lui retourner la question.

-La tienne est vraiment sympa, je souris sincèrement avant de la saisir alors qu’il me la tend. Je l’observe un moment tout en l’écoutant s’expliquer.

Nous finissons par discuter sur les différents types de baguettes et nos impressions sur les remarques étranges et mystérieuses de Mr.Ollivander. Les baguettes sont fascinantes de manière générale, mais aussi inquiétantes. Nous allions passer le reste de notre vie avec, elles devaient être un allié.

-Je te propose un petit concours !
Je m’exclame soudainement, me surprenant de nouveau moi-même. J’étais mis en confiance et en forme. Le fait d’être éveillé à cette heure ne m’effrayait plus, j’en étais plutôt heureux. Le premier qui arrive à faire tomber le petit pot d’encre au bord du bureau et à le faire tomber par terre l’emporte ! T’es prêt T… Je me tournais vers lui, ayant une seconde l’impression d’avoir parlé à Tom, et une seconde j’en avais été persuadé. J’étais confus, évidemment, et je m’excusais à Marcus plusieurs fois à cause du lapsus révélateur. Tom me manquait, et Marcus me le rappelait.

J’espérais du plus profond de mon cœur que cela ne l’avait pas blessé. Mon univers était petit et ne comptait pas beaucoup de monde. Mon frère en faisait encore grandement partie malgré mes difficultés de m’en séparer. Je ne voulais pas qu’il me manque autant, je ne voulais pas que Marcus le remplace. Je voulais que Marcus soit Marcus dans ma tête, et très nettement ; mon meilleur ami, qui ne m’avait jamais jugé et qui ne m’avait jamais demandé d’être comme lui ou d’être quelqu’un d’autre.

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