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Will Merridew
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MessageSujet: « Masques & Secrets | PV R.M   Mar 15 Avr - 0:35

Quelques mois s'étaient écoulés depuis mon arrivée à Poudlard, quelques mois durant laquelle j'avais beaucoup appris - énormément, même. Il était en réalité très facile de tracer son petit chemin entre les murs du château comme on l'entendait, et c'était d'ailleurs tout ce qui m'importait : je n'étais pas là pour autre chose. J'appréciais de constater qu'il était fortement possible d'avoir une vie privée même en habitant au milieu des autres professeurs, et surtout des élèves, et pour cela, les multiples endroits cachés du château - et surtout changeants - étaient très utiles, tout comme Pré-au-Lard et l'ouverture sur le monde extérieur qui permettaient de s'évader n'importe quand. J'étais rentré quelques fois chez moi, notamment quand mes parents recevaient le week-end, pour entretenir mes bonnes relations et en rencontrer de nouvelles afin d'allonger la liste de mon carnet d'adresse ; le reste du temps je faisais très bonne figure au château, me rendant utile et me liant avec les autres tout en sachant me rendre indispensable. C'était un jeu, à la fois, et je m'en amusais beaucoup. Sara Wayland m'avait à la bonne et j'étais fier de moi, car elle était plutôt importante dans la société sorcière. Quelques specimens étaient un peu déroutants : Nakamura, Woodley, et les autres solitaires, mais de ceux-là je me tenais à distance respectable, tout simplement parce que je ne voyais pas bien ce qu'ils pouvaient m'apporter à part une bonne dose d'aliénation. L'équipe était plutôt jeune, et c'était agréable, bien que je cherchais hélas des gens influents pour jalonner mon chemin vers les hauteurs - les jeunes l'étaient généralement moins, ou alors directement de par leurs parents, ce qui m'intéressait un peu moins car je préférais les liens directs. Néanmoins, je réussissais bien ma petite entreprise, mes cours se déroulaient bien - Miss Bauer et son sale caractère mis à part - et je n'étais pas mécontent.

J'avais décidé donc de m'accorder un peu de bon temps, de ne plus maintenir la pression, la vis serrée comme les premiers jours, maintenant que mes marques étaient posées et que je connaissais parfaitement l'univers dans lequel j'évoluais. J'étais également plutôt content de la réussite de mon frère dans son apprentissage à Sainte-Mangouste - bien que parallèlement ses fréquentations me laissent un peu perplexe, mais je lui laissais le bénéfice du doute, et je me laissais quant à moi le pouvoir d'intervenir quand bon me semblerait. Si bien que, ayant rencontré quelques personnes de mon rang dans mes recherches pour mes cours et mes soirées chez mes parents, j'avais été invité plusieurs fois à quelques soirées ou quelques cocktails, auxquels je m'étais rendu afin de me divertir un peu de l'ambiance purement scolaire et professionnelle de Poudlard. Et, ce samedi soir-là, justement, quelqu'un recevait dans les alentours de Pré-au-Lard, quelqu'un dont la soeur cadette était d'ailleurs encore élève à Poudlard, quelqu'un qui avait décidé de faire une soirée masquée : je riais d'avance de la foule qui se retrouverait à l'intérieur du grand manoir. Étant donné le lieu, sa proximité avec Poudlard, le fait que nous étions un samedi soir, et que les hôtes aient un lien presque direct avec Poudlard... Je me doutais que la population comporterait un pourcentage conséquent d'élèves de Poudlard se croyant plus malin que tout le monde, à l'abri, cachés derrière leurs masques.

Étant un maniaque de l'ordre et du respect des règles quand la situation le requérait - donc quand j'étais en faction dans le château par exemple, ou lors des sorties en journée à Pré-au-Lard - je ne l'étais pas spécialement quand il m'était permis d'être sous couverture. Et j'avais envie de m'amuser un peu : combien d'élèves se laisseraient avoir ? Combien se croiraient les rois du monde afin de finir lamentablement ivres ou de se faire repérer ? Combien se feraient attraper en revenant ? Je me souvenais sans problème de mes soirées lorsque j'étais encore à leur place, de l'autre côté du bureau, et des manigances que nous mettions au point lorsqu'il s'agissait de sortir du château après le couvre-feu. Nous le faisions peu, à mon époque, ou du moins parmi mon groupe d'amis, mais cela nous était arrivé plusieurs fois. Je me rappelais que le fait d'enfreindre les règles était bien plus excitant que la soirée en elle-même, parfois.

Respectant les règles, j'avais dégoté un loup noir et simple dont le contour brillait de quelques reflets argentés, et je m'étais habillé plutôt sobrement : pantalon noir, chemise blanche, cravate noire et une veste en velour couleur émeraude.

J'avais presque oublié l'effervescence particulière des soirées où l'on se mélangeait avec les adolescents - tout d'un coup les tentures, les drapés autour de nous, la pénombre, le buffet bien chargé, les recoins qu'offraient les vastes salles du manoir, tout cela me ramenait quelques années en arrière et je ressentais l'excitation que nous pouvions sentir alors, tout en mesurant aujourd'hui ce qu'elle avait de... dépassée. C'était plein de cynisme que je calculais d'un coup d'oeil les participants à la fête que je reconnaissais d'emblée comme des mineurs, élèves de Poudlard qui plus est... La soirée se mit doucement en route et je sirotais quelques cocktails en discutant avec mes amis, de choses et d'autres mais principalement d'affaires professionnelles, et je notai d'ailleurs une scission supplémentaire entre ceux qui étaient déjà sur la piste de danse et un peu éméchés, et ceux qui comme nous discutions tranquillement dans l'ombre, à la recherche de plaisirs et d'amusements un peu différents.

Ce fut quand je changeai de pièce à la recherche d'un endroit où prendre l'air que je passai au milieu d'un groupe d'élèves de sixième ou septième année, sûrement, auquel je n'accordais pas l'ombre d'un regard ; ils ne devaient pas me reconnaître sur le moment et tant mieux, bien que je m'en préoccupais peu, étant dans la position de force si nous nous démasquions les uns les autres. Mais, perdu dans mes pensées, car je me remémorais la conversation que je venais d'avoir avec une connaissance et que j'essayais de me souvenir à qui m'avait fait penser quelques noms qu'il avait prononcé, je ne pris pas garde à la trajectoire et percutait une jeune fille dont les yeux noirs, en amande derrière son masque, brillèrent d'un éclat très particulier, même dans la pénombre. Je la scrutais en fronçant les sourcils - caché moi aussi sous mon loup - et en envisageant de la sermonner ou de la remettre à sa place, mais il s'avéra que je la reconnus, et qu'elle était effectivement une de mes élèves, dont la tenue et le masque rendaient particulièrement attirante et surtout, grandissaient. J'eus un petit sourire. Après tout, les masques permettaient tout, n'est-ce pas ? Personne n'en saurait jamais rien, et mieux encore - elle ne dirait jamais rien, car elle était en train de braver les interdits en se trouvant ici, bien plus que moi.


- Eh bien, faites attention un peu, nous ne sommes pas dans les couloirs de Poudlard ; regardez où vous marchez, dis-je en la toisant de toute ma taille et d'un regard particulièrement froid, mais mes yeux riaient sous mon masque. Je la pris par le bras et l'entraînais un peu plus loin, discrètement : Vous et vos amis, repris-je tout aussi sèchement, impassible, vous tenez l'alcool au moins ? Encore une demi-heure et il sera de notoriété publique que vous êtes mineurs et absolument pas autorisés à être ici. Je vous préviens, ne comptez pas sur moi pour vous aidez. Pire encore... Je vous suggère de vous méfier, conclus-je avec un dernier regard provocateur.

Je m'étais toujours demandé ce que cela ferait de se retrouver dans une telle situation, un professeur et son élève, hors du cadre scolaire, mais pas vraiment libéré du carcan de l'école - le plus probable serait qu'elle batte en retraite, mais j'osais espérer qu'elle déciderait de mettre un peu de piquant dans cette soirée somme toute pas si originale qu'elle en avait l'air.
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Rita Minithya
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Particularités: Oh, il suffit d'une petite étincelle pour que ça fasse BOUM! Ca vous donne une idée?
Ami(e)s: Oh, j'en ai des tttassss! Heureusement, j'en ai aussi des vrais.
Âme soeur: La pyrotechnie. Entre elle et moi, c'est la passion folle. On s'embrase, on s'enflamme et on se fout en l'air!

MessageSujet: Re: « Masques & Secrets | PV R.M   Mer 16 Avr - 1:20

C’est la meilleure amie de la cousine de la sœur de la fille qui organise la soirée dont tout le monde parle en secret. Enfin, bon, je sais pas trop si c’était nécessaire tous ces chuchotements, et tous ces ragots et messes basses autour, vu que j’avais finalement été invitée par la sœur de la fille qui organise la fête. Et que du coup j’avais toutes les infos véridiques sur le lieu et les tenues à prévoir. J’avais été invitée au dernier moment. Enfin, invitée, invitée… Disons qu’on s’invitait, mais comme c’était la sœur de ma pote qui organisait, elle avait dû laisser passer, fermer les yeux vu que… La seule règle c’était de pas se faire prendre. C’était ça, qui était excitant ! C’était d’ailleurs tout un art, que Caleb et moi avions affiné. Lui et moi on était toujours invités à ce genre de soirées, même si aucun troisième, quatrième ou cinquième année n’y était jamais convié. Y avait seulement les sixièmes et septièmes années qui se connaissaient bien  et qui trainaient ensembles pour les organiser ou y participer. Mais nous on était pas n’importe qui. Nous, Caleb et moi, on était les représentants de Poufsouffles les plus cools du siècle (ouais, bon, ok… Les plus cools d’au moins trente ans alors !). On était né pour s’amuser et du coup nos sales coups étaient tellement appréciés par les plus agés qu’on était considéré comme faisant parti d’eux. C’était génial !

Je m’étais rapidement habituée à ce fait, et j’y avais pris tellement gout que je trainais très souvent avec des gens des autres sections, et beaucoup moins de la mienne. Forcément, j’avais l’habitude d’aller au bout de mes limites. De voir les choses en grand. De devoir faire plus de preuves. En soit ça me dérangeais pas –vous parlez, enfiler les verres c’est pas vraiment une corvée !-, c’était sympa, et puis comme je m’ennuyais le plus souvent après les cours, si j’allais pas jouer au Quidditch ou faire des expériences avec Caleb… Ca arrivait souvent le week end ! Le samedi soir, y avait toujours une soirée en perspective ! Sauf que là, c’était LA soirée de l’année. Apparemment. Et je voulais être au top du top, parce qu’il y avait Jim, le garçon de Serpentard de septième année… Du coup, j’étais sure et certaine que ce soir allait être l’occasion de rêve pour danser avec lui ! J’avais d’autres projets pour nous deux évidemment, mais bon, chaque choses en son temps, j’avais pas envie qu’il pense avoir trop d’emprise sur moi ! Parce que c’était toujours moi qui tient la corde de mes relations avec les garçons. Je la coupe quand je le veux. Et Jim m’intéressait vraiment beaucoup. Déjà parce qu’il était beau, évidemment –la beauté intérieur c’est une excuse des moches pour se vendre, voyons-, brun bouclés aux yeux noisettes, et un sourire ravageur ; ensuite parce qu’il était grand, et que j’adorais que mes copains le soient. Parce que j’étais assez grande moi-même. Alors, oui, tout de suite : « pour une asiat’, c’est bizarre », mais insultez moi de Lilliputienne pendant que vous y êtes ! Allez vous faire voir, dis donc ! Et puis quoi, je suis Goliath non plus, je mesure seulement un mètre soixante-dix.

Maintenant que j’étais invitée généreusement à la plus grande soirée de l’année, je devais trouver quelque chose à me mettre, bien que je sois certaine que ça ne dérangerais pas grand monde que je ne trouve rien, justement. Moi non plus, venir à poils, c’est plus facile et plus économique, mais étant donné que ce n’était ni une soirée naturiste ni une partouze (ok, j’aurais pas accepté) (pas accepté la soirée naturiste haha), je me devais de respecter les lois implicites de la bienséance. Minijupe et décolleté. Adjugé vendu ! Avec ça, je passerais crème. Bon, et puis vu que c’était une soirée masquées (avec ça, si je fais pas baver Jim, c’est que la terre est plate !), je devais aussi miser sur un masque simple mais intriguant. Le truc, c’est que de masques j’en avais pas trois tonnes. J’avais été voir Ruby en lui faisant comprendre que j’avais besoin du masque pour le Carnaval et tout, parce que c’était cool de se déguiser comme chez les moldu, et tout, on allait bien s’amuser autour d’un jus de citrouille… Et bien sûr ça n’avait pas marché vu que Ruby connaissait l’existence de ladite soirée mais qu’elle ne voulait pas y aller parce qu’elle avait des examens. Et que moi aussiiiiiii, mais je savais déjà ça, et promis je vais réviser demain, t’inquiète, je vais être sageee, je vais pas me faire prendre, je t’aime aussi.

C’était un beau masque dorée. Et il faisait ressortir mes yeux. J’avais donc décidé de prendre une jupe courte noire, moulante, évidemment, sinon quel intérêt, et un top doré avec des paillettes, que si on se penchait un peu, on pouvait voir que j’avais de la poitrine. Si, si, du B, précisément, si ça vous intéresse. Des talons, évidemment, et hop ! Mes jambes étant longues, elles étaient encore plus flattées, bien que musclées, fines. J’avais lâché mes cheveux pour ensuite les coincés sur un côté, et ils tombaient maintenant en jolies boucles grâce au bouquin de Ruby. C’est clair qu’en me regardant dans le miroir, j’avais moins l’air de la fille de cinquième année qui a les cheveux et la tête débarbouillés en cours. Un coup de rouge à lèvre et j’avais dix-huit ans (Ok, dix-sept). Facile !

Maintenant, le plus difficile, c’était de traverser Poudlard en talons. Ah bah oui ! Ca on y pense pas, mais les gars, à ces moment-là, ils sont super content de pas avoir de nichons, parce que pas de nichons, pas de talons ! Pas de talons, pas de monde au portillon. Et hop que les filles sont obligées de marcher pieds nus dans les couloirs dégueulasse d’humidité. Et si vous croyez que les gars vont vous donner leur paire de chaussure c’est que vous avez trop estimé la race humaine. Vu que j’avais l’habitude, maintenant –« on se fait avoir une fois, pas deux », c’était notre devise à Caleb et moi-, je mettais des chaussettes trouées et puis je les jetais avant d’entrer à la soirée. Du coup, pieds secs, talons, et hop c’est chaud les marrons ! (j’arrête avec les rimes en « on », parce qu’en fait, maintenant, j’ai plus rien donc…). On était une bonne quinzaine à nous faufiler dans les cachots (Serpentard et Poufsouffle) et j’avais repéré Jim du coin de l’œil, en attendant que le surveillant finisse de tourner dans les tours pour que eux puissent nous rejoindre. Rapidement, grâce aux passages secret et dans un noir presque absolu, après quelques bousculements et cris étouffés, on avait réussit à arrive au Pré au lard à peu près comme on était sorti de Poudlard. Mise à part quelques filles qui ronchonnaient qu’elles allaient attraper des champignons et que quelqu’un avait foiré leur coupe, tout le monde allait bien. Pour ma part, mon expérience parlait d’elle-même. J’étais indemne. Le tout, maintenant, c’était de se déplacer furtivement dans le village. Et là, vu qu’on était à découvert, c’était chaud. Et j’adorais ça. Mon cœur battait vite, je sentais l’adrénaline et l’excitation me serrer le ventre, mon souffle s’accélérer et mes jambes frémir.

En quelques minutes, nous étions arrivés et entrions rapidement. La soirée devait avoir commencée, mais la plupart des invités étaient assis dans un coin pour discuter. Hum. Moi qui voyait ça comme une reprise de Gossip Girl, pour le coup, c’était loupé. Un peu déçue, je fis la moue, mais mon entrain fut vite relancé. La musique était pas mal, ou alors un septième année venait de la changer par un petit coup de baguette. Nous n’avions plus qu’à danser ! J’avais enfilé mes talons, et j’étais sure qu’on pouvait pas savoir, avec mon masque, que j’avais quinze ans, vu que je me fondais parfaitement avec les autres filles et garçons. Les Gryffondor et les Serdaigles nous rejoignirent et  bientôt la fête commença à battre son plein. Je dansais avec un de mes exs de Gryffondor quand j’aperçu Jim à a peine deux mètres, pas vraiment entouré, par visé, libre comme le vent, et tout à moi ! Je me détachais discrètement de mon ex pour me diriger vers Jim, sans pour autant le regarder vu que je voulais pas qu’il croit que je l’ai fait exprès. Je m’approchais et… Hé !
 
- Eh bien, faites attention un peu, nous ne sommes pas dans les couloirs de Poudlard ; regardez où vous marchez.

Oh ! Et c’est le gars qui vient de me foncer dessus comme un buffle qui me dit ça ! Quel culot ! Et quoi, je devais m’excuser aussi ?!

-Tiens donc, et moi qui m’attendais à des excuses, je lâche en fronçant les sourcils.

Mais attendez ! Il venait de parler de Poudlard là, non ? Un ami de la sœur de ma copine qui serait au courant ? Ou…. Et puis peu importe ! Quelque part ça devait être assez évident que j’étais de Pouldard… Malgré mon costume, peut être que je ne faisais pas encore assez vieille, j’aurais du faire ce sortilège de vieillissement et ça aurait été réglé ! Je ronchonne intérieur et observe malgré tout avec une attention nouvelle mon interlocuteur. Les gens dansaient autour de nous, et ne pus que constater qu’il était grand, plus que moi dumoins, qu’il avait un masque qui lui cachait la moitié supérieure du visage et qu’il avait des cheveux bruns et bouclés. Et de beaux yeux profond. Je tressaillis. Pourquoi est-ce que j’adorais autant les garçons bruns aux yeux prodonds, hum ?! Peut-être qu’il me connaissait ? Ca m’étonnerais, mise à part les élèves, ici, je connaissais personne. Un barman, un employé ? Peut-être. Mais étrangement, sa silhouette me disait quelque chose, et ses cheveux aussi… Ohhh et puis non, bien foutu comme il était, au point de me donner des petits picotements, si je l’avais croisé, je m’en serais souvenue !

Je plissais les yeux avec malice, en me demandant de qui il pouvait bien s’agir, oubliant un instant notre petite querelle alors qu’il me saisit par le bras pour m’amener plus loin. Whaouh, doucement, on se connaissait même pas ! Quoique, c’était ça qui était attirant, non ?

-Vous et vos amis, vous tenez l'alcool au moins ?

Woh. Lui, il était seulement canon quand il l’ouvrait pas. Je lève les yeux au ciel, soudainement agacée.

-Visiblement plus que vous, je réplique sèchement.

Parce que y a que l’alcool qui peut rendre aussi soulant et essayer de me bouffer ma soirée !

-Encore une demi-heure et il sera de notoriété publique que vous êtes mineurs et absolument pas autorisés à être ici.


Et blablabla. Je regarde autour de moi en quête d’aide mais personne n’a remarqué que nous étions parti, et surement pas Jim qui dansait désormais avec Samantha, une fille super canon de Serpentard. Ce qui termina de m’agacer pour de bon. Et puis, c’était bizarre, mais je connaissais sa voix. Je veux dire, vraiment. S’il pouvait retirer son masque !

-Dans une demi-heure tout le monde sera suffisamment bourré pour se foutre de notre âge, je réplique en haussant les sourcils, un sourire toujours moqueur aux lèvres. Sauf vous.

-Je vous préviens, ne comptez pas sur moi pour vous aider. Pire encore...

J’attendais patiemment la chute.

- Je vous suggère de vous méfier.

C'était bien ma veine de me retrouver avec le grand méchant qui va foutre la soirée en l'air et tenter de l'en dissuader, tiens! J’allais l’envoyer balader, parce que même bien foutu, même avec des picotements, sa voix soporifiques annulait tout orgasme possible et imaginable. C’est alors que je le reconnus. Cette voix, forcément ! C’était le cours auquel je m’ennuyais le plus et comme il avait une voix chaude, ça me donnait toujours envie de dormir ! Et le reste du temps, quand j’avais les yeux entrouvert, c’était ses fesses qu’on reluquait, parce que les runes, merci, mais je préférais de loin ce que j’avais juste devant les yeux. Peut-être que s’il s’était retourné, j’aurais deviné en le matant. Il n’empêche que du coup, je me sentais bizarre. Pas parce que j’assumais de reluquer mon prof de Runes et que du coup j'aurais une meilleure notes aux exams si on me demandait de dessiner la courbe de ses fesses plutot que celle des lettres. Mais parce qu’on était dans la même soirée et l’un en face de l’autre, et qu’il enseignait la matière que je détestais le plus et que j’étais probablement l’une de ses pires élèves. Même au-delà de ça, tout à coup, j’étais prise au dépourvu et je ne savais pas bien comment réagir. C’était mon prof, ok, mais on était pas dans un de ses cours, n’est-ce pas ? Donc j’avais bien le droit de l’envoyer baladé s’il était chiant, non ?

Mais maintenant que je le fixais avec provocation, je repérais une lueur de malice dans ses yeux. Qui me surpris totalement. Et soudainement, je n’avais plus du tout envie de l’envoyer balader. Tout à coup, le fait que ce ne soit plus vraiment mon prof, et que je découvrais chez lui quelque chose de nouveau, me donnais envie de voir où étaient ses limites. Après tout, qu’est-ce qu’il pourrait me reprocher ? Il était pas vraiment en fonction, et je pouvais parier que cette petite lueur montrait qu’il voulait s’amuser aussi.

-Quoi, vous allez nous dénoncer ? Je réponds tout de même en haussant les épaules. Vous êtes quoi, la police ? Un videur de boite ? Je demande en feignant la colère. C’est ça votre passetemps ? Je finis excédée.

Mais puisqu’il était là, devant moi à m’embêter en dehors de Poudlard, c’est vraiment qu’il devait s’ennuyer! Je finis par sourire malicieusement, les yeux brillants, et soupirais comme si de rien n’était.

-Vous avez pas envie de vous relâcher un peu? Je finis par lacher en riant. De vous amuser ? Et je m’approche de son oreille. Si vous savez pas comment faire, je peux vous montrer… Je connais un tas de moyens de s’amuser, et je termine avec un grand sourire, une main posée sur son épaule, pour ensuite me décaler doucement.

Puisqu’on était pas à Poudlard, autant connaître ses limites. Autant repousser les miennes. Qu’est-ce que j’avais à perdre si ce n’est de ne plus du tout trouvé mon professeur de Runes ennuyant ? Rien du tout. Et j’ai toujours imaginé que je pouvais être très bonne dans cette matière si seulement on me l’enseignait d’une tout autre manière.

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Will Merridew
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MessageSujet: Re: « Masques & Secrets | PV R.M   Mer 30 Avr - 18:11

- Tiens donc, et moi qui m’attendais à des excuses, lâcha la jeune fille du haut de ses talons de la femme fatale qu'elle n'était pas encore. Je me souvenais bien, moi aussi, de tous les efforts des adolescentes, quand elles découvraient qu'elles pouvaient plaire, pour être plus femmes qu'elles ne l'étaient encore.

Je la toisai d'un regard un peu méprisant mais pinçai les lèvres pour contenir le sourire qui les brûlait : elle avait autant de cran que je l'imaginais, elle qui dormait les trois quarts du temps pendant mes cours et me répondait avec un agacement très mal contenu quand je la réprimandais. J'avais un certain amusement pour ce genre de personnes (dont le type était toujours le même : populaire, entouré, jovial, sympathique, fêtards, et donc évidemment rarement en forme lorsqu'il s'agissait de faire fonctionner ses cellules grises) qui pouvaient s'avérer insupportables la plupart du temps, mais restaient de très bonne compagnie lorsqu'il s'agissait d'amusement. Et encore une fois, sa tenue, sa jupe courte, son haut dont la couleur attirait l'oeil et accrochait le peu de lumière ambiante, ses talons, son masque qui mettait en valeur ses yeux bruns ; tous les artifices étaient là. Rita Minithya, me rappela mon cerveau dans laquelle les informations étaient bien agencées, Miss Poufsouffle en prime, et petite tête brûlée la plupart du temps. C'était un jeu : lui faire peur, voir ses réactions. Voir combien de temps elle prenait pour me reconnaître. Il n'y avait pas à hésiter trop longtemps : un simple masque ne cachait pas grand chose, j'avais juste pour moi l'avantage de la surprise, peut-être, mais je n'étais pas dupe.


- Dans une demi-heure tout le monde sera suffisamment bourré pour se foutre de notre âge, continua-t-elle, imperturbable dans son effronterie - ah la stupide fougue de la jeunesse, les élèves de Poudlard pouvaient en dire des nouvelles...

- Et maline avec ça, susurrai-je avec une petite pointe de moquerie dans la voix.

Elle voulait jouer à la plus maline, sans doute ? La pauvre enfant était loin de ne pas avoir un adversaire à sa taille, oh, bien loin, et mon amusement s'attisa un peu plus. Si je n'étais certainement prêt à me laisser et surtout importuner par ce genre d'adolescents aux hormones en ébullition qui exprimaient comme ils pouvaient leur trop plein d'énergie et de stupidité, celle-là tout de même avec quelque chose en plus, et j'avais décidé ce soir qu'elle valait le détour, et qu'elle serait ma proie. Le concept des masques donnait à la soirée une liberté particulière, et si sans doute ni moi ni elle n'étions dupes sur nos identités, les masques nous procuraient au moins l'excuse de croire le contraire.

- Quoi, vous allez nous dénoncer ? fit-elle, se redressant, piquée, sur ses hauts talons. Vous êtes quoi, la police ? Un videur de boite ? C’est ça votre passetemps ?

Je souris en coin, de plus belle, me laissant couler délicieusement dans ce petit jeu de cache-cache où je cherchais simplement à attiser l'électricité qui s'était installée, à garder ma domination, à pousser sur le bouton jusqu'à ce qu'il cède - à voir combien de temps il résisterait.

- Il y a de l'idée, répondis-je en gardant mon air un peu froid et nonchalant, malgré le sourire sur mes lèvres et au fond de mes yeux, derrière mon masque. Mais vous avez de la chance, je ne suis pas en faction ce soir.

- Vous avez pas envie de vous relâcher un peu? De vous amuser ? Si vous savez pas comment faire, je peux vous montrer… Je connais un tas de moyens de s’amuser, chuchota-t-elle finalement, changeant d'attitude et se rapprochant vers moi pour murmurer au creux de mon oreille.

Eh bien !! Intérieurement, je jubilai. Il n'y avait pas eu à pousser si longtemps finalement... Maintenant, l'idée était de non seulement garder cette petite hésitation que je sentais tout de même, et surtout, de se reposer sur l'état d'ébriété des gens ainsi que les recoins des pièces un peu sombres pour ne pas non plus être trop vu. Je prenais bien trop garde à soigner mon image et mon parcours pour risquer quoi que ce soit qui compromettrait mon poste d'enseignement ; ça ne faisait aucun doute qu'être pris sur le fait à flirter avec une élève, même pas majeure, ne jouerait pas en ma faveur. Cependant, j'avais d'une part la bonne excuse des masques, et d'autre part, cette fête n'avait rien d'officiel et il ne me dérangeait aucunement mentir et de nier si l'on m'accusait de quoi que ce soit. J'étais ici en ayant assuré mes arrières - le contraire ne m'aurait pas ressemblé. Je fixai la jeune Poufsouffle un instant sans rien dire, son masque et son regard perçant tout près des miens. Je fis mine d'être outré par ses avances, mais jetai un regard autour de nous rapidement : personne ne nous épiait, chacun est bien trop occupé par ses propres affaires. Rapidement, je glissai ma main autour de la jeune fille et l'entraînai un peu plus loin, vers le buffet.


- Ah oui ? Et vous seriez plus investie que vous ne l'êtes en cours ?

Je cachai un sourire, et m'occupai de nous servir à boire. Il y avait divers breuvages sur la table, et je nous versai de ce cocktail au jus de citrouille (et pas seulement).

- Puisque vous ne semblez pas avoir peur, dis-je avec un petit sourire un tantinet provocateur, en fourrant le verre entre ses mains. Je bus une gorgée au mien, et la regardai quelques secondes de derrière mon masque, notant l'amande de ses yeux et ses jolis cheveux bruns. Il me plaisait toujours de penser combien j'étais l'enfant aîné exemplaire, combien j'étais le plus brillant et le plus adulé de la famille, le plus respectable aussi, car je m'y étais attelé, mais que malgré cela j'avais mes petits secrets que personne chez les Merridew ne suspectaient. J'avais moi aussi bien profité de ma période adolescente et des jolies filles de Poudlard ; à présent, si je ne m'affichais pas forcément avec les amourettes que je pouvais connaître, car dans ma famille on ne présentait qu'une fois sa fiancée, cela ne m'empêchait pas pour autant de savoir m'amuser. Ce soir était un bel exemple : mes parents seraient sans doute les premier à être outrés de ce qui était en train de se tramer ; libre, loin d'eux, c'était bien le cadet de mes soucis. C'est ainsi qu'on fait la fête lorsqu'on est Miss Poufsouffle, alors ? Je jetai un regard amusé sur les jolies tentures, le manoir plutôt respectable. Je ne demande qu'à voir, en tout cas, conclus-je avec un petit sourire.

Puisqu'elle paraissait si sûre d'elle - j'étais bien curieux de voir si elle assumait complètement son jeu de femme fatale !
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Rita Minithya
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Ami(e)s: Oh, j'en ai des tttassss! Heureusement, j'en ai aussi des vrais.
Âme soeur: La pyrotechnie. Entre elle et moi, c'est la passion folle. On s'embrase, on s'enflamme et on se fout en l'air!

MessageSujet: Re: « Masques & Secrets | PV R.M   Jeu 1 Mai - 22:36



Quand j’avais été invitée à la soirée, je m’étais dit que ce serait marrant, après tout, parce que comme d’hab, y aurait mes potes, et bref, on s’amuserait. J’avais imaginé ça un peu banale, vu que j’étais devenue familière au milieu et du coup, j’étais excitée à l’idée de m’y rendre mais pas non plus complètement délurée. J’avais un peu perdue de la magie qui nous habitait quand on sortait du château en pleine nuit puisque ça m’étais devenue hebdomadaire. Ouais, moi j’emploie des mots intelligents pour m’exprimer. Bref, mais oulala, attention, j’avais une mission quand même, dans cette soirée. Ce gars de Serpentard qui m’avait complètement tapé dans l’œil et qui semblait être un pseudo Archibald croisé d’un Ulrich, dumoins pour ce qui est du physique. Je voulais lui mettre la main dessus depuis un petit moment sans parvenir à réellement attiré son attention, ce qui était extrêmement frustrant. D’autant plus que pas mal de filles étaient tout aussi intéressaient et essayaient de me faire gentiment comprendre –sans succès- d’aller me faire foutre ailleurs. Sauf que c’était de lui que j’avais envie de me faire foutre, alors non merci.

Ouuuaiiis, et puis bon, je ne m’attendais absolument pas à la tournure qu’avaient pris les évènements. Mais absolument pas du tout. Bien sur, je me faisais souvent draguée en soirée –quand même ! Manquerait plus que je me fasse pas draguer après tous les efforts que je mettais à être canon !-, et j’appréciais parfois, d’autres fois pas du tout. Tout dépendait de la tête du bonhomme –ou de la dame, mais c’est encore une autre histoire que je raconterais plus tard promisjuré-. Et souvent, je flirtais avec le gars et puis je m’en allais et décidais si je voulais sortir avec lui ou non selon les circonstances du lendemain –l’alcool fait parfois mal les choses-. Mais vous voyez, les gars qui me draguent d’habitude, ils ont dix-huit ans au grand maximum, vu que c’était des fêtes de lycéens ! Alors pour le coup, je ne m’étais pas du tout imaginée tombée sur quelqu’un de plus âgé ! Enfin, si mais non, faites pas cette tête de binoclard qui veut me contredire ! Je savais bien que j’étais à une fête où j’allais croiser des « adultes » comme ils aiment à se nommer d’un air hautain. Maiiis, j’avais prévu de passer la soirée avec mes potes, c’est tout. Et donc de ne parler à personne d’autres, sauf si un cas particulier se présentait et qu’en plus anatomiquement et postérieurement ça le faisait…

Et il se trouvait que ça le faisait grave.

- Et maline avec ça.

Bon ok, il se fichait de moi là. Il pouvait afficher le visage le plus sérieux du monde, comme dans ses cours mais je sentais bien qu’il se moquait de moi. Avec des gens comme lui, c’était toujours tellement subtile qu’il fallait connaitre un petit peu le personnage pour se faire une idée. Et il se trouvait justement qu’il excellait, apparemment, vu que je n’écoutais que le quart de ses cours –et encore-, qu’il était assez… cynique. J’haussais un sourcil. Le ton qu’il avait employé m’avait donné des frissons, d’accord, je l’admets. Il l’avait murmuré… non ! Susurré, comme s’il s’en délectait. Il me faisait définitivement de l’effet. Et puis il avait un sourire en coin qui, dans d’autres circonstances ne m’aurait absolument pas plu, mais qui actuellement me plaisait beaucoup plus que je ne voulais bien l’avouer. Son masque lui donnait du charme et je découvrais quelqu’un de nouveau. Ce n’était pas mon professeur de Runes complètement vieux jeu et snobinard au point qu’il soit sexy n’ait plus aucun attrait tellement il manquait de charme. Il ne m’avait jamais fait cet effet. Attendez, non, et pire, je n’avais jamais ressenti ça avant. C’était comme une délicieuse décharge éléctrique tout le long du corps, et je restais coite un instant, ne sachant pas trop quoi répondre, avant de me ressaisir. Ok,  respirer, ne pas montrer que ça fait bizarre de flirter avec un prof, quand même, et que c’est hyper plaisant et que ça à l’air d’autant plus bizarre. Enfaite, ça me faisait plus d’effet que je ne le voulais vraiment, vu que quand même il se foutait de moi et que je n’aimais pas l’emprise qu’il était en train d’avoir. D’habitude, je faisais en sorte de toujours tenir les rênes ou alors de faire semblant de ne pas les tenir. Là, je ne tenais clairement rien, parce que mon désir avait rejoint mon étonnement. Trop étonnée pour être raisonnée. Il me plaisait. Oulalalalalalala, c’était absolument pas prévu ça ! Je perdais le contrôle !

- Il y a de l'idée. Mais vous avez de la chance, je ne suis pas en faction ce soir.

Ouf ?

Et puis il recula légèrement –ouais, genre, le gars il me donne des frissons et ensuite il assume pas- et j’étais en train de me dire que c’était relou, quand même, c’était pas si mal, quand… Il me saisit par la taille pour m’éloigner vers le buffet. Je me laissais guider parce qu’encore une fois, j’avais perdu le contrôle, et ça commençais un peu à m’énerver tout ça.

- Ah oui ? Et vous seriez plus investie que vous ne l'êtes en cours ?


Je souris malicieusement. Ok, reprendre le contrôle de soi, au moins. Parce que j’avais vraiment envie de découvrir jusqu’où il pouvait aller lui aussi. C’était un prof raisonnable, non ? Il voulait s’amuser et j’étais là pour ça. Mais à la base, je pensais vraiment qu’il allait partir quand je l’avais provoqué. Sauf qu’il ne s’était pas du tout enfuie. Je ne savais pas trop dans quoi je m’engageais mais c’était excitant. Mon moi profond intérieur me dictais de laisser tomber parce que c’était quand même un prof, et que bon, il était un peu intimidant quelque part, plus âgé que moi et avec beaucoup plus d’expérience… Et en même temps mon corps brûlait et je ne voulais qu’une chose : aller le plus loin possible, essayer, tenter, me délecter. Si je n’essayais pas, je ne saurais pas, n’est-ce pas ?

-Nous ne pouvez même pas imaginer,
je souris un peu maladroitement avec de baisser les yeux en acceptant le verre qu’il me tendait, puis en buvant pour m’échapper quelques secondes.

Ok, ca s’avérait plus difficile que prévu.

Je sais pas ce qu’il se passait exactement, mais je n’étais plus tout à fait aussi sure de moi. Je n’avais pas peur, je voulais que ça continue mais je m’y prenais mal et j’étais maladroite parce que… Peut-être parce que j’avais intégré dans mon esprit noueux l’idée de hiérarchie et que même si je ne la respectais pas souvent elle s’imposait d’elle-même. Pleins de gens raisonnables me dirait que ce que je m’apprête à faire est loin d’être bien vu… Et en même temps je m’en fichais et je le désirais… Argh, mais c’était quoi qu’il se passait là ! Il m’intimidait de toutes les manières possibles ! A la fois par son statut que je ne pouvais pas négliger malgré tout, mais également par son assurance largement supérieur à la mienne. Ouuuaiis, parce que moi c’était de la comédie, un petit peu quoi. Alors que lui… Il le cachait super bien. Et du coup j’avais la boule au ventre, je rougissais presque, mais j’étais comme électrifiée et je voulais continuer…

-Puisque vous ne semblez pas avoir peur.

Bien sur que je n’étais pas effrayée ! Et j’allais le lui prouver tiens ! Je le regardais malicieusement en reposant mon verre –l’alcool,  oui, mais j’avais toujours refusé de flirter complètement bourrée. Il m’observa un instant tandis que je ne me gênais pas vraiment pour le regarder d’une tout autre manière. Bon, en faisant de la logique, il n’était pas mon prof. Il était grand, il avait de larges épaules, et torse qui devait caché au moins un ventre plat et avec de la chance des muscles –bien qu’être prof de runes c’était presque une assurance de ne pas avoir d’abdos-… Il avait aussi une machoire carrée, très masculine et des cheveux dans lesquelles je me surpris à vouloir plonger la main. Il était un homme, voilà où était la différence et ce qui me faisait un tel effet que j’en perdais un peu mes moyens.  

-C'est ainsi qu'on fait la fête lorsqu'on est Miss Poufsouffle, alors ? Je ne demande qu'à voir, en tout cas.

-Vous n’avez encore rien vu, et je l’attrape par le bras pour le guider vers le fond de la salle, là où il fait trop sombre, là où personne n’irait parce que justement, il fait noir et c’est trop éloigné de l’ambiance tranquille des canapés et de la piste. Mais je n’étais pas idiote. Il fallait nous couvrir quand même.  Je le lâchais.

Je sortis ma baguette cachée dans ma robe –ah bah oui, on sait jamais hein, et puis les filles ont des secrets de cachette, je ne vous en parle même pas !- et appliquait un protego totalum pas hyper efficace, vu qu’il durait seulement une heure, mais qui était suffisant. Et puis le prof c’était lui pas moi alors s’il voulait pas qu’on nous voit il devait avoir de la ressource. Je me sentais d’ailleurs déjà mieux à l’idée  de le tutoyer. Je rangeais ma baguette puis me retournais vers lui pour lui sourire.

-Enfaite, tout dépend d’avec qui je m’amuse, je ris doucement, amusée, pour continuer notre conversation en m’appuyant contre le mur. On peut faire en sorte que tout le monde se mette à imiter un cheval ou alors on peut juste rester ici, tous les deux… je lui murmure d’un air malicieux en m’approchant. Il semble que des deux c'est vous qui devriez m'apprendre quelque chose...

Quand je suis suffisamment proche de lui, je sens que mon corps est parcouru de frissons mais je ne suis plus intimidée. Je me sens soudainement habitée par une bouffée d’audace. Alors je pose ma main sur son épaule, doucement, me mets sur la pointe des pieds et pose mes lèvres sur les siennes.

Et je vous assure qu’elles n’ont rien à voir avec le gout de l’orgueil ni de l’ennui. Elles ont le gout de l’assurance et de l’extase.


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Will Merridew
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MessageSujet: Re: « Masques & Secrets | PV R.M   Mar 20 Mai - 21:10

J'avais toujours mesuré la chance que j'avais en ayant été élevé ainsi, comme l'enfant prodige, même si il m'avait fallu un certain temps - quand tout nous est dû, il est parfois difficile de voir que ce n'est pas si simple que cela pour la plupart des mortels. Mais en grandissant, et surtout en étendant mon autorité de plus en plus paternelle sur mon plus jeune frère James, j'avais compris quelque chose : j'avais compris qu'avec l'éducation complète que m'avait fournie mes parents, notre statut, notre aisance financière et sociale, et mes capacités intellectuelles, je faisais partie de ces personnes qui impressionnent facilement et obtiennent tout aussi aisément ce qu'elles désirent grâce à cette attitude et à la fascination qu'elles parvenaient à exercer sur les gens. Avant Poudlard, j'avais travaillé en tant que précepteur, et si j'avais pu faire mes armes, j'avais également constaté qu'il était très simple pour moi d'obtenir le silence et l'obéissance, et l'attention complète de mes étudiantes ; tout comme je savais de la même façon m'obtenir les faveurs et l'admiration de leurs parents qui me remerciaient parfois tellement que c'en était agaçant. A Poudlard, j'avais également eu ce constat - à la différence qu'avec une classe complète, la chose est plus difficile : je n'avais pas de problèmes de discipline ou d'attention, mais je ne pouvais pas non plus forcer tout le monde à être passionné et intéressé et participatif. Surtout quand il y avait ceux - comme la jolie demoiselle qui me faisait face - trop obnubilés par leurs hormones, leur goût pour la rebellion ou autres bêtises adolescentes ; ceux-là si j'arrivais à les faire taire et à ce qu'ils se tiennent à carreaux, je ne pouvais pas les empêcher de bailler aux corneilles ou de se préoccuper d'avantage de leur repas du soir plutôt que de la science des Runes. Inutile de donner du lard aux cochons, comme le dit le proverbe. Si ils n'avaient pas envie de s'investir un peu, le problème était tout à eux - ce n'était pas moi qui allais rater ensuite mes examens si je n'en ramais pas une.

Tout cela pour dire que : je n'étais ma foi pas du tout mécontent de moi, car si ce petit jeu était relativement simple, je lisais clairement dans l'attitude de mon élève quelque chose qui tenait tout à fait des réactions habituelles des gens. Ses yeux brillaient, elle ne me quittait pas du regard, et je devinais dans ses gestes et dans ses mots quelque chose qui appelait à ce que je renchérisse, à ce que je la suive, à ce que je ne m'arrête pas. J'avais gagné, déjà, j'avais parfaitement gagné ; rien ne pouvait me faire plus plaisir et ne pouvait mieux flatter mon orgueil.


- Vous ne pouvez même pas imaginer, fit-elle en battant très légèrement des paupières, geste que faisaient les femmes quand elles étaient intimidées mais ne voulaient pas le laisser paraître. Je bus avec elle, savourant sans me retenir le nectar qui me réchauffait un peu, et ne me gênant pas pour observer Rita et la moindre de ses réactions. Elle avait beau parfaitement gérer la situation, elle aussi, j'avais l'avantage de l'âge, de la hiérarchie aussi, et probablement et logiquement de l'expérience, et certains signaux de son corps ne me trompaient pas. Vous n’avez encore rien vu, continua-t-elle.

Elle avait reposé son verre et j'en fis de même, ayant fini le mien. Puisque que tout d'un coup elle me laissait l'impression qu'elle voulait prendre les choses en main, je la suivis sans m'empêcher de sourire, sans un regard vers la piste de danse où les silhouettes de déhanchaient avec de moins en moins de retenue, sans un regard non plus vers les autres endroits où se formaient des petits groupes dans la pénombre. Les tentures ? Très bonne idée, ma foi, car si il fallait que nous fassions plus amplement connaissance, je préférais largement que ce soit à l'abri des regards indiscrets... Encore plus quand elle lança un sort qui me laissa présager que je pouvais parier sur la suite de cette petite affaire. Ma peau s'était réchauffée, tout mon corps s'était éveillé à cette idée. Rita se retourna et je ne me départis pas de mon sourire ; elle s'adossa au mur et je ne me départis pas de mon regard amusé ; je m'approchai suffisamment pour que la tension monte un peu.


- En faite, tout dépend d’avec qui je m’amuse. On peut faire en sorte que tout le monde se mette à imiter un cheval ou alors on peut juste rester ici, tous les deux… Il semble que des deux c'est vous qui devriez m'apprendre quelque chose...

Apprendre ? Elle avait beau trembler légèrement depuis tout à l'heure, j'étais persuadé que je n'avais pas tant que ça à lui apprendre sur le sujet...

La jeune fille m'embrassa alors et je lui rendis son baiser avant de m'écarter très légèrement d'elle et de lui adresser un petit sourire, suivi d'un petit rire, qui pouvait tout aussi bien être interprété comme moqueur que purement amusé, mais j'en nouais également. Au fond de moi, j'étais persuadé qu'elle avait eu cet instant d'hésitation, parce que je restais son professeur, et que cela me donnait un droit de pouvoir qui n'était certainement pas désagréable. Mais je ne la repoussai pas, évidemment, et glissai ma main sur sa taille bien prise, pile à la limite entre sa jupe et son haut.

- Je crois que tu peux déjà commencer par me tutoyer, lâchai-je, un sourire aux coins des lèvres, enfin... Pour le moment, rajoutai-je, en référence aux cours prochain qui nous attendaient.

Je jouais gros et je le savais : si cette gamine décidait tout d'un coup qu'elle avait plus à gagner en me dénonçant, je n'étais pas dans mes droits, et cela aurait beau être ma parole contre la sienne, je savais que cette affaire pouvait me jouer des tours. Mais je n'étais pas idiot, justement, là était toute la subtilité : la Poufsouffle était aussi volontaire que moi dans cette histoire et je devinais bien qu'elle testait le jeu, qu'elle cherchait à attirer l'adrénaline, plus qu'autre chose... Elle était peut-être dissipée en cours et probablement un peu immature, elle n'était pas écervelée pour autant. Elle savait très bien que je ne signais pour rien et que je ne lui promettais pas la lune en l'embrassant derrière les tentures, tout comme je savais très bien qu'elle ne serait pas une histoire sérieuse. Mais elle était jolie, elle était audacieuse, et j'avais toujours eu un faible pour les filles de son type - petit gabarit, cheveux sombres, yeux pétillants. Nous nous amusions, alors nous étions tous les deux gagnants, il était totalement inutile de voir plus loin.

Cette fois, je l'embrassai, mais en prenant le contrôle, en poussant sa taille contre le mur, en m'appuyant contre elle, en lui embrassant un peu plus autoritairement les lèvres et en faisant augmenter la pression.


- J'ai toujours reconnu aux Poufsouffle une certaine qualité : leur sens de l'amusement. Je vois qu'on a le même, en tout cas, chuchotai-je. A moins que tu fasses ça pour des points en plus ? Je la défiai du regard une nouvelle fois, jouant encore et encore de ce petit jeu de la blague et de la provocation. Dans ces cas, j'ai bien peur qu'il en faille un peu plus...

Je souris une nouvelle fois, faisant glisser nos masques avant de l'embrasser et de presser son corps contre le mien. C'était une sensation que j'avais un peu oubliée, ces derniers temps, tout obnubilé que j'étais par mes désirs de carrière. Mais maintenant que j'étais placé, et bien placé, que mes arrières étaient assurées, pourquoi diable me serais-je empêché de prendre un peu de bon temps ?

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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: « Masques & Secrets | PV R.M   Mar 3 Juin - 0:23

J’ai toujours aimé jouer avec le feu. Me brûler les ailes était à la fois excitant et effrayant, mais ça avait toujours un délicieux gout au final. Généralement, fallait le dire sans passer par quatre chemins, je faisais pas attention aux conséquences. Après tout, pourquoi est-ce qu’on devrait s’en préoccuper ? C’est vrai quoi, les gars, si on passait notre temps à se ronger les ongles, on se bougerait plus le cul! Et croyez bien que le jour où on finit par préférer s’assoir plutôt que de vivre quelque chose d’excitant, c’est que notre vie est foutue ! Moi, même dans la trentaine, j’étais sure et certaine que je ferais tout pour m’amuser le plus possible, comme si demain n’existait pas. Fallait juste un petit coup de fouet, un petit remontant, mais personnellement, j’en avais pas souvent besoin, et les seules fois où je buvais vraiment, c’était pour me bourrer parce que… Je sais pas tellement, mais justement ! Comme ça allait, comme je voulais juste m’amuser, j’avais pas besoin de me péter la gueule, contrairement à la plupart de mes acolytes fêtards !

Alors forcément, j’étais étonnée que Mr. Merridew (bbrrr, l’appeler comme ça donne des frissons) se trouve être une personne qui, dans le fond, avait la même pensée que moi. Ah bah ouiiiii, derrière ce masque de stérilité distinguée se cachait un coureur de jupons ! Et pas n’importe quels jupons, s’il vous plait, ceux des élèves étaient bien plus intéressant ! Quoique, je trouvais ça parfaitement satisfaisant et honorable, parce que mes copains de soirées, merci, mais ils avaient encore la mentalité de gamins de primaires. Oh, et puis j’avais plus dix ans, hein. J’en avais seize depuis peu, et malgré tout, j’étais un peu plus consciente que ce que les gens pensaient. Irresponsable, complètement oui, mais pas inconsciente. Sinon j’aurais couché avec la plupart de mes copains, à savoir une certaine partie des sixièmes années de l’école ! Alors, ma réputation me précédait, mais je restais en tout et pour tout quelqu’un qui savait ce qu’il voulait et ce qu’il lui fallait. De la discrétion et une relation vraie sans être sérieuse. Je n’avais pas besoin, ni envie, de quelque chose de stable, ni même de tomber amoureuse ; c’était quelque chose que je voulais éviter au max ! Alors forcément, mon prof de runes à la réputation parfaite et lisse comme une tranche de sopalin, était la façade parfaite derrière laquelle je pouvais me cacher. Personne ne saurait jamais rien de ce qu’il se passait maintenant parce que personne ne pourrait ne serait-ce que l’imaginer (et si CA c’est pas un plan de malade, je vous fait des guillis !).

Et c’était d’ailleurs l’option parfaite que je n’aurais jamais imaginé moi-même. Moi, et le prof le plus ennuyeux de Poudlard, en train de s’embrasser derrière des rideaux vintage dans un  manoir.... La vie vous réserve des surprises, quand vous frôlez le feu, je vous assure que ça vaut le coup le détour ! Il répondit à mon baiser et je me laissais complètement aller, adossée. C’était agréable, vraiment, mais déjà il se reculait et se mettait à rire. Un instant je m’offusquais mais n’en montrais rien et ris à mon tour. Ahhhh, mais c’était un vrai coquin, en vérité ! Ma parole, jamais je l’aurais cru si c’était Susie qui me l’avait dit ! Il passa une main pour raffermir son emprise, juste sur ma taille et je passais une main juste sur son épaule, pour l’y encourager.


- Je crois que tu peux déjà commencer par me tutoyer… enfin... Pour le moment.

Je lui souris malicieusement en retour, perdant, petit à petit, ma gêne inhabituelle. C’était bien trop excitant pour que je m’arrête là, juste parce ce que c’était mon prof !

-Et comment s’appelle mon professeur préféré ? Je réponds ironiquement, à mon tour, avec un grand sourire.

Puisqu’il semblait être de la même trempe que la mienne mais qu’il savait le cacher parfaitement, j’aimais autant jouer avec lui.

Mais évidemment, ça aurait complètement illusoire de penser que je maitrisais la situation. Je voulais jouer, mais sans pour autant tenir complètement les rennes. J’en avais marre des garçons qui me faisaient la cour poliment et faisaient attention à ne jamais heurter ma sensibilité. Je voulais quelque chose de fort, quelque chose d’intense ! Retrouver l’énergie qui m’avait enivrée pour ma première fois, parce que c’était dans un endroit inconnu et charismatique, que c’était avec le danseur qui plaisait à toutes les filles mais qui me voulait moi… Celui qui savait ce qu’il faisait, quand il le voulait, sans se poser trop de questions. J’aimais ce genre de personnes qui ne prennent pas de gants et qui vivent leur vie comme si le reste importait peu, comme si la vie était trop courte pour qu’on s’occupe des usages ! J’adorais les gens qui faisaient ce qu’ils voulaient juste parce qu’ils avaient envie de s’amuser, à n’importe quel âge, libre comme le vent, éternellement jeunes. J’aimais tout ce qui était nouveau, dangereux et donc terriblement excitant ! Je carburais à l’inattendu et à la surprise. Alors même s’il le cachait (très) (trèèèèèsss) bien, Mr Merridew faisait partie de ces gens. Et le pire, c’était qu’il avait conscience d’être comme ça, mais que visiblement ça lui plaisait bien de berner tout le monde ! Je l’imaginais parfaitement rire sarcastiquement, seul, dans sa chambre, en repensant à tout ce que les gens pensaient de lui, alors qu’en réalité il était le seul à se connaître. J’adorais ce sourire sur le bout de ses lèvres.

Il donna plus d’élan à notre baiser, me plaquant contre le mur avec une autorité que je lui laissais bien volontiers. Je passais mes mains sur sa nuque et quand il se détacha, je souris d’un air appréciateur.


- J'ai toujours reconnu aux Poufsouffle une certaine qualité : leur sens de l'amusement. Je vois qu'on a le même, en tout cas.

Si je me rappelais bien, il venait de Serpentard. Evidemment. Pour être un roublard, ça, s’en était un, et des meilleurs ! Je me rappelais plus tellement qui m’avait dit ça, mais sur le coup, j’avais été comme : « Ah bon ? Et ? », mais là tout de suite, c’était plutôt : « Ahhhhhh booooonnnn… ». Bref.

-Jamais j’aurais pu le deviner, je murmure à mon tour, avouant parfaitement qu’il était sacrément doué pour tromper.

-A moins que tu fasses ça pour des points en plus ?
Il me défia du regard et je répondis pas un sourire plein de malice, ses mains toujours sur ma taille et les miens sur sa nuque, haussant légèrement les épaules. On jouait, je m’amusais terriblement et il semblait que lui aussi. Ca, si c’était pas une soirée mémorable !

-Dans ces cas, j'ai bien peur qu'il en faille un peu plus...

Ahhhhhhhhhhhh mais franchement ! Il le faisait exprès ou quoi, d’être tellement… Intriguant, amusant et excitant quand bien même je l’avais toujours connu ennuyeux, solitaire et snob ? C’était comme si je découvrais que mon cadeau pourri était une bonne blague de mes potes et qu’en vrai il était trop bien ? Géniiialllllllll. Je lui répondis par un sourire en coin, l’air de dire « pas de problème », et le penchait vers moi, pour gouter de nouveau ses lèvres, son odeur, notre complicité, et l’instant présent… Comme si demain n’existait pas, je me laissais entrainer dans un tourbillon de sensation connue mais jamais exploitée à leur maximum. Je voulais qu’il continue, qu’on s’embrasse toute la soirée, qu’on s’amuse et qu’on joue comme ça, toute la nuit, et que ça nous atteigne jamais pour autant. Il m’enivrait par sa force, sa maitrise, son contrôle. Plus il m’échappait, plus j’aimais ça. Plus il prenait d’initiative, plus j’avais l’impression de ne rien connaitre et çan me déroutais, et ça me plaisait. Je passais une main sur son torse pour m’accrocher à sa chemise, une jambe levée sur sa cuisse, et…

Le rideau. Levé. Merddddddddddddeee. Je tournais la tête vers le mur pour ne pas être reconnue.


-Ouppps, c’est déjà occupé on dirait, Kevin,
rit une femme, visiblement éméchée et pas qu’un peu. Ca vous dérange si on reste ? Parce que…

Je n’attends pas qu’elle ait terminé, je sors subitement des dentures en courant vers une des nombreuses portes du  manoir. Je l’ouvre au hasard, et tombe sur un escalier que je parcours rapidement, qui tourne sur lui-même. Je ris, fort, parce que j’adore courir et que j’en ai juste envie. Je me sens euphorique. J’arrive sur un couloir vide, un peu froid, qui mène visiblement sur d’autres salles. Cette soirée est  excitante. Je m’arrête de courir, me retourne et attend impatiemment de voir s’il en a fait de même. Voir si vraiment on a le même sens de l’amusement. Je ris encore, essoufflée et je paris pour mile que s’il est bien là, il mérite entièrement que je fasse pas mal de chose pour les obtenir, mes points.

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Will Merridew
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MessageSujet: Re: « Masques & Secrets | PV R.M   Lun 25 Aoû - 15:26

Ce qui me plaisait le plus, je crois, c'était un peu comme quand je sentais que de manière générale j'avais l'ascendant sur les autres : cette sensation de domination qui me donnait des fourmillements dans le doigts. Je la sentais à l'instant, avec Rita, qui jouait fort bien son jeu mais qui ne pouvait pas me cacher, à moi, qu'elle était autant dépassée qu'enivrée par ce qui était en train de lui arriver. Quelque part c'était formidablement jouissif de savoir combien je désobéissais aux règles de la bienséance imposées par mon rôle de professeur à Poudlard ; quelque part je comprenais presque James, mon petit frère, quand il s'insurgeait contre l'éducation que j'essayais de lui inculquer, quand il me disait que j'étais trop respectueux, parfois. Je comprenais ce qu'il voulait dire : c'était grisant. Mais c'était grisant sur le coup, au premier abord, c'était un challenge qui faisait plaisir à relever. Ce qu'il ne comprenait pas c'était que moi, je voyais plus loin : je voyais que, tout en respectant les règles, tout en jouant au plus intelligent, c'en devenait une force et cela pouvait même servir de couverture. J'agissais ainsi pour avoir la certitude d'avoir toutes les cartes en main et pour être le plus puissant - pas parce que j'avais un goût particulièrement prononcé pour l'obéissance. C'était une vision bien différente, mais il n'avait jamais compris, ou probablement jamais cherché à la comprendre. Je ne lui en voulais pas ; il était plus jeune, il avait encore beaucoup à apprendre, et je n'avais pas dit mon dernier mot. Je savais que James était doté, comme moi, de capacités particulières, et j'étais bien décidé à l'aider à les exploiter.  

- Et comment s’appelle mon professeur préféré ? répondit Rita avec un petit sourire mutin.

Voilà, on y venait : je savais que cette situation élève/professeur apportait un piquant incontestable. Je souris du coin des lèvres, sans quitter son regard brillant, sans non plus ôter ma main de son dos, qui s'amusait à l'explorer doucement.


- Bien que ce soit assez drôle que tu m'appelles Monsieur, je vais être gentil : tu peux m'appeler Will, plaisantai-je sans trop le laisser paraître. Après tout, je ne suis pas tellement plus âgé que toi !

Nous nous ré-embrassâmes, bien à l'abri ce cette tenture épaisse, bien loin du reste de la fête. Fête qui était hautement plus inspirante à présent : non pas que je n'aimais pas me divertir, mais les soirées de ce genre commençaient à m'être familières, et avaient clairement perdues de leur charme. Bien sûr, c'était toujours un spectacle, surtout quand il s'agissait en majeure partie de ses élèves, et surtout quand j'avais la possibilité de les faire chanter pour quoi que ce soit par la suite. Mais ces soirées avaient quelque chose d'un peu réducteur, et si j'étais le premier à profiter de toutes ces mondanités pour me montrer et me faire connaître, je n'étais pas le dernier pour m'en moquer non plus.

- Jamais j’aurais pu le deviner, murmura la jeune Poufsouffle, répondant à mes défis.

Allons ! C'était à présent que j'allais voir de quoi elle était capable, si elle acceptait de pousser la chose un peu plus loin. Quelques embrassades à l'abri des regards indiscrets, c'était bien, quelques petits dialogues de flirt avec son enseignant, c'était bien aussi et je ne disais pas le contraire, mais l'enjeu était amusant seulement s'il était total. Je n'avais pas froid aux yeux, je ne mentais pas là-dessus ; à elle de me montrer qu'elle était aussi combattive et courageuse qu'elle le laissait paraître. Vu son attitude que je pouvais constater dans mes cours, elle n'était clairement pas le genre de fille timide, effacée ou effarouchée - mais je connaissais suffisamment le caractère humain pour savoir que cela ne voulait rien dire et qu'elle pouvait s'avérer bien plus prude, au contraire, du genre qu'elle se donnait. ... Tiens, j'avais sans doute parlé un peu vite, car tout d'un coup notre étreinte s'intensifia et je sentis les battements de mon coeur répondre par mimétisme à ceux désordonnés du sien. Je me sentis perdre les pieds quelques instants, et c'était délectable ; les doigts de Rita faisaient prisonnière ma nuque, mon visage, et je sentis en même temps qu'elle se pressait d'avantage contre moi, et que sa jambe montait le long des miennes pour m'attirer un peu plus...

... Mais tout d'un coup mes sens s'éveillèrent différemment parce que j'avais senti une présence ; que les sons de la soirée s'étaient intensifiés, signe qu'on avait soulevé le rideau. Il y avait quelqu'un avec nous, quelqu'un nous dérangeait, et nous réagîmes tous les deux de la même façon : interrompant ce que nous étions en train de faire. Rita eut même la bonne idée de se cacher le visage en tournant la tête, ce que je lui en sus gré - on ne sait jamais. Mais je fus vite rassuré :


- Ouppps, c’est déjà occupé on dirait, Kevin. Ca vous dérange si on reste ? Parce que…

Ils étaient ivres et ridicules ; aucune menace ici. Néanmoins, ils n'avaient pas l'air de vouloir dégager, et je n'avais pas spécialement envie d'une telle compagnie. Heureusement, Rita fut rapide à la détente et s'enfuit plus loin, et je la suivis.

L'endroit était un véritable labyrinthe, un manoir ancien vu comment il était agencé, et nous gravîmes des escaliers et longeâmes des couloirs, tous capitonnés de velours et de couleurs sombres. Il n'y avait aucun doute quant à l'origine sociale de cette famille sorcière ; je me sentais chez moi tout en trouvant quelque part un peu de ridicule à la chose. Devant moi, tout au long de notre course précipitée, Rita laissait échapper quelques éclats de rire et je souriais moi aussi : c'était grisant, cette aventure, et cela faisait du bien de se laisser un peu aller. L'avantage avec elle, je l'avais senti dès le début, était qu'il n'y avait pas de prises de tête possibles, et je ne me posais pas d'avantage de questions. Elle s'arrêta et se retourna, et j'en profitai pour, sans lui laisser le temps de reprendre son souffle, saisir sa taille et la coller contre le mur tout proche pour réclamer mon dû. Je l'embrassai, plus possessivement et plus avidement aussi peut-être, car nous avions été interrompus et je n'avais pas apprécié. Cette fois, pas vraiment d'échappatoire possible : nous étions seuls et bien seuls, perdus dans le dédale du manoir. J'eus un petit sourire en le regardant, sentant la tension un peu plus palpable. C'était différent à présent, n'est-ce pas ?


- Viens, dis-je tout d'un coup en m'emparant de sa main, laissant volontairement la tension là où elle était montée. Il y a quelques temps que je n'ai pas fait ça, commentai-je avec un sourire amusé.

Parcourir les maisons silencieuses pendant qu'une fête battait son plein, c'était quelque chose que j'avais fait, surtout dans des demeures comme celle-là, mais dont je n'avais plus trop l'occasion aujourd'hui. Je poussai la porte la plus proche - elle s'ouvrir sur un petit salon bien organisé, un peu poussiéreux (visiblement on s'en servait peu). Le salon donnait sur une bibliothèque, petite mais bien organisée, et je regardai les livres à la lueur de ma baguette, par curiosité ; ce devait être la bibliothèque privé d'une femme car il y avait sur une petite table un éventail posé là, de la porcelaine, et quelques bijoux, notamment une petite broche à cheveux dorée surmontée de petites perles brillantes. Je la pris et la glissai dans les cheveux noirs de Rita, en lui faisant un clin d'oeil complice. La pièce suivante (elles donnaient toutes les unes sur les autres par des petites portes intérieures) était une chambre, dont le grand lit à baldaquin gris était assortie aux décorations grises et bleues de l'ensemble de la salle. Je l'observai un moment, avant d'embrasser Rita à nouveau. Cette fois, mes mains se firent plus pressantes sur sa taille, dans le bas de son dos.

Je n'étais pas certain que nous pensions à la même chose, et cette incertitude m'amusait - allait-elle succomber au challenge, ou pas ?

Je la fis doucement basculer sur le lit sans cesser de l'embrasser. J'étais plutôt satisfait de moi : ici, personne ne....

... Personne ?? Je me redressai, regardant Rita : je ne rêvais pas, j'entendais bien des voix dans le couloir ?? Par Merlin ! lls avaient bien choisi leur moment pour faire le tour de propriétaire, ceux-là, constatai-je avec rage.


- Il vaut mieux se cacher, murmurai-je, et je nous fis rouler sur le lit jusque par terre, pour nous cacher derrière si jamais quelqu'un ouvrait la porte. Cette fois... Je commençais à croire que c'était une malédiction : nous ne serions jamais tranquilles.

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Rita Minithya
Élève de 6ème année



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MessageSujet: Re: « Masques & Secrets | PV R.M   Dim 2 Nov - 18:13


La soirée battait son plein, juste en bas mais nous étions déjà bien éloignés de l’agitation. J’adorais le boucan des soirées d’habitude, je vibrais avec la musique, je dansais en rythme et rien d’autre ne pouvait faire plus plaisir que de sentir le monde agité et vivant autour de moi. Mais il y avait ces quelques personnes, rares, qui vous faisait sentir comme si leur seul présence suffisait à combler le vide, ou même le silence. Will en faisait partie. Je ne pense pas que ce soit précipité de le dire, parce que c’est le genre de chose qu’on sent tout de suite. Si vous vous ennuyez avec quelqu’un, c’est qu’il est relou. C’est que sa présence n’est pas suffisante ou carrément non désirée. Avec Will, à l’instant où nous avions dansé ensemble, et avant même que je sache qui il était derrière le masque, j’avais été parcouru par de l’électricité. Je voulais être seule avec lui. Je voulais m’amuser et ne pas regarder en arrière, ne rien regretter et juste jouer, jouer et jouer. Après tout y avait rien qui nous engagé l’un et l’autre !

Je courrais dans les couloirs non-habités du manoir. J’avais le sentiment de franchir l’interdit, d’entrer brutalement dans un espace personnelle ! Et j’adorais ça ! C’était excitant, c’était formidable de sentir son corps léger et de respirer à plein poumon l’odeur de l’interdit. Et puis, je savais que Will me suivait et c’était encore plus excitant ! Mon cœur battait fort dans ma poitrine et lorsque je me retournais pour le laisser m’attraper il me saisit par la taille et me colla au mur pour m’embrasser. D’habitude, je préférais gérer la situation –autrement, j’avais peur d’être déçue par le garçon- mais je laissais volontiers Will s’emparer de mes lèvres et saisir mon corps. Je sentais sa force dans chacun de ses mouvements et la possession qui me faisait perdre presque tous mes moyens. J’avais l’impression d’avoir trouvé une espèce d’âme sœur physique ; l’alchimie semblait parfaite.

Parfois nous cessions de nous embrasser juste pour saisir cette tension électrique entre nous, nez contre nez, joue contre joue. Will n’était plus mon prof, c’était un homme plein d’assurance et de charisme. Je n’étais plus son élève, seulement une jeune femme malicieuse et amusée. On se tournait autour sans tenir compte du temps qui s’écoulait.


-Viens. Je regrettais qu’il brise notre contact mais rapidement il saisit ma main pour me guider ailleurs. Il y a quelques temps que je n’ai pas fait ça.

Ses murmures étaient chauds et envoutants, hypnotisants. Je pourrais sans problème m’endormir juste avec quelques-uns de ses mots. J’étais convaincue que Will avait le pouvoir de me faire oublier tout et n’importe quoi, et j’en avais bien besoin. Je le suivais sans opposer de résistances, riant même en parcourant les couloirs silencieux. Il entra dans une pièce, une chambre, visiblement, et alors que j’examinais les beau rideaux et les fauteuils confortables il s’approcha de moi et m’accrocha une épingle dans les cheveux. Je devinais sans mal qu’elle était magnifique et qu’il venait de la saisir sur la commode. Je souris à son clin d’œil, ravie, sentant l’excitation monter un peu plus. Will marquait des points. Beaucoup de points. J’avais longtemps cherché un homme (notez bien que je n’ai pas dit ‘garçon’) comme lui. Assuré, malicieux et attentionné. Il ne pensait pas qu’à son bon plaisir. Il pensait aussi au mien. Et croyez le ou non, ça fait une sacré différence d’avec mes exs !

Je vis le lit à baldaquin et sourit en répondant aux baisers de Will. Je lui caressais le cou tandis qu’il glissait ses mains vers mon bassin. Nous marchions en même temps vers le lit et je descendis mes mains pour saisir le bas de son tee shirt pour le soulever. Nous nous allongeons sur le lit et… Nous nous arrêtons en même temps pour identifier ce qui semblait être…Des bruits de pas ! Mais pourquoi spécialement à ce moment là ! Pourquoi ! Je vis la même déception dans les yeux de Will.

-Il vaut mieux se cacher.

Ca c’était sur ! Il n’avait pas envie d’être interpellé dans les bras d’une élève, et moi je n’avais pas envie d’avoir un sermon élaboré sur mon comportement tapageur. Nous nous dépêchons de nous glisser de l’autre côté, bien caché, à l’abri des regards, et gardons notre respirations au plus bas afin de localiser les pas. Ils s’approchaient. Je saisis une bride de conversation de plus en plus forte. Ca parlait de filtre d’amour et de petits copains. Une bande de filles, surement. Les voix se firent de moins en moins fortes mais restèrent cependant fixes. Les filles s’étaient arrêtées à un endroit et elles semblaient ne pas vouloir le quitter de sitôt. Je soupire et me retourne vers Will, tout aussi silencieux. Je lui souris.

-Je vais faire diversion, je murmure. Reste ici pour l’instant, je lui recommande en me soulevant doucement. Ah ! Je me retourne vers lui et lui tend la broche que je viens de retirer. Je peux pas l’emmener avec moi, puis, toujours en souriant, je m’approche de lui et l’embrasse avec un mélange de tendresse et de passion, juste ce qu’il faut pour en vouloir plus.

Je lui souris malicieusement et me lève, sortant de la chambre puis du petit salon, me retrouvant alors dans les couloirs. Je m’approchais du groupe de filles qui heureusement, étaient des filles de Poudlard que je connaissais vaguement. Je fis mine de les avoir suivis et me mis rapidement à rire avec elles avant de leur dire qu’on les attendait en bas pour boire un verre au nom de la victoire d’un élève de Poudlard sur un de Dumstrang –ce qui n’était pas tout à fait faux- et elles me suivirent. Rapidement, je me retrouvais dans la fête, un peu calmée et levais un verre au dit élève, tout ému. Après plusieurs minutes, les élèves de Poudlard commencèrent à quitter le manoir et je les suivis avec le sentiment frustrant de ne pas avoir achevé quelque chose. Je n’avais qu’une envie, cette nuit, dans mon dortoir, c’était de revoir Will le lendemain pour son cours. Ohhh, je n’étais pas amoureuse ! Je n’étais pas de ces filles qui tombent au premier coup d’œil. Mais je désirais Will et il me désirait. Il me faisait oublier. Nous ne voulions pas tous les deux nous préoccuper d’une relation. Alors il me pressait de le revoir pour ressentir de nouveau ce désir, ce courant nous traverser avec délice.


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