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L'élégante canaille {PV}

 

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 L'élégante canaille {PV}

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Lilian Easter
Assistante à Sainte Mangouste



Féminin
Nombre de messages : 4870
Localisation : Dans le lit avec Iron Man. Et tu es prié(e) de dégager, on n'aime pas les plans à 3. (A part si tu t'appelles Jack Sparrow, que tu as du rhum et de la pâte à crêpes...) Quoi? C'est quoi cet air choqué, vous êtes toujours puceau ou quoi? Question suivante !
Date d'inscription : 31/10/2007

Feuille de personnage
Particularités: Yeux plus beaux, tu meurs ! LA Sirène de Poudlard, je suis belle à mourir.
Ami(e)s: Vous voyez mon dressing ? Tous mes amis sont dedans. Je parle de mes fringues et de mes chaussures. Non les vrais amis, c'est une autre histoire.
Âme soeur: Iron Man, Thor, Captain America… Je ne donne que dans les super héros parce qu'ils savent m'envoyer au septième ciel. Oui, vous voyez tous ce que je veux dire.

MessageSujet: L'élégante canaille {PV}   Dim 9 Fév - 14:08

L'effervescence habituelle du bal de Noël habitait Poudlard depuis quelques jours maintenant. Chaque année c'était la même chose : les premières années étaient tout excités suite à l'annonce de ce bal, événement auquel ils n'avaient encore jamais participé et qui était pour certains un moyen de dépasser une certaine timidité, les autres élèves plus âgés faisaient comme si rien en changeait, que tout était normal mais personne n'est dupe ; eux aussi étaient excités, un peu comme les premières années car le bal de Noël de Poudlard ne laissait personne indifférent et là, il n'y avait pas de différence entre les maisons et les âges. Tous les ans se ressemblaient. Tout le monde se posait les mêmes questions : quelle robe ou costard porter ? Qui inviter au bal ? Oui, pour certains il s'agissait de la plus grande question existentielle de toute leur vie, plus que celle de l'origine du big bang ou celle de savoir qui de l'oeuf ou de la poule est né en premier.

Toujours est-il que Poudlard grouillait d'adolescents complètement excités, comme s'ils avaient tous fumé la même herbe dans les serres du professeur Sawyer et qui les rendaient aussi agités que s'ils avaient fait une overdose de sucre. Dans les couloirs, durant cette semaine, l'on pouvait assister à des démonstrations parfaites de ce genre. L'on voyait des filles dont l'âge se situait entre douze et quinze ans (oui, c'est encore l'âge con, bien que certaines plus âgées avaient les mêmes attitudes) en bande qui chuchotaient des prénoms de garçon et au final, c'était toujours le même qui revenait pour savoir si oui ou non il allait lui demander de venir avec lui au bal ou sinon, si elle devait lui proposer. Cruel dilemme en effet ! Lilian avait ainsi assisté à une telle scène et cela l'avait bien fait rire – autant de pitié que parce que c'était vraiment drôle. Un garçon approchait les filles, demandait timidement à l'une d'elle si elle serait d'accord pour venir au bal avec lui et là, la jeune fille visée répondait elle aussi timidement avec néanmoins des étoiles dans les yeux qui la trahissaient à dix kilomètres à la ronde. Puis là, l'on pouvait voir deux comportements complètement opposés : celui du garçon qui retrouve sa bande de copains et celle de la fille. Du côté du futur cavalier de la demoiselle, les lauriers de la gloire se faisaient beaucoup plus sourds. Ses potes les félicitaient mais lui feignait presque l'indifférence alors qu'au fond de lui, c'était déjà une très belle victoire qu'il tenterait de regagner l'année prochaine. Alors que les filles faisaient quelques mètres silencieusement, comme si rien n'avait changé et dix mètres plus loin, c'était un concert hystérique d'adolescentes en fleur qui poussaient des cris ressemblant à des ultrasons, la meneuse étant bien entendu la jeune fille à qui la demande avait été adressée.

Puis leur groupe se trouvait momentanément séparé par une force invisible, presque mystique qui les forçait à s'éloigner les unes des autres, comme la mer Rouge devant Moïse. Mais ce ne fut pas cet envoyé de Dieu mais plutôt la fille de la déesse Aphrodite qui passa, toute en grâce et en légèreté. Encore jeunes, les jeunes élèves durent lever la tête pour voir qui osait les séparer – elles les meilleures amies du monde ! - et quand leur regard croisa derechef celui de la superbe, elles ravalèrent leur salive et s'inclinèrent presque devant leur souveraine. Parce qu'elles savaient qui était cette fille, imposante dans son assurance qui vous crevait les yeux et aussi magnifique que ce que les rumeurs disaient. LA Sirène, presque magnanime, daigna leur adresser un léger regard, au cas où les élèves oseraient ne serait-ce qu'ouvrir la bouche dans le but de maugréer. Ce fut à la fois un regard sévère, qui semblait mettre en garde mais également un regard presque sympathique ; celui qu'une reine adresse aux sujets qui l'indiffèrent. Parce que Lilian était presque une reine et se comportait tout comme et elle passait où elle voulait, quand bien même il s'agissait d'un groupe de jeunes filles. Cela avait beau ne durer que quelques secondes, les adolescentes regardèrent, bouche bée la belle s'en aller, sa cape suivant sa démarche souple et ailée, gracieuse et assurée avant de comprendre que même si un roi et une reine du bal venaient à être élus lors de ce bal, leurs couronnes ne seraient que des cartons, que des illusions comparées à celle que portait Lilian Easter, souveraine incontestée de son royaume.

La cape noire au liseré rouge volant dans son sillage, comme pour obliger les autres à s'écarter, la sublime créature imposa son chemin au milieu des autres groupes qui se tenaient au travers de son chemin et pour laisser une aura, un espace à respecter avant de reprendre son chemin derrière la belle. Il s'agissait presque de règles de l'étiquette à respecter, règles qui semblaient exister depuis toujours, sans que personne eut à les écrire dans le marbre. Non, quand Lilian passe, on fait place et puis c'est tout, on ne rechigne pas.  

C'est ainsi que la belle Sirène retourna jusque dans la tour des Gryffondor, assurée et de son pas souple et ailé, distribuant des sourires à ceux qui en avait la chance, à des connaissances mais surtout à des amis proches qu'elle pouvait éventuellement croiser en cette journée du bal de Noël. Parce que tout le monde ou quasiment tout le monde s'était regroupé dans les salles communes, dans les dortoirs pour commencer les préparatifs du bal. Comment s'habiller, comment se maquiller, toute cette effervescence était palpable du bout des doigts dans chacune des pièces du château et parfois presque pesante dans les salles communes et dortoirs. Mais Lilian, quant à elle, prenait son temps. Elle était gracieusement affalée dans un canapé de la salle des rouges et or, un livre à la main mais cela ne l'empêchait pas d'entendre toutes les jeunes élèves piailler d'impatience et d'excitation à l'approche de l'heure fatidique. Bien sûr, elles voulaient être à l'heure, elles souhaitaient être les premières à franchir les immenses portes de la salle de bal pour admirer la nouvelle décoration magnifique imaginée par les professeurs. Et parfois, la lionne rouge et or sentait leur regard sur elle, comme si elles tentaient de lui faire comprendre qu'elle devait immédiatement aller se préparer. Comme si c'est elles qui allaient y parvenir !  Même les amies les plus proches de Lilian n'y parvenaient pas, alors pourquoi elles ? Lilian allait au bal au bon moment, uniquement et elle n'avait besoin de personne pour lui dire qu'il était temps pour elle d'aller se préparer. De toute façon, tous les regards se retourneraient instantanément vers elle, pourquoi déroger à la règle en se rendant au bal à son commencement ? Les petites comprendront bien assez vite.

C'est seulement lorsqu'elle perçut les premiers bruits de petits talons descendre les escaliers de la salle commune que Lilian comprit qu'il était temps pour elle d'aller se doucher et revêtir sa robe. Elle monta tranquillement dans son dortoir, croisant les jeunes premières et deuxièmes années toutes excitées de retrouver leur cavalier et qui, en la voyant monter, pensèrent certainement que la Sirène ne se rendrait pas au bal cette année et qu'elles avaient sûrement leurs chances pour avoir plus de regards portés sur elles. Mais elles se trompaient, sauf qu'elles ne le savaient pas encore. Comme pour leur mettre le doute et la puce à l'oreille, Lilian leur adresse un léger sourire avant de s'enfermer dans son dortoir.

Taylord était déjà là, en train de se préparer elle aussi, mais forcément était en avance par rapport à Lilian. Elle rentra dans sa salle de bain alors que Taylord lui parlait à travers la porte, lui disant qu'elle devait peut-être un peu se dépêcher quand même, qu'elle faisait le coup tous les ans et qu'elle pourrait faire un effort cette année. A cet instant, Lilian sortit de sa douche, le corps et les cheveux emmaillotés dans deux serviettes blanches, la peau de soie perlée de gouttes d'eau et, d'un grand sourire sur les lèvres, lui confia que ce n'était pas demain la veille qu'elle arriverait à l'heure à un bal de Noël, elle devrait le savoir pourtant. Sur ce, elle prit le cintre sur lequel se trouvait la housse contenant sa robe pour ce soir et elle retourna dans la salle de bain. Taylord haussa certainement les yeux au ciel, amusée du comportement de sa meilleure amie contre lequel elle ne pourrait rien faire, même avec toute la bonne volonté du monde. Elle savait que lorsque Lilian avait ses habitudes et surtout une idée en tête, elle ne pouvait pas en démordre et inutile d'essayer de lui faire changer d'avis ; cela sera une belle perte de temps. Parce que tout combat contre la sirène, même amical était vain.

Enfermée de nouveau dans sa salle de bain, Lilian accrocha la housse de sa robe derrière la porte et laissa tomber la serviette qui lui emmaillotait le corps. Délicate, elle ouvrit doucement la housse blanc opaque qui renfermait la robe qui la placerait au rang de déesse de la soirée. Un long éclat vert émergea du fourreau, couleur que Lilian ne portait quasiment jamais mais cette fois, elle avait décidé de bousculer ses codes et puis la robe était tellement sublime qu'elle ne pourrait que lui saillir merveilleusement. La robe brillait tant que l'on eut dit que des dizaines d'émeraudes avaient été taillées, brisées pour orner le tissu et recouvrir ensuite le corps divin de la belle sirène. La robe soulignait harmonieusement les formes parfaites de Lilian, fendue jusqu'au niveau du genou sur le côté droit, elle laissait apparaître sa jambe fine et fuselée de gazelle, avant de tomber sur le sol telle une cascade verte. La belle enleva la serviette autour de ses cheveux et laissa couler sur ses épaules la mer de cuivre aux pointes dorées qui ondulaient désormais sur ses épaules et le haut de son dos.

Elle farda ses paupières de gris, anthracite qui faisait ressortir l'azur de ses yeux, appliqua  une bonne couche de mascara sur ses longs cils, souligna ses yeux de chat d'un trait de crayon noir et para sa bouche d'un rose clair, presque invisible qui donnait envie de croquer dans ses lèvres. Ensuite, elle se chaussa de hauts escarpins en satin vert bouteille, assortis à la robe. Fin prête (enfin), elle se regarda une dernière fois dans le miroir, tourna devant son reflet afin de vérifier si chaque détail était parfait car rien ne devait être laissé à la légère quand on s'appelle Lilian Easter. Tout était parfait, elle était parfaite. La princesse était prête à descendre, prête à faire son entrée dans ce monde qu'elle connaissait si bien.

Comme d'habitude, les hauts talons martelaient les pierres des couloirs désertés, claquaient dans un rythme régulier qui résonnait et allait se cogner sur chaque mur. De son pas souple et ailé, Lilian se dirigeait vers le lieu de son sacre, toujours avec son port de reine qui la caractérisait tant et impliquait presque une révérence à chaque fois qu'elle passait. Dans l'embrasure des deux lourds battants de la porte, Lilian était réellement imposante, non pas par sa tenue mais par son assurance, son charme et sa beauté légendaire. Il eut suffit d'un seul murmure dans la salle pour que la rumeur se propage comme une traînée de poudre et que tous les regards avides se tournent vers elle. La princesse presque reine faisait son entrée, plus belle que jamais. Comme si elle traversait une haie d'honneur, Lilian marcha jusqu'à la buvette, sous les yeux de tous les garçons présents et même sous ceux des filles jalouses et envieuses. Arrivée au comptoir, elle demanda une coupe de champagne et le liquide doré lui fut vite amené dans une flûte élégante et longiligne.

Peu pressée de faire son entrée sur la piste – elle avait bien le temps pour cela ! - Lilian alla s'installer sur un des canapés mis à la disposition des élèves ne souhaitant pas danser ou préférant se reposer et bavarder avec leurs amis avant de repartir sur la piste centrale. Bien qu'habituée, elle ne pouvait s'empêcher de s'émerveiller devant la luxueuse décoration de la salle, comme chaque année, les professeurs se surpassaient. Et portant délicatement la flûte à ses lèvres tendres, Lilian observait ce bal, les danseurs et les autres élèves qui parlaient autour d'un verre de champagne ou de jus de citrouille pour les plus jeunes et c'est comme si elle assistait à son bal de couronnement, où tous les sujets de la cour étaient réunis dans la joie et l'allégresse. Et Lilian n'allait pas tarder à y céder.


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Scott McBeth
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MessageSujet: Re: L'élégante canaille {PV}   Mer 12 Fév - 18:25

Les cérémonies telles que le bal ressemblaient tant aux dîners que donnaient mes parents, ou auxquels ils allaient et m'avaient emmené quelques rares fois, que je ne me souvenais pas avoir ressenti une excitation particulière lors de mes premiers bals à Poudlard, pas comme la majorité des élèves. Mais sans doute que ma timidité avait également engoncé le petit garçon que j'étais dans ce silence et cette quasi peur des autres, et encore plus des filles. Mais aujourd'hui, la situation était bien différente. J'avais été au bal avec Taylord, avec Lilian, et puis, avec Haley. J'avais vécu de merveilleux moments à cette soirée, si merveilleux qu'aujourd'hui le bal était bien différent à mes yeux et que je l'attendais non pas avec hâte mais avec une certaine joie, qui se distillait en moi tout doucement durant les jours qui le précédaient. Encore plus depuis qu'Haley était à mes côtés, et que j'avais décidé de ne plus douter - qu'elle m'avait rassuré assez pour ne plus me laisser douter. Pour une fois dans ma vie, on m'avait choisi, on était revenu sur ce qui avait toujours causé ma perte, on avait arrêté de me laisser de côté. Pourquoi, cette fois ? Je n'étais même pas certain d'avoir la réponse, la justification. Je n'avais pas changé pour autant, j'étais toujours le même, or si j'étais le genre de personne qu'on ne choisissait pas c'était bien parce qu'il me manquait quelque chose, parce que j'étais moins intéressant, que j'en valais moins la peine ? Mais Haley avait été la seule, et la première, à décider que cela ne l'arrêterait pas. Après ce que nous avions traversé, elle était revenue vers moi, après que je lui ai laissé entendre qu'elle me manquait, bien évidement puisque je l'aimais, mais elle avait fait le geste nécessaire pour que je lui pardonne, pour que nous tentions à nouveau d'être ensemble. Et pourquoi tenter, après tout ? Je n'avais oublier aucun des éclats de lumière qui avaient filtré à travers les fleurs de cerisier ce jour-là, le regard brillant d'Haley, comme des petits diamants, la façon dont elle avait souri, à la fois heureuse et un peu effrayée. Elle valait tous les efforts et tous les pardons du monde, alors si elle le voulait, oui, bien sûr que je le voulais aussi, et plus que n'importe quoi.

La Grande Salle était décorée aussi joliment et aussi... pompeusement qu'à l'habitude, avec ses décors dorées et magiques un peu partout, les faux flocons qui tombaient du plafond magique, les paillettes, la musique chaleureuse et festive, et le beau buffet. Mais le clou du spectacle était évidemment les tenues des élèves, plus somptueuses les unes que les autres, et je me réjouissais de voir tout le monde aussi heureux et plein d'entrain, et toutes les maisons mélangées, comme si le bal de Noël enterrait pour quelques heures les vieilles colères entre tous.

Pour l'occasion, j'avais revêtu un costume noir dont le col était satiné, un noeud papillon, et j'avais patiemment attendu Haley dans notre salle commune, au milieu d'une effervescence incroyable qui agitait comme rarement les filles (surtout) et les garçons (un peu) de la salle de Serdaigle. Mais cela me faisait sourire : j'étais heureux de partager cette joyeuse ambiance, j'étais heureux d'attendre Haley et de passer une telle soirée avec elle, et j'étais encore plus heureux depuis tout ce que nous avions partagé, car notre rupture nous avait rapproché plus que jamais. J'avais de la peine à m'en rendre compte tant c'était si beau et si bon ; jamais je n'avais été aussi serein et sûr de moi, jamais je ne m'étais senti aussi bien dans ma peau, et je devais tout cela à celle qui avait touché mon coeur au plus profond. Je savais qu'elle non plus ne s'était jamais sentie digne d'un quelconque intérêt, dans le fond, et que sa timidité maladive avait toutes ses explications, mais cela m'était égal. Elle me faisait me sentir si bien que je voulais, moi aussi, lui faire rayonner tout ce qu'elle éveillait chez moi.

Nous étions arrivés dès l'ouverture du bal, pour en profiter au maximum. Nous avions d'abord été au buffet pour boire un verre, puis je l'avais évidemment invitée pour ouvrir la bal, pour la première danse et les suivantes. Nous nous étions bien amusés puis, un peu essoufflés, nous avions quitté la piste de danse pour nous reposer un peu et discuter avec les autres - j'avais profité du fait que Haley parlait avec ses amies pour saluer les miens, et au passage j'avais d'ailleurs aperçu Ruby et Lizlor sur la piste de danse en train de danser avec une énergie éclatante (cela me faisait plaisir de les voir ainsi, toutes les deux, parce que je savais que Ruby ne traversait pas un moment spécialement facile et que Lizlor subissait, tout comme je le subissais à ma façon, le départ de Stephen). A ce sujet, d'ailleurs, j'avais eu de très très brèves nouvelles, quasi-télégraphiques, et si d'un côté j'étais rassuré de savoir qu'il allait bien, j'étais un peu amer. Pourquoi ne faisait-il pas plus d'efforts ? Je me doutais qu'il y avait peut-être quelque chose en dessous de ce silence, mais tout de même, une lettre de temps en temps ?...

Sur mon chemin pour aller saluer d'autres amis, je passai devant les canapés dans un coin de la salle et mon regard fut attiré par un groupe de petites première et deuxième année au regard brillant tourné vers une même direction, et elles chuchotaient, admiratives ; j'eus un sourire amusé quand je suivis leur regard pour voir Lilian installée un peu plus loi, resplendissante, comme à son habitude. M'arrêtant à sa hauteur, j'aperçus du coin de l'oeil le groupe de petites filles tendrent l'oreille, et je lançai un sourire amusé à Lilian.


- Je me demande si un jour tu passeras incognito, plaisantai-je en lui souriant cette fois avec toute la joie que j'avais de la voir ici.

Elle avait légèrement changé la couleur de ses cheveux, qui étaient plus clairs vers le bout, mais cela lui allait aussi bien, sans parler de la couleur émeraude de sa robe qui scintillait sous les lumières de la salle de bal. Mais cette année, je trouvais que la forme de sa robe faisait bien plus femme que les autres fois et je ne pus m'empêcher de constater qu'effectivement, elle n'était plus simplement une jeune fille mais une jeune femme, et je fus heureux de la voir si radieuse et si souriante, étant donné tout ce qu'elle avait traversé. Lilian n'était pas de ces personnes qui se laissent abattre et j'avais toujours admiré cela chez elle, mais je ne pouvais pas oublier combien elle avait été blessée et seule après sa rupture - ce qui nous avait d'ailleurs rapproché. Je lui tendis la main pour qu'elle se lève, et attrapai ses doigts fins.

- M'accorderiez-vous cette danse ? demandai-je poliment. C'était un jeu bien sûr, car elle savait aussi bien que moi qu'il n'y avait aucun sous-entendu. J'avais Haley dans ma vie et ce n'était pas un secret ; Lilian et moi avions certes eu une histoire ensemble, mais elle nous avait aidé l'un et l'autre et s'était terminée. Aujourd'hui, nous étions bons amis, et j'avais envie que cela reste ainsi, et aussi de rattraper le temps perdu pendant lequel nous n'avions peut-être pas été aussi proches que nous aurions du.

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‖▹
SCOTT MCBETH
The old that is strong does not wither, deep roots are not reached by the frost — All that is gold does not glitter, not all those who wander are lost.

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