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Where Shadows are, there is also Lights [H.L]

 
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 Where Shadows are, there is also Lights [H.L]

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Phil Prescott
Assistant de Métamorphose



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Date d'inscription : 20/08/2012

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Ami(e)s: C'est embêtant parce que tous mes amis sont aussi potentiellement mes ennemis alors...
Âme soeur: On peut choisir le modèle ? Y'avait des défaillances dans la série de la précédente...

MessageSujet: Where Shadows are, there is also Lights [H.L]   Ven 7 Fév - 20:39

Je pouvais le dire : les choses suivaient leurs cours normalement, et ce n'était pas pour me déplaire. C'était le type de routine à laquelle je m’accommodais bien facilement pour peu qu'elles se passent comme je l'avais prévu et c'était comme ça qu'elles se profilaient ces derniers temps : les cours avec Meryl Kelsey restaient ce qu'ils étaient à ceci près que sa compagnie était tout ce qu'il y avait de plus exquise, j'avais accepté de la part de deux filles de les revoir en dehors des heures de métamorphose pour donner un approfondissement sur les sujets qu'elles maîtrisaient le moins bien, et parce que Kelsey n'avait pas le temps pour ça voyons. Les mecs ne me demandaient jamais rien bizarrement, et c'était très bien comme ça, à eux je n'avais rien à leur apprendre. Quant à Heather, je la croisais toujours parmi les autres, un peu plus parce qu'elle me rendait toujours les petits services que je lui demandais de temps à autre – qui se renouvelaient de plus en plus souvent, mais à chaque fois elle acceptait, donc je ne me posais pas plus de questions que ça. On avait bien définir l'échange et ça se passait sans problème, je ne lui demandais rien de plus que ce que je désirais, et elle de son côté c'était la même chose et tout s'en était retrouvé d'un seul coup facilité. Je glissais sur cette route infinie et il n'y avait jamais aucune voiture pour me ralentir – c'était un engin moldu, et c'était quand même vachement pratique, ça valait pas le transplanage, mais niveau discrétion quand on était sorcier et qu'on voulait se déplacer rapidement, quand même, y'avait pas mieux – ni aucun camion en face de moi, juste un paysage un peu aride mais qui était la promesse de la renaissance prochaine de la nature qui s'étendait à perte de vue et tant que les choses restaient telles qu'elles étaient je ne décélérais pas, c'était mon rythme de croisière et à présent que j'étais calé, j'avais plus qu'à croiser les bras derrière mon cou et à étendre mes doigts de pied en éventail et ça faisait une sacré paye que je m'étais pas senti aussi détendu et qu'à ce rythme, la peine que je devais purger en croupissant à Poudlard en tant qu'assistant, elle allait passer sans problèmes encore plus vite que je ne l'avais prévu.
Parce que quitte à se faire chier autant rendre le choses de manière les plus agréables possibles, du moins pour moi, parce que les autres, tant qu'ils interféraient pas, c'était pas trop mon problème. J'agissais sous le nez du Magenmagot, mais eux ne se doutaient de rien et épiait peut être le moindre de mes faits et gestes d'accord, mais comme ils avaient aucune preuve contre moi, finalement c'était eux, les pauvres cons en liberté qui se retrouvaient pieds et poings liés, et comme j'avais aucune matière à leur fournir, ils avaient plus rien à se mettre sous la dent. C'était qu'une question de patience avant qu'ils ne cèdent enfin et décrète qu'il était temps pour moi d'aller voler de mes propres ailes vers d'autres cieux et comme ça reprendre bien tranquillement pénard mes activités qu'ils jugeaient d'illicites pour le commun des sorciers, mais en attendant tout le monde était bien content de trouver des gens comme Ewan et moi lorsqu'ils en avaient besoin et si ils pétaient plus haut que leur cul en cherchant la merde c'était uniquement parce qu'ils se faisaient trop chier, et c'est bien connu, quand on s'emmerde, la seule occupation qu'on trouve de plus amusante, c'est d'aller casser des noises à ceux qui n'avaient rien demandé à personne parce que leurs activités étaient bien remplies. Puisqu'on parlait Ewan, il était rentré plusieurs fois en contact avec Heather, forcément, puisqu'il était la seule personne en qui j'avais vraiment confiance, mais il avait jamais posé de questions particulières. Il devait en avoir, je m'en doutais de toute façon et c'était certain, mais c'était une règle qu'on avait défini entre nous et qu'on s'imposait sans même que jamais on ait eu besoin d'en parler à voix haute : je le laissais tranquille avec ses affaires tant que j'estimais que c'était pas risqué pour lui et inversement, il me laissait tranquille, même si il était pas forcément d'accord, mais que le danger restait minime. C'était quand même un sacré avantage d'être un gars, parce que ça compliquait pas les choses et ça se posait pas un milliard de questions comme les nanas et ça vous foutait pas dans des conversations chiantes comme c'était pas dérangé de faire Heather la dernière fois qu'on avait mise les choses au point. Ca montait pas sur ses grands chevaux non plus, bref, y'avait quand même que des bénéfices à être un mec, mais j'allais pas sortir avec Ewan d'une parce qu'il avait sa meuf de toute façon, ni même avec un autre homme parce que c'était pas ma tendance et moins canon qu'une vraie nana bien roulée, mais quand même, parfois je me disais que tout aurait été bien plus facile, si une fille, ça pensait tout bonnement et simplement comme un garçon.
C'était le week end et j'en avais profité pour faire un petit tour à Pré Au lard, au Bar des Trois Balais, parce que la Tête de Sanglier à cette heure là alors qu'il y avait pas mal de monde dans les rues susceptibles de me remarquer, c'était pas ce qu'on aurait pu définir d'une action très maligne, donc j'allais m'en abstenir. J'étais en compagnie d'un cercle de personnes que j'avais rencontré à mon retour à Poudlard en tant qu'assistant tout en réfléchissant pendant que je buvais mon Whisky Pur Feu qui même s'il n'était pas mauvais n'avait rien à voir avec ceux qu'Ewan en bon connaisseur m'avait déjà proposé, mais dans un lieu comme celui là, même s'il restait convivial, on ne devait sans doute pas pouvoir en demander trop non plus. J'avais ces copies à corriger, mais je me dis que je pouvais très bien aussi m'en occuper plus tard, moi en soi j'en avais un peu rien à foutre de toutes ces conneries et c'était vrai que ça m'était déjà arrivé de mettre des notes pas sévères seulement parce que la personne avait bien écrit sa rédaction avec des jolies lettres tout ça tout ça ou si le nom de la fille me disait quelque chose et qu'en général elle s'avérait être bien sympathique dans son genre, mais très souvent, celle de Septième année l'étaient toutes, j'avais eu l'occasion de m'en rendre compte par moi même... Le problème, c'était qu'à Poudlard en dehors de ça, y'avait pas non plus franchement grand chose à faire et les entraves du Ministère de la Magie, elles étaient quand même super gonflantes parce que je pouvais pas me déplacer comme je voulais sous peine d'être dépecé en place publique si je tentais la moindre infraction et l'idée n'était pas là une fois de plus. Ca rigolait autour de la table car le reste était à mille lieux de mes préoccupations, ne se doutaient pas non plus de quelle était ma véritable condition, parce que de toute façon, c'était un secret, et même si dans l'ensemble j'avais pas trop à me plaindre ne ce moment, c'est vrai, j'enviais un peu cette façon qu'ils avaient d'être libres de leurs mouvements sans avoir à se soucier, mais c'était comme ça et je ne pouvais rien y changer, donc autant rendre la pénitence la plus agréable possible et heureusement là dedans, je m'en sortais bien.
On était près d'une fenêtre et à l'extérieur, un éclair roux attira mon attention – ça aurait pu être la chevelure de n'importe qui, mais mon regard avait pris l'habitude de se poser naturellement sans même le chercher très particulièrement sur ce type de couleur, surtout que pour le coup, je reconnus  sa propriétaire, qui n'était autre qu'Heather elle même. Elle passa dans mon champs de vision et juste avant qu'elle ne disparaisse, d'autres types pas loin derrière elle semblaient la pointer du doigt. Et de la suivre. Je souris. Des admirateurs secrets sûrement. En même temps mon groupe se dispersa et j'en profitais pour faire de même, jetant quelques mornilles à côté de ma chope vide avant de faire tinter la sonnette de la porte pour regagner l'extérieur. Je relevai le col de ma veste en enfonçant mes mains dans mes poches, ne prêtant même pas attention au tas de poubelles, qui se trouvaient dans une des ruelles plus sombre juste à côté du bar parce que c'était là qu'ils entreposaient toutes leur cochonneries.
- Viens par là, on sait tous que c'est à l'entrée des artistes qui se passent des choses intéressantes.
Des détritus qui parlent ? A d'autres hein, et encore moins à moi quand on savait de quel milieu je venais. Et non, je voulais pas en savoir plus, c'était pas mes oignons et s'il y avait un truc que je savais bien dans ces histoires là, c'était de se mêler de son cul. La curiosité me fit cependant hésiter, et je tendais l'oreille parce que de là où j'étais on ne pouvait pas remarquer ma présence, mais voilà, juste d'au moins savoir, comme ça, sans raison particulière de quoi il s'agissait avant de me barrer pour de bon. Et si les ordures restaient silencieuses, c'était que définitivement, j'avais juste à passer mon chemin, comme ça l'était initialement prévu.

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Heather Lass
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MessageSujet: Re: Where Shadows are, there is also Lights [H.L]   Lun 10 Fév - 17:28

Plus l'année touchait à sa fin, plus il semblait à Heather que le temps sa rallongeait par moment, et se contractait à d'autres. Elle n'avait pas changé d'attitudes concernant la fin de ses études - à la fois, ce nouveau départ l'attirait, à la fois, elle regrettait déjà toutes ses années à Poudlard, ce sentiment d'appartenir à quelque chose, et tous les amis qu'elle s'était faits ici ainsi que toutes les histoires qu'elle avait vécues. Mais dernièrement, et réellement depuis que Phil était apparu dans sa vie, elle goûtait à tant de nouvelles choses qu'elle s'était très légèrement écartée de sa voie. Les cours, pour lesquels elle avait toujours autant d'intérêt et dans lesquels elle se débrouillait toujours bien sans faire trop d'efforts, étaient un peu passés au second plan depuis qu'elle était devenue la femme de l'ombre dans les activités illégales de Phil. C'était stupide, peut-être, mais c'était follement excitant - plus elle y pensait et plus elle se rendait compte des risques, non seulement légaux mais aussi au niveau de sa famille, de son père, de Poudlard aussi - et plus elle cogitait tout cela, plus elle avait peur, mais plus les battements affolés de son coeur distillaient par la même occasion une adrénaline particulièrement agréable dans chacune des veines de son corps. Elle avait l'impression de découvrir autre chose, de n'être plus cette petite fille qu'elle avait toujours été au fond, de se frotter à des choses plus matures et plus osées. Hélas, la médaille avait évidement son revers : à mesure qu'elle était tombée à pieds joints dans tous ces trafics, elle était tombée amoureuse de Phil tout autant, depuis plusieurs mois à présent, et il ne lui rendait pas forcément. La Serpentard ne voulait pas s'y faire, pourtant, parce qu'elle l'avait pour lui quand elle le souhaitait et il était de plus en plus gentil et agréable avec elle - mais il ne s'ouvrait pas comme elle l'aurait espéré, il ne s'ouvrait pas vraiment tout court, et elle avait beau nourrir son espoir à chaque fois, un peu plus, elle ne pouvait pas éternellement fermer les yeux sur le reste : Phil restait charmeur avec toutes les autres filles, Phil restait le même, il lui arrivait de le voir dans les couloirs à parler avec d'autres filles, Phil restait mystérieux, et Heather n'avait aucun moyen de vérifier ce qu'il faisait les moments où ils n'étaient pas ensemble... Elle doutait de lui autant qu'elle espérait qu'il ne la trompe pas, et au milieu de cela, elle était incapable de prendre une décision, et de s'y tenir.

Par moments, elle reprenait du poil de la bête et était en colère contre lui ; elle lui lançait des petits piques en cours parce qu'il ne pouvait pas répondre et que cela lui donnait une impression de puissance assez délicieuse, ou bien elle passait la soirée avec lui et décidait qu'elle ne dormait pas avec lui, au dernier moment, le laissant tout seul avec sa déception - ce genre de choses. Mais elle ne restait jamais longtemps fâchée, parce qu'il lui manquait, et parce qu'elle avait peur : peur qu'il l'oublie alors qu'elle était en train de faire un caprice de de côté.

Le reste du temps, elle s'acharnait à être la plus jolie, la plus souriante, la plus attirante, la plus agréable pour lui ; jamais elle n'avait pris autant de temps pour se préparer le matin, chaque matin, car elle le croisait souvent dans les couloirs, jamais elle n'avait pris autant sur elle pour ne pas avoir de mouvements d'humeur quand elle était avec lui, et jamais elle ne s'était autant concentrée, sauf pour quand elle avait suivi sa transformation en Animagus, que toute l'énergie qu'elle mettait pour aider Phil. A vrai dire, elle adorait de plus en plus devoir défier les règlements, se métamorphoser et parcourir Pré-au-Lard la nuit pour porter dans des cachettes de l'argent ou des produits, devoir trouver des ruses pour ne pas se faire remarquer, et rentrer après sa mission accomplie pour lire dans le regard de Phil une fierté qui la flattait sans précédent. Et elle ne voulait pas arrêter ; puis plus est, jusque là, elle avait réussi toutes ses missions, même quand il y avait eu quelques complications de dernière minutes.

Aujourd'hui, Heather avait décidé de se rendre à Pré-au-Lard pour faire quelques courses de fourniture - en vérité, elle voulait également un prétexte pour repérer le prochain endroit où une transaction aurait lieu, car l'endroit avait changé, selon Phil, pour plus de sûreté, et elle ne connaissait pas bien cette ruelle. Pour être sûre de ne pas se trouver dans le pétrin le jour venu, elle avait décidé de se promener à côté, afin de repérer le chemin le plus court et le plus abrité - même si, sous la forme d'un renard, elle attirait clairement moins les renards. Simplement, et plus cela allait plus elle comprenait l'affirmation suivante : on est jamais trop prudent. Elle passa chez Scribenpenne racheter des plumes et de l'encre puis, calant ses achats au fond de son sac, elle sortir dans l'air frais mais sec et s'engagea dans les rues de Pré-au-Lard, qu'elle commençait à connaître par coeur. Après plusieurs tournants, elle passa devant les Trois Balais et fila dans des ruelles plus étroites, le coeur un peu battant... Mais c'était ridicule : elle ne risquait rien, elle n'avait rien sur elle, et elle avait tout à fait le droit de se promener. Néanmoins, elle ne se sentait pas très à l'aise, et pourquoi avait-elle l'impression que des pas résonnaient derrière elle ?! Elle se retourna plusieurs fois, mais personne ne la suivait - elle finit par se couler dans une ruelle encore plus étroite, cachée par un amas de poubelles, et...

Une voix grave l'interpella, puis une autre ; elle se figea. Trop tard : deux hommes lui barraient le passage, et elle crut voir une silhouette un peu plus loin, qui devait faire le guet, probablement.


- Qu'est-ce que vous voulez ? demanda-t-elle bravement, ses yeux verts lancement des flammes clairement hostiles aux deux sorciers qu'elle ne reconnaissait pas.

- C'est toi, la fille qui passe des potions ?

Elle feinta l'incompréhension, tenta un pas en avant, mais ils l'en empêchèrent en l'attrapant par le bras, elle se dégagea d'un coup sec.

- Laissez moi partir, je ne sais pas de quoi vous parlez, répondit-elle sèchement, en se sentant de plus en plus mal à l'aise.

- On t'a vu l'autre soir, on sait pour qui tu travailles, et non seulement on voudrait des infos sur lui, mais en plus t'as intérêt à nous donner tout ce que tu as sur toi, répondit le plus grand des deux hommes, en attrapant son sac d'un seul coup.

Heather eut un mouvement de recul, mais trop tard : son sac glissa de son épaule et tomba par terre, l'encrier se cassa et tâcha la toile, mais le sorcier se rendit vite compte qu'il n'y avait pas d'argent et rien d'illégal dans ce sac d'écolière, si bien qu'il eut un geste de colère et poussa Heather en arrière, l'envoyant se cogner le dos contre le mur. Elle poussa un cri aigu et son coeur rata un battement quand elle comprit que sa baguette était dans la poche intérieure de son sac, donc hors de portée ; il lui restait l'option de se métamorphoser pour se tirer de là, mais c'était reconnaître devant des gens capable de la dénoncer qu'elle avait ce pouvoir-là... Quand le sorcier s'approcha d'avantage d'elle elle se plaqua contre le mur mais se raidit d'avantage, prête à se battre et à jouer le tout pour le tout, tout en cherchant des yeux un quelconque échappatoire.

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Phil Prescott
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MessageSujet: Re: Where Shadows are, there is also Lights [H.L]   Dim 23 Fév - 21:38

Heather, oui puisqu'on parlait d'elle. Non parce que je ne savais si c'était de façon tout à fait fortuite ou non, mais j'avais entendu des choses qui s'étaient dites sur elle, dans son dos et son nom revenait assez souvent – en même temps avant que le cours de métamorphose ne commence, à chaque fois ça piapiallait entre les rangées et comme les filles étaient trèèès connues pour leur discrétion, je ne faisais même pas exprès d'écouter ce qui se disait, ça arrivait comme ça jusqu'à mes oreilles, et j'allais pas faire semblant de ne rien entendre, alors qu'on parlait d'une fille avec qui j'étais plus ou moins directement lié ! Plus moins que plus, quand même il ne me semblait pas inutile de le préciser, cela étant, apparemment, elle avait l'air de bien s'amuser elle aussi de son côté – puisque je vous disais qu'entre elles, elles se racontaient tout – et le problème c'était pas que ça me dérangeait... Non ça me dérangeait pas, j'en avais rien à cirer, tant qu'elle était là quand j'avais besoin d'elle pour me rendre service, c'était ça qui comptait, j'allais pas en plus me compliquer la tâche avec tout ce qu'il y avait d'extérieur, mais... Ouais, je sais pas, ouais. En fait malgré tout, forcé était d'avouer que ça m'avait un peu agacé sur le coup, après il ne fallait pas me demander pourquoi, c'était comme ça et puis c'est tout, je ne savais pas comment l'expliquer et ne cherchais pas à le faire, parce que je ne voyais pas en quoi je me devais d'apporter des justifications à qui que ce soit et encore moins à Heather. Surtout pas à Heather à vrai dire. Mais son comportement... je ne sais pas – oui ça faisait beaucoup de je ne sais pas en peu de temps – je le trouvais un peu facile après tous les sous entendus qu'elle avait plus d'une fois laissé apparaître... et puis plus rien, depuis que j'avais mis les choses au clair. Ce n'était pas pour me plaindre ! Tant mieux, c'était tout ce que j'avais voulu après tout. Mais enfin. Bref, je ne sais pas ce que je m'étais imaginé, mais je ne m'étais pas imaginé ça, enfin, j'imaginais là aussi, sinon, la réaction aurait suivit, parce qu'en général, elle suivait toujours. Je ne m'étais arrêté sur ce constat, mais pas trop longtemps non plus, parce que je m'étais dit que ça allait passer, et la preuve, ça n'avait pas été la plus grande de mes préoccupations, à part lorsque Heather était avec moi, allez savoir, parce qu'à chaque fois qu'elle retournait vaquer à ses occupations, je commençais à me questionner à savoir ce que c'était exactement, et avec qui, mais ça ne durait jamais très longtemps parce qu'ensuite, je me disais que tant que ça ne touchait pas mes affaire à moi, je n'avais certainement pas à m'en soucier. Malgré tout, ça me revenait en tête en cet instant précis et au début, je me dis sérieusement qu'il fallait que je freine sur le pur feu, parce que je crus entendre la voix d'Heather sui perça le silence durant lequel là aussi j'avais laissé mes oreilles faire une petite promenade – question d'habitude :
- Qu'est-ce que vous voulez ?
Qu'il s'agisse d'Heather ou pas – de toute façon je mettais ma main à couper sans problème qu'il s'agissait d'elle – l'intonation de la voix me suffit pour comprendre que quelque chose n'allait pas. Je me glissais silencieusement, entre le mur et les poubelles, tapis elles mêmes dans l'ombre.
- C'est toi, la fille qui passe des potions ?
Je sentis le pouls de ma temps battre un peu plus fort, et même si la suite de la conversation le confirma, je compris tout de suite ce qui se passait :
- Laissez moi partir, je ne sais pas de quoi vous parlez.
Je vis l'une de ses mèches rousse avoir une agitation qui n'était pas celle de la brise et il me suffit de m'approcher un peu plus pour identifier les autres personne en sa présence. Je pris une grande inspiration, car elle me manquait tout à coup, pour retrouver mon sang froid, car agir dans la précipitation voulait dire céder à la panique et pour l'instant, mes yeux était uniquement focalisés sur la chevelure d'Heather et j'eus une pensée qui n'était absolument pas appropriée à la situation, qui était celle de mecs qui lui tournaient autour et voilà que là aussi, on remettait ça.
J'avais déjà sorti ma baguette magique et cherchais le meilleur angle pour viser l'un des types, mais ces connards n'arrêtaient pas de bouger et je ne voulais prendre aucun risque.
- On t'a vu l'autre soir, on sait pour qui tu travailles, et non seulement on voudrait des infos sur lui, mais en plus t'as intérêt à nous donner tout ce que tu as sur toi.
Ah bah bien sûr. Maintenant, c'était de ma faute ! Cependant, je n'eus pas le loisir de me lancer dans un combat d'insultes intérieures, car c'était l'action qui se déroulait sous mes yeux et qui me fit soudain bondir de ma cachette en grandes enjambées tout en gardant la tête sur les épaules – enfin autant que faire se peut car le cri que poussa Heather en plus de me vriller les tympans et confirmer la gravité de ce qui se passait indiqua la furieuse envie de refermer mon poing et l'abattre dans la mâchoire de celui s'apprêtait à s'exercer au contact physique avec Heather – non mais même pas en rêve. La surprise des deux zouaves me laissa tout juste le temps d'attraper le coude d'Heather pour la pousser de force derrière moi et de nous faire nous baisser tous les deux en même temps, parce que le second adversaire lancer un sort dans sa direction, et que je lui en revoyais un dans les pieds aussitôt, puis me redressai sans attendre pour faire obstacle entre Heather et les deux autres.
- Tiens, en voilà une d'info intéressante : je n'aime pas trop qu'on m'emmerde. Et encore moins qu'on emmerde les filles rousses, d'accord, ce n'était pas trop l'heure de la plaisanterie, mais ma petite tirade me laissa largement le temps de désarmer l'un des deux à l'aide d'un sortilège, mais je savais que même avec une baguette de moins, la partie n'était pas finie.
Je pris alors les devants, en comptant sur Heather pour qu'elle soit assez réactive et se mette à l'abri, près des bennes à ordures, et l'avantage, c'était qu'avec les sorciers, c'était qu'ils n'avaient pas pour habitude de la bataille au corps à corps mais préféraient être à bonne distance avec la baguette magique ce qui me laissait un sacré avantage, car forcément, ils ne s'attendaient pas une confrontation aussi directe que celle que je leur proposais, même si en réussissant à mettre le premier à terre au bout de deux ou trois prises musclées, et un nouveau coup de poing, celui qui était encore en possession de ses pouvoirs magiques ne loupa pas mon épaule gauche, laquelle je ressenti aussitôt une douleur sourde.
- Je te déconseille d'essayer, menaçai-je calmement, mais les dents crispées en pointant la partenaire à terre de celui qui venait de m'attaquer, et ensuite je tournais ma baguette sur lui pour le dissuader de toute tentative.
Dans mon dos j'entendis du grabuge – Heather qui faisait diversion sans doute et d'ailleurs elle s'était faufilée de l'autre côté, là où il y avait une impasse, ce qui me permit de lancer un dernier sort  dans la gueule de celui qui tenait toujours sur ses jambes et de courir tout en chopant le sac de Heather au passage. Je joignis mes mains entre elles pour qu'elle  puisse se hisser au dessus du muret, s'accrocher et passer de l'autre côté, toujours en ignorant la chaleur piquante et tenace qui ne quittait plus mon épaule, avant de prendre de l'élan sur ma jambe droite et en faire de même, après avoir passer le sac autour de mon cou pour qu'il ne m’embarrasse pas. Sans plus d'explications, j'attrapai sa main pour l'enjoindre à courir, parce que c'était mieux qu'on ne traîne pas dans le secteur. Heureusement, pour y avoir traîné plus que de raison pendant les sorties à Pré au Lard quand j'étais à Poudlar, je connaissais pas mal les recoins du village où on était à peu près tranquille et après avoir couru encore tout au long de la rue, sans lâcher ses doigts, je me mis à marcher tout en accélérant la cadence, jusqu'à dénicher une cour tout aussi laissée à l'abandon du temps où on s'y rendait avec Ewan.
La respiration un peu saccadée, je vérifiais rapidement si la Heather que j'avais avec moi était en un seul morceau.. Je la dépassais de plusieurs bons centimètres et il y avait des ombres qui dansaient sous ses yeux à cause de ses paupières et je la dévisageai quelques secondes en silence, avant de retrouver l'usage de la parole :
- Une chance que tu passais pas de potions, dis-je avec un brin de légèreté, mais d'accord, c'était un peu de mauvais goût enfin tout dépendait de l'humour d'Heather en cet instant. Et puis potions, merci, c'était vachement restrictif. Ca va ? Soufflai-je parce que soudain qu'elle me l'affirme avec ses propres mots me paraissait être le plus important. Je pris une de ses mèches de cheveux qui lui retombait devant les yeux pour la replacer derrière son oreilles avant de me rendre compte que l'autre était toujours occupée à lui tenir la main, que je relâchais juste ensuite.
Une sensation désagréable à la pommette droite qui elle aussi avait été touchée, me fit fermer les paupières et cligner plusieurs fois des paupières, car oui aux dernières nouvelles, j'avais toujours le bras en compote et si mes pensées avaient hiérarchisé temporairement les choses – personnes – à s'occuper dans un premier temps, le second c'était pour me rappeler doublement que ça faisait un mal de chien, et en rendant son sac à Heather dans un sale état, je me laissais tomber contre le mur en grognant contre les deux autres abrutis et palpant mon épaule pour vérifier où se trouvait le point clé de la douleur.

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Heather Lass
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MessageSujet: Re: Where Shadows are, there is also Lights [H.L]   Jeu 6 Mar - 15:15

Ne panique pas, ne panique pas, ne panique pas, se répétait Heather en boucle, mais il y avait quelque chose de désagréablement ironique dans la situation : elle avait beau ne pas vouloir paniquer, il restait tout de même peu de chances à la jeune fille. Les deux hommes avaient clairement le dessus, l'autre plus loin pouvait très bien rappliquer si besoin, sa baguette était dans son sac, à terre un peu plus loin, hors d'atteinte. Ils la coinçaient, et à part se métamorphoser, courir était impossible, et crier ?! Il n'y avait pas grand monde dans ces petites ruelles désertes, un peu loin de la rue principale. Heather n'avait jamais été défaitiste, mais elle ne pouvait ignorer qu'elle était pour l'instant dans une sérieuse impasse. L'autre problème qui la préoccupait était qu'elle savait que si elle paniquait trop, et si ses attaquants avaient un geste vers elle et qu'elle prenait peur, elle risquait de se métamorphoser par réflexe ; c'était bien la dernière des tuiles dont elle avait besoin. Mais que faire, alors ? Heather savait avoir du sang-froid car elle avait été confrontée à assez de situations délicates, malheureusement, pour les confronter d'une certaine manière. Le problème était tout de même qu'elle était bien seule dans cette toute petite rue, et réellement démunie, face à ces hommes peu avenants et visiblement bien renseignés sur ses activités, même si elle les niait pour se protéger.

En fin de compte, ne pas paniquer, c'était bien joli, mais elle avait beau se faire violence, la panique montait calmement mais sûrement : Heather était bel et bien prise au piège. Même filer, car elle était agile, au nez des sorciers, s'avérait difficile étant donnée la façon dont il l'avait coincée.

Soudain, il y eut un bruit qui surprit toute la petite population de la réelle, Heather la première : les choses s'était déroulées très vite après qu'elle ait été poussée contre le mur. Quelqu'un avait surgi d'un coin et s'en était pris aux sorciers qui avaient du se mettre en position de défense à leur tour - l'instant d'après Phil s'était interposé entre eux et la jeune fille, et comme il l'avait poussée derrière elle, à l'abri, en l'attirant par le bras, elle sentit un regain de courage la traverser toute entière, et son coeur s'emballa d'un seul coup. Phil était là, Phil allait la sauver : elle n'avait plus peur, elle était entièrement confiante.


- Tiens, en voilà une d'info intéressante : je n'aime pas trop qu'on m'emmerde. Et encore moins qu'on emmerde les filles rousses, grogna-t-il après quelques attaques en direction des sorciers.

La fille rousse en question avait bien saisi la tactique de Phil et elle se cacha vite derrière les poubelles à ordures, toute désarmée qu'elle était, sans quitter des yeux la scène, et son sac, où était rangée sa baguette. Il y eut quelques bruits sourds car Phil en était venu aux poings, et tout d'un coup Heather se sentit furieusement inutile alors que, même si elle n'avait pas la force physique du jeune homme, elle pouvait elle aussi se battre à ses côtés. Regardant autour d'elle, elle mit la main sur des morceaux de bois un peu pourris jetés dans le tas d'ordures, comme ils faisaient la taille de briques moyennes, elle s'en empara et visa avec attention, tirant des projectiles sur les sorciers autant pour les effrayer que les toucher. Elle ne voyait pas assez bien pour risquer de viser vraiment sur eux et de toucher Phil par la même occasion, mais elle tenait à faire quelque chose : si Phil prenait le dessus, il avait visiblement quelques petits problèmes tout de même, et le coeur de Heather battait à tout rompre dans sa poitrine, car maintenant qu'il était venu à sa rescousse, elle ne voulait surtout pas qu'il arrive quelque chose à Phil, puisque c'était en plus ce que les sorciers recherchaient visiblement, depuis le début... Elle finit par envisager la situation assez sûre pour se faufiler un peu plus loin, vers la fin de la ruelle ; encore une fois tout se passa en quelques secondes, Phil prit la même direction qu'elle, attrapant son sac au passage ; ils grimpèrent le muret en s'aidant, l'instant d'après ils couraient ensemble à toutes jambes, et la main de Phil qui avait attrapé celle d'Heather lui donnait une sensation toute chaude qui remontait le long de son bras, et dans tout son corps. C'était étrange car elle courait pour se sauver, et qu'elle venait de risquer gros, mais pendant quelques secondes elle eut les pensées un peu cotonneuses et ne pensa qu'à une chose : il est venu pour m'aider, il m'a sauvée, il a pris ma main. Ce n'était rien et elle le savait ; il avait probablement pris sa main pour s'assurer qu'elle suive bien, par réflexe ? Mais elle serrait ses doigts avec un sentiment bien différent : parce qu'elle était rassurée, parce qu'elle était reconnaissante, et parce qu'ainsi, elle avait l'impression que rien ne pouvait lui arriver.

Ils coururent le plus loin qu'ils purent (Heather se laissa faire sans hésiter, car elle ne connaissait pas encore assez les recoins les plus profonds de Pré-au-Lard, et elle faisait confiance à Phil) puis, une fois trop essoufflés et hors d'atteinte, ils marchèrent encore suffisamment pour s'éloigner, jusqu'à arriver dans une petite rue qui débouchait une sorte de petit cour que Heather n'avait jamais vue. Tout de suite, Phil se tourna vers elle et sembla l'inspecter du regard. Elle lui sourit tout en essayant de reprendre son souffle, encore trop chamboulée par tout ce qui s'était passé pour parler. Mais elle nota tout de suite qu'il avait pris un coup sur le visage et que son épaule semblait lui faire réellement mal...


- Une chance que tu passais pas de potions, dit-il, lui aussi essoufflé. Elle aquiesça et sourit faiblement : oui, effectivement. Ca va ?

La vraie réponse aurait été de dire pas vraiment, j'ai eu peur pour moi, pour toi, et je suis encore plus inquiète maintenant pour ce que tu trafiques, et si la prochaine fois ils se vengent et s'en prennent à toi ? Mais elle n'osa pas, encore moins quand Phil remit une mèche derrière son oreille et qu'elle frissonna un peu, surtout qu'il tenait toujours sa main dans la sienne - mais il sembla lire dans ses pensées et la lâcha.

- Ça va, le rassura-t-elle d'un air qui voulait juste dire : laisse-moi d'abord reprendre mon souffle.

Elle pouvait entendre la voix de son père et celles de ses frères, aussi, crier dans sa tête : je te l'avais dit, je te l'avais dit, je te l'avais dit ! C'est dangereux ! Et indépendamment du fait qu'elle se sentait un peu fébrile de toutes ses émotions, elle se sentit un peu misérable aussi : si ils avaient su, ils auraient eu raison de la gronder. Bien sûr qu'elle le savait, bien sûr qu'elle jouait un jeu dangereux, et que cette petite bagarre n'était pas si étonnante que ça étant donné le genre d'activités auquel elle se livrait. Mais Phil lui tendit son sac (elle l'attrapa tout de suite et tira sa baguette de la poche, enfin) et grimaça, sous le coup de la douleur, avant de s'appuyer contre le mur en se tenant l'épaule.


- Et toi ?! demanda-t-elle avec bien plus de vigueur, oubliant presque tout de suite que ni son coeur ni se son souffle ne s'étaient calmés.

En une seconde elle fut juste devant Phil, scrutant avec attention son visage avant de le toucher délicatement du bout des doigts - la blessure était superficielle, heureusement, même si elle avait l'air bien douloureuse - avant de regarder son épaule, sans trop oser s'en occuper. La blessure avait l'air sérieuse, ajouté à cela que Phil était loin d'être une chochotte ; Heather hissa son sac sur son épaule et leva sa baguette :


- Je peux... regarder ? Je ne suis pas une experte et je pense que tu pourras mieux soigner ça avec des onguents en rentrant, mais je connais quelques sortilèges pour apaiser la douleur en attendant, ça vaut le coup non ? Elle attendit une infime seconde l'accord de Phil, pour la forme, avant d'écarter un peu ses habits de son cou et de lancer deux fois le sortilège sur l'endroit où il avait été blessé, pour anesthésier un peu la chair et rendre la douleur moins cuisante. Voilà, c'est un peu mieux ?

Levant les yeux vers lui, elle eut bien du mal à cacher la réelle dimension de son inquiétude. Elle n'était pas seulement inquiète parce qu'il l'avait sauvée et qu'ils étaient proches et qu'elle ne voulait pas qu'il lui arrive quelque chose, elle était morte d'inquiétude, de tout son coeur et de toute son âme, car les sentiments qu'elle éprouvait pour Phil étaient profonds et réels et qu'elle aurait préféré mille fois être piétinée et battue par les sorciers de tout à l'heure plutôt que Phil souffre.

- Merci d'être intervenu, reprit-elle après une petite pause où elle conclut pourtant tristement qu'elle ne savait pas si Phil savait cela, qu'elle ne savait pas comment il l'aimait, si il l'aimait. Je... Je suis désolée, je sais que ça va te créer des problèmes tout ça du coup... Elle baissa un peu les yeux. J'aurais dû faire plus attention, j'aurais dû voir qu'ils me suivaient, mais... Elle haussa les épaules, se sentant un peu honteuse, et regarda son sac taché de l'encre contenue dans l'encrier neuf qu'elle venait d'acheter et qui s'était fracturé en tombant par terre. Tu crois qu'ils vont essayer de se venger ?

Prudemment, elle réarrangea les habits de Phil et lui sourit une nouvelles fois, pour s'excuser encore. Elle se sentait bête, parce qu'en dehors de ce qui venait de se passer elle avait conscience qu'elle n'était pas la seule dans la vie de Phil, et malgré cela, elle savait pertinemment, et surtout en cet instant alors qu'il avait besoin d'elle, qu'elle aurait fait tout et n'importe quoi rien que pour lui.

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Phil Prescott
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MessageSujet: Re: Where Shadows are, there is also Lights [H.L]   Lun 10 Mar - 17:45

Ca me rappelait des souvenirs, c'est sûr, mais pas des plus sympathiques. C'était pas la première fois que je me retrouvais dans ce type de situation, ce qui n'avait finalement rien de très étonnant puisque quand on trafiquait tout un tas de choses pas nettes, il y avait nécessairement un moment où la ligne pourtant bien stable, ne l'était plus, question de statistique sans doute. Ca n'avait jamais été rien de très grave, un client moins réglo et des petits coups lancés à la sauvette, mais l'adrénaline du moment, quant à elle était toujours la même et lorsqu'elle redescendait, elle laissait une impression cotonneuse, mais sans être agréable pour autant. C'était une sensation de profonde lassitude qui permettait de se rendre compte progressivement qu'on ne s'en sortait pas si mal. C'était plus ou moins la même chose à cela près que mes pensées avaient un peu de difficultés à ses hiérarchisés, ou plutôt pour être plus exactes, certaines tentaient de prendre le pas sur d'autres que j'ordonnais de rester à leur place.

- Et toi ?! Je m’essayai tranquillement par terre en me laissant tomber, car si les deux autres gus se lançaient à notre poursuite, autant prendre le temps de récupérer un peu d'énergie avant.

Je ne répondis rien, conscient que ça pouvait faire réagir Heather de deux façons, soit elle n'allait pas s'inquiéter, soit ça allait renforcer ses doutes. Et puis merde, une chose à la fois, à la place je préférais serrer la mâchoire, parce que j'étais pas une gonzesse et que j'avais assez d'orgueil pour ne pas tomber dans le mélo – c'était juste là, sur le coup, ça m'avait empêché de respirer, mais d'ici quelques minutes la chaleur allait s'atténuer, j'avais fait des chutes de balai plus graves.

- Je peux... regarder ? Je ne suis pas une experte et je pense que tu pourras mieux soigner ça avec des onguents en rentrant, mais je connais quelques sortilèges pour apaiser la douleur en attendant, ça vaut le coup non ?


J'enlevai l'autre main que j'avais posé là où c'était douloureux par réflexe, songeant inconsciemment, qu'en la pressant cela allait calmer la souffrance.

- Ouais okay, acceptai-je sans sourciller et alors qu'elle se trouvait tout près mes pensées vacillèrent tout ailleurs plutôt que là où elles devraient être, sans la moindre autorisation et sans se laisser canaliser pour de nouveau filer vers une inquiétude déjà passée vis à vis d'Heather ce qui était complètement con puisqu'elle était en parfaite santé et qu'elle s'en sortait surtout avec une belle frayeur.

Je me redressai pour chasser le trouble. En même temps je lui étais redevable pour certains truc même si elle l'avait fait de son plein gré, alors, bon, c'était normal que pour le coup, je me sente responsable d'elle.

- Voilà, c'est un peu mieux ?

Je fis deux trois moulinets de l'épaule pour vérifier parce qu'avec tout ça, j'avais complètement zappé que le sortilège était destiné à alléger la douleur. Elle était encore là, mais plus supportable que tout à l'heure – rien d'handicapant en tout cas.

- Je te donne un O pour cette super performance en travaux pratiques ! Plaisantai-je parce que je n'avais pas tout à fait perdu mon sens de l'humour et je lui décochais un sourire pour achever de la rassurer – en même temps je me voyais mal dramatiser alors que bon. J'en avais vu d'autres.

J'appuyai ma tête contre le mur derrière moi. Il y avait quelques reflets dorés dans la chevelure rousse d'Heather.

- Merci d'être intervenu. Je... Je suis désolée, je sais que ça va te créer des problèmes tout ça du coup...
Je clignai une fois des paupières en haussant des sourcils, surpris par sa réaction, me coupant momentanément toute tentative de faire quoi que ce soit, d'avoir le moindre mouvement. La vérité était tellement simple, tellement conne – ce qu'était entrain d'appuyer Heather, je n'y avais même pas pensé. Le revers de la médaille vint tout de suite après : effectivement, j'aurais dû, ce qui enclencha l'alerte dans la plus petite partie sensible de mon cerveau, mais et puis, oh ça va, elle pouvait bien se taire il y avait deux trois trucs que j'avais compris, pas la peine de faire la sonnette de rappel comme ça.

- C'est clair, déclarai-je brusquement et de façon moins chaleureuse que tout à l'heure – pas contre elle, mais contre la lutte intérieur qui se propageait dans mon corps et qui partait de l'estomac. C'était surtout pour me donner une contenance.

- J'aurais dû faire plus attention, j'aurais dû voir qu'ils me suivaient, mais...

Je fronçai les sourcils – si on allait par là, depuis le début, c'était à moi de faire attention, alors...

- Mais arrête cinq minutes, m'agaçai-je en la coupant cette fois, parce qu'en fait ses excuses m'énervaient, parce que de mon côté ce n'était pas de ça dont je m'étais préoccupé en premier, même si ça me faisait de l'admettre, je préférais ne pas trop m'étendre là dessus pour l'instant. C'est bon, de toute façon tu peux rien y faire quand c'est comme ça que tu fasses gaffe ou pas c'est pareil, quand on décide de te tomber dessus, on te tombe dessus. Voilà, déjà que c'était bizarre et que j'étais persuadé à présent qu'elle se posait plein de questions – ça devait être déjà le cas mais à présent, c'était sans doute pire – ça ne faisait nul doute que je trempais dans des affaires pas très claires, et mais alors, j'avais plus qu'à prier très fort pour qu'elle s'attarde pas dans les questions qui d'une certaine manière de la regardait pas. C'était ça le deal. Laisse tomber, ils ont pas eu ce qu'ils voulaient, alors c'est réglé.

Et par là je ne sous entendais pas, les habituels paquets qu'Heather transportait pour moi, mais j'allais pas lui faire un dessin pour qu'elle le saisisse. Je poussai un soupire en regardant au loin, derrière elle, exaspéré, à cause de ce qui était en train d'échapper à mon contrôle.

- Tu crois qu'ils vont essayer de se venger ?


Elle s'était approchée une nouvelle fois, et d'une pichenette, j'en profitais pour faire sauter une fois de plus une de ses mèches qui lui tombaient devant les yeux.

- Non, mais non, ils vont pas se venger
, dis-je plus doucement et plus calmement aussi. Pourquoi, pour que tu puisses te battre cette fois ? la taquinai-je, avant de reprendre avec sérieux, vu la raclé qu'ils se sont tapés, ils vont surtout chercher à faire profil bas. T'inquiète pas, lui assurai-je avant de décréter qu'il était temps de se mettre en mouvement à présent.

Je me relevai assez facilement, mais sans grande agilité. On allait quand même pas prendre racine ici, je préférais assurer le coup, même si pour moi, tout danger était écarté à présent. J'attrapai Heather par les épaules en passant mon bras le plus valide autour sans lui laisser le choix, dans l'idée de revenir sur nos pas, jusque dans l'artère principale.

-
Allez viens, lui demandai-je en même temps que nous nous mîmes en route. Le mieux c'est de retourner aux Trois Balais pour l'instant. Bon, avec la sale gueule que je me tapai, j'allais faire un peu tâche dans le décor, mais ça ne regardait que moi. Comme je la dominais en taille, j'observai le dessus de son cuir chevelu avec l'idée d'y déposer un baiser dessus ce qui n'aurait normalement pas dû paraître déplacé comme on passait parfois des moments privilégiés ensemble, mais tout à coup, ça me parut bizarre comme initiative et je m'interdisais le geste, me laissant quelques secondes pensif. Tu connais les barman de là bas en plus non ? soulevai-je sans détour, soudain. T'auras sûrement le droit à un verre gratos. Les potins de salle de classe et les bruits de couloir de l'école, c'était de là qu'ils venaient.

Je faisais juste la précision, comme ça, au cas où.

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Heather Lass
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MessageSujet: Re: Where Shadows are, there is also Lights [H.L]   Mar 1 Avr - 19:46

- Je te donne un O pour cette super performance en travaux pratiques !

Heather eut un petit sourire pour le forme - elle n'était pas rassurée pour autant - mais l'attitude de Phil avait un peu changé, il s'était repris, et elle se sentit un peu moins sur la défensive. Leurs regards se croisèrent tandis qu'il appuyait sa tête sur le mur ; il avait l'air un peu fatigué, ou agacé, elle ne savait pas bien définir ce que dépeignaient ses traits. A quoi pensait-il ? Encore une fois, il rebondissait sur des paroles plus légères, comme si rien n'était arrivé. Elle était normalement la première à apprécier cela, et à en faire de même, car c'était ce qui lui avait toujours permis de tenir dans les moments difficiles, mais... Mais elle eut cette curieuse constatation que jamais Phil et elle n'avaient été plus proches qu'en cet instant, pas physiquement ou dans ce qu'ils étaient en train de se dire, mais simplement par le fait qu'ils avaient échappé à une catastrophe ensemble et que l'inquiétude de voir l'autre blessé avait été un instant mutuelle. Heather l'avait sentie. Et elle avait senti en même temps son coeur se contracter tout doucement : il s'inquiétait pour elle ! Elle comptait, alors, c'en était la preuve, n'est-ce pas ?

Parfois elle se sentait un peu honteuse d'être ainsi, et elle pensait à son père, à ses frères. La façon dont elle avait été élevée et entourée, chouchoutée, avait clairement contribué à faire de la petite dernière de la famille une jeune fille un peu gâtée et qui aimait être au centre de l'attention, mais d'un autre côté, son père avait toujours fait attention à ce que ces aspects ne soient pas trop développés non plus. La maladie et la perte de leur mère les avaient bien évidemment particulièrement rapprochés, et justement d'une telle façon qu'Heather ne pouvait pas totalement se laisser aller à son caractère de petite enfant gâtée. Mais elle ne pouvait pas se retenir totalement, et cette attitude complètement intimidée et admirative qu'elle ressentait face à certains garçons venaient aussi de là : elle voulait se sentir vulnérable, puis choyée, entre leurs bras. Phil lui donnait cette exacte envie et elle se sentait ridiculement prête à faire n'importe quoi pour que cela arrive – ne venait-elle justement pas de l'expérimenter ? La petite voix résonna un peu désagréablement dans sa tête : évidemment, si on y regardait de cette manière là, est-ce que n'était pas…. Trop, ce qu'elle faisait pour Phil ? Est-ce qu'elle ne le laissait pas profiter un peu trop de la situation, car tant qu'il lui accordait ce dont elle avait envie, elle ne disait pas à non à ses petites magouilles, à lui proposer son aide, à taire leur relation et à accepter le reste ? Elle se fit violence d'un seul coup : non, bien sûr que non. Et puis, Phil était peut-être un peu filou, mais il ne faisait pas ça non plus pour l'utiliser purement et simplement, il avait tout de même de l'affection… quelques sentiments pour elle, non ? Un garçon comme lui ne s'embêtait pas d'une fille qu'il n'appréciait pas, c'était logique…


- C'est clair, la coupa-t-il dans ses réflexions, et Heather sursauta légèrement, car elle eut l'impression que Phil s'était raidit, que tout d'un coup son air était plus dur, plus renfermé. Probablement qu'il était en colère, se raisonna-t-elle. Mais arrête cinq minutes. C'est bon, de toute façon tu peux rien y faire quand c'est comme ça que tu fasses gaffe ou pas c'est pareil, quand on décide de te tomber dessus, on te tombe dessus. Laisse tomber, ils ont pas eu ce qu'ils voulaient, alors c'est réglé.

Un peu craintive de le mettre d'avantage en colère, elle eut une petite moue désolée et acquiesça vaguement – oui, effectivement, elle n'avait pas non plus provoqué la chose, et puis Phil était arrivé, et ils s'en étaient sortis tous les deux : mieux valait positiver. Mais tout de même… Et s'il n'avait pas été là ? Et si cela arrivait à nouveau ? Et surtout…

- Mais tu es sûr, que, euh… Ça ne va pas te créer de problèmes ? demanda-t-elle d'une toute petite voix. Je veux dire… Ça t'arrive souvent ? Tu…

Elle n'osa pas continuer. Encore une fois elle trouvait le regard de Phil étrangement fermé, distant, pour une telle situation, et elle lâcha son col et son bras définitivement, laissant retomber les bras le long de son corps. Elle se sentit parfaitement ridicule, et tripota le tissu de son sac tout taché d'encre et de poussière, pour se donner un contenance. Phil ne parlait jamais de cela, de tout ce qu'il faisait en secret, il lui livrait simplement les informations dont elle avait besoin et rien de plus ; par un accord tacite elle acceptait de ne rien dire, mais cet événement venait un peu trop de la bouleverser pour que son inquiétude ne prenne pas le dessus. Et si il lui arrivait un jour quelque chose dans les rues reculées de Pré-au-Lard, qui serait là pour l'aider ? Qui serait là pour le remarquer ? Il faisait bien les choses et se cachait de tout, alors combien de temps faudrait-il pour remarquer son absence et lui venir en aide ? Elle n'aimait pas le savoir plus en danger qu'elle ne le savait déjà, tout d'un coup, et si elle avait envie de faire quelque chose, de lui montrer, ou peut-être de le raisonner un peu, il lui semblait qu'elle pouvait tout aussi bien s'adresser au mur contre lequel Phil était adossé.

- Non, mais non, ils vont pas se venger. Pourquoi, pour que tu puisses te battre cette fois ? Vue la raclé qu'ils se sont tapés, ils vont surtout chercher à faire profil bas. T'inquiète pas.

Mais comme toujours, il avait le don de faire écrouler ses réticences en un mot, un regard ; le timbre plus doux de sa voix rassura Heather et elle eut un petit sourire tandis qu'elle hocha la tête très légèrement – d'accord, d'accord. Après tout, il savait ce qu'il faisait, n'est-ce pas ? Elle devait lui faire confiance. Quand ils se mirent en route et qu'il passa le bras autour de ses épaules, un agréable frisson lui courut le long de la colonne vertébrale.

- Allez viens. Le mieux c'est de retourner aux Trois Balais pour l'instant. Tu connais les barman de là bas en plus non ? T'auras sûrement le droit à un verre gratos.

A l'inverse, ce fut comme si tout d'un coup, Heather avait reçu un seau d'eau froide sur la tête. Elle se crispa un peu, mais fidèle au jeu qu'ils jouaient d'habitude, elle le prit sur la plaisanterie – il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre à quoi il faisait allusion, et comment il l'avait probablement appris : à Poudlard, les potins allaient bon train. Sans ralentir le pas le moins du monde, elle prit donc le chemin des Trois Balais. Elle n'avait pas revu Theo depuis cette fameuse soirée, et si elle se sentit très légèrement rougir à cette évocation plus ou moins directe de la part de Phil, elle fit comme si de rien n'était.

- Oh, Theo ne travaille plus là. C'est dommage, sinon je te l'aurais présenté, il est très sympa !

Arrivés devant les Trois Balais, Heather jeta un coup d'œil à Phil – il avait tout de même l'air bien amoché, et se ferait sûrement un peu remarquer, mais après tout, ce n'était le problème de personne. Elle poussa la porte et les fit entrer tous les deux, avant de les emmener autoritairement – elle avait attrapé le bras de Phil – vers un petit endroit qu'elle aimait bien, une table dans le coin un peu reculé et à l'abri des regards de manière générale.

- Qu'est-ce que tu veux boire ? Un… Thé, hésita-t-elle, quand le serveur s'approcha. Elle craignait d'avance le regard moqueur de Phil – "un thé ? Quelle petite joueuse !..." mais elle frissonnait encore un peu de ses émotions, de la température un peu fraîche, et elle avait envie d'un boisson chaude, réconfortante, familière. Elle se contenta de lancer un regard provocateur à Phil pour lui ôter l'idée de commenter, et le laissa commander ce dont il avait envie. Et toi, tu promets des points en plus gratos à toutes les filles qui te tournent autour ? demanda-t-elle alors avec un petit sourire des plus agréables, histoire de montrer à Phil qu'elle aussi avait de quoi se défendre, même si au fond… Elle tressaillit un peu d'attaquer le sujet si directement. L'air de rien, elle attrapa sa main sur la table et la serra un peu. Pourquoi ne pouvait-il pas la choisir elle, rien qu'une fois ?

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Phil Prescott
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MessageSujet: Re: Where Shadows are, there is also Lights [H.L]   Sam 12 Avr - 16:36

- Mais tu es sûr, que, euh… Ça ne va pas te créer de problèmes ? Je veux dire… Ça t'arrive souvent ? Tu…
Non mais on allait pas en faire tout un plat non plus. Je sentis direct qu’Heather cherchait à savoir, espérer plus d’informations que je voulais bien lui en donner, ce qui, dans un geste de protection – envers moi, envers elle, on s’en foutait, j’avais pas envie de répondre à cette question – me donnait l’envie de me fermer d’avantage. Car bien sûr, avec les informations qu’il m’était déjà arrivé de lui donner au compte goutte ajouté à ça qu’elle était loin d’être conne, elle avait assez d’éléments pour reconstituer une partie du puzzle, mais pas tout… Il y avait un truc, quelque chose tout au fond qui m’empêchait de dire la vérité, la véritable raison de ma présence à Poudlard. Surement la honte. Celle de s’être fait gaulé et de devoir purger sa peine dans un patelin dans lequel j’avais jamais eu aucune envie de revenir et aussi parce que je voulais me casser au plus vite, c’était dans mes projets depuis le début, et il y avait absolument aucune raison à ce que ça change. J’eus un léger mouvement d’impatience, pour lui faire comprendre que j’avais pas du tout envie de poursuivre cette conversation, parce que s’il y avait bien un truc sur lequel j’étais certain, c’était que ça la regardait pas – après certains allaient penser que c’était à discuter, mais c’était bien connu que dans ce milieu moins on en savait, mieux on se portait et ça aussi je lui avais déjà dit, donc pourquoi est-ce qu’elle pouvait pas se taire elle aussi et s’en tenir ce que je lui demandais ?! Tout à coup j’en voulais à ces deux autres imbéciles de l’avoir involontairement impliquée plus que de raison, parce que c’était à moi maintenant de me dépatouiller avec ça, alors sympa, merci du cadeau…
- Des problèmes de quoi ? Non, y’en aura pas, mais pour ça, il faut aussi que tu te taises, précisai-je parce qu’on était jamais trop prudent après tout. C’est bon puisque je te dis qu’il y a rien de dangereux, les bastons c’est des trucs qui arrivent, c’est juste que c’est pas un machin de fille, c’est pour ça que c’est impressionnant, voilà, au moins c’était réglé et je lui jetai un coup d’œil moqueur car la connaissant ça allait sûrement la vexer et au moins, elle allait arrêter de m’emmerder avec ça.
Suite à ça j’eus d’ailleurs le geste de partir d’ici pour bien lui montrer qu’on allait pas s’attarder sur l’événement pendant cent sept ans, même si ça donnait à réfléchir – je ne lui montrais rien de tout ça, mais tandis que je l’attrapai pour la diriger dans un secteur plus fréquentable, vraiment, je réalisais la teneur que ça pouvait avoir, ce qui me fit cogiter quelques secondes. Je m’imaginais un scénario improbable où ça se terminait beaucoup moins bien que la façon dont on s’en sortait maintenant, et d’imaginer qu’il aurait pu arriver quelque chose de bien plus grave à Heather me dérangea. Mais en même temps, me dis-je juste après, c’était normal, parce que ça allait me créer tout un tas d’ennuis par la suite alors il fallait limiter la casse, et puis ça aurait été chiant qu’il lui arrive un truc malgré tout… heureusement, ça n’était pas arrivé, et j’allais aussi faire en sorte que ça n’arrive plus, alors j’arrêtais d’y songer en me convainquant assez facilement que c’était cette histoire isolée qui me faisait réagir de la sorte et que d’ici une heure ou deux, j’allais déjà plus y penser et que tout allait facilement revenir à la normale.
- Oh, Theo ne travaille plus là. C'est dommage, sinon je te l'aurais présenté, il est très sympa !
Quand on ne parlerait plus de cet imbécile par exemple. Ouais d’accord, peut être que c’était vrai que c’était moi qui avait lancé le sujet, mais du coup Heather venait de confirmer, et ça me gonfla plus qu’autre chose, car ouais elle faisait ce qu’elle voulait ouais… Mais en fait non, ça me faisait surtout me rendre compte que j’avais pas envie qu’elle fasse ce qu’elle voulait, du moins dès l’instant où ça interférait avec mes propres envies à moi – en même temps j’avais été le premier à être très clair là dessus, aussi me répétai-je juste ensuite que c’était le surplus d’émotions qui agissaient sur ma petite tête et que c’était pour ça que je n’avais pas une réaction posée.
- Tellement dommage, ouais, acquiesçai-je, en mimant la bonne humeur, mais la mâchoire serrée quand même. C’est bon je voulais plus entendre parler de lui à présent, et à sa si apparente sympathie !
Lorsque on regagna l’artère principale, je fis glisser ma main le long de son bras pour lâcher Heather comme si de rien était – Pré au Lard était petit, et j’avais un secret à préserver, même si une pointe de déception m’envahit, lorsque je mis mes mains dans mes poches après avoir secoué de ma paume mes cheveux, afin de les remettre en place. Ce petit retour aux trois balais la gueule refaite en plus n’allait pas trop passer inaperçu, mais en même temps, je voulais m’assurer qu’Heather n’allait pas se faire emmerder de nouveau – c’était pour me faire pardonner en quelques sortes, rien de plus.
- Qu'est-ce que tu veux boire ? Un… Thé.
On venait de s’installer d’un côté pas trop voyant du bar. Je demandais une bièreaubeurre pour faire concurrence au thé de la Serpentard, même si je n’avais pas vraiment envie de plus non plus. Je la dévisageai d’un air tranquille, comme si je n’avais absolument rien à me reprocher, tandis qu’elle m’observait avec son air effarouchée qu’elle arborait souvent lorsqu’elle avait quelque chose à prouver – mais alors quoi pour le coup je voyais pas trop.
- Et toi, tu promets des points en plus gratos à toutes les filles qui te tournent autour ?
Bon allez, c’était de bonne guerre, et c’était même étonnant que le couperet soit pas tombé plus tôt.
- Non, c’est pas mon job de refiler des points, moi je suis juste là pour combler les trous, et c’était tellement vrai, franchement être assistant, c’était aussi chiant comme la mort que bien à la fois et je savais pas si les autres s’acquittaient aussi bien de leur tâche que moi, mais dans mon cas c’était pas le boulot le plus éreintant de la terre. Mais ça n’empêche pas le reste, confirmai-je sans la moindre gêne pour lui montrer qu’elle pouvait me lancer toutes les piques que je voulais, ça ne m’atteignait pas.
On apporta nos boissons, mais je ne pris pas tout de suite ma bièreaubeurre. Mes yeux s’attardèrent sur ses mains saisissant sa tasse pour la porter à ses lèvres et je sus tout de suite que ce que je ressentais à ce moment là, alors que c’était un geste tout ce qu’il y avait d’anodin, n’était pas normal. J’eus envie d’attraper sa main, mais même ça, c’était impossible à cause de nos positions à tous les deux et pour la première fois vraiment cette évidence fut frustrante, parce que je pouvais avoir l’envie de ce que je voulais, je n’en avais pas le droit. Et les restrictions, c’était loin d’être un secret, mais c’était pas mon truc. A la place, j’étendis les jambes avant d’enfin boire à mon tour une gorgée.
- Et alors, j’imagine qu’avant que ton programme de l’aprèm soit bouleversé, t’avais prévu autre chose ? Je me souvenais de lorsque je l’avais aperçu à travers la fenêtre, un peu plus tôt, me demandant où est-ce qu’elle filait. Si c’était un rendez vous, à présent, il était manqué, et terminait avec moi, ce qui quelque part, était hautement satisfaisant.

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