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Dancing Queen [P.V]

 
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 Dancing Queen [P.V]

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Naoko Nakamura
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MessageSujet: Dancing Queen [P.V]   Jeu 16 Jan - 16:08

Spoiler:
 


Un véritable carnage, une fois de plus. Je me demandais vraiment pourquoi Sara Wayland s'acharnait encore à organiser cette manifestation où ces garçons prépubères paradaient tels des coqs en mal de popularité et où les filles n'étaient que des poules jacassant pendant mes cours pour savoir qui allait avoir la plus jolie robe de bal, plus jolie que celle de Ruby Standiford l'année précédente ou bien ou bien de Lilian Easter qui avait ce don dont pour dénicher les tissus des plus grands créateurs, et qui étaient bien loin des préoccupations des épines de porc épic qu'elles devaient écraser dans leur mortier afin de l'intégrer dans leur potion, quinze minutes précisément après la troisième étape et de faire monter immédiatement la température du chaudron pour ne pas rater la préparation. Les derniers jours précédant le bal, j'avais ainsi fait la distribution de retenues et avait retiré des points en moins et j'avais même songer à interdire à plusieurs des élèves d'être privé de soirée, mais avec Wayland et ce don agaçant de jouer les justicières, c'était risqué car on allait tout de même pas empêcher à ces petits crétins d'être encore plus stupides que d'habitude alors que c'était le seul jour dans l'année, avant le début de la nouvelle, (c'était dire qu'ils avaient attendu cela tout ce temps) et qu'ils avaient bien le droit d'en profiter un peu...

Et ils ne s'étaient pas fait priés ces imbéciles, pensez vous, l'occasion n'était bien que trop belle ! J'étais de mon côté plus que déterminée à mettre des bâtons dans les roues à ceux qui se montraient un peu trop téméraires et esquissaient ne serait-ce que la moindre plaisanterie un peu douteuse dont ils seraient comme toujours les seuls à rire, et à ce sujet, je me souvenais encore très bien de ces petits malins de Matthews et Minithya qui sans doute s'imaginaient être des farceurs dans l'âme. Quels pauvres amateurs.

Il n'y avait aucune trace d'eux pour l'instant, du moins pour ce qui constituait leurs méfaits car mon œil avisé avait reconnu un peu plus loin Matthews qui... Semblait aux prises avec sa réflexion ?! Ou bien n'était-ce que ces deux uniques neurones qui se battaient en duel et qui par conséquent avaient légèrement surchauffé car cela avait généré trop d'informations d'un seul coup. Il me semblait que Meryl Kelsey m'adressait la parole lorsque je l'abandonnais sur le piédestal sur lequel nous étions perchées afin de regarder nos sujets se débattre dans leur bêtise. La bande de hyènes bécasses qu'elle appelait des Gryffondor n'avait que bien peu d'importance à mes yeux et ne m'intéressait guère.

Ca n'avait pas été difficile de le repérer de loin, ce petit plaisantin qui faisait usage de sa baguette magique pour renverser sur les robes des filles les boissons aux couleurs les plus sombres afin de les tâcher. Le sort de ces malheureuses m'était bien égal, car tout ce qui comptait n'était rien d'autre que d'attraper l'auteur des faits la main dans le sac et comme ça faire passer toute ma frustration d'avoir à passer la soirée en la compagnie de tous ces incapables qui babillaient tels des bébés sachant à peine se déplacer à quatre pattes et qui tentaient tant bien que de mal de communiquer entre eux. J'avais moi aussi sorti ma baguette pour l'empêcher une dernière fois de renverser du champagne glacé dans le dos nue d'une de ses camarades et ce fut un spectacle délectable de pouvoir constater la surprise habiter son visage, ne comprenant pas immédiatement, comment cela se faisait-il que son savant petit coup n'ait pas fonctionné cette fois ci. Nos regards se croisèrent alors et je lui lançais un sourire avant de pointer ma baguette sur lui pour lui accorder une première punition : celle de tirer les bretelles de son costume qui tenaient son pantalon, cachées derrière sa veste de costard pour les faire claquer brutalement sur son torse et le temps de l'entendre crier et se plaindre, je l'avais attrapé par le col de sa chemise afin de l'informer que pour lui, la soirée était désormais terminée mais que les prochaines qui allaient suivre allaient se révéler très très longues, au vu de ce que je lui préparais.

- Ne soyez pas trop déçu, parce que la fête ne fait que commencer pour vous !
Lui assurai-je une dernière fois avant de le sommer de regagner son dortoir, quel qu'il soit, ça m'était bien égal.

Je le jetai hors de la salle et attrapai un pan de ma longue robe pour la soulever, prête à mettre fin des façons les plus royales à tous ceux déterminés à passer une bonne soirée en contournant toutes les règles du règlement mais sans prendre note que ce n'était pas chose possible avec Naoko Nakamura dans leur sillage.

Je passais devant une fille de Septième année à l'étole bien fade en comparaison à la couleur dorée et flamboyante de ma propre robe et je vis son regard s'attarder sur le bustier qui se concluait en paillettes d'or pour laisser place à l'envol des fines plumes qui retombaient jusqu'au sol pour terminer la pièce car il était certain qu'elle n'avait jamais dû se figurer une de ses professeurs autrement que comme elle la voyait tous les jours. Elle faisait partie des nombreuses personnes qui cherchaient à tout prix la beauté qui leur était interdite avec l'uniforme scolaire, afin de prouver au reste du monde mais surtout à elles mêmes qu'elles existaient et valaient quelque chose. Sottises. Une nuit n'avait rien de comparable à tout le reste d'une nuit et même si je me souvenais bien de l'excitation lorsque moi même j'étais élève à l'approche du bal, jamais il ne m'avait semblé partager cette folie furieuse qui enflammait le sexe féminin comme c'était le cas pour toutes ici.

Je slalomais dans la foule avec finesse, parce que déjà, j'avais remarqué un autre gamin disparaître soudainement à terre pour passer sous les jupons des filles pour voir ce qui s'y passait, mais sans la moindre des discrétions me convainquant ainsi qu'il n'y avait dans cette école que des empotés et que cela n'avait alors rien d'étonnant de voir le monde magique extérieur être autant sans aucune saveur. Avant d'aller plus loin, je poussais un large soupir d'exaspération, comme pour me donner du courage car faire face à autant de bêtise était toujours une véritable corvée à mes yeux et je fis les derniers mètres qui me séparaient de ce petit malin, qui se trouvait être tout, sans vraiment être très futé.

Je croisais mes bras sur le bustier de ma poitrine en tapant du talon avant de me racler la gorge. Je n'allais tout de même pas prendre la peine de me baisser pour une sous espèce de son genre.

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"You’ll fall like a guillotine,
Kneel before the queen.
You’ll fall like a guillotine,
And I will rise.

I don’t need blue blood,
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Because like a queen, like a queen,
I can make you say you love me".

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Gabriel Sawyer
Professeur de Botanique



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MessageSujet: Re: Dancing Queen [P.V]   Jeu 16 Jan - 22:27

Spoiler:
 

Depuis un peu plus d’une semaine, une ambiance particulière s’était installée dans tous les recoins de Poudlard. Et pour cause, la directrice avait annoncé un évènement de taille, qui faisait frémir les jeunes filles d’envie, et souffler les garçons les moins courageux. Le bal de Noël approchait à grand pas, et on le pressentait grandement, à cause de l’attention vacillante des élèves. Pour la cinquième fois depuis le début du cours, Gabriel reprit doucement une jeune fille en train de rêvasser. Les dernières heures étaient le pire d’entre toute. Le début des vacances, le bal de noël, tout était propice pour exciter les élèves, et leur donner envie de penser à autre chose qu’aux plantes. Toutefois, le jeune professeur ne leur tenait pas trop en rigueur ce manque de discipline, car lui aussi, avait été jeune, et avait frémit à l’annonce des bals de son école au Canada. Alors, quand la cloque qui annonçait la délivrance, que ce soit pour les élèves et pour le professeur, fatigué par cette journée difficilement supportable, sonna, la salle fut vide en moins de temps qu’il faut pour le dire. Le jeune homme soupira et se massa doucement les tempes. Cela avait été long, et sa patience s’était amenuisée tant et si bien qu’il avait cru devoir sortir plus d’une fois de la salle pour fuir ces élèves trop distraits, et aller courir un moment. Ce qu’il avait d’ailleurs bien envie de faire ce soir. Se défouler. Il quitta rapidement sa classe, se changea, et partit courir dans le parc. Il avait doucement reprit cette habitude, après l’avoir lâchement abandonnée, lorsqu’Ambre était partie. Petit détail, d’ailleurs, qui l’amusait légèrement : il s’était remis à courir, le lendemain de sa discussion avec Nakamura, dans sa pièce secrète. Car même si ses mots avaient été destructeurs, cela semblait avoir eu un effet positif sur lui. Guérir le mal par le mal, voilà quelle théorie il était en train de vérifier, ces derniers temps. Et cela semblait bénéfique, pour le moment, alors, il ne voyait pas l’intérêt d’arrêter, pire encore, il avait l’intention de trainer dans les pattes de sa chère collègue pour encore un petit moment, ce qui, à coup sûr, allait la ravir.

Le château entier semblait retenir son souffle, frémissant d’impatience. Les fantômes eux-mêmes, avaient du mal à garder leur calme tant la tension était palpable. Le bal approchait. Plus qu’une vingtaine de minute, et les premières jeunes filles feraient leur apparition en haut des marches, pour rejoindre ensuite leurs cavaliers… ou leurs amies, au choix. Gabriel, de son côté, n’était que peu touché par l’excitation ambiante. Il n’avait plus personne à inviter, et surtout, il avait pour rôle de surveiller cette foule d’élève en quête de plaisir, ce qui n’était pas une mince affaire. Autant dire que ce n’était pas la soirée préférée des professeurs. Cependant, ce bal concluait une partie de sa vie qu’il avait hâte d’oublier, et il était heureux de retourner dans son pays pour les fêtes. Une période heureuse et riche en nourriture familière l’attendait, et il avait hâte de prendre le portoloin qui lui ferait revoir les forêts glaciales du Canada, et surtout, les visages des membres de sa famille, dont ses parents et sa sœur, qui lui manquaient plus qu’il ne l’avait d’abord cru. Le jeune homme regarda son reflet dans le miroir, se sourit à lui-même, puis noua sa cravate. Durant un fugace instant, il se remémora un ancien bal, où avait croisé Ambre. Il ferma les paupières et secoua la tête. Il était temps de descendre, assurément. Mauvaise chose que d’explorer sa mémoire dans un moment pareil. Il inspira, et ferma d’un coup de baguette la porte derrière lui.

Avant même qu’il n’atteigne la grande salle, probablement parée de ses meilleurs atouts, la musique et les conversations assaillirent son ouïe, et un léger sourire s’étala sur ses lèvres. Il dépassa les quelques groupes de demoiselles, et certaines gloussèrent à son passage, toutefois il ne s’en formalisa pas, et continua son chemin jusqu’à l’estrade où se tenait déjà quelques autres professeurs –Nakamura ne semblait pas encore être arrivée, ou alors elle faisait déjà des allers-retours dans la salle pour dénicher tous les profiteurs de la soirée-, qui gardaient un œil sur la salle, qui se remplissait de plus en plus. Déjà, on entendait de toute part des bruissements d’étoffes en tout genre, et parfois, quelques cris hystériques qui perçaient les oreilles des personnes les plus proches. Le jeune homme soupira, puis se reprit et se contenta de sourire aux gens qui croisaient son regard. Il discuta quelques instants avec Arthur, plaisantant sur l’ampleur que prenait l’évènement au sein de la gente féminine, puis, il aperçut Mlle Serana, main dans la main avec le mister Serpentard. Il cilla une fois, puis se tourna doucement, décidant de ne pas regarder plus longtemps cette fille qui l’avait laissé pour mort. Certes, il avait vu qu’elle était revenue depuis peu, cependant, il prenait toutes les précautions du monde pour la croiser le moins possible au détour d’un couloir. Car il sentait toujours cette froideur mortelle couler dans son cœur lorsqu’il laissait son regard trainer vers elle. Bien sûr, elle était toujours aussi désirable et glaciale, toutefois, le charme de la jeune fille n’atteignait plus les yeux ni l’âme du professeur qui restait insensible.

Du coin de l’œil il aperçut Nakamura fendre la foule dans sa robe à bustier dorée. Il sourit doucement et songea un instant à aller la rejoindre, mais alors qu’il amorçait un mouvement pour aller vers elle, elle sembla voir quelque chose, et changea de direction, puis se dirigea vers la buvette. Il commanda, tout sourire, une bièraubeurre qu’il but ensuite à petite gorgée, observant la foule autour de lui. Observant les différents couples, et les élèves qu’il avait en classe dans leurs robes et costumes, il se prit à rire pour rien, gagné par l’ambiance festive de cette soirée, et probablement aussi par la boisson qu’il tenait entre ses mains, bien que celle-ci ne soit que très faiblement alcoolisée. Il finit tranquillement son verre, puis, le reposa sur la buvette, en lançant auparavant un récurvit afin qu’il soit réutilisable rapidement. Après quoi, il se fondit dans la foule, grisé par le son, et les rires autour de lui. Il lui semblait redécouvrir la vie, les couleurs, les sons. Depuis son réveil, face à Nakamura, il avait simplement reprit gout à tout ce qui l’entourait. Et il eut l’impression que cela faisait bien trop longtemps qu’il ne s’était pas amusé. Une élève rougissante vint à un moment lui demander une danse, qu’il accepta gentiment, puis alors qu’il allait reprendre une boisson à la buvette, un éclair doré passa à nouveau dans son champ de vision, et cette fois-ci, il ne perdit pas de vue sa collègue, qu’il suivit à la trace. Il se tint à quelques mètres d’elle alors qu’elle s’arrêtait devant un garçon qui se penchait à terre pour regarder sous les robes des filles. Gabriel haussa les sourcils devant le comportement plus que stupide du jeune homme, puis l’imagina durant un court instant pousser la fantaisie à regarder sous la robe de Mlle Nakamura. Le jeune homme sentit le fou rire poindre, et toussa pour masquer sa soudaine hilarité.

Après quoi, il décida d’épargner ce pauvre jeune homme des griffes de sa collègue. Et alors que le jeune garçon relevait les doucement les yeux vers le visage vorace de la magnifique femme dorée, Gabriel qui avait couru jusqu’à elle, l’attrapa par les hanches avant même qu’elle ne puisse proférer une menace, et, la soulevant presque de terre, il continua sur sa lancée. Puis, il tourna la tête vers le garçon, complètement perdu, qui regardait son professeur de botanique lui sauver la vie, et lui lança :


-Qu’on ne vous reprenne plus en train de lorgner sous les jupons des filles, ou je vous promets qu’en plus de passer vos soirées chez Mlle Nakamura, vous viendrez nettoyer les serres pendant vos week-end, et je vous assure que c’est une activité tout à fait passionnante !

Puis, avant que la professeure ne puisse réagir, il l’éloigna légèrement, afin de ne plus avoir l’imprudent dans leur champ de vision. Une fois au milieu de la foule, le jeune homme relâcha légèrement sa collègue, et lui sourit, sachant que cela l’agacerait énormément.

-Plus de punition ce soir, Mlle, laissez-les s’amuser un peu ! Bien que leur conception de l’amusement soit un peu… singulière. Dit-il en lançant un coup d’œil dans la direction du garçon qu’ils venaient de quitter.

Après quoi, le jeune professeur haussa les épaules en souriant, et tout en gardant une main sur la hanche de sa collègue, il l’invita de l’autre, en plantant son regard dans le siens, légèrement joueur :


-Vous dansez ?

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Naoko Nakamura
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MessageSujet: Re: Dancing Queen [P.V]   Sam 18 Jan - 18:52


Hé bien hé bien hé bien... Quel sort allais-je donc réserver à notre cher ami qui visiblement avait l'air de bien apprécier les dessous des filles, mais pour combien de temps encore ? Les chaînes du surveillant de Poudlard n'étaient pas si légendaires que ça et je savais où elles se trouvaient dans les cachots et leur faire prendre un petit air frais afin d'éviter qu'elles ne rouillent trop vite était une excellente idée à mon avis... Rien de mieux qu'un peu d'huile de coudes pour les nettoyer ce qu'allait faire cet élève sans rechigner jusqu'au bout de la nuit, et au lever du jour, on allait bien voir quoi faire avec pour le punir, après tout, ce n'était pas les idées qui manquaient et il pouvait s'en assurer, dans ces moments là, je redoublais d'imagination...
Je fus amplement satisfaite de voir la stupeur se lire sur son visage lorsque nos prunelles entrèrent en contact ; qu'est-ce qu'ils pouvaient être affligeants, tous autant qu'ils étaient dans ces moments là, lorsque inopportunément, ils étaient pris la main dans le sac. Son regard se dirigea cependant au delà de mes épaules en même temps que je me sentis légèrement dégagée sur le côté, par une « force », car non admettre ces mots là m'aurait arraché la gorge, qu'à mon grand damne j'identifiais bien rapidement.
-Qu’on ne vous reprenne plus en train de lorgner sous les jupons des filles, ou je vous promets qu’en plus de passer vos soirées chez Mlle Nakamura, vous viendrez nettoyer les serres pendant vos week-end, et je vous assure que c’est une activité tout à fait passionnante !
Sawyer ! Il travaillait encore à Poudlard celui là ! Pourquoi Wayland s'acharnait-elle ? Et quand allait-elle enfin se décider à renvoyer ce bon à rien, cet empêcheur de tourner en rond qui se sentait toujours obligé de venir sauver la veuve et l'orphelin, sans aucune doute pour chercher à entretenir son image. Mais en avait-il seulement une ?
- On voit que c'est du vécu Sawyer, remarquai-je sèchement, et aussi comme une invitation à aller fourrer son nez ailleurs que dans les affaires d'autrui, comme il appréciait su souvent le faire pour une raison qui me restait inconnu.
Ennui, vraisemblablement. Je ne voyais pas ce qu'il pouvait en être d'autre.
Le petit intermède n'avait guère plus duré plus de quelques secondes, mais ce qui avait largement suffit au fautif de saisir la balle au bond et de prendre la poudre d'escampette vite fait bien fait. Et d'aller se cacher sous de quelconque voiles des filles, une fois de plus.
- Je n'ai pas le temps à vous accorder ce soir pour jouer avec vous, poursuivis-je sur ma lancée refusant toute amabilité de ma part et en claquant ma langue contre mon palet. Allez ronger votre os ailleurs, je suis certaine que Rachel Grayson en a un à vous proposer !
Cette greluche donnait toujours l'impression qu'elle ne savait pas où se mettre et n'avait sa place nulle part. Au moins, c'était un point sur lequel elle n'était pas en erreur parce que c'était effectivement le cas.
-Plus de punition ce soir, Mlle, laissez-les s’amuser un peu ! Bien que leur conception de l’amusement soit un peu… singulière.
La foule dansante s'était refermée tout autour de nous et Sawyer restait totalement indifférent. Je ne donnais pourtant pas cher de sa peau dans les minutes à venir, comme l'outrage à Professeur qu'il venait de commettre en ayant posé sa main sur ma robe et également pour ne toujours pas l'avoir enlevé.
- Profitez-en, lui assurai en baissant les yeux sur sa main, parce que ce sera l'unique et la dernière fois que vous aurez à faire ce type de geste, parce que pas sûr qu'après ce que j'allais lui consacrer, il puisse se servir convenablement de ses doigts un jour.
A cela il répondit d'abord par une autre invitation de sa seconde main libre, ne laissant plus de place au doute à présent : ce malheureux avait des pensées suicidaires.
-Vous dansez ?
Les illusions de Gabriel Sawyer faisaient décidément pitié, et je haussai les sourcils durant un instant afin de saisir le sérieux de cette proposition et j'allais refuser quand... Je changeais radicalement d'avis aux premières notes de la nouvelle danse qui était en train de se dessiner sur la piste et attrapai sans lui laisser le choix cette fois ci cette paume innocente qu'il me tendait, dans le but de lui faire regretter d'avoir eu cette idée saugrenue, nous entrainant ainsi d'un pas décidé au milieu de la piste dans des gestes amples et sûr.
J'étais ravie de pouvoir le prendre une fois de plus à son propre jeu dans lequel j'avais vu clair et si je sentis qu'il tentait par moments de reprendre le dessus, je n'en fis rien pour imposer ce que j'avais derrière la tête à savoir lui montrer que l'unique personne qui menait la danse depuis le début, était moi et moi seule et qu'il avait fait une terrible erreur en voulant s'aventurer sur ce terrain là, preuve qu'il ne savait absolument pas où il mettait les pieds. La question que je me posais était : quand allait-il finalement bien vouloir le comprendre ? J'étais bonne danseuse et n'allais pas me faire prier pour dévoiler mes talents ce soir, n'en déplaise à mon partenaire.
- Vous n'allez par tarder à regretter votre confort à la place qu'est la votre en tant que barman de la Buvette, constatai-je tout sourire, curieuse malgré tout de savoir s'il allait lâchement abandonner ou bien essayer de se montrer à la hauteur du défi que je proposais mais qu'il m'avait lui même en premier demandé de relever.
Mes mouvements étaient fluides et assurés et pas une seconde je ne baissais les yeux afin de vérifier où je mettais mes pieds ; je savais tout à fait ce que je faisais. Il y avait beaucoup plus de place aux alentours que précédemment car progressivement les élèves s'étaient retirés pour nous laisser plus d'espace et ils avaient eu là leur première bonne initiative de la soirée, car je n'allais pas hésiter à marcher sur les pied de quiconque avait l'affreux malheur de se retrouver au beau milieu de mon chemin et des talons aiguilles de mes escarpins et songeai à les laisser traîner plus près de Sawyer encore et pourquoi pas laisser échapper quelques coups perdus.
- Je m'interroge tout de même sur votre manie à vouloir vous attaquer à un poisson plus gros que vous, fis-je, nullement dérangée par nos gestes pour entretenir la conversation. Ne laissez pas traîner vos pieds n'importe où, ordonnai-je juste ensuite en faisait claquer mes chaussures sur le sol pour lui faire comprendre que peut être pour le commun des mortels il était le cavalier, mais que pendant cette soirée comme durant toutes les autres c'était moi qui guidait les fils de sa petite existence comme bon je l'entendais.

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Gabriel Sawyer
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MessageSujet: Re: Dancing Queen [P.V]   Sam 8 Fév - 19:22

Peut-être que Gabriel était suicidaire, sur les bords. Il aurait en effet été difficile de le qualifier autrement, alors qu’il s’avançait, fendant la foule, pour rejoindre l’une des femmes les plus dangereuses de cette joyeuse assemblée. Résolu, les yeux fixé sur elle, une sorte de sentiment étrange se répandant dans son cœur, pulsant dans ses veines et gorgeant ses muscles, il était comme attiré par cet aura de méchanceté qu’elle dégageait. Un papillon nocturne face à une lumière aveuglante. Sauf que, il aurait également été malsain de dire que ce qui l’attirait était du désir, car ce n’était pas le cas. C’était un désir, mais différent du sens commun. Un désir de sortir de la léthargie, un désir d’être secoué, réveillé, piqué, blessé. Un désir étrange, certes, mais il savait que cette femme avait le pouvoir de le sortir de cet état à la limite du dépressif auquel il avait succombé quelques mois plus tôt. Il n’avait pas perçu ce changement tout de suite, car il ne s’était que peu approché d’elle. Et puis, après quelques rencontres mouvementées avec elle, il avait pris conscience qu’il en était à chaque fois ressortis plus vivant. Bien sûr, son cœur et ses pensées étaient à vif, lacérées par sa méchanceté et son mépris hors norme, mais c’était justement cette douleur qui lui faisait retrouver le goût de l’existence. C’était un étrange procédé, auquel le jeune professeur avait pris goût. C’est ainsi qu’il prit l’habitude de se retrouver aux côtés de Mlle Nakamura lors des repas, ou à d’autres occasions. Il savait pertinemment que cela ne plaisait pas du tout à sa collègue, et cela le réjouissait d’autant plus, car plus il était à ses côtés, plus cinglantes étaient ses répliques.

C’est ainsi qu’il se retrouva à nouveau dans les parages lorsqu’elle interpella un élève fouinant sous les jupes des jeunes filles. Gabriel ne sut pas ce qui lui prit, toujours en est-il qu’il se précipita vers sa collègue, la déplaçant par la force de ses bras, et sauva ainsi le jeune homme prit entre les griffes acérés de Nakamura. Tenant toujours la taille, -plutôt fine, il fallait l’avouer,- de sa collègue entre ses mains, le jeune homme lança une nouvelle menace au garçon. Et c’était pour le jeune professeur l’une des pires menaces qu’il puisse donner un élève, car nettoyer les serres n’était pas de tout repos. Gabriel n’eut pas le temps de reporter son attention sur sa collègue, que déjà il la sentit se tendre entre ses larges mains, et un sourire s’épanoui sur ses lèvres tandis qu’il entendait déjà ses dents grincer de déplaisir. La partie commençait. Certes, il avait de grandes chances d’être blessé, et peut-être même retrouvé mort, toutefois, n’était-ce pas ce qu’il cherchait ?


-On voit que c'est du vécu Sawyer.

Le jeune homme lui retourna un sourire.

-Vous n’avez pas idée !

Il faut dire qu’il refusait catégoriquement que les elfes viennent l’aider dans cette tâche. Il trouvait cette manière de les utiliser tout à fait humiliante, et préférait nettement nettoyer toutes les serres par lui-même. C’était une tâche assez ingrate, bien sûr, mais qui lui permettait de réfléchir en lançant mécaniquement quelques sorts. Et lorsque ses idées étaient trop tortueuses, et qu’il sentait qu’il avait besoin de plus de temps pour y voir clair, il lui arrivait de nettoyer à la main, sans magie. Cette tâche était longue et fatigante, d’autant plus que les serres étaient grandes, et que les élèves n’étaient pas connus pour être très soigneux. Après chaque cours, il devait obligatoirement lancer un sort pour nettoyer par terre où il était certain qu’à la fin de la journée, il marchait sur une couche très épaisse de terre et de débris végétal. Et puis, il arrivait également que les vitres se salissent et dans ce cas, il fallait, quand le cœur y était et la magie non, se munir d’un chiffon et de produit vitre pour venir à bout de toutes les traces. Autant dire que le nettoyage des serres était une punition des plus terribles, du point de vue de Gabriel.

- Je n'ai pas le temps à vous accorder ce soir pour jouer avec vous, Allez ronger votre os ailleurs, je suis certaine que Rachel Grayson en a un à vous proposer !

Le jeune homme fronça les sourcils en lançant un regard vers l’estrade, où se tenait en effet Mlle Grayson, qui semblait toute pâle, et somme toute, pas très rassurée. Le grand cœur de Gabriel eut un coup et par gentillesse, il eut en effet la subite envie d’aller lui tenir compagnie. Puis, sentant que ses mains étaient toujours sur la taille de sa collègue, et que pour le moment c’était à elle qu’il avait envie de rester, il tourna son visage vers elle. Il aurait probablement l’occasion, plus tard dans la soirée, de discuter avec Rachel, mais pour le moment, il tenait cette tigresse entre ses mains, et il n’avait pas envie de la laisser s’échapper. La flamboyante professeure de potion dut également se rendre compte que ses doigts étaient toujours sur sa taille, et les fusilla du regard tandis qu’il poussait le vice en les laissant sagement posés, lui retournant un sourire.

-Profitez-en, parce que ce sera l'unique et la dernière fois que vous aurez à faire ce type de geste.

Mais au lieu d’ôter vivement sa main comme toute personne sensée l’aurait fait, le jeune homme, chez qui cette idée trottait depuis un moment dans sa tête, tendit sa deuxième main à sa collègue, et avec un petit sourire lui proposa de danser. Si réellement, il n’avait pas été bon en danse, jamais il n’aurait osé faire une telle chose. D’autant plus qu’il ne savait pas quel niveau avait sa nouvelle partenaire –si seulement elle acceptait, ce dont il doutait-. La jeune femme haussa les sourcils, puis, sembla changer d’idée au moment même où les notes d’un nouveau morceau s’élançaient dans les airs, langoureuses, dangereuses. Tango. Danse qui d’une certaine façon avait toujours plu à Gabriel. Jeune, il avait pris des cours de danse de salon, et cette danse complexe avait toujours retenu son attention. Il se rappela même avoir essayé d’entraîner Ambre dans une danse pareille, l’année dernière, et qu’elle avait refusé. Il crut un instant que sa collègue, se calquant sur l’exemple de miss Serana, allait refuser son invitation. Il se fit rapidement une raison, mais alors qu’il commençait à baisser sa main, Nakamura la lui attrapa, et avec des gestes remarquablement assurés, le mena jusqu’au centre de la piste. Le jeune homme eu du mal à réfréner un sourire et se plaça devant elle dans un mouvement joliment contrôlé.

- Vous n'allez pas tarder à regretter votre confort à la place qu'est la vôtre en tant que barman de la Buvette.
- C’est ce que nous allons voir. Lui répondit-il avec un regard amusé.

Il planta ses yeux dans les siens, et sut pas avance qu’elle allait lui faire regretter son effronterie. Il sourit de nouveau, puis se concentra. Si elle avait accepté cette danse, à ce moment-là, alors que les premières notes d’un tango résonnaient dans la salle, ce n’était pas pour rien. Elle devait savoir danser sur cette musique-là, et déjà, Gabriel sentit l’excitation monter en lui. Ils étaient au centre, il avait entre ses bras la femme la plus dangereuse qu’il ait eu à approcher, et ils allaient danser, ensemble. Une danse connue, et pourtant si peu apprise. Une danse qui signifiait tellement, fougue et colère, tensions de toutes sortes. Il remonta sa main, qui était restée sur sa hanche, un peu plus haut, là où sa robe se terminait et où elle dévoilait ensuite sa peau. Et elle commença. Habituellement, dans une telle danse, c’était l’homme qui menait. Toutefois, le jeune homme savait pertinemment que sa collègue n’était pas une femme à se laisser mener bêtement par un homme, et surtout par lui. Il mena donc le début de la danse, puis il laissa sa collègue prendre la suite.

Elle était incroyable. Ses mouvements étaient mesurés, amples, précise, et remplis à la fois d’une nonchalance et d’une intensité typique du tango.  D’une certaine façon, cette danse était une improvisation. Gabriel devinait où sa partenaire souhaitait aller et les pas qu’elle souhaitait faire en épousant son corps et en sentant dans quel pieds elle plaçait son poids. Le cœur battant, il suivit du mieux qu’il put les envies de sa collègue, puis après quelques secondes, il entra complètement dans la danse et dans la musique. Ses pas se firent plus assurés, ses mouvements plus précis, et il évita avec habileté le talon vengeur de sa partenaire qui s’appuyait parfois trop près de ses pauvres pieds.


- Je m'interroge tout de même sur votre manie à vouloir vous attaquer à un poisson plus gros que vous. Il n’eut le temps de répondre, que déjà elle enchaînait en faisant claquer ses pieds au sol. Ne laissez pas traîner vos pieds n'importe où. Le jeune homme sourit, et ne se laissant pas déconcentrer par le ton badin de sa collègue, plaça un mouvement un peu plus habile dans leur étrange chorégraphie, forçant la demoiselle à placer son pied en arrière, de telle façon que leurs visages furent plus proche durant un court instant.

-Je crois que c’est l’ennui… ou plutôt le besoin qui me pousse à venir vers vous. Puis il continua de façon sarcastique, Le besoin d'être remis à ma place, sans doute. Le jeune homme se releva, puis, continua sur le ton de la conversation, Vous dansez très bien, vous avez pris des cours plus jeune ?

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Naoko Nakamura
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MessageSujet: Re: Dancing Queen [P.V]   Dim 16 Fév - 17:20


Sans cesse je faisais des allers retours entre le passé des élèves et le mien ; leur fonctionnement, et comment je m'étais conduite à leur place, surpassant ces ignares en tout points, mais toutefois, cet attachement s'arrêtait là. Il n'y avait que le futur qui comptait et qui me promettait de grandes et belles choses pour l'avenir, je n'en avais aucun doute, alors s'arrêté sur ce qui avait déjà été vécu et qui ne reviendrait pas n'avait strictement aucun intérêt, si ce n'est resté bloqué dans une brèche que le temps avait sournoisement creusé, pour s'y blottir et s'y complaire. C'était idiot et relevait d'une folle utopie que même la magie ne pouvait pas contrôler : le temps. Et puis à quoi bon ? A quoi bon se soucier du contrôle qui était d'ores et déjà de l'ordre du souvenir, lorsqu'on avait l'immense faculté de prendre à bout de bras son destin en main ? Décidément je n'avais jamais compris l'espèce humaine et cette manière qu'elle avait de s'appesantir sur ce qui lui avait dans tous les cas été définitivement arrêté, alors que de l'autre côté, le fil poursuivait de se tisser et il fallait le suivre sous peine de ne pas se voir faire des sauts en chute libre. Non, décidément, la place aux regrets n'était pas pour moi. Ma vie d'adulte surpassait en tous points mes activités limités d'adolescente et aujourd'hui, j'avais réussi à récolter assez de pouvoir, pour obtenir, à l'issue, encore plus. C'était une idée fixe à laquelle je ne dérogeais pas ; il était en effet impensable que qui que ce soit ne puisse avoir l'opportunité de me faire dévier de ma trajectoire.
Gabriel Sawyer n'allait pas faire exception à cette règle, et c'était un brin étonnant malgré tout car ces derniers temps, il ne cessait de se mettre en travers de ma route (mais ce n'était que quelques bricoles qu'il était inutile de mentionner). Etonnant car je n'avais jamais eu affaire à lui jusque ici et que depuis que j'avais besoin de ses petites mains pour faire les sales besognes, c'était comme si tout à coup, il s'était senti pousser des ailes et devenir important et se permettait des libertés que lui même n'aurait même pas envisagé jusque là. Ces jeux là n'étaient pourtant faits que pour les enfants en manque d'attention et je n'en avais pas une minute à accorder à ses caprices, ou à part, comme à présent, lorsqu'il s'agissait de le remettre à sa place comme bon se devait. Après tout, il allait bien finir par se lasser de se prendre des vestes sans arrêt et trouver consolation parmi les plantes.
C'était à mourir d'ennui, vraiment.
La piste se libérait au fur et à mesure que  nous prenions de l'amplitude dans nos pas ; au moins Sawyer ne me faisait pas honte en dansant comme les balais qui se trouvaient dans les placard de l'école et qui ne sortaient pas de leur cachette une fois de l'an. Je n'avais que faire des murmures qui se mêlaient à la danse parce que la fête était habituellement réservée non pas aux professeurs, mais aux élèves, tradition stupide et pourtant chaque année l'étonnement était le même pour peu qu'un membre de l'équipe enseignante s'essaye à l'exercice. Je n'étais pas essoufflée par le rythme, bien au contraire et évoluait en même temps que le tempo de la musique sur laquelle je me sentais de plus en plus à l'aise, comme si j'étais prête à en découdre avec l'homme des serres, la Bête qui ne sortait de sa tanière que rarement et c'était très bien comme ça : chacun devait rester à la place qui lui était attribuée pour ne pas bousculer l'équilibre des choses et surtout ne pas venir mettre des bâtons dans les roues aux personnes qui elles étaient importantes et n'avait bien que peu de considération pour les petites gens !
- Toujours dans la course ? Interrogeai-je en feignant le surprise, parce que même en tant que partenaire de danse, il n'en restait pas moins une compétition, et cela afin d'asseoir un peu plus mon autorité, ce qui, d'une certaine manière, ne faisait jamais de mal à l'égo.
Celui de Sawyer en revanche allait en prendre pour son grade si ce n'était pas déjà fait, même si plusieurs fois à présent je m'étais déjà faite cette réflexion qu'il ne devait pas avoir énormément d'estime pour lui même pour provoquer à chaque fois un peu plus loin sa descente aux enfers, mais allez donc savoir ce qui lui passait par la tête, même si ça ne devait être que bien peu intéressant de mon point de vue il n'en restait pas moins qu'avec ses actions, elles venaient jusqu'à moi et pouvait s'avérer parfois très importunes.
Elles l'étaient tout le temps en vérité, mais en ce soir de fête, je voulais bien laisser transparaître une once de clémence et de générosité. Sawyer toutefois, n'était sans doute pas assez malin pour en faire bon usage.
Qu'avait-il donc de beau à répondre à mes attaques ce soir d'ailleurs ?
-Je crois que c’est l’ennui… ou plutôt le besoin qui me pousse à venir vers vous. Le besoin d'être remis à ma place, sans doute.
Oh, de mieux en mieux vraiment, et à présent je me demandais bien pourquoi diable m'étais-je penchée sur son cas plus de deux secondes et demi, car les états d'âmes du professeur (surtout des états d'âmes comme celui là!) avaient aussi peu de valeur que les mouches téméraires qui venaient parfois jusque dans mon cachot et d'y croupir parce qu'elle ne retrouvait jamais la sortie par la suite.
- Qu'est-ce que c'est touchant, grinçai-je d'une voix doucereuse et pour me retenir car j'étais légèrement penchée vers l'arrière avec nos mouvements qui s'enchaînaient, je plantais mes ongles où ces derniers voulaient bien s'accrocher. Dommage que je ne fasse pas la charité, coupai-je nullement flattée du... compliment ? C'est bien tenté, mais Noël ne fait pas exception. C'était en contradiction avec ce que j'avais pensé à peine quelques secondes plus tôt, mais il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin non plus.
Suite à cela, je me redressai en même temps que le pique musical, imposant de cette même façon mon style afin de ne lui laisser aucun répit ; puisque tel avait été son souhait, il y avait quelque concessions auxquelles je pouvais céder tant qu'elles était à mon avantage.
- Vous dansez très bien, vous avez pris des cours plus jeune ?
- Je ne révèlerai jamais mes secrets, c'est inutile, persifflai-je en répondant du tac au tac dans un haussement de sourcils, ne comptant certainement pas me laisser séduire par ses compliments, que s'imaginait-il donc ?
Un, deux, trois, trois nouveaux pas qui suivaient la cadence. Je sentis imperceptiblement ma robe rencontrer un obstacle, dans mon dos, sûrement les jambes d'un élève trop stupide, n'ayant pas pris la peine de libérer le secteur.
- Je suis étonnée, constatai-je, mais tout en gardant un timbre mesuré dans la voix, qui lui ne laissait aucune place à l'étonnement, vous êtes donc moins gauche en dansant que lorsque vous errez dans les couloirs du château. Dois-je en conclure que vous avez subit le sortilège de Tarrentallegra avant de m'inviter à danser ? Lui même présentait les occasions de lui offrir des remarques acerbes. Pas étonnant qu'après vos cours, mes élèves soient si dissipé en classe. Ce n'était que pour la forme car il suffisait généralement de cinq secondes montre en main pour que tout le monde ne tarde pas à retrouver le silence.

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"You’ll fall like a guillotine,
Kneel before the queen.
You’ll fall like a guillotine,
And I will rise.

I don’t need blue blood,
Running through my veins,
Because like a queen, like a queen,
I can make you say you love me".

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