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MessageSujet: Like a snake [PV]   Mer 1 Jan - 15:00

Le cours de sortilège venait de se terminer et je voyais au loin, les quelques serdaigle avec qui je m’étais lié d’amitié m’attendre à la sortie des cours. Je refermais mon livre et après un dernier regard pour le professeur qui était manifestement très encline à ce que tous ses élèves sortent de la salle pour ce dernier cours de l’année et me dirigeaient vers eux. Les discussions entre nous étaient assez variées et je me plaisais à poudlard. Je savais bien sûr que ce serait le cas, mais le vivre était différent. A vrai dire, tout me passionnait dans ce vieux château. Que ce soit les repas opulents, les cours attrayant, les élèves énergiques et cette ambiance de peur, d’amour et de haine qui planait dans les couloirs. J’appréciais même les heures que je passais à la bibliothèque car j’apprenais à chaque fois quelque chose de nouveau. C’était comme si je me retrouvais devant un buffet à volonté et tout ce qui se trouvait devant moi dégageait une odeur alléchante. Je pouvais choisir ce que je voulais et de ce fait, je ne savais pas par où commencer.

Mais puisque les vacances commençaient, j’aurais le temps de me consacrer à tous les sujets qui m’intéressaient et me donnait l’envie d’étudier. Ainsi, les premiers jours, je les passais à la bibliothèque, à lire, écrire et me faire des fiches des révisions. J’essayais de m’avancer dans les cours mais sans explications supplémentaires, je trouvais ça compliqué. Du coup, je décidais de m’orienter sur des matières plus… techniques. Non pratique. Et ça me réussissait. Et à vrai dire, l’histoire devenait de plus en plus intéressante et prenante à force de lire des livres concernant l’histoire de la magie. Mais quand je revenais vers ceux que je considérais comme mes amis, tout changeait. Surtout depuis l’annonce d’un bal organisé le soir de Noël.

Tous étaient pleins d’entrain, et passaient leur temps à dévisager toutes les filles en se demandant si elles seraient d’accord pour y aller avec eux. Je ne voyais pas en quoi ce bal nous concernait. Nous n’étions qu’en première année après tout… et savaient-ils danser .Quand je leur posais la question, ils me regardaient surpris, comme si danser avait une importance quelconque pour aller à un bal, puis ils retournaient à leur chasse à la cavalière. Et moi je retournais à mes livres.

Au bout de quelques jours, ils me pressaient de chercher moi aussi une cavalière.

Personnellement ça m’était totalement égal. En fait, aller à ce bal ou non était sans importance. Ce serait sans doute amusant, mais à quoi bon . J’avais encore 6 ans pour m’y rendre et dans les prochaines années, j’aurais sans doute quelqu’un avec qui y aller. Mais le jour même, une fille vint m’aborder au détour d’un couloir.

Je la regardais. Elle me regardait. Elle me fit un sourire, auquel je restais de marbre. Que me voulait-elle ? Et aussi naturelle que si elle m’avait demandé l’heure elle me fit part d’une vérité qui devait être à ses yeux absout, qui était qu’elle était belle et que j’étais à son goût, et de ce fait, nous irions au bal ensemble. Est-ce que j’en avais quelque chose à redire ? Pas vraiment. J’acceptais. Aller au bal ou non était sans importance à mes yeux, mais si quelqu’un voulait s’y rendre avec moi, pourquoi dirais-je non ? Je n’étais pas certain qu’elle connaisse mon nom, et je ne connaissais pas le sien. Ce serait la surprise.

Quand j’annonçais à mes amis dans la soirée que j’avais une cavalière, ils restèrent tous à me regarder quelques secondes attendant que je leur dise que c’était une blague. Puis, réalisant que ce n’était pas le cas ils ne cessèrent de me poser des questions sur elle. Son nom, à quoi elle ressemblait, sa maison, son année, son âge et d’autres choses dont je n’avais pas la moindre idée et que j’étais certain de ne jamais savoir. Tout ce que je pouvais dire sur elle, c’était qu’elle était rousse, jolie, et entreprenante. Pour le reste… je le découvrirais en temps et en heure.

Et maintenant que je savais que je finirais immanquablement par me rendre au bal, il me faudrait une tenue. J’envoyais donc une lettre à ma mère pour lui demander de m’envoyer un costume de soirée, mais elle s’y attendait. Car à peine la lettre venait de partir que je recevais un colis d’elle avec un costume noir. La chemine, le pantalon et la veste étaient d’un noir d’encre. Seule la cravate était d’un blanc immaculé. J’aimais. Même si m’habiller de manière aussi sophistiqué n’était pas dans mes habitudes.

Je montais donc le colis dans mon dortoir et le plaçais dans mon armoire en attendant le soir où j’aurais à le ressortir.

Parfois je voyais cette fille dans les couloirs. Elle et sa sœur visiblement. Des jumelles, sauf que la mienne était rousse et l’autre blonde. Je me demandais laquelle des deux avait gardé sa couleur naturelle, mais j’aimais beaucoup la version rousse. Sans doute parce que je savais que je passerais une soirée avec elle. Aucune idée. Et à force de la croiser dans les couloirs, j’en devinais qu’elle était à serpentard, première année, comme moi. Je n’avais jamais fait attention à elle pendant les cours. Ce qui était normal à vrai dire, puisque pendant les cours, je faisais attention au cours justement. Je n’osais pas lui parler, et comme elle ne venait pas non plus vers moi, je me disais que le mieux était d’attendre. De toute manière, j’aurais toute une soirée pour la connaitre.

Et la soirée en question allait bientôt démarrer. Dans mon dortoir j’ajustais une dernière fois ma cravate tandis qu’un de mes amis débarqua dans la chambre avec une bouteille de bierrobeurre qu’il avait sans doute trouvée dans une chambre d’élève de dernière année et me la tendit avec en avoir bu une gorgée. Je refusais poliment pour retourner à mon reflet alors qu’il me parlait de la fille qu’il avait finalement invitée. Une brune de poufsouffle, au regard tendre et au parfum sensuel. Il en était complètement fou. Ça faisait d’ailleurs des semaines qu’il en parlait et j’étais réellement content pour lui qu’elle ait accepté de s’y rendre avec lui. Mais s’il était si fier que ça de s’y rendre avec elle, pourquoi n’était-il pas dans le hall à l’attendre ? Je gardais mes commentaires pour moi car je savais qu’il serait vexé et lui fit comprendre que j’étais attendu. Si elle ne m’avait pas oublié.

En y repensant, je me rendais à cette soirée avec une fille que j’avais brièvement aperçue et avec qui je n’avais jamais parlé. Je ne savais toujours pas son nom d’ailleurs. Quelque chose comme Kiara, Clara ou Cara, j’avais entendu une de ses amies l’appeler mais avec la distance, ce n’était pas facile de distinguer clairement le prénom. Je verrais bien. Je verrais bien. Cette phrase semblait être ma devise depuis quelque temps. Et moi qui n’aimais pas vraiment les surprises, ou qui les gâchais toutes, je n’étais pas au meilleur de ma forme. J’aimais savoir ce qui m’attendait. Et c’est bien parce que j’étais certain que tout se passerait bien que j’avais accepté. D’ailleurs, pourquoi cette soirée se passerait mal ? J’étais seulement… extrêmement mal à l’aise. Mais peu importe.

Je quittais ma tour en même temps qu’une bonne dizaine depersonnes. Je n’avais jamais vu autant de monde dans les couloirs. Des garçons et des filles surexcité, énervé, heureux, qui s’embrassaient… ce mélange de sentiments et de tension étaient si caractéristique à cette école et aujourd’hui, c’était comme si toute ce flot de sentiments se concentrait en un seul lieu. Je m’attardais sur la route pour regarder toutes ces personnes qui se dirigeaient le sourire aux lèvres vers le hall d’entrée. Je croisais au passage deux de mes amis, dont celui qui m’avait tendu la bierrobeurre et un autre, au bras d’une fille de notre classe que je n’imaginais absolument pas avec lui.Deux caractères bien trop opposés. J’imaginais volontiers que c’était elle qui avait insisté parce qu’elle n’avait pas trouvé d’autre cavalier. Cette fille était bien trop froide et autoritaire pour qu’on ait envie d’y accorder de l’attention. Quant à moi, je me retrouvais en haut des marches et scrutais le hall des yeux pour voir si elle m’attendait déjà. Ce n’était pas le cas. Tant mieux. Je n’aimais pas me faire attendre.

Je descendais calmement les marches puis m’installais près de l’entrée qui menait aux cachots. Maintenant, tout était joué, elle n’avait plus qu’à entrer en scène.
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Cara G. Parkson
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MessageSujet: Re: Like a snake [PV]   Ven 3 Jan - 22:22

Le bal de Noël. Avais-je vraiment besoin de dire autre chose ? C'était l'évènement de l'année – pas du siècle parce qu'il avait lieu tous les ans. Mon cœur battait aussi vite que le jour de ma naissance – ou n'importe quel jour où il avait battu à la vitesse de la lumière. C'était ce soir. Aujourd'hui, là dans quelques minutes j'allais descendre les marches des escaliers dans ma magnifique robe et rejoindre mon merveilleux cavalier. Tout était parfait. De mes chaussures – envoyées par maman spécialement pour l'occasion – à ma coiffure. Rien n'avait été laissé au hasard, c'était mon premier bal et je voulais pouvoir m'en rappeler toute ma vie. Bon, d'accord à onze ans il était difficile de ressembler aux septièmes années qui étaient incroyablement belles – pas toute cela dit, certaines me donnait envie d'exploser de rire. Bref, pour une petite nouvelle je m'en sortais plutôt bien et surtout j'avais le plus beau cavalier de mon année. Connor je ne savais plus quoi, un Serdaigle qui semblait être amoureux des livres et qui avait dû me confondre avec Vesper lorsque je lui avais demandé mais tant pis ! C'était avec moi qu'il venait et j'en étais très fière. Évidemment, j'avais pris quelques dispositions notamment lorsque je m'étais attardée sur sa façon de s'habiller... Ce n'était pas horrible mais ça ne m'allait pas parfaitement. Alors je lui avais fait envoyé de beaux vêtements qui s'accorderaient parfaitement avec ses yeux. Qu'est-ce que j'avais bon goût ! Il fallait que j'envisage une carrière dans le mode, une carrière à laquelle mes résultats désastreux ne nuiraient pas – dans le pire des cas je pouvais toujours me faire passer pour Vesper.

Quelques heures auparavant j'avais commencé les préparatifs. Maquillage, robe, coiffure – merci Antho ! - et tout ce qui allait avec. J'avais en passant harcelé ma charmante sœur pour qu'elle mette une robe – aller au bal en pantalon... franchement ! Il m'avait fallu du temps et des efforts pour obtenir ce que je voulais et je m'étais bien observée dans le miroir pendant une demi-heure pour savoir si tout était parfait. Finalement j'avais choisi d'oublier les quelques défauts encore présents pour profiter du moment même si ce n'était pas comme je l'avais rêvé. C'était presque aussi bien. Pendant un instant, alors que j'étais assise sur mon lit, mes cheveux tombant en cascade autour de moi, j'avais fermé les yeux et je m'étais projeté dans la salle de bal accompagnée de Connor. (Il était drôlement beau d'ailleurs.) Tout le monde nous saluait – comment avais-je réussi à devenir aussi populaire en si peu de temps je m'en fichais pas mal tant que je l'étais. Je me baladais telle une reine devant ses sujets faisant des petits signes de mains à de lointaines connaissances. Les professeurs écarquillaient les yeux en me voyant et leurs regardant se remplissaient d'admiration. Que c'était merveilleux ! … Antho me ramena brutalement à la réalité en sursautant parce qu'elle venait de casser un bouton de sa robe. Mauvaise idée pour une telle soirée ! J'en profitais pour jeter un regard à Ves' qui était de nouveau planquée dans ses bouquins. Ni l'une ni l'autre je lui arrachais son livre, pas question qu'elle étudie ce soir alors que nous avions tant de choses à faire !

Et donc, une chose en entrainant une autre j'étais arrivée en haut des escaliers. Devinez quoi ? D'où j'étais je voyais Connor ! Il n'était pas aussi beau que dans mes rêveries mais il était pas mal tout de même. Je souris majestueusement avant de descendre les degrés me conduisant à mon cavalier. A vrai dire je devais me retenir pour ne pas courir surtout que cet idiot ne regardait pas dans ma direction... Pire qu'Hugo celui-là ! Néanmoins je finis par arriver à sa hauteur et il finit par me voir – pourtant n'étais-je pas aussi visible qu'une étoile brillant dans le ciel noir de la nuit ?


« Que tu es beau ! », m'exclamai-je avec un sourire franc – il était tout de même bien beau. « Ce costume te va à merveille ! » J'avais bien choisi. Évidemment il n'était pas aussi beau que j'étais belle mais lui dire ne m'aurait pas servi et puis, tout le monde savait qu'il fallait commencer avec un compliment.

Mon regard dans le sien j'aurais aimé lui dire que j'étais ravie – plus que ça même – d'être là avec lui, qu'il avait eu raison de me dire oui et qu'on allait s'éclater mais je choisis de garder ça pour la fin. Peut-être qu'il ne savait pas danser et qu'il allait me ridiculiser. Quoique, c'était un Serdaigle. Il avait du faire des recherches sur ce qu'était un bal, les danses qui étaient proposées et il les avait surement appris par cœur. J'étais rassurée, tout allait bien se passer ! De toute façon nous étions tellement beau que les petites fautes tout le monde allait nous les pardonner.

J'avisais d'un regard mauvais les couples autour de moi. Certains allaient plutôt bien ensemble... J'étais subjuguée par les robes d'un groupe de filles, toutes les mêmes mais d'une couleur différentes ; elles leur allaient à ravir ! Non, je n'étais pas jalouse j'allais juste devoir faire mieux l'année d'après. De toute façon ce n'était pas un concours de robe, plein de choses rentraient en jeu et j'avais un tas de secrets qui pouvaient m'aider !
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MessageSujet: Re: Like a snake [PV]   Mer 8 Jan - 4:51

Je ne sais pas si j’étais désespéré ou simplement content. En fait, mon esprit était partagé. Mon cerveau droit me criait que c’était bien de changer, de voir du monde et quoi de mieux que de passer une bonne soirée en compagnie d’une personne qui recherchait sa compagnie justement ? Mais la partie gauche de mon cerveau soupirait d’agacement. Qui était assez idiot pour dire oui à une fille qu’il ne connaissait ni d’Ève ni d’Adam pour passer toute une soirée ? Et si elle était horriblement exaspérante . Et si elle se montrait stupide et sans intérêt . Ce serait la soirée la plus longue de son existence, et tout ça parce qu’il n’avait pas respecté la règle numéro une, la seule et unique loi logique, qui ne se basait sur rien d’autre que l’évidence qui était : ne pas dire oui à un inconnu dont ne saisirent pas les intentions véritables. Mais moi je l’avais fait. J’étais passé outre cette loi universelle et je m’habillais, avec le plus grand calme, devant un miroir sur pied pour être présentable, voir séduisant aux yeux de ma chère cavalière sans nom.

Un de mes amis débarqua dans la chambre avec un grand sourire. Une bouteille à la main, bien sûr. Je refusais poliment. Il me fit part de l’importante décision que lui et sa poufsouffle avait décrétée concernant l’heure du rendez-vous donné que plus tard. Ils ne voulaient pas arrivé avec tout le monde et devoir attendre devant la porte. J’étais plutôt d’avis qu’il avait choisi la fille la plus superficielle de la terre et qu’elle avait donc besoin de plus de temps que les autres pour se préparer, mais je gardais mes commentaires pour moi. Il était heureux, et c’était tant mieux pour lui. Puis il sortit de la chambre. Je jetais un coup d’œil à l'horloge suspendue près de la porte et pris une dernière grande bouffée d’air. Voilà. C’était l’heure. Le moment tant redouté, où tant attendu, tout dépendait de mon humeur et de l’hémisphère de mon cerveau qui prenait le dessus. Mais c’était le moment. Je réajustais une dernière fois ma cravate, soucieux, stressé, et aussi pour gagner quelques secondes de temps, puis je sortais de mon dortoir, puis de la salle commune. Il était temps.

Les bals, je n’en avais jamais fait, ni n’avais jamais eu envie d’en faire ou de m’y rendre. Ce n’était pas le genre de vie que je menais. J’aimais mieux les chaudes soirées d’été à l’ombre d’un peuplier avec un livre en main que dans une salle bondé de monde à sourire et tendre ma main pour saluer un nombre incalculable de personnes que j’aurais, de toute manière, oublier quelques minutes plus tard. Je craignais un peu que cette soirée s’annonce de cette manière. Sa cavalière était peut-être connue… il aurait dû se renseigner. Mais comment ? Sans connaitre son nom, c’était difficile de demander quoi que ce soit. Peut-être que j’aurais dû demander à Johannes ? ... oui j’aurais dû faire ça. Il était dans sa classe, forcément. Avec ma description, il aurait pu découvrir qui elle était. Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ? De toute manière, c’était un peu trop tard.

J’étais dans le hall d’entrée, attendant ma cavalière. Je regardais à droite, à gauche, dévisageant et admirant les couples autour de moi sans reconnaitre personne. Il y avait un de ces mondes ! Certaines filles me disaient vaguement quelque chose, mais leurs cavaliers absolument rien, alors je me disais que je devais me tromper. Je me dirigeais vers les escaliers qui menaient aux cachots, pour être certain de ne pas la louper mais regardait malgré tout dans la salle pour voir si je ne la trouvais pas en train de m’attendre à l’autre bout des lieux. Ce serait bête. Et petit à petit fleurissait en moi un sentiment étrange, comme si j’attendais pour rien. On n’avait pas reparlé, ni même envisager de passer un moment ensemble avant ce fameux bal et donc, nous n’avions pas reconfirmé cette soirée. Je ne sais pas comment on était censé s’y prendre pour ce genre de cérémonie. J’avais lu un livre sur les bals cette semaine, pour ne pas faire de faux pas -et j’avais même appris à danser, pour dire à quel point je m’impliquais dans cette soirée- mais la théorie et la pratique étant très différentes, je stressais. Légèrement. Ou était-elle ? Je reposais mes yeux sur les escaliers des cachots et là je la vue.


« Que tu es beau ! Ce costume te va à merveille ! »

Je lui souriais. Elle était…magnifique, pour ne pas reprendre son terme, bien que le mien n’étaient sans doute pas suffisamment fort. Comment la définir autrement ? Charmante, ensorceleuse, séduisante, divine, extraordinaire, fantastique, jolie, parfaite, ravissante, sensationnelle, phénoménale, incroyablement belle, féérique, saisissante, mirobolante…

-Tu es si…fantasmagorique.

Oui. C’était exactement ça. Dans sa longue robe, elle était si aveuglante que c’était presque féérique. J’étais content d’être là avec elle, qui qu’elle soit. Je crois que finalement son nom n’avait aucune importance. Dans sa robe, son sourire sur ses lèvres, sa barrette qui brillait dans ses cheveux, la pointe de maquillage qui illuminait ses yeux, c’était comme si je regardais un spectacle merveilleux qui n’était joué que pour moi et moi seul. Une seule représentation. Une seule et unique et j’avais eu l’honneur de m’assoir sur le seul siège disponible.

Elle me souriait. Oui. Tout allait bien se passer. Je suivis du regard les couples qu’elle regardait, me disant que peut-être elle les connaissait mais je reconnus cette même lueur dans les yeux que Hans avait parfois pour Marcus et je savais que ce n’était pas de l’amitié. Elle les enviait. Pourquoi ? Était-ce moi ou cette chose que les femmes possédaient et qui les rendaient forcément jalouse dès qu’une autre portait une robe ou des chaussures qu’elle jugeait meilleure que la/les siennes ? Je levais les yeux au ciel amusé, tandis qu’elle avait les siens tournés vers une fille à longue robe dorée. Autour d’elle était réunis une bande de filles qui la complimentait sur sa robe, ses chaussures et son cavalier étaient aux anges, pour le moment. Je frôlais la joue de ma serpentard pour tourner délicatement son visage vers moi, et plongeais mes yeux dans les siens.

J’aurais dû dire un truc classe et dont elle se serait souvenu pendant des jours, voire des mois mais… je ne savais pas quoi dire. Qu’est-ce que je pouvais dire qui ne fasse pas trop stupide ni trop…enjoué ? Qu’elle sache que je le pense vraiment sans en faire des tonnes . Mais au lieu de dire quelque chose de stupide, j’aimais mieux ne rien dire et profiter de son regard, qui attendait, sans doute un mot réconfortant de ma part. Mais comment pouvais-je mieux lui dire qu’à mes yeux elle était la plus belle qu’autrement que de cette manière ? Je ne voyais qu’elle. Cette file là-bas, à la robe bien trop ostentatoire n’était qu’une étoile. Ma serpentard était la lune. Elle les surplombait toutes sans exception. Et après un autre sourire qui apparaissait de plus en plus naturellement, je pris sa main et l’entrainait à ma suite dans la salle de bal.

A vrai dire, je l’avais entrainé à ma suite, mais je ne savais même pas vers où aller. Je voyais Hans près du buffet avec sa copine, ou son « amie » comme il disait mais il passait beaucoup trop de temps à penser à elle pour qu’elle ne soit qu’une « amie ». Il ne s’en rendait simplement pas compte. La preuve était faite ! Je savais que beaucoup de filles l’avaient invité au bal et qu’il leur avait tout dit non. Si ce n’était pas parce qu’il envisageait de s’y rendre avec ELLE, je voulais bien me taper deux heures de colle ! Enfin bref, pas le buffet. Pas maintenant. Hans allait lui poser des questions et c’était gênant. Surtout quand il lui demanderait de lui présenter sa cavalière. Qu’allait-il pouvoir lui dire ? Non, je regardais plutôt vers la droite…

À droite, il y avait plein de tables. Avec plein de monde. Je n’étais pas très à l'aise entourée de beaucoup de monde et j’étais certain que commencer la soirée assise n’était pas vraiment un bon départ. Donc au centre. La piste de danse. Je n’avais jamais dansé avec personne d’autre que ma sœur. Ou ma mère. Et c’était des danses magiques. En fait, je n’avais jamais dansé. J’avais appris que récemment. Et j’avais beau savoir que je serais un bon danseur, ou en tout cas, un danseur correct, je n’étais pas prêt à me lancer. Je n’aimais pas le monde, mais s’il y en avait un peu plus, je me serais senti un peu plus à l’aise. En sommes toutes les situations possibles m’embêtaient. Quel qu’elles soient. Alors je me tournais vers ma cavalière.


-Par quoi voudrais-tu commencer?
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Cara G. Parkson
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MessageSujet: Re: Like a snake [PV]   Sam 25 Jan - 22:49


J'étais heureuse. Ou plus si c'était possible. C'était l'euphorie. Je n'avais pas le souvenir d'avoir connu une telle situation. Tout était beau, brillant, la joie et la bonne humeur étaient partout. Qu'est-ce que mes autres Noël avaient été ridicules comparé à celui-ci ! La salle était indescriptible et le mot beau se suffisait à lui-même dans son cas. Et il y avait Connor, qui venait juste de me faire un joli compliment ! Enfin j'imaginais qu'il s'agissait d'un compliment parce qu'à vrai dire je n'avais pas tout bien compris... Tant pis, je choisissais de le prendre bien ! Connor étant quelqu'un qui avait bon goût je ne le voyais pas me faire des remarques négatives alors que la soirée venait juste de commencer ! - même à la fin d'ailleurs. J'appréciais beaucoup Connor, définitivement. Et pas que pour son physique même si ça jouait beaucoup il fallait le reconnaître.

Il m'entraîna dans la salle – le rêve, le rêve, le rêve, le rêve – et je le suivis les yeux écarquillés par tant de beauté. Je saluai quelques couples – exhibant Connor au passage -, admirai quelques robes – bon sang mais l'année prochaine j'allais me mettre à la chercher dès juin ! - et avançai majestueusement entre les tables. Des couples de danseurs virevoltaient au rythme de la musique et je m'imaginais déjà à leur place – d'ailleurs, qu'est-ce qu'il attendait pour m'inviter à danser ? Je commençai à bouger légèrement sur la musique ignorant presque Connor qui ne me semblait plus très à l'aise. Pourtant, il aurait du, il était aussi beau qu'Apollon. Surtout avec ce costume ! A un moment je crus apercevoir Vesper qui abordait fièrement – normal – c'était ma jumelle – la robe que je lui avais prêtée. Elle lui allait tellement bien que j'allais peut-être la lui offrir seulement je n'étais pas sûre que ça lui fasse réellement plaisir alors... Pas question de gâcher une telle pièce !

La musique changea de rythme et un morceau que je connaissais pas fit tournoyer les élèves. Les couples changèrent et beaucoup de danseurs se dirigèrent vers le bar alors que l'inverse se produisait. J'étais accrochée au bras de Connor, ignorant comment réagir devant tant de choses. Devions-nous aller boire un verre puis danser ? Ou danser et ensuite boire ? Je penchais plutôt pour la deuxième solution – la danse donnait soif c'était bien connu. Je réfléchis – pour moi et aussi pour Connor qui ne disait pas un mot. Peut-être les morceaux joués allaient-ils nous aider. Si on ne dansait que sur ce qui nous plaisait et sur ce qu'on connaissait ça ne poserait pas de problème et en plus on serait heureux. Parfait parfait !


- Par quoi voudrais-tu commencer?

Je souris à Connor – qu'est-ce qu'il était beau dans ce costume ! Il lisait dans mon esprit ce garçon ! A moins que le dilemme ne se lise sur mon visage comme le disait souvent ma si chère sœur.

- Justement, j'hésitais, commençais-je avant de lui exposer le problème. On peut boire ou aller danser. Mais dans quel ordre ? Je ne sais pas s'il y a une sorte de tradition ou quoi donc, essayer de résoudre cette question logiquement. (Vesper déteignait sur moi, ça devait être affreux pour Connor.) Ou pas forcément logiquement peu m'importe.

Je fis une pause. Ce n'était pas le moment rêvé pour parler et pour avoir des doutes ou pour se créer des problèmes mais je voulais que cette soirée soit parfaite et pour cela il fallait que je réfléchisse. Même si cela me tuer de penser à ce verbe alors que j'étais dans un bal – le plus parfait qu'il soit – et accompagné du plus beau cavalier au monde qui avait le plus magnifique costume ayant été inventé. C'était donc tout parfait !

- Je propose donc qu'on danse dès qu'une musique nous plait... Une troisième musique commença et je me redressai. Viens !, déclarai-je en attrapant la main de Connor – de toute façon il n'avait pas le choix. Je le tirai vers la piste de danse sans ménagement.

Le morceau joué était l'un des préférés de mon grand frère moldu, Mark – qui pouvait parfois avoir bon goût. Je me mis à danser avec Connor sur cet air très classique. Mon esprit s'envola vers ma famille. Ils devaient être tous réunis, sans moi – j'avais choisi de rester pour ne pas laisser Vesper seule. Ils comprenaient bien sûr mais ne pas les avoir devant moi, ne pas entendre les remarques acides de Mark, ne pas avoir les câlins de Flore me brisait le cœur. Je n'étais rien sans eux et j'espèrais de tout coeur ne jamais avoir à choisir entre ma famille adoptive et ma sœur biologique. Enfin, je voulais pas avoir à penser à ça alors je souris à Connor, plongeai mon regard dans le sien avant de reprendre la parole.


- Tu aimes ? On devait élever la voix pour se faire entendre. J'aime bien personnellement.

La musique était naturelle, les gestes étaient naturels. La soirée commençait définitivement bien, nous étions bien tous les deux ; au centre du monde. Certains élèves nous regardaient – pas assez à mon goût, nous aurions dû être au centre de tous voyons ! Mais j'aimais être là, simplement, avec Connor. Nous étions bien, simplement bien. Je lui souris, ce bal aurait pu durer une éternité ça ne m'aurait pas dérangé.
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