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The Crazy Youth [PV]

 

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 The Crazy Youth [PV]

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Callie Marshall
Élève de 2ème année



Féminin
Nombre de messages : 167
Localisation : J'aurais bien une réponse mais, elle est assez crue et je ne voudrais risquer de choquer votre personne.
Date d'inscription : 18/06/2013

Feuille de personnage
Particularités: Tout le monde prétend être unique, mais au fond personne ne l'est.
Ami(e)s:
Âme soeur: Vous n'êtes pas trop vieux pour croire à ces fantaisies ? Bien moi si. Et je n'ai que 13 ans. Réfléchissez-y.

MessageSujet: The Crazy Youth [PV]   Dim 29 Déc - 19:40

Spoiler:
 


    La porte s’ouvre brusquement sans crier garde. Les yeux des camarades de dortoirs de Callie la toisent. Elle venait à peine de finir d’enfiler sa robe, elle ne s’était même pas encore vu elle-même dans ce ridicule accoutrement.

    Qu’avait-il pris à son père de lui envoyer cette robe ? Franchement ? Callie ...en robe de soirée ? Blanche qui plus est. Elle était pourtant certaine qu’il la connaissait bien mieux que ça… Elle était un peu déçue et inquiète en même temps. Soit sa vie était basée sur un mensonge, soit quelque chose avait changé. Il commençait peut-être à l’oublier, à oublier ce qu’elle était, le caractère qu’elle avait … A travers les lettres écrites, ce genres de détails ne transparaissent pas forcément. Mais tout de même, sa propre fille… Ou alors, quelqu’un l’avait fait changé. Quelqu’un de sexe féminin, une nouvelle conquête ? En tout cas, une qui devait être assez sérieuse pour qu’elle arrive à lui faire prendre CE GENRE DE DECISIONS ?!
    Non, non, non, cela était purement impossible. Son père avec une femme ? Jamais … Ces pensées étaient très égoïstes. George avait pleinement le droit -et l’âge, de pouvoir faire ce qu’il entendait de sa vie, surtout maintenant qu’il n’avait plus une sale mioche sur les bras. Callie y songeait, elle ne l’avait jamais vu avec une femme, aussi loin que remontent ses souvenirs. Il avait toujours été seul… Tout cela était en fait, plutôt triste.

    La gamine redescendit sur terre, ayant écouté que d’une oreille distraite les commentaires de ses jeunes « colocataires » de dortoirs. Elle n’avait jamais voulu mettre les pieds à ce bal. Jamais cela ne lui aurait traversé l’esprit. Mais voilà, son père lui avait fait un cadeau, et il demandait une photo comme preuve à l’appui qu’il avait été utile. Il lui avait parlé de son premier bal également dans la lettre accompagnant la robe, précisant que le premier bal n’est jamais une grande réussite. Et il devait certainement avoir raison. C’est vrai, qui pouvait bien se soucier des premières années ? Elle passerait inaperçue, et c’était bien mieux comme ça. Elle avait pour plan de descendre juste un instant, se faire prendre en photo, et vite remonter se changer et dormir ou lire un peu. Ni vu, ni connu : le père est content en pensant que sa fille à passer une super soirée, et la dite fille fait plaisir à son paternel en gaspillant une infime partie de son temps en bêtises inutiles. Que ne ferait-elle pas pour lui … Surtout pour être tranquille et ne plus jamais abordé ce sujet jusqu’au bal de l’année prochaine.

    Ses camarades sortirent, elle resta un petit peu plus. Elle prit le temps de se regarder un instant dans le miroir, dans la chambre, au calme. Cette robe était certes très jolie, mais sur Callie, cela faisait vraiment bizarre. Et c’était de loin la plus jolie chose que son père ne lui ai jamais offerte ... Si seulement elle avait été une gamine normale, attirée par les vêtements féminins et les bijoux brillants, la vie de son père n’en aurait été que plus facile ! Mais non. Il était évident que l’avis d’une femme se cachait là-dessous. La Serdaigle sortit du dortoir, traînant un peu des pieds. Elle y avait laissé son précieux rat sous sa couette. Elle en avait de la chance cette bestiole, elle n’avait pas a enfiler de robe pour aller prétendre s’amuser avec ses semblables, quelle plaie.

    Une fois le rez-de-chaussée atteint, Callie passa par la buvette. La musique était potable, ce qui devait être le seul bon point de la soirée. Elle s’était dit que, la photo étant vivante, un verre en main ne rendrait le subterfuge que plus réaliste. Après avoir patienté quinze bonnes minutes pour avoir droit à son verre de Bièraubeurre, déjà rincée et blasée par tout ce monde, elle marcha en quête d’un endroit où s’installer. Le coup du verre lui avait fait perdre du temps, mais cela remonterait indéniablement sa crédibilité. Puis, cela ne faisait pas de mal de boire un bon verre non plus, quitte à faire des choses pénibles, autant en tirer un maximum d’avantages non ?

    Deux couples, installés à une table ronde se levèrent et partir danser. Ces jeunes gens étaient certainement beaucoup plus âgés que la Serdaigle. Ils devaient au moins être en sixième ou septième année. Callie sauta littéralement sur l’occasion pour s’accaparer une chaise et la table entière, par la même occasion.
    « Et top chrono. »Voilà, elle était installée pour une grande partie de sa soirée. La piste de danse était un peu plus loin, le coin des tables était tellement plus tranquille. Mais tout cela restait tout de même assez bruyant. L’orchestre jouait à fond et on pouvait voir toutes sortes de danses différentes sur la piste. Callie adorait observer les gens, cela était instructif et fort distrayant.

    Des gens se précipitaient encore vers le photographe, il devait en voir passer des élèves. L’idée de devoir faire une nouvelle fois la queue rebuta très fortement la jeune fille. Elle décida donc de rester à sa table, de profiter de son verre, avant d’aller faire immortaliser, certainement dans quelques bonnes dizaines de minutes, ce merveilleux instant de sa vie. Aller danser pour patienter ? Non, hors de question. Quoique, qui ferait attention à elle de toutes façons, les premières années avaient de la chance en fait, ils avaient là la possibilité de faire n’importe quoi de leur soirée, sans se faire repérer.

_________________
-Last night I had a pleasant nightmare-
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MessageSujet: Re: The Crazy Youth [PV]   Sam 4 Jan - 11:46

Millie finissait d'enfiler sa robe, elle replaçait les deux pans de tissu qui couvraient sa poitrine. Elle se retourna, face au miroir, pour voir le résultat. Elle se regarda de bas en haut, incertaine de son avis sur sa tenue. Ses chaussures la grandissait de deux ou trois centimètres, cela ne paraissait pas, mais elle avait l'impression d'être perchée sur la plus haute tour de Poudlard. Elles laissaient entrevoir les orteils de Millie, qu'elle s'amusait à remuer. La robe avait été faite par sa mère, ce qui influençait le jugement de la jeune sorcière sur l'effet que lui produisait la robe. La tenue était nuancée de plusieurs tons de bleu. Marine pour les chaussures, ciel pour le haut de la robe, et plus foncé pour le bas. Ce qui laissait le plus perplexe la jeune fille, c'était le flocon de neige d'une étrange matière, placé au niveau de sa clavicule gauche. Il était à peine plus petit que sa tête, il ne la gênait nullement, seulement Millie n'arrivait pas à savoir si elle adorait cette idée ou si elle avait envie de se cacher dans les toilettes, loin des regards, jusqu'à la fin du bal. Ses yeux croisèrent leur symétrique dans la glace, ce fut comme si son reflet lui soufflait un vent de courage. D'un air décidé, Millie sortit des loges de bal, et prit le chemin de la salle de bal.

La jeune sorcière se rapprochait de la source de musique et de rires, qui devenaient de plus en plus forts à mesure que Millie avançait. Les élèves allaient et venaient dans la salle, beaucoup étaient en couple, ou alors ce n'était qu'une illusion car les célibataires se montraient peu. Quoiqu'il en soit, Millie se trouva bientôt au cœur de l'agitation, un peu plus et elle était emportée par les élèves déchaînés sur la piste de danse. La petite Poufsouffle se dirigea vers la buvette, cela semblait la seul activité distrayante ici, hormis la décoration de la pièce, sublime.
Plusieurs sapins enneigés étaient disposés le long des murs, un autre, plus grand et tout décoré, était placé au fond de la salle, de sorte que tout le monde le voit.
Dans cette pièce, la décoration était impartiale, -sauf pour ceux qui voyait le reflet bleu de la glace comme une allusion à Serdaigle. Ici, on ne rappelait pas sans cesse que Gryffondor avait remporté la coupe des quatre maisons. Millie commençait à se lasser de voir des étendards rouges et des lions partout. Cela lui rappela qu'il fallait s'activer pour faire gagner des points à Poufsouffle, qui se trouvait loin derrière Serpentard.
Après avoir fait la queue à la buvette Millie put examiner les boissons proposées. Il y avait pas mal d'alcool, bizarre dans une école...
La jeune sorcière se fit servir un sirop de menthe et  tenta de s'éloigner de la foule assoiffée. Tout en imaginant ses professeurs élaborer la carte des boissons, -l'idée de Mlle Pendragon, clamant qu'elle voulait que les élèves s’enivrent de bièraubeurre, l'amusait beaucoup, elle s'assit à une table.

Elle commençait à siroter sa délicieuse mixture quand elle se rendit compte qu'elle n'était pas seule. Discrètement, elle fit pivoter sa tête vers la gauche, une autre jeune fille était installée à la même table. Elle observa la robe blanche de l'inconnue, Quelle est belle ! A côté, on dirait que je suis déguisée pour le carnaval... Les yeux fris de Millie se posèrent sur les cheveux flamboyants de la jeune fille avant d'observer son visage. Elle n'avait pas l'air méchante, elle semblait même plutôt sympa. Millie avala une dernière gorgée de son succulent breuvage et lança la conversation :

"Salut, tu es en première année ?"

Elle se doutait de la réponse, mais mieux valait être sûre, car toute relation sociale, qu'elle soit bonne ou mauvaise, commence par une connaissance du sujet. Cette fois-ci, le sujet était une rouquine en robe blanche.
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MessageSujet: Re: The Crazy Youth [PV]   Dim 5 Jan - 16:01

Ok, c’était gênant. Si on avait dit à Vesper qu’elle serait plus que mal à l’aise au point de préféré de loin se faire une soirée télé à regarder l’île de la tentation avec Cara tout en mangeant des pop-corn et en commentant les torses musclés des tentateurs, elle n’y aurait pas cru. D’ailleurs, elle se serait même dit « Tout sauf ça » sauf que non. Pour une fois, Vesper reconnaissait qu’elle s’était complètement trompée. Elle préférait de loin l’idée révoltante de contribué à la longévité d’une émission télé nuisible pour l’intelligence mentale et morale de l’espèce humaine plutôt que de rester une minute de plus dans cette robe, cette position et seule comme elle l’était au milieu de cette salle pleine d’élèves heureux et de bonne humeur qui ne se rendaient même pas compte qu’ils la frôlaient et la touchait sans même s’excuser.

La serpentard eut une moue dégouté quand un garçon au regard brillant et stupide passa à côté d’elle, les yeux dans le vague ou plutôt dans le décolleté de sa cavalière. Comment pouvait-on avoir l’air aussi niais ? Si seulement elle pouvait lui faire disparaitre la bouche… ça lui éviterait de dire des choses aussi rose et déshonorante pour lui. Leur petit couple s’était arrêté à un mètre d’elle et elle entendait le garçon murmuré des : Que tu es belle… que tu es jolie… tu sens si bon… Non mais il fallait qu’il se calme ! Et puis c’était tellement.. Vesper soupira d’agacement. Il ne savait pas mentir. Dans sa voix, on sentait qu’il ne disait pas les mots auxquels il pensait. Si on traduisait ca donnait plutôt : Que tu as de gros seins, qu’est-ce que j’ai envie de t’embrasser, je te fais un compliment de merde parce que je n’ai aucun vocabulaire et que je suis surement un poufsouffle sans cervelle.

Vesper soupirait puis jeta un coup d’œil en direction du buffet aux boissons ou Aaron attendait pour en prendre deux. Dire qu’elle était venue avec lui… Dire qu’elle était venue déjà ! Vesper allé au bal de Noël ! La bonne blague. Et pourtant elle était là. Elle avait accepté l’invitation stupide de Twain et elle était venue avec lui. Elle avait même mis une robe ! Qu’elle avait prise à Cara. Et les chaussures à Anthonella. Tout comme le maquillage et la coiffure. En même temps, elle n’allait pas s’acheter une robe ! Et puis quoi encore ? C’était ce soir. Uniquement ce soir. Ce soir, elle ferait semblant d’être aimable pour coller à l’ambiance mais le souffle de gaieté qui s’évacuait à chacune des paroles du poufsouffle et de sa copine ne l’atteignait pas. Elle ne la touchait pas. Vesper n’était pas du genre à sauter de joie ou à vouloir absolument danser. Elle n’aimait pas être touchée. Mais malgré tout, elle avait accordé ce droit à Aaron. Pour ce soir. Seulement ce soir. Et elle ne doutait pas du fait qu’il en profiterait. D’un côté comment lui en vouloir ? Il avait raison. Depuis le début de l’année, il était le seul à avoir ce privilège et puisqu’il était pour une durée limité, elle le laissait la trainer sur la piste de danse, ou n’importe où tant qu’il était le seul à s’approcher d’elle. D’ailleurs, elle n’en pouvait plus d’attendre comme ça au milieu d’une foule d’élèves qui ne faisaient pas attention à elle. C’était comme si le temps d’une soirée, ils avaient oubliés à quel point elle pouvait-être dangereuse quand elle se mettait en colère…

Vesper jeta à nouveau un coup d’œil vers le serpentard, toujours en attente et en train de parler avec quelqu’un. Un quelqu’un qui jeta un coup d’œil vers elle. Elle ne put s’empêcher de comprendre qu’ils parlaient d’elle et elle préféra encore partir de leurs vue plutôt que de devoir supporter ces regards lourds de sens qu’on lui jetait.

La serpentard prit le chemin opposé au buffet et se dirigea vers les tables. La serpentard soupira en voyant la majorité d’entre elles surpeuplés de monde. Trop de monde, trop de discutions, trop de personne, pas assez de chaises, pas assez de table. Le seul endroit libre était une table ou seuls deux filles étaient assissent. Deux filles qui ne parlaient pas. Ou peu. C’était le coin des filles qui attendaient que leurs cavaliers reviennent avec leurs boissons ? Pitoyable… mais elle n’avait pas d’autre endroit où aller et elle commencer à avoir mal aux pieds à marcher avec ses talons, elle qui avait surtout l’habitude des basquet et des chaussures plates.

Vesper n’aimait pas parler aux autres, mais bon…n’étais-ce pas une soirée pas comme les autres ? N’avait-elle pas accepté de renoncer à beaucoup de chose déjà ? Une de plus, une de moins, elle ne voyait pas ce que ça pourrais changer. Elle avait déjà perdu toute crédibilité en se rendant à cette soirée avec Aaron. Alors si Vesper Hyde se montrait officiellement avec un garçon, pourquoi ne pas montrer une Vesper hyde qui parlait avec quelqu’un d’intellectuellement inférieur ? En plus, elle connaissait une des deux filles. Enfin... Elle connaissait le nom. Elle ne parlait jamais avec personne. Vesper n’était pas réputé pour son côté sociable. Plutôt pour être une fille froide, distante et incroyablement douée pour son âge. Elle s’approcha cependant de la table et prit une chaise ou elle se mit assise avec les deux filles.


-Marshall et..hm…

Vesper se racla la gorge. Elle n’avait pas contre jamais vu l’autre fille à la robe bizarre. Mais peut-importe.

-Vous aussi vous attendez qu’on vienne vous emmenez un verre ?...

Vesper tourna son visage vers les deux jeunes filles. Elle avait envie de leur sourire pour bien montrer qu’elle n’allait pas les réduire en poussière si elles lui parlaient mais elle se ravisa. Elle ne savait pas faire de faux sourire et pour le moment, elle n’était ni heureuse, ni de bonne humeur. Mais elle n’avait pas envie d’être seule. Pas maintenant, au milieu de tout le monde. Alors autant…fraterniser. Bon sang, si Cara n’était pas trop occupé dans les bras de son Serdaigle, elle serait sans doute folle de joie de la voir parler à des gens d’autres maisons ! Même rien qu’à des gens tout court…. Voilà un exploit dont Cara pourra se souvenir ! Et que Vesper elle-même n’était pas prête à oublier…
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MessageSujet: Re: The Crazy Youth [PV]   Lun 6 Jan - 6:00

Spoiler:
 
Poudlard et ses festivités. Que cela soit dans le monde moldu d’où je venais, ou bien dans le monde des sorciers je ne comprenais toujours pas ce qui pouvait agiter autant de monde autour d’un évènement qui n’avait que pour seule caractéristique exceptionnelle le fait qu’il fasse partie d’un cycle qui se répétait une fois par an. Inlassablement, les noël se ressemblaient partout, et les traditions qui accompagnait ce moment que je redoutais tout particulièrement.

Une chose avait changé cependant de mes années à supporter les mêmes âneries, et ce n’était pas forcément le fait que maintenant on m’avait donné une baguette magique. Ellan. Ellan Bell. Pour la première fois j’avais une amie à un évènement social de grande envergure. Cela pouvait paraître assez banal comme ça, mais pour une fois j’aurais quelqu’un auprès de qui me plaindre du volume de la musique, du beau salaud qui ne m’a pas invité à être sa cavalière, et tout un tas de truc que je n’aurais même pas pu rêver faire auparavant. Ce n’était même pas à propos de le faire, mais plutôt de me retrouver pour une fois dans la position de le faire avait quelque chose de plutôt grisant.
La tradition m’agaçait, mais je ne semblais pas être la seule à aller au bal à reculons si j’en croyais l’air que prenait Ellan. La pauvre était en train de se regarder dans la glace pendant que je réajustais ma longue robe verte. Ellan avait opté pour une robe à voile rose absolument ravissante, et la seule chose de mieux que je pouvais voir avec cette robe, c’était à quel point elle se mariait à merveille avec sa propriétaire. J’étais étonné de voir à quel point elle était belle, et j’étais probablement à deux doigts de devenir lesbienne pour elle.
« Je suis ridicule, tu crois que ma mère sera blessée si j’y vais pas ? » Ellan avait ce talent unique à rester aveugle à ses propres charmes. S’en était tellement frustrant qu’à une époque j’avais même pensée qu’il s’agissait simplement d’une fausse forme de modestie ou alors le besoin maladif de se faire complimenter. Seulement non, tout en elle était sincère, et sa question l’était tout autant.

« Elle ne serait pas la seule à être blessée, tu es magnifique regarde toi ! » Je l’aurais tuée sur place, enfermé dans un congélateur afin de préserver à tout jamais la beauté qu’elle dégageait en cette soirée. « Ravissante. » Je me mordais l’intérieur de ma lèvre inférieur tandis que je répétais intérieurement cette dernière parole. Ravissante, on aurait pu le dire mille fois sans que l’on ne puisse jamais s’en lasser. Sa chevelure brune qui tombait en cascade sur ses épaules, ses magnifiques yeux noisette qui ressortaient d’autant plus dans cet accoutrement. Elle était à dévoré, adorable, charmante, délicieuse, déroutante, enchanteresse, enivrante, merveilleuse et captivante. En gros elle était superbe.
Et moi dans tout ça j’étais préoccupée par l’apparence de ma robe.
« Tu penses quoi de ma robe ? Elle n’est pas trop verte ? » Elle me regardait d’un air sérieux, me détaillant comme je n’avais jamais été détaillée de ma vie. Mon regard suivaient la jeune fille tandis qu’elle me tournait autour à la manière d’un vautour prêt à fondre sur sa proie. Elle se grattait le menton ce qui lui donnait un air encore plus grave qu’à l’habitude, et plongea ses yeux dans les miens. Magnifique, est ce que je l’avais précisé ? Ma meilleure ami du château était tout simplement magnifique, ne soyez pas jaloux !
« Et bien... Ca fait très « serpentard » et si ton but était de séduire le serpent de ce cher Thomas Trade c’est clair que tu vas faire mouche ! » Je regardais les plis de ma robe… Je savais qu’elle était beaucoup trop verte pour un endroit où les couleurs tel que le rouge, le bleu, le jaune et le vert était si important. « D’ailleurs, vu la taille du décolleté, ce n’est pas que les yeux du serpent que tu vas attirer… Donc en somme je dirais Serpent et Tentation. » Je regardais ma robe en prenant un air affolée… Mon décolleté était-il vraiment comme ça ? J’étais prête à recommencer. Reprendre tout à zéro depuis le début !
« Non je plaisantais bien sûr ! Tu es magnifique. Vraiment. Cette robe va merveilleusement bien. » Son regard alla de haut en bas une ou deux fois de plus, et je lâchais un long soupir de soulagement. J’étais présentable. Tous ces efforts n’avaient pas été vain, et enfin je pouvais me regarder pleinement dans la glace sans avoir une envie de tout arrêter.
« Pourquoi tu n’as pas accepté Pierre-Mathias ? Je veux dire… je sais qu’il est... Hum » Ha ! La question qui fâche, enfin pas vraiment, mais la question était quand même super spécifique et toucher une corde sensible. « Ce n’est pas un cavalier de rêve mais s’en est un quand même. » Pierre-Mathias, ou P-M pour les intimes, était ce gigantesque connard qui pensait pisser plus haut et plus loin que tout le monde. Littéralement, il était répugnant. A un moment où je pensais que mon degré de popularité ne pouvait pas dégringoler plus bas, il m’avait demandé de l’accompagner pour le bal de Noël. Je me devais de refuser, pour moi, ma réputation, ma santé mentale et tout ce qui allait avec.
« Trop snob et de toute manière… » Snob c’était peu dire. En fait s’il y avait un royaume où l’on mettrait tous les snobs de la terre, on lui offrirait une couronne et on le nommerait Roi ou Empereur au choix. En y repensant, je ne pouvais pas retenir ma grimace plus longtemps. « Je n’aime pas les bals. » Je haussais les épaules en tentant de prendre une mine neutre.
« Moi non plus. Mais dans ce cas là… tu m’expliques pourquoi on y va ? » Elle était tellement décontracté que je ne pus réprimer le large sourire qui traversa mon visage. Elle était juste trop mignonne cette petite Ellan, et un nouveau sourire remplaça la petite mine que j’avais eu en pensant à ce fichu Poufsouffle.
« Parce que même si tous les bals se ressemblent, on passera pour deux cruches si on en loupe rien qu’un ! En sachant qu’on est comme deux bouteilles c’est assez amusant. » C’était évident, et pourtant Ellan était plus sauvage que ça. Plutôt du genre à traîner dans les arbres plutôt que de s’encombrer de corvées de bal.
« Ha oui… » Elle prit une légère inspiration avant de continuer. « Bonjour nous sommes deux bouteilles à la mer qui tentons tant bien que mal de nous faire passer pour des moutons. Tu sais qu’on va faire cloche ? Enfin toi je ne sais pas, mais je ne sais même pas danser… »
Je pris un air assez fier de moi juste pour la plaisanterie. En effet, les cours de ballet ne m’était pas inconnu, et un professeur privé avait même été payé pour m’enseigner les arcanes de la danse.
« J’ai pris des cours ! » Annonçais-je fièrement. « Mais je n’ai jamais compris dans quels sens devaient partir mes pieds. » Renchéris-je en prenant une mine faussement triste tandis que la jeune fille éclata d’un rire.
« Ha on est bien ! Entre moi qui ai deux pieds gauche et toi qui confond la gauche et la droite… je comprends pourquoi aucun mec bien ne nous a demandé. Et t’as raison pour PM. C’est vraiment un con. Si tu y étais allé avec lui je n’aurais pas compris. » Sur ce point elle avait raison… Nous étions seules, et il aurait fallu que je sois particulièrement désespérée pour me faire accompagner par P-M qui était à peu près aussi loin que possible de la définition que je me faisais du prince charmant.
« En plus il est à Poufsouffle ! » M’exclamais-je en retenant un fou rire. « Alors qu’il pensait être à Serdaigle ! Et de toute façon j’ai cru comprendre qu’il se faisait martyriser par des élèves et je ne voulais pas être une nouvelle cible ! »
« Haaaaaaaaaaaaaaa ne m’en parle pas ! » J’acquiesçais silencieusement ma meilleure amie tandis que je réajustais à nouveau ma robe. Révélait elle trop ? Et puis zut… C’était trop tard maintenant.  « Ça va me mettre de mauvaise humeur en plus de devoir me montrer en publique. D’ailleurs, tu es prête ? Il est peut-être temps d’y aller. »
« D’habitude c’est mon père qui me forçait à me montrer en publique… Il regrettait à chaque fois. Pour une fois je pourrais peut-être me trouver une table avec une bouteille et me marier avec elle. » Répondis-je tout en souriant au souvenir du dernier bal auquel mon père m’avait invité. « Je suis prête, on peut y aller. » Elle avait raison, il ne fallait pas arriver après tout le monde non plus, cela attirerait trop l’œil.

Nous sortions du dortoir pour rejoindre la salle commune qui se vidait elle aussi à son rythme. Ni trop vite, ni trop lentement. J’avais un bon sentiment pour cette soirée, un genre de truc qui me chatouillais le cerveau et qui me disait que cette soirée allait être mémorable d’une façon ou d’une autre. Nous nous dirigions ensemble vers la salle de bal, passant devant le portrait de la grosse dame Ellan m’avait pris le bras.
La salle de bal était à peu de chose près ce que je m’étais imaginé d’elle. Remplie, et surtout pleine de couple ! Arriver seule, même accompagnée de sa meilleure amie était quand même un genre de choc pour cette salle qui respirait les hormones en pleine ébullition à plein nez, et je ne pus m’empêcher de briser le silence d’une façon ou d’une autre.

« C’est dingue qu’ils puissent faire apparaître une pièce comme celle-là juste pour Noël ! C’est vraiment magique ! » J’étais parfaitement sérieuse en disant cela. Aussi loin que je m’en souvienne je n’y avais jamais fait attention. « Elle a toujours été là tu penses ? »
« Oui. Ou en tout cas on m’en a toujours parlé. »
« Alors ils la font disparaître comment ? »
« Elle ne disparait pas ! TU n’as jamais fait attention qu’elle était toujours là ? Ils ferment juste les portes. »
« J’ai toujours pensé que c’était un genre de placard à balais. »
« Bah maintenant tu as ta réponse ! »
Je rejoignis de bon cœur son fou rire. Au moins l’atmosphère était détendu tandis que nous entrions dans la salle de bal ce qui dérangea quelques couples qui nous entouraient. L’espace
« Tu peux m’attendre cinq minutes ? Faut que je fasse un truc. »
« Sérieusement ? Tu m’abandonnes déjà ? Je vais trouver une table en attendant, j’espère juste éviter de me faire assassiner avant que la fête n’ait réellement commencé. » Reprochant faussement mon amie de m’abandonner aussi tôt dans la soirée, elle me répondit en joignant ses mains dans un geste suppliant. Un léger sourire lui fit comprendre que cela n’était qu’une simple blague.
« Je te promet que je reviens vite ! Après tout, la soirée ne serait pas drôle si tu n’étais pas avec moi ! »
« File sale gosse » Je lui faisais signe de l’index de s’enfuir en prenant une mine sévère. En la voyant me tirer la langue, je ne pus m’empêcher de sourire tandis qu’elle s’éclipsait pour voir un… Serpentard. Bauer. Johannes Bauer pour être plus précise.

Je lâchais un long soupir tout en regardant autour de moi où je pouvais bien m’installer. Je remarquais une table avec une chaise libre, et visiblement il n’y avait que des célibataires là-bas. Je m’y dirigeais en prenant un air assuré. En arrivant je ne reconnaissais personne si ce n’était la terrible Vesper Hyde. J’aimais penser que notre binôme en potion avait fait en sorte qu’elle ne me détestait pas encore tout à fait. En fait, j’espérais qu’elle gardait même une certaine estime pour la personne qui n’avait pas risqué de baisser sa note en potion. Je tentais une approche souriante tandis que je m’asseyais à côté des trois jeunes filles pour remarquer que chaque maison était représentée.
« Tu es vraiment jolie comme ça Hyde. Je ne pensais vraiment pas te voir ici… Enfin ça ne me regarde probablement pas.» Hyde ici, c'était un peu un ours polaire au milieu du Sahara. Mais j'avais appris une chose en observant la tête de la promotion des première année de l'école, parfois le moins on demandait le mieux on se portait. Je laissais planer un court silence avant de reprendre. « Je m’appelle Emilia, et vous êtes…A Serdaigle et à Poufsouffle… Désolée, je ne suis pas très douée avec les prénoms. »
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Callie Marshall
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MessageSujet: Re: The Crazy Youth [PV]   Mar 7 Jan - 1:39

    On était déjà en Décembre, que le temps passait vite... Callie n’avait rien vu venir. Elle était toujours très occupée. Ou savait très bien faire semblant de l’être. Hormis les cours, la vie de Callie n’était pas passionnante. Au contraire, tout n’était que routine. Alors peut-être ce Bal était une bonne chose finalement. Casser cette routine, voir la vie d’un nouvel œil, tout cela était prometteur… Mais très peu pour elle car au final, elle resterait la même. La sempiternelle sarcastique au combien solitaire de l’école Poudlard, exemplaire numéro 375. Elle en croisait tous les jours des gens solitaires ou simplement seuls, autant dire qu‘elle était loin de sortir de l‘ordinaire. Mais cela lui importait peu. En entrant dans la salle de Bal, cette impression avait quelque peu disparue : tout le monde semblait avoir trouvé sa pair. Toute cette joie, ces mièvreries et ce rose était beaucoup trop pour la gamine. Elle n’avait jamais était très « fille », ni trop émotions. Tout cela avait tendance à l’écœurer profondément.

    Se retrouver donc seul à une table était l’une des meilleurs choses qu’on pouvait lui souhaiter. Pas de cavalier dont elle aurait à supporter les roucoulements, pas de défiler pour montrer sa fausse et partielle réussite sociale, tout chez elle transpirait la sincérité et le naturel comme toujours. Assise, attendant l’air blasé, ses yeux perçants observant les alentours. Elle n’avait pas vu le début d’année passer, mais ces quelques minutes-ci à attendre que le photographe soit moins sollicité, elle les sentait bien passer, croyez-moi. Elle sirotait tranquillement lorsqu’elle entendit non loin un bruit de chaise raclant le sol. Quelqu’un venait de se joindre à elle. Intéressant. Après avoir terminé de scruter le comportement d’une danseuse, Callie redescendit sur terre et tourna la tête vers sa camarade fraîchement arrivée. Cette dernière la salua puis lui demanda confirmation de son grade… Enfin, elle lui avait juste simplement demandé si elle était bien en première année, pour faire plus simple. Callie acquiesça en guise de réponse puis reprit une gorgée de sa Bièreaubeurre en regardant la jeune fille à la robe bleu surmontée d‘un flocon de neige. Elle aurait essayé d’être plus chaleureuse et amicale qu’elle n’aurait pas pu : être présente était une torture. Quand bien même, à défaut d’être de super bonne humeur -ce qui n’arrive quasi jamais, elle s’efforçait de voir le bon côté des choses. Et autant vous dire qu’il y en avait peu. Cet échange à peine terminé, une autre personne apparue, s’installant à son aise également. Elle salua Callie en l’apostrophant par son nom de famille, alors que celle-ci lui répondit par un hochement de tête, puis demanda :


    « Vous aussi vous attendez qu’on vous emmenez un verre ?… »

    Callie souleva alors son verre avec une sorte de sourire crispé, montrant que ce n’était pas son cas et ainsi répondant à sa question. Si elle devait en plus attendre qu’on lui amène un verre, Callie aurait certainement finie morte desséchée. Le visage de la nouvelle arrivante n’était pas inconnue à la Serdaigle. Elles partageaient un peu toutes des cours en communs. Cela faisant, elle n’avait jamais adressé la parole à l’une d’entre elles. De plus, Vesper était la sœur jumelle de la jeune et jolie jeune fille que Callie avait rencontré dans la volière. La canadienne n’avait aucun à priori sur elles. Elle se fichait un peu de ce que racontait un tel sur un tel, et préférait se fier à ses seules expertises.

    Une nouvelle tête, plus enjouée et souriante que la précédente fit son entrée. Callie connaissait également son nom. En fait, elle connaissait pas mal de noms, les retenait plutôt bien même, mais cela ne lui servait à rien au final car elle ne parlait à personne. C’était l’occasion où jamais il fallait croire. Elle se présenta à son tour en faisant un compliment à Vesper.


    « Tu es vraiment jolie comme ça Hyde. Je ne pensais vraiment pas te voir ici… Enfin ça ne me regarde probablement pas. »

    Les yeux bleus de Callie regardèrent successivement ces nouveaux compagnons d’infortune. Elles devaient être vraiment désespérées pour venir se joindre à cette table. Ou alors sans cavalier et ainsi, cette table serait rebaptisée « la Table aux âmes seules », ça sonnait plutôt pas mal. Toutes les quatre avaient visiblement fait des efforts vestimentaires pour cette soirée. Efforts qui commençaient à emprisonner les pieds de Callie. Elle retira alors discrètement, en utilisant seulement ses pieds, ses petits escarpins et se retrouva ainsi pieds nus. On avait pas idée à marcher avec ces objets de torture. La jeune fille à la robe verte, Emilia, repris :

    «  Je m’appelle Emilia, et vous êtes…A Serdaigle et à Poufsouffle… Désolée, je ne suis pas très douée avec les prénoms. »

    Callie esquissa un mince sourire. Oui en effet, elle était bien à Serdaigle et bien en première année. Mais il fallait qu’elle se présente à son tour pour Emilia et la nouvelle Poufsouffle. Si elles avaient envie de papoter un peu plus, c’était la chose à faire. Avoir de la compagnie en attendant inlassablement n’était peut-être pas une mauvaise option après tout… Elle jeta un rapide coup d’œil en direction du photographe puis se reconcentra sur ses charmantes interlocutrices. Elle leva légèrement la main et s’annonça :

    « Callie Marshall. »

    Elle but une gorgée de son verre puis resta un peu dubitative. Les gens avaient tendance à être mal à l’aise en sa présence, pour la simple et bonne raison qu’elle n’avait jamais grand-chose à dire : elle se contentait du nécessaire. Du coup, les vides et blancs étaient monnaie-courante, elle avait l’habitude et cela ne la dérangeait pas. Mais, elle savait pertinemment que cela m’était mal à l’aise. En temps normal, elle s’en fichait. Mais là, elle était décidée à participer un minimum, tout le monde y mettait un tant soit peu du sien. Elle regarda la Poufsouffle à la robe bleue, c’était à son tour logiquement de se présenter étant donné qu’elle semblait être la seule que personne ne connaissait.

    « Bienvenue à ma table Mesdames. J’espère que la vue vous plaira. Par contre, les masseurs de pieds sont partis danser, je suis désolée…, Fit-elle avec une pointe d’ironie. Vous avez déjà fait un tour de piste ? »

    Demanda-t-elle plus sérieusement en pointant la piste de danse du pouce qui se trouvait derrière elle. Sans plaisanter, ils auraient dû penser à engager des masseurs. Ils auraient déambuler dans la salle en attendant de se faire happer comme des taxis et de faire leur travail. Cela aurait été tout bénefs et pour les élèves, et pour eux. Bien sûr, il n’y aurait eu que l’école à qui cela aurait été défavorable. Mais quand même. Callie soumettrait peut-être l’idée pour le bal de l’année prochaine. Et on lui reprochait de ne pas assez s’investir dans la vie d’élève, c’était quoi ça alors ?!

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-Last night I had a pleasant nightmare-
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MessageSujet: Re: The Crazy Youth [PV]   Ven 10 Jan - 23:55

La sorcière rousse hocha la tête, signe qu’elle approuvait qu’elle était bien en première année. Puis elle but une autre gorgée de sa boisson, la couleur orangée et la matière moussante à la surface du verre suggéra à Millie qu’il s’agissait d’une bièraubeurre. Surprise que les première année –et même les deuxième, troisième, et quatrième d’ailleurs, puisse avoir accès à ce genre de breuvage, la sorcière aux cheveux châtains se demanda la dose d’alcool que pouvait contenir le verre de sa camarade. Elle repensa à ses professeurs imaginant la carte des boissons et sourit discrètement.
Elle imita l’autre sorcière en portant le verre remplit de sirop de menthe à sa bouche.
Comme elle aimait la menthe !
Cela en était presque passionnel. Elle adorait la menthe à toutes les sauces, sous toutes ses coutures et sous toutes ses formes. Elle en mangeait à tout le temps, à toute heure du jour et parfois même de la nuit ! Elle mettait de la menthe partout, dans les plats sucrés comme salés, dans les boissons, et bien sûr dans les bonbons. Millie réalisait ses propres friandises au goût de ce succulent aromate ; avec l’aide de son père, parfois, elle obtenait des bonbons aux pouvoirs magiques.
Peut-être en ferait-elle son métier ?

Tandis qu’elle imaginait son avenir en tant que créatrice de sucreries magique, une troisième sorcière arriva à la table. Celle-ci scruta les deux autres avant de parler :

"Marshall et… Hm… "

Sa voix sèche tira Millie de ses pensées, elle avait déjà entendu cette voix. Quand elle leva les yeux vers la nouvelle arrivante, elle l’a reconnu. Il lui était arrivé de l’apercevoir dans les couloirs et parfois dans des cours. Elle aussi était en première année, Millie avait eu vent du doux caractère de la sorcière blonde. Cette dernière posait sur Callie et Millie un regard froid et presque méprisant.
Elle semblait connaître la sorcière rousse. Toujours avec les mêmes yeux perçants, la jeune fille amena la conversation :

"Vous aussi vous attendez qu’on vienne vous emmener un verre ?... "

La sorcière de Poufsouffle regarda en direction de Callie, celle-ci indiqua qu’elle n’attendait personne en levant son verre. Puis Millie tourna la tête vers la troisième sorcière, en lui adressant un sourire poli et répondit non de la tête. Elle espérait ne pas s’attirer les feux de la collégienne avant de la connaitre bien. On lui avait dit qu’elle était une petite teigne, Millie n’en avait jamais connu, c’était l'occasion...

Millie vit une silhouette verte en arrière-plan marcher en direction de la table des trois sorcières. Une jeune fille souriante, à priori du même âge que les trois autres. Elle avait de beaux cheveux qu’on aurait pu désigner de châtains, mais en fait, ils se nuançaient du blond jusqu’à un presque noir. La robe longue et verte de la nouvelle arrivante était somptueuse, et elle laissa penser Millie qu’elle venait de Serpentard. Ses premières paroles allèrent à la sorcière blonde, décidément, tout le monde se connaissait.

"Tu es vraiment jolie comme ça Hyde. Je ne pensais vraiment pas te voir ici… Enfin ça ne me regarde probablement pas."

Ah ça y est ! Elle se disait bien que la sorcière lui disait quelque chose, elle avait déjà une petite réputation, en général, les gens écarquillaient les yeux et se cachaient dans les coins lorsqu’ils croisaient le passage de la Serpentard. Millie ne put s’empêcher de s’exclamer :

"Hyde ? Vesper Hyde ? "

Presque au même moment, avant que la Serpentard ne puisse répondre, la fille à la robe verte se tourna vers Callie et Millie, l’air amical :

"Je m’appelle Emilia, et vous êtes…A Serdaigle et à Poufsouffle… Désolée, je ne suis pas très douée avec les prénoms. "

Cette fille avait l’air sympa, Millie sentit la différence qui éloignait les deux dernières arrivées, Vesper glaçait les gens sur place tandis qu’Emilia faisait son possible pour mettre les gens à l’aise.
Callie annonça son nom et son prénom, elle ne ressemblait pas à toutes ces filles qui, comme Millie, adorait la compagnie et sautait sur l’occasion de se faire des amis.
La sorcière aux cheveux châtains cligna des yeux, un peu absente, il est vrai que le bruit ambiant était particulièrement cacophonique, elle toisa du regard un groupe d’élèves un peu plus loin qui chantaient, ou plutôt criaient, sur le rythme de la musique qui passait à cet instant.
Millie remarqua que les regards étaient tournés vers elle, elle se rappela qu’elle était la seule à ne pas s’être présentée. Elle s’empressa de répondre à Emilia :

"Salut, moi c’est Millie Jeyferson. Et oui, je suis à Poufsouffle. Tu es à Serpentard ? "

C’est vrai que Poufsouffle était un peu le bouc émissaire des quatre maisons, Millie se demandait où elle était tombé quand elle avait appris sa répartition. Mais quand elle s’était assise à la table des jaune et noir, elle avait tout de suite été emballée par cette atmosphère chaleureuse. Elle se sentait maintenant chez elle dans cette maison, elle n’aurait jamais cru pouvoir être autant dévouée à un groupe.
Mais Millie revint aux quatre sorcières, et c’est Callie qui parla :

"Bienvenue à ma table Mesdames. J’espère que la vue vous plaira. Par contre, les masseurs de pieds sont partis danser, je suis désolée… Vous avez déjà fait un tour de piste ? "

La Poufsouffle esquissa un sourire, elle jeta un œil sur la piste de danse, c’est vrai que c’était assez amusant à regarder, les gens qui se déhanchaient et parfois mimaient des créatures étranges sans le savoir. Millie regarda Callie, lui répondant du même coup :

"Non, je ne sais pas danser, et quand on voit la tronche que tirent ceux qui dansent, j’ai plutôt l’impression que danser est un art tortionnaire. De toute façon, je ne suis là que parce que c’est bien vu de participer à ce genre d’événement, et pour le sirop de menthe aussi… "

A ces mots, Millie se délecta d’une gorgée de son précieux sirop, tout en regardant tour à tour ses interlocutrices.
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MessageSujet: Re: The Crazy Youth [PV]   Lun 13 Jan - 4:25

Il existait à poudlard des niaiseries dont Vesper n’arrivait pas à comprendre le sens, ni même l’origine. Le bal par exemple. Pourquoi toute cette agitation autour d’un bal ? Depuis presque deux semaines, elle voyait autour d’elle tous ses camarades se tortiller comme des pingouins pour attirer l’attention de l’un ou de l’autre de manière à ce que cette personne fasse le premier pas pour l’inviter au bal. Mais pourquoi ? Franchement, c’était le genre d’évènement chiant à mourir ! On dansait, parlait météo et buvait des jus de citrouille diluée à l’eau tout en espérant que la personne en face de nous soit notre prince charmant… quelle stupidité.


Certes, elle avait depuis longtemps abandonné l’idée qu’ils puissent avoir honte de leur comportement, tout simplement parce qu’elle était depuis longtemps arrivé à la conclusion qu’elle était la seule entre ces quatre murs à être un minimum sain d’esprit. Mais en soi ils arrivaient, et quand elle pensait « ils » elle pensait « le corps étudiant en général » arrivait malgré tout à la surprendre. Cette histoire de bal. Elle y revenait encore, mais c’était l’occupation du moment. Dès que Vesper en avait eu vent elle avait soupiré et mis cette idée stupide de côté en se disant que la seule chose positive qu’elle en retirerait serait d’avoir la salle commune pour elle seule ce soir-là. Elle avancerait dans les cours et surtout sur ce livre de magie informulée qu’elle avait trouvé dans la bibliothèque.

Sauf que -depuis qu’elle trainait avec Cara, Anthonella, Johannes et Hugo de manière récurrente les « saufs que » se faisait de moins en moins rare et ça devenait fatiguant à la longue mais soit- donc, sauf que Cara et Anthonella étaient, évidemment, comme toutes les autres filles. Elles voyaient le bal comme un évènement majeur de leur vie et passait leurs journées à en parler. Anthonella était une vraie princesse chez elle, et elle ne cessait de commenter les bijoux et les robes (parce qu’il lui en fallait plusieurs pour choisir finalement la bonne le jour J… gosse de riche insupportable, oui c’est bien ça) qu’elle pensait mettre et Cara, elle, était, comme à son habitude, dans son monde sans toutefois l’être totalement. Vesper se doutait bien que ce qui l’inquiétait le plus, ce n’était pas d’être la plus belle, elle était du genre à être certaine de l’être forcément, mais plutôt savoir laquelle des deux aurait Hugo. Intérieurement, Vesper espérait que le serpentard inviterait une fille d’une autre maison, une fille dont ni Cara, ni Anthonella n’aurait cru bon de voir comme une rivale potentielle. Vesper aurait bien ri, quoi qu’en fin de compte, elle n’en avait rien à faire tant qu’on ne la comptait pas dans la soirée maquillage.

Puis arriva ce fameux soir, cette fameuse soirée et cette fatale soirée maquillage.

Vesper leva les yeux de son livre pour regarder Anthonella et Cara rire ensemble, presque au bord des larmes. Puis revint sur son bouquin. Elles devaient sans doute trouver hilarante la coupe de cheveux d’une autre fille du dortoir ou la forme d’un crayon pour les yeux. Bref, quelque chose dontVesper n’en avait rien à faire. La serpentard jeta tout de même un regard sur la montre accroché dans la chambre et constata une nouvelle fois qu’il était bien trop tôt pour se préparer. Diantre, pourquoi fallait-elle qu’elles se pomponnent dès maintenant alors qu’elles avaient encore largement le temps pour faire quelques calculs de nombre pour le prochain cours d’Aritmancie ? Décidément, Vesper ne comprendrait jamais ces deux filles.

Pour sa part, elle décida une demi-heure à l’avance d’aller se préparer puisqu’elle avait accepté l’invitation de Twain, ce qui lui avait valu des milliers de questions étant donné que quelques jours plus tôt, elle avait clairement signifié à sa sœur qu’il n’y avait rien entre elle et Twain –ce qui était toujours le cas soit dit en passant-. Pour l’occasion, elle avait demandé à Cara de lui prêter une robe, ce qu’elle avait été ravis de faire. Voir Vesper en robe, c’était comme voir une onde boréale en plein Boston un soir d’été. C’était aussi rare que ça en donnait l’impression. Le style de Vesper se limitait à ses tenues de sport, et son uniforme scolaire. Même les week-ends la vert et argent restait en tenue d’école ce qui donnait des insomnies à sa double rousse. Elle n’aimait pas ça. Tout simplement. Elle n’était pas à l’aise et elle n’était pas elle-même surtout. Se plier à ce genre d’exigence la mettait en colère, et se regarder dans le miroir, avec sa robe moulante courte noire la révulsait plus encore. Quoique non, ce qui faisait monter plus encore sa rage c’était bien les commentaires d’Anthonella sur ses cheveux… Vesper fit un mouvement brusque dans sa direction pour qu’elle cesse de la toucher et de jouer avec ses cheveux. Elles les laisseraient tomber et puis voilà. Vesper sortie de la chambre, presque en claquant la porte et retrouva Aaron qui l’attendait dans la salle commune. Quand il croisa son regard, il eut ce sourire qui l’énervait tant. Et elle retourna dans la chambre sous les regards curieux des deux filles. Non, elle préférait encore Aaron.

S’il y avait bien une chose qu’il avait comprise, c’était qu’elle détestait qu’on la touche, qu’on lui parle, qu’on lui fasse des compliments stupides et qu’on la tripote, qu’on la sent, qu’on l’approche, bref, qu’on entre dans son espace vitale quelque d'une manière que ce soit. Ce soir, il faisait un effort, et elle appréciait. Vesper retrouva son calme et respira un bon coup.

A vrai dire toute était… déprimant. Techniquement non. Les gens riaient, les couples dansaient, tout le monde respirait la joie de vivre, mais c’était justement ce qui était déprimant. Trop de monde, trop d’hormones hors de contrôle, elle n’avait qu’une envie, c’était de retourner à son livre. Au retour des vacances il y aurait un devoir en potion qu’elle comptait terminer avec un Optimal. Quoi qu’elle ait sans nul doute cette note, c’était celle qu’elle avait toujours. Les potions étaient son domaine. Quand elle regardait une potion, elle s’en voulait énormément si elle ne savait pas très exactement ce que ce n'était rien qu’à la vue. Et si par malheur ça arrivait, elle passait la soirée à l’étudier sous toutes les coutures jusqu’à la connaitre par cœur. On ne se méfait jamais assez de ce qui se trouvait dans notre verre…

Et en parlant de verre, elle commençait à en avoir marre d’attendre qu’Aaron arrive avec les deux verres qu’il lui avait promis. Elle se dirigea donc vers la seule table un peu à l’écart où il n’y avait personne. Ou presque. Il y avait cette fille que sa sœur avait rencontrée et qu’elle lui avait montrée de loin. Cara et Vesper se racontait presque tout. Du moins, Cara parlait et Vesper l’écoutait. L’autre en revanche elle ne la connaissait pas, mais elle ne faisait jamais attention à qui que ce soit, donc ce n’était pas une surprise.

Mais ce soir, elle se disait qu’elle allait faire preuve de sympathie. Après tout, si elles devaient rester toutes les trois à se regarder dans le blanc des yeux sans rien dire c’était pathétique. Et elle préférait s’ennuyer qu’être ridicule. Vesper posa donc une question innocente qui en réalisait n’avait aucun intérêt. Elle se fichait bien de savoir pourquoi elles étaient ici. Elles étaient là, point barre. Leurs vies les regardaient comme celle de Vesper ne regardait personne d’autre qu’elle.

Marshall leva son verre dans sa direction malgré tout, sans rien dire de plus, et l’autre fille qui ne s’était toujours pas présentée, ce qui exaspérait Vesper d’ailleurs –Ne savait-elle donc pas parler . Depuis quand Poudlard était officiellement devenue une école pour personne en difficulté ? - regardait derrière elle. Raison de plus pour être exaspéré. Quand elle posait une question, on la regardait. C’était la moindre des politesses. Mais très vite elle fut, en quelque sorte, pardonnées car une quatrième personne se joignit à elles. C’était le rendez-vous des filles solitaires ou quoi . Vesper n’avait décidément pas choisi le bon coin…


« Tu es vraiment jolie comme ça Hyde. Je ne pensais vraiment pas te voir ici… »

Vesper lui lança un regard noir. « Enfin ça ne me regarde probablement pas. »


Voilà, qu’elle se taise, ça valait mieux. Ce n’était pas parce qu’elle avait été en binôme de potion qu’elle pouvait se permettre des politesses et des phrases qui se voulaient familières à son égard. Elle n’était qu’une fille comme les autres. Pas de familiarités, pas de bises, de mots gentils ou de niaiseries de ce genre.

"Hyde ? Vesper Hyde ? "

Vesper se retourna vers la fille qui n’avait pas dit un mot jusque-là, reportant son regard assassin sur elle. Bah quoi? Elle la regardait comme si elle regardait une légende vivante. Certes, Vesper était la meilleure de la promotion, qu’elle avait intégré l’équipe du daily poudlarddès son arrivée et qu’elle savait, elle-même, avoir une réputation de fille froide et sans cœur qui était parfaitement justifié mais comme elle le prouvait ce soir, elle pouvait faire preuve de retenue. Elle tenta même de lui faire un sourire, ce qui était peiné perdu.


"Je m’appelle Émilia, et vous êtes… À Serdaigle et à Poufsouffle… Désolée, je ne suis pas très douée avec les prénoms. "


Pour le coup, elle pouvait remercier la gryffondor. Elle ne savait pas vraiment quoi dire, ni comment réagir face à la muette –qui avait cessé de l’être pour faire des remarques inutiles et platoniques d’ailleurs-

« Callie Marshall. Bienvenue à ma table Mesdames. J’espère que la vue vous plaira. Par contre, les masseurs de pieds sont partis danser, je suis désolée… Vous avez déjà fait un tour de piste . »

Vraiment ? Elle n’avait pas remarqué… Vesper leva les yeux au ciel. De toute manière, elle ne se serait jamais laissé toucher par qui que ce soit se disant masseur professionnel, déjà parce que les masseurs professionnels étaient pour la plupart des gogos et aussi parce que c’était simplement répugnant. Jamais un homme se rabaissant de la sorte ne la touchera, c’était certain. Mais soit, puisque c’était de l’humour, du moins, elle le comprenait comme ça, elle ne fit aucune remarque.

"Salut, moi c’est Millie Jeyferson. Eh oui, je suis à Poufsouffle. Tu es à Serpentard ? . "

Ho miracle ! la muette en robe de princesse des reines avait enfin saisi qu’on lui avait demandé son nom… ce n’était pas trop tôt. Elle devait être à poufsouffle. En général, les maisons se différenciaient ainsi : en partant d’un principe que l’on pose une question à quelqu’un, ou qu’on lui donne une information, un gryffondor répondrait avant même d’avoir saisi ce qu’on lui demande, un serdaigle prendrait 10 ans pour répondre, le temps qu’il tourne et retourne la question dans sa tête, un serpentard saurait déjà comment exploiter cette nouvelle donnée pour l’utiliser à son avantage et un poufsouffle n’aurait pas compris. Le temps que ça « percute » la conversation aurait déjà changé. C’était une poufsouffle. Dire des trucs stupides, sans rapport et ne pas s’en rendre compte. Pitoyable. Enfin bon… c’était la fête non ! Vesper espérait seulement qu’Aaron lui trouve quelque chose qui la fasse supporter cette soirée pendant encore quelques heures…

Elle se tourna malgré tout vers Marshall avec un sourire à la fois timide et embêté après avoir jeté un coup d’œil horizontal sur la piste de danse.


"Non, je ne sais pas danser, et quand on voit la tronche que tirent ceux qui dansent, j’ai plutôt l’impression que danser est un art tortionnaire. De toute façon, je ne suis là que parce que c’est bien vu de participer à ce genre d’événement, et pour le sirop de menthe aussi… "

Eh bien ! Si Vesper s’attendait à ce genre de réponse ! Amusant. Vraiment. Vesper esquissa un léger sourire d’ailleurs.

-Je ne danse pas.

Ça ne les regardait pas certes, mais, après un regard pour Aaron qui était encore loin derrière les autres pour arriver jusqu’au buffet –Qu’est-ce qu’il pouvait bien se passer là-bas pour que ça bloque ? Les gens ne pouvaient-ils pas prendre leurs verres et partir ? - elle se disait que ce ne serait pas plus mal de faire la conversation.

-Je déteste qu’on me touche alors me coller à quelqu’un pour faire des pas stupides et sans grâce dans le seul but de coller à une musique qui manque d’ailleurs cruellement de « musique » justement, non merci.

Silence. Enfin non, il y avait toujours cette affreuse musique faite sur ordinateur qui était mise en Amplificatum dans la salle, mais entre les quatre filles, c’était comme si personne n’osait plus rien dire. Vesper se racla la gorge.

-Et donc je comprends ta surprise Brown. Mais il se trouve que le bal de Noël est un évènement auquel on n’échappe pas. Surtout quand on a une sœur comme Cara. Qui t’apprécie beaucoup Marshall d’ailleurs. Ce soir elle est venue avec un Serdaigle. Connor Grigoriev, quelque chose du genre. Tu le connais ? .  
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MessageSujet: Re: The Crazy Youth [PV]   Mar 14 Jan - 23:48

Spoiler:
 

Aller dans un bal était déjà une idée qui ne me plaisait pas. Chat échaudé craint l’eau froide, et j’avais eu assez de bal dans ma vie pour ne jamais avoir envie de recommencer l’expérience. Je considérais que c’était dernier était une forme de torture audio-visuelle interactive qui avait pour seul et unique particularité parmi tous les autres instruments de torture, que le condamné était en mesure de choisir et de s’infliger sa propre pénitence. Sortir avec un garçon beau mais stupide, un véritable connard, s’afficher seul ou avec un abruti, trébucher face aux journalistes du journal de l’école qui n’avait pas oublié d’emmener avec eux leurs appareils. Il y avait mille et une façons de transformer ce qui était affiché publiquement comme un évènement social positif, ayant pour unique but de promouvoir le rapprochement entre les élèves de l’école, en véritable drame historique capable de détruire la vie d’une personne en quelques secondes. Pourtant j’étais là, dans une magnifique robe verte tranquillement assise à une table où se trouvait probablement l’être qui allait être le plus craint dans l’école pour les années futures. À côté de ça, les trois autres dont je faisais partie apparaissaient comme des veaux à l’abattoir et je ne pouvais m’empêcher d’en vouloir un minimum à Ellan de m’avoir poussée dans la fosse aux serpents. Même s’il n’y en avait qu’un, celui-là en particulier en valait bien quatre ou cinq à lui seul.

De là où j’étais, je ne pouvais qu’envier la position de ma meilleure amie qui trouvait en cet instant plus ou moins tragique à mes yeux, l’opportunité de s’approcher de son allemand favori. Bien que mon instinct criait que pour elle c’était une mauvaise idée, je n’avais ni le cœur ni l’envie de me placer entre son cœur et son amitié. Tout ce que je pouvais faire c’était lancer un regard lointain dans l’horizon pour la regarder au loin, et me dire qu’avec un peu de chance elle arriverait peut être à convaincre le blond à partager une petite danse. De mon côté, je préférais encore rester avec un verre de jus de citrouille bu à la paille à la table des quatre esseulées.
« Hyde ? Vesper Hyde ? » Le dragon venait de sortir de la boîte, et curieusement c’était la Poufsouffle qui semblait montrer l’enthousiasme que l’on réservait aux fangirls lorsque ces derniers croisaient leurs idoles. Je ne pouvais m’empêcher de penser que cette effusion d’émotion ne pouvait avoir qu’un effet négatif sur la sérénité de la Serpentarde, mais plus encore cela risquait d’avoir un impact direct sur l’espérance de vie de la jaune et noir.

Ne vous méprenez pas, bien que j’estimais que se pointer à moins de dix mètres de la verte et argent de façon volontaire était à peu près l’équivalent à une séance de flagellation sans protection aucune que l’on devait s’infliger avec le sourire, mais je ne la détestais pas. Plutôt, je l’estimais. Il est difficile pour quelqu’un comme moi de vouloir détester franchement une personne comme Hyde qui représentait quelque chose comme la version la plus proche de ce qui pouvait précher l’égalité en toutes circonstance. A ces yeux nous étions tous également inférieur à son grand génie. Je crachais sur l’arrogance, mais je respectais le message. En discriminant tout le monde façon équitable, la tête de la promotion des premières années était probablement l’individu le plus juste de toute cette fichue école.
Mais n’allez pas croire que je l’aimais non plus. Notre relation se résumait simplement en une seule lettre : O comme optimal. La note de notre devoir de potion. Et le regard noir qu’elle m’avait lancé me rappela soudainement pourquoi nous n’étions pas amies : la fille était une peste, et j’aurais volontiers de table et je l’aurais probablement fait s’il y avait une autre place de libre ailleurs.
*Tu m’étonnes.* Personne de sain d’esprit ne s’approcherait d’une table où Hyde se trouvait. Cette simple remarque donnait une idée assez significative sur l’état mental dans lequel nous plongeait un bal pour que nous buvions toutes un verre de je ne sais quoi à côté d’un véritable monstre. Cela faisait peur.
Revenant soudainement à la réalité, je décidais d’attirer l’attention sur moi. La témérité du Gryffondor refaisant surface au moment le plus inapproprié, j’espérais simplement que la Serpentarde ne décapite pas le blaireau. Intérieurement je comptais les secondes dans ma tête, espérant deux choses : La première c’était de voir la silhouette de ma meilleure amie fendre la foule pour me rejoindre afin que je puisse m’éclipser le plus rapidement possible de ce qui se rapprochait de plus en plus à une rencontre autour d’une tasse de thé autour du chapelier dans Alice aux Pays des Merveilles. La deuxième, c’était que quelqu’un prenne cette opportunité pour se présenter afin qu’Hyde puisse détourner son attention de la Poufsouffle.

Un de mes deux souhaits fut réalisé… juste pas celui que j’avais espérée. En même temps je savais qu’Ellan n’allait pas rester seulement « cinq minutes » avec son Serpentard. En fait, si elle ne décidait pas de le garder comme sac à main, la durée était indéterminée, et je n’étais tout simplement pas assez naïve pour penser la voir de sitôt.
 « Callie Marshal. » Je hochais la tête en prenant un air intéressé. Callie Marshal. Je me demandais si elle était une importation américaine ou alors une britannique pur et dure. La réponse n’avait absolument aucun intérêt, mais il fallait bien que je passe le temps comme je pouvais. La serdaigle, Callie vue que c’était son prénom, semblait avoir une certaine appréciation pour les présentations théatrale puisqu’elle but une gorgée de son verre laissant en suspend une présentation qui semblait loin d’être fini sans une certaine forme d’introduction. Son regard se porta sur la Poufsouffle, et comprenant instinctivement la signification ce mouvement, mon propre regard se porta sur jaune et noir.
« Salut, moi c’est Millie Jeyferson. Et oui, je suis à Poufsouffle. Tu es à Serpentard. » J’étais au milieu d’une gorgée de mon verre de jus de citrouille quand j’avalais de travers et tousser bruyamment. Serpentard… Déjà que j’avais du mal à comprendre ma place dans la maison des rouge et or, je ne rêvais même pas d’avoir l’ambition nécessaire pour appartenir à la maison de Salazar.
« Serpentard ?!… » Je secouais la tête en agitant le doigt pour renforcer la négation. « Non… Non… Non… Je suis à Gryffondor. La robe ce n’est qu’une… » Je pris un instant pour peser mes mots avant de reprendre : « Une très jolie robe. »
Je ravalais ma salive sans pouvoir m’empêcher d’à nouveau observer les coutures de ma robe… C’est vrai qu’elle était magnifique, mais elle faisait très Serpentard. Visiblement Ellan était la voix de la sagesse, et pour la deuxième fois de la soirée on me comparait à une verte et argent par rapport à mon apparence. Le monde des sorciers avait vraiment un code de couleur trop strict pour une fille aussi simple que moi.

« Bienvenue à ma table mesdames. J’espère que la vue vous plaira. Par contre, les masseurs de pieds sont partis danse, je suis désolée… Vous avez déjà fait un tour de piste ? »
Ma paille coincer entre mes lèvres aspirant de façon frénétique, j’espérais qu’il y ait une quelconque forme de liqueur au fond de mon jus de citrouille qui aurait pu m’aider à comprendre ce que voulait dire la Serdaigle. J’acquiesçait sans comprendre en secouant ma tête de haut en bas sans me détacher à aucun moment de mon verre qui commençait à être de plus en plus vide en espérant que quelqu’un ait quelque chose d’intelligible à dire à cette histoire de pieds.
« Non je ne sais pas danser, et quand on voit la tronche qui tirent ceux qui dansent, j’ai plutôt l’impression que danser est un art tortionnaire. De toute façon, je ne suis là que parce que c’est bien vu de participer  ce genre d’évènement, et pour le sirop de menthe. » A l’expression art tortionnaire, mon regard se porta tout naturellement sur l’une des reines de l’école qui venait de faire irruption dans la salle de bal. Ambre Serana… La simple pensée de ce nom en entier me fit frissonner de peur. Je frottais mon bras nu à un endroit qui avait été précédemment blessé par la Verte et Argent par réflexe. Cette fille était réellement capable d’envahir vos pires cauchemars et vous faire souffrir de stress post traumatique. Non, cette Poufsouffle ne savait pas ce qu’était un véritable art tortionnaire contrairement à la jeune fille.
« Je ne danse pas. » La jeune princesse brisa le silence. Mon attention se porta tout naturellement sur elle, mais celle-ci semblait coincer entre le dilemme d’élaborer sur le thème ou de nous laisser dans l’ignorance la plus complète. Le pour et le contre peser elle finit par rajouter : « Je déteste qu’on me touche alors me coller à quelqu’un pur faire des pas stupides et sans grâce dans le seul but de coller à une musique qui manque d’ailleurs cruellement de « musique » justement, non merci. »
Un espèce de vent froid semblait avoir figé nos cordes vocales, et je n’avais rien à ajouter. Ok c’était clair si nous étions là c’est que nous n’aimions pas danser, grande histoire. Mais est-ce que j’étais  vraiment obliger de révéler à ces étrangères que ma plus grande phobie se retrouvait dans la possibilité que j’éborgne quelqu’un dans le processus d’un pas de danse ? Je ne pensais pas. Il y avait une certaine intimité que je n’étais pas prête à franchir avec ces trois demoiselles et celle-ci en faisait partie.
« Et donc je comprends ta surprise Brown. Mais il se trouve que le bal de Noël est un évènement auquel on n’échappe pas. Surtout quand on a une sœur comme Cara. » Pourquoi essayer de convaincre une convertie ? Depuis l’âge de quatre ans je tentais d’esquiver les bals et autres gala en l’honneur de je ne sais quoi et ce n’était pas moi qui allait la contredire sur ce point : Cara ou pas.

« Qui t’apprécie beaucoup Marshall d’ailleurs. Ce soir elle est venue avec un Serdaigle. Connor Grigoriev, quelque chose du genre. Tu le connais ? »

Je savais que la question ne me concernait pas et ce n’était pas à moi que l’on s’adressait parce que je n’étais pas à Serdaigle, mais l’évocation du garçon réveilla en moi le démon que j’essayais de masquer face à ma meilleure amie et je ne pouvais m’empêcher de sauter sur l’opportunité.
« Ce n’est pas le meilleur ami de Bauer ? Tu devrais en savoir plus que n’importe qui d’entre nous à son sujet non ? » Sans flancher, mon regard s’était ficher dans ceux de la Serpentarde. Il y avait peu de chose pour lesquels je me mettais volontairement en danger, mais une opportunité d’en apprendre plus sur le serpentard ou ses fréquentations n’étaient pas quelque chose que je pouvais ignorer si cela pouvait me permettre d’aider ma meilleure amie. Je ne flanchais pas.

 


Dernière édition par Emilia Brown le Dim 2 Fév - 12:36, édité 2 fois
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Callie Marshall
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Particularités: Tout le monde prétend être unique, mais au fond personne ne l'est.
Ami(e)s:
Âme soeur: Vous n'êtes pas trop vieux pour croire à ces fantaisies ? Bien moi si. Et je n'ai que 13 ans. Réfléchissez-y.

MessageSujet: Re: The Crazy Youth [PV]   Dim 19 Jan - 1:12

    Que c’était lassant toute cette foule. Callie bénissait sa chance de lui avoir trouver une chaise ainsi qu’une table. Ses pieds nus respiraient, mais elle devait cependant se tenir prête à se rechausser et marcher si jamais le photographe venait a être moins occupé. Elle n’y arriverait jamais. Et son père ne la croirait pas lorsqu’elle lui certifierait qu’elle avait bel et bien fichus les pieds dans ce bal à la noix. Quand bien même, qu’est-ce que cela pouvait bien faire ? Au pire ? Elle resterait à Poudlard pendant les vacances scolaire et ne rentrerait chez elle que l’année scolaire terminée pour retrouver son père qui, d’ici là, aura certainement fini de lui faire la tête. Voilà, donc rien à craindre… Le fait est que, c’était le premier bal où allait Callie depuis qu’elle était née, et, mine de rien, avoir une photo de ça pourrait faire un souvenir potable de son possiblement long séjour dans ce château … Même si cela ne serait pas forcément très joyeux de se dire qu’elle y avait été seule et n’avait croisé la route que de cas sociaux à première vue. Elle en était un aussi, tout comme ses nouvelles camarades de table.

    La question de la jeune Millie était légitime. C’est vrai qu’en regardant Emilia avec sa robe verte, l’on pourrait croire qu’elle prônait avec fierté les couleurs de sa maison. Mais Callie savait qu’il n’en était rien. La réaction d’Emilia n’en était que plus amusante. Cela fit s’étirer un mince sourire sur le visage de la Serdaigle. Au moins elle, avec sa robe blanche immaculée, personne ne pouvait se tromper. Soit ils l’ignoraient et il était impossible de deviner, soit ils le savaient directement. Mais personne ne se poserait cette question ce soir, cela était évident. Car oui, tout le monde semblait en avoir rien à faire de tout le monde, ils étaient tous comme dans une bulle. Dansant en bousculant à moitié ses voisins, parler fort quitte à rendre sourd son camarade, peut importait, seul les couples comptaient. Toutes ces têtes allaient par deux.

    En parlant de têtes, les deux nouvelles de Serpentard et Poufsouffle répondirent à peu près la même chose : elles ne comptaient pas danser de toutes façons. L’une parce qu’apparemment cela semblait être un art douloureux. Et l’autre parce qu’elle ne supportait pas le contact physique et la musique actuelle. Ce qui n’était pas un tort, cela agressait les oreilles à n’en plus finir. Le silence de sa chambre lui manqua soudain à la jeune Serdaigle. Dire que ses bouquins et son rat l’attendaient bien tranquillement. Oui, il fallait qu’elle se décide. Peu importait de toutes façons qu’elle s’en aille ou pas, ces dames ne la connaissaient pas et n’en avait certainement rien à faire d’elle, tout simplement. Elle n’avait rien à raconter, rien à dire. Elle ne savait qu’écouter de toutes façons, et ouvrir sa boucher pour répondre à des questions ou en poser. La preuve étant qu’en se forçant même, elle en venait à dire n’importe quoi, comme elle venait de le faire précédemment. Donc, elle allait éviter cela aussi, éviter de ce forcer à être ce qu’elle n’est pas.

    La Serpentard en profita du même temps pour répondre à Emilia qui lui avait fait une remarque sur son accoutrement dès son arrivée et avait affiché un certain étonnement à la trouver en ces lieux. Alors que Callie restait concentrée sur le photographe, elle entendit prononcer son patronyme et reporta donc tout naturellement son attention sur la conversation, comme si elle l’avait toujours suivie. Ce qui n’était pas faux en soit. Elle était juste concentrée un peu ailleurs. Mais cela ne l’empêchait pas de tout écouter et tout comprendre. Que ce soit à la discussion de la table ou bien aux alentours d’ailleurs.


    « Et donc je comprends ta surprise Brown. Mais il se trouve que le bal de Noël est un évènement auquel on n’échappe pas. Surtout quand on a une sœur comme Cara. Qui t’apprécie beaucoup Marshall d’ailleurs. Ce soir elle est venue avec un Serdaigle. Connor Grigoriev, quelque chose du genre. Tu le connais ? »

    Apprécier, apprécier … Cela était un bien grand mot. Même si il était vrai que de son côté, Callie estimait beaucoup la sœur jumelle de Vesper, cela ne devait certainement pas être autant réciproque étant donné que la Serdaigle ne lui avait rien apporté de spécial. Cela avait surtout été Cara qui l’avait aidé. Mais son esprit divaguait. Donc, Connor ? Oui, la gamine voyait parfaitement de qui il s’agissait mais une chose était sûre : elle ne le connaissait aucunement. Elle savait que cette réponse allait déplaire à Vesper. Mais elle n’allait pas mentir juste pour lui faire plaisir.

    Sans crier gare, la Gryffondor lança à son tour une question, somme toute liée à celle de Vesper certes, mais, elle semblait demander cela sur un ton de défi. Vesper semblait clairement poser la question pour pouvoir veiller sur sa sœur et s’assurer qu’elle ne soit pas entre les mains d’un quelconque salaud, ou au moins pour savoir qu’il n’était pas quelqu’un de mauvais.


    « Ce n’est pas le meilleur ami de Bauer ? Tu devrais en savoir plus que n’importe qui d’entre nous à son sujet non ? »

    Tout ces jeunes gens n’avaient que 11 ou 12 ans maximum. Pourquoi iraient-ils s’inquiéter de savoir si leur compagnon d’un soir, certainement pas l’amour de leur vie, les laisseraient le cœur briser après cette soirée. Qui sait ? Callie n’avait vraiment pas encore l’âge pour toutes ces bêtises. Peut-être ne l’aurait-elle jamais, elle l’espérait. Bien sûr, être blessé par une personne que l’on apprécie ne doit certainement pas être agréable, cela elle n’en doutait pas une seconde. Mais la vie était faite de ça. De gens qui s’apprécient et se quittent, restent et reviennent inlassablement. Bien pour éviter tout cela, Callie restait en retrait de toutes ces histoires. Elle avait été abandonné par sa génitrice, elle n’avait donc besoin de personne d’autre pour vivre ou exister au mieux : savoir se débrouiller seul était la clef. Ça, et n’avoir de comptes à rendre à personne bien entendu.

    Et donc, comme vous vous en doutez elle ne connaissait la réponse ni de l’une, ni de l’autre, même si elle ne lui était pas adressée. Elle essaya tout de même de répondre, en faisant appelle à ses souvenirs de classe et de la salle commune des Serdaigle. Elle le croisait, bien sûr, il était de la même maison et de la même année. Ce que disait Emilia était vrai, Callie l’avait souvent vu trainer avec un vert et argent. Mais la vrai question était : pourquoi Emilia s’intéressait à cela. Était-ce pour elle ? Pour une amie ? Un ami ? Un membre de sa famille comme pour Vesper ? Peu importait, la chose à retenir était que Callie n’était pas bien placée pour pouvoir renseigner Vesper, elle devait être vraiment désespérée pour venir la voir elle à ce sujet. Ou alors, réellement à court de sujet de discussion.


    « Je suis la dernière personne qu’il faudrait venir voir pour avoir des renseignements sur une personne, fit-elle étonnée. Je le vois étudier de temps en temps en salle commune, ou traîner avec des gens à l‘extérieur. Comme tout le monde j’imagine… Désolée de ne pouvoir t‘aider plus que ça. »

    Conclue-t-elle sincèrement. Ses yeux quittèrent le visage de la Serpentard pour venir de nouveau chercher le satané photographe. Elle but une gorgée et se rendit compte que bientôt son verre serait vide. Cela la rendit encore plus blasée. Mais d’un autre côté, cela signifiait également que le moment de partir arriverait. Quitte à ne pas avoir de photos, autant éviter de continuer la torture ici.

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MessageSujet: Re: The Crazy Youth [PV]   Jeu 6 Fév - 23:09

C’était un jour où le vent soufflait fort, si fort que certaines petites branches des puissants sapins pliaient sous l’ordre du zéphire. Le fluide dévastateur et impalpable coulait sur la lande, il faisait frémir la forêt, et il roulait sur les rochers, amas de pierres crochues et cornues restant stoïques face à l’ennemi venteux.
La tête vers le ciel, les yeux aussi gris que les nuages couvrant la région, la petite fille tournoyait sur elle-même, envoûtée par le ciel orageux, happée par les cieux.
Soudain elle scruta l’horizon, alerte, il lui semblait avoir entendu son nom mais elle n’en était pas sûre. Ignorant ce cours moment de doute qui, la seconde d’après, était loin derrière elle, la petite fille aux cheveux presque noirs, s’en alla avec le pas léger, sur l’herbe vert foncé, non loin du précipice où grondaient les eaux de l’Atlantique.
S’approchant d’un monticule rocheux, la fillette entendit un sifflement. Elle posa ses mains roses de froid sur un morceau de roche rugueuse et se pencha. Elle distingua une petite grotte, une sorte de terrier de pierres. Espiègle, elle y tendit une main.
Un autre sifflement, plus fort cette fois, jaillit du terrier. L’enfant replia son bras, ramena sa main en sécurité auprès d’elle. Toujours les yeux fixés sur le trou sombre, elle put voir apparaître le reptile.
La tête fine, les yeux noirs et brillants, il n’était pas bien grand. Sa langue fourchue fit une brève apparition aux bords de sa gueule. Devant la mine stupéfaite de l’enfant, le serpent fit claquer ses dents et émit un son semblable au crachement du chat. Fascinée, la petite fille ne bougeait pas.
Tout à coup, une main saisit son épaule et la petite sursauta et se retourna. Là elle tomba nez à nez avec sa mère, elle semblait effrayée, plus que la fillette.
Là, ce fut très rapide. Profitant qu’elle ne le regardait pas, le serpent s’élança, les crochets venimeux en avant. Instinctivement, la femme dégaina sa baguette magique et effectua un mouvement vif. Le reptile se vit propulser quelques mètres plus loin, reprenant ses esprits, il toisa les deux sorcières en sifflant furieusement. Puis il disparut dans le paysage.
La mère saisit sa fille par les bras et la tourna face à elle.  Là elle lui dit en la regardant droit dans les yeux :
Tu ne dois jamais tourner le dos à un serpent, tu ne dois jamais lui laisser l’occasion de t’attaquer !
Comme la petite restait pensive, comprenant la gravité de la situation, sa mère la serra contre elle.
Ne refais jamais ça…
Tandis que la petite fille  pensait que cela faisait beaucoup de chose à ne jamais faire, sa mère la prit par la main et l’entraîna vers la voiture bleue garée à la lisière de la forêt.


Les yeux perçants de Vesper Hyde venaient de se poser sur Millie. L’élève de Poufsouffle avait commis l’erreur de lui adresser la parole. Elle s’attendait à recevoir une pique venimeuse de la sorcière blonde, mais celle-ci n’en eut pas le temps. La sorcière de Gryffondor en robe verte, se hâta d’attirer l’attention de Vesper en se présentant. Tandis que les quatre filles échangèrent quelques mots de courtoisie, l’élève de Poufsouffle gardait discrètement un œil sur Mlle Hyde, il ne fallait pas détourner le regard devant un serpent. Cette leçon était gravée dans sa mémoire, l’expression d’effroi de sa mère ce jour-là lui avait bien fait comprendre que ces reptiles étaient dangereux.
Quand Callie demanda aux filles si elles étaient déjà aller sur la piste, après que Millie lui eut exprimé son point de vue sur la formidable distraction qu’est la danse, ce fut au tour de la sorcière blonde de répondre. Mais Millie ne put s’empêcher de remarquer un petit rictus sur le visage de Vesper, le serpent avait émis une réaction non agressive, la statue de marbre avait bougé ! L’élève de Poufsouffle en était stupéfaite, mais l’esquisse disparue quand la Serpentard répondit à la question de Callie.

"Je ne danse pas. Je déteste qu’on me touche alors me coller à quelqu’un pour faire des pas stupides et sans grâce dans le seul but de coller à une musique qui manque d’ailleurs cruellement de
« musique » justement, non merci."


Bizarrement, même si à priori tout le monde était d’accord avec la sorcière glaçante, personne ne parla. Millie portait son attention sur la musique ambiante que décrivait Vesper. Elle était tout de même supportable, ce n’était pas une mélodie passionnée avec des paroles profondes, mais c’était assez entraînant. Millie finit par répondre à Vesper :

"De toute façon, la musique importe peu puisque personne n’est en rythme."

Un bref instant, la Poufsouffle détacha son regard de la Serpentard et regarda par-dessus l’épaule de cette dernière, examinant d’un air navré les étudiants qui se trémoussaient dans des éclats de sueurs. Puis elle reposa ses yeux gris sur la sorcière.
Celle-ci s’adressa à Emilia, la sorcière de Gryffondor :

"Et donc je comprends ta surprise Brown. Mais il se trouve que le bal de Noël est un évènement auquel on n’échappe pas. Surtout quand on a une sœur comme Cara. Qui t’apprécie beaucoup Marshall d’ailleurs. Ce soir elle est venue avec un Serdaigle. Connor Grigoriev, quelque chose du genre. Tu le connais ?"

Millie regarda tour à tour Emilia et Callie, c’est la sorcière brune de Gryffondor qui parla la première :

"Ce n’est pas le meilleur ami de Bauer ? Tu devrais en savoir plus que n’importe qui d’entre nous à son sujet non ?"

Cela faisait déjà trois noms inconnus pour la Poufsouffle ; alors, Cara devait être à Serpentard comme sa sœur ; Connor, comme Vesper l’avait dit, était à Serdaigle, et Bauer semblait être à Serpentard d’après les allusions d’Emilia. A la fin de la soirée, Millie aurait sûrement déjà oublié ces noms.
Attentive à la discussion qui semblait tourner autour de ce Grigoriev, la sorcière de Poufsouffle écouta sans un mot. Qu’aurait-elle pu dire de toute façon ? Elle ne connaissait ni Cara, ni Bauer, ni Connor. La belle affaire.
Callie s’empressa de répondre aux deux filles :

"Je suis la dernière personne qu’il faudrait venir voir pour avoir des renseignements sur une personne. Je le vois étudier de temps en temps en salle commune, ou traîner avec des gens à l‘extérieur. Comme tout le monde j’imagine… Désolée de ne pouvoir t‘aider plus que ça."

Millie fut soulagée de savoir qu’elle n’était pas la seule pommée du groupe, elle remarqua que la rouquine lançait régulièrement des regards furtifs en direction du photographe. Un brave homme censé immortaliser cet "instant magique", le pauvre devait voir défiler toutes les têtes des étudiants et cela sans broncher. Millie éprouva une grande compassion et un profond respect pour ce sorcier réduit à une tâche des plus ennuyeuses.
La jeune sorcière adressa un sourire à Callie et lui demanda :

"Laisses moi deviner, tes parents veulent absolument la preuve que tu t’amuses à cette soirée et tu dois leur envoyer une photo souvenir ?"

Devant la mine de la sorcière rousse, Millie se doutait un peu de la réponse, elle continua :

"Tu comptes poser seule ? Parce que dans le genre je m’ennuie mais je fais semblait que ça m’amuse, c’est carrément grillé."

Un petit sourire en coin se dessina sur la frimousse de la Poufsouffle, elle espérait ne pas avoir mis une gêne chez Callie.
Attendant sa réponse, la jaune et noir porta son verre à sa bouche et avala un peu de sirop de menthe, le goût plus sucré et la texture plus dense signalèrent à Millie que les dernières gouttes étaient épuisées. Jetant un œil dans le verre, la sorcière grommela intérieurement. Il faudrait bientôt qu’elle retourne à la buvette. Ou alors elle le jetterai simplement et quitterait la fête pour enfin se retrouver sous sa couette, loin du bruit cacophonique et des rires hypocrites qui envahissaient la salle.
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