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Color of Red [Pv A.]

 
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 Color of Red [Pv A.]

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Ulrich Liechtenstein
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Date d'inscription : 29/06/2008

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Particularités: Masochiste
Ami(e)s: Hazel Woodley dans mes plus grands fantasmes
Âme soeur: Katie Bell, mais ça ne change rien au fait que je vais en épouser une autre.

MessageSujet: Color of Red [Pv A.]   Jeu 26 Déc - 1:20

Color of red, color my soul
days of the new become days of the old
try to pretend everything is alright
looking again at this arabian night
do you think my hostility will ever end?
or did the brutality ever begin?
release the smoke that the beast retrieves
the beast is your friend although he deceives

And im living a lie and to live is to die
and the swing on the porch
is the sign of the torch thats to come.
and ill ask you again is the devil your friend
and the words that you speak
are backstabbing the meek and you'll die
but why die

Creep through the bushes, forest of trees
i am th eserpent that nobody sees
the anger inside seems to erupt on my head
the anger erupts and now my soul lies dead
now let me show you just what you've lost
the damage at stake is a price beyond cost
the sting that comes from the darkness around
they'll hurt you much worse when you're six underground

Barefoot In January - Color Of Red.


« Le rouge est sûrement la couleur la plus fascinante et ambiguë qui soit. Elle joue sur les paradoxes, anime des sentiments passionnels en complète contradiction : amour / colère, sensualité / sexualité, courage / danger, ardeur / interdiction… Cette couleur remue les sentiments sans aucun doute. Elle s'impose comme une couleur chaleureuse, énergique, pénétrante et d'une certaine manière rassurante et enveloppante. D'un autre côté, on l'associe au sang, à l'enfer et à la luxure. Cette couleur chaude ne laisse donc pas indifférent et c'est là toute sa force : elle remue les passions, qu'elles soient positives ou négatives. »

Une fine ligne se dessina sur les lèvres du serpentard. Comment en était-il déjà à lire ce livre stupide sur la signification des couleurs ? Quoi qu’il en soit, ce passage sur le rouge était finalement bien plus intéressant qu’il ne se l’était imaginé en faisant semblant de s’y intéresser pour éviter d’avoir à parler à la quatrième année qui venait de s’assoir à côté de lui faisant mine de ne pas la regarder alors que la discrétion n’était pas son fort. Elle attendait seulement le bon moment, qu’Ulrich ne lui accorderait jamais. Certes il aurait pu se lever, et donc, éviter la moindre contrariété mais il n’avait pas envie de bouger. Et maintenant qu’il avait trouvé un réel sujet sur lequel il pouvait se pencher, il allait encore moins bouger.

Ambre. Le rouge, ça leur ressemblait bien. Ou ça LUI ressemblait bien. Ambre provoquait en lui autant d’amour que de haine, il avait autant envie de la prendre dans ses bras que de la plaquer contre un mur et de la voir souffrir de douleurs. Quand il la regardait, il la détestait, mais ne pouvait s’empêcher de penser à elle. C’était énervant. Agaçant. Plus encore depuis qu’elle était revenue à poudlard.

Pendant plusieurs mois, Ambre avait tout simplement déserté l’école. Elle ne lui avait pas envoyé le moindre mot, répondu à aucune lettre, puis s’était pointé dans un bar moldu juste après qu’il se soit fiancé à Cassandre. Comme si de rien n’était. Ça l’avait mis hors de lui, tout en gardant ce côté docile et adorateur pour sa serpentard adorée. Mais maintenant qu’ils étaient de retour à poudlard, tout était différent. En fait, il lui en voulait. Encore. Elle était partie, sans rien lui dire. Et il ne pouvait tout simplement pas lui pardonner. Alors, une fois revenue, il l’avait simplement ignoré. Il avait continué sa vie d’étudiant, comme lorsqu’elle n’était pas là sans lui accorder le moindre regard. Et ça avait mal tourné.Evidement.

Elle avait beau paraître détachée mais elle le devenait beaucoup moins quand elle réalisait que tout ce dont elle était certaine s’envolait en fumer. Ulrich l’avait méprisé en public, humilié dès qu’il le pouvait et la regardait de haut, comme si elle n’était rien de plus qu’un insecte et bien sûr,Serrana détestait ça. Surtout venant de lui qu’elle avait toujours regardé comme un serpentard stupide, incapable de prendre la moindre décision sensée. Ce qui, en fait, était totalement vrai. Ulrich ne prenait jamais de décision qui ne finissait pas mal. Mais peu importe. Depuis peu, donc, Ulrich et Ambre étaient devenus comme deux adversaires, toujours prêtsà mordre. Mais c’était à présent les vacances et qui plus est, l’heure tant attendu du bal de Noël.

L’année dernière, Ulrich et Ambre y étaient allés ensemble, puisqu’ils étaient tous deux Miss et Mister Serpentard et cette année, la tradition aurait voulu qu’il s’y rende avec Ana mais il ne la connaissait pas vraiment et ne lui avait jamais réellement parlé. Mais surtout, l’année passée, entre deux danses, Ulrich se souvenait d’une discussion qu’il avait eue avec la Serpentard au sujet des Miss et Mister. Elle se demandait comment Ulrich avait pu être élu, et surtout prétendait qu’il ne le serait jamais une autre fois. Ulrich avait donc sollicité d’elle, que s’il était à nouveau élu, elle serait une fois de plus de sa cavalière. Marché qu’elle avait accepté puisqu’elle pensait réellement que jamais, ce ne serais possible et ils y étaient. Et il était Mister serpentard. Et ce qui était amusant, c’était qu’actuellement, ils se détestaient, en quelque sorte. Ambre se fichait bien du bal, de se savoir avec un cavalier, et encore plus de lui, mais… ne pas venir avec lui ce soir-là, se serait comme avouer qu’il avait gagné. Elle fuyait devant lui et devant sa parole. Et lui, s’en réjouissait d’avance.

Ulrich referma son livre sur les couleurs qu’il avait pris au hasard sur la table basse de la salle commune et le reposa là où il l’avait pris avant de se lever de son fauteuil pour aller s’intéresser à cette fameuse soirée. Lire ce passage sur le rouge lui avait donné une idée. Il allait porter un costume rouge ! Voilà qui l’amuserait une bonne partie de la soirée. Voir le visage déconfit de sa douce vipère qui devait accompagner un type qu’elle méprisait et qui, de plus, porterait les couleurs de la maison qu’elle aimait le moins.

C’est un large sourire sur les lèvres qu’il envoya une lettre à sa mère la priant de lui faire faire un costume sur mesure rouge. Sa mère était ravie de lui répondre que la commande était déjà passée auprès de certains de ses amis créateurs. Ce qui était pratique, c’est vrai, c’était qu’elle passait si régulièrement des commandes, qu’ils avaient déjà tous ses mensurations.

Le serpentard passa la semaine serein, calme, jetant de temps en temps des coups d’œil à la serpentard, sans jamais dire le moindre mot au sujet du bal de Noël. Il avait envie qu’elle vienne vers lui, que ce soit elle qui aborde le sujet. Mais elle ne le fit pas non plus. Quand Ulrich reçut son costume par hiboux, un large sourire se dessina sur ses lèvres. Parfait. Exactement comme il le voulait.

Devant le miroir de la chambre, le soir du bal, Ulrich était malgré tout songeur. C’était la dernière fois qu’il participerait à cet évènement. La dernière fois. Et il n’y allait pas avec Katie. Avant ses fiançailles, il essayait de réparer leurs relations, mais depuis, il s’éloignait le plus possible d’elle. Si elle le détestait, ce serait plus simple quand elle saurait. Et elle le saura tôt ou tard… Mais Ulrich était trop lâche pour le lui dire en face. C’était trop douloureux, pour lui, pour elle, et puis surtout, comment le dirait-il ? C’était impossible. Alors autant… s’éloigner, et faire comme si tout était normal. D’ailleurs, tout était normal. Et maintenant qu’il était prêt, il s’apprêtait à rejoindre Ambre. Car dans le fond, qu’importe ce qui s’était passé et ce qui se passera, il n’aurait pu se rendre à ce dernier bal accompagné par une autre qu’Ambre.

Le serpentard se rendit dans la salle commune qui se trouvait en pleine ébullition. Tout le monde courait, criait, était survolté et excité. C’était LA soirée de l’année. Le bal le plus attendu. La soirée où il se passait toujours mille et une chose. Et évidemment, il n’y avait pas une seule personne dans la salle commune qui ne soit pas occupée par les contrariétés futiles que présentait ce bal. Ulrich s’accouda contre un des murs, observant, patient, les autres élèves qui passaient devant lui en direction du hall d’entrée. Quelques-uns le saluèrent, heureux ou heureuses de ce que la soirée leur promettait, puis, après avoir patienté bien trop longtemps, elle apparut, à la sortie du couloir menant à sa chambre. Un large sourire passa sur ses lèvres et il se dirigea vers elle. Calmement, la détaillant du regard, comme pour la juger. Puis il s’arrêta. Leurs yeux ne se quittaient pas, ils ne disaient pas le moindre mot. C’était à celui qui baisserait le premier le regard, qui émettrait la première faiblesse. Alors Ulrich fit une révérence bien trop pompeuse pour paraître naturel tout en s’amusant de la situation pour enfin prendre avec grâce sa baguette dans sa poche et lancer un sortilège informulé de manière à faire apparaître une rose qu’il lui tendit élégamment.


-Mademoiselle Serana.



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Ambre Serana
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Âme soeur: C'est un débat qu'il faudrait avoir dessus, pas une simple affirmation.

MessageSujet: Re: Color of Red [Pv A.]   Jeu 26 Déc - 22:10

Il en fallait beaucoup pour me mettre en colère. J'étais d'un calme glacial encore plus foudroyant que montée de haine. Les quelques éclats de fureur qui, parfois, émergeaient au fond de mon regard azur n'étaient pas dus à mes émotions, ou plutôt n'étaient plus dus à mes émotions. J'avais grandi ; j'avais appris. Tout était parfaitement maîtrisé, contrôlé pour mieux être utilisé. A Poudlard, j'avais le mérite d'être prise au sérieux sans avoir besoin d'élever la voix. Malheureusement, certaines fois les restes de ma réputation ne suffisait et ce petit éclat me sauvait d'une pénible situation. Je détestais devoir perdre mon temps à cause de quelques abrutis insolents qui pensaient tout savoir alors qu'ils nageaient dans un flot d'inepties. Évidemment, j'avais depuis longtemps compris que la seule réponse possible à leurs maigres tentatives de se faire entendre était l'ignorance totale. Ils passaient leur chemin, ils comprenaient mieux le silence que n'importe quelle autre remarque acide. Sans doute parce qu'ils y étaient habitués et que là était leur état naturel. Mais il y avait des élèves teigneux, de ceux que je mourrais d'envie d'écraser sous mon talon et de sentir leur souffle diminuer jusqu'à s'éteindre. Et parmi cette joyeuse bande il y avait Liechtenstein. C'était un cas à part parce qu'il était beaucoup plus compliqué à gérer. A mes yeux il en devenait presque un objet scientifique. Un objet en tout cas c'était certain, scientifique je cherchais justement à savoir s'il fallait lui donner autant d'importance. Mais ce n'était pas la question de la soirée, ni celle que j'avais tourné dans tous les sens dans mon esprit tout au long de la semaine. Comme allais-je éviter ce foutu bal ? L'année dernière j'avais parlé trop vite, sans penser à ce que je disais et j'avais fait un pari idiot, un double-pari même que j'avais perdu. J'avais mise sur la mémoire défaillante d'Ulrich et sur son talent pour se faire discret ; je me retrouvais maintenant obligée d'aller – une nouvelle fois – au bal avec lui. Ma fierté en souffrait. Tout ça parce qu'il avait été réélu mister Serpentard. Fixant sans sourciller mon reflet dans le miroir j'hésitais. Manquer à ma parole aurait été une terrible erreur – même si savoir Liechtenstein seul à m'attendre me plaisait bien – mais y aller me donnait envie de déclamer une oraison funèbre. Tout ça pour quoi ? Il n'avait aucune envie que je l'accompagne mais m'obliger à participer à cette mascarade devait le faire saliver d'avance. La guerre était déclarée, depuis quelques semaines déjà. Depuis mon retour à vrai dire, le pauvre petit avait du être vexé de mon manque de réponse, de ma capacité à réapparaître au moment où il y avait le moins envie de me voir et surtout de me voir me comporter comme si rien n'avait changé. Pourtant, je devais l'avouer, tout avait changé. De l'odeur des couloirs à la façon de se comporter des élèves. Pourquoi cet excès soudain d'intelligence ? Qu'est-ce qui leur avait pris de se cultiver pendant mon absence ? - pas tous bien sûr, la majorité était encore au stade de déchet passif. Et surtout, pourquoi est-ce que Liechtenstein était concerné ?

Je jetai un regard sur l'horloge, les aiguilles avançaient plus vite que je le pensais. Machinalement, je me levai, attrapai une robe noire dans ma penderie sans réellement savoir de laquelle il s'agissait – j'y allais avec Liechtenstein de toute façon, mes vêtements comptaient peu. Je n'étais pas complètement folle et j'avais bien conscience que, dans mon armoire, toutes mes robes étaient passables pour ce bal. Néanmoins, je n'allais pas hésiter pendant trois heures comme une gamine de onze ans. Qu'est-ce que j'avais grandi depuis ce premier bal d'ailleurs.... J'étais bien maintenant, bien plus forte. La gamine apeurée et seule que j'étais alors avait tout à envier à ce que j'étais devenue.

Il fallait que je me prépare, que je m'habille. Mes condisciples de Serpentard ne tenaient plus en place. Elles parlaient, parlaient sans cesse de leurs cavaliers ou de leurs robes – qui n'étaient pourtant pas particulièrement belles. De là où je me trouvais je pouvais entendre les piaillements des filles des autres années ; aucune ne relevait le niveau. Cette soirée s’annonçait bien morne. Je finis tout de même par me préparer, me maquiller légèrement le temps que mes camarades fichent le camp. Le bal allait commencé, peut-être avait-il commencé mais je me fichais pas mal d'être en retard, Ulrich attendrait puisqu'il savait si bien le faire. Il ne pouvait pas partir cela aurait été signer son échec et ma victoire à cette partie. Il semblait être prêt à se battre lorsque nous nous étions croisés et j'étais prête à être une adversaire redoutable. L'un dans l'autre cette soirée n'allait peut-être aussi chaotique que je le craignais. Une bonne petite joute verbale avec cet idiot allait égayer ma soirée et me permettre de lui rappeler qu'il ne m'arrivait pas à la cheville. C'était une chose qu'il n'aurait jamais dû oublier d'ailleurs, d'autant que ce qu'il était devenu c'était à moi qu'il le devait et il avait intérêt à vite s'en rappeler. Pour le moment j'avais été tolérante envers ses sauts d'humeurs, ses répliques acerbes – qui manquaient toutefois de fond – et sa mauvaise foi. Seulement cela n'allait plus durer. Cette petite guéguerre qu'il avait instauré sous je-ne-sais-quel-prétexte devait prendre fin et de lui. Clairement, il me sous-estimait.

Une fois ma robe enfilée – noire donc, longue (les manches aussi) et à col roulé signe de mon état d'esprit- , mes chaussures mises et mes cheveux coiffés très simplement je descendis à la salle commune. Il était là, abordant fièrement un costume rouge qu'il avait dû trouver au fond d'une poubelle. Je n'avais pas pu faire un pas avant que ses yeux se fixent sur moi et, dedans, on pouvait y lire tout ce de l'affection à mon égard. Pour ma part, j'étais illisible, même pour lui. Mon regard n'exprimait rien il se contentait de fixer Liechtenstein dans le silence total que je n'étais pas prête à briser. Ce fut lui qui bougea en premier, se tordant dans une référence ridicule parce qu’exagérée. Du coup de l'oeil je le vis faire apparaître une rose qu'il me tendit. Je n'avais pas bougé.


- Mademoiselle Serana.

Sa voix vint briser le silence pourtant cher à mes oreilles et donna le coup d'envoi à notre bal qui allait être quelque peu différent de celui des autres élèves. Je descendis pour être en face de lui, sans le lâcher du regard. J'ignorai volontairement la rose pourtant proche de moi.  S'il avait cru ne serait-ce qu'un instant que j'allais le remercier ou agir comme une de ces filles avec qui il y était allait les années précédentes il se trompait.

- Ton humour m'avait cruellement manqué, ralliai-je sans sourciller. On y va ? Je suis sûre que tu meurs d'envie qu'on nous voit ensemble. Quant à moi, je mourrais d'envie d'en finir.

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@Dray Collins a écrit:
non, je ne tripe pas alone dans mes toilettes en déroulant du papier-cul ..








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Ulrich Liechtenstein
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MessageSujet: Re: Color of Red [Pv A.]   Sam 28 Déc - 1:22

Une fille passa à côté de lui en le bousculant au passage. Elle se retourna vers lui, hors d’elle, comme s’il y était pour quoi que ce soit, mais quand elle croisa son regard, elle se mit à rougir et s’excusa. Il aimait cette crainte qu’il inspirait, ou plutôt cette espèce d’intimidation qu’il avait sur les autres. On le laissait tranquille, et le regardait avec envie. Et quoi de mieux que le regard rougissant en robe décolleté bleu nuit qui lui souriait bêtement alors que, quelques minutes plus tard, elle était à deux doigts de tuer quiconque se mettrait entre elle et son cavalier. Ulrich afficha une mine amusée puis retourna à ses occupations, soit, attendre.

Il avait l’impression d’avoir passé sa vie à ça avec elle. L’attendre. Attendre que Miss Serana veuille bien se pointer. Tout en espérant à la fois qu’elle ne le fera pas. Si ce n’était pas paradoxal ça ! En fait, il y avait deux camps en lui qui n’arrivait pas à se mettre d’accord. D’un côté, il voulait qu’elle vienne, parce que ça le faisait chier d’attendre pour rien. Mais en même temps, si elle ne venait pas, c’était comme s’incliner devant lui, ce qui, de sa part, aurait été exquis. Mais si elle ne venait pas, la soirée ne serait sans doute pas amusante. Quoique si elle ne venait pas, l’idée de la voir le lendemain et de profiter de sa faiblesse l’amuserait. Donc finalement, dans tous les cas, il allait apprécier la soirée. Il faut dire aussi, que pendant ce genre de soirée l’alcool coulait à flots et donc, ivre, il ne se rendrait même pas compte à quel point Ambre pouvait être barbante. Il ne ferait que profiter de la vue imprenable qu’elle lui offrirait sur son décolleté et s’amuserait avec elle et ses humeurs sans même intégrer le fait qu’elle lui dira des paroles aussi froides que poignante.

Puis enfin, alors qu’il pensait réellement qu’elle n’oserait pas se présenter à lui, elle passa le coin du couloir menant aux chambres. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Évidemment, elle était exactement comme il ne l’avait pas imaginé. Ambre était à sa façon, aussi sexy que maléfique. Le genre de femme qu’on sait d’une beauté folle, mais sur laquelle on ne préfère pas fantasmer de peur qu’elle ne puisse lire dans les pensées et ne vous taille en pièces. Ce soir, elle portait une longue robe noire, qui moulait là moindres de ses formes laissant largement place à l’imagination et d’ailleurs, son sourire s’étira en apercevant derrière elle un type de leur classe qui la dévisageait la bouche ouverte dans son dos. Ouais… c’était ambre. Donc une longue robe noir, moulante, qui recouvrait et ses bras, et son cou, ne laissant rien apercevoir de son corps. Cette robe traduisait avec perfection ce qu’elle était : sombre et sensuel. Froide et intouchable. Elle ne laissait rien entrevoir d’elle, mais laissait tout supposer. Décidément, elle était… parfaite. Exactement comme ce que l’on attendait d’elle.

Ulrich s’approcha d’elle calmement, puis, voyant que son regard restait toujours aussi dur et insensible qu’à l'accoutumée en ce soir de fête, il fit une espèce de pirouette stupide, comme s’il accueillait la reine de… la reine des glaces en personne ! Mais puisqu’il restait malgré tout en gentleman, il fit apparaitre une rose avec un sortilège informulé. Quelques élèves les regardaient de loin, sans oser dire la moindre chose. Il avait été connu qu’Ulrich et Ambre avaient par le passé beaucoup de temps ensemble et certains étaient persuadés qu’ils étaient amis, mais depuis leurs… « Affrontement » personne ne se serait douté qu’ils iraient ensemble à ce fichu bal. Et même s’il se fichait bien des ragots, en ce moment il s’en amusait. Tout pour lire autre chose que les lettres de sa mère qui ne faisait que lui poser des questions sur ses désirs pour le mariage…


-Ton humour m'avait cruellement manqué.

Ulrich se pencha légèrement sur elle, comme s’il allait l’embrasser. En fait il eut cette impression que parce que la fille derrière eux venait de le sous-entendre. Bien trop fort d’ailleurs. Ne devait-elle pas se préparer pour le bal ? Mais Ulrich frôla de sa joue celle de la serpentard et respira son parfum, qu’il ne pouvait pas sentir… c’était bien dommage. Il aurait tout donné pour connaitre son odeur. Il paraissait que le parfum d’une femme en révélait tellement plus sur elle que tout autre forme de contact. Mais la raison qui le poussa à se rapprocher d’aussi prêt, étaitparce que entre-temps, il avait transformé la rose en une légère barrette qu’il fixa doucement dans ses cheveux. On ne pouvait pas compter sur elle pour la conserver sinon.

Le serpentard se retira doucement puis s’arrêta au niveau de son oreille.


-Moi tu ne m’avais pas manqué. Mais puisque c’était une promesse, je te fais malgré tout l’honneur de m’accompagner au bal.

Ulrich jubilait déjà intérieurement. Un fou rire impérial d’emparait de sa conscience quand il imaginait la tête qu’elle devait faire à l’instant. Avec ce qu’il venait de lui dire, elle allait forcément le planter là et partir. Et il aurait gagné.

-On y va . Je suis sûre que tu meurs d'envie qu'on nous voie ensemble

Ignorer ses remarques. Pourquoi pas. C’était donc ça leur future soirée. Aussi tordue qu'amusante. Quand Ulrich regardait autour de lui et qu’il voyait tous ces jeunes gens se mettre ensemble, s’embrasser et de sourire, réellement heureux d’aller ensemble danser et boire des verres de jus de citrouille il se disait qu'et bien que la seule et unique fois où il avait été dans cet état d’esprit ça avait été avec Katie. Et aussi doux qu’est pu être ce souvenir, il était froid de se dire que tout ça, c’était du passé. Face à lui, Ambre qui le détestait. Et qu’il haïssait. Ces gamins l’énervaient, le dégoutait, et le rendait fou de jalousie. Il soupira et tenditson bras à Ambre en détournant d’elle ses yeux.

-Puisqu’il le faut.

Ulrich et Ambre traversèrent la salle commune, puis montèrent jusqu’au hall d’entrée ou une foule d’élèves se pressaient vers la grande salle. Ulrich ne parla pas tout le long du trajet. Il n’était pas d’humeur à rire et à batifoler comme tous les autres et il était d’avis qu’elle avait autant d’engouement que lui. Et c’est sans vraiment lui laisser le choix qu’il pénétra dans la grande salle tenant toujours à son bras la serpentard.
Comme tous les ans, la pièce était redécoré d’or et de neige. Du plafond magique de magnifique flocon tombait sur les élèves et un immense sapin trônait dans le fond de la pièce. Une musique assez classique faisait danser les élèves. La vraie soirée n’avait pas encore débuté. Dès que sonneraient les douze coups de minuit, comme toujours, il y aurait une musique rythmée et les lumières baisseraient pour laisser les élèves se laisser dominer par la musique sur la piste de danse. Un grand buffet, devant lequel étaient réunis des dizaines d’élèves se situait sur la gauche et des tables, toutes occupées ou presque étaient disposés sur la droite.

Ulrich se retourna vers sa douce et agréable cavalière vers laquelle il tendit la main.


-Aimerais-tu danser ?


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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Color of Red [Pv A.]   Lun 6 Jan - 22:00

«  mais il y a
le feu sanglant, la soif rageuse d’être libre
il y a des millions de sourds les dents serrées
il y a le sang qui commence à peine à couler
il y a la haine et c’est assez pour espérer. »

-Moi tu ne m’avais pas manqué.

A qui voulait-il le faire croire ? A moi ou à lui ? Un sourire mauvais s’empara de mes lèvres. Il s'était doucement rapproché sans que je ne bouge. J'avais à peine cligné des yeux et mon corps restait imperturbable tandis que le sien respirait la haine et la colère. Avait-il conscience que je lisais en lui comme un livre ouvert ? Il était encore temps pour lui de reculer, de faire profil bas et de courber la tête pour me laisser passer mais j'avais la certitude qu'il n'en ferait rien. D'ailleurs, il m'en donna la preuve en mettant la rose qu'il avait créé dans mes cheveux. C'était une marque ; dérangeante et dont je sentais la présence au dessus de ma peau. Je détestais ça, cette rose était son symbole et représentait en même temps le passé. Pire, notre passé commun ; un lien qu'il exposait aux yeux de tous sans préavis. Toutefois c'était aussi un signe d'attache et donc une preuve inéducable de sa faiblesse. Son besoin de dominer cette rencontre sonnait faux, comme sa dernière phrase qu'il avait voulu moqueuse. Je devais e retenir pour ne pas exploser de rire en songeant à la pile d'enveloppes, non-ouvertes, reposant sur mon bureau à Londres et venant tout droit du manoir des Liechtenstein. Néanmoins, je n'allais pas démonter ses arguments alors que la partie venait juste de commencer. Malgré tout ce qu'on pouvait croire je suivais aussi quelques règles et le voir jubiler alors qu'il perdait de plus en plus pieds m'était d'un bonheur immense.

-Mais puisque c’était une promesse, je te fais malgré tout l’honneur de m’accompagner au bal. 

C'était une guerre pour l'honneur, je la portais donc pour toute ma famille.

… Sauf que ça n'en valait même pas le coup, ça n'aurait pas du. Qu'était Ulrich pour moi ? Rien – ou là encore il aurait du l'être. Il avait été une sorte de connaissance utile que je pouvais utiliser selon mes besoin. Malheureusement un jour, il s'était mis à réfléchir et là, tout avait commencé à aller de travers et ce sans que personne ne sache pourquoi. Il avait aussi perdu toute mon estime ce jour-là mais c'était un autre soucis.


- C'est trop bon à toi, répliquai-je d'une voix faussement mielleuse. S'il pensait que ses faibles piques allaient m'atteindre il se trompait lourdement.

La colère d'Ulrich grondait, s’amplifiait à chaque instant et je n'en étais pas l'origine. Je laissai planer mon regard quelques instants pour voir ce qui donnait tant de soucis à mon cavalier.  Oh, il ne supportait pas la vue des autres élèves. Il était devenu capricieux, pudique ? N'avait-il pas compris qu'en effleurant les sphères du pouvoir il perdrait toute notion d’intimité, non cela n'était pas étonnant, il restait un crétin envers et contre tout. Seulement, en ce soir de Noël, l'esprit du partage avait oublié de se glisser dans son cerveau alors qu'il aurait croulé sous la place disponible. Navrant de voir à quel point l'univers était mal fait. Mais, ceci étant dit, il fallait y aller, pas question de passer la soirée ici à écouter les sarcasmes d'un adolescent perturbé. Au moins, dans la salle de bal, j'avais la possibilité de croiser... d'autres personnes. A y réfléchir je n'étais pas sûre de gagner au change. J'attrapai donc sans un mot le bras d'Ulrich tandis qu'il m'obligeait à écouter l'une de ses répliques sans fond qu'il appréciait tout particulièrement.

Nous prîmes donc le chemin de la salle de bal avec aucun de motivation qu'une armée de petits pois s’apprêtant à être mis dans une soupe de carottes. Aucune parole ne fut prononcée – à mon plus grand bonheur – et nous arrivâmes sans soucis majeur dans la salle. Une foule d'élèves était présente et une grande partie d'entre eux nous dévisagea sans discrétion au moment de rentrer dans ce lieu de débauche – car le whisky pur-feu coulait à flot si on savait où chercher. J’espérais néanmoins que Liechtenstein n'allait pas pousser au point de finir la soirée ivre mort. En tout cas ivre, mort je n'avais rien à redire là dessus. Mais c'était surestimé sa gentillesse que d'imaginer qu'il cesserait ne serait-ce qu'une demi-minute de me chercher des noises.


-Aimerais-tu danser ?

C'était une blague ? (Mauvaise bien entendu.)

Je lançais un regard interrogateur à Liechtenstein. Pour une fois il m'avait vraiment surpris. J'avais toujours envie de lui arracher la tête et de l'offrir en cadeau à sa fiancée mais sa question m'avait pris au dépourvu. Néanmoins, pas besoin de rester dessus pendant trente minutes, il fallait se rendre à l'évidence il était sérieux et c'était effrayant.

J'éclatai d'un rire froid et hautain qui ne valut un regard angoissé d'une demoiselle à ma gauche.  


- Dis-moi que tu plaisantes, répliquai-je en cessant de rire. J'allais lui arracher la main s'il continuait à me la tendre. Que les choses soient bien claires Liechtenstein. L'année dernière j'ai sous-estimé le quota d'idiotie des élèves qui nous entourent, ce que, crois-moi, je ne referais plus. Le fait est que c'est moi qui t'aies fait une promesse et pas l'inverse et c'est uniquement pour ça que je suis là. Je n'ai ni envie de danser avec toi, ni envie de m'asseoir à une table à tes côtés ou encore de supporter le flot de conneries qui sort de ta bouche à une vitesse phénoménale. Je braquai mon regard glacial dans ses yeux faiblards. Ah oui, et tout ce que tu dis ne m'atteint pas. Je suis la reine des glaces Liechtenstein, déclarai-je en faisant référence à l'un de mes vieux surnoms particulièrement apprécié par cette sang-de-bourbe de Michiko. Je suis sûre que, même toi, tu ne l'as pas oublié.

Sur ces belles paroles je fis demi-tour, laissa l'idiot en plan, attrapai un verre à la buvette qui ne se trouvait heureusement pas loin et m'arrêtai contre le mur du fond. J'avais promis à Liechtenstein d'être sa cavalière mais rien n'obligeait deux cavalier à passer leur soirée ensemble. Je passai la main dans mes cheveux blonds et mes doigts se saisirent de la rose qu'il avait laissé. Je l'amenai devant mon regard et, avec un rictus mauvais refermai ma main dessus. Je sentis les pétales se casser, se rouler en boule et les rares piques qu'il restait s’enfoncèrent dans ma main. Je n’avais pas peur de souffrir, pas peur de la douleur. Au contraire, j'étais prête à tout provoquer si cela m’assurait la victoire.

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@Dray Collins a écrit:
non, je ne tripe pas alone dans mes toilettes en déroulant du papier-cul ..








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Ulrich Liechtenstein
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MessageSujet: Re: Color of Red [Pv A.]   Lun 20 Jan - 20:24

Est-ce que c’était réellement une question d’honneur? A vrai dire, le serpentard se disait que sans doute, il l’avait abandonné il y a bien longtemps quand cela concernait la reine des glaces qui se trouvait face à lui. L’honneur. Qu’est-ce que c’était l’honneur? Une manière de se distinguer, se donner de l’importance et faire croire qu’on en avait réellement quelque chose à faire des promesses. Les promesses n’étaient que des mots, formulées comme ça, souvent sans réfléchir. Un mot, une pensée, une parle, un geste, un regard, une mélodie, et tout recommençait. Ce n’était pas important, rien n’avait vraiment d’importance dans le fond. Ce décor, ces tenus, cette robe noir moulante et ce costume rouge. Un jeu. La vie était un jeu, et la reine s’avançait de deux cases dans sa direction. Ambre était sans conteste une reine, sur son chéquier, tellement puissante et dévastatrice. Quiconque se trouvait sur sa route était éliminé. Sauf lui. Il était toujours là. Combien de manœuvres ingénieuses avait-il du mettre en place pour ne pas être avec tous ses autres, en dehors de la partie, loin derrière, sans consistance ni intérêt. Ulrich n’était pas le roi, ni un pion, encore moins un chevalier et pas non plus une tour. Ulrich n’était rien dans sa vie, rien dans sa partie. Ulrich n’était même pas dans le jeu d’échecs.

Et s’il n’était pas là, alors elle ne pouvait le vaincre, et cette idée était plaisante. Qu’elle le déteste, qu’elle le repousse, qu’elle le menace, il serait là, encore et encore. Quel dommage pour la reine des glaces, mais Ulrich était trop tenace pour être dégagé d’une simple parole en l’air. Il s’approcha d’elle, créa la rose enchantée et la placa dans ses cheveux. Un geste doux et sentimental qui contrastait avec les paroles qui sortaient de sa bouche. Un geste doux, sentimental et incroyablement égoïste qu’elle ne s’en rendrait même pas compte. Ambre était un serpent constamment à la recherche d’une proie, mais aussi vil que pouvait l’être le serpent, il restait malgré tout, une des créatures les plus belles et la plus attirante qui soit. Et Ambre attirait sur elle, bien plus de regards qu’elle ne pouvait le croire. Une rose. La fleur de l’amour…si ironique quand on savait à quel point il pouvait la détester en cet instant, mais, en la plaçant dans ses cheveux, aux yeux des autres, il la marquait comme sienne. Ce soir, la reine des glaces quittait son chéquier pour venir jouer sur son terrain à lui et personne autour d’eux, n’auraient pu affirmer que c’en était autrement. Plus encore quand la belle, n’y montrait aucune résistance.


-C'est trop bon à toi.

Il avait certes imaginé qu’elle allait prendre son air froid tout de suite, en rappelant que c’était elle qui avait fait la promesse, mais visiblement, ce n’était pas si important à ses yeux. Et Ulrich avait l’esprit bien trop ailleurs pour seulement s’inquiéter de savoir comment elle prenait sa nouvelle remarque. Il y avait trop de monde. Beaucoup trop. Tous les ans c’était la même chose, c’est vrai, mais cette année, voir autant de monde le mettait mal à l’aise. Il voulait être vu avec Ambre, parce qu’il savait que ça allait la contrarier, mais se savoir épier et commenter n’avait jamais été de ses passes temps favoris. Or, être Mister apportait avec lui, ce lot de malheur. Et Ambre avait beau ne plus porter le titre, sa réputation était suffisamment établie pour qu’elle ait encore à souffrir de ses commérages absurdes. Ulrich prit une grande respiration et Ambre prit son bras. Il était temps.

Arriver dans le hall, le nombre d’élèves de premier année le frappa. Il ne se souvenait pas qu’ils étaient si nombreux… ou alors c’était aussi des secondes années…ils ne les différenciait plus vraiment. Ils avaient plus ou moins tous la même tête. Ulrich et Ambre traversèrent la foule, certains, les ayant reconnus s’écartèrent pour les laisser entrer -brave petit– puis ils arrivèrent au centre de la pièce. Maintenant qu’il était là, il ne savait plus trop quoi faire. Il n’était pas assez maussade ni assez joyeux pour avoir envie de boire, et discuter avec Ambre n’était pas au programme, alors machinalement, le serpentard tendit sa main vers sa cavalière pour l’inviter à danser. Elle rigola. Il ne s’y attendait pas à celle-là. Il s’était dit qu’elle ne verrait pas d'autres activités qui la satisferaient en sa compagnie que celle-là. A vrai dire, à un bal, on ne fait aussi et surtout que ça.


-Dis-moi que tu plaisantes, que les choses soient bien claires Liechtenstein. L'année dernière j'ai sous-estimé le quota d'idiotie des élèves qui nous entourent, ce que, crois-moi, je ne referais plus. Le fait est que c'est moi qui t'aie fait une promesse et pas l'inverse et c'est uniquement pour ça que je suis là. Je n'ai ni envie de danser avec toi, ni envie de m'asseoir à une table à tes côtés ou encore de supporter le flot de conneries qui sort de ta bouche à une vitesse phénoménale. Ah oui, et tout ce que tu dis ne m'atteint pas. Je suis la reine des glaces Liechtenstein. Je suis sûre que, même toi, tu ne l'as pas oublié.

Sur le coup, le serpentard resta silencieux. Il baissa sa main et la regarda dans les yeux tout le long de sa tirade. D’accord. Aucun souci. Aucun souci. Cool. Il l’avait mise en colère. Alors miss glaçon, on est incapable de maitriser ses émotions? Un large sourire s’étendit sur ses lèvres, signe du plaisir qu’il prenait à la contrarier, puis s’avança vers elle et déposa un furtif baisé sur sa joue avant qu’elle ne lui tourne le dos et file aussi loin possible de lui.

« À plus tard très chère »

Ulrich était en pleine forme, et puisqu’il avait retrouvé sa bonne humeur, il se dirigea vers la buvette ou il prit un verre de Whisky pur feu qu’il but d’une traite. La seconde suivante, une serpentard de son année ainsi qu’une de ses amies de serdaigle vinrent le voir en lui demandant où se trouvait Ambre. Mais qu’importe Ambre quand on est entouré de deux ravissantes demoiselles? Ulrich avait envie de rire, de s’amuser, de boire, de faire la fête. Bon sang oui, il avait une de ces envies de s’éclater ! Cela faisait bien trop longtemps qu’il ne s’était pas défoulé et mettre Ambre d’une humeur de louve enragée n’était que le début.

Assez régulièrement il voyait que la verte et argent les regardaient, comme pas mal de monde d’ailleurs. Mister serpentard qui délaisse sa cavalière pour deux autres filles jugées plus belle que Miss Serrana, n’était-ce pas quelque chose de contrariant quand on savait qu’en réalité, c’était elle qui était parti? Mais la vérité n’est ni plus ni moins qu’une version de l’histoire. Et la version qu’Amanda Jones préférait croire, c’était qu’elle plaisait bien plus à Ulrich qu'Ambre. Et le serpentard se faisait un plaisir de la laisser y croire, surtout quand ils passaient à côté de la reine des glaces un large sourire sur les lèvres sans même lui accorder le moindre regard.

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