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James Miller
Assistant à l'infirmerie



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MessageSujet: « I would rather stand if you stay. » (L.) terminé   Mer 18 Déc - 0:47

Quand j’avais pris  ce poste à l’infirmerie de Poudlard, je n’avais pas imaginé recevoir des urgences comme j’en avais eu à Sainte-Mangouste, sûrement parce que je me souvenais de mes années d’études où je passais à l’infirmerie plus pour avoir des potions contre les lendemains de soirée que pour de réels problèmes de santé. Même depuis les quelques semaines où j’avais travaillé, je n’avais rien vu de bien grave, des maladies, des coups de fatigues, ou simplement des élèves qui pensaient que je ne voyais pas la différence entre la flemme d’aller en cours et une vraie maladie. Alors évidemment, lorsqu’au milieu d’une de mes gardes de nuit où je somnolais, prêt à m’endormir, j’avais été surpris de voir un garçon débarquer avec une autre fille dans les bras : et ce n’était pas simplement un malaise, je l’avais compris bien vite. Pour le coup, ça m’avait rapidement réveillé, et j’avais senti une adrénaline désagréable envahir mon corps. J’avais reconnu rapidement la jeune fille, c’était la meilleure amie de Lizlor, une certaine Ruby, connue entre autre pour être préfète et Miss, et donc par déduction, une fille qui semblait responsable et digne d’un modèle. Mais ce soir-là, c’était tout le contraire, et si je n’avais pas été aussi inquiet, j’aurais sûrement était surpris. La situation fût facile à comprendre, d’après ce que me raconta le garçon qui l’avait trouvé, elle avait beaucoup trop bu, et elle avait fait un coma éthylique, mais son état n’était sûrement pas arrangé par les entailles dans ses bras. Une en particulier avait directement retenu mon attention, c’était une blessure magique qu’elle s’était elle-même infligée, et elle saignait abondamment, le sang rouge contrastant avec la blancheur de la robe et de l’image qu’avaient Ruby.

Pomfresh était arrivée, tout aussi paniquée que moi, et la machine s’était emballée, nous avions dû prévenir la directrice, qui vu ce que je comprenais connaissait Ruby en dehors du cadre scolaire – visiblement, elle était comme une sœur pour Lizlor, et comme une fille pour Madame Wayland. Katie Jones était arrivée aussi, et le garçon, un certain Scott, répéta plusieurs fois l’histoire. Je ne comprenais pas très bien, une histoire de petit-ami, de rupture ? C’était ça qui l’avait mis dans cet état ? Une nouvelle fois, si je n’avais pas été aussi occupé, peut-être que j’aurais trouvé la réaction de Ruby exagérée, mais j’avais appris au cours de mes mois à Sainte-Mangouste qu’il ne fallait jamais juger trop rapidement une situation – de plus, de par son amitié avec Lizlor, j’estimais Ruby sans la connaître et ne pouvait pas croire qu’elle était de ses filles stupide qui faisaient de telles choses pour un simple garçon. Et en parlant de Lizlor… On l’avait prévenu, et l’espace d’un moment, j’avais perdu ma concentration sur Ruby : les sanglots de Lizlor avait arraché des battements douloureux à ma poitrine, et je m’étais mis à m’inquiéter pour elle. Elle semblait si bouleversée par la situation, si inquiète, que mon cœur entier se compressait, et j’avais redoublé d’efforts pour soigner Ruby. Son coma ne semblait pas trop profond, quant à ses blessures, il fallut les désinfecter, les panser, et je le fis tout en parlant parfois à Lizlor, en la rassurant et en lui expliquant ce que nous étions en train de faire. Mais elle m’écoutait à peine, toute concentrée sur sa meilleure amie, mais je fis mon possible pour m’occuper d’elle aussi, je lui apportai un chocolat chaud et lui parlais un peu – c’était une facette totalement nouvelle d’elle que je découvrais, et sa fragilité me bouleversait.

Jones et Wayland avaient beaucoup parlé aussi, et avec Madame Pomfresh, et de ce que je comprenais, le cas de Ruby n’était pas aussi simple qu’il paraissait. Nous étions tous debout à attendre son réveil, et j’avais profité pour aller chercher le dossier de Ruby et me renseigner… Et je l’avais presque regretté. Ce que j’avais lu m’avait tiré de la fatigue qui commençait à me peser, mais d’une manière bien désagréable. Ses antécédents médicaux, ou plutôt familiaux, étaient probablement les plus éprouvants que j’avais lu durant mes années de travail – son père, sa mère, tous ces problèmes qui s’étaient empilés, partant de l’erreur première et immonde de son propre géniteur… Avec du recul, aujourd’hui, j’admirais Ruby malgré moi, et surtout, j’éprouvais beaucoup de peine pour elle. Lorsqu’elle s’était réveillée, après avoir parlé à Lizlor et s’être reposé, j’avais commencé à lui prodiguer de nouveaux soins, et j’étais presque gêné de la voir les accepter avec son petit sourire poli, elle faisait tout pour nous déranger tous le moins possible, alors qu’elle était dans un état piteux – tirait-elle sa force de la présence de sa meilleure amie qui ne quittait pas son chevet ?

Lizlor était en effet restée à l’infirmerie le temps de la convalescence de Ruby, et j’avais tout fait pour qu’elles soient tranquilles, loin des regards indiscrets – une certaine Rita était venue, et Scott, du reste, Ruby ne voulait voir personne et Lizlor était catégorique sur ce point. Lorsque la Serdaigle se reposait et que Lizlor n’avait pas le cœur à dormir ou à faire quoi que ce soit, je lui tenais compagnie, l’aidant pour ses devoirs – elle était si peu concentrée que je lui faisais presque entièrement, car même si je n’étais pas l’élève le plus brillant, les capacités de Lizlor était actuellement bien difficiles à mettre au travail – mais je discutais aussi un peu avec elle, la rassurant, parlant de tout et de rien, pourvu qu’elle puisse avoir un petit sourire. A vrai dire, à chaque fois que je voyais son visage inquiet tourné vers Ruby, j’avais le cœur qui se compressait un peu plus, et je sentais quelque chose se répandre dans mes veines, un sentiment qui s’amplifiait de minutes en minutes et que je ne cherchais même pas à retenir. Peut-être qu’auparavant, je n’aurais pas compris le geste de Ruby, si désespérée par la perte de celui qu’elle aimait, car je ne comprenais pas que l’amour pouvait être aussi étrange et intense, mais il me semblait que petit à petit, je voyais les choses différemment. Je voyais que les sentiments étaient insaisissables, et qu’il était difficile de les contrôler. De toute manière, je ne crois pas que je les désirais.

Je ne pouvais pas être amoureux de Lizlor, je la connaissais à peine, n’est-ce pas ? Et pourtant…

Et pourtant son petit corps frêle à côté de lit de Ruby, son sourire un peu triste lorsque nous parlions, toutes les émotions qu’elle dégageait malgré elle, et ces preuves d’amour qu’elle donnait à sa meilleure amie qui souffrait tant, n’était-ce pas la preuve qu’elle était une bien meilleure personne qu’elle semblait le penser ? Je ne croyais pas à son numéro qu’elle déployait en soirée, à cette séduction qu’elle exerçait sur tout le monde pour avoir un peu d’attention et pour oublier son ancien copain : à mes yeux, elle voulait que l’on s’intéresse à elle pour qu’elle ne s’intéresse plus à elle-même. Et malgré toute la peine que ça me procurait, moi qui des années auparavant était incapable d’un peu d’empathie, ça me faisait l’apprécier un peu plus, je la voyais comme elle refusait d’être ; elle n’était pas faible, mais fragile, et pourtant elle était parfaitement sublime avec ses cernes et ses larmes, parce qu’elle se battait et aimait sans cesse, et toute cette humanité qui transperçait sa peau me touchait en plein cœur.

Ruby avait fini par sortir de l’infirmerie, son état s’étant amélioré un peu subitement d’ailleurs, mais elle revenait régulièrement, bien souvent accompagné de Lizlor. J’étais soulagé qu’elle aille mieux, même si à mes yeux, elle avait clairement encore du chemin à faire : les blessures physiques pouvaient bien se refermer, la peine qu’elle avait accumulée ne semblait s’être résolue aussi simplement qu’elle l’aurait voulu. Mais si je m’inquiétais pour la Serdaigle, Lizlor semblait elle aussi être épuisée, et même si elle était sortie par la suite et que j’avais deux soirées en sa compagnie avec mes amis à Pré-au-Lard, je voyais qu’elle était préoccupée. Mais elle avait remis son masque de fille qui n’en avait que faire de ces histoires, et bien sûr, j’en étais peiné : elle se mentait à elle-même, et je crois bien qu’elle en souffrait plus qu’elle ne voulait l’admettre. Elle ne pouvait pas régler ses problèmes si elle les ignorait… Alors j’attendais, espérant qu’elle ait un geste, une parole, n’importe quoi qui m’aurait permis de l’aider. Je voulais que chaque instant avec elle puisse faire évoluer notre relation, et ça m’était égal de m’emballer, égal de ressentir tout ce que je ressentais : Lizlor exerçait sur moi un pouvoir que je ne voulais pas nommer, mais je savais qu’il était alimenté par chaque instant que je passais avec elle.

Et un nouvel instant se présenta en cette fin d’après-midi, lorsque Lizlor débarqua à l’infirmerie. J’étais plongée dans l’élaboration d’un médicament lorsqu’elle poussa la porte, et à peine je croisais son regard que déjà je me sentais sourire. Elle avait une petite écorchure sur le menton, et visiblement sur ses genoux et ses paumes.

- Je vais commencer à croire que tu fais tout pour me voir, plaisantai-je, l’invitant à s’asseoir sur un lit. Qu’est-ce que tu as encore fabriqué ?

Je l’examinai rapidement, avant de faire venir quelques potions. Tout doucement, j’appliquai un peu de crème sur son menton, me concentrant pour ne pas croiser son regard – il m’était désormais quasiment impossible de masquer mon trouble. Je m’occupai également de ses paumes, avant de l’inviter à tendre ses deux jambes dont elle posa les mollets sur mes genoux tandis que, assis sur mon tabouret, je nettoyai ses blessures en tentant d’ignorer ce qui grondait en moi.

- Je pense que tu vas survivre, tu n’es pas en sucre, dis-je avec un sourire. En parlant de rétablissement, Ruby va bien mieux… Commençai-je un peu prudemment. Je suppose que ça doit te rassurer. J’ai lu son dossier, je n’aurais jamais pensé que… Evidemment, James, qui aurait pu imaginer ça, me dis-je mentalement. Elle est courageuse, et elle a beaucoup de chance de t’avoir, conclus-je en osant regarder Lizlor dans les yeux.

Mais à chaque fois que je m’aventurais dans l’océan de ses iris, je me sentais y sombrer un peu plus, ne cherchant nullement à sauver mon radeau : j’étais prêt à plonger, à couler – où l’avais-je déjà fait ?

_________________
« So what became of loving man
And what became of you
Familiar as you shook my hand
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Because all could change for one
And all, could change in this new today. »




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And you'll never find love in an open hand
Shut your eyes, so you see I'm there
And know you'll always have this if you see this man
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Lizlor Wayland
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MessageSujet: Re: « I would rather stand if you stay. » (L.) terminé   Mar 7 Jan - 20:37

Il faisait beau, même si le vent était glacial, et lorsque je tournai la tête vivement sur le côté pour vérifier que personne n'allait me voler le Souaffle, une rafale de vent plus forte que les autres rabattit mes cheveux sur mon visage, et je fus aveuglée quelques secondes, crachant les mèches qui étaient rentrées dans ma bouche, et pestant contre ce stupide vent, et ces stupides cheveux. Je les repoussai rageusement vers l'arrière, me disant que la prochaine fois je ne ferais pas la bêtise de, par flemme, les attacher en une simple queue de cheval ; une natte était bien plus intelligent et plus pratique. Car ils avaient repoussé : grâce à un sortilège, mais ils avaient repoussé.

Après le séjour de Ruby à l'infirmerie, et toute cette histoire qui m'avait bien plus retournée que je l'avais laissé paraître, j'avais pris une résolution : apparemment, une lettre pouvait changer le cours de l'histoire... Alors j'avais écrit une lettre à Stephen, avec mes propres mots, sans demander d'aide à Ruby, en essayant de coucher tout simplement sur le papier tout ce que je ressentais, tout mon amour et tout mon chagrin, mon incompréhension aussi. Je m'étais retenue, je n'avais pas été agressive même si j'avais toute une liste de noms d'oiseaux à lui envoyer dans la figure, parce que ce n'était pas un simple bout de papier qui allait me permettre d'exorciser tout ça. Je voulais juste comprendre, lui dire ce que j'avais sur le coeur, et j'espérais juste un mot de sa part, une explication, un signe, quelque chose. J'en avais besoin pour tourner la page (même si au fond de moi que cette réponse signifierait bien plus, qu'il allait revenir, que la page n'était pas terminée, peut-être ?!). Stephen restait dans mon coeur, dans chacune de mes pensées, s'immisçant un peu plus chaque jour dans le plus profond de mon affection, même si il était si loin. Il me manquait, son sourire me manquait, son regard si sombre et si vif, sa silhouette, ses bras autour de moi, sa voix, ses baisers, ses caresses. Les garçons me regardaient de plus en plus et ça me plaisait, mais le regard de Stephen sur moi était bien différent, et je ne le retrouvais nulle part : une sorte de fascination, de feu dans ses yeux, de crainte un peu, de provocation, de jeu. Il me renvoyait exactement ce que tout mon corps devait refléter, et j'avais envie de me brûler les ailes contre lui, encore et encore, de me consumer dans ses bras, de le sentir contre moi. Mais hélas : il n'était plus là, il était loin, si loin, il n'était présent que dans mes pensées, et plus rien de matériel ne me rappelait la chaleur de sa peau, sa douceur, la texture de ses cheveux, l'odeur de son cou. J'avais envoyé cette lettre, empruntant un Grand-Duc de Poudlard, et j'avais d'ailleurs eu une petite discussion avec le hibou, lui expliquant que cette lettre était vraiment importante, que Stephen était loin en Amazonie, d'accord, mais qu'il fallait vraiment qu'il me lise. Le hibou m'avait toisé, fier, il avait cligné des yeux comme s'il avait compris, puis il s'était envolé. Dès cet instant, j'avais compté les jours (et j'avais bassiné Ruby en lui demandant 25 fois combien de temps mettait un hibou pour voler si loin), j'avais attendu, rongé mon frein, imaginé tous les scénarios possibles : une réponse, pas de réponse, une réponse courte, une réponse longue, une réponse positive, une réponse étrange,... Ce fut le jour où, complètement désespérée, j'avais décidé de baisser les bras et de faire une croix sur ma réponse que le hibou était revenu. Il avait volé vers moi, dans la Grande Salle, et s'était posé devant moi : ses plumes étaient un peu sales, et il avait l'air épuisé. A sa patte, il n'y avait plus rien. Je l'avais porté jusqu'à la volière, lui avais donné à manger, à boire. J'étais certaine qu'il m'avait couvé d'un regard à la fois maternel et désolé. J'avais compris.

Stephen ne jugeait pas utile d'apporter des réponses à mes questions... Pas un mot, pas une excuse, pas un regret, rien... J'étais allée trouver Ruby à notre endroit favori, en haut de la tourelle de pierres, et j'avais pleuré dans ses bras, de déception, de lassitude, de tout ce que j'aurais aimé dire, entendre et savoir, et que je n'aurais jamais. Mais je ne regrettais pas ma lettre : elle était douloureuse, mais elle était nécessaire.

Le lendemain, en me préparant dans la salle de bain, j'avais été presque étonnée de mes cheveux si courts, que j'avais coupé cet été moi-même, avec des ciseaux et en pleurant, avant que Maman intervienne et finisse elle-même de les couper pour que le tout soit bien équilibré. Ils étaient toujours aussi dorés et ondulés, mais ne tombaient plus dans mon dos, sur mes épaules, ne m'enveloppaient plus de cette enveloppe protectrice à laquelle je m'étais habituée. J'avais hésité, puis j'avais couru jusque dans le bureau de Maman : je savais qu'il existait des sortilèges pour faire repousser les cheveux mais je ne les connaissais pas et j'avais peur de mal le faire. Puisque je les avais coupé pour me venger de Stephen mais qu'il ne se préoccupait pas de moi, je regrettais mon geste, je regrettais ce sacrifice, et je voulais retrouver mes cheveux, je ne voulais pas changer pour quelqu'un qui m'oubliait aussi facilement. Il me fallut parlementer, déjouer les "mais Lizlor, il faut assumer ses actes dans la vie ; mais Lizlor, attends qu'ils repoussent, etc", mais je savais qu'elle cèderait - je savais qu'elle comprendrait que j'en avais besoin. Elle finit par agiter sa baguette magique et l'instant d'après, mes boucles blondes roulaient à nouveau jusque dans le bas de mon dos, et j'eus un immense sourire. J'embrassai Maman, puis allai retrouver Ruby en courant, lui sautant dans les bras et riant avec elle de sa surprise de voir mes cheveux à nouveau comme avant.

Cela étant, j'oubliais parfois qu'ils étaient redevenus longs, et quand je descendis de mon balai après le cours de Quidditch, je râlais une nouvelle fois car je sentis qu'ils étaient tout emmêlés. Calant mon balai sous mon bras, j'essayai de défaire ma queue de cheval pour les démêler, mais le terrains était boueux et quelqu'un me bouscula et je glissai, me rattrapant évidemment sur une pierre qui m'érafla les genoux et les mains. Par vengeance, j'envoyai de la boue à celui qui m'avait poussée sans le faire exprès, et le professeur coupa court à notre petite bataille avant de m'envoyer à l'infirmerie. Je m'y rendis après avoir ôté la boue sur mes jambes et mes mains, qui saignaient un petit peu.


- Je vais commencer à croire que tu fais tout pour me voir, me dit Jay en me voyant arriver. Je ne dis rien et me contentai de lui sourire en coin (quelque chose picota mon menton et je compris que je m'étais éraflée là aussi). Qu’est-ce que tu as encore fabriqué ?

- J'suis tombée à la fin du cours de Vol, expliquai-je en haussant les épaules, préférant passer sous silence que j'étais tombée toute seule en essayant de me recoiffer (ce que j'avais finir par faire, mes cheveux étaient libres tout autour de mes épaules). Et c'est pas le lieu où je préfère te voir, tu sais, ici, répondis-je sur le ton de la plaisanterie en lui donnant un petit coup sur l'épaule - je faisais allusion aux soirées qu'on avait passé ensemble, mais aussi sans le vouloir à tout ce qui s'était passé à l'infirmerie, et qui me causait encore des troubles au coeur.

Après m'être assise, j'étendis mes jambes sur celles de Jay sans me départir de mon petit sourire et de mon regard rivé sur son visage. Cela m'amusait, la façon dont il me regardait, la façon dont ses yeux brillaient quand ils croisaient les miens, et même si je l'appréciais beaucoup, que j'aimais passer du temps avec lui et aller en soirée avec lui, j'avais aussi envie un peu de jouer... Je savais que je lui plaisais, un peu, qu'il n'étais pas insensible à moi, et cela me faisait plaisir. Je le laissai me soigner et passer ses mains sur ma peau, sur mes jambes, tout en le défiant à moitié du regard.


- Je pense que tu vas survivre, tu n’es pas en sucre. En parlant de rétablissement, Ruby va bien mieux… Un peu prise par surprise, je hochai la tête. Je suppose que ça doit te rassurer. J’ai lu son dossier, je n’aurais jamais pensé que… Elle est courageuse, et elle a beaucoup de chance de t’avoir, conclut-il.

Il avait lu son dossier. Bien sûr, c'était logique : il était personnel médical, il en avait le droit, le devoir même. Il n'avait pas fouiné, me dis-je, instantanément sur la défensive dès qu'il s'agissait de Ruby et de son histoire.


- Hmm, moui, répondis-je avec un sourire à la fois soulagé et un peu triste. Elle se remet bien, et puis, Ewan est là pour elle aussi... C'est vrai qu'elle est vraiment courageuse. J'avais confiance, même si j'avais peur que tout cela soit un peu fragile. Mais Ruby était heureuse, et c'était le principal.

Depuis mon séjour à l'infirmerie au chevet de Ruby, Jay et mois nous étions rapprochés - nous avions pas mal rapprochés, nous avions discuté (et il avait fait une bonne partie de mes devoirs) si bien qu'après cela, il m'avait invitée à aller à quelques fêtes avec lui, à Pré-au-Lard, et j'avais bien évidemment accepté. Non seulement j'avais besoin de faire la fête et de me changer les idées, mais j'appréciais Jay, il était cool, et le petit truc qu'il avait pour moi me mettait dans une agréable position, qui me faisait du bien. Je me sentais digne d'intérêt. Au fond, je ne le disais pas, mais je lui en étais très reconnaissante, tout comme pour tout ce qu'il avait fait pour moi pendant que Ruby était à l'infirmerie. Mais je ne lui avais pas dit, parce qu'on ne parlait pas forcément de ça quand on était tous les deux en soirée, on s'amusait, on discutait avec les autres. J'avais d'ailleurs découvert que c'était très rassurant d'être amie avec quelqu'un d'aussi musclé et baraqué que Jay, parce que je savais que rien ne pouvait m'arriver. Peut-être que le moment était le bon ?


- En tout cas merci, t'as été super quand... Pour Ruby, tout ça, tentai-je de dire avec détachement, mais je ne trouvais pas les mots, et je n'étais pas très à l'aise. Au fait, j'ai eu un très bien à mon devoir de Métamorphose, yeaah ! Et je levai ma main pour qu'il la tape - il avait quasiment fait mon devoir tout seul - et je me mis à rire, tout en bougeant un peu et en oubliant les coupures sur mes genoux : AÏE, ronchonnai-je en me penchant. Mes cheveux basculèrent devant moi. Tu les aimes, comme ça ? minaudai-je à moitié en tirant la langue, parce que Jay ne m'avait pas encore vu mes cheveux repoussés. Ca te va bien toi, les lunettes, tu fais très sérieux... Même si je sais que tu ne l'es pas tout le temps, conclus-je en riant à nouveau et en faisant allusion à la manière dont on dansait et dont on s'amusait pendant les fêtes.

Une fois n'est pas coutume, je n'avais pas envie de retourner en cours, et je préférais largement rester ici en compagnie de James plutôt que de somnoler sur une chaise de classe ; je ne bougeai pas, exprès, attendant qu'il me serve un thé ou un chocolat et que nous continuions à discuter, parce que nous avions pris l'habitude de traîner ensemble, et que ça n'était pas désagréable.

_________________

So here's my confession, this time
Don't just want you to love me
I want to be your obsession




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James Miller
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MessageSujet: Re: « I would rather stand if you stay. » (L.) terminé   Dim 12 Jan - 22:37

J’avais appris à me contenir, à masquer mon trouble – ou du moins, j’essayais sans cesse. Mais ce n’était pas évident, car l’émotion venait toujours me serrer la gorge au moment où je m’y attendais le moins, lorsque je pensais être en sécurité et tout à coup, le charme de Lizlor venait s’écraser contre moi comme une vague qui se brise contre un rocher ; je me retrouvais submergé, et si surpris que je reprenais difficilement mes esprits. Il faut dire que les petits gestes séduisants de Lizlor ne me touchaient pas autant qu’elle l’aurait voulu probablement, car ce n’était pas ceux-là qui contractaient mon cœur, pour la simple et bonne raison que ce n’était pas cette Lizlor-là qui me plaisait. Evidemment, je l’aimais – je ne savais pas encore ce que j’englobais dans ce mot, s’il s’agissait d’un véritable amour ou non, mais je ne me voyais pas simplement dire que je l’appréciais quand tout mon être grondait d’un seul et même battement pour elle – pour tout ce qu’elle était, et jamais je n’aurais osé dire que je voulais qu’elle change un aspect de sa personnalité. Si elle aimait séduire et jouer avec les garçons, ça n’ôtait rien à l’affection que je lui portais, mais ça me rendait simplement un peu triste car au fond, il me semblait que ce n’était pas vraiment elle. C’était plutôt une copie de la véritable Lizlor, une copie bien moins battante qui cachait ses peurs et ses faiblesses derrière des rires et des gestes lascifs qui s’adressaient à qui voulait bien les remarquer. Et ça me peinait de voir qu’elle exprimait cette fragilité ainsi, et j’avais le sentiment qu’elle se croyait forte à agir ainsi, à prouver qu’elle n’en avait rien à faire des garçons, alors que pour moi, elle renvoyait tout le contraire : elle avait simplement besoin de reconnaissance, d’amour, et elle les cherchait au mauvais endroit, et de la mauvaise manière.

Mais ça ne changeait rien à tout ce que je pouvais ressentir pour elle, simplement… Ce n’était pas dans ces moments, lorsqu’elle dansait contre moi ou me lançait des regards appuyés, que j’avais le plus de mal à rester calme. C’était dans des instants beaucoup plus soudains, et ils me frappaient de plein fouet. C’était lorsqu’elle s’énervait et se mettait à argumenter sur quelque chose en agitant ses mains, s’embrouillant dans ses mots, et qu’il y avait une flamme dans ses iris qui consumait mon être ; c’était lorsque je la complimentait lorsqu’elle ne s’y attendait pas et qu’elle était gênée, refusant de l’admettre, balançant sa tête d’un air nonchalant comme pour me dire que je racontais n’importe quoi, alors que juste après, ses lèvres s’étiraient très légèrement en un sourire timide ; c’était lorsqu’elle avait un peu trop bu en soirée et que je la raccompagnais et qu’elle s’amusait à éviter les lignes des pavés, ou qu’elle faisait un numéro d’équilibriste sur les murets tandis que je lui tenais la main pour qu’elle ne tombe pas, et que son rire crevait la nuit comme il crevait mon cœur : j’aurais pu lister sans fin tous ces instants sans jamais me lasser d’y penser et de sourire à leurs souvenirs.


- J'suis tombée à la fin du cours de Vol. Et c'est pas le lieu où je préfère te voir, tu sais, ici, répondit-elle à mon accueil, en me tapant l’épaule, provoquant un frisson généralisé dans tous mon bras – je refermais le poing comme pour me contenir.

Il me fallut l’ouvrir par la suite, pour passer mes doigts sur la peau, d’abord son menton, puis ses jambes. Moi non plus, au fond, ce n’était pas l’endroit où je préférais la voir, car je savais que ça lui causait beaucoup de peine tout ce qui se tramait en ce moment. D’un côté, la Lizlor d’en soirée, celle qui essayait de me séduire et malgré tout réussissait à me faire vibrer, n’était pas celle qui me paraissait la plus véritable, mais je préférais ce qui la rendait heureuse et la détendait – j’aurais pu la voir des heures avec les licornes si c’était ce qui lui faisait plaisir, de toute manière. Je profitais simplement de chaque instant que je pouvais avoir avec elle, et je faisais tout pour que cela soit agréable pour elle à chaque fois, et puis, un peu égoïstement, j’essayais à chaque un peu plus de m’approcher d’elle, de la comprendre, de cerner le mystère qu’elle restait malgré toutes mes déductions.


- Hmm, moui. Elle se remet bien, et puis, Ewan est là pour elle aussi... C'est vrai qu'elle est vraiment courageuse.

J’haussai un sourcil, un peu surpris. Le fameux petit copain était donc revenu ? J’avais suivi un peu en pointillés l’histoire, et de toute manière, je me faisais un point d’honneur à ne pas juger ce que je ne connaissais pas vraiment. C’était malheureusement une ancienne habitude chez moi, mais mon exercice de la médecine avait quelque peu changé la donne, et le fait que Ruby soit la meilleure amie de Lizlor était une raison de plus pour me convaincre qu’elle n’était pas simplement une adolescente qui exagérait ses problèmes – son dossier n’avait fait que confirmer la chose. Les détails de la relation de Ruby et de ce Ewan ne me regardait pas, et de ce que j’avais compris, ils formaient un couple réellement fort, qui s’aimaient et qui s’aidaient. J’avais simplement un peu du mal à comprendre la tournure qu’avaient pris les choses.

- Ah, il a décidé de rester finalement ? C’est quand même une drôle de manière d’aimer les gens, ça, de partir comme ça, commentai-je malgré moi.

Je ne connaissais pas les détails de la rupture entre Stephen et Lizlor, d’ailleurs nous n’avions jamais parlé de Stephen elle et moi et je m’étais simplement renseigné via Maya, mais à mon avis vu l’état de la Gryffondor, il n’avait pas agi dans les règles de l’art non plus. Pendant un instant, j’hésitais à glisser un mot, une question, mais je me retins, de peur d’envenimer la conversation qui commençait à peine.


- En tout cas merci, t'as été super quand... Pour Ruby, tout ça. Je ne m’y attendais absolument pas, et il eut un silence gêné, mon cœur s’emballant tout à coup parce que ses remerciements me touchaient, mais surtout, la manière tellement délicate dont elle les avait prononcés, un peu mal à l’aise mais tellement sincère – j’eus un immense sourire malgré moi. Au fait, j'ai eu un très bien à mon devoir de Métamorphose, yeaah ! J’éclatai de rire et lui tapai dans la main, sentant que l’atmosphère se détendait un peu, et que mon cœur se calmait à nouveau. AÏE, lâcha Lizlor alors qu’elle s’agitait, et elle écarta ses lourdes boucles pour me lancer un regard. Tu les aimes, comme ça ? Ça te va bien toi, les lunettes, tu fais très sérieux... Même si je sais que tu ne l'es pas tout le temps.

Je lui fis un petit sourire amusé. Il est vrai que j’avais eu la surprise de voir Lizlor avec les cheveux longs et bouclés à nouveau au détour d’un couloir – enfin, alors que je l’observais à la dérobée pour être plus exact – et bien sûr je n’y étais pas resté insensible. Ses cheveux étaient magnifiques, et conféraient à sa propriétaire un charme incroyable, mais également une sorte de majestuosité qui m’impressionnait un peu. C’était ce qui avait brillé la première fois que j’avais vu Lizlor, et qui avait attiré mon regard : ces fils d’ors qui encadraient son visage, dévalaient son dos et venaient lécher sa chute de rein.

- Oui, je crois que je préfère, mais tu sais je te trouverais jolie même si tu étais chauve, dis-je avec un petit rire. Je me levai alors, et une fois n’est pas coutume, j’allais chercher de quoi nous servir un thé à tous les deux. Je revins avec deux tasses, j’en tendis une, avant de me pencher à nouveau sur ses genoux. L’un était un peu plus écorché, et j’y fis un bandage pour que l’onguent repose. Toi aussi, tu as été très bien avec Ruby et tout ça, dis-je avec un petit sourire. Je t’ai trouvé très courageuse, glissai-je avec un sourire. Mais ne remet pas en cause mon sérieux, sinon tu n’auras ton cadeau…

J’avais parlé d’un ton mystérieux, content de l’effet produit. En effet, depuis que nous avions parlé des animaux de compagnie lors d’une soirée et que Lizlor avait évoqué les boursoufflets et son désir d’en avoir un, je n’avais pas pu m’empêcher de garder l’idée dans un petit coin de ma tête. Je n’avais pas vraiment d’occasion spéciale à fêter, à part peut-être le rétablissement de Ruby, mais je trouvais que Lizlor avait été si courageuse ces derniers temps que ça méritait bien un petit cadeau. Cadeau qui couinait dans l’un des tiroirs de mon bureau, dans une petite boite à chaussures que j’avais percé de plusieurs trous pour que la bestiole puisse respirer. Je l’avais acheté avant-hier, et je devais avouer que je la trouvais trop mignonne aussi – j’avais passé la première soirée à jouer avec, et c’était amusant comme petite boule de poil, finalement. Je me levai, et parti chercher la boite dans le tiroir, et revins, le regard faussement mystérieux.

- Je me suis dit que tu méritais bien ça après tout ce qui était arrivé, dis-je en lui tendant la boite et en prenant une gorgé de thé, le cœur battant, impatient à l’idée de voir sa réaction. Tu verras, j’ai pris couleur princesse, me moquai-je en lui lançant un regard amusé, tandis qu’elle ouvrait enfin la boite et qu’un couinement s’en échappa, la fourrure rose flashy de la petite créature brillant sous la lumière blanchâtre de l’infirmerie.

Maintenant, restait à voir si ça allait avoir l’effet attendu…

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MessageSujet: Re: « I would rather stand if you stay. » (L.) terminé   Mer 22 Jan - 17:56

L'infirmerie était devenue ma meilleure excuse pour passer du temps un peu hors de mon quotidien, et Jay n'y était pas pour rien. Une partie de moi était un peu honteuse de l'utiliser ainsi parce qu'il était réellement gentil et attentionné et je savais qu'au fond ma démarche n'était pas très honnête, mais réellement je l'appréciais beaucoup et je ne me forçais pas au contraire, alors j'espérais que cela jouait en ma faveur. Je n'étais pas désespérée au point de devenir une ordure parce qu'on avait été mauvais avec moi ; quelque part, n'avais-je pas toujours senti que Stephen portait quelque chose en lui de totalement opposé à moi ? Il n'avait pas de principes - du moins, aucun des miens. Je ne pouvais m'en vouloir qu'à moi, hélas... Mais je ne regrettais rien. Simplement, c'était comme de la vapeur trop longtemps retenue, tout bouillait en moi, la peine, la frustration, la solitude, la colère, la sensation de vide et j'avais besoin d'exploser, j'avais besoin qu'on me laisse tranquille : j'étais désolée d'entraîner avec moi quelques dommages collatéraux mais pour une fois je ne voulais plus penser à mes actions, je voulais faire ce dont j'avais envie sans réfléchir, je voulais retrouver au sein de ma chair tout ce que j'avais perdu, la vie et l'excitation qui me paraissaient éteintes, comme si on avait posé un voile entre elles et le soleil.

- Ah, il a décidé de rester finalement ? C’est quand même une drôle de manière d’aimer les gens, ça, de partir comme ça, commenta Jay et bien que j'étais toute occupée à lui faire des petits sourires et à attiser le fait que je lui plaisais et que je voulais lui plaire, je fus surprise de ce qu'il répondit.

- Oui, aquiesçai-je platement, un peu déboussolée. Pourquoi était-il choqué ? Ils faisaient tous ça, pourtant, non ? Il faut prendre l'habitude, j'imagine, conclus-je avec un petit sourire et un haussement d'épaules, signe que le sujet était clos et que je le prenais à la légère. Ce qui n'était pas vraiment le cas mais non seulement je n'avais aucune envie d'en parler, mais en plus le simple fait de penser à Ewan me mettait en colère ; alors si en plus j'associais son geste à celui de Stephen qui lui pour le coup était vraiment parti, j'allais me mettre en rogne et je n'en avais pas envie, pas maintenant. Je l'avais assez été, et je ne voulais en aucun cas montrer ce genre de faiblesses aux autres, à Jay. Je ne voulais pas vraiment qu'il me connaisse parce que cela ne rentrait pas dans mon plan, et puis, à quoi bon ? J'avais suffisamment de choses à me préoccuper, Ruby en tête de liste, les examens et la fin de Poudlard ensuite.

Heureusement, la conversation rebondit vite, et James s'affairait autour de mes égratignures. J'aimais bien la façon dont il s'en occupait, dont il touchait ma peau, avec une délicatesse et une attention tellement fortes que j'avais l'impression que j'étais en danger quoi qu'il arrive, qu'il pourrait tout guérir. Ses mains étaient si grandes et masculines, et lorsqu'elle se posaient sur moi, toute fine que j'étais, j'avais l'impression qu'elles m'abritaient pour un temps, mais qu'elles ne me feraient jamais de mal même si elles en avaient la force. Jay dégageait quelque chose de rassurant, et je savais aussi que c'était pour cela que j'aimais passer du temps avec lui, et aller en soirée. Plus les soirées avançaient et plus mon envie de pousser les limites un peu plus loin à chaque fois grandissait. Même si je n'étais pas spécialement portée sur l'alcool, car j'en connaissais les effets, je voulais m'abandonner et sortir de mon propre corps d'une manière ou d'une autre. Mais j'avais peur, un peu : j'avais toujours eu peur, ce qui ne m'empêchait pas d'agir, il suffisait d'assurer ses arrières. Quelque part, je sentais que Jay assurait les miennes, et que si j'avais besoin d'aide, il serait sans doute là pour m'apporter son assistance. C'était un peu flou, un peu égoïste aussi peut-être, comme sentiment, mais c'était au fond de moi, un peu enfoui, et cela me rassurait réellement. Je souris quand il termina de panser la dernière blessure, parce que j'avais l'impression d'être une petite enfant dont on s'occupe avec tendresse, et mon coeur d'enfant papillonna dans ma poitrine quelques instants, avant de s'effacer pour laisser place à celle que j'étais, à présent.


- Oui, je crois que je préfère, mais tu sais je te trouverais jolie même si tu étais chauve, fit James en me laissant clairement entrevoir que ce qu'il pensait était vrai et que mes petites manigances pour le séduire, si mesurées soient-elles, tombaient toujours en plein dans le mille. J'eus un petit sourire de satisfaction quand il se leva pour aller chercher le thé. Je découvrais en même temps que je mettais en oeuvre ces pratiques, je n'avais jamais été de ces filles là, mais tout d'un coup je me prenais au jeu, et j'avais des petits fourmillements dans le corps. Et cela me plaisait. Toi aussi, tu as été très bien avec Ruby et tout ça. Je t’ai trouvé très courageuse. Mais ne remet pas en cause mon sérieux, sinon tu n’auras ton cadeau…

Je m'étais installée un peu bizarrement sur le lit ; j'aimais me mettre en tailleur ou bien replier mes genoux contre moi, mais avec mes blessures cela me tirait la peau, si bien que j'avais simplement replié une seule jambe, et que je m'étais calée contre le bout du lit. J'avais attrapé la tasse qu'il me tendait, mais quand il finit ma phrase, ma surprise et ma curiosité prirent le dessus :

- QUOI ? Comment ça un cadeaaaau ?!

- Je me suis dit que tu méritais bien ça après tout ce qui était arrivé,
expliqua-t-il mystérieusement, puis il se leva pour aller chercher le cadeau en question et revint avec une intrigante petite boîte.. Tu verras, j’ai pris couleur princesse.

Impatiemment, j'attrapai la boîte et l'ouvris... Pour y découvrir une petite boule de poil d'un rose flash, qui s'agita puis regarda en ma direction et grimpa instantanément sur ma main puis sur mon bras, pour se loger dans le creux de mon cou comme s'il inspectait sa nouvelle propriétaire. J'éclatai de rire de stupeur, de bonheur, et parce que ses poils me chatouillaient, et laissai libre cour à mes sentiments :

- WOUUUUUUUUH IL EST TROOOP MIGNOOOOON !!!!! J'avais crié et ri bien trop fort et je crus entendre un bruit derrière nous, comme une exclamation un peu indignée, ce qui me fit rire un peu plus, même si je mis ma main devant ma bouche pour essayer d'étouffer un peu le bruit - je ne voulais pas me faire sortir de l'infirmerie, pas maintenant. Pendant ce temps, le petit Boursouflet s'était accroché à mes cheveux et était descendu sur mes genoux, et se baladait un peu partout, agitant ses petites pattes. Jay m'expliqua que c'était un garçon, mais je ne répondis pas tout de suite, toute absorbée que j'étais par le petit animal tout doux que j'aimais déjà de tout mon coeur, et qui me paraissait la chose la plus mignonne du monde. Je jouais avec ses poils et lui présentai mes doigts pour qu'il s'y accroche, et je riais à chaque fois parce qu'il me chatouillait et ne cessait de vouloir que je le caresse et le prenne dans mes mains, ce que je faisais évidemment, le coeur débordant déjà d'amour pour lui. Comment Jay avait-il su... Ah oui ! Je me rappelais lui avoir mentionné que mon rêve était d'avoir un Boursouflet, et tous les animaux de la Terre d'ailleurs, puisque ma mère m'avait toujours interdit d'en avoir et que c'était mon regret le plus grand - mais je n'avais pas précisé cette partie-là. Maintenant, j'avais Le Chat et je pouvais m'estimer heureuse qu'elle ait accepté. Qu'allait-elle dire pour le Boursouflet ?! Bah, je n'étais pas obligée de lui montrer tout de suite. Et quand bien même, elle n'aurait pas le coeur de me dire de l'abandonner... Merci, il est vraiment trop mignon, répétai-je en souriant à Jay, des étoiles plein les yeux. Comment je vais l'appeler, hmmm... Je me souvenais du deuxième prénom de Jay, Nathan, puisque je m'étais moqué de sa photo sur ses papiers d'identité. ... Nate ! Ça lui va bien, non ? taquinai-je Jay. Je déposai un bisou sur Nate, et le posai sur mon épaule, où il s'installa sagement et émit une sorte de petit ronronnement. J'espère qu'il va bien s'entendre avec Le Chat. Mais t'es fou, c'est trop gentil ! C'est le cadeau le plus cool du monde, et je me levai sans plus attendre pour entourer les épaules de Jay de mes bras - il était si costaud que je me sentis ridiculement frêle - et embrasser sa joue, avant de lui sourire.

Nate en profita pour sauter sur l'épaule de Jay et je le laissai faire en riant, puis il grimpa sur la tête de Jay et je fus prise d'un fou rire parce qu'il jouait avec ses cheveux et que j'essayais de l'en dépêtrer mais il s'y accrochait ; finalement, quand je réussis à le récupérer, les cheveux de Jay étaient complètement en pétard, ce qui ne m'aida pas à arrêter de rire. Un CHHHHHT plus prononcé m'obligea à me calmer un peu, et je me réinstallai pour finir mon thé. Nous nous lancions des regards complices, et je ne m'en rendis pas compte tout de suite, mais pendant tout ce temps j'avais complètement oublié quels étaient mes problèmes, quel jeu je devais jouer, quelles pensées je devais avoir : j'avais juste été moi et mon coeur s'en était allégé. Ca ne durerait pas, c'était certain, mais c'était si agréable et reposant que je me sentis requinquée à bien des égards.


- Tu crois que je pourrais l'emmener quand je sors, quand on va en soirée par exemple ? Ca risque quelque chose ? Je ne veux pas qu'on lui fasse du mal, expliquai-je, très concernée par mes questions. Je ne connais pas assez de choses sur les Boursouflets, tu sais quoi toi ? Il y a des trucs à ne pas leur faire manger, par exemple ? Il faut que je regarde dans le livre que Ruby m'a offert sur les créatures magiques. Sur ces bonnes paroles, je résolus de m'attaquer sérieusement au sujet, et me mis à caresser pensivement Nate, qui ne bougea plus, comme si il voulait simplement profiter de mes caresses. Je commençais à être de trop à l'infirmerie, je n'avais plus trop de raisons d'y rester encore plus après le bruit que j'avais fait, mais je n'avais pas envie de partir, pas encore. Tu prévois quoi, pour notre prochaine soirée ? Je suis allée à une soirée cool avec Rita, la dernière fois. J'ai revu le vieux gars de la dernière fois là, tu sais ? J'explosai d'un rire un peu moqueur, parce que j'avais dansé et flirté avec un garçon dont je m'étais désintéressée ensuite, et il n'en avait pas été très content. Enfin bon ! Tu fais quelque chose ce week-end ?

Nate jouait avec une mèche de mes cheveux qui avait glissé devant moi et je lançai un regard amusé à Jay, me demandant tout de même pourquoi si il était gentil avec moi alors que je ne lui rendais pas si bien que ça.

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MessageSujet: Re: « I would rather stand if you stay. » (L.) terminé   Ven 31 Jan - 19:28

Je me demandais souvent à quoi avait ressemblé la relation de Lizlor et Stephen. Avait-elle été aussi forte au point d'en être destructrice? Je ne savais pas grand chose, à part de ce que Maya avait bien voulu me dire. Mais même elle, elle ne savait pas grand chose. Elle m'avait simplement dressé un portrait peu flatteur de ce type, un Serdaigle prétentieux et un peu à côté de la plaque, l'archétype même du petit génie dans ce monde. Je l'imaginais méprisant, égoïste, et j'avais une colère silencieuse pour ce garçon que je n'avais jamais rencontré. Pourquoi Lizlor s'était-elle entichée d'un abruti pareil, c'était une autre question. Parfois j'étais tenté de questionner Ruby, mais nous ne nous connaissions pas assez, et au vu de sa relation avec la gryffondor, je craignais de ne pas avoir beaucoup d'informations. Elles étaient d'ailleurs étrangement liées, j'étais presque admiratif de cette amour fraternelle qui semblait les unir. Après avoir appris un peu plus sur l'enfance - si on ; pouvait l'appeler comme telle - de Ruby, je me demandais de plus en plus comment elle et Lizlor s'étaient trouvées. Elles étaient toutes les deux abîmées par la vie, à leurs manières à chacune, et pourtant lorsqu'elles étaient ensemble, même avec Ruby au fond d'un lit d'infirmerie avec ses bras bandés, ses cernes et son teint pâle, elles brillaient toutes les deux d'un aura réconfortant. Comme si elles s'aimaient assez pour savoir que rien ne pourrait leur arriver - et pourtant, malheureusement, ça ne suffisait pas vraiment à les empêcher de se blesser. Et je me questionnais aussi... Comment Lizlor vivait-elle tout ce qui était arrivé à sa meilleure amie. Il fallait un courage étrange pour être aussi proche d'une fille dont la vie s'était jouée au point de la marquer ainsi... J'imaginais que ça ne devait pas être facile tous les jours en tout cas, et l'épisode de l'infirmerie ne faisait que le confirmer.

J'étais animé de tout ces questionnements, mais condamné à les garder pour moi. C'était étrange, parce que ma profession m'avait appris à avoir du tact, ce qui m'avait plutôt échappé pendant mon adolescence, mais devant Lizlor, j'avais l'impression de devoir tout réapprendre. Elle me troublait, et c'était bien la première fois que ça m'arrivait, face à une fille. Elle me maintenait un peu à distance, parce qu'elle était si mystérieuse et à la fois si... Vivante, si entière, que sa franchise me désarçonnait. J'avais envie de la connaître, de la cerner, mais à la fois, j'avais l'impression que si je m'approchais trop près, non seulement j'allais me brûler, mais j'allais casser quelque chose en elle, alors que je n'aspirais qu'à la réparer, à l'entendre rire. Je me laissais porter par mon instinct, cependant pas totalement rassuré du chemin que je prenais. A la différente de mes autres expériences, ce n'était pas moi qui impressionnait l'autre, c'était Lizlor qui avait le dessus et d'un seul geste de sa part, je me retrouvais presque intimidé. Pourtant, ce qui était paradoxal, c'est que j'étais bien avec elle, et à son contact, je ne m'enflammais pas: je brûlais d'un feu doux, agréable, réchauffant tout mon être. Et j'étais si bien que tout à coup, j'abandonnais un peu ma carapace, celle que nous nous construisons tous, et j'étais simplement moi-même. Au point de ne pas tout à fait me reconnaître, parfois.

Percer la carapace, c'était un peu mon but lorsque je tendis le paquet cadeau à Lizlor. Est-ce qu'elle allait apprécier, ou aurait-elle l'impression que je cherchais à l'acheter. A vrai dire, je ne cherchai réellement qu'à lui faire plaisir, mais je ne savais pas trop comment m'y pendre. J'avais l'impression qu'elle s'amusait bien avec moi, mais à la fois, je la voyais rire avec beaucoup de garçons, et même de monde en général, et je me demandais ce qui était sincère et ce qui ne l'était pas... Riait-elle pour se convaincre elle-même qu'elle s'amusait?


- WOUUUUUUUUH IL EST TROOOP MIGNOOOOON !!!!! Je sursautai sous son cri, et éclatai de rire. Le sourire qui illuminait son visage était si sincère, si lumineux, que je sentis mon coeur se contracter de plaisir. J'avais visiblement visé juste, et plus que de la satisfaction personnelle, j'étais content comme tout de voir Lizlor, heureuse, véritablement heureuse. Je n'avais aucun doute, en cet instant: Lizlor brillait trop pour faire semblant. J'expliquai qu'il s'agissait d'un garçon, mais Liz m'écoutait à peine, jouant avec la boule de pois rose en riant. Je les regardai, silencieux alors, mais un grand sourire planté sur mon visage. Le boursoufflet se promenait sur elle, tandis qu'elle jouait avec, ses doigts fins aux ongles courts et abîmés caressant le petit animal qui émettait des couinements. Merci, il est vraiment trop mignon. Comment je vais l'appeler, hmmm... Nate ! Ça lui va bien, non ? Mon estomac se contracta, et j'eus un sourire encore plus grand si c'était possible. Mon second prénom était Nathan, et vu le sourire entendu et taquin de Lizlor, elle avait bien fait exprès. J'étais flatté, presque mal à l'aise, et si je ne m'étais pas contenu, je me serai laissé aller au plaisir de m'imaginer à la place de Nate, les doigts de Lizlor me caressant les cheveux, déposant des bisous sur ma joue et... Je secouai la tête, me reprenant. J'espère qu'il va bien s'entendre avec Le Chat. Mais t'es fou, c'est trop gentil ! C'est le cadeau le plus cool du monde.

Avant que je puisse répliquer, Lizlor se leva, et me prit dans ses bras, sûrement pour me remercier, et il me sembla qu'on avait aspiré toutes mes entrailles d'un seul coup avant de les lâcher, retournant mon estomac, et le tout fût si rapide que je n'eus même pas le réflexe de répondre à l'étreinte. Alors que je tentai de rester lucide, Lizlor déposa un baiser sur ma joue, et j'eus l'impression cette fois-ci que mon intérieur venait d'être consumé en un instant par un brasier immense. J'étouffai une exclamation, le coeur au bord de mes lèvres, et ma gorge toute serrée. Son parfum me parvenait en pleine face, ses cheveux chatouillaient mes joues, et tout son petit corps léger était appuyé contre le mien, comme un minuscule animal. Le tout achevait de me rendre fou, mais d'une folie toute douce qui me donnait envie d'éclater de rire. Et comme il semblait que je n'étais pas au bout de mes peines, Nate sauta sur mon épaule avant d'escalader ma tête pour aller se nicher dans mes cheveux. Non seulement ça me chatouillait et me faisait rire, mais le rire de Lizlor alimentait le mien et lorsqu'elle tenta de sortir la bestiole qui était en train de refaire mon brushing, ses doigts dans mes cheveux achevèrent de crever mon coeur et toute l'affection que je lui portais se déversa sur moi, m'inondant complètement. Je riais aussi, ignorant le monde autour de moi pendant des précieuses secondes.

Finalement, quelqu'un nous fit taire, et l'instant éclata à l'image de mon coeur, et Lizlor s'écarta, se réinstallant sur le lit. Je crois que pour la première fois depuis que j'avais offert la créature, je pus inspirer normalement de l'air, et me reprendre un peu.


- Eh ben, je, euh, je suis contente que ça te plaise à ce point ! T'avais pas menti, t'en veux vraiment un dis donc, riai-je avec un petit sourire amusé.

Je me sentais étrangement bien, et je finis mon thé le plus doucement possible, comme pour retenir encore un peu Lizlor. Elle était toute souriante, son regard attendri tout concentré vers la boule de poil, et je gravai cette vision avec minutie dans mon esprit.


- Tu crois que je pourrais l'emmener quand je sors, quand on va en soirée par exemple ? Ca risque quelque chose ? Je ne veux pas qu'on lui fasse du mal. Je ne connais pas assez de choses sur les Boursouflets, tu sais quoi toi ? Il y a des trucs à ne pas leur faire manger, par exemple ? Il faut que je regarde dans le livre que Ruby m'a offert sur les créatures magiques.

Je restai pensif un instant. Je ne connaissais pas grand chose en matière de boursoufflet, ni en créatures magiques. Ce cours ne m'avait jamais vraiment passionné, et j'étais plutôt concentré sur la médecine humaine.Je lançai un regard à Nate, pinçant les lèvres. Il émit un couinement, visiblement satisfait, et j'eus un petit rire silencieux. Il avait l'air parfaitement content de sa situation en tout cas.

- J'avoue que j'en sais rien, mais si tu veux samedi on pourra aller demander au vendeur de la boutique s'il a des conseils? Proposai-je, plein de bonne volonté. En tout cas sous ta garde je pense qu'il ne risque rien, rassurai-je Lizlor avec un clin d'oeil entendu.

Et s'il valait veiller sur Nate en soirée, soit, je m'étais déjà établi garde du corps à distance de Lizlor, je pouvais bien faire pareil avec une minuscule boule de poil rose.


- Tu prévois quoi, pour notre prochaine soirée ? Je suis allée à une soirée cool avec Rita, la dernière fois. J'ai revu le vieux gars de la dernière fois là, tu sais ? Enfin bon ! Tu fais quelque chose ce week-end ?

Je sentis quelque chose se contracter en moi, mais désagréablement cette fois. Mon sourire se fana malgré moi, et il y avait à présent un goût un peu amer dans ma gorge. Je voyais très bien de quel garçon elle parlait, et non seulement j'en avais été extrêmement jaloux, mais en plus je n'aimais pas vraiment la manière moqueuse dont Lizlor m'en rappela l'existence. Pourquoi faisait-elle ça, à quoi jouait-elle? Ne voyait-elle pas que... Ce qu'elle faisait était stupide? Une colère froide monta, aussi vite que mon rire de tout à l'heure, et mes doigts se contractèrent autour de ma tasse. J'inspirai, mimant tout de même un petit sourire, car je n'avais pas envie de tout gâcher. Mais à la fois, je sentais que ma patience touchait presque à sa fin.

- Ben si tu veux, samedi soir je vais chez Thomas, tu sais que le gars de la dernière fois qui travaille à la librairie? Proposai-je avec un petit sourire crispé - stupidement, je proposai, sachant très bien que Thomas trouvait Liz tout à son goût en plus. J'étais stupide. Je peux te demander un truc, dis? Demandai-je spontanément, sans laisser tout à fait le temps à Lizlor de réagir. Le gars, s'il te plaisait pas, pourquoi la draguer? T'aimes bien ça, les coups d'un soir, ou tu fais juste ça pour oublier ton ex? J'avais parlé un peu subitement, d'une voix que j'aurais voulu un peu moins accusatrice, et je me crispai. Désolé, j'aimerais juste comprendre, j'ai pas envie que tu te fasses du mal, c'est tout, ajoutai-je un peu précipitamment, comme pour me rattraper. Bon, autant le dire, c'était plutôt raté. Je retins un soupir de frustration et tentai un sourire, comme pour apaiser Lizlor qui pourtant, je le savais, risquait de se braquer - ses sourcils froncés parlaient d'eux-mêmes.


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MessageSujet: Re: « I would rather stand if you stay. » (L.) terminé   Mer 5 Fév - 16:58

Je n'avais pas manqué de remarquer le trouble de Jay quand je m'étais subitement rapprochée de lui, mais il me fit sourire d'avantage. Après tout, après un aussi beau cadeau, je n'allais pas me contenter simplement de le remercier comme si de rien n'était ! Nate ne cessait de courir entre mes mains et de jouer avec mes doigts, ses petites pattes me chatouillaient et me faisaient rire, et plus je le regardais et je le caressais, plus mon coeur se gonflait de bonheur et d'amour pour lui. Je n'avais jamais compris pourquoi Maman était hermétique à ce point-là en ce qui concernait les animaux, car j'avais l'impression que rien ne me rendait plus heureuse que d'avoir à mes côtés un chat, un boursouflet, de côtoyer des animaux de qui je me sentais proche sans pouvoir réellement l'expliquer. Pourtant, elle avait aussi travailler avec les créatures magiques, mais comme souvent, je me rendais compte qu'elle me séparait étrangement des choses qu'elle aimait. Cela allait mieux depuis que nous nous étions retrouvées, depuis la mort de Papa, et ensuite depuis l'arrivée de Ruby dans la famille - je savais que Maman faisait attention à ce que je ne culpabilise pas à ce sujet. Evidemment, j'aurais pu : Ruby était bien plus proche de la fille parfaite que Maman avait toujours souhaité avoir, et je le savais. J'étais bien moins agréable, sociable, moins bien élevée que Ruby, bien moins souriante quand il le fallait, bien moins à l'aise quand il fallait faire bonne figure, bien moins docile, bien moins intelligente et intéressée par les cours, bien moins organisée et disciplinée. Mais d'un autre côté, c'était de Ruby dont il s'agissait, et elle était bien plus que ma meilleure amie, ma soeur, comment aurais-je pu la jalouse ou complexer ? Je l'aimais autant que j'aimais Conrad ou Maman, je l'aimais inconditionnellement, et tout ce qu'elle avait en plus ne me faisait pas complexer, loin de là : cela me rendait fière.

Qu'allait-elle dire à propos de Nate ? Elle allait trouver cela mignon de la part de Jay (je savais qu'elle l'appréciait beaucoup, non seulement pour le rôle qu'il avait joué à l'infirmerie, mais aussi parce que... Il s'intéressait à moi, selon elle) mais comme moi elle n'allait pas manquer de se demander : et Maman ? Mais bref, pour l'instant, Maman n'allait rien dire, puisqu'elle ne saurait pas. J'espérais simplement que Jay ne dise rien à ce sujet, si tant est qu'il ose parler à ma mère de choses me concernant.


- J'avoue que j'en sais rien, mais si tu veux samedi on pourra aller demander au vendeur de la boutique s'il a des conseils? En tout cas sous ta garde je pense qu'il ne risque rien.

Je relevai la tête, m'arrachant à la contemplation de Nate, un immense sourire aux lèvres :

- Oh ouais, trop cool ! Bonne idée ! Et comme ça je pourrais lui acheter une petite maison, j'en ai vu des trop mignonnes, rajoutai-je, déjà les yeux dans le vague - je me souvenais bien de tous les accessoires, je les avais tous observés, et je me rappelais des petits maisons que l'on pouvait acheter pour les boursouflets, elles ne servaient à rien à part de jouet ou de lit, mais j'avais toujours trouvé ça adorable.

Et retournant à ma garde, justement, je me remis à caresser Nate du bout des doigts, qui frémissait tout doucement quand je le caressais comme si il ronronnait tout bas ; mes jambes se balançaient un peu et mes blessures ne me faisaient presque plus mal. Venir chercher du réconfort à l'infirmerie était décidément toujours une bonne idée, du coup je me sentis d'humeur plus légère, et j'enchaînais sur le sujet de nos futures soirées.


- Ben si tu veux, samedi soir je vais chez Thomas, tu sais que le gars de la dernière fois qui travaille à la librairie?

- Ah cool, je... continuai-je dans ma lancée, mais Jay ne me laissa pas le temps de continuer. Il avait l'air de cacher quelque chose - oh, quoi, il n'allait quand même pas se vexer que j'ai parlé de ce mec, il me soûlait parfois à être si coincé sur le sujet, comme si tout ce que je faisais étais mal, mais je faisais ce que je voulais, non ?!

- Je peux te demander un truc, dis? Le gars, s'il te plaisait pas, pourquoi le draguer? T'aimes bien ça, les coups d'un soir, ou tu fais juste ça pour oublier ton ex? Désolé, j'aimerais juste comprendre, j'ai pas envie que tu te fasses du mal, c'est tout.

Ah oui, d'accord.

Je le fusillai du regard, espérant qu'il s'étouffe avec son petit sourire condescendant. Non mais il avait décidé de s'y mettre lui aussi ? De me faire la morale, de me dire que tout ça n'était pas bien ? Mais en quoi ça le regardait ? En quoi il y comprenait quelque chose ? Et pourquoi me parlait-il de Stephen alors que je ne lui en avais jamais vraiment parlé ? Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ?! Si je lui plaisais, pourquoi me parlait-il de mon ex, on ne lui avait jamais appris que ce n'était pas la meilleure des méthodes ? Je crus que j'allais pouvoir me contenir tout de même - la colère était montée d'un coup et je sentais mes dents se serrer, mon mécontentement ne demandait qu'à sortir, mais il venait de me faire un si beau cadeau que je ne voulais pas, je... Mais il se mêlait vraiment trop de ce qui ne le regardait pas, et je me sentais bête et pointée du doigt. Il me faisait me sentir honteuse et vraiment, je n'en avais pas besoin, si bien que ma colère jaillit finalement pleinement contre lui.


- Ben oui, c'est sûr que me traiter de pute c'est une bonne idée pour essayer de comprendre, dis-je sèchement, en sautant sur mes pieds. Il n'avait pas dit ça concrètement, mais tant pis pour lui. La simple évocation de Stephen avait enflammé tout l'intérieur de mon corps, et pas de la bonne façon. En quoi ça te dérange de toute façon ? C'est mon problème, non ? Et pourquoi tu parles de Stephen, t'as envie de savoir quoi ? T'as qu'à demander à n'importe qui dans le château, j'imagine que tout le monde sera ravi de te raconter les détails, dis-je en parlant trop fort et en reposant bien trop violemment la tasse de thé sur la table. Je tremblais un peu et je me sentais encore plus bête - pourquoi en étais-je venue à cela ? Mais c'était trop tard, et je fusillai du regard Jay une nouvelle fois. Nate s'était caché au fond de la poche de ma veste. Je drague qui je veux si ça m'amuse, désolée de te choquer, conclus-je en le toisant (heureusement qu'il était encore assis et que j'étais debout). Bref, merci pour le thé, les pansements, le cadeau, tout ça. Salut, à la prochaine.

Et je tournai les talons, le sang bouillonnant de partout. Lui tournant le dos, je m'éloignai du lit et traversai l'infirmerie, en n'entendant que mes pas pressés et un peu trop claqués sur le sol pour qu'on ne devine pas mon énervement. Je me sentais un peu coupable tout comme j'étais atrocement en colère - mais je comprenais sans hésiter que ce n'était pas Jay la source du problème et la cause de ma hargne, car il avait juste eu le malheur de mettre des mots sur ce qui me rendait en colère. J'étais réellement fâchée contre Stephen, contre moi, contre le monde, contre Ewan aussi, contre Ruby un peu, contre ces abrutis de garçons, contre ces soirées débiles que je n'aimais pas particulièrement mais qui m'attiraient comme une mouche parce qu'elles étaient le lieu d'une débauche que je ne trouvais nulle part ailleurs. C'était stupide, et je le savais : j'avais toujours trouvé cela ridicule, mais voilà que j'y cédais, parce que je ne trouvais rien d'autre dans quoi me défouler. Mais Jay n'avait pas le droit de me le faire remarquer de la sorte, j'avais l'impression d'être une gamine idiote qu'on prenait sur le fait, qu'on jugeait, alors qu'il était l'une des seules personnes qui m'épargnait cela normalement. Je quittai l'infirmerie dans un certain état de furie, sans un regard en arrière, avec comme idée d'aller me défouler dans le parc et tant pis si j'étais en retard en cours ensuite. Nate, au fond de ma poche, sortit tout d'un coup de sa cachette et grimpa très vite le long de mes vêtements pour se nicher dans mon cou et m'arracha un petit sourire. Lui, au moins, se souciait peu de ce que je faisais - et de si j'avais ou raison ou non de le faire.


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So here's my confession, this time
Don't just want you to love me
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James Miller
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MessageSujet: Re: « I would rather stand if you stay. » (L.) terminé   Jeu 20 Fév - 23:51

Je ne savais pas vraiment ce qui m'avait pris, et où j'avais réussi à trouver la force de dire ce que je pensais. A la fois... non, je ne disais pas tout, puisque je ne pouvais pas. Et puis, au fond, je ne savais pas vraiment ce que je pensais, ou plutôt, je ne me l'autorisais pas. Juger les autres était comme devenu ma bête noire, moi qui en avait eut si longtemps l'habitude. J'avais appris avec le temps que l'on ne pouvait jamais se mettre à la place de quelqu'un, et j'étais de toute façon loin d'être modèle sur de nombreux plans. Personne ne l'était de toute manière, nous avions tous nos limites et je n'avais pas le droit de juger les autres. Mais c'était plus fort que moi, quand quelque chose m'échappait, il y avait comme une barrière qui se formait entre moi et les autres et je ne pouvais pas m'empêcher mon opinion de résonner dans ma tête. Pourtant, si j'y réfléchissais un instant, Lizlor ne faisait rien de mal techniquement. Les flirts et les coups d'un soir, je connaissais très bien, même si j'avais eut des petites-amies plus ou moins sérieuses, mes périodes de célibat avaient été ponctuées de soirées arrosées et de baisers volés dans le coin d'une pièce sombre. Les filles comme Lizlor, celles qui n'hésitaient pas et n'y allaient pas par quatre chemins, ça me plaisait car c'était facile de les séduire pour une nuit - même si c'était du coup beaucoup moins un challenge, mais qu'importe. Mais ces moments étaient révolus, et s'il m'était arrivé après ma rupture avec Sophie d'avoir quelques histoires d'un soir quand je trouvais enfin le temps de soirée, je n'en tirais presque plus aucune satisfaction. Il y avait presque un mur, une nouvelle fois, entre ce moi du présent et ce moi du passé que je ne pouvais pas empêcher de juger, encore plus lorsqu'il surgissait à nouveau. J'avais aussi remarqué que je tolérais des choses bien différentes aux gens que j'aimais qu'aux autres, et Maya en était un parfait exemple. J'avais été le premier à froncer les sourcils lorsqu'elle avait commencé à fumer, alors que j'étais le premier à avoir commencer trop jeune et pour les mauvaises raisons, mais pourtant, ça me semblait justifié de vouloir la protéger. Alors oui, l'attitude de Lizlor ne faisait pas d'elle une mauvaise personne, ni une fille facile, mais j'avais toujours cette chose, dans mon coeur, qui se contractait, et mes lèvres se pinçaient, parce que c'était un fait : je n'aimais pas la manière dont elle se traitait. Et c'était seulement parce que je tenais à elle que j'en avais quelque chose à faire, les autres élèves de Poudlard pouvaient bien aller coucher avec le premier venu, je n'en avais rien à faire. C'était peut-être ça, mon problème : avec moi, c'était tout ou rien lorsqu'il s'agissait des autres.

Dans mon travail, c'était différent... Bien sûr que j'aimais aider les autres, et que des liens pouvaient se tisser - il suffisait de penser à Ruby que je connaissais à peine et dont pourtant l'histoire m'avait touché, alors qu'au premier abord, je m'étais dit que ce n'était qu'une énième fille qui avait trop bu, le fait qu'elle soit la meilleure amie de Lizlor en plus cependant, lui accordant immédiatement le bénéfice du doute. Mais au quotidien, je séparais mon affection personnelle de celle que je liais lorsque je soignais quelqu'un. La médecine m'était un peu tombée dessus, il fallait bien le dire, et je crois que Poudlard ne me plaisait pas vraiment au final. Les adolescents étaient généralement des personnes avec qui je m'imposais directement une limite, parce qu'ils me rappelaient trop mes propres années à Poudlard dont je n'aimais pas particulièrement me souvenir. Même les gens que je fréquentais en dehors qui étaient légèrement plus âgés me mettaient parfois mal, dans un sens un peu particulier ; ils étaient comme le miroir de ce que je fuyais en moi-même et que, pourtant, je continuais de chercher, dans une sorte de nostalgie malsaine. Plus je tentais une rupture avec le passé, plus il s'imposait à moi, comme si je n'avais rien réglé en fermant les yeux et en prétendant être mieux que tout ça. Clairement, je ne l'étais pas forcément, et j'avais encore à apprendre : la réaction de Lizlor à ma remarque ne faisait que le confirmer.


- Ben oui, c'est sûr que me traiter de pute c'est une bonne idée pour essayer de comprendre. De toute évidence, je m'étais mal exprimé, et sa soudaine fureur me laissa presque stupéfait. Non, bien sûr que non, je ne la traitais pas de pute, pour qui me prenait-elle?! En quoi ça te dérange de toute façon ? C'est mon problème, non ? Et pourquoi tu parles de Stephen, t'as envie de savoir quoi ? T'as qu'à demander à n'importe qui dans le château, j'imagine que tout le monde sera ravi de te raconter les détails. Je drague qui je veux si ça m'amuse, désolée de te choquer. Bref, merci pour le thé, les pansements, le cadeau, tout ça. Salut, à la prochaine.

Elle avait parlé si vite que je n'avais pas eut le temps de répliquer, tant j'étais également surpris et profondément mal à l'aise : elle faisait peut-être la moitié de ma taille et de mon poids, lorsqu'elle s'était relevé et avait reposé violemment la tasse de thé qui avait tinté, mon estomac s'était un peu contracté. Son regard sur moi m'avait littéralement remis à ma place, comme il faut, et je m'étais sentis... Merdeux. Le temps que le moment retombe et que je percute, Lizlor avait déjà tourné les talons et quitté l'infirmerie, me laissant quelques minutes silencieux et un peu retourné. Je ne savais pas trop à quoi je m'étais attendu, finalement, mais clairement, ce n'était pas le résultat que j'attendais. Lorsqu'une nouvelle fois, je percutais la situation un peu plus nettement, je me sentis encore plus stupide d'être assis là, et je me levai brusquement, me ruant dans le couloir en espérant que les petites jambes fines de Lizlor ne lui permettaient pas de marcher assez loin pour avoir disparu aussi vite. Mais elle était déjà au bout du couloir, et je ne réfléchis pas plus longtemps avant d'ouvrir la bouche.

- LIZLOR, T'ES PAS UNE PUTE, criai-je, avant de réaliser que plusieurs élèves se trouvaient dans le couloir, et je me sentis encore plus stupide. Mais Lizlor s'était immobilisé et retourné, et je fis de grands pas en sa direction. Elle me toisait d'un air perplexe, mais aussi amusé, mutin - quand ses lèvres se plissaient ainsi, je me surprenais encore plus à vouloir les caresser du bout des miennes, ou de mes doigts, et de sentir le parfum de ses cheveux qui entouraient son visage comme un aura lumineux et mystique. Excuse-moi pour ce que j'ai dit, je ne voulais pas te vexer, tu n'es pas...

Mais je dus me taire rapidement, car Madame Pomfresh remontait le couloir, me regardant à son tour de son air à la fois surpris et dérangé.

- James, qu'est-ce que vous fichez ici? Me demanda-t-elle d'un ton de sermon.
- Euh, je, je... Je me sentais pris sur le fait, surtout que Lizlor semblait très amusée de la situation, je discutais avec Mademoiselle Wayland qui semble un peu réticente à prendre ses médicaments ! Je me tournais vers elle, prenant un air grave, avant de continuer en la regardant. J'insiste, vous devez passer me voir si ça ne va pas mieux. Pomfresh plissa les yeux alors que je la regardais à nouveau avec un sourire d'excuse, et elle leva les yeux au ciel, jeta un coup d'oeil à Lizlor d'un air contrarié. Puis elle me fit un signe me signifiant de la suivre, et elle commença à partir en direction de l'infirmerie. Lorsqu'elle fût un peu éloigné, je regardai Lizlor qui était visiblement assez fière de la situation dans laquelle je m'étais retrouvé. Samedi, 15heures devant la Grande Salle? On ira à la boutique, et j'achèterais une barrette à Nate pour me faire pardonner. Et si tu veux, je te raconterais mes conneries de jeunesse, tu verras que t'es loin du compte avant de me choquer, tentai-je de plaisanter, et comme elle riait derrière ses longues mèches blondes, je sentis à nouveau la chaleur envahir ma poitrine. Je suis désolé, je voulais pas être con et te dire ça comme ça, donc, euh... Je dois vraiment y aller, alors, à samedi princesse !

Et comme le couloir était à nouveau vide et que Lizlor avait son petit sourire en coin, je me sentis soudain plus confiant, et je me penchai pour déposer un baiser sur sa joue - sa peau avait une odeur acidulé mais un goût étrangement plus doux qui provoqua des frissons le long de mes avant-bras. Je m'écartai, presque gêné de ma hardiesse, et j'eus un sourire avant de me retourner pour me hâter vers l'infirmerie, espérant que Pomfresh ne remarquerait pas trop mon trouble.

_________________
« So what became of loving man
And what became of you
Familiar as you shook my hand
What was it you meant to do?
Because all could change for one
And all, could change in this new today. »




« She said the devil will want you back
And you'll never find love in an open hand
Shut your eyes, so you see I'm there
And know you'll always have this if you see this man
I lied, this was not for my pride
I know this was my time. »
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