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Clefs et Secrets (Taylord ♥)

 
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 Clefs et Secrets (Taylord ♥)

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Scott McBeth
Apprenti Auror au Ministère de la Magie



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MessageSujet: Clefs et Secrets (Taylord ♥)   Dim 20 Oct - 18:14

A ce retour de vacances, mes perspectives avaient tant changé, du tout au tout, que j'avais bien du mal à y croire... J'étais heureux. J'étais heureux, et c'était une constatation si simple, si pure, et si légère, qu'elle me paraissait presque trop belle pour être vraie. Pourtant, elle l'était : jamais plus grand soulagement ne m'avait envahi après nos retrouvailles, avec Haley, et depuis, rien ne pouvait l'entacher. Et c'était un sentiment auquel j'étais si peu habitué ces derniers temps que chaque matin en m'éveillant j'avais quelques secondes d'hésitations, à moitié entre le sommeil et l'éveil, et je papillonnais des yeux, ébloui par les rayons dorés du soleil qui filtraient par les grandes fenêtres lumineuses de notre dortoir, me demandant : est-ce vrai, est-ce bien vrai ?

Cela l'était. Les yeux d'Haley avaient retrouvé leur place au zénith de mon ciel, et je n'avais plus peur. Ils étaient là, toujours brillants, bleus et étincelants comme des diamants qui avaient été trop longtemps relégués dans le velours sombre de leur écrin. Je les avais retrouvés, et plus que jamais je refusais de m'en séparer. Et c'était amusant de constater que, l'une chose en attirant l'autre, sans doute, tout me semblait se défaire comme un noeud dont on a enfin trouvé le fil qui suffirait à défaire toute la pelote. La situation à Poudlard m'était moins pesante : Ophelia avait Scarlett, et forcément son moral en était plus doré, même si à côte sa famille ne lui laissait pas beaucoup de répit, nos relations avec Stephen étaient étrangement plus amicales, me semblait-il, même si elles n'avaient pas retrouvé leurs origines, et Taylord avait l'air de reprendre décidément du poil de la bête. Tant pis pour tout ce qui concernait Carlton : je n'avais plus envie de me rabaisser à m'en préoccuper. Il n'avait pas réussi finalement, quoi qu'il ait voulu entreprendre. Haley était toute à moi, et n'était-ce pas simplement ce que je lui avais demandé ? Je ne voulais plus vraiment savoir comment et combien de fois ils se fréquentaient et je m'arrangeais, inconsciemment ou pas, pour ne jamais les croiser lorsque c'était le cas. Qui plus est, Haley m'avait rassuré, Taylord aussi en un sens car si elle répondait de Carlton comme d'elle-même... N'était-ce pas le moment que je lui ré-accorde ma confiance, ce qui entraînait que forcément je devais moins méfier de lui ? Et puis il y avait Ruby, qui, elle aussi en contact avec tout ce petit monde (il n'existait finalement personne qui n'échappait à la toile tissée par nos simples existences) faisait tout pour me rassurer, car si Haley avait fait ce choix ce n'était pas un mensonge, et que je devais m'accrocher à cela. J'avais décidé de le faire, du mieux que je le pouvais. J'étais toujours amer, évidemment - on ne peut pas changer du tout au tout et je savais, oh, je le savais, qu'au dessus de ma tête se balançait encore l'épée qui pouvait tout trancher d'un seul coup, comme elle l'avait déjà fait jusqu'à lors. Mais pour une fois, au lieu de me terrer dans ma cachette, j'étais sorti en pleine lumière. Et je voulais en profiter, car on ne vit pas mieux dans l'attente qu'en faisant face au danger.

Peu à peu, je retrouvais ma confiance en Haley : en vérité il n'y avait pas un jour où je ne l'aimais pas un peu plus. Et plus la fin de l'année scolaire, avec ses examens, approchait, plus il régnait dans les couloirs de Poudlard une odeur de fleurs de cerisier, de pomme, de chèvrefeuille et d'un fond plus musqué, comme un papier d'un grimoire trop longtemps écarté de l'air ou de la lumière, ou bien une odeur boisé, de sève, d'écorce. Tous les élèves révisaient leur potion d'Amortensia : ses volutes de senteurs accompagnaient mes journées et mon coeur léger, de toutes ces odeurs qui me plaisaient particulièrement, comme si la présence d'Haley était là jusque dans le moindre petit courant d'air.

De toute manière, je ne voulais plus douter. Le doute, la haine, la tristesse, l'amertume, la rancoeur, tout cela m'avait détruit. Puisqu'aujourd'hui j'avais l'occasion de rebondir sur tout ce qui m'était arrivé, j'avais enfoui au fond de la brèche qui m'avait déchiré tout ce trop plein négatif, et il est tombé plus bas, dans les ténèbres vers lesquelles on ne se penche pas - pas quand on va bien. C'était le cas, et j'étais ébloui continuellement par ce ciel d'un bleu pur, doré par des rayons de soleil qui tombaient doucement dans le lac en dessous, dont la surface était lisse et parsemé de petits diamants blancs qui emprisonnaient tout l'éclat du jour.

Prudemment, nous renouions avec Taylord des liens qui, je le savais, ne pouvaient pas s'être défaits de toute façon. J'avais confiance en son amitié - je n'en avais jamais douté. Elle était comme Stephen : de ceux dont je m'étais profondément emparé, parce que je tenais à eux plus que j'avais appris à tenir aux personnes qui faisaient partie de mon existence pourtant : mes parents, ma famille. Et quoi qu'il arrive, de tels liens ne pouvaient pas être rompus... Je ne pouvais m'y résoudre. Ainsi, je me disais qu'il arriverait un jour où Stephen comprendrait cela. Il verrait tout ce que nous avions derrière nous, il arrêterait de... ne pas me considérer, et il m'accorderait plus d'attention. C'était possible, j'en avais la certitude. C'était également la raison pour laquelle, en avais-je déduis, que j'étais plus avenant avec lui, et que nous nous entendions d'avantage, sans savoir lequel des deux avait enclenché l'autre.

Quelques temps après le retour des vacances de Printemps, alors que j'étais parti réviser à la bibliothèque tandis qu'Haley voyait Heather, j'étais tombé sur Taylord, installée à la petite table au fond de la grande salle, où nous avions d'ailleurs fait beaucoup de devoirs ensemble. J'avais toujours une certaine... gêne en marchant innocemment dans cet endroit où j'avais partagé des choses si intimes avec Lilian, mais quelque part, j'étais heureux d'être passé à autre chose, d'avoir avancé, et aujourd'hui, de faire face à Taylord et de lui sourire gentiment en sachant tout ce que nous avions vécu, ensemble et chacun de notre côté, me faisait voir que nous avions grandi, nous avions mûri, et que c'était la meilleure voie que nous aurions pu prendre. Nous avions discuté des vacances, puis comme elle feuilletait un gros ouvrage que je reconnaissais être les archives de la Gazette des années passées, je l'avais interrogée sur ses travaux, et de fil en aiguille, indirectement d'abord puis ensuite, elle m'avait exposé toute son histoire, et tout son plan. Je l'avais écouté dans un silence concentré et avec une attention infaillible. Je savais combien la perte de sa famille et l'étrange histoire qui entourait cette histoire hantait encore Taylord - et d'ailleurs c'était aussi l'une des raisons pour lesquelles je méprisais profondément Carlton, puisqu'il n'avait même pas été fichu de voir que Taylord cachait bien d'autres choses sous son caractère de feu - et si, par n'importe quel moyen, je pouvais lui en venir, j'étais prêt à l'aider du mieux que je le pouvais. Je n'avais pas oublié notre discussion de l'infirmerie, les choses que nous nous étions dites, mais je ne voulais pas traîner cela encore et encore. J'étais reparti d'un bon pied, nous le pouvions nous aussi.

Après lui avoir promis de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour l'aider dans ses recherches, je m'étais mis à travailler mon Arithmancie, tandis qu'une partie de mon cerveau moulinait sur toutes les informations que venait de me donner Taylord. Tout se mettait en relation sans que je contrôle forcément les rouages de mon esprit, tout s'imbriquait, se mélangeait avec tout ce que je savais déjà, ce que j'avais entendu de la bouche de mes parents, ce que j'avais pu lire dans la Gazette. Le soir même, j'avais écrit à mes parents, leur exposant la situation sans lui faire part explicitement que l'intention venait de Taylord, mais les questionnant sur ces histoires sur lesquelles "mes camarades et moi" nous nous interrogions - puisque je savais que mes parents, en tant que journalistes, avaient couverts des procès de certains Mangemorts impliqués dans des histoires similaires. Ils avaient mis un certain temps à me répondre (leur travail les occupait tellement) mais, heureusement ou pas, tout dépendait de quel point de vue on se plaçait, ils m'avaient renvoyé un hibou plus rapidement que d'habitude, quand je leur parlais simplement de ma vie. Ils avaient joint tout un dossier, que le hibou me jeta dans les bras en zig-zaguant, probablement à bout de courses. C'était la copie de leur dossier à eux sur le sujet - je reconnaissais les grosses reliures marrons qui remplissaient les étagères de leur bureau ! Je m'étais empressé de l'ouvrir, de le feuilleter, mais il y avait trop de noms, trop d'informations en même temps...

Alors, j'avais jailli de la Grande salle et couru vers où je pensais trouver Taylord. Voyons : je savais que les Gryffondor avaient un examen de Potions demain, je savais aussi qu'elle passait son temps avec Carlton, mais parfois après les cours elle allait à la bibliothèque et... Je courus pratiquement tout le long du chemin, entrant en trombe dans la grande salle. La bibliothécaire sursauta à mon arrivée car la porte craqua sous ma poussée, et quand elle me vit, ses yeux s'agrandirent encore plus de stupeur et de crainte : je compris qu'elle était si peu habituée à me voir agité qu'elle craignait que quelque chose de réellement grave ne soit arrivé, mais j'eus un signe de tête pour la rassurer vaguement, et je fonçai vers le fond de la bibliothèque.


- Il faut absolument qu'on regarde ça, balançai-je de but en blanc, posant le gros dossier sur la table, probablement trop fort car tout le monde autour me jeta un regard à la fois surpris et mauvais, mais mon coeur battait d'excitation et d'angoisse, aussi - je ne voulais pas que ces recherches nuisent à Taylord. Je m'assis à côté d'elle, les yeux brillants. Il y a là-dedans des dossiers entiers sur des Mangemorts, mes parents ont fait des articles sur eux. Il y a les détails des procès... Bon, c'est confidentiel mais... Je crois qu'il y a un ou deux noms qui devraient t'intéresser...

Sans un mot de plus, je poussai le gros registre vers elle, partagé entre ce petit frisson lié à l'inconnu et l'appréhension de ce que nous allions découvrir.

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SCOTT MCBETH
The old that is strong does not wither, deep roots are not reached by the frost — All that is gold does not glitter, not all those who wander are lost.

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Taylord Reegan
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MessageSujet: Re: Clefs et Secrets (Taylord ♥)   Jeu 24 Oct - 13:20

Il était tard ce soir là dans la salle commune, mais elle était encore bien remplie, parce que c'était le week end, nous étions vendredi soir, donc il restait encore tout le samedi et tout le dimanche pour faire ses devoirs, si bien qu'entre la musique, les cris et les rires, personne n'entendit le hibou tambouriner à la fenêtre, pour essayer d'échapper à la pluie et à l'orage qui faisait rage dehors – quelqu'un lui ouvrit, ce que je ne vis pas, mais je ne manquais pas de le voir fondre sur moi avec l'énergie du désespoir, se faisant incendier au passage par les élèves qui se retrouvèrent éclaboussés à cause de ses plumes toutes mouillées qui répandaient des gouttes un peu partout dans la pièce. S'acquittant tout à fait de sa mission il avait consenti à desserrer ses griffes de la feuille de parchemin roulée, pour la protéger de la pluie seulement lorsqu'il se posa sur mes genoux, hululant à tout va pour demander à manger très certainement sans manquer de tremper mes vêtements également et toute personne à mes côtés . Je déroulais la feuille avec une anxiété que je ne voulus pas laisser paraître – je pensais savoir d'où venais cette fameuse et la lecture des premières lignes me le confirma aussi repliai-je vite le papier avec fébrilité avant de lire la suite même si j'en mourrais d'envie. J'avais les mains un peu tremblantes, me voyant partout, sauf ici mais plutôt ailleurs, et j'eus un regard vers Chuck qui voulait se débarrasser du hibou avec de grands gestes en espérant que quelqu'un prendrait le relais à sa place et silencieusement lui fis comprendre que ce n'était pas le genre de lettres qu'on pouvait laisser n'importe qui lire par dessus son épaule. On était vite montés dans ses dortoirs, déserts évidemment puisque tout le monde se trouvait en bas et j'avais dû reprendre plusieurs fois ma lecture, parce que tout dans mon excitation, je sautais plusieurs lignes et ne comprenais qu'à moitié le sens des phrases car je lisais la fin avant même de lire le début, et mon cerveau se chargeait de remettre tout ça en place.

Parce que c'était une réponse à la missive que j'avais écrite quelques jours auparavant – j'attendais ce moment, l'ayant imaginé sous diverses formes, souvent avant de m'endormir le soir, et dans des situations différentes aussi – à ces gens que j'avais retrouvé parce que nous avions pour triste point commun notre passé. Je n'avais pourtant pas cru que cela arriverait aussi vite, et fus soulagée de voir mes exigences satisfaites parce qu'au fond de moi, j'essayais de me convaincre de ne pas trop m'emballer parce que jusqu'à maintenant, il n'y avait rien de concluant et.. Ils disaient partager ma colères, mes angoisses, mes craintes et qu'ils n'avaient jamais cessé de lutter pour la vérité, parce que plusieurs dossiers avaient été classés et ils espéraient que je ne faisais pas partie de ce lot, qu'on pourrait même se rencontrer pour en parler un jour, si j'avais envie, mais qu'en attendant, ils voulaient bien me donner ce qu'ils savaient, qu'il y avaient des Aurors qui travaillaient encore sur les cas les plus mystérieux, qui n'avaient pas laissé de traces – je retrouvais espoir, parce que je faisais partie de ce cas de figure – il y en avait un en particulier apparemment, un certain Richards qui leurs avait fourni assez d'éléments pour croire qu'il y aurait moyen de mettre la main sur d'éventuels coupables, mais qu'il était difficile de le contacter même par la poste sorcière parce qu'il désirait rester le plus secret possible dans la poursuite de sa quête et que cela faisait longtemps à présent qu'ils n'avaient plus eu de nouvelles, malgré la confiance qu'ils portaient pour ce personnage. Ils me proposaient également de toujours tenter ma chance, on ne savait jamais et aussi de tenter de le retrouver directement et non pas de passer par le Ministère qui même s'il employait les Aurors, était passé à autre chose depuis longtemps visiblement et que Richards s'occupait de ces cas par justice mais que vraisemblablement, le Ministère n'était pas au courant.

J'étais partie en tête, forcément, de me renseigner un peu plus sur cet Auror, avec le peu de moyens que j'avais puisqu'on était encore à Poudlard et que notre liberté de mouvements étaient du coup assez limitée. J'étais à la bibliothèque, pour retourner une fois de plus fouiner dans les archives de tout ce qui pouvait être en lien avec les affaires comme j'avais à présent un nom, qui peut être ne signifiait pas beaucoup avant, mais que j'avais l'impression de voir partout à présent, même si ce n'était pas de mon Richards dont on parlait. Cependant, il n'y avait pas tout à fait ce que je cherchais si ce n'est un article détaillé sur William Richards, qui était un Auror de renom, qui avait été récompensé plusieurs fois dans sa traque des mangemorts, même si parfois, c'était au péril de sa vie, mais il n'y avait malheureusement rien en rapport avec les années des attaques, come si tout le monde s'acharnait tant bien que mal de les passer sous silence comme si ces drames n'avaient jamais eu lieu.


- Il faut absolument qu'on regarde ça. Il y a là-dedans des dossiers entiers sur des Mangemorts, mes parents ont fait des articles sur eux. Il y a les détails des procès... Bon, c'est confidentiel mais... Je crois qu'il y a un ou deux noms qui devraient t'intéresser...

Je relevai la tête en direction du remue ménage en sursautant un peu, parce que lorsque j'étais dans mes pensées, bien souvent j'oubliais tout ce qui se passait autour, et surtout, parce que ça ne ressemblait pas à Scott d'être aussi nerveux, même si j'avais déjà eu l'occasion d'assister à ce type de comportement chez lui, même si je préférais ne pas trop me souvenir, surtout que depuis que je lui avais expliqué que j'avançais lentement mais sûrement, il s'avérait être non seulement une aide précieuse mais aussi le ciment que nous coulions pour faire tenir notre amitié se solidifiait de plus en plus et et nous permettait de tenir et marcher dessus sans craindre qu'il ne s'affaisse sous notre poids.

Je fis tout de suite le lien de cause à effet, entre ce que venait de dire Scott et ce qui s'entassait d'ores et déjà devant moi. Je ramenais le registre plus près, espérant que le premier bout que j'allais prendre serait le bon.

- Toi, tu as déjà trouvé quelque chose ? Qu'est-ce que tu leur a dit ?
voulus-je savoir exactement, le cœur battant de tout ce que j'allais découvrir dans ces informations qui ressemblaient à une poule aux œufs d'or, mais aussi parce que si j'étais prête à parler de certaines choses à certaines personnes, ce n'était pas au point de voir mes préoccupations s'ébruiter. J'ai eu une lettre, dis-je dans un souffle avant de la sortir du livre dans laquelle je l'avais glissé. Il y a le nom d'un auror dedans.

Je donnais la lettre à Scott pour que celui ci la lise également, parce que s'il avait fouillé un peu dans les dossiers, peut être que dans sa lecture, il allait se souvenir de quoi que ce soit qui puisse être en rapport, afin que nous puissions avancer plus vite et de mon côté, j'étais déjà partie à la conquête de ce que je désirais tant, comme si tout à coup les lignes invisibles qu'on avait effacé durant otut ce temps allaient se révéler à moi, comme la récompense de tout ce que j'avais fait pour y parvenir.

- Est-ce que ça te parle, est-ce que tu as lu Richards quelque part ? Les parents de Scott étaient organisés et tout était rangé, classé, ce qui permettait, dans l'ensemble, de s'y retrouver facilement.

C'était comme un jeu de piste, de course au trésor, où il fallait poinçonner chaque élément, les faire concorder entre eux, afin que tout s'assemble et enfin remporter la partie dûment méritée. Sauf que l'enjeu était beaucoup plus important qu'une simple médaille en chocolat.

- Est-ce qu'ils parlent de moi ? Aucun jugement n'avait été fait pour le meurtre de ma famille, sinon, j'aurais été tenue au courant, mais entre ce qui était tenu du secret professionnel et ce qu'on s'autorisait à écrire dans la Gazette du sorcier... Je voudrais pouvoir voir ce Richards, ou même seulement rentrer en contact avec lui par biais interposé. Il faut vraiment que je le vois, répétai-je comme s'il s'agissait d'une vérité, avant de me tourner légèrement de biais vers Scott le bras en suspens parce que j'étais également en train de lire une feuille sur le procès d'un mangemort soupçonné d'avoir participé mais qui n'avait jamais avoué. En revanche, il avait été condamné pour d'autres faits et séjournait actuellement à Azkaban. Tes parents ils connaissent du monde non ? Tu penses qu'ils auraient déjà traité avec lui et qu'ils pourraient le retrouver ?

M'en remettre à des mains lointaines que je n'avais jamais vu ne m'enchantais pas vraiment, mais comme j'avais déjà exploité tout le reste qui était en mon pouvoir... Le temps d'élargir les horizons et enfin arriver à des résultats avait sonné.

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"Elle lui a appris à vivre.


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Il lui a appris à aimer."

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Scott McBeth
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MessageSujet: Re: Clefs et Secrets (Taylord ♥)   Mer 6 Nov - 16:40

L'histoire de Taylord m'avait toujours été étrangement abstraite : d'un côté, les reportages que faisaient mes parents dans les quatre coins du monde et toutes les enquêtes auxquelles ils avaient participé m'avaient habitué à ce genre de récits, mais ils restaient justement fictifs, des mots couchés sur le papier qui faisaient la fortune et la renommée de mes parents. A la maison, mes aînés et mes parents parlaient souvent des nouvelles de la Gazette pendant le repas, et nous, les plus jeunes, les jumelles et moi, nous écoutions avec une certaine admiration ces histoires de grands auxquelles nous ne comprenions pas tout. Avec le temps, tout s'était inscrit dans ma mémoire. Taylord avait été la première, à Poudlard, à me faire réaliser que ces mots sur le papier n'étaient pas simplement des mots mais le reflet de la vérité : les Aurors avec qui travaillaient mes parents, les Mangemorts qu'ils traquaient, en plus d'être réels ces gens étaient proches de nous, de notre vie de tous les jours... Avant l'attaque des Mangemorts à Poudlard, je ne les avais jamais craints, parce que j'avais confiance, parce que j'avais grandi dans un univers où on les méprisait et on les combattait. Et puis j'avais appris à voir que tout était plus compliqué, plus imbriqué dans la vie quotidienne. Ces personnes avaient décimés la famille de Taylord, par exemple, et cela, ce n'était pas un simple fait divers imprimé noir sur blanc dans les pages de la Gazette. C'était l'histoire de sa vie, d'une seule vie peut-être, mais d'une vie quand même, et cela me faisait toujours un étrange effet de constater réellement le travail de mes parents, les causes pour lesquelles ils travaillaient d'arrache-pied. Quelque part cela m'aidait, un peu, à leur trouver des excuses pour avoir été si souvent absents.

- Toi, tu as déjà trouvé quelque chose ? Qu'est-ce que tu leur a dit ? J'ai eu une lettre. Il y a le nom d'un auror dedans.

Taylord avait attrapé le dossier que j'avais fait glisser sur la table avec autant d'entrain que moi, et j'étais certain que nous avions le coeur battant au même rythme, les mêmes questions, les mêmes craintes en tête. J'avais un léger poids sur les poumons, même si je savais pertinemment qu'il fallait que nous continuions ce que nous étions en train de faire. J'attrapais la lettre que me tendit Taylord après lui avoir jeté un regard - je n'avais pas l'habitude de faire des enquêtes aussi poussées et avec autant d'enjeux, c'était bien plus important et impressionnant que tout ce que nous pouvions faire comme travaux pour les cours, alors, forcément, j'avais un peu peur : peur de mal faire, peur de lui donner des faux espoirs. Je lus, concentré, tandis que tout s'imprimait dans mon cerveau. Richards... Richards... Je connaissais...

- J'ai simplement feuilleté, je suis venu te l'apporter au plus vite. Je n'ai rien dit de concret, expliquai-je un peu gêné, à vrai dire je n'avais pas demandé l'avis de Taylord avant dans ma lettre, et même si je n'avais pas précisé son nom, peut-être ne voulait-elle pas que je m'empare ainsi de son histoire ? J'ai expliqué qu'on faisait des recherches sur les Mangemorts et les Aurors, et j'ai donné la période, pour qu'ils sachent comment traiter l'affaire... précisai-je avec un petit sourire. Si tu veux, tu pourras prendre contact avec eux et leur expliquer, un jour, proposai-je sans savoir ce que je disais vraiment.

Que diraient mes parents ? Jamais ils ne m'avaient intégré à leur travail, leur milieu. Mes frères et soeurs aînés un peu plus, mais même à 16 ans j'étais toujours le petit dernier, celui qu'on ne considérait pas du tout comme un adulte, et qu'on maintenait loin de tout comme si il avait encore 4 ou 5 ans. Et si c'était moi qui venais vers eux, qui leur demandais des choses aussi concrètes et aussi poussées que ce que nous étions en train de monter avec Taylord ? Je me demandais bien quelle serait leur réaction, et en vérité, je n'en avais aucune idée. Je craignais qu'ils ne me prennent pas au sérieux, mais qui pouvait savoir exactement ? Quand cela touchait à leur travail, ils étaient moins distants, et bien plus passionnés.


- Est-ce que ça te parle, est-ce que tu as lu Richards quelque part ?

Je m'empêchai de penser à tout cela, car ça m'éloignait de mon but premier, et reposai délicatement la lettre à plat sur la table, comme si elle était aussi précieuse qu'une pièce à conviction dans une enquête. Autour de nous, les élèves travaillaient avec application, et la bibliothécaire ne nous accordait plus son attention, alors que pourtant, j'avais l'impression que c'était bien particulier ce qui était en train de se tramer là. Je m'obligeai à me creuser la tête, me redressant dans mon fauteuil, face à la table, comme je le faisais toujours car cela m'aidait à mieux réfléchir. Richards... Mais oui, Richards. Ce nom revenait beaucoup dans les discussions de mes parents, à une époque. Même si ils se retiraient dans le petit salon, après le dîner, pour continuer à travailler, il n'était pas rare d'entendre leurs voix, quand nous passions devant les portes coulissantes. Dans mes jeux d'enfants, je me souvenais de tous ces mots, ces noms que j'entendais, et qui ne me parlaient pas, mais que j'incluais tout de même dans mon univers comme si ils étaient des noms imaginaires d'une histoire qu'on m'aurait racontée. Mais Richards, j'en étais certain, revenait souvent dans la conversation, et avec le temps j'avais compris que mes parents avaient des proches collaborateurs au Ministère, des gens qui venaient d'ailleurs dîner chez nous parfois. N'y avait-il pas eu un Richards dans le cortège des invités, une fois ? C'était probable, et le souvenir m'était familier. Une chose était certaine en tout cas : Richards n'était pas un inconnu pour mes parents, ce qui ouvrait tout d'un coup de sacrées perspectives.

- Mes parents le connaissent, répondis-je avec conviction. Et tu vas voir, dans le dossier, il est mentionné plusieurs fois, c'est un Auror spécialisé dans la traque des Mangemorts...

Etait-ce si simple que cela paraissait ? Tout d'un coup, c'était presque étourdissant : les chemins s'ouvraient d'eux-mêmes rien que pour nous, et il nous suffisait de les emprunter...

Je tournai quelques pages du dossier pour montrer à Taylord ce que je venais de dire, le nom de Richards écrit plusieurs fois, dans quelle genre d'enquête, les procès contre les Mangemorts, etc.


- Est-ce qu'ils parlent de moi ? demanda tout d'un coup Taylord. Je fis la moue - non, son nom n'était pas clairement écrit, mais il y avait autre chose. Je voudrais pouvoir voir ce Richards, ou même seulement rentrer en contact avec lui par biais interposé. Il faut vraiment que je le vois. Tes parents ils connaissent du monde non ? Tu penses qu'ils auraient déjà traité avec lui et qu'ils pourraient le retrouver ?

Arrivait la question que je redoutais : mes parents. Forcément, et je le savais. Ce n'était pas une simple interrogation qui flottait dans ma tête, c'était une fatalité, c'était de la logique. Je déplorai le fait que Stephen ne puisse pas m'aider car j'avais besoin de toute son aide, en cet instant - connaissant mes parents et mes rapports avec eux, il aurait su comment m'aider à tourner la chose, comment... Eh bien, comment mettre à profit son art de la manipulation qu'il maniait certainement mieux que moi et dont j'aurais bien eu besoin dans cette configuration.

- Regarde, dis-je plus bas, me tirant de mes pensées, non sans une certaine amertume. Tournant quelques pages, je montrai le bas d'un paragraphe à Taylord. Tu n'es pas directement mentionnée, mais je crois qu'il s'agit de ta famille... C'était le bilan d'un procès d'un Mangemort ayant attaqué des familles moldues, dans les mêmes années que l'accident de la famille de Taylord. Le dossier renvoyait à des cas similaires dans la même période, avec des numéros de dossiers qui me parlaient peu, mais j'étais certain qu'une part du secret que nous cherchions se trouvait quelque part dans ces chiffres obscurs. Je pense que ça renvoie à ton dossier, en tout cas, à tous les cas similaires de cette année-là, donc... Je haussai un sourcil - elle avait compris.

Je poussai ensuite un soupir - l'air était un peu plus tendu autour de nous, j'avais l'impression. Mais c'était normal : nous remuions les souvenirs les plus douloureux qui soient, et même si je prenais des pincettes, j'avais toujours peur que ce ne soit pas assez. En matière de Mangemort, Taylord avait tellement souffert qu'il n'était pas forcément facile d'en parler avec autant de sérieux et de détachement.


- Tu sais, mes parents... Je veux dire, on n'est pas très proches. Mais je pense que si je leur demande, vu que ça a rapport avec leur métier, il n'y aura pas de problèmes. Je suis quasiment sûr qu'ils sont proches de ce Richards, et qu'ils accepteront de te mettre en contact. Après, il faut voir comment lui va réagir... Comment on procède, je leur demande pour toi ou tu veux que je leur passe une lettre ?

Et je lui souris, pour la rassurer - et me rassurer moi-même, sans doute. Même si je savais pertinemment que mes parents ne refuseraient pas de lui venir en aide, car cette histoire était sérieuse, je craignais leur réaction presque amusée de me voir m'occuper d'affaires de "grands", parce que je savais très bien que j'étais loin d'être un adulte à leurs yeux.

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MessageSujet: Re: Clefs et Secrets (Taylord ♥)   Sam 7 Déc - 13:26

Peu à peu la sensation d'appréhension lorsque Scott se trouvait dans les parages s'était apaisée pour laisser place à une ouverture plus légère. Enfin nous ne marchions plus sur des œufs lorsqu'on se retrouvait ensemble et puis de toute façon, ce n'était pas trop mon truc de réfléchir pendant cent sept ans avant de parler, et ça il le savait bien, et si au début j'avais fait exprès de ne pas parler de certaines choses avec lui progressivement, c'était devenu naturel et je n'y pensais même plus – ce qui laissait supposer que lui aussi ? Cependant, le sentiment de peur à la perspective de voir Scott disparaître de nouveau et cette boule de millier de nœuds au fond de mon estomac avec la sensation qu'elle y resterait pour toujours à chaque fois que je pensais à lui lorsque nous ne nous parlions plus n'était pas si loin, et aussi je ne voulais pas me rappeler quel effet ça faisait, ni le pourquoi du comment nous en étions arrivés là. Finalement on était parvenus à surmonter cette épreuve lorsqu'il y avait quelques semaines encore elle semblait être une montagne infranchissable et que tout laissait croire que le plus simple, c'était d'abandonner, ça évitait les complications, les prises de tête et surtout les peines que ça encouraient et en même temps,, là tout de suite, je ne me voyais pas autre part qu'assise à côté de Scott à la bibliothèque.
Peut être aussi que je n'avais plus peur qu'il m’oublie.


- J'ai simplement feuilleté, je suis venu te l'apporter au plus vite. Je n'ai rien dit de concret, J'ai expliqué qu'on faisait des recherches sur les Mangemorts et les Aurors, et j'ai donné la période, pour qu'ils sachent comment traiter l'affaire... Si tu veux, tu pourras prendre contact avec eux et leur expliquer, un jour.

Je faisais mon possible pour ne pas accorder trop d'importance aux mots – donc à leur signification. Au moins là dessus je savais que Scott disposait d'assez de tact pour pointer du doigt le fond du problème mais sans appuyer dessus pour que ce ne soit pas trop douloureux et dans ces moments, j'avais simplement envie de lui avouer comme sa présence pendant tout ce temps, m'avait manqué. Sa franchise douce comme du velours son désir de donner plus aux autres qu'il ne se donnait à lui même, et comment malgré tous les événements de la vie qui nous avait un temps séparés je n'avais jamais perdu ma confiance en lui.
Alors, si c'était mon cas, est-ce que j'avais le droit de croire que c'était le sien aussi ?

- D'accord. Oui. Ce serait bien. Je me faisais avare en paroles – ça arrivait généralement lorsque pendant une seconde, mais une seconde de trop à chaque fois, j'évaluais toute la mesure de ce que j'étais en train de faire.

De ce que tout ce que nous étions en train de faire.
Comme si tout ça s'était vraiment produit.
Tout s'était vraiment produit.
Heureusement je savais depuis longtemps comment faire pour ne pas me laisser me submerger par ces émotions qui pouvaient rapidement prendre le dessus dans des moments comme celui ci, même si depuis quelques temps – je m'en étais pas rendue compte tout de suite, parce que d'abord ça avait été inconscient – il y avait un prénom qui venait se souffler dans ma tête pour se répandre en une douce chaleur rassurante, une flamme éternelle, parce que c'était du concret, et c'était avant tout ce que je recherchais – Chuck.

Toutefois un frisson vint me parcourir tout entière lorsque Scott passa à la suite. Frisson que je réprimais en gardant les épaules bien droites et qui voulait dire que je n'allais ni céder, ni faillir et qu'à présent, c'était à a détermination de reprendre l'avantage, parce que c'était dans cette peau là que je me sentais le mieux. Parce que c'était moi.


- Regarde. Tu n'es pas directement mentionnée, mais je crois qu'il s'agit de ta famille... Je pense que ça renvoie à ton dossier, en tout cas, à tous les cas similaires de cette année-là, donc...

C'était pour eux. Ca avait toujours été pur eu, et ça serait pour eux. Je parcourus des yeux les lignes en faisant taire mon cœur sur tout éventualité qu'il pourrait avoir à se mettre à crier de détresse, parce que lui aussi était doué à ce petit jeu là. Tout allait bien se passer. Ne t'inquiète pas.

- C'est ça, affirmai-je d'un ton un peu plus abrupte, mais ce n'était pas dirigé contre Scott. Et puis ça ne servait à rien de s'appesantir si ce n'était nous faire perdre du temps, et comme je sentais bien qu'on tenait un truc sérieux, j'allais pas le laisser filer. Mais ça a rien donné de plus on dirait, soupirai-je avec amertume et parfois je me disais qu'aucun mangemort n'avait vraiment payé pour ses crimes. Et c'était encore pire parce que je savais qu'aucun ne regrettait.

Non seulement j'avais le crâne bourré d'informations, mais en plus elles se mélangeaient avec tout le ressentiment, et tout ce qui s'y rapprochait, quand ce n'était pas au contraire totalement contradictoire. Je voulais seulement que tout soit terminé, enfin.
Je voulais juste me sentir bien.


- Tu sais, mes parents... Je veux dire, on n'est pas très proches. Mais je pense que si je leur demande, vu que ça a rapport avec leur métier, il n'y aura pas de problèmes. Je suis quasiment sûr qu'ils sont proches de ce Richards, et qu'ils accepteront de te mettre en contact. Après, il faut voir comment lui va réagir... Comment on procède, je leur demande pour toi ou tu veux que je leur passe une lettre ?

Je hochai la tête vaguement, le nez toujours fourré dans les papiers, pouvant laisser croire que je n'écoutais que d'une oreille, pourtant, Scott venait de retenir toute mon attention. Je sentis comme une nuance de tristesse s'abattre sur moi sans prévenir. Elle ne m'appartenait pas pourtant. C'était la sienne. Ca faisait mal de sentir ce que Scott sentait – et surtout parce que je ne voulais pas qu'il le sente.

- Qui ne tente rien n'a rien, au moins, je préfère me dire que j'aurais tout essayé
, répondis-je avec la conviction que c'était la meilleure chose à faire et que si je ne le faisais pas, j'allais ensuite le regretter. Je vais écrire la lettre, je préfère, et puis... si Richards s'est intéressé à toute ces histoires, il ne va pas me lâcher, tu penses pas ? J'ai l'impression de marcher sur un champ de mines et que je vais en déclencher une à chaque fois, continuai-je sans penser que Scott ne comprendrait peut être pas cette référence moldue.

Cela n'empêcha pas le silence de s'imposer. Je n'avais pas peur parce que j'avais trop de volonté pour ça, mais remuer ce qu'on avait bien chercher à enterrer sous la terre, c'était dangereux, et ce n'était pas comme si j'étais toute seule dans l'affaire. J'avais déjà entraîné bien trop de monde là dedans...

- Je ne sais pas comment c'est d'avoir des parents à nos âges, admis-je très rapidement. Je n'arrivais pas trop à comprendre, même si j'essayais de me mettre à la place parce que même si bien sûr j'en avais eu des différents avec mes parents il y avait cette unité qui nous avait liés, pour toujours. Même maintenant. Je pensais à Chuck. Pourquoi tous les gens que j'aimais avaient eux aussi leur lot d'emmerdes ? Pourquoi est-ce qu'on ne pouvait pas uniquement les laisser tranquilles ? Enfin, grâce à ce que disent les autres. Mais je ne veux pas que ça te mette mal à l'aise, Scott... Ou que ça déclenche des tensions, encore plus, je sais pas, qu'est-ce qui se passe ? Normalement, j'avais cette pudeur de ne pas poser de questions sur des sujets sensibles, comme ça, ça m'évitait qu'on me retourne les mêmes interrogations, alors que ça m'arrivait de plus en plus ces derniers temps. En même temps avec Chuck, il y avait de quoi être rôdé. Je peux les contacter moi même peut être ?

Je poussais plusieurs dossiers en quête d'un parchemin pour écrire, ce qui me permit de remarquer sur sous l'immense paperasse qu'il y avait devant moi, il y avait un autre dossier, plus fin. Je l'attrapai pour le feuilleter. Apparemment celui ci semblait encore plus secret défense que les autres, et les détenteurs originaux, malgré que ce soit le cas à présent, n'avaient pas eu l'air d'être les parents de Scott. Il y avait des annotations sur plein de mangemorts, par rapport aux numéros des dossiers, des mots clés, plus que des phrases, comme si trop en dire sur le papier était risqué.

- Scott, l'appelai-je tendue tout à coup et en chuchotant. Ce nom regarde, Grayson, il revient à chaque fois avec mon numéro... Pour d'autres aussi, mais si tu remarques bien, c'est qu'au début ce sont des pistes abandonnées... Tu crois que c'est sérieux ? Je me tournais vers lui, les sourcils froncés.

Je ne savais pas quelle réponse j'avais vraiment envie d'entendre.

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MessageSujet: Re: Clefs et Secrets (Taylord ♥)   Mar 4 Fév - 19:12

- C'est ça. Mais ça a rien donné de plus on dirait, lâcha Taylord assez sèchement. Je savais que ce n'était pas contre moi mais que tout cette situation attisait tout ce qu'elle ressentait depuis toujours à ce sujet, et c'était pourquoi je voulais y aller doucement : je voulais l'aider, oui, mais à quel moment tout cela ne faisait que l'enfoncer d'avantage ? Je comprenais ce besoin de vérité, même si elle pouvait être si blessante. Mais cette envie de vengeance sous-jacente, cette tension,tout cela m'effrayait un peu. Rien ne faisait revenir les morts et rien ne guérissait leur absence, c'était peut-être platement rationnel mais c'était la vérité, et si je n'osais pas le dire à Taylord, j'avais peur qu'elle mette bien trop d'implication dans tout cela, qu'elle s'imagine que cela lui apporterait beaucoup, un peu de ce qu'elle avait perdu. Mais la justice ne servait pas à ça, hélas ; le problème était que j'avais peu le cœur à lui rappeler. J'essayais en premier lieu que tout se passe le mieux possible, surtout que nous retrouvions petit à petit notre amitié d'avant.

Cette histoire avec mes parents me mettaient un peu inconfortable - ce n'était pas le moment et je ne désirais pas m'étaler sur le sujet, mais il fallait aussi prendre tous les détails en compte. Je craignais qu'ils me repoussent, ne me prennent pas au sérieux, même si pour l'instant, ils avaient oeuvré en ma faveur et ne m'avait pas demandé d'avantage de comptes. Mais si nous avançions avec Taylord, si nous posions des questions plus précises ? Mes parents étaient d'excellents journalistes et savaient enquêter, comment allaient-ils une seconde nous prendre au sérieux, quand déjà ils ne me prenaient pas au sérieux ? J'avais peur qu'ils ne veuillent pas participer, et de décevoir Taylord par la même occasion. Ces recherches nous liaient à nouveau et étaient quelque part ce que nous devions réussir pour redevenir amis, et je ne voulais pas échouer. Pour une fois, je comptais sur mes parents, et je comptais sur moi pour leur tenir tête. Taylord ne le savait sans doute pas, mais c'était sans doute la première fois où j'étais prêt à le faire réellement, et je me sentais fier de prendre cette décision.


- Qui ne tente rien n'a rien, au moins, je préfère me dire que j'aurais tout essayé. Je vais écrire la lettre, je préfère, et puis... si Richards s'est intéressé à toute ces histoires, il ne va pas me lâcher, tu penses pas ? J'ai l'impression de marcher sur un champ de mines et que je vais en déclencher une à chaque fois, poursuivit-elle.

J’acquiesçai, car elle avait raison de prendre contact avec lui, et aussi parce que j'étais d'accord sur le fond : si Richards avait donné tant de sa carrière à ces histoires, il n'y avait aucune raison qu'il refuse de s'y mêler une nouvelle fois, ou de parler, surtout pour quelqu'un qui y était si directement lié.

- Je ne sais pas comment c'est d'avoir des parents à nos âges. Mais je ne veux pas que ça te mette mal à l'aise, Scott... Ou que ça déclenche des tensions, encore plus, je sais pas, qu'est-ce qui se passe ? Je peux les contacter moi même peut être ?

Je relevai les yeux du parchemin et des dossiers étalés devant nous, un peu surpris, mais quand je croisai le regard brun de Taylord, qui n'était pas sans me rappeler des souvenirs que nous avions partagés - mais que je ne regrettais plus aujourd'hui, mon cœur était très clair à se sujet : il n'y avait qu'Haley - je me sentis soulagé et j'eus un petit sourire de reconnaissance, car le fait qu'elle aborde le sujet me libérait un peu. Je réfléchis une seconde, pour trouver la meilleure manière de lui expliquer. En soi, je ne pouvais pas me plaindre, j'avais des parents, une famille heureuse, une bonne situation - je n'avais pas le droit de me plaindre auprès d'elle. Mais elle savait parce que je l'avais laissé échapper que mes aînés étaient bien plus favorisés et que mes parents étaient souvent absents, ce qui laissait imaginer assez facilement la situation dans laquelle j'étais. Je ne manquais de rien, ou pas vraiment. Mais j'étais simplement un peu triste de n'avoir jamais réussi à attirer plus leur attention, à me trouver assez intéressant à leurs yeux pour être plus spécial, comme l'étaient tous mes frères et sœurs pour mes parents. Mais j'avais l'habitude, à présent. Je n'avais jamais été le premier choix, quoi qu'il arrive.

- Non, au contraire, c'est très bien que je leur en parle moi-même, affirmai-je avec un sourire. Tu sais, je n'ai pas trop l'occasion de partager des choses aussi sérieuses et adultes avec eux, alors ça va aussi me permettre de leur montrer que je ne suis pas qu'un petit garçon qui les attend quand ils rentrent de leur voyage. Et je pense qu'ils vont bien voir que nos questions sont sérieuses et qu'on est bien documentés, ça va aider. Je suis sûr qu'ils vont accepter de t'aider encore, ne t'en fais pas, la rassurai-je, même si une part de moi doutait tout de même.

Je me replongeai dans l'étude des dossiers, et si les noms, les dates, les lieux, dansaient devant mes yeux, tout s'enregistrait et se notait dans un ordre précis dans ma tête, comme si mon cerveau essayait d'élaborer la grille la plus lisible et claire possible de toutes ces informations. Je n'étais malheureusement pas aussi brillant que Stephen mais, à ma manière, j'avais de quoi agir moi aussi, et toutes les informations s'imbriquaient les une dans les autres sans que j'en perde le fil.


- Scott, m'interrompit Taylord, et je suivis des yeux ce qu'elle me montrait. Ce nom regarde, Grayson, il revient à chaque fois avec mon numéro... Pour d'autres aussi, mais si tu remarques bien, c'est qu'au début ce sont des pistes abandonnées... Tu crois que c'est sérieux ?

J'attrapai le dossier, le feuilletai, puis sans un mot encore, je pris un autre des carnets et cherchais dans la longue liste de noms annotés à la plume ce nom que j'avais déjà vu plusieurs fois effectivement - Grayson, mangemort. Voilà ce que nous savions à son sujet, et il apparaissait bien trop de fois dans toutes ces histoires liées les unes aux autres pour que ce soit une coïncidence.

- C'est trop gros pour être une simple coïncidence, commentai-je à mi-voix, brusquement secoué par une excitation nouvelle. C'était une piste, et elle était sérieuse - nous l'avions compris tous les deux. Regarde, il apparaît là et là aussi - visiblement il a été beaucoup traqué, et relié à beaucoup d'attaques sur les moldus, ça a l'air d'être son domaine d'expertise... Je me rendis compte que je parlais avec détachement de tout cela, comme si c'était un simple problème de cours à résoudre, mais ce n'était pas le cas ; je n'étais pas dénué de sentiments, simplement, je prenais cette piste très au sérieux. Apparemment Richards s'est pas mal penché sur son cas ? Il faut définitivement lui demander des renseignements. Je...

Levant les yeux de tous ses noms qui dansaient fébrilement devant mes yeux, je m'interrompis en voyant le visage de Taylord. Pour la première fois depuis le début de nos recherches, nos trouvailles avaient l'air de l'avoir fragilisée. Je me calmais tout de suite, posant une main sur sa main qui tenait les dossiers sur la table.

- On va y aller doucement si tu veux, dis-je plus bas. Je veux dire... Je baissai les paupières une seconde ; je ne veux pas que tu te fasses trop de faux espoirs, rien n'est garanti, tu le sais ?... C'est pour ça qu'on y va étape par étape... Commençons par les lettres, dis-je résolument en prenant un papier pour lister tout ce que je devais demander à mes parents et ce qu'elle devait résumer et demander à Richards, qui devenait tout d'un coup, avec Grayson, le seul détenteur potentiel de la vérité.

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MessageSujet: Re: Clefs et Secrets (Taylord ♥)   Dim 16 Fév - 15:42

- Non, au contraire, c'est très bien que je leur en parle moi-même.Tu sais, je n'ai pas trop l'occasion de partager des choses aussi sérieuses et adultes avec eux, alors ça va aussi me permettre de leur montrer que je ne suis pas qu'un petit garçon qui les attend quand ils rentrent de leur voyage. Et je pense qu'ils vont bien voir que nos questions sont sérieuses et qu'on est bien documentés, ça va aider. Je suis sûr qu'ils vont accepter de t'aider encore, ne t'en fais pas.

J'étais partagée, évidemment, malgré l'excitation qui arrivait à reprendre rapidement le pas sur tout le reste, il y avait en arrière plan, cette crainte tout à fait fondée – jusque ici il y avait eu trop de déceptions et trop d'échecs pour pouvoir foncer tête baissée et voir le résultat tout au bout du tunnel, si jamais il y avait une issue et qu'elle ne ressemblait pas à un immense mur. Avec Scott, c'était un peu pareil, je voyais toujours un moment où il allait subitement me tourner le dos, comme lorsque nos chemins avaient pris des directions différentes, mais pour revenir au même carrefour un peu plus loin. Je sentais le sujet délicat et là dessus, nous nous rejoignons, car la famille était une corde sensible, si bien que nous n'en avions jamais vraiment parlé, même si Scott avait su mon passé lorsque à l'époque, nous nous fréquentions, mais non pas comme des amis. Cette amitié qui à présent s'était stabilisée mais n'en restait pas moins tangible comme si le poids de nos passés, s'il remontait un peu trop fort à la surface avait le pouvoir de tout faire basculer une nouvelle fois...
Et la seconde chance, une fois qu'elle est passée, elle revient pas.

Nous nous rejoignons dans cette pudeur qui était celle d'en savoir et d'en apprendre suffisamment sur l'autre, sans franchir la barrière de l'intimité – je n'étais pas capable de poser des mots sur cette nuit-là, lorsque tout avait basculé et l'unique fois où je l'avais clairement évoqué cela avait pris des allures de tortures tout aussi terribles que le soir où les mangemorts avaient forcé Poudlard. Parfois cette discussion avec Chuck me revenait en tête comme ancrée au fer rouge dans ma mémoire – et elle l'était – et je me remémorais aussi les prémices de cette conversation interminable, cette dispute, cette fatigue et cette angoisse inexpliquée : c'était à partir de là que véritablement, je lui avais ouvert mon cœur et toutes les peurs qu'il contenait, barricadées derrière les montagnes imprenables que j'avais dressé et c'est lorsqu'on offre pour de bon ce que l'on est sans le moindre artifice, la blessure à vif, que les enjeux deviennent importants. Parce que c'était non seulement placer de gros espoirs en l'autre, et forcément s'exposer à d'éventuelles déceptions, mais de son côté avoir la possibilité de choisir soit de protéger ces peines dévoilées en prenant soin d'elles et sans les malmener, soit creuser un gouffre pour jeter sciemment des faiblesses sur lesquelles on ne voulait pas s'attarder. On avait toujours le choix. Se cacher derrière les mauvaises actions en les justifiant, c'était le début des ennuis.
C'était d'ailleurs ce qui le première fois, avait couru à notre perte.

- Okay, si tu préfères, je laissais Scott s'engager dans son combat silencieux. Même si c'était pour m'aider, cela faisait partie de ces combats qu'on devait effectuer seul.

En faisant les liens, je sentis ma respiration se faire plus courte, comme lorsque j'allais faire quelques foulées dans le parc pour me détendre, parce que ça faisait partie des rares moments où je ne pensais à rien – c'était mon corps le plein possesseur de mes mouvements. Cette confirmation que je demandais à Scott, c'était plutôt comme un appui, un soutien – je savais sa réponse, alors même que je ne lui avais pas encore posé la question et je me tendis, car deux cerveaux valaient mieux qu'un et surtout, ils ne réfléchissaient pas de la même manière.


- C'est trop gros pour être une simple coïncidence. Regarde, il apparaît là et là aussi - visiblement il a été beaucoup traqué, et relié à beaucoup d'attaques sur les moldus, ça a l'air d'être son domaine d'expertise... Apparemment Richards s'est pas mal penché sur son cas ? Il faut définitivement lui demander des renseignements. Je...

Mes yeux restèrent résolument fixés sur les documents comme si de cette simple manière j'allais pouvoir les détruire et ce... ce Grayson par la même occasion, et je n'avais jamais trouvé d'explications et pourtant c'était toujours cette même interrogation qui revenait à chaque fois, sans cesse, comme un requiem qui sonnerait bientôt le glas final : Pourquoi ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui se passait dans la tête de ces types pour décréter des ignominies et des méchancetés gratuites ? C'était quoi, ces connasses de valeurs, cet excès de pouvoir parce qu'ils naissaient avec une baguette magique dans la main et pas les autres ? Il y eut des grognements dans mon estomac, le lion qui ne miaulait plus depuis bien longtemps et qu ne demandait qu'à rugir, parce qu'il avait assez de forces pour faire entendre sa voix.

- On va y aller doucement si tu veux, je tournais vivement la tête en direction de Scott, malgré son timbre doux, un peu surprise car je m'étais perdue dans mes pensées. Je veux dire... je ne veux pas que tu te fasses trop de faux espoirs, rien n'est garanti, tu le sais ?... C'est pour ça qu'on y va étape par étape... Commençons par les lettres.

Je ne fis aucun commentaire dessus, parce que je savais que Scott y mettait uniquement de la bonne volonté, il n'y était pour rien, mais je n'aimais pas qu'on me rappelle que la route que j'avais prise ne menait nulle part, comme elle l'avait trop souvent été jusque ici, et comme si je n'en avais pas totalement conscience.

- On devrait aussi joindre certains documents avec pour Richards, dis-je en montrant des coupures de journaux, car si je devais expliquer ma situation, je n'étais pas prête à rentrer dans les détails.

Je plongeai doucement ma plume dans mon encrier écrire les explications et les renseignements que je souhaitais afin que Scott puisse lui même les transmettre à ses parents. Il y avait également la lettre, destinée à Richards, dans laquelle je fondais beaucoup d'espérances.

- J'ai relaté les faits, expliquai-je lorsque j'eus terminé, un temps plus tard, car trouver les formulations dans ces moments là n'était pas toujours aisé. Il faudrait vraiment que je puisse le rencontrer, décrétai-je parce que ça me travaillait de plus en plus et entendre de vive voix une personne en mesure de me soutenir... je veux qu'il me dise tout ce qu'il sait, ce sera mieux et moins risqué que le courrier soit intercepté. Je n'avais pas confiance, c'était évident. Au moins, s'il n'a rien à dire sur Grayson, il doit obligatoirement avoir d'autres noms en tête, il ne pourrait pas traquer des mangemorts, sans même savoir de qui il s'agit, me rassurai-je, et en relisant en diagonale mes parchemins. Même les meilleurs finissent pas laisser des traces, conclus-je avec amertume parce que ce n'était pas un compliment d'être doué dans l'acte d'ôter sans raison la vie à un être humain, et je sentie ma gorge se nouer de colère.

J'allais marcher dans leurs empreintes et retrouver leurs propriétaires il n'y avait pas d'autre fin possible.

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MessageSujet: Re: Clefs et Secrets (Taylord ♥)   Dim 2 Mar - 17:35

Quelle heure m'avait dit Taylord ? Impossible de m'en souvenir. L'heure pile ? Ou bien à la demie ? Non, ça c'était Haley qui devait me passer ses cours le lendemain à quatre heures et demi. Ou bien c'était la partie de Quidditch qui était à la demie ? Et donc le rendez-vous à pile ? Ou bien l'inverse ?... Bon. De toute façon, puisque je ne savais pas être à l'heure, le problème n'en était pas vraiment un. Enfin, pas trop gros. Soit j'étais en retard d'une heure, soit d'une demi-heure, mais en soi Taylord me connaissait, et puis elle révisait, alors elle n'allait pas me faire une scène, on avait quand même connu pire. Bref, il fallait quand même que je me réveille - oui, parce que j'étais en train de faire la sieste. Figurez-vous que depuis le début de la semaine, les fêtes n'avaient pas arrêté (à croire que plus la fin de l'année approchait plus on essayait d'en profiter) et du coup je ne dormais pas, ou peu, pendant les cours, alors forcément... J'avais fini par être tellement crevé que je m'étais endormi en salle commune dans un des fauteuils près de la cheminée (c'est traître ça, la cheminée, ça réchauffe et ça berce) et du coup Taylord m'avait poussé à aller me coucher, et elle était partie réviser et ou faire je ne sais pas trop quoi, et je devais la retrouver ensuite à la bibliothèque pour réviser (... ou pas). En fait, elle était aussi à fond dans ses recherches en ce moment, et plus ça allait plus j'avais l'impression que sa vie se résumait à ses recherches, et même j'avais évidemment envie qu'elle trouve, et tout ça, et que je comprenais, je ne voulais pas non plus qu'elle s'enferme là-dedans, ça servait à quoi de toute façon ?!

Bref, je m'arrachai du lit, et descendis mollement en salle commune pour essayer de retrouver mon sac (oui parce qu'en ce moment je le paumais partout, acte manqué ou non) et je me mis à râler parce qu'il n'était nulle part ; avant de le retrouver à moitié sous un fauteuil avec Zephyr installé dedans qui avait visiblement trouvé très drôle de déchirer tout un tout de mon cahier. Mais oui, super drôle.


- T'es con, le chat, lui dis-je en le poussant un peu mais pas trop, et il miaula évidemment - comme si j'allais comprendre.

Je remis deux trois trucs dedans, avant de tomber sur des affaires sur la table qui n'était pas à moi - Tess Tennant était écrit en haut à gauche du parchemin, ben tiens, évidemment. Même famille, même combat : Tess avait toujours été tête en l'air et je ne pouvais franchement pas lui en vouloir vu comment j'étais, du coup je pris ses affaires et les gardais pour lui rendre la prochaine fois que je la croisai dans la salle commune. Je m'arrêtai une seconde devant la fenêtre : il faisait plutôt beau, et je voyais des silhouettes au loin, vers le terrain de Quidditch. Moi aussi, j'avais bien envie d'aller jouer un peu, plutôt que de m'enterrer à la bibliothèque, et si je le proposais à Taylord ? On aurait tout le temps de réviser/faire des recherches après, de toute façon. Et elle ne sortait plus assez, franchement, elle voulait moisir ou quoi ?!

Plus décidé, cette fois, je me mis en route tranquillement vers la bibliothèque. Quelques minutes de plus ou de moins, de toute façon...

Quand j'y entrai, Pince me lança un regard menaçant, comme d'habitude, mais je lui lançai le même regard provocateur comme d'habitude aussi, et cherchai Taylord des yeux. Je mis un petit temps avant de la trouver, et après avoir dépassé un rayon...

... Bonjour, bonjour. Tiens, décidément : quand je disais que les recherches étaient néfastes.

Je pense que je tirai une tronche aussi surprise que le Serdaigle en tira une désespérée, et que Taylord afficha un air mitigé, parce qu'elle venait sûrement de se rendre compte qu'elle était prise entre deux fronts en pleine guerre froide. Mais je ne voulais pas non plus foutre la merde, je m'en foutais, et du coup, je balançai mon sac sur la table avec un grand sourire :


- Alors les filles, ça va ?

Oui, bon, si on ne pouvait plus rigoler hein... C'était débile : McBeth me devait bien ça après avoir manqué de me zigouiller dans la salle de duel. Il pouvait bien être pote avec Tay, sortir avec Haley, tout ça, je m'en foutais ! Il faisait ce qu'il voulait de sa vie, j'avais dépassé ce stade, alors sans qu'on soit les meilleurs potes du monde, il pouvait quand même jouer un peu le jeu, merde. Surtout que moi, plus il gardait son balai dans le cul plus il me donnait envie de l'emmerder, lui qui était si brillant, j'espérais qu'un jour il allait quand même finir par le comprendre, non ?! Eh ben putain, il en mettait du temps... Parce que on n'allait pas en pleurer non plus, autant en rire non ? Après avoir jeté un coup d'oeil sur la table où ils étaient installés, je crus comprendre de quoi il était question - évidemment. Vu que je n'avais pas trop envie de m'assoir avec eux deux et de les aider, enfin surtout lui, je restai planté là, attendant que quelqu'un se déride - personne. Décidément, j'allais finir par croire que le Serdaigle avait un plus sérieux problème que ça, je ne sais pas, il croyait que j'avais assassiner toute sa famille ou quoi ? Qu'est-ce qu'il me faisait chier, il avait sa meuf maintenant, et j'avais la mienne, il allait pleurer encore longtemps ou bien ?!

- Bon... Super l'ambiance, alors ça avance ?

Je m'adossai à la fenêtre près de la table, après un regard vers le bureau de la bibliothécaire pour vérifier qu'elle ne venait pas m'assommer avec un grimoire (maintenant, dès qu'il y avait le moindre bruit et que j'étais là, c'était de ma faute. Du coup, je protégeais mes arrières).

- Vous avez bien fini ? Je pensai t'emmener faire du Quidditch, expliquai-je à Taylord, tout en faisant bien exprès de m'adresser à elle plus particulièrement. Si l'autre Serdaigle ne voulait pas faire d'efforts, je ne voyais pas pourquoi je devais en faire pour tout le monde.

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CHUCK CARLTON
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Scott McBeth
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MessageSujet: Re: Clefs et Secrets (Taylord ♥)   Ven 4 Avr - 16:47

- On devrait aussi joindre certains documents avec pour Richards, proposa Taylord en commençant à écrire.

J'avais senti que l'ambiance s'était légèrement alourdie et je plissai un peu les lèvres, gêné d'en être arrivé là. Je voulais montrer à Taylord qu'elle avait réellement tout mon soutien et que j'étais prêt à faire tout ce qui était en mon pouvoir pour l'aider, mais qu'elle ne pouvait pas me retenir de penser à elle aussi, parce que j'étais son ami, parce qu'il n'y avait pas seulement la réussite de nos recherches qui m'importait. Je devinais qu'elle se voilait un peu la face sur le reste, mais ce n'était hélas pas mon habitude de le faire remarquer... Je n'ajoutai rien, parce que je ne voulais pas non plus la mettre mal à l'aise. Et puis, était-ce vraiment de mon ressort de lui faire ce genre de remarques ? Je ne pouvais pas comprendre, au fond, on lui avait enlevé sa famille, je ne pouvais pas deviner ce qu'elle ressentait, je ne pouvais la priver de vouloir des réponses à sa question. J'eus simplement une curieuse pensée : si mes parents avaient été là, je savais qu'ils auraient trouvé les mots, qu'ils auraient su la rassurer, la mettre sur les bonnes pistes tout en assurant ses arrières. Je savais qu'ils auraient pris à coeur ce travail, et les intérêts de Taylord, car leur travail (leur passion, plutôt) c'était cela : enquêter, fouiller, secourir les gens, faire éclater au grand jour les vérités tout en rendant justice aux victimes, aux innocents. Et cette pensée me froissa un petit peu le coeur, mais pas trop car j'avais l'habitude... Car je savais que mes parents auraient pris la cause de Taylord beaucoup plus à coeur que tout ce qu'ils avaient pu prendre à coeur à mon sujet. Mais je n'étais pas spécial, je n'avais rien d'original, et pas besoin d'aide, au fond, alors, je ne devais pas me plaindre.

De toute façon, cette entreprise était loin de toucher à son but, hélas - même si elle avançait, il restait encore pas mal de chemin avant que nous touchions vraiment à ce que Taylord voulait trouver. D'un côté, j'étais heureux de l'aider autant, de l'autre, j'étais un peu frustré de ne pas pouvoir l'aider d'avantage : si seulement je pouvais avoir accès aux dossiers secrets de mes parents, ou bien aux contacts de tout leur réseau !

Tandis que Taylord griffonnait des mots sur son parchemin, je m'accordai quelques instants ailleurs, regardant par la grande fenêtre de verre un peu inégal le ciel parsemé de nuage. Le bleu pur du ciel avait toujours cette teinte un peu particulière qui me rappelait instantanément la teinte des yeux d'Haley, et dès que je faisais le lien, mes pensées vagabondaient toutes seules, vers elle, vers tout ce que nous partagions, et la douceur toute timide m'enveloppait tout entier et me rassurait instantanément.


- J'ai relaté les faits. Il faudrait vraiment que je puisse le rencontrer, je veux qu'il me dise tout ce qu'il sait, ce sera mieux et moins risqué que le courrier soit intercepté. Au moins, s'il n'a rien à dire sur Grayson, il doit obligatoirement avoir d'autres noms en tête, il ne pourrait pas traquer des mangemorts, sans même savoir de qui il s'agit. Même les meilleurs finissent pas laisser des traces, conclut-elle avec une voix pleine de persuasion, destinée, je le devinais bien, autant à elle qu'à moi.

Je voulus répondre mais, hélas, une voix coupa la mienne, et je me figeai, le visage tourné vers Taylord :


- Alors les filles, ça va ?

En matière d'approche délicate et subtile, heureusement, Carlton était toujours là pour assurer. Je serrai les dents et retins un soupir agacé, par respect pour Taylord. J'eus une petite pensée pour Stephen ; dans ces moments-là, il me manquait énormément, car j'aurais aimé sa répartie bien sentie pour remettre le Gryffondor à sa place.

Enfin. Dans l'optique où mon meilleur ami ne choisissait pas de prendre la défense de Carlton mais cela, c'était une autre affaire...

Je me tournai vers lui, le visage impassible. Il nous dévisageait avec son éternel petit sourire moqueur et crâneur, qui me semblait imprimé au fer sur sa bouche tant il ne s'en défaisait jamais. Sauf après une défaite en duel, trouvai-je bon de me rappeler, non sans fierté, pour une fois. Je savais pertinemment que pour un garçon comme Carlton cette défaite ne serait jamais oubliée, jamais digérée - son honneur stupide et surdimensionné lui en empêchait, évidemment - et quelque part cela m'emplissait d'une satisfaction, toute aussi stupide. Mais je ne voulais pas rentrer dans ce jeu à nouveau. Il avait payé pour ce qu'il avait dit sur Taylord, et ce qu'il lui avait fait, maintenant, si les choses étaient rentrées dans l'ordre, non seulement ce n'était plus mon problème, mais en plus, je ne pouvais pas éternellement protéger Taylord de ses choix et de Carlton. Elle avait choisi, tout comme, heureusement, Haley m'avait choisi. Je le respectais, même si cela ne me faisait pas foncièrement plaisir de partager l'une de mes meilleures amies avec un abruti pareil. Abruti qui me dévisageait définitivement avec un mépris mêlé de provocation - j'eus envie de me tourner à nouveau vers Taylord pour la prendre à témoin et espérer qu'elle ouvre un peu plus les yeux, mais je m'abstins, serrant les poings sous la table. Je détestais Carlton pour cela, aussi : parce qu'il avait le don de réveiller en moi des instincts virils et primaires que je n'avais pas soupçonné auparavant.


- Bon... Alors ça avance ? demanda-t-il en pensant clairement à insinuer autre chose.

Sans rien dire, j'entrepris de ranger mes affaires un peu éparpillées, laissant à Taylord le soin de lui répondre, car je n'avais pas particulièrement envie d'engager la conversation avec lui, et encore moins de l'envoyer paître : je préférais jouer l'indifférence.


- Tu me tiendras au courant de la réponse du coup ? Je continue de voir avec mes parents, je te dirais aussi, dis-je à Taylord, après avoir tout rassemblé.

- Vous avez bien fini ? Je pensai t'emmener faire du Quidditch.

- Je vous laisse,
dis-je alors en me levant et en prenant bien soin de l'ignorer royalement, sans être trop ostentatoire non plus. Bon courage, dis-je avec un petit sourire en direction de Taylord, pour ses recherches, bien que... Je lui souhaitais bon courage aussi pour le supporter lui.

En me mettant en marche, je m'abstins évidemment de frôler l'épaule de Carlton de manière totalement virile et provocatrice, comme il l'aurait sûrement fait, et les abandonnait là sans demander mon reste. J'eus tout de même un petit pincement au coeur en croisant son regard et en me rappelant, encore une fois, qu'Haley aussi avait été attirée par lui, qu'Haley aussi subissait cet étrange phénomène qui ne semblait épargner aucune des filles de l'école... Et qui me rappelait que je ne serais jamais à la hauteur face à lui. Je refermai doucement la porte derrière moi en laissant échapper un léger soupir, et pris le chemin de la salle commune.

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Taylord Reegan
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MessageSujet: Re: Clefs et Secrets (Taylord ♥)   Dim 13 Avr - 13:39

Le sac qui s’affala sur notre table aurait pu m’étonner si 1) je ne l’avais pas immédiatement reconnu tant il m’était familier, 2) la remarque qui suivit fut tout aussi délicieuse – bien sûr c’était du cent pour cent ironie – et significative de son propriétaire :

- Alors les filles, ça va ?

Il n’y avait pas si longtemps de ça ce genre de comportement m’aurait fait soupirer, puis rétorquer, puis lever les yeux au ciel, bien pour appuyer mon mécontentement, et comme Chuck pouvait ne pas être drôle alors qu’il le croyait mordicus. Je me contentais de l’ignorer, car toujours plongée dans ce que je faisais et comme je l’avais dit à Scott – et Chuck le savait très bien lui aussi – je refusais de participer à ces querelles, alors ce n’était même pas la peine d’essayer de m’y inclure. J’avais appris à faire abstraction des prestations de Chuck, et là, j’attendais clairement qu’il ait terminé, parce que c’était arrivé tellement de fois, que maintenant, je n’y prêtais plus vraiment attention. Plus comme au temps où le moindre de ses faits et gestes m’horripilaient et que c’en était presque vital de lui faire remarquer.

Il y avait son ombre, de là où Chuck se trouvait, qui tombait directement sur ma feuille de parchemin.


- Bon... Alors ça avance ?

Je hochai rapidement la tête.

- Pas mal, lui appris-je, mais sans me détourner tout de suite de ce que j’étais en train de faire, sinon, j’allais perdre le fil alors que j’avais presque terminé.

J’attrapai une plume qui m’appartenait, à toute hâte avant que Scott ne la prenne et ne la mette dans ses affaires par mégarde, parce qu’il était en train de remballer – j’en savais la raison, mais ne relevai pas… Même si la déception que ce n’était pas aujourd’hui que j’allais pouvoir me retrouver en Scott et Chuck sans me sentir mal à l’aise… a cause d’eux, à cause de moi ? De toute façon, je ne pouvais pas les forcer de faire ce dont ils n’avaient pas envie.


- Tu me tiendras au courant de la réponse du coup ? Je continue de voir avec mes parents, je te dirais aussi.

Je souris pour lui montrer que Chuck avait beau être ce qu’il était, ce n’était pas pour autant que j’allais me montrer plus distante avec Scott en sa présence. D’accord, je savais que c’était pas facile parfois de mettre sa rancœur de côté, mais en même temps, si tous les trois autant qu’on était on ne l’avait pas fait quelques fois, on en serait pas là dans la bibliothèque à s’adresser la parole sans se sauter à la gorge où se fuir comme la peste, donc au fond… Ca aurait pu être pire, même si un jour j’espérais qu’enfin, ça allait être mieux.

- Okay, on fait ça, lui assurai-je. Je pense que c’est déjà bien tout ce qu’on a fait aujourd’hui.

En tout cas… L’espoir était permis.


- Vous avez bien fini ? Je pensai t'emmener faire du Quidditch, coupa Chuck juste ensuite et je me tournai enfin vers lui.

- Terminé je dirais pas ça, parfois, j’avais seulement envie que tout soit plus simple, être à des années lumières de toutes ces préoccupations, et je savais que c’était pas ça que Chuck sous entendait, mais c’était plus fort que moi.

- Je vous laisse. Bon courage.

Avec ma baguette magique je rassemblais mes affaires, celles qui étaient éparpillées vers le fond de la table et que de place, je ne pouvais pas atteindre.

- On peut manger ensemble la semaine prochaine et voir ce qu’il en est
, proposai-je à Scott, après un dernier échange de regard et ce faisant, il se leva pour nous laisser seuls. Allez, rend toi utile un peu ! Ronchonnais-je en riant auprès de Chuck, tout en fourrant mes affaires dans mon sac, et demandant un peu d’aide par la même occasion. Ou alors tu retardes le moment où je vais te rétamer au Quidditch ?

Je levai un sourcil dans sa direction en guise de provocation, pour tâter le terrain et voir ce qu’il en était. J’ignorais les regards qui se tournèrent inévitablement vers nous, parce qu’on parlait un peu plus fort et que ça commençait à gêner les plus studieux. Je collai mon sac dans les bras de Chuck après lui avoir volé un baiser rapide sur la bouche pour lui signifier que j’étais prête, avant d’ouvrir la marche et partir à l’assaut du terrain.
Parfois, c’était simplement cool de n’être encore que des enfants.


{Terminé   }

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