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When ghosts speak [C.C]



 

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 When ghosts speak [C.C]

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Taylord Reegan
Élève de 7ème année



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Localisation : Ben regarde, sur ma licorne magique... Ah, tu la vois ? Okay, arrête le jus de citrouille alors, visiblement ça te fait pas que du bien.
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Particularités: J'ai dix doigts. C'est fou hein.
Ami(e)s: C'est comme la poussière d'étoiles. Si t'y prends pas gaffe, elle s'effrite entre tes doigts...
Âme soeur: Il a un petit faible pour les cow-girls.

MessageSujet: When ghosts speak [C.C]   Dim 29 Sep - 15:43

La fenêtre de notre salle secrète renvoyait sur le parc, et j'avais toujours trouvé, depuis qu'on connaissait l'existence de cette ancienne salle des profs qui était devenue la notre à présent, que c'était d'ici même qu'il n'avait jamais parût aussi grand, parce que c'était le point de vue où il s'étendait au loin et où on avait l'impression qu'il n'avait aucune limite. J'étais remontée la première, ce matin on était descendu sur le terrain de Quidditch avec Chuck pour passer un peu de temps là bas à voler sur les balais, on s'était installés sur les gradins à midi pour manger et puis je l'avais laissé s'entraîner avec les autres l'après midi, parce que je voulais m'occuper d'autre chose – j'avais l'esprit ailleurs.

Sur la table qu'il y avait à l'arrière de la pièce, derrière le canapé, j'avais ressemblé toute la poursuite de mes recherches, sur lesquelles j'avais pas mal avancé, grâce aux différentes informations que j'avais finit par récolter et dénicher. Ca n'avait pas été difficile de s'en rendre compte en même temps, parce que de tous les articles qu'on avait trouvé, ou lorsqu'on tombait sur un nouveau, les faits étaient les mêmes, une nouvelle attaque, plusieurs morts voire parfois aucun survivant... Le mode opératoire non seulement était similaire à chaque fois, mais en plus, les victimes, à chaque fois, était des familles de moldus, et parfois, plus rarement et comme moi en leur sein, des nés moldus. L'idée m'avait traversé l'esprit un instant, mais apparemment, j'étais la seule à être à Poudlard et à être dans ce cas, parce que j'avais espéré trouver une personne qui avait traversé ce que j'avais traversé, lui poser des questions, savoir si elle savait quelque chose... Ca faisait quelques temps que j'avais cette impression qu'à chaque fois que nous trouvions une nouvelle piste et qu'on se mettait à la suivre, tout à coup, elle s'évaporait dans la nature et on était devant un cul de sac, comme s'il y avait une force si puissante qui s'amusait à me faire des pieds de nez, et que les réponses que je cherchais n'aboutiraient jamais. Pourquoi ? En plus, plus ça allait, plus j'avais la conviction que c'était là, quelque part, que je n'avais pas cherché au bon endroit encore, mais que je n'étais pas loin, parce que ce n'était pas possible qu'il n'y ait rien, il y avait forcément quelque chose, parce que même si on pensait ne pas en avoir laissé, il y avait toujours des traces, et j'en étais convaincue. Et puis justement, hier soir, le lien s'était fait : pourquoi maintenant, pourquoi est-ce que je ne l'avais pas remarqué avant, mais toujours était-il qu'il y avait une famille qui s'en était sortie indemne et de justesse à l'une des tentatives des mangemorts, et que l'enfant concerné allait malgré tout retourner à Poudlard pour terminer sa dernière année et passer ses ASPICS. C'était pendant les vacances d'hiver, avant moi donc. Avant juin.

C'était la déception de n'avoir personne à Poudlard à qui parler qui m'avait faite réagir – il devait bien y avoir un moyen de rentrer en contact et ce qu'il y avait de bien avec la magie c'était que les hiboux savaient toujours trouver les destinataires, et depuis ce moment là, j'avais ressenti une sorte d'appréhension, qui se mélangeait avec de l'ardeur de vouloir rédiger la lettre, et j'avais cogité dessus toute la nuit en réfléchissant à ce que j'allais dire, parce que c'était loin d'être évident, ainsi qu'aux tournures de phrases, et je voulais juste prendre une plume et un parchemin dès à présent pour m'y mettre... et puis le matin on s'était levés pour faire autre chose, jusqu'à... maintenant, alors que j'étais assise derrière la table devant la fameuse feuille, mais que je ne trouvais rien à dire ni à mettre en forme afin de transmettre le plus justement possible le fond de ma pensée. C'était juste que... Ben je ne pouvais pas, pas comme ça en tout cas, pas aussi facilement, je ne voulais pas raconter, parce que raconter rendaient les choses plus vraies et je le savais, et je n'étais pas non plus dans le déni de croire que tout ça n'était pas arriver, mais m'en détacher, c'était ma façon à moi de rester la plus objective et ce n'était déjà pas évident, de ne pas sombrer. J'avais fait plusieurs essais, mais à chaque fois que je me présentais, au tout début, j'étais bloquée au même endroit, lorsqu'il s'agissait de poursuivre. C'était pourtant enfin du concret, c'était pourtant enfin ce que je voulais. Mais ce dont j'avais envie, c'était d'arriver directement à la fin, où je signais et où j'allais à la volière pour envoyer la lettre.

Je balançais mon dos contre le dossier de la chaise en m'écartant un peu et du bout de ma baguette fit apparaître le patronus en forme de lionceau, qui me fit sourire, dès qu'il se mit à sautiller dans la pièce. Je lui demandais d'aller prévenir Chuck et de lui dire où est-ce que je me trouvais, parce que je ne lui avais pas spécialement dit tout à l'heure et que ça éviterait des détours, le laissant disparaître ensuite pour s'acquitter de sa mission. Depuis Bristol, c'était comme si cette chose lourde qui m'habitait c'était définitivement envolée, que tout ce qui me brouillait l'esprit et me laissait sur la ligne de départ s'était dissipé, et je n'avais plus du tout les mêmes approches ni les mêmes craintes qu'avant, parce que de toute façon, je n'y pensais même plus. On avait enfin fermé cette douloureuse parenthèse, celle ou même si on était ensemble, on se cognait l'un contre l'autre au lieu de se mouvoir l'un à l'autre mais surtout qu'on était parvenus à aller au delà de tout ça, qu'on l'avait laissé derrière, comme si ça n'avait pas existé – c'était bizarre parce que ça avait l'air lointain comme si ça n'avait pas existé justement et je me demandais comment j'avais pu ressentir toutes ces sales choses que j'avais ressenti – pour mieux aller de l'avant. Et alors tous les blocages associés avec... Eux aussi s'étaient libérés.

Lorsque Chuck arriva justement, j'étais en train de réfléchir au prochain devoir de métamorphose, parce que c'était un peu la merde, j'avais délaissé plus ou moins les cours parfois au profit des recherches en parallèle, et c'était évidemment pas du goût de Kelsey qui m'avait dit à la fin du cours l'autre jour que c'était pas le moment de flancher et tout le blabla et quand même je la trouvais bien intransigeante sur ce coup, je veux dire, c'était pas comme si les derniers mois, j'avais pas tout fait pour me remettre au niveau en rattrapant mon retard, et même que j'y étais parvenu, mais voilà, qu'est-ce que j'y pouvais si je préférais la Défense contre les forces du mal à la métamorphose, et Doherty m'avait même conseillé un livre cool que j'avais pris à la bibliothèque, venu tout droit de la réserve, parce qu'il avait accepté de me faire le mot pour m'en laisser l'autorisation. Je lui avais expliqué que j'avais bien envie d'en savoir plus sur les Aurors et tout ça, parce qu'on était en plein dans l'orientation, et il m'avait dit deux ou trois trucs.

Je m'étais levée exprès très vite avant qu'il n'arrive à ma hauteur pour laisser tout mon poids appuyer contre Chuck et nous faire tomber en même temps sur le canapé, et puis j'entourais mes bras autour de sa nuque. J'avais laissé derrière mon encore et mon parchemin, Chuck savait j'avais un peu beaucoup la tête dans ça en ce moment, mais je ne lui avais pas dit en le quittant tout  à l'heure que c'était pour écrire la lettre. Enfin, vu comme elle avait avancé, hein...

- Si t'as perdu, pas de bisous Mister Gryffondor
, prévins-je en me redressant d'un coup pour mettre une mise à distance. Ca avait été l'info des rentrées de vacances, et je ne pus m'empêcher de sourire en le regardant... Parce que c'était un peu comme la victoire qu'on avait eu que personne n'avait voulu voir et qui marquait un peu l'aboutissement de tout, et le soir dans la salle commune, il y avait eu une petite fête pour ça, et j'avais quand même ressenti pas mal de fierté, à la perspective que non seulement on soit tout au centre, mais qu'en plus on l'était ensemble, et ça me faisait dire que... Ben que rien ni personne, avec toute la volonté qu'il voulait ne pourrait nous retirer ça et on l'avait scellé  avec un bisou dont tout le monde avait bien profité, mais voilà, le reste par contre, je ne le partageais pas non mais. J'suis sûre que t'as perdu, t'avais pas ton porte bonheur, me moquai-je en parlant de moi bien sûr et je m'assis sur le bras du sofa en étendant mes pieds en avant pour le repousser.

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Chuck Carlton
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MessageSujet: Re: When ghosts speak [C.C]   Mar 8 Oct - 17:24

C'était drôle comme le fait de se rapprocher de la fin de l'année, des examens, et de la fin de Poudlard, surtout, ça faisait tout l'effet inverse que c'était censé produire. Non parce que je m'étais dit : d'accord tu n'en rames pas une, mais il y aura bien un moment où il faudra t'y mettre, mais ce n'était jamais le bon, et puis je m'étais dit à la fin du mois, après les vacances de février, quand ça ira mieux avec Taylord, après les vacances de mai... Et puis ben on y était, et je ne m'étais toujours pas décidé. Non parce que maintenant, c'était un autre genre de "problèmes" : tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes avec Taylord, et depuis le temps que ce n'était pas arrivé, j'avais franchement strictement rien à foutre du reste, parce que je voulais profiter un maximum. On ne pouvait pas dire que les vacances avaient super bien commencé, mais elles avaient super bien fini et c'était déjà ça, et je me sentais enfin libéré de toute cette putain de pression. De toute façon, ça aurait servi à quoi que je me prenne la tête plus longtemps ? C'était ni bon pour elle ni bon pour moi, alors : basta. Je revenais à mes bonnes vieilles manières, à la seule différence que Taylord était maintenant de mon côté. Du coup, ça ouvrait tout un tas de nouvelles perspectives, et le matin quand je me réveillais, tout ce à quoi je ne voulais pas penser se mettait tout seul de côté, et j'avais hâte de retrouver les autres, Taylord, et de profiter de ma journée. En plus, le beau temps revenait carrément, donc que demander de plus, hein ? Les ASPIC approchaient ? Bah ! Rien à foutre, qui franchement avait envie d'y penser ?!...

Depuis qu'on était revenus à Poudlard, c'était un peu comme si tout s'était remis à sa place sans qu'on ait rien à faire - on avait retrouvé notre salle à tous les deux, on partageait notre temps entre nous et nos potes, de son côté Coop pétait plutôt la forme comme souvent à la rentrée des vacances, je retrouvais Poudlard et donc je quittais mes parents, ce qui me mettait forcément de bonne humeur : bref, je ne pouvais pas trop me plaindre. En plus, depuis la soirée chez moi qui avait bien failli tourner à la catastrophe puisque l'imbécile qui me servait de mère brillait toujours de sa connerie, s'était plutôt agréablement terminée... On va dire que ça réglé, je me sentais un peu différent - plus à l'aise d'un certain côté parce que je n'avais plus peur de faire des bourdes avec Taylord, et d'aller trop loin quand il ne fallait pas, et aussi plus près à lui donner ce qu'elle voulait. Elle cherchait jour après jour à m'ouvrir à elle mais je n'y pouvais rien si je n'y arrivais pas, malgré toute ma volonté ; le seul qui avait cette "chance" et encore c'était Coop, mais c'était aussi parce qu'on avait grandi ensemble et que je n'avais jamais rien pu lui cacher, et rien su non plus. Il fallait du temps maintenant pour défaire tout ça, et j'espérais que Taylord le comprenait, mais en tout cas, le rapprochement physique me poussait un peu plus vers elle, et je savais que j'arrivais mieux à lui montrer ce que je sentais et ce que je pensais, ce qui au final nous rassurait tous les deux. Et c'était ça, le truc : j'étais rassuré, elle aussi, et tout s'était simplifié en un claquement de doigt, enfin.

Quand le Patronus argenté débarqua au milieu du groupe, alors qu'on était en train de rentrer avec mes potes, j'eus un petit sourire en voyant le lionceau courir jusqu'à moi puis s'évanouir dans les airs. Je n'étais pas un pro en la matière, mais en tout cas j'espérais un peu qu'il ait un rapport avec moi... Bah, le mien était clairement relié à Taylord, enfin, je ne savais pas la complexité du truc, mais un cheval ? Pas besoin d'aller chercher minuit à quatorze heures. Du coup, je traînai un peu avec le reste du groupe, et puis je passai par les cuisines parce que j'avais la dalle et histoire de récupérer quelques trucs pour le goûter, avant de balancer mon sac sur mes épaules et de prendre le chemin de notre salle.

Le couloir était toujours désert de ce côté-là, et il ne me fallut pas longtemps pour arriver. Taylord était là comme me l'avait indiqué son Patronus, et j'eus juste le temps de laisser tomber mon sac qu'elle m'avait déjà sauté dessus ; je l'avais soulevée dans mes bras et on basculait sur le canapé, en se marrant et en se chatouillant à moitié.


- Si t'as perdu, pas de bisous Mister Gryffondor. J'suis sûre que t'as perdu, t'avais pas ton porte bonheur, fit-elle pour me provoquer, et elle s'était redressée, me maintenant à distance avec ses jambes de petit moineau.

Non mais ! Je lui lançais un regard du genre haha-c'est-ce-qu'on-va-voir, et je me mis à faire courir mes doigts le long de ses jambes (ce qui était pratique avec l'uniforme imposé c'était que les filles étaient obligées d'être tout le temps en jupes) et à les faire remonter jusqu'en haut avant de lui lancer un petit sourire satisfait et de la saisir par la taille sans lui laisser le temps de réagir, de la tirer vers moi et e la faire descendre de l'accoudoir où elle était perchée, pour la plaquer contre le canapé et l'embrasser comme je le voulais. Evidemment je lui lançai un petit regard de fierté avant de réclamer ma récompense, et j'embrassai son front puis sa joue avant de saisir ses lèvres et de sentir le sang pulser fort dans mes veines, comme si tout d'un coup on avait augmenté le volume du son à fond, et que tout battait dans mes oreilles et sous ma peau. Les lèvres de Taylord avaient toujours la même puissance qui me brûlait toujours tout entier comme si je ne pouvais rien faire, et je ne me gênais pas pour approfondir le baiser et laisser ma main caresser sa peau avant de me redresser à mon tour. Le truc cool, c'était que je n'avais plus peur maintenant, je n'avais plus peur de la mettre mal à l'aise ou quoi, et on avait retrouvé cette connexion : je savais ce qu'elle voulait et inversement, et putain c'était un soulagement ; j'arrivais à me pardonner, petit à petit, même si ce n'était pas gagné.

- Evidemment que j'ai gagné, et puis mon porte-bonheur, il était quand même avec moi,
dis-je avec un petit signe de tête vers mon écharpe accrochée à mon sac, que j'avais mise parce que sur un balai le vent était plus frais. Enfin, mon écharpe : son écharpe. Et toi alors, t'as avancé ?

Oui parce que, bon. Tout ne pouvait pas être parfait non plus : plus que jamais, Taylord s'était lancée dans ses recherches au sujet de l'histoire de ses parents, et tout le bataclan. Soit. Je n'avais rien contre, je veux dire, je comprenais, et puis si ça l'aidait à apaiser le traumatisme, pourquoi pas. Le truc c'est que 1) non seulement elle y passait carrément énormément de temps, 2) je n'avais pas trop l'impression que ça l'apaisait pour l'instant, enfin je veux dire, Taylord n'était pas spécialement quelqu'un de posé par nature, mais là, c'était encore moins le cas. Parfois j'avais juste envie de lui dire qu'elle se faisait plus de mal en partant aussi loin et en se prenant autant la tête dans ces papelards et ces archives, mais je savais tellement que ce n'était pas ce qu'elle voulait entendre que je ravalais mon avis et je l'aidais, histoire d'avancer le truc un peu plus rapidement, et peut-être de plus vite en finir. Parce qu'elle espérait quoi au fond, hein ? Peut-être que les Aurors n'avaient pas vraiment recoupés tous les documents ou quoi, mais elle espérait franchement faire le boulot à leur place ? Hmm.

Elle était toujours dans mes bras et je l'avais attirée contre moi, l'obligeant à s'installer sur mes genoux. Je la regardai avec un petit sourire, me demandant au fond ce qu'elle attendait de tout ça, ce qu'elle espérait vraiment. Elle ne pouvait pas les ramener, elle le savait pourtant... Mais je me demandais si quelque part elle ne les recherchait pas un peu dans tout ce merdier, et ça me faisait un peu de peine. Je finis par poser ma tête sur son épaule après avoir attrapé la feuille où elle avait écrit quelques bribes.


- Alors, tu vas leur dire comment ? demandai-je plus doucement. Je ne captais pas non plus toutes les subtilités de cette histoire, parce que Taylord parait un peu peu dans tous les sens, mais pour une fois c'était moi le plus prudent, et j'essayais tant bien que mal de ne pas la laisser totalement partir en vrille. Je ne savais pas vraiment de quoi elle manquait parce que je n'avais jamais connu sa famille, ce genre de situation, mais je savais aussi... Qu'on pouvait se faire un sacré mal à remuer tout ça, et c'était bien la raison pour laquelle j'avais bien fait gaffe à ne jamais remuer tout ce que ma famille se traînait.

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I should have known better, nothing can be changed - The past is still the past, the bridge to nowhere
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Taylord Reegan
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MessageSujet: Re: When ghosts speak [C.C]   Dim 13 Oct - 13:47

Le mal était parti au loin et je mettais de plus en plus de distance entre nous, ce qui avait été à l'origine de nos désaccords. Je n'avais plus envie d'y penser parce que c'était derrière et même si j'étais restée longtemps dessus par crainte et par peur, ça changeait maintenant que je me fiais au présent et à la confiance que j'accordais à Chuck. C'était d'ailleurs sûrement de ça qu'on avait manqué jusqu'à présent, de la confiance de l'un envers l'autre, même s'il y en avait bien sûr, mais toujours avec cette résistance de laisser l'au delà être franchi et être découvert. Là on y était et le sentiment de ne pouvoir se cacher nul part n'était pas là pour rien – la seule différence venait du fait qu'à présent, je n'étais plus effrayée de ne pas savoir où aller parce que Chuck était contre moi. Il était avec moi, donc il n'y avait plus de raison de le fuir.

Je sentis mes sens se mettre en alerte lorsque les doigts de Chuck entrèrent en contact avec mes jambes, et je réprimais les frissons qui étaient en même temps en train de se dresser contre mon échine. Depuis Bristol, le moindre contact avec le don d'attiser mes ardeurs, et c'était incontrôlable – et ce n'était pas à Chuck que j'allais demander de refréner quoi que ce soit surtout parce que c'était lui qui me poussait en ce sens, et que d'un autre côté, ça ne me dérangeait pas de le suivre. Nos réactions se répondaient chacune entre elles, et parfois, j'étais même un peu étonnée de prendre des initiatives et oser des choses qui ne m'étaient pas venues à l'esprit lorsque j'étais avec Scott par exemple, parce que ce n'était pas pareil, qu'on s'était naturellement habitués l'un à l'autre, et je n'avais d'ailleurs aucun regrets là dessus. Avec Chuck, ce n'était pas la même chose, ça n'avait jamais été pareil de toute façon d'avec personne et puisqu'il me poussait à aller plus loin, j'avais envie d'aller plus loin avec lui également, et comme il ne trouvait pas ça ni bizarre, ni étrange, ni de quoi le mettre mal à l'aise, moi non plus et petit à petit je m'offrais ces libertés que j'avais eu par le passé mais que je m'étais plus ou moins interdite avec tout ce qui avait suivit après. Mais c'était comme le reste. Ca avait existé, ça avait bien été là, mais j'avais l'impression de ne jamais avoir vécu cette souffrance, même si je savais que si parce que je laissais la place à des choses meilleures et qu'elles étaient bien plus agréables.

Et comme je disais, puisque ce n'était pas Chuck qui allait dire non... Je m'enroulais un peu plus contre lui en fermant d'abord les yeux pour profiter des sensations qui me faisaient basculer le cœur systématiquement, comme si ce qu'il y avait eu juste avant, les contraintes et les contrariétés n'existaient plus, et que l'après était inexistant. Ma main qui se trouvait d'abord dans son cou descendit le long de son bras avant de revenir dans le dos et d'accrocher un peu mes ongles dans sa chemise et je le laissais diriger notre étreinte, parce qu'il y avait toujours ce moment à présent qui me faisait perdre la tête et où je n'étais plus capable de rien si ce n'est suivre le mouvement parce que c'était le corps qui guidait, au lieu de l'esprit.


- Evidemment que j'ai gagné, et puis mon porte-bonheur, il était quand même avec moi.  Et toi alors, t'as avancé ?

Je déposai un rapide baiser sur ses lèvres après celui plus long qu'on venait d'avoir, avant de me rasseoir, sans vraiment en avoir envie, encore engourdie de ce qui venait de se passer, comme à chaque fois que ça se passait – en plus je ne pensais qu'à son ventre qui se soulevait qui se trouvait dans mon dos et qui m'effleurait à chaque fois, et je passais ma main dans mes cheveux pour me donner une petite contenance et desserrai le nœud rouge et or de ma cravate.

- C'est comme d'hab, j'eus un léger haussement d'épaules, parce que ça me soulait un peu cette histoire – de l'après midi, j'avais l'impression d'avoir perdu mon temps parce que je n'avais pas rédigé la lettre, alors que d'un autre côté, j'avais l'impatience d'avoir la réponse, les réponses qui je l'espérais, il y aurait à l'intérieur.

Je passai mon pouce sur son genou plusieurs fois – j'avais la manie de vouloir le toucher à chaque fois qu'on était dans la même pièce ou que d'une manière générale, il se trouvait proche de moi, parce que les empreintes qui se trouvaient tout au bout de mes doigts ressentaient la manie pressante de sentir, la chaleur, la peau, la texture de ses vêtements... comme pour en être imprégnée H24, parce que ça faisait partie de moi, ça rentrait peu à peu
en moi, du coup, lorsqu'il s'éloignait, je n'étais pas vraiment complète non plus. Et puis de temps en temps, juste par un regard, j'étais prise de vertiges comme lorsqu'on monte trop haut dans les airs avec la balançoire et qu'elle dévie dans le sens opposé, et à la fois, ça me prenait de court, et c'était agréable – si bien que je les provoquais le plus souvent, parce qu'il suffisait juste d'un geste, un regard pour que les muscles se mettent à parler à la place du cerveau. Je relevai la manche de sa chemise pour pouvoir y déposer ma paume à la place et en faire doucement le tour et calai l'arrête de mon nez au niveau de son front comme sa tête était toute contre moi.

- Alors, tu vas leur dire comment ?


Je grinçai un peu mes dents entre elles, parce que là était toute la question que je me posais depuis le début. Je bougeai un peu en me remettant correctement sur ses jambes pour relire ce que Chuck tenait dans la main et que j'avais écrit. Je n'avais aucun doute sur là où je voulais en venir mais le problème... Comment mettre des mots, sur ce qui se passait du moindre commentaire ?

- Je sais pas, je voudrais leur demander, à eux, ce qu'on leur a dit, ce qu'ils savent, et si ils ont cherché aussi... je pressai mon pouce et mon index entre eux tout en parlant. J'ai pas envie en même temps qu'ils me répondent pas, où alors pour me dire qu'ils ont laissé tomber et qu'il faut faire pareil, où qu'ils le prennent mal, je les connais pas ces gens, mais bon, j'vais pas laisser passer ça non plus...

En même temps, je préparais d'éventuelles tournures de phrases dans ma tête, sur la façon la plus diplomate de présenter les choses, l'ennui, c'était que comme je l'étais pas vraiment, à part rentrer directement dans le lard, je ne voyais pas trop comment il fallait que je fasse.

- Je vais leur dire que je fais des recherches à cause de ma famille justement et que c'est comme ça que je les ai trouvé eux, après tout, c'est vrai. Et qu'on m'a jamais informé de rien, parce que j'étais pas assez grande avant, et que ceux qu'ils me restent sont des moldus et qu'on leur a raconté des conneries pendant des années. Je passai ma langue sur le bout de mes lèvres, rapidement, pour les humidifier. Et qu'ils en savent toujours rien.

Leur dire ? J'y avais déjà pensé, mais je ne voulais rien savoir des répercussions qu'il pourrait y avoir si jamais je tentais le coup – Robin n'allait jamais l'accepter, elle pouvait être ouverte et tout ce qu'on voulait, elle allait tout de suite associer la magie à ça, penser que j'allais être une cible moi aussi et que j'étais en danger, elle allait vouloir me protéger à tout prix...

- Tu crois que je devrais faire quoi ? demandai-je soudain. J'aime pas devoir leur mentir, mais franchement, ce qui se passerait si je leur montrais tout ça... j'eus un geste derrière nous là où il y avait la plupart des recherches sur la table. Mais ça me fait chier qu'ils soient dans l'erreur, c'est pas juste, pourquoi est-ce qu'ils ont cautionné tous ces actes au Ministère ?! Dis-je plus pour moi que pour Chuck, parce qu'il n'avait pas plus la réponse. Ils sont plus inquiets de protéger leur secret à la con pour qu'aucun moldu ne connaisse la vérité, mais en attendant, les répercussions ils en ont rien à foutre.. ! Je m'en fous, je suis sûre que c'est quelque part et je vais trouver, y'a pas de raison, ça s'est passé trop de fois pour que ça n'est pas laissé des traces.

Fouiller dans tous ces détails n'était pas super sympa, mais après tout, j'avais l'habitude d'avoir un coup d'oeil chirurgical sur la situation, dans le sens où je m'empêchais de vivre les événements comme si j'y avais vraiment été. Ca ne pouvait pas être vain, j'en étais persuadée et ces histoires, différentes, mais similaires étaient devenues un leitmotiv – comme depuis toujours, le désir de savoir m'avait empêché de tomber. En plus si on allait par là... A chaque fois, c'était lorsque j'avais arrêté d'y croire que j'avais sombré.
Alors, il fallait juste se rappeler de s'y accrocher. Coûte que coûte.

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MessageSujet: Re: When ghosts speak [C.C]   Lun 14 Oct - 17:45

- C'est comme d'hab, marmonna Tay de sa petite voix un peu perdue dans ses pensées.

Le truc, c'est que déjà que ma concentration n'était pas la plus forte qui existe sur cette terre, ça n'arrangeait pas trop de sentir ses doigts caresser ma peau et triturer mes vêtements. Avec la journée que je venais de passer, je n'aspirais plutôt qu'à flemmarder dans le canapé avec Taylord dans les bras parce que j'étais bien crevé, mais un coup d'oeil autour de moi me rappela qu'il y avait un peu de pain sur la planche avant ça. D'un autre côté, je ne pouvais rien dire : c'était un peu comme si Taylord m'avait envoyé chier alors que je lui parlais des problèmes administratifs de Sainte-Mangouste à propos de Coop. Bien sûr que je m'intéressais à ces sombres histoires de Mangemort et compagnie, parce que c'était important pour elle. Mais en l'occurrence j'avais juste envie de roupiller tranquillement, ou bien m'amuser avec Taylord, parce que tout ce qui était un peu trop sérieux me rappelait les cours et j'évitais franchement le sujet en ce moment. D'ailleurs, Taylord le savait bien et elle me piégeait parfois, la fourbe, pour qu'on fasse - que je bâcle - des devoirs ensemble. Mais au fond elle avait raison : sans coup de pied au cul, je n'allais certainement pas m'y mettre, et pourtant les ASPIC arrivaient lentement mais sûrement.


- Je sais pas, je voudrais leur demander, à eux, ce qu'on leur a dit, ce qu'ils savent, et si ils ont cherché aussi... J'ai pas envie en même temps qu'ils me répondent pas, où alors pour me dire qu'ils ont laissé tomber et qu'il faut faire pareil, où qu'ils le prennent mal, je les connais pas ces gens, mais bon, j'vais pas laisser passer ça non plus...

D'abord sans rien dire, je la serrai contre moi en mettant ma tête dans ses cheveux et en m'amusant à la chatouiller un peu, souriant du petit geste qu'elle avait eu pour desserrer sa cravate, parce que c'était un petit signe qui montrait que elle aussi nos câlins lui faisaient quelque chose... Et depuis les vacances, je les remarquais à chaque fois et ils me faisaient sourire, et j'étais tellement soulagé. c'était comme si je pouvais être moi sans plus rien retenir, comme avant, que je pouvais la regarder droit dans les yeux avec un petit sourire parce que j'avais envie d'elle, que je pouvais lui caresser la main avec insistance parce que je la trouvais belle et que je voulais qu'elle le sache, et en fait, elle ne s'en rendait peut-être pas compte, mais déjà que Taylord occupait de toute façon tout mon cerveau disponible, depuis qu'elle avait accepté de venir dans mes bras (et dans mon lit) je me foutais comme de l'an 40 de toutes les autres meufs qui existaient. Elle m'obnubilait, elle, ce n'était pas nouveau, mais rien qu'elle, avec ses beaux yeux chocolat, sa petite taille qui était parfaite pour tenir dans mes bras, sa bouche que je crevais d'envie d'embrasser chaque instant qui passait, ses cheveux bruns, son sale caractère, et ses attitudes de conquérante la plupart du temps, sauf quand ses paupières s'abaissaient un peu et que son front se crispait. Dans ces moments-là elle était la petite Taylord qui cachait ses fissures, qui se recroquevillait sur elle et que j'avais appris à connaître depuis longtemps. Enfin, bref, dans ma tête en ce moment, il ne se passait pas beaucoup d'autres choses qui n'avaient pas rapport avec Taylord, et je me demandais d'ailleurs comment on allait faire... Après. Mais bon, c'était pas trop le moment, hein ? Je ne voulais pas me prendre la tête avec ça alors qu'on retrouvait tout, notre relation, nos petites habitudes, et tout le bordel.

Je mis quelques secondes ma tête dans son cou et l'embrassai ensuite, sur la joue, la tempe tout ça, avant de l'obliger à tourner la tête pour embrasser ses lèvres, et puis je la calai un peu plus contre moi histoire qu'elle soit bien à l'aise, pour la soutenir comme je pouvais dans ce qu'elle était en train d'entreprendre.

Mais au fond, je me sentais carrément impuissant. A tout ça, je n'y connaissais pas grand chose - non mais quelle blague, c'était moi le plus sorcier de l'histoire, et c'était elle qui savait le mieux comment s'y prendre dans les recherches. Et si je demandais conseil à Angie et Hamish ? Quelle blague, je voyais déjà le bordel que ça allait faire, il allait falloir que je raconte, et Angie me dirait que c'est dangereux, et blabla. Elle était cool Angie, mais un peu trop maman poule aux moments où il ne fallait pas, et c'en était un, je le sentais.  


- Je vais leur dire que je fais des recherches à cause de ma famille justement et que c'est comme ça que je les ai trouvé eux, après tout, c'est vrai. Et qu'on m'a jamais informé de rien, parce que j'étais pas assez grande avant, et que ceux qu'ils me restent sont des moldus et qu'on leur a raconté des conneries pendant des années. Et qu'ils en savent toujours rien.

J'acquiesçai sans rien dire pour l'instant - c'était quand même du grand n'importe quoi, cette histoire, ça me foutait en rogne. Les Mangemorts cramaient des familles moldues ou presque mais on ne jugeait pas bon de prévenir les survivants qu'en fait c'était des sorciers qui avaient fait ça, et qu'il y avait de grande chance que les gamins s'en soient sortis soient sorciers aussi ? Je m'étais toujours demandé ce que Taylord s'était dit, quand elle avait appris que sa place l'attendait à Poudlard, et qu'en fait tout le monde dans le monde sorcier avait l'explication de ce qui était arrivé à sa famille, dans les grandes lignes, mais que personne ne l'avait prévenue.

- Tu crois que je devrais faire quoi ? J'aime pas devoir leur mentir, mais franchement, ce qui se passerait si je leur montrais tout ça... Mais ça me fait chier qu'ils soient dans l'erreur, c'est pas juste, pourquoi est-ce qu'ils ont cautionné tous ces actes au Ministère ?! Ils sont plus inquiets de protéger leur secret à la con pour qu'aucun moldu ne connaisse la vérité, mais en attendant, les répercussions ils en ont rien à foutre.. ! Je m'en fous, je suis sûre que c'est quelque part et je vais trouver, y'a pas de raison, ça s'est passé trop de fois pour que ça n'est pas laissé des traces.

... En fait, ça me rendait triste. Taylord se battait contre une marée d'infos et de secrets que personne ne lèverait jamais, et j'avais l'impression que le Ministère nous menait bien par le bout du nez, pendant qu'elle se débattait dans le vide. Il fallait faire comment, pour être plus malin qu'eux ? Je regrettais sacrément de ne pas être plus intelligent pour le coup, de ne pas avoir la solution miracle. Et les autres familles, de toute façon, elles n'auraient rien de plus... A part le fait de partager leur peine, ce qui peut-être l'aiderait, je n'en savais rien. Ce n'était pas une bonne idée, voilà ce que j'en pensais au fond, mais je savais bien que Taylord m'enverrait chier si je lui disais ça.

- Dis la vérité Tay, tu sais bien que c'est toujours mieux, dis-je avec un petit clin d'oeil à notre histoire. Ces gens ils ont un peu la même histoire que toi... Ils vont pas t'en vouloir, et je haussai les épaules. C'était logique, non ?

Parce que je voulais lui montrer que je la soutenais même si je n'approuvais pas tout, pour l'instant je ne voyais pas trop d'inconvénients à ce qu'elle contacte les gens, et je bougeai un peu, attrapant le parchemin et la plume pour lui mettre dans la main.

- Vas-y. Tu te présentes, tu dis que tu es encore à Poudlard... Et puis tu racontes l'histoire, tu dis que tu aimerais bien savoir... Je fis attention de ne pas trop montrer que je me sentais mal, mal pour elle et pour ce qui s'était passé, encore une fois, parce que rien n'y changerait : ... Ce qui est arrivé, parce que tu as perdu toute ta famille, et tu dis que tu as quelques pistes, en citant sans trop t'étendre ? Attaque pas trop le Ministère, on sait jamais, sonde le terrain.

Hmm, je pouvais aussi un peu me montrer stratège sur les bords, qui l'eut-crû ?

- Il faut bien commencer quelque part de toute façon, lui dis-je pour l'encourager en l'embrassant sur les lèvres. Elle me disait toujours ça quand je faisais la gueule et que je ne voulais pas travailler parce que je ne savais pas par quel bout prendre le devoir.

Mais en même temps, commencer c'était aussi prendre le risque qu'elle ne s'arrête plus et... Je lui lançai un petit sourire, tout en me demandant si c'était vraiment une bonne idée. J'avais déjà l'impression qu'elle y pensait trop, beaucoup trop depuis qu'elle s'était replongé dans ses recherches... Et je ne voulais pas qu'elles l'aspirent complètement.

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Taylord Reegan
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MessageSujet: Re: When ghosts speak [C.C]   Mer 16 Oct - 18:35

On était redevenus fusionnels comme on l'avait été au début, et qui n'était propre qu'à nous. C'était amusant en plus de penser que ça n'avait pas toujours été le cas, parce que pendant longtemps notre histoire s'était plutôt apparentée à une succession de rendez vous manqués, et même là, alors qu'on s'était enfin retrouvés, il nous avait fallu plusieurs moi encore pour évoluer de la même foulée souple et féline qui caractérisait la démarche de Gryffondor. Ces recherches n'étaient pas une partie de plaisir, mais elles étaient rendues plus douces, parce qu'il restait toujours Chuck dans un petit coin de mon esprit qui zonait et qui me disait, d'accord il y a encore de l'ombre par endroits, mais regarde, au moins, on l'explore ensemble et d'un certain sens il m'aidait à porter mon cœur et le poids qui l'alourdissait à cause de tous ces chemins qui n'aboutissaient pas pour le rendre un peu plus léger, donc malgré tout ce qui était difficile... C'était supportable. Dans un autre registre et ce qui était drôle aussi, c'était d'avoir envie de la même chose au même moment, ce qui arrivait très souvent en fait, et aussi à des instants où c'était pas trop trop possible, genre pendant les cours ou dans la Grande Salle et dans ces cas, on allait se mettre en rigolant, dans un coin d'un couloir à la sortie d'une salle, entre deux cours avant de rejoindre le suivant et lorsqu'on sortait de notre cachette une ou deux minutes après, je me sentais toujours comme si j'avais été carbonisée sur place et que je n'avais rien pu faire pour éteindre le ravages, mais qu'au lieu d'apaiser un peu le feu qui régnait dans l'âtre, ça l'avait attiser encore plus, mais ça, ce n'était pas trop le genre de trucs qui voulait savoir Meryl Kelsey quand on s'installait à notre table habituelle ensuite au fond de la classe.

Là j'étais entre les deux, parce que d'un côté je ne voulais Chuck que pour moi là maintenant tout de suite, et en même temps, je voulais que ma lettre s'écrive toute seule et avoir une réponse dans la seconde d'après, et je n'étais pas capable de mettre quoi que ce soit de tout ce qui fourmillait dans ma tête sur papier.


- Dis la vérité Tay, tu sais bien que c'est toujours mieux. Ces gens ils ont un peu la même histoire que toi... Ils vont pas t'en vouloir.

J'avais pincé le bout de sa manche entre mon pouce et mon index pour la triturer pendant que ses paroles faisaient écho dans mon crâne et je m'autorisais un petit soupir.

- Oui mais pas quand on la garde depuis autant de temps... Robin, Jarod, en plus ils pourront encore moins faire quelque chose que moi, en plus c'est le bordel parce qu'ils m'ont jamais cru au début, et puis après j'en ai plus parlé, alors si ils savent qu'en plus j'avais des preuves mais que je les ai caché... En plus je me dis...
Mais ma voix se perdit au fond de ma gorge.

Plusieurs fois, j'y avais pensé, mais comme quelque chose qui ne se réaliserai jamais. Pourtant, à présent, ça devenait une éventualité qui pouvait être plus que réelle.

- Eux ils auraient de bonnes raisons de m'en vouloir. Je haussai les épaules. Je l'avais dit que le ton de la conversation pour que Chuck ne s'alarme pas, parce que je ne voulais pas qu'il s'imagine que j'étais en train de cogiter à mort, et toutes ces choses... Mais ouais qui ne tente rien à rien je vois pas comment faire autrement, si je veux les contacter, repris-je en parlant de nouveau de la famille à qui je désirais écrire la lettre.

De ma baguette magique, je fis voler jusqu'à moi tout de dont j'avais besoin pour écrire, encre et plus, nouveau parchemin, ainsi que le volume de Mille herbes et Champignons magiques pour me servir de support.


- Vas-y. Tu te présentes, tu dis que tu es encore à Poudlard... Et puis tu racontes l'histoire, tu dis que tu aimerais bien savoir... Ce qui est arrivé, parce que tu as perdu toute ta famille, et tu dis que tu as quelques pistes, en citant sans trop t'étendre ? Attaque pas trop le Ministère, on sait jamais, sonde le terrain.

J'eus un sourire quand Chuck parla du Ministère et son assurance eu la particularité de renforcer la mienne qui s'était faite un peu plus pâlichonne pendant son absence, et le désir d'écrire, comme j'avais voulu le faire cette nuit revint en même temps.

- Il en a déjà tellement fait jusqu'à maintenant
, plaisantai-je en grinçant un peu des dents et avec ironie, mais pour détendre un peu l'atmosphère.

- Il faut bien commencer quelque part de toute façon.

J'eus un haussement de sourcil faussement méprisant dans sa directement pour me moquer de lui, parce que c'était un peu bas comme façon d'agir et il le savait et je fis exprès d'éviter son baiser, ce qui ne dura pas longtemps parce qu'il me bloqua par la taille, mais au moins, je pus en profiter pour pour laisser une traînée d'encre sur sa joue à l'aide de ma plume, mais arrêtait tout avant que ça ne devienne n'importe quoi et qu'on déborde de tous les côtés comme on était très doués pour ça. Je redevins silencieuse après plusieurs éclats de rire et me mis au travail après avoir retrouvé mon sérieux. Pendant un certain temps il n'y eu que le bruit de la plume pour tenir la mesure, et je ne m'arrêtais pas une seule fois parce que si je me stoppais dans ma lancée, j'avais de perdre le cours de ma pensée et de ne plus redémarrer ensuite.

- Regarde, dis-je la voix un peu pâteuse de n'avoir pas parlé, lorsque j'eus terminé pour pouvoir le faire lire.



Bonjour,

Je m'appelle Taylord Reegan et comme vous par le passé, je suis étudiante à Poudlard et les ASPIC approchent à cette période de l'année. Je me permets de vous contacter, car cela fait plusieurs année à présent que j'ai vécu un événement similaire au vôtre, l'été d'il y a sept ans où plusieurs attaques ont été menées contre des familles, dont les futurs enfants sorciers sont nés moldus. En ce qui me concerne, je n'ai jamais vraiment eu d'informations quant à la recherche et à l'enquête qui permettrait de démasquer les auteurs. Je me retrouve seule, et aujourd'hui, je souhaite me tourner vers vous pour peut être savoir si des résultats ont abouti pour ce qui est de votre histoire, où alors, si des pistes pouvant mener à la vérité sont en cours, qui s'en charge, si vous avez eu vent de quelques noms de la part de ceux qui sont en charge de ces dossiers au Ministère de la Magie... J'aimerais à mon tour pouvoir avancer, et j'espère que vous pourrez m'aider à lever le voile, ou au moins une partie.

Taylord Reegan

- On va voir déjà ce qu'ils répondent
, et à cette pensée, mon cœur s'accéléra un peu, parce que pour une fois, je voyais une bonne nouvelle arriver, comme une sorte d'intuition... Parce que depuis le temps que j'étais dessus... elle allait bien finir par tomber, non ? Tu imagines, peut être qu'ils savent pleins de choses que j'ignore, je veux trop savoir !

J'attendis que Chuck eut terminé de lire pour avoir son avis, et s'il fallait apporter des retouches auxquelles je n'aurais pas pensé, puis je déposais ma lettre sur la table devant nous pour ne pas oublier de passer à la volière pour l'envoyer, lorsqu'on quitterait notre salle.

- Alors, ce devoir de métamorphose... évoquai-je comme si je songeais sérieusement à m'y mettre et en me tournant, je compris tout de suite en voyant la tête de Chuck que ce n'était pas dans ses projets et que c'était tout aussi loin d'être dans les miens aussi en vérité, mais que j'en profitais un peu, parce que je savais pertinemment qu'il avait cette réaction à chaque fois. Tu proposes quoi pour le devoir de métamorphose.. ? Murmurai-je, parce que par « devoir » et « métamorphose », j'entendais tout autre chose...

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MessageSujet: Re: When ghosts speak [C.C]   Lun 21 Oct - 16:16

http://www.youtube.com/watch?v=yJbmXvBJhCs


You're like a mirror, reflecting me
Takes one to know one, so take it from me
You've been lonely
You've been lonely, too long
We've been lonely
We've been lonely, too long





De toute façon je prenais ça comme un test : si je n'étais pas capable d'assurer un minimum avec toute cette histoire, c'était bien la preuve que je n'avais rien à foutre ici, pas vrai ? Je ne voulais pas me pourir la vie avec des questions existentielles qui n'avaient rien à foutre ici, mais vu le nombre de fois où j'avais foiré avec Taylord, bien sûr que j'avais la pression. Je voulais rattraper le temps perdu ou bien au moins racheter ce que j'avais fait (ou pas fait d'ailleurs) et si je me débattais comme je pouvais, ça ne pouvait pas dire pour autant que je m'étais racheté. En plus à Poudlard ça n'aidait pas, il suffisait que je croise Haley, que je croise Ruby, et toutes les filles avec qui j'avais eu des histoires pour que... salut salut, la culpabilité me rattrape au galop. Pas que je regrette ce que j'avais fait, au contraire : Taylord ne pouvait pas me reprocher d'avoir vécu, mais là où je regrettais c'était tout ce que j'avais fait dans son dos, ce que je lui avais caché, là où j'avais menti sans vraiment chercher à lui mentir mais on va dire... en occultant la vérité, quoi. Je veux bien reconnaître que c'était une de mes spécialités, que je pratiquais beaucoup avec Coop d'ailleurs, quand ça m'arrangeait bien. Maintenant, avec Taylord, j'avais l'impression de perdre des points dès que je faisais une bourde - déjà que j'en avais plus beaucoup.

- Oui mais pas quand on la garde depuis autant de temps... Robin, Jarod, en plus ils pourront encore moins faire quelque chose que moi, en plus c'est le bordel parce qu'ils m'ont jamais cru au début, et puis après j'en ai plus parlé, alors si ils savent qu'en plus j'avais des preuves mais que je les ai caché... En plus je me dis... ... Et moi je me disais que la suite n'allait pas être des plus joyeuses, je voyais bien ses sourcils froncés, je sentais bien qu'elle était tendue, et un peu ailleurs, dès qu'on abordait le sujet, encore plus quand comme là on en parlait vraiment. Eux ils auraient de bonnes raisons de m'en vouloir. Mais ouais qui ne tente rien à rien je vois pas comment faire autrement, si je veux les contacter.

... Qu'est-ce que j'avais dit.

Heureusement qu'elle était un peu de dos à moi, ça m'évita de devoir me retenir de tirer la tronche. Je fermai les paupières une ou deux secondes, me pinçant les lèvres. Non mais, merci. Toute cette histoire entière me donnait envie de me tirer une balle. Et pourtant, il fallait absolument que je ne montre rien. Et puis d'abord, pourquoi son oncle et sa tante allaient lui en vouloir, hein ? Je voulais bien qu'ils ne comprennent rien parce qu'ils étaient moldus et tout le bordel, mais ce n'était certainement pas la faute de Taylord, et la seule pensée qu'ils lui chient une pendule à cause de ça me donnait envie de m'énerver comme je savais si bien le faire. Je bougeais un peu d'ailleurs, énervé de tout ce que je ressassais. Je me retins de jurer haut et fort parce que j'en avais bien envie, et je pris Taylord un peu plus entre mes bras - que je serrais trop fort sans doute mais hein, je faisais ce que je pouvais. Je me sentais brûler de l'intérieur comme si quelqu'un m'avait fait boire de l'essence et y avait foutu le feu, et du coup, je voulais protéger Taylord à tout prix pour qu'on ne lui fasse pas la même chose : voilà pourquoi j'avais un désir presque vital de la protéger et de cogner n'importe qui s'approcherait un peu trop près.


- Ils ne peuvent pas t'en vouloir, dis-je avec conviction, autant pour elle que pour moi. Non mais sérieux, c'est pas de ta faute, tu savais rien de plus, et ils sont moldus alors c'est encore moins facile de leur expliquer... Je haussai les épaules, à vrai dire j'en savais trop rien, chez moi c'était tellement... Ni l'un ni l'autre, ma mère était sorcière mais c'était comme si elle ne l'était pas, mon père savait évidemment, il savait où ses deux gosses allaient à l'école, mais ne l'avait jamais mentionné, et quand on allait chez les grands-parents, tout le monde fuyait tout le monde que... Bah. Ils savent que ce n'est pas facile pour toi, alors ils ne vont pas t'en vouloir, répétai-je. Mais je n'étais sûr de rien, évidemment. C'aurait été trop beau.

Elle décida ensuite d'écrire la lettre - tant mieux parce qu'il fallait absolument en finir au lieu de la laisser flotter dans l'air et nous empêcher de voir autre chose - et comme j'essayais de l'embrasser en même temps, ça dériva vite en une petite bataille comme on les connaissait si bien - j'avais toujours le dessus niveau force mais elle se démerdait bien, surtout qu'elle savait les endroits sensibles où je craignais les chatouilles par exemple, et qu'elle savait aussi que si elle se mettait à m'embrasser je ne résistais pas longtemps de toute façon. Mais là, cette vilaine, elle évitait mes bisous, et je finis par me retrouver avec de l'encre sur la joue, mais comme je réussis à me frotter contre son bras, je lui fis une grosse tache grise sur la peau - bien fait. Après quoi je me vautrais un peu plus dans le canapé en posant ma tête sur l'épaule de Taylord et en fermant les yeux pour somnoler, histoire de la laisser écrire sa lettre tranquillement.

Mes pensées se mirent à dériver toutes seules, parce que comme j'étais explosé il ne me fallut que quelques secondes pour tomber à moitié dans le brouillard. Tous mes muscles se détendaient un à un mais j'avais la sensation agréable d'avoir fait du sport toute la journée et de m'être bien dépensé, du coup je me sentais crevé mais en forme quand même, et comme la chaleur et l'odeur de Tay m'enveloppaient tout entier et que je sentais ses cheveux me chatouiller un peu le front de temps en temps, ça me berça encore plus : tout s'atténua un peu autour de moi, et les seules choses qui me revenaient en tête étaient les bons moments de la semaine, Coop qui était tout content de ses bonnes notes en Potions et Métamorphose (je me foutais de lui mais en vrai j'étais fier de lui, surtout qu'il les méritait), Tess à qui j'avais promis de venir chez eux pendant les vacances et qui n'arrêtait pas de parler de ce qu'on allait faire, et tous les moments avec Taylord, quand on se retrouvait toutes les deux, quand on marchait ensemble dans les couloirs et qu'on se marrait, qu'on s'embrassait, qu'on allait dehors avec les autres, ses petits sourires et ses regards rien que pour moi, quand on restait ensemble le soir et que je la tenais dans mes bras, et qu'enfin on retrouvait toutes les sensations qu'on avait laissées derrière nous. Je la sentais de plus en plus forte et confiante entre mes bras et j'avais l'impression de la voir renaître petit à petit et mine de rien ça ne me laissait pas indifférent, parce qu'au moins, je réparais moi-même tous les dégâts que j'avais causés, à ce niveau là. Et en fait j'avais vraiment plaisir à me dire que maintenant on s'en foutait de tout, que Taylord avait abandonné cette lubie de ne pas me céder parce que c'était moi, pas quelqu'un d'autre, moi j'avais abandonné le fait de me dire ohlàlà non surtout pas, ne te mets pas avec elle, parce que c'est sérieux et que ça fait peur - on ne vit qu'une fois, justement, alors merde, je n'avais pas pris le dicton du bon côté, ce n'était pas mettre un fil à la patte au contraire, c'était vivre ce que je devais vivre. Et la preuve : je ne regrettais rien. Encore moins depuis qu'on était Miss & Mister et qu'on s'affichait clairement, sans se cacher des autres, je ne pouvais pas mentir : j'étais quand même carrément fier d'avoir Taylord à mes côtés.


- Regarde, me dit la voix de Taylord d'un peu loin, et je me tirais de ma torpeur en grognant à moitié, avant de me redresser et de me frotter les yeux.

Je lus la lettre avec toute la concentration dont j'étais capable (bel effort, n'est-ce pas), et je la rendis à Taylord avec un petit sourire, mais elle me coupa la parole :


- On va voir déjà ce qu'ils répondent. Tu imagines, peut être qu'ils savent pleins de choses que j'ignore, je veux trop savoir !

- C'est parfait, Tay, je suis sûr qu'ils vont te répondre. Ils vont comprendre.

En même temps, qu'est-ce qu'ils pouvaient honnêtement faire d'autre ? Je me doutais bien qu'ils ne voulaient plus en parler, mais avec une personne qui avait vécu exactement la même chose... C'était bien différent.

- Alors, ce devoir de métamorphose... Tu proposes quoi pour le devoir de métamorphose.. ?

... Ouais ouais, je vois.

Je l'avais attirée un peu plus dans mes bras avec un petit sourire, et je l'embrassai doucement pour la récompenser de ce qu'elle venait de faire, parce que je savais que ce n'était qu'une simple putain de lettre mais que ça lui avait demandé beaucoup. Et puis je m'étais un peu reculé, même si je la tenais toujours dans mes bras, avec un sourire mystérieux aux lèvres.


- Ben tu sais, Kelsey m'a vraiment menacé de me foutre en retenue si j'ai pas une note potable au prochain devoir, donc je me suis dit que je comptais sur toi pour m'expliquer les cours...

Très sérieusement, j'attrapai le livre et mes feuilles de Métamorphose que j'avais foutus dans mon sac et les posai sur les genoux de Taylord, me marrant franchement sous cape du regard qu'elle me lançait. Elle y croyait sûrement à peu près autant que si je lui avais dit que je voulais me faire moine, mais comme je poussais le truc, j'étais certain qu'elle se demandait ce qui était en train de se passer. J'attendis qu'elle s'empare de mes affaires et puis je lui attrapai les deux poignets pour lui faire comprendre de laisser tomber et j'éclatai de rire ; après quoi je la fis basculer un peu en arrière pour l'embrasser et me retrouver au-dessus d'elle, dégageant sans ménagement le livre et mon cahier qui s'étala par terre et répandit ses feuilles volantes un peu partout. Glissant ma main sous sa chemise d'uniforme, je me mis à l'embrasser sur le visage, dans le cou, insistant un peu, avant de réclamer ses lèvres avec un petit sourire satisfait, et je lui lançai un petit clin d'oeil :

- Allez, dis-moi que tu y as cru au moins une seconde !

Je l'embrassai sans attendre, fermant les yeux et me laissant glisser tout contre elle, et c'était comme si mon coeur glissait aussi, tout entier, jusque dans le sien.

- La Métamorphose attendra, ajoutai-je, avant de réclamer un peu plus de câlin.

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Taylord Reegan
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MessageSujet: Re: When ghosts speak [C.C]   Dim 27 Oct - 11:40

♪ I am you ♫
All my senses awaken to the changes
And I feel alive inside my own skin
All my reasons tell just how strange it is
Coming home to a place I've always been

And it's all for love
And it's all for love
Even though sometimes, I don't know who I am

I am you, everything you do
Anything you say, you want me to be
You're me with your arms on a chain
Linked eternally in what we can't undo
I'm you


- C'est parfait, Tay, je suis sûr qu'ils vont te répondre. Ils vont comprendre.

Je me mis un instant – voire plus, ce n'était tristement pas difficile pour moi – à la place de ces gens, si un beau matin pendant que j'étais en train de prendre mon petit déjeuner dans la cuisine un hibou venait m'apporter des nouvelles de ce type. Je pouvais ressentir sans problème ce qu'ils allaient ressentir, parce que cette chaise occupée, et cette tasse de chocolat chaud que ces mains tenaient, c'était les miennes et tous les meubles étaient disposés comme dans notre ancienne maison et la pièce aussi y ressemblait trait pour trait. En tout cas, je ne me voyais pas jeter cette lettre dans l'âtre de la cheminée et l'oublier, donc j'avais bon espoir de me dire, qu'en ce qui les concernait, il en serait de même. Pour Jarod et Robin, c'était autre chose, malgré les affirmations de Chuck et comme de toute façon, j'étais loin, et eux aussi, autant remettre tout ça à plus tard, afin de me libérer de l'oppression qui venait tendre mes muscles.

- Ben tu sais, Kelsey m'a vraiment menacé de me foutre en retenue si j'ai pas une note potable au prochain devoir, donc je me suis dit que je comptais sur toi pour m'expliquer les cours...

Je haussai les sourcils, parce que j'avais fait le remarque pour rire bien entendu, et comme c'était Chuck qui était normalement le spécialiste du second degré je ne doutais pas qu'il aurait compris... J'ouvris la bouche pour répondre, il posa son livre sur mes genoux, la refermais, avant de l'ouvrir à nouveau :

- Ben tu sais ce qu'il te reste à faire, t'as plus qu'à avoir un E...
J'avais attrapé le cahier, en me disant que si je lui faisais manger pour de bon, il allait peut être enfin finir par retenir quelque chose et si c'était le cas, j'allais lui en servir à tous les repas, mais j'étais sceptique quand même.

Le doute ne subsista pas bien longtemps de plus lorsque je me retrouvais ensuite prisonnière de ses bras en pestant un peu, rigolant un peu aussi à moitié, mais de toute façon, Kelsey ne fut bientôt qu'un vague souvenir un peu lointain un peu comme si ce devoir, et ben on en avait parlé au repas de midi et pas maintenant. J'eus un frisson qui me parcouru du bout des orteils jusqu'au cuir chevelu et resserrai ma prise sur sa chemise, la faisant un peu remonter en même temps que mes mains, en réponse aux siennes contre ma peau et à tout ce que me donnait envie de faire mes lèvres qui pressaient les siennes.


- Allez, dis-moi que tu y as cru au moins une seconde ! Il était bien content un peu comme un chien qui vient de déterrer un gros os.

- Tu veux vraiment.. ? Non parce que si ça l'amusait beaucoup de me prendre au mot, je pouvais bien faire pareil...

… et je me dis que ça pouvait être une bonne idée tiens d'ailleurs, bien fait, puisque Chuck, depuis toujours pensait être persuadé être le Maître de l'Empire de la blague et je poussai son torse du plat de mes paumes pour me laisser plus d'espace comme si je voulais récupérer tout ce qu'on avait laissé tomber par terre, mais le combat était inégal parce que sans tarder, mes mains se retrouvèrent bloquées par les siennes au dessus de ma tête et le seul loisir qu'il me laissa pouvoir faire fut de répondre passionnément à son baiser. J'avais l'impression qu'un orchestre avait pris possession de moi et résonnait dans toute la salle, mais aussi parce que ce genre de rapport, je ne l'avais pas toujours accepté et comme aussi, il ne me dérangeait plus comme avant avec toujours ce désir de devoir faire mes preuves – un choc des titans en quelque sorte, sauf que j'étais une fille et que même chez ces dieux une femme n'occupait ni le même statut ni la même place et que sans cesse, en plus d'un combat avec les autres, c'était un combat pour protéger son territoire, et pour ça, il fallait aussi en conquérir d'autres. A présent ce n'était plus deux territoires divisés mais un seul royaume qui était notre et sur lequel nous régnons en tant que roi et reine. Qui plus est, Chuck était mon roi, j'étais sa reine, et je n'avais plus aucune raison de me confronter à ce qui était mien. Toute cette puissance n'était plus une ennemie, comme pendant longtemps, c'était comme ça que je l'avais vu parce qu'elle venait se transmettre jusqu'à moi pour être partagée, et je la ressentais tout autant mais sans la subir. Tout ce que m'envoyait Chuck, je le transformais en or pour m'illuminer intérieurement des rayons du soleil qui avaient mis longuement à transpercer les nuages et me réchauffaient toute entière. Cette chaleur, dans laquelle à cet instant, j'espérais faire baigner Chuck.

Je finis quand même par me dégager pour avoir à mon tour un peu de pouvoir parce que je voulais bien le laisser un peu la place, mais quand même, c'était chacun son tour. En plus franchement... Franchement, c'était un état un peu nouveau pour moi, parce que jamais je n'avais eu autant les hormones en feu comme... comme ça, parce que les autres rapports que j'avais eu avec les autres garçons, ça avait été lorsque ça n'allait pas bien et l'état d'abandon que j'avais là n'avait rien eu à voir avec celui du désespoir qui ne m'avait pas vraiment fait profiter de rien, lorsqu'on exploitait normalement tous les champs possibles parce qu'on ne les connaissait pas encore. C'était maintenant que ça se passait pour moi et ça me donnait envie à de nouvelles expérimentations, à prendre des initiatives aussi même si je me doutais que ce genre de secrets là n'avaient vraisemblablement plus trop de mystères pour Chuck, et qu'il en ait conscience ou pas, il jouait bien le jeu en tout cas, donc je ne m'inquiétais pas trop et allait au bout de ma pensée. Je me contorsionnais un peu pour me retrouver plus ou moins au dessus de lui et cette fois enlevai définitivement ma cravate, que je passai ensuite derrière sa nuque avec l'ombre d'un sourire. Comme je tenais chacun des deux bouts, je les tirais vers moi pour forcer Chuck à se redresser un peu contre les coussins et le dossier du canapé pour échanger un bisou. Je ne savais pas trop comment ça se passait avec les autres filles avec qui il avait partagé ces moments là aussi, mais je préférais ne pas y penser : c'était moi qui me trouvais être dans ses bras. Ces moments là étaient un peu spéciaux, et c'était bizarre à dire, parce qu'ils avaient presque l'air sérieux, on se cherchait toujours, mais la provocation amicale en moins, et le divertissement des mots disparaissaient au profit d'autres caresses plus plaisantes, mais c'était ça que j'aimais – ce n'était pas une surprise même si on avait mis un moment à le comprendre mais on avait besoin de se frotter l'un à l'autre pour que ça fasse des étincelles et enchaîner la déflagration qui nous réunissait enfin. Finalement, ne lui laissant pas le choix, je couvris ses yeux en nouant la cravate sur son visage et déposai encore quelques bisous sur sa bouche.

Je ne tardais pas à passer à la suite en déboutonnant le reste de ma chemise avant de retirer ce qui masquait ses yeux et laisser Chuck retirer mes vêtements comme j'étais en train de faire avec les siens, en me mouvant un peu plus à chaque fois contre son corps. J'avais pris son visage entre mes mains et avais le mien juste au dessus du sien dans la position de force que j'avais, et pourtant, dans chacun de ses mouvements, en échos aux miens, il y avait cette énergie incroyable qui déployait ses ailes pour prendre son envol pour arriver en moi si bien que parfois, je me disais, que non, ça allait être trop fort et qu'elle allait me dévaster – mais j'étais encore là, cherchant ses lèvres comme si j'en voulais désespérément plus et que cela allait nous nuire autant à moi qu'à lui, mais tant pis, au moins... au moins on était ensemble et c'était plus important. C'était exactement la même sensation que lorsque enfant, on avait envie de passer la main sur la flamme de la bougie en sachant qu'elle allait nous brûler, mais peut être pas si on allait très vite.  Est-ce que j'ose, est-ce que j'ose pas ? C'était toujours repousser les limites plus loin, c'était ardent, mais il fallait y aller quand même, aller plus loin, et lorsqu'on arrivait tout au bout... J'avais posé mon bras sur son épaule, ma main s'étant appuyée derrière, sur le dossier, avec la ferme sensation que s'il y avait un zénith, nous l'avions atteint.

J'eus un soupir plus profond que les autres qui fit lentement retomber ma poitrine contre le torse de Chuck et j'en profitais pour m'installer plus confortablement tout contre lui. J'avais le cœur qui battait encore très vite, mais je me sentais exténuée et je restais un long moment comme ça, sans bouger ni parler, à part en faisant des petits dessins du bout de l'index sur les formes de son corps et sur les os qui ressortaient, lorsqu'on se regardait comme ça, juste après, c'était toujours un échange visuel très particulier, parce qu'il n'y avait plus la plaque métallique qui se mettait au travers de nos émotions, et cela me fit quelques secondes vibrer d'avantage parce ce c'était la pupille à vif qu'on se renvoyait, et il n'y avait rien, rien à cacher. Je fermais les yeux et blottis ma tête dans son cou avant de l'entourer de mon bras et de m'assoupir il me sembla, parce que lorsque je les rouvris, même si notre position n'avait pas changé, il faisait un peu plus sombre dans la pièce, signe que la vie avait poursuit son cours, lorsque nous l'avions figé dans ces minutes que nous sculptions pour nous.

Toujours sans un mot, je me redressais ensuite et entrepris de coiffer ses cheveux, comme j'aimais bien le faire, parce qu'ils étaient tout ébouriffés et j'entrepris de coiffer les mèches, en plaçant certaines en arrière, d'autres sur le côté... je me demandais si ça dérangeait Chuck mais comme il ne faisait jamais la remarque, je poursuivis encore quelques minutes avant de l'embrasser tendrement. J'étais calme et détendue et je l'observais pendant encore longtemps, en passant machinalement mon pouce sur sa joue, avant de demander doucement :

- Quand est-ce que tu as su que tu étais amoureux ?
Je n'étais plus gênée par ce genre de questions, et je voulais que ce soit pareil pour Chuck, parce que j'avais confiance en lui et que rien ne pourrait nous briser.

Je lui chuchotais des mots d'amour à l'oreille pour l'embrasser une fois de plus, parce que j'avais envie qu'il voit tout ce qui avait changé et comme il avait compté là dedans, parce que longtemps j'avais vécu sur cette plate forme, mais sur place, entourée de mes peines, mes tristesses et surtout parce que j'avais refusé de laisser entrer quiconque dans ce domaine. Ca avait été durant longtemps un paysage en noir et blanc, mais les couleurs étaient apparues petit à petit et de plus en plus contrastée et je m'étais remise à avancer. Il y avait toujours une certaine forme de douleur dont je ne pouvais pas aussi facilement me débarrasser. Mais au lieu de me la prendre de plein fouet, j'étais parvenue à l'intégrer et à l'assimiler, la contrôler, quand avant, c'était elle qui me contrôlait. Et c'était Chuck qui avait mis cette main dans la mienne. Pour m'emmener avec lui.

- Je l'ai compris au moment où je m'y attendais le moins, lui avouai-je à mon tour, parce que quelques fois, je m'étais interrogée. Est-ce que j'étais amoureuse avant de m'en être rendue compte ? C'était quoi la différence entre l'amour et l'attachement ? Une chose était sûre c'était que même avant, quoi que cela ait pu être, il y avait déjà eu ce truc indéfinissable qui nous caractérisait tous les deux. Et c'était lorsque j'avais pu voir de mes propres yeux qu'il allait disparaître que... C'était sur le pont, après que tu sois venu dans le bureau de Woodley. Parfois je me demande comment ça se fait que tu te trouvais là spécifiquement... Pourquoi c'est toujours toi, murmurai-je avant de coller mon front sur le sien.

Heureusement que c'est toujours toi.

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MessageSujet: Re: When ghosts speak [C.C]   Mer 6 Nov - 19:37

- Tu veux vraiment.. ?

Eh, un peu que je le voulais vraiment… Même si ce n'était plus du tout à la Métamorphose que je pensais. Parce que bon, ça allait bien cinq minutes. C'était terrible, mais plus le but approchait, plus j'étais cool et détendu, comme si il y avait un truc qui m'échappait. Il fallait dire que bon, les séquences révisions avec Taylord n'étaient pas spécialement productives, parce que si au début on tenait bien la cadence, comme moi je me faisais chier et que Taylord n'était pas la plus patiente de toute, ça finissait vite en autre chose, et même si on ne finissait pas forcément comme j'avais en tête que ça allait fini là, les livres et le cahiers de cours devenaient rapidement annexes dans notre esprit. Evidemment, au fond, ça me dérangeait un peu, je veux dire, je n'étais pas non plus totalement débile, je savais bien que mon futur se jouait là, un peu, que les cours étaient importants, et blablabla. Mais, et alors ? Pourquoi est-ce dans l'ordre des priorités on devait nous imposer celui-là ? Et si je me foutais de mon avenir comme de ma première chaussette ? Ou plutôt, et si je lui faisais tellement peu confiance que je ne préférais pas trop miser dessus, hein ? C'était mon problème ça, pas celui des profs aussi chiants les uns que les autres quand il s'agissait de se mettre sur notre dos. Je préférais plutôt penser à ce qu'on allait devenir avec Tay par exemple, ou comment j'allais trouver du fric pour me casser de Bristol et emmener Coop avec moi loin de chez nos parents. A part ça, l'avenir, c'était franchement pas ma tasse de thé. Du coup, forcément, ça commençait à clasher avec les profs et compagnie : j'étais bien trop cool pour un mec qui devait passer ses examens de fin d'étude et qui avait à peu près autant de chance de les réussir qu'un pingouin de jouer au scrabble. Je les comprenais, remarquez. Mais il pouvait tout aussi bien me foutre la paix, parce que ce n'était pas en me poussant dans mes retranchements que ça allait changer quelque chose – ajoutés à ça que Taylord, Coop, et toute l'armada de mes Serdaigle d'amies (non mais, à croire que j'aimais l'auto-flagellation) s'en chargeaient déjà très bien tous seuls, merci.

Donc, oui, ça faisait partie des choses que je voulais vraiment – le reste, je m'en foutais pas mal.

J'eus un petit sourire – bon allez, elle y avait cru un peu… Même pas ? Mais le fameux cahier avait déjà valsé par terre et je m'étais penché vers Taylord, immobilisant ses poignets pour l'embrasser bien tranquillement. Ca me faisait toujours bizarre, ce moment un peu bizarre où on arrêtait de jouer, où quand je me penchais au-dessus d'elle ce n'était plus pour l'embêter ou la chatouiller, c'était parce qu'on avait envie l'un de l'autre et que c'était une autre histoire qui allait se passer. J'avais toujours le cœur qui battait bizarrement quand ça arrivait, pas pour la chose en soi, mais parce que, eh bien, Taylord était Taylord, et qu'allez savoir pourquoi elle avait toujours été spéciale, n'en déplaise à Stephen Fray. Oui, elle était spéciale, et pourquoi je l'avais laissée entrer là où personne n'avait réussi, alors que ça faisait six ans au bas mot que je l'en empêchais ? Bah, on ne saurait jamais, en fin de compte. Et puis, ça ne comptait plus trop maintenant. J'étais mieux avec elle, je ne pouvais pas le nier. Ca compliquait la situation, d'un côté, mais d'un autre… Pour la première fois, je pouvais me reposer sur quelqu'un, je n'avais plus ce truc au fond de moi qui se bloquait, et ça, je ne le regrettais pas. Je savais qu'aller la chercher au Texas avait été probablement la meilleure idée de ma vie : je savais aussi qu'elle me le rendrait en retour, à chaque seconde.

Tout absorbé dans mon baiser – oui parce qu'il ne fallait pas trop m'en demander non plus, quand Taylord m'embrassait en retour, et surtout comme ça, je n'étais pas capable de grand chose d'autre – je ne réagis pas à temps quand elle me repoussa, et se retrouva au-dessus de moi. Oh oh… Je vois, je vois. Il était l'heure de passer aux choses sérieuses, et je ne pouvais pas m'empêcher de sourire en coin alors que mes mains se baladaient partout où elles en avaient envie, histoire de lui rappeler que c'était quand même moi le chef, ici. Soit dit en passant, je commençai à être un peu gêné par son uniforme qui me soulait à se mettre en elle et moi et du coup je m'apprêtai à lui enlever, mais elle m'immobilisa en m'embrassant et ses cheveux me tombèrent dans le cou, me faisant frissonner comme si je n'allais pas tarder à crever, et finalement elle jugea bon de m'enlever la cravate et de me… bander les yeux, eh bien, oui, bonne idée, je n'étais déjà pas assez fébrile, tiens ! Et puis elle m'embrassa et je sentis que je pouvais laisser tomber toute tentative de respirer correctement, parce qu'avec Taylord sur moi qui me caressait de partout, ses lèvres qui m'embrassaient et cette fichue cravate sur mes yeux, c'était un peu trop pour mes pauvres hormones. Heureusement, elle l'enleva vite – parce que bon on n'allait pas aller loin – et je lus dans son regard qu'elle était aussi pressée que moi, même si au fond il y avait cette petite étincelle dans ses yeux bruns, celle qui s'animait petit à petit depuis les vacances, où je pouvais lire qu'elle avait retrouvé toute sa confiance perdue (grâce à qui, je vous le donne en mille). Je souris avant d'attraper son visage et de glisser ma main dans ses cheveux pour l'embrasser, mais d'ailleurs elle en faisait de même, et très vite ça devint une bataille de geste pour dégager nos vêtements le plus vite possible, et pendant ce temps là je me disais que cette salle était tout de même bien cool, parce que les dortoirs ou la salle commune, ça allait bien cinq minutes. J'avais redouté un peu le retour à Poudlard après les vacances qu'on avait passé bien tranquillement, mais finalement… On avait su, mieux que je l'avais imaginé, gardé ce qu'on avait retrouvé là-bas.

Evidemment, ce n'était pas parce que Taylord avait mis un peu de temps à accepter de revenir entre mes bras que ça avait perdu de son intensité : dès qu'elle s'était glissée contre moi, j'avais su que je pouvais tout aussi bien essayer de me défendre, de reprendre le dessus, elle avait les choses en main et je n'avais plus qu'à lui montrer que je pouvais tenir la course, ce que je fis en m'accrochant à elle et en l'embrassant de plus en plus fort, de plus en plus passionnément, et elle aussi elle s'accrochait, je sentais ses mains crispées dans mes cheveux, dans mon dos, sur sa peau, et je souriais un peu plus à chaque fois, parce que je savais que la pression était des deux côtés, que je n'étais pas le seul à avoir l'impression d'être au coeur d'un réacteur nucléaire, mais en même temps je ne voulais pas une seconde que ça s'arrête, surtout pas, et je sentais que tout mon corps s'enflammait mais je m'en foutais bien de cramer comme ça, ça en valait le coup, et la peau de Taylord contre la mienne m'incendiait encore plus mais je ne voulais rien arrêter, surtout pas. Finalement, alors que j'avais perdu pied depuis longtemps et que j'étais simplement conscient de nos corps l'un contre l'autre et des ondes de sensations qui nous traversaient, comme des déflagrations, je la sentis se crisper un peu plus en s'accrochant à moi et je sentis ma respiration se couper complètement, et mon coeur s'arrêta une seconde, avant de se remettre à battre comme une dingue, et que Taylord retombait doucement contre moi.

Je la pris dans mes bras, et elle était toute petite contre moi, j'avais juste besoin de serrer un peu pour qu'elle soit prisonnière, la laissant me triturer les cheveux pendant que je reprenais ma respiration, et que je l'embrassais dans le cou ou sur le visage, au passage. Je me demandais si elle ressentait les mêmes choses - je veux dire, forcément non, mais est-ce que elle aussi elle se disait ce que je pensais sans trop pouvoir le dire, parce que ce n'était pas moi, mais voilà, c'était unique et ça me faisait presque flipper tellement c'était fort ?


- Quand est-ce que tu as su que tu étais amoureux ?

Ouhlà - en tout cas, elle n'avait pas décidé de m'épargner. J'eus un petit rire, surpris, mais je l'embrassai quand même pour la route, avant de la caler mieux contre moi, pour qu'on reste bien au chaud.

- Je l'ai compris au moment où je m'y attendais le moins. C'était sur le pont, après que tu sois venu dans le bureau de Woodley. Parfois je me demande comment ça se fait que tu te trouvais là spécifiquement... Pourquoi c'est toujours toi.

Hmm hmm... Bonne question. Je la regardai un instant sans rien dire, véritablement pris de court en fait - ah oui, c'était à ce moment-là ? Pour moi ça avait été le début de la fin, ce moment-là, et j'en étais vraiment pas fier, alors, ça me surprenait. Je souris et lui déposai un baiser sur le front avant de réfléchir - parce que bon, bonne question. Comment dire que j'avais mis un sacré bout de temps, pour ma part... Mais en même temps je savais très bien que c'était aussi parce que je n'avais pas voulu le reconnaître, donc du coup, c'était quoi la bonne réponse ? Même moi, je ne la savais pas trop... Enfin.... Plus ou moins.

- Le bal, finis-je par dire avec un sourire que je pus pas retenir. Le deuxième, je veux dire, même si j'ai du mal à oublier ta robe rouge, précisai-je en me marrant quand même. Parce qu'après tu es partie... Enfin, j'ai cru que c'était pour de bon, conclus-je en haussant les épaules. Mais bon... C'est aussi parce que j'ai mis du temps à la comprendre, et je fis un petit clin d'oeil.

Parce que bon, inutile de mentir : elle comme moi on le savait très bien, que tout remontait à plus loin, mais alors pour savoir vraiment, et pour retracer la chronologie, on pouvait aussi bien y passer la nuit.


- Mais la vraie question, c'est, pour combien de temps ? plaisantai-je en la faisant tout d'un coup basculer sur le côté, entre le dossier du canapé et moi, et en attirant sur nous la fameuse couverture toujours évidemment présente dans ce genre de moments. Tout le temps ? Je lui souris et l'embrassai doucement, gardant son visage dans le creux de ma main. On n'avait jamais vraiment évoqué la suite, même si on savait très bien que Poudlard ne voulait pas dire la fin, mais quand même - les Etats-Unis et l'Angleterre ça faisait une petite trotte, et moi je voulais bien lâcher mon pays sans problèmes, mais tant que Coop était encore à Poudlard... C'était mort pour que je le laisse tomber... Et Taylord le savait bien.

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Taylord Reegan
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MessageSujet: Re: When ghosts speak [C.C]   Lun 2 Déc - 18:43

Souvent, je me disais que nos jeux s'étaient un beau jour retournés contre nous, sans prévenir, sans qu'on puisse un seul instant, et comme l'un et comme l'autre songer que les mots que nous puissions dire prennent une autre dimension, et avec une importance toute nouvelle. Pendant longtemps nous avions eu cette proximité, sans jamais réellement se toucher, en tout cas, pas de la façon part laquelle on l'entendait, à l'instar de la lune et du soleil qui jamais ne se croisaient, même si la limite était devenait parfois très mince comme lorsque Chuck était l'aube, ou que j'étais le coucher du soleil. Entre temps il y avait eu les intempéries, les orages, et les tornades et les épouvantes, avant que tout ça ne soit percé par les rayons, plus forts et qu'une parcelle d'arc en ciel vienne tracer son chemin, afin que nous puissions enfin nous rejoindre.

C'était sans doute pour ça aussi que mes questions ne sonnaient plus comme un glas au dessus de nos têtes, une sentence à double tranchant, et quelle que soit sa réponse, je n'avais pas peur – et tout ça parce que j'avais réussi à lui pardonner, alors le malaise n'avait plus aucune raison d'être et enfin nous n'avions plus de crainte de parler en étant rattrapé par le passé. Il était toujours là, c'était évident et indéniable, mais au moins, on pouvait dire que ce qui nous attendait était encore mieux.
Mais parfois je me demandais... Est-ce que Chuck aussi,
se pardonnait ?

Le bruit de nos peaux qui se touchaient se propulsa de mes oreilles jusque dans mes veines comme un frisson tout doux et agréable. Tout était calme et silencieux autour de nous, mis à part nos corps qui se répondaient à leur façon, comme lorsqu'il y avait ses bras qui venaient se glisser dans mon dos et s'imbriquer dans le creux de mes omoplates pour venir chercher la chaleur, et surtout, la partager.


- Le bal. Le deuxième, je veux dire, même si j'ai du mal à oublier ta robe rouge. Parce qu'après tu es partie... Enfin, j'ai cru que c'était pour de bon. Mais bon... C'est aussi parce que j'ai mis du temps à la comprendre.

Les images du bal s'imposèrent à moi et bien distinctement dans mon esprit – je pouvais même en cet instant sentir le bruissement de ma robe entre mes jambes lorsque je marchais, ou quand on dansait sur la piste de danse, et comme tout aurait pu aller bien plus loin ce soir là, mais comme tout s'était au contraire coupé net. Ca en revanche, je ne tenais pas forcément à y penser, même si je me rappelais avec exactitude de l'envie qui m'avait taraudé toute cette soirée là, de flirter, d'aller plus loin, sans jamais au bout de l'idée finalement. Et pourtant, c'était arrivé quand même, ce verre qui se brise au fond de l'estomac, mais pas pour le couper pour une fois mais plutôt comme une libération lorsqu'on s'étaient embrassés. Aujourd'hui, et heureusement, cette limite entre le vouloir et passer à l'action n'existait plus et je fermais les yeux pour prendre ses lèvres et les garder pour moi – et plus que jamais, j'avais conscience qu'elles m'appartenaient.

- Parfois, je suis sûre que tu cherches encore à comprendre, me moquais-je, mais gentiment, parce qu'il y avait une certaine fragilité qui nous caractérisait là dessus. Lorsque que, pour revenir sur ça, le jeu n'était plus devenu un jeu, mais qu'on avait voulu le faire passer comme tel. Mais quand même t'aurait pu m'embrasser pendant le bal, le taquinai-je encore. C'était ce que j'attendais, murmurai-je.

Après quoi, je lui laissais un bisou dans le cou, en repliant mes bras contre son torse. Il faisait chaud sous la couverture, et même si nous n'aurions pas du rester là à ne rien faire, finalement, il n'y avait aucun autre endroit que sur ce canapé où j'avais vraiment envie d'être, et en tout cas, pas à une table où il fallait apprendre par cœur le devoir de potions et encore, plus que ça, avoir des pouvoirs télépathiques afin de réussir le dernier devoir en date !


- Mais la vraie question, c'est, pour combien de temps ? Tout le temps ?

Je sentis son baiser sur mes lèvres alors que je m'étais figé, et lorsque je me dis que j'aurais peut être dû y répondre il était trop tard. Qu'est-ce que c'était que cette question ?! En plus, il l'avait dit en rigolant, alors que moi, ça ne me faisait pas rire du tout, ah ouais, nan, pas vraiment. Je me mis instinctivement sur la défensive et les vapeurs qui m'habitaient et gardaient tous mes muscles détendus se dissipèrent pour les faire se crisper de nouveau, mais bien différemment de précédemment. En fait, plus ça allait, plus j'évitais de penser à la suite, parce que je me disais qu'on était bien comme ça, et que c'était ça qui comptait. La sortie de Poudlard n'était pas loin. Ca allait entraîner des complications, même si là maintenant tout de suite, je pouvais pas vraiment dire qu'est-ce qu'elles allaient être parce que je les avais dévié de ma tête à chaque fois. Pourquoi est-ce qu'on parlait de ça ?! Pourquoi est-ce que tout à coup il y avait un truc qui forçait Chuck à s'interroger là dessus ?!

Je me redressai en appuyant la paume de ma main sur le canapé, ce qui fit que je me retrouvais surélevée par rapport à lui et donc en même temps me dégageais de son étreinte. En même temps, la couverture descendit doucement jusque sur mes hanches.

- Pourquoi pas ?!
interrogeai-je un peu sèchement, mais je ne m'en rendis compte qu'un peu après, et quand on faisait des étincelles, en général c'était dans tous les sens du termes, même dans les disputes donc, c'était pas trop la bonne solution, mais en même temps, Chuck venait de réveiller des instincts que je pensais endormis depuis quelques temps déjà. Y'a pas d'date limite. J'en suis pas une en tout cas.

Je fronçais un peu les sourcils. Je repoussais tout ces trucs, tout ce qu'il venait évoqué avec uniquement quelques mots, parce que c'était pas le moment d'y penser, on avait d'autres choses à faire... Franchement il n'y avait pas de fin, je ne l'avais pas envisagé en tout cas, et c'était pas non plus son genre à Chuck, alors, qu'est-ce qu'il lui prenait tout à coup ?

- T'es con d'dire ça
, grommelai-je avec une mauvaise foi certaine, et comme si tout à coup, j'avais reçu une décharge électrique, je fondis sur lui pour me remettre à la place que j'avais occupé juste avant, en passant mes mains dans son cou pour l'embrasser avec beaucoup plus de hargne, avant de placer l'une d'entre elle derrière et contre son épaule pour forcer le contact entre nous deux, et bientôt, je me retrouvais piégée entre ses muscles et le dossier du canapé, sentant ma poitrine se compresser, parce que j'incitais tout son poids à se caler contre le mien.

Je mordillais un peu ses lèvres avant de décider, quand enfin je voulais les lâcher, mais quand même un peu comme pour dire, « c'est moi qui commande ». sans m'en rendre compte, j'avais attrapé mes jambes avec les miennes pour le garder tout près de moi, parce que de toute façon, je n'avais pas la prétention de le laisser se dérober.

- Y'a pas de toi sans moi, n'oublie pas, chuchotai-je, parce que j'étais encore un peu perturbée par ces questionnements que je préférais laisser au loin, comme des ancres jetées dans l'océan. Et l'inverse, c'est pareil.

Peut être que c'était pour ça que ça me paraissait être inenvisageable – c'était impossible, il n'y avait que Chuck, et il n'y aurait jamais que Chuck. Les détails matériels... Il n'y en avait pas pour l'instant, il ne fallait pas y penser.
Il ne fallait
pas y penser.

En passant mon index sur l'arrête de son nez, je cherchais désespérément de quoi changer de sujet, pour lui faire penser à autre chose – un autre chose qui ne soit pas en rapport indirect avec ce qui venait d'être évoqué, ni avec mes recherches, ni avec les devoirs. Pourtant, on en avait des sujets de conversations, alors pourquoi est-ce que ça ne venait pas ?

- Tu préfères quoi comme balai, à part les horribles Brossdur de l'école ? lui demandai-je parce que c'était ceux là qu'on utilisait et parce que Chuck n'en avait pas. C'était pas comme si je savais pas déjà ses préférences, mais je préférais quand même nettement parler balais que du reste. Au dernier moment, j'avais changé ma phrase, au lieu de demander, « tu veux quoi, comme balai ? »...

_________________
"Elle lui a appris à vivre.


Mend Your Heart ♪♫♪ The American Girl ♪♫♪ Two Hungry Black Birds

Il lui a appris à aimer."

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Chuck Carlton
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MessageSujet: Re: When ghosts speak [C.C]   Mar 17 Déc - 14:08

Ce n'était pas difficile de différencier les deux bals – même moi et mon refus de voir la vérité, j'y arrivais. Le premier, c'était l'aventure, c'était la chère robe rouge de Taylord et l'hystérie collective – Stephen Fray n'avait jamais été si inoubliable que ce soir-là, je ne pouvais pas lui enlever ça – et puis les étincelles, nos paris à la con parce qu'au fond on voulait tous les deux la même chose, et que j'avais cédé à la magie de Taylord parce que j'en avais envie. Peut-être que déjà là j'aurais pu comprendre, mais bah, il ne fallait pas trop m'en demander non plus, et puis c'était il y a trop longtemps pour que je sois capable de vraiment poser les pensées à plat. Je ne regrettais rien – ça avait été le meilleur bal, sans doute. Même si ensuite, bon… Au suivant, c'était déjà une autre donne, et les cartes étaient moins cool. Mais je me souvenais avoir eu peur qu'elle ne vienne pas, et franchement, pas besoin d'autre preuves, à partir de là. Taylord était venue et c'était comme si quelque chose avait explosé à l'intérieur de moi – en bien et en mal, mais c'était déjà ça – et ce bal là aussi avait été particulier et inoubliable, même si on avait carrément plus marché sur des œufs. Et en prime, cette histoire de masques derrière lesquels on se cachait qui avait gentiment décidé de faire un parallèle avec notre histoire. Mais on s'était embrassés, et voilà, je n'avais pas su dire ce que je pensais parce que c'était trop grand et ça faisait trop peur, et que j'avais beau faire semblant, l'amour ne s'invente pas, et franchement, sur quel modèle j'aurais pu m'appuyer ? Le départ de Taylord avait heureusement obligé mes choix – rien que la tête de Coop quand je lui avais dit que je partais chercher Taylord avait valu tout ce merdier. En tout cas, oui, c'était définitivement ce bal qui avait tout changé, parce que j'avais flippé qu'elle ne vienne pas, flippé de tous les mots qu'elle m'avait dit ce soir-là, et flippé quand elle était partie – est-ce qu'elle reviendrait ?

- Parfois, je suis sûre que tu cherches encore à comprendre. Mais quand même t'aurait pu m'embrasser pendant le bal. C'était ce que j'attendais.

Ouais : elle n'avait pas tort. Mais chercher à comprendre depuis le début… Autant plonger la tête dans un seau de Veracrasses. Ce qui était fait était fait, les hésitations, les trucs cools comme les conneries, alors je ne voulais pas revenir là-dessus. On avait trop donné pour ça. Et pour le baiser pendant, pardon, mais Taylord savait se montrer si… Taylord que je prenais à peu près autant de risques en l'embrassant après tout ça qu'en gratouillant le ventre d'un tyrannosaure en colère, du coup, je me contentai de sourire et de l'embrasser maintenant – les risques étaient nettement moins grands.

La suite risquait de moins plaire et je le savais – même à moi, elle ne me plaisait pas tant que ça. Mais je n'avais pas le choix, même si j'avais pu décider de moi-même.


- Pourquoi pas ?! Elle s'était levée d'un coup et ses yeux me balançaient des flammes, tandis que la couverture avait glissé : je voulus la remettre sur ses épaules mais elle s'était trop écartée, et tout d'un coup je me caillais un peu, comme si la distance entre Taylord et moi avait rendu l'air glacé. Y'a pas d'date limite. J'en suis pas une en tout cas. T'es con d'dire ça.

Oui, peut-être, mais en attendant hein, je n'étais pas réputé pour dire des choses intelligentes, voilà, que ça me serve, pour une fois.  Je fronçai les sourcils moi aussi, mais d'un côté j'essayais de lui faire comprendre que je ne voulais pas parler de ça, pas maintenant. On était bien là, on était encore à Poudlard, et je ne voulais pas penser à la suite. Ok j'avais lancé le sujet mais… Et alors ? J'avais peur de la suite, mais je ne voulais pas encore mettre des mots dessus de suite. On savait très bien de toute façon ce qui allait arriver, pas la peine de jouer les étonnés. Je pouvais m'en inquiéter – un peu – sans trop douter pour autant (pas trop).

Oui, l'un dans l'autre finalement, c'était plutôt compliqué.

Taylord était tout d'un coup revenue contre moi et je n'avais plus froid, alors je voulus l'entourer de mes bras (elle était toujours minuscule quand je la tenais comme ça) mais elle se poussa un peu sur le côté et se calla entre le dossier et moi, entourant ses jambes autour des miennes, appuyant mon corps sur le sien. Bon. J'avais suffisamment de connaissances en Taylord Reegan pour savoir que cette espèce de repli dans sa tanière signifiait qu'elle avait besoin d'être rassurée, et suffisamment d'expérience aussi que je devais lui montrer quelle n'avait pas à s'inquiéter, même si parfois je ne savais pas la meilleure façon de m'y prendre. Mais au fond, c'était un peu comme avec Coop, ou avec Tess. Je faisais de mon mieux, et quand je n'y arrivais pas, j'espérais simplement qu'ils se rappellent tous les trois qu'ils étaient ceux qui me connaissaient le mieux, et qu'ils devaient me faire confiance même quand je n'étais pas le meilleur pour leur montrer ce dont ils avaient besoin. J'espérais que Taylord savait cela – j'espérais aussi qu'avec le temps j'allais apprendre, même si je craignais que la cause soit un peu perdue. Je veux dire, je n'étais pas du genre à reculer devant la bataille, loin de là. Mais c'était différent. Contre certaines choses – auxquelles je ne voulais pas penser, parce que Sainte-Mangouste et compagnie, ça allait bien cinq minutes – je ne pouvais pas lutter.


- Je sais bien Tay, répondis-je, le visage tout contre le sien.

Elle m'embrassa, et je me laissais faire un peu, avant de vouloir reprendre le dessus comme d'habitude, du coup je me pressais contre elle pour la coincer un peu plus, et attrapai son poignet entre mes doigts, tout en l'embrassant de plus belle. Ca faisait comme des étincelles à l'intérieur de moi, et je voulais me laisser bercer par elle, me laisser enflammer, et pas rester prisonnier de tout ce qui plombait la tête.


- Y'a pas de toi sans moi, n'oublie pas. Et l'inverse, c'est pareil.

Me parler de choses comme ça alors qu'elle était à moitié en train de m'allumer à nouveau, c'était un peu vicieux, et mes idées s'embrouillaient à nouveau à cause du corps de Taylord tout contre le mien. Pas de toi sans moi, pas de moi sans toi ? J'aurais pu dire le contraire, mais après toutes ces années à lui courir après, je ne me voyais pas sans Taylord, et finalement, ça avait été le début des emmerdes, justement. Je souris un peu, alors qu'elle me caressait le visage, et fermais les yeux en le posant contre le sien, avec l'espoir que tout ce qui me posait problème disparaisse juste parce que j'avais fermé les yeux – mais bon, je n'étais pas stupide. Quand je les rouvris, rien n'avait changé, à part que justement, si Taylord était si importante, comme elle le disait, il ne fallait pas que je m'inquiète : on y arriverait, pas vrai ? On avait traversé à peu près tous les états d'âmes et toutes les situations, toutes les disputes, alors ce n'était pas la fin de Poudlard qui allait nous faire chier. J'y croyais, je voulais y croire, et c'était ce qui comptait, en fait. L'avantage, c'est qu'au bout de tout ça je n'avais ni mes parents pour m'emmerder ni personne à qui répondre. Finalement, bientôt ça ne serait plus que Coop, Taylord et moi. Peut-etre que c'était ça aussi qui me faisait un peu flipper ? Et si je n'avais pas les épaules pour ces responsabilités que j'avais attendues depuis des lustres ?

J'aimerais bien, voulus-je répondre, mais ma gorge restait bloquée, comme d'habitude, quand il fallait que je m'exprime pour de bon.

Je la regardai dans les yeux, me laissant hypnotiser par la couleur chocolat de son regard, et ma respiration se calla sur la sienne et c'était comme si tout tournait un peu dans ma tête et se calmait petit à petit, tranquillement.


- Tu préfères quoi comme balai, à part les horribles Brossdur de l'école ? fit Taylord après un silence qui ne me dérangea pas.

Qu'est-ce qu'elle mijotait ? J'eus un petit rire et passai ma main dans son dos pour la rapprocher un peu plus de moi. On jouait souvent au Quidditch ensemble, et d'ailleurs on avait pas mal progressé ensemble, et je savais que Taylord connaissait par cœur mon énervement contre les balais tout pourris de Poudlard, parce que forcément c'était plus pratique et moins cher, mais en attendant, ça pouvait faire la différence dans un match, et certaines équipes avaient leurs balais persos. Mais en attendant, je râlais aussi pour la forme, parce que de toute façon, je n'avais jamais rien connu d'autre, étant donné que c'était pas avec le salaire sorcier de ma mère qu'elle allait pouvoir nous payer quoi que ce soit. Je réfléchis un peu, avant de me rappeler cet après-midi avec Tess et Coop et des cousins éloignés de la famille qu'on voyait rarement, mais qui nous avaient invités il y avait plusieurs années maintenant.


- Les Nimbus, répondis-je après réflexion, parce que ça a toujours été nos préférés avec Tess et Coop, et les seuls balais dignes de ce nom qu'on avait du essayer d'ailleurs, mais ça, pas la peine de le soulever, Taylord savait de toute façon que de côté-là, il y avait meilleur parti, hein. Et puis, c'est plus pratique à ranger que les poneys, fis-je avec un petit sourire plus enjoué.

Je déposai un baiser sur son front, en me disant que de toute façon, rien ne servait à s'emmêler dans tout ça. Quoi qu'il arrive, j'étais avec Taylord, et j'étais bien. Et je ne voulais pas que quelque chose arrive à m'enlever ça.



Fin

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