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"Strangeness and Charm." |PV|



 

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 "Strangeness and Charm." |PV|

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Sebastian Hansen
Élève de 4ème année



Masculin
Nombre de messages : 568
Age : 22
Localisation : Probablement en train de t'aider à faire tes devoirs.
Date d'inscription : 12/03/2012

Feuille de personnage
Particularités: I'm a dinosaur, Rawwwr. *tente d'avoir l'air effrayant*
Ami(e)s: Plutôt des filles. Bien que je ne sois pas encore sûr que Tess puisse techniquement être considérée comme une, vu qu'elle a probablement plus de co... Enfin, bon.
Âme soeur: Désolé Etienne, les lèvres de Casey sont quand même plus douces.

MessageSujet: "Strangeness and Charm." |PV|   Lun 9 Sep - 19:03



"Hydrogen in our veins, it cannot hold us up, my blood is boiling
The pressure in our bodies that echoes up above it is exploding
And our particles they're burning up because they yearn for each other
although we stick together it seems that we are estranging one another."



Je détestais ce brusque retour à la réalité, la tempête après le calme si doux auquel on prenait goût trop rapidement. Cela ne servait à rien de se voiler la face, je savais que ça devait arriver, que c’était tout proche, je le sentais. C’était quelque chose dans l’atmosphère à la maison, lourde, orageuse, presque effrayante. Les mots qui déjà sortaient plus timidement se bloquaient désormais au bord des lèvres de ma mère, dès qu’elle prononçait le prénom de mon petit frère. Mon père baissait les yeux dans le journal, Matthew les tournait vers la télé, et nous prétendions tous que nous croyions à ce petit manège, et qu’il n’avait rien d’étrange. J’avais toujours été un appui pour ma mère, car elle me trouvait sage et mature, mais elle ne me parlait soudain plus, ni d’Elisa ni de Tom, ni de Matthew, et je voyais dans tout ce qu’elle comptait qu’elle était au bord de l’implosion. J’avais demandé à Papa s’il ne fallait pas qu’elle aille voir un psy, quelque chose comme ça, et il avait haussé les épaules, dépité. C’était donc ça, la nouvelle politique, à la maison. On faisait semblant de ne rien voir, chacun s’occupait de ses petits problèmes. Et personne ne s’étonnait que d’un coup, ça explose sans prévenir ; c’était anodin, mais les crises de ma mère devant la table mal nettoyée ou la vulgarité d’Elisa prouvait bien qu’il y avait quelque chose en dessous.

Nous le savions tous : Tom était au plus bas.

En rentrant des vacances avec Casey, j’avais prévu d’aller à l’hôpital. C’était des visites plus formelles que réelles, puisque mon petit frère me reconnaissait à peine. Au début, je lisais dans son regard quelque chose, entre la compassion et la colère. Je ne savais pas s’il m’en voulait, s’il pensait que j’étais en parti responsable de son accident car c’était moi qu’il fuyait, moi et ma colère, mais je n’avais jamais pu lui demander. Il avait toujours été plus sage que moi, et je me persuadais qu’il ne m’aurait pas condamné. Mais au fond, je n’en savais rien. Mais à présent, de toute manière, son regard était vide, flou. Je lui parlais, je lui racontais ce que je vivais à Poudlard, et parfois, il hochait la tête, il avait un grognement qui sortait de sa gorge, et il jetait un regard par la fenêtre. Il voulait sortir, je le savais. Mais ça allait de pire en pire, sa santé mentale qui déjà était trop endommagée tombait peu à peu en ruines, tandis que son physique semblait suivre. Ça arrivait, nous le savions tous. Et nous prétendions tous y croire encore.

J’avais décidé d’y aller seul, cette fois. Maman m’avait dit que ce n’était peut-être pas la peine, mais j’avais insisté… Evidemment, j’avais beau m’y attendre, il était dans un état encore plus déplorable qu’au début des vacances, quand je l’avais vu. Il était encore plus mince, ses yeux exorbités fixant le néant. L’infirmière ne me fit aucun commentaire, mais son regard en disait long. Je m’assis, regardant la photo de Casey sur la commode avec un petit sourire. Un drôle de son s’échappa d’entre les lèvres de Tom, et je sentis quelque chose m’oppresser, se serrer en moi. Je lui racontais mes vacances avec ma petite-amie, conscient qu’il ne comprenait peut-être rien, mais je me berçais dans l’illusion que nous avions une réelle discussion, comme avant. J’aurais voulu savoir ce qu’il pensait des choses, de ce que je vivais, s’il aurait aimé la personne que j’étais aujourd’hui – secrètement, il m’inspirait beaucoup, car avant, il avait toujours été le plus mature de nous quatre et que peut-être je cherchais à remplacer sa présence que j’avais l’impression d’avoir ôté. Je lui dis également ce que j’avais prévu pour la suite des vacances, j’évoquais Etienne ou Aria. Puis, aussi, ce que j’avais prévu le lendemain avec Daphne – il eut un mouvement étrange de la tête, et je crus le voir sourire. Je souris aussi, mais je me sentais… Horrible.

En rentrant à la maison, j’étais bien loin de l’atmosphère festive de chez Jane, avec ma sœur et Casey. Je ne touchai pas à mon piano, je m’allongeai dans mon lit pour le reste de l’après-midi et si ma mère ne paraissait pas aussi désespérée, je ne serais probablement pas descendu manger. Je tenais à faire bonne figure, pour ne pas plus inquiéter Maman, mais bientôt, je compris qu’elle était dans son monde, dans ses problèmes, et que le reste était invisible. Nous étions tous invisibles les uns pour les autres. Je passai la soirée à regarder un film dans ma chambre, à manger des chips et à écrire une lettre à Tess lui racontant le dernier niveau de Mortal Combat que j’avais achevé. Jusque-là, je tenais encore la route. Et puis, demain soir, je serais un peu plus occupé. Ça allait être cool. J’avais écrit un peu à Daphne pendant les vacances, mais les lettres étaient pour elle comme pour moi un peu trop personnelles, et un risque que l’on prenait. Il était plus facile de se dévoiler, et ni elle ni moi ne voulions encore le faire. Parfois, je me demandais si elle l’aurait fait, elle, si je le faisais aussi. Mais pour le moment, nous en étions encore à nous envoyer des piques et à rire. Bon, après tout, pourquoi pas.

C’était sûrement parce que j’étais motivé pour me changer les idées que j’arrivais un peu en avance au rendez-vous. Elisa m’avait déposé, et j’avais la permission de rentrer quand je voulais – c’était l’avantage avec une sœur un peu fêtarde – et elle m’avait aussi dit que Daphne pouvait dormir à l’appartement si ça arrangeait. Je ne savais pas trop ce qui était prévu, on allait aviser sur le coup, et j’essayais de ne pas trop me prendre la tête. Je n’avais pas vu la Serpentarde depuis que nous étions partis en vacances, et honnêtement, ce n’est pas qu’elle me manquait, mais j’avais envie de la voir, tout simplement. Je crois qu’elle avait vu Alistair pendant les vacances, mais surtout qu’elle était restée avec Delilah et ses amis de Londres, qu’elle voulait visiblement me présenter – à mon avis, ça ressemblait plus à un test qu’autre chose, mais peu importe. Je n’avais pas envie de me prendre la tête, pas ce soir. Je me sentais un peu bête, parce que je n’avais rien apporté : je ne savais pas quoi prendre, à boire, à manger ? On était bien loin des goûters de primaire.

Je vis leurs silhouettes s’approcher, et j’eus un sourire en voyant Daphne, entourée ainsi, comme la petite princesse. Elle s’était fait belle – enfin, elle était toujours belle, certes – avec son maquillage, ses boucles qu’elle avait visiblement coiffés, et sa dégaine un peu rebelle ajoutait un style au tout qui n’était pas désagréable. Bien loin des jupes sans faux plis d’Aria, ou des shorts trop grands de Tess. Mais c’était amusant à voir. Elle s’approcha, et je vis ses yeux se plisser un peu, comme si elle me détailler. Je lui fis un sourire, la défiant un peu du regard aussi, et lui dit bonjour lorsqu’elle arriva à ma hauteur. Elle me fit le tour de ses amis, me les présentant non sans fierté, et je leur souris aussi. L’un des garçons avait un tee-shirt d’un groupe moldu que je connaissais, The White Stripes, et je lui fis une remarque – à ma grande surprise, il fut content de voir que j’avais du goût, disait-il, en musique, et tandis que toute la petite bande se mettait en route, je me mis à discuter avec deux garçons à propos de diverses groupes de musiques. Visiblement, il était question de se caller dans un parc. Daphne me lançait des regards de temps en temps, et je finis par me mettre à sa hauteur, tandis que sa voisine discutait avec le gars du tee-shirt White Stripes.


- Alors, c’est toute ta cours, et tu es leur princesse ? La taquinai-je avec un sourire.

Après tout, n’était-ce pas ainsi que ça fonctionnait avec elle, de toute manière ? Elle était au-dessus, qu’elle le veuille ou non, intouchable, mystérieuse, étrange et pourtant inévitablement attirante.

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Daphne Kasperek
Assistante à l'infirmerie
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MessageSujet: Re: "Strangeness and Charm." |PV|   Ven 13 Sep - 20:46

J’aimais pas trop Londres sous bien des aspects ; trop sale, trop de gens, trop d’immeubles, trop de voitures, trop de puanteurs, trop de tout qui n’avait rien à voir avec mon terrain de jeu à moi où il était question que de grands espaces où on pouvait faire des galipettes et des cabrioles sans avoir l’air de sortir d’un cirque où de se faire mal sur le béton en tombant, parce que ça arrachait les genoux au lieu d’amortir comme la terre le faisait. Comme j’aimais pas je venais de dire, et bien j’avais fait en sorte de trouver assez de choses qui me plaisaient dans Londres pour ne plus retourner là bas à reculons pendant les vacances, parce que notre appartement, il n’avait pas la même classe que les dortoirs de Poudlard, et c’était pour ça que de plus en plus, à chaque fois qu’on y allait, de moins en moins, je restais très longtemps enfermée à l’intérieur. J’avais réussi à trouver ce petit espace confortable dans lequel j’évoluais et qui était composé de gens pour qui c’était à peu près le même combat, puisqu’on habitait pas dans le quartier le plus sympa de Londres. Mais quand c’était comme ça, je m’en foutais, il y avait bien quelques filles aussi, mais c’était moi qui brillais le plus à chaque fois. Au début, même si j’avais faire genre que non, ça m’avait un peu inquiété, parce que je m’étais dit qu’on avait le temps de m’oublier pendant que j’étais à l’école, mais lorsque j’étais revenue, au contraire, ça avait été un nouveau moyen de faire la fête, et je me mêlais aux autres avec du maquillage pour avoir l’air plus grande et plus vieille, mais en même temps, c’était à moi qu’on posait les questions sur ce que j’avais fait pendant des mois et de répondre des mensonges puisqu’on ne pouvait pas parler de Poudlard. A côté de moi aussi on voulait se mettre quand on marchait dans la rue où qu’on s’installait dans un petit coin à l’abri des regards indiscrets. Ceux que je connaissais pas, parce qu’il y en avait tous les jours, je mentais sur mon âge. Je suivais tous ceux qui faisaient des trucs de grands, et dès que j’en avais l’occasion, je reprenais les initiatives. C’était facile en fait de se faire des amis à l’aide de ces savants dosages, se mettre un peu en recul, mais pas trop, pour mieux se mettre en avant aussi, et plusieurs fois on m’avait fait remarqué que j’étais jolie, que mes cheveux brillaient et que mes yeux étaient mis en valeur quand je mettais du noir dessous et que ça agrandissait également mon sourire. On ne me disait pas tout ça avant. Je voulais qu’on continue à me le dire.

La journée s’était vite passée, parce que le matin, je m’étais pas levée trop tôt, et puis ça avait tout de suite été l’après midi, et là que j’étais allée rejoindre le reste de la bande, et on était allé se poser quelque part tranquille pendant qu’il y en avait une partie qui était allé chercher à boire pour la soirée qu’il y avait eu en prévision. Au début, c’est vrai que j’avais un peu hésité à inviter Sebastian ; on avait dit qu’on se verrait pendant les vacances et tout ça, et puis il m’avait envoyé un hibou et c’était là, en lui envoyant une lettre de retour que je m’étais dit pourquoi pas et que je lui avais proposé dedans. En fait, plus la fin de journée approchait, plus j’avais cette sorte d’impatience qui montait crescendo et je m’imaginais déjà lorsqu’il allait arriver, non pas parce que j’avais très envie de le voir mais pour montrer la petite sphère que j’avais dessiné d’un cercle parfait et que j’en étais le point central, que ça me gonflait d’orgueil, aussi. Je voulais lui montrer tout ça, parce que j’en étais fière, et je voulais lire l’admiration qui transformerait ses traits à ce moment là et qui me rendrait encore plus heureuse, parce que c’était son environnement et pas le sien, c’était moi qui serait toute à l’aise et qui prendrait les décisions et pas lui il allait me suivre et tout et tout et enfin il allait me voir autrement que quand je lui avais crié dessus à l’infirmerie, la première fois que je l’avais vu et je m’en souvenais encore, et que cette personne là il pouvait plus avoir le dessus sur elle parce qu’ils parlaient pas la même langue et qu’il pouvait en profiter.

Je l’aperçus au loin parce que c’était bientôt l’air et au début, je fis exprès de faire croire que je l’avais pas vu en continuant de rigoler avec le groupe et en tournant délibérément la tête vers l’un d’entre eux. Il faisait partie des plus grands et c’était souvent avec lui que je restais le plus, parce qu’il savait que j’étais plus jeune que lui, mais au lieu d’en profiter, c’était comme si j’étais plus précieuse encore, il me protégeait et c’était lui qui venait vers moi le premier et j’avais remarqué plusieurs fois qu’il avait le regard sur moi, quand j’étais censée avoir les yeux ailleurs. Et là aussi, je faisais comme si je voyais rien, mais en fait, j’avais envie qu’il continue. Parfois je pensais qu’Alistair était là aussi, et c’était encore mieux parce que dans ces cas là tout le monde nous observait et il y avait des garçons qui essayaient de l’évincer et des filles qui essayaient de l’attirer vers elle, mais finalement, c’était nous le centre de l’attention, et c’était tout ceux qui gravitaient autour qui subissaient ce que nous décidions… Ou ce que nous ne décidions pas. J’eus un petit geste du menton pour montrer que j’avais repéré Sebastian seulement à l’instant et après avoir rapidement donné le nom de chacun, je le laissais se fondre dans la masse, en faisant un peu exprès de le laisser avec les autres et de reprendre ma conversation là où je l’avais laissé, jusqu’à ce que de lui-même, il s’approche de moi.

Je redressai les épaules, tout en ayant l’air un peu nonchalante et j’eus un mouvement de tête pour chasser une des mèches bouclées qui venait souvent sur coller sur ma joue.
- Alors, c’est toute ta cours, et tu es leur princesse ?
Je nous laissais un petit un petit temps de silence, avant de réponde à mon tour. Les princesses, elles avaient souvent l’air connes et niaises avec leur robe qu’elles se prenaient les pieds dedans, mais on s’en tapait, les princesses, tout le monde les aimais et on prenait soin d’elle. J’avais pas les mêmes robes mais au moins j’arrachais pas le tissu en marchant dessus avec le talon de ma chaussure. Après, ça voulait pas dire que j’aimais pas ces robes là, comme celles du genre du bal de Noël qui brillait et qui me faisait briller toute entière.

- Puisqu’il en faut une, rétorquai-je négligemment, en  peignant un sourire qui se fit en coin. Ils m’avaient voulu avec ce titre là, je n’allais pas le refuser. Si tu les rejoins, tu devras obéir aux ordres, comme eux, l’informai-je comme si c’était une formalité, sauf que j’en étais tout aussi bien capable, et surtout que j’allais pas me gêner.

On très vite coupé parce qu’il était temps de décider où est-ce qu’on allait s’installer pour la soirée, et même si tout le monde était à peu près d’accord pour aller au parc, il fallait pas non plus que ça en soit un trop fréquenté, même si ça restait la nuit, pour pas se faire emmerder, parce qu’il y avait de l’alcool et toutes ces choses là. Heureusement, il y en avait un bien sympa, pas trop loin de là où on se trouvait, les bouteilles étaient cachées dans des sacs à dos, tout ce qu’il y avait de plus banal, c’était parfait. Sans laisser le choix ou donner le temps à qui que ce soit, je pris la première l’assaut du banc qui était tout au fond du parc, un peu à l’écart et comme les feuilles des arbres avaient commencé à repousser avec le printemps, on ne voyait pas vraiment ce qui se passait. Je m’assis sur le dossier du banc, appuyant les pieds sur le siège, curieuse de voir qui allait s’installer à côté de moi… et à mes pieds, et tiens donc Sebastian lui-même choisit cette place, et déjà je m’amusais à lui donner des petits coups dans le dos de ma pointe de ma chaussure et en faisant comme si c’était pas moi lorsqu’il relevait parfois la tête vers moi. Ce fut facile de faire diversion en plus parce qu’on faisait déjà passer les bouteilles à tour de rôle et j’avais même allumé une cigarette que j’avais taxé à quelqu’un, bien trop contente de montrer encore une fois à Sebastian qu’à  Poudlard, comme ailleurs, je faisais ce que je voulais.

Je tapai son épaule du goulot en me penchant à peine pour lui refiler la boisson et tirai une fois sur ma clope avant de recracher la fumée.

- C’est pas ta bièreaubeurre de bébé cette fois
, chuchotai-je dans son oreille, avant de me remettre bien.

Il y avait une fille en début de vacances qui avait dit de toute façon que c’était pas pour les gosses comme nous l’alcool car elle faisait partie de ceux que je connaissais depuis le début, donc elle savait qu’on avait plusieurs années de différences et j’avais pas trop compris, parce que qu’est-ce que je m’en fichais, il n’y avait écrit nulle part l’âge qu’il fallait avoir et puis papa ne m’en avait jamais parlé et ne m’avait jamais donné d’interdiction de quoi que ce soit, ni même des recommandations. Comme je m’occupais de la maison quand il était pas là et que ça arrivait tout le temps il devait penser que je me débrouillais pour tout le reste sans doute.

- Après cette soirée, tu vas voir comme tous tes copains de l’école sont pas intéressants à côté de ça
. Au moins ici on faisait ce qu’on voulait, il y avait personne pour nous interdire le contraire. Essaye de montrer que t’es aussi cool que nous !

Quelque part en moi, j’avais ce désir d’entraîner Sebastian là où ses amis de Gryffondor ne l’avait sans doute jamais emmené. Et qu’après cette nuit, lui-même devrait admettre qu’il ne pouvait plus s’en passer.

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I READ SOMEWHERE HOW IMPORTANT IT IS IN
LIFE NOT NECESSARILY TO BE STRONG BUT TO FEEL STRONG.



"I wanna break the spell"



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Sebastian Hansen
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MessageSujet: Re: "Strangeness and Charm." |PV|   Ven 27 Sep - 9:26

Ce n’était pas la première fois que j’étais dans une soirée un peu plus… Poussée. Pourtant, moi, j’étais encore habitué à me nicher sous la tente avec Casey, ou à jouer à la playstation avec Etienne, et j’étais conscient que les amis de Daphne étaient un niveau au-dessus. Ils étaient plus âgés, n’avaient pas les mêmes préoccupations, et à vrai dire, je me demandais un peu ce que faisait la Serpentarde avec eux. Non pas qu’ils n’avaient pas l’air sympathique, ils avaient juste l’air très… Détendus, trop, et je ne savais pas s’ils réalisaient que Daphne n’avait pas forcément le même âge et les mêmes limites qu’eux – si limites elle avait. Mais je n’avais pas mon mot à dire, disons que j’étais simplement inquiet, un peu naïvement, parce que je ne voulais pas qu’il lui arrive quelque chose. J’étais comme ça, je ne pouvais pas m’en empêcher. Je voulais protéger les gens que j’aimais. Mais Daphne faisait partie de ce genre de personnes qui ne voulaient pas que l’on s’occupe d’eux, qui mettaient des barrières pour prétendre être fort. Moi, je savais qu’il y avait quelque chose dessus, mais les amis de Daphne le savaient-ils, le devinaient-ils ? Faisaient-ils attention à elle ?

J’allais pouvoir l’observer, de toute façon. Je me rappelais des quelques soirées qu’Elisa avait fait à la maison. Sauf que là, c’était un peu différent. Je devais faire bonne impression, or, dans les soirées de ma grande sœur, je n’étais pas… Vraiment là. J’étais dans ma chambre jusqu’à que j’entende des bruits suspects, et que je descende pour aider ma sœur, parce que ses amis étaient trop ivres, ou qu’elle l’était, et qu’elle avait cassé le vase favori de Maman, ou qu’elle faisait bruler les œufs qu’elle avait décidé de faire cuire à minuit. Ce n’était pas forcément amusant, mais je préférais gérer les dégâts plutôt que d’avoir mes parents complétement fous lorsqu’ils rentraient le lendemain matin. Il y avait des soirs où je m’étais occupée de ma grande sœur, elle qui était si grande, et moi si petit, mais au final, l’âge ne voulait rien dire, j’en étais conscient maintenant. J’avais ce rôle, je le savais, de faire tout tenir, et je m’en étais accommodé. D’une certaine manière, j’étais soulagé d’être là ce soir, parce que j’allais voir comment ça se passait, comment Daphne se comportait et comment les autres la considéraient. Pour le moment, elle agissait comme une petite princesse, mais ça, c’était ce que je voulais voir. Qu’en était-il en réalité ?


- Puisqu’il en faut une. Si tu les rejoins, tu devras obéir aux ordres, comme eux, dit-elle avec fierté.

J’eus un petit rire. Après tout, n’était-ce pas déjà le cas ? Parce qu’elle était ce genre de filles à laquelle on n’avait pas trop le droit de s’opposer. Et à la fois, c’était de notre constante opposition qui avait formé notre relation, et je croyais sincèrement que Daphne n’aimait pas les gens qui étaient à ses pieds. Je veux dire… Tout le monde aimait le succès, être apprécié, mais c’était facile. Or, elle aimait les défis, tout comme malgré moi, je crois que je les aimais aussi. A la fois, je me demandais ce qu’elle cherchait au fond, parce qu’ici comme à Poudlard, elle en imposait à sa manière. Elle avait toujours le dessus, même sur moi d’ailleurs, et je me demandais pourquoi elle faisait ça. Est-ce que c’était parce qu’avant… Elle était la victime ? Les cicatrices de son dos jaillirent dans mon cerveau, et je pinçai les lèvres, comme à chaque fois que j’y pensais. Mais ce n’était pas le moment de penser à ça…


- On ne vient pas du même royaume, je te rappelle, relevai-je d’un ton amusé.

Son royaume était vert et argent, le mien rouge et or, et à Londres, le sien était en bêton gris tandis que le mien était de briques rouges. Je m’étais toujours senti différent et éloigné de Daphne, et à la fois, c’était ce qui faisait le moteur de nos échanges. Etienne la disait méchante quand j’étais gentil, par exemple. C’est pourquoi mon meilleur ami voyait Casey d’un si bon œil d’ailleurs. Je me rappelais ce que m’avait dit ma sœur après les vacances chez Jane, où Casey était là. « Elle est gentille Casey… Trop gentille, mais bon. » Depuis ce moment-là, je repensais à cette conversation, à ce « trop » qui voulait en dire long. Je ne savais pas trop comment le prendre, parce qu’Elisa avait souvent dit ça de moi aussi, mais ce n’était pas un compliment de sa part en tout cas.

Nous arrivâmes dans le parc, et à ce que je comprenais, les sacs à dos contenaient des petites surprises pour la suite de la soirée. Je m’en étais douté de toute manière. Je me demandais bien comment la suite allait se dérouler, et j’étais curieux de voir comment j’allais m’en sortir au milieu des amis de Daphne. Cette dernière s’assit sur le dos du banc, et je m’assis en bas d’elle, tandis qu’elle me poussait un peu en riant, très fière de son petit jeu. Elle alluma une cigarette, comme une provocation de plus, et j’eus un sourire en levant un peu les yeux aux ciels. Tout le monde commençait à s’installer, à s’asseoir, à faire ouvrir les bouteilles en riant, des éclats dans les yeux – c’était ça que c’était censé faire, sortir le soir, s’amuser, sachant qu’on faisait plus ou moins une bêtise ?


- C’est pas ta bièreaubeurre de bébé cette fois, murmura Daphne à mon oreille en me passant une bouteille.

J’haussai les épaules et pris la bouteille en respirant un coup. Bon, voyons voir ça… Je bus une gorgée, et sentis ma poitrine me bruler désagréablement. Je grimaçai, essayant de ne pas tousser, parce que je ne voulais pas avoir l’air bête, mais franchement, j’avais bu mieux quand même. Je sentais cependant les regards un peu tournés vers moi, et je pris deux autres gorgées, m’habituant un peu plus à la sensation amère dans ma gorge. Derrière moi, je sentis Daphne ricaner.


- Après cette soirée, tu vas voir comme tous tes copains de l’école sont pas intéressants à côté de ça. Essaye de montrer que t’es aussi cool que nous !
- Pfff, pas trop la grosse tête, ça va ?
Me moquais-je d’elle tandis qu’elle me soufflait la fumée de sa cigarette un peu dans la figure, s’amusant beaucoup à m’embêter. Si être cool c’est boire ce truc dégueu, je préfère être un plouc, ajoutai-je.

Mais malgré tout, je repris une dernière gorgée, parce qu’au fond de moi, je ne voulais pas être un plouc justement… Pas ce soir. Je repassai la bouteille à Daphne, refusai poliment une cigarette qu’on me proposait, et me laissai entraîner dans la discussion. On nous demanda rapidement, à Daphne et moi, d’où nous nous connaissions, et je la laissais inventer de jolis mensonges qui sonnaient parfaitement vrais. Une nouvelle fois, elle me prouvait qu’elle savait manier l’art de s’échapper de la vérité, et à mes yeux, ce n’était pas forcément une qualité. Un garçon à côté de moi se mit à parler d’un parc cool qu’il avait déniché, et quand je compris qu’il parlait de Green Which, j’eus un sourire triomphant et je me mis à lui parler, me laissant tout à coup porter par la discussion. On me mit une bière dans les mains, et ça avait un goût moins désagréable que l’autre bouteille, ça réchauffait un peu de l’intérieur. La nuit commençait d’ailleurs à tomber petit à petit dans le parc, il faisait de plus en plus sombre et nous n’étions éclairés que par un vieux lampadaire. A plusieurs reprises, je glissais deux mots à Daphne, mais bientôt, je crois que nous fûmes tous les deux plutôt occupés et je dois avouer que je ne fis pas trop attention à elle – ce n’était pas méchant, hein, mais disons que je devais bien avouer que je m’entendais pas trop mal avec quelques personnes de son groupe, et je crois que c’était réciproque.

A un moment tout de même, Daphne était plus loin, et visiblement d’autres amis étaient arrivés, et plusieurs petits groupes se formaient. La Serpentarde s’était assise dans l’herbe et je finis par me lever du banc pour m’approcher d’elle par derrière – je sentis une douce chaleur en moi, comme si mon cerveau était un peu plus relâché.


- Bouh ! Dis-je à son oreille en riant, la surprenant par derrière. Elle eut un mouvement et me fusilla du regard, puis se tourna, l’air blasé. Roh, ça va, me dis pas que la grande méchante Daphne a eu peur ! Ajoutai-je d’un ton amusé. Je m’assis à côté d’elle, disant bonjour aux autres. Après une bataille silencieuse, je volai sa cigarette à Daphne et tirai un peu dessus avant de lui rentre en lui tirant la langue. Au loin, une bande de trois garçons arrivaient, dont l’un fixait avec insistance Daphne. Tu le connais ? Murmurai-je à son oreille, en faisant un signe de tête. Parce que lui, il a l’air de vouloir te connaître en tout cas.

J’eus un sourire amusé et acceptai la cigarette qu’on me tendait, lançant un petit regard de défi. Maintenant, la deuxième partie de la soirée commençait, et j’avais décidé de passer un peu plus de temps avec la Serpentarde, pour voir un peu… Ce que ça donnait, quand nous étions ensemble hors de l’école.


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Daphne Kasperek
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MessageSujet: Re: "Strangeness and Charm." |PV|   Jeu 10 Oct - 12:16

Maintenant qu'on était tous bien installés, je jaugeais un peu les autres du regard, pour essayer de capter si oui ou non ils avaient des réactions vis à vis de Sebastian. C'était bizarre, parce que je savais pas si j'avais envie que mes amis l'aiment, ou bien ne l'aiment pas. Parce que s'ils l'aimaient (trop) j'allais passer au second plan, et comme enfin j'avais un truc qui n'appartenait qu'à moi, j'avais pas envie que ça se retourne contre moi et de le regretter ensuite. Mais en même temps, je me faisais pas trop de souci, parce que c'était la trop bonne conscience de Sebastian lui-même qui allait lui jouer des tours, j'en étais sûre. Mais d'un autre côté s'ils l'aimaient pas... Ben je savais même pas trop comment ça allait me faire réagir, peut être que j'avais... peur que ça se passe mal, parce que au fond, à présent que je m'entendais bien avec Seb, j'avais pas envie que ça change ?

Le mieux, c'était de le tester. Est-ce qu'il allait réussir mes défis, ou alors est-ce qu'il allait se défiler comme il savait si bien le faire ? Est-ce qu'il allait faire honneur à son titre de Gryffondor en mousse ou pas ?
- Pfff, pas trop la grosse tête, ça va ? Si être cool c’est boire ce truc dégueu, je préfère être un plouc.
Je relevais pas la première pique, parce que je commençais quand même à comprendre un peu comment il marchait sous certains aspects et du coup que c'était un peu un système de défense. Et puis non d'abord, ma tête, elle allait très bien !

- Je vais pas la dégonfler juste pour te faire plaisir, lui dis-je quand même, avant de poursuivre, je savais pas qu'en fait tu cachais en toi un papy de quatre vingt ans !

Et voilà, ça c'était du bien envoyé ! D'ailleurs Sebastian du se rendre compte lui aussi que c'était pas trop le moment de faire le marginal et de jouer le jeu comme tout le monde pour ne pas avoir l'air d'un gros pecno comme il disait et j'attrapai prestement la bouteille lorsqu'il me la donna, et je fis bien exprès de boire des gorgées de plus que lui, pour bien lui montrer que ben ici, c'était moi la chef comme je l'avais dit, et que même si je l'autorisais à être avec nous, il ne fallait quand même pas qu'il marche sur mes plates bandes !

J'arrêtais de le surveiller, parce que de toute façon, une fois que la soirée débutait vraiment et qu'on se retrouvait pris dedans, c'était difficile d'avoir les yeux partout. C'était plutôt tranquille ce soir, comme ça arrivait de temps en temps, parce que parfois, on essayait de s'incruster dans des soirées auxquelles on avait pas accès au départ, mais quand on avait l'avantage d'être une fille, ça donnait la possibilité de pleins de portes qui s'ouvraient, et ça, c'était à ne pas négliger. Dans ce milieu là, le Londres de l'ombre comme je disais, c'était que les gens ne posaient pas trop de questions en ce qui concernait l'âge et tout ça, parce que je faisais plus vieille, mais ça ne trompait pas tout le monde. Parfois, il y en avait qui étaient plus réticents, mais il fallait insister un peu plus pour que ça passe. En tout cas, avec moi, c'est vrai que ça passait toujours, donc je me posais pas trop de questions, et puis je savais qu'il y avait toujours les autres pour me protéger, alors je ne m'inquiétais pas trop des risques et de ce qui pourrait se passer. Ca avait toujours bien été, et on savait ce qu'on faisait, alors, ça servait à rien de se morfondre sur les soucis à venir quand ils étaient même pas encore là !

… Putain ! J'eus un léger sursaut, sans savoir si c'était destiné à faire vraiment peur ou pas, à cause de l'exclamation de Seb, qui nous avait rejoint, venait de pousser. En même temps, on était tous tranquilles et on discutait, c'était pas le genre de choses qu'on voit arriver comme un cheveux sur la soupe ! Je le suivis du regard pendant qu'il se posait à son tour pour bien lui montrer que ces machins que font les enfants quand ils sont petits, ça ne marchait pas sur moi, et en plus, je sentais tous les regards sur nous, et c'était là que vraiment, il fallait que je commence à faire la grande, et faire la grande, ça ne voulait pas dire pousser des grands cris de pimbêche pour se faire remarquer parce qu'il y avait d'autres moyens, mais être sérieuse et montrer que ce genre de débilité, et ben, ça ne m'atteignait pas. Non mais sans déconner... Je plissai un peu les yeux avant de les lever au ciel.
- Roh, ça va, me dis pas que la grande méchante Daphne a eu peur !
Mais bon, quand même, ça m'avait un peu agacé, et sa remarque fit un peu plus montrer cette sensation d'oppression en moi, et tout à coup, je ne voulais pas rire, et ça aurait été lui donner raison, et je n'avais pas envie d'être ridicule et de lui donner raison devant la reste de la bande, c'était aussi simple que ça, alors je préférais avoir le dernier mot. Je me tournais vers lui afin de lui faire un grand sourire forcé, et de répondre avec ironie :

- Moi non, mais tu te rappelles pas ? Toi, tu devrais... mais je finis malgré tout par lui céder la cigarette parce qu'il me soulait trop et qu'il avait l'air trop bête à vouloir essayer de me la prendre alors qu'il arrivait pas à me la chiper. Oui, parfaitement, c'était comme ça que ça s'était passé !

L'énervement qui avait pris possession de mon corps n'était pas prête à s'envoler qui plus est, parce que bien sûr (bien sûr) l'autre neuneu là, était arrivé et que pff, rien que de le voir, ben ça me faisait chier, et je voulais envoyer paître tout le monde tout à coup, parce que je détestais qu'on m'embête gratuitement, mais qu'en plus, j'avais même pas le dessus, et quand la situation m'échappait, je commençais à paniquer et à crier contre chacun pour me faire entendre sauf que là, je voyais bien que je pouvais pas agir comme ça : j'allais passer pour une grosse hystérique, et le coup allait venir qu'on allait se payer ma tête encore plus, et ouais... mais non.
- Tu le connais ? J'avais regardé celui dont parlait Sebastian (parce que ça pouvait être que de lui dont il parlait) seulement une seconde ou deux, avant de porter mes yeux ailleurs pour bien montrer que j'en avais un peu rien à foutre de ce type, mais visiblement, ça ne lui avait pas échappé. Je haussai les épaules, et eus un geste insistant des doigts pour qu'il me rende ma clope. J'avais quand même bien le droit de passer mes nerfs sur quelque chose ! Parce que lui, il a l’air de vouloir te connaître en tout cas.
- Tant pis pour sa gueule, rétorquai-je du tac au tac, mais je n'avais pas parlé si fort que ça et j'étais sûre qu'en fait, seul Sebastian m'avait entendu parce que le bruit des autres conversations, ainsi que les rires couvrait ma voix, il était clair que cette fois, je ne lui cachais pas ma façon de pensée.

Le garçon dont on parlait, c'était le genre collant et qui croyait avoir une chance, sauf que... Sauf qu'il en avait pas, en plus moi j'avais Alistair de mon côté, donc j'en avais un peu rien à faire de lui. C'était pas faute de l'avoir dégagé quelques fois, en plus il avait son frère, plus grand, avec qui je m'entendais mieux, en même temps, c'était pas très compliqué parce que au moins, il avait pas une mentalité de gamin ; lui il avait mon âge, mais c'était pas compliqué de croire qu'il avait deux ou trois ans de moins tellement il était bête. Là par exemple, je savais qu'il m'observait toujours un peu à la dérobée, et que c'était qu'une question de minutes, avant qu'il rapplique vers moi. Il s'était pas encore confessé, parce qu'en fait j'avais toujours fait en sorte de l'éviter, mais je savais que c'était pour bientôt, le moment où il allait me prendre cérémonieusement à l'écart, parce que je l'avais déjà vu faire auparavant avec une autre meuf en plus, pour me faire sa déclaration. Donc non, c'était pas flatteur, quand on avait se genre de gars en face, et j'avais pas envie de lui adresser la parole ni qu'il me fasse perdre mon temps, je continuais de faire bien exprès de pas le voir, parce que ça voulait signifier entre autres « tu m'emmerdes », avant de me dire qu'en fait, vu comme il était futé, il était capable d'interpréter ça plutôt en mode tu me mets mal à l'aise, et il allait vraiment y croire.

Et puis me vint soudainement à l'esprit que j'avais un moyen très simple de mettre vite fait bien fait ses espoirs et toutes les fioritures qui allaient avec à la poubelle. Je l'avais même sous la main.

- Comme je traîne souvent avec son frère, il se tape des délires tout seul, expliquai-je vite fait et d'un peu mauvaise grâce, en écrasant ma clope sur le sol. Moi en attendant il me soule, et il comprend pas que c'est pas la peine et qu'il a plus qu'à aller voir ailleurs. Je sais ce qu'on va faire, dis-je en incluant Seb, et là je vis l'autre se lever, alors, il fallait qu'on fasse vite. Maintenant t'es mon mec. Me laisse pas dans la merde, sifflai-je sans regarder Sebastian.

Sans réfléchir, j'osais le tout pour le tout et j'osais, parce que quand il s'agissait de sauver sa peau en premier, il y avait un peu rien d'autre qui comptait à par ça, et si pour ça il fallait simuler une relation avec Hansen, ok, de toute façon, il m'en devait une. Même plusieurs. Je ne pensais pas un seul instant à Alistair, parce qu'il allait pas m'en vouloir pour ça, ça voulait rien dire, parce que j'avais juste besoin de Sebastian, là maintenant, tout de suite et que c'était lui qui se trouvait là à ce moment là. Et qu'en plus, c'était pour pas me faire draguer minablement par l'autre minable.

Il se planta justement devant moi, et se raidit. Pendant se temps, j'avais posé ma main sur la cuisse de Sebastian pour la faire remonter jusqu'à son genou et pressai mes doigts dessus légèrement pour lui faire comprendre que c'était à lui d'avoir un geste vers moi, s'il voulait pas non plus tout faire planter cet imbécile !

- Daphne, débuta t-il, et je relevai les yeux vers lui en souriant innocemment. Tu viens, on va un peu plus loin.

- Ben j'ai pas trop envie, tu vois... Ce faisant, je pris les devants pour être certaine que tout fonctionne comme prévu, parce que je n'avais qu'une confiance modérée en Hansen et c'était pas le moment de foirer le plan, j'entrelaçai mes doigts dans les siens, comme si c'était tout naturel et posai cette dernière sur ma taille, avant de me caler un peu plus contre son épaule.

Pour que cela ait l'air vraiment réel, il fallait que ce soit réel. J'attendais qu'il se bouge de là et fissa, parce que c'était clair de chez clair, non ?? Il parut déstabilisé quelques secondes, mais reprit rapidement contenance, alors je m'appuyais un peu plus contre le torse de Sebastian, à l'instant où je compris que peut être, ça n'allait pas être joué d'avance, mais que j'étais prête à aller n'importe où pour remporter la victoire.

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Sebastian Hansen
Élève de 4ème année



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Particularités: I'm a dinosaur, Rawwwr. *tente d'avoir l'air effrayant*
Ami(e)s: Plutôt des filles. Bien que je ne sois pas encore sûr que Tess puisse techniquement être considérée comme une, vu qu'elle a probablement plus de co... Enfin, bon.
Âme soeur: Désolé Etienne, les lèvres de Casey sont quand même plus douces.

MessageSujet: Re: "Strangeness and Charm." |PV|   Lun 14 Oct - 17:21

"The static on your arms
It is the catalyst
For the chemical it burns
There is nothing like this
It's the purest element
But its so volatile
An equation heaven sent
A drug for angels

Strangeness and Charm

Feel it on me love."


C’était comme si j’avais laissé tous mes soucis à la maison, et à vrai dire, je n’avais pas trop l’habitude de me sentir aussi détendu. Ici, personne ne me connaissait, sauf Daphne, et je n’avais pas à tout surveiller, à sourire, à m’assurer que tout allait bien. Je n’avais pas besoin de me sacrifier – je n’aimais pas trop ce mot pourtant. Parce que j’étais heureux d’aider les autres… C’était juste, pourquoi n’avais-je jamais rien en retour ? Je ne comprenais pas pourquoi les gens je ne faisais pas des efforts, pourquoi c’était toujours moi qui les faisais au final. Les gens avaient compris que j’étais quelqu’un qui était prêt à s’écraser, alors forcément ils en profitaient, ils ne se disaient pas que s’assurer que tout et tout le monde allaient bien, c’était fatiguant. Mais une fois que je m’étais glissé dans ce rôle, il n’y avait pas de retour possible, je prenais les choses trop à cœur. Alors pour une fois que je pouvais un peu mettre les autres de côté, me sentir serein et simplement profiter… Je ne disais pas non. J’avais envie de remercier Daphne, d’ailleurs, parce que c’était un peu elle qui avait toujours eu ce pouvoir un peu spécial pour moi, qui faisait qu’en sa compagnie, je n’étais ni moi ni quelqu’un d’autre, et c’était différent d’avec toutes les autres personnes que je connaissais. Et ce soir spécialement, parce que nous étions hors de Poudlard, et donc, encore un peu plus hors de mes limites.

- Tant pis pour sa gueule.

J’eus un rire étouffé. Eh bien décidemment, elle ne semblait pas enchanter de le voir, lui ! Je me demandais bien ce qu’il lui voulait, de toute manière. Il faisait nuit, je ne voyais pas trop son visage, mais il avait clairement les yeux braqués sur Daphne, et ça me faisait plutôt rire parce que de mon côté, je voyais aussi qu’il n’avait aucune chance avec la Serpentarde, si c’était ce qu’il cherchait. De toute façon, elle avait Allistair – j’avais d’ailleurs fini par me faire à l’idée, mais si au départ, j’avoue que je ne l’avais pas vu venir. Un beau jour, elle avait débarqué dans la grande salle dans ses bras, et Etienne m’avait tapé l’épaule, d’un air de dire « wow mec retourne toi » et j’avais en effet vu Daphne et le dudit garçon s’embrasser très fièrement, en bon roi et reine qu’ils étaient. Ça ne me dérangeait pas, j’avais Casey, j’espérais juste qu’il prenait soin d’elle… Mais bon, ça ne me regardait pas, n’est-ce pas ?

- Comme je traîne souvent avec son frère, il se tape des délires tout seul. Moi en attendant il me soule, et il comprend pas que c'est pas la peine et qu'il a plus qu'à aller voir ailleurs. Je sais ce qu'on va faire. Maintenant t'es mon mec.
- Hein ?
- Me laisse pas dans la merde.
- Mais de quoi tu…. Wooooow,
laissai-je échapper tandis qu’elle posait sa main sur ma cuisse, puis mon genoux, et que je sentis mon cœur faire un bond dans ma poitrine malgré moi.

Mon cerveau n’avait pas tout à fait prévu ça, et j’avais du mal à faire les liens. Elle voulait qu’on se débarrasse de ce mec en faisant croire que j’étais le petit copain de Daphne ? J’étais un peu estomaqué, et à vrai dire, j’étais figé, immobile, et je sentais que si je n’agissais pas très vite, j’allais me faire dévorer la tête par Daphne parce que nous n’allions pas former une couple crédible. Je restai hébété un peu trop longtemps, et le garçon eut le temps de venir à nous, tandis que je réfléchissais à 100 à l’heure sur comment être crédible en tant que couple avec Daphne – sachant que nous nous étions disputés à peu près plus de fois qu’il n’y a de jours dans une année.


- Daphne. J’eus une reprise de conscience, et mon bras se passa autour de la taille de Daphne – je sentis qu’elle se crispait un peu, mais je n’en menais pas trop large non plus. Et maintenant, on ressemblait à un couple ?[/i] Tu viens, on va un peu plus loin.

Bon visiblement, c’était pas encore assez pour le faire se barrer l’autre. Mais je savais que la Serpentarde avait plus d’un tour dans son sac, et personnellement, je n’avais pas dit mon dernier mot… Même si après tout, c’était étrange. Je me souvenais encore très bien de tous ces moments où j’avais rêvé d’être avec elle, de sentir son corps entre mes doigts et le parfum de ses cheveux tout près… Mais c’était fini, les sentiments allaient et venaient, les miens étaient partis, et je n’avais plus les mêmes envies qu’avant…

- Ben j'ai pas trop envie, tu vois...

… Sauf que Daphne jouait définitivement bien le jeu, et elle avait pris ma main libre, s’était appuyée contre moi, et souriait, très heureuse visiblement de son petit stratagème. Je ne sais pas si elle avait confiance que moi aussi, ça me faisait bizarre, et que je frissonnais un peu, mais si c’était le cas, j’étais sûr que ça l’amuserait. Mais nous ne fonctionnions plus comme ça, je ne me laissais plus faire. Je décidai donc de me redresser un peu, et j’attirai Daphne encore plus contre moi, décidant aussi de rentrer dans le jeu.

- Tu as froid, ma démone ? Demandai-je d’une voix tendre, non sans un sourire, et ma main frotta un peu sa taille et son dos, et je déposai un baiser sur son front. Je relevai le regard vers le garçon qui nous regardait toujours. J’attrapai la bière devant moi, en bus de longue gorgée avant de la donner à Daphne avec un petit sourire, faisant un bisou sur sa joue. A l’intérieur de moi, j’avais envie de rire de cette situation, parce que je voyais que ça se retournait un peu contre la jeune fille, et que moi aussi je reprenais un peu l’avantage. Mais l’autre ne semblait pas près de lâcher l’affaire. Tu veux quelque chose ? Demandai-je à l’intéressé, d’une voix un peu hargneuse, affirmant un peu mon territoire.


- J’voudrais parler à Daphne, dit-il d’une voix un peu hésitante. Je sentais que le message passait un peu mieux, mais visiblement, il manquait quelque chose… Devais-je jouer les copains jaloux ? Je n’étais pas sûre que Daphne apprécie que je prétende avoir de l’autorité sur elle…
- Tu permets ? Demandai-je – mais ce n’était pas une question.

L’idée s’était imposée d’elle-même.

Ma main qui était sur la taille de Daphne eut une petite pression sur sa peau, et je me tournai vers elle, ma main attrapa son visage, et avant qu’elle ne dise quoi que ce soit, je
l’embrassai.

Je ne m’autorisai pas à réfléchir, mais je renforçai simplement un peu ma prise sur elle, mes lèvres cherchant les siennes doucement d’abord, puis avec un peu plus d’ardeur, puisque Daphne rentra dans le jeu. Mes doigts se glissèrent dans sa nuque, dans ses cheveux, et j’avais fermé les yeux, cherchant à ne pas me questionner et à simplement me laisser porter. J’avais un délicieux frisson qui avait parcouru mon dos, et je prolongeai un peu le baiser, malgré moi je ne savais pas, me demandant si l’autre nous regardait toujours. Mon cœur tremblait un peu, s’agitait, parce qu’il était soumis à soudain beaucoup de sensations en trop peu de temps, et je ne m’étais pas attendu à ça, à vrai dire. Puisque je n’étais censé que jouer. Mais pourtant, les frissons n’avaient rien de faux.

Finalement, je m’écartai, le souffle court, détournant instinctivement les yeux. Le garçon était parti rejoindre les autres, visiblement dépité. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine, et j’avais toujours mon bras enroulé autour de la taille de Daphne, et ma main dans sa nuque, qui s’écarta finalement. Mais malgré moi, ou non, je la tenais toujours contre moi. Finalement, j’eus un regard vers elle, et je déglutis, avant d’avoir un petit sourire d’excuse.


- Je crois que j’ai gagné mon pari, murmurai-je – parce que tout à coup, il me revenait en tête, et finalement, il justifiait un peu ce que je venais de faire.. N’est-ce pas ?

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Daphne Kasperek
Assistante à l'infirmerie
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MessageSujet: Re: "Strangeness and Charm." |PV|   Mer 16 Oct - 16:25

Si Hansen voulait montrer ses talents de comédien à tous, c'était maintenant ou jamais, et de toute façon, je lui laissais pas le choix, c'était maintenant... Ou maintenant, la question ne se posait pas, même si l'espace d'un instant, je vis la scène se dérouler devant mes yeux, lui me disant qu'il ne voulait pas, parce qu'il aurait l'impression de tromper sa copine (oui il lui en fallait peu à Sebastian Hansen, depuis le temps, on commençait à savoir) et qu'en plus moi aussi j'avais un copain et que je ferais mieux de faire de même et que j'étais assez grande maintenant pour me sortir de là toute seule au lieu de me servir des autres. Pourtant, Alistair ne me posait aucun problème, je ne faisais rien de grave si ce n'est fuir une mauvaise herbe repoussante, et il n'était pas là pour tenir le rôle à la place de Sebastian, donc je prenais au plus offrant.

Mais non non, je sentis Sebastian à la fois se crisper dans mon dos comme je le faisais, avant de se détendre à son tour, m'indiquant par cette réaction qu'il était de la partie lui aussi, et que je pouvais m'appuyer sur lui pour jouer le jeu jusqu'au bout.
- Tu as froid, ma démone ?
Bon de sa bouche, c'était tout ce qu'il y avait de pour le moins étrange, et je dus me retenir de faire la grimace et de lui conseiller de ravaler ce genre de mots tendres, parce que si on allait par là, les douceurs des démons, elles avaient un peu rien à voir avec celle des anges qui lui servait de Casey je sais plus trop quoi, il pouvait me faire confiance là dessus. Mais je ravalai tout ça, parce que tout ceci n'était pas pour de vrai et je fis mine de me recroqueviller un peu au niveau des épaules, pour montrer que oui, je n'étais pas très réchauffée, et je blottis un peu plus en minaudant un peu. Je sentais qu'il y avait quelques regards qui s'étaient tournés vers nous lorsque Sebastian s'était mis à son tour à interpeller le garçon, et je clignais des paupières en direction du type, dans le rôle parfait de l'innocente qui est en train de roucouler avec son amoureux, et que pour rien au monde, elle n'aurait quitté ses bras chauds et confortables pour ceux de quelqu'un d'autre, surtout pas pour ceux décharnés de ce mec !
- Tu permets ?
Comme la main de Sebastian insista un peu, je tournai légèrement la tête vers lui, en quête de l'idée que je m'attendais à ce qu'il me transmette par le visage... Mais pas par la bouche... ! Je résistai les deux premières secondes, parce que c'était un baiser non voulu et de force, et je n'appréciais pas vraiment l'initiative, surtout qu'à présent, je me retrouvais emprisonnée par son autre main qui était allée se positionner contre mon visage, mais comme depuis tout à l'heure, mon cerveau réfléchissait à toute allure, je compris l'enjeu, et surtout, il devint bien plus important que le reste ; je n'eus pas vraiment le temps de m'étonner que Sebastian ait pu avoir ce genre de geste le premier, mais j'acquiesçai en me cambrant un peu plus pour épouser son torse en pressant ses lèvres de nouveau, surtout pour bien lui dire de continuer et de ne pas s'arrêter, tant que je sentais toujours l'autre imbécile dans mon dos. Je mis mes doigts derrière sa nuque pour lui ôter toute envie de s'écarter maintenant, parce qu'il fallait que cela ait l'air réel et désiré si bien que d'un commun accord silencieux, l'étreinte se prolongea d'elle même. Derrière moi, l'air était de nouveau respirable, je ne l'avais pas vu, mais je l'avais senti ; il avait lâché l'affaire, prouvant bel et bien qu'il avait quelque chose dans la tête depuis le début, mais qu'il était trop tard et compromis à présent de la mettre à exécution et je choisi ce moment pour m'écarter de Sebastian.

Nos visages s'éloignèrent, juste ce qu'il fallait d'assez pour qu'on puisse s'observer les yeux dans les yeux, et je le dévisageai plusieurs instants, pas encore tout à fait sûre de ce qui venait de se produire, et que malgré tout, ça m'avait un peu déstabiliser, si bien que j'essayais de voir quoi que ce soit dans son regard n'importe quoi qui aurait pu m'apporter un semblant de réponse. J'avais toujours ma main dans son cou, que j'enlevai, pour lui indiquer d'en faire de même avec la sienne, parce que si c'était normal pour les autres, pour moi, ça devenait un peu louche.
- Je crois que j’ai gagné mon pari.
Mes lèvres encore un peu entrouvertes augmentèrent la distance et je haussai les sourcils avant de les froncer, parce que tout venait de se mettre en place lorsque je compris que Sebastian avait fait d'une pierre deux coups, et qu'en réalité, il avait plutôt fait ça pour sa propre pomme au lieu de la mienne !

- Tu l'as fait exprès ! Sifflai-je avec mécontentement parce que je n'aimais pas que ça me retombe dessus de cette façon.

Cette fois je m'écartais définitivement, sans me mettre trop loin non plus, sinon on allait griller notre couverture, sans savoir si j'étais un peu agacée ou non de m'être faite prendre au piège que je lui avais tendu, mais j'allais quand même pas le laisser profiter aussi simplement de ce retournement comme il semblait l'espérer ! Je braquais mon mes pupilles droit devant moi, comme je l'avais fait un peu avant en signe de protestation, mais en vrai, j'étais déjà en train de sonder à ma contre attaque en douce et pas des moindre ; il commençait de plus en plus à être le loin, le temps où je lui en aurait sans doute collé une pour avoir essayé de m'embrasser sans ma permission... Lorsque je me retournais de nouveau vers Hansen, j'étais tout à coup de nouveau toute douce et passai mes doigts le long de son bras, comme pour réveiller le malaise qui venait tout juste de se dissiper, sauf que ça ne me dérangeait pas le moins du monde, en ce qui me concernait.

- Mais ouais, on dirait bien que tu as gagné... repris-je mielleusement, puis je fis genre que j'étais en train de cogiter à ce que j'allais dire, mais je cogitais pas du tout, parce que j'avais déjà mes armes. Je me demande ce que va en dire ta copine Casey. On pourra lui remontrer pour voir si tu veux, lui susurrai-je dans l'oreille, puis je passai mes lèvres tout près des siennes avant de me remettre à ma place avec un grand sourire qui lui était destiné et que je ne cachais pas, très contente de mon intervention. Ou alors, ça peut encore être un de nos secrets...

Je songeais à Alistair, parce que je me retrouvais dans la même position que Sebastian, parce que j'étais allée un peu plus loin que ce qui était initialement prévu, mais je n'étais pas tellement dérangée que ça, parce que ça ne voulait rien dire, j'avais juste fait ça pour faire fonctionner mon intérêt et non pas parce qu'en cachette, j'avais des vues sur Sebastian Hansen, non mais ça va pas ou quoi ?!

- Tu vas vouloir faire quoi, lui dire la vérité ou bien tu vas continuer et faire comme si c'était jamais arrivé
, fis-je mine de vouloir avoir l'air intéressée parce qu'il allait répondre, et en même temps, le mettre au pied du mur. Elle est du genre à le prendre comment, comme de la haute trahison, je suis sûre. C'est bête, constatai-je platement, mais je m'amusais beaucoup de me dire que Casey n'avait aucune idée de ce qui venait de se passer et qu'elle pensait bien gentiment à son prince charmant de Gryffondor, tandis qu'elle se préparait à aller au lit.

En plus, je n'étais pas prête non plus à laisser Sebastian tranquille avec ça et comme jusqu'à preuve du contraire on était encore un couple, je plaçais autoritairement sa main sur mon épaule, avec un air de provocation clairement affiché et j'attrapais la nouvelle bouteille qu'on faisait tourner, avant de la lever vers lui.

- On trinque ? Proposai-je tout sourire, comme si je venais de lui dire, « tu es fait comme un rat » en montrant celle qui était toujours posée à ses pieds par terre. Si t'as de la chance, je te montrerai quelles sont mes façons ensuite de te remercier, soufflai-je pour que lui seul entende et ça me fit rire intérieurement parce que c'était un phrase pleines de sous entendus... qui pouvait tout dire pour lui, mais qui ne signifiait absolument rien pour moi.

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MessageSujet: Re: "Strangeness and Charm." |PV|   Mar 29 Oct - 22:31

Je crois que le problème, c'est qu'il y avait une douce chaleur en moi qui m'inondait au fur et à mesure que notre baiser se prolongeait. J'avais déjà embrassé des filles, plusieurs mêmes, sans d'ailleurs souvent réfléchir, mais je n'avais jamais ressenti ça. Et ça, qu'est-ce que c'était, au final ? Ce n'était pas vraiment définissable, comme si le mystère dont s'entourait Daphne finissait même par la posséder tout entière jusqu'au bout de ses lèvres qui attrapaient les miennes avec une hargne pareille aux mots que nous nous lancions parfois et qui brûlaient autant qu'ils faisaient naître une sensation d'adrénaline à la fois malsaine et incomparable. Aimais-je me faire du mal ? Ce n'était pas possible, ce baiser n'avait rien de douloureux, bien au contraire, il me prenait tout entier, plongeait à l'intérieur et remuait mes entrailles pour me faire frisonner. Je n'osai encore l'admettre qu'à moitié, mais jamais je n'avais ressenti ce genre de choses, d'une manière si surprenante et brusque. Et je n'avais pas le droit d'apprécier ce baiser, et c'était peut-être l'interdit qui rendait la chose encore plus étrange, et qui peut-être contractait mon cœur. Je voulais me souvenir que je faisais ça pour éloigner l'autre qui tournait autour de Daphne, qu'elle me l'avait demandé, et que je gagnais ainsi mon pari, mais lorsque nous nous écartâmes, je sus, je sus tout simplement que j'avais ressenti trop de choses.

- Tu l'as fait exprès !

Oui, voulus-je répondre, mais j'aurais menti. Pourtant, cela m'aurait sauvé. Cela aurait expliqué mon geste, m'aurait presque excusé. Mais il n'y avait pas d'excuses. J'avais agis sous le coup de l'impulsion, émotion qui n'était pas habituellement mon moteur... Qui ne l'avait presque jamais été. Non, je ne l'avais pas fait exprès. Qu'est-ce qui m'avait poussé ? L'envie soudaine, ou enfouie depuis longtemps, la curiosité, la peur, la sensation de soudain avoir le dessus sur Daphne ? Il y aurait pu y avoir milles explications, mais pour l'instant, aucune ne me paraissait crédible ou fondée. Je ne savais pas pourquoi... Et déjà, je sentais les regrets poindre. La main de Daphne caressa mon bras, et je sus qu'elle avait décidé de reprendre le dessus, de se venger à sa manière. Une nouvelle fois, j'allais être pris au piège, comme je l'étais inlassablement lorsqu'il s'agissait d'elle. Je sentis des frissons se déclencher là où elle passait ses doigts, et je pinçai les lèvres. Je ne pouvais pas m'avouer vaincu, mais la tornade de sensations contradictoires qui m'avaient pris et me laissait hagard ne me donnait pas beaucoup d'armes pour répliquer.

- Mais ouais, on dirait bien que tu as gagné... Je me demande ce que va en dire ta copine Casey. Mon estomac se contracta douloureusement. M'étais-je moi-même mis dans la situation la plus compliqué qui soit ? De toute manière... J'eus une absence, réalisant que ce que je venais de sentir en embrassant Daphne m'empêchait d'être sincère avec Casey lorsque j'allais la revoir. Comment pouvais-je prétendre être un bon petit-ami si je ressentais tout ça en embrassant la fille dont j'avais été amoureux ? Pourtant, j'aimais Casey. Je le savais. Elle me rendait heureux. Mais peut-être qu'elle ne me rendait pas vivant. On pourra lui remontrer pour voir si tu veux. Ou alors, ça peut encore être un de nos secrets...

Elle avait effleuré ses lèvres des miennes, et j'avais tressailli. Mes lèvres étaient encore comme aimantées aux siennes. Je lui lançai un regard que je ne savais pas vraiment décrire : perdu, en colère, retourné ? Mais je ne détachais pas mes yeux des siens pendant un moment. Il fallait que je me reprenne, je le savais. Mon silence était sa victoire, pour le moment. Mais je n'avais pas de réponses, pas encore. Qu'étais-je censé faire ? Devais-je renchérir ? Rire ? Être confiant ? En réalité, j'étais incapable de tout ça. Je cherchais encore à comprendre pourquoi mon cœur tambourinait, non pas de la peur que Casey la prenne, ou du moins pas seulement, mais de ce baiser inattendu, des frissons qu'il avait provoqué, et pourquoi je ne pouvais pas cessé d'y penser, de le rejouer dans ma tête... Je voyais ses lèvres, je les sentais contre les miennes encore, et je ne pouvais pas m'empêcher de réaliser qu'elles étaient aussi douces que piquantes, comme un mélange amer-sucré.

- Tu vas vouloir faire quoi, lui dire la vérité ou bien tu vas continuer et faire comme si c'était jamais arrivé. Elle est du genre à le prendre comment, comme de la haute trahison, je suis sûre. C'est bête.

J'eus une vague de colère, et je desserrai mes dents pour laisser échapper un sifflement qui me parut plus froid que je ne l'avais voulu.

- Ne parle pas d'elle, tu ne la connais pas.

Et même si elles se connaissaient, comment Daphne aurait-elle pu un instant comprendre Casey ? Elles étaient opposés en presque tout point. Casey était comme de la barbapapa, sucré, qui fondait sous la langue et laissait un goût acidulé sur les lèvres, une impression de bien-être, de bonheur. Elle était à elle-seule un petit soleil, réparateur, qui chassait mes nuages gris. Bien sûr que j'étais amoureux d'elle, qui ne l'aurait pas été ? Alors pourquoi, songeai-je, en colère contre moi cette fois-ci, avais-je embrassé Daphne ? Et pourquoi avais-je apprécié cet échange?

- On trinque ? Si t'as de la chance, je te montrerai quelles sont mes façons ensuite de te remercier.

Je plissai les yeux. Je n'aimais pas la tournure que prenait la situation, alors que la soirée avait si bien commencé. Je bus plusieurs gorgées, pinçant les lèvres au contact du liquide qui me brûla la gorge, mais il fut comme un électrochoc. J'avais eu le dessus durant ce baiser, je le savais. Nous fonctionnons ainsi, recherchant constamment un équilibre qui nous échappait en permanence. C'était elle, ou c'était moi, aucun de nous deux ne voulait réellement l'admettre à chaque fois, et nous avancions comme sur un fil d'équilibriste que l'autre s'amusait à agiter, au risque de se faire tomber lui aussi.

- Tu as raison pour le secret, repris-je tout à coup d'une voix plus assurée. Je n'allais pas la laisser gagner. Je ne suis pas sûr qu'Alistair apprécie non plus, et puis... Je me demande en fait qui réagirait le plus bizarrement, lui ou tes potes de Serpentard ? Parce qu'embrasser un Gryffondor... Et pour sauver sa peau en plus ! Tu as besoin de moi, ma chérie, n'est-ce pas ? Dis-je en haussant le ton, parce que le garçon de tout à l'heure venait de repasser devant nous, et je lui adressai un regard lourd de sens, avant de faire un large sourire à Daphne. Lorsqu'il s'éloigna, j'eus comme un sourire d'excuse en me tournant vers la Serpentarde. Tu m'offres un nouveau verre? Demandai-je très innocemment, cherchant une bouteille, et chippant au passage une de ses cigarettes en lui faisant un grand sourire. Nous étions en couple, nous partagions tout n'est-ce pas ? Le goût était amer dans ma gorge, mais j'avais besoin de m'occuper, de replonger dans l'ambiance de la soirée pour ne pas entendre mon cerveau bourdonner.

Je me laissai un peu porter, par l’alcool, par les rires autour de nous, par la fumée qui s’échappait de temps à autre de ma gorge. Tout était désagréable et, à la fois, agréable, ça me piquait de tout partout, l’intérieur, à l’extérieur, et la présence de Daphne n’améliorait en rien la chose. Elle continuait de rester à côté de moi, de me provoquer, mais j’avais arrêté de me laisser faire. Parfois, j’osai reprendre le dessus, la taquiner, parfois je laissais aller, occupé à discuter avec les autres. Nous riions beaucoup et étrangement, je me sentais quasiment intégré. J’étais peut-être le moins fêtard de tous, mais ça ne m’empêchait d’avoir assez de discussion pour être visiblement considéré comme « cool ». Et plus je me sentais cool, plus je me lâchais. Je rechignais moins devant les bouteilles qui tournaient, jusqu’à sentir mon cerveau un peu embrumé, mais ça ne me dérangeait pas. Au contraire, je sentais que je souriais plus facilement. Alors qu’à un moment, le groupe s’était un peu dispersé, je revins vers Daphne qui était toujours assise, et me laissai tomber à côté d’elle, tout souriant.


- Bonsoir toi, dis-je, tout content, et je déposai un baiser sur joue avec un sourire moqueur. Eh ben, on était en couple voyons ! Je repris un peu contenance et m’écartai. Merci de m’avoir invité, c’est vraiment cool, ajoutai-je, avant de marquer une pause. D’ailleurs, si tu veux, en échange, ma grande sœur m’a proposé qu’on dorme à son appartement, comme ça, pas de souci pour rentrer, on peut quand on veut, elle habite pas trop loin en plus !

Et, encore une fois, notre relation était donnant-donnant et j'essayais de rétablir l'équilibre qui nous échapperait peut-être sans cesse.


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Daphne Kasperek
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MessageSujet: Re: "Strangeness and Charm." |PV|   Jeu 28 Nov - 16:05

Ce qu'il y avait d'avantageux, c'était que je savais déjà sur quoi je m'engageais en prononçant sans détour le nom de Casey Roberts et d'ailleurs j'en étais pas peu fière, ça gonflait ma poitrine et me faisait me mettre les épaules un peu plus droite que d'habitude, parce que je l'imaginais pleine d'espoirs, sans se douter un seul instant de ce qu'il était en train de se tramer ici, ce qui du coup, renforçait encore plus ma supériorité sur tous les espoirs qu'elle portait en Sebastian, l'innocence et tout le bardas qui allait avec. C'était quelque chose de très con quand même, la confiance et je n'avais pas du tout envie de me fier à ce genre de conneries. Bien sûr il y avait Delilah et mon père mis à part, eux ne comptait jamais, mais les autres... Il y avait toujours cette part de résistance qui ne voulait pas céder et qui de toute façon ne céderait jamais, parce que s'en remettre à quelqu'un ça voulait dire ne pas remettre en cause ses agissements, ne jamais penser une seule seconde à ce qu'il était capable de faire, et qui était tout, sauf pour notre bien. En ce sens là, Roberts était une imbécile heureuse, parce qu'elle ne se doutait de rien et tant que c'était comme ça, c'était tant mieux pour elle finalement.

Que je détestais ces gens imperméables au malheur parce qu'ils ne s'étaient jamais retrouvé dans aucune circonstances tragiques et qu'ils ignoraient tout du monde qui les entourait. Ils pensaient qu'il méritait leur bonheur, mais c'était quoi, ce bonheur là, justement, où tout était factice et que le moindre courant d'air qui n'allait pas dans leur sens et qui allait tôt ou tard les ramener dans la réalité allait les casser ? Roberts, elle, c'était une brindille.
- Ne parle pas d'elle, tu ne la connais pas.
J'avais toujours considéré Hansen comme un Gryffondor en papier mâché, mais plusieurs fois, j'avais eu l'occasion de le remarquer, et il fallait le reconnaître, que par moments, soudainement, comme ça et sans prévenir en plus, il lui venait une forme d'héroïsme que lui même semblait ignorer royalement ; même si c'était pas assez pour être déstabilisant, et même si j'allais jamais lui dre il y avait une fois ou deux, ou quand même, ça avait été bien utile, comme quand on s'était retrouvé devant une araignée géante dans la forêt interdite par exemple.

- C'est pas grave, j'en avais pas la prétention, raillai-je. Elle était pas là pour se défendre, et même si il se pensait en droit de le faire, ça m'était égal, parce qu'en attendant, c'était ici qu'il était, et pas avec elle.

J'eus un regard entendu vers lui comme pour dire, pas la peine d'aller chercher plus loin, tout ce que tu pourras dire ou faire ne changera rien ; peut être que ce fut aussi pour ça qu'ensuite, il changea de stratégie :
- Tu as raison pour le secret. Je ne suis pas sûr qu'Alistair apprécie non plus, et puis... Je me demande en fait qui réagirait le plus bizarrement, lui ou tes potes de Serpentard ? Parce qu'embrasser un Gryffondor... Et pour sauver sa peau en plus ! Tu as besoin de moi, ma chérie, n'est-ce pas ? Tu m'offres un nouveau verre?
C'était quand même bien bas de sa part d'utiliser les mêmes combines que celles que je pratiquais pour arriver à ses fins ! Je haussai un sourcil, mais sans montrer plus que ça de l'inquiétude, parce que je ne voulais pas qu'il pense que d'aucune manière, il pouvait exercer de la pression sur moi par quelques moyens que ce soit. Je fis battre mes cils, avant de parler un peu plus bas, parce que même si chacun était dans ses discussions, ça n'empêchait en rien les oreilles de traîner.

- Moi je sais en tout cas, qui aimerait le moins...
je me rapprochai subitement comme si j'allais d'un instant à l'autre à réitérer l'expérience, même si en rien, cela n'était dans mes projets, mais ça ne coûtait rien de provoquer encore un peu Sebastian.

Mais au lieu de poursuivre comme l'aurait fait deux personnes qui s'apprêtent à s'embrasser je me détournais au dernier moment pour récupérer comme ça avait été demandé par Sebastian quelques instants plus tôt, mettant fin à ces petites provocations.

- Puisque c'est la maison qui offre
, c'est vrai qu'en plus, je ne savais pas d'où sortait toutes ces bouteilles mais à chaque fois que l'une d'entre elles se vidait, il y en avait systématiquement une autre pour la remplacer.

Pour ce qui fut de la suite, je me laissais porter ; il y avait souvent un moment comme ça dans la soirée où ça se produisait où tout allait soudainement beaucoup plus vite, le temps comme le reste, avant que quelque chose fasse que, il était temps de s'y ancrer de nouveau et d'en reprendre le fil. Là, ce n'était pas tant quelque chose mais bien plutôt quelqu'un.

Toujours le même, bien évidemment.
- Bonsoir toi. Merci de m’avoir invité, c’est vraiment cool. D’ailleurs, si tu veux, en échange, ma grande sœur m’a proposé qu’on dorme à son appartement, comme ça, pas de souci pour rentrer, on peut quand on veut, elle habite pas trop loin en plus !
C'est vrai que j'avais pas encore réfléchis à comment j'allais rentrer ensuite. En fait j'y pensais jamais tellement que ça, je finissais toujours à la maison dans tous les cas et ça venait sur le tas. Je me dis une faction de seconde que ça devait être un peu bizarre quand même sa proposition et je me voyais mal aller jusque chez Sebastian, ou sa sœur on s'en foutait, mais cette hésitation fut balayé par les différents parfums qui s'étaient mélangés et qui me tournaient la tête, si bien que l'instant d'après, ce fut ma toute première réflexion comme quoi c'était chelou et tout ça qui me parut être sans aucune raison d'être. J'acceptais d'un vague « Ben ouais on a qu'à faire ça » puis on resta encore un peu ensuite, jusqu'à ce que je me décide enfin à me bouger ; entre temps il y en avait d'autres qui étaient déjà partis, ça sentait la fin de soirée donc ça devenait plus mou, moins amusant, et je voulais quitter, ce moment qui n'allait pas tarder à arriver où il fallait subir non seulement ses retombées, mais également celle des autres.

J'aimais pas trop Londres d'une manière générale, mais la nuit c'était différent, on voyait pas la crasse de la même façon parce qu'elle restait cachée dans l'ombre et même s'il y avait les lumières ou des immeubles des vitrines des magasins, ça donnait pas la même ambiance qu'en plein jour. Même l'air paraissait différent et je courbais légèrement les épaules pour me protéger du froid, tout en croisant mes bras sur ma poitrine. On marcha un certain temps en silence, parce que je savais plus trop quoi dire à Sebastian et je me concentrais uniquement sur le bruit de nos pas qui se répercutaient sur le bitume.

- C'est où ? Demandai-je, même si je savais à l'avance qu'il pouvait dire ce qu'il voulait j'allais quand même pas savoir où ça se trouvait. Du coup, elle va être là ta sœur ? C'était con comme question en fait, parce que je pensais déjà la connaître. Ce qu'il était plus juste de demander, c'était de savoir si je voulais qu'elle soit là ou pas. Est-ce qu'elle savait qui j'étais en plus ? Et genre, tes parents, ils s'en foutent, ils t'ont rien dit pour ce soir ? Mon père travaillait tellement qu'il se rendait pas compte de mon absence.

Mais tout le monde n'avait pas mon père comme père justement.

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Sebastian Hansen
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Âme soeur: Désolé Etienne, les lèvres de Casey sont quand même plus douces.

MessageSujet: Re: "Strangeness and Charm." |PV|   Mer 4 Déc - 12:26

Je ne voulais pas me gâcher la soirée, mais je savais que j’avais fait une erreur. C’était stupide, car je savais très bien qu’il ne fallait jamais donner trop à Daphne au risque de nous déséquilibrer – nous marchions comme ça, se provoquant, s’appréciant, se cherchant, et nous avions le dessus à tour de rôle sans jamais l’admettre. Mais à la fois, si je ne voulais pas que ça retombe aux oreilles de Casey, Daphne n’allait sûrement pas vouloir qu’Alistair l’apprenne, et je comptais sur ça pour me protéger. Je n’aimais pas beaucoup mentir, à vrai dire, et je m’en voulais d’avance vis-à-vis de Casey… Je n’aurais pas dû faire ça, je n’avais pas d’excuse, je n’aurais même pas dû accepter ce pari en premier lieu. Pourquoi l’avais-je fait, et pourquoi avec Daphne ? A l’intérieur, j’avais bien du mal à me voiler la face : j’avais voulu savoir ce que ça faisait, peut-être ? Elle m’intriguait trop, et par-dessus tout, elle m’attirait. Ce n’était pas forcément de l’attirance physique ou amoureuse, je savais que j’aimais Casey et que j’étais bien avec elle, mais Daphne exerçait sur moi un charme étrange : celui du mystère. Je voulais la connaître, la comprendre, et naïvement peut-être, je voulais l’aider parce qu’elle était tant refermée sur elle, et je savais qu’elle ne s’ouvrait à personne, par peur, par fierté… Et ce qu’il y avait dans son dos, les marques, ce n’était qu’une preuve de plus. Celui qui lui avait infligé ça n’avait pas dû lui donner confiance dans les autres. Pourtant, il fallait qu’elle accepte que le monde ne veuille pas toujours lui faire du mal – malheureusement, je n’avais peut-être pas toujours renvoyé la bonne image.

Mais j’essayais, constamment. Je lui proposai donc pour chez ma grande-sœur, ne sachant pas vraiment pourquoi je le faisais : pour lui rendre service, pour passer un peu plus de temps avec elle ? Mais je n’avais pas vraiment réfléchi, encore une fois, à ce que ça voulait dire. Elle accepta, et nous finîmes par partir… Et je me retrouvais avec elle, certes, mais en tête à tête. Elisa n’habitait pas trop loin, c’était pour ça qu’elle m’avait proposé de rentrer chez elle, mais il fallait tout de même un peu marcher… Et il faisait nuit, un peu frais, et le silence était partout. J’essayais de regarder autour, d’admirer Londres de nuit… Mais à vrai dire, ma vision était un peu floue, je commençais à comprendre pour Elisa avait du mal à ranger à la fin de ses soirées et pourquoi je l’aidais. Et puis… Je ne pouvais pas m’empêcher de regarder Daphne du coin de l’œil. Elle marchait, un peu renfrogné, et ça me donnait envie de sourire sans trop de raison. Sûrement était-ce qu’elle était elle-aussi un peu gênée, mais ça m’amusait presque : au final, nous n’étions jamais très à l’aise lorsque nous étions seuls et que nous n’avions plus rien pour nous provoquer. Je regardai son visage, éclairé par les réverbères, et je constatai qu’elle avait presque perdu de sa superbe… Elle redevenait cette fille un peu effrontée et fragile, les sourcils froncés mais les épaules rentrées, comme si elle craignait quelque chose, et je ne pouvais pas m’empêcher une nouvelle fois de me sentir attirer : je voulais l’aider, je ne voulais pas qu’elle agisse ainsi, comme un petit hérisson – elle se repliait et sortait ses piques, mais au fond, elle avait simplement peur.


- C'est où ? Daphne avait posé sa question, perçant le silence, et je lui fis un petit sourire. Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais envie de me dire qu’elle n’aimait pas le silence, et qu’à la fois, elle aimait bien parler avec moi. Du coup, elle va être là ta sœur ? Et genre, tes parents, ils s'en foutent, ils t'ont rien dit pour ce soir ?

Wow, ça faisait beaucoup de questions à la fois ! C’était bizarre d’ailleurs, parce qu’habituellement, Daphne et moi ne parlions pas trop famille – et nous savions tous les deux pourquoi. Nous cachions tous les deux quelque chose… Mais je n’étais pas sûr que Daphne, elle, en soit consciente. Elle ne voulait probablement pas savoir, de toute manière. Je l’avais remarqué depuis un moment déjà, elle fuyait ce qui pouvait blesser, rendre triste. Je n’allais pas la juger, au fond, je le faisais aussi. Et surtout ce soir, je ne voulais pas que des choses viennent se mettre en travers de la soirée. Je m’amusais trop pour laisser le reste venir tout gâcher. Je faisais déjà assez d’efforts au quotidien pour ne pas me laisser noyer, pour me débrouiller pour que tout tienne…

- Pas trop loin, tu vois le café avec les tables roses en terrasse, à côté du supermarché ? Je fis un signe de la main au loin pour montrer la direction. Bah, c’est par là, tentai-je d’expliquer en haussant les épaules. Non, je crois qu’elle sera chez son copain ! Ou alors en train de faire la fête quelque part. Mes parents savent pas trop ce que je faisais ce soir, mais tu sais, avec ma grande sœur, ils ont vu bien pire ! Je suis un ange à côté, dis-je avec un petit rire. Un ange… Et Daphne était ma démone. Et toi, ils s’en fichent aussi ? Ils te font confiance ?

C’était un peu des questions dangereuses, parce que Daphne n’était pas une fan du sujet, mais j’étais décidé à ne pas abandonner. Je voulais simplement réussir à l’atteindre, et peu importe le temps que ça prendrait, je savais qu’elle était trop magnétique pour que je me détache si facilement.

Nous finîmes par arriver chez Elisa au bout d’un moment assez long, et j’avais toujours la tête qui tournait un peu – je m’y repris à plusieurs fois pour ouvrir la porte. L’appartement d’Elisa était assez petit, pas vraiment rangé, et je fis signe à Daphne d’attendre un instant – j’allais ouvrir la porte de la chambre doucement, et constatai que le lit était vide. Elisa avait laissé un mot disant qu’elle était chez son copain, et je dis à Daphne de venir. Je lui indiquai la salle de bain si elle voulait se changer, et lui proposai des affaires à Elisa. C’était drôle, qu’elle soit là, juste avec moi… Je sortis de sous le lit d’Elisa un petit matelas qu’elle avait, pour m’installer, et j’informai Daphne qu’elle pouvait dormir tranquillement sur le lit – j’étais bien élevé tout de même !

Mais une fois installé sur mon petit matelas, j’avais la tête qui tournait encore plus – et un peu la nausée. Ce n’était pas du tout confortable, et je me tournai dans tous les sens durant de longues minutes. Daphne avait l’air de dormir tranquillement… Et j’étais jaloux ! J’hésitai un moment, avant de me lever, et discrètement, je me glissai sous la couette, à ses côtés. Elle dormait, et je sentais son parfum me venir par effluve régulière, en rythme avec sa respiration apaisée. Son corps était tout près du mien, j’aurais pu le toucher du bout des doigts, mais je restai immobile. Le matelas était plus confortable, et même si ma tête tournait désagréablement, je m’endormis tranquillement.

Malheureusement, je n’avais pas pensé au réveil.

J’ouvris un œil et bougeai pour me dégourdir, oubliant que j’étais dans un lit avec Daphne : elle ouvrit les yeux, surprise, et son regard tomba sur moi. Je n’eus pas le temps de dire quelque chose que…


- AAAAAaaaah ! Je poussai un cri, me sentant poussé violemment, et j’atterris brusquement sur le sol, me cognant la tête. Je me frottai le crâne, et levai les yeux vers Daphne qui s’était redressé, ses yeux me lançant des éclairs. Wow, charmant réveil, bougonnai-je. Le matelas était pas confortable, j’arrivais pas à dormir, t’inquiète j’ai rien fait, ajoutai-je d’un peu mauvaise humeur.

Je partis dans la cousine, me frottant toujours l’arrière de la tête où je sentais une bosse apparaître. Bon… Il fallait rattraper cette mésaventure. Je fouillai dans les placards et le frigo, et entrepris de préparer un petit-déjeuner digne de son nom : des œufs, du bacon, de la confiture, des tartines… A vrai dire, je mourrai de faim ! Je disposai le tout sur un plateau, et revins dans la chambre.


- Pour me pardonner, tadam, dis-je d’une voix enjouée. Je m’assis en tailleur sur le lit, mettant le plateau entre nous. T’as bien dormi, quand même ?

En tout cas, maintenant, elle allait bien manger !

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MessageSujet: Re: "Strangeness and Charm." |PV|   Mer 11 Déc - 17:12

Les nuits d'ici n'avaient rien à voir avec celles de Pologne. Déjà on voyait pas le ciel de la même façon, là bas, les étoiles étaient toujours très voyantes quand le ciel était pas couvert et c'était un peu comme s'il y avait tout l'espace qui s'étendait à perte de vue tout autour de nous et c'était super facile de retrouver la voie lactée parce que forcément, dans les champs, il faisait très sombre. Là, à Londres quand on levait la tête déjà il y en avait une grande partie qui était cachée par les immeubles, il y avait les lumières qui se reflétaient les unes entre elles ainsi que sur le ciel qui lui même se grisait se plombait et avait l'air tout petit comme s'il faisait exprès de se rétrécir pour faire pile poil la taille de la ville. Pourtant le ciel, il était partout, c'était le même au dessus de nos têtes. Pourtant les étoiles étaient les mêmes et celle sur laquelle j'étais en train de me concentrer, peut être qu'il y avait quelqu'un, quelque part dans le monde qui la regardait aussi et c'était souvent une pensée que j'avais quand je m'allongeais par terre dans l'herbe et que dès lors il restait plus rien que moi et le reste de l'univers et ça faisait carrément voir les choses d'une autre façon.

Quand on était arrivé à Londres, ça avait été bizarre parce que les grandes villes comme ça je connaissais pas ; j'avais jamais vu. C'était aussi pour ça que j'avais pas aimé, parce que ça ressemblait en rien à mes envies de libertés et pendant longtemps j'avais cru qu'au lieu de faire ce que je voulais de mes mouvements, j'allais être coincée entre tous ces murs et pas m'en sortir dans cet immense labyrinthe. Maintenant, c'était d'une autre manière que j'envisageais tout ça, j'avais réussi à m'adapter à ce paysage, même si je trouvais toujours qu'il était quand même pas si super beau que ça j'étais malgré tout parvenue à déceler une toute autre forme de liberté. Par rapport à chez moi, j'avais pas trop trop fait gaffe à où est-ce qu'on se trouvait, mais ça m'inquiétait pas pour quand est-ce que je devrais rentrer le lendemain parce que je savais me servir des bus et tout ça, donc il y en avait bien un qui allait réussir à m'emmener pas trop loin de où je le voulais.
- Pas trop loin, tu vois le café avec les tables roses en terrasse, à côté du supermarché ? Bah, c’est par là. Non, je crois qu’elle sera chez son copain ! Ou alors en train de faire la fête quelque part. Mes parents savent pas trop ce que je faisais ce soir, mais tu sais, avec ma grande sœur, ils ont vu bien pire ! Je suis un ange à côté. Et toi, ils s’en fichent aussi ? Ils te font confiance ?
Avec l'entraînement, surtout en ce qui concernait Sebastian, j'avais appris à pas trop tiquer quand on parlait de ces sujets là ; en plus comme là, c'était moi qui l'avait lancé le sujet je savais plus ou moins à quoi est-ce que je devais m'attendre. Je regardais en direction de ce qu'il indiquait, parce que mine de rien ça commençait à tout retomber toute l'euphorie de la soirée et ce qu'il en restait commençait à venir me coller à la peau comme de la crasse.

- Ben ça a pas du se voir que j'étais partie en fait, donc à partir de là, je fais ce que je veux. Je haussai les épaules, après tout, c'était que la vérité. Je sais pas si ils seraient d'accord, en fait au fond, je savais que papa n'aurait pas trop approuvé tout ça... mais ben il avait jamais fait gaffe. Ou alors si c'était le cas il avait jamais rien dit. Est-ce qu'il s'en était déjà rendu compte ? Tout à coup, je me posais la question, alors qu'elle m'avait jamais effleuré tant que ça avant, mais si c'était vrai... Est-ce qu'il s'en tapait ? Mais comme ils l'ignorent, on saura pas. Ca m'arrange.

Comme j'avais jamais prévenu de mes sorties nocturnes, on m'avait jamais dit non, donc c'était pas une interdiction, donc concrètement je faisais rien de mal. Avant à la maison en plus on le faisait tout le temps. Faut dire qu'on était plus en sécurité à l'extérieur qu'à l'intérieur en même temps, c'était du vite vu.

Un moment plus tard, le bruit des clés qui cliquetaient dans la serrure fit un mal de chien à mes oreilles comme si c'était ces dernières qu'on cherchait à ouvrir. Je fermais les yeux en fronçant un peu le nez, mais ce fut encore pire ; heureusement, ça dura pas longtemps et je fis quelques pas derrière Sebastian pour rentrer dans l'appartement plongé dans l'obscurité, et puis au bout de quelques secondes, comme apparemment sa sœur comme il l'avait supposé était pas là, on pu être un peu plus libres de nos mouvements. Je le remerciais en prenant dans mes mains des vêtements pas à moi, mais j'étais trop fatiguée pour me poser la question, en plus, c'était juste pour dormir. J'avais les yeux qui se fermaient tous seuls quand je passais les fringues et la tête lourde qui ne demandait qu'à s'alléger à l'aide d'un oreiller ; il y eut l'odeur du tissu toutefois qui vint s'attarder sur mes narines, une odeur pas si désagréable que ça qui flotta dans l'air encore un peu après et je me concentrais un peu dessus pour la retenir. Je ne connaissais rien de la sœur de Sebastian, mais pourtant il y avait quelque chose de rassurant dans ces effluves, comme si ça voulait dire que tout allait bien aller. Les choses allaient pas forcément mal. Mais elles allaient bien aller.

Sans un mot ni un bonne nuit, je me faufilai dans les draps. Sebastian était pas encore dans la chambre, et je ne fis pas attention lorsque quand il était revenu, parce qu'à vrai dire il y avait déjà les vapeurs de la fin de la nuit qui m'attirait et la chaleur de la couette était toute douce après avoir marché pendant longtemps sous l'air frais des réverbères. Je poussai une profonde inspiration.

Je bougeai un peu mais sans ouvrir les yeux. Je me sentais un peu à l'étroit, mais en même temps je savais que si je bougeai trop, le sommeil allait complètement s'en aller. Il avait l'air de faire clair autour de moi, le jour avait dû se lever, mais moi je n'étais pas prête encore à me mettre debout et si je laissais mes paupières se soulever, je pouvais dire adieu à mon sommeil. A place, je me mis un peu plus l'aise, mais on bougea à côté de moi, ce qui finalement me fit cligner des yeux. Il se passa une seconde pendant laquelle je regardais Sebastian sans bouger, puis une autre où je compris la situation et surtout ce qu'elle signifiait pour moi et une autre de plus pour me redresser suffisamment pour le pousser sans le moindre scrupule afin de mettre le plus de distance possible entre nous.

- Vas y, mais c'est quoi ton problème à toi bon sang ! Ton matelas, tu l'as sorti pour faire joli ?! Pestai-je et je détestais ce genre de réveil, parce qu'ensuite j'étais de mauvaise humeur pour toute la journée. J'ai pas besoin d'une nounou pour dormir, merci je crois que je vais réussir à pas m'étouffer avec ma salive pendant mon sommeil !!!

Et là ensuite, il y avait mon cerveau qui répétait en boucle : on a dormi ensemble. J'ai dormi avec Sebastian Hansen, et on a dormi ensemble. Il avait craqué !!!
- AAAAAaaaah ! Wow, charmant réveil. Le matelas était pas confortable, j’arrivais pas à dormir, t’inquiète j’ai rien fait.
- Ah bah ouais encore heureux ! Poursuivis-je en décolérant pas moi non plus, nan mais il faisait la gueule en plus, sérieusement ! Tu sais pas tes plans foireux, la prochaine fois je rentre chez moi. En plus te plains pas, même pas besoin de réveil matin là, grinçai-je avec un sourire pas trop sympa.

Pour la peine, je me rallongeais dans le lit en prenant bien soin d'occuper un maximum de place et refermais les yeux quelques instants pendant que je l'entendais se lever pour partir. Maintenant, je n'avais plus envie de dormir, mais j'attendis quand même comme ça, jusqu'à entendre de nouveau ses pas se rapprocher de sa chambre.
- Pour me pardonner, tadam. T’as bien dormi, quand même ?
Je me frottais les yeux en m'asseyant avant d'étouffer un bâillement. Je faisais encore un peu la tronche, mais il y avait de bons parfums qui régnaient dans la pièce à présent et loin de moi était l'envie de refuser un petit déjeuner au lit.

- Tu me dois bien ça
, maugréai-je en attrapant une tartine de pain dans laquelle je me mis à mordre. C'était cool les petits déjeuner en plus, je trouvais que ça donnait toujours un peu le ton de la journée. Mais t'aurais pu me demander ce que je voulais, et ce que je préfère, soulignai-je, parce que quitte à se faire servir...

Je bus plusieurs gorgées de mon jus d'orange. J'aimais bien quand il était comme ça, désaltérant mais pas froid, surtout après plusieurs heures à dormir.

- Je vais pas tarder quand même, lui appris-je quand mon estomac fut un peu plus rempli et aussi parce que pour de bon, je voulais pas trop m'attarder : déjà à cause de cet étrange réveil, et maintenant que j'étais opérationnelle, je trouvais le contexte un peu bizarre, et euh bref, ce que je voulais, c'était partir d'ici. On pourra le refaire, mais genre je finirais dans mon lit à moi, répétai-je, avant de me lever et de partir dans la salle de bain pour me changer.

Une fois habillée dans mes propres fringues, je me sentais un peu mieux et fis de nouveau irruption dans la pièce, pour attraper une dernière tartine, tout sourire.

- C'est con tu pourras plus jamais montrer tes talents de cuisinier.
Je haussai un sourcil. Je te laisse deviner si t'as raté ta chance ou pas !

Là dessus je le saluai avant de quitter l'appartement ; quelque part, je préférais ne pas avoir croisé sa sœur. En me concentrant, je pouvais me souvenir de la fragrance.

_________________



I READ SOMEWHERE HOW IMPORTANT IT IS IN
LIFE NOT NECESSARILY TO BE STRONG BUT TO FEEL STRONG.



"I wanna break the spell"



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