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Tell me all about Him! -R- CLOS

 

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Rita Minithya
Élève de 6ème année



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Particularités: Oh, il suffit d'une petite étincelle pour que ça fasse BOUM! Ca vous donne une idée?
Ami(e)s: Oh, j'en ai des tttassss! Heureusement, j'en ai aussi des vrais.
Âme soeur: La pyrotechnie. Entre elle et moi, c'est la passion folle. On s'embrase, on s'enflamme et on se fout en l'air!

MessageSujet: Tell me all about Him! -R- CLOS   Lun 26 Aoû - 23:26




Il y avait une question qui me trainait dans la tête depuis un moment. Évidemment, à chaque fois que je voulais la poser à quelqu’un, je tournais la tête et il n’y avait personne. C’est déjà arrivé à tout le monde, ce moment de solitude, je le sais. Et puis après, y a le moment encore plus frustrant où y a une tonne de personnes qui sont susceptibles d’avoir la réponse et puis tu te souviens plus de la question. C’est quelque chose qui tend les pieds et dérange toute la sainte journée, jusqu’à tard le soir, où, comme par miracle, tu te souviens de la question mais que tout le monde dort, évidemment, et tu te couches aussi, trop blasé, trop fatigué pour réveiller quelqu’un. Pour moi, cette situation a duré quelques jours. Mes journées se sont axées sur ce cercle vicieux qui me donnait des envies de meurtre ! Et puis, en plus, cette question, je ne pouvais la poser qu’à une fille ! Et tiens, donc ! Qui est-ce que je connaissais comme fille ? Ana, déjà. Je ne doutais pas une seule seconde de la propreté d’Ana et du fait qu’elle prenne soin d’elle, et je préférais largement me dire qu’elle le faisait de toute façon que d’imaginer le contraire, mais c’était la dernière personne à qui je poserai cette question. Rapport au fait qu’elle l’archiverait à vie et se fendrait la poire toute l’année. Mais l’avantage d’avoir deux amies complètement différentes (si Ana entrait dans la catégorie « amie », parce que c’était pas tout à fait la relation qu’on entretenait, mais je pouvais pas la mettre dans la case « ennemi » de toute manière parce qu’on papotait de temps en temps au lieu de se taper dessus… et puis bon, hein, la flemme de créer une case intermédiaire !) c’était qu’en toute circonstance, je pouvais au moins attirer l’attention d’une d’entre elles. Donc, si Ana ne pouvait pas répondre à ma question (Non mais sérieux, je ne savais même pas pourquoi je parlais d’elle, parce qu’elle ne pouvait répondre à aucune de mes questions, merde ! Et oui, j’arrête avec les parenthèses, et non, je ne m’égare pas toute les cinq minutes !), j’étais certaine que Ruby le pourrait.

Le problème, maintenant, c’était de trouver Ruby. Ce qui me faisait doucement rire. Oui parce que Mademoiselle a un copain, et que ça signifie que quand je la cherche et que je ne la trouve pas, c’est qu’elle est dans ses bras la coquine ! Quelle cachottière celle-ci ! Elle ne m’avait même pas parlé de son copain ! Son c-o-p-a-i-n ! Est-ce que je suis réellement la seule à trouver ça monstrueux qu’elle ne m’en ait pas parlée ? Mais c’est le genre de choses qu’on partage avec ses potes non ? Je lui demandais pas de me décrire ses ébats –quoique, j’allais probablement lui poser la question avant d’en être certaine-, juste de me dire qu’elle sortait avec un des gars les plus canons du Pré au lard (entre Ruby et Ana, je me perds, avec toutes ces hormones) ! Elle devait probablement penser que je criais au milieu du cours : « C’EST TROP CHOU ! », et elle avait probablement raison. Vu sous cet angle… Bon, beh, toujours était-il que j’étais au courant ! On ne cache pas longtemps quelque chose à Rita Minithya ! Et pour le coup, j’allais me venger. Non seulement j’allais poser cette question à Ruby, et je me la répétais sans arrêt pour pas l’oublier, mais en plus, j’allais passer discrètement en mode : « OH-MON-DIEU-JAI-VU-TON-COPAIN-IL-EST-TRRROOP-CANON-ET-GENTIL-ET… ! ». Je prenais un virage, en marchant le plus vite possible, mes cheveux au vent, mon costume un peu fatigué de me caprices et donc froissé et mon badge de « Miss » sur ma poitrine, un peu rouillé parce que je l’avais mis pendant les vacances et qu’on avait été à la piscine commune et qu’elle était tombée dans l’eau. Bref. Je ne dirais pas que je n’étais pas soignée. Je dirais que j’étais… pressée.

Autre virage. Oui ! Des cheveux blonds scintillants au soleil d'Avril, qui filtrait les fenêtres, une démarche assurée mais discrète, si on peut dire, vu que la silhouette dépassait la majorité des élèves présents dans le couloir, et un costume impeccable.

-RUBY ! Je criais en me mettant à courir vers elle. J’accélérais tandis qu’elle se retournait puis finis par ralentir, vu qu’elle s’était arrêt.

J’arrivais enfin à son niveau et levais la tête pour la regarder dans les yeux –elle avait trèèès bonne mine c’était bon à voir- avant de la prendre dans mes bras. J’étais plus petite, mais pas tant que ça, en réalité. J’avais grandis, encore, donc, disons juste que mon crane arrivait à sa bouche. Je desserrais mon étreinte avec un rire.

-Wahouh purée, ce que je suis contttente de te voir ! Alors les vacances ? C’était cool, avec ton copainnnnnnn? Tout le monde savait qu’elle avait un copain, c’était pas nouveau, mais de qui il s’agissait… s’en était une autre !J’ai quelque chose d’important à te demander ! J’allais évoquer mon problème quand quelque chose m’interpella :Tu mets du parfum dans tes cheveux, je lui demandais soudainement, intriguée par l’odeur de printanière qui s’en dégageait. Ou alors, serai-ccceee l’odeur de l’amouuuuuurrrrr ?

Je lui souris d’un air plein de sous entendus et lui prenais le bras, pour emprunter un des couloirs vides du château. Je savais qu’elle n’aimait pas être montrée en spectacle ! Je la vis me lancer cet air d’interrogation –Ruby, la subtilité incarnée-, qui voulait dire : « retournons à nos moutons, tu voulais me dire quelque chose ? » et hop, j’étais piégée !

-Ah oui, la chose importante à te demander ! Je confirmais en marchant à sa droite et en ajustant ma chemise qui débordait de tous les côtés. Bon, écoute bien hein, je la prévins en prenant un air des plus sérieux. J’ai un problème d’épilation. J’ai tenté d’utiliser des sorts pour pouvoir me débrouiller, mais rien à faire, ça retire que la moitié ! T’imagines ? Je lui demandais sans lui laisser le temps de répondre, mimant mes paroles, point mon épaule. J’ai pas envie de ressembler à un hybride mi-humain mi-Grizli, brrrr, je m’effarais. Très peu pour moi dans le vestiaire de l’équipe. Du coup, j’utilise de la cire moldue, mais comme c’est ma mère qui m’en envois, c’est le premier prix, du coup ça fait super mal. Tu connais un sort, non ?

Je la laissais réfléchir à la question un moment et continuais à marcher en réfléchissant aussi, ou dumoins en faisant mine pour ne pas avoir l’air d’une cruche.

-Et sinon, vous en êtes à quelle étape ?
Je comptais sur mes doigts. Flirt, bécotage, avec ou sans la langue ? je demandais en relevant la tête. Parce que si c’est avec la langue, je peux continuer, sinon, t’as que deux étapes dans la poches, là… Je précisais en baissant la main, un air contrarié sur le visage.

Elle me regarda, et je ne sais pas vraiment si c’était de la gêne ou de la stupeur ou alors un mélange des deux, mais j’en déduisis qu’on ne lui avait pas souvent posé la question. Bah quoi ?

-Soit pas gênée, c’est le genre de choses qu’on se dit entre filles, non ? Je me mis à hésiter. Non ?

Ou alors non, c’était carrément moi qui ne savait pas comment m’y prendre. En même temps, c’était pas vraiment le genre de choses dont je discutais avec Caleb, mon meilleur pote, qui se préoccupait bien plus de son pudding que de la possibilité d’avoir une copine, ou encore Ana, la fille dont j’étais la plus proche, qui était tellement enamourachée et dépucelée par quelqu’un d’autre que l’homme de sa vie qu’elle avait d’autres chats à fouetter. Je l’avouais volontiers, je ne savais pas comment m’y prendre. Mais franchement, c’était quand même plus sympa de dire les choses avec la précisions qu’elles méritent, histoire d’éviter les : « euuuuhh, qu’est-ce que tu veux dire ? » « BAH VOUS L’AVEZ FAIT OUI OU NON ? ».

Je savais que c’était pas trop le genre de Ruby d’étaler sa vie sentimentale, et encore moins sa vie sexuelle, mais parfois, et j’étais certaine de détenir ce rôle, ça faisait du bien de partager un peu ses impressions et ses opinions.

_________________

Spoiler:
 


Dernière édition par Rita Minithya le Sam 28 Déc - 21:03, édité 1 fois
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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: Tell me all about Him! -R- CLOS   Sam 31 Aoû - 2:06

Ce qui était embêtant avec Lizlor, c’est que quand elle avait une idée derrière la tête, impossible de la faire changer d’avis. C’était comme une enfant, elle trépignait, s’agitait partout, boudait, me tirait le bras et riait à la fois de mon regard blasé et de la manière dont je la grondais comme une enfant. Je ne cessais de lui répéter que non, c’était une mauvaise idée, mais elle s’accrochait et exposait ses arguments, qui n’avaient rien de scientifiques, tout en se plaignant de mes refus. Sa nouvelle trouvaille ? Elle voulait adopter une petite souris qu’elle avait vu dans l’animalerie de Pré-au-Lard, une souris au pelage bleu clair – c’était, disait-on, une espèce magique qui était très intelligente et se laissait dresser – et l’appeler Ruby par ailleurs. Je ne le niais pas, les rongeurs étaient des petits animaux tout poilus tout mignons mais... Ça restait une bestiole vivante, dont il fallait s’occuper. Et avec Le Chat qui était toujours fourré avec ma Gryffondor, elle comptait faire comment ? Et pendant surtout, pendant les vacances, sachant que Sara refusait catégoriquement un animal de compagnie ? Mais Lizlor avait plus d’un tour dans son sac, et maintenant voilà qu’elle me demandait si Ewan pouvait garder Ruby, enfin Ruby la souris, pendant les vacances, si besoin. Bah, oui, quelle bonne idée, j’allais débarquer ce soir au dîner en lui demandant entre deux baisers « au fait, tu peux garder la souris de Liz ? ». Elle soutenait aussi que je pourrais m’en occuper si jamais elle avait Le Chat avec elle, mais il était hors de question d’avoir une cage à souris sur mon bureau, avec des copeaux et des… Ah, non, je ne voulais même pas y penser. Non, c’était non, c’était une mauvaise idée.

Et je devais avouer que je n’étais pas rassurée, puisque je ne trouvais ma meilleure amie nulle part. J’avais vu Stephen à la bibliothèque en train de travailler ses ASPICs, ou plutôt de regarder par la fenêtre en griffonnant sur son parchemin, et la camarade de dortoir de Liz l’avait vu partir avec sa besace, mais elle ne savait pas où. Or, j’avais déjà fouillé le parc. Pas de Lizlor, ni sous un arbre, ni dans un arbre, pas non plus près des licornes, encore moins au bord du lac… Je poussais plusieurs fois un soupir, et finis par me résoudre à remonter vers le château. Je m’assis avant sous un arbre et fumais discrètement une cigarette en griffonnant une lettre à Ewan pour lui demander s’il voulait que je lui amène ce soir le livre dont j’avais parlé. Whibou, qui était resté sur mon épaule durant l’heure précédente passée à chercher Lizlor, attrapa l’enveloppe avec un hululement satisfait, et s’envoya en luttant contre la brise qui le déséquilibrait un peu. J’achevai ma cigarette et eus un moi aussi un soupir satisfait avant de repartir avec comme programme de travailler un peu, puisque Lizlor était visiblement en train de faire je-ne-sais-quoi. Je ne cessais de l’imaginer avec la petite souris au creux de ses paumes, et même si je trouvais l’idée mauvaise et risquée et… Je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir un sourire en coin.


-RUBY !

Je sursautai et me retournai. J’étais en train de marcher jusqu’à ma salle commune, quand une voix familière m’avait interpelé, et j’eus à peine le temps de voir Rita arriver jusqu’à moi que je souriais déjà – elle avait cette intonation si joyeuse qu’elle me mettait toujours de bonne humeur. Comme à son habitude, la Poufsouffle était totalement spontanée, et lorsqu’elle me serra dans ses bras, je fus à peine surprise. Je lui rendis son étreinte avec un rire – je n’étais pas forcément tactile, mais ça ne me dérangeait absolument pas avec elle. Sa bonne humeur était assez communicative, et même avant qu’elle soit aussi exubérante, nous avions toujours eu cette relation un peu protective, qui passait alors forcément par des étreintes. Mais j’étais heureuse de voir que désormais, nous nous enlacions pour communiquer notre bonne humeur, et non pour chercher à en donner à l’autre ; même si au fond, je savais qu’aucune de nous deux ne pouvait se vanter d’être parfaitement en accord avec sa vie, mais il y avait eu de nette amélioration.

-Wahouh purée, ce que je suis contttente de te voir ! Alors les vacances ? C’était cool, avec ton copainnnnnnn ? Je me mis à rougir. Rita n’était pas sans ignorer la présence d’Ewan dans ma vie, je lui en avais d’abord touché deux mots, mais très… Vaguement. A vrai dire, je n’étais pas du genre à m’exposer, et de plus, j’étais un peu gênée. Durant ma mauvaise période, si on pouvait la qualifier ainsi, j’avais légèrement repoussé Rita ou du moins, je l’avais évité. Elle et ses questions, et ses inquiétudes probablement… Puis elle avait pris un autre tournant, jouissant d’une popularité impressionnante, bien que comparée à moi, elle semblait adorer ce sentiment d’adulation qu’elle déclenchait. Une chose était sûre : elle s’en était mieux tirée que moi cette année. Je m’apprêtais à répondre, mais elle me coupa, enchaînant avec entrain. J’ai quelque chose d’important à te demander ! Je fronçai un peu les sourcils, eu un sourire, attendant la suite avec curiosité… Mais Rita changea de sujet une nouvelle fois, son visage s’éclairant. Tu mets du parfum dans tes cheveux. Ou alors, serai-ccceee l’odeur de l’amouuuuuurrrrr ?
- Euh, non, c’est un shampooing pour blondes au citron et à la camomi…


Mais Rita ne m’écoutait déjà plus, et je me sentis propulsée un peu plus loin ; Rita me tirait dans un coin tranquille, et j’étais partagée entre l’incompréhension et le rire. Je lui lançai un regard d’un air de dire « bon, la question », non pas parce que j’étais pressée, mais parce que je commençais à être vraiment curieuse.

-Ah oui, la chose importante à te demander ! Je fis un signe de tête, et fit mentalement satisfaite lorsqu’elle arrangea sa chemise. C’était mieux comme ça ! Bon, écoute bien hein. J’ai un problème d’épilation. … Rita était sérieusement la fille la plus incroyable de tout Poudlard. J’ai tenté d’utiliser des sorts pour pouvoir me débrouiller, mais rien à faire, ça retire que la moitié ! T’imagines ? J’ai pas envie de ressembler à un hybride mi-humain mi-Grizli, brrrr. Très peu pour moi dans le vestiaire de l’équipe. Du coup, j’utilise de la cire moldue, mais comme c’est ma mère qui m’en envois, c’est le premier prix, du coup ça fait super mal. Tu connais un sort, non ?

Et elle faisait les cents pas, considérant le plus sérieusement du monde sa question. Non, vraiment, elle était aussi incroyable qu’improbable, et j’avais franchement très envie de rire. Non pas que c’était stupide… C’était simplement tellement elle de débarquer avec de telles questions, et le fait qu’elle s’adresse à moi m’amusait encore plus. Dans notre relation, j’avais toujours été la Maman, comme avec la plupart de mes amis d’ailleurs.

- Je vois, à vrai dire, je…

Mais non, elle était déjà repartie.

-Et sinon, vous en êtes à quelle étape ? On ? Qui, on ? Flirt, bécotage, avec ou sans la langue ? Ah, ce on là. Parce que si c’est avec la langue, je peux continuer, sinon, t’as que deux étapes dans la poches, là…

… Est-ce que Rita me demandait implicitement si j’avais couché avec Ewan ?

-Soit pas gênée, c’est le genre de choses qu’on se dit entre filles, non ? Non ?

Rita me demandait donc implicitement si j’avais couché avec Ewan.

Sur le coup, je restais un peu muette, et tout à coup, j’eus presque envie de rire malgré la situation qui avait tout pour me mettre mal à l’aise. Rita était tellement… Non, ce n’était pas innocente, puisque je savais ce qu’elle avait derrière la tête, mais simplement elle-même, et spontanée, comme s’il était parfaitement naturelle d’avoir ce genre de conversation… En fait, ça l’était. Pas pour moi, c’était tout.


- Bien sûr, répondis-je finalement avec un petit sourire. Je ne voulais pas qu’elle pense que j’étais gênée, enfin, je l’étais… Mais pour des raisons un peu complexes. Bon, déjà, ta question, avant que tu t’égares encore, commençai-je avec un rire. J’ai un livre avec pleins d’astuces de beauté magiques, si tu veux je peux te le prêter !

Sitôt dit, sitôt fait, j’agitai ma baguette et lançai un Accio. Le livre à la couverture rose pastel m’arriva dans les mains, et je le tendis à Rita d’un air entendu.

- Garde-le autant qu’il le faudra, j’ai déjà noté les conseils les plus utiles dans un carnet de toute façon ! Oh, par contre… Je te conseille de t’entraîner d’abord sur tes mollets, par exemple… Tu ne veux pas un sortilège mal placé dans certains endroits, hum, si tu vois ce que je veux dire, ajoutai-je un peu hésitante. Je ne savais pas exactement ce que Rita s’épilait, après tout nous étions l’été et on commençait à sortir les maillots de bain… Et puis, à vrai dire, j’ignorais même ce qu’elle faisait avec les garçons. Bon, en tout cas, elle était prévenue ! Tu cherches à plaire à quelqu’un ? Glissai-je également avec un air interrogatif.

Parce que des rumeurs sur Rita et les garçons, et bien, on pouvait dire qu’il y en avait pas mal !


- Et alors, comme ça, tu as rencontré Ewan ! Dis-je, puisque la conversation s’était aussi lancée de ce côté-là. J’arrive pas à croire que tu lui as fait un câlin, dis-je en éclatant de rire. Rita ne se rendait sûrement pas compte, mais tout le monde n’était pas aussi tactile qu’elle. Mais je réalisais soudain que mes paroles pouvaient être mal interprétées, et je rajoutai rapidement : Je veux dire, ça ne me gêne pas ! Je sais que tu n’es pas comme ça, glissai-je avec un sourire. C’est super gentil ce que tu lui as dit, d’ailleurs… C’est vrai ? Tu trouves qu’on va bien ensemble ?

Question détournée pour demander : est-ce que je suis assez bien pour lui ?

- Et pour les étapes, hum… Je me raclai la gorge, un peu gênée. J’en ai plus de trois dans ma poche, confiai-je, hésitante. J’inspirai un grand coup, et me penchai vers la Poufsouffle. J’ai couché avec lui, lâchai-je finalement.

Et comme toujours, je sentis un immense sourire se former sur mes lèvres, sourire que je fus incapable de retenir. Bien sûr que j’étais un peu mal à l’aise de cette conversation, mais au fond, Rita l’avait dit. C’était un truc qu’on partageait entre copines, et j’étais heureuse de lui raconter à elle.


_________________
Even Closer | Forever Young | So Cold | If Stars



« 'I feel things,' I said. 'I'm not a robot!' I stamped my foot and screamed. Then I burst into tears.
I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »



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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: Tell me all about Him! -R- CLOS   Dim 8 Sep - 0:45




A la voir de plus près, Ruby allait nettement mieux ! Elle avait meilleure mine que ces derniers temps qu’elle avait passé à m’éviter. J’avais bien essayé des approches, mais rien n’y avait fait, j’avais cru comprendre que je ne pouvais rien changer à ce qu’il lui arrivait. Se séparer d’Hadrian sembla être un déclencheur. Et puis, la dernière fois que nous avions réellement parlé, elle et moi, c’était dans les toilettes des filles, elle était pleine de boue et complètement dévastée. J’avais entrevu la partie sombre de Ruby, celle qu’elle dissimulait derrière mon masque de sagesse et de perfection. Je n’avais pas tout à fait compris ce qu’elle voulait dire, mais… Elle se sentait… sale, comme elle m’avait dit, comme si elle avait une maladie ou je ne sais trop quoi. Je n’allais quand même pas lui demander les détails, quand même. Je m’étais fait du soucis pour elle, parce que, tandis que je remontais brusquement la pente, elle continuait à descendre, elle, et je ne pouvais même pas la rattraper. Elle ne voulait probablement pas que je rechute aussi, qui sait ? Toujours était-il que même si j’avais souffert de cette exclusion, je n’en avais rien montré. Ce qui appartenait au passé restait dans le passé, et de toute manière, Ruby allait bien mieux ! Grace Ewan mon nouvel ami ! Ce gars, je l’adorais, d’autant plus qu’il rendait Ruby heureuse ! Et puis, bien entendu, étant donné que Ruby  n’était pas trop du genre à hurler sur tous les toits comme elle était heureuse avec son petit copain, j’étais venu, je l’avais vu et j’avais vaincu ! Héhéhé ! J’étais une super bonne espionne !

Ruby semblait néanmoins gênée par ma question, et je la regardais toujours avec cet air de doute qu’elle devait me connaitre, quand je ne savais pas si j’avais été trop loin ou pas. Je ne voulais pas pénétrer son intimité sans la moindre gêne ! Quoique, si ça ne la gênait pas trop, vu qu’on était que toutes les deux…

-Bien sur.


-Super ! Je laisse échapper, avec mon signe de la victoire, brandir mon poing puis le baisser.

Après tout, je n’avais pas de mode d’emplois pour savoir comment se comporter entre copine parce que… Je n’avais jamais eu de… Copine, quoi. Avec les garçons, c’était toujours plus simple, plus évident, parce qu’ils ne cherchaient pas à peser leurs mots, ou passer par des détours. J’avais pris cette habitude, et tout me venait assez facilement, avec spontaneité, ce qui, je l’avais remarqué plus d’une fois, pouvait en gêner plus d’un. J’aimais cette partie de moi qui n’avait honte de parler de rien, qui osait, qui se fichait bien des conséquences. Et puis, peut-être que ça donnerait un peu d’entrain à Ruby ! Je comptais vraiment à ce qu’elle me parle d’Ewan ! Surtout au lit ! Parce que, franchement, c’était à la fois par simple curiosité –j’étai vierge, je ne savais pas du tout ce que ça faisait, ce qu’il fallait faire ou pas- mais aussi par malice, parce que j’étais devenue amie avec lui et que c’était un petit clin d’œil. Je voulais au moins savoir s’il pouvait combler Ruby dans tous les sens du terme, et il avait bien intérêt, lui qui doutait quand je lui avait dit qu’il l’a méritait, voilà que je menai l’enquête… A ma manière !

-Bon, déjà, ta question, avant que tu t’égares encore. J’ai un livre avec pleins d’astuces de beauté magiques, si tu veux je peux te le prêter ! Garde-le autant qu’il le faudra, j’ai déjà noté les conseils les plus utiles dans un carnet de toute façon !


Je la remerciais en lui sautant rapidement dans les bras, et comme elle avait l’habitude, elle m’accueillit sans problèmes, et je riais de sa remarque. Moi ? Egarée ? Jamais ! Je rangeais son livre après l’avoir rapidement feuilleté et j’entre aperçut des sortilèges de coiffures, de soins etc. Je n’allais pas tout apprendre, mais d’ici quelques jours, je maitriserais pas mal de ces sorts. C’était bien la seule chose que je savais faire avec le Quidditch, de toute manière : Les sortilèges. Je n’étais vraiment douée pour rien d’autre !

- Je te conseille de t’entraîner d’abord sur tes mollets, par exemple… Tu ne veux pas un sortilège mal placé dans certains endroits, hum, si tu vois ce que je veux dire...


-Je vais faire attention !
Je m’exclame en riant de sa gêne. Je ne précisais rien, néanmoins, parce que c’était vrai que Ruby ne m’avait jamais parlé des garçons que je fréquentais, du coup, c’était probablement encore plus gênant.

-Tu cherches à plaire à quelqu’un ?


Sa question, pourtant innocente fit battre mon cœur un peu plus vite. S je cherchais à plaire à quelqu’un ? Bien sûr. Sauf qu’il était déjà pris. Il était populaire, beau, grand, ténébreux, à Serpentard. Exactement comme je les aimais ! Alors, oui, bien sur, j’avais envie d’être jolie, de prendre soin de moi. J’avais envie d’oublier Nath, et puis d’oublier Ulrich, qui faisait battre mon cœur toujours plus vite, qui me faisait rougir, mais qui était tellement inaccessible... Je m’étais efforcée de rester son amie, une copine de beuverie, et j’aimais cette situation comme je la détestais. C’était étrange comme il m’attirait physiquement, tout en sachant pertinemment qu’il ne ferait pas mon bonheur. Alors, pour l’oublier, j’avais utilisé mon entrain naturel pour faire ne sorte de toujours sortir avec un garçon. Quand ça devenait trop épineux et qu’on commençait à être trop proche ou à nous disputer, on se séparait. Et j’aimais assez cette situation. J’avais de l’attention, j’étais libre, et je me débarrassais des obligations !

-Ohhh…
 Je déclarais, presque résignée. C’était vrai que j’avais certaines rumeurs sur le dos… De ci, de là, je lui dit, une petite grimace sur le visage. D’ailleurs, je ne sors pas avec Flinn, comme l’a écrit le journal, mais avec Dean ! Je ris ironiquement. Flinn, c’était y a trois semaines, c’est fini depuis un bail, je soupire d’un air théatrale.

Et puis, je savais qu’elle n’approuverait surement pas, mais Ruby n’était pas du genre à avoir la critique lourde ! C’était déjà un peu trop le bordel dans ma vie, un peu plus, un peu moins, je m’y plaisais. J’avais simplement envie de… Vivre.

- Et alors, comme ça, tu as rencontré Ewan ! J’arrive pas à croire que tu lui as fait un câlin!

Je riais de bon cœur, sans pouvoir m’arrêter, d’ailleurs, parce que j’étais éprise d’un fou rire. Oui, Ewan avait paru tellement gêné par mon élan de tendresse qu’il lui avait raconté, et c’était vraiment drôle, vu sous cet angle ! Et puis, tout à coup, alors que j’étais pliée en deux, je me redressais. Et si elle pensait que j’avais tenté de le séduire ? Truc de fou, j’aurais jamais fait quelque chose de pareil !

-Non, je…

-Je veux dire, ça ne me gêne pas ! Je sais que tu n’es pas comme ça. C’est super gentil ce que tu lui as dit, d’ailleurs… C’est vrai ? Tu trouves qu’on va bien ensemble ?


-Bien sur que vous allez bien ensembles ! On dirait Barbie et Ken ! Je ris de nouveau. Et puis, en plus d’être vraiment bien foutu, il est super sympa ! Il m’a offert des restes d’ingrédients et puis, on a discuté assez longtemps. Il est vraiment génial ce type, Ruby, et toi, comme tu l’es aussi, forcément, vous faites vraiment une belle paire !

C'était vraiment fou comme ils formaient un couple parfait! Ils semblait pareils, sans trop l'être, parce qu'il me semblait que Ruby était un peu plus stricte niveau cours, qu'Ewan, déjà.

- Et pour les étapes, hum… J’en ai plus de trois dans ma poche.

Je la regardais dans les yeux, la voyant virer au rouge, et tentais de me remémorer les étapes. Plus de trois?! Mais alors... Alors...

-J’ai couché avec lui.


-VOUS L'AVEZ FAIT!
J’hurle en me levant de petit banc de pierre sur lequel nous avions pris place. Heureusement, le couloir était vraiment isolé. J’attrapais les mains de Ruby et sautillais sur place, les agitant avec moi, toute excitée ! Enfin ! J’attendais depuis un bail qu’elle me balance une bombe pareil, alors elle pouvait prier tous les Dieux auxquelles elle pouvait croire ou pas, d’ailleurs, parce que j’allais être la fille la moins indiscrète du monde. JE SAVAIS QUE CA ARRIVERAIT, JE LE SENTAIS, j’hurle encore, euphorique. J’avais presque l’impression que c’était moi, qui avait couché avec lui, tellement ça me touchait, ça me préoccupait ! C’était drôle, cette espèce de connexion entre copines ! De ressentir exactement le même enthousiasme pour tout ce que fait l’autre, de vouloir tout savoir, dans son intimité pourtant, tout simplement parce qu’on voulait savoir ce que ça faisait, ce qui était différent… On voulait se confier, partager, et hurler de plaisir en posant un tas de questions plus croustillantes les unes que les autres ! Et alors, c’était comment ? Il est musclé, en dessous ? Il était plutôt, genre, au dessus,non ? Il a pas de tendances bizarres, genre, pieds, ou fouet ?  Et enfin, je lui lançais un regard aguicheur, et elle dut comprendre rapidement ce que j’allais lui demander parce qu’elle avait un sourire encore plus gêné : Quelle taille ? Enfin, approximativement, hein, t’as pas du pouvoir mesurer, dans la position, je précise, naturellement sans faire de détours.

-Raconte-moi tout, en-dé-tails ! J’articule en me rasseyant, en face d’elle et en entourant mes genoux avec mes bras, le sourire aux lèvres, les yeux brillants d’excitation. Je veux absolument tout savoir, de la manière qu’il te regarde, au matériel qu’il cache sous son pantalon !

Il n’y avait pas mieux qu’un moment de complicité et de partage pour rapprocher deux vieilles amies séparées par les évènements de la vie.

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: Tell me all about Him! -R- CLOS   Mer 11 Sep - 1:30

Ce qui était sûr avec Rita… C’est qu’il n’y avait qu’une Rita. Je me rappelais encore de la première fois que je l’avais rencontré, cette fragilité qui émanait d’un peu partout autour d’elle, cette détresse qui m’avait touché et à laquelle j’avais voulu venir en aide. Pourtant, elle s’est relevée presque d’elle-même, et par je ne sais quel électrochoc, elle avait envoyé valser tout le négatif – pourtant, elle avait vraiment été au plus bas, lorsque je l’avais vu à Sainte-Mangouste. Puis il y avait eu cette période d’entre-deux, avant que tout à coup, elle décide de prendre les choses en main. Combien je l’avais admiré à ce moment-là ! Je la croisais souvent avec ce Poufsouffle, Caleb, dont Aria m’avait déjà parlé : tout aussi farceur qu’elle, il semblait être un excellent allié pour la tirer vers le haut. Et puis, je voyais qu’il y avait Ana aussi, elles semblaient avoir une relation particulière, mais au final, elle tirait le meilleur des deux jeunes filles. J’étais rassurée de les voir s’amuser, à leur manière certes, ensemble. Puis, il y avait tous ces garçons qui s’étaient mis petit à petit à graviter autour de la Poufsouffle, et quand j’avais rompu avec Hadrian, je m’étais enfermée seule dans mes problèmes, perdant totalement le fil de la vie de Rita. J’étais reconnaissante qu’elle me laisse à nouveau le suivre, puisque j’avais été une bien mauvaise amie sur ce coup-là. Alors lorsque Rita sauta une nouvelle fois dans les bras quand je lui tendis le livre, je sentis un rire s’échapper de mes lèvres, et je sentis une douce chaleur s’installer en moi. Peu importe qui j’avais été, je voulais me rattraper, et Rita ne semblait pas me tenir rigueur de ma mauvaise passe.

-Je vais faire attention !

J’hochai la tête, avec un air entendu. Je ne faisais pas trop confiance à Rita pour faire attention, ou prendre son temps, mais elle était brillante en sortilèges et ça me rassurait plutôt. Je n’aurais pas confié à n’importe qui ce livre, parce que ça pouvait faire des dégâts vraiment embêtants si on s’y prenait mal – je ne détaillerais pas ici la fois où Lizlor avait fait enfler ses doigts en voulant appliquer du vernis à ongle d’un coup de baguette.

-Ohhh… Commença Rita, lorsque je lui parlais des garçons. Hum, elle n’avait pas l’air emballée ! De ci, de là. D’ailleurs, je ne sors pas avec Flinn, comme l’a écrit le journal, mais avec Dean ! Flinn, c’était y a trois semaines, c’est fini depuis un bail.

Cela faisait un petit moment que je n’avais plus ouvert le Daily. C’était presque comme une interdiction, parce que j’avais tant souffert de ce que je lisais sur moi que je ne voulais pas alimenter les ragots en acceptant de lire, et encore moins risquer de tomber sur des rumeurs sur moi. Au fond, les ignorer pouvait me ronger, mais les connaître me rendait folle aussi. De toute manière, les livres de la bibliothèque étaient bien mieux. Rita ne semblait pas, cependant, être gênée par tout cet effet d’engouement autour d’elle, qui ne faisait que croitre depuis qu’elle était Miss – les résultats avaient été annoncé au retour des vacances, et c’était encore la folie furieuse.

- Méfie-toi des rumeurs, quand même, dis-je avec un petit sourire.

Je n’allais pas lui faire la morale, elle savait ce que je voulais dire. Je parlais pour elle, d’ailleurs ! Pour l’instant, je n’entendais rien de désagréable sur elle, à part évidemment des commentaires jaloux de certaines filles, et des remarques machistes de garçons – la plupart étaient ses pauvres prétendants refoulés. Rita semblait éviter ses commentaires mesquins, ou les prendre en riant, et ça me rassurait, mais je savais qu’au fond, il suffisait d’une erreur de trop pour qu’il y ait un retour de flamme. La popularité était, à mes yeux, un cadeau empoisonné, mais Rita comme moi l’avions reçu et il n’était simple de s’en débarrasser.


-Bien sur que vous allez bien ensembles ! On dirait Barbie et Ken ! Je fus prise d’un fou rire. Barbie et Ken, rien que ça. Et puis, en plus d’être vraiment bien foutu, woooooh, je riais encore plus fort – enfin, elle n’avait pas tort Rita, il est super sympa ! Il m’a offert des restes d’ingrédients et puis, on a discuté assez longtemps. Il est vraiment génial ce type, Ruby, et toi, comme tu l’es aussi, forcément, vous faites vraiment une belle paire !

Je sentis une vague de satisfaction m’envahir, et j’eus un grand sourire. Ewan était génial, d’accord, je l’étais aussi, pas d’accord mais je n’allais pas protester, et donc nous étions géniaux ensemble. Carrément d’accord. Cette comparaison de Barbie et Ken me fit rire, d’autant que Chuck m’appelait déjà Barbie pour m’embêter, à croire que des cheveux blonds et des longues jambes suffisaient. Je me mis à imaginer Ewan en Ken, avec un foulard rose et une chemise en jean ouverte, et un cabriolet à fleurs, et je me mis à rire encore plus.

- Merci, t’es trop gentille, murmurai-je, un peu gênée. J’eus un grand sourire tout de même. J’étais réellement flattée. Il m’a raconté, c’était drôle t’aurais vu, il t’a trouvé super sympa mais les compliments, ah, il est pas habitué, ça lui fait toujours drôle ! Je souris, levant les yeux au ciel d’un air de dire « quel bêta, celui-là ». Mais bon, il est pas forcément expansif et c’est pas moi qui vais faire des commentaires là-dessus, ajoutai-je d’une voix un peu plus basse.

C’était étrange de parler de ça avec Rita, et à la fois, c’était agréable d’avoir ce genre de conversations de filles. Je n’étais pas habituée, mais c’était… Amusant de parler ainsi librement, de se confier, de raconter simplement ce que je ressentais à propos d’Ewan, de notre relation, de sa personne. C’était un peu comme dans les films, quand l’héroïne raconte à sa meilleure amie le premier baiser avec le garçon de ses rêves. Et bien cette fois-ci, j’étais l’héroïne.

Et Rita n’était pas la copine discrète, ça, c’était clair.


-VOUS L'AVEZ FAIT!
- Chut, Rita !
M’exclamai-je en faisant les gros yeux, mais elle ne voulait rien entendre.
- JE SAVAIS QUE CA ARRIVERAIT !
- Je veux bien te croire, mais arrête de crier !
- JE LE SENTAIS !
- Rita…
Tentai-je, mais elle n’écoutait pas.

Bon, autant la laisser tout déballer. Heureusement qu’il n’y avait personne dans le couloir à cette heure-ci, parce que là, c’était quasi tout l’étage qui était au courant… !


- Et alors, c’était comment ? Il est musclé, en dessous ?
- En dessous ?
- Il était plutôt, genre, au-dessus, non ?
- Au-dessus ?
- Il a pas de tendances bizarres, genre, pieds, ou fouet ? Quelle taille ?
- La taille ?...
Je percutai, et virai au rouge tomate. Ah, cette taille-là.
- Enfin, approximativement, hein, t’as pas du pouvoir mesurer, dans la position.


La seule idée de sortir une règle pendant l’instant me fit soudain exploser de rire, comme si tout à coup, la gêne venait de s’éclater comme une bulle de savon.

-Raconte-moi tout, en-dé-tails ! Je veux absolument tout savoir, de la manière qu’il te regarde, au matériel qu’il cache sous son pantalon !

Je n’arrivais pas à calmer mon rire. Sûrement était-ce qu’il était un peu nerveux, mais qu’aussi au fond, je me demandais mais comment diable Rita faisait-elle pour être si à l’aise. Je repris mon souffle, adressant un grand sourire à l’asiatique, sentant mes joues rougirent légèrement.

- T’es trop géniale toi, commentai-je finalement, reprenant mon souffle. J’inspirai finalement un grand coup, cherchant mes mots. Par où commencer ? Qu’est-ce que je devais dire ? Bon, euh… Oui, euh, au-dessus. Pourquoi est-ce que j’avais si chaud tout à coup ? Pas de tendances, dieu merci, tu trouves qu’il a une tête de psychopathe ? Bon, après, avec les ingrédients de potions tu sais on peut faire pleins de trucs… Non j’deconne hein ! M’exclamai-je en éclatant de rire avec Rita.

J’arrivais à faire de l’humour sur un tel sujet. Mon dieu, mais qu’est-ce qui me prenait…


- La… La taille, euh, ben, commençai-je, mais soudain, mon humour me parut bien loin. Qu’est-ce que j’étais sensée dire, hein ?! J’hésitai et finalement, je me penchai vers Rita et continuai d’une petite voix. Figure toi que je m’attendais pas à ça. Je marquai une pause, me sentant emballée par la joie de vivre contaminante de Rita. Genre, je veux dire, il est tout mince et… Alors qu’en-dessous… Franchement, je me suis juste demandée mais mon dieu comment est-ce que ça va rentrer, c’est pas possible, c’est énorme !

Je me sentis tout à coup éclater de rire, franchement gênée et amusée. C’était étrange.

- Non mais il cache bien son jeu, je te jure et… Il… Il a un très bon jeu, ajoutai-je, et je sentis mon visage rougir depuis mes joues jusqu’à mes oreilles. T’as pas intérêt à lui dire, ça, par contre. Ça serait gênant pour moi, et pour lui. Les compliments le gênent, je t’ai dis, concluai-je, et j’eus un nouveau rire.

Je me sentais un peu fébrile, comme si parler de tout ça ravivait les sensations, et à la fois, j’étais un peu mal à l’aise puisque je n’étais pas habituée à parler de ça, et encore moins de rentrer dans le jeu de quelqu’un qui m’en parlait. Mais malgré tout, Rita était quelqu’un en qui je pouvais avoir confiance, j’en avais toujours été persuadée. Et maintenant, où était le mal de lui parler d’Ewan et moi ? Ce n’était pas naturel, mais ce n’était pas non plus incroyable de vouloir confier ça… C’était amusant même. Nous étions toutes les deux des filles, nous pouvions bien parler de ça. Se confier.

J’avais envie de me confier.


- Et j’aime bien comment il me regarde, murmurai-je en rougissant, plus bas. Tu sais, non, elle ne savait pas, j’ai pas… C’était pas facile pour moi… Voilà que je m’emmêlais les pinceaux. J’ai eu une très mauvaise expérience avec ça, dis-je soudain, à voix un peu plus basse, le regard fuyant. Et après, j’ai fait ça avec quelqu’un que je connaissais pas vraiment, je crois que je voulais me débarrasser du passé, mais c’était pire, alors, euh, bon, voilà, continuai-je, un peu tremblante, mon ton se faisant plus brusque et plus rapide.

J’aurais voulu que Rita comprenne. Je n’avais ni la force ni l’envie de parler de l’incident, de gâcher notre discussion, mais je ne voulais pas mentir non plus. De plus, Rita savait… Savait ma relation à la saleté. Je lui avais fait comprendre à demi-mot que je me sentais sale, alors maintenant, pouvait-elle comprendre ?


- Tu l’as fait, toi ? Demandai-je alors, en relevant la tête avec un petit sourire. Ou, je sais pas, tu en as envie, ça te fait peur ?...

Parce qu’après tout, il n’y avait pas que moi, et chaque expérience était important ; je voulais que Rita puisse se confier à moi, comme je le faisais moi avec elle.


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I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »



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Rita Minithya
Élève de 6ème année



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MessageSujet: Re: Tell me all about Him! -R- CLOS   Mar 24 Sep - 16:09

Ruby avait toujours été la fille à qui tout le monde voulait ressembler. Jolie, une touche de discrétion et de mystère qui faisait tout son charme, des jambes comme des spaghettis, des cheveux comme le soleil, aimée de tous… Ruby avait toujours été un modèle à suivre, c’était clair, et ses deux titres le démontraient parfaitement –même après les rumeurs d’alcoolémie dont elle avait écopé- mais derrière cette image de perfection, seul certain pouvaient apercevoir la fissure. Une fissure qui s’était craquelé, par endroit, encore pour enfin laisser place à un trou béant. Si nous nous étions connues et rapprochées au moment où j’étais au plus mal, à cause de James et des lettres, nous nous étions un peu séparées quand ça n’allait pas pour elle. Je me sentais coupable, quelque part, de n’avoir rien fait. J’aurais du agir, trouver des solutions… Lui parler, probablement, un peu plus souvent, mais… Mais rien n’y avait fait. Ruby s’était muré dans sa solitude et seule sa meilleure amie Lizlor semblait pouvoir agir contre. Et Ewan, face d’ange, maintenant que j’y pensais. Surtout lui, probablement. Enfin, merde, hein, on s’en foutait non ? Pas d’Ewan ou de Ruby, mais de nos phases de dépression ! C’était du passé, et c’était tant mieux ! Je ne pouvais que me sentir pleine de vie à voir Ruby loin de ses soucis, tout sourire. Elle avait un copain génial, une meilleure amie top –je connaissais désormais Lizlor un peu plus, et malgré son air un peu dépressif, elle cachait un tempérament de feu-, et quelques amis proches, comme Chuck, il me semblait bien –je les avais vu parlé plusieurs fois-, et puis moi. On était toutes les deux passées à autre chose en tirant la langue à notre passé, et c’était bien mieux comme ça !

- Méfie-toi des rumeurs, quand même.

Elle savait pertinemment de quoi elle parlait, là encore, je n’en doutais pas, alors je lui souris en retour en lui répliquant de ne pas s’inquiéter pour moi. Tout allait parfaitement bien, et ce n’était pas quelques rumeurs qui allaient me déprimer ! Bien sur, je devrais suivre son conseil et éviter d’alimenter les rumeurs, mais mon truc, c’était justement de jouer sur la provocation. Alors forcément, quand quelqu’un voulait me souler avec une question du type : « c’est vrai que tu as couché avec Henry ? », je répondais simplement : « Je n’ai pas couché avec Henry, j’ai couché avec toute l’école ». Forcément… Je me retrouvais avec un exemplaire du Daily sous la main, dans lequel j’avais souvent droit à la page deux, avec un article qui disait que j’avais deux copains en même temps. Ouh la trainée ! Haha ! Ca me faisait rire, généralement, parce que les exemplaires du daily partaient comme des petits pains, et pas seulement à cause de moi, heureusement. Mais bref. Les rumeurs, les gens pouvaient se les mettre où ils voulaient, ça me faisait ma dose d’ironie du jour !

- Merci, t’es trop gentille.

-Je suis simplement franche
, je ris, en haussant les épaules, un sourire abusé sur les lèvres. Et je peux être vachement méchante, c’est toute la différence, je souligne la mine sévère.

Ne pas se prendre au sérieux, règle de vie numéro une !

-Il m’a raconté, c’était drôle t’aurais vu, il t’a trouvé super sympa mais les compliments, ah, il est pas habitué, ça lui fait toujours drôle !

Ah, ça oui, je l’avais remarqué aussi ! De ce coté ci, ils étaient pareils, encore une fois ! Et puis maintenant qu’elle le disait, qu’il n’ait pas trop l’habitude, ce n’était pas vraiment étonnant puisqu’il semblait un peu effacé, quoique vraiment sympa, et pas du genre à courir après les filles, ce qui était tant mieux pour Ruby !

-Mais bon, il est pas forcément expansif et c’est pas moi qui vais faire des commentaires là-dessus.

-Tu l’as dit
,
je ris ironiquement, parce que j’en savais quelque chose.

Elle ne m’avait jamais réellement parlé d’elle, et quand elle allait mal, elle s’était renfermée sur elle-même. J’avais laissé les mots m’échapper, toujours avec cette pointe d’ironie que j’utilisais sans arrêt pour relativiser. Je ne lui en voulais pas vraiment, je me sentais même plutôt coupable, parce que je lui devais quelque chose, pour toute l’aide qu’elle m’avait accordé jusque présent et que je n’avais pas su, -pu ?- lui rendre. Ca me trottait quelques fois dans la tête, mais j’étais toujours sincère lorsqu’il s’agissait de mes amis. J’adorais Ruby, c’était indéniable, et on avait toutes les deux besoins de repartir sur de bonnes bases, disons.Mais alors, LA, quand elle m’avouait enfiinnn que ça y était, elle l’avait fait, je n’avais pas pu m’empêcher d’en hurler de joie. Effacée, toute la mélancolie, YOUPI ! Elle tenta bien, il me semble, de m’arrêter, mais emportée comme je l’étais, je ne tenais plus sur place ! C’était tellement génial ! Ca change un couple, quand même, cette étape ! Pas la peine de m’expliquer pendant des heures et en détail ! Le tout, c’était d’être compatible. Physiquement et mentalement, Ruby et Ewan étaient, compatibles. Pour ce qui était du sexe, ça pouvait changer la donne.

- En dessous ?Au-dessus ?La taille ?... Ah, cette taille-là.

La pauvre avait viré au rouge ! Quoi ? Ce n’était quand même pas si gênant d’en parler, si… ? Mais étant donné que Ruby se fendait la poire, je supposais que mon élan ne la dérangeait pas et que donc, je n’avais pas trop heurté sa sensibilité, ce qui m’allait très bien. Manquerait plus qu’elle me fuit ! Et puis, c’était pas de ma faute, j’étais juste tellemennnt curieuse ! J’avais besoin de savoir si elle était bien dans son couple et bien dans sa vie, c’était ça, l’amitié, non ? Et la meilleure manière de faire passer ça crème c’était encore de la taquiner avec ! Elle m’affichait d’ailleurs un grand sourire que je ne lui avait jamais vu jusqu’à présent. Un sourire rassurant, une étreinte, de la compassion, de la tristesse, du désarrois, un signe, un sourire timide, une approche… Mais jamais un sourire pareil. Je la regardais en souriant aussi, et tout à coup, c’était comme si notre relation changeait, comme si la présence de l’autre était non seulement rassurante mais également plus que plaisante. Plus besoin de problèmes pour nous voir, plus besoin de tristesse, on s’entendait encore mieux quand nous allions bien ! Et j’étais tellement heureuse d’avoir Ruby comme amie que pour rien au monde j’échangerais ce souvenir et cette image.

- T’es trop géniale toi. Bon, euh… Oui, euh, au-dessus.

-Je le savais !
Je murmure avec conviction.

-Pas de tendances, dieu merci, tu trouves qu’il a une tête de psychopathe ?

-On sait jamais ce qui se cache derrière une face d’ange,
je réplique en riant. Tu serais surprise… je continue en hochant les épaules, c’est vrai, il y avait cette histoire avec Talia, une fille du quartier avec qui je trainais parfois, de deux années mon ainée, qui était tombée sur l’incarnation de la gentillesse, qui avait un petit faible pour… les fouets. Oups.

-Bon, après, avec les ingrédients de potions tu sais on peut faire pleins de trucs…

-QUOI ?! Sérieux ?
Je m’exclamais, cette fois surprise.

-Non j’deconne hein !


-Arrete, je suis sure qu’on peut faire des trucs avec ça en plus
, je ris avec elle. Ouais, c’était sur et certain qu’on pouvait faire des trucs aphrodisiaque avec les potions ! Et maintenant qu’elle avait amené le sujet sur la table, même en riant, la question se posait belle et bien…

- La… La taille, euh, ben…

Elle s’approcha se moi, comme pour me réveler un secret et je me penchais avec impatience.

-Figure toi que je m’attendais pas à ça.

-Quoi ? C’est si petit ? Je lui demandais surprise, et un peu déçue aussi, parce que c’était quand même dommage d’être aussi sympa et mignon quand on avait rien dans le pantal…

-Genre, je veux dire, il est tout mince et… Alors qu’en-dessous… Franchement, je me suis juste demandée mais mon dieu comment est-ce que ça va rentrer, c’est pas possible, c’est énorme !

J’explosais de rire, me tordant carrément, avec Ruby à mes côtés, alors que des larmes coulaient sur mes joues. ENORME ! A cette pensée, je me mis à rire de nouveau, ne pouvant m’arrêter d’ailleurs, parce qu’à chaque fois que le mot « énorme » me traversait l’esprit, ça repartait pour un tour, encore ! Je ne pouvais quand même pas prétendre que je n’étais pas surprise ! Comme l’avait dit Ruby, Ewan était… Ewan était mince, on ne pouvait pas imaginer ou concevoir qu’il soit si bien membré ! Non pas que je me sois posé la question, jusqu’à présent –ça aurait été louche et carrément bizarre parce que je n’étais pas du tout attirée par lui, enfin, voilà-, mais la pensée était vraiment drôle ! Plus drôle encore, c’était la pensée de Ruby à la vue de l’artillerie, et c’était peut-être le pire à imaginer parce que, quelle rigolade ! Ruby et moi étions habitées par se rire complice, et je savais désormais que quand nous nous reverrions, nous ne pourrions pas nous empêcher de rire à nouveau !

- Non mais il cache bien son jeu, je te jure et… Il… Il a un très bon jeu.

-Je t’avais dit que cette tête devait cacher quelque chose
, je ris en m’essuyant les yeux, mais à savoir quoi exactement…T’as pas eu mal ? Je lui demande, intriguée. Parce que, par Merlin, y a des fois où ça passe vraiment pas, je m’exclame en faisant les gros yeux. Ok, j’en savais beaucoup sur la question, mais, ça, je préférais le garder le secret.

-T’as pas intérêt à lui dire, ça, par contre. Ça serait gênant pour moi, et pour lui. Les compliments le gênent, je t’ai dit.

-Les garçons adorent ce genre de compliments pourtant
, je ris de nouveau. T’en fais pas, vas, je ne lui parlerais pas de ce truc énooorrmmme qu’il cache si intelligemment, je souris malicieusement.

Ruby devint alors plus calme, et son regard se fit plus lointain, plus rêveur et tellement emplit de bonheur que je me taisais, la laissant un instant seule dans son bonheur.

- Et j’aime bien comment il me regarde.

Je le voyais bien. Elle avait des étoiles dans les yeux, et il était certain que cette fois, personne ne pourrait les le lui éteindre, parce que j’étais forte désormais, et que je me chargerais de son cas. Elle était tellement heureuse, avec Ewan, que je voulais qu’elle conserve ce regarde et ce sourire pour toujours. Mais, dans ce regard brillant, un voile d’ombre surgit. Un voile de tristesse, que je connaissais bien.

-Tu sais, j’ai pas… C’était pas facile pour moi… J’ai eu une très mauvaise expérience avec ça. Et après, j’ai fait ça avec quelqu’un que je connaissais pas vraiment, je crois que je voulais me débarrasser du passé, mais c’était pire, alors, euh, bon, voilà.

Le problème, évidemment, c’était que je savais. Aux yeux de tous, j’étais la fille énergique qui bouge dans tous les sens, qui fait des explosifs et du Quidditch, qui fait des farces avec son meilleur ami, qui est à la fois coquette et dépareillée, spontanée et ennuyée par l’autorité et les responsabilités… Mais au fond, j’étais probablement la seule à savoir que j’étais plus mature que ce qu’on pensait de moi. Le soir, quand je me couchais, seule dans mes draps froid, je ne pouvais éviter de sentir mon poignet me lancer, les pensée m’obscurcir, et imaginer, encore et encore. Poudlard, ma famille, James, Ana et sa maladie, Caleb et son impression de rejet, Nathanael et son père, Ruby… Ruby, sale de l’intérieur, violée. Je le savais. J’avais toujours fait semblant de l’ignorer parce que comme toujours… C’était tellement plus facile…

-Je sais
, je lui révèle soudainement. Je sais…, je lui souris et pose ma main sur son épaule. Et plus jamais ça ne se reproduira, je lui souris de nouveau. Parce qu’avec le talent d’Ewan en potion et le mien, évidemment, en sortilège, je ris ironiquement, on peut te protéger comme les détraqueurs d'azkaban! Je ris en la prenant dans mes bras.

Je n’étais pas au courant, pour cette relation qu’elle avait eut, ensuite, et pourquoi elle en avait souffert. Avec qui ? Son ex petit ami ? Je préférais ne pas relever, cependant. Valait mieux laisser passer tranquillement. Et puis Ruby était plutôt le genre à parler des choses quand elle voulait vraiment le faire. Lui poser des questions allaient probablement la braquer, et ce n’était vraiment pas le moment, autant tenter de lui remonter le moral.

- Tu l’as fait, toi ? Ou, je sais pas, tu en as envie, ça te fait peur ?...


Je le regardais avec un sourire malicieux.

-Je l’ai fait, je lui révèle avec un petit rire amusé. Enrique, je réponds à sa question silencieuse. C’était le danseur d’un groupe du coin, qui jouait dans mon quartier pendant les vacances, je décris, en y repensant, les yeux perdus dans le loin, le sourire aux lèvres. Tu le verrais ! Il dansait d’une manière… Il avait son style, tu vois, je continue. Un brun à la peau mate, je souris. Il était  côté de moi, au buffet, on a parlé. On a fait comme ça pendant deux semaines, et puis, il devait partir pour la France. La veille, on s’est vu, et c’est venu comme ça, naturellement, dans son appartement sur Londres. C’était super. Mais, je me mets à rire, par Merlin, il m’a tellement surprise ! Je savais qu’il était unique, je le voulais, et il disait pareil pour moi, mais… Je le pensais un peu sauvage, un peu brute, j’étais un peu… Et puis enfaite non ! Il a été adorable. Il me regardait tout le temps, il me souriait, il m’embrassait, je continue en souriant. J’ai eu mal, au début, c’est un peu comme regarder une série. Au début, t’es perplexe, tu vois le concept, t’es pas trop dedans, mais tu te forces à rester, à regarder parce que tu espères que ce sera mieux après. Et quand ça arrive, t’es tellement contente d’avoir supporté le début ! C’est deux fois mieux que ce que j’imaginais, Ruby. Je voulais pas d’attaches avec ma première fois.

-Il est partit, et on s’est dit Adieu. Je ne veux plus le revoir, je veux simplement garder le souvenir de notre nuit ensemble, sans attaches.

C’était probablement très loin de l’histoire romantique que l’on pouvait imaginer, mais j’avais l‘habitude que tout ce que je touchais en amour terminait forcément en cendre. Alors je préférais que mes relations soient éphémères et n’en garder que le meilleur.

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Âme soeur: « Lover, when you don't lay with me I'm a huntress for a husband lost at sea. »

MessageSujet: Re: Tell me all about Him! -R- CLOS   Jeu 17 Oct - 19:42

Avec Rita, l'avantage, c'est que la bonne humeur était toujours présente puisque la sienne était étrangement contagieuse. C'était la première chose qu'Ewan m'avait dit sur elle d'ailleurs, qu'elle avait le don d'à la fois mettre à l'aise mais aussi de presque gêner tant elle était directe. Pour quelqu'un comme Ewan qui était habitué aux bonnes manières et aux faux semblants de sa famille, bien sûr que c'était déroutant. Mais j'avais été contente de voir qu'il appréciait Rita, puisque rien ne me faisait plus plaisir que mes amis s'apprécient entre eux, et si en plus Rita aimait Ewan, c'était un bonus car j'avais malgré moi besoin d'être rassurée, de savoir que nous étions un couple solide et le voir dans les yeux de quelqu'un d'autre, ça me prouvait que l'amour ne me rendait pas aveugle. Alors oui, j'étais toute contente de savoir qu'il s'entendait bien, d'autant qu'à mes yeux, tout le monde avait besoin d'une Rita dans sa vie. De quelqu'un comme ça, toute souriante et toujours à donner la pêche, à donner envie de se dépasser, de mettre les mauvaises choses de côté et de relativiser, et puis, quelqu'un avec qui toujours rire. Et rien ne vaut l'original, alors personne ne valait mieux que la véritable Rita, parce que je ne connaissais personne d'aussi survoltée qu'elle, et les filles qui cherchaient à l'imiter pour être aussi populaire faisait bien pâle figure à côté d'elle. En tout cas, moi, j'étais amie avec Rita, et ce moment que nous partagions me prouvait bien que j'avais raison : je n'avais pas autant ris depuis un petit moment, d'autant que le sujet ne s'y prêtait pas habituellement pour moi – sans le savoir, la Poufsouffle me libérait de mes craintes et m'aidait à me dépasser.

-Je t’avais dit que cette tête devait cacher quelque chose, dit-elle, et je repartis dans un fou rire. Ah, non, si j'avais su en voyant pour la première fois Ewan qu'il cachait quelque chose comme ça... Il avait l'air tellement innocent, pensais-je en riant encore plus. T’as pas eu mal ? Parce que, par Merlin, y a des fois où ça passe vraiment pas.
-Un peu, au début, mais il était vraiment attentif et attentionné, ça n'a pas été désagréable très longtemps,
expliquai-je, un peu gênée, mais riant toujours. Je sentais à la fois mon cœur crépiter en me remémorant les souvenirs de cette première fois avec Ewan. C'était si spécial pour moi, de le faire avec quelqu'un que j'aimais, et j'étais éternellement reconnaissante à Ewan d'avoir rendu l'instant si merveilleux, balayant toutes mes craintes. Grâce à lui, j'ai l'impression que... Je sais pas, ça me fait moins peur. Je suis pas encore prête à faire... Je marquai une pause, hésitante. A prendre les devants, tu vois ? Mais je pense que ça va venir, en tout cas, j'ai vraiment envie de lui faire plaisir, dis-je à voix plus basse, rougissant.

J'étais consciente que ça serait une question de temps, mais j'avais confiance en Ewan et je savais que lui aussi serait capable d'attendre, de m'aider et me rassurer. Pour le moment, j'avais besoin que ça soit lui que me guide, parce que je n'étais pas assez sûre de moi pour oser certaines choses – j'avais parlé à Lizlor, confiant mes envies et à la fois mes angoisses, et elle m'avait rassuré, me racontant certaines choses avec Stephen. C'était drôle, car habituellement, nous n'étions toutes les deux pas très à l'aise sur ça, dans le sens où Lizlor avait une certaine pudeur sur les choses intimes, surtout lorsque cela touchait les sentiments, bien plus que la question de l'acte en lui-même, et je pense qu'elle savait aussi que le sujet me mettait rapidement mal à l'aise. Nous en avions déjà parlé, mais j'avais l'impression que maintenant que je me libérais un peu de mes peurs, nous pouvions parlé plus librement, plus sérieusement, et c'était pour ça que j'aimais ma meilleure amie aussi, pour les conversations que nous pouvions avoir toutes les deux qui nous permettaient de nous confier. Mais en parlant de confidence, j'en faisais aussi à Rita en cet instant, et je comptais sur sa discrétion, surtout depuis qu'elle connaissait Ewan !


-Les garçons adorent ce genre de compliments pourtant. T’en fais pas, vas, je ne lui parlerais pas de ce truc énooorrmmme qu’il cache si intelligemment.

J'éclatai à nouveau de rire. La vision de Rita lui parlant de ça me faisait rire, d'ailleurs. Mais j'aurais préféré éviter qu'Ewan sache que je parlais de ça, et puis, je n'étais pas encore assez à l'aise pour parler de sexe avec lui – à la fois ça m'énervait, parce que je ne voulais pas être prude, mais pourtant, je n'osais pas, quelque chose me retenait. Mais je ne voulais pas presser les choses, une nouvelle fois. J'avais déjà fais un pas immense, et je voulais continuer, m'améliorer, et me brusquer me bloquerait plus qu'autre chose. Et je ne voulais plus, être bloquée. Ce fût peut-être à cause de cette constatation que, silencieusement, je réalisais que je ne voulais pas mentir à Rita. Nous venions d'avoir une discussion amusante, et pourtant, si importante pour moi... Je lui faisais confiance, je le savais. J'avais veillé sur elle, elle s'était confiée à moi, et en un sens, je me sentais coupable de ne pas lui donner les pièces manquantes du puzzle. A l'intérieur de moi, une voix me disait qu'être capable de parler de l'incident, c'était ma manière à moi de le battre, de prouver que j'avais grandi, évolué, et que je pouvais regarder les choses douloureuses en face et en parler.

- Je sais. Je sais… Je sentis mes sourcils se froncer un peu. Elle avait donc compris ? La dernière fois, avec la boue, ce que je lui avais dis... Je lui avais fais comprendre avec mes mots détournés. Je savais que Rita était plus intelligente qu'elle voulait bien le dire, et j'étais soulagée qu'elle ait comprise sans que j'ai à expliquer. Au fond, je voulais lui confier tout, mon père, le suicide de ma mère, mais ce n'était pas l'instant, je le sentais. Elle était trop joyeuse, et moi aussi. Mais je savais qu'au fond, nous avions fait un pas de plus dans notre relation. Et plus jamais ça ne se reproduira. Parce qu’avec le talent d’Ewan en potion et le mien, évidemment, en sortilège, on peut te protéger comme les détraqueurs d'azkaban!

J'eus un sourire soulagé, et répondis à l'étreinte de Rita avec tendresse. Ce qu'elle disait, au milieu de ses rires, me touchait réellement, car je savais qu'elle voulait réellement me protéger, et j'étais heureuse qu'elle le fasse. C'était ça, les amis, n'est-ce pas ? Parce que moi, c'était ce que je ressentais pour elle en tout cas. Je comptais bien l'aider, et surtout, me charger personnellement de ceux qui voudrait la blesser. Elle avait peut-être un moral de fer en surface, mais elle avait aussi ses faiblesses, et moi, je ne les avais oublier. Peut-être que Caleb la faisait rire, mais savait-il aussi que Rita était comme un dé, avec plusieurs facettes, et que certaines étaient plus difficiles à atteindre et à cerner que d'autres ? Et Ana, le savait-elle aussi ?... En tout cas, je voulais être là pour elle comme elle l'était pour moi.

- Merci, dis-je timidement en m'écartant, souriant. Compte sur moi aussi pour faire des potions explosives si on t'embête, riai-je. Et tu peux compter sur Ewan ! Il t'aime vraiment bien, tu sais. On va s'occuper de toi, dis-je en riant, pinçant la joue de Rita comme si elle était un bébé. Tu peux nous appeler Papa et Maman à partir d'aujourd'hui, plaisantai-je en riant toujours.

Après tout, c'est vrai que j'agissais un peu comme une mère avec les gens que j'aimais. Alors, en bonne maman, je devais savoir comment Rita se sentait par rapport à tout ça, elle qui était si décontractée sur tout, qu'en était-il pour coucher avec un garçon?


- Je l’ai fait. Ah ! J'écarquillai les yeux, lui demandant silencieusement des détails. Enrique. C’était le danseur d’un groupe du coin, qui jouait dans mon quartier pendant les vacances. Tu le verrais ! Il dansait d’une manière… Il avait son style, tu vois. Un brun à la peau mate. Ah, dommage, j'étais plutôt blond aux yeux bleus pensai-je avec un rire – mais je ne dis rien. J'étais trop occupée à écouter Rita. Il était côté de moi, au buffet, on a parlé. On a fait comme ça pendant deux semaines, et puis, il devait partir pour la France. La veille, on s’est vu, et c’est venu comme ça, naturellement, dans son appartement sur Londres. C’était super. J'eus un sourire rassuré.
Mais par Merlin, il m’a tellement surprise ! Je savais qu’il était unique, je le voulais, et il disait pareil pour moi, mais… Je le pensais un peu sauvage, un peu brute, j’étais un peu… Et puis enfaite non ! Il a été adorable. Il me regardait tout le temps, il me souriait, il m’embrassait.J’ai eu mal, au début, c’est un peu comme regarder une série. Au début, t’es perplexe, tu vois le concept, t’es pas trop dedans, mais tu te forces à rester, à regarder parce que tu espères que ce sera mieux après. Et quand ça arrive, t’es tellement contente d’avoir supporté le début ! …Mon dieu, c'était vraiment pour ça que j'aimais Rita. Comparer le sexe avec une série télévision ? J'eus un rire malgré moi. Elle était géniale, sérieusement. C’est deux fois mieux que ce que j’imaginais, Ruby. Je voulais pas d’attaches avec ma première fois. Il est partit, et on s’est dit Adieu. Je ne veux plus le revoir, je veux simplement garder le souvenir de notre nuit ensemble, sans attaches.

J'hôchais la tête, méditant ce que Rita venait de dire. Attache, voilà un mot qui semblait la travailler. Visiblement, elle avait choisit de transformer ses déceptions amoureuses en je-m'en-foutisme, et elle prenait les choses comme elle venait – ce n'était en rien en jugement, en tout cas, je ne critiquais pas la vie amoureuse ou sexuelle des gens, tant qu'elle respectait celles des autres. Mais j'étais curieuse... Elle avait réussi à faire confiance à quelqu'un qu'elle connaissait à peine ? C'était quelque chose qui m'échappait, voir me fascinait. Rita devait avoir une confiance en elle hors-du-commun... Non?

- Je suis contente que ça se soit bien passé en tout cas ! Mais je ne comprends pas comment tu as fais, je veux dire, ce n'est pas une reproche bien sûr, mais le faire comme ça... La première fois ! Enfin... Je marquai une pause. Bon, si je prenais ma première fois consentante, avec Chuck... On ne pouvait pas dire que je le connaissais. Ma, euh, première fois, j'agitai mes mains, pour faire comprendre que, techniquement... Ce n'était pas la première, j'étais vraiment ivre et je le regrette. Mais tu vois, maintenant, je me dis qu'avec toute ma tête, je ne pourrais jamais le faire avec quelqu'un que je ne connais pas bien ! Avec Ewan, ça m'a mit deux mois à être prête... Imagine, le pauvre, riai-je. En plus, j'en avais envie, et j'avais confiance en Ewan, mais j'avais peur de le décevoir... Tu me diras, avec quelqu'un avec qui n'a pas d'attaches, décevoir, c'est pas si important, non ? Mais tu ne te dis pas que ça serait... Plus intense avec quelqu'un qui t'aime ? Demandai-je.

Ce n'était toujours pas un jugement, Rita faisait ce qu'elle voulait. Mais n'avait-elle pas envie de se poser ? Souhaitait-elle vraiment tout envoyer balader, ou voulait-elle au fond quelqu'un mais n'osait pas y penser?


- Tu sais, tu es la première personne avec qui je parle de ça, après Lizlor bien sûr, dis-je avec un sourire d'excuse – Lizlor était spéciale, et Rita le savait. Et je veux que toi aussi tu me dises des choses comme ça ! Alors tu sais quoi, je veux que quand tu seras amoureuse, la première fois, je veux dire, le vrai amour et pas juste le béguin, tu me le dises la première ! Deal? Dis-je avec un grand sourire en lui tentant la main.

Parce qu'au fond, bien sûr qu'être avec quelqu'un physiquement, c'était important pour un couple, mais il y avait aussi d'autres choses, et pour le coup, rien ne valait l'amour, et j'étais impatiente que Rita, lorsqu'elle le voudrait bien sûr, se sente aussi bien avec un garçon que je pouvais l'être avec Ewan.

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I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »



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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: Tell me all about Him! -R- CLOS   Sam 28 Déc - 21:01

Le truc c’est que j’avais vraiment réussi à m’entendre avec les filles. Vraiment. Je savais pas ce qu’il fallait dire et quand il le fallait, parce que je m’étais vite rendue compte que la sincérité n’était un de leurs meilleurs atout. Sauf qu’entre garçon, et j’avais tout de suite pigé avec mes frères et leurs potes, les choses se disaient toujours en face, et au final, ça pouvait exploser et finir sur une bagarre. Après la bagarre, il y avait souvent une forme de respect qui apparaissait, et s’ils étaient amis auparavant, l’affaire était résolu si le gagnant tendait la main au perdant ou si le perdant s’avouait vaincu et reconsidérait sa position. C’était probablement pour ça qu’Ana et moi on s’était battue, j’en savait trop rien, et qu’ensuite on avait appris à se respecter. Toujours était-il que les filles étaient très souvent hypocrites. Et moi, bien sûr, je détestais ça, je pouvais pas le blérer deux secondes, du coup, je trainais jamais avec des filles, je me contentais de leur parler de temps en temps, histoire de, mais sans plus. C’était carrément une affaire à devenir paranoïaque ! Sauf que voilà, j’avais rencontré Ruby, et soudainement, j’avais su que je pouvais être amie avec une fille en étant presque sur et certaine au premier regard que jamais, elle ne me trahirait. Avec le temps, ce petit doute c’était envolé et j’étais désormais complètement assurée que nous étions des amies proches qui s’aiment sincèrement ! Du coup, j’étais probablement maladroite pour les sujet « entre filles » mais ça me faisait quand même vachement plaisir, étant donné qu’avec Ana, la conversation était toujours à sens unique ; elle comprenais ce que je disais, mais elle ne répondait pas (probablement pour se montrer mystérieuse, truc du genre).


-Un peu, au début, ça n'a pas été désagréable très longtemps. Grâce à lui, j'ai l'impression que... Je sais pas, ça me fait moins peur.

Si elle espérait me faire croire qu’elle sortait pas d’un conte de Walt Disney, elle pouvait se fourrer le doigt bien profondément dans l’œil ! Ruby, c’était un peu une Cendrillon des temps moderne. Un passé horrible, une éducation difficile, sans doute, mais une bonté d’âme sans précédent, et cette timidité, presque, ce regard fuyant et hésitant, ces joues qui rosissait. Elle sentait la pureté à des kilomètres à la ronde, et un instant, j’en vins à me demander ce que moi, je lui faisais comme impression. Surement pas de la pureté, assurément, j’étais très loin de ressembler à une jolie princesse toute pimpante dont le passé mélanco-dramatique n’avait pas entaché la pureté.

-Je suis pas encore prête à faire... A prendre les devants, tu vois ? Mais je pense que ça va venir, en tout cas, j'ai vraiment envie de lui faire plaisir.
Je ris à cette remarque, et à ses joues toutes rougit par la gêne. C’était vraiment adorable de la voir gênée comme ça !


-Ca viendra
, je confirme avec un grand sourire parfaitement significatif. Faut juste que tu ais une discussion avec une personne expérimentée, et je me pointe du doigt en acquiesçant de la tête, les yeux fermés, les sourcils relevés. Et c’est exactement ce qu’on est en train de faire ! Bon, ok, j’avais pas tannnnt d’expériences que ça, hein, mais visiblement, j’en avais au moins plus qu’elle, c’était déjà ça, et puis, moi, je les avais déjà prises, les initiatives alors… Alors pour ce qui est de prendre les devants, je t’en prie, je suis là !

Je plaisantais, encore et encore, mais c’était surtout parce qu’on faisait toujours un tas d’histoires de parler du sexe et des trucs intimes que je préférais utiliser l’ironie et l’humour. Au moins, ça passait mieux qu’un spasfon. Ce qui passa moins, c’était ce moment que j’attendais, quelque part, cette petite évocation à son passé. Parce que ça me faisait pas kiffer des masses d’avouer savoir qu’elle s’était faite violée. Le contraire serait vraiment étrange… Brr.


- Merci. Compte sur moi aussi pour faire des potions explosives si on t'embête. Et tu peux compter sur Ewan ! Il t'aime vraiment bien, tu sais. On va s'occuper de toi. Tu peux nous appeler Papa et Maman à partir d'aujourd'hui.

-Ca tombe bien, le rôle est vacant
, je ris pour toute réponse, faisant la grimace quand elle me pinça la joue avec affection.

Je pouvais pas dire que ça me pinçait le cœur, que j’étais terriblement triste, que j’allais mourir de non-affection, mais franchement, mes parents abusaient grave. Déjà, c’était pas normal de pas se tenir au courant de la vie de sa fille (désolée, mais surtout quand on en a une seule). Du coup, vu qu’ils semblaient se préoccuper de moi autant qu’un poisson mort dans un bocal (on voulait surtout s’en débarrasser), je ne refusais pas le geste de Ruby est acceptait silencieusement, avec une forme de timidité que je ne me connaissais pas. Comme d’habitude, je ne voulais gêner personne avec mes problèmes. J’avais peur qu’on me voit autrement, mais ironie oblige, je ne pouvais pas empêcher quelques remarques quelques fois incompréhensives s’échapper.


- Je suis contente que ça se soit bien passé en tout cas ! Mais je ne comprends pas comment tu as fais, je veux dire, ce n'est pas une reproche bien sûr, mais le faire comme ça... La première fois !

-S’en est une, Ruby
, je lui dis en riant. Je ne lui en voulais pas, bien sur. J’ai conscience que c’est surprenant et… Différent, je finis par hausser les épaules face à sa surprise.

-Enfin... Ma, euh, première fois, j'étais vraiment ivre et je le regrette. Mais tu vois, maintenant, je me dis qu'avec toute ma tête, je ne pourrais jamais le faire avec quelqu'un que je ne connais pas bien !

Je savais qu’elle avait eu pas mal de problèmes avec la boisson, qu’elle avait un peu trop tiré sur la bibine, et c’était triste de voir que sa première fois l’avait affectée. La déception, voilà ce que je fuyais plus que la peste ! Après avoir répondu par une mine compatissante (il n’y avait pas grand-chose à dire), je lui posais la question qui me taraudait :

-Je le connais ?


Je rigolais, encore, et je compris à son sourire qu’elle préférait que je ne sache pas, et sans doute cela était-il mieux ainsi, alors je n’insistais pas, haussant les épaules.

-Avec Ewan, ça m'a mis deux mois à être prête... Imagine, le pauvre.

J’explosais de rire.

-En plus, j'en avais envie, et j'avais confiance en Ewan, mais j'avais peur de le décevoir... Tu me diras, avec quelqu'un avec qui n'a pas d'attaches, décevoir, c'est pas si important, non ?

-Pas plus que la couleur de ta culotte
, je souligne en m’essuyant les yeux.

-Mais tu ne te dis pas que ça serait... Plus intense avec quelqu'un qui t'aime ?

-Je voulais pas attendre le déluge ou la fin du monde pour me lancer !
Je m’exclame en riant. T’as une idée du nombre de calorie que ça fait perdre ? Je lui demande, mimant d’être choquée. C’est dingue!

Nous rimes ensembles, et elle n’insista pas. Je ne pouvais pas expliquer de prendre ça à la légère… C’était juste que j’avais pas du tout envie de me casser la tête avec des sentiments, et qu’en même temps, je rêvais de gouter à la vie.


-Tu sais, tu es la première personne avec qui je parle de ça, après Lizlor bien sûr. Et je veux que toi aussi tu me dises des choses comme ça ! Alors tu sais quoi, je veux que quand tu seras amoureuse, la première fois, je veux dire, le vrai amour et pas juste le béguin, tu me le dises la première ! Deal?

Je lui souris doucement, tout à coup incertaine, évasive, gênée. « Le vrai amour » ? Je n’y croyais pas. Enfaite, j’y avais cru. Avec Nath, mais ça, c’était avant de me rendre compte que je ne pouvais pas façonner ma vie en fonction de mes désirs. Ca ne me gênais pas de lui dire la première (pas pour le vrai amour, mais dumoins pour ce qui s’en rassemblais le plus), parce que… A qui d’autre ? Ca me semblait évident (Ana devinerait, elle). Ruby agissait comme ma mère aurait du le faire avec moi, et ça me fit sourire d’amusement. Je pouvais me confier à elle. Et j’étais heureuse de le savoir.

-Deal, je murmure presque, un sourire heureux et incroyablement honnête sur le bout des lèvres, le visage baissé, me sentant toute nue.

Il n’y avait qu’avec des gens comme Ruby que mon cœur pouvait s’éclore comme une fleur, laissant les pétales recouvrir ses plaies et son parfum s’insinuer dans mes veines, de la manière la plus pure qui soit.[/justify]

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