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Spring is nature's way of saying : let's party! (PV)

 

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 Spring is nature's way of saying : let's party! (PV)

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Chuck Carlton
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MessageSujet: Spring is nature's way of saying : let's party! (PV)   Ven 12 Juil - 15:43

Ce n'était pas un jour comme les autres : je comptais bien le rappeler à chaque instant qui passait. Déjà parce que c'était jour de fête (et que les jours de fête, il ne fallait pas m'en promettre), ensuite parce que c'était le dernier anniversaire de Taylord ici, à Poudlard, et je voulais marquer le coup. Et pour finir, c'était le premier, par la même occasion, qu'on passait vraiment "ensemble" - oooh, oui, comme c'est mignon. N'empêche que c'était vrai, donc bon. Ca me faisait plaisir ! Surtout que comme mon anniversaire tombait en plein été, je n'avais jamais eu le plaisir de le fêter à l'école, tout ça, alors ça me faisait kiffer de le faire pour les autres, c'était un peu comme si ça m'arrivait à moitié à moi aussi. Et puis, comme je le disais : la fête. Pas besoin de chercher plus loin. Bon, évidemment, je comptais bien aussi le fêter en privé avec Taylord et comme il se devait, mais je voulais aussi marquer le coup. Du coup, en traînant dans la salle commune et en discutant d'un truc avec Haruhi, j'avais eu une idée : se retrouver le samedi dehors, vu que ça tombait pile un samedi, pratique. En parlant d'Haruhi... Au début j'avais un peu marché sur des oeufs avec elle, ce qui d'ailleurs en ce moment était un peu mon lot quotidien parce que bonjour je devais marcher sur des oeufs avec tout le monde, mais bref, mais comme ça se passait bien et qu'on parlait comme des potes, qu'elle s'était rabibochée avec Taylord, tout ça... Bah, je m'étais dit : l'eau coule sous les ponts. Je n'avais pas oublié notre engueulade pour autant mais pour moi, maintenant, c'était du passé, alors peut-être que pour elle aussi... Qui sait. En tout cas, ni l'un ni l'autre, on avait remis les choses sur le tapis. Tant mieux. Je préférais que les choses se défassent doucement plutôt qu'on se tape sur la gueule, étant donné ce qui s'était déjà passé.

Après Bristol, ça allait quand même mieux, je devais le reconnaître... Non, ça allait carrément mieux, je l'avouais. Avec Taylord, je veux dire. Pour le reste, les ASPIC, la fin de l'année, tout ça : bonjour l'angoisse. Je préférais même pas y penser. Voilà : n'y pensons pas.

Bref, je disais : ça allait mieux. Le printemps, les amours, tout ça : je ne vous fais pas de dessin. Et puis avec tout ce qu'on avait pu se dire, je comprenais un peu mieux, j'essayais d'agir un peu mieux, et j'avais aussi un peu moins peur de foirer parce que je me connaissais bien et que je partais au quart de tour et qu'elle n'était pas la dernière à partir non plus, si bien que quand on s'engueulait, ce n'était pas forcément l'amour dans toute sa splendeur... Mais c'était nous, ça, et moi je le savais bien. Du coup ça me redonnait un peu confiance : on avait des plans pour l'été, tout ça. Bien sûr qu'il y aurait un après Poudlard – franchement, plus ça allait plus je pouvais y croire. Pas qu'avant c'était impossible, mais bon... Mes projets (mon absence de projets aussi), le fait que je voulais me casser de chez moi, le fait que j'emmenais Coop avec moi, parce que je l'aurais laissé pour rien au monde, ben forcément, ça ne facilitait pas la tâche. Mais une chose était franchement, franchement géniale avec Taylord, c'était que sur ce plan-là elle savait parfaitement, et elle comprenait. Elle savait que Coop était tout pour moi (oui, voilà, c'est dit) autant qu'elle l'était aussi (ça aussi, c'est dit) et que je ne pouvais pas faire de choix ou de quoi que ce soit – de toute façon, elle ne m'aurait jamais demandé ça, et lui non plus, justement. C'était à moi tout seul de me démerder. Ce que je faisais, dans mon coin : j'avais déjà des plans vite fait, rien de très précis, mais des contacts, pour des apparts, tout ça. Parce que le but le plus rapide, c'était comme ça : de se tirer de chez les parents, sans demander son reste. Et je pariais sans risquer de me foirer qu'ils ne se rendraient même pas compte, de toute façon.

Du coup on s'était organisé, moi j'avais dit à Taylord bon tu réserves ta journée, les filles se chargeaient de la bouffe, moi de la boisson (… je sais, je sais. Dis comme ça, ça fait un peu alcoolique, ou Club des 5, ans choix), et puis on devait se retrouver dehors à l'abri des arbres, derrière le lac, tranquilles, quoi. J'avais même un pote de Poufsouffle qui m'avait prêté sa sono magique, pour la musique, donc c'était cool, il y avait tout ce qu'il fallait pour qu'on soit bien. Le seul truc c'est qu'au milieu de ces nanas, j'espérais juste que ça tourne pas trop chiffons et compagnie – mais connaissant Taylord, il n'y avait pas trop de problèmes. J'avais mes cadeaux dans ma poche, deux, l'un que je comptais lui offrir avec les filles, l'autre que je gardais pour plus tard, parce que je préférais lui donner au calme, et lui dire pourquoi et comment je l'avais trouvé. C'était pas spécialement intime mais pour moi... Ça l'était un peu, voilà. Pas la peine de ricaner.

Et puis j'avais donné rendez-vous à Taylord à une certaine heure et à l'endroit du parc où on s'était installés, pour que nous on arrive avant, pour que la surprise soit totale – même si elle se doutait un peu, évidemment. Elle ne savait pas qui serait là, et d'ailleurs j'avais un peu hésité, à qui proposer ? Scott McBeth ? Non, c'était une blague. Fray ? Youpiii ! J'avais pensé à Lilian, et puis je m'étais dit que c'était une peu... chelou. Mais comme Haruhi et Scarlett c'était déjà pas mal et qu'elles prévoyaient déjà les trucs, je m'étais dit : go.

Il faisait bien beau, bien chaud même, on avait de la chance pour le temps, et j'arrivais à l'endroit prévu où elles étaient déjà toutes les deux, avec ma nappe que j'avais pécho aux cuisines posée sur l'épaule, et les bouteilles de jus de citrouille (eh oui) et de bièraubeurre (quand même ! ) dans mon sac, qui s'entrechoquaient un peu.


- Salut les filles ! Lançai-je avec un sourire, derrière mes lunettes de soleil. Taylord n'était pas encore arrivée : parfait.

Balançant sans trop y aller avec délicatesse la nappe par terre, je sortis ensuite les bouteilles dessus.


- Alors vous avez prévu quoi ?

Je me sentais tout guilleret, tout content de mon coup, et d'ailleurs j'avais la dalle,donc y'avait intérêt à ce qu'elles aient pris des trucs cools, soit dit en passant. Je leur fis un sourire complice – ça me faisait plaisir de passer un peu de temps avec Haruhi et Taylord, parce que ça allait arranger nos affaires, et puis Scarlett, ben à part en salle commune, je ne la connaissais pas plus que ça, donc comme c'était une amie de Taylord, voilà, c'était l'occasion... Ce n'est qu'en croisant son regard et en m'amusant comme à chaque fois de la couleur particulière de ses cheveux que je pensais à un truc : Scarlett. Taylord. Scarlett Taylord comme dans Scarlett/Taylord, quoi. Ooooh non... Non non non... Ne pas s'engager sur cette voie-là, non non, danger, danger ! Les images arrivaient toutes seules dans ma tête. Pour m'occuper et ne pas penser à ça plus qu'il ne le fallait, je mis à arranger la nappe par terre, histoire qu'on puisse tous s'assoir à l'aise.

_________________

CHUCK CARLTON
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Haruhi Michiko
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MessageSujet: Re: Spring is nature's way of saying : let's party! (PV)   Sam 27 Juil - 12:51

Le temps continuait de filer, sans nous attendre, il me semblait donc important de profiter de mes dernières semaines ici au maximum. Aujourd’hui c’était un peu exceptionnel parce que l’on célébrait : le vingt-sept mai était la date d’anniversaire de Taylord. Je m’étais demandé comment elle comptait organiser sa journée : elle avait forcément prévu quelque chose avec Chuck, et je me doutais bien qu’elle voulait passer du temps avec ses amis également. J’avais pensé à une petite fête évidemment, et en salle commune, j’avais croisé Chuck on en avait discuté : rendez vous près du lac, et Scarlett était invitée. Comme je m’étais réconciliée avec Taylord et qu’ils étaient à nouveau ensemble, naturellement, ça s’était arrangé avec Chuck: je l’avais sans doute pardonné. Je lui faisais confiance concernant Taylord. Il lui avait fait du mal, ça je ne l’oubliais pas, les larmes et le visage tiré de Taylord non plus mais il savait la rendre heureuse, c’était incontestable. Il était sincère avec mon amie – et j’en étais convaincue- certes il avait fait des erreurs et blessé mais il avait un bon fond : peu à peu, même si on ne se voyait pas beaucoup, je retrouvais le garçon que j’avais apprécié. Ce que je regrettais, c’était de ne pas avoir engagé une nouvelle conversation avec lui,  car il fallait s’expliquer : je ne l’évitais pas mais les choses n’étaient pas suffisamment claires. Je n’étais pas sûre que l’anniversaire de Taylord soit le meilleur moment pour mettre les choses à plat, mais peut-être qu’une fois là-bas, je changerais d’avis.  

La voix de ma meilleure amie se fit entendre et me tira de mes pensées : il ne nous restait que quelques heures et nous devions nous occuper de la nourriture. On y avait un peu réfléchi toutes les deux et Scarlett avait suggéré des cupcake : c’était une excellente idée mais ça ne m’étonnait pas, elle en avait toujours. Niveau cuisine je me débrouillais mais je n’excellais pas non plus : avoir Scarlett comme associée je ne demandais pas mieux. Elle et moi avions opté pour des cupcake au chocolat, à la fraise, au citron et à la framboise. Ensuite il fallait décorer : écrire les différentes lettres du prénom Taylord sur chaque c’était facile par contre dessiner un cheval était plus corsé : ma meilleure amie avait beau être une brillante dessinatrice, nous avions été trop ambitieuses et le résultat n’était pas à la hauteur de nos espérances même avec l’aide de la magie ! Pendant qu’ils cuisaient, nous nous occupâmes de tout ranger, j’en profitais pour lancer un peu de farine sur Scarlett : c’était vraiment trop tentant.

C’était ce genre de moment que j’aimais partager avec ma meilleure amie. Tout simple mais parfait et ça me rappelait beaucoup les préparatifs de bal ou bien les balades dans le parc ; il ne m’en fallait pas plus pour me sentir bien. Je me gardais bien de le dire à Scarlett, mais je n’avais pas pu m’empêcher de penser, lorsque nos rires retentissaient dans les cuisines, que bientôt ce serait fini. Bien sûr que j’allais toujours rester sa meilleure amie – je ne lui laissais pas le choix de toute façon- mais nous allions être séparées et j’avais du mal à l’accepter : j’étais habituée à l’avoir à mes côtés. Néanmoins on s’était promis de s’écrire et de se voir autant que possible : d’accord je savais même pas où je serai à la rentrée  mais il y aurait toujours une place pour elle ! Les choses seraient différentes mais le fond ne changeait pas : l’amitié qui nous liait était unique, et vraiment solide, et je refusais de m’inquiéter, surtout en ce jour d’anniversaire.  

Une fois les cupcake terminés, je me chargeais de réclamer quelques friandises aux elfes, qui commençaient à nous connaître Scarlett et moi : ils finirent par céder (je m’en doutais) et un d’eux nous tendit un plateau de meringues- je n’en demandais pas tant. Nous avions fait un tour à Honeydukes la veille ça avait été aussi l’occasion de saluer Margaret : je ne refusais jamais un thé en sa compagnie. Je m’entendais très bien avec elle et les yeux de ma meilleure amie brillaient à chaque fois que l’on franchissait le seuil de la librairie. Après tant d’années de séparation, la distance même si elle n’était pas bien grande, était difficile mais lorsque je voyais que Margaret manquait plus que de raison à Scarlett, je planifiais des virées à Pré-au-Lard et je l’accompagnais à chaque fois. Un coup d’œil à la montre : normalement nous n’aurions pas de retard et si jamais, tant pis, après tout Chuck était loin d’être un exemple de ponctualité, non ?

J’entraînais Scarlett à ma suite, sa main dans la mienne que je serrais bien fort : je devais me changer et emballer le dernier cadeau de Taylord. Je courrais vers mon dortoir, manquant de tomber, et finis par tomber sur la tenue que je cherchais : une robe rouge (il fallait bien faire honneur à notre quatuor de Gryffondor et surtout à notre Miss) qui s’arrêtait au genou avec des bretelles fines, mais ça restait décontracté, il fallait qu’elle soit assez confortable. Avec ma baguette, j’attachais mes cheveux en natte que je ramenais d’un côté. La touche finale c’était les chaussures ; Scarlett et moi avions acheté la même paire la semaine dernière. Je l’abandonnais quelques minutes parce que je refusais qu’elle voit le cadeau que je destinais à mon amie, elle allait avoir la surprise comme Taylord ! J’avais tout rassemblé dans un petit panier : il y avait une broche en forme de cheval couleur rubis, une photographie de Scarlett, elle et moi (il n’en existait pas de nous quatre), un petit mot, enfin il était plutôt long- j’avais beaucoup de choses à lui dire- un paquet de Dragées Surprise de Bertie Crochue, en espérant qu’elle ne tombe pas sur les pires saveurs ! Il ne me restait plus qu’à emballer dans du papier cadeau les chaussures que je lui avais achetées, bon ce n’était pas vraiment de saison mais j’avais craqué sur ces bottes : elles me rappelaient légèrement celles des cow-boys du Texas- j’espérais qu’elle remarque le clin d’œil ! Bien que Poudlard soit une de ses maisons,  elle en avait une autre loin, là-bas, en Amérique et amener un peu de chez elle ici, ça me faisait plaisir.

Lorsque nous fûmes prêtes toutes les deux, il était déjà l’heure : sur le chemin, je sentais l’enthousiasme me gagner, j’étais impatiente d’y être. J’étais certaine que la fête plairait à Taylord, et puis on s’entendait tous bien. scarlett ne connaissait pas Chuck mais le courant passerait bien, elle se souvenait également de la période noire qu’avait traversé notre amie et ne l’avait jamais porté dans son cœur mais elle saurait faire abstraction : elle savait tout comme moi que Taylord avait besoin de Chuck. De l’autre côté, je voyais très mal comment on pouvait ne pas apprécier Scarlett : je n’étais pas objective, mais ma meilleure amie était un modèle d’amabilité et gentillesse : ceux qui ne l’aimaient pas ne la méritaient pas, point. Mais il n’y avait pas de raison : on allait tous bien s’amuser.

Au loin je voyais un garçon brun et une nappe à ses côtés, c’était sans hésiter du Gryffondor qu’il s’agissait. Nous arrivâmes à la hauteur, et je lui rendis son sourire, il me transmettait déjà sa bonne humeur. Scarlett à côté de moi semblait heureuse aussi et le soleil était au rendez-vous : l’anniversaire de Taylord serait une réussite je n’en doutais pas ! Notre Miss Gryffondor se faisait attendre et justement ça m’arrangeait bien : il nous fallait un peu de temps pour nous installer.


- Alors vous avez prévu quoi ?

- Tout ça, répondis-je d'une voix enjouée. Il regarda quelques secondes et parut satisfait. Je lui tendis les meringues, et les paquets de bonbons, qu’il posa sur la nappe, Scarlett quand à elle était chargée des cupcake. Je jetais un coup d’œil sur les boissons, Chuck avait été étonnamment raisonnable - lorsque on connaissait son penchant pour les boissons un peu plus fortes. Une fois la nappe étalée, je m’assis à mon tour, en même temps que ma meilleure amie.  Je tournais la tête et lui souris : une fois que Taylord arrivée, la fête pouvait véritablement commencer et je ne demandais que ça. J’étais contente que l'on soit tous les quatre et réunis, nous allions faire en sorte que cette journée soit mémorable.

 

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Merci Hannah <3


Spoiler:
 


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Scarlett Dawbson
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MessageSujet: Re: Spring is nature's way of saying : let's party! (PV)   Mar 13 Aoû - 17:34



(avant les vacances d'été)




Dans les cuisines résonnaient nos rires et nos cris, et je savais que rien n'aurait été plus parfait que cela : passer tout simplement du temps avec ma meilleure amie, et peu importe les autres paramètres qui nous entouraient. Il m'était difficile de redevenir la jeune fille enjouée, souriante et spontanée que j'étais redevenue après avoir choisi de laisser à la vie toutes les chances dont elle avait besoin - je ne voulais pas sombrer à nouveau, mais le fait était que plus le temps passait plus l'attitude d'Ophelia me pesait, et plus j'en souffrais. Ce n'était un secret personne : je l'aimais. Haruhi le savait, bien évidemment, Maman le savait, Taylord le savait : ceux qui comptaient le savait. Je crois aussi qu'on ne pouvait pas l'ignorer quand on me connaissait bien, car je recouvrais des pages et des pages de mes carnets de sa silhouette de fée et de son visage fluide et aérien, de ses yeux à la fois si clairs et si profonds qu'ils veillaient sur tous mes songes sans que je ne puisse les chasser de là. Mais Ophelia n'était pas un simple fantasme, une jolie créature que je me plaisais à pourchasser de la pointe de mon crayon, elle était celle qui me faisait rêver, mon amie, ma confidente, elle était autant importante pour moi que je voulais l'être pour elle, elle me faisait rire, nous partagions nos peines, bref, elle était tout. Elle était tout et elle était belle, et aussi simple que soit le hasard des passions amoureuses, Ophelia était tombée sur mon coeur comme une petite pluie dorée, et m'avait illuminée. Je n'avais pas le choix, oui, quelque part : le choix lui en revenait à elle, et là était le plus gros du problème, car si certaines personnes n'acceptaient pas les gens comme moi, il y avait aussi celles qui ne les voyaient pas, et Ophelia, derrière ses grands éclats de rire, ses mouvements de ballerine et ses yeux gris en amande, ne voyait rien de plus que l'amie que j'étais, pas ces sentiments secrets mais bien réels que je mourrais d'envie de lui dire. Et moi, j'hésitais, je me torturais, partagée entre le courage est l'espoir. Le dire, et je risquais de la perdre ; le taire, et je ne l'avais pas comme je le voulais. Cela oscillait selon les jours, mais j'étais impossible d'arrêter ce choix qui me donnait le vertige. Je ne voulais pas la perdre.

Heureusement, dans des occasions comme aujourd'hui, j'arrivais à mettre un voile sur mes pensées douloureuses, à sortir pour quelques temps la belle Ophelia de mes pensées et à me consacrer toute à ma meilleure amie, car il n'était pas question je l'abandonne, pour quelque raison que ce soit. Et en ce jour de l'anniversaire de Taylord, Haruhi et moi avions décidé de lui confectionner quelques petits gâteaux rien que pour elle. Les heures furent joyeuses : d'abord, la joie de passer du temps ensemble, puis celle de cuisiner, de se tromper, de goûter, de réussir et de s'amuser avec les ingrédients et les ustensiles, ensuite celle d'avoir cuisiné de parfaits petits cupcakes tous plus colorés et appétissants les uns que les autres. Les elfes s'étaient même joints à nous pour que nous y arrivions au mieux. J'y avais songé car les cupcakes étaient une recette que je connaissais bien et que nous avions perfectionnée avec Maman, et puis, j'aimais tout particulièrement leurs décorations ; qui plus est ces gâteaux étaient pour moi typiquement moldus et ne demandaient aucun ingrédient étrange pour leur confection, ce qui avait toujours le don de me rassurer. Au fil des années, j'avais évolué évidemment, contrainte et forcée par cet univers qui me façonnait. J'avais décidé d'accepter le stricte minimum, donnant raison à Haruhi qui m'avait dit que ma vie en serait facilitée. C'était le cas, oui, mais je ne pouvais pas prétendre que je ne ressentais rien quand tout d'un coup un élève changeait sa chaussure en canari. J'avais toujours de désagréables frissons, causés par l'anormalité de la chose qui résonnait dans mon crâne comme un petit refrain que l'on ne peut oublier.

Au sortir des cuisines, sans s'arrêter une seule fois de rire, de bavarder ou de fredonner ensemble des chansons, Haruhi étions allées nous préparer, avant de nous rendre à notre rendez-vous. J'avais été perplexe, au début : quelle bien étrange réunion que celle-là, alors que nous avions tous plus ou moins des rancoeurs les uns contre les autres, Haruhi et Chuck surtout, et il devait bien se douter que je ne l'avais pas porté dans mon coeur pour ce qu'il avait fait à Taylord, et comment il s'était comporté avec ma meilleure amie. Mais Taylord allait mieux, et alors j'avais changé de perspective : je savais combien il comptait pour elle et combien elle ne voulait que lui, si il avait fait amende honorable, pourquoi ne pas lui laisser une seconde chance ? Je savais que l'amour pousse à bien des choses... Que j'aurais probablement pardonné à Kelsy si elle était revenue, que des excuses sont toujours bonnes à prendre quand on essaye désespérément de ne pas perdre quelqu'un, pour qu'il ne nous abandonne pas. Alors, Chuck pouvait bien bénéficier du même régime de faveur. Je ne l'avais jamais spécialement porté dans mon cœur, à vrai dire il ne m'avait jamais intéressée, ce qui m'avait probablement rendue inintéressante à ses yeux. Mais puisqu'il faisait dorénavant partie de la vie de Taylord, pourquoi pas, après tout, nous partagions tous la même maison et les mêmes amis, n'était-ce pas le signe que nous avions quelques atomes crochus ? Et puis, je préférais le connaître d'avantage et voir de mes yeux comment il se comportait avec Taylord pour arrêter mon opinion sur la question, pour sonder son honnêteté.

Tout en discutant toujours sur notre journée et les dernières frasques de nos amis communs, nous nous étions préparées. J'avais opté pour une robe framboise - le rouge était de circonstance pour une après-midi comme celle-ci, même si le mien tirait sur le rose, et j'avais accroché dans mes cheveux une barrette surmontée d'un noeud de la même couleur, puis j'avais enfilé les chaussures que nous avions achetées ensemble avec Haruhi, et chargées de nos paniers, nous nous étions rendues vers le parc. Pour les cadeaux de Taylord, j'avais retourné la question dans tous les sens pour faire le tri dans mes idées : à l'occasion de son 18ème anniversaire, je voulais des cadeaux qui la concernent elle et elle seule. J'avais commencé par lui confectionner moi-même un foulard, car j'avais trouvé dans une petite boutique de Pré-au-Lard un tissu fin et doux comme de la soie, mais bien plus résistant m'avait expliqué le marchand, aux motifs qui me rappelaient les tissus indiens, et aux couleurs chatoyantes, chaleureuses, dont les teintes variaient en fonction de la lumière, mais qui restaient dans les tons orangées, ou rouges plus sombres, parfois jusqu'à l'aubergine. J'avais découpé un carré puis j'avais cousu à son bord un ruban bordeaux, pour la finition, avant de broder au fil doré, en lettres fines, dans un coin, les initiales « T.R. ». Puis, parce que j'aimais les boutiques de vêtements de ce genre où il y avait de tout, où il ne fallait rien chercher de précis pour trouver, j'avais fini par dégoter une jolie veste en cuir doux beige, à la coupe à la fois sportive et féminine, et j'y avais apporté ma petite touche personnelle en cousant sous les bras et tout du long des franges de la même couleur, rappelant les habits des cow-boy. Emballés dans des jolis papiers rose et blanc, mes cadeaux au fond du panier n'attendaient que de trouver leur heureux propriétaire.


- Salut les filles ! nous lança Chuck à notre arrivée. Je répondis avec un sourire, le regardant bien en face et me demandant ce qu'il pensait, ce que cela faisait de savoir qu'il n'était pas en position de force avec nous deux et bientôt nous trois - et je devais bien reconnaître que quelque part, cela m'amusait. Alors vous avez prévu quoi ?

- Tout ça, répondit Haruhi avec le même air enjoué, et nous entreprîmes de tout déballer et poser sur la nappe, cadeaux compris, et je ne pus m'empêcher un coup d'oeil désapprobateur vers le peu de précautions de Chuck.

Je m'assis à côté de ma meilleure amie, et disposai les cupcakes comme nous l'avions prévu, par couleur et avec les décorations qui allaient ensemble, et comme j'étais penchée au-dessus de la nappe, en relevant le regard, je surpris le regard de Chuck, regard dubitatif ou moqueur je n'en savais pas grand chose, mais je décidai de me moquer gentiment de lui, pour voir quelle attitude il avait décidé d'adopter :


- Ce sont des cupcakes, lui dis-je comme si il avait trois ans, retenant un sourire, mais Taylord arriva à ce moment-là - je reconnus sa silhouette s'avancer vers nous. Attends, ne regarde pas ! criai-je en riant et en cachant ce que je pouvais de la nappe, indiquant à Haruhi de disposer ses cadeaux à côtés des miens, pour que tout soit prêt. Puis je me redressai et repris ma place initiale, un grand sourire aux lèvres, heureuse de faire un jolie surprise à mon amie, et de constater que les couleurs étaient revenues à son visage, depuis la dernière fois.

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Taylord Reegan
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MessageSujet: Re: Spring is nature's way of saying : let's party! (PV)   Mer 14 Aoû - 19:43

C’était un jour comme les autres lorsque j’ouvris les yeux ce matin – l’éveil avait ses instants où toutes les vapeurs qui nous entouraient restaient flous Comme si j’étais dans cet entre eux monde qui nous laisse les pieds dans la réalité, mais qui en garde l’esprit éloigné. Bon la suite était beaucoup moins poétique et plus animé aussi parce que j’avais été éjectée sans grande cérémonie du dortoir des garçons, après un rapide bisou sur mes lèvres de la part de Chuck, et son empressement fit d’avantage stimuler mon excitation, parce que si j’avais compris qu’aujourd’hui se passait quelque chose – parce que je connaissais quand même la date et le jour de mon anniversaire et que son air innocent n’arrangeait rien – je n’avais toujours pas réussi à savoir exactement de quoi il retournait. Au début, j’avais fait preuve de patience – les cinq premières minutes – et ensuite depuis, je n’avais pas arrêté de bassiner Chuck pour savoir, et comme il n’avait rien voulu cracher, je m’étais dit que pas grave, on est jamais mieux servi que par soi-même, et que j’allais me débrouiller toute seule, mais voilà qu’à chaque fois il parvenait à bloquer mes mains quand elle essayait d’ouvrir tiroirs et valises pour découvrir quelques mystères. Du coup, en descendant les dernières marches de la salle commune, je m’étais drapée dans la dignité, en d’autres termes, pour bouder, et j’avais cherché des yeux d’autres amis tels que Lilian, Haruhi, Scarlett… mais aucune d’entre elles n’étaient là. Aucun avec qui j’aurais pu partager ma frustration.

Le suspens allait bientôt prendre fin de toute façon. Enfin… C’était toujours sur la fin qu’il devenait le plus long, et si j’avais menti à Chuck en disant que pour la peine, je n’allais pas venir parce qu’il n’avait pas voulu expliquer pourquoi, on savait tous les deux que dans ma tête j’avais songé à aller directement sur place et en avance pour voir de quoi il retournait. Pourtant, il y avait ce petit truc qui avait fait que je n’avais pas mis ce plan-là à exécution. Je sentais qu’au fond, je ne voulais pas savoir avant le dernier instant – au bon moment.

L’explosion libératrice des fleurs de printemps qui s’illuminaient un peu partout sur les arbres du parc d’être restées pendant trop longtemps à l’intérieur du bourgeon, et dont les couleurs changeaient au fil des journées et des jours qui passaient, s’était répandue jusqu’à moi et était parvenue à me toucher. Tout était un rêve, je m’étais faite s’est réflexion dernièrement, et m’en rendre compte m’avait donné cette conscience de vouloir en profiter encore plus – de saisir tout ce qu’il y avait à prendre, et surtout, de ne rien laisser s’échapper. C’était un rêve oui – dans lequel je voulais être maintenue éveillée. L’horizon s’était ouvert, élargissant le champ des possibles, et jamais il n’avait paru être aussi grand. Ou plutôt oui, il l’avait été, mais c’était comme de rendre la vue à un aveugle, pour qu’il puisse en prendre la pleine opportunité puisqu’elle se présentait. Il y avait aujourd’hui. Demain n’était jamais loin, mais c’était comme d’avoir le sentiment qu’il aurait la même saveur que le précédent. Sans craintes.

Comme ce qu’il était en train de se passer était spécial – c’était intuitif parce que même si Chuck avait tenu sa langue, il l’avait trop bien tenu justement – je m’étais dit que moi aussi j’allais être un peu spéciale aussi, et en un sens, je l’étais, et cette pensée me revigora encore plus. Je choisi sans grande difficulté la robe que j’avais envie de mettre et don la couleur tendait vers le naturel, légère fluide et confortable. Ce que j’aimais bien chez elle, c’était que malgré sa finition en voile de dentelle qui recouvrait la couche inférieure, et la broderie qu’il y avait sur la poitrine et les bretelles épaisses elle gardait cette apparence qui faisait que je n’avais pas l’air trop petite fille dedans. Ou alors peut être que c’était mes bottes de cow boy que j’avais enfilés et mon chapeau après avoir ébouriffé mes cheveux en passant ma main dedans qui faisait cet effet-là. Ca donnait un côté féminin mais tout droit sorti de la ferme, mais en me regardant dans la glace, ça me plaisait bien, parce que ça me correspondait.

Je fis exprès de ne pas trop me presser pendant que je dévalai les dernières marches du hall, parce que j’avais finis par ne plus vouloir attendre dans la salle commune et personne avec qui patienter surtout – j’avais rapidement vu Lilian, mais Haruhi et Scarlett demeuraient introuvables – et j’essayais de ralentir, mais comme j’avais la démarche rapide habituellement, l’affaire se révéla être un peu plus compliqué que prévu. Chuck m’avait demandé de me ramener non loin du lac et quand j’avais insisté pour savoir où exactement et qu’il avait laissé sous-entendre que j’allais deviner tout de suite, j’avais ronchonné – mais pourtant il ne m’avait pas trompé sur ce coup : les trois silhouettes qui se dessinaient de plus en plus distinctement, au fur et à mesure que j’approchais, je n’eus aucun mal à les identifier car peu de personnes avaient des cheveux aussi rouges ou aussi noir dans l’école que Scarlett et Haruhi. Pour Chuck, la question ne se posait même pas, puisque j’aurais pu le reconnaître, même les yeux bandés.


- Attends, ne regarde pas !

Mais au lieu de me faire résister à la tentation comme avait dû le souhaiter Scarlett, cela ne fit que l’accentuer d’avantage, et je ne vis même pas les derniers mètres qui me séparaient de la nappe, là où ils étaient tous les trois installés, incapable de retenir le sourire que j’essayais de garder plus longtemps. Mais quand même, pour les faire payer gentiment de l’attente et de la surprise de les voir réunis avec moi pour un pique-nique au parc, j’essayais d’avoir l’air la plus posée possible, même si j’avais du mal à ne pas loucher sur les cupcakes dont les couleurs attiraient irrémédiablement le regard et les paquets qui se trouvaient juste derrière. Comme j’arrivais dans le dos de Chuck je passai doucement mes doigts dans sa nuque en pressant légèrement son cou en me penchant un peu, dans un signe de tendresse que je savais qu’il allait interpréter sans aucun problème – la vérité, c’était aussi que je cachais que les mots me manquais derrière mon apparente désinvolture et le simple fait de toucher sa peau fit fourmiller le bout de mes doigts jusqu’au coude pour remonter dans l’épaule, et mon cœur battit tout à coup un peu plus fort. Ces petits gestes pouvaient avoir l’air anodins et ne paraître rien, je les sentais aussi forts qu’une étreinte passionnée, et c’était pareil pour lui aussi, j’en étais certaine, encore plus quand comme là, nous n’étions pas que tous les deux et qu’on se tenait un peu mieux qu’en privé. Je m’assis à côté de lui en passant mes jambes sous mes cuisses et en posant mon chapeau sur la nappe.

- C’est pour qui ? questionnai-je enfin en  désignant du menton les cadeaux et le reste en essayant de prendre l’air le plus innocent possible, mais même moi j’entendis le grand sourire que j’avais toujours, se répercuter dans mes paroles. Sans même attendre leur réponse, j’enchaînais tout de suite, on regarde ? Autrement dit, je regarde, parce que je n’en peux plus d’essayer de savoir ce qui se cache dessous à cause de leur forme et de vouloir deviner avant même d’avoir commencé à déballer. Et comment vous auriez fait, hein, si finalement, j’avais décidé de pas venir ? Me moquai-je d’eux malicieusement en les dévisageant tous les trois pour rappeler la menace que j’avais proféré à Chuck – je me demandais maintenant s’il leur en avait parlé.

Bon, je ne voulais pas avoir l’air trop impolie et impatiente, mais si on peut quand même surtout qu’il m’avait fait mariner jusqu’à maintenant alors ça suffisait d’attendre ! Je me redressai pour montrer que j’étais prête à passer à la suite, avant de diriger mes mains vers les premiers paquets.


 

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Chuck Carlton
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MessageSujet: Re: Spring is nature's way of saying : let's party! (PV)   Jeu 22 Aoû - 18:34

- Ce sont des cupcakes.

... Dites donc, ce n'était pas parce qu'elle avait des cheveux rouges qu'elle avait le droit de se payer ma tronche ouvertement. Mais je n'étais pas de mauvaise humeur, loin de là - la perspective de cet après-midi et de la soirée qui allait suivre suffisait largement à me mettre une pêche du tonnerre - du coup je pris la pique comme il le fallait, et pas de travers, et répondis par un sourire entendu à Scarlett (le moins qu'on pouvait dire c'est qu'elle n'avait pas froid aux yeux, et ce n'était pas pour me déplaire. A première vue, j'avais l'impression qu'elle était le genre de petite meuf carrément trop coincée et timide, mais visiblement... Elle avait l'air un peu plus cool).

- 'Scuse moi, j'ai pas tant l'habitude que ça de manger des trucs roses à paillettes, me moquai-je gentiment sur le même ton, en désignant les fameux machins d'un signe de tête, tous plus colorés les uns que les autres. Mais bon, ça n'avait pas l'air si mauvais que ça.

L'idée, c'était aussi de ne pas dégommer d'entrée la meilleure amie d'Haruhi, parce que je rappelais que l'entente était cordiale mais en équilibre précaire, et que je me doutais qu'elle n'avait pas spécialement oublié les trucs qu'on s'était balancés, ce jour-là. Ajoutez à cela le cocktail des supeeer amies trop proches prêtes à défendre le malheureux mec qui a eu la mauvaise idée de s'en prendre à leur amie commune, et je pouvais tout aussi bien allez me jeter tête la première dans les profondeurs du lac pour abréger mes souffrances. J'étais bien content de mon petit traquenard pour Taylord, et de partager ce moment avec ses amies à elle, mais j'étais aussi conscient qu'il valait mieux que je me tienne à carreau. Bonjour l'angoisse.

Je sentis Taylord arriver plus que je la vis : je sais pas, comme ça, d'instinct. Peut-être le bruit de ses pas qui m'était familier, son odeur, allez savoir. Mais je ne me retournais pas et quelques secondes après ses doigts effleuraient doucement ma nuque, la serraient même un peu, déclenchant une série de frissons qui s'enfuirent jusqu'au fond de mes entrailles. Attention, ce n'était pas du tout désagréable, loin de là : le frisson parfait, qui fait vibrer le corps et battre le coeur, et j'avais l'impression que mon sang avait tout d'un coup des pouvoirs magiques, et qu'il coulait puissamment dans mes veines, que rien ne l'arrêterait jamais. Je tournai la tête que je levai vers Taylord, pour lui sourire - voilà maintenant tu sais la surprise, tête de mule - et j'espérai par la même occasion qu'elle poursuive ses caresses, qu'elle glisse ses doigts dans mes cheveux, parce que je crois que c'était un des endroits qui me rendait le plus dingue : la nuque, les cheveux. Quand elle mettait ses mains là et m'agrippait entre ses petits doigts, je ne répondais plus de rien. Bref ! Pas trop le moment de ce genre de petits scénarios - dommage. Elle s'assit à côté de moi, et moi je la lorgnai sans me gêner - sa robe me donnait envie de lui embrasser chaque parcelle de peau qui en descendait, ses bottes de cow-boy me faisaient toujours sourire parce que sur n'importe quelle fille ça aurait fait bizarre, mais sur elle c'était elle, comme si ça avait été pour elle, et son chapeau me faisait marrer parce qu'il lui donnait du chien sans pour autant enlever de sa féminité. Elle le posa, et mon regard se perdit dans ses mèches couleur chocolat, que j'avais envie d'ébouriffer. Enfin, son visage : elle souriait et ses joues étaient roses, comme quand elle était heureuse. Exactement comme ça.


- C’est pour qui ?

- Pour la reine d'Angleterre, me moquai-je, et n'y tenant plus, je saisis sa taille et l'attirai près de moi pour lui embrasser la joue, en riant, et pour glisser l'espace d'une seconde ma tête dans son cou - l'odeur de sa peau me rendait dingue - et de l'embrasser où sa peau était toute fine - bordel, j'avais envie de croquer dedans, calmons nous : calmons nous.

- On regarde ? Et comment vous auriez fait, hein, si finalement, j’avais décidé de pas venir ?

Je lui fis la grimace et fis genre que je ne voyais pas où elle voulait en venir, mais je voyais très bien : elle m'avait tanné toute la journée pour savoir et blablabla, mais j'avais tenu bon, non mais ! Je voulais que son anniversaire soit parfait, que la surprise parfaite. Si elle croyait pouvoir me soudoyer ! En tout cas, j'espérais que ça lui faisait plaisir - mais je ne pensais pas me tromper, Taylord me parlait de ses amies, et je savais qu'Haruhi et Scarlett comptaient parmi les plus importantes. Les autres aussi - mais bref. L'idée était de faire simple, pas de provoquer l'apocalypse, rappelons-le.

- Bah, on aurait fait la fête tous les trois, répondis-je pour rentrer dans son jeu. Quoi ? Mais me regarde pas comme ça, j'ai pas de cadeaux pour toi moi !

Comme elle s'affairait à ouvrir les cadeaux des filles, je faisais semblant, pour l'embêter un peu plus, que je n'avais rien prévu - ce qui était totalement faux et qui se voyait bien, car le paquet que je comptais lui donner tout de suite était dans ma poche et se voyait plutôt, parce qu'il n'était pas très petit. Elle n'avait qu'à venir le chercher, tiens, si elle le voulait tant... Je lui lançai un petit regard, me perdant dans l'intensité de son regard qui me donnait toujours envie de mourir ou de l'embrasser ou d'exploser ou tout à la fois. Discrètement, j'avais posé ma main sur sa jambe repliée, rien que pour le plaisir de sentir la tièdeur de sa peau pénétrer la mienne et s'y mélanger.

- Et alors, c'était bien vos vacances ? m'adressai-je à Haruhi et Scarlett, pendant que Taylord défaisait les papiers. Je voulais montrer clairement à Haruhi que je voulais un peu me racheter, un peu oublier, d'une manière ou d'une autre, alors je tentais, sans trop savoir la meilleure façon de m'y prendre.

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Haruhi Michiko
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MessageSujet: Re: Spring is nature's way of saying : let's party! (PV)   Dim 1 Sep - 0:39

Les moments comme celui-ci étaient précieux : les sourires de tout le monde, l’enthousiasme qui se dégageait, les intonations de voix joyeuses, tout respirait la bonne humeur. L’atmosphère était légère, le temps parfait et tout me paraissait simple. Ce que chacun avait pu traverser, car aucun de nous n’avait été véritablement épargné-  je ne connaissais pas grand-chose de la vie de Chuck mais quelque chose me disait qu’elle n’avait rien d’un conte de fées-  bien sûr que ça comptait mais aujourd’hui la joie était visible sur tous les visages et je m’autorisais à croire que tout allait mieux et que le pire était bien derrière nous.  J’avais ma meilleure amie à mes côtés, elle était heureuse et c’était l’essentiel, Taylord ces derniers jours arborait un visage radieux et nous comptions bien lui faire honneur aujourd’hui, avec Chuck, c’était quasiment réglé, il y avait des cupcake devant moi prêts à être mangés, que demander de plus ? Je savais que je n’allais pas oublier cette journée qui resterait à la fois gravée dans mon esprit et dans mon cœur, je savais aussi qu’elle allait passer à la vitesse de la lumière- comme toutes les autres-  et je comptais bien profiter des moindres petits instants. J’avais envie de tout retenir dans les moindres détails car aujourd’hui c’était l’anniversaire d’une de mes meilleures amies et que c’était important pour moi de partager ce moment, d’être là pour elle tout simplement. Ce n’était pas tous les jours qu’on fêtait sa majorité tout de même !

-'Scuse moi, j'ai pas tant l'habitude que ça de manger des trucs roses à paillettes, répondit Chuck avec un ton taquin mais gentil tandis que je félicitais ma meilleure amie mentalement de l’avoir provoqué : nos cupcake étaient parfaits, et je ne laisserai personne me contredire ! Bon c’est vrai que j’imaginais mal Chuck déguster un cupcake à la rose tandis que son autre main portait un thé à ses lèvres mais il allait les apprécier nos cupcakes et son regard dubitatif, il allait le regretter. Je les regardais tous les deux et ça me rassurait : ils s’entendaient bien, ils ne faisaient que de se moquer gentiment de l’un et de l’autre et ça ne laissait présager que du bon, l’ambiance serait détendue. Il restait juste une ombre au tableau, cette conversation avec Chuck qui finirait par se présenter immanquablement mais nous étions tous les deux assez matures pour choisir le bon moment, de toute façon, il était juste question d’éclaircir les choses et non pas se battre et se jeter des reproches à la figure.

Nous entendîmes des bruits de pas qui se rapprochaient de notre petit groupe, et seule une personne pouvait nous rejoindre, c’était cette chère Taylord qui se faisait désirer. Les coins de sa bouche étaient relevés en un grand sourire et elle rayonnait, je souris à mon tour : la voir ainsi c’était tout ce que je demandais. C’était la Taylord je connaissais. Avec son chapeau et ses bottes de cow-boys elle avait l’air de venir d’un ranch, elle avait choisi de mettre ses origines américaines à l’honneur et ça lui allait comme un gant.


-Attends ne regarde pas, hurla Scarlett en essayant de cacher autant qu’elle le pouvait nos surprises, et j’avais beau l’aider, ce n’était pas très efficace face à Taylord, qui impatiente, se pressait déjà pour arriver. C’est vrai que dans son genre notre Miss Gryffondor n’était pas un modèle de patience, mais qui pouvait la blâmer un jour d’anniversaire ?

Je vis dans son regard que ce qu’on avait prévu lui plaisait et l’intéressait mais moins que Chuck vers qui elle avait déjà dirigé son attention. Scarlett et moi décidâmes de détourner un peu le regard – pour leur laisser un peu d’intimité- mais je riais à moitié, me réfugiant derrière ma meilleure amie. Car malgré tout ce qui avait pu se passer entre eux- et les souvenirs que j’en avais- la seule chose qui me vint à l’esprit était cette fois où je les avais surpris le jour de la fête foraine et la couleur carmin des joues de Taylord. C’était assez amusant, touchant aussi de les voir désormais si proches, ne se cachant plus. Ces deux-là s’étaient décidément bien trouvés.


-C’est pour qui ? On regarde ? demanda-t-elle avec sa tête de chien battu et son air de ne pas y toucher, espérant nous amadouer, non mais elle n’était pas possible ! Chuck lui répondit, comme je m’y attendais par une petite blague tandis que moi je lui tirais la langue. Les surprises c’était plus drôle quand ça traînait en longueur non ? Et comment vous auriez fait si j’avais décidé de pas venir ?

Bonne question, on n’y avait pas vraiment pensé mais Taylord Reegan nous trois on la connaissait très bien et il était clair qu’elle allait venir : elle était incapable de se priver de venir voir ce qui se tramait, elle éluciderait le mystère par ses propres yeux. D’ailleurs ça me faisait rien rire de l’imaginer poser des tas de questions à Chuck, qui restait muet comme une carpe : il avait bien joué le jeu du silence radio jusqu’au bout. Il lui répondit, la provoquant comme il savait si bien le faire, et c’était vraiment, mais vraiment tentant de le suivre.

-On fête quoi déjà ? fis-je, imitant la pseudo-innocence qu’elle avait employée. Elle me fit la même tête qu’à la Maison Hantée, à moitié consternée, à moitié vexée mais je savais qu’elle faisait semblant : elle ne trompait personne ! Ah mais ça me revient, hmmm, ça nous aurait fait des cupcakes en plus par exemple !

Ni une ni deux la demoiselle se saisissait déjà d’un premier paquet, celui-là venait de Scarlett il me semblait. Cela devint une évidence lorsque je détaillais le papier cadeau : le présent était joliment emballé, avec précision (artiste en toute circonstance, ma meilleure amie) moi c’était plus brouillon. Les  yeux marron de Taylord brillaient en déchirant progressivement le papier avec une impatience enfantine.


- Et alors, c'était bien vos vacances ?

Je compris vite où il voulait en venir : bien sûr que nos réponses l’intéressaient mais c’était surtout une manière de se rapprocher de nous, de moi. Il était quelqu’un d’humain qui regrettait ses agissements. Je savais qu’il était désolé de ce qu’il avait fait – il me l’avait dit – et je n’en doutais mais je ne pouvais que le constater : quelque chose était différent. Chuck était mon ami. J’étais heureuse qu’on se soit réconciliés parce que ça m’avait fait mal de perdre son amitié mais il me restait encore un peu de chemin à faire pour retrouver notre ancienne complicité.  C’était quelqu’un avec qui je pouvais plaisanter, m’amuser mais pas seulement : lors de moments bien plus difficiles il avait été présent et avait su me remonter le moral. Aujourd’hui on s’entendait bien et on avait des souvenirs en commun qu’aucun de nous n’oubliait mais il y avait une petite distance qui n’existait pas avant.

-Je suis restée à Poudlard, fis-je sans expliquer mes raisons : Taylord et Scarlett étaient au courant et Chuck comprendrait qu’il ne fallait pas insister.Une fois de plus pendant ces vacances je n’étais pas revenue chez ma mère et inévitablement lorsque je voyais les autres rentrer chez eux, impatients de retrouver leur famille et de serrer leurs proches dans leurs bras, j’aurais souhaité que les choses soient différentes. Mais ma mère, la personne qu’elle était ne me manquait pas. Ce qui me manquait c’était ce qu’elle représentait : un soutien, une épaule, sans jamais juger. Bien sûr que les amis pouvaient remplir ce rôle mais ce n’était pas comparable à ce que pouvait offrir une mère. Les exclamations de joie de Taylord bien vite me firent reprendre mes esprits. J’étais là, à Poudlard. Avec eux, et ça personne ne pouvait me l’enlever. Il n’y avait pas un monde fou mais je ne me suis pas ennuyée, ajoutais-je. Taylord et Scarlett n’étaient pas restées mais Elliott si : j’avais passé la plupart de mon temps avec lui. Je me gardais bien de raconter ça à Chuck : j’avais envie de garder ces moments pour moi et puis de toute façon il n’avait pas à le savoir ! Et je suis allée voir plusieurs fois Scarlett à Pré-au-Lard ! En effet j’avais la chance d’avoir ma meilleure amie tout près de moi ; et la voir pendant les vacances, puisque c’était possible, était une évidence. Et les tiennes? Enfin je veux dire vos vacances,je lui retournais la question, avec un petit air malicieux vu que je connaissais la réponse : Taylord m’avait confié qu’elle partait pour Bristol avec Chuck. Cela faisait pas mal de temps que je n’avais pas embêté le Gryffondor et quelque part, c’était ma manière de lui montrer que les disputes je les mettais de côté et qu’on pouvait repartir sur de nouvelles bases. Alors Taylord, montre-nous le cadeau que t’a offert Scarlett, on veut voir, fis-je enjouée tandis que je m’emparais des Biéraubeurre que je m’empressais de distribuer autour de moi. Il ne nous restait plus qu’à trinquer!

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Merci Hannah <3


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Scarlett Dawbson
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MessageSujet: Re: Spring is nature's way of saying : let's party! (PV)   Dim 8 Sep - 18:46

Je n'avais pas envie que quoi que ce soit tourne au vinaigre, évidemment. Cette journée devait être parfaite et surtout parfaite pour Taylord, il y avait bien longtemps que je ne l'avais pas vu si heureuse et j'étais profondément touchée de sa métamorphose, parce que je savais ce qu'était avoir le cœur brisé, avoir tellement d'amour pour quelqu'un et personne pour le recevoir, et s'étouffer avec parce qu'il était bien trop grand pour une seule âme. A sa manière, Taylord avait eu à lutter contre ça, et si j'étais sceptique en ce qui concernait l'amoureux en question, si il la méritait et compagnie, ça n'enlevait rien au fait que je comprenais profondément les étapes par lesquelles elle était passée, et surtout la formidable différence entre hier et aujourd'hui, le changement radical pas seulement dans l'air printanier autour de nous mais en la personne de Taylord, qui renouait enfin avec ses sentiments. Je me rappelai de la douce chaleur que cela avait été de rencontrer Ophelia, et l'impression tenace que tout n'avait pas été vain... Que Kelsy, un jour, ne serait qu'un heureux souvenir. J'eus un regard plein de gratitude envers Haruhi, ma meilleure amie qui avait toujours fait tant pour moi, et cet effroyable moment que je lui avais imposé, en haut de la tour d'Astronomie. Je lui souris doucement, un peu émue, et sûrement elle ne comprit pas où je voulais en venir, mais je savais pertinemment que je lui serais redevable de ce moment-là jusqu'à la fin de mes jours. J'avais honte aujourd'hui, pas d'avoir voulu en finir parce que j'avais été trop désespérée pour être en mesure de désirer autre chose que la fin, mais d'avoir fait tant de mal à Haruhi qui en avait été témoin. D'un autre côté... Sans elle je n'aurais sans doute pas été là à pique-niquer avec mes amis, et j'eus un petit frisson, que je ne montrais pas. Je levais même les yeux aux ciel à la réponse de Chuck - mais ce n'était pas spécialement méchant, non seulement parce que je ne voulais pas que quelque chose se passe mal aujourd'hui, mais surtout parce qu'il m'amusait plus qu'il ne m'agaçait, même si il y avait quand même un peu des deux.

-'Scuse moi, j'ai pas tant l'habitude que ça de manger des trucs roses à paillettes, répondit-elle avec un sourire bêta.

Je coulai un regard amusé vers Haruhi - les garçons avaient toujours les mêmes réactions quand il s'agissait un peu trop de trucs de fille, de toute façon.


- Ça t'irait tellement bien, pourtant, répondis-je avec le même air et un petit sourire aux lèvres.

Nous fûmes interrompus par l'arrivée de Taylord, et son petit jeu à mimer l'étonnement, mais en réalité c'était visible que la surprise lui faisait plaisir, et je me sentais pleine d'une gaieté non dissimulée. Elle était jolie, dans ses habits, et je me félicitai de mes cadeaux qui s'accordaient vraiment bien avec son style vestimentaire.

Ç’aurait été mentir si, de les voir ainsi, réellement amoureux, tant que ça sautait aux yeux, ne me faisait pas un petit pincement au cœur... Je ne voulais surtout pas penser ainsi car c'était égoïste et ce n'était pas le moment, mais je les enviais. C'était si simple ; et eux, personne n'allait leur jeter des regards en biais, parce qu'ils avaient le droit d'être ensemble aux yeux des autres... Il me semblait qu'on m'étalait un bonheur sous les yeux que je ne pourrais jamais avoir, et je me sentais blessée dans les profondeurs de ma chair. Non seulement celle que j'aimais ne semblait pas vouloir de mon amour, mais en plus, quoi qu'il arrive... Quoi qu'il arrive ce ne serait jamais facile, nous ne pourrions jamais nous installer dans un parc et nous embrasser comme des amoureux parce que nous étions des amoureuses, et j'en avais assez de devoir supporter cela, parce que je ne demandais rien à personne et je n'estimais pas offenser le monde en étant amoureuse d'Ophelia et en espérant pouvoir être un jour avec elle.


- Ah mais ça me revient, hmmm, ça nous aurait fait des cupcakes en plus par exemple ! Je relevai la tête pour m'ajouter au petit jeu de Chuck et Haruhi, et pressai Taylord du regard pour qu'elle ouvre ses cadeaux et que nous puissions boire et manger, célébrer son anniversaire.

Pendant ce temps, Chuck et Haruhi entamaient la discussion, et je tendais l'oreille, légèrement sur mes gardes : je savais parfaitement ce qui s'était passé et si pour Haruhi je me doutais que c'était une histoire qu'elle préférait mettre de côté, je me demandais comment Chuck se sentait vis à vis de cela, comment allaient être leurs échanges et si ils étaient dans la même optique.


- Et alors, c'était bien vos vacances ?

-Je suis restée à Poudlard. Il n’y avait pas un monde fou mais je ne me suis pas ennuyée. Et je suis allée voir plusieurs fois Scarlett à Pré-au-Lard ! Et les tiennes? Enfin je veux dire vos vacances... Alors Taylord, montre-nous le cadeau que t’a offert Scarlett, on veut voir !


J'aquiesçai avec un grand sourire : non seulement passer du temps à Pré-au-Lard chez Maman était une joie en soi, mais quand en plus Haruhi se joignait à nous ! Alors c'était les vacances de rêve : il avait fait beau, nous avions fait de grandes balades avec Maman, et comme d'habitude nous avions passé de longues heures à bavarder, à dessiner, à cuisiner ensemble, à qu'elle me fasse la lecture. J'apprenais toujours, avec elle, dans tous les domaines, et nous continuions à nous apprivoiser doucement, mais plus le temps passait et plus c'était un réel bonheur, moins je sentais de barrières entre nous et plus je me laissais portée par ces doux sentiments. Je me fiais vraiment à elle à présent, je comprenais de plus en plus ce qu'était la notion de mère, de maternité, de relation parent-enfant, et je l'acceptais surtout, parce que j'avais constaté que c'était ce qu'il nous fallait et qui était le mieux, pour nous deux. J'adorais, mais ce n'était pas nouveau, son petit appartement, l'odeur, les meubles, les décors... J'avais l'impression d'être dans un palais parce qu'elle avait du goût, et c'était un palais bien délicieux car il était celui de mon enfance qui n'avait pas existé, et qui renaissait à présent. J'avais certes eu une enfance heureuse, mais sans doute pas comme on l'entend, et j'avais compris en grandissant que j'avais réellement manqué de parents, si bien ait été le foyer qui m'avait accueillie.

Au sujet de Taylord et Chuck, elle m'avait dit qu'il lui avait proposé de venir chez lui, et j'étais bien curieuse de savoir comment les choses s'étaient déroulées, même si visiblement, le résultat était positif.


- C'était super ! On a passé pas mal de temps chez Honeydukes... Et Maman nous a emmené dans plein d'endroits ! renchéris-je, réellement heureuse au souvenir de nos vacances.

Mais je lançai un regard avide d'en savoir plus vers Taylord, qui ouvrait les paquets que nous avions placé au centre de notre nappe. Alors, ces vacances ? Aller chez Chuck, voilà qui devait être un pas de plus en avant, et pas des plus négligeables... J'espérais que tout s'était bien passé, et je voulais l'entendre de sa bouche. Comme elle déballait mes cadeaux, j'en profitais pour me rapprocher d'elle, et je lui expliquai :


- J'espère que ça te plaît ! Je trouvais que c'était bien ton style. Et j'y ai mis ma petite touche personnelle, expliquai-je avec un petit sourire entendu. Puis je la pris dans mes bras et l'embrassai en lui re-souhaitant joyeux anniversaire, avant de m'écarter d'elle et de lui dire les yeux dans les yeux : alors, raconte, et c'était aussi pour lui montrer que je m'inquiétais de savoir si tout s'était bien passé comme elle le souhaitait, si ils rattrapaient ce qu'ils avaient perdu ces derniers temps... Puis j'ajoutai en direction de Chuck, avec un petit regard provocateur : ça va, ça va, je vais te la rendre !

Et je retournai à ma place près d'Haruhi, levant mon verre pour qu'on boive tous à la santé de Taylord.

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Taylord Reegan
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Âme soeur: Il a un petit faible pour les cow-girls.

MessageSujet: Re: Spring is nature's way of saying : let's party! (PV)   Dim 15 Sep - 18:22

Je ne voulais me rappeler que des bons moments. Il s’était passé tellement de choses depuis Mai de l’année dernière et j’étais passée par tellement de stades et de sentiments différents que je me demandais si tout ça avait vraiment existé. Si je m’étais vraiment sentie si mal et l’attente, l’angoisse et la douleur avait rallongé le temps, alors qu’aujourd’hui, il passait bien trop vite. On était tous les quatre allés si loin dans un sens, et voilà que maintenant, nous étions dans l’autre et je n’aurais de toute façon, voulu échanger tout ça pour rien au monde. Je me souvenais l’anniversaire de l’année précédente, et j’étais à des lieux de penser qu’on aurait un après-midi comme celui-ci un an plus tard, et que le bracelet à breloques que j’avais eu ce jour-là étincelait lorsqu’il entrait en contact avec les rayons du soleil. Je pensais également à tous les anniversaires précédents, ceux d’avant, bien avant Poudlard, mais pas comme des tristes souvenirs de quelque chose de perdu, mais plutôt comme des remémorations de quelque chose qui ressemblait à des éclats de rire comme ici, du beau temps, et ça juste les personnes avec qui j’avais envie d’être. Bien sûr que je pensais à eux ce jour-là comme d’autres jours plus spécifiques dans l’année, mais c’était différent de lorsque ça n’allait pas – je les sentais plus proche qu’ils ne l’étaient vraiment, ça me faisait du bien, et ça me rassurait.

-On fête quoi déjà ? Ah mais ça me revient, hmmm, ça nous aurait fait des cupcakes en plus par exemple !

Je comptais bien goûter tous les parfums de ceux qu’il y avait ici oui !

- Pour la reine d'Angleterre.

J’écrasai plus ou moins ma main sur le nez de Chuck pour le pousser en pouffant, et en riant aussi parce que ses mains me chatouillaient un peu et que j’essayais de le repousser en même temps que finalement, hop, je changeai d’avis, et rentrais, surtout parce que j’avais frémis en sentant ses bras contre mon ventre. J’embrassai sa joue sur le côté, avant de me dégager doucement de ses mains, parce que c’était limite si à l’écouter il n’allait pas ouvrir mes cadeaux à ma place, et je n’aimais pas trop qu’on ouvre mes cadeaux à ma place, même si quand j’étais petite c’était plutôt moi qui m’amusais à ouvrir ceux de April ou Blake quand j’estimais qu’ils n’allaient plus assez vite.

- Quoi ? Mais me regarde pas comme ça, j'ai pas de cadeaux pour toi moi !

Un peu par mauvaise foi, je fis comme si je n’avais rien vu, et je m’écartais un peu plus le temps de récupérer un des premiers paquets. Quand je le pris, je sentis qu’il était tout mou et tout fluide, exactement comme quand je passai mes doigts dessus et je me dis que le papier devait être aussi beau que ce qu’il y avait à l’intérieur. J’écoutais et j’essayais de participer à la conversation en même temps de défaire les emballages qui se ressemblaient et qui venaient de Scarlett apparemment. C’était ses couleurs, et puisque ce n’était pas Chuck qui allait s’encombrer de rubans.. !

-Je suis restée à Poudlard. Il n’y avait pas un monde fou mais je ne me suis pas ennuyée. Et je suis allée voir plusieurs fois Scarlett à Pré-au-Lard ! Et les tiennes? Enfin je veux dire vos vacances...

Les vacances, les vacances… La dernière question d’Haruhi plana dans l’air, mais comme Scarlett se mit à parler juste ensuite pour renchéris, j’espérais que mon sourire qui était naturellement venu s’installer sur mes lèvres à cette évocation passerait également pour la bonne humeur qui accompagnait leur récit.

- C'était super ! On a passé pas mal de temps chez Honeydukes... Et Maman nous a emmené dans plein d'endroits !

- Ils ont sortis une nouvelle variété de bonbons à ce qu’il paraît non ? j’avais entendu ça avant les vacances justement, en salle commune.

Puis Haruhi me pressa car elle aussi était impatiente de voir ce qui se cachait derrière les emballages et au même moment je fis glisser mes doigts sur la douceur de l’étole qui avait été révélée, et aux couleurs chatoyantes et qui me fit penser aux tapis qu’on avait pour nos selles qu’on avait déjà acheté aux indiens en ville à Comanche.


- J'espère que ça te plaît ! Je trouvais que c'était bien ton style. Et j'y ai mis ma petite touche personnelle.

A ce moment-là, je vis la broderie et mon sourire s’agrandit encore plus parce que je reconnaissais bien là Scarlett et sa délicatesse dans les lettres finement dessinées. Dans l’autre cadeau je ne tardais pas à découvrir une veste qui irait très bien avec l’écharpe, et j’ouvris la bouche en une exclamation silencieuse et la mettant devant moi, à bout de bras pour pouvoir l’admirer et ensuite, j’attrapai Scarlett dans mes bras qui elle-même m’avait tendu les siens.

- Tu plaisantes, au moins je suis sûre que Chuck s’amusera pas à me les piquer
, renchéris-je, j’aime bien les matières, comment tu as fait pour la veste ? Parce que j’avais beau regarder les finitions sous toutes les coutures, comme d’habitude, elle avait été minutieuse et on aurait dit que la veste avait été faite comme ça depuis le début.

J’attrapai ensuite le panier pour en déduire donc que c’était de la part d’Haruhi, et je lui adressai aussitôt un sourire quand je saisi en premier les Dragées Surprises de Bertie Crochue. Je m’étais installée le dos contre le torse de Chuck entre temps après la remarque de Scarlett et je passai machinalement mon index sur la peau de son avant-bras, avant de prendre sa main dans la mienne et de la serrer.

- Tu mangeras ceux que j’aime pas, décrétai-je en parlant des Dragées mais comme Haruhi et Scarlett me pressaient je me remémorai en même temps Bristol, avant de raconter… Ce qu’il y avait à raconter. C’était génial, mais surtout parce que j’étais là, me vantai-je en le faisant exprès, parce que moi aussi je pouvais embêter Chuck si j’en avais envie. Leurs hamburgers sont presque aussi bons que ceux du Texas, mais bon, ils les battent pas encore, et puis ils savent bien faire la fête, ça va ils se débrouillent… Je baissai un instant les yeux on avait eu des petits accrochages, mais ça ne comptait pas tout ça, et puis il y avait eu cette nuit-là, qui avait fait basculer toute la fin des vacances et toutes les nuits, mais ça… C’était plus secret, même si à mon avis, ça devait se voir parce que je ne le cachais pas, et je rajoutais malgré tout, ouais les fêtes étaient cools, et de fêtes on comprenait ce qu’on voulait et je savais que Chuck avait saisi tout de suite où je voulais en venir. J’appuyai ma joue dans son cou, et tout ça plus les souvenirs de Bristol me firent frissonner et j’embrassai ses lèvres avant qu’un coup de vent ne me ramène les cheveux sur le visage. Je me redressai, un peu troublée, pour continuer la poursuite de mon déballage, et comme tout à l’heure, en palpant le paquet, j’essayais de voir ce qu’il y avait à l’intérieur. Attends, je devine, m’adressai-je à Haruhi, c’est mou aussi, mais c’est pas des vêtements… Et alors ils sont à quoi les cupcakes, j’ai le droit d’avoir des bougies dessus ? Parce que je n’oubliais pas la tradition – et surtout, c’était parce que je voulais faire un vœu et que je savais exactement lequel.

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MessageSujet: Re: Spring is nature's way of saying : let's party! (PV)   Lun 23 Sep - 20:00

Je commençais à me sentir un peu en minorité - je veux dire, je l'étais, mais bon, ça allait... Surtout que je n'étais pas le dernier à apprécier la compagnie des meufs, mais pas exactement comme ça. Le truc était que j'avais mes torts avec Haruhi, que Scarlett était sa meilleure pote et que donc fatalement on ne plaisantait pas là-dessus, que je savais pertinemment qu'en bonnes amies qu'elles étaient, Taylord, Haruhi et Scarlett partageaient leurs petits secrets - bonjour l'angoisse. En résumé, tout le monde ici savait que j'étais un connard, et je savais que tout le monde savait que j'étais un connard. Bien.

Ça ne m'empêchait clairement pas de dormir d'habitude, il y avait bien longtemps que je me battais royalement de ce qu'on pouvait penser à moi et surtout à Poudlard - de ce côté-là, rien de nouveau. Mais c'était différent quand ça concernait Taylord, encore et toujours, et je me sentais mal de savoir que même pour elle je ne pouvais pas changer la donne, ou disons que je ne pouvais pas me séparer de tout ce merdier - merdier que je ne devais qu'à moi. Ca commençait à ressembler à une sacré remise en question soit dit en passant. Et comme ce n'était clairement pas mon truc, je me demandais bien comment j'allais me sortir de là... Mais bon. Au fond ça ne changeait rien, on était ensemble et puis voilà, et je ne voulais surtout pas me prendre la tête alors qu'on avait frôlé les catastrophes de tous les côtés. J'étais plutôt en mode : profitons maintenant et limitons la casse, voilà pourquoi au fond j'étais plutôt content de me taper une petite sauterie avec Taylord et ses copines (... bon, pas sauterie) et voilà aussi pourquoi je faisais des efforts pour que tout se passe bien, et personne ne viendrait mettre son grain de sel. N'empêche que je me demandais si Haruhi était dans le même état d'esprit que moi : elle était sympa et il n'y avait pas de problèmes, mais je n'étais pas sûr de réussir à lui montrer que j'essayais de faire un geste vers elle. Soit dit en passant, vu que je n'étais pas forcément doué dans ce genre de subtilité, bon... Mais j'essayais, au moins.


-Je suis restée à Poudlard. Il n’y avait pas un monde fou mais je ne me suis pas ennuyée. Et je suis allée voir plusieurs fois Scarlett à Pré-au-Lard ! Et les tiennes? Enfin je veux dire vos vacances...

- C'était super ! On a passé pas mal de temps chez Honeydukes... Et Maman nous a emmené dans plein d'endroits !

- Ils ont sortis une nouvelle variété de bonbons à ce qu’il paraît non ?


... Eh ben, moi je vous le dis, les discussions de gonzesses, c'était pas une légende !

Tranquillement installé avec Taylord tout près de moi, je les regardais en me marrant un peu, mais hein, qui aime bien châtie bien. Même si j'étais clairement moins dans mon élément, ça me faisait quand même penser à ces après-midi avec Tess et Coop où on s'installait dans un endroit et on y passait des heures, on ramenait de la bouffe, on faisait des jeux, on bougeait, on allait se balader, tout ça. C'était toujours vers chez Tess, quand on y allait pendant les vacances ou pour un grand week-end, et on adorait tellement ces moments avec Coop : pas de parents pour nous polluer l'air, juste Angie et Hamish qui malgré leurs grandes gueules et leurs voisins chelous (non parce que quand même, c'était un poème, leur immeuble) étaient l'oncle et la tante les plus cools de la terre. On avait une sacré chance de les avoir, surtout dans la configuration de notre famille (dans la vie il y avait ceux qui avaient de la chance et qui naissaient chez les Tennant, et ceux qui n'en avaient pas et qui naissaient chez les Carlton, c'était un peu ça l'idée) et même si j'avais toujours honte, on ne se refait pas, ça restait les personnes que je considérais le plus comme notre famille, comme ceux sur qui on pouvait toujours compter. Bien sûr on ne disait pas tout non plus, je veux dire, j'évitais soigneusement les détails, mais je me doutais bien qu'Angie se doutait un peu, sans trop rien dire. Elle respectait mon silence et je crois que j'avais toujours vraiment beaucoup aimé ça chez elle : qu'elle me respectait, même si j'étais son neveu, comme si j'avais été un adulte en même temps qu'un enfant.


- Tu plaisantes, au moins je suis sûre que Chuck s’amusera pas à me les piquer, j’aime bien les matières, comment tu as fait pour la veste ?

Taylord défaisait ses cadeaux et j'avais sorti une clope pour agrémenter cette petite après-midi en plein air, que j'avais allumée. Evidemment, je ne loupais pas Taylord sur ce coup-là, la pinçant au passage :

- Ah excuse, je croyais que c'était plutôt toi qui me piquais tous mes sweats et mes t-shirts, et je lui fis une grimace, pour l'embêter.

Non parce qu'un jour j'allais finir à poil, si elle continuait ses petits voyages dans ma malle.


- Tu mangeras ceux que j’aime pas. C’était génial, mais surtout parce que j’étais là. Leurs hamburgers sont presque aussi bons que ceux du Texas, mais bon, ils les battent pas encore, et puis ils savent bien faire la fête, ça va ils se débrouillent…

Non mais ! Cette fois puisqu'elle était contre moi, je fis exprès de glisser ma main dans son dos et de la chatouiller, pour lui faire regretter ses paroles. Et puis je la laissais s'installer un peu plus et quand elle tourna son visage vers moi, je lui lançai un petit regard du genre "tu veux vraiment continuer à m'embêter comme ça ? Je pourrais aussi ne pas te faire de bisou..." Mais évidemment, elle s'approcha un peu plus et je serrais ma main sur sa taille, l'embrassant avec une envie soudaine et pressante, mais elle se détourna vite, et je m'efforçai de ne pas penser à ce qui me venait en tête, parce que bon, nous n'étions pas seuls. Et que moi, j'étais sympa, je ne câlinais pas ma meuf devant les autres, comme Scarlett venait de le faire avec Taylord et... Ah non, penser à autre chose, vite, vite.

- Attends, je devine, c’est mou aussi, mais c’est pas des vêtements… Et alors ils sont à quoi les cupcakes, j’ai le droit d’avoir des bougies dessus ?

- Tu rigoles ou quoi, pas de bougies, tu es trop vieille, répondis-je avec un petit sourire provocateur, juste pour l'embêter sur nos quelques mois de différence.

Mais, bon prince, je fis apparaître les bougies sur les cupcakes et en donnait à tout le monde, avant de placer ceux avec les bougies devant Taylord.

- Madame est servie, fis-je avec un petit sourire charmeur - oh, elle pouvait bien faire genre, je savais que ça ne la laissait pas de marbre. Et puis, tiens, et je sortis le paquet de ma poche : le fameux album photos. J'avais galéré pour les trouver mais d'ailleurs ses potes m'avaient aidé, il y en avait pas mal de nous deux, même depuis les débuts à Poudlard, avec les photos de classe et de Gryffondor, mais aussi les photos du bal, et des photos à nous, au Texas, et pendant les vacances. Et puis il y avait aussi des photos d'elle avec ses potes, Haruhi, Scarlett, Lilian, tout ça. C'était une idée plutôt simple mais je savais qu'elle avait du sens, pour elle comme pour moi - Poudlard avait été tellement important dans nos vies, et maintenant que ça touchait à sa fin... C'était bizarre comme sensation, et j'avais un peu peur, au fond. On avait plein de trucs à faire, d'accord. Mais Poudlard ne serait plus notre maison, et qu'est-ce qui allait le remplacer ?

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MessageSujet: Re: Spring is nature's way of saying : let's party! (PV)   Sam 14 Déc - 23:46

We are young, we are one
Let us shine for what it's worth

We're on our way
We're on our way somehow
Hold me close, close, close ♥
http://www.youtube.com/watch?v=nWyhUoxAbYI


Poudlard était ma famille. Bien sûr que j’étais attachée au reste, je ne pouvais pas faire comme si ça n’existait pas : on avait tous nos racines, notre autre maison. Les liens étaient en train de se rompre définitivement avec ma mère et le fossé entre nous chaque jour grandissait mais je ne pouvais pas dire que je ne l’aimais pas. Je ne niais pas ses efforts, qu’elle avait fait autrefois ni son affection qui elle était sincère mais sa manière de voir les choses, les problèmes, de me voir moi, ses jugements m’étaient devenus insupportables. Je tenais aux Hampsteads, je tenais à cette maison, je tenais à tous ces endroits par lesquels nous étions passés même si le souvenir que j’en gardais était flou. Mais rien n’arrivait à la hauteur de Poudlard : il m’avait fallu du temps pour l’apprivoiser, certes, comme tous les lieux qu’on ne connait pas mais aujourd’hui, la perspective de quitter ce qui représentait ma maison m’effrayait, et depuis quelques semaines, j’y pensais tout particulièrement : dire au revoir à Poudlard m’était difficile, bien plus difficile que ce que j’avais imaginé. Les amis que j’y avais trouvés formaient ma famille, bien que le même sang ne circule pas dans nos veines. Ma plus belle rencontre était sans aucun doute Scarlett : elle n’était pas seulement ma meilleure amie, elle était ma sœur. Depuis cette rencontre dans la salle commune, nous étions inséparables et je plaisais à croire que les choses devaient finir ainsi dès le début : nous étions différentes mais complémentaires ; Scarlett était parvenue à me tempérer, à calmer cette énergie un peu envahissante, à me faire grandir aussi, de mon côté je savais que j’étais arrivée – pas seulement moi- à lui faire accepter Poudlard et la magie qui était en elle. Je souhaitais à tout le monde de rencontrer quelqu’un qui comptait autant que Scarlett, sans elle, je n’étais rien : je le savais. Elle croyait en moi et son amitié me donnait une force que je pouvais à peine décrire.

J’avais vécu une enfance heureuse bien que mouvementée, troublée parfois et je n’avais jamais réfléchi à une solution pour échapper à ma mère, mais je me rendais compte que Poudlard avait été une véritable bouffée d’air frais lorsque je me sentais étouffée, des années après. Poudlard et ses murs inébranlables étaient toujours là et ils me protégeaient, comme ses habitants. Je ne voulais pas dire au revoir – cependant ce n’était pas un adieu- parce que sept ans c’était un pan entier d’une existence et le château n’était pas un lieu dont je me souviendrais avec difficulté : c’était ma vie, mon chez moi et je n’oublierais jamais les souvenirs que j’y laissais tout en les emportant avec moi, furent-ils bons ou mauvais. Je n’en parlais pas spécialement avec les autres mais je me doutais que Chuck et Taylord ressentaient la même chose: quel après nous attendait ? Est-ce que tout se passerait bien ? Je n’avais pas de réponse à ces questions qui me paraissaient essentielles et je me sentais tout petite avec mes dix-sept ans face au futur qui s’imposait à moi : inévitablement. Mais lorsque je laissais mon esprit s’évader, je me voyais dans un petit appartement, chaleureux et accueillant, toujours en contact avec ceux que j’aimais et tout allait bien. Et il n’y avait que ça qui avait de l’importance.

J’entendais ma meilleure amie parler de notre séjour et je ne pouvais m’empêcher de sourire tout en songeant que ces moments étaient toujours trop courts. Taylord venait d’ouvrir un paquet et nous découvrîmes une écharpe, joliment arrangée par Scarlett et une veste : la réaction de Taylord ne se fit pas attendre, elle semblait tout simplement ravie.  

- Tu plaisantes, au moins je suis sûre que Chuck s’amusera pas à me les piquer. J’aime bien les matières, comment tu as fait pour la veste ?

- Ah excuse, je croyais que c'était plutôt toi qui me piquais tous mes sweats et mes t-shirts, répliqua Chuck, avec une moue qui ressemblait à…Chuck en fait. Il n’y avait que lui qui faisait ce genre de têtes. Ils avaient beau sortir ensemble, leurs petits piques du début n’avaient pas cessé. Ils étaient toujours en train de se chercher, il fallait avouer que c’était plutôt drôle : une vraie comédie à eux deux !

- Tu mangeras ceux que j’aime pas, et là je plaignais intérieurement Chuck. C’était génial, mais surtout parce que j’étais là, Taylord ne s’en rendait sûrement pas compte mais la joie et la bonne humeur émanaient d’elle et la voir ainsi me faisait chaud au cœur. Après tout ce qui s’était passé, j’avais cru ne jamais la revoir ainsi – ni la revoir tout court et le fait que nous soyons aujourd’hui tous les quatre réunis avait chose de magique Leurs hamburgers sont presque aussi bons que ceux du Texas, mais bon, ils les battent pas encore, et puis ils savent bien faire la fête, ça va ils se débrouillent… Attends, je devine, c’est mou aussi, mais c’est pas des vêtements… Et alors ils sont à quoi les cupcakes, j’ai le droit d’avoir des bougies dessus ?

-Chocolat, fraise, citron et framboise, tu as vu, on ne se moque pas de toi, Miss Reegan, fis-je tandis que Chuck se chargeait d’allumer les bougies : des cupcake comme gâteau d’anniversaire c’était original et ça correspondait très bien à notre Gryffondor, qui ne faisait décidemment rien comme les autres. A l’aide de ma baguette, j’écrivais dans l’air en lettres rouges un « Joyeux Anniversaire Taylord ! » le résultat était plutôt pas mal (heureusement après sept ans passés à Poudlard) Je constatais que nous tenions toujours nos bouteilles dans nos mains- Taylord et Chuck qui rechignaient à boire je n’avais jamais vu ça – et réclamais aussitôt à mon amie : Et après les bougies, on trinque et tu n’oublies pas le discours, hein !

-Madame est servie. Et puis, tiens, dit Chuck en tendant son (premier) cadeau à Taylord : nous découvrîmes tous les trois une multitude de clichés et je n’avais pas de mal à reconnaître les bons moments que nous avions passé ensemble : il y avait cette photo dans la salle commune de nous trois, regardant vers l’objectif lors d’une soirée organisée par les Gryffondor, une qui représentait notre promo (la meilleure bien sûre) sur l’autre Taylord et Lilian – et là je sentis la nostalgie s’emparer de moi, elle me manquait beaucoup- sûrement au Texas. Tout à droite je remarquais la robe de bal de Taylord, elle posait aux côtés de Chuck: avec la même posture que celle des rois et des reines de promo aux Etats-Unis et les deux souriaient : ils faisaient un bien joli couple. Il y en avait beaucoup et la mosaïque qu’ils formaient faisait un ensemble parfait : tout ça, c’était elle, sept ans ici et les gens qui avaient compté. Je jetais un coup d’œil à Taylord qui semblait émue et je la comprenais : tous ces souvenirs étaient gravés dans nos mémoires et nous rappelaient combien Poudlard avait été important pour nous, et elle les avait en images, oui vraiment, Chuck avait visé juste en lui offrant ce cadeau.

Je crois qu’aucun de nous ne pouvait regarder ces photos sans ressentir quelque chose, là, dans le cœur et Chuck avait beau être ce garçon solide et plein d’assurance je le connaissais assez pour savoir que lui aussi était un peu perdu, comme nous tous : mais nous serions là pour nous soutenir mutuellement, j’en étais convaincue. Nous n’allions pas revenir à Poudlard l’année prochaine, mais cela ne changeait rien aux amitiés que nous avions créées : le temps ne ferait que les fortifier.


C’est beau, fis-je simplement, tout en souriant à Chuck. Je serrais la main de Scarlett dans la mienne et je vis dans son regard qu’elle avait compris, compris qu’elle allait terriblement me manquer l’année prochaine mais que je serais toujours là –elle comprenait toujours. Taylord s’apprêtait à souffler ses bougies et je me tournais vers elle : bien sûr qu’il y avait de la nostalgie qui s’invitait, c’était inévitable lors d’un des derniers moments passés ici à Poudlard, mais pas seulement : il y avait des promesses, silencieuses mais bien réelles.

_________________

~~~~~~~~~~


Merci Hannah <3


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