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Last night I had a pleasant nightmare [C.G.Parkson] |Terminé|

 
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 Last night I had a pleasant nightmare [C.G.Parkson] |Terminé|

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Callie Marshall
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Localisation : J'aurais bien une réponse mais, elle est assez crue et je ne voudrais risquer de choquer votre personne.
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MessageSujet: Last night I had a pleasant nightmare [C.G.Parkson] |Terminé|   Mar 9 Juil - 18:50




    Callie sortit de se leva ce matin là, plus réveillée et fraîche que d’habitude. Oui, car il était temps aujourd’hui pour elle de donner des nouvelles, d’aller « relever son courrier ». Même si ici, c’était le courrier qui venait à vous plutôt. Elle avait coutume d’envoyer une lettre à son père tout les mois, dès qu’elle en avait le temps, qu’elle voulait faire une pose entre tous ses cours et ses révisions . Pour ne pas qu’il s’inquiète, pour lui raconter sa nouvelle vie, et surtout, pour continuer à entretenir ce lien si précieux qu’elle avait avec lui et qu’elle chérissait tant, depuis des années. Etre à Poudlard n’était pas spécialement difficile, mais vivre sans lui était … étrange. Aucun des deux n’y avait été réellement préparé… La jeune fille se leva donc, un mince sourire aux lèvres, imaginant son père recevoir sa lettre… Cela devait le rendre heureux, tellement heureux …

    A vrai dire, aujourd’hui était un jour spécial, enfin, la lettre devait être spéciale. En plus de lui raconter ses dernières « aventures », Callie devait faire part de sa décision à son père concernant les vacances. Restait-elle à Poudlard ? Ou rentrait-elle le voir ? La question ne se posait même pas. Elle n’avait pas eu à y réfléchir. Mais son père lui avait tout de même laissé le temps d’y songer, au cas où. Lui ne pouvait pas prévoir. Mais, sa fille n’ayant pas spécialement d’amis, pas d’attaches ou de choses prévues, elle rentrerait. Et cela était plutôt avec joie, car, il était temps qu’ils se revoient. Malgré le fait qu’elle lui envoie des lettres, la Serdaigle devait avoir beaucoup d’autres choses à raconter ! Espérons-le.

    Maintenant habillée en civile, d’un jean et d’un t-shirt noir des plus simple, elle pris une petite veste. Il était vraiment très tôt et, n’ayant pas réussi à dormir, Callie pensa qu’au lieu de tourner et de se retourner dans son lit sans cesses, il était préférable de se lever. Puis comme ça, elle ne croiserait pas grand monde par la même occasion. Avant de quitter son dortoir, prenant soin de faire le moins de bruit possible, elle souleva sa couette. Prenant délicatement sa rate dans ses mains, elle la porta à hauteur de ses yeux et la regarda. Elle chuchota :


    « Tu ne m’en veux pas si je te laisse ici. Tu risquerais de finir dans les serres d’un hibou. Et je voudrais éviter qu’une telle chose t’arrive. Puis je sais que tu passes ton temps à dormir de toute façon, alors continue. »

    Elle la caressa derrière les oreilles avant de la reposer doucement et de la recouvrir de sa couette. C’est vrai qu’amener un rat dans la volière n’était pas la meilleur idée du monde. Surtout lorsque l’on tient à ce dit rat. Elle la sortirait probablement dans le parc en revenant de la volière. Comme ça, pas de jaloux. Callie prit sa lettre et la rangea dans la poche de sa veste, puis sortit enfin à pas de loup. Traversant la salle commune sans se retourner, elle fut soulagée d’arriver aux escaliers de la tour sans avoir réveillé personne. Dévalant les escaliers, sans trop se soucier des remarques faites par les différents personnages des tableaux, elle fut rapidement dehors. Mais il y avait d’autres escaliers, à gravir cette fois, pour atteindre la volière. L’air était très frais, le soleil n‘était pas encore complètement levé. Quelle heure était-il exactement ? Elle n’en savait rien. La bouche de Callie laissait échapper des petits nuages de buée, elle s’arrêta un instant en contemplant le parc, le vent soufflait doucement sur les brins d’herbes. Elle ferma sa veste puis se remit en marche.

    La rousse monta les escaliers au pas de course, plus pour se réchauffer que pour se dépêcher à vrai dire. Les hiboux étaient toujours là, il n’y avait pas d’urgence particulière. Elle pouvait les entendre piailler depuis les escaliers. Et plus elle montait, plus les cris étaient forts. Une fois arrivée au sommet de la tour, les cris des hiboux s’intensifièrent durant un instant. Certainement à cause de l’arrivée de Callie. Cette dernière regardait où elle mettait les pieds, agacée par tout ce bruit.


    « Bon alors … Qui est volontaire ? »

    Pensa-t-elle à haute voix. Elle remarqua alors un hibou qui la regardait, il pencha la tête sur le côté lorsque leurs regards se croisèrent. En la fixant toujours, il lâcha un cri, comme pour dire « Moi ! ». Ou alors il était tout simplement intrigué par cette créature qu’était la petite humaine aux cheveux roux. Callie avait alors eu le plaisir de se voir désigner un heureux gagnant. Elle s’en approcha doucement et lui remit la lettre destinée à son père. Elle le laissa grimper sur son bras, le porta à la fenêtre la plus proche puis laissa le hibou s’en aller, faire le reste du travail. Appuyée sur le rebord de la fenêtre, Callie appréciait ce moment. Ce moment où elle voyait au loin son hibou voler et ce calme ambiant, cette sensation qu’elle avait accomplie quelque chose de bien.

    Enfin, « calme » était un bien grand mot, car dans la volière, Callie doutait sérieusement qu’un jour, ne serait-ce qu’une minute, il put y avoir du calme. La jeune fille resta un instant à regarder l’horizon tinté de bleu, un léger sourire aux lèvres. Puis sa rêverie pris fin subitement. Comme si elle avait été secoué durant son sommeil. Sa mission était terminée, elle n’avait plus qu’à retourner au château. Pour quoi faire ? Elle ne savait pas exactement, mais il le fallait. Elle tourna le dos à la fenêtre puis s’approcha de l’entre de la volière pour en sortir… Lorsqu’un hibou interrompit sa course. Il vint se poser sur son épaule. Callie eu un petit sursaut de surprise, puis resta figée, ne voulant pas effrayer l’animal. Il poussa un petit cri puis lui tendit une lettre avec son bec. Callie s’inquiéta. Etait-ce la lettre qu’elle venait d’envoyer ? Avait-elle oublié de mentionner le destinataire pour le hibou ? Ou n’avait-il pas trouvé son père ? Cela l’inquiéta vivement. La Serdaigle s’empara alors de la lettre. Avant qu’elle n’ai pu faire quoi que ce soit, le hibou s’envola par la fenêtre. Elle le regarda s’éloigner … Perplexe.

    Cela ne pouvait pas être la lettre qu’elle venait juste d’envoyer, les hiboux n’étaient pas si rapide. Surtout que ce hibou là n’était pas celui qu’avait choisi Callie pour sa petite correspondance. Quittant une nouvel fois l’horizon des yeux, des questions pleins la tête, elle baissa enfin ses yeux sur la lettre qu’elle tenait dans sa main. Il y était inscrit son nom et son prénom à la plume. Non décidément, cette lettre lui était bien destinée et n’avait rien à voir avec celle qu’elle venait d’envoyer. Callie retourna l’enveloppe, aucune autre inscription n’apparaissait. Aucune mention de l‘émetteur était faite, juste son destinataire, Callie. Après un très court instant, fébrilement, elle consentit à ouvrir cette fameuse lettre.


    Lettre:
     

    Son souffle se coupa, net. Elle ne pouvait en lire plus. Cela suffisait amplement. Elle était littéralement gelée sur place. Ses yeux ne quittaient pas la lettre, aucun mouvement perceptible à l’œil nu n’était visible. Elle ne bougeait plus, c’était comme si la vie lui avait été ôté, et que son corps sans âme avait gardé la dernière position dans laquelle elle avait été de son vivant. Tout ce bousculait alors dans sa tête. Oh qu’elle aurait aimé que son père soit présent là, tout de suite…

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-Last night I had a pleasant nightmare-


Dernière édition par Callie Marshall le Jeu 22 Aoû - 22:42, édité 7 fois
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Cara G. Parkson
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MessageSujet: Re: Last night I had a pleasant nightmare [C.G.Parkson] |Terminé|   Mar 16 Juil - 21:59

Une fois n'était pas coutume je m'étais réveillée tôt et, lorsque j'avais les yeux ouverts, je détestais rester allongée dans mon lit à attendre que le temps passe. J'avais l'impression de perdre du temps alors que j'aurais pu faire l'inventaire de ma garde-robe, de rencontrer de nouvelles personnes, de discuter avec d'autres élèves etc. Bref, une foule d'activités passionnantes m'attendait juste là, en dehors de ses draps. Je devais bien reconnaître qu'ils étaient agréables ces draps et qu'en sortir était difficile – preuve donc que j'avais du courage ! Ne jamais sous-estimer une Serpentard, nous étions capables de tout ! J'enfouis une dernière fois mon visage sous mon oreiller avant de sauter – réellement, j'avais bondi – hors du lit. J'atterris face au miroir et, après avoir grimacé en voyant ma tête, je fis trois pas pour me dégourdir les jambes ; elles étaient encore toutes raides. A côté de moi, Antho dormait – et, croyez-moi, la réveiller aurait été une très mauvaise idée -, Mei-Li n'était pas dans un meilleur état et Vesper avait disparu je ne savais pas. Non, c'était faux, je savais exactement où elle était mais – malgré tout mon amour pour elle – je n'avais aucune envie d'y penser. La bibliothèque était un lieu qui me déprimait, surtout tôt le matin et surtout lorsque je n'étais pas obligée d'y mettre les pieds. Elle faisait partie de ses lieux dont l'architecture démontrait clairement qu'elle n'avait pas été conçu pour passer des moments de plaisir et de bien-être ; au contraire, c'était de la torture et cela avait été conçu exprès pour ! - j'expliquerais ça à Ves' la prochaine fois. Si elle ne succombait pas devant le surplus d'informations qu'elle devait être en train d'emmagasiner.

Je saisis une robe bleue très simple mais de qualité avant de filer sous la douche qui m'attendait. Je me lavai en vitesse avec le savon d'Antho qui sentait horriblement bon mais mis le double du temps à me préparer pour sortir. Pas question qu'une seule de mes mèches ne soient pas à sa place ou qu'il y ait un pli sur ma magnifique robe ! Mon père me l'avait offert avant mon entrée à Poudlard en me disant qu'elle me porterait chance ; c'était un précieux cadeau qu'il n'était pas question que je néglige. Que faire maintenant que j'étais fin prête ? Je descendis dans la salle commune mais elle était encore déserte. Des livres traînaient par-ci par-là et je soupirais en songeant que, oui, c'était effectivement une bonne heure pour travailler. Pas question pour autant de le faire ; je n'étais pas encore folle. J'aperçus alors la lettre que j'avais écrite quelques jours auparavant pour ma jeune sœur. Je ne lui racontais pas mes journées avec un grand nombre de détails et j'avais tendance à exagérer les faits importants mais Flore allait être ravie de la recevoir. J'imaginais déjà son sourire et ses yeux qui brillaient doucement. Elle me manquait, sa joie de vivre aurait fait des merveilles à Poudlard et sa bonté l'aurait hissé dans les élèves les plus appréciés de cette école. J'attrapai ladite lettre décidée à la donner à un hibou qui allait la lui donner – elle allait adorait le coup du hibou aussi. Je rattachai une de mes mèches qui avait filé à l'anglaise avant de monter dans le hall d'où j'allais pouvoir me rendre dehors pour prendre un bol d'air frais. C'était un passage obligé avant l'ascension de la volière. D'ailleurs, si la personne qui avait construit cette tour pouvait m'indiquer ce qu'il lui était passé par la tête ce n'était pas de refus. Pourquoi en dehors de Poudlard ? Pourquoi pas dedans ? Il y avait des tours et elles étaient tout aussi cool. Sortir, c'est vachement compliqué et ça me demandait des efforts physiques – c'est que ce n'était pas tout près. Et puis, il faisait froid à cette heure-là. Et puis, c'était long. Et puis,... enfin bref c'était vraiment pas pratique, surtout pour les premières année qui, comme moi, n'étaient pas encore sûrs d'eux en matière d'orientation.
Poudlard était pire qu'un labyrinthe, j'arrivais à me perdre dans le parc.
(Je sais, je n'étais pas une référence mais même.)

Je finis par arriver en bas des marches après avoir bravé le léger vent frais du matin. Je les gravis deux par deux jusqu'au deux tiers avant de finir la montée normalement. C'était beaucoup fatiguant pour mes muscles invisibles. Je ne fus pas étonnée de voir qu'il y avait déjà une élève dans la volière – ça me faisait plaisir de voir quelqu'un en plus ! - et je souris en l'apercevant. Elle était jolie – surtout ses cheveux ! - mais semblait plongée dans quelque chose. J'étais arrivée dos à elle et je ne savais pas si elle m'avait entendu. Tant pis, j'étais là elle allait devoir faire avec et puis, au moins, si quelque chose la turlupinait elle pouvait m'en parler. Je n'étais pas encore assez réveillée pour faire de longs discours de trois heures – ni pour en écouter d'ailleurs ce qui était plus gênant. Cependant, mon esprit restait vif et, au vue de la lettre qu'elle avait dans ses mains et de la tête qu'elle tirait, j'en déduisais aisément que quelque chose n'allait pas.


« Salut ! », attaquai-je avec entrain. « Ça va ? », demandai-je en fronçant les sourcils – ça n'avait pas l'air d'être la fête chez elle.

Je m'approchai d'elle en la scrutant du regard. Je ne voulais pas la brusquer ou la forcer à parler – mais si elle ne le faisait pas je risquais tout de même de me vexer. La lettre pour Flore était toujours dans ma main mais j'allais surement oublier de la donner à une vieille chouette. Il suffit que ma camarade me réponde, commence à parler et Flore – aussi gentille soit-elle – n'allait plus faire partie de mes priorités. Dans la vie, il fallait choisir !
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Callie Marshall
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MessageSujet: Re: Last night I had a pleasant nightmare [C.G.Parkson] |Terminé|   Jeu 18 Juil - 22:50


    Le temps s’était arrêté. Tout semblait être figé. Les hiboux dans la volière commençaient à se calmer un peu, habitués à la présence de la Serdaigle rousse. Elle était plantée près de l’entrée. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. Pourquoi elle ? Pourquoi maintenant ? Il était arrivé quelque chose ? Ou avait-elle fait quelque chose de mal pour que même sa mère biologique absente depuis le début de sa vie la contacte ? Callie ne voulait pas savoir. Elle n’avait pas été prévenue, tout cela était si soudain. Mieux valait en rester là. En rester à ces quelques mots d’introduction qui ne dévoilaient rien. Rien du tout. C’est cela, faisons comme si rien n’était arrivé. Une lettre ? Non, elle n’avait rien reçue.

    Alors que son cœur commençait à se calmer un peu, reprendre une allure normale, les hiboux se remirent à piailler de plus belle. Cela annonçait sans aucuns doutes l’arrivée d’une nouvelle lettre, ou d’une nouvelle personne dans la volière. Mais Callie n’arrivait pas à détacher ses yeux de cette fichue lettre. Le hiboux qui venait d’apporter la lettre et qui était perché sur l’épaule de la jeune fille s’envola soudain. Certainement avait-il était effrayé, mais pas par la réceptrice de sa missive. Cette dernière vit alors du coin de l’œil une jeune élève arrivée. Elle portait une jolie robe bleue qui allait merveilleusement bien avec la couleur de ses cheveux. Callie ne pouvait apercevoir qu’une forme et ses couleurs, ayant les yeux rivés sur la lettre. La nouvelle arrivante réussi cependant à l’extirper de sa torpeur passagère. Avec de simples mots que l’on entend tous les jours. Cela lui permit, en une seconde, de se déconnecter de toutes ses pensées et questions pour enfin ré-atterrir sur Terre.


    « Salut ! Ça va ? »

    Le ton de sa voix était assez avenant et on pouvait sentir une certaine motivation, et bonne humeur émaner de ses paroles. Cela semblait être un bon point. Callie leva les yeux pour les poser sur sa nouvelle interlocutrice. Oui, parler à des animaux qui ne pouvaient lui répondre n’était pas son seule moyen de sociabilisassion. Et, elle put enfin contempler en détails la jeune fille. Elle était très élégante dans sa robe. Jamais Callie n’avait porté ce genre de vêtements, aussi soignés et chic. Ne lui avait-elle jamais adressé la parole auparavant ? En tout cas, cela ne lui disait rien. Alors certainement que non. La jeune fille s’avança, visiblement intriguée. Voulait-elle vraiment savoir si ça allait ou demandait-elle ça par simple politesse ? Peut importait à vrai dire.

    La voyant approcher et se sentant irrémédiablement passer au crible par ses yeux inconnus, Callie eut pour réaction primaire de broyer de sa main la lettre qu’elle tenait. Complètement raidie, elle n’avait pas dû apparaître sous son meilleur jour. Alors oui, elle avait dû remarquer que quelque chose n’allait pas. Et Dieu sait que Callie ne laisse pas voir ce genre de choses en temps normal. Cette jeune fille était tombée au mauvais moment … Ou peut-être pas après tout ? Peut-être que parler, pour une fois, lui ferait du bien. Mais que dire ? La Serdaigle eut un petit sourire forcé. Il faut dire qu’elle avait un peu été prise par surprise. Elle était tiraillée entre l’envie d’en finir vite pour ne pas étaler sa vie à une inconnue qui n’en avait probablement rien à faire, et l’envie d’avoir des réponses à ses questions -dont cette pauvre demoiselle ne pouvait détenir les réponses de toutes façons. Callie respira un grand coup puis répondit.


    Elle perdit un peu son sourire, gênée. « Juste une mauvaise nouvelle … Je suppose… », fit-elle en regardant sa lettre fraîchement froissée, se frottant le front, visiblement préoccupée.

    Comment pouvait-elle savoir que c’était une mauvaise nouvelle ?! Elle n’avait même pas encore lu cette satanée lettre ! Simple supposition oui. Elle reposa ses yeux bleus sur la jeune fille et esquissa cette fois-ci un petit sourire plus sincère. Puis regarda autour d’elle, comme si elle avait oublié où elle se trouvait. Elle reprit alors, un peu plus enjouée :


    « Mais bon,  je ne vais pas t’embêter avec ça. J’imagine que tu as quelque chose à faire ici toi aussi. »

    Elle lui fit alors un peu de place en s’écartant du chemin. C’est vrai, si elle était montée à la volière, c’était certainement pour envoyer quelque chose. Cela était parfaitement logique. A moins qu’elle eut pour habitude de faire son jogging du matin en robe. Le ciel se fit plus pâle et le soleil s’était un peu plus mis à découvert. L’aube se levait doucement. Callie s’approcha de la sortie, chemin qu’elle était censée prendre depuis un petit moment déjà. Mais en arrivant sur le seuil de la tour, la gamine rousse se retourna vers sa camarade. Elle était un peu paumée, mentalement, elle ne savait pas trop quoi faire. Elle voulait juste savoir comment une autre personne se serait comporté à sa place, qu’aurait-elle ressenti … Elle demanda alors, les sourcils froncés et avec un peu moins d’assurance que d’accoutumé :

    « Mettons que tu n’ais jamais connu quelqu’un qui est supposé, du moins dans notre société actuelle, t’aimer et te connaître par cœur … Et que cette personne venait à sortir de nulle part, pour t’annoncer je ne sais quoi … Quel serait ton état ? »

    Et bien, Callie avait eu du mal à s’exprimer et à dire cela clairement. Mais comment présenter la situation … ? Elle souffla, visiblement décontenancée de ne pas réussir à faire passer son idée. Et cela l’amusa d’un autre côté. Elle se surprenait à demander conseil en quelque sorte. Chose qui avait du arriver qu’une ou deux fois dans toute sa vie, pour l’instant. Et oui, la jeune fille avait plutôt de l’orgueil et mettait un point d’honneur à se débrouiller seule. Mais pas cette fois. Cette fois, elle avait besoin de quelqu’un. Et ce quelqu’un n’était pas là. D’ailleurs, comment aurait-il prit la chose lui ? Son père lui aurait-il au moins laisser lire cette lettre ? Se retrouvant une nouvelle fois tiraillée encore une fois entre l’envie de la jeter aux oubliettes et de la lire. Cette personne qui était biologiquement sa mère méritait-elle cette attention ? Sachant qu’elle n’en avait jamais accordé une once à sa propre progéniture.

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Cara G. Parkson
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MessageSujet: Re: Last night I had a pleasant nightmare [C.G.Parkson] |Terminé|   Lun 22 Juil - 14:03


J'étais véritablement curieuse de connaître les troubles qui envahissaient l'univers de ma camarade. Pas pour pouvoir ragoter – je savais où m'arrêter ! - mais pour qu'elle fasse partir ce regard triste. Dès le matin c'était mauvais pour le moral, tout le monde savait pas et il n'était pas question que je la laisse plomber sa propre journée. Évidemment, il y avait de gros risques pour que mon intervention soit mal-vue et j'en avais conscience – j'étais la première à envoyer paître ceux qui venaient s'enquérir de mon état avec un ton condescendant – mais cela partait tout de même d'une bonne intention et c'était une preuve de mon bon fond. J'observais sans un mot ma camarade broyer sa lettre, mais j'approuvais mentalement. Il fallait détruire ce qui nous empêcher d'être heureux. Le froisser, le mettre dans un coin perdu et le laisser prendre la poussière. C'était bon pour le moral. Habituellement je me fichais comme d'une citrouille du moral des autres – j'étais déjà assez occupée avec moi-même ! - mais il m'arrivait d'avoir de grandes poussées d'altruisme comme aujourd'hui.

« Juste une mauvaise nouvelle... Je suppose. », finit par répondre la jeune fille.

Bien bien bien. Si elle ne voulait pas en parler c'était son choix – mais il était mauvais. Je hochai la tête pour lui montrer que je comprenais, autant sa réaction que son silence. Je souris en réponse à son sourire pour la mettre à l'aise – de toute façon, je ne risquais pas de la manger. Je ne savais pas si je devais partir – ah mais non la lettre de Flore ! -, pousser à la conversation ou faire comme si elle n'existait pas et continuer ce que j'étais venue faire. Mais les soucis des autres m'intéressaient beaucoup plus qu'envoyer une stupide lettre et j'étais trop humaine pour faire semblant. En fait, tout tournait autour d'autrui pour moi. Mais alors quand je disais tout c'était tout. De l'heure de mon réveil, à mes résultats scolaires ou à mon bien-être. J'étais capable de prendre des décisions, d'agir par moi-même etc mais j'aimais être entourée, sentir le regard de mes amis flotter sur moi et me laisser embarquer par ce biais. Et j'aimais aussi être au centre de la conversation. Ça, c'était mon occupation favorite.


« Mais bon, je ne vais pas t'embêter avec ça. J'imagine que tu as quelque à faire ici toi aussi. »

Ah mais non non non ! Elle ne m'embêtait et je n'avais rien d'urgent à faire ici – c'était qu'une simple lettre après tout. Je bougeai pas lorsqu'elle se déplaça pour me laisser passer mais, après quelques instants de silence,  je me replaçai en faire d'elle. Elle disait des bêtises ! Et mais... qu'est-ce qu'elle faisait ? Elle partait ? Les élèves étaient tous de grands timides dans cette école ou est-ce que je faisais peur ? (En plus je n'avais même pas mon blason, je savais que les Serpentards avaient tendance à faire fuir les autres mais juste à ma tête...) Seulement je n'allais pas non plus courir derrière elle pour qu'elle reste ; elle faisait ce qu'elle voulait après tout. Je me contentai donc de lui répondre en m'asseyant à droite du petit banc qui menaçait de se fendre en deux. La volière était un lieu vraiment, vraiment, vraiment particulier et pas franchement confortable. J'étais obligée de tenir très droite si je ne voulais pas finir avec un horrible mal de dos pendant une semaine.

« Tu ne m'embêtes pas du tout tu sais. » Enfin non, elle ne devait pas savoir mais... maintenant si ! « Et puis, je n'ai rien d'urgent à faire surtout à cette heure matinale. »

De toute façon je n'avais jamais rien d'important à faire. Je faisais des projets et ne les tenais jamais. Jamais, jamais, jamais. Ça ne me tentait pas d'avoir une vie préfabriquée, d'obéir à des lois et tout le tralala. Je préférais vivre comme je le sentais, agir comme je le souhaitais même si ce n'était pas toujours payant.

« Mettons que tu n’ais jamais connu quelqu’un qui est supposé, du moins dans notre société actuelle, t’aimer et te connaître par cœur … Et que cette personne venait à sortir de nulle part, pour t’annoncer je ne sais quoi … Quel serait ton état ?  », dit-elle alors en s'arrêtant et se retournant vers moi.

D'accord, d'accord, très bien. Ou plutôt non, pas très bien. J'observai ma camarade comme si elle venait de me réciter un cours par cœur. Je ne comprenais pas grand chose à son histoire, ni à sa question. Je croisai les jambes en réfléchissant à ce que j'allais bien pouvoir dire. Cruelle situation. Quelqu'un qui ne l'avait pas connu mais qui la connaissait tout de même... Un membre de sa famille ? Je ne pouvais pas m'empêcher de faire le rapprochement avec Vesper. Je ne l'avais jamais vu avant Poudlard – tout du moins je ne m'en souvenais pas – et elle était là, simplement là, mon double physique. J'avais eu l'impression de la connaître par cœur évidemment mais ce n'avait pas été véritablement la cas. Nous étions beaucoup trop différentes. Ce n'était pas la même situation évidemment – enfin, pour ce que j'en savais -, mais c'était tout de même proche. Je levai les yeux vers la jeune fille et je lui souris gentiment. Visiblement, il y avait une tornade dans sa tête et elle ne comprenait plus ce qui se passait.


« Tout dépend de ce qu'elle m'annoncerait j'imagine. », commençai-je, toujours en réfléchissant. Parce que si elle m'annonçait que j'étais son héritière et qu'à sa mort j'allais recevoir un tas de gallions... Mais il était aussi possible que l'annonce soit quelque chose de plus choquant, comme un vieux mensonge qui refait surface. « Je suis d'une nature optimiste et j'ai tendance à me dire que la nouveauté ne fait pas de mal donc je serais sans doute curieuse voire ravie que quelque chose bouge. »

Il y avait des cas où même ma bonne humeur ne pouvait pas m'empêcher de me plaindre et de crier partout que la vie était injuste. Néanmoins, si elle ne savait pas ce qui allait lui tomber dessus autant prendre ça du bon côté pour l'instant. Elle allait avoir tout le loisir de déprimer après.
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Callie Marshall
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MessageSujet: Re: Last night I had a pleasant nightmare [C.G.Parkson] |Terminé|   Ven 26 Juil - 1:14


    Alors que Callie qu’inquiétait de déranger la jeune fille à ses côtés, cette dernière lui assura que l’écouter l’embêtait pas. Elle ajouta même qu’elle n’avait rien à faire qui pressait. Mais même avec ça, les choses eurent du mal à sortir de l’esprit de Callie en réels mots bien sensés. Oui, la dernière partie avait quelque peu échouée. Quand bien même, cela était-il plus intéressant d’écouter les délires d’une gamine que de ne rien faire ? Si c’était ce qu’elle pensait, bien tant mieux alors. Certainement que sa curiosité n’avait pas de limites. Elle en aurait pour son compte, un petit moment. Mais tout cela était trop complexe pour comprendre. Du moins, sans avoir tout les éléments de la réalité. Enfin, la Serdaigle avait fait comme elle avait pu, et surtout, comme c’était venu. Comment pouvait-elle s’attendre à une réponse. Il fallait qu’elle se ressaisisse. Cela n’était pas digne d’elle, se laisser déstabiliser par une simple lettre, ce n’était pas Marshall du tout !

    Etant habituée a n’avoir pour famille que son père et son rat, Callie n’avait jamais pris en compte l’infime, minime chance qu’un jour sa mère se manifeste. Et encore, elle n’avait fait qu’envoyer une lettre et n’avait pas débarqué en personne. Heureusement… La jeune fille à la jolie robe bleue s’était aventuré à s’asseoir un peu plus tôt. Elle avait l’air d’être tout ouïe, comme le serait une psychologue dans son fauteuil, à côté de son patient sur le divan. Bien qu’ici en l’occurrence, le confort manquait cruellement. C’est vrai qu’à les voir toutes les deux, sans leurs robes de sorciers auxquelles sont normalement épinglés leur blason, on n’aurait du mal à deviner de quelle maison elles sont issues respectivement. La preuve que peu importait, et que, malgré les clichés qui étaient fait sur chacune des maison d’élèves de Poudlard, des gens que tout opposaient pouvaient très bien s’entendre. Cette question n’avait alors pas du tout effleurer l’esprit de Callie. Elle avait bien d’autres choses en tête pour l’instant …

    Dans tout ce remue ménage, autant extérieur qu’intérieur, la jeune fille sourit à la Serdaigle. Elle ne devait pas trop réussir à imaginer la situation, et malgré ça, malgré ce charabia, elle lui sourit. Puis répondit :


    « Tout dépend de ce qu'elle m'annoncerait j'imagine. Je suis d'une nature optimiste et j'ai tendance à me dire que la nouveauté ne fait pas de mal donc je serais sans doute curieuse voire ravie que quelque chose bouge. » 

    Et alors, il y eut comme un déclic dans la tête de Callie. C’était comme si elle venait de se rappeler quelque chose. Son malaise se transforma en évidence. Elle se redressa un peu, frappée par la lueur divine, ou plutôt : la clairvoyance de sa camarade. Elle se mit à réfléchir à son tour, pour la énième fois. C’est vrai que le monde de Callie, et donc sa vie n’était régie que par une seule chose : la logique. Elle ne pensait pas forcément à elle en faisant des choix. Généralement, elle les faisait parce qu’il le fallait, en choisissant toujours la solution la plus logique, celle qui conviendrait au plus grand nombre ou qui durerait le plus. Elle ne pensait pas spécialement à elle, ni à ses envies, ni à ses préférences. Tout n’était que logique, et plus commode.

    Alors devoir penser que cela était peut-être une bonne chose pour sa vie future, c’était assez nouveau. Qu’est-ce que cela pouvait bien lui apporter …? Difficile à dire. Ce qui commençait par contre à devenir plutôt clair, c’était que le fait de lire la lettre ne l’engagerait à rien de plus que si elle ne l’avait pas lu. Oui, cela changerait des choses, mais tout cela était interne, rien qui viendrait bouleverser physiquement ses habitudes ou sa vie présente. Oui, c’est vrai, cela ne coûtait rien de la lire, puis qui sait, comme l’avait dit la jeune fille : peut-être que était-ce quelque chose qui bougerait, pour le mieux. Tout cela n’était que suppositions, mais après tout, pourquoi pas. C’est vrai qu’elle n’avait pas envisager que cela puisse être une sorte de  « bonne nouvelle ». 


    « Etre optimiste oui, je n’y avais pas songé. » Sortie de sa torpeur, Callie sourit enfin, plus sereine. « Je devrais un peu plus considérer le fait de lui donner une chance c’est vrai … Merci beaucoup. » 

    Au lieu de la condamner comme son père l’aurait certainement fait. D’ailleurs lui n’approuverait certainement pas. Il pensait que tout ce qui venait de cette femme ne pouvait que blesser et être mauvais. Mais temps que Callie ne se sera pas faite sa propre idée, tout cela n’était que légende. Elle jeta un coup d’œil à travers l’une des cavités de la volière d’où allaient et venaient des hiboux. Le ciel était toujours si pâle, l’aube n’avait que peu avancer depuis sa présence ici.

    Callie se calma alors un. Elle respirait profondément. Elle commença à considérer la lettre qu’elle avait froissé dans sa main. Puis resta comme cela. Elle prenait son temps ? Elle était bloquée ? Oui plutôt. Elle avait comme une sorte d’absence, elle pensait encore. Son cerveau ne s’arrêtait jamais. Elle n’avait pas envie de la lire … Elle devrait la garder de côté, au cas où … Pour le jour où elle serait enfin prête. Peut-être qu’elle manquait de maturité et qu’elle était encore un peu trop une enfant… Et pourtant, ses yeux ne pouvaient s’en défaire.

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Cara G. Parkson
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MessageSujet: Re: Last night I had a pleasant nightmare [C.G.Parkson] |Terminé|   Mer 31 Juil - 21:48


Observer n'avait jamais été mon activité favorite ; je préférais agir plutôt que de n'être qu'une simple spectatrice. La raison était simple, j'aimais être le centre de l'attention, prendre des décisions juste pour me faire remarquer et, par ce biais, devenir quelqu'un. N'importe qui tant qu'on me connaissait. Seulement je ne pouvais guère intervenir. Certes ma camarade venait de me demander mon avis – que je lui avais donné avec plaisir – mais je savais très bien que la décision serait sienne puisque 1) je ne connaissais pas le sujet exact de notre discussion et que 2) ça avait l'air d'être important. Or que fait-on lorsqu'on est confronté à un choix qui définira le reste de notre vie ? On réfléchit ; même moi j'étais au courant. Néanmoins j'avais bon espoir que ma réplique ait réussi a créer quelque chose – n'importe quoi tant que c'était de mon fait – aux yeux de la jeune fille. Une solution à laquelle elle n'avait pas pensé ou une possibilité dont elle doutait. Le temps qu'elle prenait à me répondre démontrait d'ailleurs que je n'avais pas dit une bêtise aussi énorme que cela semblait. Au final j'étais assez fière de moi et prête à recommencer à lui offrir mes précieux conseils qui ne sortaient de nul part et n'avaient jamais été appliqués ; mais c'était déjà ça et puis c'était l'intention qui comptait non ? Et là, j'étais motivée pour l'aider comme je ne l'avais jamais été – finalement me lever tôt me réussissait plutôt bien.

« Etre optimiste oui, je n’y avais pas songé. »

Ah ! Voilà qui avait de quoi me plaire. Je lui souris gentiment – ça n'avait pas l'air marrant du tout la position dans laquelle elle était. Évidemment, sa réponse me surprenait et me laissait penser que j'étais la seule élève pourvue de bonnes ondes dans ce château. Elle n'y avait pas songé ? Est-ce que c'était possible ? C'était comme ne pas remarquer les boutons sur certaines adolescentes : être aveugle. S'il y avait une chose que mon histoire m'avait appris c'était qu'il fallait être optimiste. J'étais une enfant adoptée et j'aurais très bien pu avoir de mauvaises relations envers ceux qui devaient m'élever. Et bien non, j'avais choisi de m'intégrer et d'être heureuse. Mieux, j'avais choisi de les aimer et de les chérir comme ma vraie famille même si le lien devait être différent. J'en avais fait une force. Sans avoir plus d'informations sur son cas j'allais difficilement pourvoir l'aider mais j'étais sûre qu'il y avait quelque chose dont elle pouvait se servir ; il y avait toujours quelque chose dont on pouvait se servir. Enfin ça, c'était ma théorie un peu nébuleuse que je lançais dans le vent sans connaître son sens.

« Je devrais un peu plus considérer le fait de lui donner une chance c’est vrai … Merci beaucoup. »

Qui était lui, voilà la question qui me trottait dans la tête. Mais j'étais une jeune fille bien élevée et polie et je me contentai de continuer à lui sourire. Elle avait sans doute simplement besoin de ça ; de quelqu'un. Je ne pensais pas mériter ses remerciements pour autant mais je les acceptai d'un regard. Je ne voyais pas ce que j'aurais pu dire de plus ; elle semblait perdue et je n'avais de plan. C'était bien malheureux quand on y pensait avoir le plan de ses pensées serait tellement pratique certaines fois ! Mais le trouble qui l'habitait était bien trop fort pour qu'un « t'inquiète pas, ça va passer ! » et qu'une bonne blague lui fasse oublier. Quoi que c'était la jeune fille lui accordait une importance capitale et je me devais d'en faire de même. D'accord, j'avais du mal mais quoi de plus normale lorsqu'on entendait les maigres explications qu'elle m'avait donné ? Je ne la lâchai pas du regard et, l'observant fixer pendant quelques instants le ciel je songeais que cet endroit pouvait être un lieu de mauvaises et de bonnes nouvelles. C'était sans doute sa malédiction et sa bénédiction en même temps. Très paradoxal comme lieu en fait ce qui le rendait... intriguant ; mais toujours aussi inconfortable.

Et il y avait cette lettre ; toujours présente dans sa main. Ses yeux étaient attirés tels des aimants sur elle mais semblaient lutter aussi. Le choix était là : ignorer ou continuer puisqu'elle ne semblait pas savoir ce que contenait cette lettre. Ignorer c'était la facilité, c'était oublier ses soucis et se plonger avec délice dans la routine – et je pouvais comprendre à quel point c'était tentant moi-même j'adorais mes rituels matinaux. Continuer c'était oser faire face à l'inconnu et au changement. C'était prendre un risque, certes, c'était prendre un risque. A elle de voir si cela en valait le coup, à sa place je savais ce que j'aurais fait dans tous les cas ; je l'aurais lu. D'ailleurs... ça me démangeait. De ne pas savoir. Ce n'était pas mon rôle de lire cette lettre mais j'étais dans la confidence maintenant et ma curiosité prenait peu à peu le dessus. Je me connaissais, il allait me falloir plusieurs semaines pour oublier cette histoire – ou un bon ragot d'Antho – mais j'allais le faire. Je pouvais le faire. Je devais le faire, ce n'était pas à moi de choisir. … Néanmoins un petit conseil ça n'allait pas lui faire de mal, n'est-ce pas ? Un tout petit ? Tout mince, qui pourrait gentiment se glisser dans son esprit ? Ça partait d'une bonne intention même si quelque peu influencée par des sentiments personnels, je le reconnaissais.


« Tu devrais la lire. », annonçai-je sans prendre de gants mais sans la regarder. « Sinon, tu seras toujours hantée par le doute et, crois-moi, c'est toujours pire. » Je tournai la tête vers elle. Je ne parlais pas en tant que fille curieuse mais en tant que fille, simplement, qui savait ce que signifiait un secret.
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Callie Marshall
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MessageSujet: Re: Last night I had a pleasant nightmare [C.G.Parkson] |Terminé|   Ven 9 Aoû - 2:04

    Alex avait décidément bien choisit le jour et le moment pour prendre des nouvelles de sa fille. Venant d’elle, cela n’était pas vraiment étonnant. Elle était assez imprévisible et spontanée à ce que Callie avait entendu dire. Bien, soit, elle lui laisserait une chance, elle considérerait cette possibilité comme n’importe quelle autre, cela avait été ses mots. Cette situation avait créé un tel poids dans le cœur de la jeune Serdaigle. Elle qui avait vécu jusque là si paisiblement, sans réels soucis d’ordre familiale ou existentiel. C’est vrai, tout était allé pour le mieux jusqu’à aujourd’hui. Et cela grâce à son père, Georges. Alors pourquoi cela changerait-il ? Non, décidément, elle n’allait pas se laisser abattre par des suppositions. Et encore moins laisser sa vie dévier de son rythme de croisière habituel.

    Alors que sa tête était partie à réfléchir, fixée sur sa lettre, elle ne pensait pas du tout à la situation dans laquelle elle était en train de mettre sa camarade -qui soit dit en passant, n’avait rien demandé d’aussi tordue et incompréhensible. Cette dernière se permis de donner un dernier petit conseil, venant de son strict point de vue, ne connaissant rien à la situation :


    « Tu devrais la lire. Sinon, tu seras toujours hantée par le doute, et crois moi, c’est toujours pire. »

    Sortant de son apathie totale, Callie leva les yeux vers elle après ces quelques paroles. Et elle était bien décidée à la lire cette lettre. Bien sûr qu’elle avait raison. Elle acquiesça alors doucement, avec un léger sourire. Cela n’était pas tombé dans l’oreille d’une sourde. Elle parcourra des yeux la pièce en réfléchissant toujours. Ce conseil semblait avoir été vécu. En même temps, qui peut se vanter de ne jamais avoir rien regretté dans sa vie ? Personne ne peut prétendre une telle chose, si ? C’était l’occasion.

    Mais pour ce faire, Callie pensait aller se trouver un coin tranquille. Récupérer Quinn au passage, et lire calmement tout ça. C’était certain qu’il fallait qu’elle soit seule. Enfin, sans autres êtres humains sous-entendu, Quinn ne comptait donc pas. Elle regarda sa camarade et la remercia :


    « Oui, je vais le faire. » Elle lui sourit. « Tu n’as pas du tout comprendre et trouver cela bizarre, fit-elle gênée, mais tes paroles ont tout de même eut un certain sens. Merci beaucoup. »

    Callie plia alors soigneusement la lettre et la rangea dans l’une des poches de sa petite veste. Visiblement plus sereine, elle était redevenu aussi sûre d’elle qu’elle l’était avant ce petit incident. Elle fit un petit signe de la main à sa camarade pour lui signifier son départ, avec un sourire remplie de gratitude. Chose que l’on voit rarement sur le visage de la jeune fille rousse. Puis dévala les escaliers en quête d’un nouvel endroit à occuper.

    En y repensant, elle avait beaucoup parler d’elle-même, sans trop se dévoiler non plus. Mais ne connaissait vraiment rien de sa camarade, même pas son prénom. Cela lui parut alors très honteux de partir dans aucunes informations. Oui, cela l’était. Callie pensa alors, que si elle avait l’occasion de la croiser au château, elle lui demanderait au moins son prénom… Les rayons du soleil se faisaient un peu plus chauds et doux. L’aube ne s’était toujours pas levée entièrement, toutes les possibilités étaient encore possibles.

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Cara G. Parkson
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MessageSujet: Re: Last night I had a pleasant nightmare [C.G.Parkson] |Terminé|   Jeu 22 Aoû - 22:30

[Désolée, désolée, désolée pour le retard !]

Les secrets n'étaient jamais assez bien gardés. Du haut de mes onze ans je l'avais plus que bien compris. Évidemment toutes ces situations étaient encore complexes pour moi et je ne comprenais pas les raisons qui poussaient les adultes à agir comme ils faisaient – parce que ce n'était clairement pas des enfants qui s'amusaient à jouer avec la vie des autres à moins qu'ils soient sacrément dérangés. Mais les actions étaient là et les conséquences nous atteignaient tous ; alors ils enfuyaient la raison aussi profondément qu'ils le pouvaient pour se faire passer pour des innocents – voire des victimes – et ça, ça me restait en travers de la gorge. Lorsque je faisais quelque chose de stupide et d'inconsidérés je l'assumais moi – d'accord pas tout le temps mais j'essayais. Et donc lorsque lesdits secrets refaisaient surface – c'était inévitable – ça faisait un gros boum et recoller les morceaux était impossible ou presque. Mais bon, je pensais ça à propos de ma propre situation je ne connaissais rien à propos de ma camarade. Mais généralement, à onze ans, lorsqu'on avait des soucis – des vrais, pas des engueulades entre amis – la famille était mêlée.

« Oui, je vais le faire. »

Qu'est-ce que j'aimais lorsqu'on écoutait mes conseils. Dans un cas moins dramatique j'aurais sans aucun doute gonflé la poitrine et passer la main d'un geste royal dans mes cheveux digne d'une actrice hors normes. Mais je n'étais que Cara, je n'avais que onze ans et le ridicule de la situation en aurait fait rire plus d'un. Les apparences m'étaient encore trop importantes pour que je puisse les ignorer et, pire, les provoquer.

Il n'empêche que ce n'était pas le moment pour me faire remarquer. Certaines fois être petite était inévitable et pouvait même avoir des points positifs. Ce n'était pas non plus la fin des citrouilles et mon chaudron allait continuer à exploser si je ne mélangeais pas correctement les ingrédients. La vie c'était comme une potion au fond. On nous offrait des tas d'ingrédients sans nous expliquer lesquels étaient explosifs, lesquels il ne fallait pas mélanger et lesquels devions-nous chercher. Alors, on faisait nos propres expériences, on y allait à l'instinct ou au hasard total et on observait sagement le résultat. Il pouvait être magique tout comme il pouvait être dramatique mais, dans les cas ; on continuait, toujours.


« Tu n'as pas du tout comprendre et trouver cela bizarre mais tes paroles ont tout de même eut un certain sens. » Je hochai la tête, compréhensive. « Merci beaucoup. »

Là encore, cette envie écrasante de prendre la grosse tête m'envahit. C'était une habitude, je le faisais toujours avec Antho ou même avec Ves' qui m'offrait même une de ses remarques piquantes dont elle avait le secret. Je dus me retenir pour ne pas exposer mes sentiments et je souris à mon tour à ma camarade. Je n'avais bien évidemment rien compris de précis mais le simple fait d'avoir un problème, quelque chose qui nous tournait dans la tête je comprenais, je connaissais. Évidemment chaque situation était différente mais il y avait quelque chose de commun à un malaise, à des larmes qui coulaient, au sentiment d'amertume que l'on pouvait ressentir ou même à des situations sans solutions.

Ma camarade se leva et, après m'avoir adressé un dernier signe de main, s'en alla en descendant les escaliers. Je l'aimais bien, elle avait l'air sympathique même si elle me semblait énigmatique. Elle avait un joli sourire sur les lèvres et, lorsqu'elle se fut évaporée je souris à mon tour. Je me levai, lissait ma robe avant de prendre à mon tour les escaliers pour sortir de la volière. J'avais oublié la lettre, j'avais oublié Flore et j'avais prouvé au passage que je pouvais être tête en l'air et que je n'étais pas toujours déterminée.

Terminé !
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