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An eye for an eye, and the whole world would be blind (Theo)

 

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 An eye for an eye, and the whole world would be blind (Theo)

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Heather Lass
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MessageSujet: An eye for an eye, and the whole world would be blind (Theo)   Ven 21 Juin - 14:19

Et pourtant ça n'était pas un rêve et Heather le savait bien, mais il semblait que comme toutes les belles histoires, elle avait son quota de déceptions. Pourquoi avait-elle pensé que Phil la préfèrerait entre toutes, non mais, vraiment ?! Elle se trouvait à la fois idiote et naïve - mais elle savait pertinemment qu'elle en avait été consciente, dès le début, et qu'elle avait accepté. Alors, elle en voulait à Phil, terriblement, de ne pas voir ce qu'il avait sous les yeux, et de prendre un malin plaisir à draguer d'autres filles et d'autres élèves, surtout, dès qu'il en avait l'occasion, dans les couloirs, dans le parc, devant les salles de classe. Peut-être qu'il avait envie qu'elle le dénonce ? Était-ce cela qu'il cherchait ? Cela l'avait effleurée, lorsqu'elle avait entendu de la bouche d'unetelle qui l'avait dit à unetelle qui le savait d'unetelle, que "l'assistant de Métamorphose super canon avait encore fait une nouvelle victime". C'était une Serdaigle visiblement, qu'Heather ne connaissait pas plus que cela, mais qui se défendait bien en matière de cheveux, de silhouette galbée et d'atours féminins, si bien que dès qu'Heather la croisait dans les couloirs, elle avait envie de lui faire avaler ses cheveux et de l'étouffer avec sa cravate. Mais ce n'était pas contre cette pimbêche qu'elle devait concentrer sa colère - personne ne savait qu'elle avait une histoire avec Phil - mais contre cet abruti de Phil Prescott qui n'était même pas capable de penser deux minutes avec son cerveau. Ce jour-là, comme par hasard, Heather sortait d'un devoir de Sortilèges particulièrement complexe ; elle voulait voir Katie mais celle-ci n'était pas disponible, et Haley était au 36ème dessous, échappant à chacune de ses tentatives de lui remonter le moral, car Heather ne voulait pas la laisser toute seule depuis ce qu'il s'était passé avec Scott. Mais voilà : tout tombait à l'eau, et cette rumeur était la cerise sur le gâteau. De particulièrement mauvaise humeur, Heather avait envoyé deux petits première année visiblement perdu en leur criant de se débrouiller tous seuls, et était retournée dans son dortoir, avec la ferme décision de ne plus en sortir à part pour aller clouer Phil sur un mur et lui dire ses quatre vérités.

Mais la solution s'imposa d'elle-même : à peine eut-elle mis les pieds dans sa salle commune que quelques filles de sa classe avec qui elle s'entendait bien lui proposèrent de se joindre à elles, le lendemain soir, samedi, pour l'anniversaire de l'une d'entre elles, et la soirée aurait lieu à Pré-au-Lard. Comme une délivrance, Heather accepta sans hésiter : une soirée dans un bar... Il n'y avait pas de meilleure vengeance possible. Si bien qu'elle rejoignit son dortoir dans des toutes autres dispositions - qu'allait-elle porter ? Phil allait voir ce qu'il allait voir... Elle aussi, elle était capable d'aller voir ailleurs, puisque cela semblait tant l'amuser, lui.

Le lendemain passa plutôt vite, car elle traîna au lit le matin, avant d'aller déjeuner dans la Grande Salle, de passer quelques heures à la bibliothèque avec Katie à autant travailler que discuter, puis, elles firent une petite promenade dehors toutes les deux avant d'aller dîner de bonne heure, et Heather rentra alors dans son dortoir pour se préparer. Elle avait opté pour une robe qu'elle avait eu mis, encore, et qu'elle avait eu à son anniversaire l'année dernière : bustier, recouvert d'un petit voile sur la jupe, et le tout de couleur émeraude, sa couleur préférée. Elle passa un bon moment à coiffer ses cheveux à l'aide de sa baguette, et après avoir fait quelques essais, elle décida de les laisser détacher mais de les onduler un peu plus et de les rendre bien brillants, puis elle se maquilla légèrement, et enfila des chaussures à talons gris perle, et rejoignit ses amies. Heureusement que la soirée était un anniversaire et qu'elles devaient toutes un peu s'apprêter, car sinon le plan d'Heather n'aurait pas été aussi efficace, mais alors qu'elles se dirigeaient vers Pré-au-Lard, elle ne pensait qu'à la suite. Il devait y avoir un peu de monde aux Trois Balais le samedi soir, en toute logique. Et par monde, elle espérait de jeunes garçons séduisants et évidemment célibataires dans la mesure du possible. Le cœur lui battait étrangement : non pas qu'elle n'avait jamais rencontré de garçons en soirée, mais d'ordinaire c'était plutôt eux qui venaient vers elle. Or, ce soir, elle allait attendre un peu, mais elle était bien décidée à faire le premier pas elle-même si rien ne se présentait.

Il y avait effectivement du monde aux Trois Balais, et les filles s'installèrent dans un coin du bar et commandèrent leurs boissons, laissant la soirée s'installer et commencer. Après un petit moment, et quelques verres qui lui donnèrent un peu d'assurance, Heather fit mine de se lever pour aller commander au bar, et inspecta en réalité les yeux. Il y avait quelques élèves de Poudlard par ci par là, mais aucun qui ne captait véritablement son attention, puis elle finit par remarquer un groupe de jeunes garçons... Intéressant, intéressant, se dit-elle, mais elle n'avait pas envie de débarquer au milieu d'eux et de mettre le grappin sur celui qui lui paraissait le plus charmant. Dans ce genre de soirées, c'était elle d'habitude qu'on venait chercher, mais elle n'était pas patiente ce soir : la rancoeur contre Phil la faisait vibrer toute entière, et elle avait un goût amer dans la bouche. Pourquoi ne pouvait-il pas être un peu plus compréhensif, un peu plus attentionné ? Pourquoi s'empêchait-il à ce point d'être un homme bien ? En se faisant cette réaction, elle remarqua une nouvelle fois qu'elle était réellement amoureuse de lui, au fond, ou du moins du Phil qu'elle connaissait tant bien que mal malgré ce qu'il cachait, et que lui ne s'en rendait même pas compte et ne lui rendait pas ses sentiments. Elle se faufila à travers les Trois Balais entre deux hommes en train de discuter et l'un d'eux la salua avec un petit sourire, mais elle fit comme si de rien n'était, car il était décidément trop vieux pour elle, et s'approcha du bar. Elle venait de voir que l'un des garçons s'y dirigeait également, et c'était d'ailleurs celui qu'elle avait remarqué en premier... S'accordant quelques temps de réflexion, elle l'observa discrètement, cachée par un pilier du bar. Il s'accouda au bar et ne partit pas. Le moment était idéal.

Heather jeta un regard dans une des vitres recouverte de buée pour vérifier son allure, mais elle ne parvint pas à se voir distinctement, alors elle se mit en marche et rejoignit le bar, juste à côté du garçon, s'y accoudant avec l'assurance d'une princesse, et se tourna à demi vers lui. Il avait de beaux yeux bleus, vifs mais doux, et des toutes petites fossettes lorsque les coins de sa bouche se soulevaient. Heather lui lança un sourire ravissant, sachant qu'elle était réellement ravissante lorsqu'elle souriait ainsi - ses cheveux roux encadraient son visage et faisaient ressortir ses taches de rousseur et ses yeux verts, tandis qu'en tombant plus bas dans son dos et sur ses épaules ils galbaient sa silhouette sportive et déjà bien mise en valeur par sa robe ajustée.


- Bonsoir, lança-t-elle de sa voix chantante teintée de son accent irlandais. Ce ne te dérange pas si je me joins à toi ? Sa voix était à la fois enjouée et polie, mais il y avait quelque chose dans son attitude qui indiquait également qu'elle ne lui laissait pas le choix. Je m'appelle Heather. Et toi ?

Il allait sans dire que la moindre des politesses était qu'il lui offre un verre - ce qu'elle attendit bien sagement, non sans une certaine hâte de voir les choses avancer un peu plus vite.

Ma roooobe :
Spoiler:
 

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Theo Gray
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MessageSujet: Re: An eye for an eye, and the whole world would be blind (Theo)   Dim 14 Juil - 20:41

Sincèrement, c’était fatigant. Très fatigant. J’avais quitté le « cocon » familial, bien que je l’aurais plutôt décris comme un enfer joliment agencé, dès la fin de ma septième année après mes ASPICs désastreux, pour avoir la paix. Paix que j’avais trouvé en prenant cette colocation avec Simon, où rien n’était plus agréable que de rentrer le soir et de retrouver son meilleur ami, une bierraubeurre fraiche, et de n’avoir de compte à rendre à personne, si ce n’est son patron. Et, puisqu’il semblait que parfois j’étais chanceux, je m’entendais à merveille avec le mien, et avec les autres barmans des Trois Balais. J’avais ma petite vie réglée au rythme de mes sorties, de mes après-midi à jouer du piano ou de la guitare avec Simon, les soirées où Ana venait, les rencontres que je faisais – la surprise par exemple, de réaliser qu’Ewan travaillait aussi ici, lui que je connaissais puisque mes cousins habitaient près de chez lui. Le monde était petit, et je construisais le mien comme je l’entendais, pour la première fois de ma vie. J’avais toujours été en décalage avec ma famille, mais je devais obéissance à mes parents. Du moins, lorsqu’ils étaient à la maison, du reste, je pouvais bien sortir où je voulais, ce n’était pas nos elfes de maisons qui allaient faire de commentaire. Mais c’était différent d’avoir son appartement, son métier, et même si le tout était teinté amèrement par ma séparation avec Erika, de l’eau avait coulé sous les ponts et j’avais fini par m’en remettre. Je ne savais pas jusqu’à quel point on pouvait dire que je l’avais oublié, que j’avais oublié quatre ans de ma vie, mais je pensais plutôt bien m’en sortir. J’étais soulagé, cependant, de ne plus l’avoir recroisé. Peut-être que plus que tourner la page, j’avais simplement oublié. Son absence avait suffi à effacer les sentiments, ou du moins à les couver, et je ne savais pas quelle aurait été ma réaction si elle avait surgi à nouveau devant moi. Je me prêtais à croire que je n’aurais pas réagi, mais au fond, j’avais la désagréable impression que ce n’était qu’à demi-vrai. Car depuis notre séparation, je n’avais retrouvé personne, alors que les occasions s’étaient présentées au bar comme durant les soirées. Qu’est-ce qui m’avait retenu ? Aucune idée. Pas d’anciens sentiments, espérais-je.

Mais donc, oui, c’était fatigant que désormais mes parents se pensent permis de faire des commentaires sur ma vie. Depuis le coma bref mais inquiétant de ma grande sœur Margaux, j’avais dû lâcher mon boulot. Certes, ce n’était pas comme si j’étais le directeur de Gringotts, je ne gagnais pas non plus de quoi être millionnaire, mais j’aimais ce que je faisais. Les soirées à discuter avec les clients, l’ambiance, les élèves amusés et amusants, c’était tout un petit univers que je ne prévoyais pas de côtoyer toute ma vie mais que j’appréciais pour le moment, en bon grand enfant que j’étais. J’étais parti donc, démissionnant en urgence, laissant Simon seul gérer l’appartement pendant mon absence. J’acceptai donc à contrecœur l’appartement que me prêtaient mes parents à Londres en attendant, et j’enchaînais les allers retours entre ce dernier, le manoir familial et Sainte Mangouste. Une nouvelle fois, j’avais la sensation de leur devoir quelque chose, puisque c’était eux qui payaient ma vie, alors que depuis le début de l’année je gérais enfin moi-même qui j’étais. Et évidemment, ils savaient qu’en bon Poufsouffle, je réagissais ainsi et je m’obligeais à les respecter. Alors forcément ma mère commentait mes retours fréquents à Pré-au-Lard, mes sorties incessantes, me rappelant que je devais être là pour le rétablissement de Margaux – elle qui n’avait jamais été là pendant notre enfance, elle se permettait de parler ! Je bouillonnais, trouvant refuge dans la musique que je jouais et écoutais de plus en plus depuis que je bossais pour ce petit journal sorcier spécialisé dans l’actualité musical. Au moins, ma mère ne pouvait pas dire que je ne fichais rien, elle qui avait tant critiqué mon boulot de barman.

De toute façon, je n’écoutais pas son avis sur mes sorties. J’aidais toujours Simon à payer le loyer vu que je comptais revenir le plus vite possible, tout comme je désirais reprendre mon boulot probablement en parallèle avec l’autre, et donc je considérais que j’avais bien le droit d’en profiter. De plus, j’avais envie de le voir, de voir mes amis, et il n’y avait rien de très intéressant à faire à Londres, si ce n’était voir Cassandre et James, et les quelques bars sympas. Du reste, je n’avais pratiquement gardé contact avec personne… Ou plutôt, personne n’avait gardé contact avec moi. Suite à la rupture avec Erika, les gens s’étaient éloignés, préférant visiblement choisir son camp. Et puis nous avions tous grandis, nous étions partis de Poudlard, le temps et la distance suffisant à faire son travail. J’avais très envie de répliquer de toute façon, peu importe. J’avais ma vie à présent, ou du moins j’essayais de la mettre en pause le temps que je revienne l’occuper. Parce qu’entre Londres et Pré-au-Lard, c’était deux oppositions, et je savais très clairement quel côté je préférais. Mais ça, si je le disais à ma mère, je déclenchai la guerre à la maison, et je l’avais déjà trop longtemps fait. En ce moment, avec Margaux, les choses étaient plus délicates, et ma mère et moi ne nous étions échangés que quelques répliques cinglantes avant que je prenne mon sac et la poudre de cheminette, moyen le moins cher que j’utilisais puisque j’étais plutôt mauvais en transplanage, surtout sur des distances aussi longues.

Arrivé, j’étreignis rapidement de Simon et posai mes affaires dans ma chambre. J’avais prévu de rester le week-end, et ce soir nous allions profiter de ma bonne réputation aux Trois Balais pour sortir. Visiblement, il y aurait ce type qui travaillait à la librairie que Simon aimait bien, et sa petite copine, et les copains du copain de la copine, bref, un joli petit monde. J’aimais les foules, les bandes d’amis, et j’étais soulagé de voir que même si je ne vivais plus ici, l’une d’elle m’attendait, d’une manière ou d’une autre. Lorsque nous arrivâmes au bar, je dis bonjour donc à tout le monde, tentant de retenir les prénoms, souriant déjà devant l’ambiance joyeuse et feutré du lieu. J’allais aussi dire bonjour au patron qui m’offrit une bierraubeurre, et aux autres barmans qui étaient là. Visiblement ce soir les clients affluaient, surtout les élèves de Poudlard, et nous fermions tous gentiment les yeux sur le fait qu’ils soient mineurs, vérifiant tout de même que le whisky ne les mettent pas trop par terre. L’humeur était bonne, la mienne comme celle des autres, et j’avais laissé Simon et la bande un instant pour discuter avec John, l’un des barmans avec qui je m’entendais bien et qui avait promis de me rencontrer sa dernière escapade à Amsterdam d’où il avait ramené, me disait-il, des choses très amusantes.

Mais mes plans furent légèrement changés lorsqu’une jeune fille arriva jusqu’au bar et s’appuya juste à côté de moi. Elle avait une crinière rousse absolument incroyable, comme si des flammes léchaient son dos que dévoilait sa robe… A laquelle je n’avais pas prêté attention en premier lieu, mais je me rattrapais bien vite, ne pouvant m’empêcher de lancer un petit regard sur ses longues jambes pâles et musclées, sur lesquelles jouait le tissu vaporeux de sa robe, assorti à ses yeux. Je plongeai les miens dans les siens un instant, d’ailleurs, car je ne voulais pas paraître malpoli en la regardant ainsi. Bien que, à mon avis, elle était parfaitement consciente de ce qu’elle déclenchait, puisqu’elle jouait son rôle à merveille – ses manières étaient à la fois délicates et un peu sauvages, comme hypnotisantes, et l’assurance qu’elle dégageait était assez incroyable.


- Bonsoir. Ce ne te dérange pas si je me joins à toi ? Je m'appelle Heather. Et toi ?

Eh bien, au moins, elle était claire et rapide ! Mais j’aimais ça, j’avais toujours été moi-même assez avenant… Restait à savoir quelle genre de compagnie elle cherchait, car dans ma tête, les scénarios qui se profilaient étaient tous plutôt agréables…

- Pas du tout, dis-je avec un sourire. Bonsoir mon chou, je suis Theo, ajoutai-je alors dans un français teinté d’un accent anglais dont je ne pouvais me débarrasser. En cet instant, je remerciai les origines de ma mère. C’est du français, expliquai-je avec un clin d’œil, et je devine que tu es irlandaise… Ton accent et les flammes qui te servent de cheveux… Tu permets ? Demandai-je, mais ce n’était pas une question, car ma main avait déjà saisi une mèche de ses cheveux soyeux. Ils sont magnifiques, dis-je avec un second sourire.

Puis, me tournant vers le comptoir, j’appelais John qui me regardait du coin de l’œil. Je lui fis un sourire entendu, et il arriva avec un mine amusée.


- Je t’offre un verre, qu’est-ce que tu bois ? Whisky pur-feu ?

J’avais appuyé ces deux derniers mots avec un petit sourire provocateur. Je ne savais pas si pour une fois, j’envisageais de passer une soirée avec une fille, loin de mes souvenirs avec Erika, ou si j’étais juste curieux, mais jouer avec le feu ne me dérangeait absolument pas en instant.

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Heather Lass
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MessageSujet: Re: An eye for an eye, and the whole world would be blind (Theo)   Jeu 29 Aoû - 18:51

Il arriverait forcément un moment où elle se demanderait - suis-je allée trop loin ? Et où la réponse s'imposerait d'elle-même : oui, il y avait de fortes chances que cette réponse là soit la plus valable, et non, celle-là était plus délicate. Non, dans l'absolu. Heather aimait plaire et ce n'était pas une nouveauté ; enfant chérie de ses frères et de son père; puis ayant grandi aux côtés d'Harry qui n'avait eu qu'elle... Elle était habituée à être la princesse de son monde, sans adversaires pour s'imposer sur son chemin. Ce n'était pas qu'il n'en existait pas mais il semblait qu'elle les évitait le plus naturellement du monde, se nourrissant de toute l'attention qu'on lui portait, et rien de plus. Mais elle n'appartenait pas non plus à ce genre de personnes qui doivent absolument exister plus que les autres, qui doivent en plus d'attirer l'attention écraser et ennuyer de leurs actions éclatantes, de toute cette énergie concentrée sur eux ; elle n'était pas non plus ce genre de filles qui vivaient uniquement par le regard des garçons. Elle était, certes, une vraie midinette lorsqu'il s'agissait de garçons qui lui plaisaient ; mais pour le reste, elle appréciait leur plaire, sans tomber inévitablement dans leurs filets et devenir ce que l'on appelait une fille facile. Il y avait tout de même plus d'enjeux et surtout, plus de jeu : c'était un peu comme une partie de cache-cache, et en grandissant, elle appréciait de plus en plus ce moment où tout naissait, ce moment où l'excitation grandissait avec l'incertitude, où les deux adversaires de ce duo bien singulier se tournaient autour et se cherchaient... Comme ce soir. Le jeune garçon s'était tourné vers elle avec un sourire aussi poli que sincère et Heather remarqua d'avantage de petits détails qu'elle trouva charmant : la façon dont les coins de ses yeux se soulevaient aussi quand il souriait, le port de sa tête qui lui donnait une certaine stature, ses mains joliment dessinées, posées sur le comptoir. Un nouveau frisson lui parcourut la colonne vertébrale, et pendant quelques secondes, elle ne pensa à rien d'autre, même pas à sa vengeance, juste à cet instant.

Mais lui, à qui pensait-il ?

Cette question la ramena dans la réalité, et elle sentit un certain empressement la gagner, comme si quelque chose dans sa chair lui disait : vite, fais vite, va vite et attrape ce que tu veux, car tu ne tiendras pas bien longtemps. Elle ne voulait pas y penser, et elle eut un pensée contre ses propres pensées, s'opposant farouchement à cette idée stupide qu'elle était
dépendante de Phil alors qu'il ne lui montrait pas une once de fidélité.

Alors elle ne se départit pas de son assurance et de ses petits sourires charmants, et posa son menton sur sa main tandis qu'elle s'accoudait au bar, sans quitter une seconde le jeune homme des yeux, qu'elle regardait un peu de sous ses cils. Ils faisaient des petites ombres autour de ses yeux verts, déjà mis en valeur par le maquillage qui scintillait dans la lumière du bar, et autour, les taches de rousseur constellaient son visage.


- Pas du tout. Bonsoir mon chou, je suis Theo, répliqua-t-il. C’est du français, mais y avait-il besoin d'explications ? Heather ne parlait pas cette langue mais elle savait la reconnaître, et ces mots prononcés dans cette langue connue pour être si romantique eurent parfaitement l'effet escompté. Elle sentit ses joues s'empourprer un peu, et battit des cils, par réflexe cette fois. Et je devine que tu es irlandaise… Ton accent et les flammes qui te servent de cheveux… Tu permets ? Ils sont magnifiques.

Il avait joint le geste à la parole, et quand il laissa retomber la mèche de cheveux cuivrés, elle eut un petit rire, à la fois de satisfaction, mais aussi un tout petit moqueur - gentiment moqueur.


- Merci... Tu sais comment t'y prendre, dit-elle en riant et sur le ton de la conversation, même si il y avait une part de sérieux dans sa phrase. Theo répondait ouvertement à ses avances et abondait même en son sens, sans l'ombre d'une hésitation, voilà qui n'était pas forcément le choix de tout le monde. Mais au fond, n'était-ce pas ce qu'elle voulait ? Justement. C'était exactement ce qu'elle voulait, et Heather se rapprocha un peu plus de lui, feintant de s'accouder au bar pour de bon, mais profitant juste de l'occasion pour supprimer l'espace entre Theo et elle. Leurs bras se touchaient, à présent. On ne peut rien te cacher ! confirma-t-elle, et son accent chanta un peu plus, comme quand elle était de bonne humeur. Mais toi, d'où viens-tu pour parler si bien français ? Et puis, je ne t'ai jamais vu par ici. Elle avait levé son doigt, comme un détective ayant débusqué un indice de taille. Car... Je m'en serais souvenue.

On dit qu'il n'est point d'éloge flatteur sans liberté de blâmer, mais pour l'heure, elle était au compliment ; la liberté de blâmer, Heather la laissait à Phil, puisque dernièrement elle préférait tourner contre lui sa rancoeur et sa mauvaise humeur, car cela effaçait (en partie) le chagrin qu'il faisait naître sur son sillage. Les éloges étaient donc libres d'être nombreux, en ce qui concernait Theo - contre lui elle n'avait rien, au contraire, et elle était bien décidée à profiter de cette soirée comme elle avait essayé de se le mettre dans le crâne, tout en espérant fortement que quelqu'un les remarque et que cela remonte jusqu'à Poudlard, ou mieux encore : que Phil décide de se rendre aux Trois Balais, lui aussi, ce soir-là. Dans tous les scénarios qu'elle s'était plu à imaginer, celui-là était, et de loin, le meilleur. Elle avait rêvassé qu'elle serait en train d'embrasser, ou dans les bras tout du moins, d'un charmant garçon, qui rirait à tout ce qu'elle dirait, et peut-être même qu'autour d'eux il y aurait d'autres amis de ce garçon, et qu'ils n'auraient aussi d'yeux que pour elle. A cet instant, Phil rentrerait dans le pub, tomberait nez à nez avec ce tableau des plus flatteurs pour Heather, et forcément leur regard se croiseraient - elle le soutiendrait et détournerait ensuite les yeux comme si elle ne l'avait pas remarqué. Comme il serait furieusement vexé, il s'approcherait, lui dirait bonsoir comme pour lui dire "mais que fais-tu?!" sauf qu'elle le saluerait du bout des lèvres et dirait aux autres avec un peu de dédain "Oh! Ce n'est que l'assistant de Métamorphose" et tout le monde rirait, et Phil serait furieux, et il viendrait la chercher au milieu de tous ces idiots, il la prendrait à part, lui dirait qu'il regrettait tout, elle tiendrait bon quelques secondes, et puis elle céderait parce qu'elle ne voulait que ça, et enfin, ils seraient ensemble.

L'ennui de ce genre de rêve, c'était qu'il était aussi doux que brutal, lorsqu'il ne se réalisait pas. Mais on ne pouvait pas enlever cela à la Serpentard : elle avait un espoir infini ; jusqu'au bout, elle savait qu'elle s'y accrocherait, et qu'il la suivrait jusque dans les heures les plus sombres. Elle avait appris à s'en servir, depuis le temps, comme une arme.


- Je t’offre un verre, qu’est-ce que tu bois ? Whisky pur-feu ?

- J'attendais que tu proposes, répondit-elle avec un nouveau sourire et un regard en coin, acceptant volontiers cette offre.

Le barman, qui leur avait lancé un petit regard entendu, leur apporta les deux verres. Heather eut un petit regard, pendant une courte seconde, tout au fond du verre, à l'endroit où brillaient les lumières de bar, car elles se reflétaient dans l'ambre du Pur-Feu. Cela faisait comme une petite cascade de paillettes, et c'était une idée douce, jolie, bien loin de l'agitation qui régnait autour d'eux. Qu'allait-dire Katie, de tout ça ? Que diraient ses frères - mais ils ne sauraient jamais, évidemment ? Heather savait pertinemment que ce qu'elle faisait était stupide, mais voilà : c'était exactement pour cela qu'elle le faisait. Elle voulait être stupide. Phil avait choisi de l'être : très bien. Ils seraient quittes.


- On trinque ! reprit-elle, avec plus d'entrain. Elle avait levé son verre, et s'était tournée vers Theo. Dans les yeux, ajouta-t-elle avec un petit sourire, son regard plongé dans le gris-bleu-clair indéfinissable de ceux du jeune homme.

Elle porta le verre à ses lèvres mais suspendit son geste un instant - elle était toujours là cette sensation, et semblait la rattraper, sans qu'elle ne puisse fuir assez vite. Vite. Vite ! Comme un tambour qui résonnait sourdement, ce mot martelait ses pensées. Après tout, l'urgence n'avait rien d'insurmontable. Elle arrêta son geste et fit de même envers Theo, posant sa main libre sur le bras du garçon pour qu'il ne porte pas tout de suite le verre à ses lèvres. Mains qu'elle laissa, d'ailleurs, plus longtemps qu'elle l'aurait laissé si elle n'avait pas eu d'idée précise derrière la tête.


- Attends ! A quoi boit-on ? Qu'est-ce que tu veux, les irlandais aiment bien les traditions, plaisanta-t-elle avec un sourire charmant. Dis moi Theo, qu'est-ce que tu désires ?

Et sans paraître embarrassée une seconde de ce choix de mot, elle lui lança un petit regard pétillant pour ponctuer sa question, qu'elle avait posée avec un petit air innocent.



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Theo Gray
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MessageSujet: Re: An eye for an eye, and the whole world would be blind (Theo)   Lun 16 Sep - 19:15

En vérité, si je faisais le malin, je n’avais au fond aucune idée de ce qui tramait réellement. Bien sûr que je n’étais pas stupide, et que les regards appuyés d’Heather étaient lourds de sens, mais je n’oubliais pas mon caractère peu perspicace : et si j’interprétais mal les choses ? Il fallait se rendre à l’évidence, en matière de flirt, je n’étais pas très doué. Je savais facilement me faire des amis, parce que je fonctionnais ainsi, j’étais aimable quand on l’était avec moi, bavard, et on m’avait toujours dit que je savais mettre les autres à l’aise – j’étais plutôt heureux de posséder cette qualité, d’ailleurs, parce qu’elle rendait la vie vraiment plus simple. Mais séduire quelqu’un était totalement différent, et j’avais passé quatre ans avec Erika sans me soucier le moins du monde des autres filles. On m’avait plusieurs fois dit que je plaisais aux filles, mais qu’importe, ce n’était pas elles que je regardais. Il y avait bien cette unique fille, avant de sortir avec la Serpentarde, au début de la quatrième année avec qui j’avais couché lors d’une soirée – et combien Erika m’en avait voulu pour ça, d’ailleurs ! C’étaient les premières soirées où l’on buvait, où on se sentait un peu plus puissant et qu’on se laissait aller. Mais cela remontait à longtemps, et je n’étais plus ce Theo-là, heureusement, et je savais aussi qu’Heather n’était pas non plus ce genre de fille qui se laisse embobiner par deux trois mots doux. Que cherchait-elle, derrière sa voix chantante et ses battements de cils ? Si c’était me séduire, ça allait être réussi rapidement. Mais jusqu’à où ?

- Merci... Tu sais comment t'y prendre. J’haussai les épaules, non sans un sourire, plutôt satisfait. Elle me donnait ouvertement le feu vert, comme pour dire que mon attitude lui plaisait. J’avais travaillé dans ce bar, des flirts, j’en avais vu se bousculer des dizaines devant le comptoir, mais je n’aurais jamais pensé être l’un d’eux, en tout cas. On ne peut rien te cacher ! Mais toi, d'où viens-tu pour parler si bien français ? Et puis, je ne t'ai jamais vu par ici. Car... Je m'en serais souvenue.

C’était un jeu, compris-je rapidement, seulement un jeu. Derrière l’innocence et la spontanéité de nos paroles, tout avait un but précis, faire remarquer à l’autre qu’il plaisait. Je pouvais me laisser faire et me laisser entraîner par les règles, puisque je n’avais pas d’attaches, mais je n’étais simplement pas habitué… Après la rupture avec Erika, j’avais mis de côté cet aspect-là de ma vie, je l’avais rejeté en bloc même, ne voyant plus rien de bons dans les relations amoureuses. Mais bien sûr, on ne pouvait pas rester ainsi toute la vie, d’autant que j’étais le premier à voir le meilleur dans les gens – j’avais beau essayé, je n’arrivais pas à grandir de ce côté-là, je voulais croire que les autres étaient bons et avoir raison. De toute manière, il ne s’agissait pas d’amour ici, ce n’était qu’un jeu… A moins que ?... Ah, je n’y connaissais pas assez dans ce domaine, ce n’était pas faute d’avoir conseillé nombres d’amis sur la question, et pourtant je ne savais pas forcément appliquer ça à moi. J’avais simplement constaté, auprès de mes amies, qu’une fille aussi directe recherchait rarement quelque chose de sérieux, et puis, il suffisait dans mon cas de m’attarder un peu sur Heather : son attitude suintait la séduction, depuis sa robe jusqu’à son maquillage en passant par ses sourires. Les règles étaient claires, maintenant, je tirais les dés.

- J’ai travaillé ici en début d’année, je suis très vexé que tu ne m’ai pas remarqué, dis-je d’un ton qui se voulait sérieux – mais je souriais déjà. Mais ce qui compte, c’est ce dont tu vas te souvenir après ce soir, ajoutai-je d’un air entendu. Ma mère est française, expliquai-je pour répondre à sa question.

Mais ce n’était pas le moment de parler de ma chère mère qui serait d’ailleurs sûrement horrifiée de me voir ainsi, à parler avec cette fille « sortie de je-ne-sais-où ». Le carcan familial était loin ce soir, aussi loin que je le voulais pour le reste de ma vie, malgré toutes les difficultés que j’avais pour m’en sortir et être autonome. Mais je ne resterais pas ainsi toute ma vie, accoudé à un comptoir, riant avec une jolie rousse et buvant tranquillement. Pour l’instant, pourtant, j’aimais cette sensation de plénitude, avec ce soupçon de frisson, accentué par l’attente de la suite, et l’envie qui se faisait grandissante malgré moi. Je me demandais ce que ça ferait, de glisser mes doigts sur sa peau, quel goût aurait ses lèvres, l’odeur de ses cheveux, et en réalité, je n’avais jamais réellement connu qu’Erika et j’étais curieux de connaître une saveur différente.


- J'attendais que tu proposes.

Je fis un sourire à Heather, et commandai auprès de John – l’avantage d’avoir été barman ici, c’est qu’on avait encore des petits privilèges. Nos verres posés sur le comptoir, je tendis à la jolie rousse le sien avant de prendre le mien, souriant toujours. Le liquide ambré brillait, brûlait presque, et me rappelait les ondulations cuivrées de la Serpentarde, et les paillettes de l’alcool était le miroir des tâches de rousseurs qui constellaient sa peau. Visiblement, Heather était aussi absorbée par l’alcool de son verre, et je fis une absence passer sur son visage le temps de quelques secondes. J’allais parler, lorsqu’elle releva la tête et m’adressa un grand sourire.

- On trinque ! Dans les yeux.

Je me fis la réflexion que clairement, Heather était celle qui avait le dessus dans la situation, et je ne faisais que rentrer dans le jeu qu’elle menait la perfection. Je ne lâchais pas ses iris, aux couleurs pétillantes, et je souris toujours du coin des lèvres, riant presque de la situation. Mais une nouvelle fois, elle eut comme une hésitation avant de reprendre de plus elle, et elle posa sa main sur mon avant-bras, le regard plus explicite que jamais.

- Attends ! A quoi boit-on ? Qu'est-ce que tu veux, les irlandais aiment bien les traditions. Dis moi Theo, qu'est-ce que tu désires ?

Elle savait ce qu’elle faisait. Je fis mine d’hésiter un instant, cherchant une manière d’expliciter un peu plus la tournure que je voulais que les évènements prennent. Je plissai les yeux, amusé, laissant le verre près de mes lèvres, défiant du regard l’irlandaise.

- Il ne serait pas très poli de le dire, répondis-je alors. Mais j’espère que j’aurais ce que je souhaite. Et tandis que j’appuyais un peu plus mon regard, je portai le verre à mes lèvres et laissai le liquide ambré glisser dans ma gorge, la réchauffant instantanément. Je ne lâchai pas du regard Heather, tandis que nous buvions doucement mais sûrement nos verres. Et toi, tu veux quoi ? Parce que j’ai quelques petits avantages ici… Murmurai-je à son oreille d’une voix mystérieuse avant d’avoir un petit rire. Je m’écartai, tout content de l’idée qui venait de naître en moi. Je peux te faire découvrir les secrets de la maison !

Je posai mon verre et l’invitai à faire de même, avant de lui faire un signe de me suivre. Je fis le tour du comptoir, la laissant passer devant moi en m’inclinant comme pour faire la révérence, riant toujours. Je lançai un regard amusé à John, tout en indiquant à Heather de continuer dans l’arrière boutique. En sous-sol, il y avait une réserve avec toutes les bouteilles que nous gardions, et elle était toujours assez impressionnante – et tranquille, par ailleurs.

- C’est là qu’on stocke tout, dis-je d’une voix amusée, et j’attrapai une bouteille de vin que j’ouvrai d’un coup de baguette, avant de me tourner vers Heather, et de m’avancer vers elle. Son visage était tout proche du mien, et comme j’étais plus grand, je baissai les yeux vers elle. Un verre ? Demandai-je avec un petit clin d’œil.

Mais au fond, j’avais un peu envie d’autre chose, moi…


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Heather Lass
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MessageSujet: Re: An eye for an eye, and the whole world would be blind (Theo)   Ven 18 Oct - 16:47

C'était parti, enclenché, comme une petite flamme que l'on jette à la naissance de la traînée de poudre qui se dirige droit vers la réserve des barils. Ni rien ni personne ne pouvait alors interrompre le processus, à moins que quelqu'un décide sciemment de piétiner la trace ou de se mettre en travers. Mais qui, de Theo ou de Heather, allait commettre un tel acte ? Il apparaissait aussi clairement qu'à travers l'ambre du whisky qu'ils comptaient bien aller jusqu'au bout, sans un pas en arrière et une très franche hésitation. Subitement, c'était exaltant comme un saut dans le vide, et entêtant comme la plus forte des boissons. Heather sentait son cœur battre de plus en plus ardemment entre ses côtes, et même si ce n'était pas la même excitation que quand elle était avec Phil, c'en était une toute aussi palpable, dont le charme de l'inconnu amenait une petite touche particulière. Lui plaisait-il ? Bien sûr que oui. Il était charmant, il était beau, il avait quelque chose dans son sourire et sa façon de parler de doux et de poli qui différait des manières plus naturelles et brusques de Phil, et le son de sa voix semblait glisser sur elle comme une onde rassurante. De tout le bar, à n'en pas douter elle avait choisi le garçon le plus sexy, alors, comment diable pouvait-elle envisager un instant de faire demi-tour ?

Impossible ! Phil n'avait qu'à bien se tenir... Car elle pouvait faire preuve de compétitivité - si il en avait douté une seule seconde, il s'était trompé. Dans toutes les périodes de sa vie, même les plus basses, jamais Heather n'avait manqué un seul instant de cette rage de vaincre et de combattre.


- J’ai travaillé ici en début d’année, je suis très vexé que tu ne m’ai pas remarqué. Mais ce qui compte, c’est ce dont tu vas te souvenir après ce soir. Ma mère est française, répondit Theo, en souriant.

Elle eut un petit geste désolé de la tête, pour l'amadouer et se racheter de sa faute - le fait était qu'entre les ASPIC et... Ses "cours particuliers" avec Phil, elle était sortie plutôt rarement à Pré-au-Lard, à part en journée et dans un but précis.


- C'est que je n'ai pas pu venir très souvent, expliqua-t-elle, gardant tout de même sa part du mystère. Car... Je m'en serais souvenue, et elle lui lança un petit regard complice par dessous ses cils. Vraiment ? ajouta-t-elle, en souriant de sa petite tactique d'enclencher encore une fois la machine. Alors, j'ai hâte.

Elle le laissa prendre les choses en main pour la suite - commander les verres, et puisqu'il connaissait le barman, il n'y avait pas de problèmes en ce sens.

Ils trinquèrent, yeux dans les yeux, et Heather se cramponnait à son verre comme à un ami secourable, parce que plus jamais elle entrevoyait clairement le but vers lequel elle cheminait, et plus que jamais les pensées se bousculaient dans son esprit. Et si Phil l'apprenait ? C'était le but, au fond, n'est-ce pas ? Mais si... Mais si cela ne lui faisait ni chaud ni froid, cela ne le dérangeait pas plus parce qu'il faisait la même chose, et qu'elle se trouvait finalement aussi fautive que lui, avec pour seule et maigre consolation celle d'avoir joué elle aussi le même petit jeu un peu vicieux ? Elle n'était pas certaine de s'en contenter, loin de là : elle savait combien elle le regretterait, demain, dans quelques jours. Ce n'était pas à cause de Theo, au contraire : il était charmant, gentil et beau garçon, et ne faisait qu'accepter les avances plutôt directes de Heather. Elle lui était reconnaissante d'être si agréable, d'ailleurs - mais pour le reste, c'était une autre histoire. Heureusement, songea-t-elle, qu'à Poudlard la liberté était totale et que l'un de ses frères ne risquaient pas de débarquer aux Trois Balais ou d'avoir vent de cette histoire, car en bonne famille irlandais qu'ils étaient, ils étaient si protecteurs avec leur petite soeur qu'elle devait sans cesse se rebeller contre leur autorité. D'un autre côté, être la petite protégée avait aussi ses avantages : ils ne lui refusaient rien quand elle les charmait, ce qu'elle faisait bien souvent pour arriver à ses fins.


- Il ne serait pas très poli de le dire. Mais j’espère que j’aurais ce que je souhaite. Et toi, tu veux quoi ? Parce que j’ai quelques petits avantages ici… Je peux te faire découvrir les secrets de la maison !

Heather eut un petit sourire satisfait - le plaisir de plaire et surtout à la gente masculine ne la laissait jamais indifférente. Elle regarda de sous ses cils, accentuant le mystère, répondant par un unique petit sourire entendu et qui signifiait qu'une jeune fille digne de ce nom n'allait certainement pas confier ses secrets à un inconnu, aussi charmant soit-il. Mais quand Theo se pencha à son oreille, elle frissonna ; les paroles du garçon achevèrent de la rendre un peu plus fébrile. Des avantages, les secrets de la maison ? Cela représentait tout à fait une proposition et... C'était à elle de la saisir.

Elle posa son verre en signe d'acceptation et le suivit nonchalamment, le coeur battant en vérité, et aussi anxieuse qu'excitée de la suite. Elle s'agaça un instant de cette dualité qui se disputait en elle et se força à prendre le dessus : elle allait accepter et descendre avec Theo dans la réserve. Ils seraient tous les deux. N'était-ce pas ce qu'elle avait cherché, dès le début ?


- C’est là qu’on stocke tout. Un verre ?

D'abord en retrait, dans la pénombre de la pièce, Heather s'avança ensuite, prudemment, pour se trouver face à Theo, à qui elle lança un petit coup d'oeil. Il faisait un peu plus frais dans cet endroit où l'on stockait les boissons et cela sentait le vieux bois, le fût, l'alcool et le bon whisky : elle connaissait bien cette odeur, qui lui retrouvait celle particulière des pubs de son pays. Revigorée par cette idée, Heather se rapprocha de Theo, se sentant mise en valeur par sa robe qu'elle savait jolie et bien coupée, et passa la main dans ses cheveux avec un petit sourire.

Sans le quitter des yeux, elle attrapa la bouteille que Theo tenait dans ses mains et la posa sur l'étagère derrière lui ; puis elle saisit le col de sa chemise et l'embrassa sans plus attendre, se coulant contre lui sans l'ombre d'une hésitation. Elle eut quelques frissons, différents de d'habitude - des frissons car ce contact ne la laissait pas indifférente, parce que soudain les lèvres de Theo captaient toute son attention et que ses doigts se crispaient dans sa nuque, mais aussi des frissons qui la déroutaient, car quelque chose au fond de son coeur ne pouvait cesser de répéter que ce n'était pas Theo avec qui elle avait envie de partager un tel moment. Mais elle était en colère contre elle-même de ne pas pouvoir se débarrasser de cette idée, alors elle se pressa avec plus d'insistance contre Theo et l'embrassa de plus belle, après quoi, elle glissa ses mains le long de ses bras et l'attira en arrière, reculant un peu pour s'assoir sur un des gros tonneaux contre le mur.


- La maison de jolis secrets, murmura-t-elle à l'oreille de Theo, avant de se redresser un peu et de le mesurer des yeux - allait-il jouer le jeu, lui aussi ?

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Theo Gray
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MessageSujet: Re: An eye for an eye, and the whole world would be blind (Theo)   Lun 6 Jan - 12:15

Nous avions joué, tous les deux, et maintenant, j'attendais juste de voir où cela me mènerait. Je ne connaissais pas vraiment les règles de ce genre de jeu, j'avais été avec Erika trop longtemps et depuis notre rupture, je n'avais plus vraiment cherché de compagnie. Je n'aimais pas trop l'idée de « choper » pour une soirée comme on disait, mais ce soir, j'avais envie de me dire : peu importe. J'avais tourné la page avec Erika depuis un moment, et je n'avais pas du tout envie de me poser, et vu l'attitude d'Heather, elle ne cherchait pas non plus à se passer la bague aux doigts. Je me demandais simplement malgré tout si elle avait connu Erika, puisqu'elles étaient dans la même maison à une année de différence, et j'étais d'ailleurs persuadé que nous avions dû passer au moins une soirée ensemble car je fréquentais pas mal de vert et argent par Erika – mais ma mémoire n'était pas très pertinente, et de toute façon, j'avais d'autres choses en tête que le passé. Jusqu'où allions nous jouer, à partir de quand la tension accumulée se brisait-elle dans un baiser ? En tant que barman, j'avais vu pas mal de flirt à mon comptoir, et ça m'amusait beaucoup de voir comment les gens faisaient pour se séduire, se plaire jusqu'à obtenir ce qu'il désirait. Mais je crois que je n'étais pas assez rusé, je prenais trop les choses comme elles venaient. Clairement, Heather savait plus ce qu'elle voulait à mon avis, puisque chacun de ses mots, de ses regards ou de ses gestes provoquait exactement le bon frisson sur ma peau, le bon battement de cœur. Ce n'était qu'un jeu, je l'avais compris, mais un jeu que je voulais gagner – l'avantage, c'est qu'à mon avis, Heather et moi voulions gagner la même chose, et le travail d'équipe était toujours plus productif.

Le sous-sol était sombre, mais je voyais toujours les étincelles dans les yeux de la jolie rousse. Nous approchions du but, et j'avais de plus en plus envie de connaître ce qu'il y avait après, quel goût avaient ses lèvres, et sa peau, et le parfum qui me chatouillait malgré notre – faible – distance achevait de me faire envie. Je lui proposai un verre, continuant à être serviable, mais au fond, j'attends simplement qu'une étincelle mette le feu aux poudres et que nous cessions de tourner autour du pot. Mais à la fois, je ne voulais rien presser, car au fond, je ne voulais rien faire qui puisque vexer Heather. Et si elle ne voulait pas le premier soir, si je devais attendre qu'elle fasse le premier pas, si je m'étais complètement ? J'étais si peu perspicace que je n'osais pas trop m'avancer. Mais les signes étaient évidents, non ?...

Un instant plus tard, Heather m'avait ôté la bouteille des mains, et son dernier coup d'oeil acheva de me plonger dans ses charmes qui s'exerçaient totalement sur moi : lorsque l'irlandaise attrapa le col de ma chemise, je sus ce qu'il allait arriver et mon corps grésilla. Juste quelques secondes plus tard, ses lèvres rencontrèrent les miennes qui répondirent avec force, contentes de briser la tension qui se faisait trop pressante, oppressante. Ça me faisait un peu bizarre, car je n'avais pas embrassé beaucoup de filles à part Erika, mais en tout cas, Heather était définitivement douée. Il y avait un mélange de passion, quelque chose proche du suspense et même s'il n'y avait pas trop de retenue, il y avait toujours une certaine politesse, ou plutôt de la classe, comme celle que dégageait la Serpentarde. Mais elle s'appuyait tellement sur moi, ses mains dans ma nuque me faisaient tant vibrer que j'avais du mal à moi, me retenir, et mes mains se logèrent dans sa chute de reins, et se crispèrent sur le tissu de sa robe. J'avais envie de toucher un peu plus, mais je n'osais pas, trop occupé de toute manière pour le moment par ses lèvres et leur goût. Elle se dégagea un instant pour reculer et s'asseoir sur un tonneau – je me rapprochais directement d'elle, mes mains toujours à sa taille.


- La maison a des jolis secrets, murmura-t-elle à mon oreille, malicieusement. Et elle me lança un regard qui acheva de m’électrocuter. Je ne baissai pas le mien et lui fit un sourire amusé.
- Attends donc que je t'en raconte un autre, soufflai-je à son oreille.

Puis, me laissant porté par mon instinct, j'embrassai le lobe de son oreille, puis sa nuque, essayant de ne pas être trop brusque alors qu'honnêtement, j'avais bien du mal à calmer mes envies. Je cherchai à nouveau ses lèvres et les choses se firent plus pressantes soudain. Heather m'embrassait avec force, et sa position ne m'aidait pas du tout à me dégager de son emprise, et mes mains cherchèrent sa nuque, puis son décolleté, sans avoir le temps de me demander si j'étais impoli : il n'était plus question de bonne manière. Son parfum m'envoûtait, et je laissai Heather m'ensorcelait. Je la laissai me prendre dans ses filets le temps d'une soirée, car c'était ça le but du jeu, n'est-ce pas ? Mes mains glissèrent sous sa robe, caressant sa cuisse, hésitant encore un peu à faire totalement ce que j'avais en tête. A vrai dire, je n'avais jamais couché ainsi avec une fille... Enfin, si, une juste avant d'être avec Erika, j'étais jeune et soûle et je n'en étais pas fier en prenant du recul. Allais-je être fier de ce que je voulais faire maintenant ? Jusqu'où allions nous aller ? Coucher ensemble dans la réserve du bar... Ce n'était pas trop moi, ça, à la base. Mais ce n'était pas désagréable pour l'instant, mais plus nos baisers se faisaient passionnés, plus je sentais que quelque chose n'allait pas, que les mains d'Heather ne faisaient soit trop pressantes soit trop hésitantes, comme si elles avaient peur de ce qu'elles faisaient... C'était peut-être vieux jeu pour le coup, mais je n'arrivais pas à être ce garçon qui couchait avec les premières venues sans être sûre qu'elles n'étaient pas sûres d'elles, et moi sûr de moi – l'étais-je, maintenant ? Je n'avais jamais fait ça à la légère, allais-je le faire ce soir ? Peut-être... Mais je crois qu'il fallait que je sois sûr qu'Heather et moi avions la même chose en tête – et étrangement, sous mes doigts, je n'avais pas l'impression qu'elle ne frissonnait que de désir.

Je m'écartai un instant, essoufflé, et cherchai son regard.


- Tu es s...

Mais je ne pus jamais lui demander si elle était sûre d'elle, car un bruit retentit et la porte s'ouvrit, faisant apparaître un autre barman. Il y eut un silence tout à coup très gênant, et il me jeta un regard d'un air de dire « j'ai rien vu » et fit demi-tour, laissant l'atmosphère de la pièce totalement changée.

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