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Only if for a Night [P.V]

 
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 Only if for a Night [P.V]

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Daphne Kasperek
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MessageSujet: Only if for a Night [P.V]   Mar 11 Juin - 11:40

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And I know the whole story,
You're the only light


Only if for a night



Ca allait devenir routinier. Ça avait d’abord commencé avec Alistair, et j’avais demandé à Ana, si une fois, je pouvais l’accompagner pendant qu’elle sortait à Pré-au-Lard le soir. C’était elle d’ailleurs que j’étais allée voir pour savoir quels étaient les passages secrets qu’elle connaissait qui permettaient de sortir hors du château sans se faire prendre, et elle m’en avait indiqué deux ou trois, ceux qui menaient directement au village ; il fallait quand même faire attention, parce que les profs aussi savaient leur existence, et parfois ils patrouillaient dans les couloirs dans ces endroits là précisément, et apparemment c’était la vraie cueillette d’élèves pas assez malins qui se faisaient prendre la main dans le sac et qui se retrouvaient avec des retenues. Alors quand c’était Rachel Greyson ou Katie Jones, c’était plus de peur que de mal, et parfois elles laissaient une seconde chance ; parfois, parce que parfois non. Mais quand c’était Woodley et Nakamura, c’était même pas la peine d’essayer de les regarder dans les yeux avec un regard de coquer. En fait, valait mieux même pas les regarder du tout !

Les sorties nocturnes, quand elles étaient pas dans la Forêt Interdite, elles me plaisaient bien ; c’était comme d’avoir le château rien que pour soi tout seul, avec des épreuves à passer, et même si je faisais pas la fière quand il y avait Peeves qui passait à vive allure, toujours prêt à aller cafter s’il voyait quelqu’un hors de son lit – je m’étais déjà faite prendre une fois à cause de lui par Arthur Doherty, et ça avait pas été marrant. Depuis, j’aimais beaucoup moins Doherty ? Ce gros naze. – mais quand je réussi à éviter tout ce joli monde, je me sentais pleine d’orgueil, parce que ça montrait bien que j’étais capable de quelque chose. Un quelque chose dont les autres, ils étaient pas forcément capables justement. Je savais pas ce qui faisait le plus peur : quand c’était trop silencieux, ou alors quand il y avait des bruits suspects qui arrivaient vers vous tout à coup, qu’il y avait pas de cachettes à proximité et qu’il y avait pas d’autres choix que de courir sans trop savoir où on allait. Je flippais la plupart du temps, et pourtant, de plus en plus, je me barrais en douce hors du dortoir.

Ce soir avait l’air d’être un soir plus calme que les autres, parce que j’avais pas croisé âme qui vive encore. Avant de sortir des cachots, j’étais passée par les cuisines pour voler des trucs, que j’avais foutu dans un sac, sans prendre des choses trop lourdes, parce que c’était pas très pratique en cas de fuite. Et puis, cette petite virée, j’allais pas la faire toute seule, et puis même, ça allait dépendre d’où est-ce qu’on allait aller ensuite à Pré-au-Lard, même si moi j’avais déjà ma petite idée derrière la tête, parce que je l’avais repéré la première fois en allant volontairement me perdre dans les ruelles les moins empruntées. C’était ce que je faisais toujours, chercher les lieux les plus calmes où personne allait jamais s’aventurer, pas par courage, parce que si j’étais inquiète, je prenais pas de risques et je faisais demi tour, mais c’était parce que j’aimais bien dénicher les petits coins rien qu’à moi, un peu comme quand avec Delilah, on se construisait des cabanes dans des endroits rien qu’à nous. C’était même devenu un rituel, parce que si s’entait tellement mieux que quand on rentrait à la maison ; parce qu’on trouvait que c’en était pas vraiment une. Là, j’avais bien peigné mes cheveux, et j’avais pas mis l’uniforme mais encore des nouveaux vêtements que j’avais eu cet été, parce que j’avais trop envie de les exhiber et de montrer à quel point ils étaient géniaux, un peu comme ceux qu’on allait faire. Même le maquillage, ça y était passé, je m’en foutais de pas avoir l’âge et j’avais même subtilisé une trousse à une fille de sixième année que j’avais montré qu’à Ana et que je partageais avec elle. Ca faisait plus beau et en plus je savais pas si au village c’était pareil, mais la nuit y’avait des quartiers de Londres mort le jour mais super vivants la nuit, donc si je pouvais rentrer dans des fêtes et tout ça, comme on l’avait souvent fait, en ayant l’air plus âgée, ben c’était trop bien. Comme ça, je me sentais mieux dans ma peau, appréciée, imposante, et plus grande. Comme ça, je devenais importante.

Plus silencieusement encore, je me rapprochais du coin du rendez vous. Le passage qu’on était censés emprunter, il était pas tout à fait là, mais on savait jamais, du coup, on allait se retrouver ici, pour s’y prendre ensemble après. Comme j’avais du mal à rester en place, je faisais des allées et venues, tout en guettant la moindre approche suspecte, mais y’avait personne décidément dans cette aile du château et c’était tant mieux, et du coup, je me détendis un peu plus, même si la plupart de mes muscles, ils restaient tendus parce que je savais pas exactement quand est-ce qu’il allait arriver, j’avais pas de montre, et j’avais peur d’avoir peur qu’il débarque en me faisant peur, donc ça faisait un peu trop de fois le mot peur dans la même phrase ! Ou alors…

Est-ce qu’il allait venir ce gros peureux ???

C’était moi qui avait suggéré cette escapade à Hansen, parce qu’en fait, c’était un peu le meilleur moment pour se voir ; le reste du temps il était avec ses autres copains de Gryffondor, et ceux là, je pouvais pas me les voir, surtout la fille, elle le portait sur sa tête, elle faisait sa belle et elle se faisait remarquer et tout, mais elle était trop nulle en vrai !!! Donc là, ce serait que lui et moi, et je m’étais souvenue qu’on avait parlé d’aller ensemble à Pré-au-Lard, mais qu’on l’avait toujours pas fait. C’était là que j’avais imaginé y aller de nuit, parce que c’était drôle et cool, et moi, dès que c’était drôle et cool, je fonçais dedans. En plus, j’étais trop sûre qu’il allait avoir la trouille, et c’était aussi un peu pour tester de quoi il était capable et tout. Quand je lui avais dit, j’avais fait en sorte que ça sonne comme de la provocation pour être sûre qu’il allait accepter, et je lui avais dit de toute façon que c’était sûr qu’il allait avoir la frousse et j’avais même rigolé devant lui. J’étais un peu impatiente là pour voir comment il allait se comporter, et en même temps moins sur la défensive que parfois quand on se voyait la journée, mais qu’il était entouré de ses amis et vice versa, c’était chiant, parce que moi je voulais bien faire des efforts avec Hansen, comme on avait dit, mais les autres, j’en avais trop rien à foutre là, ils pouvaient aller se faire voir ! En tout cas, il avait pas dit non, il m’avait servi une de ses petites répliques qui pouvaient venir que de lui et c’était comme ça que moi à présent, je me retrouvais ici ; autant il avait changé d’avis qu’est-ce que j’en savais, je lui avais envoyé un mot la veille par hibou pour lui dire l’heure et là où on devait se rejoindre, mais bon comme il avait rien dit… Non mais si il venait pas, c’était que c’était vraiment un gros pouilleux !

Je me retournai brusquement ; je venais d’entendre un bruit qui n’avait rien avec ceux réguliers des armures vers lesquelles je me trouvais et je me tordis le cou au passage. Comme c’était chaud et douloureux, je passai plusieurs fois ma main fraîche là où ça faisait mal, et j’avais eu grand peine de retenir un cri. A la place, je m’étais mordue la joue, mais j’avais pas trop le temps de me plaindre, parce qu’il y avait du mouvement plus loin, et ça venait de plus en plus vers moi – heureusement que j’avais prévu mon coup, il avait une rangée d’armures et tout à bout une statut et si je me mettais entre les deux, il y avait son bras qui me cachait tout entière. J’attendis quelques secondes, après avoir murmuré la formule pour ordonner à ma baguette de s’éteindre, parce qu’il y en avait une autre ainsi que son propriétaire qui se rapprochait. Quand il passa et que je reconnus son profil, je m’extirpai de là, et le retint par le bras pour qu’il aille pas plus loin.

- Mais fait un peu moins de bruit, tu vas nous faire repérer comme ça ! chuchotai-je très vite sur le ton du reproche pour lui dire bonsoir. Je fronçai les sourcils, comme une maman qui gronde son enfant. Tu as vu quelqu’un ou pas ? demandai-je toujours à voix basse pour savoir si la voie était libre. Moi non, tant mieux, ça va peut être nous porter chance !

De la main, je lui montrai dans quel sens on allait ; on était à quelques minutes du passage, on allait pas tomber sur un professeur maintenant quand même !

- Parce que si j’ai une retenue à cause de toi, tu me le payeras ! Cette fois, je plaisantais plus, comme on le faisait normalement. On ne change pas de vieilles habitudes. Et tu la feras à ma place !

Je le poussai un petit peu plus sur le côté, en me serrant moi aussi. Dans quelques mètres, Pré-au-Lard était à nous !

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Sebastian Hansen
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Particularités: I'm a dinosaur, Rawwwr. *tente d'avoir l'air effrayant*
Ami(e)s: Plutôt des filles. Bien que je ne sois pas encore sûr que Tess puisse techniquement être considérée comme une, vu qu'elle a probablement plus de co... Enfin, bon.
Âme soeur: Désolé Etienne, les lèvres de Casey sont quand même plus douces.

MessageSujet: Re: Only if for a Night [P.V]   Dim 30 Juin - 16:47

“Only if for a night.
And the only solution was to stand and fight,
And my body was bruised and
I was set alight,
But you came over me like some holy rite.”


Non mais dans quel coup m’étais-je fourré ? Même moi, ça m’échappait.

Pourtant, ce n’était pas mon genre. Bien sûr, j’avais déjà fait des expéditions un peu risquées, parce que si je n’étais pas vraiment courageux pour un Gryffondor, les autres garçons du dortoir eux, c’était une autre histoire. Oh, d’ailleurs, était-ce vraiment une histoire de courage ? Pour moi, c’était plutôt une question de se montrer, de jouer au plus fort et d’être téméraire, mais à les écouter, c’était bien plus classe que ça, mais bon. Je me rappelais encore de la sortie dans la Cabane Hurlante avec Luke, où j’avais rencontré Casey d’ailleurs, où nous étions en toute illégalité explorer ce coin hantée de Pré-au-Lard. Je n’en avais pas mené large, mais évidemment j’avais été censé représenter la gente masculine et protéger les deux filles avec qui nous étions, donc pas de place pour jouer les peureux. Quand j’avais été dans les serres avec Etienne, je m’en souvenais aussi très bien, j’avais bien moins sauvé les apparences mais au final, je m’en félicitais car c’était ainsi que j’avais découvert mon meilleur ami. Nous n’étions peut-être pas les lions les plus braves de notre maison, mais au moins, ça nous correspondait bien d’être nous-mêmes, et nous étions amis pour ça, au final. J’avais aussi participé à une série de défis stupides avec les autres, et croyez-moi, Tess était très imaginative. Autant pour les défis que pour les relever, elle battait tous le dortoir réuni.

Mais ce soir, ce n’était pas vraiment défi… Disons plutôt une aventure. Je devais à Pré-au-Lard avec Daphne… Mais évidemment, nous ne pouvions pas y aller un samedi après-midi, comme tout le monde, alors même que nous avions l’autorisation. Non, bien entendu, la Serpentarde avait des idées bien plus… Originales. Elle voulait sortir le soir par un passage secret. Soit. D’accord. La nuit, bien entendu, sinon ce n’était pas assez amusant… Oui, bon, je devais avouer que je n’étais pas forcément emballé et à la fois… Je ne savais juste pas quoi en penser. Avec Daphne, nous étions constamment en train de défier implicitement l’autre et avec elle, je n’avais pas le droit à l’erreur. Avoir peur n’était pas une option, ni même me défiler. De manière générale, c’était comme si nous nous faisions passer une bombe allumée, prête à exploser, mais qu’aucun de nous deux ne voulait nous défiler, quitte à ce que ça nous pète à la figure. La question demeurait : le jeu en valait-il la chandelle ? Je me le demandais depuis que je fréquentais Daphne, et à défaut de trouver une réponse, je revenais toujours vers elle. Donc… Visiblement, c’est que ça ne me déplaisait pas.

Et puis, peut-être qu’il y avait un avantage à nous voir ainsi : nous nous affichions rarement. Depuis que nous avions tous les deux accepté d’être amis, sans vraiment définir ce concept, mais globalement, nous arrêtions de nous étrangler à chaque fois que nous nous croisions – même si ça, c’était plutôt elle car depuis le début, j’étais de son côté moi ! Résultat, nous nous parlions ouvertement dans les couloirs, nous avions agité le drapeau blanc, et même la rivalité entre nos maisons et nos amis semblaient être conciliables avec un semblant de relation. Mais évidemment, je savais que Daphne se la jouait détacher, genre Seb oui je tolère qu’il me traîne dans les pattes, mais j’acceptais d’être reléguer à ce rôle car lorsque nous étions simplement ensemble, elle était bien moins hautaine – enfin, tout de même, on parlait de Kasperek, pas d’un modèle de bonté. Mais j’avais l’impression que petit à petit, elle abaissait ses défenses, et j’appréciais réellement de passer du temps avec elle. Je regrettais d’ailleurs que ça ne soit pas si facile. Parce qu’évidemment, nos amis respectifs… N’avaient pas forcément la même vision que nous. Je savais qu’Etienne et Tess ne supportaient pas Daphne, surtout lorsqu’on savait que j’avais été amoureux d’elle et sûrement pensait-il que ça pouvait encore être le cas… Ce qui était complétement faux, puisque j’étais avec Casey et que c’était elle qui me rendait heureux, et avec qui je voulais être. Quant aux amis de Daphne, Ana ou Alistair, j’ignorais ce qu’il pouvait bien penser de moi, mais les préjugés sur les Gryffondors qui alimentaient la salle commune des serpents n’étaient pas très flatteurs. Bien que, si on écoutait Daphne la première, je n’avais rien à voir avec un rouge et or, alors !

Quand j’avais donc dit à Etienne que ce soir, je faisais le mur avec Daphne, j’avais eu droit à un petit regard du genre « mec, tu crains » que j’avais tout de même bien pris. Je comprenais, mais à la fois, je n’avais pas envie qu’il juge. Je restais extérieur à sa vie aussi, sachant qu’avec les filles lui aussi il avait quelques histoires un peu compliquées, et que je l’aidais malgré certaines choses que je pensais. Il fallait le dire, Etienne avait encore quelques trucs à apprendre, mais bon ! On pouvait pas non plus dire que j’étais un pro – surtout si on se fiait à ma relation avec Daphne – mais à force d’être le meilleur ami de la moitié des filles du château, j’avais pu mener à bien une étude assez intéressante sur le comportement de cette espèce pour le moins singulière, si bien que j’hésitais même à les noter, à faire un livre, et à la cacher dans la bibliothèque pour les générations futures. Enfin, c’était juste une idée qu’on avait eu avec Etienne. C’est vrai que ça aurait pu être drôle…

Mais pour le moment, je n’étais pas avec les livres. Je marchais doucement dans les couloirs peu éclairés, vérifiant toujours qu’il n’y avait personne. Il fallait en plus que je descende plusieurs étages jusqu’à arriver au point de rendez-vous, comme si ce n’était déjà pas assez risqué, mais bon. Voilà, on avait dit ce couloir, près des armures, sauf que je ne voyais la silhouette de la Serpentarde nulle part et que j’avais le cœur qui commençait à s’affoler. Elle était peut-être en retard ? Ou elle ne venait pas ? Non, nous avions dépassé depuis longtemps le stade de jouer à ça, mais à la fois je ne… Aaaaaaaaaaah !


- Mais fait un peu moins de bruit, tu vas nous faire repérer ! Il m’avait fallu toute la force du monde pour ne pas crier lorsqu’elle avait attrapé mon bras, et je repris une respiration normale difficilement. Mais j’avais été discret en plus, pourquoi elle fronçait les sourcils comme ça hein ?! Tu as vu quelqu’un ou pas ? Moi non, tant mieux, ça va peut-être nous porter chance !

J’hochai silencieusement la tête en signe de négation, suivant le chemin qu’elle m’indiquait. Visiblement, elle avait beau faire la fière, elle aussi elle était un peu stressée. Eh bien, c’était ça, de faire la maligne !

- Parce que si j’ai une retenue à cause de toi, tu me le payeras ! Et tu la feras à ma place !
- Là c’est toi qui parle et qui va nous faire repér…


Je ne finis pas ma phrase et me figeai, tendant l’oreille. Il y avait du bruit. Il y avait… Des bruits de pas ?! Je me tournai vers la Serpentarde. Elle avait le visage crispé aussi, et avant que j’aie eus le temps de comprendre ce qui se passait, elle m’avait déjà empoigné et nous nous mîmes à courir, oubliant totalement d’être discrets. Elle se stoppa devant une statue qu’elle tapota rapidement de sa baguette pendant que le cœur battant, je regardais aux alentours. Il y avait encore de bruit, j’en étais persuadé, et dès que nous pûmes nous faufiler, je m’y engouffrai avant d’aider Daphne à descendre à ma suite, et je gardai ma main sur son poignet, et me mis à courir avec elle. J’avais l’adrénaline qui parcourait mes veines et qui me propulsai à une vitesse folle, et en tournant, nous manquâmes de chuter et je me surpris à éclater de rire, ce qui ne m’aidait absolument pas à respirer. Quand nous sortîmes enfin du tunnel et que nous fîmes encore quelques mètres au cas où que l’on soit suivi, je fus calmé par l’air frais de la nuit, je lâchais la jeune fille et m’appuyai pour reprendre ma respiration. Je levai finalement les yeux vers elle, qui cherchait aussi à calmer son souffle, et nous éclatâmes de rire, incapable de nous arrêter, sûrement que toute notre nervosité chercher à sortir d’une manière ou d’une autre.

- Wow, on a dû battre un record de sprint là ! Je tentai de retrouver mes esprits petit à petit, mais j’avais toujours un grand sourire sur la figure. Je me redressai un peu, et pris une grande inspiration. Bon, je pense qu’on devrait quand même bouger, c’est risqué de rester dans les parages ! Tu nous amène où ? Demandai-je, curieux. Je suis déjà venu là, mais je suis sûr que t’as une idée précise en tête, je me trompe ? Je jetai un coup d’œil à son sac. T’as amené quoi ? Ajoutai-je avec un sourire.

Maintenant que nous étions tirés d’affaire, on pouvait profiter de la nuit qui, me semblait-il, allait être pleine de surprise !

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Daphne Kasperek
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MessageSujet: Re: Only if for a Night [P.V]   Lun 8 Juil - 23:16

J’essayais de me détendre pourtant. Ca marchait assez bien avec la plupart des gens, ceux qui étaient comme Ana ou Alistair… Mais quand il s’agissait d’Hansen, c’était différent ; il y avait toujours ce moment, je ne savais pas si c’était calculé et si il faisait exprès de le choisir ou pas où il parvenait à me mettre les nerfs en pelote ; genre c’était facile à faire ! Peut être un peu, mais en tout cas lui plus que les autres, et c’était pas un compliment ce que je faisais ! Je savais pas si c’était dans sa posture, ses expressions, ou bien même ce qu’il disait, ou alors que c’était tout à la fois et combiné qui faisait que, mais en tout cas, ça avait de quoi me hérisser les poils comme jamais ça ne me les hérissait.

Petite démo pour appuyer tout ça ; sinon on va encore pas me croire tout simplement parce que j’étais à Serpentard et que les Serpentard on les croyait pas :
- Là c’est toi qui parle et qui va nous faire repér…
J’allais le traiter de bébé avec ses remarques à la con, mais comme il chouinait, on avait perdu du temps et voilà que les menaces que j’avais proférées étaient tombées : mon cœur manqua un battement, comme s’il ne comprit pas ce qu’il était en train de se passer alors que c’était on ne peut plus clair ; ces bruits, ce n’était sûrement pas parce que quelqu’un voulait rejoindre la petite faire improvisée qu’on était en train de faire dans les couloirs mais plutôt bien pour y mettre fin ! Ce n’était plus le moment de penser au comment du pourquoi du parce que !!!! (Mais quand même, c’était un peu de la faute de Hansen, pour ne pas changer) et je ne me fis pas prier pour le suivre en courant à toutes vitesses quitte à aller trop vite à en trébucher, ce qui arriva une fois, laquelle je fis abstraction en m’élançant comme si c’était jamais arrivé. J’étais déjà essoufflée et tremblantes quand avec ma baguette je débloquais le passage, et j’essayais de respirer moins fort et implorais silencieusement Sebastian de faire pareil pour entendre ou pas si on nous avait suivi, mais le temps de faire ça, à coups sûrs on était déjà mort, et moi mon programme il était tellement plus sympa que de terminer la soirée en retenue avec Hansen, et de cracher au visage des conneries qu’il avait faites. Je ne pris pas la peine de vérifier derrière nous si on nous suivait, et même si j’avais l’habitude de courir dans les grands espaces, ça n’avait quand même rien à voir avec le sol glissants et humides qui répercutaient en échos tous nos bruits, et hurler qu’on se trouvait dans le passage secret aurait sûrement eu le même effet.

Le temps parut passer à la vitesse de la lumière, mais en même temps être interminable ; c’était toujours dur de savoir, quand on était dans une situation périlleuse comme la notre, et les notions de temps m’échappaient complètement et en même temps, c’était normal, parce qu’on avait quand même un peu d’autres préoccupations. J’eus un regain d’énergie en voyant le bout du tunnel, et quand l’air de la nuit me fouetta le visage, jamais je n’avais autant apprécié d’être au village qu’en cet instant.

Je soufflai pendant quelques secondes pour reprendre ma respiration, encore un peu apeurée de ce qui venait de se passer parce qu’on l’avait échappé belle ! Ce n’est qu’en croisant le regard de Seb, qui avait sans doute dû être le mien aussi que j’éclatais d’un rire nerveux, tout en partageant le sien. Je mis un moment à réussir à m’arrêter, parce que ça faisait quand même du bien d’évacuer un peu la pression, et à la fin je me tenais un peu le ventre, parce qu’une fois de plus, il était à des lustres du Gryffondor courageux…

- Si tu voyais ta tête…
Me marrai-je ouvertement. Je soufflai devant mes yeux avec ma bouche, parce qu’il y avait des mèches, qui dans notre course folle, me cachait le visage.

Rien que pour ça, notre escapade valait le coup, et j’allais pas me priver de lui rappeler à chaque fois qu’il me faisait chier maintenant !
- Wow, on a dû battre un record de sprint là ! Bon, je pense qu’on devrait quand même bouger, c’est risqué de rester dans les parages ! Tu nous amène où ? Je suis déjà venu là, mais je suis sûr que t’as une idée précise en tête, je me trompe ? T’as amené quoi ?
Je repris un peu de contenance, en remettant justement correctement mon sac sur mon épaule comme si de rien était. En tout cas, je ne laissais pas mon petit sourire me quitter, parce que depuis quelque temps, j’avais fini par remarqué qu’il ne laissait pas indifférent les gens, et même qu’au contraire, ça les attirait. Donc sûrement que ça allait faire le même effet à Hansen.

- C’est une question à la fois
, contente en tout cas de la curiosité que je dégageais, je comptais bien en profiter un peu ; de toute façon il avait pas de choix que de me suivre, sinon il allait avoir peur tout seul dans la nuit comme ça, haha ! On va chez Madame Pieddodu, t’as pas encore compris ? Il était pas assez con pour me croire, surtout que c’était du second degré, alors je rajoutais, c’est un endroit que j’ai trouvé par hasard l’autre fois, il est trop cool. Mais il est pas dans l’allée principale, donc il faut que tu me suives.

Par hasard, oui et non. Ah un moment donné, j’étais partie en exploration toute seule parce que les autres mettaient trop de temps dans une boutique et que ça me soulait ; du coup, j’étais allée faire mes petites affaires tranquillement, parce que je n’aimais pas trop partager, enfin, ça dépendait de ce que j’avais en tête. Un peu plus loin dans les ruelles qui étaient les plus tortueuses, il y avait un cul de sac qui était fermé par un grillage, mais comme il était en super mauvais état, on pouvait passer par-dessus et s’y accrocher, en grimpant d’abord sur l’énorme benne à ordures qu’il y avait juste à côté, et moi ça me dérangeait pas de crapahuter, au contraire, j’étais trop forte à ça. Il y avait un vieil immeuble au-delà du grillage, enfin ça ressemblait à un entrepôt en fait, et il était pas plus sécurisé que ça, parce que plus personne devait s’en servir depuis des lustres, et il y avait plein de vieux objets abandonnés et tout, même si j’avais pas encore trop eu le temps de l’explorer, parce que j’avais tout de suite pensé à ce soir et ça s’était profilé comme ça dans ma tête. Pourquoi est-ce que j’avais pensé à Hansen ? Ben j’en savais rien et je m’en foutais, j’avais décidé d’arrêter de me prendre la tête à propos de lui point barre. Comme de sortir la nuit. C’était juste que l’entrepôt de nuit, il devait être encore plus génial que de jour !

D’ailleurs, Pré-au-Lard était bien différent lui aussi, une fois la nuit tombée, mais bizarrement, ça me faisait pas peur comme ça aurait pu être le cas, parce que tout était silencieux, et que tout bruit pouvait paraître suspect… Mais j’avais l’habitude avant de me balader et de rentrer tard à la maison, parce que là bas il y avait rien à y faire donc c’était mieux de rien faire dans les champs. Et puis Pré-au-Lard, c’était pas dangereux comme la Forêt Interdite, donc forcément, ça faisait pas peur ! Mais comme les perspectives changeaient, je mis un peu plus de temps à retrouver où était le chemin et tout, mais en tout cas, je perdais pas la face ; je voulais avoir l’air d’une grande et de faire tout comme une grande, et quand enfin je reconnus la rue, je m’y engageai pour que Sebastian me suive.

- C’est derrière, lui expliquai-je vite, et sans en dire plus, lui tendis mon sac. Je passe devant pour te montrer comment faire, et ensuite tu me passes le sac. Tu fouilles pas dedans, sinon, t’as pas le droit de venir, y’a des conditions pour venir chez moi !

Je lui fis un clin d’œil, parce que malgré tout, je m’amusais bien, et me hissai agilement sur les poubelles, plissai les yeux pour repérer l’accroc dans le grillage pour pouvoir y glisser mes pieds, passai une jambe, puis l’autre par-dessus et retombai souplement de l’autre côté. Je récupérai le reste de mes affaires après que Sebastian me les ai faites passées, l’attendis à son tour puis m’avançai sur MON domaine (il ne restait qu’à lui de décider si ça allait devenir le notre) sans lui accorder un regard, mais avec toujours ce même sourire que tout à l’heure. On marcha un peu pour aller dedans après avoir ouvert la porte qui étaient même pas verrouillée, mais en la laissant ouverte quand même pour laisser rentrer un peu des lueurs de la lune et des étoiles, même s’il y avait déjà les fenêtres qui s’en chargeaient.

- Bienvenue ! Je tournai sur moi-même, pour lui présenter l’endroit. D’accord, c’était délabré mais je m’en foutais, c’était que c’était ma trouvaille qui comptait, ça faisait un peu lieu secret aussi, ça en jetait quoi !

Je me mis au centre de l’immense pièce désaffectée et m’asseyais par terre, au milieu de la poussière. Cette fois, je mis mon sac devant moi, et l’ouvris, J’arrêtais mon geste avant de sortir quoi que ce soit de dedans.

- Par contre, t’as pas le droit de venir ici avec quelqu’un d’autre, c’est clair ?
Je fronçai un peu les sourcils. Et moi pareil, donc personne doit connaître. Sinon je t’emmène plus nulle part. C’était un peu nouveau, donc ça me fit bizarre à l’intérieur de moi, de partager quelque chose avec Sebastian. C’est juré ?

On allait voir si comme quoi le fait que les Gryffondor avait qu’une parole et tout le toutim, c’était un mythe ou pas…

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Sebastian Hansen
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Âme soeur: Désolé Etienne, les lèvres de Casey sont quand même plus douces.

MessageSujet: Re: Only if for a Night [P.V]   Mer 17 Juil - 23:06

Étrangement, j'étais plus détendu que je ne l'aurais cru. Les risques de se faire prendre étaient là, et je ne savais pas ce que je craignais : la punition? La honte d'être pris sur les faits? La réaction de mes parents s'ils l'apprenaient? En y réfléchissant, toutes ces choses étaient minimes à côté de la sensation que procurait l'adrénaline. J'avais même mis de côté les histoires que me racontait parfois Elisa lorsqu'elle rentrait de soirée un peu ivre et que sa langue se déliait. Je me rappelais des mecs étranges qui l'avaient dragué, suivi, et elle en riait sans jamais saisir l'étendue du risque qu'elle courait - d'autant plus qu'elle en prenait sans être totalement consciente et apte à se défendre. Si quelqu'un débarquait maintenant, de toute façon, ce n'était pas Daphne et son corps osseux et fragile qui allait intimider, encore moins mon air d'ourson en peluche. Nous avions la magie, cependant, chose que ma grande sœur ne pouvait pas utiliser en soirée hors de Poudlard. Conclusion, je ne craignais pas trop pour nous... Je me décidai à ne pas le faire. C'était peut-être pour ça, au fond, que ma relation avec Daphne était différente de toute celle que je connaissais avec les autres. Elle me poussait, parfois trop brusquement je l'avoue, hors de ma zone de confort. J'étais alors contraint d'accepter de vivre, et les conséquences de cette allégation : les risques, les sensations, tout se mélangeaient et il n'y avait rien pour ordonner le tout. Et au milieu, Daphne, cette sorte de démone à laquelle j'étais soumise, et je devais la prendre dans l'équation. Qu'est-ce qu'elle était, elle? Un risque, une sensation?  Tout, probablement, et plus encore.

- Si tu voyais ta tête…

Je ne réagis pas à sa provocation, puisque non seulement j'étais conscient d'avoir une tête d'enfant apeuré et essoufflé, mais aussi parce qu'elle aussi, même si elle semblait plus habitué à ce genre de course poursuite, elle n'en menait pas large non plus lorsque nous avions entendu les pas. Nous étions quittes, pensai-je, et je préférais discuter de la situation future, parce que quand même j'étais curieux de voir ce qu'elle avait prévu. Je lui laissais complètement le contrôle ce soir, et c'était aussi excitant qu'angoissant. Même si à présent, je savais qu'elle ne ferait plus de coup fourré, car nous étions amis - oui, j'étais amie avec Daphne, aussi étrange que cela paraisse.

- C’est une question à la fois. Ah, mais c'est qu'elle aimait me mener jusqu'au bout! Je lui tirai la langue pour toute réponse. On va chez Madame Pieddodu, t’as pas encore compris ?

J'éclatais de rire. L'image de Daphne et moi au milieu des angelots et des napperons roses, je pense que j'aurais payé cher pour voir une telle chose arriver. J'imaginais déjà Daphne crier contre les anges, et s'insurger de la couleur des cupcakes. A vrai dire, je n'étais pas très attiré par ce genre d'ambiance niaise, et je savais que la Serpentarde aussi.

- Ça tombe bien, j'ai prévu un bouquet de fleurs et des poèmes !

Une nouvelle fois, j'eus un rire, mais ne pus m'empêcher de me demander qu'elle serait la suite des événements... J'étais curieux, très curieux.

- C'est un endroit que j’ai trouvé par hasard l’autre fois, il est trop cool. Mais il est pas dans l’allée principale, donc il faut que tu me suives.

J'hochai la tête. De toute manière, ce n'était pas moi qui allais m'aventurer dehors dans Pré-au-Lard sans une guide. Nous nous éloignions de la rue principale, et Daphne souriait toujours mystérieusement tandis que je regardais rapidement les autres boutiques. Bien sûr que j'aimais bien l'ambiance chaleureuse des Trois Balais, mais qu'est-ce que ça avait de particulier comparé à ce que cette soirée me réservait. J'avais aussi la douce sensation que c'était la première fois que nous faisions quelque chose... Juste elle et moi. Parce que depuis que nous avions décidé d'arrêter de nous haïr pour aucunes raisons - bon, d'accord, quelques raisons - nous étions restés direct sur notre amitié. Nous nous voyions en coup de vent dans Poudlard, et quand nous prenions un peu plus de temps, c'était loin des regards. Là, j'avais l'impression que le monde nous appartenait, et j'en avais le cœur qui battait d'impatience.

Je suivis donc Daphne jusqu'à l'arrière d'un entrepôt abandonné, et si je crus d'abord devoir cacher mon inquiétude, je réalisais que je n'en avais pas. Je voulais y aller, vraiment, et je ne m'étais jamais senti aussi Gryffondor qu'en cet instant. J'eus une pensée pour Étienne en me disant qu'il aurait été fier de moi... Un peu moins s'il savait avec qui je m'aventurais.


- C’est derrière. Je passe devant pour te montrer comment faire, et ensuite tu me passes le sac. Tu fouilles pas dedans, sinon, t’as pas le droit de venir, y’a des conditions pour venir chez moi !
- Maintenant que je sais où c'est, j'ai pas besoin de ta permission,
plaisantai-je.

Mais je pris tout de même son sac, et l'observai, toute souriante, passer agilement dans un trou du grillage. Je pinçai les lèvres en réfléchissant un instant, ça n'avait pas l'air très difficile, et quelques minutes plus tard, j'avais rejoint la Serpentarde sans trop de difficulté. Mentalement, je remerciais Clea et nos partis de cache-cache dans la forêt, puisqu'elle tenait toujours à se percher, m'obligeant à suivre le mouvement pour l'atteindre. Finalement, nous arrivâmes dans une pièce délabrée et poussiéreuse, mais d'où brillait un aura particulier. Je ne savais pas si c'était les vitres brisées, le verre craqué sur le sol, comme si un ouragan avait tout retourné, les vieux objets qui traînaient de çà et là, ou la vue sur la forêt au loin, après les autres bâtiments aussi en ruine... Mais c'était mystique.


- Bienvenue.

Je souris, tandis qu'elle tournait sur elle-même. Elle était vraiment mignonne, pensai-je malgré moi, lorsqu'elle était fière d'elle. J'avais retenu ce rictus dès notre deuxième rencontre, après qu'elle m'ait dit quelques mots en anglais, les premiers. Elle s'assit sur le sol, mais je regardais toujours autour de moi, gravant tous les détails de ce lieu.

- Par contre, t’as pas le droit de venir ici avec quelqu’un d’autre, c’est clair ? Et moi pareil, donc personne doit connaître. Sinon je t’emmène plus nulle part. C'est juré ?

Je ne répondis pas tout de suite, comprenant ce qu'elle venait de dire. J'étais... Touché, simplement touché, d'être le détenteur d'un tel de secret. Je me décidai alors à m'asseoir comme elle, face à elle, ignorant la poussière sur le sol, et lui tendis mon petit doigt comme je l'avais fait dans le potager aux citrouilles.

- Juré, dis-je tandis que nous donnions notre parole par cette accord tactile que je rompis par la suite, la laissant déballer ses affaires. C'est vraiment trop cool ici en tout cas! Comment tu as trouvé ça? Demandai-je tout en continuant d'observer les lieux.

Mais quelque chose me fit sursauter... Une odeur étrange venait de chatouiller mes narines, et je me tournai vivement vers la Serpentarde.


- Tu fumes? Je n'avais pas pu cacher ma surprise, non seulement en reconnaissant l'odeur, mais en voyant la cigarette entre ses lèvres. Elle semblait une nouvelle fois très fière d'elle. C'est trop con, tu sais que c'est dangereux en plus, et... Je me coupai. Je reconnus l'éclat dans son regard, et je me redressai un peu, m'exclamant alors, Non, c'est pas que j'ai peur!

Bon, certes, un peu. Je ne comptais pas perdre la face devant elle, ça pas question!

- D'accord, dis-je soudain, et je chippai la cigarette de ses lèvres, la regardant un instant, comment ça marche ces trucs? Montre moi comment on fait.

Je lui rendis la cigarette pour recevoir ma leçon, avant de la reprendre. Je soufflai un grand coup avant d'inspirer du tabac. L'air acre qui me pénétra la gorge me fit tousser violemment, et je manquai de cracher ma gorge.

- Ne... Ne rigole pas! Expiai-je entre deux quintes. Attends, tu vas voir, je recommence!

J'inspirai une nouvelle fois, toussai, mais continuais, quitte à sentir le feu se propager depuis la cendre jusqu'à ma gorge.

- Tu vois que j'avais pas peur! Mais maintenant, à toi de le prouver, que t’es pas une trouillard... J'eus un sourire malicieux. Action ou vérité?

Non parce que je n'allais pas être le seul à me mettre en danger, quand même!

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MessageSujet: Re: Only if for a Night [P.V]   Dim 28 Juil - 22:25

J’avais beau sans arrêt répéter qu’Hansen n’était pas un vrai Gryffondor – et c’était le cas, dans le genre rouge et or délavé, il était champion ! – il ‘avait ce même esprit contestataire que tous les autres. C’était quelque chose que j’avais jamais compris chez eux, cet état de contradiction qui semblait les faire respirer (voire même ronfler, on en était pas loin, mais bon, j’étais jamais allée non plus dans leur dortoir pour vérifier) alors pour leur parler ou leur faire faire une action, c’était la croix et la bannière parce qu’il fallait toujours penser à l’inverse d’eux, et ça, qu’est-ce que ça pouvait être fa-ti-guant ! Ca avait aussi surtout le don de m’agacer prodigieusement, parce que mine de rien, je n’aimais pas trop qu’on me tienne tête : c’est ça quand on est la grande sœur on prend l’habitude de toutes les décisions à prendre et pour s’en défaire ensuite… combien de fois ne m’étais-je pas élevée contre lui à cause de ça ; aujourd’hui, les choses avaient changé, du moins ne serait-ce qu’un peu. Ma vision était différente de celle de la première année, et j’avais compris que s’énerver sans  arrêt, même si à présent, j’étais craint de ceux que je connaissais dans la salle commune de Serpentard comme ailleurs (et ça ne me déplaisait pas), faisait passer pour une furie ; et ce n’était pas ça que je voulais, je l’avais réalisé cet été, en traînant avec mes amis de Londres, parce qu’être aimée et chouchoutée était mieux que tout, et c’était très facile de s’y habituer. A Poudlard, forcément ensuite, j’avais voulu que ça se poursuivre et pour ça il n’y avait pas trente six mille solutions, il fallait que moi aussi j’y mette du mien. Pour ça, il fallait être cool.

Et je trouvais jusqu’à présent que je me débrouillais assez bien.

Donc, là où j’en étais restée ; de la bouche de Sebastian, je n’avais droit qu’à ses éternelles plaisanteries qui il y avait peu encore m’aurait fait hérissé les poils sur les bras, et ensuite, je n’aurais pas tardé à l’envoyer paître, mais à la place ce soir, quand il parlait de bouquets de fleurs ou de s’enfuir avec mon sac (j’étais sûre qu’il l’avait pensé) je préférais répondre par un sourire, sourire que je m’étais entraînée à faire devant le miroir de la salle de bain et que je jugeais mystérieux. Voilà. Il n’y avait rien de mieux que le sourire mystérieux, s’envelopper de mystère, c’était la clé, et comme ça, je ne lui laissais aucune matière à rétorquer et ça le désarçonnait à mon avis, même s’il ne disait rien. De toute façon, j’étais bien assez impatiente de lui montrer tout ça pour m’attarder sur ces détails ; j’adorais les cabanes, mais cet immeuble désaffecté était une cabane géante, ma cachette secrète sur laquelle on ne pouvait rentrer que sous certaines conditions. Et tandis que j’installais toutes mes petites affaires tout autour de moi pour préparer notre soirée, je me dis que Delilah avait beau être le prolongement de moi pour plein de choses, parce que nous partagions tout – ou presque – sans exception, ça, étrangement, j’avais envie de le garder à moi, rien qu’à moi ; parce que c’était à moi. Et à Sebastian, pendant que je proclamais les conditions, et cette fois, il n’avait pas intérêt à rigoler ! Sinon… Sinon et bien je lui jetais un sort, voilà !!!
- Juré. C'est vraiment trop cool ici en tout cas! Comment tu as trouvé ça?  
Je serrai son petit doigt à mon tour, bien contente de cette trouvaille, parce que ça faisait partie des merveilles, du moins c’était comme ça que je le considérais, que les gens ne savaient pas voir. Ils étaient toujours bien trop pressés, bien trop occupés pour s’arrêter aux pierres précieuses qui pourtant se trouvaient toujours juste sous leurs yeux. Au moins maintenant, j’étais rassurée ; je n’avais pas envie que Sebastian ramène ici son espèce de greluche de Poufsouffle, même si les conditions avaient évolué, déjà à cause de mon comportement, mais aussi Delilah, et que je ne pouvais plus porter le même regard aux maisons que lorsque je l’avais fait l’année dernière, mais quand même, je trouvais trop que c’était le genre à savoir qu’elle était jolie, et elle faisait sa belle et sa fragile, et qu’est-ce que c’était nulle, ces espèces de princesses en plastique qui voulaient se faire protéger de nous ! N’importe quoi j’étais pas jalouse ! C’était juste qu’elle, elle était bête, et que ça me dérangeait pas de le rappeler !!!

- Ben la dernière fois, quand on  est allé à Pré-au-Lard
, commençai-je à expliquer sans me faire prier, parce que l’intérêt que Sebastian apportait à tout ça me faisait plaisir, vraiment ; quand c’était tout sale et tout poussiéreux, les gens faisaient souvent la grimace. Mais d’où je venais, c’était comme d’avoir découvert un palace abandonné, et très luxueux. J’ai l’habitude, poursuivis-je, mais sans le regarder, parce que maintenant qu’il avait accepté, je pouvais sortir mes affaires du sac, dont un paquet de cigarettes que j’avais depuis cet  été déjà, et même si je faisais l’air de rien et tout, en vrai, j’étais toute fébrile et tout de voir comment allait être sa réaction (je n’attendais que ça), à Kolno on se baladait souvent seules parce que c’est pas dangereux, et puis les endroits comme ça, tu les trouves toujours là où personne ne va, parce que ça fait peur, et les gens aiment pas ce qui fait peur. En même temps… Je les comprenais, mais là, c’était pas pareil, c’était pas comme l’effrayante Forêt Interdite, enfin, c’est là que tu trouves tout ce que les autres laissent derrière eux, donc c’est ce que j’ai fait là, même si bon, je me suis un peu perdue en même temps, mais aussi, c’est toujours quand tu te perds que tu fais des découvertes, t’as jamais essayé ?

Toujours sans lui jeter un regard, parce que j’avais tout calculé minutieusement, j’allumais ma cigarette avec ma baguette magique ; l’autre jour, il y avait une fille de Serpentard plus âgée qui était d’origine moldue et qui m’avait regardé drôle et elle avait dit que j’avais pas l’âge de ces choses là, mais à Londres, on m’avait rien dit de ça quand on me l’avait proposé ! En tout cas, avec Sebastian, j’avais tellement imaginé cette scène qui était en train de se passer que j’en étais devenue impatiente, et enfin, je relevai les vers lui, en ayant un petit mouvement de tête pour faire dégager les mèches de cheveux qui me tombaient devant les yeux, avant de faire sortir la fumée lentement de ma bouche, l’air de rien.
- Tu fumes? C'est trop con, tu sais que c'est dangereux en plus, et...
Question et remarque con. C’est clair, mais je me délectais de ses traits ahuries ; un peu comme cette fille, l’air hautain en moins cependant. Je haussai les épaules, comme s’il venait de faire la remarque la plus anodine qui soit, mais j’étais ravie de l’effet de surprise que je dégageais, parce que c’était tout comme ça que j’avais visualisé ces instants ; il y avait cette immense partie de moi qui souhaitait impressionner Sebastian, et pour l’instant, c’était réussi. Mais c’était loin d’être terminé, mais avant de sortir le reste que je gardais bien précieusement caché dans mon sac pour le moment, je voulais profiter avant tout de ces secondes. Là où plus rien ne comptait plus que l’instant présent. Là où tout était facile. Là où tout restait facile.

- Tu flippes ? Je savais que tu voudrais pas essay…
en fait j’avais eu dans l’idée, parce ce stratagème, de lui en donner, parce que je me doutais qu’il avait jamais fait l’expérience et voir un peu ce qui se passerait, mais je n’eus même pas besoin d’aller aussi loin ; il me coupa en premier.
- Non, c'est pas que j'ai peur!
Là encore, je me contentais de sourire, parce que je sentais la victoire proche. Je savais que l’affront de cette moquerie lui serait bien assez suffisante pour réagir. Un vrai Gryffondor, rien de plus !
- D'accord, comment ça marche ces trucs? Montre moi comment on fait.
C’était bien la peine de faire le malin ! Je levai les yeux au ciel, du genre mais qu’est-ce que j’allais bien pouvoir faire de lui, et je tendis le bras en me penchant dans sa direction.

- Passe, je l’attrapai pour le coincer tout de suite après dans ma bouche. Tu inspires, mais tu fais gaffes au début c’est bizarre, tu vas avoir l’impression de t’étouffer alors évite, je veux pas de problèmes ! Je m’autorisais même un clin d’œil ; cette sensation de supériorité dans laquelle je me trouvais était délectable. Et puis tu recraches le reste. Comme ça.

Je fis exprès de souffler le voile de fumée sur son visage ; mais doucement quand même. Puis, je lui redonnais, avant de me redresser, et de m’éloigner un peu de lui.
- Ne... Ne rigole pas! Attends, tu vas voir, je recommence!
Evidemment, je ne m’étais pas faite prier pour faire retentir quelques éclats de rire ; comme si j’allais me gêner ! J’allais pas le lui dire parce que j’avais ma fierté, mais ça m’avait fait un peu pareil, au tout début ; même si à présent, j’y pensais même plus.

- Bref, c’est pour ça qu’il nous faut un mot de passe
, repris-je en parlant de nouveau de l’entrepôt, comme s’il n’y avait jamais eu le petit intermède, laissant Sebastian à ses essais. Pour ici, précisai-je quand même.

Avec Delilah, on faisait souvent ça, et à chaque fois qu’il y avait une nouvelle cabane, il y avait un code différent, un peu comme si on scellait notre pacte ! En regardant Sebastian, je vis tout de suite qu’il devait trouver bizarre la sensation collante et âcre sur son palet. Ça m’avait fait pareil, mais pour rien au monde, je n’aurais dit que je n’aimais pas ça. Une nouvelle fois, je récupérais la clope, pour tirer plusieurs fois dessus.
- Tu vois que j'avais pas peur! Mais maintenant, à toi de le prouver, que t’es pas une trouillard... Action ou vérité?
Je haussai les sourcils pour lui montrer qu’il ne m’impressionnait pas, sa petite pique ; même si en vrai, je me dis immédiatement qu’il devait avoir une idée en tête, aussi normalement, j’aurais dû refuser, et tout faire pour m’en méfier. Oui mais ça, c’était la Daphne d’avant. La Daphne de maintenant, était super cool et ne pouvait pas se permettre ce genre de choses.

Je pris une dernière taffe avant de l’écraser sur le sol. Ce n’était pas comme si je comptais me défiler. Ça lui aurait fait trop plaisir, et ensuite il l’aurait raconté à ses crétins de copains avec qui il passait tout son temps ! Bah oui j’avais remarqué, c’était pas difficile en même temps !!! Puisqu’il voulait jouer à ça…

- Chiche, acceptai-je, puis laissant de nouveau mes lèvres s’étirer vers le haut, je ne voulais pas qu’il ait le temps d’agir le premier ; je réfléchissais à toute allure, et c’était le bon moment pour lui faire découvrir le reste du contenu de mon sac. Action, dis-je certaine de ce que j’avançais.

Puis mêlant la parole au geste, je sortis deux bouteilles de bièreaubeurre que j’avais volé dans les cuisines après avoir demandé à une fille de ma classe comment on faisait pour s’y rendre. J’avais même fait la connaissance des elfes de maison quand ils m’avaient demandé ce que je voulais. Comme j’étais pressée, je ne m’étais pas trop attardée, mais en vrai j’étais assez fascinée par eux, ils ressemblaient à des animaux et tout, donc il fallait que j’y retourne pour aller les voir, en plus il parlait et tout, c’était génial !

Je décapsulai une bouteille, cette fois encore avec ma baguette, avant d’en boire une gorgée, de jeter un regard entendu à Hansen, et d’en boire deux autres à la suite. J’avais goûté ça l’autre jour à Pré-au-Lard, et même si c’était doux à la dégustation, souvent il y avait une brûlure un peu plus forte qui restait en gorge, quelques secondes après. Je la présentais à Sebastian pour qu’il ne se défile pas, et ajoutai pour la forme :

- Et ça, t’es cap ?
Je me doutais bien qu’il risquait fort de réagir comme tout à l’heure, et j’avais hâte de voir ça, trop contente de la soirée qui se déroulait tout comme je le voulais et aussi d’apprendre à Sebastian ce qu’on m’avait appris moi et de le faire sortir un peu des sentiers battus tous pourris au passage, de ses amis.

Je mis mes épaules en arrière, bien droite, pour ne pas être avachie et le regardais bien droit dans les yeux, sans ciller ; j’attendais son défi et surtout, je n’avais pas peur de le relever !

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MessageSujet: Re: Only if for a Night [P.V]   Lun 29 Juil - 23:47

Je n’avais jamais eu d’endroit comme ça, à moi et à quelqu’un, comme une cachette secrète. Je me souvenais des BDs que je lisais parfois, où les super-héros avaient leurs repères que personne ne connaissait, sauf leurs acolytes, et ils inventaient tout à un tas de plan génial dedans. Ça me faisait envie aussi, parce que c’était dans ce genre d’endroit qu’on se sentait vraiment chez soi, j’en étais persuadé. J’aimais ma maison, malgré toutes les histoires et le poids incessant que je portais sur mes épaules, celui de ma famille que je tentais de garder soudé, je n’étais pas étranger entre ces murs. Je m’entendais bien avec mes parents, ma sœur et mes… Mon frère, et j’avais des souvenirs un peu partout dans ce lieu. J’y avais déjà invité des amis, Etienne, Casey, Aria, bref, elle n’était pas juste une maison sans identité. Mais c’était aussi la maison de ma famille, elle n’avait rien de mystérieuse ou de secrète. Je voulais un lieu rien qu’à moi… Enfin, à présent, j’étais plutôt sur le territoire de Daphne. Mais elle m’y laissait entrer, me mettant dans la confidence, et j’étais autant étonné que flatté par son attitude. Silencieusement, je gravais en moi ce moment, le sourire de la jeune fille, cet entrepôt poussiéreux et majestueux à la fois. Il était empli d’une atmosphère étrange, comme s’il nous acceptait ici, Daphne et moi, et qu’il ne s’offrait qu’à nous. L’instant était unique, et je me surpris alors à songer que je ne voulais jamais que quelqu’un d’autre trouve cet endroit magique, et encore moins que la Serpentarde y amène quelqu’un. C’était à nous, et ça le serait toujours. En serrant nos petits doigts, je lui lançai un sourire appuyé d’un regard entendu. Je ne plaisantais pas quand je promettais quelque chose, et je me plaisais à croire qu’elle non plus.

- Ben la dernière fois, quand on  est allé à Pré-au-Lard. J’ai l’habitude à Kolno on se baladait souvent seules parce que c’est pas dangereux, et puis les endroits comme ça, tu les trouves toujours là où personne ne va, parce que ça fait peur, et les gens aiment pas ce qui fait peur. Enfin, c’est là que tu trouves tout ce que les autres laissent derrière eux, donc c’est ce que j’ai fait là, même si bon, je me suis un peu perdue en même temps, mais aussi, c’est toujours quand tu te perds que tu fais des découvertes, t’as jamais essayé ?

Malgré ma surprise devant sa cigarette, je l’écoutais attentivement. J’adorais ce genre d’instant où elle dévoilait quelque chose sur elle, sur sa vie en Pologne qui était si secrète. J’y songeais parfois, me demandant toujours de quoi elle avait l’air avec ses parents, avec sa petite sœur, je voyais sa silhouette frêle dans les champs… Je m’étais renseigné, j’avais recherché sur l’ordinateur de Maman des photos du pays, j’avais même emprunté un livre à la bibliothèque. Je m’étais juré aussi d’un jour y mettre les pieds, à cause d’une espèce de curiosité qui me prenait, parce que ce pays était entouré d’un voile mystérieux, et me rappelait Daphne. Il suffisait d’entendre son accent un peu rauque, comme un miroir à ses traits un peu tirés quand elle fronçait les sourcils. L’avenir était incertain, mais je me demandais parfois si je pourrais y aller avec la jeune fille. J’imaginais bien que toutes mes réflexions étaient trop poussées, alors j’essayais de profiter de l’instant présent. Son amitié m’avait échappé trop longtemps, et j’avais la sensation d’enfin la saisir. Mais elle était comme la fumée de sa cigarette, j’en étais conscient, immatérielle et fugace. Si je l’avais pu, pourtant, j’aurais gardé la bouffée dans ma gorge jusqu’à m’en étouffer.

- Pas vraiment. Parfois avec ma sœur et mes frères, on allait faire du vélo dans le quartier, ce genre de trucs, mais on a jamais trouvé quelque chose comme ça. Je suis sûre que ma grande sœur aurait été chiche de rentrer, moi un peu moins… Mais j’essayerais la prochaine fois, et je t’amènerais dans le lieu que j’aurais trouvé ! Lui dis-je avec un sourire, tendant ma main pour qu’elle tape dedans.

Je sentis soudain mon cœur se contracter. Mes frères. Je n’avais jamais précisé à Daphne que j’en avais deux, taisant avec minutie l’existence de Tom. Un peu angoissé, j’enchaînais sur la cigarette, comme si de rien n’était.


- Tu flippes ? Je savais que tu voudrais pas essay…

Il n’était pas question de la laisser gagner. J’avais déjà vu Elisa fumer de nombreuses fois, et pas que des cigarettes d’ailleurs, mais passons. Ma vie consistait un peu à ramasser les mégots qu’elle oubliait dans le jardin en rentrant de soirée, à cacher les paquets dans mon armoire parce qu’elle ne voulait pas que ma mère les trouve, et lui filer du parfum pour ses mains sous la table à diner. Mes parents avaient fini par découvrir, de toute manière elle faisait si peu attention qu’il était impossible de ne pas finir par la griller, et je me rappelais encore du scandale que ça avait provoqué. Oui, d’un côté mes parents avaient raison, c’était dangereux et mauvais pour la santé. Moi, je suivais leur avis sans trop réfléchir, de manière générale j’essayais de garder ma vie et celle des gens que j’aimais saine, et je n’étais pas sûr qu’un cancer soit la meilleure idée du monde… Mais à la fois, j’étais conscient que c’était une sorte de provocation, comme un appel à la liberté, pour montrer que l’on grandissait. Le propre de l’adolescence, c’était de se sentir au-dessus des autres, de la vie même – bien que personnellement, cette dernière s’était fait une joie de me rappeler qu’elle était aussi fragile que du cristal.

- Passe. Tu inspires, mais tu fais gaffes au début c’est bizarre, tu vas avoir l’impression de t’étouffer alors évite, je veux pas de problèmes ! Et puis tu recraches le reste. Comme ça.

Je suivis ses conseils, m’étouffant comme elle l’avait prévu, tentant d’ignorer son rire – mais à vrai dire, je retenais surtout le mien. J’avais eu mal d’un côté, ça brûlait, mais je refusais d’abandonner. Je recommençai, toussai toujours, tandis que Daphne m’ignorait presque, me regardant d’un air amusant l’air de dire « ah le petit Seb », mais ça m’amusait aussi, et j’essayais une troisième fois. Cette fois-ci, la fumée passa bien dans mes poumons et je la recrachai sans trop m’étouffer, assez fier de moi.

- Bref, c’est pour ça qu’il nous faut un mot de passe. Pour ici.

Je lui laissai reprendre sa cigarette, réfléchissant à ce qu’elle venait de dire.

- Je pense qu’on devrait aussi trouver un nom de code pour se référer à cet endroit, comme ça les gens ne seront jamais d’où on parle ! On peut appeler ça… Le château ? Demandai-je, songeur. Pour le mot de passe, que penses-tu de… Kasansen ?

Kasperek et Hansen, nos deux noms de familles mêlés, c’était une idée que je trouvais chouette. Et puis, ça sonnait plutôt bien ! J’attendais l’approbation de la jeune fille, car j’ignorais le genre de mot de passe qu’elle donnait à ses découvertes. Peut-être que c’était des trucs avec bien moins de significations ? Mais pour moi, ce lieu en avait, de la signification, alors je voulais que le mot de passe aussi. Mais pour être part intégrante de ce lieu aussi, il fallait faire ses preuves !

- Chiche. Action.

Elle me devança, une nouvelle fois, et sortit de son sac deux bierraubeurres. Décidemment, elle avait tout prévu, et je comprenais rapidement que tout ça n’était qu’un test. Daphne était devenue ainsi en s’ouvrant petit à petit, elle avait besoin de montrer qu’elle était détendue, grandie aussi, et personnellement, son évolution ne me dérangeait pas, même si elle m’intriguait. Je trouvais qu’elle attachait un peu trop d’important au regard des autres, mais c’était son choix, et tant qu’elle m’acceptait elle, je tenais trop à rester dans ses grâces pour critiquer. Nous n’étions pas encore assez proche pour ça.

- Et ça, t’es cap ?

Je la regardais, lui laissant le temps de se poser la question de si j’étais capable, avant de prendre la bierraubeurre, et de boire une très longue gorgée en fixant la jeune fille avec un air de défi.

- J’en avais déjà goûté ! Ah, ça, elle ne s’y attendait pas ! Mais avec Etienne, la première fois que nous étions allés à Poudlard, on s’était débrouillés pour en avoir parce qu’il tenait à goûter – il avait déjà bu plein de vin en France et l’alcool ne le dérangeait pas. Il avait insisté en disant que ce n’était pas fort, et il est vrai qu’en partageant à deux un verre, j’avais simplement eu légèrement plus chaud… Et j’avais souri un peu plus facilement quand même. J’étais encore loin des cuites monumentales de ma grande sœur. Je repris une gorgée, et posai lentement la bouteille sur le sol avant de me redresser. Cette fois, c’est moi qui allait jouer. Alors alors… Action. Allume une cigarette, et inspire… Et là, tu devras retenir jusqu’à que je dise stop !

J’attendais qu’elle s’exécute avec un sourire. Puis je la regardais inspirer, et retenir la fumée tandis que je restais silencieux… Encore… Encore… Je n’avais pas prévu de dire stop, en fait, et regarder Daphne se débattre avec sa fierté, c’était carrément amusant ! Lorsqu’elle recracha le tout en toussant violemment, j’éclatai de rire, ne trouvant pas assez de respirations pour m’excuser. Je voyais qu’elle était embêtée, mais ça l’amusait trop aussi, et elle riait avec moi malgré tout. Je me redressai, reprenant un peu mes esprits.

- Bon, moi aussi je joue… Mais je commence avec Vérité, désolé ! Parce que je savais que ça allait aussi l’embêter et chambouler ses plans, et j’aimais bien ça moi, l’embêter.

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Daphne Kasperek
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MessageSujet: Re: Only if for a Night [P.V]   Sam 3 Aoû - 13:32

- Pas vraiment. Parfois avec ma sœur et mes frères, on allait faire du vélo dans le quartier, ce genre de trucs, mais on a jamais trouvé quelque chose comme ça. Je suis sûre que ma grande sœur aurait été chiche de rentrer, moi un peu moins… Mais j’essayerais la prochaine fois, et je t’amènerais dans le lieu que j’aurais trouvé !

La famille de Sebastian, ce n’était pas quelque chose que je maîtrisais et à vrai dire, je n’en savais rien, ou bien très peu. Pour ce qui était la sœur, je situais, je l’avais même vu une fois, au tout début. Le reste, je ne m’en souvenais plus trop, autant on en avait parlé, mais je pensais à autre chose à ce moment là, où alors je ne comprenais qu’un mot sur quatre. Force était d’avouer que je n’avais pas tenu tant de temps que ça, à vouloir m’opposer à nos différences de langue ; la barrière était trop forte pour pouvoir y faire face et peut être que c’était la maturité aussi qui avait fini par me faire changer, comme le reste. On avait besoin des autres pour vivre, comme j’avais besoin de mon père et de Delilah, et on évoluait tous ensemble dans cette immense sphère où je ne savais parfois plus où donner de la tête. Ca ne se passait pas toujours bien ; de toute façon, même avant, je n’avais pas trop eu le contact facile, parce que l’autre ne m’y avait jamais aidé et je voyais chaque individu comme un ennemi potentiel dont il fallait se méfier, parce que même derrière le plus charmant des sourires pouvait se cacher le plus horribles des visages. Après tout, je savais faire, user des différentes expressions que je connaissais pour obtenir gain de cause.

- Je n’ai pas envie d’aller voir la salle commune de Gryffondor, elle doit être trop pourrie, le narguai-je exprès, et c'est vrai qu’en y songeant, j’avais presque l’impression que mon corps entier se serait désintégré dans les seconde, si jamais je n’avais posé ne serait-ce qu’un seul orteil dans cet antre que je jugeais tout aussi mystérieuse que détestable.

Je n’insistais pas sur le reste ; j’avais conscience que c’était bien le genre de Sebastian de renvoyer l’ascenseur dès qu’on s’interrogeait d’un peu plus près sur un sujet sur lequel on manquait encore trop d’informations. Je trouvais cette loi de l’équilibre des balances stupides, comme si on devait toujours de comptes à quelqu’un, qui que ce soit et ce sentir redevable de quelqu’un, c’était comme d’avoir une enclume au talon qui ne se libérait que lorsqu’on était quitte avec la personne en question. Et c’était d’ailleurs bien pour ça, que depuis l’épisode du collier – que je portais tous les jours sans exception, je ne voyais pas pourquoi j’aurais dû le cacher alors qu’il me plaisait – j’avais tant tenu à faire ce dessin à Hansen. Pour que les choses soient claires. Et j’espérais pour lui qu’elles l’étaient.

Partager, ce n’était pas pareil. Partager n’incluait pas de limite, pas de règles, pas de conditionnement. Pourquoi est-ce que c’était à Sebastian que j’avais voulu faire découvrir cet endroit ? Sûrement dans une forme de pacte prouvant ma bonne foi, et aussi parce que comme ça, je pouvais faire un assez élégant pied de nez à ses copains, qui je le savais pas, j’étais assez maligne pour ça et mes oreilles traînaient suffisamment loin, qui ne se gênaient pas de marmonner dans mon dos, et me jaugeais du regard. En attendant, puisqu’ils n’étaient pas au courant de tout ça, et qu’ils ne risquaient pas de l’être, ils étaient impuissants pendant que je ne l’étais pas. J’avais une bonne longueur d’avance, et il allait leur falloir courir s’ils imaginaient pouvoir me rattraper !


- Je pense qu’on devrait aussi trouver un nom de code pour se référer à cet endroit, comme ça les gens ne seront jamais d’où on parle ! On peut appeler ça… Le château ?

- Nan mais arrête nan mais c’est super naze comme nom ça, dénigrai-je tout de suite son code, en relevant légèrement le menton puisque j’arrivai au bout de la cigarette. On était pas plus avancé parce que je ne proposais pas d’idée en retour, mais je réfléchissais. Nan, je sais pas, un machin comme Neverland, c’est un peu plus classe !

En réalité, c’était que mes références en la matière étaient bien pauvres donc ça réduisait un peu mon imagination de ce côté-là.  On avait pas beaucoup de livres avec Delilah, et celui là du même nom c’était l’un des rares qu’on avait lu, lu et relu. La couverture était franchement abîmée, cornée dans les coins, et les dessins à l’intérieur des pages jaunies, lorsqu’il y en avait avaient depuis très longtemps perdu de leur éclat.


- Pour le mot de passe, que penses-tu de… Kasansen ?

Je fis mine que je considérais la question, mais quand il l’avait proposé, j’avais trouvé la proposition excellente ; il m’avait fallu quelques secondes pour comprendre l’astuce, mais justement, elle était original, donc elle me plaisait.

- Oui, ça me plaît, personne aura le même ! Affirmai-je dans un sourire en coin, en ramenant un peu mes jambes en tailleur contre moi, parce qu’il commençait à faire un peu plus froid.

Je me sentais à des lieux du château, comme si personne ne nous attendait là bas, et pourtant si, il y avait Delilah, Alistair, Ana… Toutefois, l’ambiance de l’entrepôt m’avait faite basculer dans un autre univers. Est-ce que quelqu’un s’était aperçu de notre absence ? Je pensais de nouveau à notre course poursuite et j’espérais que personne n’irait vérifier jusque dans les dortoirs, parce qu’une retenue, moyen. Mais lorsqu’on était comme ça, rien ne présageait qu’on allait rentrer au château à la fin de la soirée, ni même qu’on était des écoliers qui étaient censés apprendre la magie. Loin de tout, c’était là que la liberté ouvrait ses portes. Et je ne me sentais vraiment bien et…
moi-même, que lorsque j’étais dans cet état d’esprit là.

- J’en avais déjà goûté ! S’exclama t-il après m’avoir prouvé qu’effectivement, ce n’était pas une chochotte. En tout cas, moi je voulais bien en reprendre et je pris la bouteille sitôt qu’il l’a déposa entre nous. C’était toujours excitant de faire quelque chose d’interdit, mais de le faire quand même, et d’en plus, ne pas se faire prendre. Parce qu’on allait pas se faire prendre. Un peu comme tout ce qu’on avait fait cette nuit. Finalement, j’allais peut être reconsidérer certaines choses à propos de Sebastian… Comme il restait un peu de liquide ambré sur mes lèvres humides, je passai ma langue dessus pour en récupérer les dernières gouttes, pendant qu’il continuait : Alors alors… Action. Allume une cigarette, et inspire… Et là, tu devras retenir jusqu’à que je dise stop !

Aussitôt dit, aussitôt fait, je ne me fis pas prier, pour, comme la fois précédente, allumer la cigarette et m’en tenir aux paris, parce que j’étais plus que déterminée à montrer que si je lui lançais des défis, j’étais tout aussi apte à relever les siens. Au début, ça alla tranquillement, mais très vite la donne changea, parce que c’était beaucoup moins facile que de retenir sa respiration dans des conditions que celles qui étaient imposées, et sous les rires de Hansen je lâchai de lourdes toux qui s’accentuèrent, parce qu’en plus de tout, elles m’empêchaient de respirer. Putain mais moi je faisais des choses drôles au moins ! Je le dévisageai un instant l’air mauvais ; je n’avais pas dit mon dernier mot.

- Mais comme t’as pas de parole, je savais bien qu’on pouvait pas vous faire confiance vous… !
Fis-je en parlant des Gryffondor, et je lui balançai le mégot d’une pichenette pour la peine. Son rire était communicatif, alors je finis par me laisser aller à la rigolade moi aussi ; normalement, j’aurais dû m’emporter, le planter là après lui avoir donné un coup de pied, et ensuite mieux préparer ma vengeance dans l’obscurité. Sauf que ce n’était pas la nouvelle moi, et puis, de plus en plus naturellement à présent, je me laissais aller et ne prenait plus la mouche à la moindre remarque, comme si c’était finalement possible de se mouler dans une autre manière d’agir.

Mais c’était trop facile, donc sans le prévenir de quoi que ce soit cette fois, je bondis vers l’avant, attrapai son cou tout en me mettant dans son dos pour le bloquer, mais en faisant attention quand même et comptant sur l’effet de surprise pour qu’il me laisse faire. De l’autre main j’appuyai sur son crâne avec les bosses de ma main en frottant le sommet sans me priver de rire et de me moquer, et comme on rigolait tous les deux, qu’on gigotait et tout ça, nous finîmes par basculer sur le côté et en voulant m’échapper à une éventuelle emprise qu’il pourrait avoir sur moi, je me cognais un peu et me retrouvai à moitié sur lui. Je me redressai légèrement, mais sans m’enlever complètement, pas trop agacée de cette position, parce que la bataille, ce n’était pas la première fois que je la faisais donc ça ne me faisait rien. Et avec Sebastian, ça ne me faisait…
plus rien, plus comme avant où je l’aurais lacéré de mes ongles par exemple. Je restais en suspension pour révéler ma supériorité, en haussant les sourcils pour signifier que je l’avais bien eu, et après ça, je replaçai une mèche derrière mon oreille qui m’empêchait de bien le voir, avant de m’enlever pour de bon en frottant mes mains l’une contre l’autre parce que la poussière et d’infimes petits cailloux qui s’étaient incrustés dedans.

- C’est mauvais de vouloir jouer avec plus fort que soi, lançai-je après avoir repris mon souffle.

Où est-ce qu’on devait en être déjà ?


- Bon, moi aussi je joue… Mais je commence avec Vérité, désolé !

Ma mine réjouie dû se transformer en une expression un peu blasée, parce que je sentis mes traits s’affaisser. En voilà un dont il fallait peu de choses pour calmer les ardeurs ! Je levai les yeux au ciel comme si je m’y étais parfaitement attendue, mais en vrai, j’essayais de trouver quelle question j’allais bien pouvoir lui poser… Qu’est-ce que j’avais envie de savoir… ?

- Ouais euh… mais je m’arrêtais. C’était tellement plus simple de trouver des gages !  En même temps, c’est de la triche puisque toi t’es le genre de mec qui a rien à cacher ! Non ou alors il allait falloir qu’il me dise, parce que je voyais pas là, comme ça. D’accord… C’est quoi ce qui te fait le plus honte ?

Après tout… Pourquoi pas ? Pour l’instant, ça ne m’apporterait rien puisqu’on était en de bons termes, à part de me foutre encore un peu de sa gueule, mais à part ça… Enfin. Ca pouvait toujours servir…


 

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Sebastian Hansen
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MessageSujet: Re: Only if for a Night [P.V]   Dim 25 Aoû - 13:55

- Je n’ai pas envie d’aller voir la salle commune de Gryffondor, elle doit être trop pourrie.

Je lui lançais un regard de dédain, souriant tout de même pour la forme. Les véritables disputes sur nos maisons étaient terminées, mais au fond, il y avait toujours une vieille rivalité sous-jacente, que nous le voulions ou non, car elle était extérieure à notre relation. Nos maisons ne s’entendaient pas, tout ça à cause d’une vieille histoire entre les fondateurs et peut-être… Parce que je trouvais que les élèves se ressemblaient un peu. Je confiais rarement cette pensée, mais pour moi, il y avait de l’ambition des deux côtés. Chez les Gryffondors cependant, c’était plus une question de gloire, de reconnaissance, tandis que les Serpentards voulaient plus de force et de pouvoir, de manière plus insidieuse. Mais au fond, n’est-ce pas un peu similaire, vouloir être en avant, au-dessus des autres ? Dans tous les cas, je ne me retrouvais ni dans l’une ni dans l’autre, et je me retrouvais toujours à me demander ce que je fichais chez les rouges et ors. Elisa m’en avait parlé, d’après elle, j’aurais dû finir à Poufsouffle, et j’étais plutôt d’accord. Mais le Choixpeau ne se trompait jamais, n’est-ce pas ?

- Excuse-moi, Mademoiselle « j’ai une salle commune toute verte sous un lac parce que je suis trop dark », me moquai-je gentiment – c’étaient une amie d’Elisa qui me l’avait décrite, et franchement, ça n’avait pas l’air très accueillant !

Mais bon, ce n’était pas la peine de nous engueuler sur les maisons, nous avions mieux à faire, puisque nous venions de trouver notre maison à nous… Ou du moins, notre semblant d’abri, car ma mère se serait arraché devant autant de saleté, même si perso, ça ne me dérangeait pas trop. Mais il nous fallait trouver un nom de code, et vu la tête de Daphne, celui que je proposais n’allait pas. Quoi, c’était pas bien, le château ? D’accord, ça ressemblait au château de Poudlard, mais ça serait le nôtre à nous, donc je trouvais ça plutôt pas mal. Mais bon, Mademoiselle Kasperek émettait une objection, et quand ça arrivait, autant dire qu’on avait plus trop le choix...


- Nan mais arrête nan mais c’est super naze comme nom ça. Nan, je sais pas, un machin comme Neverland, c’est un peu plus classe !

J’hochais la tête lentement. Il me semblait avoir déjà entendu ce mot quelque part, dans un film me semblait-il, et je devinais que Daphne puisait son inspiration de là. Elle avait cette faculté de prendre un peu de chaque chose qu’elle trouvait cool, pour créer sa propre personnalité. Je l’avais remarqué lorsqu’elle traînait avec ses amis de Serpentard, ou visiblement ses nouvelles fréquentations de Londres. Il y avait du bon comme du mauvais dans cette attitude parce que parfois, j’avais l’impression qu’elle se donnait un peu un genre au final. La preuve, c’est que je l’avais vu différente de nombreuses fois, mais je crois qu’au fond, elle était comme un peu tout le monde : elle ne se dévoilait pas facilement, et surtout pas lorsqu’il s’agissait de ses faiblesses. Pouvais-je vraiment lui reprocher ? J’étais ainsi aussi, à ma manière.

- Ok, ça me va ! Dis-je en souriant, et en tendant ma main pour qu’elle tape dedans.

Voilà ça au moins, on était d’accord sur un point !


- Oui, ça me plaît, personne aura le même ! Répondit-elle lorsque j’évoquais notre mot de passe.

J’étais fier de moi, et je répondis avec un petit sourire. C’était étrange de mêler nos noms ainsi, mais j’aimais bien le résultat, et c’était sûr, comme Daphne le disait, qu’il serait unique. Une drôle de pensée naquit en moi : peut-être que nous étions un peu unique, nous aussi ? Même si nous étions compliqués, que nous aimions un peu trop nous chercher et nous blesser, c’était notre relation à nous, et elle n’avait pas d’égale. Je ne connaissais personne qui avait la même, d’ailleurs. C’était à double tranchant donc, puisque je n’avais aucun modèle, et j’avais la constante impression d’avancer à l’aveuglette. C’était un peu quitte ou double avec la Serpentarde, mais pour le moment, les choses semblaient aller carrément mieux, et je n’avais plus qu’à espérer que ça continue !

Comme j’étais un peu plus en confiance, je n’hésitais pas à pousser le jeu un peu plus loin lorsqu’elle accepta mon défi. Avant, je n’aurais jamais osé la provoquer, mais maintenant, les choses étaient différentes, et c’était ainsi que nous fonctionnions. Elle pouvait dire ce qu’elle voulait, Daphne aimait l’aventure, et sur tous les plans. Je la regardais donc tirer sur sa cigarette avec un grand sourire, fière d’elle, et j’en eus un moi aussi : elle n’était pas tirée d’affaire ! Elle tenue plus longtemps que je ne l’aurais cru, ne voulant visiblement pas perdre. J’aimais ça chez elle, sa ténacité, mais pour le coup, elle me fit bien rire. Elle finit inévitablement par tousser, et je ne pouvais pas m’arrêter de rire.


- Mais comme t’as pas de parole, je savais bien qu’on pouvait pas vous faire confiance vous… !

Sa réaction me fit encore plus rire, et la manière dont elle m’envoya son mégot ne m’aida pas à me calmer – en fait, elle était mignonne quand elle était bougonne ! Elle se laissa aller finalement elle aussi, vu qu’au final il n’y avait rien de grave, et je me sentais tout léger de rire avec elle. Finalement, parfois, elle pouvait être innofensive…

Ah, c’était crier victoire trop vite ! Je manquai de m’étouffer lorsqu’elle se jeta sur moi pour me frotter le sommet du crâne, accrochée à mon dos. Je tentais de me débattre, mais je ris encore plus, et il fallait dire qu’elle savait garder une prise ! Mes mains cherchaient ses côtes pour appuyer dessus et la faire rire, je ne savais pas si ça marchait vraiment, puisque nous étions tous les deux déjà en train de rire. Je fis un mouvement plus brusque, et nous finîmes par basculer, mais cela ne me permit pas de me dégager, bien au contraire. Appuyée contre moi, Daphne finit par se relever, le visage en hauteur vis-à-vis du mien. Elle souriait, très contente d’elle. Moi, je faisais un peu moins le malin, notre proximité me mettant étrangement mal à l’aise. Ce n’était rien, me rassurai-je, mais je ne fus plus calme lorsqu’elle s’écarta finalement, et je me redressai, reprenant mon souffle et riant encore un peu – comme pour masquer mon trouble.


- C’est mauvais de vouloir jouer avec plus fort que soi.

J’haussais les épaules, lui tirant la langue – elle ne s’arrêtait vraiment jamais ! Bon, ça ne servait à rien d’argumenter, et je préférais changer de sujet, pour calmer un peu notre bataille précédente. Et puis, c’était à mon tour de jouer, et j’allais lui prouver qu’au fond, j’étais bon joueur… Mais je n’aimais pas trop me mettre en danger !

- Ouais euh… En même temps, c’est de la triche puisque toi t’es le genre de mec qui a rien à cacher ! D’accord… C’est quoi ce qui te fait le plus honte ?

J’eus un petit rire jaune – rien à cacher ? Oh, c’est sûr qu’à côté d’elle et son regard mystérieux, je devais bien ressembler à un gros nounours tout gentil. J’eus une pensée instantanée envers Tom. Non seulement mon petit frère était mon plus gros secret, mais c’était aussi ce dont j’avais le plus honte. Je me sentais responsable de cette stupide dispute qui l’avait fait courir sur la route, et la voiture, il ne l’avait pas vu sûrement parce qu’il pensait à toutes les horreurs que je lui balançais. Je ne me souvenais presque pas de la raison de notre engueulade, mais je savais qu’elle ne valait en rien les conséquences qu’il y avait eu par la suite. Malgré toute ma bonne humeur, je me sentis tout à coup amer, et je tentais de sourire pour cacher le tout. Je ne voulais surtout pas que Daphne remarque quelque chose, ni cacher ce moment que nous partagions. Je devais laisser Tom là où il était, dans son lit d’hôpital et… Et peut-être que ça aussi j’en avais honte, salir sa mémoire, mais je n’avais pas d’autres solutions si je voulais être un peu en paix… Avec les autres, mais surtout avec moi.

- Être ami avec toi, voyons ! M’exclamai-je en riant, avant de me reprendre. Non, sérieusement… Je pense le fait de mentir aux personnes que j’aime, expliquai-je, le plus sincèrement possible.

Je ne voulais surtout pas détailler, et je m’étonnais moi-même de l’honnêteté dont je venais de faire preuve. Bien sûr, Daphne ne pouvait pas tout comprendre mais bon…


- Bon, je veux bien un gage si tu acceptes de répondre aussi à une vérité ! Toi, si tu pouvais changer une chose dans ta vie, ça serait quoi ?

J’avais posé ma question prudemment. Je n’étais pas sûr d’avoir le droit d’être aussi curieux, mais j’attendais patiemment de voir si Daphne se révélerait aussi honnête que j’avais essayé de l’être.


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Daphne Kasperek
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MessageSujet: Re: Only if for a Night [P.V]   Mar 3 Sep - 16:37

J’aimais cette excitation de partager quelque chose à deux, mais que justement, dans l’idée du secret, et bien il n’y avait qu’un cercle très fermé de personne qui était au courant et qu’il fallait qu’un certain climat de confiance règne pour faire ça. Donc, ça voulait dire que je faisais confiance à Sebastian ; enfin confiance pour garder ça pour lui comme on venait de le décréter. Même si je disais normalement tout à Delilah, dès que mes pensées allèrent vers elle parce que je pensais souvent à ma petite sœur, encore plus quand j’étais pas avec elle, tout de suite, je me dis que ça, je n’allais pas le lui dire, pas parce que j’avais peur qu’elle le répète ou quoi mais… C’était drôle d’en arriver là, mais je ressentais pas le besoin de l’inclure là dedans. C’était Sebastian  et moi sur ce coup, et maintenant qu’on avait trouvé un terrain d’entente entre le nom et le mot de passe, c’était comme d’ancrer notre marque au fer rouge, et le Gryffondor avait intérêt à s’en montrer aussi digne que j’allais le faire.

J’avais fait genre que c’était pas fait exprès et tout et tout mais en me réinstallant à ma place après notre bataille, j’avais fait clignoter dans la nuit les teintes brillantes et argentées du bracelet dérobé par les bons soins d’Alistair et son crapaud Adam, et qui me l’avait offert ensuite, de telle sorte à ce que Sebastian puisse avoir une vue directe dessus et ne le loupe pas. J’avais très envie qu’il me pose la question de comment j’avais eu ce bracelet et pour lui expliquer et m’en vanter un peu aussi, comme ça, j’allais lui montrer que je pouvais également être importante pour d’autres personnes et que tout le monde avait envie de redoubler d’efforts pour moi. Il n’y avait pas que Hansen pour m’offrir des bijoux et lorsque Alistair avait fait passer le dernier à mon poignet et que le contact froid m’avait légèrement faite frémir, j’avais ressenti le besoin d’avoir de nouvelles parures à exhiber afin de briller de toutes part. J’espérais que Alistair l’avait compris et que prochainement, il ferait un autre cadeau de ce genre.

En attendant, je voulais savoir… Quelles étaient les vérités cachées de Sebastian Hansen ?
- Être ami avec toi, voyons ! Non, sérieusement… Je pense le fait de mentir aux personnes que j’aime.
J’ignorais son humour vaseux en levant les yeux au ciel. C’était lui qui me faisait honte oui seulement il refusait de l’admettre c’était là qu’elle était toute la différence !!! Je laissais planer un drôle de silence à la suite de cette révélation, comme s’il y avait quelque derrière que j’ignorais et qui était l’ombre des paroles de Sebastian.

- Ben pourquoi tu le fais alors ?
Ca faisait deux questions pour moi, oui oui, mais il était pas interdit d’inventer les règles à sa façon si on en avait envie ! T’as qu’à arrêter et puis voilà ! Pour ponctuer mes paroles, je fis claquer entre eux mon pouce et mon majeur. Une fois que c’est dit, c’est dit, donc si parfois ça fait mal, après c’est plus ton problème.

Je haussai légèrement les épaules. C’était un point de vu, et connaissant un peu l’animal en face pour l’avoir testé, c’était pas sûr et certain qu’il soit du même avis que moi, mais bon, après tout, c’était pas non plus ce que je venais de faire moi aussi, dire ce que je pensais et donc la vérité par la même occasion ?
- Bon, je veux bien un gage si tu acceptes de répondre aussi à une vérité ! Continua t-il en me refourguant le bébé. Pas sympa ! Toi, si tu pouvais changer une chose dans ta vie, ça serait quoi ?
Je le fixai intensément pendant plusieurs secondes avant de laisser mes yeux se baisser vers ma bouteille et en prendre de nouvelles gorgées, comme pour m’aider à avaler tout ce qui me submergeait tout à coup ; mais je m’étais promis de ne plus faire ça, de ne plus m’emporter, et d’arrêter de montrer ainsi à Hansen qu’il y avait une sensibilité et une colère à laquelle je ne pouvais pas résister lorsqu’on abordait ces sujets, par des chemins aussi détournés soient-ils que celui-ci. La réponse était unique et évidente : l’autre, il n’y avait que l’autre à changer pour que tout soit parfait, quitte à disparaitre et à ne pas exister, parce que sans l’autre ça voulait dire pas de Delilah et pas de Daphne non plus, mais à quoi bon être ici quand on savait toutes les douleurs que ça avait impliqué ? Je faisais semblant de réfléchir pour le faire chier, mais en fait, l’air de rien je réfléchissais vraiment, parce que pour une fois, je voulais être honnête, parce que je sentais cette soirée un peu spéciale, mais de l’autre, je refusais d’avouer la plus profonde trame de notre histoire. Une réponse allait entraîner d’autres questions et… putain je voulais pas, elle faisait plus partie de nos vies depuis des années, alors pourquoi même encore ce soir, elle parvenait à s’y infiltrer ?!

- Le mensonge, tranchai-je abruptement et un peu plus sèchement que je l’avais voulu. Merde, c’était précisément ce que j’avais essayé de masquer et c’était ce qui finalement ressortait le plus… En relevant la tête pour croiser son regard, je le défiai, c’est vrai, rajoutai-je avant qu’il puisse dire lui-même quoi que ce soit, parce qu’il devait penser que je m’étais pas trop foulée avec cette réponse parce que je prenais le contre pied de la sienne et que je me foutais de sa gueule, alors que pas du tout, autant, il ne se rendait pas compte, mais c’était sans doute la première fois que j’étais autant sincère avec lui.

Les Kasperek et leur histoire s’étaient construits sur un mensonge, un bon gros et bien gras mensonge joliment organisé par le chef d’orchestre. Le bonheur apparent, avec une famille tout ce qu’il y a de plus banal, mais lorsqu’on soulevait le voile qui masquait les fenêtres de notre maison… La vérité qui avait fini par faire exploser les carreaux n’avaient jamais été un soulagement mais n’avait fait que révéler au grand jour la rancune et l’amertume. C’était l’irréparable qui s’était produit. On ne pourrait jamais plus rien y faire.

Comme j’avais fait échos à la réponse de Sebastian, je me rendis compte que j’avais peut être pris tout ça un peu trop personnellement, et il allait capter qu’il y avait anguille sous roche dans pas longtemps, mais au moins il ne pourrait pas me reprocher de lui avoir dit ce que je pensais, parce que dans le genre on était un peu les champions pour tourner autour du pot, sans jamais aller droit au but. En ce qui me concernait, c’était sûrement parce que je le laissais pas approcher, mais, comme je l’avais dit, j’avais mes raisons à ça.

- Bon alors ton gage, repris-je comme si de rien était, à présent que cet étrange moment était passé. Tu vas souffrir, je compte pas te faciliter la tâche, ricanai-je dans un petit haussement de sourcil dû à l’éclat de rire que j’avais lâché. Je savais pas trop quoi faire, qu’est-ce qui pouvait être bien qui mettrait Hansen dans une situation un peu inconfortable hum…

Non mais comment est-ce que je n’y avais pas pensé tout de suite ? Ça me frappa tellement comme une évidence, que sur le coup, j’hésitais, mais pfff, après tout, les conséquences de ce que ça pouvait engendrer par la suite, c’était pas mon problème…

- Tu vas devoir embrasser une fille. N’importe laquelle. Ca avait besoin de précisions tout ça, je savais déjà vers qui ses pensées s’étaient tournées… N’importe laquelle sauf ta meuf ! T’as pas de date limite pour le faire, mais repousse pas trop, sinon t’aura un autre gage, et lui il sera encore pire… J’eus un sourire en coin, super satisfaite de ce que je venais de lâcher comme bombe. Ah et puis ouais me faut des preuves parce que je te le dis tout de suite, tu pourras dire ce que tu veux, je te croirai pas sur parole !

C’était moi où il avait l’air dubitatif ? Non mais quelle mauviette !!!

- C’est bon, elle en saura rien ta copine, ce sera un autre de nos secrets si tu veux, et je dirais rien. C’est pour rire de toute façon tu crois franchement que même si elle le sait elle le prendra mal ? Si c’est le cas, faudra qu’elle se détende un peu et puis voilà, elle avait pas qu’à te laisser sortir ce soir… conclus-je mine de rien, encore plus contente au fond, parce que j’en étais pas sûre à cent pour cent, mais à mon avis elle était pas au courant de cette petite escapade nocturne…

Un point pour moi.

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I READ SOMEWHERE HOW IMPORTANT IT IS IN
LIFE NOT NECESSARILY TO BE STRONG BUT TO FEEL STRONG.



"I wanna break the spell"



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Sebastian Hansen
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Particularités: I'm a dinosaur, Rawwwr. *tente d'avoir l'air effrayant*
Ami(e)s: Plutôt des filles. Bien que je ne sois pas encore sûr que Tess puisse techniquement être considérée comme une, vu qu'elle a probablement plus de co... Enfin, bon.
Âme soeur: Désolé Etienne, les lèvres de Casey sont quand même plus douces.

MessageSujet: Re: Only if for a Night [P.V]   Sam 7 Sep - 15:00

Les confessions, avec Daphne, c’était pas trop notre genre. A vrai dire, j’avais l’impression que ni elle ni moi ne voulions réellement montrer qui nous étions. La différence, c’est que j’avais le triste sentiment qu’elle était encore plus secrète que moi, puisque j’avais des amis assez proches à qui me confier. Ce n’était pas toujours évident, puisque j’étais plutôt discret, mais j’étais capable d’assumer mes positions et mes choix avec des personnes dont j’étais vraiment proche, même si je restais le roi des diplomates – faire des concessions, c’était un peu ma spécialité. Mais quand je voyais que Daphne n’avait personne, à part Delilah… Je veux dire, personne, bien sûr que non, elle avait des amis, sa petite bande de Serpentard, mais ce n’était pas des gens en qui on pouvait avoir confiance et elle-même le savait. Elle semblait si forte en apparence, à toujours se comporter comme une fille indépendante et un peu sauvage, alors qu’au fond, je voyais bien qu’il y avait quelque chose sous le masque. Je ne disais pas qu’elle n’était pas courageuse, ou forte, mais tout le monde avait en soi une part d’ombre et de lumière, et j’étais toujours frustré de voir que Daphne refusait de montrer la vérité, entière, aux autres – à moi, en fait. Elle avait joué la fille méchante longtemps, maintenant elle se laissait aller, sans admettre ses fragilités… A la fois, j’étais dépité, à la fois, je ne faisais pas forcément mieux au final. En tout cas, avec elle, j’étais toujours un peu sur mes gardes.

Mais au final, je me demandais si elle n’avait pas vu de moi plus que je ne voulais bien montrer à quiconque. Je n’avais pas oublié ma soudaine violence dans la tour d’Astronomie, ou encore cette adrénaline quand je m’étais jeté entre la Serpentarde et l’araignée géante. Parfois, j’avais l’impression qu’en agissant aussi spontanément, aussi… C’était simplement fou, je ne voyais pas d’autres adjectifs, en agissant ainsi que je me sentais vrai, d’une certaine manière. Je vivais tellement pleinement le moment qu’il en devenait inoubliable, et je ne me sentais plus comme ce petit Seb en retrait qui, sagement, coordonnait les vies de tout le monde. Je me sentais vivre ma propre vie, et c’était étrange, un peu effrayant, mais tellement grisant. En ce moment-même, être ici, avec Daphne, ça avait quelque chose de tellement nouveau, je n’avais plus de repères, et ça me donnait l’impression que je pouvais agir comme je le souhaitais, en conséquence. Je savais que ces instants étaient éphémères, mais je les appréciais pleinement malgré tout.


- Ben pourquoi tu le fais alors ? T’as qu’à arrêter et puis voilà ! Une fois que c’est dit, c’est dit, donc si parfois ça fait mal, après c’est plus ton problème.

Je regardai Daphne qui répondait avec assurance à ce que je venais de dire. Arrêter de mentir, ça aurait été si simple. Mais nous le faisions tous, je baignais dedans depuis toujours. Ma mère prenait des somnifères pour dormir parce qu’elle était trop stressée, mais ce n’était que des médicaments pour la détendre. Elisa sentait la cigarette, mais c’était ses amis qui fumaient, pas elle. Matthew jouait trop aux jeux vidéo, mais il ne fuyait pas la réalité, il aimait simplement bien sa console. Tom n’avait pas eu un accident si grave, il pouvait peut-être s’en remettre… Nous nous accrochions tous, faiblement, à ce que nous avions, nous mettions tous la tête dans le sable. Moi, ça me fatiguait, parce que moins on était honnêtes, plus il y avait des conflits sous-jacents et c’était toujours moi qui devait les gérer, et c’était fatiguant. Alors peut-être que mentir résolvait tout, atténuait, je ne sais pas, mais j’étais passé maître dans l’air du déguisement lorsqu’il ne fallait pas trop faire de peine à ma mère, par exemple. Et petit à petit, je faisais pareil avec mes amis, j’occultais mes problèmes pour ne pas en créer d’autres… Et je n’aimais pas, ça.

- Le mensonge. J’haussai un sourcil. Elle avait répondu d’une voix si amère, si froide, que sans savoir même de quel mensonge elle parlait, je compris qu’il ne devait pas être amusant. A la fois, c’était une réponse vaste, mais elle ne me donna pas l’occasion d’argumenter. C’est vrai.

J’hochai lentement la tête, pour approuver ce qu’elle disait. Je sentais qu’elle ne m’avait pas menti, et qu’elle dévoilait vraiment quelque chose… Et à la fois, je ne pouvais pas la questionner. Je le savais. Il y avait cette barrière, ce halo dont elle s’entourait qui me laissait immobile, dans l’impossibilité de lui en demander plus. Je savais qu’elle se brusquerait, elle l’avait déjà fait. Pourtant, je ne voulais que l’aider… Mais je ne savais pas comment faire. Je crois qu’il fallait qu’elle voit que l’on pouvait me faire confiance, alors à chaque confidence, je souriais doucement, je n’ajoutais rien, mais je notais tout en moi. J’espérais qu’un jour, tout prenne son sens, que la pièce finale du puzzle s’emboîte, mais… Combien de temps devrais-je attendre ? La vérité, c’est que quand je pensais aux cicatrices sur le dos de Daphne, je me demandais s’il y en avait des nouvelles, et s’il y en avait, est-ce qu’elle en parlait à quelqu’un, est-ce que…

Est-ce qu’on la protégeait ?


- Bon alors ton gage. Je sursautai. Comme toujours, nous balancions entre le sérieux et le rire, et jamais nous n’allions trop loin dans les discussions. Tu vas souffrir, je compte pas te faciliter la tâche.
- Comme s’il t’arrivait de me la faciliter,
objectai-je en souriant.

Enfin, je faisais le malin, mais je sentais bien que j’allais bientôt moins rire. Qu’est-ce qui m’attendait…


- Tu vas devoir embrasser une fille. N’importe laquelle.
- Ben, Case…
- N’importe laquelle sauf ta meuf !


Ah d’accord. Ah d’accoooooooord…

- T’as pas de date limite pour le faire, mais repousse pas trop, sinon t’aura un autre gage, et lui il sera encore pire… Ah et puis ouais me faut des preuves parce que je te le dis tout de suite, tu pourras dire ce que tu veux, je te croirai pas sur parole !
- Mais…

- C’est bon, elle en saura rien ta copine, ce sera un autre de nos secrets si tu veux, et je dirais rien. C’est pour rire de toute façon tu crois franchement que même si elle le sait elle le prendra mal ? Si c’est le cas, faudra qu’elle se détende un peu et puis voilà, elle avait pas qu’à te laisser sortir ce soir…


Hum, techniquement, Casey savait que je voyais Daphne, mais elle ne savait pas réellement… Ce que… J’avais ressenti pour Daphne, même si c’était du passé, je n’avais pas envie de faire d’histoire et je préférais ne rien dire. Bien sûr, que j’avais honte de lui mentir. Et ce gag que la Serpentarde m’ajoutait, ça ne me plaisait pas trop, parce que je ne voulais pas trahir Casey, avec qui j’étais si bien. Je tentais d’écouter ce que disait Daphne, oui ce n’était qu’un jeu, mais je n’aimais pas le côté secret de la chose, c’était encore plus malsain, et à la fois… Je ne pouvais pas refuser ce gag, je le savais. Je passais mentalement en revue mes amies, songeant peut-être qu’Aria ou Tess accepteraient de ?... De quoi ? De m’embrasser devant Daphne ? Je voyais déjà le regard blasé de la Serdaigle, et le coup de poing de la Gryffondor. Non, c’était une mauvaise idée, sérieusement. Bon…

- Ok, ça marche, répondis-je.

Je ne savais pas trop si j’étais en train de mentir, j’espérais secrètement que Daphne oublie le pari entre temps, mais je n’y croyais pas d’autres. Bon, elle me donnerait un autre gag ? Je fermais les yeux, me voyant déjà provoquer Woodley en duel. J’étais pas dans la merde.

Je bus à nouveau de ma bierraubeurre, défiant Daphne du regard. Au fond, je sentais mon sourire un peu dépité, parce qu’à chaque fois, j’avais l’impression de l’approcher un peu plus, et on finissait toujours par s’écarter, comme des aimants qui s’opposent.


- Tu crois qu’un jour, on arrêtera de se mentir ?

Je savais la réponse à cette question, et je ne l’attendis même pas. Je finissais ma chope, et demandai à Daphne de réessayer une cigarette, comme si de rien n’était. Au final, n’était-ce pas ce que nous faisions toujours ? Agir comme si de rien n’était.


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