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Only miss the sun when it starts to snow {PV}

 
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 Only miss the sun when it starts to snow {PV}

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Hadrian T. Easter
Élève de 6ème année



Masculin
Nombre de messages : 1122
Localisation : La même que celle de mon caleçon.
Date d'inscription : 05/03/2009

Feuille de personnage
Particularités: Je sais lire et écrire. AMAZING !
Ami(e)s: Mes calebuts.
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MessageSujet: Only miss the sun when it starts to snow {PV}   Ven 7 Juin - 14:02

Aaaaah les vacances ! ENFIN ! Je les attendais depuis tellement longtemps celles-là que je ne m'étais pas fait prier pour les accueillir à bras ouvert à la fin du cours de Woodley. Non mais oh. J'avais l'impression de finir l'année sur les rotules et que celles-ci étaient bien bien usées, limite on voyait mon os. Enfin bref, ma malle était déjà aux trois quarts faite quand je remontais dans mon dortoir pour finir de tout ranger. Bah ouais, je l'avais commencée la veille parce que je faisais décidément bien trop iech pour ne pas la faire et même si cela ne changerait nothing au fait que le Poudlard Express partirait plus tôt, moi ça me faisait sentir plus tôt en holidays et ça, me gusta.

Quand Lilian et mois arrivions à la gare, nos parents ainsi que notre grooos chien nous attendait gentiment sur le quai de la gare. On ne partait pas tout de suite pour les States, on attendait au moins mi-juillet parce que mes parents avaient encore pas mal de taff. Enfin bon, moi, ça ne me dérangeait pas plus que ça parce que si je pouvais passer la moitié de mes journées à pioncer, m'occuper avec Yankee dans le lac, faire de la muscu et du Quidditch avec Lilian ou voir mes potes, ça me convenait perfectly. Bon after, j'irais sûrement aussi faire un peu de shopping à Londres, peut-être plus en ce qui concernait les fournitures scolaires parce que je savais très bien que je me fournirais plus qu'assez aux Etats-Unis. Enfin, si Daddy ou Mummy me proposait, j'allais pas dire non hein !

Enfiiiiin BREF ! Pour une fois il faisait beau dès le begining du summer, ce qui faisait beaucoup de bien. Non parce que le pauvre temps pourri écossais, j'avais donné merci. Il avait tellement plu et fait gris que j'aurais été ridicule si on arrivait maintenant aux Etats-Unis, peut-être pas à New York, at worst, je me fondais dans la masse des centaines de touristes mais bon, à Chatham j'aurais eu l'air d'un cachet d'aspirine, quand bien même j'avais la peau plus matte que ma sœur.

Bref. Bon en fait, c'était plutôt nice au début de faire bronzette dans le garden etc mais à la longue, je commençais à un peu m'ennuyer. Lilian avait pourtant essayé de me donner des cours sur sa jument sauf qu'il était hors de question que je monte sur cette bestiole qui n'attendait que le bon moment pour me foutre par terre et me déchiqueter le ass. Non merci ! Il pouvait encore servir. Et oui, j'avais foi dans le potentiel de mon postérieur. Donc autant le préserver. Du coup, un beau jour d'été où je me faisais royalement chier (oooh, la jolie rime digne de Baudelaire), je décidais d'emmener mon chien promener dans Hyde Park, jour où mon ex petite amie j'avais un jour rencontré. Oui bah maintenant que j'étais lancé, j'allais pas m'arrêter.

Ah Ruby ! Notre rupture remontait à six mois maintenant mais autant vous dire que tout n'avait pas été rose. On avait même eu une rupture difficile parce que le fait qu'elle cherche constamment à être la petite Miss Parfaite avait commencé à m'agacer, enfin plutôt m'inquiéter parce qu'elle n'avait pas du tout besoin de faire tout ça puisqu'à mes yeux elle était déjà parfaite. Au début, elle avait développé des espèces de petits tics, des petites manies mais qui n'avaient rien de dérangeant, bien au contraire, je me souviens en avoir trouvé certaines plutôt rigolotes. Mais ces manies s'étaient assez rapidement transformées en tocs ou presque, ce qui avait arrêté de me faire rire. Nous en parlions rarement et cela devenait de plus en plus récurrent et si au départ j'arrivais à en faire abstraction, ils devenaient de plus en plus présents à tel point que j'avais l'impression qu'ils me suivaient même quand Ruby n'était plus avec moi. Pour notre bien, j'avais préféré rompre parce qu'elle commençait sérieusement à m'inquiéter.

Enfin, me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : moi aussi j'ai souffert de notre rupture faut pas croire. Les jours suivants, je n'ai quasiment jamais vu Ruby et d'après ce que j'entendais, elle n'allait vraiment pas bien et séchait bien les cours. Bon ce qui s'est passé après, j'avoue ne pas avoir été attentif. Malgré mon mal-être, mes potes avaient absolument tenu à ce que je passe la soirée du samedi avec eux et des nanas « trop boooonnes » et une d'entre elles avait pas arrêté de me coller toute la soirée tant et si bien que même après, elle continuait et on avait fini par se faire choper par un journaliste du Daily qui avait crié haut et fort ma nouvelle relation. Qui n'en était pas une ! Cette fille était tout ce que je détestais et était très loin de Ruby avec qui j'avais développé une très forte complicité. Puis même, physiquement, elle ne lui arrivait pas à la cheville. Et si Ruby avait lu le journal, à mon avis cela n'avait pas dû lui plaire du tout et on m'a dit qu'elle allait encore plus mal après. Certains me disaient qu'ils l'avaient vue arriver complètement défoncée, sur-shoutée à certains cours.

Malgré moi, je n'avais pu m'empêcher de me sentir extrêmement coupable mais connaissant la meilleure amie de Ruby qui était dans ma maison et qui me regardait over méga trop mal depuis que j'avais rompu, je n'avais pas osé approcher Ruby, de peur de me prendre Hiroshima en pleine tronche. Alors je l'avais évitée, et vraiment, ça m'avait presque arraché le cœur de ne pas pouvoir aller la voir pour prendre de ses nouvelles mais d'un côté, je pensais qu'aller la voir ne serait pas forcément une bonne chose pour elle.

Toutefois, j'avais récemment appris qu'elle sortait avec un mec plus âgé qu'elle, qui d'après mes sources taffait à Pré-au-Lard mais personne ne savait qui c'était. Cela m'avait fortement déplu et je m'étais découvert une jalousie que je ne soupçonnais pas. Oui, j'étais jaloux que Ruby soit de nouveau heureuse en ménage et pas moi. Et surtout qu'elle le soit avec un autre mec que moi.

Je ruminais ma jalousie tout en promenant Yankee sous le soleil de Hyde Park, jouant à hide and seek avec les grands arbres qui amenaient un peu d'ombre bienvenue. Evidemment tous mes souvenirs de ma première rencontre avec Ruby me sautaient à la face, avec toute la douleur qu'ils transportaient. Pour ne pas que les gens puissent deviner mon mal-être, je remontais mes larges lunettes de soleil sur mes yeux et relevais la tête. Bien que certaines filles me lançaient de petits regards ou sourires aguicheurs, je ne leur répondais pas, j'avais pas envie.

Puis, là encore je dus louper un épisode dans la tête de Yankee. Je ne sais pas trop ce qu'il se passa dans son petit cerveau de colley complètement barré mais encore une fois, il tira sur sa laisse et me tracta aisément dans sa course étant donné que je ne su opposer aucune résistance dès le début. J'avais beau l'engueuler, lui dire de s'arrêter immediatly, jurer en bonne et due forme, rien ne l'arrêtait dans sa course folle. Puis, d'un coup brusque, il se stoppa net et se mit à aboyer de joie et sauter sur ses deux pattes arrière. OKAY ! Je me redressais, relevais mes lunettes sur le haut de mon crâne et levais les yeux vers la personnes qui déclenchait l'engouement de Yankee.

Evidemment. Ça ne pouvait pas être quelqu'un d'autre ! Ruby Standiford était tranquillement assise sur un banc, elle n'avait rien demandé à personne et Yankee lui dédiait une magnifique danse de la joie. Je ne savais pas trop comment réagir ; j'étais à la fois content de la voir parce que visiblement elle allait bien mais en même temps, la revoir en sachant qu'elle était en couple et en me rappelant comment on s'était royalement ignorés me laissait prévoir de mauvais présages et une rencontre complètement différente de la première, en ce même endroit. Bon allez Hadrian, tu portes tes balls ou quoi ?


- Ahem … Salut. Ouais j'étais pas très à l'aise mais bon, Ruby exerçait toujours sur moi son charme et je ne pouvais pas résister. Désolé pour Yankee, mais tu lui as pas mal manqué.

A moi aussi d'ailleurs. D'une main sur le museau et un petit coup sur la laisse, je tirais mon chien vers moi pour le faire asseoir à mes pieds mais sa queue touffue (aucun mauvais jeu de mot, please je vaux mieux que ça!) qui battait le sol manifestait clairement sa joie de retrouver Ruby avec qui il avait souvent joué au bord de la piscine ou de la mer.

- C'est pas la première fois que je te rencontre ici, tu te promènes ?

Bien sûr que oui elle se promène andouille ! Oh Gosh, j'avais vraiment du mal à croire ce qui était en train de se passer et je n'avais aucune idea comment cela allait se dérouler.

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Ruby Standiford-Wayland
Apprentie à Sainte Mangouste



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Particularités: « and from the rain comes a river running wild that will create an empire for you. »
Ami(e)s: Lizlor; « Maybe home is nothing but two arms holding you tight when you’re at your worst. »
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MessageSujet: Re: Only miss the sun when it starts to snow {PV}   Mer 12 Juin - 0:31



« Light me up a cigarette
And put it in my mouth
You're the only one that wants me around
and I can think of a Thousand reasons why...
I don't believe in you
I don't believe in you and I

[...]

I don't believe in you
I don't believe in you...
I am not yours anymore
I am not yours anymore. »



Hyde Park avait toujours une symbolique particulière, depuis avril de l’année dernière. Je me souvenais encore clairement de la douleur causée par le ballon qui avait percuté l’arrière de mon crâne, la fraicheur de la langue de Yankee contre ma joue, le frisson face au sourire d’Hadrian, les battements de mon cœur lorsqu’il m’avait charmé à coup de compliments… C’était encore un souvenir un peu doux, cotonneux, et je n’avais rien oublié, probablement car c’était la première fois qu’un garçon me faisait autant d’effet. Les choses avaient bien évolué depuis, certes, mais je n’étais pas du genre à jeter aux oubliettes les moments agréables sous prétexte que la suite s’était révélée plus ardue. Maintenant, à chaque fois que je revenais ici, j’éprouvais une certaine… Ce n’était peut-être pas de la nostalgie, car je ne pouvais pas dire que ma relation avec Hadrian me manquait, mais c’était juste étrange. J’avais toujours aimé ce parc, et maintenant il était empreint de quelque chose de différent, de ce que j’aurais pu appeler mon premier amour, et ce n’était pas quelque chose sur lequel je voulais faire une croix. Oublier les moments douloureux était une chose. Maintenant que j’étais quasiment en paix avec cette histoire, je n’avais aucun problème à revenir ici et à me rappeler de cet après-midi si particulier. Désormais, j’étais avec Ewan, j’étais amoureuse de lui comme je n’avais jamais aimé personne, et je ne regrettais en rien ma relation avec Hadrian – ou presque. Si elle n’était pas arrivée, je n’aurais jamais rencontré Ewan. Je ne croyais pas au destin, au contraire ; tout était dû au hasard, à une série de causes et de conséquences. Ma rupture avec le Gryffondor avait amené peut-être l’une des périodes les plus noires que j’avais traversé, mais elle m’avait conduite jusqu’à la tête de Sanglier, jusqu’à quelqu’un d’autre, quelqu’un que j’aimais aujourd’hui. Peut-être devais-je être reconnaissante envers mon ancien petit-ami, car d’une certaine manière il m’avait prouvé qu’agir en Miss Parfaite n’était pas une solution ? Ou peut-être n’était-il pas fait pour moi, au final ? Je ne voulais pas reécrire l’histoire. Je savais juste que si l’occasion se représentait, jamais je ne retournerais vers lui, même si je n’étais plus avec Ewan. Certaines choses appartenaient au passé, et il en faisait parti.

L’été commençait à peine, et j’avais profité de mes quelques jours à Londres pour me promener dans la capitale que j’aimais tant. Je devais partir dans quelques jours en Italie avec Annalisa, comme nous l’avions fait en janvier, avant de rejoindre Lizlor et sa famille dans leur maison en Oregon. J’étais impatiente du mois qui se profilait, et je me souvenais déjà des longues journées à la plage qui avaient constitué mon été précédent avec ma meilleure amie, les soirées à regarder le ciel étoilé en fumant et en riant, le vent et l’air salé dans nos boucles blondes… C’était un tout, c’était la douceur de Sara, l’humour de Conrad, la présence de Lizlor, c’était ce foyer que j’avais trouvé sans m’y attendre et où j’avais ma place. Après cette année mouvementée, j’avais besoin d’un peu de repos, allongée sur le sable quasi translucide qui s’étalait le long de la plage près de la maison, et l’océan bleuté qui me rappelait toujours les yeux de Liz. Et puis, j’allais aussi passer août avec Ewan, et savoir que pendant de longues semaines, il ne serait rien qu’à moi, ça me provoquait des picotements dans la poitrine. Il m’avait dit qu’il devrait sûrement travailler une dizaine de jours, mais ça m’était égal, nous pourrions disparaître plus tard lorsqu’il prendrait des vacances –il m’avait parlé d’aller dans la maison de vacances de Joseph et Jess, et j’avais hâte de tous ces moments qui se profilaient et ne présageaient aucune ombre. Etrangement, je me sentais bien, simplement bien.

L’air était sec et je me protégeais du soleil derrière mes lunettes et mon chapeau à bord large en paille, échappant à la chaleur ambiante dans ma petite robe blanche et vaporeuse. Je n’avais pas de but précis aujourd’hui, si ce n’était profiter de mes premiers jours de calme au milieu de la ville rythmée par le début des vacances et la bonne humeur que cela amenait. En arrivant dans l’immense parc, j’évitais précautionneusement les enfants qui jouaient au football, et j’achetai une glace à la framboise que je léchais paresseusement en cherchant un banc à l’ombre pour m’asseoir. Dans ma besace, j’avais glissé mon Ipod et un livre moldu. C’était une règle que je m’étais imposée, au début de chaque vacance d’été, je lisais un roman simplement pour le plaisir, qui n’avait rien à voir avec Poudlard ou les cours. Je redécouvrais le plaisir de faire quelque chose pour moi, simplement de ne penser à rien d’autre, ne rien prévoir si ce n’était… Ne rien faire. J’avais toujours un certain mal à ne pas avoir de plan pour mes journées, je ne cachais pas mon goût pour l’ordre, mais m’allonger au bord d’une piscine, ou simplement flâner dans les rues marchandes, ce n’était pas désagréable.

Mais évidemment, ne pas avoir de plan entraînait des surprises… Et quelle ne fût pas ma surprise lorsque j’entendis des aboiements et que je relevais la tête, reconnaissant clairement le chien qui se hâtait vers moi, mais surtout, le garçon qui tentait de le calmer en le tirant en arrière. Lorsqu’il arriva à ma hauteur, je sentis une étrange boule naître dans la gorge, et je serrai mes doigts autour de mes lunettes de soleil que j’avais ôté. Je n’aimais pas trop ce mauvais hasard, qui voulait que l’on se retrouve ici, là où nous nous étions rencontrés, comme si quelque chose voulait me tirer vers le passé. Je poussai un petit soupir nerveux, et levai les yeux vers lui, après avoir gratifié d’un sourire Yankee qui semblait tout content de me voir. Le garçon releva ses lunettes de soleil, et il sembla cligner plusieurs fois des yeux, peut-être un peu ébloui par le soleil qui rayonnait autour du banc ombragé par l’arbre sous lequel il se trouvait –ou peut-être ne réalisait-il pas qu’il était face à moi ? Lorsqu’il croisa mon regard, je retins ma respiration, comme par réflexe. Hadrian avait encore ce regard bleuté malicieux, et même s’il avait grandi, je connaissais encore ses traits. Ses cheveux étaient plus courts, légèrement plus bouclés, et ses pommettes plus marquées. Dans ses yeux, je lus un certain malaise, et je tentai de ne pas détourner les yeux non plus.


- Ahem … Salut. J’hochai la tête avec un sourire timide. Désolé pour Yankee, mais tu lui as pas mal manqué.

Maintenant, je devais bien l’avouer, c’était étrange, et tous mes discours sur « je n’ai aucun problème avec mon ex-petit ami » me parurent soudain bien loin. Ce n’était pas que j’avais un problème, mais nous nous étions ignorés depuis notre séparation qui remontait à novembre, et je ne savais pas si j’en voulais à Hadrian, mais je devais bien avouer qu’il m’avait bien laissé sombrer sans bouger. Mais s’il s’en était mêlé, ça n’aurait aidé en rien. Il était trop fatigué de mes manies, moi trop jalouses des filles qui tournaient autour de lui, et nous ne tenions simplement plus ensemble, unis plutôt par des souvenirs de notre relation lorsqu’elle était à son apogée, plutôt que par le présent. J’avais eu plus confiance en le passé que dans le futur, et c’était sûrement cette absence de perspective qui avait précipité notre séparation. Dans ses iris bleus, je revoyais ma dernière crise contre lui, provoquée par Gaëtane, et la manière dont soudain, la déchirure n’était plus que l’unique option…

- C’est gentil Yankee, mais je ne suis pas en détresse aujourd’hui… Murmurai-je avec un petit rire en agitant ma main devant le chien qui était maintenant fidèlement assis au pied de son maître.

Un peu mal à l’aise, je lissai la couverture de mon livre que je déposai à côté de moi, posant par-dessus mes lunettes de soleil, le pot en carton vide de la glace, et mon chapeau contre le dossier, avant de relever les yeux vers lui. Discrètement, j’agençais les différents éléments pour qu’ils soient parallèles, droits, alignés, avant de me stopper, me rappelant qu’Hadrian n’aimait pas cette attitude chez moi.


- C'est pas la première fois que je te rencontre ici, tu te promènes ?

La première fois… Evidemment, lui aussi se souvenait de cet après-midi d’avril. J’hésitai un instant, mais au final, me résonnai : nous n’étions plus ensemble, et il n’y avait aucun mal à lui parler. Non seulement je ne l’aimais plus, mais lui aussi avait tourné la page, et sûrement plus rapidement que moi. Et puis, peut-être que nous avions des choses à éclaircir?...

- Hum, oui… Répondis-je évasivement, avant de me racler la gorge. Tu peux t’asseoir, si tu veux, mon livre commençait à devenir ennuyeux de toute façon et j’ai fini ma glace en plus. Notai-je, un peu sur un ton de conversation. Je démêlai nerveusement mes cheveux, les ajustant sur le côté, avant de me raviser et de les nouer en une queue de cheval brouillonne pour dégager ma nuque. Passant le bout de mes doigts sur le bord de mes lèvres pour m’assurer qu’il n’y avait encore un peu de glace, je sortis de ma besace mes cigarettes et m’en allumai une, laissant le paquet entre nous. Si tu veux, je t’en prie. Dis-je en désignant d’un coup de tête les cigarette avant de m’appuyer un peu plus contre le banc. Expirant un long panache blanc en silence, je me décidai à me tourner vers lui avec un petit sourire tranquille. Alors, vous êtes pas encore parti en Amérique avec ta famille ?

Ma voix était mesurée, et je caressais du bout des doigts Yankee, souriant petit à petit plus franchement, tentant d’ignorer l’étrange gêne. D’une certaine manière, j’avais l’impression que nous allions définitivement boucler la boucle, et je me sentais à la fois soulagée et anxieuse de la tournure que pouvait prendre les évènements.

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Even Closer | Forever Young | So Cold | If Stars



« 'I feel things,' I said. 'I'm not a robot!' I stamped my foot and screamed. Then I burst into tears.
I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »



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Hadrian T. Easter
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MessageSujet: Re: Only miss the sun when it starts to snow {PV}   Mer 10 Juil - 15:55

Putain, comme elle m'avait manqué... La revoir là, assise devant moi sur un banc, toute seule, j'avais l'impression de revivre une nouvelle rencontre avec elle, comme si rien entre la première, notre relation et notre rupture ne s'était passé. Comme si le destin avait décidé d'écrire un chapitre alternatif de notre histoire, de nous faire tout oublier pour mieux recommencer, pour faire les choses autrement. Une deuxième histoire de Ruby et d'Hadrian. Mais je savais bien que tout ceci était faux : plus rien ne serait jamais pareil entre elle et moi. Pourquoi ? Parce que j'avais tout gâché, absolument tout. C'était dur de se dire que notre histoire avait pris fin de mon gré seul, pas du sien. Cela résultait d'une décision, réfléchie sur le coup mais que je regrettais maintenant et que je continuerais certainement de regretter toute ma vie.

C'était terriblement frustrant, j'avais envie de la serrer dans mes bras, d'humer ses cheveux à l'odeur légère et délicate, faire glisser ses ondulations dorées entre mes doigts, sentir son visage niché au creux de mon cou mais tout cela m'était impossible, presque interdit. Je ne pouvais plus la toucher, j'avais eu ma chance et n'avais pas su la retenir. Peut-être serions-nous encore ensemble, je ne sais pas. Cependant, quand j'étais trop mal à force de ressasser ces souvenirs douloureux, un peu dans le seul but de me faire du mal je dois l'avouer, je me disais que nous étions jeunes, que nous n'aurions pas fini notre vie ensemble,nous venions à peine de commencer à la vivre. Mais Ruby avait été la première. La première fille avec qui j'eu une relation stable, que j'ai présenté à mes parents, avec qui nous sommes partis aux Etats-Unis, la première que j'avais plaquée.

La chose qui me rassura quelque peu, c'est de voir un léger malaise s'emparer d'elle lorsqu'elle me reconnut. Le même que le mien. Forcément, j'avais pensé que cela serait facile mais pas du tout, c'était évident que rien n'était simple dans la vie. Elle sourit à Yankee avant que je le rappelle près de moi et se mit à aligner correctement son livre, son chapeau et ses lunettes afin que tout soit parfait et cela me pinça le cœur, ne me rappelant que trop bien ce pourquoi je lui avais dit que je ne pouvais plus. Toutefois, je ne dis rien et elle s'arrêta d'elle-même.


- C’est gentil Yankee, mais je ne suis pas en détresse aujourd’hui…

J'eus un petit rire, c'est vrai que le souvenir de notre première rencontre me faisais toujours rire. Ruby qui se prenait un ballon dans la tête, Yankee qui volait à son secours, et moi qui ne comprenait rien, courant derrière mon chien comme un abruti. Rencontre originale mais qui avait abouti à quelque chose de magique.

- Ne parle pas trop vite, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Je suis sûr qu'un banc peut se révéler être très dangereux. J'avais parlé sur un ton enclin à l'humour, sans l'être trop toutefois car ma gêne bloquait quelque peu mes mots et ma confiance en moi en prenait un sérieux coup.

J'avais envie de m'asseoir près d'elle mais je ne savais pas quoi faire, c'était peut-être trop tôt, peut-être qu'elle ne voulait pas que ça s'éternise parce qu'elle n'avait pas envie de me revoir, ce que je pouvais aisément comprendre. Je lui avais fait tellement de mal en la quittant et j'étais en quelque sorte responsable de ce qui lui était arrivé après, même si je ne savais pas trop ce qu'il en était. J'avais envie de savoir, de lui demander mais cela allait remuer les couteaux dans les plaies, nous faire du mal mutuellement et elle n'avait sûrement pas envie que je le sache. Sinon, je pense que sa pote Lizlor se serait chargée de me le dire, avec un poing dans la pomme en prime.

- Hum, oui…  Tu peux t’asseoir, si tu veux, mon livre commençait à devenir ennuyeux de toute façon et j’ai fini ma glace en plus.

Alléluia ! Elle répondait à ma question sans s'en rendre compte ! J'en profitais donc pour m'asseoir, ni trop loin ni trop près d'elle, juste à côté de ses affaires entre nous. Yankee, pour une fois docile, s'assit près des jambes, toujours remuant de sa queue et regardant Ruby presque avidement. Je me souviens de les avoir vus de nombreuses fois au bord de la piscine en train de jouer tous les deux ; Ruby lançant la balle à Yankee qui l'attrapait et en redemandant. Puis parfois, il arrivait qu'il plonge avec nous, faisant parfois tomber Ruby avec lui, ce qui avait le don de me faire bien rire.

Mais tout cela était derrière nous maintenant et ça me manquait terriblement, je l'avoue.


- Si tu veux, je t’en prie.

Elle désigna presque machinalement son paquet de cigarettes qu'elle posa entre nous. Je ne fumais pas d'ordinaire, sauf en soirée mais là, je sais pas, je ne réfléchis pas et en pris une, en la gratifiant d'un merci lorsqu'elle me passa son briquet pour que je l'allume. Je tirais une taffe avant de souffler et de poser mes bras sur mes cuisses, regardant Yankee qui était étrangement sage, lui qui ne tenait pas en place plus de cinq minutes.

- Alors, vous êtes pas encore parti en Amérique avec ta famille ?

Ruby s'était mise à caresser la tête de Yankee, un peu du bout des doigts mais Yankee prenait ça comme la grâce divine et restait sage, ce qui comptait. Je tirais une nouvelle fois sur ma cigarette.

- Pas encore, dis-je en soufflant la fumée de ma bouche. Mon père a encore plein de taff donc on part un peu plus tard. Mais on doit peut-être aussi partir à Miami avec Noah et sa famille, c'est pas encore sûr. Je me stoppais. Je ne savais pas ce qu'elle avait prévu pour l'été mais le rappel de l'été qui venait me rappelait que je ne le passerais pas avec Ruby, qu'on ne dormirait pas ensemble dans ma chambre cet été mais qu'elle dormirait sûrement avec son nouveau mec et ça me rendait presque malade. Et toi, tu bouges encore chez Lizlor ?

Je tournais la tête vers elle, j'étais légèrement en contre-plongée vu ma position mais cela ne me dérangeait pas. Je me souviens que mon père avait gentiment accepté de l'accompagner en transplanant jusqu'à la maison de la directrice et de sa fille que je trouvais un peu spéciale mais dont je ne m'approcherais certainement jamais à cause de son amitié avec Ruby. Elle avait bien dû me cracher dessus, j'en étais sûr mais elle avait bien fait, c'était moi le connard dans l'histoire.

- Au fait, c'est vrai ce qu'on dit ? Tu sors avec un mec plus âgé que toi ?

Cette question me brûlait les lèvres mais me les arracha quand elle sortit de ma bouche. Je ne sais pas ce qui m'avait poussé à lui poser cette question, elle allait mal le prendre. Putain, fuck encore une fois je bousillais tout. Enfin, je voulais savoir si ce que l'on disait était vrai parce que beaucoup de rumeurs dans les couloirs de Poudlard s'avéraient fausses ou étoffées lorsqu'on s'adressait à l'intéressé. Et Ruby était la mieux placée pour me répondre, si elle en avait envie évidemment. Ce dont je doutais. C'est vrai, j'étais son ex, le mec, le connard qui l'avait fait souffrir pendant de longs mois et maintenant qu'on se revoyait par le plus grand des hasards, je lui demandais comment se passait sa nouvelle relation. Alors que ça me tuait, ça me déchirait les tripes de savoir qu'elle avait de nouveau trouvé le bonheur, qu'elle était heureuse et surtout, le pire, qu'elle était heureuse dans les bras d'un autre. Et même si je voulais son bonheur, il me faisait souffrir.

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: Only miss the sun when it starts to snow {PV}   Jeu 18 Juil - 21:39



"Once upon a time we fell apart
You're holding in your hands
The two halves of my heart

Once upon a time
We weren't right

All we ever seemed to do is fight
On and on
And on and on and on

Once upon a time on the same side
Once upon a time on the same side
In the same game

Why'd you have to go
Have to go and throw it all in my face

I could've been a princess, you'd be a king
Could have had a castle and wore a ring
But no, you let me go."



Lizlor m'avait souvent dit que pour tourner la page, je devais reconnaître les torts d'Hadrian. Je me souvenais bien qu'au début, je prenais la pleine culpabilité, car non seulement je l'avais toujours fait dans toutes les situations, mais cette fois-ci, encore plus. C'était lui qui avait craqué avant moi, même je n'étais pas loin aussi d'imploser malgré tout l'amour que je lui portais. Je ne me rappelais pas cependant d'un élément déclencheur, mais plutôt de l'usure, ma jalousie et mes peurs, son incompréhension et son irritation devant les TOCs, c'était le tout qui s'était évanoui de lui-même. Nous nous étions évanouis, mais pas mes sentiments. Eux aussi avaient fini par s'user, sûrement lorsque j'avais compris que je n'étais plus amoureuse d'Hadrian, mais de cette idée que je m'étais construite de lui, surtout au début de notre relation. C'était ça qui n'allait pas, au final, je l'avais idéalisé et l'avais placé au-dessus  de moi, de tout. Sans dire qu'il n'y avait pas d'amour, il y avait une trop grosse part d'admiration. Parce qu'il était tout ce dont je rêvais à cette époque de ma vie; beau, amusant, optimiste, confiant et apprécié. Je n'aimais pas sa popularité, et encore moins qu'il me l'imposait en conséquence de notre relation, mais j'avais passé outre. J'aurais pu passer beaucoup de choses outre, si bien que je ne relevais jamais ce qui n'allait pas, je me l'interdisais presque. J'étais fascinée par les sentiments qu'il entretenait pour moi, car ils étaient inconnus et je n'avais jamais cru pouvoir en bénéficier. J'étais aimée, ça me provoquait un milliard de frissons quand j'y pensais, et j'étais autant tombé amoureuse d'Hadrian que de ce qu'il ressentait pour moi. Ce n'était pas sain, en y réfléchissant, parce que je m'étais imposée d'être à la hauteur de tout ça. Et je ne considérais jamais l’être…

Je n'aimais pas comparer les histoires, mais ce que je voyais de différent entre mon histoire avec Hadrian et celle avec Ewan, c'est que j'avais été amie avec ce dernier avant de sortir avec lui. Bien sûr, l'attirance avait été présente rapidement, étrange et indéfinissable, mais j'avais appris à le connaitre avant. En niant mes sentiments pour lui, je m'étais imposée de le considérer comme un ami avant tout, et je l'avais laissé voir mes blessures intérieures, comme pour lui signifier dès le départ que j'étais toute amochée, et que c'était à prendre ou à laisser. Je voulais qu'il m'aime moi, toute entière, et même si je me répétais que ça aurait été mauvais pour lui, je ne pouvais pas lutter contre mes désirs. Hadrian... Je m'étais jeté dedans toute entière, dès le début, parce que c'était nouveau. Oh bien sûr, j'étais consciente depuis longtemps que j'étais jolie, mais le Gryffondor ne m'avait pas  simplement traité comme tel. Il m'avait laissé m'enfuir de ma zone de confort, il m'avait regardé avec une tendresse que je ne connaissais pas, et j'avais fondu. J'étais tombée amoureuse tête la première, sans prendre gare au possible fracture.  

Alors comment les sentiments s'étaient usés, je ne savais pas trop. Je ne m'étais pas réveillée un matin en songeant que je ne l'aimais plus, et encore moins que j'aimais Ewan à la place. Je n'avais pas remplacé un amour par un autre, il me semblait plutôt qu'au fond... J'avais cessé d'aimer Hadrian depuis peut-être plus longtemps que je voulais le croire, mais l'amour pour nos souvenirs m'intoxicaient, et ne m'aidait pas à passer à autre chose, ni en vouloir au Gryffondor. Au final, que lui reprochais-je?.. Peut-être de ne pas avoir su accepter qui j'étais, mais je n'avais pas voulu lui montrer, alors je ne pouvais pas entièrement le blâmer. Finalement, je crois que ce qui m'avait achevé était de voir à quel point il avait pu tourner la page rapidement. Je n'avais pas oublié cette soirée où j'avais voulu le récupérer, et la vision de lui avec une autre fille dans les bras, l'énorme trou béant dans ma poitrine... Par la suite, je devais avouer que la distance glaciale entre nous m'avait blessé. Il me laissait dérivée sans s'inquiéter visiblement, sachant pourtant que ce que titrait le Daily Poudlard n'était que la partie immergée de l'iceberg. Mais d'un côté, avec du recul, je réalisais que ça aurait été nocif de rester sans vouloir être avec moi, tandis que je ne souhaitais éperdument que ça. Les sentiments n'auraient pas pu évoluer dans une telle situation, j'en étais consciente.

Mais... Mais par la suite, quand je m'étais relevé, pourquoi n'était-il pas venu? J'aurais même préféré qu'il l'ait fait après la bataille, juste pour me montrer que je n'avais pas été juste une fille... Est-ce qu'il me manquait, à moi? Je n'étais pas sure, puisque son amour, je ne le désirais plus, mais la personne qu'il était m'avait plu. J'aurais aimé, au moins, que nous soyons capables de tenir une conversation pendant un instant, et la manière que nous avions de nous éviter m'avait rendu malade longtemps. Au final, je m'y étais faite, j'étais simplement amère... Au fond, j'aurais pu essayer d'aller le voir aussi, n'est-ce pas? Oui, certes, mais malgré notre séparation commune, c'était lui qui avait amorcé la rupture. Il m'avait plus plaqué moi que le contraire, et je considérais donc qu'il ne voulait plus entendre parler de moi. Et ces longs mois sans qu'il s'approche ne faisaient que me le confirmer. Le revoir donc maintenant, ce n'était pas simplement gênant, c'était étrange. Je ne comprenais pas pourquoi il restait là, et encore moins pourquoi il avait l'air gêné. Hadrian n'était jamais gêné, je le connaissais assez pour savoir ça.


- Ne parle pas trop vite, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Je suis sûr qu'un banc peut se révéler être très dangereux.

Je me mis à rire doucement, une petite pointe au coeur. C'était tout Hadrian, soudain je le reconnaissais, la honte qui semblait avoir habité son regard avait disparu, et il avait son petit sourire en coin. C'était le sourire propre au Gryffondors, malicieux et feignant la nonchalance, juste le coin de la lèvre qui se soulevait... Je réalisais que j'avais presque oublié ce genre de détails sur Hadrian. Je me demandais si j'aurais pu reconnaître son parfum, l'odeur masculine et légèrement acide qui me faisait penser au piquant des agrumes, si mes doigts auraient retrouvé leur place dans la courbe de sa nuque, dans les boucles de ses cheveux. Tout ce qui avait été ma maison me paraissait tellement loin, étranger... Hadrian était comme étranger à moi. Tout ce que j'avais vécu, ressenti, avait été entaché par la douleur qu'il avait entraînée et c'était comme un immense rejet désormais. Je n'avais pas effacé les souvenirs, j'en avais des bons, mais ils appelaient souvent aux suivants plus douloureux. Je le comprenais brutalement face à lui, puisque cet amas remontait violemment contre moi. Mais je tentais de l’ignorer, l’invitant à s’asseoir, à partager une cigarette avec moi, et discuter un peu. Quelque chose en moi désirait mettre les choses aux claires tandis que le reste craignait sa présence, comme si la cicatrice qui s’était refermée piquait soudainement.              

- Pas encore. Mon père a encore plein de taff donc on part un peu plus tard. Mais on doit peut-être aussi partir à Miami avec Noah et sa famille, c'est pas encore sûr. Et toi, tu bouges encore chez Lizlor ?

J’hochai la tête. C’était étrange, une nouvelle fois, de parler des vacances alors qu’un an auparavant, nous les passions ensemble. C’était alors, je m’en souvenais clairement, le moment culminant de notre relation, je nageais dans le bonheur comme dans la piscine de la villa Easter. Aurais-je pu seulement, en cet instant, imaginer une autre option, la dispute liée à Brooke, la rentrée douloureuse, l’explosion finale, la chûte ?... Non, j’étais tellement loin de telles spéculations. Je me rappelais très bien aussi de Noah aussi, je m’étais bien entendu avec la plupart de la famille d’Hadrian et des gens que j’avais rencontré là-bas, et je manquai de dire au Gryffondor de les saluer pour moi. Mais je réalisais alors à quelle point la situation serait embarrassante, je me demandais bien d’ailleurs ce qu’Hadrian leur avait raconté sur notre rupture… Ce qu’il en pensait, de manière générale.

- C’est cool, répondis-je avec un sourire, mais je sentais une drôle de gêne en moi. Je ne savais pas quoi lui dire, je ne voulais pas parler de l’été dernier. Je voulais lui dire de profiter, vu l’année que nous avions passé, mais je réalisai la stupidité de ce que je voulais dire, et j’inspirai une grande bouffée de tabac. Tout ce que je voulais dire pouvait revenir vers nous, et je ne le voulais pas… Oui, je vais d’abord en Italie quelques jours chez Annalisa, et après en Oregon avec Liz !

Parler d’Annalisa me donna des frissons. Hadrian était l’une des rares personnes à savoir que nous étions sœurs, et je me demandais s’il avait entendu les rumeurs sur mon dérapage durant le bal de Noël où j’avais crié à des filles de laisser tranquille ma sœur. Grâce à Archibald, le Daily n’avait rien publié, et les gens avaient simplement compris que j’étais assez proche d’Anna pour l’appeler ma sœur… De toute façon, qui aurait pu suspecter ? Personne n’ignorait que j’étais orpheline, et ils risquaient pas de venir me questionner sur ça.

- Au fait, c'est vrai ce qu'on dit ? Tu sors avec un mec plus âgé que toi ?

Je sentis une crispation au niveau de mon corps, et je me redressai un peu. J’essayais depuis tout à l’heure d’éviter des conversations gênantes, et Hadrian rentrait en plein dedans en me parlant directement d’Ewan. Je fus surprise non seulement qu’il le fasse, mais aussi qu’il mentionne la différence d’âge, comme si c’était un reproche. Je tentais de ne pas être paranoïaque, même si le ton qu’il avait employé était étrange, cela n’avait pas l’air méchant… Simplement, une curiosité étrange.

- Oui, Ewan a 25 ans, dis-je alors. Je réalisai alors que j’avais détourné les yeux en le disant, et cela m’énerva. Si ce n’était pas un problème pour moi, ça ne devait l’être pour personne. Je les relevai alors vers ceux d’Hadrian, expirai un panache de fumée, et continuai avec plus d’assurance.  En fait il travaille à Pré-au-Lard, chez l’apothicaire, donc voilà… Je passe le mois d’août avec lui, d’ailleurs. Cette fois-ci, je sentis mon sourire s’agrandir, comme à chaque fois que je parlais de lui. Comme lorsque je l’avais dit à Chuck, je sentais mes joues rougirent, et à la fois j’étais incapable de contenir mon bonheur qui suintait sur mon visage. Je me demandai d’ailleurs, en y réfléchissant, si Hadrian avait remarqué mon amitié avec son ennemi public numéro 1, alias Carlton. Nous ne nous affichions pas vraiment, mais c’était quelqu’un que j’appréciais, même s’il était complétement nul en potions, et je ne m’en cachais pas. Et toi alors, enchaînai-je alors en souriant toujours, tentant d’être détendue, tu es encore avec… Euh, la dernière fille dont parlait le Daily ? C’était stupide, je le savais, et j’eus un petit rire. Je parie que la moitié de tes conquêtes n’étaient pas vrais, n’est-ce pas ? Non pas que je doutais de son pouvoir de séduction, mais tout de même. C’est dingue hein, toutes les conneries qu’on peut lire… Combien de jeux de mots avais-je eu droit sur ma rupture avec Hadrian et mon prénom, « Les rubis ne sont pas éternels » « Easter file la belle vie sans ses rubis », etc. Et combien d’histoires stupides aussi, sur moi et son cousin, sur notre pseudo réconciliation inventée de toute pièce… J’avais lu tout, mais surtout n’importe quoi.

Alors au final, qu’est-ce qui était vrai ?

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Hadrian T. Easter
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MessageSujet: Re: Only miss the sun when it starts to snow {PV}   Ven 6 Sep - 14:59

Je me demandais bien ce que pouvaient imaginer les gens qui passaient devant notre banc, où nous étions assis comme de vieux amis. Certes, ils devaient certainement voir qu'il y avait quelque chose entre nous, mais quoi ? Qu'en savaient-ils ? Ils ne savaient rien de nous mais peut-être, objectifs qu'ils étaient, ils pouvaient mieux lire en nous qu'on voulait bien le croire. J'étais presque sûr que si une personne quelconque s'asseyait en face de nous et nous observait bien verrait bien des choses qui nous trahissaient, comme nos regards l'un pour l'autre, surtout les miens certainement. Cette personne devinerait ensuite assez vite le malaise qui volait entre nous et comme une cloison invisible nous empêchait de trop nous rapprocher ; nous n'étions proches ni mêmes intimes alors nous gardions nos distances, comme une ligne de confidentialité ou une distance de sécurité. Et puis la personne étudierait nos regards, la façon qu'on avait de se parler et là, il ne lui serait pas difficile de deviner ce qui flottait entre nous.

L'étranger verrait alors que je la cherchais des yeux et les baissais quand elle me parlait d'un sujet encore trop douloureux, qui me faisait mal du côté gauche de la poitrine. Mais pour moi, je ne pouvais pas m'empêcher de regarder ses beaux yeux bleus foncés, ces fameux yeux pour qui j'avais craqué, je savais qu'ils avaient brillé pour moi. Ce qui n'était malheureusement plus le cas aujourd'hui. Et cette lueur me manquait atrocement et de savoir que c'était pour un autre qu'ils scintillaient me faisait mal, m'écorchait le cœur.

Quand elle eut son petit rire à ma vanne pourrie, je fus comme déchiré entre deux sentiments complètement contradictoires. Entendre ce rire, ce tintement cristallin rien que pour moi, à nouveau, comme avant me réchauffa le cœur mais deux secondes plus tard, cette chaleur disparu et mon cœur se fendit une nouvelle fois car il savait qu'il ne réentendrait plus ce rire aussi souvent qu'avant. Une absence qui faisait mal. Puis de savoir que c'était de ma faute si je n'entendais plus jamais ce rire me pourrissait presque. Certes je ne pouvais plus supporter ces TOCs qui empoisonnaient complètement ma Ruby qui par conséquent, n'était plus la même, plus celle que j'avais connue mais je me disais que j'aurais dû prendre sur moi et l'aider à s'en sortir, l'aider à vaincre ces putains de TOCs. Mais non, j'avais préféré me barrer, la laissant toute seule avec ça sur les épaules, tiens, démerde-toi avec ça ; c'était l'impression que je lui avais sûrement donné. Et pas un seul jour je n'étais revenu vers elle pour lui demander si elle allait mieux. Ok, elle aurait pu m'envoyer chier mais je me serais dit que j'avais au moins essayé et la pilule serait peut-être mieux passée. Mais non, je n'avais rien fait. Comme un connard.

Enfin, quand Lilian avait rompu avec Chuck, lui non plus n'était pas venu la voir alors qu'elle était au bord de l'anorexie et ça avait été mieux comme ça. Certes, Ruby et moi n'étions pas restés ensemble aussi longtemps, nous n'avions ni le même âge ni le même caractère que Chuck et ma sœur mais je pense qu'après une rupture comme ça, il valait mieux que les deux ne se revoient pas avant un moment, histoire de ne pas raviver des sentiments douloureux, des souvenirs, raviver peut-être un espoir et pour éviter de faire des bêtises.


- C’est cool. Oui, je vais d’abord en Italie quelques jours chez Annalisa, et après en Oregon avec Liz !

Oui, cela ne m'étonnait pas vraiment qu'elle renouvelle avec Lizlor. Je me souviens que mon père l'avait amenée en transplanant chez sa meilleure pote. Il n'avait pas voulu que je vienne mais cela n'avait pas empêché que je dise au revoir à Ruby en bonne et due forme. Par contre, je ne connaissait pas du tout Annalisa, à part de nom et qu'elles étaient sœurs, demi-soeurs enfin bref. Je ne lui avais jamais parlé mais cette fille avait un style bien à part et avec ce qui s'était passé avec Ruby, ça faisait une personne en moins à m'apprécier à mon avis.

- Trop cool, elle habite où en Italie ? Je ne savais rien d'Annalisa et si cela permettait de briser un peu la glace avec Ruby, autant y aller, je prenais tout ce qu'il y avait à prendre.

Par contre, après vint le sujet qui fâche. Enfin qui fâche, non pas vraiment mais le sujet délicat, voilà c'est ça. Que j'avais lancé, à ma grande joie. Quel abruti. Enfin, peut-être que grâce à ça, Ruby verrait que j'avais tourné la page de mon côté, même si ce n'était pas franchement vrai. Je la vis qui se crispa, rien que ses doigts sur sa cigarette et comme pour me donner du courage avant d'entendre son récit, je tirais une bouffée sur la mienne.  Il ne me restait plus qu'à serrer les fesses et prendre sur moi.

- Oui, Ewan a 25 ans. En fait il travaille à Pré-au-Lard, chez l’apothicaire, donc voilà… Je passe le mois d’août avec lui, d’ailleurs.

Ok d'accord, donc mes sources s'avéraient exactes : Ruby m'avait remplacé par un mec plus âgé, d'à peu près huit neuf ans de plus qu'elle. Oui c'est sûr ça doit être mieux de sortir avec un plus vieux qu'avec un mec d'un an de moins, il a plus d'expérience et tout. Un peu agacé et attristé, je tirais une dernière taffe sur ma clope avant de l'éteindre et la balancer un peu plus loin sur le goudron. Bon. Ils passaient un mois ensemble. Ok.

- Ah bah c'est bien. Je suis content pour toi, lui mentis-je à demi en m'adossant au banc et en la regardant tout en essayant de me donner l'air le plus sincère possible. On verrait si elle tomberait dans le panneau ou pas. Ça passe ou ça casse. Ça serait peut-être une occasion de voir si elle se souvenait un peu de comment je fonctionnais ou si elle avait déjà tout oublié et me voyait à nouveau comme un étranger, comme le type qui l'avait sauvée d'un ballon perdu.

- Et toi alors, tu es encore avec… Euh, la dernière fille dont parlait le Daily ?  Je parie que la moitié de tes conquêtes n’étaient pas vrais, n’est-ce pas ? C’est dingue hein, toutes les conneries qu’on peut lire…

Ah oui, j'avais lu ces conneries à mon sujet, qui étaient fausses bien évidemment. Tout comme Ruby et près des trois quarts de Poudlard. Ruby y avait cru, comme les trois quarts de Poudlard et qui m'avaient alors fait passé pour le connard de service qui se recasait quelques semaines après sa rupture avec sa copine Ruby qu'il avait largué comme une vieille chaussette.

- Euh et bien en fait, je ne suis jamais sorti avec cette fille. C'était plutôt elle qui sortait avec moi, enfin elle me collait mais on n'est jamais sortis ensemble. Lui avouais-je, sans mentir cette fois. Je m'en souviens, cette nana s'appelait Colombe-Iris je crois où un nom affreux dans ce genre. Et puis bah toutes les autres, bah c'était faux aussi. En fait, je ne suis ressorti avec personne après toi... Je baissais les yeux, un peu honteux de me dévoiler autant à Ruby dont je n'étais plus aussi proche.

Je ne savais pas comme elle prendrait mon aveu mais j'avais pris le risque de lui avouer la vérité même si je n'étais plus vraiment obligé de le faire. Mais Ruby restait Ruby, une personne à part de toutes les autres et qui comptait pour moi et que je ne tenais pas à perdre de vue, même si ça pouvait me faire mal. Cela valait bien la peine pour tout ce que je lui avais fait subir.

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: Only miss the sun when it starts to snow {PV}   Jeu 10 Oct - 13:17

Je ne pouvais pas, comme la plupart des gens, me lier avec les autres et détacher les liens comme on défait un le nœud d’une ficelle. Il suffisait que je me confie à quelqu’un pour lui donner un petit bout de moi, peut-être parce que je vivais un peu trop à travers les autres, et c’était leurs regards qui pouvaient me construire et me démolir en quelques secondes. Hadrian possédait une partie de moi, une face du dé, nous avions trop partagés pour que cela ne laisse pas de traces. Et ce n’était pas évident de se dire qu’aujourd’hui, nous n’étions plus que des inconnus. Je ne voulais plus rien de son amour, si amour il y avait eu, puisque tout mon être brûlait pour Ewan, pour ses sourires et ses mots doux. Mais cette déchirure si brutale avec Hadrian, la manière dont nous étions passés d’amoureux à rien, rien du tout, ni amis, ni connaissances même, simplement étrangers… Je me demandais s’il se souvenait, en tout cas. S’il se rappelait de ce que j’avais confié, ou du moins essayé. Ça n’avait jamais été évident, bien sûr, mais je lui avais livré ma vérité partiel. Où l’avait-il rangé après notre rupture ? C’était-il sentit débarrassé d’un point, en se disant que je n’étais bonne à rien, et encore moins à être sauver ? Oui, c’était drôle de voir que quelqu’un qui avait les cartes en main, peut-être pas assez mais à qui j’aurais pu donner le reste pour compléter le jeu, pour m’aider, avait décidé d’abandonner, de se coucher. Cette action ne m’inspirait plus qu’une chose à présent, et j’eus un sourire en songeant à Ewan puisque c’était son expression favorite : Tant pis. Hadrian avait fait son choix, et ce qui comptait, c’était qu’aujourd’hui, j’étais au-dessus. Je n’avais pas besoin de cette présence pour être heureuse.

- Trop cool, elle habite où en Italie ?
- Venise ! Sa famille a un manoir, ou une villa je crois, tu vois l’idée,
dis-je avec un petit sourire.

Si pour moi, tout ce luxe était incroyable, et que je n’y étais pas habituée, c’était monnaie courante pour Hadrian – je n’avais pas oublié la villa en Amérique, les soirées, les sorties. C’était comme si nous n’étions pas vraiment dans la réalité, nous étions dans une petite bulle où tout brillait, d’autant plus que les Easter, tout comme visiblement la famille d’Annalisa, étaient plutôt ostentatoires – rien à voir avec le luxe calme des Wayland, où tout était précieux en étant simple. En vérité, c’était quelque chose qui me correspondait bien plus, parce que je n’étais pas habituée à me montrer, même si petit à petit avec Pré-au-Lard j’avais fini par connaître les feux des projecteurs comme on dit, et de m’y adapter même si je n’avais jamais aimé cela. Je me demandais comment cela serait avec Annalisa, si je serais à la hauteur chez elle. J’avais plutôt de bonnes manières, et chez Hadrian, j’avais été plutôt apprécié. Je me surpris à me demander ce que ses parents avaient dit quand nous n’étions séparés, comment Hadrian l’avait dit. Pendant un instant, j’eus envie de demander au Gryffondor qu’il leur passe le bonjour de ma part, mais je réalisai que cela allait être plus bizarre qu’autre chose. Mais visiblement, les conversations bizarres, on connaissait, puisqu’Hadrian et moi nous nous mîmes à parler d’Ewan. Parler de son copain avec son ancien copain. Oui, tiens, bonne idée !


- Ah bah c'est bien. Je suis content pour toi.

J’eus un petit sourire et hochai la tête, comme pour le remercier. C’était soulageant de voir que nous avions tous les deux tourné la page, même si je sentais la voix d’Hadrian un peu distante. Ça devait lui faire étrange, peut-être, qu’Ewan soit si… Âgé ? Je m’étais tant habituée ! Parfois, en y songeant, ça me fait presque sursauter, et je me disais que c’était assez étrange, impressionnant, et pourtant… Ce n’était pas ça. Je veux dire, l’âge n’avait rien à faire là-dedans. J’avais toujours été différente des autres, un peu plus mature, ou du moins, extérieure à l’innocence de l’enfance. Et Ewan ? C’était juste lui, certes un peu gamin lorsqu’il était avec Phil, mais je ne sais pas, je ne sentais pas de fossé. Je ne me disais pas tout à coup que j’étais ridicule, immature, que je ne connaissais rien, et Ewan ne me faisait jamais ressentir ce genre de choses. Et au fond, je savais qu’il ne le ferait jamais. J’eus un sourire que j’eus du mal à retenir… C’était ça d’être amoureuse, n’est-ce pas ? De sourire à une simple pensée.

- Euh et bien en fait, je ne suis jamais sorti avec cette fille. C'était plutôt elle qui sortait avec moi, enfin elle me collait mais on n'est jamais sortis ensemble. J’haussai le sourcil, un peu surprise. C’est vrai que les filles qui se collaient à Hadrian, ne s’étaient pas rare, je n’avais pas oublié ce que ça provoquait chez moi quand nous étions ensemble… Mais en général, il savait s’en débarrasser. Ou, je l’aurais cru, le tourner à son avantage par la suite. Et puis bah toutes les autres, bah c'était faux aussi. En fait, je ne suis ressorti avec personne après toi...

J’avoue que j’étais plutôt surprise. Surprise de savoir qu’Hadrian n’avait eu personne d’autre, qu’il me le dise de ce ton si gêné. Ce n’était pas honteux, que je sache – enfin, ça c’était bien un truc de mec, la fierté et tout ça. Je l’imaginais déjà pourtant filer la belle vie avec une fille moins compliquée que moi. Il faut dire que je n’avais pas rendu à Hadrian la vie facile… Je me souvenais encore de tous ces instants, surtout durant l’été, où la tension entre nous était palpable, parce que notre relation s’était consolidée, et forcément, ça avait des conséquences. Je me rappelais des soirées dans le lit à regarder des films, à manger et à rigoler, et à la manière dont les choses se faisaient plus intimes petit à petit. Hadrian n’avait jamais franchi aucune ligne, sa main avait descendu la chute de mes reins, s’était glissé sous mon tee-shirt, mais jamais plus loin, parce que j’avais toujours fini par reculer, par montrer des signes de malaises. Je n’étais pas quelqu’un avec qui l’on pouvait avoir une relation facile, au fond. Alors oui, j’étais étonnée qu’Hadrian n’ait pas profité de cette soudaine liberté pour aller s’amuser. J’eus aussi une pensée pour le Daily Poudlard, en me disant que décidemment, ça racontait beaucoup plus de conneries qu’autre chose. Peut-être que j’aurais dû m’en douter, que tout sur Hadrian était faux, mais quand même… Combien de fois avais-je vu, à l’époque où je l’observais encore à la dérobée, des filles se presser devant lui en riant ? Pourquoi les avait-il toute repoussée ?

- Eh ben, je t’ai dégoutée des filles ou quoi ? Plaisantai-je en riant. Non mais parce que là, j’avais un peu du mal à saisir… Hadrian aimait séduire, mais plus maintenant ? Enfin bon, de toute façon, on s’en fiche, rien ne presse, non ? Franchement, moi, c’est arrivé comme ça, alors que je n’y croyais pas du tout et que je pensais que j’aurais plus jamais personne… Je marquai une pause, sentant que je souriais malgré moi. Oui, je ne m’y étais pas attendue, et au final, j’étais avec Ewan. J’étais amoureuse et je me sentais aimée. Ces constatations si simples étaient les meilleures. Et puis, je ne me fais pas de souci, tu es Hadrian Easter je te rappelle ! La moitié des filles de l’école fantasment sur toi, dis-je en éclatant de rire.

Enfin, personnellement, je n’étais plus dans cette moitié-là, mais ça, ce n’était plus important, n’est-ce pas ?


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