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Tout est bon dans les potions | Rita

 

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 Tout est bon dans les potions | Rita

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Ewan Campbell
Vendeur chez l'Apothicaire



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Ami(e)s: Phil et Rita et les boobs (mais surtout les boobs) :)
Âme soeur: “And she kissed me. It was the kind of kiss that I could never tell my friends about out loud. It was the kind of kiss that made me know that I was never so happy in my whole life.”

MessageSujet: Tout est bon dans les potions | Rita   Sam 25 Mai - 17:19

Lorsque des élèves de Poudlard passaient devant la boutique de l'Apothicaire, ou s'y arrêtaient pour s'enquérir de quelques ingrédients, je m'amusais, au départ, à les imaginer en cours avec Phil, car connaissant mon ami... J'avais beaucoup de mal à l'imaginer à la place du professeur, encore plus quand il s'agissait de parler Métamorphose à des jolies jeunes filles qu'il avait probablement envie d'inviter à boire une Bièraubeurre plus qu'autre chose. Je me rappelais aussi, par association, quand nous nous étions à leur place, et cette époque me paraissait à la fois tellement enfouie dans un passé que je ne voulais pas remuer mais tellement proche en même temps car elle me rattachait à Jamie, que je n'étais jamais sûr de moi quand je m'autorisais à y repenser. Alors, j'étais empli d'une étrange mélancolie, que je ne savais pas définir : positive ou négative ? Ces années avaient été les meilleures, et de loin. En grandissant, nous avions compris que quelque part Oxford nous pesait car nos parents avaient ce défaut d'être engoncés dans leurs valeurs et leurs traditions, trop vieux jeu pour les adolescents que nous étions, et Poudlard ouvrait un tout autre vaste champ de possibilités. J'y avais pourtant eu mes premiers différends avec Jamie - mais c'était inutile de les ressasser. Je me souvenais très bien de ses paroles, les mêmes à chaque fois que nous nous disputions : ce n'est pas contre moi que tu es énervé, mais contre eux. Il avait tellement d’aplomb, comme toujours, qu'il savait me faire douter, et il y croyait tellement également, que je n'avais pas le cœur de nier. Pourtant il avait tort, c'était contre lui que j'étais en colère, et nos parents n'avaient rien à voir là-dedans, mais je ne pouvais pas le dire... Je ne pouvais toujours pas me le dire aujourd'hui. Je détestais me positionner contre lui, surtout maintenant qu'il n'était plus là, et que chaque pensée à son sujet m'était douloureuse.

Mais à présent, je pensais aussi à Ruby quand les élèves passaient par la boutique : je connaissais plus ou moins les prénoms de ses amis, ses fréquentations, et je me demandais parfois à quoi ils ressemblaient, car je n'avais vu que Lizlor pour l'instant. Et Sara Wayland quelque fois dans la rue, qui m'avait fait une certaine impression, car elle avait ce port de tête et cette démarche des femmes dont l'autorité est indiscutable. Je me demandais comment elle se comportait avec Phil, mais quelque part, je me doutais qu'il ne devait pas trop s'autoriser d'écarts face à elle. Je me demandais si elle savait, à mon sujet et celui de Ruby, et si tel était le cas, je ne préférais pas trop tomber nez à nez avec elle dans Pré-au-Lard, du moins pas pour l'instant. Je me doutais qu'elle n'aurait pas vraiment apprécié les escapades nocturnes de sa protégée.

Aujourd'hui, le ciel était clair et lumineux et l'hiver disparaissait pour de bon, car il faisait doux depuis plusieurs jours, et les bourgeons et les feuilles avaient éclos peu à peu dans tout le village sorcier. De la fenêtre de mon salon, je voyais tous les arbres du parc de Poudlard et ceux qui ornaient la petite colline qui surmontait Pré-au-Lard se couvrir de petites fleurs, et j'appréciais cette jolie vue qui n'avait rien d'organisée, pas comme notre jardin à Oxford où chaque plante avait sa place, son alignement, et que ma mère soignait avec une application presque maladive dans le seul et unique but que son jardin soit le plus admiré et envié du quartier. Je préférais un environnement un peu sauvage et livré à lui même comme ce que j’apercevais de chez moi, plutôt que cet ordre calculé que j'avais en horreur un peu plus à chaque fois quand j'allais rendre visite à ma mère. L'avantage, c'est que je m'y rendais de moins en moins souvent, non seulement parce que je n'en avais pas l'envie, mais que l'excuse de mon travail qui m'obligeait beaucoup me justifiait absolument. Il y avait eu pas mal de monde depuis ce matin, ce qui m'arrangeait à moitié car Joseph était malade, ce qui me laissait seul avec le patron, occupé toute la journée dans son inventaire et le tri des nouveaux ingrédients que nous avions reçu, tri auquel je devais participer tout en servant les clients, si bien que je ne cessais de faire des aller-retour entre l'arrière-boutique et la boutique, dès que la clochette de la porte retentissait pour nous avertir de l'entrée de quelqu'un.

Quand elle avait sonné, j'avais manqué de peu de faire tomber les pots d'yeux de scarabées que j'étais en train d'étiqueter, pour la simple et bonne raison que mon patron avait décidé de m'interrompre dans chacun de mes gestes et de me demander de l'aide toutes les deux minutes, ce qui fait qu'il profita de la sonnerie pour me mettre un carton à apporter dans la boutique entre les bras alors que j'étais en train de reposer le pot là où je l'avais pris. Je rattrapai mon geste à temps, me saisissant du carton en soupirant d'agacement. Je me fichais de montrer mes états d'âme : il était d'un bon tempérament, heureusement, car je trouvais des reproches à lui faire sur le plan professionnel, mais je les acceptais parce qu'en dehors de cela il était sympathique et proche des gens. Dans la boutique, je n’aperçus personne, ce qui arrivait parfois quand les gens se ravisaient sur le pas de la porte, et je me mis à ranger ce que contenait le carton sur les étagères derrière la caisse, avant de me diriger vers le fond de la boutique, où allait le reste. Je m'accordai une petite pause, prenant mon temps pour aligner les bocaux, car je n'avais pas soufflé depuis ce matin, et mes heures de sommeil en moins ne me laissaient pas vraiment de répit. Laissant errer mes pensées, je me mis à imaginer ce que pouvait faire Ruby en ce moment, quand elle avait reçu ma lettre de ce matin, et quelle réponse elle allait me donner ; si elle allait pouvoir venir demain soir, et qu'il fallait aussi que je range le bazar que j'avais laissé s'accumuler depuis la dernière fois qu'elle était venue. Comme j'avais eu beaucoup de demandes pour mon petit business d'appoint, j'avais passé trois soirées avancées à faire des potions sans vraiment prendre le temps de m'occuper du reste, ce qui fait que mon salon ressemblait plus à une salle de cours de potions qu'autre chose. Je n'étais pas vraiment porté sur l'ordre, mais j'avais grandi avec Jamie qui lui ne supportait pas le désordre si bien que j'avais pris le pli malgré moi - ce qui aujourd'hui me servait tout particulièrement lorsqu'il s'agissait de Ruby. Je la sentais mal à l'aise dans le désordre, et je ne le voulais surtout pas ; aussi, je prenais bien soin que tout soit rangé lorsqu'elle venait chez moi. En posant le dernier bocal, je rêvassai quelques instants, sentant son odeur florale tout près de moi et imaginant la chaleur de son corps entre mes bras, et la sensation que me provoquait son regard quand il ne regardait que moi... Elle me manquait chaque instant qui passait, c'était terrible car elle était tout près pourtant, et nous nous restions rarement très longtemps sans nous voir, mais c'était plus fort que moi. Dès qu'elle partait, je sentais comme un petit creux près de mon cœur, que seul le rire et la tendresse de Ruby pouvaient combler.

Attrapant le carton presque vide, j'allais pour poser la fin, quand en contournant un rayon, je m’aperçus qu'il y avait effectivement quelqu'un dans la boutique, quelqu'un de bien occupé à scruter les rayons. C'était une jeune fille, de Poudlard, aux cheveux noirs et aux jolis yeux bridés, visiblement très concentrée dans ce qu'elle cherchait - mais le rayon devant elle était un peu vide, car il nous manquait des ingrédients que nous étions an train de recevoir.


- On n'a plus de cervelles de crapauds, mais on en recevra bientôt, la renseignai-je avec un petit sourire, lui ôtant la peine de chercher plus longtemps.

Cela dit, elle tenait dans la main un autre petit bocal dont l'association avec les cervelles de crapaud... me laissait présager que ce n'était pas spécialement pour une potion qu'elle devait réaliser pour les cours, mais pour un usage plus personnel, et sûrement un peu plus... explosif. J'eus un nouveau petit sourire, me rappelant les premières potions explosives que j'avais aussi concoctées en secret lorsque nous échafaudions des plans contre les Serpentard.


- Cela dit, repris-je la voix un peu plus basse, je te conseille d'utiliser des cornes de limaces à la place. Je ne sais pas si tu as déjà essayé, mais c'est très efficace si c'est bien utilisé. Fais bien attention, l'explosion est encore plus impressionnante qu'avec les cervelles de crapauds.

Sur ce, j'attrapai un bocal, levant le main en haut de l'étagère, qui contenait des cornes de limaces, et le tendis à la jeune fille avec un regard entendu.

_________________




°•. Lonely water, won't you let us wander, let us hold each other
Hold back the river, let me look in your eyes
Hold back the river, so I can stop for a minute and be by your side
Hold back the river, hold back .•°
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Rita Minithya
Élève de 6ème année



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MessageSujet: Re: Tout est bon dans les potions | Rita   Sam 8 Juin - 20:21



Ca avait commencé comme ça. Voilà, ça nous avait pris, tout simplement tout naturellement, et bon, on l’avait même pas remarqué. Au final j’allais souvent chez l’apothicaire il faisait ses recherches de son côté. A un moment, il nous faudra bien des cobayes, on pourra pas toujours le cacher à tout le monde. Bah, c’est bien le principe des farces et attrapes non ? On ls vendrait, probablement, mais on savait pas encore comment parce qu’il était hors de question qu’on vende ça à Zonko qui nous aurait accusé de la plagier. Pourtant, on avait vraiment rien fait ! Enfin, moi, quoi. J’étais allé au magasin de farces et attrapes dans l’idée de prendre de la poudre de fée –de la fausse, évidemment, ces trucs là ça coute la peau des fesses en vrai, demandez à Nakamura-, et quand j’avais ouvert la boite, une partie du sachet était tombée dans la cheminée. Le feu s’était éteint, avait pris une teinte rouge flamboyante avant de prendre la forme d’un phoenix. C’était ahurissant. J’avais vérifié mes sources, c’était bien une erreur de fabrication. Cette même erreur qui pouvait nous attribuer pas mal de succès à Caleb et moi. Parce que bien entendu, je lui en avais parlé à la seconde où je l’avais vu ! Il était super intelligent –contrairement à tout ce que balancent les mauvaises langues de Serdaigle- et savait comme personne trouver ce qu’on ne cherchait pas. Il avait une capacité de réflexion juste incroyable quand ça touchait à ce qu’il aimait. Et Caleb, il aimait les farces plus que personne au monde. Des fois, ça me dépassais moi-même, alors qu’en la matière, on était un peu pareil. Moi, j’étais plutôt la fille taffeuse qui travaillait dans l’ombre, même si d’ombre il n’y avait plus depuis que je m’étais faite pincée. Mouais. Disons plutôt que j’étais celle qui faisait des recherches à la bibliothèque. On avait chacun notre rôle et ça nous allait.

On était une vraie entreprise à tous les deux, c’est rien d’le dire !

Je passais pas les cuisines avant d’aller chez l’apothicaire et je pensais un instant si j’allais « croiser Ana ». Quand j’y allais, au Pré au lard, hein, j’attendais près du Hall un petit moment pour… Je sais pas trop. L’attendre ? Probablement, je ne comprenais pas moi-même mon comportement. Des amis, j’en avais ! Je n’en manquais vraiment pas, je m’entendais –presque- avec tout le monde ! C’était même dingue cette sociabilité que j’avais retrouvé en guérissant presque complètement de mon expérience traumatisante de l’endoloris. Y a des choses, comme ça, ça vous change un monde. J’avais retrouvé le mieux en devenant… Non, pas plus forte. Disons que James était toujours en permanence dans ma tête mais que quelque fois, mon cerveau se mettait sous OFF. Ces fois-là, c’était quand j’étais avec des personnes avec Ana. On pourrait croire qu’on s’emmerde ensemble –et je pense d’ailleurs que c’est quelques fois le cas-, mais non. Non parce que justement, même si on parlait pas beaucoup, quand on ouvrait notre clapet, c’était pour dire des trucs vrai et profond –Whhhaaouh, voyez comme on est sérieuse toutes les deux !-. Assez étrangement, donc, quand le silence régnait entre nous deux, je pensais à tout sauf à James. Egalement quand j’étais avec Caleb ou Ulrich. Avec Ruby et Nathanael, par contre, c’était vraiment différent. Ce qui nous unissait Ruby et moi était une amitié de consolation. De ce côté-là, elle assurait, et j’étais toujours là pour l’épauler si c’était trop ou qu’elle ne voulait pas impliquer sa meilleure amie, Lizlor- mais bon, elle lui cachait pas grand-chose !-. Pour Nath, même si on s’était réconcilié, c’était encore trop dur de le regarder dans les yeux sans voir le désarroi qui l’avait habité quand James m’avait torturé. Il avait fait preuve d’un courage grandiose qui m’avait fait tomber amoureuse encore plus fort, plus désespérément, comme une étincelle devenue flamme. Mais cette même flamme s’était éteinte à la minute où il m’avait rejetée dans mon lit d’hopital. Ca avait détruit ma relation avec lui. C’était d’ailleurs à cet instant qu’on avait vraiment rompu. C’était pas la fois où je le lui avais crié dans le couloir. Non, c’était cette fois là, à Ste Mangouste. Il avait rompu.

C’était vrai que maintenant, ça allait mieux, c’était « amazing », et on avait décidé de rester potes. Des potes qui s’embrassaient un peu, mais des potes quand même.

Je ronchonnais en saisissant un donut à la fraise à sur un des plats garnis en slalomant parmi les tables, les marmites et les elfes de maison. Il y avait là au moins 10 plats de Donut entiers pour le dîner et les elfes carburaient comme des grands malades en suants dans leurs chiffons pour empiler les gâteaux les uns sur les autres en des piles parfaites ! C’est pas con ces bêtes là, mais j’adhérais vraiment pas à leur hygiène de vie. Non mais c’est vrai quoi, ils étaient à Poudlard, pas à Azkaban. Des fringues de rechanges, ils en avaient. Bah du moment qu’ils faisaient bien leur travail et qu’on les remerciait pas trop, ils se portaient comme un charme. D’ailleurs, je ne culpabilisais pas du tout à prendre plusieurs donuts puis à filer en douce –dans la mesure du possible, vu que j’étais bien trois fois plus grande qu’eux-, sans les remercier. Bah quoi ? Je voulais pas qu’ils se suicident, les lutins. Qui va préparer à manger après ? Je voulais bien ranger mon lit vu que j’avais été bien éduqué, mais étant donné que j’avais pas le choix pour la bouffe, je voulais limiter la casse. D’ailleurs, je sentis quelques regards de remerciement dans mon dos, comme une espèce de frisson sur l’épaule gauche, vous savez, et j’ai filé encore plus vite. Cette fois, pas le temps d’attendre Ana, je devais aller chez l’apothicaire le plus vite possible pour revenir et m’entrainer un peu au Quidditch avec Jay.

Le chemin jusqu’au pré au lard était devenu réellement facile à mémoriser. Mes pieds m’y guidaient sans problèmes et je me laissais aller, les pensées ailleurs, en bouffant mes donuts à la fraise. Je me contentais de saluer de loin quelques élèves que je connaissais mais dans ma tête, j’étais en train d’organiser tout un bordel. Des explosifs. Pour en faire, j’avais cherché des bouquins dans la bibliothèque. Tout le monde se doute que quand je dis « Bibliothèque », s’entend forcément « Réserve interdite, prohibited, prohibida ». Voilà. Sauf que tout ce qui était interdit était tentant et y avait toujours des têtes de mules pour aller voir ce qu’il s’y passait, à leurs risques et périls. Une seule fois, j’avais failli me pisser dessus tellement j’avais eu peur en entendant un bruit, dans la réserve. Finalement, c’était juste le vent qui claquait un peu fort. A ce souvenir, je me sentis d’y retourner ce soir juste pour éprouver encore cette sensation –pas celle d’avoir failli me pisser dessus, celle de la peur-. Mais non, je n’irais pas, c’était pas bien. Vraiment pas bien. Mouais. Je passais devant Zonko non sans rester un instant devant la vitrine, à tel point que je ne léchais plus la vitre, je la bouffais entièrement ! Je n’avais pas rencontré Ana, ni Nath, ni Caleb, ni Ulrich. Je me dépêchais d’entrer chez l’apothicaire, en récupérant mon souffle, non pas parce que j’avais marché dix bonnes minutes, mais parce qu’il faisait super chaud.

Quand j’entrais, je poussais un soupir de soulagement. La clim’ ! Ouahhh, ça existait aussi dans le monde sorcier ça ? C’était probablement un sort. Ouais, et un sort dont je n’avais jamais entendu parler ! J’allais devoir faire des recherches ! Comme d’habitude, la boutique était vide, et le vendeur apparaîtrait comme par magie –haha, c‘était le cas de le dire- quand je voudrais payer-. Je traversais donc la petite boutique pour arriver jusqu’aux ingrédients de potions. Je grommelais sans retenu en m’apercevant que le rayon était presque vide, et que j’étais probablement arrivée trop tôt, puisque le vendeur n’avait pas encore déposé les nouveaux produits. Je sortis ma liste pleine de salissure d’encre, parce que j’avais écrit vite et que dans ces cas-là, j’étais vraiment une cochonne-…-.

Voyonnnsss… Des pattes de moustiques… Trouvé ! Enfin, c’était pas des moustiques, hein, c’était des pattes d’une bestiole qui faisait trois fois la taille d’un moustique moldu, disons. Dans l’idée, c’était la même chose ! Ensuittteee… Cervelle de crapaud, cervelle de crapaud….

-On a plus de cervelles de crapauds, mais on en recevra bientôt.

Je me retournais rapidement. Le vendeur. Je ne l’avais même pas entendu arriver ! C'était probablement la première fois que je le remarquais vraiment d'ailleurs. Ca pouvait paraître normal, en même temps, vu que la petite boutique était à peine éclairée par les quelques rayons de soleil qui apparaissaient en halo par les fenêtres. C'était une petite salle, avec ce qu'il fallait d'éclairage, ce qui lui donnait un air à la fois reposant et inquiétant. Bizarre. Je le regardais dans les yeux. Comment avais-je pu éviter un visage pareille? Je m'en serais souvenue à coup sur! Il avait le visage d'un ange. Une peau sans défauts, halée par le soleil, des yeux aussi pure d'un ciel bleu d'été et des cheveux de miel. Manquait plus que les ailes! Je restais un moment à le regarder d'ailleurs, avant que je reprenne mes esprits. Il était d'une beauté à la fois innocente et douce, comme une caresse de soleil, quelque chose de réconfortant, de chaleureux, quelque chose de bon. C'était étrange, moi qui avait été tellement habituée aux bruns aux yeux noirs. J'avais une curieuse impression, néanmoins, de déjà vu. Oui, oui, j'ai dit que je m'en souviendrais si je l'avais déjà vu, étant donné que j'allais à l’apothicaire toutes les semaines -c'était un rite, ça avait son importance, comme chez Zonko- mais ce n'était pas cette impression là. C'était curieux. Il me rappelait quelqu'un...

-Ah bah mince, je m'exlamais avec un sourire, je me demande bien ce que je vais manger au diner alors... je plaisantais, un peu déçue quand même.

Ruby! Voilà! Ils étaient de la même famille? Avait-elle un frère? Je me mis à faire marcher mes méninges langoureusement, histoire de ne pas poser de questions trop personnelles -oui, parce que, hein, le gus, dans l'affaire, je le connaissais pas-. J'haussais pensivement les épaules. Surement qu'ils se ressemblaient, c'est tout.

-Cela dit, murmura-t-il presque, je te conseille d'utiliser des cornes de limaces à la place. Je ne sais pas si tu as déjà essayé, mais c'est très efficace si c'est bien utilisé. Fais bien attention, l'explosion est encore plus impressionnante qu'avec les cervelles de crapauds.

Ca alors!!!
Je regardais un instant l'ingrédient qu'il me montrait du doigt et eu un sourire plein de malice. Ce jeune homme me plaisait. Vraiment. Il était tellement beau, gentil et attentionné. Il était l'homme que je cherchait, celui qui m'accompagnerait toute ma vie, celui qui... HAHA! Non, j'plaisante! Ca va pas ou quoi? Bien que superbement beau, et ça, personne de dirait le contraire, il ne m'intéressait pas une seconde. Vous avez déjà eu cette impression? D'avoir devant soit un gars magnifique mais qui ne vous attire pas du tout? C'était comme si vos hormones ne réagissaient pas, et pourtant, vous ressentez autre chose. Quelque chose qui annonçait un désir d'amitié. Au moment où il avait ouvert la bouche, j'avais souris, il l'avait fait, et j'avais senti qu'il ne serait pas seulement le vendeur et moi la cliente. Il faisait parti des personnes avec lesquelles on aime parler et qui partage les mêmes passions. En clair: Je voulais faire des explosifs, il m(aidait à en faire, what else? Let's be friends!

-Hum, super! Je souris. Je saisis le pot et regarde à la droite du vendeur pour tenter de repérer… Je cherche un bol, je dis, parce que maintenant qu’il était là, j’allais pas me donner la peine de chercher pendant trois heures ! Enfin, des sortes de petites marmites, j’ajoutais, parce que c’était probablement trop moldu de dire « bol ». Quoique… Vous en avez en… Ah ! J’avais repéré un carton, vers l’entrée de la boutique et je contournais « face d’ange » pour aller en chercher un . Ils étaient noirs et poisseux. C’était des petites marmites bol d’occasion. Une pensée me vint instinctivement à l’esprit. Si Ruby voyait ça, elle se tirerait une balle, je m’exclame plus pour moi que pour lui, parce que même s’il lui ressemblait à Ruby, ça voulait pas dire qu’ils se connaissaient.

Ça m’avait échappé naturellement et je me retournais vers le vendeur en m’essuyant les mains un peu noircies par la crasse qui s’était incrustée sur certains bols. J’avais pris celui du dessus pourtant. Ruby aurait réellement pété un câble. Je me tournais vers Gueule d’ange pour lui indiquer que j’allais payer quand je remarquais son regard. Un peu surpris, avec un je ne sais quoi en plus. Bah quoi ?

-Quoi… ? C’est une expression moldu. Se tirer une balle, d’un pistolet… C’est juste une expression, je lui explique. Et puis, je fais pas d’explosifs, c’est juste pour… j'hésitais. Enfin, vous savez quoi… Non, non, il ne savait pas, évidemment. Argh! Vous l’dites à personne ok ?

Je le regardais d’un air suppliant et déposais mes affaires sur le comptoir. Allez quoi, c’était pas un obstacle culturel qui plomberait ma journée ! Je n’avais pas été vulgaire pourtant. Son regard… C’était comme s’il me connaissait. C’était vraiment bizarre. Pour le coup… J’avais vraiment envie de rentrer au château, là tout de suite, parce que je trouvais ça intrusif. Je ne le connaissais ni d’Eve, ni d’Adam… Il ne pouvait pas me connaître quand même… Si ?

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Ewan Campbell
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MessageSujet: Re: Tout est bon dans les potions | Rita   Lun 24 Juin - 0:24

Ce que j'appréciais dans ce métier, en plus de manipuler des ingrédients et des potions diverses toutes la journée, était aussi le contact avec les gens, contact que j'avais toujours eu plutôt bon, n'en déplaise d'ailleurs à la façon de vivre de mes parents. Il y avait quelque chose de singulièrement surprenant dans l'énergie que ma mère mettait dans tout ce paraître superficiel, pour impressionner le voisinage, comparée ensuite à la façon qu'elle avait de se comporter en société. Je ne m'en étais pas rendu compte tout de suite, évidemment, les enfants ignorent bien longtemps les défauts de leurs parents, mais en grandissant, j'avais petit à petit trouvé cela dérangeant. Ma mère ne se liait avec les autres que pour regarder en eux son reflet, si bien qu'ils devenaient inintéressants dès lors qu'elle n'y miroitait pas assez. Quand je l'avais compris, non seulement j'avais trouvé cela stupide, mais en plus, déplaisant car je ne voyais alors pas dans quelle optique elle envisageait les relations sociales si cela n'était que pour se valoriser elle-même. L'un dans l'autre, cela n'avait rien d'étonnant de sa part - mais ce n'était pas ainsi que je fonctionnais. De ce fait, à partir du moment où je l'avais remarqué - et je me rappelais très bien de notre conversation avec Jamie, et de ce qui s'en était suivi. Les dîners et les réceptions de ma mère étaient devenus le prétexte pour jouer aux enfants bien polis, mais nous en profitions pour récolter le plus de ragots et savoir le plus de choses insipides pour s'en moquer encore et encore, car ceux qui se prêtaient à ce petit jeu n'étaient pas bien différents de nos parents. C'était un peu amer comme sensation, mais nous nous en amusions bien - en plus de cela, il n'était pas rare que nous profitions de ces dîners pour faire le mur car une fois les convives salués, nous pouvions disparaître sans trop nous faire remarquer, et nous allions retrouver nos amis un peu plus loin, vaquer à nos occupations d'adolescents. Dans ces moments-là, nous avions aucun différends avec Jamie, d'ailleurs, et je me rappelais très bien aimer tout particulièrement ces soirées pour ça, parce qu'en grandissant, il nous arrivait de temps en temps de tomber en désaccord, et je voyais bien que plus ça allait, moins cela était supportable...

Enfin : Poudlard, l'adolescence, les repas de famille, les réceptions dans notre maison si bien entretenue, chez la famille parfaite, n'avaient plus lieu d'être. C'était comme lorsque je regardais Poudlard au-dehors, par la vitrine : un peu trop loin, un peu trop flou, et je ne pourrais de toute façon pas y retourner. C'était ainsi.

Je souris à mon tour à la jeune fille, quand elle se releva et me regarda : il y avait quelque chose dans ces yeux sombres mais pétillants et sa façon d'être de gai et de lumineux - elle avait ce petit éclat des gens qui prennent la vie du bon côté, quoi qu'il arrive.


- Ah bah mince, je me demande bien ce que je vais manger au diner alors...

J'eus un petit sourire et un haussement d'épaules, l'air de dire - eh bien non, pas ce soir ! - et lui indiquai la suite, profitant au passage pour poser sur une étagère l'une des fioles que j'avais dans mon carton. Je la posai bien au début de la rangée, prenant garde à ce qu'elle soit alignée - non pas que j'ai un besoin obsessionnel d'ordre, mais j'aimais que les rayons du magasin soient bien organisés.

-Hum, super! Je cherche un bol, Enfin, des sortes de petites marmites. Vous en avez en… Ah !

Le temps que je réagisse et pense aux petits pots que l'on stockait à l'entrée de la boutique et qui pouvaient faire office de petites marmites, elle avait déjà réagi et m'avait dépassé. Je me retournai alors machinalement pour m'assurer qu'elle n'ait besoin de rien d'autre, et -

- Si Ruby voyait ça, elle se tirerait une balle, et je crus l'espace d'un instant que la jeune fille aux cheveux de jais avait prononcé le prénom Ruby.

Rien d'impossible en soit, nous n'étions pas loin de Poudlard, les élèves venaient se fournir chez nous, et Ruby était une personne suffisamment sociable pour avoir un large cercle de connaissances - mais tout de même, je ne m'étais pas attendu à ce que cette jeune fille évoque tout un coup Ruby, surtout en se saisissant de ces infâmes pots que le patron avait absolument tenu à mettre à la vente, malgré mes protestations. Ils étaient sales et d'occasions, et mais surtout le fond était affaibli à cause des usages antérieurs, ce qui pouvait s'avérer dangereux. Toujours est-il que... J'avais pensé à Ruby en les installant, car mes mains étaient devenues noires et poisseuses en quelque seconde, et je savais combien elle n'aimait pas beaucoup la saleté de ce genre. Sans compter que lorsqu'on prononçait le prénom Ruby, je ne pouvais pas rester de marbre, et déjà mon cerveau était un peu plus cotonneux, comme si elle n'avait besoin que d'un tout petit déclic pour repartir dans mes songes, où Ruby était toujours là, contre moi, lovée entre mes bras.


- Quoi… ? C’est une expression moldu. Se tirer une balle, d’un pistolet… C’est juste une expression, et je redescendis sur terre.

Très bien, mon trouble n'avait pas du passer inaperçu. Par ailleurs, qu'est-ce qu'était donc un pistolet ?!

- Et puis, je fais pas d’explosifs, c’est juste pour… Enfin, vous savez quoi… Vous l’dites à personne ok ?

L'avantage, c'est que nous étions à peu près aussi perplexe l'un que l'autre. Voyons... Je me rappelais de quelques prénoms, d'amis de Ruby, sans pouvoir réellement situer qui était qui, Lizlor mise à part. Quelque chose me disait que c'était de la même Ruby qu'il s'agissait - mais au moment où je voulus parler, mon patron choisit justement ce moment pour traverser la boutique, saluer ma cliente, et farfouiller quelques secondes dans une étagère, à notre droite. Je saisis le pot des mains de la jeune fille, l'incitai d'un signe de tête à me suivre vers la caisse, et passai derrière le comptoir. Au bout de quelques secondes, l'apothicaire ayant trouvé ce qu'il cherchait, repartit dans l'arrière boutique, me laissant un peu de tranquillité. Non pas que j'avais des choses à lui cacher, mais je n'étalais pas spécialement ma vie intime devant lui non plus.

- Tu es une amie de Ruby ? demandai-je alors avec un petit sourire, en lui jetant un regard amusé. Était-elle assez proche de Ruby pour savoir qui j'étais - est-ce que Ruby lui en avait parlé, est-ce qu'elle en parlait, de manière générale ? Mais je la savais assez semblable à moi sur ce point : discrète, mais pas cachotière quand il s'agissait de ses proches. Je mis les achats dans un petit sac et lui tendis : Tiens. Ça fait 16 Mornilles. Tu feras attention, ces petites marmites sont plus ou moins en bon état... Et ne t'inquiète pas, je ne dirais rien. Je n'ai rien vu, conclus-je avec un regard complice, cette fois. En revanche... Tout dépend de ce que tu cherches exactement mais... Mais si tu veux, j'ai parfois des ingrédients dont on ne se sert pas trop parce qu'ils sont un peu vieux ou abîmés, et que je dois jeter... Je me dis qu'ils pourraient avoir une fin plus utile, dis-je d'un air entendu.

J'essayais toujours de recycler ou de trouver un autre moyen d'utiliser les ingrédients qui ne me servaient pas, car je n'aimais pas gaspiller, j'avais l'impression d'avoir raté quelque chose quand c'était le cas ; qui plus est, je me souvenais très bien des bêtises de ce genre que l'on avait faites à Poudlard, et de la chance que ça aurait été de tomber sur un apothicaire enclin à nous refiler ces vieux fonds de tiroir. Ça me faisait plaisir de pouvoir l'aider à ça - du moment qu'elle ne faisait rien de trop dangereux - et puis, si elle connaissait Ruby, il y avait fort à parier pour que cette jeune fille soit des plus sympathiques.

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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: Tout est bon dans les potions | Rita   Sam 20 Juil - 22:38



Fabriquer des explosifs n’était bien entendu, pas permis, même chez les sorciers. C’était d’ailleurs pourquoi j’aimais tant en faire, ou du moins, mettre tout en place pour me le permettre. Après tout, ce n’était pas bien difficile, il suffisait d’être suffisamment débrouillard, et d’un peu de patience, et la boucle était bouclée ! J’avais d’ailleurs une belle expérience de ce côté-ci ! Il suffisait de voir comme je devais être autonome depuis que j’étais petite, dans mon bâtiment miteux perdu dans les quartiers pauvres de Londres. Nous étions une grande famille, et ma mère s’était entièrement consacrée à son dernier enfant, depuis que mon grand frère avait décidé de quitter le domicile parental  pour les Etats-Unis. Ma mère disait qu’il n’avait pas d’avenir, qu’une personne en moins dans la maison c’était déjà trop. Bien sur, elle parlait de moi. Quel intérêt d’avoir une famille nombreuse, si de l’autre côté, la plupart des enfants volaient de leurs propres ailes aussi jeunes ?  Et puis, surtout, quel intérêt d’avoir des enfants si on ne savait pas s‘occuper d’eux ? Ou si on était pas capable de les assumer ? Ou si, encore, on ne pouvait pas accepter qu’ils soient ce que nous n’avons jamais pu être ? Je n’aimais pas me plaindre de ma situation familiale, de toute manière, parce qu’entre nous, j’étais plutôt bien lotie. Ne parlons pas de mon quartier, qui était loin d’être le plus chaud de la ville. J’aimais ma vie comme elle était, et je passais d’ailleurs tellement peu de temps chez moi, que de toute manière, je n’allais pas passer ma vie à y penser pendant que j’étais à Poudlard !

Face d’ange me sourit et son air me fit rire. Très bien, il n’était pas le genre de vendeur coincé qui était incapables d’aligner plus de deux mots à leurs clients, et puis en plus, je sentais qu’il était sincère. Pas le genre à vouloir vendre à tout prix ! C’était plutôt cool, parce que j’avais la conversation facile, mais bon, si à côté il ne réagissait pas à mes signaux, conversation il n’y avait pas. Parce que ça ressemblait plutôt à ça, non, le langage ? Il y avait toujours, dans une boutique, un langage assez formel, qui distinguait par le respect, le vendeur du client. Puis, si le client le permettait, la discussion informelle pouvait débuter. J’avais jamais vu un vendeur demander à une mégère d’arrêter de lui raconter des salades, ce qu’elle avait mangé hier, ou encore que la voisine Thérèse était opérée du cancer du sein. Quelque part, c’était drôle, parce que je m’étais toujours imaginée que les gens un peu seul pouvait passer une journée entière à faire les boutiques, et qu’ils auraient de la bonnes compagnie. Je n’étais pas venue à l’apothicaire pour raconter ma vie au vendeur, mais pourquoi ne pas rendre ma visite agréable ?

Mais ça se terminait plutôt mal s’il décidait d’arrêter la conversation. J’avais dit quelque chose de déplacé ?

L’apothicaire entra dans le magasin et me salua, alors que je tenais un petit chaudron poisseux dans les mains, et fit ses affaires. Quand il partir enfin, Face d’ange m’indiqua la caisse, et je le suivis sans broncher. Il avait un air perplexe, et comme je l’étais moi aussi, j’avais l’impression d’être dans un énorme quiproquo. Je posais mon chaudron et mes ingrédients sur le comptoir. Ce chaudron était vraiment dégeu, sans blague…

- Tu es une amie de Ruby ?

Je relevais la tête aussitôt, interpellée. Il connaissait Ruby ? Comment ça se faisait ? Et depuis quand ? C’était pas impossible, en même temps, vu que Ruby était, certes, tout ce qu’il y a de plus respectable, mais également suffisamment sociable pour devenir amie avec presque n’importe qui. Pourtant, la façon de prononcer son prénom, c’était… Comme s’ils se connaissaient intimement. J’étais encore plus perplexe  désormais–mais soulagée, aussi, vu que visiblement, que je connaisse Ruby était plus étonnant que de vouloir fabriquer de explosifs- mais d’un coup, je tiltais ! Dans la gazette ! Mais oui ! Et puis Ruby qui m’avait vaguement parlé d’un « petit-ami » - et d’ailleurs, sa timidité était à croquer ! J’avais bien vu qu’elle allait mal dernièrement, mais elle m’avait clairement demandé de rester en dehors de ça, alors je n’avais pas tellement insisté, mais j’avais veillé comme je pouvais, de loin. C’était bon de voir Ruby rougir de nouveau, toute pimpante. Il semblait que ça allait mieux pour nous deux. Face d’ange me tendis mon sac, que j’échangeais machinalement contre les mornilles.

Donc, la gazette… Une rumeur sur une élève qui sortirait avec un ven…

-C’est toi ! Je m’écriais avec un grand regard surpris et brillant d’entrain.

Je contournais en un rien de temps l’espace qui me séparait de lui et le pris dans mes bras. L’étreinte était purement amicale et affective. Les amis de Ruby étaient mes amis ! Enfin, je suppose que ça marchait pas trop dans le cas présent : le petit ami de mon amie est mon petit ami –je plaisante, rooohhh.  Je le lâchais enfin, déjà parce qu’il allait s’imaginer que j’étais un peu cinglée de l’enlacer comme ça, alors qu’on se connaissait pas –enfin, moi, je le connaissais, pas lui-, et ensuite parce que je devais prendre du recul pour pouvoir lui parler !

-Je savais que t’étais beau, mais alors là, ça dépasse mes espérances, je déclarais en riant. Et gentil en plus de ça ! Vous allez vraiment bien ensemble, c’est dingue ! Parce que, franchement oui !

J’avais imaginé que Ruby serait sorti, de nouveau, avec quelqu’un comme Hadrian, son ex, un Gryffondor. Quelqu’un qui l’opposait un peu. Mais bon, pour la complémentarité, on passera, vu que ça s’était pas hyper bien terminé. J’étais donc agréablement surprise, parce que Face d’ange n’avait pas l’air d’avoir quoique ce soit à voir avec Hadrian. Je ne détestais pas Hadrian non plus, mais évidemment, je préférais voir Ruby avec quelqu’un de plus… mature ?

-Je suis Rita, je lui dis sans équivoque. Si elle t’a parlé d’une asiat’ chez les Poufsouffles, c’est que c’est moi, et puis, de toute façon c’était facile, y avait pas quarante asiatiques dans Poudlard, le tour était vite fait ! J’espérais que Ruby avait effectivement parlé de moi, le contraire m’étonnerait. J’étais tout de même assez proche de Ruby pour que ce soit le cas. Pas besoin de te faire un coup de pression, je suppose que Lizlor s’en est déjà chargé, donc je vais me contenter de confirmer que tu la mérite, je dis d’un air protecteur. 


Ce qui nous unissait, Ruby et moi, c’était avant tout notre entraide, et cet aspect de confiance et de protection qui la distinguait clairement de mes autres amis. Avec Ruby, je savais que je pouvais parler de mes problèmes à quelqu’un qui, à défauts de les comprendre, les analyseraient et tenterait de trouver une solution appropriée. Et c’était la même chose dans l’autre sens !

-Tu feras attention, ces petites marmites sont plus ou moins en bon état... Et ne t'inquiète pas, je ne dirais rien. Je n'ai rien vu. En revanche... Tout dépend de ce que tu cherches exactement mais... Mais si tu veux, j'ai parfois des ingrédients dont on ne se sert pas trop parce qu'ils sont un peu vieux ou abîmés, et que je dois jeter... Je me dis qu'ils pourraient avoir une fin plus utile.


Ca y ait, il me plaisait ! J’avais conscience d’avoir été un  peu acheté, comme ça, mais qu’importe, je lui accordais mon amitié sans plus de délai, mon appréciation aussi –si elle valait quelque chose !, et tout le bonheur du monde ! Il était tout ce que j’aimais, et il me faisait penser à Caleb, quelque part, et aussi à moi, du coup. Il avait cet air malicieux que j’adorais voir briller dans les yeux de Caleb, parce que c’était le signe qu’on partageait quelque chose, un secret.

-Tu sais, la boite de poudre de fée chez Zonko ? Je lui demandais en désignant la boutique du doigt. Un jour, j’en ai balancé dans la cheminée de ma maison, et un Phoenix est apparu comme par magie! Oups, expression moldu qui ne voulait rien dire dans le monde sorcier, truc de dingue ! C’était pas un vrai, je te rassure, mais quand même ! J’ai essayé avec d’autres boites, mais c’est clairement un défaut de fabrication. J’ai supposé que je pouvais aller la poudre de fée à des ingrédients explosifs pour créer un effet pareil. J’essaierais avec Caleb… 


Il s'en foutait probablement de toutes mes affaires, mais maintenant que j'étais lancé!


-Et puis, bien sur que j’accepte pour les ingrédients ! Avec moi, ils en auront une, de fin utile, t’en fais pas, je ris. Et puis maintenant, je suppose qu’on est ami ? Oui, parce que je n’avais pas l’habitude de passer par quatre chemins, et puis encore moins de manquer de toupet.

J’étais probablement rapide, mais autant mettre les cartes sur la table ! Il avait tout pour me plaire et on s’entendait déjà super bien, et puis c’était le copain de Ruby, alors y avait vraiment rien qui nous empêchait de nous entendre !

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Spoiler:
 
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Ewan Campbell
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MessageSujet: Re: Tout est bon dans les potions | Rita   Lun 19 Aoû - 22:14

Chez les Campbell, le moins que l'on puisse dire était que la politique n'était pas aux effusions : aux effusions de sentiments, de reproches, de paroles, de rire, de quoi que ce soit. Il fallait que tout soit propre et bien joli, du jardin jusqu'aux conversations en passant par nos habits et notre intérieur, et si cela ne m'avait pas particulièrement choqué étant jeune, car nous avions grandi ainsi - quels moyens avions-nous de comparer ? - notre entrée à Poudlard, et nos fréquentes vacances chez Bonnie et Matthew m'avaient fait relativiser. Il n'y avait rien de bon dans tout cela, et plus le temps passait plus je le considérais avec amertume. Il n'y avait rien de bon dans ces sourires puisqu'ils étaient faux, et qu'est-ce que cela pouvait bien apporter à notre vie d'avoir le jardin le mieux entretenu qui soit, la maison la mieux meublée et décorée ! De la poudre aux yeux, encore toujours. J'en avais assez de tous ces mensonges jetés en pâture pour cachés ce qu'on ne voulait pas montrer - ou l'absence de ce que l'on voulait montrer. Quand je retournais chez mes parents, la seule vue de la haie taillée au centimètre près, des plantes agencées par couleur et choisies pour être les plus impressionnantes possible, me donnaient la nausée. C'était l'étalage d'un argent que, non seulement, nous n'avions plus, mais qui puait la vanité, et je détestais cela. Ma mère n'avait pas changé, elle non plus : toujours ce même chignon sans un cheveu qui dépassait, ces mêmes habits qu'elle faisait confectionner par une boutique sorcière pour qu'ils soient à la fois les plus chics, les plus beaux, les plus élégants. Et toujours ce même sourire, ces mêmes discussions, ces mêmes entrains pour ses maudits concours dont je me fichais comme de ma première patacitrouille. Comme si rien n'avait changé. Elle ne me faisait même pas de peine, seule dans notre grande maison, seule pour recevoir les gens du quartier, pour organiser ses concours, pour participer aux évènements de la vie mondaine. Elle devait mentir à tort et à travers - oui, mon mari se porte bien, il a lancé une branche de sa société en Australie, il doit y rester un petit moment, il paraît que c'est formidable ! Quant à moi, elle devait vanter le travail que j'avais fait avec mon père, dire que j'avais trouvé "une solution de rechange" en attendant, et passer outre le fait que je préférais de loin travailler dans les potions que dans cette branche ennuyeuse de l'Histoire de la Magie, mais comme cela faisait tellement mieux pour un fils de reprendre la société de son père, elle se laissait porter par cette illusion.

Enfin, toujours était-il qu'en matière d'effusions, donc, personne ne m'y avait habitué vraiment, à part Matthew et Bonnie qui eux n'étaient pas avares en câlins et en baisers, et c'était tellement ancré dans mon éducation, toute cette maudite tenue en société, que quand la jeune fille s'écria :


-C’est toi ! Et se jeta derrière le comptoir, me serrant dans ses bras comme si j'avais été une simple poupée, je me trouvais tant pris de court et un peu gêné que je ne pus bégayer qu'un maigre :

- Euuuuuh...

Qu'était-il en train de se passer, au juste ?! Qu'avais-je dit pour qu'elle en vienne à me serrer dans ses bras ? Perplexe, je la fixai avec de grands yeux quand elle me relâcha, pas en colère, non, j'étais bien trop surpris et embarrassé et son geste avait été bien trop inattendu.

-Je savais que t’étais beau, mais alors là, ça dépasse mes espérances. Et gentil en plus de ça ! Vous allez vraiment bien ensemble, c’est dingue !

... Ruby avait des amies bien étonnantes.

- Ah, euh, merci ?... Doublement gêné par ce compliment direct, je me sentis tout d'un coup bien bête planté derrière mon comptoir, sans savoir trop quelle attitude adopter. En revanche, je ne pouvais pas m'empêcher, malgré toute la bonne éducation du monde, de me sentir incroyablement flatté et satisfait de sa remarque : nous allions bien ensemble. J'avais envie de sourire, et tout d'un coup la bonne humeur de la petite asiatique se communiqua à moi sans que je ne pose aucune barrière.

- Je suis Rita. Rita ! Ce prénom me disait effectivement quelque chose. Si elle t’a parlé d’une asiat’ chez les Poufsouffles, c’est que c’est moi. Pas besoin de te faire un coup de pression, je suppose que Lizlor s’en est déjà chargé, donc je vais me contenter de confirmer que tu la mérite.

... Décidément. Ça faisait beaucoup en peu de temps, mais d'accord, je partageais son entrain irrésistible - il fallait bien reconnaître que sa gaieté était communicative, quoi qu'il arrive. Reconnaissant, je souris à Rita, d'un sourire enfin des plus naturels, parce que sans le dire je la remerciais de ne pas faire effectivement ce genre de remarque des meilleures amies, que je comprenais, mais qui étaient toujours un peu délicates quand on était le petit ami en question et que l'on avait rien demandé à personne. Lizlor ne l'avait pas fait dans les règles, je ne n'avais pas eu le droit au petit discours prononcé à mi-voix quand Ruby avait eu le dos tourné, du genre menaces proférées avec le sourire, si bien que je m'étais estimé sauvé. Mais tout au long de cette première soirée, j'avais en fait clairement ressenti les gestes et les regards de Lizlor, jetés à la dérobée, accompagnés d'un grand sourire quand ils croisaient le mien - et dans ses yeux j'avais lu, avec certitude, qu'elle n'allait jamais proférer de menaces, mais que son regard valait tous les mots du monde pour me prévenir. Réflexion faite, il était franchement prudent de ne pas faire de mal à la meilleure amie de Lizlor Wayland - c'était instinctif, mais c'était clair comme de l'eau de roche.

- C'est gentil... J'espère que c'est vrai, dis-je enfin avec un petit sourire sincère, mais gêné. Mériter Ruby ? Voilà un compliment que je ne prenais pas à la légère, et que je n'étais surtout pas certain de mériter à mon tour. Mais oui ! Elle m'a déjà parlé de toi, je suis ravi de te rencontrer. Moi, c'est Ewan ! (mais elle devait le savoir. Simple formalité...). Poufsouffle, alors ? Quelle année ?

Finalement, ce n'était pas si éprouvant que ça, et c'était même plutôt sympathique - quoi qu'exubérante, ce à quoi je n'étais pas habitué, Rita m'était vraiment agréable, et j'avais envie de la connaître un peu mieux, encore plus si elle était une amie de Ruby. Je sentais bien qu'en plus elle s'intéressait pas mal aux potions et aux mélanges improvisés, ce qui la rendait encore plus plaisante à mes yeux. J'étais passé par là, moi aussi, combien de chaudrons avais-je fait exploser, combien de combinaisons étranges avais-je testé pour découvrir de moi-même les particularité des ingrédients !

-Tu sais, la boite de poudre de fée chez Zonko ? Un jour, j’en ai balancé dans la cheminée de ma maison, et un Phoenix est apparu comme par magie! Truc de dingue ! C’était pas un vrai, je te rassure, mais quand même ! J’ai essayé avec d’autres boites, mais c’est clairement un défaut de fabrication. J’ai supposé que je pouvais aller la poudre de fée à des ingrédients explosifs pour créer un effet pareil. J’essaierais avec Caleb…

Je ris de bon cœur à cette histoire - de la poudre de fée ? Eh bien, j'en avais entendu de belles sur Zonko et les quelques défauts de fabrication, mais jamais au sujet de la poudre de fée - et me demandais quelle erreur ils avaient bien pu faire pour que cela provoque cet effet. J'avais baissé les yeux machinalement devant moi, sous le comptoir, là où on laissait tout un tas de bazar qu'on se promettait de ranger, mais qu'on oubliait ensuite, car cet endroit n'avait aucune autre utilité. Du coup, il y avait de vieilles plumes, des étiquettes vierges ou utilisées, quelques noises, des vieilles fioles vides ou cassées, un sachet de miamhibou (du temps où Joseph avait essayé d'apprivoiser un pigeon, sans succès) et des pots d'ingrédients, presque vides, un peu desséchés, qu'on avait retirés des étagères, et qu'on avait laissés là, puis oubliés. La forme de l'un d'entre eux m'interpella. Mais oui ! Des graines d'ellébore de Bolivie, connues spécialement pour leur concentration exceptionnelle. Il en restait un petit fond dans le pot, mais juste assez - justement. Je l'extirpai du bazar et le tendis à Rita, ou plutôt le fourrai d'office dans le bol qu'elle avait acheté.


- Tiens, tu pourras toujours essayer avec ça. Cadeau de la maison ! conclus-je avec un petit clin d’œil. C'est ton ami, Caleb ? demandai-je pour continuer la conversation (l'avantage avec le mot ami c'est qu'il pouvait englober tout ce qu'on voulait bien entendre).

- Et puis, bien sur que j’accepte pour les ingrédients ! Avec moi, ils en auront une, de fin utile, t’en fais pas. Et puis maintenant, je suppose qu’on est ami ?

J'éclatai de rire une nouvelle fois, et pour sceller notre nouvel accord et notre nouvelle amitié, je lui tendis la main pour qu'elle la tape.


- C'est entendu ! Tu peux compter sur moi, et je fis le tour du comptoir pour me retrouver à côté d'elle, m'accoudant au vieux bois qui sentait la cire. Il n'y avait personne aujourd'hui de toute façon ; je pouvais bien discuter un peu avec elle. D'ailleurs, ça n'allait pas me faire de mal de prendre un peu de temps, parce qu'en ce moment, j'avais l'impression qu'on me confiait sans hésiter les tâches les plus ingrates, puisque je les effectuais sans me plaindre. J'avais bien le droit d'être un peu récompensé. Alors dis-moi Rita, à part les potions qui explosent, c'est quoi ce que tu préfères à Poudlard ?

Je lui souris, me disant que même si elle pouvait être un peu... différente des gens que je côtoyais, il y avait quelque chose qui émanait d'elle qui me donnait la certitude qu'elle était une personne digne de confiance.

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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: Tout est bon dans les potions | Rita   Sam 7 Sep - 23:25



Il y avait toujours cette chose, chez certaines personnes, qui m’avait toujours un peu dérangée. La timidité. Je ne comprenais vraiment pas ! Chez moi, personne n’était timide, alors on avait pas vraiment de mal à se dire ce qu’on pensait, ou ce qu’on voulait faire. D’accord, me mère n’était pas la femme la plus démonstrative de l’univers mais nous étions, entre nous, assez calins et bisou, surtout quand c’était pour se chamailler ! Avec Candy, c’était encore pire ! On passait notre temps collée l’une contre l’autre, alors le contact physique, ça ne me faisait vraiment pas peur ! Mais il y avait cette fille, Mélanie, à l’école, qui était toujours dans son coin et qui baissait la tête à chaque fois que quelqu’un daignait lui accorder de l’attention. Si on la touchait, elle se crispait totalement et je pouvais parier n’importe quoi que si elle avait pu, elle serait partie en courant ! Elle avait l’air de porter le poids de l’univers sur ses épaules et franchement… elle me faisait pitié. Pourtant, franchement, c’était pas trop mon truc de me moquer des autres, ou alors je le faisais gentiment, sans beaucoup de méchanceté, mais avec Melanie… C’était comme avoir une bonne tarte au pomme qui sortais du four, juste sous notre nez. On avait envie de la dévorer. Sérieusement, les gens aussi timides devraient être inquiets de leurs cas ! Ils suscitaient carrément l’occasion pour les plus forts de les bouffer de montrer leur suprématie ! Mais bon, ça ne m’empêchait pas non plus d’être sympa avec eux, au moins, ils n’étaient pas du genre à mettre des couteau dans le dos.

Mais Face d’ange, qui me semblait carrément sociable aux premiers abords, m’avait surprise à sembler aussi réservé dans son étreinte. Ce n’était pas de la timidité, cependant, peut ête juste de la réserve. Il était gêné. Pourquoi ? Je savais que ce n’était pas très courant, des élans d’émotion pareils, mais il ne fallait pas pousser ! Ou alors étais-je réellement trop tactile ? Mais j’aimais dire bonjour aux personnes que j’aimais en les serrant dans mes bras ! Je vous assure, ça décomplexe complètement. Et là… C’était plutôt l’effet inverse. Je m’inquiétais de la tournure de notre relation, parce que je craignais qu’il ne m’aime pas à cause de ça, alors que moi, je l’aimais déjà ! J’avais toujours comme un sixième sens pour repérer les bons petits copains de mes amis- et bien sur, jamais les miens-, et je le sentais vraiment bien, celui là. C’était dommage, s’il mettait trop de distance entre nous, ça voudrait probablement dire qu’il ne m’aime pas… Mais finalement, il me remercia et me sourit ! J’en concluais qu’il était loin d’être comme Melanie, et qu’il avait simplement du être surprit.

-C’est gentil, j’espère que c’est vrai.

-Mais bien sûr ! Tu sais, j’ai un don pour ça, je dis le plus sérieusement du monde. Je le sens, je murmure comme pour partager un secret. Ruby est vraiment quelqu’un de bien, je continue en souriant. Tu es poli et gentil, je compte sur mes doigts, beau et grand, voilà qui faisait quatre, et puis tu m’offres des produits au lieu de les jeter ! T’essais même pas de me les revendre ! Je ris, parce qu’à coup sur, pas mal d’autres marchands en auraient profité pour se faire quelques sous en plus, ces radins ! Alors oui, c’est vrai, j’insiste en lui mettant une petite tape sur le bras, d’un air malicieux.

-Mais oui ! Elle m'a déjà parlé de toi, je suis ravi de te rencontrer. Moi, c'est Ewan ! Poufsouffle, alors ? Quelle année ?

Voilà qui me rassurait!

-Quatrième année chez Poufsouffle, la plus chaleureuse des maisons de tout Poudlard ! Je réponds fièrement. Je n’étais pas Miss pour rien. Ma maison, je le défendrais dans un champs de guerre, si je le pouvais, même si je préférais faire des calins et des bisous. Tu étais dans quelle maison ? Je lui demande, tout à coup curieuse.

Après tout, être bon en potion n’assurait pas d’être dans une quelqu’onque maison ! Et puis Ewan, même gêné par le contact physique, avait cette lueur de malice qui trainait dans ses yeux, et que j’avais vu s’illuminer de ci de là, quand il m’avait conseillé pour les explosifs. Il ne m’avait même pas désapprouvé ! Je l’adorais, ce gars. Et puis, entre nous, il n’avait pas l’air d’avoir de gros défauts, et il traitait plutôt bien les amies de sa petite amie ! Candie m’avait dit que généralement ; les petits copains détestaient les copines de leur copine, vu l’influence qu’elles ont sur elle. Moi, j’optai plutôt sur la stratégie d’Ewan ! Sur que c’était mieux d’être en bonne position avec les amie de sa copine ! Je parlais alors de mon aventure avec Caleb, de l’explosif que je voulais créer, parce qu’il était grandiose, et pas une fois il ne m’arrêta. Je n’en avais parlé à personne, vu qu’on avait juré, Caleb et moi, mais là, il aurait approuvé ! Ewan en savait des choses, sur les potions, et c’était carrément génial, on allait pouvoir faire de grands pas dans nos recherches !

-Tiens, tu pourras toujours essayer avec ça. Cadeau de la maison ! conclus-je avec un petit clin d’œil. C'est ton ami, Caleb ?

Je le remerciais en sautant sur place, et en me contentant de lui agripper le bras, un calin de bras étant donné qu’il semblait carrément gêné par les calins de taille.

-
Caleb est mon meilleur ami ! Je m’exclame en riant. Il est juste encore un peu plus dingue que moi, je dis en faisant la grimace ironiquement. C’était sur que s’il était surprit de mon comportement, il n’en avait pas fini avec Caleb ! On traine super souvent ensembles, je continue en mettant les ingrédients dans mon sac. On discute explosifs et farces, j’ajoute avec un regard malicieux. Mais… Mais ça nous arrive pas très souvent, les sujets sérieux, je dis, tout en me surprenant moi-même de ma remarque. Qu’est-ce qu’il m’arrivait ? Mais… Bref, on s’éclate ensembles, je finis par rire.

Je restais un petit moment indécise. Qu’est ce qui m’avait pris ? Pourquoi j’en avais parlé Ewan ? Pourquoi j’en avait parlé tout court ? Caleb… Je ne m’étais jamais posé la question. Bien sur, je l’adorais, vraiment plus que tout. Il comptait tellement pour moi ! Mais c’était… difficile d’être sérieux avec lui ! Impossible même, et jamais il ne m’étais venu à l’esprit que je ne pourrais peut-être jamais lui confier mes problèmes… Il était bien trop joyeux, bien trop heureux pour que je vienne obscurcir son monde ! Il voulait une complice, pas une dépressive ! Et puis, Ewan, alors que je lui demandais de devenir son amie, leva sa main en riant et je tapais dedans en riant aussi, heureuse qu’il m’accepte comme j’étais. Sans détour.

-C’est entendu ! Tu peux compter sur moi, et il vint s’accouder sur le comptoir et je riais intérieurement, tout à fait satisfaite ! Peut-être que mon entrain lavait un peu décomplexé ? Quand je disais que les câlins rapprochaient les individus, je ne mentais pas ! Alors dis-moi Rita, à part les potions qui explosent, c'est quoi ce que tu préfères à Poudlard ?

Je ne me fis pas prier, évidemment, j’adorai parler de moi, qui n’aimait pas ça ? Et puis, avec Ewan, je me sentais bien ! Il me posait des questions et le plus naturellement du monde, j’y répondais ! Et puis, de temps à autre, je lui en posais aussi ! Après tout, je n’avais aucun raison de ne pas lui faire confiance. Il suscitait chez moi un engouement que je ne comprenais pas tellement, un peu plus fort que si je venais de me faire un ami, un peu comme si… Comme si… Bah, comme si je le connaissais déjà un peu, vu qu’il était le copain de mon amie ! J’avais l’impression qu’on se revoyait, et non pas qu’on se rencontrait, et c’était très bien, ça m’allait !

-Ohhhh, j’adore les sortilèges ! Je m’exclame joyeusement, passionnée. Je suis même assez douée, si tu veux tout savoir ! Je dis en toute fausse modestie. Et puis… Les passages secrets, tu en connais toi ? Je lui demande soudainement. S’il savait comment faire des explosifs, il devait forcément avoir des informations croustillantes à me mettre sous la dent ! Et puis je joue au quidditch ! Je continue sur ma lancée. Poursuiveuse chez les Golden Flyers, je m’annonce en prenant une voix de bourgeoise. J’aurais aimé te dire que je suis aussi studieuse pour faire des âneries que pour bucher mes cours, comme dirait Nakamura, mais ce n’est pas le cas… Je ris. Et alors, toi, ton truc, c’est les potions ? Je m’intéresse en lui désignant la boutique.

La seule chose qu’il nous manquait, c’était un bon canapé, un thé et quelques gateau, ambiance chez grand-mère confortable que j’aimais plus que tout, et nous deux, enfin, à discuter de tout et de rien. J’imaginais que lorsque je le rencontrerais je lui parlerais probablement que de Ruby, parce que c’était ce qu’on avait en commun, mais à ma grande surprise, nous parlions de nous, et c’était un peu plus comme si le fait de connaitre quelqu’un en commun nous aidait à nous connaitre. Bien sur, je ne doutais pas que Ruby se retrouverait souvent dans nos discussions, parce que je l’adorais et qu’il semblait en être complètement amoureux –il avait intérêt-, mais en cet instant, j’avais l’impression d’avoir trouvé plus que le copain de Ruby. J’avais l’impression qu’Ewan serait un peu plus important dans ma vie, désormais, que ce que je m’étais imaginé. Il me donnait cette impression de confiance et de complicité, et je m’y attachais sans relache, pour y puiser du bonheur.



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Ewan Campbell
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MessageSujet: Re: Tout est bon dans les potions | Rita   Ven 20 Sep - 16:24

- Mais bien sûr ! Tu sais, j’ai un don pour ça, je le sens. Ruby est vraiment quelqu’un de bien. Tu es poli et gentil, beau et grand, et puis tu m’offres des produits au lieu de les jeter ! T’essais même pas de me les revendre ! Alors oui, c’est vrai.

Rita comptait sur ses doigts toutes ses qualités qui me tombaient du ciel comme si elle vérifiait sa liste de courses, et je ne pouvais m'empêcher de sourire, de me laisser porter par sa bonne humeur. Je comprenais de plus en plus pourquoi Ruby la comptait parmi ses amis, car j'avais rarement connu quelqu'un qui respirait autant la joie de vivre que la gentillesse - Rita n'était pas de ses filles un peu écervelées et qui s'éparpillaient partout, elle s'éparpillait peut-être, mais l'éclat de son sourire et la franchise de sa voix enjouée ne trompaient pas. Elle ne mentait pas, et rien que pour cela je l'appréciais d'emblée et j'avais envie de la connaître d'avantage. J'étais conciliant, on ne pouvait pas m'enlever cela et je savais me lier avec des gens de tous les horizons et de tous les genres parce que cela ne m'intéressait pas de porter un jugement, mais j'avais énormément de mal à rester neutre lorsqu'il s'agissait de personnes fourbes, qui jouaient un jeu, pour la simple raison de plaire aux autres. Ce n'était pas le cas avec la jeune fille, et j'en étais certain. J'eus un sourire poli et un peu gêné face à tous ces compliments directs et adressés sans la moindre hésitation - je ne savais pas trop réagir aux compliments - à part que "poli et gentil" ne me revenait d'aucun mérite, car j'avais été élevé pour être poli et gentil et c'était tellement inscrit dans mon éducation que je recevais ce compliment avec une certaine amertume.

Mais elle me tapota l'épaule et ses yeux incroyablement noirs me lancèrent un peu regard malicieux, et je fus obligé de sourire, encore une fois. Elle était décidément plus efficace qu'une potion d'Allégresse !


- Ne te fie pas aux apparences, si ça se trouve je vais t'attirer dans un piège, qui sait, plaisantai-je pour me sortir de cette tirade bien flatteuse sans la remercier platement et ne pas savoir quoi ajouter.

Mais elle voyait bien que je riais, et je pense que je cachais assez mal le fait qu'elle parle aussi librement de Ruby et moi et que ça me donnait envie de sourire ; encore plus quand je réalisais qu'une amie de Ruby trouvait que nous allions bien ensemble. C'était tellement réconfortant de penser à elle, et malgré toutes les inquiétudes et les hésitations que je pouvais avoir, quelque chose gonflait mon cœur et chassait les remous de la rivière bien loin quand me venait à l'esprit le joli prénom de Ruby. J'étais plus léger, heureux, rien de bien inattendu lorsqu'il s'agissait de la personne dont on était amoureux, mais c'était un sentiment unique et je savais que j'étais chanceux de le ressentir.


- Quatrième année chez Poufsouffle, la plus chaleureuse des maisons de tout Poudlard ! Tu étais dans quelle maison ?

- Ça te va parfaitement, commentai-je, enjoué moi aussi. A Serdaigle ! Avec mon frère, hésitai-je à ajouter. Il y avait quelque chose chez Rita qui donnait envie de se laisser aller dans la simplicité, voilà pourquoi cet aveu faillit suivre le plus naturellement du monde. Mais je me retins, encore et toujours sous le joûg du silence qu'on m'avait imposé. Ce n'était pas assez naturel, pas encore, pas maintenant.

Quand Rita se mit à ranger les ingrédients dans son sac avec ses achats, j'en profitai pour jeter un regard circulaire dans la boutique, m'assurant à la fois qu'un client n'était pas arrivé, ou que le patron n'allait pas descendre. Il était assez sympathique et me devait assez pour ne pas me blâmer de discuter un peu plus longtemps que la normale avec quelqu'un dans le magasin, mais je savais aussi qu'il était à cheval sur certaines choses, celles-là notamment. Cela m'agaçait d'ailleurs - plusieurs fois je m'étais fait la remarque que si je n'avais pas été là il aurait été bien embêté, mais je savais aussi qu'il le savait sans le dire et qu'il m'accordait certaines faveurs, alors, cet arrangement m'allait bien, et je devais rester irréprochable. Quelque part, cette fameuse éducation dont nous avions été... abreuvés avait tout de même quelque chose de bien, j'avais toujours été apprécié de mes supérieurs, ce qui était un moindre mal, pour le coup. Mais personne à l'horizon, et il n'y avait pas de quoi s'inquiéter, d'autant plus que je n'avais pas tant de travail à faire jusqu'à la fin de la journée, donc je pouvais bien m'accorder une petite pause. La jeune fille me tapota encore le bras, et je me demandai si elle n'allait pas encore me serrer dans les bras, mais elle se retint ; c'était un peu étrange, je trouvais, car nous ne connaissions pas tant que cela et pour elle cela lui était si naturel, mais au fond, j'avais la certitude qu'on s'habituait bien vite à ses effusions, parce qu'elles étaient plaisantes. C'est pour ça que je n'hésitais pas et lui tapais dans la main, scellant notre pacte aussi simplement et sans complexes que le faisaient les enfants.


- Caleb est mon meilleur ami ! Il est juste encore un peu plus dingue que moi. On traine super souvent ensembles. On discute explosifs et farces. Mais… Mais ça nous arrive pas très souvent, les sujets sérieux. Mais… Bref, on s’éclate ensembles.

Je levai un sourcil, intéressé - je retins le prénom de Caleb, et le fait qu'il était son meilleur ami. J'imaginais assez aisément le duo de choc qu'ils devaient former, encore plus si Caleb lui aussi était porté sur les explosifs et autres potions amusantes du genre. Mais je me sentis un peu gêné quand elle mentionna, d'un ton un peu plus de celui de la confidence, les sujets sérieux - ces mêmes sujets que je savais éviter à la perfection, après toutes ces années de pratique... Cela m'était tristement bien facile.

- Ça viendra, dis-je dans le but de la rassurer, sans pour autant paraître trop sérieux. En tout cas, j'étais heureux pour elle qu'elle s'amuse ainsi, bien que cela ne m'inquiétait pas trop de sa part ! Il est à Poufsouffle aussi ? Mon meilleur ami tu dois le connaître, en tout cas... C'est ton assistant de Métamorphose, ajoutai-je avec un petit sourire amusé. On est amis depuis Poudlard, précisai-je sans rentrer dans les détails.

Disons qu'il n'y avait rien de compliqué pourtant, mais il aurait fallu évoquer Jamie à un moment ou à un autre encore une fois, et...


- Ohhhh, j’adore les sortilèges ! Je suis même assez douée, si tu veux tout savoir ! Et puis… Les passages secrets, tu en connais toi ? Et puis je joue au quidditch ! Poursuiveuse chez les Golden Flyers. J’aurais aimé te dire que je suis aussi studieuse pour faire des âneries que pour bucher mes cours, comme dirait Nakamura, mais ce n’est pas le cas… Et alors, toi, ton truc, c’est les potions ?

Il fallait suivre, avec tout ce qu'elle disait à la minute, et je souris de son débit de parole et de sa voix qui ne semblait pas être programmée pour faiblir ou ralentir.

- Pas mal, commentai-je, parce qu'elle avait l'air de faire autant de chose qu'il lui était possible de faire, et que son énergie était autant en elle que dans ses actions. Oui, ça a toujours été mon truc... Même si pour mes parents, je devrais prendre la suite de mon père, il travaille dans l'Histoire de la Magie, mais bon, ça m'intéresse franchement moins.

Bien moins, c'était le moins que l'on puisse dire... Et pourtant, songeai-je avec une certaine rancoeur. Ce n'était pas comme si j'étais encore complètement débarrassé de cela, bien au contraire.

- Ne me dis pas que tu n'en connais pas, je ne te croirais pas, me mis-je à rire, avant de réfléchir. Bon, je crois que tout Poudlard connait celui qui mène à Pré-au-Lard... Tu connais celui qui mène directement à Honeydukes, par la statue de la vielle sorcière ? Hm, et ensuite il y en a quelques uns dans Poudlard, je me rappelle derrière un miroir du quatrième étage, mais je n'en suis plus très sûr... Qu'est-ce que tu manigances ? demandai-je avec amusement. En tout cas j'habite pas loin d'ici, tu vois la rue qui fait le coin ? Mon appartement est au dernier étage. Si un jour tu as besoin, tu sais où me trouver !

Je voulais réellement lui montrer que j'étais prêt à respecter notre promesse, après tout, nous nous étions engagés ! Et si j'étais heureux de connaître une des amies de Ruby, je l'étais encore plus de connaître Rita, parce qu'il y avait quelque chose en elle qui me rendait instantanément plus joyeux.

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°•. Lonely water, won't you let us wander, let us hold each other
Hold back the river, let me look in your eyes
Hold back the river, so I can stop for a minute and be by your side
Hold back the river, hold back .•°
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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: Tout est bon dans les potions | Rita   Mar 8 Oct - 21:37


- Ne te fie pas aux apparences, si ça se trouve je vais t'attirer dans un piège, qui sait.

Sur le coup, ça me fit rire, parce que j’avais dans la tête le générique de secret story, une télé réalité hyper débile tournée en France, d’après Ines, une des mes copines de batiment, dont la mère était française. On s’était bien poilé, n’empêche, et on avait répété la phrase type tellement de fois qu’elle était restée dans ma tête depuis… Mais bon, probablement qu’Ewan –très certainement, enfaite- n’en savais rien, j’allais pas me marrer toute seul.

-Arrête, tu parles comme un vieux pervers, je ris à sa remarque.

Il n’avait pas vraiment l’air très à l’aise avec les compliments, et c’était d’ailleurs dommage, parce que franchement, il devait bien en avoir reçu ! Je me serais presque attendue à ce qu’il me remercie ironiquement ! Ca m’étonnais un peu mais je fis mine de rien et continuais à rire avec lui. Après tout, pourquoi pas, peut-être qu’il était distant auparavant ? J’avais déjà vu des gars comme ça, canon sans vraiment le chercher, que les filles n’osaient pas vraiment approcher, soit parce qu’ils était trop renfermés, soit parce qu’ils paraissaient inatteignable. Quoiqu’il en soit, je ne savais pas comment Ruby et lui s’étaient rencontrés, mais ça avait marché. Très bien marché, même, à en croire la mine un peu niaise qu’ils affichaient tous les deux, à l’entente du prénom de l’autre. Que c’était beau, l’amour, hein ? Ohhhh et puis j’allais devoir remercier Ruby ! Grace à elle –ok, indirectement- j’allais avoir des échantillons gratuits et des restes de potions, indéniablement que j’allais pouvoir augmenter me expériences ! Avec un peu de chance, je pourrais créer un explosif assez puissant pour faire office de feux d’artifice !

- Ça te va parfaitement.

Je le remerciais chaleureusement. Ohhh, ce n’était pas pour rien que j’étais Miss, mais comme il ne le savait pas ! On avait fait de moi la typique Poufsouffle, bien que je doute que ce soit certainement positif –les punitions étaient tellement répétées que désormais, les heures supplémentaires étaient inscrites continuellement sur mon agenda, j’avais pris l’habitude. Peut-être parce que j’étais la fille la populaire chez les Poufsouffles, ce qui m’avait étonnée tout d’abord, parce que je pensais plutôt rire des éléctions. Quoique, maintenant que j’y étais, c’était plutôt pas mal et j’aimais représenter ma maison ! La maison, indéniablement, la plus fun de tout Poudlard ! Non mais sérieux, qui ne voudrait pas être à Poufsouffle ? Cette maison, c’était juste la plus amusante, la plus drôle de l’école ! Les gens y étaient super sympas, enthousiaste et tellement ; simples ! D’ailleurs, même si certaines filles réfutaient clairement que je puisse représenter les jaunes et noirs –Annalisa devait bien en faire parti-, je savais que j’étais soutenues par la grande majorité des élèves qui passaient me voir pour me dire à quel point j’étais « cool ». Cool, dites vous ? Allons bon, nnannn, c’est vous qui êtes tellement cool les gars ! Les Poufsouffles étaient amicales. On disait d’eux qu’ils étaient justes et loyaux, véridique, mais j’avais l’habitude de leur attribuer le mérite de la sociabilité et l’amabilité avant tout ! Les élèves de Poufsouffles étaient à l’image de leur salle commune (et inversement, d’ailleurs), chaleureux. Et j’étais parfaitement heureuse qu’Ewan réponde aussi rapidement à ma tape –pour sceller un pacte ou comme signe de complicité.

-A Serdaigle.

-Tiens c’est marrant ça ! Je m’exclamais. Comme Ruby ! Bah oui, il devait déjà le savoir, merci bien, mais c’était assez drôle comme coïncidence, parce que ça m’étonnerait qu’ils se connaissent de l’année dernière, donc c’était marrant, qu’ils viennent de la même maison ! C’était super mignon, c’était un peu comme moi et Natha… Merde. Mauvais exemple.

- Ça viendra.

Hein ? Ah, oui, Caleb ! J'hochai la tête. En même temps, j’avais beau « reprocher » à Caleb de ne pas être sérieux, c’était pour ça que je l’aimais autant. Mais je craignais que Caleb ne souffre, et en tant que meilleure amie, j’aurais voulu savoir ce qu’il pouvait avoir dans la tête. Je voudrais le soutenir, si quelque chose n’allait pas. Il devait bien y avoir quelque chose qui n’allait pas. Il y avait toujours quelque chose. Peut-être que quelque part, j’avais juste besoin qu’il me fasse un peu plus confiance, parce que je savais, moi, à qui je pouvais me confier. A Ana, indirectement, mais étant donné qu’il n’entretenait pas tout à fait la même relation avec, je ne savais pas trop où il en était…

-Il est à Poufsouffle aussi ?

-Oui, c’est le typique Poufsouffle!
Je ris pur toute réponse. Il est tellement drôle, je poursuis en hochant la tête, et talentueux !  C’est toujours lui qui a les meilleurs plans, mais aussi les plus mauvais, je me moque gentiment. Parce que c’était bien mignon d’avoir des idées de génie, il fallait quand même prendre pas mals de risques… Et même si le résultat était époustouflant, il n’en était pas moins que les idées de Caleb comportaient toujours quelques… failles.

J’étais tellement fière d’avoir un meilleur ami comme Caleb, quelqu’un d’aussi joyeux et drole, et c’était tellement idéalisé que je savais que ça ne pouvait que cacher une part d’ombre, quelque part. Mais je ne voulais pas insister, s’il voulait vraiment me parler, il le ferait, ou alors j’insisterais et je lui ferai penser à autre chose.

-Mon meilleur ami tu dois le connaître, en tout cas... C'est ton assistant de Métamorphose. On est amis depuis Poudlard.

-Nannnnnn ! Je m’exclamais, sur le cul, complètement. Tu déconnes! Mes mains s’accrochent au comptoir. La bonne blague ! Je me mets à rire. Il était sérieux, je le croyais, mais c’était quand même… drôle. Super… drôle même ! Etre l’amie de l’ami d’un des assistants du college c’était trop drole !

D’autant que j’avais rien contre lui, hein, mais si on partait du principe que les amis de mes amis étaient mes amis, ça faisait que… Qu’Ewan était mon ami parce que Ruby était mon amie, et comme Mr Prescott était le meilleur ami d’Ewan, Ruby était amie avec lui, et par toute cette logique, cela faisait que je deviendrais aussi son amie ! Cool ! Non pas que j’aimais spécialement Mr.Prescott, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, mais, bon, il était pas loquace. D’ailleurs, je ne l’imaginais pas tellement se marrer avec Ewan, ils semblaient tellement différents l’un de l’autre ! J’avais pu aborder Ewan très facilement, il avait une apparence assez douce, et même sans Ruby, probablement que j’aurais engagé la conversation, ceci étant dit, je n’aurais jamais abordé Prescott, tout simplement parce qu’il était fermé. Je voulais bien me faire des amis, mais j’aimais pas particulièrement me prendre des vents.

- Pas mal. Oui, ça a toujours été mon truc... Même si pour mes parents, je devrais prendre la suite de mon père, il travaille dans l'Histoire de la Magie, mais bon, ça m'intéresse franchement moins.

-Héritage familiale
... je soupire. Heureusement que mon père avait déjà quatre fils pour l’aider potentiellement ! Pour ma part, j’étais comme Ewan, même si le type d’héritage différait, donc je pouvais comprendre ce qu’il pouvait ressentir. Evidemment. Mais je vois que tu as tout de même choisi ta voie, je le félicitais silencieusement.

Il avait pris des décisions, seul, il les assumait. Pour autant, j’allais pas me mettre à lui poser des questions impossibles sur sa famille –bien que ça m’intéressait- ! Je laissais donc couler.

- Ne me dis pas que tu n'en connais pas, je ne te croirais pas.

J’affichais un air innocent, amusée.

-Bon, je crois que tout Poudlard connait celui qui mène à Pré-au-Lard... Tu connais celui qui mène directement à Honeydukes, par la statue de la vielle sorcière ?

-La base! Je m’exclame en riant.

-Hm, et ensuite il y en a quelques uns dans Poudlard, je me rappelle derrière un miroir du quatrième étage, mais je n'en suis plus très sûr...

Je le regardais, intéressée. Le quatrième étage ? Je n’avais pas fait attention. Hum, une fouille s’annonçait, j’allais devoir regarder ça ce soir, discrètement, bien entendu, pour savoir où il menait, si passage secret il y avait. Parce qu’en partant du quatrième étage, et si ça joignait une autre salle du château, ça pouvait toujours être intéressant pour…

-Qu'est-ce que tu manigances ?

-Moi ? Mais rien du tout ! Je me défends, feignant l'innocence, un sourire en coin.

-En tout cas j'habite pas loin d'ici, tu vois la rue qui fait le coin ? Mon appartement est au dernier étage. Si un jour tu as besoin, tu sais où me trouver !


J’hochais la tête et lui rendit un sourire radieux. Un élève entra dans la boutique et Ewan le salua poliment. Je regroupais mes affaires et tendit que l'élève se dirigeais vers le fond de la boutique, j'enlaçais Ewan de nouveau, dans une étreinte plus chaleureuse que la première et le saluait en riant. En sortant de la boutique, je regardais le ciel et respirais un bon coup, les pensées ailleurs.
Bien sur, il ne savait pas pour James. Il ne savait pas. Il ne pouvait pas penser que le simple fait de me tendre innocemment sa main me réchaufferait autant le cœur. Et me rassurerai. Parce que désormais, j’avais la certitude d’avoir un allié, d’avoir un ami proche, au Pré au lard, et de la même manière, je savais que désormais, je ne pourrai plus me sentir désemparée. Parce que sans le savoir, il avait comblé une des abimes obscurs de mon cœur.


The end :D


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