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Worst day ever [Pv]

 
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 Worst day ever [Pv]

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Rita Minithya
Élève de 6ème année



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Localisation : Je sais où toi, tu es, coquin.
Date d'inscription : 10/09/2011

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Particularités: Oh, il suffit d'une petite étincelle pour que ça fasse BOUM! Ca vous donne une idée?
Ami(e)s: Oh, j'en ai des tttassss! Heureusement, j'en ai aussi des vrais.
Âme soeur: La pyrotechnie. Entre elle et moi, c'est la passion folle. On s'embrase, on s'enflamme et on se fout en l'air!

MessageSujet: Worst day ever [Pv]   Ven 17 Mai - 13:51

Spoiler:
 



Vacances de Mai 2013 -Lecture de la correspondance de 2012

"Je suis désolé de pas avoir vu que tu allais aussi mal depuis quelques mois. Je m’excuse de ne pas avoir essayé de te trouver quand tu m’évitais, j’aurais dû sentir que quelque chose ne tournait pas rond. Je suis désolé d’avoir été aussi cruel dans le couloir. Je m'excuse de ne pas avoir réussi à te protéger dans cet horrible endroit. Je sais que je n’aurais pas dû faire confiance à Cameron maintenant je lui en veux, je suis désolé pour ça car tu ne veux pas que je m’en prenne à lui. Je suis désolé de ne pas être venu te revoir quand tu étais à Saint-Mangouste. Je suis désolé pour tout le mal que j’ai pu te faire sans le vouloir."

"Ma petite Rita,
Plusieurs semaines se sont écoulées et toujours pas de lettres de toi. Je t’en ai envoyé plusieurs la semaine dernière avec quelques photos d’ici, les as-tu reçus ? Tu sais, je commence vraiment à croire que tu m’en veux encore plus que j’ai pu t’en vouloir. Je sais très bien que mon hibou à rapporter ma lettre chez toi, sinon il ne serait jamais revenu à moi. Je ne suis toujours pas revenu en Angleterre alors je me dis que peut être tes lettres sont arrivés chez moi. "

"Pas la peine de me répondre, de toute façon ta lettre sera brulé avant même d’être ouverte. J’en ai marre de toi, de ta voix, de ton écriture. Je ne veux plus jamais te voir. Jamais tu as bien compris ?"



Le bordel. C’était un foutu bordel…

Je suivais les lignes d’écritures, sans m’arrêter, lisant le plus vite possible. Je n’arrivais pas à y croire. Qu’est-ce que c’était ? Pourquoi… ? Horrifiée. Voilà ce que j’étais. Je n’arrivais tout simplement pas à croire qu’elle m’ait fait ça. J’en avais les larmes aux yeux, des larmes de rages, que je ne parvenais même plus à contenir et qui coulaient sur mes joues un peu plus rebondies que l’année dernière. L’encre était tachée par endroit, signe que Nathanael avait lui-même pleuré en l’écrivant. Des excuses, des explications, mais surtout des excuses. Certes, qui n’étaient  pas orales, mais tout de même. La date ? Début Aout. Exactement après que je lui ai envoyé ma première lettre. Il y avait donc répondu. Il y avait répondu. Frustrée, je serais le poing gauche et tapait le sol avec hargne. Pourquoi ?! J’avais trouvé les lettres, une dizaine au totale, cachées derrière une armoire, dans un espèce de minuscule coffre, dans la salle à manger, alors que je fouinais pour trouver une pince à mettre dans mes cheveux. C’est quand on ne cherche pas les choses qu’on les trouve, hein ? Quelle ironie ! Je les avais prises dans mes mains, cachées sous mon tee shirt, j’avais été chez Candy, qui, sans rien dire, m’avait accueillis, laissant Nessy à la maison. Elle n’habitait pas à côté, mais pas trop loin non plus. Elle n’avait rien dit, alors que j’en était à ma septième lettre, en train de ruminer, puis pleurer, puis grogner, puis gémir, puis… Ca avait été éprouvant.

Ca l’était. Ma mère avait caché les lettres. Pourquoi ?

Je regardais Candy dans les yeux une fois que j’eus fini de lire les dernières lettres, accompagnées des photos de Nathanael en France –alors que je n’avais pas bougé de Londres-, et de ses nouvelles, de ses joies et de ses peines. Une correspondance dans le vide. Aux vues de l’évolution des lettres, passant des excuses aux insultes pour la dernière, j’étais assurée qu’il avait bien reçu, et même adoré la dernière que je lui avait envoyé. C’est la grande joie ! Et je ne récoltais que ce que j’avais semé. Soudainement, je réalisais la grande connerie de tous mes actes, et des siens, durant ma 4 eme année. Qu’est-ce qu’on avait étés con ! Après, tout, tout ça, c’était pas vraiment de ma faute ! Même carrément pas ! Mais à quoi avait pensé ma mère ?! Pourquoi ?! Qu’y connaissait-elle en… Mais oui ! Elle était née chez des sorciers ! Forcément, elle connaissait les relations inter sorciers ! Les grandes familles de sangs purs, les traitres à leurs sangs et tout le tralala politique du ministère de la magie ! Non mais quelle horreur, c’était logique ! Et moi dans tout ça, j’avais rien vu venir ! Bien sur qu’elle savait ce que ça impliquait que Nathanael soit présent quand je me suis fait attaquée par mon propre oncle. Ca concernait la famille Minithya. Pas du tout la famille Oryon. Elle tentait de nous séparer. Elle avait réussit. Avec l’aide de ma grand-mère avec qui elle avait vaguement renoué depuis que j’étais l’héritière de la grande famille Minithya. Qu’ils se la mettent dans le fion, leur titre ! J’étais née plus ou moins pauvre, je ne mourrais pas pourrie aux as.
-Je dois aller le voir Candy, je murmure après avoir avalé le verre d’eau qu’elle m’avait tendu.

Je réfléchis à toute vitesse. Elle m’enlaça et, comme on était en début de journée, elle m’assura qu’elle appellerait ma mère pour lui dire que je resterais dormir ici. Parce que Candy habitait à environ vingt minutes en bus de Brook Street, un quartier de gros bourges, disait-elle. Là où habitait Nath quoi.

Parce que non seulement j’allais voir Nathanael, mais en plus, j’allais lui régler un peu son compte, là. Une française ? Embrasser mieux que moi ? Et puis quoi encore ? On avait… 13 an la dernière fois qu’on s’était embrassé, c’était sur la bouche, sans la langue ni rien, alors y avait pas grand-chose à juger, merci. Je levais les yeux au ciel en descendant les six étages qui m’avaient mené à Candy. Un appart’ un peu délabré et un quartier pauvre où on rencontrait plus de punk qu’on n’en verrait jamais dans toute une vie ! Je retenais agréablement le « saleté de sang-mêlée –remarquez, il a dit « sang mêlé », pas « sans de bourbe »- complètement tarée », chose que je n’avais pas vraiment aimé. Et puis toujours cette histoire de « je suis riche », « tu es pauvre », non mais oh ! J’ai pas choisis d’être pau… Tout compte fait, si. Mais on s’en fout ! C’est le fond qui pue dans ces dernières lettres.

Ehhh bien. C’était parti pour un tour ! Y avait plus grand-chose à faire à part débarquer chez lui en lui mettant les lettres sous le nez et en lui expliquant que je les avait pas reçu, et que, ouais, j’avais pas pu les lire du coup, alors ça avait foutu la merde. Ouais, ça allait le faire. Qu’est-ce que je voulais au fond ? Je voulais qu’on arrête de se sauter au cou pour un rien, j’avais ma dose avec Ana, et même si je changerais cette relation pour rien au monde, je pourrais pas supporter une autre Ana. C’est le suicide assuré. Je voulais que Nath et moi, on en finisse, qu’on se reparle comme avant, une relation saine. On s’était aimé passionnément, on s’était haie, on devait quand même pouvoir rester amis non ? Je souris intérieurement. C’était pas la mer à boire ! Je devais débarquer, comme ça, à l’improviste, et justement, j’arrivais dans le quartier chic, où, effectivement, j’avais l’impression de faire tache avec mon jean et ma veste kaki. Surement que y avait un code vestimentaire à respecter chez ces richards. J’avais carrément l’impression d’être le géant chez les lilliputiens, vu qu’on me regardait de côté. Je me dirigeais vers l’appartement 9, donc, vu que Nathanael avait bien précisé qu’il avait UN ETAGE.

UN ETAGE. Non, mais oh là ! QUI a un étage
entier pour appartement ? !

Je rêve, bordel. Je lève les yeux au ciel en voyant le dit appartement. Ca sent la tune d’ici. Je soupire de nouveau et comme la porte est ouverte –c’est que la confiance règne dans les parages- je me dirige directement vers l’étage. J’arrive toujours pas à y croire d’être devant sa porte. Du coup, j’ai presque des bouffées de chaleur et je sens mes entrailles remuer comme si j’étais devant un bon steack bien saignant. Miam. Hurm, reprenons nos esprits. J’avance mon poings, prête à taper et je le retiens au dernier moment. AAHHHHH j’vais jamais y arriver… Allez, courage, y a juste à frapper. Et si je tombais sur sa belle-mère. Oh la merde ! Et si, pire, sur son père ? J’avais pas entendu dire que c’était un mangemort ?
Décidément, j’étais abonnée aux mangemort. Genre, j’avais carrément la carte de fidélité, et si je gagnais des points à chaque fois que j’en rencontrais un, ben, je serais sur la top liste, sur ! J’aurais des tas de cadeaux comme chez Yves Rocher, mais là, genre, ce serait : « venez chercher cette superbe trousse à torture- la seule invention moldu qui vous fera sangloter de plaisir-! », « Votre enfant aussi veut la marque ? Pas de soucis ! Nous vous offrons le tatouage de ses rêves ! », « Marre de passer pour un méchant gentillet ? Cette écharpe, le much du mangemort en herbe ! », «25% offert pour une séance de rhinoplastie –pour ceux qui ont encore leur nez »… Mouais.

Je tape à la porte. Tant pis, si c’était lui, je pouvais toujours partir en courant, et mettre ma capuche sous mon nez histoire qu’il me reconnaisse pas. J’attendais, impatiente, stressée, les jambes en cottons. Faite que ce soit lui qui réponde ! La porte s’ouvrit lentement, trop à mon goût, faisant durer le suspens et à l’occasion mon taux de stresse. Nathanael.

-Ton père est là ? Je lui demande en murmurant, mais étant donné la tête qu’il fait en me voyant, surpris, ce qui est bien normal, il met un certain temps à répondre. J'avais pas envie que son père me fasse une cicatrice comme James m'en avait fait, merci. Super, je dis alors qu’il bouge la tête de gauche à droite. Belle-maman ? Idem. Mais pousses-toi, on doit parler, je lui dit en entrant dans l’appartement sans sa permission.

Ouais parce que j’allais pas attendre qu’il m’invite à entrer étant donné qu’il n’allait pas le faire. Le forcing, c’est ce qu’il y a de meilleurs. Rien qu’au « on doit parler », je savais que pour lui c’était pas la grande joie, et pour moi non plus d’ailleurs. On s’était fait la gueule durant 1 an entier, alors que je débarque du jour au lentement chez lui, ça doit faire un choc.

-Ca blague pas ici, je dit en regardant le loonnnggg couloir de l’étage, les tableaux, les canapés luxueux. Je défais mes chaussures et tourne vers ce qui semble être la salle à manger, avec plusieurs canapés et je m’installe sur l’un d’entre eux. Bizarre, moi j’aurais pensé que pour un repère mangemort-vampire, c’était vachement gai, tout ce blanc ! Comme quoi, la mode traverse les âges. Bon, même si Nath déniait totalement que son père était mangemort, mais ouais, vas-y je te crois, mec ! J’avais la poisse depuis que j’étais arrivée à poudlard, ça allait pas changer du jour au lendemain ! Alloooors, je m’exclame en me calant bien dans le canapé moelleux. Je viens de lire ça, je lui dit en lui tendant les lettres. Je… Je les avais pas lu, j’avoue en tournant la tête vers les fenêtres.

Tout ça, ça m’oppressais. J’étouffais. Je ne voulais pas voir le visage de Nath, ses yeux noirs sans fond et y voir un refus. J’y étais pour rien moi non plus ! Je me levais, me dirigeais vers le balcon et je sortis de l’étage pour avoir accès à la vue. Magnifique. La vue était aérée.

-J’avais jamais vu Londres d’aussi haut, je dis plus pour moi-même, tout en tripotant le bracelet en cuir qu’il m’avait donné à Halloween et qui cachait ma cicatrice et que par la même occasion je n'avais pu me résoudre à retirer. Ma mère les a cachées, je précise, en regardant toujours le ciel. Je savais pas. Je… C’est trop con, cette histoire ! Je finis par m’exclamer en levant mes mains vers le ciel. Tu le pensais vraiment ? Je lui demande en me tournant vers lui un instant. T’excuser pour ce que tu as fait ? Si j’avais reçu cette lettre, j’aurais pas envoyé la deuxième, et toi, pas les suivante et … Et j’aurais pas su que les french kiss c’était ton délire, un détail. Je passe sur les insultes, j’y ai été un peu fort aussi, je dis en haussant les épaules.

Je retourne vers le canapé et viens m’assoir à côté de lui et le regarde droit dans les yeux.

-On peut tout recommencer, ok ?
Je lui demande. A zero, comme au début. Mais cette fois, on prend notre temps. Pas de jalousie, pas d’agressivité. Juste nous deux, ensemble, sans toute la merde qui va avec un couple. Ça te dit ? Parce qu’indéniablement, là, tout de suite, en le regardant dans les yeux, j’avais envie de lui sauter dessus et de l’embrasser. C’était dingue, mais il m’attirait toujours autant ! Il avait la même peau un peu mate que moi, des yeux et des cheveux aussi sombre qu’un beau noir de jais peut l’être. Il avait de beau sourcils droit et un visage harmonieux. Il n’était pas l’homme le plus beau du monde, il était celui qui me semblait l’être. Pourtant, hors de question de ressortir ensemble. On devait rester amis. Oui, de bons amis.

Des amis qui pourraient très bien se retrouver à s’embrasser un jour ou l’autre, ou même à coucher ensemble. Pas de jalousie. On fait notre vie de notre côté, on sort avec qui on veut, mais pas de crises, What else ?. Juste l’avantage des couples sans être en couple, compris ? Enfaite, dans le concept, l’idée c’était de devenir des sexfriends.

Des galipettes, pas de jalousie. La belle vie non ?

_________________

Spoiler:
 


Dernière édition par Rita Minithya le Ven 14 Juin - 10:39, édité 1 fois
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Nathanaël Oryon
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Particularités: Je peux vous prouver par A+B que les aliens existent vraiment... C'est fou n'est-ce pas ?
Ami(e)s: Les aliens.... Et les aliens... Quelque chose de réelle, dites-vous ? Mais les aliens sont bien réels, regardez X-files voyons !!!
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MessageSujet: Re: Worst day ever [Pv]   Dim 19 Mai - 23:48

Cela faisait plusieurs jours que mon père s’inquiétait pour moi. Enfin à vrai dire ça faisait même plusieurs mois. Parfois il me demandait si j’avais des amis à Poudlard, comment ils étaient, s’ils m’écrivaient… Un tas de question vraiment chiante. Je lui répondais enfin vaguement parce que je n’avais pas envie de lui parler de mes activités à Poudlard. Et depuis le mois de Janvier, ses questions tournaient autour de Rita. Comment va Rita ? Est-ce que vous entendez bien, n’est-ce pas ? Je commence vraiment à penser qu’il doit savoir quelques choses sur elle et moi.
Peut-être qu’il est au courant que j’ai dormi avec elle… Non pas possible on était que deux. Et si le chat avait cafardé ? C’est possible un chat c’est vil et cruel. Il m’a peut-être vendu pour avoir du poisson ou des croquettes. Ce chat m’obsède au point de monter des scénarios vraiment bizarres. Soit il fallait que j’arrête de penser à lui, soit que j’arrête de regarder des films. Tout ça pour dire que mon père agit vraiment étrangement.
Aujourd’hui j’étais en mode flemmard. Un peu comme tous les jours quand je suis en vacance. J’avais pris ma douche parce que je suis un garçon vraiment propre mais j’avais une flemme extrême de m’habiller. J’aurais très bien pu trainer tranquille en pyjama mais mon père a lourdement insister pour que je m’habille… Normal ma belle-mère devait venir déjeuner ou dîner je sais plus. Je me demande pendant combien de temps il va lui dire ne pas rester ici pendant que je suis en vacance. Je crois qu’il veut éviter de nous brusquer ma sœur et moi, mais je trouve ça vraiment dommage.
Ma belle-mère est beaucoup plus sympa que ma mère et elle fait merveilleusement bien à manger. Quand elle rentre avant mon père, elle est là seule avec nous et elle nous raconte ses voyages, c’est vraiment fantastique. Il faudrait peut-être que je dise à mon père qu’elle ne me dérange pas ou plutôt plus. Parce que de toute façon je sais bien que quand on est dans nos écoles respectives, elle est dans cet appart avec sa fille.
Passons donc. J’avais quand même décidé de faire plaisir à mon père. J’avais mis un tee-shirt blanc, recouvert d’un sweat bleu à capuche et d’un pantalon blanc. Je n’étais pas super bien habillé mais ça passerait quand même. Et si mon père me faisait une réflexion
J’étais tranquillement installer devant la télé à regarder un disney avec ma demi-sœur. Quoi ça vous surprend ? Je me suis mis à bien l’aimer depuis le début des vacances. Un jour elle est venue me voir pour me parler d’alien… Oui elle m’a parlé d’alien et je lui parlais d’alien. Bien sûr je lui ai parlé que de ceux que l’on voit dans les dessins-animés je n’allais pas la traumatisé avec les autres, genre X-files et compagnie.
Bon bref je m’égare là. Donc je reprends, j’étais assis sur des cousins sur le sol de la chambre de ma demi-sœur à regarder un film de disney. Quand on se mit à sonner. Je n’avais pas envie d’aller ouvrir, surtout vu comment j’étais habillé. Mais vu que j’étais seul, je n’avais pas vraiment le choix. Ma petite-sœur étant parti faire les boutiques avec des filles de l’immeuble, j’étais resté seul à la maison.
« J’arrive, je vais voir qui c’est, humm ? »
Je me dégoutais moi-même à prendre une voix niaise quand je lui parlais, je n’arrivais pourtant pas à en changer. Vous devriez voir les deux billes qui lui servent d’œil, vous craqueriez. J’aurais craqué et je serais resté assis avec elle, si on n’aurait pas tapé une seconde fois. Et puis s’était peut-être sa mère qui tapait. Je ne sais pas si elle a les clés de l’appart ou pas. Alors je me levais pour aller ouvrir et je ne vous dis pas l’horreur quand j’ai découvert qui était devant.

« Nessy ? »
-Ton père est là ?

Mais qu’est-ce qu’elle foutait là sérieux. Déparquer chez moi durant les vacances, elle voulait me les pourrir ou quoi. Je n’avais pas prévu de me foutre en colère avant un sacré bout de temps. Je croyais qu’on avait été clair, on n’était pas fait pour s’entendre. Alors par la baguette de la fée Morgane, pourquoi elle se pointait chez moi en pleine après-midi ? Je lui répondis simplement non de la tête, pas la peine de gâcher ma salive si elle voulait voir mon père.

- Super, belle-maman ?

Comment savait-elle que j’avais une belle-mère. J’avais s’en doute dû lui en parler… Je sais plus. Je lui fis signe que non. Mais que me voulait-elle pour qu’elle ne veuille ni voir mon père, ni ma belle-mère ? Ne me dite pas qu’elle veut remettre le couvercle ? Pas que ça me dérangerait, non je suis libre donc pas de soucis pour me taper une nana, mais quand même faire tout le chemin rien que pour ça… Non ce n’était pas la raison pour laquelle elle était venue jusqu’ici je le sentais.
Je la regardais plus attentivement. Même si j’étais le pire con de la terre à ces yeux, je voyais bien que quelque chose n’allait pas. Déjà pour qu’elle vienne chez moi c’est que quelque chose ne tournait pas rond. Vous me direz, tout chez elle ne tourne pas rond donc ce n’est pas vraiment une surprise. Sauf que vous avez oublié que cela fait un an qu’on se parle pas donc oui quelque chose n’allait pas. Et je ne pouvais pas la laisser comment ça, surtout avec ses vêtements. Elle était sérieuse de ce pointer habiller comme ça chez moi. Enfin chez moi ce n’était pas vraiment le problème, mais dans la rue. Elle savait qu’elle venait dans Brooke Street, l’un des quartiers les plus bourges de Londres, elle aurait pu faire un effort vestimentaire, non ? Je sais qu’aujourd’hui j’étais mal placé pour parler mais moi je ne comptais pas sortir dans la rue.

Mais pousses-toi, on doit parler
« Entre donc, voyons. »


Je refermais la porte derrière elle tout en soupirant. C’était bien entendu de l’humour vu qu’elle avait carrément forcer le passage pour rentrer chez moi. Elle n’avait vraiment aucune gêne, me faire la gueule pendant un an et après ce ramené comme une fleur dans mon appart… Je pense que je lui offrirais le guide des bonnes manières pour son anniversaire.

- Ca blague pas ici

Ben non, j’étais né dans une famille de bourge, elle s’attendait à quoi en mettant les pieds ici ? Des fuites au plafond, une décoration toute pourri et des meubles bon marché ? Non, j’avais des tableaux luxueux, des vases d’une valeur inestimable, du mobilier qui couter les yeux de la tête. Mais j’avais quand même un peu honte. Il y ait quelques photos de moi étant enfant un peu partout, de mes parents et de toute ma famille, même mes oncles. Je la suivis jusque dans le salon. Et là je savais que je rougissais. J’avais honte. Dans ma flemme exemplaire je n’avais pas fait la vaisselle, d’ailleurs je n’avais même pas pris la peine d’amener les assiettes jusqu’à l’évier. Et du salon on voyait parfaitement la table de cuisine… Par merlin qu’est-ce que je pouvais avoir honte.

« Fait comme chez toi surtout… »

Je la regardais dubitatif car elle était déjà installer dans l’un des canapés. Elle ne manquait vraiment pas de toupet quand même. Je ne sais pas si elle aurait apprécié si j’en aurais fait autant chez elle. Déjà je ne savais pas si elle aurait aimé que je me pointe chez elle s’en prévenir alors que je ne lui parlais plus. Mais vu que c’était elle qui prenait cette initiative je n’avais juste qu’à la fermer et subir.

- Alloooors, Je viens de lire ça, je… Je les avais pas lu.

Super, c’étaient les lettres que je lui avais envoyé. Et donc ? Qu’est-ce que j’en avais à foutre qu’elle les ait lu que seulement maintenant. Elle pensait que j’allais rayer l’ardoise. Et si elle me mentait simplement parce que je lui manquais ? Je ne pouvais pas le savoir moi. Au moment même où j’allais lu répondre je sentis une petite présence dans la pièce.

« Na… C’est qui la madame ?
-C’est une amie, regarde le film d’accord ?
-아빠 Bobo ne va pas être content
-Je sais, va regarder le film et après Na te mettra les dessins-animés avec les aliens, 알았지? »


Elle fit oui de la tête et parti vers sa chambre. J’adorais vraiment cette petite, elle était beaucoup mieux que ma sœur biologique. Déjà parce qu’elle partageait un peu la même passion que moi et aussi parce qu’elle était trop chou. Ben oui on dirait moi à son âge. Je me retournais vers Rita qui était arrivée sur le balcon à admirer la vue. Je la suivis, calmement.

-J’avais jamais vu Londres d’aussi haut
« J’ai eu du mal à m’y faire. »


Sauf que j’avais un peu froid sur ce balcon alors sans rien lui dire je retournais dans le canapé. Oui c’était ma place favorite dans cette maison après mon lit bien entendu. Je continuais pourtant à la regarder. Je savais qu’elle allait avoir du mal à me dire ce qu’elle avait sur le cœur mais j’avais toute ma journée moi.

-Ma mère les a cachées. Je savais pas. Je… C’est trop con, cette histoire !

Oui c’est clair que c’était super con ce qui nous arriver. Mais qu’elle continue son monologue que je profite un peu qu’elle soit enfin à ma merci. Même si j’aurais préféré que cela n’arrive jamais. Sa mère lui avait caché ses lettres ? Et moi qui croyais que mon père le mangemort était le pire salaud de la terre. Je faisais fausse route depuis le début.

-Tu le pensais vraiment ?

Je la regardais bizarrement comme si elle venait d’une autre planète. De quoi me parlait-elle ? Si je pensais vraiment quoi ? Que j’avais eu du mal à me faire à la vue ? Bien sûr que je le pensais vraiment pourquoi j’irais lui raconter cela sinon. Oui j’avais un peu du mal à la suivre mais elle faisait des détours pas possible alors c’était normal que j’étais totalement perdu dans ses paroles.

-T’excuser pour ce que tu as fait ?
« Bien sûr que je le pensais, je m’en suis même voulu de pas de l’avoir envoyé plutôt… »


Et c’était vrai que je m’en étais voulu et même quand je lui avais envoyé la dernière lettre pleine d’insultes je m’en étais voulu aussi.

-Si j’avais reçu cette lettre, j’aurais pas envoyé la deuxième, et toi, pas les suivante et … Et j’aurais pas su que les french kiss c’était ton délire. Je passe sur les insultes, j’y ai été un peu fort aussi.

Un peu fort ? Seulement un peu ? Je la regardais en mode tu te fou totalement de moi. J’avais été un peu plus sympa qu’elle niveau insulte. Et pourtant j’aurais pu en dire des sacrements vexants. Il y a plein de truc qu’elle ignorait sur moi, mais je ne comptais pas lui dire maintenant. Je me contentais d’un bref « hum… » en guise de réponse. Elle vient s’assoir à côté de moi. Je sentais déjà le coup fourré. Qu’est-ce qu’elle allait bien pouvoir me demander ?

-On peut tout recommencer, ok ?
« Hors de question… »


En fait je voulais limite la voir me supplier à genoux de redevenir son ami. Ben quoi je lui avais bien fait une grande lettre pleine d’excuse et tout et tout. Alors j’avais bien le droit de la taquiner un peu. Je savais que je pourrais la perdre, mais je prenais le risque quand même au pire des cas c’est moi qui ramperai à ses pieds.

-A zero, comme au début. Mais cette fois, on prend notre temps. Pas de jalousie, pas d’agressivité. Juste nous deux, ensemble, sans toute la merde qui va avec un couple. Ça te dit ?

L’idée de coucher avec elle, là tout de suite sur mon balcon, ben oui pas dans le canapé ce n’était pas mon genre, m’effleurait vaguement l’esprit. Pas de raison que ma petite demi-sœur m’interrompt elle était devant la télé et en avait facile pour deux heures. Et en plus, elle croyait vraiment que je m’étais arrêté au french-kiss avec la française. Non j’étais parti pour aller un peu plus loin mais ces parents ont fait irruption dans la tente avant que j’ai pu enlever autre chose que le haut de sa robe.
Je sais cela n’avait aucun rapport avec ce qu’elle venait de me dire. Mais voilà les mots « ensemble »et « couple » avaient fait divaguer mon esprit. Je la regardais franchement. Je lui manquais à ce point pour qu’elle me demande cela ? Sans doute et je ne pouvais pas nier qu’à moi aussi elle me manquait.

« Ok ça marche capitaine, mais rien de plus que de l’amitié capiche ? »

Oui je n’avais pas envie de m’emmerder avec les inconvenants des couples, malgré mes pensées bizarres de tout à l’heure. Mais rien ne m’empêchait les baisées volés, et on pourrait se taper qui on voulait quand on le voulait. Pas besoin de rendre de compte à l’un et à l’autre. Juste de l’amitié et même un peu plus mais le tout sans la formule engagement. Enfin ça on verra plus tard, je n’en avais pas trop envie. Je l’attirais pourtant vers moi et planter mon regard sombre dans le sien.

« Ah moins que tu avais autre chose en tête en ramenant tes yeux bridés ici. Mais je dois te prévenir que ma belle-mère peut arriver d’une minute à l’autre. »

Je la lâchais doucement après l’avoir embrassé sur le front. C’était juste un baisé de réconciliation il ne fallait y voir rien de plus. Et c’était sur le front pas sur la bouche, donc laissez vos esprits mal placé dans le placard je vous prie.

« Sinon tu veux boire quelque chose ? Bière au beurre? Whisky? Vodka? Soda ? Ou juste de l'eau ? Et dis-moi, tu as fugué de chez tes parents pour venir ici ou tu l’as dit à ta mère que tu avais trouvé MES lettres qu’elle avait soigneusement bien cachées… »
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Rita Minithya
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Date d'inscription : 10/09/2011

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Particularités: Oh, il suffit d'une petite étincelle pour que ça fasse BOUM! Ca vous donne une idée?
Ami(e)s: Oh, j'en ai des tttassss! Heureusement, j'en ai aussi des vrais.
Âme soeur: La pyrotechnie. Entre elle et moi, c'est la passion folle. On s'embrase, on s'enflamme et on se fout en l'air!

MessageSujet: Re: Worst day ever [Pv]   Dim 9 Juin - 19:06


-Entre donc voyons.

Bah j’vais me gêner tiens ! J’avais halluciné grave en voyant tout ce qu’il pouvait avoir dans cette maison-appart ‘ gigantesque. Bien sur, c’était sublime. Il y avait toutes ces peintures, même si je n’y connaissais pas grand-chose en la matière –vous savez, le genre de tableau où y a un point noir sur fond blanc- et tout un tas de canapés, de lustres, de tapis blanc hyper salissant etc. C’était hallucinant toute cette luxure. Bien sur, je n’y étais pas habituée. Ca ne voulait pas dire que je n’y connaissais rien. Chez moi, ce n’était pas un taudis c’était juste cinq fois moins grands, dix fois moins luxueux. Pour la propreté, ça, c’était pareille ! Ma mère était mère au foyer, et autant dire qu’elle en connaissait un rayon sur la propreté, ça me rappelais toujours Ruby. Je me sentais presque mal, d’ailleurs, par rapport à tout cet espace, tout ça. J’ai dis : presque, surtout parce que je me sens chez moi un peu partout où je vais. Certaines personnes, la plupart des gens enfaite, pensent que c’est impoli. Je ne le ressens pas comme ça. Mais quand on pense que ma grand-mère pourrait avoir gagné 20 fois au loto moldu que sa fortune serait plus élevée, on se demande qu’est-ce que je fous dans un appart pour quatre alors qu’on est sept ! Enfin, neuf, techniquement, avec les deux chiens ! Ce que Pacco me manquait quand j’étais à Poudlard ! Ah mais non, on était dix ! Ouaaah ! Y avait Nessy, mon chat, que je n’avais pas pu laisser à Poudlard. D’habitude, pour les vacances, je ne rentrais pas, ça coutait trop cher à mes parents. Compte tenu qu’ils voulaient fêter mon anniversaire avec moi, bah j’étais là ! Et puis j’avais trouvé les lettres.

Un an d’embrouille pour quedalle, parce qu’au final, personne n’était vraiment fautif, sauf ma mère qui en connaissait un rayon sur les relations intra-sorcières. Même rejetée par sa famille pour son statut de cracmol, il restait en elle une partie d’esprit aristocrate. Je vis à peine une toute petite fille apparaitre sur le pas de la porte – je n’aimais pas spécialement les enfants- et discuter avec Nathanael. Je me contentais d’un coucou vague et d’un sourire forcé. Les gosses, ça me dépassait. Vraiment. Il me sembla que Nathanael commença à parler coréen, mais je n’avais pas tellement fait attention non plu vu que j’étais moi-même bilingue. J’étais sur le balcon, ébahi par la vue quand il m’a rejointe. C’était dingue de voir Londres d’aussi haut, tout dégagé devant nous comme un privilège. A l’était, et le père de Nathanael en payait très probablement le prix. Tiens d’ailleurs, es parents avaient divorcés, ça l’avait vachement affecté, y a deux ans. A chaque temps son problème ! Nous parlâmes de la vue, donc, juste pour combler le vide. J’aurais aimé que tout soit simple. Que devant moi se matérialise un tableau avec toutes nos histoires à nous deux et que je puisse effacer tout ce qu’il s’était passé de mauvais. Effacer sa rancœur à lui qui l’avait poussé à être cruel. Mon manque de confiance en lui en ne lui racontant rien et en lui brisant le cœur. Des erreurs, une tonne d’erreurs. Et puis ces lettres, des simples papiers qui avait déchiré le peu de relation qu’il nous restait. Ce n’était pas des lettres, c’était un symbole.

-Bien sur que je le pensais, je m’en suis même voulu de pas l’avoir envoyé plus tôt.

Les envoyer plus tôt. Il avait donc agis, à Ste Mangouste, sous l’impulsion. Je savais que Nathanel était très fier comme garçon, c’était dans son caractère. Et puis il était né dans une famille de sang noble, ceci expliquait cela. Je soupirais en me réinstallant sur le canapé, ave Nath. Bon, on avait réglé le gros de nos soucis. C’était le principal. Il se contenta d’un vague « hum » quand je lui avouais que j’y avais été fort, moi aussi, dans ma rancœur cette année, et il me regarda bizarrement. Mouais. Je regardais droit devant moi quand j’aperçus une gigantesque télé plasma. J’haussais un sourcil et souris. J’avais pris mon courage à deux mains, enfin, dans un sens, pour avouer à Nath que je voulais qu’on reste amis. Et plus si affinité, bien sûr, mais jamais plus petits-amis. On était vraiment pas fait pour ce genre de relation lui et moi. Lui qui courait après les jupons, moi qui était… une coureuse de pantalons ? C’était bizarre, dit comme ça ! Disons seulement que j’aimais ma liberté et que les relations de couple me donnaient la migraine. Une vilaine migraine d’ailleurs. Nathanael m’assena d’un coup qu’il n’était pas question qu’on recommence. Quoi ? Il pensait qu’on allait se marier peut-être ?

-J’te demande pas en mariage, je le taquine en lui attrapant une mèche de cheveux et en tirant dessus, mais pas trop fort. Parce que s'il y avait un enseignement que j'avais tiré de mon expérience avec James, c'était bien le développement de mon humour.

Je levais alors la suggestion qu’on reste ensemble sans être ensemble. Comme je l’ai dit, perso, j’étais nul pour être en couple ! Seulement, j’étais toujours un peu attirée par lui, je le trouvais toujours aussi craquant et il me manquait. C’était bizarre, presque étouffant ! Ruby et Ana m’en avaient déjà parlé d’ailleurs, que Nath n’était pas un super petit-ami. Surtout Ana enfaite qui ne l’aimait pas beaucoup. Elle ne comprenait pas comment j’avais pu tomber amoureuse d’un gars aussi hautain et prétentieux, qui n’avait pas spécialement d’attrait, dixit Ana, qui dit du mal d’un peu tout le monde de toute façon. Dans un sens je comprenais. C’était là les principaux défauts de Nathanael, qui comme chaque mortels, avait des défauts. Probablement que pas mal de gens se demandaient aussi ce que moi, je foutais avec lui. C’est vrai quoi, j’étais loin d’être parfaite. J’avais désormais la réputation d’être un peu garçon manqué, qui adorait le Quidditch et qui sortait presque tous les soirs en cachette, qui empilait les punitions de Nakamura et qui se foutait des cours comme de sa première culotte. Nath, lui était quand même beaucoup plus sérieux au niveau des cours. Je ne voulais pas qu’il dépeigne sur moi ! Et puis, il avait des qualités ! Comme je l’ai dit, il était assez sérieux, niveau cours au moins, pour le reste, je ne dis rien. Il était beau garçon, mais avait aussi un bon fond, il était attentionné –quand ça lui chantait-, il aimait. Il était aussi vaniteux, hautain et prétentieux, un peu egoiste. Moi, disons que je jugeais que j’étais quelqu’un de vulgaire et volage, qui n’en faisait qu’à sa tête et manquait cruellement de sérieux. J’étais mesquine, impulsive, direct et sournoise. Un peu comme un bon coup sur la tête, de derrière. Je l’avouais. J’avais probablement des qualités derrière tout ça.

-Ok ça marche capitaine, mais rien de plus que de l’amitié capiche ?

Il m’attira vers lui, alors que nous étions côte à côte sur ce canapé qui devait couter une belle fortune. Si je renversais une tasse de café ça serait une véritable cata ! Je tournais la tête vers lui, alors qu’un léger frisson parcourait mon épaule droite. C’était agréable, indéniablement. J’men foutais bien finalement, de ce qu’on disait de lui. Il était riche, il avait le caractère qui en avait découlé. J’étais pauvre, j’en avais tiré un caractère vagabond. On était comme ça. Il plongea son regard ténébreux dans le mien et je m’y plongeais, comme dans une mer de nuit. Sans limite, infini. Un instant, je restais là, sans bouger, un peu tétanisée par notre proximité mais je me repris, le souffle court pour sourire finalement.

-Ah moins que tu avais autre chose en tête en ramenant tes yeux bridés ici. Mais je dois te prévenir que ma belle-mère peut arriver d’une minute à l’autre.

Il déposa un léger baiser sur mon front et cette fois, je ressentis comme des petits chatouillis au contact de ses lèvres sur ma peau. Je souris de nouveau, la tête baissée, lui qui me tenait par le cou et m’embrassait avec une tendresse qui valait pas mal de passion, du moins, en cet instant. Ca y était, on était réconciliés ! Et de nouveau amis de surcroit !

-Oh, j’avais beaucoup de choses en tête, tu sais, je me mets à rire, le regard amusée et malicieux.

C’était dingue comme je pouvais parler de ça à Nathanael, plaisanter dessus sans me sentir gênée ! La preuve qu’on avait progressé, depuis notre première rencontre, un peu après la rentrée de ma première année ! On était dans la même maison, il avait un an de plus que moi, et pourtant, ça avait été un coup de foudre. On était sortis ensemble au bout d’un an, il me semble, puis on avait cassé deux ans après, à la fin de ma troisième année. Deux ans en couple, c’est vraiment beaucoup pour des ados, mais on avait vite découvert tous les vices que cachait cette relation. J’avais pas été prête en première année, on avait été jaloux en couple, on s’était aimé, on avait parlé et au final, il y avait un fossé qui s’était creusé entre nous, sans qu’on le vois. A la base, c’était juste une fissure. Elle s’était agrandie malheureusement, et nous n’avions rien pu faire. James avait été le déclencheur de notre rupture, seulement le déclencheur, parce que le trou était déjà béant quand il était entré dans ma vie. Nos familles avaient finalement réussit à nous séparer, Nath et moi, et quelque part, c’était le signe qu’on était pas fait pour vivre ensemble, qu’on trouverait quelqu’un d’autre un jour et que ça irait mieux. Quelqu’un comme nous, de notre rang. Et on resteraient amis, tout simplement. Pourquoi affronter la difficulté ou se battre pour quelque chose qui n’existait pas ?On était pas Roméo et Juliette, là, c’était clair !

-Sinon tu veux boire quelque chose ? Bière au beurre? Whisky? Vodka? Soda ? Ou juste de l'eau ?

-Pas d’alcool, j’ai pas envie que Candy fasse une crise cardiaque en me voyant arriver bourrée ! Elle croirait que j’avais pas pu me réconcilier avec Nath et que je l’avais hyper mal vécu ! Je souris intérieurement, elle devait mourir de peur d’ailleurs ! Je vais juste prendre une bieraubeurre, s’teup, je lui dis avec entrain.

Je savais bien que chez lui, dans cette maison, on disait pas « steup », ni même des trucs comme « genre ». Dans mon quartier, c’était le langage habituel ! S’ils savaient, mes potes, que j’étais chez un riche, à l’autre bout de la ville, j’en aurais pour un mois de gamineries dessus ! Mon été serait trèèèès long ! Déjà que Candy me balançait des remarques pleines de sous -entendu tout le temps… C’était soulant. Ils devaient se marrer, dans le milieu, les amis de Nath, de savoir qu’il s’était amouraché d’une fille de quartiers !

-Et dis-moi, tu as fugué de chez tes parents pour venir ici ou tu l’as dit à ta mère que tu avais trouvé MES lettres qu’elle avait soigneusement bien cachées…

-J’arrive pas à croire qu’elle ait osé faire ça ! Je dis en prenant la bieraubeurre tandis qu’il se servait sa boisson. Tiens, je croyais qu’il y avait que dans les bars qu’on pouvait en boire…Et puis, non, y a que Candy qui est au courant, tu sais, ma cousine, je précise parce que j’étais pas sure qu’il savait. Je trouverais bien un moyen de faire savoir à ma mère qu’elle aurait jamais du faire ça ! De toute façon, j’m’en fou, plus de temps je reste avec toi, plus ça la met sur les nerfs ! Il vint se rassoir à côté de moi et je soupirais, lassée par ces histoires de familles. Histoire de famille, tu sais bien, je murmure comme pour lui dire un secret. Surprenant venant de ma mère cracmol. Enfin… Moi, j’aime bien passer du temps avec toi, je murmure et me calant contre lui d’un air aguicheur exagéré. J’explose finalement de rire et plonge dans ma bieraubeurre avant de faire des bétises. Elle est bonne ! Pas meilleure que celle de Théo, mais super quand même, je m’exclame en en reprenant.

J’étais bien là, je voulais pas tout gâcher, mais y avait encore des zones d’ombre dans cette affaire. Fallait qu’on éclaire tout ça pour arranger les choses ! J’étais tellement concentrée sur ce que j’allais dire, d’ailleurs, que je ne m’aperçus même pas que j’avais une moustache de mousse sur le haut des lèvres !

-Pourquoi ? Je finis pas lui demander, en regardant droit devant moi, d’un air sérieux qui annonçait qu’on était passé en mode réglage de compte. Pourquoi tu t’es montré cruel alors que j’étais aussi mal ? Je me tourne vers lui, les sourcils froncés d’incompréhension. Si tu voulais me faire de la peine, fallait attendre que j’aille un peu mieux, Nath ! Je lâche, en posant ma bieraubeurre sur une petite table. C’était une vengeance ?

Parce que ça l’était très probablement à n’en pas douter. Etait-il aussi cruel pour se venger de moi quand j’étais le plus faible, juste après avoir été capable de sacrifier ma vie pour la sienne ? D’ailleurs, c’était un peu injuste, tout ça, le fait que je ne me souvienne que des choses qu’il n’avait pas faite ou mal faite, mais pas des bonnes choses.

-Et au fait, merci… je murmurais. Merci pour… tiens donc, je me mettais à hésiter maintenant ?! Pour ton courage, devant James, je lache. C’était vraiment cool. Cool. Tout ce que j’avais trouvé à dire, c’était : cool… Quelle idiote ! J’étais vachement plus douée pour critiquer que pour faire des compliments ! Je pouvais pas le planter avec ça quand même. Alors, tout à fait naturellement, je me tournais et levais la tête vers lui, m’approchais, pour saisir délicatement ses lèvres. C’était délicat, hâtif, rapide. Ce n’était pas un baiser enflammé, juste un baiser de remerciement. Je le regardais ensuite dans les yeux, pour lui faire comprendre que ce n’était pas un baiser d’amour, mais d’autre chose. Il le savait probablement. A ton tour, je murmurais, et dans la tournure de la situation, pas de m'embrasser, quoique, si tu veux, je ris, si tu as quelque chose à me reprocher, dis le moi, on règle ça et on en parle plus.

Je replongeais dans ma boisson, avec la pensée que ces baisers-là étaient probablement meilleurs que ceux qu’on avait pu échanger. Parce qu’ils n’engageaient en rien.


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Nathanaël Oryon
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MessageSujet: Re: Worst day ever [Pv]   Lun 10 Juin - 23:41


Un an que l’on se faisait la gueguerre et voilà qu’elle débarque chez moi sans prévenir. Elle ne s’est pas dit une seule seconde qu’il y aurait pu avoir quelqu’un avec moi dans l’appartement. Quelqu’un comme ChaeRin ou une autre fille. Et que j’étais peut être en rendez-vous amoureux ? Non elle n’avait pas dû se poser toutes ses questions. Elle était comme ça Rita, fonceuse. Je me demande si elle réfléchira un jour avant d’agir.
Et puis si c’était moi qui aurait débarqué chez elle sans rien dire, et que je me serais installé comme si c’était ma maison. Est-ce qu’elle aurait été d’accord ? Je ne pense pas. Mais vu que je suis plutôt de bonne humeur aujourd’hui, je lui en ferais grâce. Et puis je n’avais pas envie de m’embrouiller une nouvelle fois avec elle. J’étais un peu lasse de ses enfantillages. Je crois que je commence à murir pour penser des choses pareils, cela ne me va pas trop.
J’avais vraiment envoyé les lettres pour m’excuser et aussi dans l’optique qu’elle me pardonne. J’avais été complètement idiot dans ma façon d’agir à Ste Mangouste. Aller la voir pour lui dire que tout était belle et bien fini entre nous alors qu’elle était sur un lit d’hôpital et dans un sale état, c’était vraiment irresponsable et gamin… Je ne peux pas dire que c’était par impulsion parce que ce serait mentir. J’étais allé lui rendre visite juste pour clarifier les choses, pas pour une visite amicale. Maintenant que j’y pense, c’était vraiment salop de ma part de faire ça à une fille qui venait d’échapper au pire. Enfin quand je l’avais vu sur son lit j’ai hésité à le faire, mais je ne suis pas quelqu’un qui change d’avis facilement alors je l’ai fait quand même. Avec l’âge je me rends vraiment compte de ce que j’ai fait. Bien sûr je ne lui dirais jamais que j’avais fait cela volontairement, sinon je tuerais notre amitié pour de bon et ce n’est pas franchement ce que je veux.
Quand je la regardais après qu’elle met sortir son paragraphe. Je m’aperçus qu’elle regardait mon écran plat… Elle voulait me voler ou quoi ? Elle faisait du repérage pour ses amis ? Non Rita n’est pas comme ça. Enfin je pense. En fait j’en sais rien de comment elle est en dehors de Poudlard. Moi je ne suis pas très différent de l’école. Je me balade dans les boutiques chics, fait des soirées avec les gosses de riche, du sport avec un coach personnel et vraiment très cher... Tous des trucs comme ça quoi.
-J’te demande pas en mariage
Elle me tira une mèche de cheveux. Ce qui me fit mal mais je ne lui fis pas remarquer. Elle avait un humour assez spécial quand même. Il fallait qu’elle arrête de trainer avec la vipère Ana parce qu’elle commençait sérieusement à déteindre sur ma petite abeille.

« Tu m’rassures alors, parce que là je nous voyais déjà sur les marches de l’église. Toi avec une robe blanche qui coute encore plus cher que l’appart de tes parents et moi avec un super costard noir. Tu imagines, tu aurais le même nom que moi. Ca donnerait Rita Oryon… Je m’arrêtais quelques secondes pour lui laissait le temps de cogité un peu. C’est moche, hein ? Il te va pas du tout ce nom, trop bourge, trop cucu et surtout ta grand-mère ferait vachement  la gueule. »

Bien sûr c’était une plaisanterie. Vous me voyez marier avec Rita. Non pas possible. Coucher avec encore, ouais enfin non vu qu’elle ne m’attirait pas plus que l’amie de ma sœur. Mais marier c’est pire encore. Et puis je n’ai pas envie de me faire mener par le bout du nez par une Minithya. C’est bien connu, c’est toujours les femmes qui tiennent les rênes dans une famille mais si pour garder leur fierté les hommes jouent les gros bras.
Et puis qui voudrait de moi comme mari. A part un mec, parce que je sais cuisiner et faire le ménage. Non franchement les filles prenaient moi pour amant, pas pour mari. Je ne suis vraiment pas le bon mec. Je râle tout le temps, je pleure, je chouine pour un rien, je suis hautain, manipulateur, égoïste, prétentieux… Et j’en passe et des meilleurs. Je ne suis pas le mec parfait loin de là. Et puis j’ai une phobie des mariages et du romantisme, ce n’est vraiment pas mon truc tout ça.
Après avoir capitulé pour le fait de redevenir amis et dans la foulé lui annonce le retour proche de ma belle-mère, je l’attirais vers moi pour l’embrasser sur le front. Je plongeais mon regard de jais dans le sien qui était tout aussi sombre. C’est instant-là était vraiment magique, j’avais oublié combien ils étaient superbes et intenses en émotion. Pour seule réponse, elle me sourit le plus naturellement du monde. J’adorais aussi son sourire autant que ces yeux. Ce n’était pas le sourire de madame tout-le-monde, non parce qu’elle n’était pas madame tout-le-monde.
-Oh, j’avais beaucoup de choses en tête, tu sais
Et moi donc. Si seulement elle savait ce que je voulais lui faire il y a quelques minutes, je ne pense pas qu’elle plaisanterait aussi légèrement sur le sujet. Je devrais peut-être lui dire ? Non je me vois mal lui annoncer que je venais de penser à elle d’une façon qui m’était… Comment dire… Propre ? Oui c’était surement ce mot. En clair je venais de littéralement fantasmer dessus mais seulement dans ma tête. Et puis comme je pourrais inclure cela dans la conversation. Non franchement ça me gêné quand même un peu de lui dire, alors je préférais me taire et rire avec elle.
Je la laissais pour compte sur ce canapé qui couté vraiment les yeux de la tête. Oui je connaissais le prix du canapé, parce que j’étais avec mon quand il l’avait acheté et je me souviens même de ce qu’il m’a dit dans le magasin « Si tu fais une tache, une griffure ou si tu viens à y mettre le feu par « accident », je t’envoie finir tes études à Durmstrang et après en être sorti tu auras le droit de travailler avec moi au ministère ET à la société... » Autant dire que cela m’avait vite refroidi dans l’idée de faire des misères à ce canapé. Même si je savais qu’un jour, je travaillerais soit au ministère, soit à Ste Mangouste, soit dans sa société… Je n’avais pas vraiment envie de faire ministère et société, juste parce que j’allais l’avoir H24 sur le dos.
-Pas d’alcool, j’ai pas envie que Candy fasse une crise cardiaque en me voyant arriver bourrée ! Je vais juste prendre une bieraubeurre, s’teup.
« Genre tu bois pas d’alcool toi. Tout Pouldard le sait mais t’es la seule à l’ignorer on dirait… Mais je vais quand même te servir ta bière au beurre… »

Si seulement les mecs du deuxième étage savaient quand ce moment il y avait une fille chez moi. Je crois qu’ils seraient tous venus. Ben oui on avait tendance à aller draguer ailleurs que dans les quartiers riches. Les filles chez nous étaient aussi rigides qu’une porte de prison. Quand on les abordait, on a toujours l’impression qu’on va les marier de force à nous. Alors que les filles des quartiers moyens, elles savent mieux s’amuser et je crois qu’elles aiment bien l’idée qu’un riche vienne les sortir de là. Comme c’est beau de rêver. On avait beau aller vers les filles d’un autre rang que nous, on savait tous que nos parents diraient non pour les ramener à la maison. Alors ça s’arrêter à la drague.
Sauf que pour Rita s’était allé plus loin. Parce que mes sentiments avaient pris le dessus et que même si mon père me disait non, je n’en avais rien à faire. Enfin je devais arrêter de divaguer comme ça, c’est mauvais pour mon petit cerveau. Je finis de lui préparer sa bière au beurre, tout en continuant la conversation, et oui je sais faire plusieurs choses en même temps et je suis belle et bien un garçon. C’était mon frère qui m’avait appris à les faire. Un an à travaillait au trois balais, ça servait quand même à quelque chose. Bon je savais que ce n’était pas aussi bon que là-bas mais c’était le geste qui compté.

-J’arrive pas à croire qu’elle ait osé faire ça ! Je l’écoutais d’une oreille attentive tout en me servant un très célèbre soda au goût cerise. Tiens, je croyais qu’il y avait que dans les bars qu’on pouvait en boire…C’est mon frère qui… Je n’eue pas le temps de finir ma phrase qu’elle reprit la parole de suite. Et puis, non, y a que Candy qui est au courant, tu sais, ma cousine. Non je sais pas, non. Elle n’avait pas l’air de se souvenir qu’on n’avait pas vraiment eu le temps de parler de nos familles respectives. Je doute même qu’elle connaisse l’existence de ma grande-sœur, de son mari ainsi que de sa fille. De toute façon, j’m’en fou, plus de temps je reste avec toi, plus ça la met sur les nerfs ! Enfin pour cela il fallait que sa mère sache qu’elle était ici. Je reviens m’assoir à ses coté, verre à la main. Histoire de famille, tu sais bien. J’hochais la tête, je n’allais pas m’épuiser à parler alors que je savais qu’elle allait me couper la parole aussi vite. Surprenant venant de ma mère cracmol. Enfin… Moi, j’aime bien passer du temps avec toi. Youpi elle avait remarqué que j’étais là, je commençais vraiment à croire que j’étais un fantôme. Elle est bonne ! Pas meilleure que celle de Théo, mais super quand même.

Tiens c’était qui ce Théo ? Je la regardais longuement, attendant qu’elle continue de parler. Mais apparemment elle avait fini. Super j’allais pouvoir enfin lui répondre, bon je vais le faire en version accélérer histoire qu’elle ne puisse pas en placer une entre deux.

« Alors maintenant c’est mon tour. Je m’éclaircis un peu la voix avant de commencer. Donc c’est mon frère qui m’a appris à faire de la bière au beurre parce qu’il a travaillé un an au trois balais avant d’aller étudier les dragons en Roumanie et après il est allé en Amérique dans une réserve tenu par un vieux monsieur qui est décédé l’année dernière, maintenant la réserve de dragon appartient à mon frère. Non je ne connais pas ta cousine Candy parce qu’au dernière nouvelle on a jamais vraiment parlé famille ensemble. Oui les secrets de famille je connais bien, mon père est mangemort et si tu as bon souvenir nous les Oryon ne crions pas sur les toits que nous avons des vampires dans la famille. Et une dernière chose, c’est qui Théo ? »

Je repris mon souffle. Cela faisait un petit moment que je n’avais pas parler autant. En fait depuis le jour où ChaeRin avait réussi à me battre dans ce domaine. Je crois que maintenant je suis enfin prêt pour reprendre mon titre de moulin à parole.
-Pourquoi ?
« Pourquoi, quoi ? »

Je levais un sourcil et la regardais. Cela sentait la discussion hautement sérieuse et j’avais vraiment peur de cela. Est-ce qu’elle avait prévu toute cette stratégie de « je redeviens ton amie pour mieux de faire souffrir après » ? Tout était possible avec elle alors je m’attendais au pire.

-Pourquoi tu t’es montré cruel alors que j’étais aussi mal ? Si tu voulais me faire de la peine, fallait attendre que j’aille un peu mieux, Nath ! C’était une vengeance ?

J’avais raison. Tout ce cinéma pour régler nos comptes. J’étais vraiment déçu. Mais je ne voulais pas me défiler. Mais est-ce que je devrais dire la vérité ou inventer un beau gros mensonge ? Je ne sais pas, vraiment je ne sais vraiment pas quoi faire. Je ne voulais pas la faire souffrir mais je me sentirais vraiment mal si je ne lui disais pas.

« Oui c’était une vengeance. Au début j’avais pensé à être encore plus cruel, j’avais même pensé ne pas venir te voir et t’envoyer des fleurs noires accompagné d’un message pas très sympa. Mais je me suis dit que je ne devais pas me défiler alors je suis allé de voir. Et quand je t’ai vu sur le lit, je n’ai pas pu te dire toute les horreurs que j’avais prévues. Je me suis dit que te dire qu’on ne devait être que des amis c’était surement plus facile à digérer pour toi. Maintenant avec le recul, je me rends compte que j’ai été le pire batard de la Terre et j’en suis vraiment désolé. Sincèrement, je suis désolé d’avoir fait ça et j’espère que tu me pardonnes. »

Une larme roula sur ma joue, mais je l’essuyais bien vite du revers de la main. Maintenant que je lui avais dit cela je me sentais libéré d’un poids. Je savais que cela ne devait pas être évident pour elle d’entendre ça, mais j’espérais du fond de mon cœur qu’elle ne m’en voudrait pas trop d’avoir été franc avec elle.

-Et au fait, merci… Merci pour… Pour ton courage, devant James. C’était vraiment cool.
« Cool ? Du courage !? Tu rigoles j’espère ? C’était purement et simplement du suicide. A ce moment je devais être complétement fou pour avoir fait ça. Mais je suis super heureux quand même, parce que maintenant je comprends ce que la carte bleue de mon père ressent quand elle est dans les mains de ma sœur un jour de soldes. »


Je resterais quand même moi-même jusqu’au bout. Je tournais ma tête vers elle et la vis se pencher vers moi. Elle prit délicatement mes lèvres. Je n’aurais peut-être pas dû mettre une goutte de scotch dans sa tasse. L’alcool lui montait manifestement au cerveau. Bon je ne vais pas dire ce n’était pas désagréable de se faire embrasser mais quand même. Je savais très bien que ce n’était pas un baisé d’amour, un tout de même un peu de tenu elle était dans l’appart de mon père.

-A ton tour, pas de m'embrasser, quoique, si tu veux, si tu as quelque chose à me reprocher, dis le moi, on règle ça et on en parle plus.
« Pour le baisé je passe mon tour. Mais pour ce qui ait de vider mon sac et bien… Je ne vois pas trop quoi te dire… Sauf que peut-être tu aurais pu éviter de m’insulté, que mon père a lu ta lettre, et que tu devrais éviter de m’embrasser parce qu’il y a à peine vingt minutes j’ai pensé à toi de façon très osé…  Oh si j’ai trouvé un truc. Si j’aurais une grand-mère comme la tienne cela ferait longtemps que j’aurais demandé à être déshériter. »


Maintenant que j’y pensais, j’avais peut-être oublié un petit détail… L’appart était sur vidéo-surveillance, histoire que mon père vérifie tout ce que je fais quand il n’est pas là. Au moment où j’allais lui dire, j’entendis la porte de l’appart s’ouvrir. Surement ma sœur qui rentrer de sa viré shopping… « Cela te dit que l’on va dans ma chambre, je n’ai pas envie que ma sœur gravite autour de nous telle un satellite » Je levais la tête juste pour la voir et surtout pour lui dire de ne faire aucun commentaire. Et quand mon regard croisa celui de la personne qui venait de rentrer, je me levais d’un bon pour lui faire face.

« Papa… Je te présente Rita… Minithya, dis-je à voix basse. »
C’était mon père  accompagné de ma belle-mère. Autant dire qu’à ce moment-là j’avais la honte de ma vie. Je regardais Rita qui était tout aussi stupéfaite que moi.
« Rita je te présente mon père et ma belle-mère…
-J’avais dit personne à la maison sans mon autorisation. »

Autant dire que l’accent slave de mon père, glacé encore plus le sang qu’un plongeons dans le lac alors que l’eau est à -10°. Ma belle-mère lui chuchota quelque chose à l’oreille avant d’aller dans la cuisine. Elle avait vraiment le don pour calmer mon père et ainsi me sauver la mise. De la cuisine, elle se mit à parler.

« Voulez-vous rester pour dîner, miss Minithya ? »


Dernière édition par Nathanaël Oryon le Jeu 12 Sep - 20:48, édité 1 fois
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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: Worst day ever [Pv]   Sam 22 Juin - 19:49

Je n’aurais jamais imaginé me retrouver chez Nathanael Oryon, fils de mangemort, ex-petit-ami  et ennemi. Non, jamais. Bon, concours de circonstances du coup, parce que c’était moi qui avais débarqué après avoir lu les lettres. Ce qui nous avait toujours séparés lui et moi, c’était notre sang. Des histoires de familles parfois morbides sans queues ni têtes, ayant pour seule raison que ma grand-mère était une auror et son père, un mangemort. Sa famille était célèbre pour son sang pur, la mienne, les Minithya pour être des traitres à leur sang. Super l’ambiance, je confirme. Evidemment, quand on s’était connus, lui et moi, il était impossible de deviner que tout, mais vraiment tout, nous séparait. Notre caractère, d’abord, parce qu’il était infidèle et jaloux, sérieux alors que moi j’étais fuyante, apeurée par les relations et pas du tout raisonnée. Ça ne nous avait pas aidé que Cameron devienne notre ami, et par là, nous fasse découvrir que nous n’étions pas des héros, que combattre contre un mangemort dans la vrai vie avait plus de risques qu’autre chose. Ça avait été la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase. Et maintenant ? A croire que ça avait toujours été nos vacances d’été qui nous avaient séparées. Déjà, il y a deux ans, on s’était engueulé comme bêtes en foire parce qu’on s’était pas adressé la parole de tout l’été. L’année dernière, c’était pire, à cause de ces foutues lettres. Pas juste les lettres d’ailleurs. C’était pire. Pire, parce que j’avais failli mourir et que ses parents avaient divorcés.

Nathanael s’installa à côté de moi et se mit à rire. Il me donna un vague aperçu de ce que pourrait être notre mariage. A vrai, dire, c’était tellement compliqué, notre situation actuelle que je me contentais d’hausser les épaules en riant. C’était tellement simple, nous deux ensembles, que j’en oubliais presque le pourquoi du comment. Oublier que j’étais chez un mangemort, que je n’y avait pas songé une seule fois et que j’étais assise sur son canapé alors que bon, je n’étais pas la bienvenue, je le savais. J’étais d’une impulsivité sidérante, si bien que j’allais jusqu’à me demander si je n’aurais pas dû être classée à Gryffondor. Peu de Poufsouffles agissent d’une manière aussi peu réfléchit, c’est le cas de le dire. Le mariage, donc, le truc que je n’envisageais pas du tout. C’est flippant comme concept et je m’en passerais volontiers. Je le regardais réfléchir sur le son que donnait mon prénom accordé au sien et rapidement, il est devenu évidemment que c’était…

-C’est moche, hein ? Il te va pas du tout ce nom, trop bourge, trop cucu et surtout ta grand-mère ferait vachement la gueule.

J’hochais la tête en faisant les gros yeux.

-Sans parler du fait que chez les Minithya, c’est l’homme qui prend le nom de la femme, je précise en haussant les épaules avec la grimace d’un air important et tout à fait ironique.

Il partit me chercher à boire et pendant ce temps, je regardais la salle à manger sans broncher. Les vases luxueux, ces cadres, ces tableaux d’artistes, cette ambiance nikel chrome, cette odeur, cet ensemble… On se serait cru dans un hotel de luxe et ça donnait exactement l’impression que je redoutais. On entrait, on se sentait comme revivre, dans un nouveau monde plein de luxure où tout est atteignable, où rien ne nous empêche de faire ce que l’on désire. Au fur et à mesure, on se rend compte que notre vie nous manque, avec ses défauts. Parce que tout est terriblement calme et apaisant ici. Je le regardais, de dos et me souvenais qu’il était encore blond, il n’y a pas si longtemps. Ca lui avait donné un air imparfait que j’avais aimé. Comment le regarder et conclure que plus rien ne serait plus jamais pareil. C’était triste, comme cet appartement sans vie.

« Genre tu bois pas d’alcool toi. Tout Pouldard le sait mais t’es la seule à l’ignorer on dirait… Mais je vais quand même te servir ta bière au beurre… »

Mais…

-J’ai jamais dit que je ne buvais pas mais que
… j’allais pour m’expliquer, mais…  attends, comment ça tout le monde le sait ? Je lui demandais en me redressant soudainement. Les rumeurs ne pouvaient quand même pas aller si vite, si ?... Quand aurait-il pu nous voir… ? Ah… Je réalisais. Une seule fois j’étais rentrée, bourrée comme un trou, la première fois que j’avais vraiment bu, avec Ulrich. Ouais enfin,…  je tente de m’expliquer. J’ai enfilé les verres sans m’en rendre compte, et Ulrich m’a ramené à l’infirmerie, y a pas de quoi en faire tout un plat, je finis, en riant quand même.

Oui, après tout, c’était pas si important, j’avais été boire avec Ulrich. Il pensait que c’était une de ces grandes solutions qui nous faisait tout oublier. A vrai dire, ça a été le cas, mais assez tragiquement. Je m’étais reveillée à l’infirmerie avec le gros mal de tête que je n’avais jamais eu ! D’avoir pleuré probablement, mais pas seulement. Il y avait comme un marteau qui me tapait sur les tempes et j’étais restée encore toute la matinée pour finir par me faire méchamment engueulée par l’infirmière. Super, le bonus. Et puis j’avais revu Ulrich, un peu après, et quand je lui avais raconté, il avait ri, et j’étais tellement mal à l’aise de ce que j’avais pu lui dire que j’ai fini par lui demander. Nath me regardait avec attention alors que je débitais tout ce que j’avais sur le cœur, et que j’avais retenu depuis longtemps. Je ne racontais pas à tout le monde ma vie, et la plupart des fois, je me contentais de quelques indices, comme avec Ana. Nath et moi, c’était pas la même chose. On se connait depuis quatre ans, dans la même maison, et notre année de différence n’était pas infranchissable. A la longue, on se connaissait et on savait ce que pensais l’autre. Surtout depuis qu’on était sortis ensemble, puis séparer.

-Alors maintenant c’est mon tour.

C’était drôle d’entendre Nath parler aussi longtemps. Et pour dire long, c’était long, mais ça m’avait manqué. Si quelques minutes avant, j’étais un peu oppressée par l’ambiance de cet appartement, là, j’étais beaucoup plus à l’aise. On avait du vachement évoluer avec le temps parce que sa présence m’apaisais bizarrement et que bien que je le trouve toujours beau, envisager de sortir de nouveau avec lui ne me traversa pas un instant l’esprit. Donc que disait-il ?... Frère, Bieraubuerre, serveur, dragons, réserve, ok, j’ai capté.

-Non je ne connais pas ta cousine Candy parce qu’au dernière nouvelle on a jamais vraiment parlé famille ensemble. Oui les secrets de famille je connais bien, mon père est mangemort et si tu as bon souvenir nous les Oryon ne crions pas sur les toits que nous avons des vampires dans la famille.


-La dernière fois qu’on la fait, ça s’est plutôt mal terminé
, je ris. Ne prononce pas ce mot, ok ? Je lui demande, a propos du mot « mangemort », ça m’angoissait tellement que j’avais envie de m’enterrer dix pieds sou terre. Ca me suffit de savoir que je suis chez lui et pas entièrement en sécurité, je continue. Tu crois qu’il connaissait James, avant ?

Parce que si le père de Nath était vraiment un mangemort, alors, on pouvait dire que les mangemorts se connaissaient un minimum entre eux. Si ça se trouve, ils étaient à Poudlard ensembles ! Nul doutes que James ait été à Serpentard.

-C’est qui Théo ?

-Le copain d’Ana, je balance. Enfin, non ! Non, non ! C’est… je bégaie, elle… Un de ses amis, aux trois balais. Tu sais, le gars grand, beau, aux yeux bleu et au sourire ravageur. Le genre de gars canon qui sait pas l’effet qu’il produit, je ris.

Parce que Théo avait l’air d’être d’une insouciance époustouflante quand il s’agissait des femmes ! Il fallait juste voir les visages surexcités de ces filles qui passaient leurs week end au Trois balais juste pour le voir, et recevoir ce sourire qui lui était propre. Quand il venait parler à Ana ou à moi, par la même occasion, on sentait sur nous ces regardes meurtriers qui en disaient longs. C’était carrément flippant, et lui, il ne se rendait compte de rien. Comme Ana. C’était mignon.

-Oui c’était une vengeance…

On parlait chose sérieuse, et là, ça me donnait des frissons pas possibles. Je détestais parler des problèmes, mais là, il le fallait bien, de toute façon, autrement, on allait pas s’en tirer.

-Nathanael Oryon, ou comment vous achever alors que vous êtes au bord du précipice, je dis, légèrement, mais on pouvait bien sentir que c’était amer, comme de l’eau salée. Ce serait cool que tu recommences pas alors, je murmure, lassée. Une larme coula sur sa joue, et avant que j’ai eu le temps de réagir, il l’essuya. De toute façon, c’est fini, je lui souffle. Tout est fini, et là, je parlais de James, certes, mais aussi de nous deux. Nous deux, évidement, c’était fini, cette histoire d’amour trop lourde à porter, trop pensante, oppressante. Ca n’avait rien d’une idylle comme Ana pourrait l’espérer avec Théo, qui lui correspondait parfaitement de caractère. Non, Nath et moi, on s’était mis ensembles malgré tout ce qui nous séparait, et on avait fini rompre parce que c’était trop dur. Trop dur de supporter cet amour sans queues ni têtes. On oublie tout, de toute manière.

Ce qui était drôle, entre Nath et moi, c’était qu’on était loin du schéma classique des couples où forcément, c’était le garçon qui protégeait la fille. Nous, c’était presque l’inverse ! De nous deux, j’étais la plus impulsive et la plus irréfléchie. Il était plus rationnel –dans le sens où il savait trouver des solutions avant de faire n’importe quoi-, mais aussi plus peureux. On pourrait croire que du coup, on était complémentaire, mais à vrai dire, ce n’était pas du tout le cas. Nous étions tellement différents l’un de l’autre que ça en était flippant et pourtant, on ne se complétaient pas.

« Cool ? Du courage !? Tu rigoles j’espère ? C’était purement et simplement du suicide. A ce moment je devais être complétement fou pour avoir fait ça. Mais je suis super heureux quand même, parce que maintenant je comprends ce que la carte bleue de mon père ressent quand elle est dans les mains de ma sœur un jour de soldes. »

Je lui tapotais l’épaule et me mis à rire. Ce n’était pas du tout étonnant venant de lui !

-Tu peux pas faire semblant une seconde d’avoir été un gars génial en risquant ta vie pour la mienne ? Je lui demande. Laisse tomber, on a tous agit de manière un peu… inhabituelle.

C’était bien vrai. J’avais beau connaitre Nath depuis longtemps, finalement, que penser de notre relation ? Amis ? On se connaissait sans se connaitre. Je ne pouvais pas imaginer qu’il réagirait comme ça, de toute manière. Nath commença à vider son sac et je terminais ma bierraubeure en le regardant parler. Ses problèmes… Le divorce de ses parents, évidemment, mais je m’aperçu également que j’étais à l’origine de la majorité de ses « ennuis ». Oups.

-Attends, attends ! Je m’exclame en posant ma bierraubeurre. Ouah, ton père a lu MA lettre, pour TOI ? Oh non… Déjà qu’il m’aimait pas, mais alors là, il va carrément m’arracher la tête ! Je soupire en levant les yeux au plafond. J’ai déjà demandé à être déshéritée, mais crois moi, ma grand-mère a la dent dure, et rien, malgré son âge, ne pouvait affirmer le contraire. Elle accepte pas que sa seule petite fille refuse de devenir une Auror, je murmures en faisant la moue. Une Auror, t’imagines ? Je ris, à Nath.

Ce n’était pas impossible après tout, hein, j’étais super douée en sortilèges, pas nulle dans les autres matière, donc y avait bien moyen que je parvienne un jour à devenir Auror. Seulement, je ne savais pas tellement si j’en avais envie.

-Cela te dit que l’on va dans ma chambre, je n’ai pas envie que ma sœur gravite autour de nous telle un satellite...

-Ah, bah tu vois, quand tu…


C’est là que la porte s’ouvrit. Un instant, je restais sans broncher, paralysée en apercevant la tête de Boris Oyron, soit le père mangemort de Nathanael. Alors là. Je le regardais, il me regarda avec le plus grand mépris du monde et une seule pensée me vint à l’esprit : « Merde ».

-Papa… Je te présente Rita… Minithya. Rita je te présente mon père et ma belle-mère…

-J’ai dit personne à la maison sans mon autorisation.


Sa voix était cassante, horrible à supporter et puissante. J’avais envie de me volatiliser, là tout de suite, juste pour ne pas entendre encore une fois cette voix coupante. Je n’avais jamais vu le père de Nath mais en entendre parler m’avait suffit. Ce n’était pas l’amour et l’amitié qui nous liaient, c’était le cas de le dire. Il était imposant, avait cet air slovaque super flippant qui faisait battre mon cœur beaucoup plus rapidement. Je ne bougeais plus, évidemment. Une chose séparait James de Mr.Oryon. La folie meurtrière. Le père de Nath ne ressemblait pas à un Mangemort comme on pouvait se les imaginer, il n’empêche, j’étais sure et certaine que son bras était tatoué.

-Voulez-vous rester pour diner, Miss Minithya ?


Je me rendis enfin compte de la présence d’une quatrième personne dans la salle et posais mes yeux sur la jolie femme qui accompagnait le père de Nath. Belle maman. Elle me souriait d’une façon si aimable qu’elle me rappela Théo, un instant, et j’allais pour lui sourire moi aussi, avant de comprendre qu’elle venait de m’inviter à diner.

-N…

-Nathanael, vient dans le bureau deux minutes.


Je les regardais partir en fronçant les sourcils et je sentis mes jambes faiblir. Je n’avais pas peur, seulement, cette maison, ou appart’, peu importe, était flippante et tout ce que je voulais, c’était partir.

-Ne vous inquiétez pas, Miss Minithya, Nathanael va juste se faire remonter les bretelles. Boris n’est pas méchant vous savez, il aime juste que l’on respecte certaines règles.


Sa belle mère avait beau être charmante, je doutais largement que le père Oryon se contente de redresser les brettelles de son fils, qui plus est, sans me dénigrer pendant une heure. J’allais pour dire quelque chose du genre : « Et je ne suis pas incluse dans ce respect des règles », mais j’étais déjà en train de chercher mon manteau des yeux pour…

-Le dîner est prêt, passons à table voulez vous.


Qu… Quoi ?! Le moment que j’avais mis à tenter de fuir sans paraître trop malpoli, elle avait déjà réchauffé ses plats, mis la table, et comme une sonnette, Nath et son père débarquèrent. Je soupirais de dépit, parce qu’il devenait indéniable qu’impulsivité je n’avais plus. Diner chez les Oryons, la plus belle expérience de ma vie, j’suis trop heureuse. Ouah. Le bonheur, l’extase. Je m’asseyais donc avec une apparence de bonne volonté, même si ça crevait les yeux que je voulais partir d’ici, même en rampant. Devant moi, une tonne de couverts, évidemment, et des dizaines de plats alléchants. J’avais faim, je le sentais, mais avec Mister Oryon a côté, rien n’était plus sur…

-Miss Minithya, comment se porte votre grand-mère ?


-Comme un charme, je réponds sans réfléchir, tout en analysant ma soupe. Vous savez, combattre les mangemorts, tout ça… Je continue avec l’ombre d’un sourire.

Bon, au moins, ma langue était loin d’être aussi immobile et paralysée que mes jambes, c’était déjà ça, non ? Je sentis le regard de Nath plus que je ne le vis. Je passais mon temps à défier l’autorité, mais très franchement, mangemort ou pas, je ne pouvais pas laisser le père Oryon me dénigrer avec un visage de marbre. Il faisait peur, mais avec la présence de la belle mère de Nath, je me sentais plus en sécurité. Oryon ne pouvait rien me faire qui ne s’entende dans cet appartement, dumoins, je le pensais. Il avait beau me hair comme pas possible, et j’avouais que c’était tout à fait légitime, je ne pouvais pas m’empêcher de trouver ça injuste. Je n’avais pas choisi d’avoir un Oncle comme..

-Et votre oncle James ? Toujours à Azkaban ?  

Dit-il avec un sourire malsain…

-Je pensais que vous seriez plus a courant que moi sur la question.

Je le regardais droit dans les yeux cette fois et même si j’en tremblais presque, il était hors de question que je le montre. Il n’allait pas gagner. Mais après tout, pourquoi je me battais ? Pourquoi… ? Je n’avais plus rien à perdre, si ? Le peu d’amitié ou de lien qui nous unissait encore, Nath et moi, était en train de se tendre. Ne restait plus qu’à savoir si le fil allait craquer, ou bien, qu’il était beaucoup plus solide que nous pouvions l’imaginer tout les deux...

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MessageSujet: Re: Worst day ever [Pv]   Jeu 12 Sep - 20:52

Si hier à la même heure on m’aurait dit que Rita Minithya serait dans mon salon tranquillement installer sur mon canapé à mater la déco de l’appartement de mon père, j’aurais surement dit qu’il fallait impérativement arrêter l’alcool. Mais bon maintenant qu’elle était là je n’allais pas la mettre à la rue. Quoi que… Enfin on était là dans le canapé à parler ironiquement de mariage. Non mais jamais je finirais mes jours avec, déjà je n’aimais pas les mariages, c’était un calvaire à mes yeux. Mais en plus elle venait de me dire que c’était les hommes qui prenaient le nom de la femme chez eux. Je n’étais pas vieux jeu mais quand même, ce genre de tradition c’était plutôt bien. En plus j’aimais mon nom, alors jamais je l’abandonnerais aussi étrange et sale qu’il soit. Bref j’en viens au cours de la conversation à plaisanter sur Rita et l’alcool.
-J’ai jamais dit que je ne buvais pas mais que… mais…  attends, comment ça tout le monde le sait ? Ah… Ouais enfin,… J’ai enfilé les verres sans m’en rendre compte, et Ulrich m’a ramené à l’infirmerie, y a pas de quoi en faire tout un plat.
Quoi !!!! Elle buvait réellement !!! Je n’en revenais pas. Moi disant cela légèrement sur le ton de la plaisanterie, je me retrouvais avec un super aveu de sa part. J’avais le souffle coupé. Entant trop surpris pour répondre quoi que ce soit là-dessus, je préférais changer de sujet et continuer une autre conversation.

-La dernière fois qu’on la fait, ça s’est plutôt mal terminé. Ne prononce pas ce mot, ok ? Je secouais la tête en signe d’affirmation. Tu crois qu’il connaissait James, avant ?
« Un peu mon neveu qu’il connait James. Je l’ai vu trois ou quatre fois avant notre fameuse rencontre. Mon père ne m’a jamais dit ce qu’il foutait dans la villa mais maintenant je crois un peu comprendre pourquoi. »

Je n’avais pas prononcé le mot défendu, ce qui était plutôt normal. Je n’avais pas vraiment envie de coller l’étiquette mangemort à chaque fois que je mentionnais mon père. Même si c’est ce qu’il est enfin plutôt était. Vu qu’il sort avec une sang mêlée, je suppose qu’il ne partage plus les mêmes idéaux que Voldemort.
Je ne pus m’empêcher de lui demander qui était Théo. Car je ne savais pas qui s’était, et qu’entendre un prénom masculin inconnu de ma petite personne sortir de la bouche de Rita m’inquiété un peu. On n’était plus ensemble mais je me sentais quand même le devoir de la protéger des mâles, plus comme un grand frère qu’autre chose. Et puis j’étais extrêmes curieux alors ça arranger l’affaire.

-Le copain d’Ana. Enfin, non ! Non, non ! C’est… elle… Un de ses amis, aux trois balais. Tu sais, le gars grand, beau, aux yeux bleu et au sourire ravageur. Le genre de gars canon qui sait pas l’effet qu’il produit.

Elle avait beau essayer de se rattraper, j’avais très bien compris que c’était le « petit-ami » d’Ana ou tout du moins qu’Ana avait le béguin pour lui. Mais savoir que F pouvait être amoureuse me glacer le sang, encore plus que la fois où je l’avais vu en compagnie de Rita. Ouais je voyais exactement le genre de mec que Théo devait être… Et les effets qu’il avait sur les filles. J’espérais juste que Rita n’allait pas tombé dans ses bras.

-Tu peux pas faire semblant une seconde d’avoir été un gars génial en risquant ta vie pour la mienne ? Laisse tomber, on a tous agit de manière un peu… inhabituelle.
« Non je ne peux pas, non… Parce que génial je suis loin de l’être… Je sais que je mens plutôt bien mais pour le coup ça je ne peux pas en faire un mensonge… »

On était revenu sur une discussion plus sérieuse. Enfin plus sérieuse si on voulait. On ne faisait juste que vider notre sac pour avoir une meilleure relation après. C’était un bien pour un mal.

-Attends, attends ! Ouah, ton père a lu MA lettre, pour TOI ? Oh non… Déjà qu’il m’aimait pas, mais alors là, il va carrément m’arracher la tête ! J’ai déjà demandé à être déshéritée, mais crois moi, ma grand-mère a la dent dur. Elle accepte pas que sa seule petite fille refuse de devenir une Auror. Une Auror, t’imagines ?
« Pas vraiment pour MOI, c’était juste pour sa curiosité perso. Il n’a pas trop aimé ta manière de m’écrire. Et ça c’était bien vrai. Auror ? C’est pas un métier pour toi. Même s’il doit être cool ce métier, tu dois avoir l’impression d’être un super héros… Ben tu sais quoi mon père lui il croit que je vais faire comme lui, sauf que moi j’ai plus envie de m’occuper de dragon, comme mon frère, ou bien de travailler avec les moldus, en leur disant l’avenir dans une fête foraine, comme ma tante, ou bien être guérisseur à Saint-mangouste… »

Oui j’avais de drôle de perspective d’avenir. Certes j’avais des trucs bien plus glorieux en stock, comme joueur de quidditch, aventurier, travailler à la NASA ou encore sportif pro qui gagne plein de médaille au JO… Mais bon rien de tout cela n’était vraiment réaliste pour moi, sauf peut-être sportif pro… Pratiquement au même moment je sentis une présence dans la pièce. Bon d’accord la porte m’avait bien aidé. Après avoir spéculé sur le fait que cela allait être ma sœur, quel fut ma surprise quand je vis mon père se tenir au milieu du salon. Après des présentations écourtés et une invitation à dîner plus qu’étrange, je suivis mon père jusqu’à son bureau. Pour une magnifique conversation entre père et fils.
Je me demandais bien ce que Rita pouvait dire à ma belle-mère, et inversement d’ailleurs. Mais je n’avais pas vraiment le temps de penser à cela. J’allais passé un mauvais quart d’heure et je devais me préparer à cela. Seul tactique envisageable c’est de jouer les petits garçons fragiles et méga gentils… Oui c’était technique est digne d’un enfant de 3 ans mais c’est la seule qui puisse marcher avec mon père.


« Je m’excuse père… Mais je ne savais pas qu’elle viendrait ici, et elle m’a poussé pour rentrer… Je suis désolé… »
Ouais bon ce n’était pas toute la vérité et rien que la vérité mais il ne m’avait pas demandé de lui dire aussi et je n’avais pas prêté sermon non plus. Et puis bon il fallait bien un coupable dans l’affaire et je n’avais pas vraiment envie que ce soit moi.
« Ecoute mon fils, je pensais avoir été clair ma première fois, et les suivantes aussi, mais apparemment tu n’as pas encore compris, donc je vais me faire une joie de te l’expliquer de nouveau… Je ne tolère en aucun cas que tu vois cette fille ! »
Là c’était clair. Mais bon maintenant qu’elle était dans la maison et que ma belle-mère avait décidé qu’elle mangerait ici, il n’allait pas vraiment avoir le choix de la voir et moi avec. Et je ne me gardais pas de lui faire remarquer.
« J’ai compris, mais… Mais elle doit rester manger et je suppose que vous n’allez pas insister auprès de pour qu’elle quitte l’appartement, n’est-ce pas ? »
« Soit je te l’accorde mon fils, mais ne t’attends pas à ce que je sois aimable ou que j’arbore un sourire, cela serait vraiment hypocrite. »

Au même moment la voix de belle-maman se fit entendre. Ouf cela allait m’éviter une longue et éreintante conversation père/fils qui aboutirait forcement à un « oui père vous avez raison, je ne la verrais plus, et nanani et nanana… ». J’emboitais le pas à mon père et allait m’installer à coté de Rita. Ma belle-mère était en face d’elle et mon père par conséquent en face de moi. Ma belle-mère aurait pu s’abstenir de mettre autant de couvert, habituellement on a une fourchette, un couteau et des baguettes pour manger.

-Miss Minithya, comment se porte votre grand-mère ?
-Comme un charme. Vous savez, combattre les mangemorts, tout ça…

Je regardais Rita les yeux grands ouverts. Elle était sérieuse ? Elle comptait réellement avoir une conversation avec mon père ? Et lui son grand discourt de tout à l’heure il l’avait envoyé aux oubliettes ? Je ne revenais pas.
-Et votre oncle James ? Toujours à Azkaban ?
Ah ben non, il ne l’avait pas oublié. Il allait réellement exécrable, et en plus il disait cela avec un sourire vraiment horrible. Sympa papa, je n’ai déjà pas la plus belle liste d’amis à Poudlard mais maintenant je sens qu’elle va encore être réduite au chiffre de zéro…

-Je pensais que vous seriez plus a courant que moi sur la question.

Mes yeux allaient de Rita à mon père. Et après quelques allers et retour, ils se stopperaient sur mon père. J’affichais un regard assez sombre, qui me surprenait moi-même. C’était la première fois que je le regarder directement de cette façon. Car jamais au grand jamais avant ce jour je n’avais osé le regarder ainsi. Je m’apprêtais à dire quelque chose mais mon père fut plus rapide… Comme toujours d’ailleurs…
- C’est vrai, on ne parle pas du mangemort qui a failli vous coûtez la vie à tous les deux, enfin trois si l’on compte votre cousin. Je l’avais omis, pardonnez-moi. Mais dites-moi, est-ce une habitude de venir sans prévenir chez les gens ?
Mon père abusait un peu… même beaucoup trop. Pourquoi ne se contentait-il pas de manger dans le calme ? Au vu du coup de coude que ma belle-mère venait de lui flanquer, elle était du même avis que moi. Je bouillonnais intérieurement, j’étais tellement énerver que je ne pus m’empêcher de parler. Dans l’espoir de finir le diner dans le calme.

« Papa, s’il vous plait, pouvez-vous arrêter ? »

Cela devait paraitre étrange que je tutoie mon père tout en le vouvoyant. Mais c’était comme ça. Il voulait bien qu’on l’appelle papa mais le tu étais à bannir. C’était l’une de ses stupides règles que l’on devait suivre.

-Boris, s’il te plait… Ne faites pas attention à cette remarque Miss Minithya, vous êtes plus jeune que Nathanaël, c’est bien cela ? Avez-vous déjà décidé de ce que vous allez faire plus tard ? Comment se passe vos études à Poudlard ?

Ma belle-mère était aussi doué que moi pour faire la conversation, il n’y avait pas à dire. Et là je ne parle pas foncement de son excès de question, mais des questions elle-même, qui sont un peu étrange quand même. Enfin je préfère ça que les piques de mon père.
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MessageSujet: Re: Worst day ever [Pv]   Mer 16 Oct - 0:30



Pour récapituler, j’étais dans une sacrée bouse de troll (on dit bouse, pour les troll ?). Enfin, pas seulement moi, et c’était plutôt la bonne nouvelle de l’histoire, on est toujours mieux à deux dans la merde que tout seul. Ca fait relativiser. Ainsi donc, le père de Nath connaissait James, si c’est pas génial ça ! Que d’ironie quand je pensais que je me retrouvais justement chez ce cher monsieur. Au début, j’avais quand même espéré que non. Que le père de Nath n’était pas une version mignonne du père de Cameron, mais visiblement, j’ai sous-estimé cette famille. A mon grand désarroi. Je soupire longuement, affalée sur le canapé, ma bieraubeurre à la main, un peu à la mode : J’suis foutue les gars. Sauf que je ne dirais jamais de ma vie : « j’suis foutue les gars », c’est tellement… Brrr, répugnant, surtout dans la position, un verre de bierre à la main. Et puis il y avait Nath, juste à côté de moi et si un étranger regardait cette scène, sur et certain qu’il penserait que c’était chez moi, et non pas chez lui. Enfin, je venais quand même d’apprendre que le père de mon ex côtoyait furieusement le père de mon cousin qui a essayé de me tuer !

Je ralais une nouvelle fois quand j’écoutais Nath dire qu’il n’était pas génial et patati et patata, je suis pas un super héro, je suis nul figure toi, donc sauve toi toute seule. Merci, ça fait toujours plaisir. On avait l’air de parler du beau temps mais je savais que même si nous n’avions pas passionnés par ce que nous racontions, fallait quand même voir nos têtes, eh bien, ça me faisait du bien. On mettait les choses sur le tapis et même si la verité ne me plaisait pas, c’était toujours mieux que de se contenter de quelques mensonges. Mais ça faisait foutrement mal quand même. Je levais les yeux au ciel, feignant l’innocence quand il me parla de mes lettres, et comme elle étaient charmantes à lire (ne jamais sous-estimer une femme en colère). Je me mis à rire, néanmoins, quand il me détailla ses envies de carrières.

-Ca en fait, des perspectives! Je ris, et je sentis toute la pression s’échapper comme lorsqu’on lache un ballon en plastique et que toute l’air s’évacue.

Ca faisait du bien. Parce que… Parce que même si Nath n’était pas de la meilleure compagnie –fallait pas se leurrer, on partageait toujours une petite animosité commune à tous les exs-, j’avais l’impression de retrouver un vieux copain, genre, la maternelle, avec qui j’aurais aimé me barbouiller la tête de peinture et me couper les cheveux avant de le dénoncer à ma mère.

Mais bien sûr, à chaque fois que je commençais à passer un bon moment, il y avait toujours quelqu’un qui s’incrustait pour bousiller l’ambiance. Merci bien !

-Mais dites-moi, est-ce une habitude de venir sans prévenir chez les gens ?

Je relevais les yeux de mon assiette et laissais de nouveau tomber la cuillère. Allons bon, cette soupe, je n’allais jamais pouvoir la manger ou quoi ?! Non pas que j’y tenais spécialement, mais je commençais à avoir fin, et il ne me facilitait pas la tâche, le père de Nath, à me chercher des poux.

-Je pensais être la bienvenue, je souligne en haussant innocemment les épaules, je vois que non.

Mais bien sur qu’il pouvait pas me blérer, ma grand-mère était une Auror, et que je sache, ils aimaient pas trop se chanter des louanges, eux et les mangemorts. A moins que ce soit parce que je n’étais pas de la même catégorie social qu’eux ? Ou alors parce que Nath avait été entrainé dans l’histoire avec James ? Ou alors à cause des lettres ? Oula. Ca en faisait des raisons de m’en vouloir…

-Papa, pouvez vous arreter ?

Je regardais Nath et lui fis signe de la main, l’air de dire : « T’inquièèèttte, je gère », mais en réalité, je savais que bien sûr, non, je ne gérais rien, parce que mon cœur battait trop vite, parce que mes poings étaient serrés sous la table, parce que je préférais feindre l’ignorance, parce que je me sentais humiliée. Non, bien sur, je ne gérais rien.

-Vous êtes plus jeune que Nathanael, c’est bien cela ?

Je fixais un moment la mère de Nathanael, si différente de sa mère biologique et je me souvins du jour où Nathanael avait voulu se jeter –si on peut dire- sous le saule cogneur de Poudlard –ce que je n’avais jamais approuvé, évidemment, quelle mort indigne que de se faire écraser par une branche-. Il avait souffert du remariage de son père, mais bon, sa belle mère avait l’air plutôt chouette ? Je ne dis pas qu’il n’avait pas le droit de se plaindre, au contraire, mais il avait du s’en remettre. Après tout, comment pouvais-je le savoir depuis le temps que l’on ne s’était plus parlé ?

-D’une année seulement madame, je réponds respectueusement. Et toi, le mangemort à l’autre bout de la table, rêve toujours pour que je sois courtoise avec toi !

Tiens, en parlant de mangemort, je me suis toujours demandé comment il faisait, pour leur costume. Enfin, vous savez, leur robe, ils doivent bien la ranger quelque part, non ? Ou alors, était-elle produite par la magie ? Parce que si c’était pas le cas, ce serait drôle, quand même, une garde robe avec plusieurs costume, et le gars devant qui hésite à en choisir un ! Et, du même coup, super drôle la scène de : « Oh zut, elle est sale ! Bon, un petit coup de baguette et zou ! Plus rien ». Cette pensée me fis rire et je me retins de justesse alors que l’ambiance à table était… glacial… Genre Titanic.

-Avez-vous décidé de ce que vous allez faire plus tard ?


Oh non. Le sujet qui tue.

-Pas vraiment, je souligne avec un petit sourire. Je me débrouille… très bien, j’ajoutais avec un grand sourire, en sortilèges, j’allais quand même pas lui donner satisfaction, au père de Nath, en faisant de la modestie.

-Comment se passe vos études à Pouldard ?


-Comme un charme, merci. Je suivrais probablement les traces de ma grand-mère, mais qu’est-ce qui me prenait ?! Je deviendrais Auror, je continue en haussant les épaules l’air de rien, un petit sourire poli collé aux lèvres.

Bon, j’avouais, je cherchais des noises, mais c’était pas de ma faute, c’était lui qui avait commencé et…

-Quel destin formidable, quand on sait ce qui traine dans votre famille…

T… Trainer ? Oh, s’il parlais de James, j’en riais à gorge déployée. Franchement. Nulle la vanne.

-Sans parler de la vôtre, je réplique sur le même ton.

-Suffit ! Sortez, Mademoiselle et que je ne vous revois pas vous approcher de ma famille ! Vous connaissez la sortie.

Je me levais tout à coup, furieuse et saisis mes affaires avec précipitation. Je crus voir Nathanael feindre un geste vers moi mais je dégageais ma main et remerciais rapidement la belle mère de Nath avant de rejoindre la porte d’entrée. Je jetais un regard d’excuse à Nath, pour ce que j’avais dis, en parti sur lui et fusillais son père. Mangemort ou pas, je ne me laisserais plus faire ! Je claquais la porte avec force et callais mon dos contre le mur. Un instant. Juste un petit instant. J’essuyais une larme qui avait coulé silencieusement sur ma joue, d’un air lassé et quittais le batiment et la rue propre et stérile où Nathanael habitait. Je venais d’être humiliée. A quoi est-ce que  m’étais attendue ? A des fleurs, à des sourires sincères ? Bien sur que non, évidemment.

Alors pourquoi étais-je aussi déçu, et surtout, pourquoi est ce que je sentais les larmes me monter aux yeux et perler sur mes cils sans pouvoir les retenir ?


FIN é.è

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