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Snake Eyes [Pv A.]



 

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 Snake Eyes [Pv A.]

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MessageSujet: Snake Eyes [Pv A.]   Mer 15 Mai - 22:46

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Vesper n’était pas du genre à fuir à la première difficulté, bien au contraire, elle adorait les défis, elle adorait qu’on lui oppose une résistance, parce qu’ainsi, elle pouvait prouver une fois de plus qu’elle maitrisait la situation. Mais dans ce cas là… ce n’était pas pareil. Déjà parce qu’Aaron n’était pas un défi, c’était juste un caillou dans sa botte. Et aussi parce qu’Aaron lui faisait perdre du temps. Sans compter qu’il la perturbait. La plupart des gens n’avaient pas besoin de plus de deux minutes pour comprendre qu’elle ne souhaitait pas faire la conversation. Ils leurs fallait moins de deux minutes pour comprendre que si ils persistaient, elle n’hésiterait pas à les tuer. D’habitude un regard, une phrase cinglante et c’était terminé. Basta. Pas besoin de s’étaler. Mais Aaron lui restait. Ce type était sourd et aveugle ? Dans ce cas-là sans doute qu’elle l’apprécierait. Parce qu’il fallait être rudement doué pour réussir à gâcher sa vie en batifolant avec la première venu aussi facilement qu’il le faisait. Mais Vesper savait bien que ce n’était pas le cas. Il était juste… lourd.

Du coup, et pour bien lui signifier une fois de plus qu’il n’était rien pour elle et surtout, qu’elle ne lui devait rien. Elle partit. Aussi simplement que ça. Elle n’avait pas envie de lui parler, pas envie de lui voir ni de fraterniser avec cet individu. De plus, elle n’avait pas la moindre excuse pour lui taper la causette. Ce genre de type c’était le contraire de ce qu’elle appréciait.

Parce que oui, elle avait fait attention à lui. Une fois. Il faut dire que Cara lui avait fait la liste dès le premier jour des types qu’elle trouvait les plus canon de la classe dans l’ordre croissant. Du plus beau aux plus moches. Aaron était dans le haut de la liste. Vesper avait donc plus ou moins regardé chacun des types qu’elle lui avait nommés en se demandant lequel serait assez bien pour Cara. Il faut dire que Cara se fiche de l’intelligence. Ou plutôt, elle porte plus attention au côté sympathique et « physique » des hommes qu’elle convoite. Sauf que statistiquement, les mecs les plus beau sont aussi les plus con. Et cette donnée était facilement identifiable au niveau de la classe. La liste que Cara lui avait communiquée montrait que le type qu’elle trouvait le plus sexy était un véritable imbécile. C’était presque à se demander comment il avait fait pour entrer au collège. Le deuxième, qui était le meilleur ami du premier – parce que oui, ces gens-là restent ensemble – méritait d’être classé dans la case : cliché ambulant. Etait-il possible d’être aussi indésirable à la société, elle se le demandait. Ce mec était con, orgueilleux et c’était un connard. Même elle avait plus de cœur ! Non mais il fallait le faire ! Ce mec avait fait croire à une fille qu’il avait des sentiments à son égard et elle à arrêter de fréquenté ses amies, et aussi un type gentil qui craquait pour elle pour lui. Vesper tenait ces informations de Cara. Cette fille était dingue de ragot. Enfin bref, elle s’était faite jeté par toutes ses amies pour au final, que le mec lui dise que c’était juste un pari, que c’était juste pour s’amuser.

Vesper avait retenu deux leçons de ça. La première, c’était qu’elle avait toujours raison : Aimer était le sentiment le plus idiot et inutile sur cette terre. La seconde : Ces mecs sont tous des connards infréquentables. En conclusion, elle ne voulait ni parler, ni même fréquenter Aaron. Parce que ça sœur l’avait classé parmi les plus beaux mecs de cette classe et de ce fait, les statistique étaient en sa défaveur. Et puis il l’énervait.

Non mais vraiment ! C’était quoi ce genre à la regarder comme si c’était une escalope de poulet ? Ce regard provocateur et vorace, comme si il voulait la bouffer. Ce n’était pas flippant, juste agaçant. Si son but était de lui faire peur, c’était raté. Il avait juste réussis à l’énerver. Vivement qu’elle soit de nouveau dans la salle commune. Elle irait s’allonger sur son lit et lire « les fleurs du mal » qu’elle avait commencées. Vesper adorait la poésie. Mais elle n’en écrivait pas. C’était bien dommage. Un jour elle essaierait.


-Hyde.

Encore là lui ? Décidément il n’avait toujours pas compris le message. Vesper continua d’avancer, accélérant un peu au passage.

-Je sais que je t’emmerde mais je ne pensais pas ce que je faisais fuir à ce point-là.

Vesper hésita à s’arrêter mais non. Ce serait une occasion pour lui d’en placer encore une. Qu’il pense ce qu’il veut. De toute manière elle s’en fichait.

-Tu n’aime pas les manèges. Ok. Très bien. T’es pas une gosse comme les autres. Mais ce n’est pas grave, on fera avec.

Aaron arrive à sa hauteur. Elle pouvait une fois de plus sentir qu’il la frôlait. Elle DETESTAIT tout contact physique avec les autres. Vraiment. Il ne comprenait pas ça ?! Rien que le fait qu’on lui pose une main sur l’épaule, elle avait l’impression de se sentir faible et inférieur. Sentir qu’on la touchait c’était comme laisser quelqu’un s’approcher d’elle, de son intimité. Elle ne voulait pas de ça. Elle ne voulait pas que quelqu’un s’approprie ce qu’elle était. Elle n’appartenait qu’à elle-même. Et rien que de le sentir si proche d’elle, Vesper se sentait mal. C’était anodin, et elle en faisait peut-être des tonnes, mais elle lui avait clairement dit qu’elle ne voulait pas qu’il la touche. Vesper s’écarta de lui et s’arrêta dans le couloir pour le regarder.

Il était plus grand. Elle n’aimait pas ça. Il la regardait toujours avec ce regard provoquant. Elle détestait ça. En plus de ca il y avait une espèce de sourire moqueur au bord de ses lèvres et elle haïssait ça ! Et rien que de penser qu’elle était en train de le regarder comme si il pouvait l’intéresser d’une quelconque façon. Elle avait envie d’écraser quelque chose. De torturer quelqu’un. De malmener sa personne et de lui couper la langue. Mais merde ! Pourquoi ce mec ne la laissait pas tranquille ?!


-Il n’y a pas de « On ». Il y a toi et moi. Et ta phrase sous-entend clairement que tu comptes passer du temps avec moi, ce à quoi je réponds : PAS QUESTION.

Vesper parlait fort. Froidement. Elle ne passait pas par quatre chemins. Elle était franche et n’hésitait pas à dire clairement ce qu’elle pensait. Elle ne savait toujours pas ce qu’il lui voulait, pourquoi il lui parlait aussi, mais ce dont elle était certaine, c’était que c’était un connard. C’était obligé ! D’ailleurs la fille de la bibliothèque avait passé son temps à les regarder. Et puis tiens, un type comme lui l’avait forcément remarqué ça. Il devait s’en sentir fier. De voir que la moitié des filles étaient à ses pieds. Pourquoi s’obstinait-il à la suivre ? À lui parler ? Si il attendait d’elle qu’elle lui fasse ses devoirs pour ses beaux yeux il pouvait toujours courir.

Vesper repris son chemin à toute allure. Puis elle aperçut qu’elle avait toujours sa plume en main. Si elle ne voulait vraiment plus le revoir, il fallait qu’elle lui rende. Vesper rumina intérieurement. Elle se demandait bien pourquoi elle avait juste acceptée de la prendre. La serpentard s’arrêta. Prit une grosse bouffé d’oxygène et fit demis tour pour revenir vers lui. Elle lui prit la main et déposa sa plume à l’intérieur.


- Reprend-la. C’est mieux. Pour nous. Enfin... toi et moi quoi. Ciao.

Vesper retira vite sa main de la sienne. C’était trop bizarre. Et puis elle reprit son chemin. Pour de bon.



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Aaron Twain
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MessageSujet: Re: Snake Eyes [Pv A.]   Dim 19 Mai - 15:54


Les cheveux de Vesper, légers et blonds comme les blés, se balançaient dans son dos en cadence (comme un serpent qui danse) suivant une démarche droite et assurée. V. était une âme solitaire, livrée à elle-même, « hors d’atteinte », telle qu’elle se voulait. Quelque part, son allure trahissait son caractère typiquement adroit et intelligent : V. savait exactement où elle allait, ce qu’elle voulait, ce qu’elle ne voulait pas. Ce qui était beaucoup, se dit Aaron, car elle ne semblait pas aimer grand-chose.  Mais elle fuyait. Dotée d’un esprit de contradiction imminent, elle était constamment dans le refus : d’une part misanthrope, refus des autres, d’autre part pessimiste à souhait, refus de tout en fait. Bref ce tout qui l’encombrait, elle le laissait derrière soi. Il valait donc mieux pour Aaron de ne pas rester en retrait trop longtemps. Ainsi il l’interpela.

Coupée dans son élan, V. s’arrêta subitement dans le couloir et Aaron la vit lui faire face. Comme il s’y attendait, elle était loin d’être ravie de le voir. Mais son expression agacée, excédée, presque révoltée ne faisait qu’ajouter une pointe d’agrément à la situation.


« - Il n’y a pas de « On ». Il y a toi et moi. »

Aaron prit le temps de la dévisager, calme et serein comme à l’accoutumée, avec en prime un sourire en coin. Vesper était prudente sur les termes, mais la prudence était ni plus ni moins  un autre symptôme de la peur qu’elle contenait en elle.

« - Et ? »


Ne l’avait-elle toujours pas compris ?
Elle n’avait nul besoin de bâtir des murs de séparation. La nature les opposait déjà à tout point de vue. Elle était irritée et impulsive. Au contraire, Aaron gardait son calme, indifférent, impassible. Comment aurait-il pu de ce fait les mettre dans le même lot ? Non, Aaron s’était juste désigné à la troisième personne, ce qui rendait la réaction de la jeune fille d’autant plus ironique. V. était clairement passée à côté, y voyant des allusions dont elle faisait une fatalité. Elle dramatisait, et à dire vrai il n’y avait rien de plus ennuyeux. Tout comme le « on », il n’y avait pas de fatalité, à part pour les rêveurs, les cons, ou les faibles, au choix.  

« - Et ta phrase sous-entend clairement que tu comptes passer du temps avec moi, ce à quoi je réponds : PAS QUESTION. »

V. avait haussé le ton. Et elle s’enfonçait. Le sourire d’Aaron se dissipa, il la regarda de sa hauteur dominante.

« - Alors. Bon vent. », répondit Aaron calmement, sans la retenir.

Que pouvait-il répondre d’autre à cela. « Tu ne sais pas ce que tu rates » ? Bien trop pédant. Même s’il le pensait très fort. Et elle s’envola au vent, ce qu’il trouvait dommage car, indéniablement, ils allaient dans la même direction. Mais, chacun de son côté. Aaron leva les yeux au ciel. Sa réaction restait très excessive. Tiens, la voilà qui revenait sur ses pas. Peut-être s’était elle rendue compte que de faire le chemin avec ou sans lui allait du pareil au même.

« - Reprend-la. C’est mieux. »

Elle lui tendit la plume pour, pourquoi d’ailleurs ? Comme si une plume engageait à quoi que ce soit.  


« - Pour nous. »  

Ah oui vu comme ça… En fait non il ne voyait toujours pas pourquoi.

« - De quoi ? »


« - Enfin... toi et moi quoi. »


Elle jouait encore sur les mots, Aaron commençait à se lasser.


« - Je ne vois pas ce que ça change. »


Après tout, ce n’était qu’une plume.
Cette situation était presque… gênante, incongrue.


« - Ciao. »


En effet. Ca ne changeait rien. Aaron fixa la plume une seconde dans ses mains. Elle avait juste montré qu’elle changeait d’avis, c'est-à-dire qu’elle était susceptible de recommencer.  

Et ciao ? C’était bien trop léger pour un adieu.
                 Au revoir Vesper Hyde, pensa Aaron. C’est mieux.


_________________


Dernière édition par Aaron Twain le Ven 20 Déc - 22:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Snake Eyes [Pv A.]   Lun 20 Mai - 22:55

C’était mais… HAAAA non mais pour qui il se prenait celui-là ? Il lui parlait comme si c’était son ami, puis il jouait les provocateur et maintenant il la laissait partit comme ça ? Ok c’était ce qu’elle voulait. D’ailleurs, elle ne savait même pas pourquoi elle s’énervait de la sorte. En fait si, il changeait trop vite de caractère. Elle n’arrivait juste pas à le cerner et ça l’énervait. Elle n’aimait pas les mecs mystérieux, ni ceux qui était changeait d’humeur toutes les deux minutes et encore moins ceux comme Aaron qui lui faisait perdre la boule tellement ils étaient… ils étaient… et puis merde. C’était un con. Elle avait eu raison depuis le début. Aaron Twain n’existait plus. Voilà.

Non mais c’était le mieux à faire. Juste oublier son existence, oublier qu’il lui avait parlé, et même tiens, oublier qu’elle était en colère à cause de lui. Et dire qu’aujourd’hui elle n’avait, jusqu’à ce que le type qui n’existe plus apparaisse, rien trouver de déplaisant dans cette école. Il faut croire qu’une fois de plus, elle devait se rendre à l’évidence que son avis, était le seul qui avait de la valeur. Qu’elle revienne lui dire Cara que Poudlard c’était géniale et fabuleux. Ouais c’est ça… entre les élèves plus stupides les uns que les autres, les profs sadique et les fantômes qui se baladent en toute liberté, cette école était juste un repère à taré qu’elle n’avait qu’une envie c’était de quitter.

Et en parlant de taré, voilà qu’elle se retrouvait face à l’autre fille de la bibliothèque qui les avaient fixé pendant une heure elle et l’autre. Encore une qui allait lui casser les bonbon pendant une heure… parfait… sa journée ne pouvait pas mieux se terminé. Enfin si, elle n’avait pas encore trébuché dans les escaliers qui bougent tous seuls et elle ne s’était pas encore prise de bouse de vache dans les cheveux… on ne sait jamais !


-Hey Hyde.

Est-ce que c’était parce qu’elle avait la même tête que Cara que les gens pensaient qu’ils pouvaient l’aborder comme si leur vie l’intéressait ? Ou c’était simplement un autre coup du sort qui la faisait rencontrer que de pauvres abrutis qu’elle n’hésiterait pas à éliminer ?

Vesper lâcha un soupire d’ennui. Elle ne voulait pas lui parler, elle ne voulait pas passer ne serais-ce que passer la moindres seconde en sa compagnie. Vesper passa à côté d’elle, la bousculant au passage et continua son chemin.

-Il y a quoi entre toi et Aaron ?

De…quoi ? Vesper s’arrêta et s’approcha d’elle pour lui faire face. C’était quoi ce ton qu’elle employait avec elle ? Déjà qu’elle ne la regarde pas dans les yeux. Cette fille ce n’était qu’une sale vermine odieuse et irrespectueuse qui ne méritait même pas de lui adresser la parole. Ensuite, ce n’était pas son amie, et elle ne le serait jamais alors les petites scènes de jalousie qu’elle les garde pour elle et pour finir comment pouvait-elle seulement imaginé que Vesper pourrait éventuellement avoir un quelconque lien avec ce mec ? Non mais qu’elle le regarde, qu’elle LA regarde. Elle ne voyait pas le problème ? Ils n’avaient rien en commun, ils ne fréquentaient pas les même personnes –ce qui n’était pas bien difficile dans son cas puisqu’elle ne fréquentait personne- et surtout quoi ? Elle basait toute sa théorie parce qu’elle les avaient vu s’assoir à une même table ? Wouaw ! Bonjour l’intelligence. Peut-être que si elle partageait un brownie avec lui ça signifierait qu’elle était enceinte. Non mais sérieusement ? Cette fille avait visiblement un énorme problème mentale, il fallait qu’elle consulte et rapidement.

Vesper la détailla de haut en bas. Fausse blonde, QI inférieur à 100, des yeux de serpent beaucoup trop maquillé, un gloss de salope sur les lèvres… décidément cette fille n’avait rien pour plaire. Cette fille n’avait rien qui ne retienne l’attention et par-dessus tout, cette fille l’empêchait de rentrer bien sagement dans la salle commune. Bref, cette fille était une gêne.

Vesper fit demi-tour. Elle n’allait pas lui faire le plaisir de lui donner une réponse. Elle n’en valait vraiment pas la peine. Mais cette dernière lui courut après et la dépassa pour lui tenir tête. Elle en avait du cran la petite !


-De quoi vous parliez tout à l’heure avec Aaron ? Qu’est-ce que tu lui voulais ?

Encore avec lui ? Elle ne la lâcherait pas ou quoi ?! Sérieusement, cette fille commençait à gentiment la mettre hors d’elle-même, et puisque Aaron avant déjà bien entamé le travail, il ne lui en faudrait pas beaucoup pour exploser de rage.

Il fallait qu’elle respire. Cette fille était qu’une idiote sans cervelle. Il fallait qu’elle s’en débarrasse. Tout de suite.


-Aaron est moi on sort ensemble. Je suis folle amoureuse de lui et je lui racontais le rêve érotique que j’avais fait de nous deux au bord du lac. Autre chose ?

Pour le coup. Elle se la ferma. C’était agréable. De ne pas entendre sa voix, de la voir aussi stupéfaite et de savoir qu’elle allait la lâcher. Mais Vesper s’attendait tout de même à ce qu’elle la regarde la bouche ouverte comme une demeuré, au lieu de ça elle regardait ailleurs. Qu’est-ce qu’il y avait derrière elle ? Puis Vesper se tendit sur place.

Il fallait qu’elle regarde pour se rassurer mais elle priait, elle espérait que ce ne soit pas lui.

Vesper se retourna. Merde.

Merde, merde, merde, crotte, chiotte, et voilà ! Maintenant il allait la faire chier… elle n’allait pas y couper. Vesper se mis à rougir de honte. C’était de sa faute ! À lui, à elle, à tous ces imbéciles de cette école qui mettait ses nerf à fleur de peau. A cette directrice qui lui avait envoyé cette lettre et à sa mère biologique qui l’avait mise au monde avec des pouvoirs magiques débiles !

La fausse blonde regarda Vesper hyper mal à l’aise, mais il était impossible qu’elle le soit plus qu’elle à cet instant précis. S’excusa et s’en alla. Vesper prit une grande bouffé d’oxygène et repris sa route. Surtout faite qu’il ne l’appelle pas, qu’il ne lui parle pas, qu’il soit en réalité sourd et aveugle et qu’il ne l’ait pas remarqué. Et puis de toute façon… n’avait-il pas dit « bon vent » ? Et bien c’est très exactement ce qu’elle allait faire.

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Aaron Twain
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MessageSujet: Re: Snake Eyes [Pv A.]   Mer 29 Mai - 20:27

Tirer une croix sur la case « Vesper » coulait de source, car il n’y avait d’autre réponse au mal que l’indifférence, et puis Vesper quoi ! Ce n’était pas non plus la fille la plus appréciable du château. Il y en avait moult ! Justement, une personne, fille pour être concis, le bouscula de plein fouet, abruptement, dans le couloir. Ce qui ne fut pas très naturel car le couloir était large, suffisamment du moins pour que deux personnes l’empruntent sans se rentrer dedans. C’était cette autre fille de la bibliothèque ; et il suffisait d’écouter son embarras pour comprendre qu’Aaron ne la laissait pas indifférente.

« - Oh, excuse moi Aaron, je… je ne t’avais pas vu. », cria-t-elle en se retournant.

Ben voyons, comme si elle ne l’avait pas vu. Comme si quiconque dans l’enceinte de ce château pouvait ne pas l’avoir vu en cet instant avec sa tête de déterré. Et puis, comme nous l’avons dit, il aurait été étrange, surprenant même qu’une fille ne l’ait pas remarqué. Et d’où connaissait-elle son prénom ? Pourtant le sien échappait au contraire au jeune homme. Mathilde, Mary, Caroline ? Peu importe. Rien n’aurait pu l’ébranler en cet instant, pas même le blason de serpentard qui ornait sa poitrine bombée qu’elle ne manquait pas de mettre en valeur. Bon d’accord, peut-être la poitrine faisait-elle exception à la règle.


« - hum… Je vois ça. »
grommela le garçon brutalement sorti de ses pensées.

Et la fille aux gros seins rougit. Et il ne la regarda pas. Une poussière aurait frôlé sa peau, le résultat aurait été le même. Il ne savait pas ce qu’il foutait là. Il ne savait plus. Tout s’était comme dématérialisé. Vexée, elle poussa un juron, et il continua simplement son chemin à pas mesurés, avec une cadence presque automatique.

Comme vous l’aurez deviné, il y avait comme anguille sous roche dans cette histoire... Aaron gardait la plume que V. venait de lui rendre serrée dans sa main. Retour à sa place initiale. Ce qui est à moi est à moi, et n’est donc pas à toi.
Il s’arrêta un moment avant de tourner dans le couloir qui faisait l’angle. Mais c’était là tout le problème.
A toi, lorsqu’on dit à toi, immédiatement on pense, à toi de jouer, à toi d’agir, à toi de faire bouger les choses. N'importe quoi, mais faire quelque chose. Vesper elle, n’avait fait que retourner sur ses pas, ce qui n’était pas grand-chose à vrai dire. Quel sens donner à cela ? Mec, elle te rejette, point. C’est clair et net. Il n’y avait pas à chercher plus loin. On coupait court à toute possibilité d’action, pour lui, pour elle. Non, lui, elle, d’accord mais pas de ‘on’. Alors quoi ? Rien, on ne donnait pas de nom, on donnait un NON.

C’est qu’elle faisait faire à l’esprit du jeune garçon bien des tours et des détours, quand bien même il n’arrivait pas à croire qu’elle lui avait glissé des doigts comme une anguille. Il avait quelque chose de frustrant quelque chose d’amère à son départ qui lui restait en travers de la gorge, son esprit s’embrouillait. Alors quoi ? se disait Aaron. Tant pis, ou tant mieux, ou tant pis. Et puis merde.

« - Aaron »

Vesper ?

Oui, c’était bien Vesper, le ton de sa voix venait du couloir à l’angle duquel il se trouvait. Le jeune homme se plaqua contre le mur, et laissa sa tête dépasser légèrement pour observer la scène ô combien ironique qui allait suivre.

« - On sort ensemble. Je suis folle amoureuse de lui et je lui racontais le rêve érotique que j’avais fait de nous deux au bord du lac. Autre chose ?»

Aaron baissa la tête pour étouffer un rire qui le démangeait au plus haut point. Non. C’était lui qui rêvait maintenant. C’était trop bon pour être vrai.

Aaron jubilait intérieurement. Il se rapprocha doucement mais surement en arrière de la jeune fille pour l’entendre prononcer ces mots.

Sortie de son contexte, cette affirmation prêtait à la confusion la plus obscure, surtout dans la bouche de Vesper. D’une part, le jour où cette fille sortirait avec quelqu’un, il pleuvrait des chats et des chiens. D’autre part, la probabilité pour que le prétendu petit-ami s’avère être Aaron Twain était loin, très loin en deçà de la barre du zéro.
En conclusion Vesper racontait n’importe quoi.

« - Juste une. C’était bien au moins ?» lança Aaron, ne sachant plus se contenir.

Vesper se retourna avec une expression horrifiée sur le visage en le voyant marcher sur ses pas, comme si elle venait de croiser une faucheuse. Aaron retint un rire, essayant de garder un air normal, mais la tache était dure à vrai dire. Elle poursuivit son chemin.


« - Salut Vesper, encore. En fait. J’aimerais t’entendre plus longuement parler de ce rêve. Ca m’intéresse beaucoup. Et finalement, je retire ce que j’ai pu dire tout à l’heure. Vesper ? … ? … bon, comment ? … mhhh… chérie ? »
tenta-il au hasard. Peut-être que ça marcherait, maintenant qu’il connaissait le fond de sa pensée à son égard… « Allons, ne boude pas. »

Il hésita avant de la prendre par le poignet pour l’arrêter.


« - Regarde-moi. Promis j’arrête de me moquer. Il faut que tu comprennes que... »


Il venait de capter son regard, ainsi que leur proximité à laquelle il n'était pas habitué et...

Et rien. Il se mit en retrait avant qu'elle ne s'en charge par la force. Il bafouilla les quelques paroles qui lui venaient spontanément à l'esprit.


« - Plus tu me fuis, moins ça fonctionne. Tu n'as pas remarqué, toi aussi? »


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MessageSujet: Re: Snake Eyes [Pv A.]   Ven 31 Mai - 18:11

Le plus ironique dans la situation, c’était lui. Encore et toujours. Mais surtout elle. Elle la fausse blonde et ses fantasmes délirants. C’était elle, qui la pensait avec lui. Mais surtout Vesper, qui ne savait plus si elle était seulement folle de rage, exaspérée ou tout bêtement résignée à devoir passer le reste de sa scolarité magique entourée d’être infiniment moins évolué qu’elle. Elle n’espérait à présent qu’une chose, c’était qu’on la laisse en paix. Est-ce que c’était franchement trop demandé ? Elle s’était rendue dans la bibliothèque pour réviser tranquillement. Elle n’avait rien demandé à personne. Elle ne demandait jamais rien à personne. Voilà qu’Aaron décide de lui parler pour une raison qui ne regardait que lui au final, et maintenant, elle devait se taper le défiler de ses copines jalouses ? Toute cette histoire ressemblait à un soap opéra auquel elle était mêlée de force. Et Vesper détestait les soaps opéras, et elle détestait par-dessus tout qu’on la force à faire quoi que ce soit. D’accord, elle n’aimait pas grand-chose de toute manière, mais en l’occurrence, elle se retrouvait à présent dans une situation que même la personne la plus compréhensive de la terre détesterait. Alors pour elle ? C’était bien plus qu’une grosse blague à laquelle elle allait mettre fin, et tout de suite.

Miss coloration ratée semblait être éprise d’Aaron. Encore une chose qu’elle ne comprenait pas. Mais elle était jalouse, c’était évident. Pourquoi ? Voilà une autre question qu’elle préférait sans réponse. La réponse serait bien plus stupide que le fondement de la question elle-même, parce que soyons honnête, ce mec n’avait rien de bien. Enfin non, c’était faux. Vesper pouvait aisément comprendre qu’on puisse tomber amoureuse de lui : il avait une jolie plume. Et il n’était pas détestable à regarder. Même s'il avait des yeux horriblement stressant. Et puis… il faut dire qu’il n’était vraiment pas dans la catégorie des types les plus pathétiques de la classe. Il existait pire oui. Mais ce n’était pas parce qu’il existait une majorité de personnes qui fantasmait sur lui, qu’elle devait, elle, se réjouir qu’il lui adresse la parole. En fait, cette question la titillait vraiment : pourquoi elle ? Avec toutes les filles qui devaient lui tourner autour et qui serait plus que ravie de partager avec lui tout ce qu’il leur demanderait, il avait décidé de lui parler à elle. Ce type était dingue. Ou alors, il en avait marre de toujours réussir du premier coup et il s’était lancé les défis de l’avoir elle aussi. Seulement désolé pour Aaron le chasseur, mais Vesper n’était pas une proie si facile.

Peut-être qu’une fois terminé, elle la laissera tranquille et partira. C’était bon d’entendre à nouveau un silence de plomb. C’était même trop agréable pour que ce soit éternel. Vesper eut un sourire sarcastique sur les lèvres. L’autre était sous le choc, se demandant sans doute si elle blaguait ou si elle disait la vérité, comme s'il était possible, dans tous les univers et dimension parallèle qui existent qu’un jour elle et Aaron pourraient avoir une liaison.


« - Juste une. C’était bien au moins .»

Vesper se figea sur place. Non…non non non non non non NON non NON NON NON NON c’était impossible, dites-lui que c’était une blague, encore une autre, et Vesper n’aimait pas les blagues par-dessus le marché, mais juste pour cette fois, elle accepterait volontiers qu’on lui ai fait croire que ce n’était pas celui auquel elle pensait qui était juste derrière elle et qui venait de lui poser une question qui laissait sous-entendre qu’il avait tout entendu… Vesper réfléchissait vite, son cœur se mit à battre beaucoup trop vite pour faire comme si elle n’avait rien entendu. Elle avait envie de vérifier, ou pas ? Elle ne voulait pas se retourner, croiser son regard qui lui confirmerait qu’il avait tout entendu, et en même temps, c’était inévitable… n’est-ce pas ?

La serpentard se retourna doucement. Oubliant la fille qui lui avait tenu tête, oubliant qu’elle était dans une position pour le moins inconfortable et oubliant surtout, qu’il venait de prendre le dessus sur elle et que c’était elle, qui lui avait tendu la perche…

Aaron était là, en face d’elle, marchant vers elle un sourire triomphant sur le visage. Quel connard. Elle le détestait. Il profitait d’une situation où elle n’avait eu aucune chance de gagner dès le début ! C’était tout sauf fair play ! Et cette fille ? Et si c’était lui qui l’avait envoyé ? Non… Il n’était pas comme ça. Enfin, dans le fond elle n’en savait rien, mais elle espérait que non. Ce serait lâche et sournois. Et elle n’avait vraiment pas envié qu’il soit lâche et sournois. Il souriait, fier et excité de la situation. Elle était blanche et sans défense. Il fallait qu’elle parte le plus vite possible. C’était elle, dans le fond qui était lâche. Vesper ne perdait jamais. Vesper était toujours la première, la meilleure, celle qui arrivait du premier coup. Mais là… tout ça la dépassait. Tout s’embrouillait dans sa tête. Pourquoi ne lui avait-elle pas dit tout simplement qu’ils n’avaient rien à voir l’un avec l’autre ? Elle serait partie, ou peut-être pas . Vesper ne savait même plus ce qu’elle avait dit, ni pourquoi, et encore moins pourquoi elle le laissait gagner. Il fallait qu’elle se ressaisisse, c’était primordial.


« - Salut Vesper, encore. En fait. J’aimerais t’entendre plus longuement parler de ce rêve. Ca m’intéresse beaucoup. Et finalement, je retire ce que j’ai pu dire tout à l’heure. Vesper ? … ? … bon, comment ? … mhhh… chérie ? Allons, ne boude pas. »

Vesper ne BOUDAIT pas. Vesper était juste trop dégoutée pour continuer cette conversation avec lui. Maintenant il allait la faire chier pendant des jours à cause de ce qu’elle avait dit et elle se demandait bien pourquoi puisqu’il était évident qu’elle faisait preuve de sarcasme. Personne ne connaît donc cette attitude dans ce château ?

La serpentard fit demi-tour et se dirigea vers les cachots, suivant le plan qu'elle s'était donnée dès le début.


« - Regarde-moi. Promis j’arrête de me moquer. Il faut que tu comprennes que... »

Vesper s’arrêta au moment où il lui saisit le poignet pour l’attirer vers lui. Qu’est-ce qu’il ne comprenait pas dans « ne me touche pas » ? C’était le verbe « toucher », ou le fait qu’il était mis au sens négatif avec le « pas ». Vesper se retourna vers lui et fut d’un coup si proche qu’elle se raidit aussitôt.

-Que quoi ?

Vesper ne bougeait pas d’un centimètre. Et il la lâcha. Aaron s’éloigna d’un pas et d’un coup, elle put un peu mieux respirer. Toute cette proximité, ses gestes, ce contact… elle détestait ça, surtout parce qu’elle n’y était pas habituée. Elle n’en voulait pas. C’était…trop bizarre.

« - Plus tu me fuis, moins ça fonctionne. Tu n'as pas remarqué, toi aussi? »

Si… si elle le remarquait, mais elle ne comprenait pas pourquoi. C’était comme si, dès qu’elle faisait un pas dans le sens opposé du sien, il la rattrapait pour la faire changer de chemin. Ça ne lui plaisait pas, elle avait des idées bien précise de ce qu’elle voulait faire et tout s’écroulait parce qu’elle l’écoutait et se laissait faire. Ce n’était pas normal et Vesper n’aimait pas quand quelque chose sortait du cadre, de SON cadre. Voilà pourquoi elle n’aimait pas les gens, en général. Quand on commençait à se lier à quelqu’un, d’une manière ou d’une autre, on finissait toujours par voir sa vie se modifier par cet autre. Et il n’y avait rien de pire pour la serpentard que de dépendre de quelqu’un d’autre que d’elle-même. Elle ne voulait pas qu’on la rattache à lui, à sa sœur, à ses prétendus amis, si tant est qu’elle en ait quelque part. Vesper voulait être Vesper, et seulement elle. Pas la sœur de Cara, pas la « fausse » petite amie d’Aaron et encore moins, « la fille qu’Aaron se tape », parce qu’elle n’était pas folle. Sans savoir pourquoi, elle sentait que son petit numéro pour faire fuir l’autre idiote allait lui retomber dessus. Et c’était hors de question.

-Tu ne coures pas après ta petite amie ? Elle est surement fâchée maintenant. Et puis la prochaine fois, si tu pouvais faire en sorte que tes copines évitent de me faire des crises de jalousie en plein couloir ça m’arrangerait.

Ça c’était dit. Un léger blanc s’installa. Elle ne savait pas trop quoi lui dire. Ce n’était pas… Elle ne comprenait pas.

-Pourquoi…

Vesper avait arrêté le ton brusque et glacial. Visiblement, ça ne marchait pas avec lui. Elle parlait doucement, calmement. C’était assez rare venant d’elle, mais elle ne voulait plus courir. Aaron la voulait là, avec lui, et bien il avait gagné. Elle resterait là. Maintenant qu’il parle, et vite.

-Qu’est-ce que tu attends de moi ?

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Aaron Twain
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MessageSujet: Re: Snake Eyes [Pv A.]   Sam 21 Déc - 19:07

On ne peut pas dire qu’Aaron eut une enfance très difficile, loin de là. Fils unique d’une famille aisée, il était accoutumé au luxe et au bon goût. Il avait toujours eu ce qu’il voulait, il lui suffisait généralement de formuler l’objet de son désir pour l’obtenir. Sa mère travaillait à la tête d’une chaîne de capes de luxe, appelée Seven O’Cloak, répandue dans le monde entier,  et son père avait obtenu un bon post au ministère après avoir subitement arrêté sa carrière de joueur de Quidditch professionnel. Aaron portait en lui l’orgueil des Twain. Il se devait d’avoir de la culture et de l’ambition. Mais il n’avait jamais été une « lumière », une tête, ou encore un Egghead comme on appelle en Grande Bretagne cette catégorie de personnes au QI surdimensionné dont Vesper faisait partie. Elle qui pouvait s’enfermer à double tour dans une chambre, et lire du Beaudelaire toute la journée sans perdre une ligne des yeux. Elle qui comprenait Beaudelaire, et ses charognes en décomposition. Elle qui à l’évidence se fascinait plus pour le charme d’une plume que pour la virilité du sexe opposé.  

Avant de naître, Aaron existait déjà dans l’imaginaire de ses parents, qui exigeaient de lui les qualités d’un grand sorcier. Cette image idéalisée de leur fils était pourtant source d’illusions. A-t-on le devoir de corriger les erreurs de ses parents ? Voilà ce qu’Aaron mettait en déroute. M. Twain qui avait toujours regretté sa place de batteur dans l’équipe, aurait aimé que son fils reprenne sa place. Dans la logique des choses, Aaron avait commencé à jouer au Quidditch de façon prématurée, dès son plus jeune âge. Avant même de savoir jouer, Aaron avait reçu le balai dernier cri de l’époque, bien rapide pour un niveau débutant. Après de longues négociations, sa mère consentit car il était hors de question que son fils pratique le Quidditch sans avoir un minimum de classe. Le don du Quidditch, il l’avait dans le sang, mais il s’avéra qu’Aaron était moins bon batteur que poursuiveur.

Il ne faut pas s’y méprendre sur Aaron Twain. Arrivé à Poudlard, il avait mis de côté les balais et les souaffles. Pour l’heure, son principal centre d’intérêt, c’étaient les filles. Puisqu’un poursuiveur court toujours après quelque chose, autant qu’il poursuive ce qu’il y de meilleur. N’oublions pas qu’Aaron avait bon goût.

A priori, Vesper n’était pas du tout son genre. S’il avait eu mieux à faire ce soir là, elle serait surement passée pour une étrangère. Jusqu’à preuve du contraire, la qualité d’une personne ne se mesurait pas aux résultats scolaires. Mais lorsqu’il l’aperçut pour la première fois, plongée dans ses manuels à la bibliothèque, Aaron ne put s’empêcher de diriger sur elle une attention particulière. Il est vrai que Vesper était jolie, mais comment une si jolie fille pouvait elle perdre autant de temps dans les livres ? Et pourquoi était elle aussi désagréable à son égard ? Ce n’est que lorsqu’il l’aborda qu’il comprit : Vesper était au moins tout aussi infréquentable que lui.


« -Tu ne coures pas après ta petite amie ? Elle est surement fâchée maintenant. Et puis la prochaine fois, si tu pouvais faire en sorte que tes copines évitent de me faire des crises de jalousie en plein couloir ça m’arrangerait. »

La réputation de Twain le classait parmi les garçons les plus attirants de la classe, ce que Vesper ne pouvait dénigrer. Il lui avait d’autant plus montré à plusieurs reprises ses talents de beau parleur ce que visiblement elle n’apprécia guère. En fait Aaron était généralement entouré de filles  « bon publique », ces filles à gros seins qui rient aux blagues nulles, et qui soupirent d’extase à la vue de son passage. Alors non, il ne fallait pas s’y méprendre, Aaron avait pas mal de succès et il ne tenait pas à changer ses positions. Si elle pensait se débarrasser de lui en racontant n’importe quoi à ses « copines », elle se fourrait le doit dans l’œil. Aaron n’avait aucun scrupule à enfoncer le couteau dans la plaie.  



« - Tu sais ce qui est agaçant chez toi Hyde ? C’est que tu rejettes la faute sur les autres. Je ne vois pas pourquoi je devrais rattraper tes conneries. Je te pensais assez mature  pour le comprendre. »

Aaron ne passait pas par quatre chemins. Lorsqu’il avait quelque chose à dire, il le  montrait toujours de manière directe. Hyde devait avoir un sérieux problème d’égo car elle ne cessait de se prendre pour une victime. C’est comme si elle croulait sous le poids d’un malheur existentiel. Aaron n’y croyait pas une seconde. Elle était jolie, intelligente, elle semblait être la meilleure dans de nombreux domaines, elle avait de l’humour (à certains niveaux du moins). Mais son orgueil lui collait à la peau. Elle avait besoin de se montrer supérieure, et c’est précisément ce qui la faisait descendre dans l’estime du jeune homme.  

« - Pourquoi… »

C’était aussi la question qu’Aaron se posait. Pourquoi fuyait-elle ? Pourquoi continuait-elle à jouer les entremetteuses avec les autres alors qu’elle lui avait clairement dit qu’ils n’avaient rien à faire ensemble ? Aaron aurait effectivement préféré qu’elle n’en fasse rien, qu’elle se taise. Il lui avait dit bon vent, c’était pourtant ce qu’elle souhaitait, non ? Vesper avait pris un ton beaucoup plus doux que d’habitude. Un ton plus humain, plus vrai d’une certaine façon. Elle commençait à sortir de sa coquille.  

« - Je ne sais pas Vesper, c’est à toi de me le dire. A chaque fois que je t’approche, tu me fuis comme la peste. Si je t’ai fait quelque chose, dis-le. Ou alors parle-moi de tes rêves érotiques. Et oui, ça ne m’aurait pas dérangé de passer plus de temps avec toi, tu vois. »

Qu’est-ce qu’il attendait d’elle ? Qu’elle soit franche tout simplement. Il enfouit une main dans la poche de sa cape, et sentit un papier du bout des doigts. C’était le carton d’invitation au bal de Noël, il avait complètement oublié l’évènement.

« - Par curiosité, vas-tu au Bal de Noël la semaine prochaine ? »


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MessageSujet: Re: Snake Eyes [Pv A.]   Lun 30 Déc - 21:43

En réalité, ce qui la mettait hors d’elle c’était surtout le fait qu’elle se soit laissé entraîner dans ce jeu stupide. Contrôler ses émotions. Pas de sentiment. Garder ses contrariétés pour elle, ne pas afficher le moindre état d’âme. Être un mur de glace et laisser le monde qui l’entourait être ce qu’elle ne serait jamais. Vesper était un cœur de glace. Elle ne l’était pas naturellement. Elle le devenait. Parce que c’était ce qu’elle voulait. Les sentiments, les frustrations, les émotions, toutes ces faiblesses qui rendaient les humains si fragiles et mortels. Vesper espérait plus. Voyait loin, très loin et pour cela elle devait se débarrasser de tout. La vie moldue lui manquait. Cruellement. Dans cette autre vie, elle sentait en elle un pouvoir unique, puissant qui la séparait naturellement des autres mais ici, tout se mélangeait et elle avait l’impression de perdre pied. Pourquoi il ne la laissait-elle pas tranquille ?

Bien sûre qu’elle savait pourquoi. Comme si ce n’était pas évident. Il s’amusait. Manque de chance pour lui, Vesper manquait cruellement d’humour, et aussi de patience, et de tolérance, et d’amour, et de tendresse, et de tact. Et de toute autre forme de sentiment qu’il devait attendre des filles qu’il fréquentait. Pas qu’elle s’intéressait aux filles qu’il fréquentait. Elle non. Mais sa compagnie habituelle qui se résumait à sa sœur et à Anthonella, elles, les garçons étaient leur sujet favori. Tu as vu ses yeux . Et son nez ! Comme il est bronzé… tu crois qu’il sait bien masser . Il paraît qu’il embrasse bien… oui mais il est des sang-mêlé et sa mère est vendeuse dans une grande surface… autant de ragots, de potin et de blabla féminin auquel elle ne prenait pas part. Parce qu’elle n’avait aucun avis sur la question, parce que c’était stupide. Et enfantin. Et que Vesper avait mieux à faire. Vesper avait une plume d’oie neuve, un journal intime qu’elle avait finalement scellé avec un sortilège que Cara ne pouvait contrer et une montagne de livre à dévorer. Vesper voyait le monde comme un ensemble de connaissances et de secret qu’elle voulait comprendre et maitriser. Mais pour ça, elle ne devait pas s’encombrer de sentiments. Parce que de toute manière… on finissait toujours seul. Or le savoir, lui, pouvait être transmis.

Mais malgré ça, malgré le fait qu’elle l’ai repoussé, il revenait. Encore. Voilà pourquoi elle préférait le monde moldu. Toute son enfance elle avait pu faire fuir tous ces abrutis. Parce Que'aussi stupide qu’avait pu être tous ces garçons qui voulaient blesser la reine des glaces qu’elle était, aucun n’avait réellement le cran de la défier. Et depuis le début de l’année, à poudlard, rien n’avait changé dans sa vie. Enfin presque rien de ce point de vue-là. Au début, les autres élèves la confondaient avec Cara, même si techniquement, tout le monde avait des yeux et donc, pouvait comprendre que la rousse ce n’était certainement pas elle,enfin brèf. Maintenant que les choses étaient claires, personne ne venait la déranger. Ou presque. Elle en revenait donc à Aaron Twain. Et à cette fille. Et à ces idées. Vesper ne comprenait déjà pas comment il avait été possible, après toutes les fois où elle avait clairement signifié qu’elle était hors d’atteinte pour quiconque ne serait pas sa sœur jumelle, qu’on n’en vient encore à penser qu’elle était de ce genre de fille à s’amouracher d’un type juste parce que quoi ? Qu’il était beau garçon . L’apparence physique était si superflu comparée à l’intelligence ! Vesper ne tombait pas amoureuse, ni n’éprouvait de désir. Et si jamais il arrivait un jour que cette horrible fatalité la touche, elle imaginait bien volontiers que ce serait d’un professeur, ou d’un homme plus vieux, extrêmement puissant et brillant. Quelqu’un qu’elle admirerait pour ce qu’il était, dont elle serait fière d’être vue en sa compagnie, pas quelqu'un qui n’avait rien à lui apporter. Et encore moins de quelqu’un qui sortait avec une fille dont l’intelligence était inférieure à son tour de poitrine…


« - Tu sais ce qui est agaçant chez toi Hyde ? C’est que tu rejettes la faute sur les autres. Je ne vois pas pourquoi je devrais rattraper tes conneries. Je te pensais assez mature pour le comprendre. »

Un hoquet sarcastique s’échappa de ses lèvres. Elle détourna les yeux tandis qu’elle souriait de manière contrariée à sa remarque. Pas de frustration. Il n’était rien, et son avis n’avait aucune importance. Mais Vesper ne se laissait pas marcher sur les pieds. Jamais elle ne l’aurait laissé dominer un tant soit peu un seul de leurs échanges. Ce type l’agaçait. Clairement. Elle ne pouvait tout simplement pas rester de marbre avec lui comme elle le resterait avec Cara ou n’importe qui d’autre. Ce type lui parlait comme s’il la connaissait mais il ne savait rien, rien ! Il ignorait même le sens du mot savoir et il osait lui faire des remontrances, il osait envoyer la voir ses copines stupides qui puaient la bêtise et l’ignorance et ça l’énervait. Ça la rendait folle de rage ! Mais vesper se contrôlait. Face à lui, elle restait de marbre tandis qu’un sourire amusé prit place sur son visage.

-Tu sais que ce qui est amusant chez toi Twain ? C’est que tu penses sincèrement que j’en ai quelque chose à faire de toi, ou de ton avis. Crois-tu vraiment que ça m’importe ce que cette idiote pourrait aller dire . Je ne rejette pas la faute sur eux, après tout, si autour de moi il n’y a que des idiots, c’est peut-être parce que vous avez tous été élevé de cette manière. Si cette fille ne comprend pas le sarcasme, ce n’est pas moi qui irais le lui apprendre. Et m’insulter parce que, de toute évidence, tu te rends compte que c’est également ton cas ne fait que te rendre plus pathétique. A vrai dire, je suis déçu. Jusqu’à présent, je ne te jugeais pas comme eux.


Puis un silence. Vesper soupira. Parfois on se met à parler d’un sujet qui n’avait absolument aucun lien avec le sujet de base sans même s’en rendre compte. Pourquoi en était-il arrivé là ? Toute cette conversation, ce mélange de frustration, de colère et d’orgueil la fatiguait. Vesper parlait peu et à très peu de monde. L’univers des livres et des sports solitaires était son monde. Elle n’était pas faite pour vivre avec les autres et plus elle passait de temps auprès d’autres êtres humains et plus cette vérité lui apparaissait comme claire. Tout le monde n’était pas fait pour communiquer et c’était bien le domaine que Vesper ne maitrisait pas. Plusieurs fois, elle faillit recommencer une phrase, un enchainement de mots qui aurait un sens, mais jamais rien ne sortait de sa bouche, jusqu’à son fameux « pourquoi ». Oui pourquoi? Pourquoi rien n’était jamais simple quand il s’agissait de communiquer ? Si seulement il était venu la voir dès le début pour lui dire clairement ce qu’il voulait, ils n’en seraient pas là. Les humains se compliquaient la vie quand rien n’était plus simple. Et c’était pour ça que Vesper était aussi perdu. Elle était simple elle. Elle disait clairement les choses. Elle se fichait de blesser les autres quand il s’agissait de dire la vérité.

« - Je ne sais pas Vesper, c’est à toi de me le dire. A chaque fois que je t’approche, tu me fuis comme la peste. Si je t’ai fait quelque chose, dis-le. Ou alors parle-moi de tes rêves érotiques. Et oui, ça ne m’aurait pas dérangé de passer plus de temps avec toi, tu vois. »

Pourquoi avait-elle parlé de rêves érotiques…maintenant il allait vraiment y croire, ou l’espérer ou Dieu sait quoi ! Mais bref. Ce n’était vraiment pas important. Ce qui l’était, mais qui n’aurait absolument pas dû l’être, c’était qu’il avait vraiment l’air de vouloir en savoir plus sur elle. Ce type était-il donc masochiste ? Ou peut-être avait-il des troubles de la mémoire.

-Je suis misanthrope.

C’était un assez bon résumer de la situation. La manière dont il parlait, comme s’il était la victime de la méchante reine diabolique vesper était un peu trop exagérée à son goût. C’était juste un type comme un autre. Et comme tout autre être humain, elle ne l’aimait pas. Par principe.

-Tu n’aimerais pas passer du temps avec moi. Je ne suis pas le genre de personne auquel on s’attache, parce que je ne suis ni sympathique, et que je ne mens pas. Mais tu es toujours là. Alors je te le redemande encore une fois : Que veux-tu .

Et là. Vesper resta littéralement stupéfaite, non, surprise ? non… en fait, elle ne pensait ne plus pouvoir être étonnée par qui que ce soit, mais là, Vesper ne disait plus un mot. Twain passa sa main dans sa poche et alors qu’elle se disait qu’il allait lui ressortir la plume qu’elle aimait tant en lui disant quelque chose du genre série B comme « Soyons amis », mais non, il n’en fit rien, à la place, il la coula sur place avec sa question pour le moins…amusante.

« - Par curiosité, vas-tu au Bal de Noël la semaine prochaine ? »

Vesper resta quelques secondes muettes. Peut-être même une minute entière, au point que la tension était à son comble, puis elle se mit à rire. D’un rire franc et sincère comme elle n’avait plus ri depuis des années. Elle en avait même une larme au coin des yeux et le ventre noué. Evidement qu’elle n’avait pas prévu d’aller au bal. Pourquoi serait-elle allée à un évènement aussi stupide qu’inutile pour écouter une musique qu’elle n’appréciait pas et boire du jus de citrouille qu’elle buvait tous les matins ? Autant profiter de la salle commune vide pour réviser et s’avancer dans les cours.
La serpentard calma son fou rire puis se racla la gorge pour reprendre son sérieux.

La serpentard le détailla du regard. Décidément, si Aaron avait bien un don, c’était de jouer avec ses nerfs. Tantôt, elle avait envie de lui mettre des baffes, et la minute suivante, elle ne savait plus si c’était parce qu’elle l’appréciait ou parce qu’elle le méprisait.


-Je n’avais pas prévu d’y aller. Pourquoi, tu comptais m’inviter ?

Vesper prit un air de défi. Non, ce ne serait pas amusant d’y aller avec lui, ni même avec personne d’autre, mais c’était amusant de penser qu’il l’avait prévu. Mais en y réfléchissant, si elle devait y aller à ce bal, elle ne voyait pas avec qui d’autre elle aurait pu y aller… c’était bien le seul qui avait réussi à la supporter plus de dix minutes sans partir en fulminant des menaces en l’air. Un nouveau rire s’empara d’elle. Celui-là plus léger, plus silencieux et bien plus court. De quelques secondes à peine. Elle ne le regardait même plus. C’était inenvisageable, mais il fallait bien tôt ou tard, alors Vesper échangea un regard avec lui un sourire amusé sur les lèvres.

-Si c’est avec toi, j’accepte de perdre quelques heures de ma vie. Mais pour le moment, j’ai des livres qui m’attendent, alors rentrons dans la salle commune.

Et sans même attendre de réponse, elle commença à marcher en direction des cachots.
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