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'Puffs stick together ! [Rita]

 

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 'Puffs stick together ! [Rita]

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Caleb Matthews
Élève de 4ème année



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Nombre de messages : 589
Localisation : Tout ce que je peux dire, c'est qu'ici, il fait sombre. D'accord, il y a beaucoup de coins sombres à Poudlard.
Date d'inscription : 31/12/2011

Feuille de personnage
Particularités: "Le prochain qui me félicite pour mon titre risque très gros. Je préfère prévenir." .... Challenge accepted Cobralkowsky !!!
Ami(e)s: Cata in the place ! (Et Ana aussi, mais chut elle est pas au courant !)
Âme soeur: Je me demande encore si oui ou non je vais manger du porridge demain matin, alors franchement, parler d'âme soeur...

MessageSujet: 'Puffs stick together ! [Rita]   Dim 5 Mai - 19:04

Il y avait le pudding de ce soir qui me restait encore sur l’estomac. Et on était la nuit. Entre le soir et la nuit, il y avait un sacré écart. Pourtant, dès qu’il s’agissait de bouffe, j’étais plus une petite fille (j’ai dit « plus » ? Oubliez ce que j’ai dit ! Je suis PAS une petite fille !) et un garçon qui était à Poufsouffle, quelqu’un de sympa avec qui je passais pas mal de temps parce qu’on était dans la même classe et qu’il savait bien rigoler avait fait remarqué que j’étais même le Ulke de la nourriture – je savais pas qui c’était ce zozio là, apparemment ça faisait partie de ses références moldus, mais je prenais ça pour un compliment quand même, et puis je me disais qu’il devait avoir la gueule d’un mec qui a trois estomacs dans un seul, ce Ulke. Comment ça s’écrit Ulke d’ailleurs ? Enfin. – et c’est vrai que j’étais souvent le premier à me resservir d’un peu de chaque à tous les repas, parce que quitte à ce qu’il m’arrive quelque chose de grave, comme je sais pas… me faire coller par Woodley et Nakamura, je préférais autant que ce soit le ventre plein, repus comme si j’avais ingurgité trois ou quatre éléphants au préalable. Bah oui, parce qu’en matière de retenue avec les deux mégères du château, il valait mieux être prévoyant, parce qu’on était jamais trop prudent.

D’ailleurs, j’avais échappé de peu à une colle, et c’était un Serpentard qui avait tout pris à ma place ; j’avais pas spécialement une dent contre eux, mais quand il s’agit de sauver sa peau, il faut parfois être plus rusé que les plus rusés, et là on jouait déjà dans une autre cours, parce que c’était des malins ces bêtes là, combien de fois Ana me l’avait pas prouvé déjà ? Bref, tout ça pour dire que comme j’étais en quête d’expérience nouvelles et amusantes (comme toujours, mais disons que là, c’était plus que les autres jours) j’avais discrètement glissé un peu de poudre du Pérou dans le chaudron du groupe voisin au notre. Parce que ouais, j’allais quand même pas me vendre tout seul, en le faisant dans ma propre tambouille, même si c’était pas l’envie qui manquait ! La réaction de la combustion avait été immédiate, tout de suite, ça c’était mis à bouillir, il y avait eu plein de grosses bulles qui changeaient de couleur comme de slip – j’espère que vous changez les votre tous les jours – il y avait même un mec qui en avait gobé une sans faire exprès et ses joues étaient devenues violettes ! La suite on la connaissait, Nakamura pas contente, blablabla, punition blablabla, c’est de la faute de Matthews, blablabla… mais comme j’avais jeté tout le contenu de ce que j’avais, y’avait aucune preuve, et bien que la peau de vache me soupçonnait, le Serpentard s’était grillé tout seul en disant que c’était injuste et… blablabla (ce blablabla là c’était juste pour le plaisir désolé) et il n’en avait pas fallu plus dès qu’elle avait entendu le mot injuste, à Nakamura, pour rendre la chose plus injuste encore.

Oui, moi aussi, je me demande ce qu’elle met dans son café le matin. Je penche pour les yeux de rat personnellem… Qu’est-ce qu’on s’en fout, où est-ce qu’on en était déjà ?

Ouais donc ce pudding, il ne passait pas remettant en même temps en cause mon organisme en béton armé. Allez ! Ce n’était pas un peu de pudding qui allait quand même avoir raison de toutes les expériences que j’avais mené jusqu’à maintenant ! Et oui, parfois faute de cobaye, on est obligé d’en devenir soit même un, ce sont ce qu’on appelle les risques du métier… Peut être que si je retournais bouffer un truc, ça allait passer ? Genre pousser les restes de pudding, un truc comme ça ? Vu l’heure tardive qu’il était déjà, c’était pas trop conseillé, là aussi dans l’optique de pas aller taper la discut’ au fond des cachots avec les toiles d’araignées pendant une semaine parce qu’on s’est fait prendre, de sortir maintenant, mais le chemin jusqu’aux cuisines, il était pas si loin, et je le connaissais bien pour y faire très souvent des sauts pour des collations, alors il était où le danger ?

L’aller se passa sans encombre. Y’avait plus qu’à espérer que ce soit pareil au retour, mais pour le moment, j’étais trop occupé à manger ce donut dont le nappage en chocolat venait tout juste de refroidir, ça craquait sous la dent comme il fallait… Ça c’était du dessert ! J’en englouti un deuxième, oh et puis finalement je demandais à un elfe de maison s’il avait pas une boîte, un sac, enfin quelque chose qui permettait d’emmener le reste de la fournée, parce que putain, ça fait du bien là par où ça passe ! En sortant, je me plaquais direct contre le mur à côté de la peinture qui permettait l’accès aux cuisines, parce que j’avais cru entendre des bruits de pas, mais j’étais pas certain, et j’allais pas me jeter dans les flammes en allant vérifier, non merci ! Tapi, j’attendis quelques minutes avant de regagner vite fait bien fait la salle commune de Poufsouffle, terminer mon repas bien tranquillement, parce qu’il n’y aurait sûrement aucune âme qui vive à cette heure là devant la cheminée, et quand j’étais parti, j’étais déjà seul, alors…

Hé mais pourquoi Rita venait de me faire mentir !

Mais non, c’était pas que j’étais pas content de la voir ! C’était juste que c’était l’heure, je ne sais pas, la plus susceptible qu’utilisaient les gens normaux pour dormir pour en donner un seul exemple. Eh non, je n’étais pas normal. Remarquez, tout s’expliquait maintenant, Rita ne l’était pas non plus. Je vins m’asseoir à ses côtés, balançant mon butin sur la table qui se trouvait juste devant, me servant d’une nouvelle pâtisserie au passage.

- Fringale de minuit, donnais-je comme toute explication pendant que je mâchais. Tu veux qu’on partage ? Mais alors, il faut qu’on prenne en compte le fait que j’ai risqué ma peau en prenant la décision de potentiellement me faire crever les yeux avec les ongles de Nakamura, donc ce sera pas gratuit ! Disons… Tu fais mon prochain devoir de Divination ? Je la taquinais bien sûr, et attrapai mon sac pour lui tendre et qu’elle prenne un donut à son tour.

Je passai ma langue sur le bout des doigts pour ne pas manquer une seule touche de sucre ; pas de gaspillage !

_________________


- J'ai pas envie de faire d'erreurs.

- Faut pas appartenir à l'espèce humaine alors.
Deviens canard.




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Rita Minithya
Élève de 6ème année



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Particularités: Oh, il suffit d'une petite étincelle pour que ça fasse BOUM! Ca vous donne une idée?
Ami(e)s: Oh, j'en ai des tttassss! Heureusement, j'en ai aussi des vrais.
Âme soeur: La pyrotechnie. Entre elle et moi, c'est la passion folle. On s'embrase, on s'enflamme et on se fout en l'air!

MessageSujet: Re: 'Puffs stick together ! [Rita]   Mar 7 Mai - 14:23


J’avais bien compris le principe.

Le truc, quand on a une vie ou une situation de merde, c’est de tout faire pour éviter de s’en souvenir. Certains appellent ça la positive attitude, d’autres l’art de renier ce qu’il se passe IRL et de baigner dans les jeux vidéos en bouffant des chips grâce et en buvant du Coca sans bulles. Moi, je disais simplement que fallait mieux en rire qu’en pleurer. Et puis de toute façon, j’avais tellement chialé que c’était le désert dans mon corps, j’avais épuisé tout le stock, impossible de refournir une seule larme. Alors il me restait mon rire. Je tenais ma plume dans la main droite et la trempait dans l’encre, tout à fait inspirée. Faire des listes m’aidait vraiment. Et ça m’aidait tellement à vrai dire que j’en avais pleins ma valise parce que j’en faisais pour un rien. Ca me calmait. Assise à même le tapis des Poufsouffle, moelleux à souhait, devant la cheminée gigantesque qui crépitait, la nuit tombée, j’étais adossée contre les pieds du canapé, mon parchemin sur les cuisses. Pour récapituler, j’avais établit la liste des 10 choses à n'absolument plus faire pour rester en vie dans ce monde de dingue : Attention les yeux, ça pique ! Je l’avais appelé : Les 10 commandements de la survie à Poudlard:

1/
Evites de tomber amoureuse du premier con qui ramasse ton livre dans la bibliothèque. Sérieux, ça se fait que dans les films à l’eau de rose, genre « Amour, Gloire et Beauté ».
2/ Si un de tes amis est harcelé par un foutu mangemort, ne jamais dire : « Prends moi, moi, mais pas lui ! » Sérieux. Il risque d’accepter.
3/ Si la règle 2 n’est pas respectée : Aller voir la directrice de Poudlard après avoir reçu la première lettre qui vous menace de mort, et ne SURTOUT pas devenir anorexique, fantomatique et hystérique. C’est tellement plus simple.
4/ Si la règle 3 n’est toujours pas respectée –et tu aurais bien tort- : Ne pas provoquer les vices du mangemort qui vous a dans le collimateur. Non mais allô quoi, t’es une ado, t’as toute la vie devant toi ! Fais pas le héro.
5/ Par contre, si ton ami veut se suicider, là, tu peux intervenir. Même les Serpentards le feraient ! (C’est dire).
6/ Ta mère t’as jamais dit de ne pas trainer dans les forêts interdites, en pleine nuit ? Ben, tiens, tu t’en souviendras !
7/ Evites, si possible, de devenir la meilleure amie des habitués du bar magique de Londres. On finit toujours par tomber sur quelqu’un d’un peu cinglé, même si ladite personne à ton âge.
8/ Si cette même personne essais de te flamber en te comparant à une délicieuse brochette de poulet, un conseil : ne la remercie pas, déguerpit ! Et ce n’est pas parce que tu es énervé que tu dois lui briser les cotes en retour –un simple coup de poings ferait l’affaire-.
9/ Si cette personne, encore, deviens ton amie, alors là, c’est que tu es touché par la sainteté –joues au loto-, ou alors, c’est que tu as vraiment des relations étranges avec les autres, vas voir un psy.
10/ Par contre, c’est tout à fait acceptable d’user de quelques sorts pour piéger Nakamura et entrer dans sa réserve ! Tout comme il est conseillé de ne jamais se faire prendre pour éviter les heures de colles. Mais ça, c’est tout un art.


Je finissais d’écrire le mot : « art » et me mit à souffler sur la feuille pour faire sécher l’encre. Quelques postillons tachèrent le papier et donc l’encre qui s’étala légèrement par endroit et je ronchonnais en l’appliquant sur la table. Cette fiche-là risquait d’être terriblement utile alors je l’accrocherais sur mon mur en utilisant un sortilège de camouflage pour éviter que mes copines de dortoir ne la voit. Déjà que j’avais pas été bien dernièrement, là, elles me penseraient bonne pour l’asile ! Je sortis ensuite de ma poche un peu de poudre de fée- c’était pas de la vraie poudre de fée, évidemment, parce qu’autrement, ça m’aurait couté une rhinoplastie- de chez Zonko et m’asseyais près de la cheminée. Normalement, la poudre se mange, et ça créait comme un feu d’artifice dans la bouche –genre, un vrai, avec les lumières tellement fortes qu’on les voyait derrière la peau, sur les joues !-. Mais elle avait une sorte de réaction chimique avec le feu.

Enfaite, lancée dans le feu, la poudre se condensait, et les flammes prenaient des formes incroyables. Déjà que la cheminée de la salle commune des Poufsouffle était, disait-on, la plus grande cheminée de tout Poudlard, alors il faut imaginer la taille des flammes ! Je saisis la poudre, une bonne poignée pour pouvoir profiter du spectacle un bon moment et je la jetais dans le feu. Aussitôt, le feu s’éteignit. Je restais figée devant. Quoi… ? C’était quoi ce délire, j’avais éteint un feu magique ? Meuuuuh nooonn… Je me levais, commençais à paniquer devant les cendres. Un instant, bien que la « bêtise » soit mince, je pensais à déguerpir trèèèès vite histoire de ne pas me faire pincer par un témoin. Je fis les gros yeux une dernière fois, me retournais, ma liste en main quand une immense lumière raviva le feu dans mon dos. Quand je me retournais, j’eus le plaisir de voir que le feu avait pris la forme d’un Phoenix dans son envol. Ça, c’était de la magie ! Celui-ci passe juste devant moi, si bien que je du me baisser pour viter les flammes. Il parcouru la salle commune, évitant les murs. Mais bon, attention, j’allais pas risquer la vie de toute ma maison en jouant avec le feu ! Alors, prenant ma baguette, je murmurais une incantation autour du brasier histoire que le Phoenix rougeoyant ne se balade pas dans la salle commune mais reste bien tapi dans la cheminée.

Je vous l’ai bien dit, cette poudre est bien plus que magique ! Enfin, techniquement, elle l’est déjà à la base, mais les fabricants n’avaient pas du la faire tomber dans du feu, comme moi, pour découvrir qu’un des ingrédients avait le pouvoir d’animer le feu. Ou alors c’était juste un défaut de fabrication. Le Phoenix se balada dans la cheminée, me lorgnant de ses yeux triste-il me semble- et j’haussais les épaules comme pour lui répondre. Nessy, le chaton que j’avais récupéré à la cabane hurlante, se frotta contre moi et je le caressais en souriant. Il fallait que je parle à Caleb ! Lui seul pourrait comprendre que ce n’était pas normal que cette poudre ait cette réaction, et surtout, que c’était là une source immense de potentiel ! D’ailleurs, où était-il ? Je ne l’avais pas vu entrer dans la salle commune, ni dans son dortoir. J’avais délibérément ignoré Nath qui avait lancé un regard mauvais à Nessy, surnom qu’il tenait d’ailleurs de lui.

C’est alors que j’entendis la porte en tonneau conduisant au tunnel s’ouvrir. Comme j’étais seule dans la salle que qu’Aure ne m’avait pas captée, je distinguais parfaitement le moindre bruit. Et ca ne pouvait être qu’une personne, la nuit tombée, qui partait se balader dans les couloirs… Caleb ! Je ris en voyant sa tête quand il croisa mon regard, derrière le canapé, et je rangeais la liste dans mon sac. Je m’asseyais sur le canapé, Caleb vint me rejoindre, son habituel sourire aux lèvres. Accompagné d’un sac entier de… nourriture ! Ben tiens ! Et pas n’importe quoi, des donuts, surtout, et à la fraise ! Il s’en saisie et la mit dans sa bouche, si bien qu’il arrivait à peine à parler.

-Friga-gale de mi-nouit
, que, quoi ? Il avait la bouche pleine, je captais pas. Tu veux qu’on partage ?

Tiens, sans rien en retour, même pas une petite vanne, aucune condition ? N’était-ce pas l’esprit même de Caleb d’être opportuniste ? Je le regardais, perplexe, et il se dépêcha de continuer.

-Mais alors, faut qu’on prenne en compte le fait que j’ai risqué ma peau en prenant la décision de potentiellement me faire crever les yeux avec les ongles de Nakamura, donc ce sera pas gratuit !

Ahhhhhhhhh…

-Disons… il fit mine de réfléchir, tu fais mon prochain devoir de Divination !

Comme lui et moi on était dans la même classe et quelques fois en binome, il était le premier à savoir que j’étais aussi nulle en divination que forte en sortilèges ! Il plaisantait bien entendu, et je me mis à rire en attrapant un donut à la fraise, saupoudré d’une espèce de nappage blanc. Une bouchée dedans et je sus qu’effectivement, il méritait bien quelque chose en échange. Croquant et moelleux en même temps, savoureux à souhait, jamais de mémoire d’homme, je n’avais connu ça. Je regardais mon meilleur ami avec de gros yeux. Caleb était bien des choses, mais il n’était pas radin, je ne l’étais pas non plus !

-T’es le meilleur, mon vieux
, je plaisantais en le bousculant légèrement de l’épaule avec mon coude.

Nessy vint se lover contre lui, comme il avait pris l’habitude de le faire quand on devait faire un devoir ou qu’on parlait, Caleb et moi, tandis que moi, je me léchais les doigts.

-Mais puisque tu as risqué ta vie pour ce buffet de roi, tu mérites bien une info !
je m’exclamais doucement, histoire de quand même pas réveiller les autres élèves.

Faudrait pas nous faire cramer, comme ça, au milieu du pactole de Caleb et de mon feu follet à moi.

-Regarde ça
, je lui dis en montrant du doigt le feu. Bien sur qu’il ne l’avait pas remarqué depuis tout à l’heure, absorbé qu’il était par les gâteaux. Dans la cheminée, le phoenix s’impatientait et faisait des aller-retour. Peut-être allait-il bientôt disparaitre et les flammes reprendraient leur apparence naturelle. C’est pas magnifique ? Je demandais, même si ça tombait sous le sens. Et devines d’où ça vient… ? Fastoche ! Il était vraiment pas difficile de savoir où j’avais pu trouver quelque chose de magique, et Caleb et moi, on était un peu habitué à Zonko ! Pas de mes capacités extraordinaire à lancer des sortilèges, non non ! Je déclarais en hochant ironiquement la tête.

Je sortis de derrière mon dos la petite boite rose fluo sur laquelle un la photo d’un sorcier s’animaient. Il sursautais sans arrêt comme s’il explosait de l’intérieur.

-Ca ! Et je lui lançais le paquet pour qu’il le saisisse. T’as déjà dû en voir chez Zonko, je commente en attrapant un deuxième donut, bleu, cette fois. On est d’accord que ça a pas l’air génial comme ça, de la poudre, je croque dans mon gateau et m’installe confortablement sur le canapé, les jambes repliées. Même la boite est moche. Mais ce sont dans les plus petites choses que l’on découvre les plus grandes ! Je m’exclame enfin en désignant de nouveau le Phoenix qui nous regarde interloqué.

Je souris de plus belle, toute contente de moi, et attend avec impatience le verdict de Caleb. Avec cette découverte, les possibilités étaient infinies ! Si on découvrait l’ingrédient qui, au contact du feu, l’animait, on pourrait bien déposer l’idée, le produit et la vendre ! Je faisais entièrement confiance à Caleb pour ça ! Une invention pareil, même accidentelle valait de l’or !

-Vas-y, essais ! Je lui dis alors que le Phoenix rétrécissait enfin, pour disparaitre. Par contre, je précisais en m’approchant pour le lui murmurer, comme c’est une découverte, va falloir garder ça super secret.

Et hors de question que ça lui échappe !


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Caleb Matthews
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MessageSujet: Re: 'Puffs stick together ! [Rita]   Ven 10 Mai - 22:34

-T’es le meilleur, mon vieux.

Et ce n’était pas moi qui allais la contredire ! Je n’étais pas non plus super vantard ; alors là, il fallait pas tout confondre : ouais j’aimais bien revendiquer que c’était moi l’auteur d’une super blague qui avait bien marché et que tout le monde avait adoré (c’était là que résidait toute la dangerosité de mes entreprises, parce qu’il fallait parfois subir les foudres des profs quand ils remontaient jusqu’à moi mais ça faisait partie des inconvénients et des risques qu’il fallait parfois prendre, pour se faire connaître). Après, je n’allais pas non plus jusqu’à me faire de l’auto promotion sans arrêt, parce que ça c’était un peu plus nul, et surtout tellement plus facile de faire des crises d’égo pour ensuit entendre son nom prononcé à toutes les bouches parce qu’on arrête pas de s’auto vanter les mérites. Je trouvais que recevoir la gloire comme ça, ça n’avait pas la même valeur, un peu comme les bijoux en toc ou en plastiques de mes petites sœurs, et que ça nous donnait juste le sentiment d’être aimé, alors qu’on faisait miroiter sur nous le propre regard qu’on essayait de faire également porter sur les autres. Autrement dit : synonyme de manque de confiance en soi et d’amour. Oui, je pouvais être psychologue à mes heures perdues. Alors que se faire apprécier d’autrui, en faisant beaucoup d’efforts certes, mais sans non plus en faire des tonnes, ça c’était génial ; plus loyal et honnête aussi, et au moins, même si ça prenait toujours un peu plus de temps, je préférais être dans un truc vrai plutôt que d’essayer sans arrêt de m’auto convaincre que j’étais adulé, parce que je m’adulais, mais qu’en fait trop se référençait à une grande quête de l’identité toujours pas trouvée. Et que ça tuait et notre propre sincérité, et celle des autres.

Je sentis quelque chose de chaud et poilu sur la main que j’avais de posé sur le canapé – mais non c’était pas celle de Rita dans la mienne, vous êtes pas sympas de penser des choses pareilles ! – parce que son chat, comme tous les chats le fond, était venu chercher l’endroit le plus confortable, mais aussi le plus restreint, c’est-à-dire entre nous deux, sinon, c’était pas un vrai chat.


-Mais puisque tu as risqué ta vie pour ce buffet de roi, tu mérites bien une info !


Je me redressai un peu plus en me tournant vers elle. Rita venait de dire les mots magiques !

-Regarde ça.

Je suivis son mouvement du regard, et…

Ok. Tout était normal. Il y avait un phœnix en train de faire son nid dans le feu. Tout allait bien.

- C’est trop dément, où est-ce que t’es allée le trouver ? Mais… Je fronçai les sourcils parce que j’avais jamais vu de phœnix en vrai, mais celui-là, je lui trouvais quelque chose de bizarre, quelque chose… d’immatériel. Bon allez, d’où tu la tiens ton info ? Demandai-je sans attendre, parce que si j’avais été trompé au départ, un peu excité par la découverte, et qu’en plus le feu était l’élément naturel de ces animaux là, celui-ci était factice, et ça on pouvait vraiment dire que c’était pas du jus de veracrasse !

(C’est dégueulasse, pour ceux qui veulent savoir. Non vous n’aurez pas les circonstances exactes de d’où je peux être au courant d’un truc comme ça. C’est un peu honteux.)


- C’est pas magnifique ? Et devines d’où ça vient… ? Pas de mes capacités extraordinaire à lancer des sortilèges, non non !

Ce que j’aimais bien chez Rita, en dehors du fait qu’elle était un peu moi en version fille – et ça se faisait rare ces bêtes là, parce que la seule chose qu’elles savaient faire quand on leur faisait une petite farce c’était crier et pleurer et non je ne pointe personne du doigt – ce qui faisait qu’on avait un milliard de points communs, c’était qu’elle ne se faisait pas mousser, ou alors que si elle le faisait, c’était toujours tourné en dérision, preuve qu’elle ne se prenait pas au sérieux elle non plus ; c’était parfait, j’avais pas besoin de pète-sec dans mes rangs. Elle était un peu mon âme sœur en fait….

Qu’est-ce que vous pouvez être crédules.

Mais ça va pas ?! Mon âme sœur, oui, mais en matière de farces et attrapes, la seule bague que je voulais bien lui mettre au doigt, c’était l’une de celles qu’on trouvait chez Zonko, qui se rétrécissait à vue d’œil et vous coupait la circulation du doigt, et pour que ça s’arrête, il fallait prononcer une formule ridicule, j’en avais acheté une comme ça à ma mère un jour et… oh et ne continuons, ça s’était mal terminé. Puisqu’on parlait de Zonko… je pointai le menton vers elle pour l’inciter à continuer, ce qu’elle fit sans se faire prier :


-Ca ! T’as déjà dû en voir chez Zonko.

Je lus vite fait ce qu’il y avait d’écrit sur la boîte : de la poudre de fée. Pas la peine de m’en dire plus parce que j’avais déjà tout compris, et comme mon cerveau fonctionnait toujours comme s’il y avait des petits niffleurs à l’intérieur qui couraient dans une roue pour tenter d’attraper désespérément le machin qui brillait devant eux en guise de carotte, il y avait déjà un truc de super marrant qui me venait en tête…

-Arrête, Nakamura doit sûrement en avoir, il faudrait pouvoir remplacer celle-ci avec la sienne… Je te dis pas ce qui se passerait en cours de potions !
Déjà y’aurait plus d’ambiance que celle dont on écopait parce que Nakamura était aussi aimable que la porte de sa salle de classe dans laquelle il valait mieux pas se cogner les pieds – même avec des bonnes godasses – tellement elle était épaisse et lourde…

Dans les faits, mon idée, je la trouvais top. Mais comme on avait pas Nakamura dans nos petits papiers on allait dire qu’il fallait la noter sur le bout de papier « A faire avant la Septième année à Poudlard ». Ce qui nous laissait largement le temps…


- On est d’accord que ça a pas l’air génial comme ça, de la poudre. Même la boite est moche. Mais ce sont dans les plus petites choses que l’on découvre les plus grandes !

Ça, je n’aurais pas pu mieux dire, et je tournai la boîte dans tous les sens dans mes mains, avant de l’ouvrir, pour regarder la consistance de la poussière de fée, qu’il y avait tout ce qu’il y a de plus industriel.

-Vas-y, essais ! comme c’est une découverte, va falloir garder ça super secret.


J’en attrapai entre mon pouce, mon index, et mon majeur, et je me levai pour m’approcher de la cheminée. Comme j’étais de dos, Rita ne pouvait pas voir, mais j’étais super curieux de ce que ça allait donner, et pas qu’un peu !

- Tu ne vas pas en croire tes yeux !
M’exclamai-je, puis je lançai la poudre dans l’âtre, en me reculant assez vite, parce qu’on ne savait jamais, mes mains, elles pouvaient toujours me servir plus tard, et de préférence, pas cuites à la broche !

Au début, il ne se passa rien ; puis le feu se mit à frétiller, les flammes se firent plus grandes pour venir lécher le haut de la cheminer, et quelques étincelles crépitèrent même là où le bois était en train de brûler. Quelques secondes plus tard se formait la tête d’un dragon, dont la puissante langue de feu se déroula devant nous. J’avais visé juste en me disant qu’il ne fallait pas que je reste trop près, car juste ensuite, il cracha du feu par les narines, faisant légèrement roussir la table basse qui se trouvait juste devant.

Mais nan personne allait s’en apercevoir !

- J’avais pas menti
, repris-je un grand sourire aux lèvres. T’es folle, bien sûr qu’on partage ça avec personne !

Je revins m’asseoir près d’elle, et comme je m’étais posé un peu brusquement, Nessy n’apprécia pas trop et me le fit savoir par un miaulement. On avait pas le temps de miauler, même si je l’aimait bien !

- Comme c’est une promesse, il faut qu’on la scelle.
J’avais mon bras pour que Rita puisse prendre paume et la serre. La bonne vieille poignée de main ? Proposai-je.

Mais au moment où on le fait, ce fut comme le déclic, et je pensais à quelque chose de bien plus mieux encore…

- Ou alors…
je lui fis croire que je réfléchissais, mais en fait, je ne mis pas longtemps à lui demander sans aucun détour : est-ce que t’es prête à faire le serment inviolable ? je souris avec une petite provocation, et laissai quelques minutes de silence planer, pour que l’ampleur de ma proposition prenne encore plus d’importance. T’as pas peur toi, les meilleurs potes ont pas peur de faire ce genre de choses !

Et ben oui, dans tous les domaines Rita était la meilleure donc, c’était normal que ce soit ma meilleure pote aussi ! Même si c’était la première fois que je le disais à haute voix et que du coup je le réalisais, c’était tellement évident en même temps, que c’était normal qu’on en ait pas parlé avant.

Et surtout sa réponse déterminerait tout : si c’était réciproque ou pas.

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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: 'Puffs stick together ! [Rita]   Dim 19 Mai - 0:23


Franchement, cette soirée s’annonçait juste parfaite ! Je pouvais rien demander de mieux que de me retrouver entre Nessy et Caleb, en train de manger toutes les pâtisseries sorcières qui peuvent exister, en regardant une de nos trouvailles ! Je suis pas du genre à me la raconter pour rien, hein, vraiment pas, mais il fallait quand même avouer que s’en était une, de super trouvaille ! Avec ça, on allait pouvoir créer un produit de farces et attrapes complètement dingue ! Et qui dit Farces et attrapes dit forcément… Allez… Nakamura ! Pas que j’avais une dent contre elle, mais depuis que je m’étais fait chopée, je l’avais de travers. Alors bon, si à l’occasion je pouvais l’asticoter, avec l’aide de Caleb –plus on est fou, plus on rit !-, j’avoue que je m’en priverais pas ! J’en riais d’avance d’ailleurs ! Fallait imaginer la scène : Nakamura qui fait son cours de potions, tranquille, sans problèmes, tout est parfait dans son monde de maniaco-dépressive, elle est méchante, elle est vilaine –normal quoi- et là BAM ! Un gigantesque phoenix sort d’on ne sait où et lui fonce dessus, foutant le feu à tout ce qu’il y autour. Et là, je veux pas dire, mais c’est le coup de grâce. Plus de cours de potions, plus de professeur- haha, je plaisante… à moitié-c’est le pied !

Alors, c’était loin d’être un petit feu de camps ce que j’avais créé en quelque sorte ! Et puis même si on en était pas forcément à mettre le feu dans la salle de cours de Nakamura, on pourrait s’en servir comme d’une diversion. Et pour un tas d’autres choses, fallait pas nous sous-estimés Caleb et moi ! Je le regardais enfiler patisseries sur patisseries et je faisais de même ! Je ne craignais pas un instant de prendre du poids, tout simplement parce que j’avais un sacré bon métabolisme, comme Caleb il me semblait bien, et que demain : Quidditch ! Aucune chance que ça retombe sur mes fesses !

-C’est trop dément, où est-ce que t’es allée le trouver ? Mais…

Ahhhhhhh, c’était juste génial d’impressionner Caleb et de voir passer sa tête de : « Non mais j’y crois pas » à « J’hallucine » ! Alors, c’est vrai qu’on pouvait croire que c’était un Phoenix, un vrai, dans la cheminée, et puis ça allait un peu de soi, un phoenix dans du feu mais… Mais il surpassait mes capacités et mon amour pour les créatures magiques ! J’étais quand même vachement loin d’être capable de capturer un Phoenix et de l’embarquer dans la cheminée des Poufsouffle ! Il devait le savoir lui-même depuis le début parce qu’il devina très rapidement qu’il y avait anguille sous roche. Il suffisait de regarder quelques secondes ledit Phoenix pour s’apercevoir qu’il n’avait aucune consistance et semblait transparent. Si ça avait fait son effet sur Caleb, ça ferait son effet sur toute l’école, et ça, c’était rien de le dire !

-Arrête, Nakamura doit sûrement en avoir, il faudrait pouvoir remplacer celle-ci avec la sienne… Je te dis pas ce qui se passerait en cours de potions !

Ce gars allait me rendre dingue ! Ce qui était vraiment génial chez lui, c’était sa capacité à la limite du vice –vous aussi vous trouvez ?- à trouver des idées à la fois diabolique et super drôles ! Il était pas coincé, il était pas introverti ni stupide ! Il avait une intelligence qui dépassait la plupart des autres, et je préférais largement que ce soit celle-là plutôt qu’un autre ! Depuis cette affaire dans la salle de musique où on avait piégé les instruments, on s‘était pas trop lâchés. Ca s’était fait naturellement même ! Encore pire depuis le bal de noel, où là, c’était carrément le grand délire, et où cette fois, c’était un peu moi qui avait dirigé les opérations. Ce que j’aimais chez lui, en dehors du fait qu’on ait le même goût pour les farces, c’était qu’il ne semblait pas avoir de limites dans son imagination ! Je blaguais pas quand je disais que c’était un génie, il l’était vraiment ! Le plus drôle, c’était qu’il semblait vouloir le faire savoir, alors que bon, c’était pas trop mon délire vu qu’on était forcé, au bout d’un temps, de tomber sur les griffes de Kelsey ou Doherty, et ça chauffait toujours pour nos fesses. Mais franchement, depuis que je trainais avec lui souvent, depuis presque le début de l’année, il m’avait toujours prouvé que la réputation comptait un minimum. Pourquoi faire une farce si personne ne savait qui l’avait faite ? C’était peut-être l’un des seuls points pour lesquelles on était pas trop d’accord. Moi, j’étais plutôt à l’aise avec la discrétion. J’agissais dans l’ombre et je me contentais d’admirer le résultat et les regards perplexes. Caleb c’était l’inverse. Du coup, on avait trouvé quelques compromis, au fur et à mesure, et on se faisait un peu plus discret, mais vu qu’on trainait ensemble, nos réputations se joignaient.

D’ailleurs, lui et moi, on se confiait pas tellement à l’autre. Je savais quand il était né, qu’est-ce qu’il aimait manger à midi et le soir –le poulet sauce citrouille, on dirait pas comme ça mais c’est juste géant !- et les meilleurs produits de chez Zonko et des frères Weasley. Je crois qu’il me connaissait même mieux que Nathanael, c’était dire ! Caleb, c’était un peu comme un frère. On savait pas mal de choses l’un sur l’autre, des trucs de tous les jours, mais on était pas trop du genre à se faire pleins de calins où à glousser devant un magazine people –sorcière actuelle, Le Chaudron rutilant, La baguette de Proust-. Non, nous on était… complice, et ça, au top quand on faisait des farces ! Et puis, niveau physique, on était pas si différent ! Il avait les cheveux et les yeux aussi marron que les miens, une peau blanche et un regard rieur. La seule différence entre nous, c’était que j’avais les yeux bridés et qu’il faisait quelques centimètres de plus que moi ! Autant dire, pas grand-chose.

Caleb semblait carrément entrainé par l’idée et il se leva en récupérant la boite et en piquant un peu de poudre.


-Tu ne vas pas en croire tes yeux !


Et effectivement ! J’avais beau ne pas voir grande chose, d’où j’étais parce qu’il s’était bien mis de dos histoire de me cacher les étincelles, mais en quelques secondes, il avait reculé comme un malade –pas fou l’animal !- et une gigantesque tête de dragon sortait de la cheminée ! OOHHHH! Je ne pus m’empêcher de reculer en arrière, sentant d’ici la chaleur du brasier, tout en me protégeant les yeux parce que le feu étincelait comme jamais ! C’était la langue du dragon ! Il venait de la déployer devant nous et je riais –un peu nerveusement, j’avoue-, parce que ça avait illuminé la salle comme un éclair, soudainement et que c’était juste… GEANT ! Qu’est-ce qu’on allait pouvoir faire avec ça !

-J’avais pas menti.

-T’es malade !
Je ris en m’approchant, et en laissant Nessy miauler. T’y as pensé ? Je lui demande. Il me lance un regard perplexe. Au dragon, je précise alors que celui-ci finit par se tapir dans l’antre. C’est géant !

Il me promit de n’en rien dire à personne, évidemment ! Il vint se rassoir à côté de moi, au grand damn de Nessy qui miaula sans retenu son mécontentement. Ce chat devait pourtant être habitué à la précipitation de Caleb ! Mon pote était une vrai locomotive ! Ca venait et ça partait en un rien de temps, des idées pleins la tête et toujours un truc à faire !

- Comme c’est une promesse, il faut qu’on la scelle. La bonne vieille poignée de main ?

Je le regardais droit dans les yeux, avec le plus grand sérieux et lui tendis ma main en hochant la tête. Lui et moi, on avait vite arrêté les rituels étranges, genre : Je crache sur ma main puis je mélange nos salives les serrant. Déjà parce qu’était quand même chiant de s’essuyer ensuite sur son tee shirt, et ensuite parce que c’était quand même pas super hygiénique. Non pas que je ne boirais jamais dans le verre de Caleb, j’avais déjà fait, mais juste que la main et la salive ; non merci. Du coup, la bonne vieille poignée de main, comme il disait, c’était carrément mieux ! Et au moment où je saisis sa main, il m’arrête.

-Ou alors...
: est-ce que t’es prête à faire le serment inviolable ?

-Sérieux ?
Je balançais, sur le coup.

Je le regardais un instant dans les yeux, nos mains toujours l’une dans l’autre et ce qu’il venait de me dire me monta au cerveau. Serment inviolable ? Le principe du serment inviolable, c’était juste qu’il était inviolable, le genre de choses que des élèves ne sont pas censé faire. Sauf que Caleb et moi, on avait justement pris l’habitude de jamais faire ce que les profs voulaient qu’on fasse, à part nos devoirs quoi.Donc même si ça m'avait causé une bouffé de chaleur comme à chaque fois que je faisais ce qu'on m'interdisais de faire, je trouvais l'idée assez logique, et plus tellement surprenante!

-T’as pas peur toi, les meilleurs potes ont pas peur de faire ce genre de choses !

Ce qui m’interpellait un peu plus, c’était la facilité avec laquelle il avait dit qu’on était meilleur pote. Et ainsi, je le réalisais, alors que ça semblait vachement évident ! Bien sur que c’était mon meilleur ami, et si on m’avait posé la question, j’aurais pas hésité ! Il était tellement évident qu’il était comme un double de moi que j’avais quelques fois du mal à savoir comment ça pouvait exister !


-Oh non qu’ils ont pas peur ! Je m’exclame, enjouée. Et puis on est pas n’importes quels meilleurs potes ! Nom de code : Cata, ça te branche? je ris en reliant nos deux prénoms, Caleb, Rita, Cata, pigé ? Je retire ma main de la sienne –parce qu’on va pas passer toute la nuit comme ça- et je lui fait un grand sourire. Le serment inviolable… J’ai lu quelque chose dessus. Si une des deux personnes le rompt, elle meurt, je dis en me rappelant un des cours que j’avais lu avec Nathanael quand on était ensembles. Et... on doit s'attraper les poignets ! Je dis en attrapant le sien. Tu connais la suite ?

J’avoue n’avoir lu que le début du cours sur le Serment avant de m’endormir ferme devant les détails. Je n’aurais peut-être pas du ! En tenant le poignet de Caleb, j’avais l’impression de m’engager dans quelque chose avec lui, et ça faisait vraiment trop bizarre –ça m’évoquait le mariage-. Mais, bon, le principe, c’était ça, justement. Ca pourrait même être super cool ! Comme dans des gangs, on aurait notre signe d’appartenance au nom : CATA. Et ça, c’était vraiment chouette !



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Caleb Matthews
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Âme soeur: Je me demande encore si oui ou non je vais manger du porridge demain matin, alors franchement, parler d'âme soeur...

MessageSujet: Re: 'Puffs stick together ! [Rita]   Jeu 23 Mai - 14:59

Finalement, les choses suivaient leur cours, un peu comme si c’était ce qui était prévu depuis le début. C’est vrai qu’avec Rita, on passait de plus en plus de temps ensemble, sans qu’on s’en rende compte, comme deux personnes qui s’apprécient mutuellement ; j’étais toujours bien quand j’étais en compagnie de Rita, un peu quand on sait d’avance qu’on va avoir une super journée, parce qu’on est avec une super personne et ben là, c’était le même effet. J’étais pourtant du genre à être assez entouré, par forcément parce que la popularité ça me plaisait, la reconnaissance, oui je la voulais, mais c’était pas moi, ça, que de le crier sur tous les toits ; j’aimais bien les gens, les gens m’aimaient bien, donc on allait pas dire que j’avais des problèmes avec les autres. Enfin, y’avait toujours ceux qui prenaient mal mes blagues, mais ça après s’ils avaient pas d’humour, c’était pas mon problème, Aria n’était pas mon problème, oui voilà, j’avais craché son prénom, puisque c’était ce que tout le monde attendait ! En plus on pouvait très bien avoir pas d’humour, mais être sympa : Ana par exemple. Au niveau de la sympathie, c’est vrai qu’il fallait aller la chercher, elle était rusée cette fille là et elle savait la dissimuler à la perfection. Elle était mignonne.

Mais au moins avec Rita, on avait pas tous ces problèmes, et puis, c’était pas tout à fait pour rien que je faisais la proposition du serment inviolable, parce que j’avais bien envie de voir jusqu’où elle allait aller. Je connaissais parce que mon père en avait parlé une fois, et il l’avait bien regretté ensuite quand j’avais voulu voler sa baguette magique pour essayer d’en faire un avec l’une de mes petites sœurs (elle s’était mise à pleurer dans toute la maisonnée, forcément ça avait rameuté tout le reste de mes frangines et elles étaient allées rapporter tout immédiatement ces cafteuses !) et c’était pas le genre de décision qu’il fallait prendre à la légère, c’était aussi une grande question de confiance envers la personne en qui on le faisait et tout ça. Moi je trouvais ça très drôle la légende du sort funeste qu’il était réservé à celui qui savait pas tenir sa langue ; au moins c’est clair qu’une fois passé l’arme à gauche, il risquait plus de babiller n’importe quoi !

En plus, l’ambiance dans laquelle on se trouvait s’y prêtait tout à fait, les flammes de la cheminée qui avaient retrouvé leur apparence habituelle créaient des ombres sur nos visages, nous donnant l’air plus sérieux que jamais – c’était du moins ce que j’imaginais pour moi, puisque quand je regardais Rita, c’était l’effet qui se produisait – un peu comme si on allait accomplir un acte mystique qui allait changer nos vies de façon irréversible.

Le tout prononcé avec un timbre grave et très dramatique.

C’est bon, si on peut même plus rigoler un petit peu ! J’essaye juste de détendre l’atmosphère, y’a rien de mal à ça !


-Oh non qu’ils ont pas peur ! Et puis on est pas n’importes quels meilleurs potes ! Nom de code : Cata, ça te branche?

Alors là, on pouvait tous s’accorder sans problème pour dire qu’on aurait pas pu trouver meilleure appellation ! J’enfonçai mes épaules dans le canapé avec satisfaction, à l’instar du grand Manitou qui donne ses ordres et à qui on accorde toutes sortes de privilèges.

- Les autres ne vont pas la voir venir celle là
, affirmai-je un peu goguenard, parce que ça en jetait, ça produisait de l’effet, sans en faire trop, ni pas assez. C’est sûr que c’était pas le genre de surnom qui portait en notre faveur, surtout quand on se rappelait de notre dernière catastrophe Nakamura, mais après tout, c’était bien à partir des erreurs qu’on apprenait à ne plus les reproduire !

- Le serment inviolable… J’ai lu quelque chose dessus. Si une des deux personnes le rompt, elle meurt. Et... on doit s'attraper les poignets ! Tu connais la suite ?

Je la laissai avoir le geste en laissant mes yeux se poser fixement sur la table juste devant nous afin de réfléchir pour remonter dans mes souvenirs ; je savais que de toute façon avec ma sœur, on aurait jamais pu aller jusqu’au bout parce que…

- Ouais voilà, je me rappelle ! M’exclamai-je parce que la petite lumière au dessus de ma tête venait tout juste de se faire. Il manque une personne, celui qu’est témoin de nos paroles et qui va se charger de les sceller. C’est bien sympa mais… je marquai la pause, en essayant de trouver une autre alternative, on peut pas aller réveiller quelqu’un, en plus lui il pourra tout répéter si il a envie, c’est débile !

C’est clair que c’était trop con ! Pourquoi faire rentrer une personne en jeu quand c’était déjà bien assez compliqué à deux ! Je sentis quelque chose se frotter contre mes côtes et le repoussai avec mon autre main… Mais voilà !

- Je sais, j’ai trouvé ; le témoin ce sera Nessy, au moins on est sûr qu’il ira rien dire à personne ! Sauf que c’est lui qui est censé le sort normalement je crois, ça va être difficile… Je haussai les épaules comme s’il s’agissait d’une formalité ; pour moi, c’en était une, après tout on s’en fiche non ? J’ai qu’à le faire moi, ils donnent les consignes dans les bouquins pour qu’on sache la marche à suivre, mais bon, ils se doutent bien que les gens s’adaptent comme ils peuvent !

Et voilà, l’affaire était dans le sac ! Je m’assis correctement, pour me mettre bien en face de Rita, avant qu’on commence. Nos deux mains se tenaient l’une et l’autre par le poignet.

- Ca y, t’es prête ? C’est trop tard de toute façon
, rajoutai-je sans attendre la réponse, en souriant de façon décontractée. Je pouvais pas dire que j’étais inquiet, c’est bon fallait arrêter un peu aussi d’en faire tout un plat, c’était quand même pas la mer à boire, et j’étais sûr que Rita, elle était d’accord avec moi ! C’est moi qui dit, et c’est toi qui accepte, ça te va ?

Je me raclai solennellement la gorge, et d’un mouvement de hanche indiquait à Nessy de rester bien entre nous deux. Il devait sentir qu’il y avait quelque chose qui se passait parce qu’il ne miaulait presque plus et s’était assis, bien droit, comme s’il attendait quelque chose, entre nous. Franchement c’était un petit malin celui là, pour l’instant, il tenait son rôle à la perfection !

- A ton avis on dit quoi exactement ? On s’en fiche un peu, tant que c’est clair pour nous, ça le sera forcément pour la baguette, bon allez, on verra bien de toute façon, j’y vais !


Je posai ma baguette magique, là où nos deux mains étaient liées, cette action devenant tout à coup, beaucoup plus importante, par rapport à tout à l’heure, dans notre échange comme l’aurait fait deux amis qui s’étaient pas vu depuis longue date !

- Rita Minithya, est-ce que tu promets de m’être fidèle et loyale en amitié
? ...et en amour et ça jusqu’à ce que la mort nous sépare ? D’accooooooooord, d’accord, d’accord, c’était pas là qu’on attendait à ce que j’en balance une, mais c’était plus fort que moi, qu’est-ce que j’y pouvais si c’était exactement l’effet que ça donnait et que ma pensée, ça lui arrivait, oui, parfois, me dépassait ? Heureusement, je m’étais tue avant, mais mon sourire qui s’étira en même temps ne dû pas la tromper à mon avis.

Le crépitement du bois dans l’âtre était l’unique bruit qui nous entourait. Bientôt, la salle commune de Poufsouffle allait devenir la détentrice de notre secret.

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- J'ai pas envie de faire d'erreurs.

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MessageSujet: Re: 'Puffs stick together ! [Rita]   Sam 29 Juin - 23:22

S’il y avait bien une chose que l’on avait en commun, Caleb et moi, c’était notre gout du risque, de l’inconnu et du danger ;On était presque insouciants, d’ailleurs, à ce niveau-là, parce qu’on faisait des expériences quand on pouvait et bien sûr, on ne prenait pas toujours en compte tous les risques –jamais, enfaite-. Mais j’insiste, on était pas bête pour autant, on se débrouillait même très bien quand on était ou pas en équipe. Caleb et moi, c’était… une sorte de reconnaissance chez l’autre. Je savais presque toujours ce qu’il avait dans la tête, je reconnaissais ses mimiques et je connaissais presque tous ses potes, tout comme il connaissait les miens. C’était sympa, au final et j’aimais bien quand on passait du temps ensembles, parce que c’était tout naturel, simple et sans embrouilles. Il y a des gens comme ça, avec qui on peut passer des heures en silence sans se sentir gêné. C’était généralement le cas avec sa famille, puisque le principe, c’était qu’on avait rien d’autre à se raconter que la journée qu’on avait passé, quelques anecdotes, puis plus rien. C’était le as avec Caleb. Non pas que ce soit ennuyeux, pas du tout ! On passait suffisamment de temps ensembles pour avoir des moments de silence. Ces moments là, confortables, c’était la preuve d’une amitié durable.

Mais quoi de plus durable, justement, qu’une belle marque sur le bras –haha, je ne parle pas du beau « J » sculpté sur mon poignet gauche- en commun, pour celler une amitié ? J’avais pas tellement envie de me scarifier pour faire un pacte du sang, là tout de suite, dans la salle commune, sur le canapé propre des Poufsouffles. Salissant, un peu gore et pas du tout hygiénique. Non, c‘était pour ça que la magie nous arrangeait. Pas une goutte de sang mais tout l’esprit qui va avec le rituel, et dans le fond, la promesse est pas saisie en l’air, si on la respect par, on meurt. Plus propre mais aussi plus radicale. Chacun son truc.

- Ouais voilà, je me rappelle ! Il manque une personne, celui qu’est témoin de nos paroles et qui va se charger de les sceller. C’est bien sympa mais… on peut pas aller réveiller quelqu’un, en plus lui il pourra tout répéter si il a envie, c’est débile !


Bah oui, le principe d’un serment, c’était qu’il reste secret et même si je voyais mal un des Poufsouffles nous dénoncer- simplement parce qu’on était solidaire, sympa et qu’on voulait pas faire perdre des points à Poufsouffle. C’était pas une raison pour crier sous tous les toits qu’on voulait faire le serment inviolable, soit un des trucs qui pouvait nous couter le plus cher à Poudlard, si ça se savait !

-Je sais, j’ai trouvé ; le témoin ce sera Nessy, au moins on est sûr qu’il ira rien dire à personne !


Je ris en caressant Nessy, le petit chaton tout orange que j’avais adopté et trouvé dans la cabane hurlante et qui avait hérité du surnom que mon ex m’avait donné. Ca, c’était sur qu’il allait rien dire ! Y avait qu’à voir dans ses yeux qu’il savait que quelque chose se tramait –Caleb et moi, on avait vite découvert qu’il en avait dans la tête !-mais il savait pas trop quoi !

-Sauf que c’est lui qui est censé le sort normalement je crois, ça va être difficile… J’ai qu’à le faire moi, ils donnent les consignes dans les bouquins pour qu’on sache la marche à suivre, mais bon, ils se doutent bien que les gens s’adaptent comme ils peuvent !

Caleb me saisit les poignets après s’être positionné en face de moi. Ca avait beau être solennel et tout, avec le silence, Nessy entre nous qui bougeai pas d’un poil et la pénombre, la lumière de la cheminée, mais j’avais envie de rire parce que… Non mais parce que si quelqu’un se réveillait, là, on était mal pour expliquer que c’était pas une soirée cachée en amants – pas mal de personnes se plaisaient à dire qu’un garçon et une fille ne peuvent pas être qu’amis- ! Au pire on en jouerait, mais je préférais quand même éviter les sous entendus ! Caleb et moi, c’était tellement une symbiose que j’avais l’impression d’avoir un reflet en cher et en os, même s’il était légèrement plus barré que moi ! Ce serait comme sortir avec moi-même…. Bizarre hein ?

- Ca y, t’es prête ? C’est trop tard de toute façon. C’est moi qui dit, et c’est toi qui accepte, ça te va ?

Il racla la gorge, je repris mon sérieux et acquiesais en aggripant bien son poignet. L’idée c’était qu’il fasse le sortilège, donc de toute manière, y avait pas beaucoup de risques, hein, le sortilège impardonnable, ça avait l’air terrible comme ça, mais on pouvait quand même changer quelques procédures. Nessy ne broncha même pas quand Caleb le cala pour qu’il ne bouge pas, justement, signe que ça fonctionnait, n’empêche et Nessy arrêta complètement d’exister, nous fixant aléatoirement en se posant des questions avec ses deux neurones de chat.

- A ton avis on dit quoi exactement ? On s’en fiche un peu, tant que c’est clair pour nous, ça le sera forcément pour la baguette, bon allez, on verra bien de toute façon, j’y vais ! Rita Minithya, est-ce que tu promets de m’être fidèle et loyale en amitié ?

La baguette venait de se poser doucement entre nous deux poignets enlacés, et ma main était vers le bas, la sienne vers le haut, et j’inspirais longuement, en écoutant son discours. J’avoue que c’était drôle, et que j’avais envie de me marrer à l’autre bout de la pièce, parce que y avait que dans les mariages qu’on parlait comme ça ! Mais je me retins. Déjà parce que Caleb faisait l’effort de le faire –il trichait, il souriait !- alors que je voyais bien qu’il crevait d’envie de se marrer et ensuite, parce que Nessy était le plus sérieux d’entre nous –bon, même si j’avais jamais vu un chat se marrer-… Donc, solennel, esprit solennel, corps solennel…

-Je le promets. A jamais, je soulignais alors que le même sourire s’étirait sur mes lèvres.

Et bam, je l’embrassais ! Hahaha ! Non, je blague ! Ce serait le genre de truc qui foutrait un froid pour rien, et j’en avais pas envie, de toute manière – pas qu’il soit pas attirant, au contraire, il faisait des ravages quand il n’effrayait pas la gente féminine avec ses vannes-. Je le regardais dans les yeux, ne croyant pas qu’on y était, toute excitée, il avait dit les mots, moi aussi. Nous baissâmes notre regard en même temps vers nos mains toujours entrelacées, et il me broyait surement autant le poignet que moi je le faisais. Nous attendimes. Longtemps. Je lui jetais un regard inquiet, parce que ça ressemblais à un méchant échec, là, et que j’avais du mal à encaisser cette idée. Je soupirais de dépit et jetais un regard à Nessy qui fixait nos poignets. Il miaula. Bah quoi… ?

-OH PUNAISE !
Je criais presque, oubliant qu’on était au beau milieu de la nuit, tous les deux.

Parce que si j’avais hurlé, ce n’était pas pour rien ! En effet, entre nos poignets, venait de se créer un petit filament doré qui nous enlaça du signe de l’infinie. Je regardais la trace de magie qui était sortie de la baguette de Caleb et je ne pouvais pas détacher mes yeux de sa courbe qui s’avançais vers nos poignets. Ca marchait ! Dingue ! Je sentis mon cœur battre à tout rompre, et j’étais presque prête à compter les secondes. Allez, allez, ALLEZ !

-Oh, non, non !
Je m’exclamai en voyant le filament se dissoudre avant de toucher notre peau. Je tentais de l’attraper dans l’air, et du coup, nos poignets n’étaient plus enlacés et ça me foutais la rage de voir que ça avait pas marché ! On avait tout, non ? Un témoin, deux candidats, c’était pas la mer à boire ! Je soufflais de nouveau, en regardant mon chat, cette fois, qui tentais de se faire la malle !

-Nessy !
Je le grondais en l’attrapant par la peau du coup. On t’avais dit de… Mais Nessy, qui n’appréciait probablement pas qu’on le prenne par le cou pour le gronder, manifesta sa colère en me griffant le bras et je râlais en le relâchant sur le canapé. Merde, je grimacais sous la douleur aigu qui me saisissait au bras droit. Fais attention, je prévins Caleb, ce chat est dingue !

Caleb tenta sa chance aussi mais au final, Nessy gigotait tellement, toute griffe dehors qu’on aurait dit un remix d’un combat de Wolverine ! Tiens, c’était comme ça que j’aurais du l’appeler ce chaton sauvage ! Il griffa Caleb puis tailla vive fait en dessous d’un canapé avant qu’on ne puisse l’attraper.

-Je crois qu’on va devoir se contenter du pacte de sang…
je souris finalement en haussant les épaules.

Bon, avec mon débats intérieur de tout à l’heure, j’avais énoncé comme il était mieux d’utiliser la magie, n’est-ce pas ? Eh bien, oubliez-ça, y a rien de plus vrai qu’une bonne griffure de chat pour faire ça façon moldu !  A l’authentique !

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MessageSujet: Re: 'Puffs stick together ! [Rita]   Sam 6 Juil - 14:00

Il y avait toujours ces quelques secondes. Ces quelques précieuses secondes comme un temps de battement où il ne se passait plus rien si ce n’est que l’instant présent ; lui-même bloqué. Celle d’après, c’était déjà fini, c’était déjà trop tard, parce qu’elle avait déterminé dans quel côté de la balance pencher. Moi ce que j’aimais, c’était précisément ce moment là, juste avant où tout pouvait arriver, le pire comme le meilleur, où toutes les options étaient envisageables aussi, où tout restait possibles, où toutes les portes restaient encore ouvertes… Car à la fin, il n’en restait qu’une et on avait pas trop le choix que de prendre celle là, avant qu’une fois franchie, elle se referme également sur nous…

Hé ouais, je sais aussi faire dans le philosophique, non mais c’est vrai que ce que je pensais, bah je le pensais, c’était pas juste pour faire des belles phrases toutes faites mais quand même, on était pas en danger de mort non plus et on était en train de faire quelque chose de super fun ; d’accord la magie réservait de surprises, c’était comme en potions quand tout à coup le chaudron vous explosait à la gueule parce que vous aviez mis un grain de poussière de bile de tatou de plus que ce qu’il était prévu ! Mais même ça c’était marrant ! Tout ce qui était drôle, de toute façon, j’étais preneur, parce que rire, ben ça rallonge l’espérance de de vie, et comme rire, c’était à peu près ce que je faisais la moitié de mon temps, parce que c’était quand même mieux que pleurer, dans un millénaire ou deux, j’étais encore là à inventer des blagues, c’était quand même pas trop tragique moi je trouve que comme destiné !

Et avec un peu de bol, Rita aussi, parce qu’elle était bien partie pour emprunter la même voie ; c’était pour ça qu’on s’entendait si bien, parce qu’avoir des points communs, y’avait pas à dire que ça aidait à être sur la même longueur d’ondes… Avec Ana par exemple, c’était différent, parce qu’il fallait toujours batailler, pour le faire comprendre que c’était une vraie fausse méchante et que les petits airs qu’elle se donnait, c’était mieux pour elle qu’elle les garde à d’autre, parce qu’elle, pas de doutes qu’elle allait mourir jeune, mais d’ulcère, si elle continuait comme ça !!!


-OH PUNAISE !

Et voilà, ça avait basculé.

Je sursautais ; on était la nuit quand même, donc même si j’étais pas fatigué pour deux sous, j’étais en mode repos, comme les animaux qui dorment debout là, parce qu’ils sont prêt à se barrer en courant si jamais un prédateur les attaque ! Je ne renchéris pas, même si je n’en pensais pas moi, et ma réaction fut de tenir un peu plus fort la main de Rita pour ne pas rompre le lien, sentant, l’excitation qui habitait à la fois mon visage et aussi qui prenait possession de tout l’intérieur de mon corps, comme quand il y avait quelqu’un que je réussissais à prendre dans mes filets !

- La confiance règne, la narguai-je un peu, par rapport à sa remarque.

Quand même, pourquoi est-ce que ça l’étonnait tant que ça Rita, elle doutait en mes capacités ou quoi ?! D’accord, j’étais pas l’élève le plus discipliné et j’avais souvent la tête ailleurs en cours, mais mes résultats restaient respectables. Pas les meilleurs non plus mais j’étais pas le dernier plouc de la classe !

La suite se passa beaucoup plus vite, entre Rita qui s’affola, pendant que nous ne pouvions rien faire, parce que le fil doré était déjà en train de s’effilocher, et j’avais l’impression que plus elle y mettait du sien pour le retenir, plus c’était pire ; du coup je n’étais plus vraiment focalisé sur le sort que j’étais en train d’exécuter, ajouté à ça que Nessy avait décidé qu’il avait assez donné du sien pour cette soirée, en nous laissant au passage, sinon c’est pas drôle (enfin pour le coup cette fois ça l’était pas vraiment) quelques marques de sa mauvaise humeur sur les mains, laquelle je poussai un cri d’exaspération. Hé !!!!!!!!! Moi j’en avais besoin de mes mains pour préparer mes coups bas, c’était pas le moment de les lacérer !!!

Je me laissai retomber dans le canapé, abandonnant l’idée d’aller chercher le chat sous le canapé ; on allait arrêter les frais, à ce jeu là, c’était comme mes sœurs, quand elles sortaient les griffes, le mieux, c’était d’attendre que l’orage passe, parce qu’elles finissaient toujours par avoir quelque chose à me demander. Et quand c’était comme ça, c’était marrant, parce qu’elles pensaient que je boudais et que je faisais la gueule alors que non, et comme ça elles étaient toutes gentilles et je pouvais en profiter un peu !


-Je crois qu’on va devoir se contenter du pacte de sang.

Comme elle disait… Mais c’était des histoires moldues, et moi à part en farces et attrapes, j’y connaissais pas trop grand-chose, mais bon c’est clair que si dit comme ça, ça avait l’air terrifiant, ben ça devait pas l’être autant que ça, surtout quand…. Bref, ne parlons pas des zébrures qu’on devait au chat.

- Bon c’est quoi le deal, je te laisse faire alors, moi j’ai jamais fait ça avant.
Puisque les sorciers avaient d’autres moyens… Pense pas que je t’apprécie pas Rita, mais je vais quand même pas me  couper une main pour tes beaux yeux ! Au moins, j’étais loin d’avoir perdu le sens de l’humour.

Les jambes en tailleur, je me remis bien face à elle, en essayant en même temps de pas trop dégueulasser le canapé sur lequel on se trouvait non plus, mais bon, étant donné que c’était pas la mort non plus et que ça pissait pas le sang… L’hémorragie, on y était encore loin !

- En plus on va pouvoir se passer de Nessy cette fois… Il en a déjà bien assez fait ce soir ! grimaçai-je, parce que c’est les plus petites blessures qui faisaient le plus mal, et c’était pas bien de se moquer !!! Je refais pas le topo de tout à l’heure non plus, c’est bon, pas besoin ?

Parce que ça avait perdu de son charme, malgré ce revirement de situation qui en était pas vraiment un. Nous on savait où est-ce qu’on avait voulu en venir, c’était ça qui était le plus important au final !!!

Comme deux bons potes…


 

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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: 'Puffs stick together ! [Rita]   Dim 4 Aoû - 19:31



Ok, le truc, quand on est dans quelque part à une heure précise, et que justement, c’est pas l’endroit où on devrait être, c’était quand même de faire dans la discrétion. En général, c’était plutôt mon genre, puisque des deux, j’étais la plus silencieuse sur mes « exploits »,  celle qui se faisait pas attraper, qui échappait aux griffes de Nakamura (décidément, oui, c’était une fixette !), et qui prenait le moins de gloire. Mais ça m’allait. N’empêche, rien ne présageais que je me mettrais à hurler sous le coup de l’émotion. A la seconde où j’avais vu que notre sort ne fonctionnait pas ; fallait dire qu’avec Nessy comme témoin, on aurait sentir le coup arriver, j’avais instinctivement juré. Ca m’avait tellement foutu la pression ! Je ne me rappelais même plus pour quelle raison on avait décidé de faire le sortilège, je me souvenais, désormais, des beignets, du feu et… ah oui, le phoenix et la gueule du dragon ! En même temps, Caleb et moi, si on avait décidé de faire le sortilège impardonnable, c’était surtout parce qu’on en mourrait d’envie et qu’on avait trouvé une excuse à la mord moi le nœud ! Bien sur qu’une simple poignée de main après avoir craché dedans, ça suffisait, entre nous !

Et on le savait, qu’on se faisait confiance. Mais dans un silence de complicité mutuel, nous avions décidés de ne pas le faire remarquer à l’autre –remarque, c’est intelligent, comme ça, on faisait semblant de pas savoir ce qu’on savait et on acceptait avec la conscience d’avoir enfin trouvé la bonne excuse, tout en sachant que l’autre savait aussi. Je l’ai dit, Caleb et moi, on est des bêtes !Un seul coup d’œil suffit pour que l’autre comprenne. Dommage que ce soit un garçon, j’aurais adoré qu’on partage la même chambre –parce que ça aurait évité de se « cacher » dans la salle commune !

-La confiance règne.

Ben dis donc ! Pas de le temps de récupérer ma remarque, qui n’en était pas vraiment une, que j’hallucinais devant ce petit lien qui allait nous reunir mais qui venait juste de disparaitre, là, comme ça ! Et Nessy qui se vengeais sur moi, puis sur Caleb, c’était le coup de grace ! Le silence de Caleb m’inquiéta un instant. J’avais peur de l’avoir vexé, et on s’était jamais disputé, simplement parce qu’on relativisait toujours, tous les deux, même quand on faisait des gaffes. Du coup, je m’en mordais les doigts, parce que y a plus de chances que ce soit de ma faute que de la sienne, justement, lui qui en doutait. Nessy était mon chat, et il fallait malheureusement avouer que j’étais… Bruyante, ce soir. Pas terrible, quand on enfreignait les règles ! Mais j’avais une manière particulière de remonter le moral à Caleb. Le seul truc, c’était encore de le faire rire. Et puis, le taquiner, c’était quelque chose que je savais faire, vu qu’on était meilleur pote, on se vannait de temps à autres. Ca faisait passer un message, en douceur, et en toute simplicité. J’étais sure que si c’était notre première petite dispute silencieuse, j’aimais pas quand il faisait cette tête là, ça ne serait pas la dernière, mais que ça montrait bien qu’on était meilleurs potes, parce qu’on le prendrait bien.

-Je doute pas de tes capacités, poussin, je réponds en prenant un ton mielleux de taquinerie. Non, non, vous faites pas d’idées, surtout ! Genre : JE SAVAIS *NIARK NIARK* ! C’était juste une blague entre nous pour nous taquiner, calme ! C’est Nessy qui a foiré! Je m’exaspère alors que celui-ci rouspète –il me semble, pour un chat-, en s’éloignant de nous, histoire d’être loin de portée. Il se glissa en vitesse sous le canapé. C’est ça, caches-toi, je murmurais en suivant le chat dans son ascension. Super ! Un soldat en moins dans les rangs !

Et puis, oui, hein, c’était plus facile de mettre la faute sur le chat, voilà !

Me vint alors l’idée d’un pacte de sang. Comme je l’avais déjà précisé, le problème, c’est que c’est salissant. On y met de sa personne, pour de vrai, et tout de suite, c’est moins cool qu’un sortilège ! Mais bon, l’avantage, c’était qu’on avait besoin de personne pour faire le témoin, donc c’était plutôt cool. On allait pas se rater cette fois ! Et puis, j’avais toujours rêvé d’en faire un, depuis toute petite, parce que y avait ce film, là, où des gamines d’un club se taillent les mains pour partager leur sang. Alors, je vois tout ce suite ce que vous pensez, mais là encore, le concept est plus cool que ce que je viens de raconter ! Le truc, c’est qu’après, elles font le serment en plaquant leur blessure l’une sur l’autre, et elles invoquent un Dieu, un esprit –histoire de garder le côté mystique- puis elles restent amies toute leur vie ! Trop cool non ? Et quand elles se disputent, y en a toujours une pour dire à l’autre, de cette voix mystérieuse, toujours : « Tu te souviens sous le vieux saule ? On est sœurs de sang. On est une famille » et là, tout le monde verse une larme parce que c’est super mignon ! Ou alors y avait le pacte un peu plus sérieux, celui des sorcières des moldus, surement les ancêtres des sorciers actuels. Mais ça revenait à invoquer des esprit, à tracer un cercle, c’était long, tout ça !

- Bon c’est quoi le deal, je te laisse faire alors, moi j’ai jamais fait ça avant. Pense pas que je t’apprécie pas Rita, mais je vais quand même pas me  couper une main pour tes beaux yeux !

-Super simple, ça peut pas louper !

- En plus on va pouvoir se passer de Nessy cette fois… Il en a déjà bien assez fait ce soir ! Je refais pas le topo de tout à l’heure non plus, c’est bon, pas besoin ?


-Oh, non, pas de soucis, on doit juste boire le sang de l’autre,
je dis avec une moue, tout en haussant les épaules, l’air de dire : « je fais ça tous les jours ». Je lui tendis mon bras et lui bougeait sous le nez avant de rire. A la vue de la tronche qu’il tirait, je me sentis obligée de le rassurer. MMeuuuh non ! Et Nessy nous as rendu service ! Grace à lui, on va éviter l’épisode des couteaux. C’est jamais agréable, cette partie là, parce que dans les films moldus, encore, ça paraissait pas du tout douloureux –parce que derrière, eux, ils avaient des trucages et de la peinture ! Nous, on faisait dans l’authentique. Tu te défiles pas, hein ? Je le taquinais à mon tour.

Il s’installa de nouveau en face de moi, et je réajustais mes jambes de manière à être dans une position confortable. Je regardais mon bras zébré d’un air sceptique. Il fallait se dépêcher, le sang, ça séchait !

-Pas besoin de topo, on a déjà prêté sermont ! J’assurais. Le deal, c’est de coller nos bras l’un sur l’autre, tu sais, pour mélanger le sang, et de dire : « abracadabra ». C’est toi qui doit le dire, hein et avec de la conviction, Monsieur ! Je lui ordonnais.

Non, mais franchement, c’était trop tentant non ? Il était sorcier, il allait dire abracadabra sans savoir que c’était un truc que les sorciers de moldus disaient pour réaliser n’importe quel sort ! Bah, autant que ça serve qu’il soit né sorcier et moi née chez des moldus ! Et alors, j’approchais mon bras sur lequel quelques  gouttes de sang commençaient à couler et il appliqua le sien.

Ok, c’est dégueu. C’est visqueux, on a l’impression de toucher quelque chose de mouiller, mais… visqueux quoi. Je fis la grimace puis le regardais dans les yeux pour qu’il dise la phrase magique, et quand ce fut faire, j’explosais de rire, à tel point que j’en reculais en arrière pour ensuite tomber du canapé ! J’étais toujours aussi hilare, même si mes éclats de rires se mêlaient à mes gémissements, parce que Caleb avait mis toute la conviction du monde dans ses paroles, qu’il avait rendu ça magistrale et que j’en pouvais plus de la voir si sérieux, là tout de suite ! Je savais qu’il me regardait, interloqué, mais pour une fois que c’était moi qui l’avait eu, j’avais bien l’intention d’en profiter. Caleb était si difficilement piégeable !

-Ca y ait, je finis par murmurer en me redressant difficilement, on est frère et sœur de sang, je déclare en brandissant mon bras taché. T’as été super, mec, j’te jures, je dis en eclatant de nouveau e rire, devant son regard interloqué.

Il finirait par demander à un de ses potes moldus ce que signifiait « abracadabra » et il se rendrait compte que je m’étais gentiment payer sa tête, et à coup sur, il me le ferait payer, mais ça resterait drôle parce qu’on exploiterait un domaine qui regorgeait d’humour. Au lieu de marquer nos différences, nous, on allait s’en moquer !

-Par Merlin, mais qu’est-ce que vous faites ?!

Oups. Le prefet. Il regarda nos bras tachés par le sang séché et fit les gros yeux. Je jetais un œil à Caleb, parce que pour l’improvisation, il avait toujours été plus fort que moi !




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Caleb Matthews
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MessageSujet: Re: 'Puffs stick together ! [Rita]   Mer 14 Aoû - 18:17

-Oh, non, pas de soucis, on doit juste boire le sang de l’autre. MMeuuuh non ! Et Nessy nous as rendu service ! Grace à lui, on va éviter l’épisode des couteaux. C’est jamais agréable, cette partie là. Tu te défiles pas, hein ?

Quand même, je me disais que sur ce coup, j’avais eu la bonne intuition (oui parce que très souvent je fonctionnais à la méthode du quitte ou double qui consistait en d’autres termes à to tour rien – ma mère me disait qu’il n’y avait rien d’étonnant à cela si j’avais des ennuis ensuite, mais moi je disais que c’était des aléas en parcours. On avait pas la même philosophie de vie, et je crois qu’elle aurait bien plus en confiance, si je m’étais contenté de voler tranquillement dans ma chambre sur mon balai jouet, que lorsque je l’avais par « mégarde » enflammé parce qu’il n’était pas assez amusant. On va maintenant refermer cette parenthèse parce que comme la parenthèse l’indique, elles sont normalement censées être petites et non pas l’inverse, parce que sinon, on appelle plus ça une parenthèse, et puis bref, de toute façon j’étais pas le Petit Caleb 2013, que Merlin me protège !). Et donc oui, Rita, je l’avais bien choisi, parce que je n’en aurais pas voulu d’une autre. Au moins, avec elle, il n’y avait pas un milliard de questions à se poser sur le pourquoi du comment du parce que si j’agis comme ça, elle, comment elle va réagir ? Et c’était carrément plus reposant, même si en soi, on faisait jamais rien de vraiment reposant, mais REbref, on avait compris l’idée. Comme je venais de le sous entendre, toutes les questions existentielles, c’était vraiment du très peu pour moi, et avec Rita, il y avait cette simplicité dans nos paroles, nos gestes, nos actes qui les interdisaient. Elles n’avaient pas de place parmi nous, et comme on l’avait compris tous les deux, on l’occultait, inconsciemment, comme consciemment.

- Pff, même le devoir de Sortilèges de demain ne me fait pas peur !
Fis-je exprès de la narguer, car je ne pouvais pas la laisser s’en sortir sur cette si jolie note. On savait tous les deux que je n’avais pas planché dessus ; franchement à quoi ça aurait servi en plus ? Ce qu’il fallait vite comprendre quand on avait une prof comme Woodley, c’est que révisions ou pas, on obtenait la même note. J’étais pas mauvais pourtant, j’aimais bien les sortilèges à la base ! J’étais mauvais, mais pas très mauvais, mais pas moins mauvais sur la jauge Woodleyenne, et tout ça pour dire que plus vite on acceptait cette condition, plus vite on avait du temps libre à exploiter autrement qu’à devenir chauve à force d’avoir tiré sur ses cheveux d’appréhension parce que on ne comprend plus la phrase qui était écrite en cours au tableau et qu’on a copié à l’arrache pour se donner bonne confiance (mais qu’on avait pas compris dès le départ de toute façon).

Et puis Woodley n’avait rien à faire là dedans de toute façon(bis) !!!


-Pas besoin de topo, on a déjà prêté sermont ! Le deal, c’est de coller nos bras l’un sur l’autre, tu sais, pour mélanger le sang, et de dire : « abracadabra ». C’est toi qui doit le dire, hein et avec de la conviction, Monsieur !

Oui oui, ça va j’avais saisi, j’étais pas neuneu quand même ! C’était quand même pas bien compliqué adabrada… Adraquoidéjà ???

- Non mais ils ont des idées chelous parfois ces moldus
, grommelai-je avant de la faire répéter par la suite ; et plusieurs fois. Y’avait trop de –dr de –a de –braquadabrantesque et tout ce que vous voulez !

Je me raclais la gorge pour avoir l’air un peu plus sérieux, en me répétant la phrase dans ma tête ; déjà qu’elle avait aucun sens pour moi au départ, là, c’était encore pire, parce qu’à force de se le dire, ben c’est comme quand on se répète plusieurs fois un mot, à la fin ça a plus aucune signification. C’est aussi pour ça que je fus tout content lorsque je réussi à prononcer le mot en une seule fois et du premier coup, et suite à ça, je jetai un coup d’œil franchement à Rita, très satisfait, et…

Ou alors peut être que c’était une épave de Rita, à choisir. Elle s’était à moitié recroquevillée sur le canapé, et les premières secondes, je crus que quelque chose n’allait pas avant de me rendre compte très vite qu’elle était tout simplement en train de se fendre la poire toute seule, et qu’elle me le faisait même pas partager, non mais je vous jure ! Le dicton de plus on est de fous, plus on rit, il était pour tout le monde !


-Ca y ait. On est frère et sœur de sang.. T’as été super, mec, j’te jures.

Je l’avais laissé reprendre une respiration normale, parce que je savais que dans ces cas là, c’était pas la peine d’insister, mais comme il y avait un éclat un peu bizarre que je reconnaissais bien au fond de ses yeux, parce que c’était celle là qu’elle avait au fond des yeux lorsqu’elle avait fait une bêtise, je plissai les miens, suspicieux, prêt à l’interroger jusqu’à ce que mort s’en suive !!!

-Par Merlin, mais qu’est-ce que vous faites ?!

Mais sans doute que ça allait s’avérer être difficile si c’était le préfet qui se chargeait de nous avant ! Alors seulement, je jetai un petit regard autour de nous et je me rendis compte de la scène qu’on devait représenter, et bien sûr, je trouvais ça très drôle, et c’était peut être pour ça que Rita avait ri tout à l’heure, mais avant que je ne puisse me laisser aller à quoi que ce soit, il avait fondu vers nous comme s’il était possédé par l’esprit de Lord Voldemort lui-même en criant au scandale, qu’on était complètement siphonnés, qu’il pouvait prévenir le surveillant et que… blablablablablablabla voilà ce qui résonna ensuite dans mes oreilles, lorsqu’il nous ordonna de remonter chacun dans nos dortoirs et fissa.

- Tu vas voir que la vie ne va pas être facile avec moi, taquinai-je Rita une dernière fois, avant de faire un petit combo de mains en guise de salut parce qu’entre temps, on était arrivés sur le palier et que nos chambres se faisaient face.

Une chose était sûre, c’était que ce serait la Cata assurée, demain en cours !!!


 

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