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Puisqu’il est en retard [Pv Millicent Winter]

 

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 Puisqu’il est en retard [Pv Millicent Winter]

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Carmen Itala
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MessageSujet: Puisqu’il est en retard [Pv Millicent Winter]   Dim 28 Avr - 16:29



Cher Papa,
Avant-hier, je suis allée au bord du lac avec Elleira et je lui ai proposé de tes cookies. Je voulais encore te remercier de m’en avoir envoyé. Ils étaient vraiment délicieux et j’ai eu de la peine à ne pas les dévorer seule ! Je dois faire attention quand même papa et tu le sais alors ne cèdes pas à tous mes caprices d’envie de cookies ! Je vais très bien sinon. Aucun cauchemar en vue ni même de rêves d’ailleurs. Sauf cette nuit, j’ai fait un mix entre Elleira et Ulrich c’était vraiment très étrange. J’aimerais bien connaitre quelqu’un qui sait interpréter les rêves pour savoir ce que ça veut dire. Comment vas-tu toi ?
Tu me manques énormément mon papa, je t’aime. Ta Carmen <3


Nous étions le samedi et j’écrivais à mon père pour le remercier de ses merveilleux cookies qu’il m’avait envoyé et qui avait dû me faire prendre encore quelques centaines de grammes, voir même un kilo vu comme je n’avais pas été raisonnable. Je les avais ramené à mon rendez-vous avec Elleira car je n’avais pas voulu me les empiffrer seule, c’est toujours plus agréable quand on fait ce genre de chose avec une amie. L’odeur des cookies de mon père fait partie de mon enfance. Quand nous allions ensemble sur la tombe de ma mère, le plus souvent le dimanche en début d’après-midi nous revenions toujours le moral dans les chaussettes. Alors nous avions trouvé une astuce qui marchait pour tous les deux. Nous faisions des gâteaux en rentrant : on ouvrait son gros livre de recettes de pâtisseries au hasard et nous faisions le premier gâteau qui arrivait. Je devais fermer les yeux et je choisissais ou plutôt le hasard choisissait. Mais le hasard faisait très souvent bien les choses et je tombais sur les cookies. C’est en grandissant que j’ai compris que mon père trichait pour moi afin que nous en fassions car il savait que c’était ce que je préférais faire. Après nous passions le temps qu’il fallait à faire la pâte et à surveiller que les cookies ne crament pas dans le four. Puis on s’asseyait devant un film ou une série ou des dessins animés quand j’étais vraiment petite avec notre plateau de cookies et nos verres de lait. On ne mangeait que ça de la soirée et notre tristesse s’en allait avec l’odeur douce et sucrée qui émanait du four quand les petits gâteaux cuisaient. C’était des beaux moments partagés avec mon père, maintenant on ne faisait ça qu’une fois de temps en temps puisque je n’étais pas à la maison, et je devais avouer que cela me manquait.

Ce samedi, j’avais décidé d’aller faire des cours dans Pré-Au-Lard. J’avais envie de m’acheter un bon roman et je devais refaire mon stock de parchemins et d’encre. Mon père m’avait joint à sa dernière lettre non seulement des cookies mais un peu plus d’argent que d’habitude afin que je puisse aller faire des emplettes et pas seulement scolaires. Je n’avais pas spécialement besoin de vêtements alors j’allais garder l’argent pour une autre occasion : cette fois-ci se serait seulement un livre avec des achats pour Poudlard. J’avais demandé à Elleira si elle voulait m’accompagner mais elle était déjà prise. Quand j’avais demandé à Ulrich si on pouvait y aller ensemble, il m’avait répondu qu’il avait déjà rendez-vous avec quelqu’un ce jour-là à Pré-Au-Lard. Je n’avais pas tellement de personnes à qui demander sinon. Ma première rencontre avec Jim avait été un peu… Etrange dirons-nous et je ne me voyais pas lui demander. Et je n’avais pas recroisé Nathanaël depuis la fête foraine. A part eux, il n’y avait personne à qui je pouvais demander de m’accompagner alors bon, j’allais y aller seule. C’était presque un peu triste mais je n’allais pas me plaindre, j’avais eu une période bien plus seule alors aller faire des courses un après-midi sans personne, ça n’allait pas me tuer.

C’était le week-end, aussi je n’étais pas obligée de porter mon uniforme. J’optais donc pour des bottines noires accompagnées d’une jolie tenue d’un style « steampunk ». Il faisait encore froid à cette période de l’année. Je mis donc des collants noirs, une jupe rayée marron et noire ainsi qu’un chemisier bouffant mais léger avec un nœud au niveau du col. Je me regardais dans la glace et me maquillais en conséquence, du far à paupière marron sur la paupière amovible et au-dessus du beige pour coller à ma tenue. Je n’avais pas vraiment eu l’occasion de m’habiller comme ça depuis longtemps et même si c’était un contraste particulier avec mes cheveux, cela rendait plutôt pas mal. J’attachais d’ailleurs mes cheveux avec une grosse pince, laissant deux mèches entourées mon visage. Je me surpris à penser que j’aimerais bien croiser Elleira en sortant. Pour qu’elle me voie, sans mon uniforme et surtout avec cette tenue et ce maquillage qui m’allait bien, du moins je le pensais. Mais hélas ce ne fût pas le cas. J’enfilais ma cape de Serdaigle par-dessus pour ne pas avoir froid et j’entamais le chemin jusqu’à Pré-Au-Lard de la musique dans les oreilles et le sourire aux lèvres car malgré le froid étrangement persistant pour l’époque de l’année, il y avait un beau soleil.

J’arrivais à pré-Au-Lard et j’entamais mon tour des boutiques. Je décidais de finir par celle où j’étais sûr d’acheter quelque chose afin de ne pas m’encombrer inutilement. Je passais d’abord chez Honeydukes afin de m’acheter une de leurs énormes sucettes. Comme d’habitude, le magasin était bondé mais je n’étais pas pressée par le temps et ce magasin était tout bonnement magique avec toutes les friandises qu’il contenait. Il y avait un arc en ciel dans cette boutique provoquée par l’agencement des bonbons selon leur couleur. J’arrivais étrangement vite à la caisse. Je payais pour ma sucette et je sortis, mon énorme bonbon multicolore à la main. Je ne pus m’empêcher de commencer à le manger sur le chemin menant aux autres boutiques. Je m’arrêtais devant la vitrine du magasin de quidditch et je bavais devant les balais et les tenues. J’avais commencé à me remettre au sport. J’essayais de courir une fois par semaine et même s’il était difficile d’arriver à tenir le rythme je me sentais chaque jour un peu plus forte que le précédent. Je montais les escaliers presque sans m’essouffler et je pouvais faire quelques tours de terrains en cours de vol sans être obligée de m’arrêter. Bientôt, je pourrai reprendre ma place chez les Loups. Mais penser que ce n’était pas tout de suite me déprimait aussi je passais vite mon chemin. Je fis ensuite un tour chez Gaichiffon pour voir leurs nouvelles robes mais ce n’était rien de bien passionnant et aucune ne me fit envie. Enfin, j’arrivais à Scribenpenne et Cie. J’achetais tout ce dont j’avais besoin : du parchemin, de l’encre. Et je me trouvai même un bon roman qui m’inspirait bien sur lequel il y avait une promo. Finalement je dépensais moins d’argent que prévu et je m’autorisai donc d’aller prendre une bièraubeurre.

J’arrivais au bar des trois balais. Il y avait peu de personnes dans le bar. Je remarquais de loin une élève de Serpentard qui tapotait sur sa table comme si elle attendait quelqu’un. Je croisais son regard et je lui souris. On ne sait jamais si ça se trouve on se connaissait ne serait-ce que de vue mais je n’en avais pas l’impression. Je m’assis à une table, la table voisine à elle en fait parce que ça me rassurait d’avoir quelqu’un de mon école pas trop loin de moi. Une serveuse à l’air gentil et doux arriva me demandant ce que je désirais. J’optais pour une bièraubeurre me demandant si je n’allais pas prendre un gâteau avec mais déjà que j’avais mangé mon énorme sucette en moins de temps qu’il n’en faut que pour dire quidditch, ce n’était pas très raisonnable. Ma voisine tapotait toujours sur sa table comme si la personne qu’elle attendait lui avait posé un lapin ou était en retard, à moins que ce ne soit elle qui ne soit en avance. On m’amena ma boisson et je fis l’inventaire des gens dans le bar, pas difficile puisqu’il était presque vide. Je m’arrêtais cependant quand j’entendis le nom d’Ulrich que ma voisine avait prononcé. Il n’en fallut pas plus pour que je comprenne que c’était avec elle qu’il avait rendez-vous. Et ma parole fut plus rapide que ma pensée comme d’habitude.

-Oh c’est avec toi qu’Ulrich avait rendez-vous et qu’il n’a pas pu m’accompagner alors.

Super, j’avais l’air de lui adresser un reproche alors que l’on ne se connaissait même pas. Je rougissais devant ma bêtise et j’essayais de me ressaisir afin de m’excuser et de me faire mieux comprendre.

-Excuse-moi ce n’est pas du tout un reproche hein ! C’est juste que quand j’ai entendu le nom d’Ulrich ça a fit tilt et je me suis mise à parler avant de réfléchir.

Je lui souriais en espérant qu’elle ne se moque pas de moi ou du moins qu’elle ne me rembarre pas trop méchamment.

-Je m’appelle Carmen. Je ne crois pas que nous nous connaissions !


Souris Carmen, elle ne va pas te manger. Enfin, j’espère.


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Merci mon Elleira *-*:
 
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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: Puisqu’il est en retard [Pv Millicent Winter]   Sam 4 Mai - 18:24

Comment cela, il était tout à fait inopportun de passer du temps avec le garçon dont la petite amie n’était pas moi-même mais Miss Serdaigle, alias la fille la plus connue des bleus et bronze ? Je ne voyais pas où était le mal, parce que justement, je ne faisais rien de mal, si ce n’est passer quelques moments privilégiés avec Ulrich, et aujourd’hui n’allait pas faire exception, Katie Bell étant bien le cadet de mes soucis, cela allait sans dire.

Je préférais ces sorties où on se retrouvait en dehors de l’école, car cela enlevait tout le cadre stricte dans lequel nous étions habituellement ; évidemment il y avait beaucoup d’élèves qui se rendaient malgré tout à Pré au Lard, mais ça restait tout même différent de lorsque nous nous trouvions dans la salle commune, où l’intimité n’était pas respecté, même si je m’y étais toujours sentie plus ou moins à ma place. Plus ou moins à ma place, parce que ces derniers temps, y passer la moitié de mon temps, lorsque je n’étais pas en cours devenait de plus en plus pesant, et c’était aussi pour cela que je cherchais à tout prix à m’en détacher. Evidemment, les autres ne comprenaient pas, elles ne comprenaient jamais puisqu’elles n’étaient que des vulgaires oies qui ne savaient rien faire d’autre que d’acquiescer à chacun de mes propos lorsque je faisais une remarque où tout simplement ouvrir la bouche, sans avoir jamais aucune critique vraisemblable à fournir. Je ne leur demandais pas de me contredire, et ça, elles le savaient mieux que bien, mais au moins d’avoir un minimum de jugeote et de bon sens, mais il fallait croire qu’au moment de leur conception, leurs parents avaient pensé que leur progéniture n’en n’auraient sans doute pas besoin dans son monde de brutes.

Amateurs.

J’eus un geste vif et net sur la manche de mon poignet pour chasser une boule de pollen qui sitôt que j’avais mis un pied dehors dans le parc, était venue se déposer en toute naïveté ne se doutant sans doute pas que telle n’était pas sa place. Cette fois encore, j’étais accompagnée de mes amies pour cette petite sortie à l’extérieur du château, car nous ne nous retrouvions pas immédiatement avec Ulrich qui apparemment avait d’autres choses à faire avant, et j’avais décidé de passer le temps en faisant un peu de lèche vitrines. L’une parlait d’une robe qu’elle avait repéré dans un magasin, et lorsque je la vis, en rentrant dans la boutique plus tard, naturellement, ce fut moi qui ressorti avec. Ma petite baisse de régime m’était passé, et si je leur avais laissé un peu de repos ces précédentes semaines en me faisant plus effacée, les vacances étaient terminées ; j’avais noté que certaines d’entre elles avaient pris mon apparente douceur comme le signal que quelque chose allait changer au sein de notre groupe. Des ignares, c’était bien ce que je disais.

Nous traînèrent encore un peu puis sans plus d’explications, parce que je n’avais aucunement de raisons de leur en donner, je les congédiais, même si je flânais ensuite pendant plusieurs minutes sans prendre la direction de notre point de rendez-vous avec Ulrich, car je ne leur accordais aucune confiance, et qu’en aucun cas, mes affaires ne les concernaient. Je ne partageais pas de toute façon, et encore moins avec des écervelés ! Je m’installais ensuite sur l’une des tables des Trois Balais, ne cherchant pour une fois, pas à avoir des minutes de retard, parce que je souhaitais seulement avoir un point d’appui. Lorsque peu après, l’un des serveurs vint chercher ma commande, je lui dis que je patientais car j’attendais quelqu’un. Un peu plus tard, je hélai le même garçon pour lui ordonner de m’apporter une bièreaubeurre. Je soupirai. Une fois, deux fois, sans que cela ne fasse plus avancer les choses. Autant que j’appréciai Ulrich, je détestais que l’on me fasse poireauté comme étant la dernière des greluches à qui l’on pose un lapin, parce qu’on ne posait pas si facilement un lapin à Millicent Winter, et sans me retenir, pestais contre Ulrich et les mauvaises qu’il avait de me faire attendre, et puis ça ne se faisait pas de faire ce genre de…

-Oh c’est avec toi qu’Ulrich avait rendez-vous et qu’il n’a pas pu m’accompagner alors.

Oh, pardon, on venait de m’adresser la parole ? Et cette voix ne ressemblait certainement pas à celle d’Ulrich, à ça non. Je me tournais lentement vers celle qui semblait en être la propriétaire, tout en la dévisageant, désabusée.

- Tu m’en vois navrée, répliquai-je, et je n’étais pas navrée du tout. Tu m’excuses, mais ça ne se fait pas vraiment de se mêler de ce qui ne te regarde pas.

Qu’est-ce que j’en avais à faire moi de ses histoires avec Ulrich ! Quoi qu’il arrive, elle n’était pas incluse dans l’équation, donc elle n’avait plus qu’à aller voir ailleurs si j’y étais. Ah pardon. Si nous y étions, même si Ulrich, pour l’instant, personne ne savait où il se trouvait ! Qu’est-ce que c’était désagréable !

-Excuse-moi ce n’est pas du tout un reproche hein ! C’est juste que quand j’ai entendu le nom d’Ulrich ça a fit tilt et je me suis mise à parler avant de réfléchir, continua-t-elle comme si de rien était. Et bien elle ne manquait pas de culot dites donc !

Je croisai mes bras sur ma poitrine, signe habituel lorsque j’étais de mauvaise humeur, tout en m’appuyant un peu plus sur le dossier de ma chaise.

- Encore heureux ! Non mais il ne manquait plus que ça oui ! C’est pour ça qu’en général, le proverbe dit bien de tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler, poursuivis-je sept fois en laissant apparaitre l’ombre d’un sourire, parce que j’avais décidée de basculer plus dans la taquinerie que dans la méchanceté.

La configuration de la situation laissait clairement indiquer que ce semblant de conversation qui n’en était même pas un aurait dû se terminer là : nous n’étions même pas à la même table, ce n’était certainement pas des conditions pour entretenir une discussion dans laquelle je n’avais même pas envie de me lancer !

-Je m’appelle Carmen. Je ne crois pas que nous nous connaissions !

… Mais tout portait à croire que la logique de cette fille m’échappait complètement, tout comme la logique tout court devait lui échapper à elle. Plusieurs possibilités s’ouvraient à présent : soit je ne lui répondais pas et c’était le meilleur moyen pour qu’elle abandonne, ou alors je pouvais aussi changer de table pourquoi pas ; ce n’était pas ce qui manquait ici. Voilà comment on clouait le bec à une âme importune, mais en même temps, je n’avais pas l’impression que c’était comme ça que j’allais avoir le dernier mot… Non, ça n’allait pas.

« Si on a pu tenir jusque-là, c’est que ce n’était sûrement pas une mauvaise chose » faillis-je lui dire sans politesse, mais je choisi de m’abstenir, car soudain, je me souvins que je m’étais déjà faite remarquer aux Trois Balais et pas de la meilleure façon qui soit, surtout que ça n’avait pas tourné à mon avantage. Ce n’était pas le moment d’en venir à un nouveau pugilat.

- Ce qu’il y a de pratique, c’est que Poudlard est assez grand pour que certaines personnes ne se rencontrent jamais. Je la dévisageai avant de soupirer et d’ajouter : Quoi, tu ne vas pas me dire que tu n’y as jamais pensé parce que tu évites quelqu’un ? T’as encore beaucoup de chemin à faire… J’hésitais à lui dire moi aussi comment je m’appelais mais… Je suis Millicent.

Ca me semblait invraisemblable, parce contre, qu’elle ne me connaisse pas, mais passons.

- Et alors, toi aussi tu connais Ulrich ?
demandai-je un brin sur la défensive, parce que d’autres filles qui étaient amies avec Ulrich, ce n’était jamais bon. Il ne m’a jamais parlé de toi, lui appris, comme pour lui montrer que j’étais bien plus proche du Serpentard, et que si je ne savais pas d’où elle sortait, c’était qu’elle ne devait pas être si importante…

Elle avait intérêt.

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Carmen Itala
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MessageSujet: Re: Puisqu’il est en retard [Pv Millicent Winter]   Ven 10 Mai - 22:10

Je n’avais jamais eu l’habitude que l’on me rembarre. Je pensais attirer la sympathie des gens que ce soit avec mon sourire ou à cause de mes cheveux qui faisaient penser que j’étais un peu à part et donc peut-être un peu plus intéressante que les autres. Je n’avais moi-même jamais été méchante dès la première fois avec personne. Je ne pensais pas que l’on pouvait juger une personne sur une première rencontre. Je considérais même que le fait de dire que la première impression est toujours la bonne est un mythe. On ne peut pas savoir en parlant à une personne une seule fois si elle est sympa ou bien si c’est la pire merde (oui autant être réel) du monde. Il y a plein de gens qui s’inventent un personnage. C’est souvent plus facile. On est quelqu’un d’autre pour les autres afin de se protéger soi-même. On évite ainsi de montrer nos faiblesses. On évite de se montrer tout court en fait. On a tous ce masque, évidemment. En société nous jouons un personnage se pliant aux règles de politesse (pour la plupart) qui sont d’usage depuis des centaines d’années et que l’on nous a inculqué dès la sortie du ventre de notre mère. Cependant, certains portent ce masque plus que d’autres et ceux qui le portent le plus sont ceux qui sont soit apeurés qu’on les découvre parce qu’ils considèrent cela comme une faiblesse, soit ils ont quelque chose à cacher. A force d’examiner les gens et les comportements comme ça j’allais finir par devenir psy moi…

Ulrich était un bon exemple, du moins c’était le meilleur exemple que j’avais parmi mes connaissances. Il paraissait inaccessible comme ça : beau goss froid de Serpentard qui plus est ayant le titre de Mister. D’ailleurs, je m’étais inscrite à ce concours : le concours Miss et Mister de Poudlard. Ulrich m’avait taquiné sur le fait que je n’étais pas capable de m’inscrire alors que lui il remettait son titre en jeu. Alors, j’avais décidé de m’inscrire même si peu de gens devaient se souvenir de mon existence. Je me sentais serdaigle jusqu’au bout des ongles alors j’allais tenter d’avoir le titre de représentante de la meilleure maison de l’école selon moi. Enfin bref, Ulrich ! Malgré son apparence froide, il était en vérité quelqu’un de très gentil, avec qui je pouvais rire et discuter de tout et de rien. Il n’était pas aussi froid avec moi qu’il l’était en apparence avec les autres. Sauf quand je commençais à lui parler de sa famille, enfin, à lui poser des questions. Là, il devenait silencieux, ne disant rien et ayant l’air de m’en vouloir d’avoir envie de savoir. Il ne devait pas encore avoir suffisamment confiance en moi pour ça. J’espérais que ce soit le cas un jour.

Alors quand j’entendis cette fille marmonnée le nom d’Ulrich et ayant l’air embêté, plutôt énervé même. Je ne pus m’empêcher de lui parler. Déjà, c’était dans ma nature de parler à des gens que je ne connaissais pas avant de réfléchir. J’avais beau essayé de penser avant de parler, les paroles sortaient trop vite. Et apparemment c’est ce que pensait la jeune femme à la table à côté de moi. De un, elle me rembarrait en me parlant sur un ton ironique, de deux elle me rappelait que je ferais mieux de tourner sept fois ma langue dans ma bouche. Et bah, au moins, j’avais fait une bonne pioche. Elles sont sympas tes amies Ulrich merci beaucoup d’aussi bien les choisir. Comment faisait-il pour trainer avec ce genre de personnes ? Je sais pas mais dans la situation inverse j’aurais été à sa place et elle à la mienne ça m’aurait fait rire. Et puis, j’y aurais vu une possibilité de passer le temps sympa plutôt que d’attendre seul un rendez-vous qui si ça se trouve n’arriverait même pas !

Je me surpris à souhaiter qu’Ulrich lui ait posé un lapin. Ça lui apprendrait à être méchante gratuitement avec les autres et elle attendrait comme une débile toute seule na ! Oui c’était enfantin de penser ainsi mais voilà, je n’appréciais que très moyennement que l’on ne soit pas gentil. Mais je n’étais pas rancunière et je m’étais promis de ne jamais juger dès le premier regard quelqu’un. Alors je voulais entamer la conversation. Elle aurait l’air moins idiote si Ulrich n’arrivait pas. Je me présentais en lui disant que je ne croyais pas que l’on se connaissait.

-Ce qu’il y a de pratique à Poudlard, c’est que Poudlard est assez grand pour que certaines personnes ne se rencontrent jamais.

Ok… De mieux en mieux elle me plaisait encore plus. Ou alors on ne s’était jamais vu tout simplement parce que j’avais été absente pendant longtemps et qu’avant on ne se connaissait pas. Bon, je dis ça, je dis rien. Calmons nous, peut-être qu’elle changera d’attitude une fois les première paroles échangées.

-Quoi tu ne vas pas me dire que tu n’y as jamais pensé parce que tu évites quelqu’un ? Tu as encore beaucoup de chemin à faire ?

Non ma belle c’est tout simplement que moi je ne suis pas comme toi et que je ne vais pas sortir ce genre de choses dès que quelqu’un me parle. On n’a pas du t’enseigner la politesse, si ? C’était cliché de dire ça mais elle avait un sale comportement de serpentarde. Bon, j’allais abandonner l’idée qu’elle me dise son nom. J’allais sûrement m’excuse et quitter le bar d’ici quelques secondes un peu triste de voir que les gens comme ça existent vraiment mais je n’en eus pas le temps. Elle me dit son nom. Millicent… Un beau prénom, que j’avais déjà entendu. Ah mais oui, nous étions ensemble dans un cours ! Potions ou Sortilèges, mais l’un de ces deux cours.

Et alors, toi aussi tu connais Ulrich ? Il ne m’a jamais parlé de toi.

C’était fort possible qu’Ulrich ne lui ait jamais parlé de moi. Après tout, il ne m’avait jamais d’elle non plus. Et en même temps, je ne pensais pas que c’était le style d’Ulrich de se confier tout le temps et de parler de ses amis à ses autres amis. Ce n’est peut-être pas clair dis comme ça mais je me comprends ! Bon, vu qu’elle m’avait posé une question, est-ce que je pouvais estimer qu’elle voulait bien me parler et avoir une conversation normale avec moi ?

-Oui. Ulrich et moi, on s’est connu grâce au quidditch. Je suis sous-capitaine des loups des cimes en fait et on est tous les deux poursuiveurs donc ça crée des liens forcément.

Je lui souriais. J’avais parlé à Katie. Nous avions eu juste le temps de nous faire un câlin et de parler un peu des loups et de la vie. Elle m’avait dit que j’avais toujours ma place en tant que joueuse et en tant que sous-capitaine. J’étais tellement contente de le savoir que je lui avais sauté dans les bras lui faisant un gros bisou pour lui montrer comme j’étais reconnaissante. J’avais préféré lui dire pour mon état physique. Je faisais du sport tous les jours donc je recouvrais la forme mais je n’étais pas au top du top comme j’avais pu l’être à une époque. Et l’équipe n’était pas très soudée. On avait décidé de faire quelque chose pour reformer la meute et la rendre meilleure. J’espérais qu’un jour on fasse un match contre les autres équipes de l’école !

-Il ne m’a jamais parlé de toi non plus. Mais je ne pense pas que ce soit le style d’Ulrich de parler beaucoup de lui ou même des autres aux autres.

Je lui souriais. J’espérais que ce n’était pas une des groupies d’Ulrich et qu’elle ne prendrait pas mal cette information. Ce n’est pas parce qu’il ne m’avait pas parlé d’elle qu’elle n’était pas importante pour lui.

-Excuse-moi encore si je t’ai dérangé hein. Je sais que je dois penser avant de parler mais par moment ça sort trop vite. Je t’offre à boire pour me faire pardonner ? Ou un gâteau ? Enfin quelque chose quoi ?

Je lui disais ça en lui souriant et désignant la chaise à côté de moi d’une main. Bon après, qu’elle accepte ou non, c’était son problème !

- Dis-moi, on n’est pas dans la même classe, en potion ou en sortilège je ne sais plus ? J’ai l’impression d’avoir déjà entendu ton prénom ?

Souris Carmen, elle va sûrement encore te rembarrer !

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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: Puisqu’il est en retard [Pv Millicent Winter]   Ven 17 Mai - 15:22

C’était simple : à part si la raison était valable, je ne copinais pas. Ma troupe était de toute façon bien assez conséquente pour pouvoir m’octroyer de ce genre de problèmes et dans tous les cas, lorsque problème il y avait, je m’occupais de le déléguer pour qu’il devienne celui d’un autre, et c’était aussi facile que ça. Malheureusement, c’était qu’avec ce genre de fonctionnement, les rouages de la machine s’enraillaient très facilement dès que l’on se retrouvait… Seule, comme c’était mon cas, assise à patienter à attendre un rendez-vous qui ne venait pas et en être réduite à devoir taper la causette avec une sombre inconnue aux mauvaises manières.

Quoique, il aurait été plus juste de dire qu’elle parlait toute seule et qu’elle faisait partie de cette mauvaise herbe des Trois Balais dont le personnel n’avait pas réussi à se débarrasser. Je pouvais tout aussi bien commencer à ne plus lui répondre et la faire passer pour folle. Au moins, ça en devenait tout à mon avantage…

Répandre ma mauvaise humeur n’était toutefois pas désagréable ; le temps paraissait moins long, et c’était toujours des minutes de gagnées à rapprocher les pas d’Ulrich qui le mènerait jusqu’au bar, et donc jusqu’à moi.

-Oui. Ulrich et moi, on s’est connu grâce au quidditch. Je suis sous-capitaine des loups des cimes en fait et on est tous les deux poursuiveurs donc ça crée des liens forcément.

Forcément. Comme elle le disait si bien. Le Quidditch, encore et toujours le Quidditch, et dès qu’il s’agissait d’Ulrich, j’avais l’impression qu’il n’y avait plus que cela. Notre première rencontre s’était faite sur le terrain de Quidditch dans des circonstances désastreuses, sa copine faisait du Quidditch et voilà que maintenant, c’était cette fille qui me parlait Quidditch, n’en avaient-ils pas assez avec ce mot, Quidditch, à la fin ?

- Les équipes soudées, c’est ça la clé, dis-je sans penser le moindre de mes mots. Je n’avais aucun lien fort avec quiconque à Poudlard, parce que j’avais toujours fait en sorte d’être au dessus des autres. C’était ce qu’impliquait la gloire et ses sacrifices.

Pourquoi alors est-ce qu’y penser ne me rendait-il pas heureuse ? Et dire qu’ici, le seul rapprochement que nous pouvions faire, c’était Ulrich.

-Il ne m’a jamais parlé de toi non plus. Mais je ne pense pas que ce soit le style d’Ulrich de parler beaucoup de lui ou même des autres aux autres.

Voilà qu’elle était dans sa tête et qu’elle faisait de la psychologie maintenant ! Non, décidément, je n’aimais pas cette fille, qui enchaînait les faux pas sur la piste de danse avec la délicatesse d’un éléphant, et je ne me fis que maintenant la réflexion qu’elle aussi n’avait personne à sa table, et que c’était le seul moyen qu’elle avait trouvé pour pouvoir faire la pipelette à sa guise. Vraiment, est-ce que j’avais l’air d’être la cinquième roue du carrosse ???

- Tu as l’air de savoir pas mal de choses en tout cas…
rétorquai-je un peu vaguement, parce que je pensais à autre chose. C’était aussi un moyen de clore la discussion le plus rapidement possible. Si elle voyait que je n’étais pas intéressée, elle allait bien finir au bout du compte par me laisser tranquille, je ne voyais rien d’autre.

Je regardais à présent dans une autre direction que la sienne détaillant le reste de la salle. Peut être n’avais-je pas vu Ulrich et qu’il était sagement en train de m’attendre à un autre emplacement ?

- Excuse-moi encore si je t’ai dérangé hein. Je sais que je dois penser avant de parler mais par moment ça sort trop vite. Je t’offre à boire pour me faire pardonner ? Ou un gâteau ? Enfin quelque chose quoi ?


Je poussai un soupir. A moins de partir, cette fille n’était pas prête à me ficher la paix, et moi, je n’avais nullement l’intention de m’en aller… Carmen, c’est ça ? Je ne dis rien, mais fini quand même par racler ma chaise contre le sol et aller la rejoindre ? Qu’est-ce que j’étais en train de faire ? Je voyais ça comme quelque chose d’imprévisible, d’agir de façon à laquelle on ne s’était pas attendu et qui était contraire à la vraie Millicent Winter. Et bien plus que d’être la vraie Millicent Winter, je voulais être moi.

- Tu n’as qu’à prendre et choisir ce que tu veux
, je haussai les épaules, avec cette petite lueur de défi, au fond des yeux qui cherchait à l’interpeller et lui dire « Vas y maintenant, surprends moi. »

Est-ce que ça allait me convenir de m’exposer à de tels risques ?

- Dis-moi, on n’est pas dans la même classe, en potion ou en sortilège je ne sais plus ? J’ai l’impression d’avoir déjà entendu ton prénom ?

Moi, en tout cas, je ne pouvais pas dire que je la situais vraiment. Les gens de passage n’avaient pas pour habitude de me laisser beaucoup de souvenirs, et pour ça, encore aurait-il fallu qu’ils soient exceptionnels. Mais les exceptions… Je n’y croyais plus vraiment.

- Peut être… Tu es en quatrième année ? Nos classes étaient nombreuses et différentes, alors toutes les retenir, ce n’était pas quelque chose de si aisé. Oh et puis même, quelle importance ça avait ?

Je croisai mes jambes sous la table en tapant légèrement du talon, comme pour patienter. Je commençais de moins en moins à envisager l’arrivée d’Ulrich, mais comment savoir ? Je ne pouvais pas partir non plus… C’était sûrement que j’avais plus envie de le voir que je ne voulais bien l’admettre, mais je détestais avoir ce statut de celle qui attendait, alors qu’habituellement, c’était moi qui me laissait désirer ! Et cela n’était déjà pas sans rappeler ma frustration dont on jouait un peu trop avec les nerfs…

- Mais c’est normal que tu me connaisses après tout, les gens aiment bien parler de moi, minaudai-je car malgré tout, ça ne me dérangeait pas de rappeler qui j’étais. Sans doute parce que cette Carmen demeurait un peu odieuse… et que je voulais lui montrer qu’il y en avait ici qui pouvait l’être plus qu’elle. Et les enjeux de la popularité, tout le monde n’est pas prêt à l’assumer, continuai-je mais en étant tout à coup beaucoup moins prétentieuse que depuis le tout début.

Et la popularité, est-ce qu’elle aussi, elle avait des revers ?

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Carmen Itala
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MessageSujet: Re: Puisqu’il est en retard [Pv Millicent Winter]   Dim 26 Mai - 19:39

Je ne comprenais vraiment pas comment dès les premières paroles, on pouvait se montrer méchant envers une réponse. Non sérieusement, si tu ne veux pas parler à quelqu’un il y a mille et une façons de lui montrer que tu n’es pas disposée à parler sans pour autant être désagréable. On peut par exemple faire semblant de je ne sais pas moi, écouter de la musique et donc d’être dans notre petit monde. Là les gens comprennent que l’on n’est pas accessible et ils nous laissent tranquille. Ou bien on peut être au téléphone. Ah non ça pas vraiment puisque dans le monde magique les portables ce n’est pas ce qui est le plus utilisé. Mais on peut : lire un livre, écouter de la musique, bref faire un millier de petites choses qui toutes montrent que l’on ne veut pas parler, que l’on n’a pas envie d’être là pour les autres. Ou alors, il suffit de dire simplement et gentiment que l’on n’est pas disponible. Même si ça vexera la personne en face de nous au moins ça la vexera moins que si on utilise l’ironie. Je me demandais ce que pouvait bien apprendre les parents de ces personnes si désagréables à leurs enfants.

Quand je lui parlais d’Ulrich et que nous étions dans la même équipe de Quidditch elle ne parut pas très heureuse de le savoir. Comme si elle avait quelque chose contre ce sport. Quoi ? C’est le genre serpentarde parfaite ultra populaire qui a peur de se casser un ongle chaque fois qu’elle utilise ses mains pour autre chose que pour se les manucurer ? Ou alors c’était juste une impression. Mais je ne le pensais pas car quand elle parla d’une équipe soudée comme clé de la réussite, elle paraissait ailleurs. Le fait de pouvoir jouer au quidditch me manquait énormément. La dernière fois que j’avais trop forcé en vol c’était avec Ulrich et je m’étais retrouvée à l’infirmerie. Ce n’avait pas vraiment été le meilleur moment de ma vie même si il y en avait eu des biens pires. Mais je commençais à réussir à voler en faisant des efforts physiques sans pour autant être au bord de l’évanouissement au bout de cinq minutes. Aussi il fallait dire que je faisais beaucoup d’efforts pour me remettre. J’essayais de courir et de voler le plus souvent possible même si l’infirmière n’était pas vraiment pour. Il fallait bien que je renforce mes muscles aussi elle avait fini par céder et me donner une potion qui allait m’aider à me muscler. Ce n’était pas du dopage mais presque, enfin, c’était pour raison médicale et non pas parce que je voulais gagner quelque chose.

Alors qu’elle me disait qu’Ulrich n’avait jamais parlé de moi, je me demandais si elle voulait que je me sente vexée ? Ce n’était pas du tout le cas. Il me fallait franchement plus pour m’atteindre. Et puis, quand on ne parle pas de quelque chose c’est qu’on en a pas envie, qu’on veut le garder pour nous dans notre jardin secret. Et j’aimais penser que je faisais partie du jardin secret d’Ulrich même si je devais prendre la place d’une balle de tennis sur un terrain de foot dans ce jardin. C’était déjà bien, mieux que de ne pas faire partie du tout de ce jardin. Et selon Millicent, appelons la Milli, je savais pas mal de choses… Non, je ne savais rien. C’est juste que c’était logique quand tu côtoies Ulrich plus de deux minutes et demie sans être une grognasse entrain de baver devant lui. Je m’excusais quand même auprès d’elle après tout on ne sait jamais si au final elle s’avérait gentille ça pourrait être un bon retournement de situations. Je lui tendis donc une perche. J’avais l’intention que ce soit la dernière et si elle ne réagissait pas et bien ce serait tant pis pour elle d’abord !

A mon grand étonnement, non sans d’abord pousser un grand soupir, elle se leva en faisant un bruit monstre avec sa chaise et vint s’asseoir à côté de moi. Je fus la première étonnée et je ne pus m’empêcher d’écarquiller les yeux. Pendant quelques secondes, je dus avoir l’air d’un poisson. Comment se faisait-elle qu’elle ait accepté ? Les miracles existaient donc ! A moins que ce soit le fait que je lui ai proposé de prendre quelque chose à manger et / ou à boire. L’appel du ventre est souvent plus fort que tout. Et même si cette fille était, au premier abord en tout cas, désagréable, elle ne devait pas faire exception à la règle.


- Tu n’as qu’à prendre et choisir ce que tu veux.

Elle me dit ça sur un ton de défi même si elle haussait les épaules en même temps. Voilà que je ne savais plus quoi faire. Je ne savais pas ce qu’elle aimait moi ! J’aurais penché pour du chocolat mais si ça se trouve elle n’aimait pas ou elle faisait trop attention à sa ligne pour ça. Et puis moi je ne voulais pas manger de gâteau mais je n’allais quand même pas lui demander si elle voulait qu’on en partage un à deux. J’avais déjà dû lutter pour qu’elle arrive jusqu’à ma table je n’allais pas tout gâcher maintenant. Je ne savais pas pourquoi mais j’avais envie de plaire à cette fille. Peut-être était-ce pour lui montrer que même si elle avait été pas très gentille, elle pouvait avoir une bonne surprise.

-Une tarte tatin et une biéraubeurre ça te va ? Je dois t’avouer que perso je suis très chocolat mais comme il paraît que ça existe des gens qui n’aiment pas ça…

Je lui souris et j’attendis sa réponse pour pouvoir commander pour toutes les deux. Je pris un chocolat froid avec une tarte tatin. Une fois que ce fut fait, je lui demandais si nous n’étions pas dans la même classe sauf qu’avec ma mémoire de poisson rouge sur des choses comme celles-ci, je ne me souvenais pas dans laquelle c’était, à part que c’était avec une prof qui faisait peur donc soit en potion soit en sortilège car personne ne faisait plus peur que Nakamura et Woodley si ce n’est les deux réunies. Elle me demanda alors si j’étais en quatrième année.

-Oui je suis en quatrième année …

Dans mon ton, on sentait que la phrase n’était pas terminée que je la laissais en suspens. Je n’allais cependant pas lui parler de mes problèmes personnelles ou plutôt de ma vie après tout on ne se connaissait pas, elle n’avait pas à savoir que je devrais normalement être en sixième année. Heureusement la serveuse arrive à ce moment-là et nous servit. Une fois qu’elle nous eut servie Milli reprit sur le fait que les gens aimaient parler d’elle, qu’elle était populaire, bla bla bla. Je m’en fichais totalement qu’elle soit populaire ou non moi. La valeur d’une personne ne se mesure pas au nombre de personne qui parle d’elle. Et puis j’avais été tellement absente de Poudlard que je devais avouer ne pas connaître mais alors pas du tout qui était populaire : à part bien sûr deux ou trois personnes.

-Je ne sais pas trop qui est populaire ou non à Poudlard. J’ai été absente quelque temps donc je ne suis pas vraiment au courant de tous les potins qui courent même si j’essaie de me mettre à jour ! Je n’aimerais pas être populaire moi, tous ces gens qui regardent le moindre de tes faits et gestes et qui te jugent… Mais ça c’est moi et c’est aussi parce que je suis assez timide. Toi tu as l’air pleine d’assurance, j’aimerais bien être comme ça aussi.

Je la regardais et je lui souris. Elle avait l’air de commencer à se détendre un peu et à prendre un ton un peu moins pédant mais je savais bien qu’une seule de mes paroles pourrait la remettre dans son personnage de fille populaire. Mais moi je ne la connaissais pas alors pourquoi ne pas se détendre un peu ?

-Tu aimes ce que tu as pris ? Je trouve ça toujours très bon ce qu’ils font ici ! Je m’arrêtai pour prendre une gorgée de chocolat. Et sinon tu as de la famille à Poudlard ? Beaucoup d’amis ? T’es pas obligée de répondre hein, je suis trop curieuse je le sais.

Trop curieuse mais j’espérais quand même qu’elle répondrait.


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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: Puisqu’il est en retard [Pv Millicent Winter]   Ven 31 Mai - 19:25

Et bien ! En voilà une façon d’observer les gens ! Je m’assis, mais avec la très nette impression que d’ici quelques minutes, de nous deux, celle qui allait le plus le regretter, c’était moi. Tout dans son expression montrait bien qu’elle ne s’était pas attendue à un tel revirement de ma part, et tout à coup, je me demandais si depuis le début, elle n’avait pas secrètement espéré que je refuse. Cette perspective me fit radicalement changer d’état d’esprit ; je me sentais en totale contradiction avec cette fille, alors pourquoi pas jouer le jeu jusqu’au bout ? Maintenant, le tout, c’était de savoir si elle en était capable ou non…

-Une tarte tatin et une biéraubeurre ça te va ? Je dois t’avouer que perso je suis très chocolat mais comme il paraît que ça existe des gens qui n’aiment pas ça…


Je haussai les épaules pour lui faire croire que je m’en fichais éperdument ; il n’y avait pas de meilleur moyen pour déstabiliser ce genre de personne, je le sentais bien. Elle avait voulu de ce test. Ce n’était quand même pas de ma faute si j’étais un adversaire de taille !

- Et tu y crois ? Ces gens là disent ça simplement pour se faire remarquer, en ignorant qu’il y a des moyens biens plus radicaux de le faire… Je lui souris, comme si tout ce que je venais de dire sonnait comme une menace, rendant l’innocence dans laquelle je désirais me complaire encore plus radicale…

Pendant très longtemps, j’avais cru pouvoir me faire aimer de tous ; les autres, ceux qui prétendaient que ce n’était pas le cas, soit mentaient soit n’était rien d’autre que des imbéciles, donc dans tous les cas, je les laissais de côté sans y penser un seul instant, parce que la recherche de la gloire n’attendait pas, et surtout elle était infinies : on pouvait monter haut, toujours plus haut et encore plus haut, et c’était un combat dans lequel on s’engageait où il fallait avoir une bonne endurance. Tout le monde n’en était pas capable et échouait bien avant d’atteindre le but. On pouvait toujours s’en approcher au plus près, mais de là à parvenir à pouvoir prendre sa place…

Je voyais les choses différemment à présent, parce que trop de facteurs étaient rentrés en compte pour pouvoir se concentrer sur ceux qui demeuraient moindres ; les temps changent comme on dit, et même si ce n’était pas de la façon dont je l’avais espéré, ces nouvelles perspectives qui s’ouvraient me faisaient tout regarder avec des angles que je n’avais pas remarqué jusque là.

Je n’insistais pas lorsqu’elle répondit, parce que la vérité, c’était que ça m’était bien égal. Entre temps, les commandes étaient arrivées et la délicieuse de la tarte me radoucie : la pomme, qu’elle soit crue ou cuites regorgeaient d’une odeur bien particulière qui rappelait le sucre, la chaleur et l’enfance, et c’était aussi comme si rien de grave n’aurait pu arriver en cet instant, tant qu’il y avait des pommes à profusion. Je pris ma part, et en coupai un morceau à l’aide de ma cuillère.

-Je ne sais pas trop qui est populaire ou non à Poudlard. J’ai été absente quelque temps donc je ne suis pas vraiment au courant de tous les potins qui courent même si j’essaie de me mettre à jour ! Je n’aimerais pas être populaire moi, tous ces gens qui regardent le moindre de tes faits et gestes et qui te jugent… Mais ça c’est moi et c’est aussi parce que je suis assez timide. Toi tu as l’air pleine d’assurance, j’aimerais bien être comme ça aussi.


Les compliments avaient de quoi faire rêver. Ils m’avaient toujours fait rêver et surtout, je ne savais pas y rester indifférente, parce qu’être apprécié… C’était ce que nous recherchions tous. Ensuite, pour ce qui était question de valeur… C’était une autre histoire.

Mis à part ça, elle parlait trop. Beaucoup trop. Et pour moi, ça cachait quelque chose.

- Le jugement des autres, tu trouves que c’est un problème ?!
Je haussai les sourcils en riant. Ca se voyait comme les deux yeux au milieu de la figure qu’elle était vierge de toute expérience dans ce domaine ! Tu peux le modeler à ta façon et en faire ce que tu veux ensuite. Je croquai un bout de tarte. Puis ensuite pris le temps de boire ma gorgée de bièreaubeurre. Mais ne crois pas que je vais te dire comment faire.

Si on allait par là, on pouvait même estimer que je lui en avais déjà trop dit. Mais je ne la sentais pas comme étant dangereuse. Je n’avais vraiment, aucuns soucis à me faire…

-Tu aimes ce que tu as pris ? Je trouve ça toujours très bon ce qu’ils font ici ! Et sinon tu as de la famille à Poudlard ? Beaucoup d’amis ? T’es pas obligée de répondre hein, je suis trop curieuse je le sais.

Je levai malgré tout les yeux au ciel, pour la forme ; est-ce qu’on lui avait déjà appris à se taire et à profiter du silence ? Je me demandais laquelle de nous deux était le plus en train de supporter l’autre, et surtout pourquoi est-ce qu’on se forçait à faire ça alors que rien ne nous y forçait. Le désespoir de l’attente, ça permettait de faire bien des choses, ça commençait à devenir un fait avéré…

- Il te reste plus qu’à me fréquenter et tu verras bien… qu’est que je risquais à faire des propositions pareilles, sérieusement ? Depuis qu’elle m’avait adressé la parole, en rien, je ne cherchais à gagner la sympathie de cette fille, donc ce n’était pas demain la veille que nous allions devenir les meilleures amies du monde.

Comme elle l’avait dit, je n’étais pas obligée de répondre. Et il n’était pas question de parler de ma famille.

- Alors ? Et toi ? Ca te prend souvent de venir en solitaire ? Elle par contre, elle ne devait pas avoir beaucoup d’amis. Peut être que ça n’aurait pas été le cas, quelques mois auparavant, mais… je comprenais. Ne t’inquiète pas, je peux très bien partager les miens, c’est pas comme s’ils ont beaucoup d’importance… affirmai-je avec un léger geste de la main qui montrait bien que ce n’était pas avec les relations que j’entretenais à Poudlard que j’allais me sentir menacée par qui que ce soit. Ils occuperont bien tes journées, ça c’est clair…

Et ce n’était pas difficile d’asseoir son autorité avec eux. Ce qui me faisait de plus en plus réaliser que plus que jamais, j’étais entourée d’incapables.


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MessageSujet: Re: Puisqu’il est en retard [Pv Millicent Winter]   Dim 9 Juin - 23:20

En ce moment, j’avais l’impression que toute ma vie tournait autour d’Ulrich. La première personne de mes anciennes connaissances que j’avais rencontrée en revenant de ma convalescence, je préfère ce terme à maladie, c’était lui. Quand je rencontrais quelqu’un, il fallait que cette personne ait un rapport quelconque avec lui comme là avec Millicent. J’avais presque envie de ne pas le croiser s’il venait la chercher tellement j’avais l’impression qu’il devenait le soleil autour duquel je tournais. Et c’était une sensation très désagréable de voir que même quand je m’éloigne, il y a une force étrange qui me ramène à lui. Franchement, je préférerais passer un peu de temps avec Elleira ou avec Nathanaël qu’avec la serpentard qui me faisait face. De un, elle me rappelait Ulrich et elle me le rappellerait toujours dorénavant. De deux, elle faisait la fille un peu intouchable et désagréable alors ça ne donnait pas forcément envie de la côtoyer plus que ça … Mais j’avais beau me dire ça, j’avais envie de la découvrir et voir si elle était aussi froide et méchante en vrai que ce qu’elle essayait de faire croire. Alors quand elle s’assit et que je lui proposais une commande possible, j’étais contente, contente qu’elle se laisse un peu approcher !

- Et tu y crois ? Ces gens là disent ça simplement pour se faire remarquer, en ignorant qu’il y a des moyens biens plus radicaux de le faire…

Pourquoi ? Pourquoi voir directement ce genre de choses quand je lui raconte une anecdote totalement bidon sur les gens qui n’aiment pas le chocolat. Il y a des gens qui n’ont pas envie de se faire remarquer et qui n’aiment vraiment pas le chocolat, ou alors ils y sont allergiques je ne sais pas. Je pensais qu’elle devait avoir un petit problème par rapport à la recherche de la gloire ou quelque chose comme ça. A moins qu’elle n’ait des problèmes identitaires. Non parce que voir tout le temps ce genre de choses dans des phrases anecdotiques, c’est pas être un peu malade ? Fallait que je pense à faire psy moi.

Je lui fis part de ma vision de la popularité. J’étais timide, malgré ma façon de m’habiller, la couleur de mes cheveux. J’attirais les regards seulement pour mieux les contourner. Il n’y avait rien de pire que d’être populaire de mon point de vue. On regarde tout ce que tu fais. On juge ta moindre tenue, ta moindre relation. On va se renseigner sur toi et les autres prétendants à la popularité veulent te descendre pour pouvoir monter en popularité. Comment est-ce qu’on peut vouloir ça ? Alors que d’être une anonyme, une tête que l’on ne reconnait pas parmi les autres, ça a tellement d’avantages. On n’est pas toujours obligé de ressembler à une star de cinéma, voir à un mannequin. On peut être ami avec qui on veut sans qu’on nous juge sur nos relations. On peut faire les débiles sans que ça ait d’impact sur ce que tout le monde pense de nous. Non franchement, moi je ne voulais pas être populaire. Au pire, je voulais bien qu’on m’appelle la fille aux cheveux rouges. Pis voilà. Et comme ça, je pouvais aimer, faire, dire ce que je voulais sans que je joue quelque chose à chaque fois !

- Le jugement des autres, tu trouves que c’est un problème ?! Tu peux le modeler à ta façon et en faire ce que tu veux ensuite. Mais ne crois pas que je vais te dire comment faire.

Je ne comprenais pas vraiment en quoi c’était drôle. La popularité impliquait que l’on se soucie du jugement des autres donc ce n’est pas elle qui allait me dire qu’elle n’y était pas sensible quand même ce serait un peu un comble. Le fait que l’on puisse le modeler comme on le veut ça c’est seulement dans ces rêves. Il y a toujours un revers à la médaille. Et au bout d’un moment l’avis des autres, on ne peut plus en faire ce qu’on veut et il se retourne contre nous, c’est juste que pour le moment elle n’avait pas eu une mauvaise expérience par rapport à ça. Et je ne lui souhaitais pas. En plus Millicent était une jolie fille et sous ses grands airs, je pensais qu’elle pouvait s’avérer être très intéressante à connaitre si on n’avait pas peur de se faire mordre quelques fois en essayant d’approcher de la vraie elle. Je préférais dévier le sujet vers la nourriture d’autant plus qu’elle venait de manger et de boire. C’était plus neutre comme sujet et plus adapté pour une première rencontre non ? Mais je ne pus m’empêcher de lui poser des questions plus personnelles sur sa famille, ses amis. C’était dans ma nature, trop curieuse pour être vraie !

- Il te reste plus qu’à me fréquenter et tu verras bien…

Elle ne répondait pas mais ça ne me dérangeait pas. Je comprenais pourquoi. On ne se connaissait pas. Et je savais que sa proposition était une proposition en l’air mais qui sait, peut-être que dans quelques temps, que ce soit en jour en semaine ou en mois, on viendrait à se reparler et que cette fois-ci on se découvrirait de vrais atomes crochus et qu’on deviendrait amies. Je sais qu’il ne faut pas croire au père noël mais bon, peut-être que le destin fera que… Je ne répondis pas et croquais dans mon gâteau que je voulais finir absolument !


- Alors ? Et toi ? Ça te prend souvent de venir en solitaire ? Ne t’inquiète pas, je peux très bien partager les miens, c’est pas comme s’ils ont beaucoup d’importance… Ils occuperont bien tes journées, ça c’est clair…

Comment pouvait-elle considérer des gens qu’elle nommait ses amis comme des gens sans importance ? Moi je n’en voulais pas de ses amies. J’avais les miens. Ce n’était pas parce que j’étais venue seule que je n’en avais pas. J’avais bien le droit d’être indépendante non ? Elle, elle était bien seule ici aussi ! Bon certes elle attendait Ulrich… Et puis, elle ne devait pas avoir d’amis en fait puisqu’ils étaient aussi peu importants pour elle !

-Non merci franchement je ne veux pas de tes … amis ? J’ai les miens. C’est juste qu’aujourd’hui ils étaient tous occupés. Et vu que je devais vraiment aller m’acheter certains trucs, je n’allais pas les attendre.

Je lui souriais. J’étais presque triste pour elle qu’elle ne connaisse pas ce que c’était un ami, un vrai, quelqu’un sur qui tu peux compter, avec qui tu peux rire et pleurer sans avoir peur du jugement qu’il a de toi parce que tu sais qu’il sera toujours positif. En parlant d’amis, Ulrich arriva. Il était grand temps parce que ça commençait à devenir un peu malsain entre Milli et moi. Alors, ça tombait assez bien. Je me levais et fis un bisou sur la joue à Ulrich.

-Bon, je suppose que vous allez y aller. Ulrich, j’espère que tu as une bonne excuse d’être aussi en retard parce que Millicent a beaucoup attendu. Je lui tirais la langue. Bon et bien au plaisir Milli, j’espère qu’on se reverra.

Je ne savais pas vraiment si je le pensais. Mais c’était une bonne expérience que celle que je venais de vivre : la popularité n’était définitivement pas pour moi, et les gens froids et bizarres non plus. On verrait bien si un jour on se recroisait et qu’on se reparlait…

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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: Puisqu’il est en retard [Pv Millicent Winter]   Mar 25 Juin - 23:58


Impossible de dire si j’appréciais cette fille ou pas. Elle n’avait rien de dérangeant, mais rien de d’appréciable non plus et si l’on devait résumer cette rencontre en quelques mots… que dire ? S’en reflétait une certaine forme d’indifférence ; c’est ça, de l’indifférence. Et n’y avait-il pas rien de pire que cela ? Etre aimé, être hait… deux sentiments tellement contradictoires que par la force de la nature, ils se rapprochaient, mais l’indifférence… C’était cette espèce de neutralité, ce milieu, ce mi chaud, mi froid qui finalement voulait tout dire, et surtout, ne rien dire. Il fallait prendre un chemin. La neutralité n’avait jamais rien de bon.

Faire réagir les gens quoi qu’il arrive ; c’était ça qui me plaisait, c’était ça aussi, le challenge. Pendant longtemps être le centre de toutes les attentions en étant la fille la plus adulée m’avait été indispensable. Et j’avais appris par la suite et bien à mes dépends, que lorsque l’on peut être chéri, c’est également tout l’inverse qui peut se produire et j’avais mis un peu de mal à accepter de ne pas être le centre du monde pour qui que ce soit. Je ne savais pas trop non plus comment est-ce que j’en étais arrivée là, cette certaine forme de remise en question, alors que jusqu’à maintenant, elle n’avait jamais eu lieu d’être, et plus j’essayais de revenir en arrière, là où tout avait commencé, plus c’était évident. Il y avait toujours un point de départ, même si j’avais été loin de me douter que ce point de départ n’était pas vraiment celui auquel je m’étais attendue…
-Non merci franchement je ne veux pas de tes … amis ? J’ai les miens. C’est juste qu’aujourd’hui ils étaient tous occupés. Et vu que je devais vraiment aller m’acheter certains trucs, je n’allais pas les attendre.
Je posai ma main soigneusement manucurée sur la table, tout en sentant mon visage se contracter légèrement sous la remarque. Je fis comme s’il n’en était rien tout en m’efforçant de garder bonne figure.

- C’est ça
, appuyai-je quoique une peu pincée, comme précédemment, comme pour chercher à clore la conversation.

Je n’eus cependant pas besoin de réfléchir bien plus longtemps ; le mouvement qu’eut Carmen me fit me redresser, encore plus si c’était possible, afin de me retourner vers la porte de l’entrée du bar des Trois Balais qui visiblement avait fait place à Ulrich Liechtenstein. En personne.

Tout de suite, je repris ma posture digne et fière et composa le plus beau des sourires, comme si toutes les contrariétés précédentes s’étaient volatilisées.

- Ulrich, eus-je le temps de dire, mais une fois de plus ma camarade m’avait devancée dans le mouvement en avant. C’est bon, c’est bon, on avait bien compris qu’ils étaient amis tous les deux, elle n’avait pas besoin d’en faire des tonnes non plus ! Qu’est-ce qu’elle pouvait être ridicule celle-ci !
-Bon, je suppose que vous allez y aller. Ulrich, j’espère que tu as une bonne excuse d’être aussi en retard parce que Millicent a beaucoup attendu.
C’en était un peu trop, et je n’allais pas la laisser mener la danse, si c’était ce qu’elle croyait pouvoir réussir. Ca faisait bien longtemps que j’étais passée maître en la matière des croches pattes, et cela depuis le bac à sable, même si depuis, j’avais appris à faire un peu plus dans la subtilité.

De temps en temps.

- Mais en si bonne compagnie
, accentuai-je, mais en faisant de telle sorte dans le ton de ma voix qu’on ne puisse pas savoir à quel degré prendre cette remarque, et donc ainsi, elle pouvait la prendre de toutes les manières possibles et inimaginables, que ce soit en bien ou en mal.

Et elle ? Dans quelle cour jouait-elle ?
- Bon et bien au plaisir Milli, j’espère qu’on se reverra.
J’eus un vague signe de la tête, mais déjà, j’en étais revenue au plus important autrement dit, Ulrich ; et la jeune fille me sorti instantanément de la tête.

- On ne me fait pas attendre en effet, renchéris-je pour bien faire comprendre à Ulrich que malgré toute la sympathie que j’avais pour lui, il y avait toujours des choses qui ne changeait pas. Et j’avais déjà ma contre-attaque toute prête dans ma tête, inconsciemment, car cela faisait partie des automatismes que j’avais gagné au fil des années. A part si c’est une surprise… précisai-je l’air de rien, mais ça voulait bien dire ce que ça voulait dire ; je n’étais pas tant d’humeur à faire des concessions.

N’était-ce pourtant pas précisément ce que j’avais fait aujourd’hui ?

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