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Jeux interdits (Phil)

 
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 Jeux interdits (Phil)

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Heather Lass
Assistante de Potions



Féminin
Nombre de messages : 2349
Localisation : Un peu d'intimité, c'est possible, oui?!
Date d'inscription : 05/11/2007

Feuille de personnage
Particularités: Irlandaise et fière de l'être & Animagus non déclaré (renard polaire)
Ami(e)s: Les meilleures sont un peu épartillées, mais elles restent : Lyra, Megane, Haley, Lilian, Katie, Gab
Âme soeur: “I am the voice in the wind and the pouring rain, I am the voice of your hunger and pain, I am the voice that always is calling you, I am the voice, I will remain”

MessageSujet: Jeux interdits (Phil)   Lun 15 Avr - 17:52

Heather referma soigneusement, les uns après les autres, ses livres de cours étalés sur la table de la salle commune. Il régnait dans la pièce cette ambiance particulière des vendredis soirs, quand tout le monde se retrouvait après le dîner et profitait, enfin, des premières heures du week-end, en remettant au lendemain les devoirs et les responsabilités. Tout d'abord, c'était ce qu'Heather avait fait, en sortant de son dernier cours, Potions, mais quand elle avait croisé Katie dans les couloirs et qu'elle lui avait proposé d'aller se balader dehors et de passer la soirée ensemble comme cela leur arrivait souvent, il s'était avéré qu'hélas Katie avait un entraînement de Quidditch toute la soirée. Résignée, Heather rebroussa chemin, et si elle avait également envie de passer du temps avec Haley qu'elle n'avait pas vue depuis quelques temps, elle savait que celle-ci devait être occupée avec Scott - comme elle l'était souvent ces derniers temps. En regardant la silhouette athlétique de Katie s'éloigner dans le couloir, Heather se mordit la lèvre en retenant un petit sourire coupable. Elle savait que Katie allait lui en vouloir de ne pas lui avoir parlé de cette idée qui lui trottait dans la tête et encore plus si elle la mettait à exécution, mais il semblait tout d'un coup que le destin avait décidé que cela se passerait ainsi... Heather avait fait prestement demi-tour pour prendre le chemin des cuisines : voilà, elle allait le faire. Arrivée dans celles-ci, elle se fit accueillir par deux petits elfes de maison qui s'empressèrent de lui demander ce dont elle avait besoin. L'un des deux regarda craintivement le blason vert et argent de l'uniforme de la jeune fille, mais elle s'empressa de leur lancer des grands sourires et de leur demander poliment les ustensiles et les ingrédients nécessaires. C'était une recette familiale et qu'elle connaissait par cœur, aussi elle n'avait pas besoin de recette, et elle se lança dans le confection de shortbreads - des petits biscuits longs et sablés qu'elle avait toujours adorés. Quand ils furent cuits, après que les elfes de maison lui aient apporté du jus de citrouille et plein de choses qu'elle n'avait pas spécialement demandées, elle les trempa à demi dans une pâte de chocolat qu'elle avait préparée, puis les fit sécher d'un coup de baguette magique. Quelques secondes plus tard, les elfes s'étaient déjà chargé de tout nettoyer et de tout faire disparaître et, un peu gênée, elle les remercia et accepta la petite boîte qu'ils lui tendirent pour qu'elle y range ses gâteaux. Elle n'avait jamais été très habituée à se faire servir par des elfes, sa famille n'en avait jamais eu, et quand elle était arrivée à Poudlard et qu'elle avait constatée qu'elle pouvait continuer à se faire gâter et dorloter en donnant des ordres à des elfes tout asservis elle avait trouvé cela formidable. Elle avait même, elle s'en rappelait et trouvait ce souvenir honteux, demandé à son père en entrant pendant les vacances s'il pouvait lui acheter un elfe rien que pour elle. La réaction ne s'était pas fait attendre - non et sans concessions - et aujourd'hui, elle remerciait fortement son père d'avoir agi ainsi, bien qu'elle ait trop d'honneur pour lui avouer un jour. En grandissant au milieu des Serpentard, elle s'était rendue compte la possibilité qu'avait certains sorciers à se comporter comme des esclavagistes avec les elfes de maison, et tout d'un coup le concept avait pris une toute autre ampleur, et la laissait plutôt mal à l'aise. Heureusement à Poudlard ils n'étaient pas traités de la même façon - mais restaient des employés tout de même.

Elle quitta les cuisines juste avant l'heure du dîner, fila dans son dortoir pour y déposer la boîte de gâteaux et partit prendre son repas avec des amis de sa classe. Le plafond magique de la Grande Salle était encore clair et sans nuages, signe que les beaux jours arrivaient, et si elle trouvait cela agréable de voir les jours se rallonger et le beau temps revenir, une sourde angoisse l'animait quand elle y pensait : la fin de l'année approchait, la fin de ses études ici... Il fallait qu'elle se mette à réviser ses ASPIC, mais la simple idée de la montagne de travail qui l'attendait et l'optique, par la même occasion, qu'elle allait faire le dernier pas qui la séparerait de Poudlard l'empêchait de se mettre à l’œuvre. Et elle ne cessait de remettre au lendemain ce qu'elle devait entreprendre, en espérant qu'avec le temps, peut-être, les choses se feraient d'elles-même.

Le dîner terminé, elle remonta dans sa salle commune avec cette idée en tête qui ne cessait de la faire sourire. Elle avait l'impression de détenir un secret qui n'éblouissait qu'elle, et en vérité, elle se réjouissait fortement de la façon dont elle avait concocté son plan. Quelle meilleure excuse pouvait-il y avoir ? Phil ne pourrait pas lui reprocher d'aller trop loin - si tant est qu'il ait envie de lui reprocher. Mais plus elle se posait de questions à ce sujet, plus elle doutait. Elle ne pouvait ni oublier le bal, ni leurs baisers dans les vestiaires ; ni l'énergie qu'il avait consacrée à réparer son balai. Et tout cela était pour elle, n'est-ce pas ? C'était ce à quoi elle se raccrochait, quand elle tentait d'être lucide de temps en temps, sans laisser ses émotions et les battements fébriles de son cœur reprendre le dessus quand elle pensait à lui.

Il avait tenu sa promesse : il cachait bien son jeu, car en plus de son travail d'assistant en Métamorphose, il savait apparemment sur le bout des doigts comment fonctionnaient les balais, comment les réparer et comment s'en occuper. Heather s'y connaissait un peu - juste assez pour comprendre que la fracture de son Éclair de Feu était quasi-irrémédiable - mais elle s'était rendue compte qu'il y avait un champ énorme à ce sujet qu'elle ignorait, après avoir vu Phil à l'ouvrage, les sortilèges, les produits qu'il avait utilisés. Ils s'étaient donné rendez-vous dans la salle sur demande, pour ne pas éveiller les soupçons sûrement - même si elle ne voyait pas le mal qu'il y avait à ce que Phil répare son balai, mais qu'importe, peut-être faisait-il des choses illégales ? Mais non, c'était impossible - qu'y avait-il d'illégal à réparer un balai ? Toujours était-il que la question lui trottait dans la tête, et qu'elle savait qu'elle ne l'oublierait pas tant qu'elle ne lui aurait pas demandé, pour en avoir le cœur net. Chaque chose en son temps. En tout cas elle lui était redevable, et le moment était idéal.

Sans décrocher un mot sous le regard inquisiteur de ses camarades de dortoir, elle se doucha et se changea, passant un certain temps dans la salle de bain. La façon dont elle allait coiffer ses cheveux la fit hésiter longuement - attachés, simplement, une coiffure compliquée ? Mais elle se rappelait la façon dont Phil avait défait sa tresse le soir du bal, et sa main puissante qui aimait se glisser dans ses cheveux défaits. Si bien qu'elle se contenta de bien les coiffer, de les onduler un peu plus qu'à l'habitude à l'aide de sa baguette magique, avant de s'attaquer à la partie maquillage - encore une fois elle pesa le pour et le contre, il fallait que ça soit suffisamment visible pour que ce soit joli et attirant mais pas trop pour qu'elle ne paraisse pas trop apprêtée. Elle finit en posant une légère touche de rose sur ses lèvres et enfila sa robe, au tissu fluide et légèrement satiné, gris perle, mais dont la coupe assez simple et s'arrêtant au-dessus du genou évitait de la rendre trop chic. Tout était une question de dosage, qu'elle vérifia avec un dernier coup d’œil dans le miroir : ses longues mèches rousses retombaient parfaitement sur ses épaules, dans son dos, la robe mettait en valeur sa silhouette élancée et ses formes. Elle quitta alors la salle de bain, attrapa la boîte de gâteaux, sa cape dans laquelle elle s'emmitoufla pour se cacher un peu, enfila des ballerines noires et quitta la salle commune. En parcourant les cachots, elle ne cessait d'ajuster sa tenue, tout en tentant de calmer les battements de son cœur - le stress commençait à monter. Le trajet lui parut interminable et elle se cacha plusieurs fois derrière une colonne une statue pour éviter d'avoir à justifier sa présence à cette heure et dans cette tenue, bien qu'elle maintenant les pans de sa cape fermés devant elle. Arrivée au septième étage, elle s'accorda un instant de répit et resta une ou deux minutes à reprendre son souffle après avoir monté tous les escaliers.

Elle était dans un endroit relativement dangereux : à l'entrée du couloir où se trouvaient les chambres des professeurs, un couloir clairement interdit aux élèves, et qui plus est, si on l’apercevait ici, non seulement elle écoperait d'une retenue, mais en plus elle devrait trouver un mensonge qui tiendrait la route, car jamais elle ne pourrait se permettre de Phil dans le coup - il risquait de perdre son poste. L'oreille attentive, elle attendit cinq minutes, puis dix. Aucun mouvement en provenance du couloir ou des escaliers. Il allait falloir se lancer... Prudemment, elle resserra la boîte contre elle et avança, faisant un pas, puis deux, dans le couloir interdit. Les noms défilaient sous ses yeux, gravés en lettres dorées et joliment calligraphiées sur les portes en bois, et elle parcourut une distance qui lui parut infinie avant de tomber sur la bonne porte - Phil Prescott.

Alors, sans plus attendre - car sinon elle n'allait jamais oser - elle se recomposa une allure des plus assurées, et toqua deux petits coups. Phil apparut dans l'embrasure de la porte.


- Je suis trop bien élevée pour ne pas avoir prévu de quoi te remercier, chuchota-t-elle avec un grand sourire. Ses yeux verts pétillaient, comme s'ils avaient été saupoudrés de petites paillettes dorées. Elle tenait la boîte ouverte entre ses mains, et sa cape, qu'elle ne retenait plus, s'ouvrait à partir de ses épaules, laissant sa tenue visible. Et puis, je crois que tu as quelque chose qui m'appartient, depuis le bal...

Usant volontairement de ses atouts de séduction, elle lui lança un regard appuyé sous ses longs cils roux, et s'approcha un peu plus pour murmurer d'une voix que seul lui pouvait entendre :

- Tu ferais mieux de me laisser rentrer, je ne suis pas certaine d'avoir le droit d'être ici.

Elle haussa un sourcil pour appuyer ses paroles - bien que l'interdit soit follement excitant, et c'était un avis que Phil partageait certainement, elle avait tout de même le cœur battant de ce qu'elle était en train d'oser.

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Phil Prescott
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Âme soeur: On peut choisir le modèle ? Y'avait des défaillances dans la série de la précédente...

MessageSujet: Re: Jeux interdits (Phil)   Jeu 18 Avr - 14:35

C’était une journée qui au départ n’avait pas mal commencé, car avec les beaux jours qui revenaient et le beau temps qui allait avec, c’était deux ingrédients clés qui avaient suffi à mettre de bonne humeur tout le château. Au lieu de rester enfermés à la bibliothèque, les élèves préféraient aller lire leurs livres au parc. Ce qu’il y avait de bien, c’était que comme ça en cours, ils étaient bien trop obnubilés par la couleur du ciel par la fenêtre que ce qui se passaient à l’intérieur de la salle de classe et me foutaient la paix à rester tranquillement dans mon coin à écouter Kelsey d’une seule oreille qui elle était en pleine déblatération de son cours théorique que je connaissais par cœur, pour l’avoir déjà étudié du temps où j’étais adolescent à Poudlard, et là c’était rebelote et… ouais ça faisait vraiment chier. Les gosses étaient contents, j’étais content, tout le monde était content et il n’y avait rien à demander de plus – si seulement parce qu’il y en avait une qui n’était pas contente du tout et c’était Kelsey qui après avoir fait sa petite morale à toutes les personnes présentes dans la salle en leur collant en guise de punition du travail supplémentaire, c’était sur moi qu’elle s’était occupée à s’acharner jusqu’au reste de la journée. Ces sales gamins avaient bien de la chance, parce que si eux n’avaient qu’à la supporter pendant deux heures de cours, moi c’était jusqu’au dernier de la journée que je devais me la coltiner, et ça avait beau bien se passer en temps normal, elle commençait vraiment à devenir une empêcheuse de tourner en rond, et j’avais gentiment envie de lui dire qu’elle était une emmerdeuse, et que ses copies, elle pouvait aller les faire manger à un dragon et vérifier en même temps si j’y étais. Mais c’était pas aussi simple que ça, parce qu’évidemment, si j’étais au-dessus des élèves, j’étais également en dessous des profs, et ça c’était bien chiant comme il faut parce que j’avais toujours l’impression d’être rabaissé alors que j’avais jamais demandé à être là, je faisais mon boulot en fermant ma gueule depuis le début, même si je m’accordais de plus en plus des petits extras, parce que voilà, je pouvais toujours me couper la langue et espérer que ça vienne un jour de Wayland, et puis on me l’avait bien appris dans le milieu dans lequel j’avais évolué durant toutes ces années : ce que tu veux, tu le prends et tu cherches pas à comprendre et ça faisait bien trop longtemps que j’avais mis cet adage de côté.

Donc tout ce qui avait été prévu comme être un petit jour tranquille bien pénard les doigts de pieds en éventail, c’était transformé en guerre froide, parce qu’elle avait beau être ma supérieure, ça ne l’autorisait pas à me parler correctement, et si je n’étais jamais direct, je ne lui cachais pas ma façon de penser, et ça m’avait foutu en rogne, et après le dîner, j’avais été bien content de regagner ma piaule et demain est un autre jour comme on dit et il n’y avait plus qu’à espérer que Kelsey soit du même avis que moi.

J’étais donc pas dans de super dispositions lorsque le bruit du bois que l’on frappe pour signaler sa présence se fit entendre quelques temps après – je pariais que c’était encore la prof de métamorphose qui pour terminer la soirée en beauté était venue exprès pour me déléguer le travail qu’elle avait pas envie de foutre et savourer sa nuit en train de penser à moi qui se tapais tout le boulot de merdre à sa place, et ça allait bien, en cours je voulais bien jouer les gentils petits assistants modèle, mais j’étais pas un gentil petit assistant modèle et encore moins durant une fois que j’avais quitté la salle de classe, donc j’allais là aussi gentiment l’expédier et tant pis si ça se passait mal, parce que ok c’était calé comme planque, si on pouvait appeler ça une planque, mais c’était quand même pas de ma faute si le mec de Kelsey la satisfaisait pas comme elle le voulait, c’était à lui qu’il fallait demander des comptes, pas à moi, ou bien alors je voulais bien, mais à ma manière…

Je poussai un profond soupir pour lâcher toute mon exaspération, comme un signe de révolte, bien qu’elle ne puisse pas savoir puisqu’elle se trouvait toujours derrière la porte – j’avais bien envie de la faire poireauter un peu, mais elle allait mal le prendre la connaissant, donc c’était pas la peine d’en rajouter – et allai lui ouvrir sans chercher une seule fois à avoir l’air avenant et prêt à m’en prendre plein la tronche, parce que sa merde, merci, mais elle allait se la garder.

- Je suis trop bien élevée pour ne pas avoir prévu de quoi te remercier.


… Ouais ouais ouais, c’est vrai qu’on avait déjà vu bien pire comme châtiment, alors bien sûr, sous la surprise, je ne trouvais d’abord rien à rétorquer, parce qu’une Heather toute fraîche et dispo, c’était quand même bien mieux qu’une Kelsey avec du feu qui sort par le nez, et si je n’eus pas le temps de cacher l’agacement que j’avais contre cette dernière, impossible non plus de rester stoïque comme je le faisais d’habitude en cours en présence d’Heather et mon regard passa successivement de son visage, tout sourire, à la boîte de gâteaux qu’elle tenait dans les mains – ne jamais dire non à des gâteau – pour remonter à ce qui se trouvait entre son cou et le début de sa robe qui n’avait rien à voir avec sa parfaite petite tenue d’écolière.

- Et puis, je crois que tu as quelque chose qui m'appartient, depuis le bal...

J’étais toujours bloqué sur son décolleté en me disant que quand même, heureusement qu’elle ne s’habillait pas comme ça tous les jours, même si je n’avais rien contre, et puis la fatigue y jouait aussi parce qu’elle augmentait mon temps de réaction, et puis le bal, oui, le bal… elle pouvait retourner au bal dans une robe comme ça, pas de problèmes ! Encore un tout petit plus de temps pour comprendre du quoi elle parlait, du ruban que je lui avais subtilisé quand je l’avais ramené après notre soirée et que j’avais toujours – sauf qu’on avait prévu nulle part que je devais lui rendre, mais après, s’il elle avait d’autre choses à laisser…

- Ah ça, il va falloir bien plus que quelques gâteaux pour le récupérer… chuchotai-je, réagissant enfin – elle avait de beaux yeux donc au moins, ce n’était pas encore trop difficile de laisser les miens dans leur trajectoire…

- Tu ferais mieux de me laisser rentrer, je ne suis pas certaine d'avoir le droit d'être ici.


Je m’étais redressé en même temps qu’elle s’était approchée pour mieux la dominer, échappant de nouveau un soupir, les dents serrées, en me disant que de toute façon, ça ne servait à rien de lui mentir puisqu’elle savait très bien qu’elle me faisait de l’effet – la preuve puisqu’elle était justement en train d’en user. Mais en tout cas, elle n’avait pas tort, et je me poussai pour la laisser passer, juste assez pour que nos deux corps soient obligés de s’effleurer.

- Ouais, la pyjama party avec les autres profs pour déguster des shortbreads, ça me dit moyen, les rendez-vous en tête à tête étaient beaucoup mieux. Je vérifiais rapidement si le couloir était toujours désert ou non avant de refermer silencieusement la porte derrière nous.

Ce qui se passait à l’intérieur de cette pièce, restait à l’intérieur de cette pièce.

Après, c’était pas une chambre de luxe non plus, et il y avait le stricte nécessaire, un lit, un bureau, une fenêtre, plus les effets persos et même là j’avais évité de trop en dévoiler, parce qu’à moins d’être vraiment tatillon, il n’y avait rien qui puisse laisser à penser qu’un trafiquant de balais créchait ici. En parlant de ça…

- T’as essayé l’Eclair de Feu ? Il fonctionne ? Demandai-je avant de me servir de l’une des pâtisseries – bah quoi elles étaient quand même faites pour être mangées ! – et d’en croquer un morceau, et la vache, ils étaient vraiment pas mauvais !

Ca n’avait pas été si simple que ça parce qu’il avait été bien amoché et j’avais dû passer un moment dessus, parce que tout ne s’était pas exactement passé comme prévu ou disons plutôt…. Que ça avait été plus long que prévu, mais pas impossible – il n’y avait jamais rien d’impossible qu’à part lorsqu’il était brisé net en deux. J’avais résisté à la tentation d’y intégrer deux trois trucs supplémentaires, car même s’il y avait de fortes chances pour qu’Heather ne remarque pas, c’était quand même bien trop risqué pour si peu, et puis en plus je ne lui avais rien demandé en retour. Mais bon, en même temps, ça avait quand même valu le coup, parce que vu ce qu’elle m’apportait maintenant sur un plateau d’argent…

J’avais tiré la chaise pour m’asseoir dessus après avoir débarrassé la table pour lui proposer à elle de s’installer sur le lit, et puis il faisait bien assez chaud ici pour qu’elle retire sa cape non, après tout, elle en avait pas besoin ! J’engloutis deux trois gâteaux de plus, parce que même si j’avais déjà bien mangé, il y avait bien assez de place pour tout le monde dans mon estomac, et pas que.. ! Depuis la dernière fois, rien n’avait été établit de très clair, même si bon, j’avais quand même pensé à une suite, même si cette suite n’arrivait que maintenant, et c’était Heather qui l’avait déclenché, et ça voulait bien dire qu’elle y avait réfléchis aussi entre temps – les questions sur le reste, pas la peine d’y penser, surtout que c’était loin d’être mon genre de tergiverser pendant mille ans.

Après avoir englouti ma dernière bouchée, je tapai ma paume sur la table – la pause-café c’était bien beau, mais je n’avais rien contre non plus un peu d’action !

- J’crois que maintenant, il est temps de passer au dessert… j’avais rapproché ma chaise de la belle robe argentée de Heather, même si c’était cette dernière qui mettait le tissu en valeur et pas l’inverse. Comme d’habitude, nos rencontres étaient chargées de sous-entendus, sauf qu’ils n’avaient aucunes ambiguïtés pour nous – qu’elle ne vienne pas me raconter que ses attentions étaient tout ce qu’il y a d’innocent, je n’y croyais pas une seconde, et je ne comptais pas lui laisser le temps d’hésiter, bien trop ravi de pouvoir en profiter, surtout que cette fois, logiquement, il ne devait y avoir personne pour nous interrompre…

Tout en me penchant vers elle, je saisi sa nuque, et ensuite ses lèvres, pour ne penser à rien d’autre qu’à ce baiser au goût d’interdit, donc encore plus délicieux – pourtant dans ce tableau, nous n’étions rien de plus que deux personnes dont l’attirance nous ramenait l’un à l’autre.

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Heather Lass
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MessageSujet: Re: Jeux interdits (Phil)   Mar 23 Avr - 20:37

Quand il était apparu, même si le couloir peu éclairé ne donnait pas à Heather le loisir de l’apercevoir distinctement, elle avait tout de même lu sur ses traits quelque chose qui tenait de l'agacement ; sa bouche était plus plissée qu'à l'habitude et son regard plus dur, même si, Heather en avait toujours été frappée, il y avait sans cesse quelque chose de dur au fond de ses yeux, comme si il ne contrôlait pas entièrement la rage qui cherchait à s'échapper de lui. Elle ne s'était pas dégonflée en tout cas - son sourire radieux et son regard insistant étaient toujours là, tandis qu'elle attendait qu'il le laisse rentrer, mesurant du regard cette jeune fille venue toquer à sa porte et qu'il n'attendait certainement pas. Heather commençait à savoir quand elle réussissait à plaire aux garçons - il y avait quelque chose de la petite enfant gâtée qui restait en elle, fragment de l'enfance, et qui se plaisait à croire qu'elle serait toujours la préférée, qu'elle pouvait plaire rien qu'en battant des cils - et elle n'hésita pas, suivant le regard de Phil, qui se posa sur elle d'une manière plus insistante qu'un regard de bienvenue. Déjà son cœur s'échauffait un peu, alors qu'elle n'était pas rentrée dans la chambre de l'assistant de Métamorphose : c'était un pas en avant, indéniable et irréversible. Qu'arriverait-il ensuite ? Elle savait qu'elle jouait gros - sans trop se douter de l'issue que pourrait prendre cette soirée, elle ne pouvait toutefois s'empêcher de se demander si elle était la seule à s'être tenue aussi, si elle serait la seule, et si, une fois cette soirée passée, il y aurait un quelconque changement dans le petit jeu auquel ils se livraient depuis un petit moment à présent...

- Ah ça, il va falloir bien plus que quelques gâteaux pour le récupérer…

Elle jugea bon de répondre par un unique petit sourire à la fois charmeur et entendu, et il s'effaça devant elle, jetant un regard dans le couloir avant de fermer la porte. Dans un bruissement infime de tissu, Heather était rentrée dans la pièce - plutôt spacieuse et confortable, mais pourvue sommairement, et peu décorée, et tout d'un coup elle eut l'impression que c'était l'appartement de quelqu'un qui prévoyait de ne pas rester longtemps, ou bien de ne s'investir en rien, et elle jeta un regard à la dérobée à Phil, tandis qu'il tirait une chaise et la table pour les installer.

- Ouais, la pyjama party avec les autres profs pour déguster des shortbreads, ça me dit moyen, conclut-il alors que tout d'un coup la porte s'était refermée, réellement refermée, songea Heather, et qu'il n'y avait rien ni personne qui ne risquait dorénavant de venir s'opposer à cette soirée inattendue.

Fièrement, elle s'installa donc sur le lit, mais sous sa fierté se cachait en réalité une agitation des plus intenses alors qu'elle avait frémi en frôlant Phil en rentrant dans la chambre, et que tout d'un coup elle se sentait bien petite et bien seule au milieu de cette chambre qui n'était finalement qu'un lieu parfaitement étranger avec un garçon qu'elle connaissait plus ou moins - et qui lui garantissait qu'il la considérait de la même manière qu'elle le considérait, elle ?... Comme il faisait bon et qu'elle avait résolument besoin de s'occuper les mains, elle entreprit d'ôter sa cape - sans compter le fait que sa robe devait jouer en sa faveur, alors autant la montrer - avant de la poser sur le lit. Phil, visiblement heureux de son initiative, goûtait déjà l'un des gâteaux qu'elle avait cuisiné, et elle ne retint pas un petit sourire après qu'il eut parlé. Son accent ressortait si fortement parfois, et détonnait tant que, maintenant qu'elle avait plus ou moins accepté le fait qu'ils étaient à la fois frères et ennemis, cela ajoutait une petite pointe de piment à l'interdit qui pavait leur chemin.


- Pourtant, je suis sûre que tu serais ravi de te retrouver au milieu de toutes ces femmes, répondit-elle en le regardant droit dans les yeux, l'air de rien, comme si elle parlait de la pluie et du beau temps - mais elle n'était pas mécontente de sa petite pique.

Elle voulut demander si ses gâteaux lui plaisaient, mais puisqu'il attaquait déjà le deuxième ou le troisième elle en déduisit, non sans satisfaction, que oui.


- T’as essayé l’Eclair de Feu ? Il fonctionne ?


Ça n'avait pas été une mince affaire de l'expliquer à son père - elle avait eu à le faire car il aurait fallu lui expliquer d'où venait la légère entaille, qui ne se voyait presque plus, sur le manche du balai - mais elle avait fini par évoquer globalement le sujet : en pleine séance d'entraînement, il y avait du vent, elle avait perdu le contrôle, elle était tombée, elle n'avait pas eu mal, mais l’Éclair de Feu si, et heureusement, un professeur de l'école s'était chargé de le réparer, et il était comme neuf à présent. Il y avait sans doute autant de vrai que de faux dans cette histoire mais elle ne se voyait certainement pas expliquer à son père, si protecteur de sa fille, la façon dont elle avait défié stupidement ce jeune homme qui était presque son professeur, la façon dont elle était tombée, dont elle s'était transformée, et dont ensuite il s'était... proposé pour réparer son balai à l'abri du regard de tous, car décemment, ils ne pouvaient pas vraiment se côtoyer comme de simples amis. Heureusement que la famille Lass n'était pas à Poudlard - Heather imaginait déjà les regards belliqueux de ses frères à l'égard de Phil, si ils avaient compris ce qui se tramait entre eux. Enfin, cela dit, il ne se tramait rien. On pouvait aussi voir la chose de cette manière : Phil avait juste réparé son balai, et ce qui s'en était suivi dans les vestiaires ou le soir du bal ne regardait pas vraiment le reste du monde. Oui, c'était mieux comme ça. Heather était sans arrêt partagée : prendre l'affaire par-dessus la jambe en se posant pas d'avantage de questions et en ne se souciant de rien, tout comme elle était de plus en plus frustrée d'être prise autant à la légère. Finalement, elle ne savait pas grand chose de Phil, mises à part ses origines et son parcours, vaguement - et puis, son talent avec les balais. Mais ensuite ? Il embrassait rudement bien et savait éveiller en elle des sentiments qu'elle n'était pas vraiment en mesure de refouler, rien de plus. Elle ne savait pas pourquoi il était ici, dans quel but, si la Métamorphose était sa passion, si il voulait devenir professeur, où était sa famille, qui était ses amis, et ce qu'il prévoyait pour la suite. Et si d'un côté c'était l'assurance, pour l'instant, qu'ils continuent à jouer au chat et à la souris, ce n'était finalement que la preuve qu'ils ne se connaissaient pas assez, et Heather en était peinée. Elle avait envie de le connaître - et peut-être ne le montrait-elle pas trop sous ses regards charmeurs et ses grands airs - mais en réalité, elle ne savait pas trop comment s'y prendre. Elle avait l'impression que, tout assuré et viril qu'il était, il prendrait la fuite dès qu'elle tenterait de lui tendre la main.

Quelque part, Heather avait toujours recherché l'attention des garçons comme si ils lui confirmaient qu'elle était une personne digne d'intérêt, et c'était aussi pour cela qu'elle avait été si proche de Harry - parce qu'il était si attaché à elle qu'elle se savait la petite princesse d'un monde où il n'y avait qu'elle. C'était différent avec ses amies - elle n'était pas autant dans le besoin de plaire, il y avait toujours eu avec Lyra, Haley, Katie, Megane, Lilian, une espèce d'osmose, de bien-être sans questionnement, juste parce qu'elles représentaient la mère et les sœurs qu'Heather n'avait pas eues, et qu'elle n'avait pas besoin de se battre pour exister à leurs yeux. Mais pour la première fois, un garçon, Phil, éveillait en elle des choses nouvelles : elle avait envie de lui montrer de l'intérêt elle aussi, elle avait envie qu'il comprenne qu'elle pouvait lui donner toute l'attention dont une personne a besoin, au même titre qu'elle avait envie d'être importante à ses yeux. Cet équilibre nouveau la prenait de cours, et elle ne savait pas trop comment le gérer, mais toujours était-il qu'il s'exprimait, petit à petit.


- Oui, merci encore. On a eu entraînement vendredi dernier, et c'était parfait, exactement comme avant ! Peut-être qu'au début je l'ai senti légèrement plus sensible quand j'exécutai des figures un peu précises, mais ça n'a pas duré. J'ai senti que le bois avait retrouvé toute sa puissance,
conclut-elle avec un sourire sincère.

Elle ne tendit pas la main pour manger un des gâteaux avec Phil, sa gorge était un peu nouée, non pas de stress mais d'une hâte positive qui bouillonnait doucement en elle. Elle savait, pertinemment, qu'ils n'allaient pas passer le reste de la soirée à discuter Quidditch, mais elle se demandait bien qui allait faire le premier pas. Pour ne pas trop dévisager Phil, sa silhouette et la courbe de son dos qui laissait clairement entrevoir qu'il était bien musclé, elle laissa son regard dériver dans la pièce à la recherche d'un quelconque détail qui pourrait lui en apprendre d'avantage - et d'ailleurs, où était son ruban ?... Elle retint à temps un léger sursaut quand tout d'un coup Phil posa sa main sur la table, et que le bruit la surprit.


- J’crois que maintenant, il est temps de passer au dessert…

Sans doute que c'était aussi bien que cela se passe ainsi : elle n'avait pas vraiment envie de tourner autour du pot des heures, et visiblement, Phil non plus. Alors elle se laissa faire volontiers, lui offrant ses lèvres sans détours, et il lui semblait que cela faisait des jours qu'elle avait attendu cela. Toutes les sensations du bal, du vestiaire, lui revinrent en mémoire, comme une avalanche, et elle agrippa les bras de Phil de ses deux mains avant de les remonter vers ses épaules et de les nouer vers son cou. Il avait toujours cette manière d'embrasser avec une certaine violence qu'il dosait juste comme il fallait, et comme à chaque fois, Heather se sentait toute tremblante entre ses bras, et, d'une certaine manière à sa merci. Mais elle trouvait que Phil était trop loin, et elle tira son cou vers elle en se penchant en arrière pour qu'il la rejoigne sur le lit, à ses côtés, en lui lançant un petit regard amusé - son cœur battait trop vite et vite elle avait besoin de l'embrasser à nouveau, à la fois parce qu'elle ne voulait pas arrêter, mais à la fois aussi parce qu'elle avait peur, un petit peu, de quoi ?, elle ne savait même pas. Après quoi elle s'installa plus à son aise, en repliant une de ses jambes sous elle et en se collant contre lui se demandant quand ils allaient basculer à l'horizontale - son cœur battait un peu plus fort. Et si, une fois qu'il aurait eu ce qu'il voulait, il ne la jugeait plus digne d'intérêt ? Elle avait envie que rien ne s'arrête, mais elle n'avait pas envie de tout perdre pour autant.

- Comment ça se fait que tu connaisses aussi bien les balais, tout ça ? Tu as fait quoi avant de venir enseigner à Poudlard ? lui demanda-t-elle tout à trac, d'une voix douce parce qu'elle lui murmurait à l'oreille et que leurs visages étaient tout proches. Elle avait remonté une main le long de sa joue, puis dans ses cheveux, et elle le forçait à la regarder. ... Tu es bien mystérieux, se reprit-elle avec un petit sourire malicieux, consciente qu'elle avait un peu l'air de lui faire passer un interrogatoire.

Pour qu'il ne s'enfuit pas - pas trop - elle grimpa un peu plus sur ses genoux, se collant contre lui et repoussa ses cheveux d'un petit geste de la main avant de l'embrasser sans lui laisser les choix, tenant les rênes, et ne rompant leur baiser que lorsqu'elle le décida.

- Et ne te fais pas d'idées, je suis venue ici uniquement pour récupérer mon ruban, le défia-t-elle d'un regard provocateur sans se départir de son sourire. Elle attrapa ensuite les mains de Phil et les plaça sur sa taille, se penchant un peu plus vers lui, tout en se demandant si, de ce petit jeu, l'un des deux allait ou avait gagné, et lequel était-ce vraiment, au fond.

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Phil Prescott
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MessageSujet: Re: Jeux interdits (Phil)   Lun 29 Avr - 21:36

Alive
Hot like the sun
Wet like the rain
Green like the leaves
Life is a game

Stars in my head
Shine Moon shine
Everything's cool
And I feel fine !


- Pourtant, je suis sûre que tu serais ravi de te retrouver au milieu de toutes ces femmes.

Je ne me laissai pas troubler parce qu’Heather venait de formuler. Soit elle l’avait ait en toute innocence en pensant vraiment que je n’allais pas deviner tout de suite ce qu’elle allait entendre par là, soit elle attendait une réaction bien précise de ma part, et si je savais laquelle que c’était, je ne tenais pas plus que ça à lui offrir sur un plateau d’argent – depuis la dernière fois, depuis la première fois même, rien avait changé, surtout que ce n’était pas comme si elle n’avait pas fait d’autres remarques de ce genre depuis la première fois. Elle s’attendait à quoi ? Que le temps ferait évoluer les choses… vers quelque chose de mieux ? On était déjà dans un truc pas mal, et puis tout le monde sait que le mieux est l’ennemi du bien, alors elle pouvait pas arrêter de me bassiner avec ça à chaque fois qu’on se voyait ? Et allez, même si je l’avais envisagé autrement qu’une jolie jeune fille en fleurs avec qui passer du bon temps à quoi ça aurait rimé, parce que c’était impossible, du moins pas dans un contexte comme Poudlard, ça lui aurait attiré des problèmes, mais bon, ça à la limite, elle était assez grande pour s’en charger toute seule, elle savait les risques, sinon, il y aurait bien eu longtemps que je n’aurais plus eu de ses nouvelles et surtout, elle ne serait pas venu me remercier à coup de gâteaux – mais c’était moi qui allait avoir un paquet d’emmerdes, donc si je pouvais éviter de les ajouter à celles que j’avais déjà… Bien sûr que sa compagnie n’était pas déplaisante, et à présent qu’elle était dans cette chambre, j’avais tout dans l’idée qu’elle se repose un peu avant de reprendre le chemin de sa salle commune : après tout ça faisait une petite trotte les cachots, il fallait bien qu’elle récupère un peu d’énergie avant !

Donc qu’elle ne compte pas trop sur moi pour me transformer en beau Prince Charmant et tout le bataclan, mais après, si elle partait dans l’optique de se satisfaire du strict minimum, il y avait bien plus que je pouvais lui offrir, ça c’était certain.


- C’est vrai qu’il y a sans doute du bon à prendre… C’était elle qui le disait, pas moi ! Mais comme je ne tenais pas trop à ce qu’elle se vexe et se casse elle et sa pâtisserie, il fallait parfois user un peu de diplomatie. Qu’est-ce qu’elles étaient emmerdantes, les filles et leur diplomatie… Donc même si je venais d’affirmer ma position, je pris le temps d’ajouter quand même : Mais si elles étaient là, ça voudrait dire que ta place n’est pas ici, je trouverais ça assez dommage que tu doives partir si vite..

Voilà, ça allait le contenter un minimum non ? En plus, c’était loin d’être des mensonges, juste bon à lui graisser la patte – il y avait un peu de ça, mais bien en dessous de toutes les autres couches. En parlant d’autres couches, il y en avait bien trop peu qui recouvrait son corps, et mentalement, j’étais déjà en train de penser au bruit léger de sa robe, vu la matière, qui devait glisser comme un mince filet d’eau claire sur sa peau parsemées de tâches de rousseurs – et ça on pouvait dire ce qu’on voulait, ça augmentait sa candeur, alors qu’elle n’en avait pas tant que ça, fallait pas déconner, mais du coup, elle en était encore plus désirable – lorsqu’on faisait glisser les bretelles sur ses épaules.

Je ne vis qu’ensuite que j’avais retenu ma respiration en pensant à tout ça, du coup je pris une grande inspiration, avant d’expirer, mettant ça sur les shortbreads que j’engouffrais dans ma bouche pour tenter de m’occuper à autre chose.

Après, l’histoire ne dit pas si c’est une franche réussite ou pas.

Il n’y avait bien que les balais qui restaient une source sûre. La preuve, pour le moment, ça fonctionnait presque, car j’arrivais à suivre la conversation, même si, c’est vrai, mes mains avaient très envie d’aller vérifier vers elle-même si la façon dont la robe épousait les courbes d’Heather, c’était un effet d’optiques, ou si elles existaient vraiment. Quoi ?! C’était quand même légitime de vouloir savoir !


- Oui, merci encore. On a eu entraînement vendredi dernier, et c'était parfait, exactement comme avant ! Peut-être qu'au début je l'ai senti légèrement plus sensible quand j'exécutai des figures un peu précises, mais ça n'a pas duré. J'ai senti que le bois avait retrouvé toute sa puissance.

Comme je prenais toujours les réparations les plus complexes comme des défis, évidemment, je n’étais pas peu fier d’avoir pu remettre son Eclair de Feu sur les rails – ils étaient sensibles, malgré leur technologie, et très souvent, les problèmes qu’on décelait chez eux n’avaient rien à voir avec ceux découverts dans des modèles plus anciens. Ils avaient tous leurs particularités et c’était pour ça que pour ce genre de job, il fallait connaître leurs propriétés par cœur. C’était aussi précis que les potions !

- Fais attention quand même pendant quelques temps, car il a retrouvé sa solidité, mais il va lui falloir encore plusieurs semaines pour que le bois se consolide parfaitement. Je haussai les épaules, avant d’en revenir à nos habituelles provocations, si t’évites les courses en pleine tempête, ça devrait le faire.

J’avais beau être passionné, des passions, je n’en avais pas qu’une dans la vie, et les rousses aux cheveux sauvages, elles en faisaient partie. Je ne me retenais pas lorsque je sentis mon corps partir vers l’avant pour se retrouver ensuite à ses côtés – là où se trouvait sa place. S’il fallait mettre des mots dessus, j’avais tout à fait conscience de ce qui m’attirait chez elle, cet air trop sûr de lui qui en réalité dépeignait sa trop grande hésitation, et je me demandais : avait-elle eu beaucoup d’expérience avant ça, jusqu’où c’était allé, et comment ? Ce n’était pourtant pas mon genre de me concentrer sur l’historique d’une nana, mais après tout comme on était obligé de se côtoyer souvent à Poudlard, c’était pas comme si elle avait disparu dans la nature, comme celles que je trouvais par hasard dans les clubs de soirée, voilà tout.

Il n’allait pas trop falloir qu’elle hésite longtemps, parce que je n’avais pas oublié cette impression de pas terminé dans les vestiaires, et si c’était des trucs de petites filles qu’elle voulait faire, elle avait frappé à la mauvaise porte, et il valait mieux qu’elle aille rejoindre Rachel Greyson tout de suite, pour s’échanger des conseils. J’avais collé ma main dans le haut de son dos, avant des redescendre mes doigts et de les presser contre le tissu avec envie, parce que je n’avais jamais rien contre faire monter un peu la tension, parce que ça provoquait toujours plus de plaisir, mais quand je décidais de la faire exploser, ensuite, c’était plus trop le moment de revenir en arrière. Soit c’était maintenant, soit elle retournait faire ses rêves de gamine dans son dortoir ! Ce qui aurait été trop con, parce qu’au moins ici, ils pouvaient devenir réalités…


- Comment ça se fait que tu connaisses aussi bien les balais, tout ça ? Tu as fait quoi avant de venir enseigner à Poudlard ? ... Tu es bien mystérieux.

Oui, quand arrivait ce stade, les questions devenaient bien superflues. J’avouais que c’était bien joué, j’avouais que c’était bien joué parce qu’à présent qu’elle avait gratté l’allumette à être plus dispos qu’au tout début lorsque j’avais ouvert la porte, mais sans trop pousser non plus – elle devait faire attention maintenant à ce que la flamme ne vacille pas, ni qu’Heather se brûle les doigts, une fois la petite tige de bois réduite à néant par le feu…

Je la saisi sous ses jambes à l’aide de mon avant-bras pour la caser dans une position plus appropriée pour nous deux, c’est-à-dire l’un contre l’autre, avant de garder ma paume sur l’un de ses genoux pour la bloquer et l’empêcher de s’écarter, si jamais, on ne sait pas, elle en avait envie.


- Parce que c’est un truc cool, répondis-je parce qu’elle n’allait pas s’imaginer quand même que j’allais lui dire la vérité, bien qu’elle l’ignorait. Mais comme je n’étais pas sans ignorer non plus que ça faisait plusieurs fois là aussi qu’elle se faisait la réflexion, et que moins elle en avait des réflexions, mieux c’était pour moi, il allait bien falloir à un moment ou à un autre que je lui donne une explication, sinon c’était là qu’elle allait vraiment se douter une épine quelque part, et il ne fallait pas. C’est parce qu’avant de venir à Poudlard comme tu dis, y’avait une boutique dans laquelle je bossais, et j’ai appris deux trois astuces. Je disais ce qui me passait par la tête, et le premier exemple qui m’était venue, c’était Ewan qui travaillait chez l’apothicaire. Donc ce n’était pas vraiment un mensonge. La vérité de quelqu’un d’autre seulement. Tout au plus. A quelques détails près. Mais j’avais d’autres aspirations à côté, du coup je m’suis barré.

Quel récit émouvant. Comme on s’embrassait de nouveau, je la laissais faire ce qu’elle avait envie, parce que j’adorais lui faire croire qu’elle m’envoûtait assez pour arranger la soirée comme elle voulait – elle était entêtante je ne le niais pas – pour ensuite la surprendre au moment où elle s’y attendait le moins pour enfin la dominer comme je le voulais moi.


- Et ne te fais pas d'idées, je suis venue ici uniquement pour récupérer mon ruban.

Je haussai les sourcils, et pour toute réponse la fit tomber sans difficultés aucune au fond du canapé. Elle parlait mais le fond de ses pupilles évoquait tout le contraire et si elles avaient été dotées de parole, j’étais certain qu’elles se seraient défendues de cette affirmation.

- Je réfléchis, et peut être que je te le donnerai, si en échange, tu me laisses autre chose, c’était honnête comme proposition vraiment ! Je glissai vers son oreille, après lui avoir embrassé la tempe. Comme je sais pas, ta robe par exemple, elle est jolie… Pour ne pas lui laisser l’occasion de répondre, je m’emparais de ses lèvres, sans plus les lâcher une minute ou deux et pendant ce temps, je passais simplement mes mains sur son corps, juste pour réveiller les sensations que sa robe justement, gardait cachée, mais ça n’allait plus durer très longtemps parce qu’il n’y avait pas que ses vêtements dont j’avais envie. Donc pour ça, il va falloir que tu l’enlèves.

Et qu’elle ne vienne pas répliquer ensuite qu’elle avait mis une fringue pareille avec la ferme intention de la garder sur le dos ! Je posais mes doigts dans la chute de ses reins pour l’obliger à se cambrer et en même temps la redresser pendant que j’en faisais de même et j’allais déposer quelques baisers sur ses épaules avant de faire tomber les minces ficelles qui servaient à sa robe d’être maintenue en place, et comme je l’avais imaginé précédemment, elle s’effondra gracieusement, comme si elle n’avait été qu’un vulgaire voile de fumée sur ses hanches et je fermai les yeux avant de recommencer à l’embrasser parce que mon esprit était déjà passé à l’étape supérieure, et j’en demandais plus – tout de suite. Devenant plus franc, je me collais contre elle pour qu’elle flanche de nouveau et se retrouve bloquée entre moi et le matelas du lit puis mes lèvres allèrent explorer tout ce qu’on leur avait refusé jusqu’à présent, soit par la force des choses, soit par Heather elle-même, et elle ne pouvait s’en vouloir qu’à elle-même si elle en payait le prix maintenant parce que quand on vous fait saliver, ensuite, lorsqu’on l’obtient vraiment, on l’a tellement attendu, qu’on prend même plus vraiment le temps d’en profiter. D’ailleurs je ne cherchais plus vraiment à prendre ma respiration, et ne constatais que bien plus tard que j’avais attrapé son poignet que j’avais ramené près de son visage, prenant quelques mèches au passage parce qu’ils l’encerclaient toute entière, afin de la maintenir prisonnière. Je la lâchai plus doucement et me redressai assez pour pouvoir la regarder droit dans les yeux.

- Par contre, il faut que tu saches que la nuit est incluse dans le deal, murmurai-je parce qu’on ne savait jamais, je commençais un peu à me méfier de ses réactions impromptues et là, si elle comptait partir sans même me contenter d’abord, c’était qu’elle avait mal avisé son coup, parce que je n’allais pas la laisser faire, et une fois de plus je demandais sa bouche, en maintenant son cou fermement pour ne pas lui laisser l’opportunité de tourner la tête.

Pour le lui montrer, je la soulevai comme un rien, pour lui ôter définitivement sa belle robe, la passait le long de ses jambes longilignes et musclées pour la faire atterrir quelque part sur le sol – ça n’avait plus grande importance. Il y avait bien quelques vêtements dont elle n’allait pas avoir besoin pour ce qu’on allait faire et qu’elle portait encore, mais je ne pouvais pas tout faire à la fois avait déjà bien à faire avec ses formes qu’il fallait qu’elles connaissent un peu mieux, même si nos jambes se liaient déjà en prévision de la suite qui allait venir.


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The root that feeds us ?
Can you hear
The words that I say ?
Can you feel
The music move you ?
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MessageSujet: Re: Jeux interdits (Phil)   Dim 5 Mai - 1:06

Ils étaient grands et seuls maîtres de leurs actions : c'était à peu près ce qui tournait en boucle dans l'esprit de Heather, essayant de la convaincre de ce qui allait se dérouler. Car elle le savait - il le savait aussi. Quelle autre issue y aurait-il que celle qui se profilait déjà ? Elle n'était pas venue dans la simple et unique raison de lui faire goûter de ses pâtisseries, pour le remercier - c'était ce qu'on appelait un prétexte, ni plus ni moins. Il y avait quelque chose de tacite dans ce rendez-vous à l'abri des regards indiscrets, dans la chambre même de Phil, et cela Heather n'était pas assez niaise pour l'ignorer. Et même si elle feintait la totale assurance de soi, son coeur battait aussi fort que si elle se préparait à sauter d'une falaise un peu trop haute pour que la chute soit correctement assurée. Elle n'avait pas peur de déplaire à Phil, elle savait qu'elle l'attirait tout comme il l'attirait elle, tout comme l'avaient prouvé leurs étreintes plutôt passionnée le soir du bal, ou encore dans les vestiaires. Non, la seule hésitation qui insinuait le doute en elle et la rendait vulnérable, c'était cette question toute simple : et ensuite ? Phil aurait eu ce qu'il désirait, ni plus ni moins, même si il l'appréciait. C'était le lendemain qui lui faisait peur, car Phil avait nettement laissé apparaître ses manières d'pêtre avec les filles. Combien avaient profité de ses bras ? Et si... Et si elle n'était pas la seule à avoir goûté des faveurs de ses appartements, comme ce soir ? Heather avait été trop habituée à être la seule et l'unique, la préférée, pour supporter de n'être qu'un trophée parmi d'autres. Elle voulait Phil pour elle toute seule : oui. Et c'était bien la première fois que cette sensation se faisait plus forte que les autres, la première fois depuis longtemps - depuis Harry. En grandissant ensemble, ils avaient construit malgré eux une relation d'exclusivité qui allait très bien à Heather. Par la suite, les garçons avec qui elle avait flirté avaient compté, oui, mais pas assez pour qu'elle s'y accroche - sans compter Nathanel Fleming, mais il était un cas à part, car malgré tous les fantasmes qu'elle avait eu à son égard, ceux-ci restaient à sens unique. Elle était trop jeune et se comportait trop comme telle pour qu'il la prenne au sérieux, elle avait mis un certain temps à s'y faire, mais avait fini par le comprendre. Avec Phil, c'était différent... Elle avait envie d'être celle qui pouvait se différencier des autres, aussi présomptueux que ce soit. Elle était trop troublée par la dualité au fond de son regard : cette étincelle dure et moqueuse, et celle, plus enfouie, qui regroupait silencieusement tous les mystères qu'il semblait garder méticuleusement hors de propos.

Elle ne prit pas la peine de relever, à moitié flattée de sa remarque, à moitié blessée qu'il ne soit plus direct. Elle ne voulait pas partir si vite, ni ce soir ni jamais, le comprenait-il ?

Enfin, se dit-elle avec amertume, essayant de sa raisonner : après tout il n'était qu'un frère ennemi, peut-être ne fallait-il pas chercher plus loin. Sans grandes difficultés, elle imaginait la réaction de ses frères, de ses parents, à l'instant même où ils entendraient l'accent prononcé de Phil. L’Irlande avait de cela qu'elle héritait encore aujourd'hui de la lourdeur de son passé, et si dans les endroits les plus ouverts, comme les grandes villes, les mentalités se faisaient peu à peu à accepter leur histoire, les endroits comme celui dans lequel habitait Heather, bien plus emprunts encore de la culture et de la langue irlandaise, de la déchirure qu'avait été la guerre civile, pardonnaient bien moins facilement. Heather elle-même portait cet héritage, fièrement, sur ses épaules. Sa propre famille, toutes les familles autour d'elle, avaient été victime de la domination britannique. Comment ne pas en vouloir à ceux, au nord, qui les avaient abandonnés, à ceux qui avaient choisi le camp des colons plutôt que leurs propres frères ? Mais plus elle apprenait à connaître Phil, plus le doute s'immisçait dans son esprit : il n'était pas si différent d'elle et de sa culture, loin de là...

- Fais attention quand même pendant quelques temps, car il a retrouvé sa solidité, mais il va lui falloir encore plusieurs semaines pour que le bois se consolide parfaitement. Si t’évites les courses en pleine tempête, ça devrait le faire.

Tirée de ses pensées, elle eut un petit sourire en constatant l'air si passionné de Phil lorsqu'il évoquait le Quidditch. Saisissant la balle au bond, elle conclut avec un petit air provocateur, puisqu'ils aimaient tant à en user :

- Tout dépend de si on vient me provoquer en duel, tu sais bien que je ne suis pas du genre à m'y soustraire.


Mais la suite ne lui laissa pas le temps de poursuivre plus longtemps son petit numéro. Avec sa fougue habituelle, Phil l'avait attirée contre lui et les querelles se dissolvaient déjà dans leurs baisers. Dès l'instant où leurs lèvres entrèrent en contact, où Heather sentit la peau de Phil sous ses vêtements en posant ses mains dessus, la chaleur qui émanaient de celle-ci, ses joues légèrement rugueuses de sa barbe naissante, plus rien ne compta. Son coeur s'emballait déjà, et elle redevenait cette petite jeune fille toute émerveillée par le beau garçon qui la tenait dans ses bras. Se laissant faire, elle se colla plus contre lui tandis qu'il la bloquait pour qu'elle ne s'échappe pas - comme si elle en avait l'attention.

- Parce que c’est un truc cool. C’est parce qu’avant de venir à Poudlard comme tu dis, y’avait une boutique dans laquelle je bossais, et j’ai appris deux trois astuces. Mais j’avais d’autres aspirations à côté, du coup je m’suis barré.

Hmmm... Peu convaincue, elle se laissa embrasser de nouveau, cherchant à appaiser quelques secondes la flamme qui s'allumait. C'était peu, c'était quelques détails insignifiants, et puis quoi, quelle boutique ? Où voulait-il en venir ? Pourquoi la Métamorphose ? Il lui semblait qu'il lui manquait bien trop de pièces au puzzle, et que Phil lui jetait quelques notions comme on jette de la nourriture aux animaux pour qu'ils se calment. Or, elle n'était pas décidée à s'arrêter là. C'était bien peu la connaître de le croire.

Il la poussa soudain vers l'arrière, sans qu'elle s'y attende, et elle bascula, sentant Phil prendre place tout naturellement au-dessus d'elle. Soudain ses émotions la tiraillaient de part et d'autre - il déjouait toutes ses questions pour en venir au but, comme il le faisait probablement avec les autres, oui mais, n'était-ce pas qu'elle désirait elle aussi ? Bien sûr qu'elle en avait envie, bien sûr qu'elle ne voulait pas le planter là. Mais elle se sentait... Triste, au fond, de ne pas réussir à percer un peu plus loin dans sa carapace. C'était un échec, la simple et banale constatation qu'elle n'était somme toute que comme les autres, et que toutes ces jolies discussions n'avaient pas lieu d'être. Pourquoi faisait-il cela ? Elle se souvenait des discussions avec ses frères quand ils avaient commencé à évoquer le fait qu'elle ait des petits amis avec elle. Ils avaient tellement insisté sur le fait qu'elle devait se sentir aimée et admirée, qu'elle devait se sentir la seule, qu'elle devait avoir la première place, en tout et pour tout. C'était loin d'être le cas avec Phil : il était plutôt celui dans cette situation-là, car malgré les jolis airs qu'elle se donnait, Heather n'était rien d'autre qu'une fille charmée et qui avait à peu près envie de tout faire pour pencher la balance de son côté. Elle se sentait prise au piège, et tout d'un coup une barre de fer sembla la bloquer de toutes parts. Elle se raidit légèrement tandis que, malines, les mains de Phil couraient un peu partout sur son corps et faisaient naître des sensations contre lesquelles elle avait bien du mal de lutter. Réticente, elle le laissa pourtant faire, attirant son visage à nouveau contre le sien pour tenter de trouver la force d'agir dans ses baisers toujours enflammés qu'il donnait si bien.


- Je réfléchis, et peut être que je te le donnerai, si en échange, tu me laisses autre chose. Comme je sais pas, ta robe par exemple, elle est jolie… Donc pour ça, il va falloir que tu l’enlèves.

Le point de non-retour arrivait - plus il s'approchait, plus elle sentait une brume l'envahir, une brume qui l'empêchait tout bonnement d'avancer dans un sens ou dans un autre. Sauter le précipice ? Se rétracter, reculer ? Elle avait impression d'être à moitié hors de son corps, de voir les choses, de les sentir, mais de sentir également son cerveau fonctionner à la vitesse grand V. Se rebeller contre cette nonchalance qu'il dictait c'était prendre le risque de tout faire tomber à l'eau, de passer dans le groupe de celle des emmerdeuses, qui postaient trop de questions et en demandaient trop. Or ce n'était pas cela, n'est-ce pas ?... Elle voulait simplement lui montrer qu'il comptait sans doute plus qu'il le pensait, et qu'elle avait besoin de compter aussi. Phil se faisait plus entreprenant et plus pressant et Heather sentait sa respiration se hacher, ses poumons se soulever avec plus de force, marquant le coup de ce désir qui ne faiblissait pas. Coincée entre le matelas et Phil, elle répondait avec empressement à ses baisers et ses caresses, cachant tant bien que mal toute son hésitation dans des gestes assurés.

- Par contre, il faut que tu saches que la nuit est incluse dans le deal, et pour affirmer le tout, il fit définitivement glisser la robe qu'il avait dénouée. Mise à nue, Heather sentit comme un déclic : très bien, autant se plier à son jeu et jouer au plus malin, n'était-ce pas tout ce qu'ils faisaient depuis le début ?

Retenant les soupirs qui se faisaient de plus en plus pressant, elle profita d'un baiser particulièrement appuyé pour glisser ses mains dans les cheveux de Phil puis dans sa nuque et dans son dos, et le sentant frissonner sous cette caresse pressante, elle se redressa vivement, le faisant basculer à son tour, dégageant son poignet et, plutôt fière, se hissa sur lui, le coinçant à son tour. Un sourire aux lèvres sous ses cheveux libres et décoiffés, elle l'embrassa une fois avant de se redresser un peu. Tout d'un coup, le sentiment d'être en sous-vêtements lui donna une sensation de toute puissance : elle avait le pouvoir, pour l'instant tout du moins. Défaisant les boutons de la chemise de Phil, elle lui lança des petits regards, avant de l'embrasser sur sa peau nue. Eh bien oui - elle aussi pouvait le faire.

- Je ne sais pas si tu as remarqué, mais je ne suis pas vraiment comme les autres, chuchota-t-elle tout d'un coup. Sa voix, claire et légèrement envoûtante, avait toujours des petites tonalités chantantes grâce à son accent bien prononcé.

Histoire qu'il ne se reprenne pas tout de suite - il avait l'avantage physique, elle ne pouvait pas le nier, elle le bloqua avec sa jambe et attrapa ses mains pour les poser d'office sur ses cuisses dénudées. Satisfaite de sa petite idée, elle continua à jouer tranquillement et passa ses mains sur le torse nu de Phil avant d'ôter pour de bon sa chemise, et continua, toujours trop redressée pour qu'il puisse l'embrasser :


- Alors je ne sais pas si tu crois que je me fiche complètement de toi, mais ce n'est pas le cas, et j'espère bien que toi non plus, tu ne te fiches pas de moi,
menaça-t-elle avec un joli sourire.

Cette fois-ci elle ne doutait plus : Phil était là et bien là et ne risquait pas de fuir, même si elle essayait, et elle se pencha vers lui pour autoriser quelques baisers, goûtant avec la même excitation à ses lèvres et à ses caresses. Bien. Maintenant qu'elle avait planté le décor, elle pouvait continuer encore un peu. Elle ne voulait pas obliger Phil à lui dévoiler ses secrets les plus intimes, mais, quoi, elle ne savait même pas de qui était composée sa famille, elle ne savait même pas spécialement son histoire, dans les grandes lignes, alors qu'elle, pour sa part, elle avait au moins mentionné sa famille, l'endroit où elle habitait, tout simplement dans la conversation et pas forcément dans le but de l'informer mais juste comme ça, comme les gens faisaient. Pourquoi était-il si fermé?

D'un geste, elle repoussa ses cheveux devant elle pour qu'ils la cachent un peu, et dégrafa l’agrafe dans son dos avant de laisser tomber le morceau de tissu au sol en étendant le bras.


- Alors, c'est toi qui choisis, maintenant, murmura-t-elle en se penchant vers l'oreille de Phil, et en déposant ensuite des baisers sur sa joue et dans son cou. Ses cheveux qui lui faisaient comme une seconde peau couleur de feu et accentuaient le roux des taches de rousseur sur toute sa peau lui donnaient une impression encore plus souveraine de puissance et de détermination. Au fond, elle n'avait absolument aucun doute.

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Phil Prescott
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Âme soeur: On peut choisir le modèle ? Y'avait des défaillances dans la série de la précédente...

MessageSujet: Re: Jeux interdits (Phil)   Lun 6 Mai - 20:56

Ce qu’il y avait d’un peu embêtant avec Heather, c’était que jamais, je ne savais sur quel pied danser. A chaque fois qu’elle semblait toute prête à se laisser aller comme un chaton qu’on attire avec un peu de lait dans un bol, il y avait un éclair qui surgissait, et hop, elle redevenait le félin sauvage qui se laissai jauger mais qu’il valait mieux éviter d’approcher de trop près. Je l’imaginais bien être une panthère, puissante et fière, mais méfiante et inquiète devant le contact humain. Ce contact humain, c’était moi, et à présent que j’avais réussi à poser une main sur son pelage sans me la faire déchiqueter, même si elle était réticente je ne tenais pas à marcher à reculons tout en me disant que j’avais fait tout ce chemin pour rien.

- Je ne sais pas si tu as remarqué, mais je ne suis pas vraiment comme les autres.

C’était majoritairement pour ça que je la laissai se faire insistante, et désolé de le dire, un peu grincheuse. Les grincheuses, je ne les aimais pas trop – pas du tout même – et je les fuyais comme si elles avaient été une maladie contagieuse – après tout c’était vrai qu’on ne savait jamais, peut être que ça se transmettait cette saloperie – et alors après on pouvait directement dire bonjour aux emmerdes. Pourtant, avec Heather, peut-être pas depuis le début, mais en tout cas, la plupart du temps, ça avait été différent, parce qu’elle savait en jouer pour ne pas dépasser la limite. Et ce soir ? Toute ma raison penchait à croire qu’elle l’avait dépassé, mais en même temps, ce n’était pas maintenant qu’elle se dressait toute devant moi, et que quelque part, ça me rendait totalement impuissant de mes moyens, que j’allais m’exclamer que j’avais quelques copies à rédiger ! J’étais proche du but, et j’allais récupérer mon gain comme convenu, et ensuite le reste… Chaque chose en son temps.

J’avais relevé légèrement le menton pour pouvoir garder mon regard droit dans le sien, comme elle était surélevée, tout en prenant de grandes inspirations, afin de les expirer ensuite, la bouche entre ouverte, afin de réguler ma respiration qui n’en faisait qu’ à sa tête, mais en même temps, c’est vrai que c’était compliqué, parce que sa position était parfaite, je veux dire, on aurait pas pu rêver meilleur angle pour voir les ombres, dû aux lumières de la pièce, accentuer les formes ainsi que les courbes de son corps et je passai machinalement mon index sur sa cuisse pour remonter sur son ventre, vers son nombril, arriver juste en dessous de ses sous-vêtements qui masquaient encore sa poitrine, et puis de l’attraper un peu plus fermement, aux côtes. Mon cerveau était petit à petit en train de se vider, et le fait qu’elle joue avec les boutons de ma chemise n’y était pas étranger, et surtout parce que c’était de plus en plus à la suite qu’il pensait, bloquant tout raisonnement censé – on ne pouvait pas reprendre cette conversation… Plus tard ?

- Oui oui, répondis-je, un peu ailleurs, et surtout pour lui faire plaisir, et que vite on continue, je vois bien…

La peau de son ventre était lisse et tendue, montrant bien qu’elle avait des années d’entraînements sportifs à afficher au compteur, et même si une fille restait une fille, quand même, quand elle était bien foutue, c’était comme d’ajouter une cerise comme touche final au fondant au chocolat !

- Alors je ne sais pas si tu crois que je me fiche complètement de toi, mais ce n'est pas le cas, et j'espère bien que toi non plus, tu ne te fiches pas de moi.

Le timbre mélodieux de sa voix, comme le chant des oiseaux en pleine forêt une belle journée de printemps – ben oui, je pouvais être poète parfois, même dans des instants comme ça, même si ça devenait de plus en plus difficile – était très joli et ce n’était pas moi qui allait dire le contraire, mais quand est-ce qu’elle allait se taire ? Pourquoi, il fallait tenir à l’autre, d’après ce que je comprenais, pour faire ce genre de trucs ? D’accord, sa robe de bal de Noël était digne de celles des contes de fées, mais maintenant, la belle au bois dormant, il fallait qu’elle se réveille ! Je ne pouvais pas lui dire ça – à un moment où à un autre, encore une fois, il faut savoir mentir pour obtenir ce que l’on veut, et le vérité dans notre cas ne serait pas belle à entendre. Mais… Quelle vérité ? Peut être qu’elle pesait un peu dans la balance, parce que sinon, il y aurait eu longtemps que son nom m’aurait été totalement indifférent, mais en même temps, c’était pour m’occuper, parce qu’il fallait bien que… Cet intérêt si soudain me gêna – c’était justement ce que j’avais voulu éviter, et j’avais pourtant cru que ça elle l’avait compris dès le départ, où est-ce que j’avais merdé pour qu’elle se mette à espérer le contraire ? Là, maintenant, à l’heure actuelle, je savais pas trop ce qu’était Heather, et puis franchement, j’avais pas envie de m’y pencher. Intellectuellement s’entend. Parce que physiquement, évidemment que j’étais déjà bien plus disposé…

Je ne m’énervais pas. Ca faisait plusieurs minutes que j’étais d’un calme olympien, et même moi ça me surprenait, parce que c’est vrai que d’habitude je ne m’encombrais pas trop d’autant de parlotte et de préliminaire – d’ailleurs on en avait tous les deux bien assez des préliminaires. Ça ne servait à rien de s’emporter, sur si c’était pour faire disparaître son beau sourire impliqué – trop impliqué et pas dans le sens dans lequel je voulais, je ne voulais pas qu’on s’implique pour moi et encore moins laisser qui que ce soit faire, est-ce qu’elle se rendait compte que tout ce que j’avais à offrir, c’était du bon temps, et
uniquement du bon temps ? Après on pouvait le prolonger, mais seulement si ça restait de cet ordre-là. De toute façon la moitié de mes fringues m’avait été virée, et Heather… n’en parlons pas.

- Je ne t’ai pas caché mes intentions, elle était relou à ne pas faciliter les choses et à me forcer à choisir mes mots alors que ce n’était pas le moment. J’avais entrepris de jouer avec l’une de ses mèches de cheveux qui était retombée en l’entortillant dans mon doigt, avant de me pencher dans son cou, pour essayer d’approcher au maximum son oreille, et continuer en murmurant : et on dirait qu’elles te conviennent.

Vu comme ça, on aurait dit que c’était le contraire du message que je voulais lui transmettre – il fallait un peu penser à moi, parce que là, si on m’avait enfoncé deux vis de chaque côté des tempes pour percer mon crâne et lobotomiser mon cerveau, ça aurait été pareil, parce que tout ce que je voulais c’était attraper ses hanches, la faire tomber et faire d’elle tout ce que je voulais.

- Tu sais quoi ? Ce n’est pas vraiment cette attitude là qu’on a quand on se fout de quelqu’un… C’est vrai que je savais de quoi je parlais, et que j’étais aux petits soins pour elle en la raccompagnant à son dortoir le soir de Noël, on lui réparant son balai, et en lui proposant une nuit dans une chambre qui n’était pas son dortoir, elle était une privilégiée déjà, bien plus que ça n’était arrivé depuis… Elle – alors ça ne pouvait pas lui suffire ?

J’embrassai son cou et juste sous son menton, là où les pores de la peau était plus sensible pour la faire craquer, parce que moi, je ne pouvais plus retenir mes mains qui s’accrochaient plus qu’elle ne touchait ses jambes et ses bras, donc c’était quand même très évident là que j’avais envie d’elle, non ?! Ses cheveux me revinrent alors dans les yeux, et je les fermai, leur odeur chaude de l’été et des champs m’embaumant tout entier et je m’écartais juste assez pour la regarder, sous son charme, donner la dernière des autorisations – je sus que son soutien-gorge était tombé par terre, mais je ne l’entendis pas, parce que j’étais dans ce pays où toute pesanteur était absente…

- Alors, c'est toi qui choisis, maintenant.

Là je ne doutais pas – ça faisait longtemps que j’avais choisi, elle avait oublié la frustration des vestiaires dont elle était l’auteur ? Je saisi l’occasion, comme je la saisi elle en l’attrapant par les épaules pour la forcer à revenir contre moi lorsqu’elle se pencha – et cette fois, je n’allais pas lui laisser reprendre de la hauteur. Pas sans moi.

La douceur étant en train de passer au second plan, je la poussai de nouveau contre le matelas du lit d’abord, avant de nous faire tourner pour qu’elle se retrouve au-dessus de moi, mais la tenant en écartant bien les doigts, dans son dos pour qu’elle ne puisse pas se relever et je monopolisais sa bouche – elle avait assez parlé de la soirée. Quand je sentis que c’était elle qui avait l’air de manquer d’air, parce que j’aurais pu continuer encore des heures comme ça durant sans avoir besoin de reprendre mon souffle, je la fis glisser, pour que ce soit elle qui soit en contact direct avec le lit et la laissai chercher son air, pendant que je m’occupais d’enlever le reste de mes vêtements, et sans attendre, les siens, lorsque je repris ma place. Je pris juste une seconde nécessaire pour ramener le drap au-dessus de nous deux. Puis comme c’était l’instinct qui me dictait quels devaient être mes gestes à présent, comme le fond les animaux de la savane en chasse, sachant ce qu’ils avaient à faire, sans avoir besoin de réfléchir, j’attrapai sa taille, mes gestes se calquant sans que je ne le sache sur le bruit de sa respiration sans cesse entrecoupée, qui rendait tout, tellement plus vif, tellement plus fort… De temps à autre, je venais prendre ses lèvres, et comme je n’avais plus d’air dans les poumons, à chaque fois que je coupais tout contact avec la réalité, c’était comme si c’était la mort qui venait me cueillir, et en réalité, c’était encore plus bon lorsque je relâchais sa bouche, autant que je voulais la récupérer tout de suite pour en ressentir les sensations, parce que ça voulait dire que nous étions en vie, survivants de la déflagration qui nous avait emporter tous les deux, un peu comme les cheveux qui parfois, venaient rouler sur sa peau…

Je sentis un frisson la parcourir, plus puissant que les autres, parce que j’avais eu le même, et j’enfonçais mes doigts entre ses côtes, sans savoir si j’appuyais trop fort et si je lui faisais mal. Autour, c’était comme si nous étions perdus dans le cosmos où toute raison était abolie, toutefois, très clairement, je pensais à ce moment-là que je la trouvais belle. Comme si cette certitude, elle faisait partie de moi, mais qu’avec Heather dans les bras, c’était le hurlement du loup un soir de pleine lune un peu angoissant, mais dont le goût du risque était si palpitant qu’il retirait tout sentiment de peur.

Un moment plus tard, j’écartais ses cheveux qui venaient se coller contre ses joues avec fougue parce qu’ils m’empêchaient de la dévisager à loisir. Ce n’était pas pareil, parce que l’acte était différent, mais l’après avait une saveur, à un autre degré, mais tout aussi intense, que ce qui s’était produit quelques minutes auparavant. Et il me plaisait, comme le zénith précédent, parce qu’il n’y avait plus de tension, comme si le temps c’était figé, donc que tout allait bien parce qu’il n’y avait pas d’après – et pas d’après ça voulait dire adieu à toutes les conséquences et les emmerdes (pas à propos d’Heather en particulier mais d’un point de vue général) et bon sang j’en avais un peu trop donc si d’un coup de baguette magique tiens, elles pouvaient disparaître… De toute façon, elles étaient clouées dans des profondeurs bien peu recommandables, et alors, le nuage sur lequel je voyageais avec Heather étant tant hors de portée, que pour l’instant, ça ne posait pas de problèmes…

J’avais étendu un bras pour qu’elle puisse venir se caler contre mon épaule – je m’étais laissé retombé dans le lit moi aussi – pendant que l’autre ne lui laissai pas l’opportunité de mettre de la distance entre nos corps, parce qu’elle était posée sur sa cuisse, mais prête à l’emprisonner au besoin. Je lui fis un petit baiser entre les deux yeux – j’étais trop ailleurs pour prendre vraiment conscience de ces instants de tendresse, qui là, m’échappaient totalement.

- Ouais, j’ai fait le bon choix, dis-je alors, comme pour moi-même, mais c’était pour me moquer un peu d’elle et de ce qu’elle avait dit un peu plus tôt, mais pas méchamment. Seulement pour l’enquiquiner un peu. Ca répond à ta question ? demandai-je plus doucement, comme si j’avais craint que quelqu’un puisse nous entendre.

Je me mettais en danger en lui répondant une chose comme ça, mais en même temps, c’était quitte ou double : ça montrait que quels que soit ses doutes, elle n’avait pas à en avoir, et aussi que… je ne tenais pas à savoir qu’elles en étaient la source. C’était lâche ? Oui bah, on pouvait faire des trucs très plaisants ensemble, mais ça ne retirait rien au chacun pour soi, et si c’était ça qui pouvait la satisfaire… Cette fois je l’embrassai sur sa bouche, longuement – parce que les mots avaient cette faculté destructrice, à laquelle je voulais échapper.

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Heather Lass
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MessageSujet: Re: Jeux interdits (Phil)   Dim 12 Mai - 19:36

Quand elle le regardait comme cela, et qu'il se retenait sûrement de ne pas l'envoyer paître, elle se demandait bien quels moyens elle avait en sa possession pour le garder près d'elle. Mais c'était sans se rappeler leurs baisers précédents, qui la brûlaient toute entière et qui lui laissaient clairement entrevoir que cela était réciproque. Quel besoin y avait-il de tergiverser à présent ? Elle avait eu à près ce qu'elle voulait - ou bien elle était en passe de l'avoir, et Phil aussi. Sûrement qu'elle allait ensuite être rangée dans la catégorie des filles qui avaient partagé son lit, ensuite, mais il ne tenait qu'à elle de se différencier des autres. Heather oscillait sans cesse entre deux certitudes : bien sûr qu'il me différencie des autres - oh, je ne suis qu'une parmi tant d'autres...

Le fait était qu'elle avait toujours été ainsi : en quête de reconnaissance et de certitude, et que ce qu'elle avait vécu jusqu'à présent ne l'avait pas vraiment habituée à s'en détacher, jusqu'à l'horrible soirée de l'attaque des Mangemorts, tout du moins. Quelque chose avait changé, alors, sans qu'elle sache quoi exactement, si bien qu'elle était plus perdue qu'autre chose. Avant, elle était cette petite fille adorée et bien gâtée par ceux qui l'aimaient, la petite sœur, la petite dernière préférée de tous, et cela à Poudlard aussi, avec Harry, avec ses amis, avec cette faculté qu'elle avait de se faire apprécier car elle était gentille quand elle le voulait et plutôt charmante. Mais on ne reste pas éternellement une enfant, et si elle avait cru pouvoir déroger à la règle, les Mangemorts s'étaient chargé de lui rappeler : elle revoyait encore, comme des souvenirs un peu effacés parce que trop douloureux, atténués par la brume du désir de l'oubli, le visage de Katie, les gestes de la femme qui leur lançait des sortilèges, elle entendait leurs cris et se rappelait leurs mains serrées et leurs larmes, le chaos environnant. Quand elle y réfléchissait plus, Heather se rendait parfois compte qu'il y avait de la discontinuité dans ses souvenirs, parce que son cerveau essayait de les oublier. Ce soir là elle n'était plus rien, rien qu'une pauvre petite poupée qu'on tapait contre le carrelage et qui ne pouvait même pas se défendre. C'était un peu la fin d'une boucle, une triste conclusion, et cette sensation amère s'était prolongée quand elle avait fait front face à la présence des Mangemorts en s'affirmant contre sa maison, et qu'elle n'était ni chez elle chez les siens parce qu'ils la jugeaient traîtresse, ni chez elle chez les autres, car ils ne lui faisaient pas confiance. C'était cela qui l'avait déstabilisée, ce qui expliquait sans doute son comportement ensuite. Cette admiration sans borne qu'elle avait eu pour Nathanael Fleming, ses fantasmes, ses envies de plaire aux garçons, les histoires qu'elle avait eues, sa façon de s'y accrocher bien trop et bien trop vite, que cherchait-elle à retenir exactement ? Rien de plus que la sécurité, la sensation de plaire, d'être aimée, qu'elle faisait passer bien trop avant de savoir ce qu'elle désirait réellement, au fond.

Pourtant avec Phil, elle espérait d'avantage - elle espérait qu'il lui ouvre un peu plus ses pensées, qu'il lui fasse confiance, qu'il ne la laisse pas comme une autre de ses conquêtes. Elle avait besoin d'être spéciale pour les gens, et si elle sentait qu'il était en possibilité de le faire, elle sentait aussi qu'il n'en avait pas forcément la volonté...


- Je ne t’ai pas caché mes intentions et on dirait qu’elles te conviennent.
Elle sentait bien qu'il n'était pas vraiment prompt aux discutions pour le moment, mais elle profitait de cet instant de supériorité en le jaugeant, nue derrière ses cheveux, et en laissant tout de même clairement entendre qu'il n'avait pas le choix que de la laisser parler si il voulait parvenir à ses fins. Tu sais quoi ? Ce n’est pas vraiment cette attitude là qu’on a quand on se fout de quelqu’un…

Touché, pensa-t-elle, et elle ne retint pas un petit sourire. Mais au moins, elle avait dit ce qu'elle avait besoin de dire...

Elle se sentit tout d'un coup happée par une force qu'elle ne pouvait plus contrôler, bien qu'elle ait essayé, et réussi pendant quelques minutes. Brusquement il la fit basculer et l'embrassa, et elle senti toute sa chaleur enflammer sa peau nue - elle frissonna, un peu surprise de cette proximité, mais se reprit bien vite, de quoi pouvait-elle être surprise ? Alors ses gestes se firent plus saccadés et passionnés eux aussi. Elle répondit avec fougue au baiser de Phil, tout en enroulant ses jambes et ses bras autour de lui en se sentant frustrée de la présence de ses vêtements, mais comme si il avait compris où elle voulait en venir, il s'en débarrassa bien vite, et fut tout à elle.

Pas une seconde, elle n'eut peur qu'on les surprenne ou elle ne pensa aux conséquences - la présence de Phil, d'une part, sa supériorité en âge et en savoir, la rassuraient, et dans ses bras, il lui semblait qu'elle était cette jolie petite jeune fille dont on prenait soin et qu'on protégeait, et c'était finalement tout ce qu'elle demandait. Si elle avait craint cet instant où ils deviendraient plus intimes, elle sentit que tout se déroulait tellement naturellement qu'elle n'hésita pas ou n'eut pas peur : Phil avait, malgré son envie de contrôler et ses gestes plutôt nerveux, une douceur qui servait de liant et faisait naître chez Heather des sensations de plus en plus intenses. Elle ne cessait de s'accrocher à lui, à ses cheveux d'abord, avant de caresser sa joue pendant qu'il l'embrassait, puis à ses bras, à ses épaules, à son dos, sa taille, et ses jambes s'enroulaient autour de lui. Comment faisait-il pour être à la fois... agréable dans ses caresses et à la fois si autoritaire, si impulsif ? Quand parfois elle accrochait son regard elle savait qu'elle souriait, et que leurs souffles hachés se répondaient, ne se lâchaient pas, qu'ils étaient leur propres bouffées d'oxygène. Plus elle incrustait ses doigts dans la peau de Phil, dans les muscles de son dos, plus elle sentait que la sensation l'étouffait de plus en plus, que la tension montait, et que son corps tout entier devenait tiède et fluide et vaporeux, comme si elle n'avait été constituée que d'une seule matière, avec lui. Elle savait qu'elle ne cachait pas grand chose - les soupirs et parfois quelques légers cris qu'elle laissait échapper entre ses dents. Mais quand il serra tout d'un coup ses doigts contre sa peau, plus fort, qu'elle sentit la pression sur ses côtes et qu'elle eut l'impression d'étouffer, alors l'une de ses mains alla s'accrocher dans les cheveux de Phil et il lui sembla que tout faculté de respirer la quittait, et que tout s'envolait avec une force et une chaleur qui la dépassaient totalement...

Après, tandis qu'ils s'installaient l'un contre l'autre et que le bras de Phil l'entourait avec autorité, que son autre main emprisonnait sa cuisse et qu'elle s'installa à moitié sur lui, sur son torse, y posant sa main et sa joue, elle se laissa quelques instants pour reprendre à la fois son souffle et ses esprits. C'était cela, la plénitude : loin, bien loin de tout ce que l'on pouvait s'imaginer, juste la merveilleuse sensation de ne faire qu'un avec son propre corps, de se sentir apaisée et calfeutrée. Elle frissonna légèrement quand il l'embrassa de nouveau, sur le visage, comme quand il avait repoussé ses cheveux qui s'étaient emmêlés et dévalaient maintenant ses épaules en boucles mélangées les unes aux autres.

Comme un petit animal, elle s'était pelotonnée contre lui, avait rapproché son visage de son cou et de sa main libre, laissait courir ses doigts sur le torse de Phil, en se demandant tout d'un coup - qu'attendait-il à présent, et si il voulait qu'elle parte ?! Oh, non, c'était impossible. Il n'était pas rustre à ce point, malgré ses grands airs.


- Ouais, j’ai fait le bon choix. Ca répond à ta question ?

Évidemment, flattée parce qu'elle ne pouvait pas s'en empêcher, elle se redressa pour lui lancer un petit sourire entendu, avant de déposer un baiser dans son cou puis sur sa clavicule.

Et maintenant ? Elle ne voulait pas partir, ni maintenant ni jamais, elle voulait que Phil comprenne qu'il serait peut-être, après tout, bien avec elle, et qu'il n'y avait qu'à tenter l'expérience. Tout en lui faisant nettement comprendre qu'il devait par la même occasion faire une croix sur... Sur le bon temps qu'il prenait avec les autres élèves parce qu'elle n'était pas prête à partager, mais tout d'un coup cela lui semblait un bien trop grand pas en avant.


- Un peu. Pas vraiment, rajouta-t-elle avec son petit air taquin, puisqu'il s'amusait à la provoquer aussi.

Elle se redressa de nouveau, s'étirant en même temps légèrement, et s'appuya sur son coude pour se mettre un peu plus contre Phil et poser son front sur le sien, sentant ses cheveux recouvrir son torse. Doucement, elle l'embrassa en fermant les yeux, avant de les rouvrir et de lui sourire ; puis elle s'appuya sur son coude, sans le lâcher du regard.


- N'empêche que je suis sûre que tu n'es pas à Poudlard parce que tu veux être prof de Métamorphose, mais que tu as une autre idée en tête. Mais comme tu es malin, tu caches ton jeu. Et comme tu es bien... mystérieux, répéta-t-elle pour ne pas dire fermé, tu caches ton jeu à la perfection. Elle fit glisser le bout de son doigt sur le front de Phil, puis son nez, et ses lèvres. Mais après tout, chacun ses secrets, c'est vrai, sourit-elle en haussant les épaules, adoptant une tactique de désinvolture. Tout dépend ce que tu cherches... osa-t-elle, mine de rien. Mais ne crois pas : parfois, les secrets, ça me va très bien, chuchota-t-elle à son oreille, et cette fois, elle se pencha vers lui pour lui donner un baiser long et passionné, qui raviva les battements de son coeur qui étaient presque revenus à la normale. Et je veux bien être le tien, conclut-elle en se décollant un peu de lui et en retournant poser son visage dans son cou. Au moins, et pour une fois, elle jouait franc jeu... Même si l'issue ne lui était pas très certaine.

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Phil Prescott
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MessageSujet: Re: Jeux interdits (Phil)   Mar 21 Mai - 14:26

Mes esprits mes revenaient peu à peu car telles les vapeurs qui flottaient sans se soucier de rien tout au-dessus de nous, elles se condensaient petit à petit. Les lois de l’apesanteur voulaient cela, et dans peu de temps, ils allaient se loger à nouveau dans ma boîte crânienne et la ronger. La suite aurait normalement dû être déjà écrite, j’aurais laissé Heather s’endormir et fait en sorte de disparaître de la chambre – même si c’était la mienne – avant son réveil, ce qui était assez clair comme message : seuls les amoureux et les couples se réveillent l’un contre l’autre et nous n’étions dans aucun de ces deux cas de figures. Mais en l’observant, les yeux à demi ouverts, je savais que ce n’était pas comme ça que j’allais réagir. Je n’allais pas lui demander de partir non plus, et je n’étais pas assez bête pour me convaincre que je faisais ça pour une raison qui avait à seul but de me rassurer et vivre dans les mensonges que j’aurais moi-même inventé de toutes pièces. Surtout lorsque la vérité était bien plus simple que ça, et c’était de simplicité dont j’avais envie, que ce qui s’était passé se reproduise encore, c’était ce que je demandais, mais sans y inclure les sentiments. Les sentiments devaient exister, j’en étais certain, et je parlais de façon générale, mais pour autant, on ne pouvait pas les laisser s’insinuer pour tout et partout. Bon. On allait déjà passer cette nuit et voir ce qu’il adviendrait ensuite même si le seul avenir que je nous voyais, c’était de continuer comme ça, un peu comme deux personne qui ont des besoins et se servent de l’un et de l’autre – et non pas comme deux personnes qui ont besoin l’un de l’autre.

Pour l’instant, je m’amusais à la serrer entre mes bras, comme si elle avait cherché à s’enfuir, et aussi comme ça, asseoir ma force et pour lui montrer qu’il n’était pas question pour elle de la remettre en doute. Toutefois, je la laissai faire, lorsque ce fut elle qui eut l’initiative de m’embrasser et j’eus pour seul geste de passer ma paume de main sur le haut de ses épaules.

- N'empêche que je suis sûre que tu n'es pas à Poudlard parce que tu veux être prof de Métamorphose, mais que tu as une autre idée en tête.

Elle avait dit ça, comme ça, sans même le moindre reproche, et comme nous étions en train de nous regarder droit dans les yeux en nous dévisageant, je me demandais lequel de nous deux allait baisser le regard le premier – ce que je ne fis pas, parce que je sentais qu’elle avait autre chose à dire, et c’était comme une invitation à poursuivre.

- Balance les spéculations, dis-je en agitant le bout de la main, en fait je m’en foutais elle pouvait croire que ce qu’elle voulait en fin de compte, je pouvais être prof ou faire des recherches poussées sur les veracrasses, ce genre de vérité était peu importante lorsque ce n’était pas de la vrai qu’il s’agissait…

- Mais comme tu es malin, tu caches ton jeu. Et comme tu es bien... mystérieux.

Je souris, et celle fois je levai les yeux au ciel comme si ce que venait de dire Heather était totalement absurde.

- tu caches ton jeu à la perfection.

Qu’est-ce qui m’empêchait de lui dire ? On venait de partager un moment intime tous les deux et la tradition voulaient sans doute que cela amène à la confidence, parce que c’était ce que généralement, favorisait la détente et le bien-être, un peu quand on s’est enfilé plusieurs tonneaux de Whisky Pur Feu et qu’on devient aussi pipelette qu’une meuf parce qu’on oublie tout sens perspectif de la réalité. Mais même en étant au plus mal, je ne pouvais pas m’autoriser ce genre d’écart – dire à Heather que j’étais là pour purger une peine ? Même pas en rêve, déjà parce que c’était ma fierté, et puis je ne tenais pas à ce l’information se répercute dans tout le château. Les murs ont des oreilles comme on dit, et je ne connaissais que trop bien les secrets qu’on promet de garder, pour soit mais qu’on ne peut s’empêcher de dire à une personne parce qu’on estime qu’elle est le prolongement de nous – Beth en était le bon exemple et le résultat des courses, c’était qu’une malheureuse erreur de jugement, même infime pouvait avoir de grosses conséquences, et la Serpentard elle avait beau être tout ce qu’elle voulait, je ne pouvais tout simplement pas me permettre de lui lâcher la véritable raison de ma présence ici. De toute façon, je l’avais dit depuis le début, je n’étais que de passage ici, et faisait tout pour rendre le séjour plus agréable, mais ça faisait trop longtemps que je n’avais plus de point d’ancrage. Heather ne pouvait pas l’être.

Je déposai un baiser sur le bout de son index lorsqu’elle le passa sur mes lèvres. Je n’étais qu’un homme d’accord, mais si elle pensait m’avoir si facilement.. !

- Mais après tout, chacun ses secrets, c'est vrai. Tout dépend ce que tu cherches... Mais ne crois pas : parfois, les secrets, ça me va très bien. Et je veux bien être le tien.

On était d’accord, il fallait bien lui reconnaître son art de manier les mots, et ça faisait d’ailleurs partie des choses qui me plaisait chez elle parce qu’elle savait quoi employer et quand les employer, et dans le milieu, c’était un peu ce dont on avait besoin, ajouté à cela un peu plus d’audace, et…

Un peu plus d’audace…

Je passai ma main dans ses cheveux dont les boucles vinrent s’enrouler naturellement autour de mes doigts, comme si par ce geste, elles m’indiquaient que c’était leur place. Ses mèches avaient cette odeur particulière du soleil, mêlée à la fraîcheur des champs et de la forêt et en fait, quand je pensais à Heather, j’avais du mal à l’imaginer autrement que dans l’un de ces milieux.

- Okay, je vais te le dire, acceptai-je avec un léger haussement de sourcil en me redressant un peu moi aussi. Mais le problème, c’est qu’ensuite, je vais devoir me débarrasser de toi… lui susurrai-je. J’étais parfaitement détendu, et étendis un peu le bras qui ne la retenait pas. C’est Woodley qui m’a fait rentrer ici. Elle a pour projet de renverser l’école, et elle a beau dire ce qu’elle veut, elle a besoin d’aide – la mienne.

Je la regardais avec tout le sérieux dont j’étais capable. Mais en même temps que je prononçais ces mots, je pensais à tout autre chose…

- Tu vois pourquoi maintenant je ne vais plus jamais pouvoir te laisser sortir d’ici, la chaleur de son visage dans mon cou était le point de départ et la laissait se propager dans tout le reste de mon corps.

Et sans lui laisser le temps de répliquer quoi que ce soit, je roulai sur le côté, afin de pouvoir me retrouver au-dessus d’elle et contre elle, plaquai ma main contre sa joue et mes doigts derrière son oreille pour ramener ses lèvres sur les miennes et la forcer à me rendre le baiser que j’étais en train de lui donner. La même sensation que précédemment surgit alors et me autre main alla directement s’aventurer là où elle n’aurait pas eu sa place dans d’autres circonstances. Je faisais sa bouche mienne, tout comme le reste d’Heather, mais je m’en arrachai à regret lorsque je vis mes envies revenir et prête à reprendre le dessus – non à présent j’avais besoin d’avoir les idées claires, je laissai un bisou juste à la naissance de sa poitrine, avant de la libérer de mon emprise.

Je veux bien être ton secret… machinalement, je passai mes mains, encore une fois, dans sa chevelure, comme on le fait avec un petit animal en quête de caresses, pour masquer le fait que j’étais en train de réfléchir à toute allure… Ses mots n’avaient sans doute pas la même signification pour elle que pour moi mais en tout cas, sans le savoir, Heather avait débloqué quelque chose et plus ça allait, plus ça devenait de plus en plus évident, mais oui, j’avais oublié ça, ce que j’avais appris, et ça pouvait être tellement pratique…

- C’est clair que j’ai aucune envie de passer ma vie à apprendre à des gosses comment agiter leur baguette magique, finis-je enfin par avouer. J’allais devoir faire des concessions, plus le choix cette fois, et j’allais devoir aussi bien choisir ce que j’allais dire pour pouvoir formuler ma demande. Enfin, ça s’adresse pas aux renards comme toi, eux, ils sont dispensés de tout enseignement qui rentre dans cet ordre-là… mon sous-entendu était gros mais tant pis. Mais pour l’instant, j’ai pas le choix que d’être ici. J’ai des obligations à remplir, mais rien de définitif. Et puis… normalement, je ne risquais rien à balancer l’information, elle n’allait jamais faire le lien. Je préfère les balais, ça t’as déjà remarqué. Mais bon on a rien sans rien, donc pour l’instant je peux pas faire autrement que d’être à Poudlard. C’est tout.

En plus, je lui mentais même pas là et c’était la vérité – c’était juste que je choisissais ce que je voulais lui dire, et aussi comment je voulais lui dire. Je venais de lui faire une putain de fleur là, alors elle avait pas intérêt à faire la fine bouche, surtout que maintenant… C’était à moi de poser les questions, et il fallait absolument que je fasse en sorte que ça n’est pas l’air important – elle pouvait pas avoir la puce à l’oreille, c’était trop dangereux et moins elle en savait mieux c’était pour elle, mais… est-ce que j’allais sauter le pas ? Est-ce que c’était une bonne idée ? Est-ce que c’était la bonne chose à faire ? Je n’avais pas non plus vraiment le temps d’avoir des remords ni d’éprouver une quelconque culpabilité donc merde. C’était elle qui m’avait fait la proposition et c’était qu’un service que j’avais à lui demander, et comme elle insistait depuis le début, finalement, et si c’était pas une si mauvaise idée que ça ? Heather en plus était au-dessus de tous soupçons. Elle était exactement celle qu’il me fallait.

- Mais bon, du coup, tu vois, ça m’empêche de régler certaines choses parce que je peux pas faire des trucs comme je voudrais avec le job d’assistant et tout ça. Ce qui me manquerait, ce serait quelqu’un pour me filer un coup de main, parce que c’est pas trop possible d’avoir une vie privée par ici. Je lui fis un sourire en la chatouillant doucement dans le coup, rapport à notre relation un peu étrange. J’aime bien la discrétion, c’est vrai que rien que pour ça, j’avoue que ce serait bien pratique de pouvoir me transformer en petite souris…

Ma demande, bien qu’indirect, parce que je voulais un peu tester la réaction d’Heather, était bien claire. C’était un peu comme un entretien d’embauche finalement. Est-ce qu’elle allait savoir trouver encore une fois les bonnes réponses ?

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Heather Lass
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MessageSujet: Re: Jeux interdits (Phil)   Jeu 30 Mai - 17:00

- Balance les spéculations, dit Phil avec ce petit air qui signifiait clairement qu'elle pouvait tout dire, sans qu'il confirme pour autant.

Heather retint un petit soupir qu'elle déguisa en un sourire. Qu'espérait-elle, de toute manière ? Le jeu n'était plus à faire : il était fait, et cette façon qu'ils avaient de se jauger et de se provoquer comme deux félins bien prudent de ne pas perdre la face n'allait pas changer pour la simple et unique raison qu'elle venait de se coucher dans son lit. Mais pourtant les mains de Phil qui continuaient à passer sur sa peau nue étaient bien plus douces que ce qu'elle aurait pu imaginer ; il y avait quelque chose dans la douceur de ses gestes d'un peu surprenant, surtout quand son regard restait le même, dur et fier et un peu provocant, mais qu'il semblait tout de même capable d'une attention toute particulière. Elle s'installa un peu plus contre lui tandis qu'il ne semblait pas vouloir la déloger de ses bras. Alors qu'elle tentait d'y voir un peu plus clair en lui exprimant plus ou moins clairement ses suspicions, elle se plut à imaginer ce qu'il pourrait arriver ensuite - est-ce qu'ils allaient se voir régulièrement, est-ce qu'ils allaient décider de quelque chose de concret... Mais bien vite elle comprit qu'il était inutile de tirer des plans sur la comète, car ils n'étaient pas du genre de Phil, et pas vraiment du sien non plus. Il lui était arrivé plusieurs fois, notamment pendant l'été lorsqu'elle rentrait chez elle en Irlande, d'avoir des aventures avec des garçons qui lui plaisaient mais rien n'était plus incertain que les lendemains, et elle ne s'en préoccupait pas d'avantage. Aujourd'hui, la situation était bien différente, mais hélas, le genre de garçon qu'était Phil était le même que ceux qui lui plaisaient d'habitude - sa volonté était peut-être différente pour cette fois-là, mais cela n'y changeait rien. Elle leva un instant le regard vers lui quand il lui sourit avec ce petit air empreint de secrets, espérant qu'il change en un quart de seconde, mais c'était peine perdue. Et puis... Tout le monde avait ses secrets, n'est-ce pas ? Jamais elle n'avait évoqué sa famille dans les détails, jamais elle n'avait évoqué le fait qu'elle ait été élevée par son père et ses frères et que sa mère ait été rapidement absente ; si sa mort avait une date précise, de ce que Heather se souvenait d'elle, elle avait l'impression de n'avoir jamais eu de mère, réellement.

Et Phil ? Il aurait été normal qu'elle lui pose ce genre de questions, car c'était une discussion des plus logiques entre deux personnes qui apprennent à se connaître. Mais elle ne se voyait pas demander à Phil de lui parler de sa famille - elle savait déjà à quel mur elle se heurterait - tout comme elle ne se voyait pas évoquer la sienne, de but en blanc.

Il passa alors sa main dans ses cheveux et elle le regarda en souriant doucement - peut-être que ce geste la déstabilisa quelque secondes car ses yeux vert et doré brillèrent un peu plus doucement et sa fierté disparut quelques secondes pour laisser place à une admiration sincère et fiévreuse, parce que Phil provoquait chez elle des sentiments qu'elle ne pouvait ignorer.

- Okay, je vais te le dire. Mais le problème, c’est qu’ensuite, je vais devoir me débarrasser de toi… C’est Woodley qui m’a fait rentrer ici. Elle a pour projet de renverser l’école, et elle a beau dire ce qu’elle veut, elle a besoin d’aide – la mienne.

Heather laissa échapper un petit rire amusé - ce n'était pas du tout la réponse attendue, et elle se doutait qu'il répondrait à côté, mais la pensée de Phil de mèche avec Woodley avait quelque chose de particulièrement drôle.

- Je ne savais pas que c'était ton genre de filles, répondit-elle pour le taquiner, ignorant ses menaces.

- Tu vois pourquoi maintenant je ne vais plus jamais pouvoir te laisser sortir d’ici, dit-il en se rapprochant.

Elle lui lança un regard qui lui signifiait clairement qu'elle n'avait pas peur, mais déjà il avait bougé et s'était retrouvé tout contre elle, coupant court à toutes ses élucubrations. Encore une fois, la façon qu'il avait de la regarder, de l'embrasser, de caresser sa peau et ses cheveux, la mena dans une toute autre dimension. Comment faisait-il pour savoir exactement de quoi elle avait envie ? Docilement, elle le laissa l'embrasser, sur les lèvres et dans le cou, puis elle entoura ses épaules de ses mains et attrapa sa nuque, pour le rapprocher d'elle si il lui prenait l'envie de ne plus l'embrasser à nouveau. Elle finit par lui passer la main dans les cheveux, et au moment où elle crut que la conversation allait être laissée de côté pour des câlins supplémentaires, Phil arrêta de l'embrasser - Heather n'avait pas assez de prise sur lui pour le retenir et ses mains glissèrent dans son dos quand il reprit sa place d'avant, arrêtant là leurs embrassades. Elle eut un petit soupir, cette fois, léger mais agacé, sans pouvoir le retenir. Pourquoi était-il obligé de se battre continuellement contre lui-même ? Elle avait l'impression que non seulement il lui cachait tout, en bloc, mais qu'en plus il s'acharnait constamment à ce que ce soit le cas, comme si elle avait une ennemie terrifiante qui attendait simplement que son adversaire dévoile ses failles. Elle s'en fichait, et elle aurait aimé lui dire, mais comment ? En vérité, Phil, sous ses attitudes relax et nonchalantes, était à prendre avec des pincettes, et cela la déstabilisait. Pourquoi les choses ne pouvaient-elles pas être aussi simples qu'au bal, par exemple ?

Cette fois, Heather changea de position et se retourna un peu, pour être un peu plus de face et se colla contre lui, laissant sa main se balader sur son torse nu. Si il ne voulait pas faire d'efforts : d'accord. Il allait bien finir par être obligé, de toute façon.

Elle se prit alors à imaginer la meilleure façon de toucher le cœur de Phil d'une manière ou d'une autre - cœur qui existait, là n'était pas la question. Qu'il le cache était un problème, certes, mais pas insoluble. Le problème était qu'il le cachait volontairement et qu'avec toute la volonté du monde, Heather pouvait bien essayer, Phil et Phil seul avait la clé correspondante. Sans doute qu'elle pouvait user de ses charmes, et elle ne s'en privait pas, mais combien de temps ? Combien de temps avant qu'il se lasse de cet attrait physique qui les avaient fait faiblir tous les deux ? Si elle avait toujours été consciente qu'elle plaisait aux garçons, tout d'un coup, elle n'en était plus certaine dans les bras de Phil, celui-là même qu'elle avait pourtant réussi à séduire.


- C’est clair que j’ai aucune envie de passer ma vie à apprendre à des gosses comment agiter leur baguette magique. Enfin, ça s’adresse pas aux renards comme toi, eux, ils sont dispensés de tout enseignement qui rentre dans cet ordre-là… Elle eut un petit sourire de satisfaction, qu'elle tenta de masquer en rapprochant son visage de lui - mais elle n'était pas insensible à la manière qu'il avait de la mettre en avant. Et elle voulait y croire... Mais pour l’instant, j’ai pas le choix que d’être ici. J’ai des obligations à remplir, mais rien de définitif. Et puis… Je préfère les balais, ça t’as déjà remarqué. Mais bon on a rien sans rien, donc pour l’instant je peux pas faire autrement que d’être à Poudlard. C’est tout.

Il lui manquait des pièces : c'était certain. Elle tenta de les imbriquer les unes dans les autres avec ce qu'elle avait en sa possession - mais il y avait un trou, un énorme trou. Qu'est-ce que Phil cherchait, et comment pouvait-on être obligé d'être à Poudlard ? Pourquoi ne travaillait-il pas dans le Quidditch puisque c'était visiblement ce qu'il préférait ? Peut-être qu'il avait eu de mauvaises expériences, qu'il avait été renvoyé, mais il était jeune, et elle voyait difficilement comment il était possible de se faire radier aussi vite et aussi irrémédiablement d'un domaine.

- Tu veux mettre de l'argent de côté ? demanda-t-elle prudemment, car même si elle n'avait aucune idée du salaire que le personnel touchait à Poudlard, c'était une explication possible.

- Mais bon, du coup, tu vois, ça m’empêche de régler certaines choses parce que je peux pas faire des trucs comme je voudrais avec le job d’assistant et tout ça. Ce qui me manquerait, ce serait quelqu’un pour me filer un coup de main, parce que c’est pas trop possible d’avoir une vie privée par ici. J’aime bien la discrétion, c’est vrai que rien que pour ça, j’avoue que ce serait bien pratique de pouvoir me transformer en petite souris…

... Sur le coup, elle crut qu'elle ne comprit pas, bougea légèrement, rejeta ses cheveux en arrière car ils lui barraient un peu la vue, et glissa sa main le long de l'épaule de Phil avant d'aller caresser ses cheveux. L'air de rien, elle médita la situation, qui venait brusquement de prendre un tout nouveau tournant : il lui demandait son aide, n'est-ce pas ? Son aide car il savait son secret, ce qui impliquait qu'ils partageraient définitivement un secret plus important encore, qui les rapprocheraient sans doute ?... Elle n'hésita pas une seconde.

Se redressant, elle piqua un baiser sur sa joue, sa mâchoire, frotta son nez contre le sien puis embrassa ses lèvres avant de sourire d'un petit air entendu.


- Eh bien, en souris je ne sais pas, mais en renard, je peux peut-être t'aider... Elle laissa planer un petit silence, consciente tout d'un coup qu'un nouveau pouvoir naissait entre ses mains et qu'il ne tenait qu'à elle de le saisir. Tu peux compter sur ma discrétion... Elle cacha la soudaine tristesse qui l'envahissait d'un petit sourire ; tu sais, j'ai appris être discrète ici, avec... Enfin, je sais qu'il faut garder le plus important sous silence.

Inutile de s'appesantir sur ce qu'elle évoquait - elle repensait à l'époque des Mangemorts, à la façon dont elle avait du s'élever contre les siens, sans se faire vraiment accepter les autres. Pour faire diversion, elle embrassa Phil de nouveau et se recoucha tout contre lui, calant sa tête dans son cou.

- Ça consiste en quoi ? Enfin, tu n'es pas obligé de tout me dire. Mais un minimum, quoi, dit-elle plus doucement. Il était bien obligé, n'est-ce pas ? Ce n'était pas grand chose mais c'était déjà un pas vers ce qu'elle convoitait - si le cœur de Phil pouvait s'avoir de plusieurs façons, elle était bien prête à essayer toutes les combines qui lui permettraient d'y parvenir.

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Phil Prescott
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MessageSujet: Re: Jeux interdits (Phil)   Lun 3 Juin - 14:37

Ce n’était pas sans danger. Parce que si je la laissais faire quelques pas dans la maison… Il ne fallait pas que ça dépasse l’entrée, là où c’était le meilleur endroit pour se faire une idée précise du reste de la maison. Dans notre vieil appartement tout pourri de Belfast, il y avait même pas d’entrée, et ça donnait tout de suite sur la pièce de séjour, toujours en bordel – j’habitais plus ici alors je prenais même plus la peine d’essayer de remettre les chose en ordre puisqu’il suffisait à mon père de sortir un truc pour ne pas le remettre à sa place ensuite, parce que si ça traînait sur la table, il devait penser qu’il le retrouvait plus facilement ou alors ça lui faisait faire moins d’efforts, qu’est-ce que j’en savais et qu’est-ce que j’en avais à foutre de toute façon. Ca faisait trop longtemps que j’avais arrêté d’essayer de le raisonner et de le sortir de sa merdre – j’en l’en avais vraiment cru capable, mais que c’était juste sa volonté qui était très bien cachée, qu’elle attendait juste à ce qu’on la titille un peu pour montrer de quoi elle était capable. Elle était morte. Comme tout le reste. Notre petit bout d’entrée, ça se résumait à un vieux porte manteaux complètement branlant dans lequel je me prenais toujours les pieds et que j’envoyais valser un peu plus loin parce qu’il faisait chier, il était en plein dans le passage, mais en même temps, c’était sa place et il pouvait pas aller ailleurs c’était le seul endroit qui convenait. Et il y avait toujours le vieux pardessus bouffé par les mites qui traînaient dessus, comme s’il faisait partie intégrante du paysage. Ca donnait très vite la vue d’ensemble sur le reste de l’appart, laissé à l’abandon par le temps, et surtout, je m’y sentais absolument pas chez moi. C’était bien pour avoir un toit sur la tête quand on savait pas où crécher. L’attache, y’en avait pas.

- Tu veux mettre de l'argent de côté ?

Si je voulais qu’Heather me file un coup de main, fallait bien donner quelques parcelles de vérité par ci par là – c’était un savant dosage, fallait que je réfléchisse parce qu’il fallait prendre en compte qu’il fallait pas la vexer, enfin bref, le bordel, comme si j’avais que ça à faire – parce que si elle voyait que je voulais bien céder des trucs, elle allait être elle aussi plus encline prête à faire des choses, donc si ces choses elles étaient pour moi… L’avantage, c’était que là, elle devait être moins sur la défensive elle aussi donc je pouvais la manier plus facilement comme je voulais – mais non je faisais rien de mal, merci, elle aussi elle se gênait pas trop à faire sa curieuse, donc je faisais un peu comme je pouvais !

- C’est que ça peut s’avérer pratique, ironisai-je, sans faire attention, en souhaitant un peu quand même qu’elle se vexe pas, parce que pour une fois qu’on passait une bonne soirée sans se prendre la tête, j’avais pas envie de la voir revenir en arrière et de faire la moue de petite poupée pas contente qui se laisse pas faire. En plus, c’était dans les moments où elle était comme ça qu’elle rappelait le plus qu’elle était encore étudiante et moi non, ramenant la distance qu’on arrivait parfois à réduire.

Mais à y réfléchir, c’était celle la mieux avisée à qui je pouvais demander ce genre de services par très clean. Déjà, parce que j’étais pas un Saint pour la communauté sorcière, même si en soi je faisais rien de mal, juste de rendre certaines fonctionnalités plus faciles sur les balais, je voyais pas en quoi ça pouvait être aussi criminel mais passons. Je savais qu’Ewan n’aurait pas dit non pour faire les choses à ma place, il l’avait déjà fait, mais ça ne pouvait pas être régulier, c’était impossible, on surveillait trop mes fréquentations, et j’allais pas lui attirer des problèmes en plus de ceux qu’il avait déjà et les miens dont il s’occupait de temps en temps. Heather elle, elle n’allait pas attirer l’attention, et plus j’y pensais plus ça devenait évident – pourquoi d’ailleurs est-ce que je n’avais pas fait le lien plus tôt ?

Lorsqu’elle m’embrassa de nouveau, je la gardais un peu plus longtemps contre moi afin de prolonger le baiser – il y avait cette chose qui m’attirait vers elle, c’était inévitable, parce que ce quelque chose était quelque chose de bon. Et tout ce qui fait du bien, c’est vraiment pas difficile de la transformer en addiction.

- Eh bien, en souris je ne sais pas, mais en renard, je peux peut-être t'aider...


Je laissai tranquillement mes mains remonter le long de son dos avant de redescendre doucement, sans forcer, mais un peu comme pour rappeler qu’à tout instant je pouvais raffermir ma prise pour faire d’elle ce que je voulais – l’idée était encore plus séduisante parce qu’elle en avait conscience mais laissait faire quand même, car elle s’en amusait elle aussi, tout en sentant qu’elle était une privilégiée. Et si ce n’était pas le cas, je pouvais encore le lui montrer de bien des façons…

Elle était d’accord. C’était tout ce qu’il fallait.

- Ouais, ça marche aussi, le jeu consistait à la rassurer, mais vu la façon dont elle se comportait, elle ne semblait pas trop en avoir autant besoin que ça…

Je poussai ses cheveux trop longs, qui, depuis un moment, n’arrêtaient pas de ma chatouiller – du coup j’avais un peu de mal à me concentrer sur le reste, parce que j’imaginais tout ce qu’on pouvait faire avec, ils étaient à la fois sauvages mais disciplinés et ça en rendait Heather encore plus attirante. Comment ça se faisait qu’elle n’avait aucun mec ? Elle ne l’avait jamais dit, mais ça ne m’avait pas empêché d’en tirer mes propres conclusions par rapport à ce que j’avais l’occasion de voir, pendant les cours et parfois occasionnellement dans les couloirs. Mais au moins, c’était bien, parce que ça me confortait dans cet esprit qu’elle aussi n’avait pas besoin de toutes ces choses sérieuses – à la fin de l’année elle n’était plus là et elle se barrait de l’école, alors autant en tirer le plus profit, au lieu d’enchaîner les déceptions…

- Tu peux compter sur ma discrétion... tu sais, j'ai appris être discrète ici, avec... Enfin, je sais qu'il faut garder le plus important sous silence.

Je sais pas, peut être que si cette remarque était survenue pendant qu’on parlait d’autre chose, elle serait mieux passée. Je m’arrêtai dessus, et comme elle ne continua pas, ne lui donnait pas matière à pouvoir rebondir et embrayer. Pourquoi… Pourquoi est-ce que ses mots avaient sonné comme une sentence ? Tout à coup, je ne la voyais plus comme la fille un peu prétentieuse à qui ça fait du bien de la remettre à sa place de temps en temps parce qu’elle le mérite, mais plutôt la pauvre gamine à qui on a donné une punition beaucoup trop brutale pour la faute qu’elle l’avait fait, et que même si elle ne se savait pas en tort, elle était bien trop effrayée pour avoir envie de recommencer.

- C’est comme partout tu peux pas confier n’importe qui à n’importe qui… Ouais ça me convenait très bien de tourner autour du pot comme j’étais en train de faire depuis un bout de temps déjà, et je comptais pas changer de stratégie. La curiosité était là bien sûr, mais je pouvais pas trop me permettre de creuser et puis même, je voulais pas parce qu’il y avait cette part de moi, la plus profonde qui refusait de connaître celle-là même d’Heather. Trop savoir n’apportait rien de bon. Et c’était dans notre intérêt à tous les deux qu’on se devait de s’y tenir. Et puis, murmurai-je, tu pourrais bien dire ce que tu veux, à mon avis, personne ne te croirait, me moquai-je afin de détendre l’atmosphère, parce qu’elle était un peu plus lourde, même si elle n’avait rien à voir avec celle du début de soirée.

Malgré ça il y avait un truc qui me dérangeait. C’était d’autant plus dérangeant, que je savais très bien de quoi il s’agissait. Surtout dans la position qu’elle était en train d’adopter. ELLE avait la même. Ça m’avait troublé une seconde, mais comme elle ne me regardait pas, elle ne put pas le voir. Et puis après tout, toutes les filles l’avait, cette façon de faire.

- Ça consiste en quoi ? Enfin, tu n'es pas obligé de tout me dire. Mais un minimum, quoi.


Elle s’était reprise elle-même parce qu’elle savait qu’elle n’allait pas pouvoir obtenir plus que ce qu’elle devait savoir, et sa montrait sa bonne volonté. On ne reviendrait plus sur nos pas. Mon bras se mis en appui en arrière de ses épaules pour l’aider à se relever un peu, parce que j’étais en train de faire de même, et je fouillai vite fait dans le tiroir de la table de nuit pour en tirer de l’étui l’avant dernière cigarette qu’il restait pour l’allumer avec ma baguette. Je tirai dessus, avant d’envoyer la fumée un peu plus loin.

- J’ai pas mal de trucs à faire passer, dans certains coins de Pré-au-Lard, mais bon, comme c’est pas mon boulot, je tiens pas spécialement à ce que les profs l’apprennent. C’est même pas la peine que tu poses la question, je connaissais ce regard, elle avait eu exactement le même la fois dernière, ils seraient pas d’accord. On a pas tellement les mêmes fréquentations. Mais ces mecs-là, je les connais, ça c’était pas tout à fait vrai, parfois c’était des amis, des amis, des amis, mais bon autant ne pas rentrer dans les détails, c’est pour leur rendre service, bref, normalement, tout ce que t’aura à faire, c’est de leur refiler ce que je te donnerai, et de récupérer les gallions à la place. C’est pas un endroit super fréquenté de Pré au Lard, donc ils s’attendront pas trop à voir quelqu’un comme toi. Je fis une pause parce que je voyais que j’étais en train de la bombarder d’informations. T’iras pas t’enfoncer là-dedans de toute façon, s’il lui arrivait quelque chose ça allait me retomber sur la gueule, alors non, je les mettrai au courant, et si t’as le doute en arrivant, t’y vas pas. Ça craint rien si tu cherches pas la merde. Je sais pas si c’était une bonne façon de la rassurer, ça… Ça va, ta pas trop peur ? la narguai-je en crachant ma fumée, et la regardant en coin.

Toujours dans le même tiroir, je pris une plume et un vieux bout de parchemin cette fois, pour griffonner une adresse dessus.

- Si t’es pas sûre, tu vas là-bas, dis-je tout en écrivant l’adresse d’Ewan, Tu dis que c’est pour moi, il t’emmerdera pas. Et puis hein, des nenettes, il devait bien en ramener et en profiter un peu non ? Ou alors tu vas demander Ewan à la tête du Sanglier. La cigarette était arrivée à consommation et je l’écrasai sur la table, avant de m’étendre de nouveau et de faire venir Heather vers et sur moi. Voilà. Tu peux plus changer d’avis maintenant, murmurai-je puis d’embrasser plusieurs fois son cou et ses lèvres, parce que si j’étais sûr de ce que je faisais, j’étais loin d’avoir aussi conscience de ce en quoi je l’impliquais elle.

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Heather Lass
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MessageSujet: Re: Jeux interdits (Phil)   Ven 21 Juin - 12:49

Elle avait bien compris que rien ne pourrait lui faire savoir d'avantage que ce que Phil voulait bien lui faire entendre. La science des sous-entendus, il semblait la manier avec un plaisir non dissimulé, et si ils la frustraient et la blessaient d'avantage - n'était-elle pas digne d'écouter ? - Heather savait pertinemment que ce n'était pas le moment, pas encore, de lui forcer la main. Pour l'instant, il ne lui livrait que ce dont il avait envie et elle aurait été bien présomptueuse de demander plus ; d'autant plus qu'elle s'estimait... heureuse, ce soir, d'avoir pu parvenir jusqu'à ses fins. Quelque chose dans l'âge, dans la position de Phil en tant qu'assistant professeur, lui imposait une distance qu'elle ignorait comment appréhender. Était-elle absolument inconsciente ? Sans doute qu'elle risquait gros en agissant ainsi, et qu'elle faisait prendre de gros risques à Phil aussi, mais visiblement ce genre de risques il les prenait même sans elle - et qui plus est, il était le premier à l'avoir clairement laissée rentrer dans son petit jeu. Elle frissonna sous la caresse insistante de la main de Phil jusque dans le bas de son dos, puis se resserra un peu contre lui, se pelotonnant comme un petit animal l'aurait fait, bien trop confortable dans cette douce chaleur qui émanait de leurs peaux l'une contre l'autre.

- Ouais, ça marche aussi, approuva-t-il mine de rien.

Comme il repoussait ses cheveux, elle se redressa un peu pour mieux le voir et lui lança un petit sourire bien sincère pour qui la connaissait, mais qui pouvait tout autant passer pour de la courtoisie quand on ne connaissait pas toutes les ficelles qui la faisaient fonctionner. En réalité, ce qu'elle venait de dire la gênait autant qu'elle aurait aimé, peut-être, en dire plus, se confier à Phil : n'avait-il pas lui aussi cette expérience de la maison Serpentard, et n'était-il pas un peu différent du type de leur maison ? Mais cette espèce de voile qu'il posait sur tout et n'importe quoi le concernant marchait dans les deux sens : sur ce qui la concernait également, alors, elle n'alla pas plus loin, connaissant d'avance le genre de réponse qu'il allait lui donner.


- C’est comme partout tu peux pas confier n’importe qui à n’importe qui… Et puis,
tu pourrais bien dire ce que tu veux, à mon avis, personne ne te croirait,
chuchota-t-il avec un petit sourire complice.

Tout d'un coup, Heather se força à changer d'attitude, et ravalant toutes ses vieilles images qui ne cessaient de lui revenir en tête lorsqu'elle s'y attendait le moins ou lorsqu'elle était le moins à même de les combattre, elle s'installa un peu plus confortablement pour écouter ce qu'il avait à lui dire. D'instinct, elle avait repris une attitude un peu plus séductrice que quelques secondes plus tôt, masquant toute sa tristesse dans un dernier petit sourire qui ne tarda pas à disparaître, laissant place à un regard plus enjôleur, et à sa main qui caressait le torse de Phil avec un peu plus d'insistance. A quoi bon se remémorer tous ces souvenirs ? Les Mangemorts étaient partis, et elle n'avait pas été la seule à se faire torturer ce soir-là. Elle n'avait pas à se plaindre, et rien ne servait de rabâcher le passé, trop douloureux. Oublier et le ranger dans un coin de son esprit, voilà qui était la meilleure attitude à adopter.

Phil avait sorti une cigarette moldue d'un étui et elle le regarda l'allumer du coin de l’œil avec une certaine fascination - elle ne fumait pas et n'en avait pas spécialement envie, mais ce geste, ainsi que le panache de fumée qui ne tarda pas à sortir des lèvres entrouvertes de Phil avait toujours un certain charme, encore plus lorsqu'il s'ajoutait à des charmes déjà existants. Il accentuait d'avantage ce petit côté
mauvais garçon auquel elle n'était pas insensible, et elle ignorait si Phil le faisait exprès, mais il ne cessait de la rendre chaque seconde un peu plus... admirative.

- J’ai pas mal de trucs à faire passer, dans certains coins de Pré-au-Lard, mais bon, comme c’est pas mon boulot, je tiens pas spécialement à ce que les profs l’apprennent. C’est même pas la peine que tu poses la question, ils seraient pas d’accord. On a pas tellement les mêmes fréquentations. Mais ces mecs-là, je les connais, c’est pour leur rendre service, bref, normalement, tout ce que t’aura à faire, c’est de leur refiler ce que je te donnerai, et de récupérer les gallions à la place. C’est pas un endroit super fréquenté de Pré au Lard, donc ils s’attendront pas trop à voir quelqu’un comme toi. T’iras pas t’enfoncer là-dedans de toute façon, je les mettrai au courant, et si t’as le doute en arrivant, t’y vas pas. Ça craint rien si tu cherches pas la merde. Ça va, ta pas trop peur ?

Cherchant à éviter absolument qu'il croit que cela était vrai, elle nia d'un coup et lui jeta un regard clairement dissuasif :

- Bien sûr que non, pourquoi j'aurais peur !

C'était vrai après tout : que risquait-elle, elle n'allait que se transformer et passer quelques objets en échange d'argent, tout ça pour des amis de Phil il n'y avait pas de quoi... Mais au fond elle n'était pas idiote, et elle comprit tout d'un coup que cela ressemblait fortement à du marché noir, entre amis peut-être, mais du marché noir, ou de la revente un peu illicite en tout cas. Illicite donc punissable - mais c'était bien la dernière de ses préoccupations. Non seulement elle aimait ressentir l'adrénaline que provoquait la violation des règles - et vendre des objets en douce n'était pas non plus un crime - mais en plus, si cela lui permettait de rendre service à Phil et surtout de se rendre plus importante à ses yeux ! Il était hors de question de refuser cette tâche, tâche qui en soit ne lui paressait pas du tout impossible. Elle gérait tout à fait sa transformation, et elle n'avait pas peur de sortir de nuit, et d'accomplir quelques activités secrètes.

- Si t’es pas sûre, tu vas là-bas. Tu dis que c’est pour moi, il t’emmerdera pas. Ou alors tu vas demander Ewan à la tête du Sanglier. Voilà. Tu peux plus changer d’avis maintenant.

Elle attrapa le morceau de papier et lut vaguement l'adresse - qui était cet Ewan ? Probablement l'ami qui vivait à Pré-au-Lard que Phil avait mentionné deux ou trois fois dans la conversation, un ami, un collègue de marché noir ? Elle acquiesça sans mot dire et reposa le morceau sur la table de nuit, se promettant de ne pas l'oublier quand elle partirait.

- Je suis sûre que tout se passera très bien, dit-elle avec une petite pointe de fierté, cherchant à exprimer qu'elle n'aurait pas besoin de cette adresse. Elle avait suffisamment fait les 400 coups pour estimer réussir une telle mission. Ça me va, tu n'aurais plus qu'à me dire où et quand ! Et puis ne t'inquiète pas, j'ai suffisamment l'habitude de devoir me cacher de mes frères et de mon père, je suis sûre que je passerai très bien inaperçue...

Elle lui fit un petit sourire entendu - combien de fois avait-elle rusé pour sortir de chez elle en catimini, ou pour échapper à la surveillance un peu trop extrême parfois de ses frères quand ils sortaient tous ensemble ! Sous ces grands airs de petite princesse qui réclamait beaucoup d'attention, Heather aimait aussi savoir qu'elle pouvait être indépendante et que surtout elle n'avait pas besoin d'être entourée, ce dont elle n'arrivait pas à être certaine. mais c'était aussi nécessaire lorsque, pendant les vacances, elle voulait sortir et faire la fête comme les jeunes de son âge, sans avoir à supporter les remarques de ses aînés et risquer, pire encore, que l'un d'entre eux l'accompagne. Ils avaient cela de vraiment irlandais, et leur petite sœur était précieuse comme la prunelle de leurs yeux, ce qui n'était pas sans contreparties. Mais l'instant d'après Phil avait basculé un peu plus contre elle et l'embrassait, dans le cou d'abord - elle frissonna - puis captura ses lèvres, et elle enroula ses mains autour de sa nuque, pour lui rendre son baiser, alors que déjà son cœur repartait au triple galop, l'emportant loin, bien loin, de toutes ces considérations matérielles. Elle passa ensuite ses doigts dans les cheveux de Phil et l'embrassa à son tour dans le cou, sur le visage puis sur les lèvres ; dans ces moments-là elle ne voulait rien de plus que son coeur continue à battre tout contre celui de Phil, ne pouvait-il pas le comprendre ? ... Quand leurs regards se croisèrent, elle pensa très fort "est-ce que je pourrais être pour toi celle qui compte plus que les autres?" mais déjà leurs baisers reprenaient, et elle n'avait certainement pas le courage de lui demander de vive voix, ou de lui faire comprendre. Pour l'instant, elle devait se contenter de ce qu'elle avait - la suite viendrait, peut-être. La nuit en tout cas n'était qu'à eux, et Heather était bien décidée à ne pas en perdre une miette.


Terminé

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