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Près de la cabane, il n'y a que toi... [Clos]

 
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 Près de la cabane, il n'y a que toi... [Clos]

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Carmen Itala
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MessageSujet: Près de la cabane, il n'y a que toi... [Clos]   Mar 9 Avr - 9:11

Depuis la dernière fois que nous nous étions vus, je n’avais pu qu’entre-apercevoir Ulrich. Le Mister Serpentard ne faisait pas partie de ces gens qu’il était facile d’approcher. Il était toujours entouré ou alors il était impossible de savoir où il se trouvait. J’avais pourtant cherché à le revoir et une fois j’avais failli. Je l’avais aperçu de loin, il semblait seul mais une fille était passée et ils avaient commencé à discuter. Je ne m’étais donc pas aventurer et j’avais préféré passer mon tour. J’étais alors partie voir Elleira que j’avais aidé sur un devoir de défense contre les forces du mal. Nous avions travaillé efficacement et j’étais fière de voir que j’avais des souvenirs de mes cours de seconde année malgré tout le temps qui s’était passé depuis. En effet, même si j’étais en quatrième, cela faisait quelque temps que j’aurais dû être en 5ème. Apparemment, je ne devais pas faire plus vieille que mon âge puisque ça ne choquait personne de savoir que j’étais en 4ème année.

La dernière fois, notre petite aventure s’était « mal » terminée. Ulrich et moi étions partis pour faire une course de quidditch. Je faisais encore partie de l’équipe et je devais encore être sous-capitaine, j’avais mon honneur et nous nous étions mutuellement provoqués. Je voulais tester mes limites physiques et voir si je pouvais toujours faire une longueur de terrain à une vitesse suffisante pour ne pas perdre la face. Ca n’avait hélas pas été le cas. A la moitié du terrain, il avait fallu que je me pose. J’avais été prise de tétanie musculaire. Ca n’avait vraiment pas été agréable. La douleur était intense mais heureusement j’y étais habituée et j’avais vécu bien pire mais ce n’étais vraiment pas un bon moment à vivre. Ulrich avait continué sans me voir puis il avait fait demi-tour, inquiet et apeuré. Sûrement avait-il eu peur que je me sois épuisée presque au point d’en mourir. Ou sans doute sans voulait-il de m’avoir poussé dans cette course alors qu’il savait que je n’étais pas du tout en forme. En tout cas, il avait été là. Il m’avait aidé à me relever et voulait m’emmener à l’infirmerie. Je n’avais pas accepté. L’infirmière n’y pourrait rien et puis comment expliquer qu’une Serdaigle et un Serpentard se trouvaient tous les deux en dehors de leur dortoir tard dans la nuit… Nous nous serions sûrement faits coller faisant perdre des points à nos maisons respectives, ce qui n’était pas souhaitable surtout pour Serdaigle qui se trouvait en très mauvaise position par rapport aux autres maisons.

Alors que j’essayais de me relever, j’avais manqué de retomber plusieurs fois et tel un preux chevalier il avait décidé de me porter comme une princesse laissant sur le terrain son balais qui était hors de prix puisque le tout dernier balais sorti sur le marché. Ce devait sûrement être un cadeau pour son anniversaire, il devait venir d’une famille riche. Il m’avait donc porté comme une princesse, moi fermant les yeux et essayant de me focaliser sur le rythme des battements de son cœur plutôt que sur ma propre douleur. Ce rythme doux m’aida aussi je fermais les yeux. C’est là que je remarquais son odeur : douce, chaude et sucrée. Je profitais du voyage pour la humer mais c’était sans compter sur mes muscles qui se rappelaient à mon bon souvenir, aussi le plaisir de son odeur ne dura que quelques secondes. Il m’amena jusque devant le tableau gardant la salle commune des serdaigles. Il me déposa. Je le remerciais, lui dit que ça allait aller et de ne pas oublier son balais qui gisait sur le terrain. Avant qu’il ne s’en aille je déposais un bisou sur sa joue. Ce n’est pas parce qu’il ne le sentait pas que j’allais ne plus faire ce genre de gestes. Ce qui comptait plus que tout c’était le geste et non la parole. J’attendis qu’il soit parti avant de prononcer le mot de passe et rentrer dans ma salle commune. Le chemin jusqu’à mon lit fut pénible mais heureusement, le lendemain matin, la douleur était partie.

Ce matin-là, Nakamura nous rendit nos devoirs de potion. Peu importait notre maison nous avions tous de mauvaises notes et elle nous fit sentir à quel point elle était peu satisfaite de nous, enfin quand je dis ça c’est évidemment un euphémisme. Elle nous avait plutôt à tous rappelez notre nullité dignement. J’étais donc sortie dans un état second moi qui d’habitude n’avait pas du tout de problèmes même avec ce professeur, je me retrouvais avec sûrement la pire note de ma vie qui était pourtant dans la moyenne de la classe. J’avais pourtant énormément travaillé à la bibliothèque afin de réussir ce devoir. J’avais passé des soirées entières à faire des recherches et à délaisser d’autres devoirs pour être certaine de m’assurer une note, sinon bonne, au moins potable ! De ne pas réussir après autant d’effort m’avait miné le moral et après mon dernier cours, je n’eus pas envie d’aller à l’étude. Je préférais sortir.

Je passais prendre ma cape et mon écharpe dans mon dortoir. L’écharpe aux couleurs de Serdaigle était vraiment la plus belle et j’étais très fière de la porter. Je sortis du château en l’arborant fièrement. Il y avait un doux soleil dans le ciel mais ce soleil ressemblait plus à un soleil d’hiver malgré le fait que nous étions entrés dans le printemps. Il devait faire une quinzaine de degrés mais avec le vent qui soufflait, il faisait suffisamment froid pour supporter une bonne cape ainsi qu’une écharpe. Je me promenais tranquillement dans le parc sans but réel quand je vis le terrain de quidditch. J’avais bien envie de passer au vestiaire des loups histoire de voir si Katie y était et afin de pouvoir lui parler. J’avançais donc d’un pas décidé et guilleret avec mes oreillettes sur les oreilles puisque j’avais trouvé dans la poche de ma cape mon MP3. Je toquais à la porte des vestiaires, aucune réponse. J’essayais d’ouvrir la porte et je butais, elle était fermée. Aucun membre de l’équipe n’était là et en fait heureusement. Je n’avais pas encore l’envie de me confronter à eux. J’aurais au moins aimé parler à Katie tout de même.

Je continuais ma déambulation. De loin, j’aperçus le saule cogneur et la forêt interdite, deux endroits où j’étais allée, bravant les dangers, les interdits et mes propres peurs. J’avais beaucoup de souvenir à Poudlard. Beaucoup de choses s’était passé depuis que j’étais entrée dans cette école et je me rendais compte que beaucoup de personnes avaient disparu de ma vie. Je les regrettais car pour certains comme Spike et Karon par exemple, ils avaient été de bons amis et même plus. J’aurai aimé savoir ce qui leur était arrivé. Peut-être avait-il choisi de ne pas poursuivre leurs études de magie et ils étaient retournés au collège moldu. C’était une possibilité mais j’aurais aimé un hibou pour me le dire. Je n’avais cependant rien à redire puisque je ne l’avais pas fait pour mes propres amis après tout. C’est ainsi que complètement dans mes pensées j’arrivais près de la cabane d’Hagrid.

Je m’avançais pour voir le potager aux citrouilles qui se trouvait à côté de la cabane. On m’en avait parlé mais je ne l’avais jamais vu de près. Et puis vu la taille des citrouilles, il fallait être aveugle pour les louper. Avant d’arriver au potager, je vis près de la cabane une masse allongée. J’eus peur que ce soit quelqu’un d’évanoui aussi je me rapprochais de la masse. En me rapprochant, je remarquais que c’était Ulrich qui était allongé. Il avait l’air de profiter du soleil et ne portait pas de manteau. Mais comment faisait-il ? C’est là que je me souvins qu’il ne ressentait pas le froid. Il allait tomber malade d’avoir laissé sa cape à côté de lui. Je m’approchais doucement. Il avait les yeux totalement fermé, peut-être était-il en train de dormir. Je m’asseyais à côté de lui et je pris sa cape pour la mettre sur lui comme un plaide. Il faisait si froid qu’il allait attraper un rhume s’il continuait. Je déposais un baiser sur sa joue. Même s’il ne le sentait pas, à moi cela me faisait plaisir. Il ne réagit pas.


-Ulrich espèce de flemmard tu es entrain de dormir c’est ça ? Arrête de rêver de nous dans un lit et revient à la réalité je suis là !

C’était reparti comme la dernière fois. Je jouais à un jeu que je ne comprenais pas. La dernière fois déjà, nous n'avions pas arrêté de nous chercher. je savais bien que cela ne voulait rien dire. Après tout, nous étions amis, enfin nous nous rapprocherions d'une relation qui semblait être de l'amitié. Il m'avait d'ailleurs manqué pendant ces quelques jours où nous nous avions pas parlé.

-Alors Liechtenstien, on s'est pas vu depuis quelques jours. Je t'ai vu parlé à une jeune serpentarde aux cheveux longs, j'étais jalouse mais apparemment c'est ta soeur. Tu ne m'avais pas dit pour ma future belle famille!

Je riais. C'était si facile de rire avec lui.

_________________



Merci mon Elleira *-*:
 


Dernière édition par Carmen Itala le Ven 24 Mai - 23:51, édité 1 fois
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Ulrich Liechtenstein
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MessageSujet: Re: Près de la cabane, il n'y a que toi... [Clos]   Dim 14 Avr - 23:13

-Ulrich espèce de flemmard tu es entrain de dormir c’est ça ? Arrête de rêver de nous dans un lit et revient à la réalité je suis là !

Ulrich ouvrit les yeux. Il lui fallut quelques minutes pour remettre la situation en place. Ou était-il ? Ce qu’il y faisait et qui lui parlait.

Ulrich avait passé la matinée à trainer dans les couloirs. Ces derniers jours avaient paru extrêmement long au serpentard. Entre lui et Katie c’était toujours cette ambiance un peu tendu, même si ils essayaient tous les deux, du moins il en avait l’impression, de faire fi du passé et d’aller de l’avant. Il savait que le jour de la « confrontation » allait bientôt arriver, il le sentait, s’attendait tous les jours à ce que la dernière goutte d’eau tombe et le force à tout déballer. Mais non. Chaque jour se révélait plus douloureux encore. Il s’imaginait bien ce qu’avait dû ressentir Cassandre. Elle savait ce qui allait arriver mais n’avait pas les moyens de changer quoi que ce soit. Tout ce qu’elle pouvait faire c’était attendre et voir venir le moment fatal. Ulrich était dans le même état d’esprit. Rien n’allait depuis des semaines. Ses potes, amours, relations ambigüe et famille. Tout allait de travers et à chaque fois qu’il essayait d’arranger les choses il s’enfonçait encore plus. Ulrich repensait au baisé qu’il avait échangé avec Sophie. Ce n’était rien, juste un pacte. Ce n’était pas un vrai baisé. Ce n’était qu’une manière qu’elle se taise, comme pour dire « voilà. C’est terminé ». Mais il se sentait mal. Déjà parce qu’il avait trompé Katie et qu’il l’aimait plus que tout, mais aussi parce qu’il avait beau se répété que ce baisé marquait la fin de sa relation avec Sophie, il savait que c’était loin d’être terminé. Tout simplement, parce que ça n’avait encore pas commencer.

Les femmes autours de lui avaient tendance à le rendre fou. Katie qui cherchait à connaitre ses secrets, mais pas les bons. Sophie qui tentait de « reprendre » ce qui ne lui avait jamais appartenu. Anthonella qui avait juré de lui pourrir la vie. Ambre dont il n’avait toujours pas de nouvelles. Et Nakamura le prenait pour un esclave. Bref, il n’avait qu’une envie, c’était encore de se mettre dans un endroit où personne n’allait venir le déranger.

C’est donc à ce moment-là qu’il avait pensé aller se promener près du lac. Aujourd’hui il faisait froid dehors. Personne n’osait rester trop longtemps dans le parc. Mais arrivé près du lac il changea d’avis. Si le temps tournait, ce serait le premier lieu fréquenté. Et qui dit fréquentation, dit : « Tiens c’est Mister serpentard ! Je vais aller lui parler histoire de fréquenter quelqu’un de populaire et de le devenir à mon tours même si j’en ai absolument rien à faire de lui ». Donc non. Le lac n’était plus envisageable. Ulrich longea donc le lac, passa devant la forêt, hésita à y entrer mais se ravisa, parce qu’elle était trop sombre, trop froide pour cette période de l’année et qu’il n’avait pas envie d’être envoyé à l’infirmerie. L’infirmière était au courant de son « problème » alors dès qu’il arrivait chez elle, elle lui faisait passer milles test pour un simple rhume. Et il avait passé suffisamment de temps là-bas pour ne pas avoir envie d’y retourner de sitôt. Il arriva donc dans la partie la plus reculé du parc, là où se trouvaient le potager et la maison du garde-chasse. Il n’allait pratiquement jamais ici. Comme la majorité des élèves. Il n’y avait rien d’intéressant. L’été, le soleil ne tapait pas par ici, donc aucune raisons pour les élèves se venir bronzer et l’hiver, il y avait plein de courant d’air, il y faisait donc plus froid. C’était un bon endroit. Il ne tomberait pas malade comme dans la forêt et ne risquait pas d’être déranger par qui que ce soit.

Ulrich s’était donc allongé dans l’herbe, près de la maison et avait regardé le ciel, en pensant à tout et rien. En essayant de se concentrer sur ses cours, ce qu’il devait étudier, revoir, voir, ce qu’il pouvait faire pour arrangé la situation entre lui et Katie puis… il avait dû s’endormir.

En ouvrant les yeux il découvrit Carmen, au-dessus de lui. Il l’avait déjà reconnu à sa voix. Carmen avait une voix plutôt grave, mais étonnamment pas agressive, même plutôt douce. Et même si son intonation respirait le défi, elle sonnait comme une musique entrainante et agréable à ses oreilles. Carmen n’arriverait jamais à l’effrayer. Voilà une chose dont il était certain.


-Alors Liechtenstien, on s'est pas vu depuis quelques jours. Je t'ai vu parlé à une jeune serpentarde aux cheveux longs, j'étais jalouse mais apparemment c'est ta sœur. Tu ne m'avais pas dit pour ma future belle famille!

Ulrich le regarda dans les yeux, affichant un sourire amusé sur les lèvres. Comment ils en étaient arrivés là déjà ? À faire des sous-entendus sexuels à longueur de temps ? Ha oui… Carmen passait son temps à lui prouver qu’elle craquait pour lui alors que l’intonation qu’elle avait de confirmer ses actes, disait le contraire.

-Mmhh... Tu viens pour rendre mes rêves réalités ? C’est très attentionné de ta part.

Ulrich lui attrapa la main et la tira de manière à ce qu’elle tombe sur lui au sol puis la décala de manière à ce qu’elle soit allongée à côté de lui. Il prit appui sur ses coudes de manières à pouvoir la dominer et la regarda tendrement. Carmen l’amusait.

Carmen avait été absente pendant une année. Ulrich ne s’en était pas inquiété. A l’époque ils n’étaient pas spécialement proches. De simple coéquipier de quidditch. Ils se voyaient pendant les entrainements, parfois ils se disaient bonjour dans les couloirs, rien de bien exceptionnel en sommes. Ulrich faisait la même chose avec la moitié de Poudlard. Mais depuis qu’elle était de retour, ce n’était plus pareil. Ils s’étaient incroyablement rapprochés lors de leur dernière rencontre. Ils ne se parlaient pas vraiment en public, sans doute parce qu’elle était en quatrième année et donc, ils ne partageaient pas de cours ensemble, et puis, ils n’étaient pas dans la même maison. Quoi qu’il en soit, la voir, ici, maintenant, lui remontait le moral. Elle savait quelques trucs sur lui et elle ne le fuyait pas.

Dans ses yeux bleu, Ulrich percevais cette pointe de malice, cette amusement qu’elle avait de jouer avec lui, voir comment il allait réagir, comme si elle lui disait « Cap ou pas cap de jouer avec moi ? ». Et c’est avec la même malice que Ulrich s’approcha d’elle, se ses lèvres, avec une lenteur exquise, comme si il allait l’embrasser, pour se décaler à la dernière minute et embrasser sa joue. Un sourire amusé arpentait ses lèvres qu’elle ne pouvait pas voir pour lui répondre silencieusement, qu’il aimait trop ce jeu pour un jour s’arrêter.


-Jalouse ?


Ulrich se recula pour replonger ses yeux dans les siens avant de basculer pour se retrouver au-dessus d’elle.

-C’est embêtant…


Ulrich se pencha jusqu’à pouvoir lui murmurer dans l’oreille.

-Parce que j’ai un nouveau secret à t’avouer et si tu es fâchée… ça risque de posé problème. Parce que tu ne seras pas d’humeur.

Ulrich s’allongea un peu plus contre elle. C’était carrément de l’anti-jeu, de la cruauté, de la torture. Elle allait faire une attaque, elle allait le détester de jouer autant avec elle… mais n’avait-elle pas cherché ? Et puis, c’était drôle. Et voir Carmen rougir de honte était une distraction qui valait bien ces prochains mots qu’il murmura doucement au creux de son oreille.


-Je bande.



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Carmen Itala
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MessageSujet: Re: Près de la cabane, il n'y a que toi... [Clos]   Ven 26 Avr - 21:44

Il n’y avait pas à chipoter quinze mille ans, Ulrich était vraiment un très beau jeune homme. J’en eus la confirmation quand je le vis s’éveiller à la suite de ma première déclaration. Il avait cette mou des gens que l’on tire du sommeil, l’air pas content, renfrogné mais en même temps qui accepte son sort. Je ne détournais pas un seul instant mes yeux de lui après tout je n’allais peut-être pas le revoir ainsi de sitôt. Et puis, il n’avait pas sa carapace à ce moment-là. On aurait presque dit un enfant qui s’éveille quand il entend la voix de sa mère le matin afin de partir à l’école. Quand il ouvrit les yeux, je sentis qu’il ne savait pas où il était et c’est d’ailleurs pour ça que j’enchainais presque directement. Il allait remettre ses idées en place mais il ne fallait pas qu’il croit que c’était une chieuse qui voulait approcher Mister Serpentard. C’était moi : une chieuse qu’il connaissait tout simplement. Aussi je restais penchée au-dessus de lui le temps qu’il se réveille, qu’il retrouve le cours de ses pensées et qu’il cale un nom sur mon visage. Ce ne fût pas très long et j’eus un léger pincement au cœur quand je me rendis compte que Katie avait dû le voir plus d’une fois au réveil et donc ainsi !

Je m’étais mise à rire en parlant de ma belle-famille, de sa sœur, de ma jalousie. Je devais avoir l’air idiot de l’extérieur. Peut-être même que l’on pouvait croire que j’étais en train de le draguer et je devais me couvrir de ridicule. Un rapide coup d’œil à droite et à gauche m’apprit que personne ne nous regardait et je me calmais. Je pouvais être ainsi s’il n’y avait que lui après tout la dernière fois je l’avais été et il ne m’avait pas dit que ça lui avait posé le moindre problème et j’espérais qu’il était suffisamment en confiance pour me dire s’il avait un quelconque problème avec moi ou mon attitude. Une fois qu’il fut définitivement réveillé mais avant qu’il ait pu prononcer la moindre parole, j’arrêtais de rire et je lui souriais tout simplement.


-Mmhh... Tu viens pour rendre mes rêves réalités ? C’est très attentionné de ta part.

J’avais envie de lui répondre de rien mais je me souvins tout d’un coup de mon rêve. Ou plutôt j’avais une sensation de déjà-vu, même endroit, même moment mais à la fin je me retrouvais à l’embrasser… BEURK ! Je n’avais pas envie de l’embrasser ! Il était le petit ami d’une amie et puis même s’il était beau il n’y avait que du platonique entre nous. J’étais de ces filles qui pensent qu’une amitié fille/garçon existe et qui peuvent donc avoir des amis sans être tout le temps entrain de se demander si c’est bien de l’amitié ou plus qu’elle ressent. J’ouvrais la bouche pour lui répondre mais pas le temps. Alors que j’étais au-dessus de lui je sentis mon champ de vision changer brutalement sans comprendre ni pourquoi, ni comment. Il me fallut quelques secondes et Ulrich au-dessus de moi pour comprendre : il avait pris ma main et m’avait tiré pour renverser la situation. Maintenant c’était lui qui dominait, empoignant mes coudes pour que je ne bouge pas. L’amusement se sentait dans ses yeux. Il approcha doucement ses lèvres dans les miennes. Au début je ne le compris pas puis quand ce fût le cas, je fermai les yeux et sans m’en rendre véritablement compte je relevais le menton pour lui offrir mieux ma bouche. Je les ouvrais directement quand il m’embrassa sur la joue et je lui souris. C’était tellement prévisible de sa part !

-Jalouse ? C’est embêtant…

-Oui jalouse ! J’ai bien le droit d’être jalouse non ! Tu ne me portes aucune attention pendant des jours et je devrais être contente ? Pour la peine je te boude !


Alors qu’il me regardait dans les yeux, je détournais le regard pour exprimer le fait que je boudais. J’accompagnais mon volteface d’une moue boudeuse pour essayer de le culpabiliser même si j’étais persuadée que ça allait plus le faire marrer qu’autre chose ! Au moins, je n’étais pas obligée de sentir son regard pesant sur moi et ça m’aidait énormément à rester sérieuse et à ne pas rire. Même si je devais actuellement gonfler les joues afin de ne pas me mettre à pouffer comme une adolescente pré-pubère. Je ne pouvais pas bouger mais la situation ne me dérangeait pas plus que cela, il y avait bien pire et j’étais persuadée que mon Liechtenstein avait dû faire bien pire. J’avais cependant toute confiance en lui !

Il se pencha à mon oreille. Je sentis son souffle se rapprocher de moi. Son haleine se mélangeait à l’odeur de l’herbe fraiche qui parcourait la moitié de mon visage. Je ne le regardais pas, lui offrant seulement mon profil et ainsi un meilleur accès à mon oreille afin qu’il puisse me chuchoter quelques chose. Il s’allongea un peu plus sur moi alors qu’il me disait quelque chose. La tête me tournait légèrement et j’avais l’impression qu’une chaleur douce se répandait en moins alors qu’en même temps j’avais la désagréable impression que j’allais m’évanouir. C’est pour ça que je ne fis pas tout de suite attention aux mots.


-Parce que j’ai un nouveau secret à t’avouer et si tu es fâchée… ça risque de poser problème. Parce que tu ne seras pas d’humeur.


Bien et qu’avait-il l’intention de m’apprendre encore ?

-Je bande.

Il… Que … QUOI ! Du calme Carmen et de la patience, réfléchie et s’il te plaît ne devient pas rouge tu n’es pas totalement neuneu se sont les choses de la vie… Réfléchis, calme ! Il est collé à toi en plus… Mais, c’est vrai qu’il était collé contre moi. Et je ne sentais rien au niveau de… Enfin voilà. Il n’avait pas l’air d’être en train de… Enfin après je suis un peu « noob » là-dedans mais quand même ! C’est là que je compris. Il se foutait carrément de ma gueule. Le rose de mes joues s’en alla directement. Je retournais à nouveau mon visage vers lui. Je le regardais dans les yeux en essayant de ne pas rire. Je pris son col pour le forcer à amener sa tête près de mon visage. Ses lèvres n’étaient qu’à quelques centimètres des miennes et je plongeais mes yeux bleus dans ses yeux marrons.

-Alors, fais-moi l’amour Ulrich.

Je restais ainsi quelques secondes profitant de son regard dont je n’arrivais à distinguer l’émotion. Il faisait si froid et pourtant il pouvait très bien être en pleine panique dans sa tête sans que je m’en aperçoive. *Ne pas rire*. Pour ajouter un côté dramatique à la scène, je pris ma main libre et la posais sur son visage. J’essayais d’avoir le regard le plus tendre possible sans rire et c’était dur.

-Ulrich, je …

Je n’en pouvais plus. Je lâchais son col, le poussais sur le côté et me relevais, me mettant assise, tout en explosant violemment de rire. Je devais avir l’air d’une débile mentale mais j’étais mon meilleur public et avoir fait ça à Ulrich me rendait totalement euphorique pour une raison que je ne connaissais pas encore. Je me retournais vers lui, le regardais dans les yeux, essayant de me calmer, mais j’explosais de plus bel à en avoir mal au ventre et aux joues. Je me jetais sur lui et le plaquais au sol encore en pleine crise de rire et presque de larmes. J’allais commencer à le chatouiller mais je me souvins que ça ne lui faisait rien aussi je le laissais et m’allongeais à côté de lui afin de me calmer. Cela prit quelque temps avant que je puisse parler correctement.

-Tu, tu, tu, aurais dû voir ta tête ! C’était énorme franchement ! Je ne savais pas que je te repoussais à ce point je suis vexée…

Je restais sérieuse l’espace d’une seconde et je me remis à rire mais cette fois seulement quelques secondes. Je me tournais vers lui et me retrouvais donc sur le côté, le coude par terre, ma main me servant d’accoudoir. Il n’y avait pas à dire il était beau garçon. Mais s’il me proposait, je refuserais. C’était trop tôt pour le moment. Et il ne m’appartenait en rien.

-Plus sérieusement Liechtenstein, tu ne m’avais jamais dit que tu avais une sœur et apparemment peu de personnes le savaient. Comment ça se fait ?

Je voulais découvrir sa vie, qui il était. Près de la cabane, il n’y avait que lui, et c’était bien mieux ainsi.

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Ulrich Liechtenstein
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MessageSujet: Re: Près de la cabane, il n'y a que toi... [Clos]   Mar 30 Avr - 15:09

-Oui jalouse ! J’ai bien le droit d’être jalouse non ! Tu ne me portes aucune attention pendant des jours et je devrais être contente ? Pour la peine je te boude !

C’est vrai qu’il ne lui avait accordé aucune attention pendant des jours. Comme plus ou moins avec toutes les femmes auxquels il tenait. Ce n’était pas méchant, juste c’était comme ça. Ulrich n’était pas du genre à envoyer des petits mots toute la journée à une personne pour savoir ce qu’elle faisait à chaque heure de la journée. Après l’histoire au terrain de quidditch, Ulrich avait appris que Carmen était allée à l’infirmerie le lendemain par Katie. Ils avaient parlé rapidement du retour de Carmen dans les couloirs et Katie lui disait qu’elle ne savait pas trop quoi lui dire. Elle se sentait un peu mal de ne pas avoir pris tellement de nouvelles d’elle pendant le temps où elle avait disparu. Un peu comme lui d’ailleurs. La différence entre eux, c’était que Katie essayerait de se faire pardonné tandis qu’Ulrich rattrapait le temps perdu en se comportant avec elle comme si elle n’avait jamais disparut. Il ne pouvait pas changer le passé, donc autant aller de l’avant.

Ulrich lui avait proposé de l’aider à se remettre en forme pour reprendre le quidditch. Mais à vrai dire, l’équipe était un peu au point mort en ce moment. Du coup il n’avait pas de date à transmettre à Carmen et comme elle n’était pas venue le trouver pour lui proposer quoi que ce soit, Ulrich n’avait pas vraiment cherché à lui proposer. C’était à elle de voir quand elle se sentait prête pour.

Carmen gonfla les joues et détourna les yeux pour souligner le fait qu’elle était fâchée. Par contre elle ne le repoussait pas d’un poil ! Décidément cette Carmen… un type se mettait au-dessus d’elle comme ça et elle ne disait rien ! Ulrich était certain qu’elle avait des penchant masochiste du genre dominant/soumise. Ulrich était le dominant, elle la soumise. Elle ferait tout ce qu’il lui demanderait. Et elle adorerait ça. C’était amusant. Parce qu’en dehors du fait qu’il y pensait de manière amusé, il se disait que ce n’était pas si improbable que ça.


-Tu aime quand je suis comme ça ? Tout contre toi…

Oui, Ulrich abusait. A mort. Mais c’était drôle. Et puis c’était Carmen. Elle savait bien qu’il faisait ça pour s’amuser. C’était « son pote ».

Le serpentard s’allongea un peu plus sur elle, passant presque ses lèvres le long de son cou, sans jamais l’effleurer pourtant pour lui murmurer à l’oreille. Puis il se releva doucement, juste assez pour voir son visage, sa réaction. La voir rougir comme une pivoine était un délice. Parce qu’elle rougissait TOUT LE TEMPS. Il pouvait lui faire dix fois la même blague, elle y croirait à chaque fois.


-Alors, fais-moi l’amour Ulrich.


Sur le coup il avait envie de lui dire : Ok ! allons-y. Mais il n’arrivait pas. C’était juste… et si jamais elle ne blaguait pas ? Enfin si elle blaguait, c’était certain mais… et si, juste pour le tester elle ne l’arrêtait pas ? Il n’avait pas envie de coucher avec quelqu’un d’autre que Katie. Et ce n’était pas que mental, mais aussi physique. Il était hors de question qu’elle pense qu’il était impuissant… et puis quoi encore ? Mais du coup, Ulrich était presque livide. Il ne savait plus quoi dire, quoi faire, comment réagir.

-Ulrich, je …


Carmen passa sa main sur son visage. Ulrich eu un petit mouvement de recul et Carmen en profita pour le faire basculer sur le côté et se mettre sur lui, prenant cette fois-ci position sur lui. Puis elle explosa de rire. Ulrich s’apaisa un peu. C’est bon, elle déconnait. Ulrich leva les yeux au ciel de manière désinvolte.

-Tu, tu, tu, aurais dû voir ta tête ! C’était énorme franchement ! Je ne savais pas que je te repoussais à ce point je suis vexée…


Carmen se déplaça à côté de lui et se positionna sur le côté pour pouvoir le regarder dans les yeux. Ulrich grogna légèrement, pour montrer qu’il n’était pas très content. Carmen commençait à être un peu trop douée dans leur petit jeu. Il ne voulait pas que l’élève dépasse le maitre.

Et franchement face à son commentaire il ne savait pas trop quoi dire. Elle n’était pas repoussante. Carmen était même très jolie, même si c’était un peu bizarre d’avoir des cheveux aussi rouge. Ulrich se souvenait de Claire Austen, une serpentard plus âgée que lui. Elle avait des cheveux roses bonbon. Ça aussi c’était super bizarre. Il n’avait jamais vraiment réussis à s’y habituer. Avec Carmen c’était la même chose. Il n’était pas certain qu’un jour il s’y ferait de la voir avec une couleur aussi flashy. Mais en dehors de ses cheveux bizarre, elle avait un beau visage, elle avait un corps attirant… Si Ulrich n’était pas amoureux il aurait pu être très attiré par elle.

Mais les choses étaient faites ainsi. Il ne pouvait pas en désirer une autre que Katie. Que ce soit Carmen ou Sophie.


-Plus sérieusement Liechtenstein, tu ne m’avais jamais dit que tu avais une sœur et apparemment peu de personnes le savaient. Comment ça se fait ?


Ulrich retrouva son sérieux. Pourquoi tout le monde lui posait des questions sur sa sœur en ce moment ? Sérieux qu’est-ce que ça pouvait bien faire qu’il ait une sœur. On aurait dit que c’était l’attraction de l’année. Ce n’était pas exceptionnelle d’avoir une petite sœur… d’ailleurs la moitié des gens de cette école avait des frères et sœurs !

Et puis pourquoi Liechtenstein ? Ulrich la regarda surpris.


-Tu ne m’appelle plus Ulrich ?

Ulrich se mit sur le dos. Il ne voulait pas la regarder dans les yeux. D’ailleurs il les referma. Il n’avait pas envie de parler de sa famille. Dès qu’il y pensait il se perdait totalement dans les questions. Ulrich soupira. Carmen n’avait pas idée de tout ce qu’il se passait, c’était donc normal qu’elle se pose la question. Quoi que… lui il s’en foutait. Si demain Carmen avait un frère qui débarquait à Poudlard il se dirait : ok, elle a un frère. Il n’irait pas lui demander milles choses sur lui. C’était elle qui comptait pour lui. Qu’elle ait un frère, une sœur, un chien, trois lapins ou quatre chèvres, elle restait Carmen, et c’était elle qui comptait.

-Ca n’a pas d’importance. Pour ma sœur. Crois-moi, moins tu la fréquenteras, mieux tu te porteras.

Ulrich tourna son visage vers la serdaigle pour replonger ses yeux dans les siens.

-On n’est pas vraiment proche. Anthonella et moi on est très différents.


Ulrich se releva à moitié, se mettant assis sur l’herbe. Il la regarda en jetant un coup d’œil critique à la jeune fille. Elle semblait en pleine forme. D’un côté c’était rassurant. Même si il savait que ça ne voulait rien dire. La dernière fois aussi, elle avait l’air en pleine forme et finalement, elle avait fait un malaise.


-Elle ta dit quoi l’infirmière ? Tu dois prendre des potions pour renforcer ton organisme ?


Ulrich prenait une voix douce et légèrement inquiète. Ulrich n’en avait pas parlé à Katie parce qu’il savait qu’elle aurait été folle d’inquiétude et surtout, elle s’en serait encore plus voulu si elle avait su que Carmen avait failli mourir. Peut-être que Carmen en avait parlé. Il n’en savait rien. Il pensait que non. Carmen n’était pas du genre à se plaindre pour attirer la sympathie. Ulrich lui souria et s’allonger à nouveau à côté d’elle. Il attrapa son bras et l’attira contre lui pour l’enlacer amicalement.

-Tu ma fais flipper la dernière fois tu sais ?


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Carmen Itala
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MessageSujet: Re: Près de la cabane, il n'y a que toi... [Clos]   Mar 7 Mai - 23:07

Etre avec Ulrich était quelque chose de si simple et clair. Quand on était ensemble je me trouvais bien. Oui, c’était un peu tôt pour le dire il fallait bien l’avouer. Et pourtant cela m’apparaissait comme une évidence. Je m’étais confiée à lui dès mon retour parmi les « vivants ». Avant, on ne pouvait pas dire que nous étions de supers amis. Il sortait avec Katie que je considérais comme une amie, après tout ce n’était pas pour rien qu’elle m’avait nommé vice-capitaine. Il était bon au quidditch : rapide et agile. J’avais plaisir à le regarder pendant les entraînements comme la plupart de ses groupies de première et deuxième année en fait, qui venait regarder les entraînements espérant être remarquées afin d’entrer un jour dans l’équipe et d’avoir une bonne raison de lui parler. Mais en dehors du terrain à part des signes de mains polis et quelques bonjours accompagnés d’une bise plus par civisme que pour autre chose. Rien de plus, rien de moins, et cette relation avait eu l’air de nous convenir. Mais ce n’était plus le cas, du moins pour moi. Je ne voulais plus redevenir une anonyme pour lui. J’avais eu l’impression de découvrir tellement en si peu de temps sur lui, que je m’y étais grandement attachée. C’était dans mes habitudes : je pouvais devenir dépendante des gens rapidement. Et pour Ulrich, c’était cela, une sorte de coup de foudre amical en fait. J’allais cultiver notre relation et qu’il le veuille ou non, nous allions devenir proches. Enfin je préférerais quand même qu’il le veuille je ne suis pas folle ! Pas totalement…

C’était si facile en plus de jouer. Il suffisait l’entendre de me demander si j’aimais qu’il soit contre moi pour le comprendre. Et moi, je lui répondais de me faire l’amour. C’était dur de garder mon calme et mon sérieux quand on parlait de ce genre de choses. Je n’étais pas expérimentée dans le domaine et de toutes façons, ce genre de sujet me ferait toujours rougir au point que l’on confonde mes cheveux et mes joues. Et évidemment quand il était sur moi, je rougissais. Qui ne rougirait pas quand l’un des plus beaux garçons de l’école se pressait contre son corps. Sans que je m’en rende réellement compte, son parfum me fit tourner la tête quelques micro-secondes. C’est en repensant plus tard à la scène que j’allais me dire que, s’il avait été célibataire, je l’aurais sûrement embrassé. Mais sur le coup, ce n’était que du jeu, du rire. C’était moi et Ulrich. Près de la cabane, il n’y avait que lui et moi, isolés du monde : tous les espoirs étaient donc permis.

J’avais bien senti qu’Ulrich avait eu un mouvement de recul pendant mon délire romantico-dramatique. J’avais préféré en rire que d’être réellement vexée. Et lui avait levé les yeux au ciel, du style « rolala Carmen non mais vraiment ! ». Quoi ? C’était drôle non ? C’était le premier à m’embêter et il osait lever les yeux aux ciels. C’était pas se foutre un peu de la gueule du monde ? Il grogna même pour montrer qu’il n’était pas content de ce que je venais de lui faire. J’avais envie de lui tapoter sur la tête et de lui dire « gentil toutou ». Je ne le fis cependant pas. Je ne voulais pas recommencer à jouer tout de suite. Trop de jeu pouvait devenir dangereux. Alors je me calais à côté de lui, sur le flan pour moi, la tête tenue par ma main afin de pouvoir lui parler tranquillement. Je détournais la conversation vers lui et sa sœur. En effet, j’avais entendu que sa sœur était arrivée à Poudlard et elle n’avait pas très bonne réputation. J’avais utilisé son nom de famille pour lui parler et il le remarqua.


-Tu ne m’appelles pas Ulrich?

-Je ne t’appelle pas Ulrich car je ne suis pas contente que tu n’ais jamais parlé de ta famille. Et puis, ton nom de famille est beau. Je trouve ça très harmonieux. D’ailleurs, j’y pense, vu ton nom de famille et prénom, tu es allemand ?


Je n’y avais jamais fait attention auparavant mais c’est vrai que Ulrich était un prénom allemand ou du moins nordique, de même pour Liechtenstein. Je ne l’avais cependant jamais entendu parler de ses origines, de sa famille. Si ça se trouve il avait d’autres frères et sœurs et je ne le savais même pas. Aimaitil sa mère ? Son père était-il gentil ? Ou alors, était-ce le cliché presque de la famille serpentarde : aussi froide que l’argent du blason de la maison. Je n’aimerais pas ne pas être proche de ma famille. Enfin ce n’était pas vraiment difficile, ma seule famille était mon père. Mais j’avais toujours trouvé ça triste, les gens qui ne sont pas proches de ceux qui sont de leur sang. Enfin non, pas cela. Je trouvais que les gens qui n’avaient pas de famille, c’était triste. Mais notre famille de cœur peut être différente de notre famille de sang. Les amis peuvent devenir une seconde famille, une première pour certains. Je savais que j’étais trop sentimentale, même après ma maladie. Ca allait sûrement un jour me jouer des tours.
- Ca n’a pas d’importance. Pour ma soeur. Crois-moi moins tu la fréquenteras, mieux tu te porteras. On n’est pas vraiment proche. Anthonella et moi on est très différents.

Il s’était retourné pour me regarder dans les yeux en disant cela. C’était dommage pour lui alors, je le plaignais. J’aurais aimé avoir une sœur ou un frère et être proche de lui/elle pour que nous puissions tout partager. Ulrich n’avait pas vraiment l’air de vouloir en dire plus. Mais je n’étais pas du genre à abandonner si vite, j’étais bien trop curieuse pour ça. Et je voulais savoir beaucoup (voir tout) de lui. Plus on en sait sur une personne, plus on peut dire que l’on est importante pour lui. Je voulais être importante.

-Tu t’entends bien avec ta famille ?

Une simple question qui pouvait amener à beaucoup de styles de réponses de la plus courte à la plus longue. C’était justement à lui de choisir quel type de réponse il allait me donner. Et je n’allais pas le forcer plus que nécessaire. Il se releva et s’assit dans l’herbe. Il ne devait pas sentir à quel point elle était froide. Il me regarda comme si il me scannait.

-Qu’est-ce qu’il y a ?
- Elle t’a dit quoi l’infirmière ? Tu dois prendre des potions pour renforcer ton organisme ? Tu m’as fait flipper la dernière fois tu sais ?


Je restais bouché bée. Comment est-ce qu’il savait que j’étais allée voir l’infirmière ? Le lendemain, mes douleurs étaient parties mais j’avais préféré aller vérifier. En plus, je n’avais pas trop à m’expliquer puisqu’elle était au courant pour moi. Je ne lui avais pas tout dit : j’avais omis de lui dire que j’étais allée voler. Elle m’avait donné un mélange de potions vraiment dégueulasse à boire tous les jours, matin et soir. Je devais aller la voir une fois toute les deux semaines pour vérifier que tout allait. Enfin bref, j’étais bien traitée.

-Comment sais-tu pour l’infirmerie ? , lui dis-je d’une voix étonnée. Oui, je dois prendre des potions, deux fois par jour, un truc immonde noirâtre. Je te le ferais sentir si tu veux c’est dégueulasse ! Mais ça a l’air de marcher. C’est la médecine moldue qui m’a aidé mais mes cheveux et ma forme, c’est la magie alors je ne vais quand même pas me plaindre.

Je laissais en suspens ma phrase un peu énigmatique. La médecine moldue m’avait sauvée. Mon rétablissement rapide (la repousse de mes cheveux et ma forme retrouvée) c’était grâce à la magie. Je m’assis à mon tour. Je serrais Ulrich contre moi, une légère pression seulement, un baiser sur le front. Il ne le sentait pas, peut-être mais ça se voulait affectueux et j’espérais secrètement qu’il pourrait le ressentir. Je le lâchais vite. Je ne voulais pas étaler mes sentiments ‘avais peur de l’embêter mais je voulais lui montrer que ça me touchait qu’il s’inquiète ainsi pour moi. J’avais l’impression de compter à ses yeux. Un sourire, un regard. Je me remis à parler.

-N’ais pas peur pour moi Ulrich chéri. Je me remets. Et puis, tu me dois une séance de remise en forme non, enfin même plusieurs ! On commence quand ?

J’étais enthousiaste, ça allait nous permettre de passer du temps ensemble après tout !

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Ulrich Liechtenstein
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MessageSujet: Re: Près de la cabane, il n'y a que toi... [Clos]   Jeu 9 Mai - 15:46

-Je ne t’appelle pas Ulrich car je ne suis pas contente que tu n’ai jamais parlé de ta famille.

Quel rapport ?

- Et puis, ton nom de famille est beau. Je trouve ça très harmonieux.

C’était bien la première fois qu’on lui disait ça.

- D’ailleurs, j’y pense, vu ton nom de famille et prénom, tu es allemand ?


Ulrich laissa échapper un soupire. Pourquoi d’un coup sa famille devenait le centre d’attention ? On s’en fichait. Et puis sa famille… c’était un sujet qu’on ne devait pas aborder. Le genre de sujet tabou. Clos. Ulrich n’était pas comme les gens de sa famille. Il ne les appréciait pas et ils ne l’aimaient pas non plus d’ailleurs. Enfant, il pensait que c’était dû au fait qu’il lui manquait des sens mais en grandissant, il avait juste comprit que c’était parce qu’il n’avait aucun point commun avec ces gens, mis à part un nom et du sang. Le problème ce n’était pas sa relation avec ses parents, c’était les relations qu’avaient ses parents avec tout le monde. Etre hypocrite non-stop ce n’était pas son truc. Et c’était bien pour cette raison qu’il préférait ne pas répondre à Carmen. Elle allait peut-être être vexé mais ce n’était pas contre elle, ni contre personne. Il ne voulait pas en parler. Et maintenant qu’il y pensait, la seule fois ou sa famille avait été rapidement nommé, ça avait été par peeves devant Holly et depuis… ce n’était pas qu’elle l’évitait, plutôt qu’elle agissait comme si ils ne se connaissaient pas. Une fois pas deux. Hors de question qu’il ne passe la même chose avec elle.

-Tu t’entends bien avec ta famille ?


Ulrich se retourna vers elle. Elle ne lâcherait pas le morceau c’est fou… ça ne se voyait pas qu’il ne voulait pas aborder le sujet ? Il lui avait donné une réponse courte et simple concernant sa sœur. Pas besoin d’approfondir pour comprendre qu’il n’en parlerait pas. Pas maintenant. Il venait de se réveiller quand même, et c’était pour quoi ? Répondre à des questions pareilles… autant qu’il retourne dormir.

-Qu’est-ce qu’il y a ?


Ulrich plongea ses yeux dans ceux de la serdaigle. Elle était malade. Encore. Ça ne se voyait pas mais il savait que c’était le genre de chose qui ne partirait jamais. Et en parler était un bon moyen de changer de conversation.

Cette fois-ci c’était elle qui était bouche bée. Elle ne disait plus rien. Est-ce que c’était si étonnant qu’il se soit renseigné sur elle ? Après tout il était encore Mister serpentard, peut-être pas pour très longtemps, mais son titre actuel lui donnait encore le respect des autres. Qu’importe les maisons ou les années. Il avait suffi qu’il demande au premier venu pour savoir. Et comme il avait passé beaucoup de temps à l’infirmerie il pouvait dire qu’il connaissait suffisamment l’infirmière pour qu’elle lui déballe ce qu’il voulait savoir. Pas les détails bien sûr. Elle était tenu au secret médicale mais elle pouvait le renseigner sur son état.


-Comment sais-tu pour l’infirmerie ?

Ulrich lui fit un grand sourire. Il ne le lui dirait jamais. Ca la perturberait. Elle tenterait de connaitre un secret qui n’existe pas. Et ce sera un bon moyen de distraction. Pour un moment en tout cas. Jouer avec Carmen était tellement facile qu’il se demandait comment faisait les autres pour ne pas la faire marcher. Est-ce qu’elle était naïve uniquement avec lui ou est-ce que c’était quelque chose de normal chez elle ? En tout cas il l’adorait. Pour ça mais pour le reste aussi.


-Oui, je dois prendre des potions, deux fois par jour, un truc immonde noirâtre. Je te le ferais sentir si tu veux c’est dégueulasse !

Ulrich la regarda en souriant. Elle savait mais elle ne réalisait pas. Elle pouvait bien lui faire sentir tous les trucs immonde de l’univers que ça ne lui ferait ni chaud ni froid. Un avantage dans ce cas.

- Mais ça a l’air de marcher. C’est la médecine moldue qui m’a aidé mais mes cheveux et ma forme, c’est la magie alors je ne vais quand même pas me plaindre.

Ulrich regardait les cheveux rouges de la serdaigle. A une époque elle n’était pas blonde ? Cette soudaine révélation lui fit bizarre. Il la voyait blonde, mais il n’arrivait pas à s’imaginer la croiser blonde dans un couloir. Ce serait bizarre. En fait, Carmen on la reconnaissait surtout avec ses cheveux rouges. Sans, ce serait un peu comme croiser une fille parmi d’autre. Mais le blond pourrait tout aussi bien lui aller.

Ulrich passa sa main dans les cheveux de la serdaigle. Allongé dans l’herbe elle avait réussis à se mettre de la terre. Mais il ne le lui dirait pas. Et puis Carmen n’était pas du genre à crier comme une folle si elle avait un peu de terre dans les cheveux. Elle jouait au quidditch et à l’époque, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, elle était toujours là. Elle n’avait pas peur de se salir un peu. C’était agréable. Les filles qui ne pensaient pas tout le temps à leur apparence. Qui profitait de la vie sans détails inutile. Il aimait s’amuser et il comprenait le besoin qu’avaient les gens d’être physiquement parfait. Il avait été élevé dans ce milieu et il n’avait pas un vêtement qui ne sortait pas d’un magasin haute couture. Mais il y avait autre chose dans la vie que ça… et être entouré de gens comme Carmen qui n’avait pas idée de ce qu’était sa famille, sa vie, c’était agréable. Vraiment. Alors pourquoi prendrait-il le risque de le lui faire découvrir ?


-Tu dois reprendre des forces. On n’aurait jamais dû faire cette course.

Carmen se mis assise, puis s’approcha de lui doucement et vint se lover dans ses bras. Ulrich l’enlaça à son tour mais elle se dégagea rapidement pour déposer un baiser sur son front. Elle était mignonne. Un peu comme un enfant. Elle passait du faux coup de gueule aux câlins en moins temps qu’il n’en faut pour dire Whisky.

-N’ais pas peur pour moi Ulrich chéri. Je me remets. Et puis, tu me dois une séance de remise en forme non, enfin même plusieurs ! On commence quand ?

Carmen semblait toute excitée rien qu’à l’idée qu’ils se mettent aux entrainements. Mais franchement, après le désastre de la dernière fois… il n’avait pas trop envie de s’y mettre dès maintenant. Elle n’avait pas la forme physique suffisante pour ça. Et Ulrich serait trop derrière elle, soit pas assez. Dans tous les cas ce n’était pas une bonne idée pour elle qu’elle monte sur un balai.

-On pourrait faire quelques étirements dès maintenant…

Ulrich adorait prendre cette voix un peu mielleuse et pleine de sous-entendu avec elle. Elle se prêtait trop bien au jeu.


Le serpentard posa sa main sur sa jambe et la remonta doucement jusqu’à sa hanche ou il s’arrêta. Un large sourire pervers. Et il posa son autre main sur sa hanche pour l’attirer au maximum vers lui.

-Ou je pourrais te laisser là toute seule pour te punir de m’avoir réveillé. Chérie.


Ulrich déposa à son tour un baisé sur son front et se releva, la laissant à terre quelques instant, puis lui tendit la main. Bien sûr qu’il ne la laisserait pas ici. Elle était encore capable de tomber malade et de retourner à l’hôpital…

-Ça te va bien les cheveux rouges. Mais j’aime mieux les couleurs naturels. Pourquoi n’a tu pas gardé ton blond d’origine ?

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Carmen Itala
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MessageSujet: Re: Près de la cabane, il n'y a que toi... [Clos]   Sam 18 Mai - 14:38

Il ne me répondait pas ! Il ne voulait pas parler de sa famille ou quoi ? C’était perturbant qu’il ne veuille pas me répondre ainsi. On avait tous nos problèmes avec notre famille. On avait tous des passés un peu sombre ou triste. La famille n’est jamais quelque chose de parfait. Il n’y a que dans les séries américaines que l’on voit des familles tout sourire. Et à chaque fois, on apprend qu’en vérité il n’y a pas que la surface et que toutes ses familles sont torturées par de noir secret. Il suffit de prendre desperate housewives. Certes il y a un peu trop de mort dans cette série mais quand même : elle représente parfaitement le stéréotype de la famille moldue (mais je pense que c’est transposable aux sorciers) américaine, complètement névrosée avec des problèmes de voisinage et d’amitié grandissant de jour en jour. Et puis dans ces séries américaines, tout le monde est lisse et parfait. Personne n’a de problèmes de poids, les adolescents n’ont pas de problèmes d’acné. Sauf de rares exceptions évidemment, mais dans ces cas-là, c’est purement et simplement du marketing ! Faire plus vraie pour que les jeunes s’identifient aux personnages et qu’ils deviennent accros à ce double d’eux-mêmes.

Alors je comprenais qu’il ne me dise rien sur sa famille. On était pas encore les meilleurs amis du monde et je pensais même que ce n’était pas le style d’Ulrich de se confier facilement. Mais bon, je ne sais pas il pourrait au moins me répondre oui ou non s’il s’entend bien avec sa famille. Ok, je lui en aurais sûrement demandé plus et je me serais vexée qu’il ne veuille pas cracher le morceau. Je lui demandais cependant pas la lune mais une toute petite information sur lui, sur sa vie, savoir qui il est c’est aussi savoir qui est sa famille non ? Ma vie familiale se résume en bien peu de choses. Ma mère est morte quand j’avais cinq ans. Elle me manque beaucoup quand même. C’est comme un fantôme qui pèse sur ma conscience. Je ne peux pas le voir ou lui parler mais je sais qu’il existe. Fut une époque où ça me bouffait et en vérité c’était « juste » que j’avais quelque chose dans le cerveau. Maintenant, c’est différent. J’ai refait une sorte de second deuil. Et je ne suis plus obsédée par cela. Par contre, je sais que je resterai fragile pour toujours : un surplus d’alcool, de drogue, ça pourrait m’être limite fatal je crois. Je devais retourner chez le médecin sous peu alors j’allais lui redemander. Je ne voulais pas jouer à la con avec ma vie non plus. J’avais déjà été un peu folle d’aller avec Nathanaël dans le manège à sensation de la fête foraine. Il ne fallait pas exagérer non plus. Une seconde chance ne s’accorde pas deux fois.

Pareil, il ne voulait pas me dire comment il savait pour l’infirmerie. Il avait des oreilles et des yeux partout ce mec c’est pas possible sinon. Je trouvais ça si gentil qu’il se soit renseigné, enfin qu’il le sache. Ça me montrait qu’il ne s’en fichait pas totalement de moi. Il se souciait de ma santé, enfin il en avait l’air. Je ne sais pas pourquoi je m’étais toujours des nuances à tout ce que je pensais par rapport à Ulrich. Peut-être que j’avais peur de me faire des illusions. C’était sûrement ça d’ailleurs. Je commençais à vraiment m’attacher et dès que c’était le cas, je flippais de ne pas pouvoir me détacher sans séquelle. Alors j’avais pris l’habitude de nuancer, toujours, tout le temps, de douter, pour ne pas être déçue au dernier moment. Tant qu’il n’aurait pas une confiance aveugle en moi, je n’aurai pas une confiance aveugle en lui. Mais hélas, je ne pensais pas qu’un jour il aurait une confiance aveugle en moi. Déjà il avait été suffisamment à l’aise pour me parler de son secret. Secret que j’avais totalement oublié quand je lui parlais de lui faire sentir cette potion absolument infâme que je suis obligée de boire. Ce n’était pas grave, il devait être habitué, il me connaissait, il n’allait pas m’en vouloir. Et puis, j’étais spontanée, je n’allais pas changer, pour rien, et il m’aimerait sûrement moins si j’étais différente.


-Tu dois reprendre des forces. On n’aurait jamais dû faire cette course.

Et puis quoi, je ne devais plus vivre pendant qu’on y était ? Non Ulrich chéri, j’allais faire des bêtises comme tout le monde. Je serai peut-être toujours fragile mais je n’avais pas l’intention que ça me pourrisse la vie non plus. J’allais faire attention certes, c’est promis. On ne vit cependant qu’une fois et il fallait que je le fasse. Il avait passé sa main dans mes cheveux. J’avais frémi, légèrement et j’espérais qu’il ne s’en était pas rendu compte. J’avais alors eu le besoin irrépressible de le prendre dans mes bras. Mais pas trop. C’était agréable, un peu trop peut-être. Et puis, je ne voulais pas l’embêter. Même si j’espérais secrètement qu’un jour il sente ce que je sens quand je le prends dans mes bras, je ne voulais pas le mettre mal à l’aise. Alors j’avais décidé de dévier sur un autre sujet. Il m’avait dit qu’il allait m’entraîner et on avait toujours pas commencé. Je ne cachais pas mon enthousiasme. D’abord j’aimais le sport et ensuite ce serait du sport avec Ulrich. Je m’éloignais discrètement de lui voulant mettre une certaine distance entre nous.

Ça ne marchait pas. Il me proposa de faire quelques étirements passant sa main sur ma jambe, la remontant sur ma hanche. Il posa ensuite sa main sur mon autre hanche. Et il m’attira contre lui. Je retenais ma respiration. Je savais évidemment qu’il jouait mais humer son odeur de trop près ce n’était pas … Je ne savais pas trop comment expliquer. Il avait une odeur agréable et avec sa voix de pervers et ses phrases pleines de sous entendues j’avais envie de partir loin et en même temps d’être toujours plus proche. Je fermais les yeux attendant qu’il se passe quelque chose.


-Ou je pourrais te laisser là toute seule pour te punir de m’avoir réveillé. Chérie.

Et il déposa un baiser sur mon front avant de se relever. Je repris une grande bouffée d’air car pendant plusieurs secondes je n’avais plus osé respirer. L’air était chargé de son odeur. Je le regardais et je souriais. Je n’arrivais plus à parler. J’étais comme bloquée, bloquée dans mes pensées, mes muscles ne se détendant pas. J’avais même légèrement la tête qui tournait. C’était quoi ce délire ? Heureusement il me tendit la main et ce simple contact de ma main dans la sienne me permit de reprendre pied sur terre.


-Merci, lui dis-je en me relevant.

Il me regarda, me dévisageant presque. Je ne me sentais pas à l’aise. J’avais envie de le fuir. Mais en fait, c’était pour mes cheveux qu’il me regardait.


-Ça te va bien les cheveux rouges. Mais j’aime mieux les couleurs naturels. Pourquoi n’a tu pas gardé ton blond d’origine ?

Je réfléchissais. J’avais changé de couleurs de cheveux au début de ma troisième année et maintenant ça m’apparaissait comme normal de voir tous les matins des cheveux rouges dans la glace. Mon père n’avait pas osé me dire non et je lui en étais reconnaissante. Je ne savais plus d’où venait cette lubie. Au début, c’était censé être une teinture éphémère mais au final, j’ai changé réellement de couleur de cheveux. Et puis, ça faisait partie de mon style, de ma marque de fabrique alors je ne voyais pas trop l’intérêt de revenir au blond.


-Il n’y a pas vraiment d’explications tu sais. J’avais besoin de me démarquer je crois, un peu comme toutes les filles, enfin même les garçons, enfin un peu comme tout le monde quand tu entres dans l’adolescence quoi. Tu sais c’est l’histoire d’un sort alors si tu veux ne fois je te montrerai ce que c’est ma couleur naturelle.

Nous étions debout. Je ne savais plus quoi faire, plus quoi dire. J’avais une boule au ventre et le cœur qui se serrait.


-Ulrich je…

Quoi ? Ulrich quoi ? Tu vas lui dire quoi franchement ? Que tu as une boule au ventre et ça sûrement parce qu’il est près de toi. C’est bon t’es pas amoureuse non plus. Et puis tu sais très bien qu’il a une copine alors c’est même pas la peine d’aller chercher plus loin. Certes, tu le trouves attirant mais c’est Ulrich, il ne te verra jamais que comme la gentille serdaigle avec qui il peut parler et qu’il peut faire rougir avec un simple claquement de doigts. Alors tu arrêtes l’histoire avant même qu’elle n’ait commencée. Et tu te tais.

-Non rien, pardon j’ai oublié. Je suis bête quand même !

Et je me mis à rire pour cacher mon mal aise. Ce dialogue intérieur n’avait pas vraiment eu lieu. Il n’avait pas consciemment eu lieu plutôt. Cependant ma boule au ventre ne partait pas et mon cerveau avait l’air de me dire une seule chose : FUIS.

-Ça te dit qu’on rentre au château. Il commence à faire froid ce n’est pas très agréable !

Je ramassais ma cape qui était par terre et je lui pris un instant la main juste pour être sûr qu’il me suive sans ronchonner. Et près de la cabane, quelques secondes plus tard, il n’y avait plus personne.

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