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The pursuit of happiness | Hugo

 
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 The pursuit of happiness | Hugo

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Cara G. Parkson
Elève de 2 ème année & Préfète



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MessageSujet: The pursuit of happiness | Hugo   Lun 8 Avr - 20:30

Stupide cours de potions !, songeai-je en sortant de la salle. Je n'avais absolument pas compris à quoi cela devait nous servir ni comment est-ce que j'allais faire pour ne pas faire exploser le château dès la fin de la semaine. Pensait-elle vraiment que nous en étions capables et qu'il était raisonnable de nous laisser de tels ustensile entre les mains ? J'avais jeté un regard désespéré à Vesper qui était bien trop occupée à écouter pour le voir tandis que mes oreilles étaient brouillés par des mots compliqués que je ne comprenais pas et qui me laissaient présager que j'allais avoir du mal à atteindre le niveau décrit par notre cher professeur. Je m'étais allongée sur ma table, j'avais baillé et regardé les aiguilles de ma montre tourner - pas assez rapidement à mon goût. Mes rêves de perfections, de bons temps et d'amusement s'étaient déjà évaporés et risquaient de ne jamais revenir si toutes mes journées devaient ressembler à celle-là. Personne n'avait pensé aux pauvres élèves nuls en tout en faisant l'emploi du temps ; quelques heures de libre en plus ne m'aurait pas fait de mal. Même les bons élèves ne l'auraient pas refusé ! Mais enfin, puisque la vie s'acharnait contre moi – non, je n'avais pas tendance à dramatiser les choses, c'est faux – j'allais marcher à contre courant et me poser dans la salle commune pour discuter et échanger avec mes chers camarades. Rien de mieux pour finir ma journée dans le calme et la bonne humeur. J'étais toujours partante pour échanger mes derniers ressentis sur cette journée confortablement calée dans un des canapés en cuir de notre salle commune et ce surtout si quelqu'un avait réussi à piquer des muffins en cuisine – oui, cela avait été ma première sortie dès le premier jour. J'allais pouvoir râler contre le cours de potions pendant cinq minutes et parler de moi pendant tout le reste de la conversation, si ce n'était formidable ça ! La belle vie, Poudlard était définitivement mon paradis et j'étais ravie d'y avoir été admise surtout que cela m'avait permis de connaître Vesper.

Aujourd'hui j'avais aussi eu droit au cours de défense contre les forces du mal qui m'avait laissé de marbre. Le professeur avait l'air cool, les explications étaient compréhensibles et je m'étais prise à penser que j'allais réussir dans cette matière. Il nous avait bien évidemment parlé de ce mot en d qui commençait fortement à m'énerver. Dès les premières jours ils nous sermonnaient à propos des devoirs ! Il ne fallait pas qu'ils paniquent, on allait les faire, leur rendre avec un grand sourire et eux, ils allaient nous mettre des O partout parce que c'était joli et que c'était mieux pour notre amour-propre. Mais là, je rêvais complétement ! Allez Cara, me dis-je en empruntant le couloir.

Heureusement pour moi, mes pieds et mes chaussures, pas adaptées à la marche, le chemin entre la salle de potions et notre salle commune était court, très court. L'environnement par contre était hostile. Les pierres froides et humides ne me donnaient pas envie de m'arrêter pour faire une pause, la danse du ventre ou encore m'aventurer en pleine nuit. Je parcourrais les quelques mètres avec une de mes condisciples qui me lâcha en chemin parce qu'elle avait oublié de prendre un livre à la bibliothèque. Je poussais un soupire à fendre l'âme, essayais de la retenir mais rien ne marcha et je dus continuer seule mon chemin à travers les cachots tout en me convainquant moi-même que ce n'était pas une si mauvaise chose puisqu'elle allait me le prêter son livre ce qui ne serait pas du luxe au vue de mes capacités actuelles. D'ailleurs, une question me trottait dans la tête : pourquoi avait-on fait les dortoirs de Serpentard dans les profondeurs du château alors que les Serdaigles et les Gryffondors avaient droit aux tours ? (d'accord, mes pieds approuvaient la situation, mais tout de même.) Etions-nous si mal vus et si associables ? Je reconnaissais moi-même que tous mes camarades n'étaient pas sympathiques et ouverts mais de là à généraliser... Non non et non ! Je ne suis pas d'accord, pensais-je en entrant dans ma nouvelle maison qui m'attendait les bras grands ouverts.

En entrant pour la première fois dans cet endroit, j'avais tout de suite remarqué que la perfection était de mise. Aucun détail n'était laissé au hasard et essayer de changer quelque chose risquait de bousculer les bonnes vieilles habitudes de mes compatriotes de Serpentard or j'avais très vite compris que nous étions une maison où tradition et respect étaient des mots phares avec lesquels on ne devait pas plaisanter. Tout comme parler de sa famille, se vanter, avoir de bonnes relations et de bons résultats – j'étais mal partie - nous faisait grimper dans l'estime de nos aînés qui ne supportaient pas la moindre remarque désagréables et qui partaient au quart de tour. Il y avait des codes, totalement stupides à mon avis mais je n'étais pas assez bête pour les bafouer dès la première semaine et à passer les sept prochaines années de ma vie recluse. Je me contentais donc de ne pas clamer mon avis toutes les cinq minutes et j'observais les rituels qui me faisaient rire tout bas. Je découvrais une multitude de nouvelles choses qui me faisaient vibrer. Il n'y avait pas plus heureuse que moi, malgré les cours de potions et les devoirs à faire qui me semblaient interminables.

Arrivée dans la salle je remarquai bien vite qu'il n'y avait pas trois cents vingt élèves qui m'attendaient. Personne ne m'attendait d'ailleurs ce qui était prévisible. Un seul élève se trouvait là, assis sur un canapé. Je ne lui avais jamais adressé la parole et je l'avais souvent – deux trois fois quoi - croisé alors qu'il était seul et que j'étais entourée. Comme moi il était en première année et il avait été appelé juste avant Vesper lors de la cérémonie de répartition. Je me rappelais même de son nom : Hugo Hallensburg. Comme il était seul, que moi aussi je décidais d'aller m'assoir à côté de lui sans lui demander son avis parce qu'après tout cette pièce était ouverte à tout le monde et qu'un peu de compagnie ne lui ferait pas de mal !


« Salut ! Moi c'est Cara ! », annonçais-je avec un grand sourire qui allait, ou le faire fuir ou le rassurer. Ce qui me fit penser qu'il était avec moi en potion. « T'as compris quelque chose au discours auquel nous avons eu droit en potions ? »

S'il répondait oui nous n'étions pas sur la même planète, s'il répondait non nous le serions pas non plus puisqu'il avait l'air plus fermé qu'une huître et plus timide qu'un enfant pas encore né ce qui n'entacha pas ma bonne humeur.  J'allongeai mes jambes et posai mes pieds sur la table tout en fermant les yeux pour profiter trente millisecondes du calme ambiant ce qui était plutôt rare au vue des dernières vingt-quatre heures d'enfer que j'avais passé avec mes camarades.

« Pour moi c'était du chinois ! », conclus-je en grimaçant pour bien montrer que je n'avais strictement rien compris à ce cours et que je voulais réellement discuter avec lui. Nous allions passer sept années ensemble, autant qu'on prenne le temps de se connaître voire de s'apprécier si c'était possible.


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Hugo Hallensburg
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MessageSujet: Re: The pursuit of happiness | Hugo   Jeu 11 Avr - 11:38


Je l’ai probablement déjà dit, j’adore les cours en général. Apprendre, c’est quelque chose qui me passionne et que j’aime avant tout, faire seul, comme à peu près tout de toutes manières. J’aime toucher les pages vieillis d’un livre, j’aime les choses anciennes, les histoires d’antan. Vous imaginez ? J’ai lu toute mon enfance des histoires de toutes sortes, comme le Seigneur des anneaux –déjà difficile à lire pour un adulte-, ou encore des livre de dragons, d’elfes, de nains et j’en passe. J’ai passé mon enfance à lire des livres qui m’ont fait voyager dans des mondes qui n’existaient que dans nos esprits. C’était d’ailleurs la seule chose pour laquelle j’étais doué, lire des livres. Je les dévorais, j’en avais toujours un sur moi, et ça devait expliquer ma solitude en plus d’être un bègue. Alors, découvrir que j’étais sorcier m’avait à la fois dégouté parce que je quittais ma famille, parce que Tom s’éloignait petit à petit de moi et que ça me peinais, et à la fois rendu heureux parce que j’avais sous les yeux des milliers d’informations réelles sur un monde magique. Et j’étais un des membres de ce monde, et c’était génial ! J’allais pouvoir voir des licornes, des centaures, des harpies, des hippogriffes et toutes sortes d’autres choses ! C’était à la fois fascinant et stupéfiant. Ca faisait bien quelques mois que j’étais à Poudlard, et bien que les premiers mois aient étés extrêmement difficile à cause de l’éloignement avec mon frère jumeau, j’ai tenu bon en squattant la bibliothèque très très souvent.

J’étais habitué à être seul, ce n’était pas ça qui me dérangeais. Je m’en fichais complètement dans un sens, parce que je comblais le vide avec des livres et d’autres occupations. Et puis j’étais bègue. J’étais bien incapable de parler à qui que ce soit normalement si je n’avais pas confiance en lui. Et c’était quand même bien malheureux, cette affaire, parce que je m’auto-condamnais à la solitude et à la tristesse. Je passe devant la bibliothèque pour y déposer mon livre sur les licornes, dans lequel j’ai justement appris que je ne pourrais peut-être jamais en voir, étant donné leur rareté, puis je file vers le cours de potions. J’aime les cours de potions. En fait, il y a seulement les cours de défense contre les forces du mal et les sortilèges pour lesquelles j’ai du mal à travailler. Parce que généralement, ça nécessite d’être en binôme et pire, d’utiliser la violence. Pour faire un contre sort, il faut savoir ce que je le sort lui-même fait subir. Je n’avais pas spécialement la peur d’avoir mal, mais surtout de faire mal. En potion, on est quand même souvent seul devant notre chaudron, et ai pire, je ne parle pas mais montre du doigt les ingrédients. J’évite au possible d’ouvrir la bouche quoiqu’il en coute. J’arrive dans le couloir humide et pas vraiment rassurant dans lequel se trouvent les cachots. L’air est étouffant, et c’est probablement une des seules choses que je regrette dans les sous-sols. L’air est comme imprégnés d’eau et de moisis, mais quelques fois, j’imagine que c’est comme ça que devaient être les prisons dans l’ancien temps, ou alors que ça doit ressembler à ça, la mer, son odeur etc. Ca dois être bizarre de trouver quelque chose de poétique dans des cachots.

Je suis le cours sans problème, d’autant que je suis en binome avec Tom, mon jumeau, et que je suis super content de le voir. Tom est probablement la personne que j’admire le plus dans ma vie. Encore plus que mes parents. On a le même visage, mais pas du tout la même allure, ni la même manière d’être. On s’oppose et on se complète totalement. Parfois, j’ai l’impression qu’on a tous les deux croqué dans une pomme à la naissance et que j’ai hérité du côté empoisonné. Tom a tout ce qu’il veut. Non seulement il est beau, -et moi aussi, mais l’aura qui ressort d’une personne la rend plus belle encore, ou beaucoup moins charismatique- il a une tonne d’ami, il n’est pas bègue, il est sportif, il aime ce que les autres aiment, il parle haut et fort sans problèmes, il est cool et décontracté. Il est l’image même de la popularité dans tous les films américains. Moi, je suis le contraire, évidemment. Je n’ai aucun charme, et ma beauté se fane quand on m’observe quelques minutes. Je suis bègue, solitaire, timide, peu sur de moi, je marche tête baissé, je suis associable, cloué dans mes bouquins, je n’engage pas ni ne suit une conversation, on se lasse de moi et les filles me fuient comme la peste.

Je suis probablement le gars le moins populaire et le plus invisible de l’école. Je passe l’heure à suivre minutieusement le cours, tandis que Tom plaisante avec ses copains de Gryffondor. Je m’applique avec ma plume, sur chaque lettre et je regarde la professeure nous parler de toutes sortes d potions existantes afin de soigner. Ça peut être utile, j’entends quelque part, de pousser la question pour devenir medicomage. Le cours se termine et je fais signe à mon frère alors qu’il doit se rendre en DCFM, et mois, attendre l’heure de midi dans la salle commune. J’y arrive rapidement. Je m’installe sur le canapé vide et froid, près du feu éteint et je contemple un instant les eaux du lacs par lesquelles on peut apercevoir des poissons étranges et quelques fois, des créatures. Je saisis mon livre et plonge dedans, oubliant le monde qui m’entoure. Je sens quelqu’un entrer sans y faire attention, mais cependant, cette même personne finie par s’assoir juste à côté de moi. Je la regarde et elle me sourit.

-Salut ! Moi c’est Cara !


Elle est complètement rousse et a un jolie visage sans pour autant resplendir, et pourtant, son aura lui donne quelque chose en plus. Peut-être le fait qu’elle sourit, ou qu’elle soit plein d’entrain.

-Hugo, je murmure pour éviter de bégayer.

-T’as compris quelque chose au discours auquel nous avons eu le droit en potions ?


C’est ce qu’il s’appelle démarrer une conversation. Sachant que ça risque de ne pas durer très longtemps, elle se lassera forcément, je ne referme pas mon livre. Je suis quand même assez poli pour lui répondre, même si c’est la dernière chose que j’ai envie de faire. Alors je me contente d’hocher la tête. Oui, bien sur que j’ai compris le cours de potion ! C’était plutôt intéressant même. Elle me scruta, et alors que je pensais que j’allais pouvoir replonger dans mon bouquin sur, justement, les potions, elle s’étira et allongea ses pieds sur la table. Elle n’allait donc pas partir. Peu importe, du moment qu’elle ne parlait pas. Je la regardais une dernière fois, quand elle rouvrit les yeux, faisant la moue :


-Pour moi, c’était du chinois !

D’accord.
Je ferme mon livre et le lui tend. C’est une espèce de guide sur les potions que j’ai emprunté à la bibliothèque, mais je sais qu’il y a peu d’exemplaire et que les élèves les plus assidues les ont déjà empruntés. Ça aide vraiment, ce livre-là, pour comprendre l’essence même de la matière, et ça explique plutôt bien. Bien sûr, j’aimerais le lui dire de vive voix, mais je suis incapable de parler sans bégayer, et je ne veux absolument pas qu’elle se moque de moi. Déjà que je n’étais pas un sex-symbol, que je ne transpirais pas de charme, je ne voulais pas, en plus de ça, être la risée de l’école. J’avais bien sûr pour espoir que mon bégaiement d’arrête un jour. Et j’y croyais vraiment très fort, mais… Mais je savais aussi que ce serait toujours très difficile pour moi d’affronter le regard des autres. Leur jugement.


-Ca… Ca va t-t’aider, je dis alors qu’elle le saisit.

Je regarde les eaux du lac, calme, et j’essaie de détendre mes jambes. Elle ne pouvait pas imaginer comme le fait de tenir une conversation me gênais et me paralysais complètement.


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Cara G. Parkson
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MessageSujet: Re: The pursuit of happiness | Hugo   Lun 15 Avr - 16:34

J'étais sans gêne et je l'avais toujours été. On me l'avait dit, redit, répété, rabâché sans cesse mais rien n'y faisait, je restais la même. A vrai dire je n'avais jamais été dérangée par cette capacité que j'avais à prendre part à toutes les conversations, à m'incruster partout et tout le temps. Je voyais cela comme une qualité qui me permettait de lier connaissance avec les autres et tout simplement d'exister. Les reproches, les regards énervés je pouvais supporter – d'ailleurs j'aimais croire que je pouvais tout supporter. Ma mémoire gardait, profondément enfuis, les souvenirs de phrases virulentes qui m'avaient malgré tout blessée et que j'avais cherché à oublier. Il était toujours plus simple de sourire l'air de dire « laisse tomber, ça ne m'atteint pas » que de faire ressortir les marques de la douleur. Mais j'étais tout de même contente d'avoir – ou de ne pas avoir justement – cette gêne. Elle m'avait apporté plus de bons souvenirs que de mauvais ; il aurait donc été stupide de ne pas en profiter pendant que je le pouvais et ce même si cela énervait les autres. Par exemple, j'étais persuadée qu'Hugo n'était ravi que j'ai bousculé son petit univers et que je me sois introduite dedans sans lui demander une quelconque autorisation qu'il ne m'aurait de toute façon pas donné. J'avais envie de discuter, il était là, j'avais sauté sur l'occasion ce n'était pas un crime n'est-ce pas ? Après tout cela ne pouvait pas lui faire de mal et, inconsciemment, il devait me remercier tout du moins il le ferait dans quelques années, j'en étais sûre et même certaine.

Je lui avais servi mon plus beau sourire pour le mettre en confiance et pour lui montrer à quel point j'étais gentille et que je ne lui voulais aucun mal. D'accord, c'était un petit peu cliché, je n'avais l'air forcément très crédible mais ça partait d'une bonne intention et je voulais réellement le mettre à l'aise. Trop de sourires ce n'était peut-être l'idée du siècle qui allait révolutionner le monde mais c'était tout de même une idée et il ne fallait donc pas la négliger. C'était avec des essais qu'on arrivait finalement à faire de grandes choses et qu'on devenait un héros prêt à sauver le monde – ce que je voulais pas devenir d'ailleurs mais ça, c'est encore une autre histoire.


« Hugo. », annonça-t-il rapidement comme s'il voulait se débarrasser de la séquence « présentation » - et de moi avec – le plus vite possible. D'un autre côté je ne m'attendais pas à ce qu'il me donne ses trois prénoms, sa date de naissance, sa taille et son poids. Je n'aurais rien retenu de toute façon, il ne fallait pas surestimer ma faible capacité à retenir les choses excepté les prénoms et les noms avec qui j'avais de très sérieuses affinités ce qui, encore une fois, était une bonne chose.

« Je  sais. », répliquai-je avec un petit éclat de rire.

Il était encore pire de Vesper celui-là ! Je tournais la tête vers lui et je l'observais. Physiquement, il n'était pas trop mal mais la gêne – comme quoi on revenait toujours à ça ! - présente sur son visage gâchait tout. Il était mal à l'aise, n'avait pas envie de parler et aurait préféré rester seul. Manque de chance il était tombé sur moi, il n'y avait pas pire que moi pour obliger les gens à parler surtout s'ils n'en avaient pas envie. Non mais, franchement, comment pouvait-on passer sa vie sans parler ? Sans prendre le temps de raMerci !conter ses joies et ses peines en détail à quelqu'un ? Qu'est-ce que ça devait être frustrant et désagréable ! J'étais bien contente de ne pas être à sa place mais j'étais sûre qu'il devait se dire la même chose. Il devait même me trouver ennuyante à parler, à venir le déranger comme si c'était la chose la plus facile du monde. Peut-être avait-il lui aussi passé un horrible cours de potions et ne voulait pas en parler ; si c'était le cas, je le comprenais. Mais, au moment où il ferma son livre – tiens, il lisais, je n'avais même pas remarqué ! - je compris que j'étais loin de la vérité. Ledit livre portait sur les potions et j'eus envie de rire lorsqu'il me le tendit, le plus naturellement possible – c'est-à-dire pas du tout.

Était-ce une blague ou était-il vraiment en train de me proposer de me prêter son livre de potions ? Lorsque je lui avais fait remarqué que je ne comprenais rien aux potions – après une heure c'était beaucoup dire mais enfin – j'avais omis de lui dire que c'était aussi parce que je n'aimais visiblement pas ça. Je pensais que cela serait logique mais visiblement je m'étais lourdement trompée et j'allais devoir lire son livre. Dommage, dommage, songeai-je, moi et la lecture ça ne faisait pas un. Cependant il aurait été égoïste et mal venu de ne pas accorder de l'intention au geste en lui-même et à sa symbolique. Hugo semblait replié sur lui-même, avare de moi mais il n'hésitait pas à me prêter son livre qui était sans doute l'un de ses objets favoris. Rester muette ou le refuser aurait été une erreur sociale de la plus haute importance et aurait ébranlé le peu de confiance qu'il avait en lui. Bref, cela aurait été un acte horrible qui aurait fait de moi la personne la plus méchante de l'univers alors, en souriant pour lui montrer que j'appréciais le geste j'attrapais son fameux bouquin sur les potions.


« Ça... Ça va t-t'aider. », dit-il alors que je remarquais seulement son bégaiement. Je comprenais mieux pourquoi il n'aimait pas parler. Pas facile de tenir une longue conversation avec son petit soucis et encore moins lorsqu'on voulait avoir l'air crédible.

Dans un geste purement irréfléchi et spontané je l'enlaçais amicalement. Je le serrais contre moi pendant deux secondes durant lesquels il m'avait semblé enlacer un bâton avant de le relâcher pour qu'il puisse à nouveau respirer. Ensuite, je reposai mes pieds sur la table pour être tout à fait à mon aise.


« Merci », conclus-je avec un sourire. « La prochaine fois, ça te dit qu'on se mette en binôme ? » Entre nous, il avait l'air super fort en potions et je ne pouvais pas me mettre tout le temps avec Vesper. Elle était adorable et je l'aimais beaucoup mais nous n'avions pas la même façon de voir les cours. Elle était beaucoup trop sérieuse. Hugo avait l'air plus cool, plus agréable et puis posé ce qui était important parce que des énergumènes qui criaient partout merci bien mais non. J'avais déjà donné et je ne comptais pas donner à nouveau – j'étais la seule à avoir le droit de faire n'importe quoi maintenant.

« Mais je te préviens, tu ne risques pas d'y gagner au change ! »

Je me comportais comme s'il avait déjà acception ma dangereuse proposition. L'idée qu'il puisse refuser ne m'effleura même pas l'esprit, personne ne m'avait jamais refusé quoi que ce soit, pourquoi cela commencerait-il aujourd'hui ? Je braquais mon regard bleu et confiant dans le sien, emprunt d'un énorme manque de confiance. Quoi qu'il réponse il devait s'attendre à m'avoir sur le dos.


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Hugo Hallensburg
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MessageSujet: Re: The pursuit of happiness | Hugo   Dim 5 Mai - 20:32


J’aurais aimé dire que j’étais quelqu’un de courageux, sans peurs, téméraires et qui s’aurait quoi faire en toutes circonstances, entouré de ses amis, fidèles et présents. Je n’avais évidemment rien de tout cela. J’étais plutôt le vilain petit canard qui ne demande rien à personne et pour lequel parler est une angoisse bien plus que naturelle. Presque une phobie, à cette allure. Je n’imaginais pas ce que serais ma vie plus tard. Enfin, si, j’avais ma petite idée sur la question, justement, je mourrais seul, avec dix chats, en train de regarder des documentaires animaliers, des livres jonchant mon canapé rapiécé. Ce n’était pas si terrible qu’on peut l’imaginer au premier abord, je vous assure. Il y avait presque quelque chose de romantique dans cette solitude –rien à voir avec les chats-, quelque chose d’infime : la liberté. C’était la seule chose que je possédais presque entièrement et qui me valait, à ma grande peine, de n’avoir personne autour de moi. Je m’enfermais dans mon mutisme comme un oisillon dans sa coquille. Le monde extérieur m’effrayait. Autant j’étais libre dans ma solitude d’agir comme bon me semblait, autant j’avais peur de le faire de peur d’être jugé et rabaissé.

Cara devait être de ces personnes qui étaient comme Tom. Quelqu’un d’impulsif, de gentil et d’attentionné et qui n’avait surtout pas peur de le montrer. Ces gens-là n’ont peur de rien, ce qui accroit mon sentiment de malaise. Comment peut-on naturellement aller vers les autres sans les craindre ? Après tout, c’est bien vrai, en agissant ainsi, on a toujours le risque de tomber sur une personne qui ne vous aime pas, vous jugera. Et ça, on ne peut pas le savoir avant de lui avoir parlé. Autrement dit, c’est comme couper sa main avant de l’avoir tendu au bourreau. Pour moi, c’était inconcevable. Cara, pourtant, n’avait rien à craindre –bien que j’ai dit qu’elle ne devait rien craindre de toute manière- j’étais aussi innocent qu’un chiot. Et puis ce n’était surement pas moi qui allais me permettre de la juger vu que ce n’était à la fois pas du tout mon genre, et à la fois quelque chose que je provoquais. On passait souvent du temps à me juger alors que la seule chose que je voulais, je l’ai dit, c’est me cacher dans les tréfonds des cachots, là où personne ne pourra me parler.

-Je sais.

Tiens ?... Je le regardais dans les yeux pour y déceler quelque chose de négatif mais je rencontrais seulement un sourire. Et un éclat de rire. Ca me faisait pensé que je n’avais … jamais, oui, jamais « éclaté de rire ». Je n’y avais pas pensé, plus pensé, et je m’étais habitué à mon mutisme, à mon silence éternel et mes secrets. J’avais pris l’habitude de garder tout pour moi, et grand bien m’en fasse, car personne ne voulait entendre mes problèmes. Et j’avais même gardé ce rire en moi qui m’étais devenir étranger et qui n’étais jamais passé de mes pensées à ma gorge. Je ne savais même pas quelle sensation ça faisait. Je l’observais un moment, comme pour comprendre ce qu’elle trouvait amusant. Elle savait mon nom. Comment ? L’avait-elle demandé ? Avait6elle entendu Tom m’appeler ? Ou alors tout simplement le professeur de potion. Oui, voilà, elle devait l’avoir entendu. Mas je ne savais toujours pas ce qui rendait la chose drôle. Ce n’était pas vexant, c’était plutôt comme une caresse subtile. Légère.

J’avais décidé de lui tendre mon livre, histoire qu’elle puisse progresser en potions parce qu’elle n’avait pas l’air de comprendre quoique ce soit en la matière. J’étais très à l’aise, personnellement, et passionné, je n’avais donc pratiquement pas de problèmes pour réussir les exercices ou même savoir de quoi on parlait. J’étais doué pour les études, et je me passionnais pour car c’était là, la seule porte qui s’ouvraient à moi. Les professeurs m’aimaient bien, mais avaient toujours préférés Tom malgré son entêtement. On pourrait se dire que Tom était le jumeau qui avait hérité du charisme et moi de l’intelligence, comme les choses se font habituellement pour conduire à un équilibre. Mais non. Tom avait non seulement le charisme ET l’intelligence. Je n’avais donc rien de particulier pour moi tout seul, si ce n’est mon bégaiement. Personne ne voudrait être bègue, c’est presque pire qu’être muet. Quand vous êtes muet et qu’on vous insulte, votre solution est soit de frapper, soit d’ignorer, pas d’autres alternatives. Quand vous êtes bègue, je ne vous raconte pas l’horreur. Avec l’alternative en plus : qui était de répliquer, on se moquait encore plus de vous, puisque votre réplique était agrémentée par la colère et que le bégaiement était d’autant plus fort !
J’avais peur de son regard à la seconde où j’avais prononcé mes mots. C’était l’acte le plus courageux que j’avais fait depuis des années, je crois bien. J’avais pris le risque qu’elle rit de moi, qu’elle le crie à tout le monde et que je devienne la risée de tous alors que je tentais d’allonger encore le temps qui me séparais de cette sentence… J’avais les jambes et les épaules tendues, le regard vague, les mains moites…

…Elle me remercia et tout à coup, enroula ses bras autour de moi.

J’en fus tellement surpris à vrai dire que je ne bougeais plus un instant. Je restais là, sans bouger, sans respirer, encore plus tendu et rigide. Et alors que je paniquais et que mon rythme cardiaque accélérait machinalement, quelque chose s’éveilla dans mon cœur. Comme un petit feu allumé dans les profondeurs de mon âme. Quelque chose que je n’aurais pu soupçonner, quelque chose que je n’attendais pas. Quelque chose d’inconnu, de curieux, que je ne pouvais évidemment pas identifier.

Dans les bras de Cara, je me sentais… Accepté. Voilà. C’était simplement et naturel, ça coulait de source. Elle ne me jugeait pas, elle était juste là, avec moi. Un léger sourire élargit doucement mes lèvres. Un sourire d’une pure sincérité qui n’avait pas l’habitude de prendre sa place sur mon visage. Elle se recula un instant, ne se doutant pas de la valeur de son geste, je suppose et je savais qu’elle serait un peu plus, en cet instant, que quelqu’un de Poudlard. Elle ne s’en rendait pas compte mais à ce jour, elle était pour moi une potentielle… amie. Même ce mot me semblait étranger…

-La prochaine fois, ça te dit d’être mon binôme ?

… J’allais répliquer que Tom était avec moi, déjà, et que ça ne lui plairait peut-être pas, mais je me souvins alors de l’inquiétude qu’il portait à mon intégration à Poudlard.

-Pas de pro…problèmes, je dis en tentant un nouveau sourire, en la regardant dans les yeux avec un léger doute.

-Mais je te préviens, tu ne risques pas d’y gagner au change !


Je n’en doutais pas, mais avoir un coéquipier qui se débrouille moins bien que soit, quand nous même on se débrouille très bien, ça compense, et puis je sens que c’est le prix à payer pour ma socialisation. Et sa coéquipière dans tout ça ? Qu’en penserait-elle ? Je ne faisais jamais beaucoup attention aux autres, voilà pourquoi je ne connaissais pas son prénom, mais j’avais cru comprendre que c’était quelqu’un de sérieux. Ca n’allait cependant peut-être pas lui plaire, à son amie, que je prenne sa place. J’haussais les épaules pour lui signifier que ça m’importais peut qu’elle ne soit pas forte, je pourrais l’aider. Ca, c’était une chose que je savais bien faire !

-Et ta… coé… coéqui… ?
Je fermais les yeux une seconde, incapable de prononcé le mot.

J’espérais que Cara avait de la patience, parce qu’avec moi, il en fallait beaucoup ! Et je me détestais tellement de ne pas savoir prononcé de foutu mot que je m’en mordais les lèvres de frustration. Avec de la patience, je savais que je serais plus à l’aise en sa présence, comme avec Tom, et je ne bégaierais plus du tout. Mais ce temps était encore suffisamment éloigné pour que ça me rende triste. Pour devenir son ami, je devais trouver une solution, et vite...


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Cara G. Parkson
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MessageSujet: Re: The pursuit of happiness | Hugo   Mer 8 Mai - 18:45

Il aurait été impossible que j'explique à qui que cela soit ce que je ressentais lorsque j'étais de bonne humeur pour la simple raison que je ressentais tout. Mes yeux brillaient, mon cœur battait de plus en plus fort et mes lèvres s'entrouvraient pour former un magnifique sourire. J'étais heureuse et cela se voyait. D'ailleurs, quelque soit mon humeur elle se voyait. Il était impossible d'ignorer les expressions de mon visage où l'intonation de ma voix qui, souvent, en disait long sur ce que je ressentais. De toute façon je ressentais toujours plein de choses, elles s'accumulaient, explosaient certaines fois mais finissaient toujours dans un magnifique feu d'artifices. A mes yeux la vie était belle et c'était tout ce qui comptait. D'ailleurs, il m'était impossible d'accepter le moindre éclat de tristesse dans le regard de quelqu'un. Je bondissais et je l'enlevais aussi vite que je l'avais repéré. Tout le monde pouvait être triste, certes, mais en ma présence c'était intolérable, impossible et cela nuisait fortement à ma bonne humeur. Autant de bonnes raisons qui me poussaient à agir pour ne pas laisser la tension devenir omniprésente. Parce que oui, la mauvaise humeur provoquait de la tension entre les personnes et c'était très mauvais pour la santé d'après ma mère c'est pourquoi je m'appliquais efficacement à la chasser à grand coup de sourires et de phrases qui ne cessaient de s'enchaîner. Un peu trop vite certaines fois, je ne pouvais pas le nier.

Sauf qu'il y avait Hugo. A première vue rien de très différent des autres élèves, il était plutôt pas mal, il avait l'air agréable et ouvert et semblait savoir faire preuve d'intelligence ce qui aurait beaucoup plus à Vesper. Mais c'était Hugo et il m'était forcé de reconnaître que prononcer en phrase sans s'arrêter s'apparenter pour lui au parcours du combattant avec plus d'épreuves d'équilibre. Il trébuchait sans cesse sur les mots – même les plus simples – et semblait souffrir le martyr lorsqu'on lui posait une question. C'était d'ailleurs bien dommage pour lui parce que j'adorais poser des questions mais, dans un même temps, j'étais très douée pour y répondre sans laisser l'occasion aux autres d'en placer une. Ça, ça allait lui plaire. Cette pensée illumina mon visage et je lui servis un magnifique sourire rempli de confiance en l'avenir et en lui.


« Pas de pro…problèmes. », répondit-il pour ma plus grande joie.

Il était mignon à faire des demi-sourires. Il était mignon tout court d'ailleurs mais encore plus lorsqu'il souriait – ou tout du monde moins essayait.

Il était clair qu'il n'y avait pas de problèmes ! De toute façon il n'aurait pas pu refuser une telle proposition ; c'était clairement une aubaine pour lui – socialement parlant non pas pour les résultats scolaires qui, eux, allaient en pâtir. Je lui donnais une occasion unique de s'entrainer à s'exprimer ce qui était plus que nécessaire dans son cas. J'étais généreuse comme fille au fond ; je sacrifiais des heures de cours pour lui. Même s'il était évident que je détestais lesdites heures de cours mais tout de même, c'était un beau geste non ?


« Et ta… coé… coéqui… ? »

Ma coéquipière ? Elle pouvait très bien se débrouiller toute seule ! D'accord, j'étais de mauvaise foi et Vesper allait s'en doute m'en vouloir toute la semaine mais à elle aussi ça allait lui faire du bien de parler à d'autres personnes. Et puis, je n'étais pas dépendante d'elle, je faisais ce que je voulais lorsque je le voulais et si elle n'était pas contente c'était la même chose. Je voulais rencontrer d'autres personnes moi. De toute façon les binômes ne restaient pas éternellement les mêmes alors aujourd'hui ou dans trois jours le nôtre allait éclater aussi surement que le soleil allait se coucher se soir. Mais, c'était adorable de la part d'Hugo de s'en préoccuper !

« Oh, ne t'inquiète pas pour elle, elle s'en sortira très bien sans moi. », répondis-je, confiante.

J'ignorais volontairement le malaise d'Hugo suite à son incapacité de prononcer le mot coéquipière. Il n'avait sans doute pas besoin qu'on le lui rabâche sans cesse et il devait s'en rendre compte tout seul, comme un grand. De toute façon, à mon avis, il fallait plutôt le mettre en confiance plutôt que l'interrompre tout le temps sinon les résultats seraient désastreux – cela dit entre nous, c'était déjà désastreux. Je souris donc amicalement à mon futur binôme – était-il conscient qu'il allait devoir me supporter en cours mais aussi lors des devoirs à faire en groupe ? Je ne voyais que deux solutions ; ou il était trop poli pour me dire non ou il était courageux et aurait eu sa place à Gryffondor autant qu'à Serpentard. Mais dans tous les cas j'étais ravie qu'il ait accepté ma si charmante proposition. J'espérais juste que cela n'allait pas trop lui poser de problèmes, après tout lui aussi devait avoir un binôme avant moi et peut-être était-ce son seul ami qu'il n'avait pas envie d'abandonner. Dans ce cas, je passais pour la méchante de service alors que c'était à l'opposé de ce que je voulais. J'essayais de me souvenir à côté de qui il était mais ma mémoire me faisait défaut alors que quelque chose en moi me disait que j'aurais du m'en rappeler ; allez savoir pourquoi.


« Et toi, ton binôme ne va pas t'en vouloir ? »

Le mot binôme c'était vachement mieux que coéquipier non ? A vrai dire, je me retenais de lui déballer toute ma vie et mes relations avec Vesper qui était mon actuelle/ancienne coéquipière et de lui expliquer par la même occasion qu'elle était aussi bavarde que lui. Mais l'idée du jour c'était de le faire parler et, pour une fois, j'étais curieuse de connaître quelques petites choses sur lui. Hugo faisait parti de ces élèves mystérieux dont on ne sait jamais – et dont on ne se demande jamais rien – mais qui étaient au fond plein de surprises. J'étais sûre qu'il avait un tas de choses à me raconter qui allaient faire briller mes yeux d'excitation.


Dernière édition par Cara G. Parkson le Mer 20 Nov - 18:31, édité 1 fois
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Hugo Hallensburg
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MessageSujet: Re: The pursuit of happiness | Hugo   Dim 1 Sep - 17:01



Je crois que j’avais sincèrement souhaité que ce moment arrive un jour ou l’autre, de n’importe quelle manière, du moment qu’il soit là. Une main tendu vers moi, un sourire simple et réconfortant, une étreinte chaleureuse et des yeux qui vous fixent sans vous juger. Bien sur, je n’étais pas capable de rendre la pareil, le contraire aurait été tout simplement époustouflant, et je me contentais de sourire à moitié, à peine certain qu’elle était en face de moi, en train de discuter, avec sincérité.  J’avais toujours été solitaire, même avec Tom, parfois, alors bien sur, je paniquais carrément, assis à côté d’elle. J’avais les mains moites, et je stressais, gigotant, ne sachant pas où me mettre, comment m’assoir, comment parler… J’avais constamment peur qu’elle change d’avis sur moi, qu’elle parte en courant, qu’elle me trouve nul, tout à coup. J’avais tellement peur qu’elle soit déçue. Comment cela aurait-il pu en être autrement ? Il n’y avait véritablement rien d’attirant chez moi. J’étais timide, je rougissais, je me laissais marcher sur les pieds parce qu’indéniablement, je me retrouverais à me ridiculiser encore plus si j’essayais de me défendre. Je bégayais. J’étais sans arrêt absent. J’étais convaincu, ou dumoins, je l’avais espéré très fort, que je trouverais quelqu’un comme moi, ici, à Poudlard, et en particulier dans cette maison qui m’étais devenue si chère. Serpentard. J’avais pensé qu’en rencontrant quelqu’un de ma nature, je pourrais me lier d’amitié avec, parce qu’on se comprendrait, parce que le silence ne nous gênerait pas et que nous pourrions rester simplement ensembles. J’avais probablement eu tort de le croire, car, depuis mon arrivée, quoique largement accepté par les miens, je n’avais encore pas rencontré quelqu’un de tel. Et voilà que je me retrouvais en face d’une jeune fille, tout à fait jolie, qui était le contraire de cette personne que j’avais espérée.

Et puis, après tout, avais-je eu tort ? Peut-être pas. Peut-être que je restais trop fermé à certaines opportunités et qu’il fallait, en prenant le maximum de courage que j’avais, que je les saisisse ? Tout le monde n’était pas aussi méchant que les copains de Tom du Pembrokeshire ! Peut-être que j’avais généralisé, et que, contrairement à ce que j’avais comme idée fixe, cette fille pleine d’entrain m’appréciait comme j’étais ? C’était beau, trop beau pour être vrai.

-Oh, ne t’inquiètes pas pour elle, elle s’en sortira sans moi.

J’aurais aimé avoir la même assurance. Son ton était à la fois tellement tranché et autoritaire qu’il me surprit un instant. Et puis… Elle n’avait pas relevé mon bégaiement, elle l’avait totalement ignoré, probablement pour me mettre à l’aise. Et ça marchait. Je me détendis soudainement, sentant un poids quitter mes jambes et mes épaules. Cela me fit un bien fou, et je laissais un petit sourire s’afficher sur mon visage, les yeux baissés d’humilité. Une coéquipière ! Une bouffée de joie et de fierté m’envahit, même si je n’étais en rien victorieux dans cette histoire (après tout, c’était elle qui m’avait abordé, je n’en tirais pas les mérites).  Et puis une question me vint à l’esprit. Pourquoi s’intéressait-elle à moi, soudainement ? Des amis, elle n’en manquait pas, c’était certain, alors pourquoi moi ? J’étais incapable de me dire qu’elle me parlait juste parce qu’elle voulait naturellement devenir mon ami. Il y avait quelque chose là  dessous. Il y avait toujours quelque chose là-dessous.

Comme durant l’été de 2010, quand Tom et moi étions partis nous baigner dans un lac près du village. Un de ses amis nous avait rejoints, et il s’était montré vraiment gentil avec moi, malgré mon mutisme. Un moment, il m’avait demandé d’aller chercher des branches pour faire un feu, et heureux, j’y avais été sans me poser plus de questions. Il m’avait rejoint et m’avait tabassé, Tom nous attendant près du lac. Mon frère jumeau est intervenu juste à temps et j’avais le visage en sang, sans comprendre ce qu’il m’était arrivé.  Tom m’avait protégé. Comme toujours. Pourquoi ce garçon m’avait-il fait du mal ? Après tout, je ne lui avais rien fait. Il avait été gentil, avec moi, pourtant, avant de me coller son poing au visage. Pourquoi ? Parce que j’étais faible, et qu’à coup sur, je n’aurais rien dit, rien fait ? Pourquoi ? Il avait voulu être mon amis pour me frapper ensuite, et des années après, je ne comprenais toujours pas pourquoi il avait agit de cette manière. Je ne comprendrais probablement jamais. Les enfants étaient simplement d’une cruauté sans nom.

Je ne m’attendais bien sûr pas à ce que Cara me saute dessus pour me frapper sans raison. Mais je doutais de sa motivation à faire de moi son ami. A moins qu’elle ne veuille simplement que je l’aide en potions, ce qui, en soit, ne me dérangeais pas vraiment, j’avais juré à Tom de faire des efforts de socialisation.

-Et toi, ton binome ne va pas t’en vouloir ?


Elle s’intéressait donc à moi ? si elle voulait simplement que je l’aide, elle aurait pu se contenter des quelques mots que nous avions échangés non ? Elle souhaitait donc me parler comme à un ami. C’était donc vrai. Je sentis mon cœur se réchauffer un peu plus, et je levais les yeux pour rencontrer les siens. Ils étaient beau. Vraiment très beau, avec toute cette sincerité et cet enthousiasme. Je les aimais déjà.

-Ne t’en f… fais pas,
je bégaie. Mon f…frère sera heureux, je souligne en serrant mes poings, posés sur mes genoux.

Le principe d’une discussion, près tout, c’était qu’il y ait un dialogue. Pour parvenir à dialoguer, il fallait qu’au moins deux personnes se parlent et se répondent. Je n’inventais rien, c’était la définition du dictionnaire. Autant dire tout de suite qu’auparavant, hormis avec Tom, je n’avais pas beaucoup « dialogué ». Bizarrement, j’aimais ça, et cela me surprit. Malgré mon bégaiement, j’étais gagné quelque peu par l’entrain de ma voisine. Allons, ce n’était pas bien difficile, il fallait simplement que je lui pose une question. Un silence s’était installé entre nous, et malgré le fait que je n’en étais pas gêné du tout, je sentais que c’était à moi de faire le pas suivant. L’amitié commençait toujours par deux pas. Le premier, de celui qui avait accosté l’autre, et le suivant, signant clairement une acceptation. Et ce silence était comme l’attente d’une sentence, d’une réponse qui allait déterminer notre relation à tous les deux. Je tournais la tête vers elle, et il me sembla voir dans ses yeux comme de l’empressement et de l’encouragement, alors je respirais un bon coup.

-Tu aimes P-Poudlard ?
Je demandais après avoir tourné la question plusieurs fois dans ma tête.

Je n’étais pas encore très doué, parce que l’amitié, c’était tout nouveau pour moi, mais quelque part, je le sentis pousser des ailes, parce qu’enfin, je pouvais mettre un visage sur ce mot qui m’avait fait rêver des années durant.


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Cara G. Parkson
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MessageSujet: Re: The pursuit of happiness | Hugo   Sam 14 Sep - 18:27


Décidément, j'étais pas bien compliquée comme fille. Certes, je pouvais hésiter pendant deux longues heures sur la tenue que j'allais mettre, sur le vernis qui s'accordait le mieux avec mes chaussures ou même sur la paire de chaussures que je devais acheter. Mais j'étais une fille, une adolescente qui avait besoin de ça, de se prendre la tête pour des choses inutiles dans le but d'oublier les gros problèmes qui étaient là, partout, autour de nous. Le bégaiement d'Hugo, par exemple, je trouvais cela mignon – en même temps, il était mignon tout court. Et penser à Hugo m’amener d'ailleurs à me dire que discuter avec lui c'était cool et que les cours de potions allaient être drôlement plus sympathiques ! Je lui souris affectueusement – de quoi est-ce qu'on parlait déjà ?

« Ne t’en f… fais pas. »

Pour ça, il pouvait compter sur moi ! Je n'étais pas du genre à faire d'un camembert trois citrouilles !

« Mon f…frère sera heureux. »

Son frère ? Lui aussi travaillait avec son frère ? C'était cool ça ! Peut-être que son frère et mon adorable sœur allait pouvoir se mettre ensemble ! Ca ne ferait pas de mal à Vesper et à voir Hugo aussi mignon, comment pouvait-on imaginer son frère autrement ? Donc, ils allaient bien s'entendre, ça coulait de source ! Un peu comme la magie en fait, sauf que la magie c'était partiellement compliqué et que les relations humaines c'était d'une simplicité légendaire ; tout le monde savait ça. Mais enfin, là n'était pas la question. Je souris chaleureusement à Hugo pour le pousser à poursuivre, qu'il me parle dudit frère ou quelque chose dans le genre. Mais il ne semblait pas vraiment partant pour discourir pendant une heure. Mon sourire se mua donc en un simple étirement des lèvres plus énigmatique qu'autre chose mais qui restait tout de même sympathique. Je n'étais pas contre un peu de répondant chez mes interlocuteurs, néanmoins, j'étais tout à fait apte à me débrouiller seule.

« Je peux lui présenter ma sœur si tu veux, comme ça il ne sera pas tout seul ! », annonçai-je, décontractée. Encore une fois, j'étais le sujet gênant. J'essayais de construire une réelle conversation entre nous qui dépassait les réponses laconiques et les questions polie et superflue.

Il n'avait peut-être pas besoin de moi pour ça mais dans le doute, j'étais là. Je me détournai un instant de mon interlocuteur pour croiser mes jambes sous mon corps lourd et, une fois assise dans la position confortable du tailleur je fis à nouveau face à Hugo.


« Tu aimes P-Poudlard ? », demanda-t-il prudemment.

C'est toi que j'aime, faillis-je répondre avant de me mordre violemment la langue. Ce ne devait pas être le meilleur moyen pour le mettre à l'aise. J'appréciais les efforts qu'il faisait et je tenais à ce qu'il le sente. A ce qu'il le ressente. Je passai sagement une main dans mes cheveux roux. Hugo était courageux, un vrai Gryffondor – mais j'étais contente qu'il soit à Serpentard. Seulement voilà, il n'avait pas conscience que la question qu'il venait de me poser aller lui valoir une bonne dizaine de minutes à m'écouter par des délices de Poudlard. Je me retenais. Vraiment. J'avais envie de lui expliquer que les lits étaient moelleux et agréables, que le soleil était plus doux dans cette partie du Royaume-Uni et que le rire de Vesper – oui, autant pour moi, sa voix sinistre – illuminait mes journées.

Je souris une nouvelle fois. Le visage d'Hugo s'était petit à petit détendu. Ses traits s'étaient assouplis, ses yeux avait une nouvelle lueur qu'il savourait allègrement et son expression, presque terrifiée, s'était adoucie me laissant le voir tel qu'il était vraiment ; quelqu'un de sensible. Ce qui lui allait bien mieux d'ailleurs.


« J'adore, m'exclamai-je. Tout est magnifique, tout est grandiose ! Rien que les rideaux dans les dortoirs..., » mes yeux brillaient d'excitation. « Imagine, on peut faire ce qu'on veut, vivre comme on le souhaite ! D'autant que si, comme moi, tu viens d'une famille de moldue, tu ne connais personne ! » Et je trouvais ça génial. Mais vraiment. Vraiment, vraiment vraiment. Je pouvais devenir qui je voulais sans que personne ne s'en aperçoive. D'une fille intelligente qui passait son temps à la bibliothèque à la fêtarde de base, stupide qui ne comprenait rien d'autre que verbe s'amuser. Pourtant, j'avais choisi de me garder telle que j'étais parce que je trouvais ça plus cool et que je n'avais aucun soucis qui m'empêchait de vivre. Mais malheureusement, ce n'était pas le cas d'Hugo. Son bégaiement le dérangeait, cela se voyait clairement. Néanmoins, il lui avait sans doute était impossible de l'arrêter. Certains choses ne se contrôlaient pas, pas de chance pour lui. « Et le parc, est-ce que tu as vu ce parc ? » Ma voix tirait horriblement vers l’aigu, je grimaçais inconsciemment, je la détestais quand elle était comme ça ! « Il est beau, immense, géant, génial, extraordinaire,... Enfin utilise l'adjectif que tu veux ça revient au même mais c'était juste incroyable ! D'ailleurs, il faut que je fasse une petite virée dans la forêt interdite un de ces quatre ! » Et blablabla.

Je faisais de grands gestes pour illustrer ce que je disais et je parlais de plus en plus fort – déjà que comme ça j'avais une voix qui portait, j'allais lui crier dans les oreilles. « Tu m'accompagneras, hein ? » Là encore, il n'était pas question que j'accepte un refus. Mais je m'avais arrêté de gesticuler, mon regard s'était fait insistant et j'avais renforcé mon sourire pour avoir toutes les chances de mon côté. Pitié qu'il dise oui ! Je pouvais toujours trouver d'autres personnes en cas de refus mais mon petit doigt me disait qu'avec Hugo, ça allait être du tonnerre. Je me voyais déjà arpenter les terres arides et sauvages de Poudlard telle une guerrière des temps ancien. J'allais juste devoir emprunter quelques vêtements à Vesper – pas question de salir une de mes robes, jupes ou autres ! - à cause de la boue. De toute façon, ça ne pouvait pas être si dangereux puisqu'elle était à coté de l'école !


« Par contre, je dois dire que la bibliothèque, c'est pas mon truc », repris-je de plus belle. « Tous ces livres ça me donne la chair de poule. » J'accentuai ma phrase d'une magnifique grimace digne d'une excellente actrice. « Impossible de travailler dans de telles conditions, tu penses bien ! » Mais, évidemment, ça c'était faux. Je pouvais, éventuellement ouvrir des livres, sortir ma plume et mon parchemin pour faire quelque chose d'utile de ma journée mais... non, ce n'était juste pas possible. Pourtant, j'avais essayé ! Mais cette salle et moi nous n'étions pas faites pour nous entendre. Alors, j'avais pris la sage décision de m'en éloigner le plus longtemps et le plus loin possible.
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Hugo Hallensburg
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MessageSujet: Re: The pursuit of happiness | Hugo   Mar 22 Oct - 15:26

Il me semblait que Cara faisait partie de ces fortes têtes qui n’avaient pas peur de s’exprimer ou de ressentir quelque chose, tout en le montrant aux autres, sans attendre leurs reactions. C’était probablement ce que je pouvais admirer de plus chez quiquonque, ce petit air un brin provocateur, un petit peu rebelle et cette façon, cette allure qui disait que la personne se sentait bien dans sa peau et que personne ne pourrait rien y changer. Ce n’était pas réellement du courage, parce que de cette manière, l’on ne dépassait pas réellement une peur ni une angoisse -dumoins, ça ne semblait pas être le cas de Cara, c’était plutôt quelque chose de plus subtile. L’assurance. Voici un mot que je connaissais pour m’avoir posé tant de fois la question de ce qui faisait que je n’en avais pas. Tom et moi avions pourtant un physique avantageux, c’était indéniable puisqu’il sortait avec autant de filles, mais ce qui faisait toute la différence, c’était nos caractères respectifs. Ainsi, pour une jeune fille timide –ou pas, d’ailleurs-, il était beaucoup plus facile de communiquer avec Tom qu’avec moi, qui n’était pas capable d’aligner deux mots sans les faire se percuter. Les filles l’avaient bien compris. Tom était chaleureux, j’étais froid, et ça, c’était certain que ça n’allait pas en ma faveur. Tom ressemblait à Cara, il sentait l’assurance à des kilomètres à la ronde et rien ne pouvais aller contre cet avis, contre cet attitude. Tom et Cara étaient maitres d’eux-mêmes et d’une force considérable, si bien que je m’étonnais toujours de paraître aussi faible et fragile face à des personnes comme eux. Comment pouvais-je devenir aussi… fort ? Comment pouvais-je affronter le regard des autres sans sourciller ? Pourquoi n’étais-je pas remarquable ? Parce que j’étais bègue, evidemment, et tant que cette condition ne changerait pas, je ne pourrais jamais regarder quique ce soit dans les yeux et avoir le dernier mot.

-Je peux lui présenter ma sœur, si tu veux, comme ça, il ne sera pas tout seul !

J’acquiesçais, en réalité pas tellement certain que ce soit une bonne idée. Parce qu’il y avait un problème majeur dans cette équation. Tom n’aimait pas les serpentards. Il acceptait que j’en soi un de très mauvaise foi, parce qu’il me répétait toujours que ce n’était pas normal, que je ne devais pas m’inquiéter, que c’était une erreur et que l’année prochaine, nous pourrions arranger ça. Je le laissais parler parce que Tom était du genre à avoir le dernier mot –je ne l’avais jamais, mais au fond, je savais pertinemment que d’erreurs, il n’y en avait pas. Aucune, pour moi, en tout cas.

-Mon f-fr-ère est à Gry-ffondor, je souligne avec un regard inquiet.

Cara me lance un regard perplexe et change de position, déplaçant ses jambes endoloris en tailleur alors que je recule pour lui laisser de l’espace, même si de la place, elle en avait très certainement. C’était aussi une mauvaise habitude que j’avais prise. Je me décalais toujours deux fois plus que nécessaire de peur de déranger, d’être de trop, et je finissais toujours par me retrouver au bout du canapé avec pour seul ami le sol. J’étais un peu gêné que l’on soit assis tous les deux sur le même canapé d’ailleurs, mais je savais parfaitement que par définition, le canapé, justement, servait et permettait à plusieurs personnes d’y prendre place. Prétendre le contraire aurait été complètement ridicule. Je lui lançais un regard alors qu’elle se mettait à l’aise en souriant –je m’étonnais de la voir sourire avec autant de facilité-. Quand elle passa se main dans ses cheveux, je me demandais un instant ce que ça devait faire, de les avoir si long et quelle effet cela devait produire. Ils paraissaient doux, au regard et leur couleur était jolie contrairement à ce que prétendait les anciens copains de Tom, du village, qui avaient fait d’un élève le poil de carotte incontesté. C’était étonnant que Cara est autant d’assurance avec des cheveux de cette couleur, qui emblait rebuter généralement les élèves –bien que moi, ça ne me dérangeait pas, je trouvais d’ailleurs la couleur très jolie, parce que çe m’évoquait toujours l’automne, ma saison préférée-.

-J’adore. Tout est magnifique, tout est grandiose ! Rien que les rideaux, dans les dortoirs…

Je me rappelais effectivement des grands rideaux en soie verte qui faisaient pénétrer doucement la lumière qui se déposait sur le lac. Cara s’était approchée de moi, tout excitée par son récit, et c’était tellement prenant que je me laissais absorbé par ses mots, un instant, d’un air interessé. Elle agitait ses bras, souriais d’extase et je sentis mon cœur se pincé, mon ventre se contracté en un rire enfouit. J’étais amusé par ce spectacle qu’elle me donnait. Un petit sourire élargit mes lèvres et je la laissais poursuivre, prêtant bien attention à chaque détail.

-… est-ce que tu as vu le parc ?


Je laissais échappé un petit rire, celui qui fait sortir brillamment de l’air du nez –je crois que c’était bien un rire-, quand elle fit une grimace après que sa voix soit devenue aussi aigue, tellement elle avait parlé. C’était réellement drôle de voir à quel point elle aimait Poudlard, d’autant que moi, j’avais plutôt du mal à m’y faire, et qu’elle n’arrivait pas à s’arrêter, au point de ne plus respirer quand elle était passionnée par quelque chose ! Elle parlait tellement que ça compensait bien le fait que moi, je ne disais –presque, pas un mot, ce qui m’arrangeais plutôt. Je me contentais alors de communiquer avec mes yeux, manifestant généralement de l’intérêt, de la curiosité et toujours cet amusement. Je ne me moquais pas d’elle, ce serait le comble, mais son attitude était réellement fascinante.

-… Une petite virée dans la forêt interdite un de ces quatre.

Décidemment, elle ressemblait vraiment à Tom ! Peut-être que c’était pour cela que nous nous entendions bien ? Mais quand elle s’arrêta se parler, je sentis comme un énorme vide autour de nous, comme quand Tom m’était la musique très fort dans la chambre, jusqu’à ce que maman arrive pour le gronder et qu’il finisse par éteindre le post en grommelant. Elle me regardait avec assistance et un sourire figé aux lèvres, si bien que je devinais qu’elle attendait quelque chose de moi, très certainement. Allons, je n’allais pas l’en empêcher, si elle voulait sortir dans la forêt, elle n’avait pas besoin de mon accord. Déjà, parce qu’elle le ferait de toute manière, mais je n’approuvais réellement pas. C’était dangereux et si on l’avait appelé la forêt interdite, ce n’était évidemment pas pour rien, c’était réfléchis et légitime. Alors pourquoi… Oh non ! Il n’en était pas question !

-Ce n’est… Il y a … Je… je paniquais tellement que je ne savais plus quoi dire. Et que dire, d’ailleurs ? Je ne voulais pas qu’elle parte, si je refusais, mais je ne pouvais pas accepter, j’avais bien trop peur ! Et puis c’était contre le règlement, contre les principes de l’école, contre l’enseignement et le code des élèves, contre tout ce qui pouvait être considéré comme un règlement, une ligne à suivre. Et j’étais vraiment du genre à filer droit.

-Par contre, je dois dire que la bibliothèque c’est pas mon truc. Tous ces livres ça me donne la chair de poule. Impossible de travailler dans de tels conditions, tu penses bien !


Non, pour le coup, je ne pensais vraiment pas. Je frottais mes genoux avec mes paumes et baissait la tête. Que faire ? Je n’avais pas envie d’aller dans la forêt interdite et j’adorais la bibliothèque. Une fois qu’elle saurait ça, il était sur et certain qu’elle ne voudrait plus m’adresser la parole et me trouverait ringard au possible. Parce que je n’étais pas aussi impressionnant qu’elle ou Tom. Parce que je n’étais pas remarquable et que je ne le serais certainement jamais. Alors je gardais la tête baissée, attendant qu’elle s’en aille en soupirant, lassée et ennuyée, comme on le faisait toujours après s’être intéressé à moi. Déçue.


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MessageSujet: Re: The pursuit of happiness | Hugo   Mer 20 Nov - 18:35


D'accord, proposer à Hugo d'être remplacé par Vesper pour les binômes avec son frère n'avait pas été très classe de ma part. J'adorais Vesper mais surtout parce que c'était ma sœur jumelle. En cours elle était intenable surtout pour les personnes comme moi qui ne voyaient pas ça comme « le moment le plus important de notre vie ». Alors la refiler au frère d'Hugo, je le reconnaissais, ce n'était pas un cadeau. D'un autre côté, j'étais persuadée que cela lui ferait du bien, à mon adorable associable de sœur. Elle allait discutait avec une autre personne que moi ce qui était plutôt rare. J'étais donc assez fière de moi, tant qu'aucun des deux frères ne se rendaient compte de ce que j'avais réellement fait ! Mais d'un autre côté... enfin bon, tout allait bien se passer, j'en étais presque certaine ! J'allais expliquer la situation à Ves' en lui faisait comprendre que cela m'arrangeait énormément – parce qu'elle allait bien évidemment se vexer « quoi ? Tu veux plus travailler avec moi ! » mais comme j'étais sûre qu'elle avait remarqué Hugo pour ses qualités d'élève studieux – ma sœur avait un sixième, septième enfin nième don pour ça – elle allait me pardonner. Chère Vesper !

« Mon f-fr-ère est à Gry-ffondor. »

Je haussai le sourcil droit pour le signifier que je ne voyais absolument pas le problème. Ils étaient très mignons les Gryffondors ! Mais, cette situation mettait visiblement Hugo mal à l'aise, d'après le son de sa voix. Certes, les Gryffondors et les Serpentards n'étaient pas les meilleurs amis du monde mais, excepté de rares énergumènes qui se tapaient dessus à longueur de journée parce qu'ils s’ennuyaient il n'y avait de quoi en faire un plat de quatorze kilomètres de long. Qu'est-ce que Vesper pensait des Gryffondors ? Rien sans doute. Elle devait les voir comme des gens stupides – au même titre que nous autres verts et argents – et se trouver bien mieux qu'eux. Mais je la voyais mal les détester pour les détester. Quant à l'autre, avec un frère à Serpentard ledit Gryffondor ne pouvait pas les détester... n'est-ce pas ?

« Rassure-moi, ton frère n'a rien contre les Serpentards ? »,demandai-je, légèrement menaçante pour une fois. Parce que si c'était le cas, j'allais lui expliquer ma façon de penser à celui-là et il risquait de s'en souvenir pour un bon moment.

Voilà, j'étais de mauvaise humeur, c'était malin ça ! Tout ça à cause d'une stupide histoire entre deux maisons prétendument opposés. Maintenant, Poudlard me semblait bien moins attractif et je n'avais plus envie d'aller gambader dans la forêt interdite avec Hugo. Le pauvre d'ailleurs, il ne devait pas comprendre l'éclat de colère qui était né au fond de mes yeux. Et puis en plus, il devait souffrir de la situation avec son fameux frère. Pfff, il n'avait rien compris lui ! Et bien tant pis, moi j'allais aider Hugo, le soutenir et faire de lui un vrai Serpentard – ce qu'il n'était pas encore – juste pour voir le visage de son frère se décomposer ! Vengeance, vengeance ! Surtout que, si ça me permettait de passer plus de temps avec Hugo, j'étais preneuse ! Il était intelligent, mignon et pas compliqué ! Raison de plus pour ne finalement pas annuler ma magnifique sortie ! Il me fallait des projets pour que je sois de bonne humeur.

Malheureusement mes projets ne semblaient pas ravir Hugo qui ne savait visiblement pas quoi dire. Il trouvait Poudlard ringard ? Il avait dû vivre dans un endroit génial avant ! - et si c'était le cas, il avait intérêt à m'inviter un jour ! Ou alors j'avais beaucoup trop parlé, je lui avais fait peur et il n'osait pas en placer une ! - j'étais si effrayante que ça ?


« Ce n’est… Il y a … Je… »

C'était de pire en pire. Je me mordis la lèvre parce que, mine de rien, cette situation devenait gênante pour moi aussi. S'il n'avait pas envie de m'accompagner, il pouvait me le dire, je n'allais pas le manger juste être déçue. Bon, je détestais être déçue et si n'acceptait pas ma deuxième proposition – j'en avais toujours une en plus – et qu'il ne me fournissait pas une réponse correcte d'ici peu j'allais vraiment être vexée, à ces risques et périls ! De toute façon, il avait déjà accepté d'être mon binôme en potions donc il allait devoir me supporter durant de longues heures chaque semaine. Mais Hugo ne bougeait plus, enfin si, il avait baissé la tête et ses yeux fixaient avec attention ces genoux ce que je détestais. S'il avait dit oui ça aurait été tellement plus simple.... Je secouai donc énergiquement ma main sous sa tête pour lui signifier que j'étais toujours là et qu'il avait intérêt à ne pas l'oublier. Si j'étais si horrible que ça, il pouvait toujours partir mais cette attitude m'énervait au plus haut point. HUGOOOOO, avais-je envie de hurler pour qu'il relève la tête et me dise si oui ou non – plutôt non visiblement - il était partant.

Il me faisait penser à Vesper, en pire. Il était beaucoup plus gentil qu'elle et plus ouvert bien évidemment – ce qui n'était pas bien dur – mais il était d'un timide.... Même les répliques acerbes de ma sœur me manquait à cette instant. En fait, il ne fallait absolument pas qu'il la rencontre ; elle risquait vraiment de le manger et d'en faire de la bouillie or il n'avait absolument pas besoin de ça le pauvre ! (Le pauvre qui avait tout de même intérêt à se bouger avant que ça ne me fasse sortir de mes gongs!) Mais bref, il avait fini de se réfugier dans les jupes de.... dans ses propres jupes !


« HUGO ! », hurlai-je à mi-voix – je commençais à en avoir marre. « Je vais pas te manger tu sais, ni personne d'ailleurs. » Je me laissai tomber sur le dos du canapé, la tête en arrière et fermai les yeux. « Et si tu ne veux pas venir, tu peux simplement le dire. » J'avais pris un ton détendu mais je ne pouvais écarter totalement la déception que cela provoquait chez moi. Son frère était stupide ce n'était pas une excuse pour qu'il le soit aussi. Je gardai les yeux fermés, c'était apaisant – et je n'avais pas envie de le voir, les yeux braqués sur ses genoux. C'était triste et énervant, je ne savais pas comment réagir et je détestais ça.
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Hugo Hallensburg
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MessageSujet: Re: The pursuit of happiness | Hugo   Dim 9 Fév - 21:23

Je ne savais plus quoi dire ni quoi faire. Je voulais disparaitre, arrêter d’être aussi embêtant, encombrant. Arrêter de me morfondre sans pouvoir agir, sans vouloir y changer quoi que ce soit. Je savais qu’à chaque fois que j’en avais l’occasion, je gâchais tout, mais après tout, je n’y pouvais rien! Je n’étais simplement pas doué pour parler, et je ne le serais probablement jamais. Mais j’avais vraiment envie qu’on m’apprécie, et en même temps, j’étais incapable de faire en sorte que ce soit le cas… Mon cas était tout bonnement désespérant, et il empirait en plus de ça. Tout ce que je souhaitais, c’était de pouvoir parler normalement avec quelqu’un d’autre que les membres de ma famille. J’avais promis à Tom de devenir indépendant. Je devais le faire. Pour moi, surtout, parce qu’autrement, Tom allait finir par être assuré que je ne pouvais pas me débrouiller tout seul, et quelque part, ça lui ferait plaisir parce que je serais encore dépendant de lui. Plus que maintenant. Et ça ne pouvait pas évoluer comme ça, parce qu’il n’y avait pas de compromis possible entre nous.

Mais avec Cara, tout allait de travers. Tout. Et pourtant, j’y mettais du cœur, parce que je voulais vraiment être un de ses amis, et parce qu’elle était super sympa, mais pour dire vrai, nous n’étions pas tout à fait sur la même longueur d’onde. J’aurais vraiment aimé rencontrer quelqu’un comme moi, mais visiblement, j’étais celui qui était le plus enfoncé dans son mutisme. Que faire ? Rester les genoux serrer, en souhaitant disparaitre plus que tout ? Fermer les yeux comme un enfant ? Celler ma bouche, prétendre d’être muet ? Toutes ces solutions n’amenaient qu’à un seul fait : la fuite. Je fuyais, encore. Parce que… Je ne pouvais pas la contre dire. Je ne le voulais pas ! J’avais l’habitude de perdre, de me taire, de me laisser marcher dessus, et quelque part, ça m’allait parce que je m’y étais habitué à la longue ! Je ne voulais plus me cacher mais j’étais incapable de sortir à découvert, et c’était tout bonnement horrible comme sensation. J’étais un oiseau qui s’était enfermé dans sa propre cage par peur du monde extérieur mais qui voulait aussi en sortir.

-Rassure-moi, ton frère n'a rien contre les Serpentards ?

Et elle l’avait demandé avec tellement d’intensité que je ne pus me résoudre à ne pas lui répondre.

-Ce sont s-ses amis
, je le défends pour toutes réponses.

C’était vrai, en plus. Tom n’était pas comme ça. Il était gentil, mais il était aussi très populaire, alors forcément, comme il était aussi moldu que moi, il ne connaissait rien à ce nouveau monde. Et si on lui disait que pour être cool il fallait mépriser les Serpentards, je savais qu’il ferait mine de. Sauf que moi, j’avais lu beaucoup de livre, avant de venir et que j’en savais pas mal. Et lui non. Alors comme il était en quelque sorte ignorant sur le sujet il n’était pas responsable de la pseudo-haine qu’il véhiculait aussi pour les Serpentards, en pensant que ceux-ci la partageaient. Je regardais Cara pour lui faire comprendre que mon frère n’y était pour rien, mais elle avait le caractère assez trempé, et j’avais peur d’avoir dit une bêtise. Je craignais qu’elle n’en fasse qu’à sa tête et qu’elle aille parler à Tom, parce que si c’était le cas, j’étais mal, et même très mal, parce que ça ne ferait qu’empirer la situation. Et elle n’avait vraiment pas besoin d’être empirée. Je jetais un œil sur ma gauche, recherchant de quoi me rattraper quand elle évoqua le sujet de Poudlard, et surtout de la forêt interdite. J’avais peur, d’accord, je ne voulais pas le cacher, et il semblait assez évident que j’étais loin d’être un aventurier. Mais, et alors ? Là encore, impossible de l’assumer et de lui dire frannchement que je ne pouvais pas, et je voyais que ça l’agaçait que je bégaie, que j’hésite, mais elle ne connaissait pas mon débat intérieur. J’étais partagé, entre le fait de perdre une potentielle maie si je ne disais pas oui et le fait d’assumer que je ne voulais pas y aller.

Et elle céda bien avant moi.

-HUGO !  Je vais pas te manger tu sais, ni personne d'ailleurs.

Le fait qu’elle crie n’avait pas vraiment arrangé la situation, mais je fis mine de rien, restant les mains sur mes cuisses pour un moment. Je l’agaçais, je l’agaçais, je l’agaçais. J’étais invivable. J’étais insupportable. Je me sentais tellement mal. Je me tournais finalement vers elle, qui était désormais affalée, les yeux fermés. Elle était jolie, avec ses cheveux  roux qui encerclaient son visage et son air agacé ne l’avait pas quitté. Je ne pouvais pas m’empêcher de me demander pourquoi elle se souciait autant de moi, alors qu’elle aurait simplement pu passer à côté de moi sans me regarder. Je venais de rater ma chance, elle en avait marre, de tout ça. De moi. Retour à la case départ. Et j’allais définitivement partir du mauvais pieds dans cette école, comme en primaire, mais sans être tout le temps avec mon frère et…

- Et si tu ne veux pas venir, tu peux simplement le dire.

Le problème, ce n’était pas ça. C’était tellement… J’étais juste un fichu trouillard, et je ne savais pas vraiment si elle pouvait le comprendre, elle qui était si téméraire !

-J… J’ai peur, j’avouais à demi-voix, un peu honteux, parce que dans mon village, on nous avait toujours appris que c’était la honte d’avoir peur pour un garçon. Et je ne v-veux pas pé-pénaliser ma m-maison, je finis en baissant la tête, d’un air désolé.

Je jetais un regard timide dans sa direction, pour tenter de lui faire comprendre que j’étais comme ça, et que ça n’y changerait rien. Et que si elle ne voulait plus me parler, je pouvais comprendre, parce qu’elle ne pouvait pas m’aimer après ça. Alors j’attendis patiemment qu’elle me réponde ou qu’elle se lève. Parce que non, elle ne me mangerait pas. Elle se contenterait de faire comme si je n’avais jamais existé, déçue, comme tout le monde. Mais intérieurement, je souhaitais que ce ne soit jamais le cas. Parce que ça voudrait dire que je ne serais jamais son ami. Hors, j’étais convaincu que n’importe quel individu pouvait se lier d’amitié à un autre, aussi différents soient-ils, s’ils avaient au moins un tronc commun. Mais quel était notre tronc commun, à elle et moi ? Notre maison ? Il semblerait que ma théorie s’effondre, parce qu’après ça, il n’était pas possible qu’elle y pense encore.

_________________


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