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Fashion (Victim) [P.V]

 
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 Fashion (Victim) [P.V]

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Millicent Winter
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MessageSujet: Fashion (Victim) [P.V]   Mer 27 Mar - 19:16

Londres était une grande ville. Moi aussi, j’étais grande maintenant, quatorze ans, ce n’était pas rien ! Ce n’était pas de l’avis de tout le monde toutefois et papa n’avait pas cessé de tergiversé lorsque je l’avais informé que je partais faire du shopping avec un camarade de classe l’après midi même. Je n’avais pas jugé bon de l’informer avant : quand c’était dans l’urgence, ça lui donnait moins de temps pour réfléchir, donc il cédait plus facilement. Et moi, ça me laissait tout le temps nécessaire pour affiner ma stratégie et mettre mes arguments en place. J’avais expliqué qu’Ulrich Liechtenstein était plus âgé, en septième année et majeur ; en somme quelqu’un de responsable. Oui, mais c’était un garçon ! Et bien ! Encore heureux que c’était un garçon, c’était là dedans que résidait tout le charme, papa n’avait encore rien compris, comme d’habitude ! Sans être mauvaises, nos relations étaient devenues plus tendues ces dernières semaines et être à la maison durant les vacances me forçait à lui dire mes moindres faits et gestes. Même s’il essayait d’exercer son autorité, c’était une bonne pâte, et lorsque nos tons montaient un peu plus (le mien uniquement, car c’était comme un masque qu’il se forçait à prendre lorsqu’il me parlait avec le plus grand calme comme si ça ne l’atteignait pas – et qu’est-ce que ça m’énervait encore plus !). Surtout qu’en ce moment, à chaque fois que je me mettais en colère, mes pensées divergeaient vers des lieux dans lesquelles elles ne s’attardaient pas d’habitudes : la contrée des questions, questions déjà posées mais demeurées sans réponse. Cela exacerbait mon agacement et je lui rejetais encore plus la faute sur lui, intérieurement, sans le dire franchement, lorsque je me disputais avec lui, l’accusant de nombreuses reproches silencieuses, mais rien n’y faisait ; parce que rien ne changeait. J’étais encore plus frustrée et n’étais plus sereine depuis des jours.

Il avait à faire en ville et avait fini par accepter. Nous nous y rendrions tous les deux en début d’après midi via le réseau de cheminette, irait là où il devait aller, pendant que j’honorais moi aussi mon rendez vous avec Ulrich, et si j'étais un peu maussade, la morosité était atténué parce que j’étais excitée de cette sortie qui elle-même n’avait rien à voir avec l’ordinaire : cet après midi, Mister Serpentard était à moi, rien qu’à moi, et j’allais savoir en profiter ! Il était vrai que faire des emplettes avec un garçon était original : d’habitude, il fallait les forcer, ensuite ils ronchonnaient et soufflait le plus fort possible à chaque pas pour montrer à quel point cela les ennuyait. Et évidemment, ils refusaient de mettre les pieds dans les boutiques, comme si mettre un talon dans ces enceintes était aussi nauséabond que de respirer l’odeur du crottin de dragon ! Mais là, je ne m’inquiétais pas, parce que je savais que ce serait différent puisque c’était Ulrich en personne qui avait proposé de faire les magasins et j’avais immédiatement été séduite à l’idée de lui venir en aide ; ce n’était pas Katie Bell, copine de son état qui le faisait, mais bel et bien Millicent Winter, et j’en étais plus qu’honorée !

Nous avions convenu du lieu exact par lettre. Ce n’était pas très loin de là où devait se rendre papa, qui si lui semblait rassuré par cette perspective, j’étais loin d’être aussi enchantée : le savoir dans les parages alors que ces derniers temps, je faisais exprès de distinguer Poudlard de la maison n’était pas plaisant, et je n’avais pas envie qu’il s’en mêle, déjà que j’étais à peu près certaine que mes grands parents n’allaient pas tarder dans les jours, si ce n’est dans les heures à suivre à être au courant de cette petite escapade, alors que… et bien je trouvais que CA NE LES REGARDAIT PAS. C’était une première, puisque qu’ils étaient toujours informés, et c’était moi qui m’en chargeait de mes exploits en tout genre, mais plus ça allait, plus ce qui se passait dans ma tête en ce moment était en train de monter une palissade transparente mais bien existante entre eux et moi, pour bien leur montrer que non, ils ne savaient pas tout de ma vie, mais seulement ce que je daignais bien leur raconter, et j’avais remarqués qu’ils étaient en train de se rendre compte que si les ficelles étaient tendues, ce n’était pas plus que par eux. Leurs propres conseils se retournaient contre eux, et j’étais devenue grande observatrice de leur comportement et de leurs réactions. Tout montrait bien qu’il y avait anguille sous roche, augmentant en même temps cette envie de faire une séparation, même si paradoxalement, je mourrais d’envie de savoir de quoi il retournait : et comme je ne savais pas, cela m’énervait, même si je m’étais tout en œuvre pour le découvrir…

Ulrich était déjà arrivé, lorsque je pointais le nez au bout de la rue, et qu’il ne me restait que quelques mètres à faire pour arriver à sa hauteur. Tant mieux, parce que je n’aimais pas attendre. C’était le garçon, même s’il était de haut rang comme ce dernier, qui devait patienter, pas la fille ! Il était temps de chasser ces idées plus noires, et pour cela, rien de mieux que la composition d’un visage ouvert, chaleureux et souriant pour y contribuer. C’était ma journée ne compagnie de l’un des Serpentard les plus populaires de l’école, non en fait LE plus populaire et je n’allais laisser personne la gâcher !!!

- Tu n’as pas trop attendu j’espère ?
Minaudai-je après l’avoir salué. Je n’avais pas l’horloge intégrée et en réalité je m’en fichais de s’il avait dû prendre son temps en patience ou pas, mais redoublais de politesse pour faire bon chic, bon genre, parce que c’était ce qu’on m’avait toujours appris, même si pour ça, on devait user de l’hypocrisie. Est-ce que tu as eu le temps de réfléchir ? Où est-ce que tu voudrais aller en premier ?

Je savais qu’Ulrich avait besoin de mes conseils avisé puisque c’était la nature même de notre rencontre, même si je me plaisais à croire qu’il pouvait y avoir quelque chose en dessous, et que ce n’était pas que ça. Il n’y avait rien de mal à cela ! Il était l’un de mes plus grands fantasmes, et je me devais de l’entretenir. Mais entre temps, il avait peut être pensé à quelque chose, et c’était avec ce qu’il voulait à peu près, même dans les grandes lignes, que moi, j’allais pouvoir l’aiguiller.

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Ulrich Liechtenstein
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MessageSujet: Re: Fashion (Victim) [P.V]   Mar 2 Avr - 21:08

Faire les boutiques. C’était LE truc qu’Ulrich détestait. Déjà parce qu’il se fichait éperdument de la mode, ensuite parce qu’il ne comprenait pas pourquoi c’était « dégradant » pour quelqu’un de sa condition de porter deux fois la même tenue en public et pour finir, parce que les vendeurs étaient des vampires. L’hypocrisie se lisait sur leur visage comme la faim sur un miséreux. C’était juste… déprimant. Il suffisait qu’il sorte sa carte de crédit pour qu’il devienne le centre d’attention. Et Ulrich détestait être le centre d'attention. Et comme il était obligé de payer… Disons qu’il n’avait pas le choix. Parce qu’être le centre d’attention en étant Mister et en montrant à qui voulait qu’on était blindé de tunes, ce n’était pas tout à fait la même chose. Etre Mister c’était plus une distinction, une forme de respect, parce qu’il l’avait mérité. Etre riche était quelque chose de naturel. Il n’avait pas besoin qu’on l’adore pour ça. Surtout qu’il était tellement facile d’être riche dans le monde moldu ! Du moins pour sa famille c’était le cas. Sa mère gagnait tellement d’argent rien que pour poser sur une seule de leurs photos, qui ne bouge même pas d’ailleurs, que ça en devenait ridicule. Quelle surprise ce ne fut pas quand ce matin, il demanda à un employé de maison de faire en sorte qu’on lui réserve un taxi pour aller en ville cet après-midi, et que, sa mère le surprenant dans cette courte conversation, appris de ce fait, qu’il avait l’intention d’aller faire les magasins. Ulrich ne l’avait jamais vu aussi heureuse quand elle apprit par la même occasion qu’il y allait avec une Winter. Ulrich ayant comme fréquentation beaucoup de personnes de sang mêlé, sa mère voyait donc ses fréquentations comme un sujet de honte pour la famille, alors forcément, entendre le nom d’une sang pure. Quel bonheur ! Et le plus beau c’était que c’était pour soigner son apparence. Et bien… s’il suffisait de ça pour qu’elle le lâche il aurait commencé à lui mentir depuis des années, et ses mensonges auraient été effacés puisqu’aujourd’hui, c’était la vérité.

Le seul détail, c’était qu’à la base, il avait voulu faire les magasins pour acheter un sac à sa sœur. Parce qu’elle lui avait envoyé une lettre extrêmement gentille, pour une fois, lui rappelant son anniversaire. Sauf qu'elle n’avait pas eu la patience d’attendre qu’Ulrich le lui achète. Elle l’avait acheté la semaine dernière, juste après avoir mis un pied à Londres. Parce que oui, Anthonella était à Londres. Et Ulrich dû passer plus d’une heure ce matin à donner des excuses pour qu’elle ne vienne pas avec lui. Non mais il allait quand même pas se taper sa sœur alors qu’il sortait avec Millicent ! Et puis quoi encore ? Ulrich avait une tête de nounou ou quoi ? En revanche, c’est avec un sourire de vainqueur qu’il avança l’argument qu’elle n’avait aucune raison de venir (alors qu’elle venait de souligner le fait qu’Ulrich n’avait aucun gout vestimentaire) en lui rappelant qu’il y allait avec Millicent et qu’elle, elle avait un gout certain. Ce dont sa mère ne douta pas une seule seconde. Ce qui bien sûr, contraria sa chère sœur, habituée à ce qu’on lui cède tout C’est donc avec une joie certaine qu’il quitta la maison en début d’après-midi pour retrouver Millicent.

Dans le taxi Ulrich essaya de se rappeler qui de ses amis il avait déjà vu en dehors de Poudlard. Il y avait bien Lilian, une fois. La première fois qu’il lui avait parlée d’ailleurs. Il était en quoi ? Quatrième année ? Entre temps il s’était passé tellement de choses ! D’ailleurs où est-ce qu’elle habitait exactement ? Ulrich avait cru entendre que sa famille possédait plusieurs maisons, ou peut-être s’était-il trompé. En tout cas elle ne devait pas vivre très loin de Londres, comme beaucoup de personnes à Poudlard d’après sa connaissance. Mais la raison pour laquelle il n’avait jusqu’alors jamais proposé à personne de sortir avec lui en ville pendant les vacances jusqu’à maintenant, il l’ignorait. Sinon en dehors de Lilian il avait vu Chuck, si on peut dire, et Ambre. D’ailleurs, ils se donnaient rendez-vous avec Millicent dans la rue où il l’avait croisé. Ce coin était juste… déprimant. Pour lui. Mais en même temps, c’était impossible d’y échapper, puisque c’était l’endroit où se trouvaient toutes les boutiques de luxe.

Le taxi le déposa devant Valentino. C’était le premier magasin de la rue. Tout comme la dernière fois, on voyait très nettement qui était « de la haute société » et qui ne l’était pas. Il y avait les gens qui marchait l’esprit ailleurs, parce qu’il avait l’habitude de cette rue et ceux qui regardaient dans tous les sens, en prenant des photos. Il y avait ceux qui donnaient leur carte de crédit sans regarder le montant et ceux qui s’achetaient une paire de chaussure une boule dans la gorge. Ceux qui était parfaitement à l’aise, et ceux qui essayaient de l’être. Ulrich se regarda dans la vitre éclatante du magasin. Il était juste… normal. Comme ça de loin, il avait sans doute l’air d’un type qui c’était perdu dans cette rue bondé de gens habillés comme s’ils se rendaient à un diner de charité alors que lui, il portait un jean, un sweet et des baskets. Mais quand on regardait de près, on voyait un nom de créateur inscrit sur chacun de ses vêtements. Ulrich plongea sa main dans sa poche pour vérifier qu’il n’avait pas oublié sa carte bancaire moldu. Pour ça, c’était bien plus pratique de vivre chez les modlus. Se balader avec une bourse de pièce d’ors c’était plutôt encombrant. Alors que chez eux, il suffisait juste d’une carte et d’en mémoriser les quatre chiffres. Avec ça, il pouvait faire tout ce qu’il voulait.

Ulrich regarda sa montre. Elle était en retard. Dix minutes environ. Il pouvait attendre, ce n’était pas un souci mais maintenant il se sentait idiot de ne pas lui avoir envoyé un message dans la semaine pour lui demander si elle était toujours disponible. Et si elle ne venait pas ? Ulrich regarda les articles présents dans le magasin et une fille sortir de la cabine d’essayage avec une robe rouge sur le dos. Jolie la robe. Pas la fille en revanche.


- Tu n’as pas trop attendu j’espère ?


Ulrich se retourna et se retrouva face à face avec Millicent. Elle affichait un large sourire. C’était vraiment agréable de la voir en dehors de Poudlard et dans un lieu disons… acceptable pour tous les deux. Entre le terrain de quidditch qu’elle détestait et la volière qu’il ne pouvait pas supporter, il faut dire qu’ils avaient fait un grand pas !

-Bien sûr que non.


Les manières, toujours les manières. Ils venaient tous deux de familles très à cheval sur l’apparence et la politesse. Le moindres faux pas en société était un crime impardonnable. Voilà pourquoi il n’aimait pas la haute société. L’hypocrisie était bien trop courante.

- Est-ce que tu as eu le temps de réfléchir ? Où est-ce que tu voudrais aller en premier ?


Ulrich se frotta le menton, signe qu’il réfléchissait à l’endroit où ils pourraient aller. Dans cette rue il y avait tellement de boutique qu’il était impossible de tous les faire en une journée.


-Au début je voulais aller chez CHANEL pour acheter un sac à ma sœur mais puisqu’elle s’en est chargés toute seule, je n’ai pas vraiment de préférence.

Après quelques secondes…


- On est invité à une soirée samedi, je n’ai pas trop compris chez qui ni pourquoi, des sorciers il me semble… enfin bref. Il me faudrait donc une tenue. Le magasin, je m’en fiche.

Millicent allait devenir folle avec lui. Ulrich n’arrivait jamais à se décider. Pas qu’il était compliqué, juste qu’il s’en foutait royalement et que pour lui, tous les vêtements étaient pareils. Qu’est-ce qu’il en avait à faire de mettre une cravate rouge ou bleu ? Pareil quand on lui demandait si il préférait les chemise unique ou à motif. Quelle importance ? Ce n’était qu’une chemise. Enfin bon. Peut-être que ça l’amuserait en fait de choisir pour lui. Sa mère aimait ça, choisir pour lui. Du moins il en avait l’impression. Et lui aussi d’ailleurs, il aimait ça. Ca occupait sa mère à autre chose que le faire chier.

-Mais toi, tu as besoin de quelque chose ?

Ulrich ressortie la carte de sa poche et l’agita devant elle en lui faisait un clin d’œil.

-Profites-en c’est moi qui paie !

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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: Fashion (Victim) [P.V]   Mar 9 Avr - 16:50

Evidemment, j’étais toujours à la pointe de la mode. Ma famille était pourtant entièrement composée de sorciers et allaient toujours faire couper leurs robes chez les plus grands tailleurs, mais comme il leur arrivait d’évoluer dans un environnement moldu, malgré le dédain que mes grands parents avait pour eux, ils ne pouvaient pas faire l’impasse sur tout. En ce qui me concernait, je m’en fichais, car des beaux vêtements, et chers, restaient des beaux vêtements chers donc c’était tout ce qui comptait ; surtout que les chemises moldus mettaient bien plus ma silhouette en avant que les imposantes capes qui enveloppait tout votre corps, comme si vous étiez le dernier des trolls qu’on cherche à tout prix à cacher ! De toute façon, qu’il s’agisse de tenues vestimentaires, qu’importait qu’elles soient d’origine moldues ou même sorcière, parce que quand on parlait de goût, lui il restait le même. Le tout était de savoir si oui ou non on en avait, et là aussi, ce n’était pas très compliqué de séparer les strangulots, de ceux qui avaient tout compris.

J’étais certaine que cette sortie allait m’être bénéfique. Elle devait m’être bénéfique. Cela faisait longtemps que je n’en avais pas fait une dans l’optique de me concentrer uniquement là-dessus ; la dernière fois que j’avais été avec grand-mère, j’avais fait exprès d’être encore plus insupportable que d’habitude, alors ça ne comptait pas. Ce n’était pourtant pas très difficile de focaliser son attention sur le choix des couleurs et la qualité du tissu, c’était le genre d’activité volage que je savais mener à la perfection, donc ça faisait partie du genre d’habitudes qu’on ne peut pas modifier et qui ne change pas, surtout lorsque c’était inné, et chez moi, plus que quiconque ce don était exacerbé, alors il n’y aurait pas de problèmes… n’est-ce pas ?

Quand bien même, ce n’était pas moi qui cherchait, mais Ulrich. Et déjà, ça allait me faciliter la tâche.

-Au début je voulais aller chez CHANEL pour acheter un sac à ma sœur mais puisqu’elle s’en est chargés toute seule, je n’ai pas vraiment de préférence.

Je me souvenais de cette histoire et c’était d’ailleurs à cause de ça que nous avions convenu cette sortie. Dans ce cas… ?

- On est invité à une soirée samedi, je n’ai pas trop compris chez qui ni pourquoi, des sorciers il me semble… enfin bref. Il me faudrait donc une tenue. Le magasin, je m’en fiche.


Je souris sans me démonter, car au moins, nous avions toujours un but précis en tête. Et comme c’était l’embarras du choix dans cette rue, puisque j’y étais déjà allée auparavant, il n’y avait qu’à pousser la porte d’une boutique et y entrer ! Enfin, pas n’importe laquelle non plus…

- Pas la peine d’aller ici, je désignai le magasin qui se trouvait de l’autre côté, juste en face de nous, les vendeuses ne savent rien faire d’autre que d’être inutiles, on payait vraiment les gens à ne rien faire dans cette ville !

Je regardais l’enfilade de devantures quelques instants en réfléchissant auxquelles seraient les plus appropriées, avant de proposer à Ulrich de me suivre pour descendre un peu.

- Je sais exactement ce qu’il te faut, lorsque je disais que c’était inné, ce n’était pas pour rien et j’avais déjà une idée précise en tête.

Il y avait un peu de monde aujourd’hui, mais rien pour m’affoler ; j’avais déjà de nombreuses fois échappé aux prétendues nounous qui m’accompagnaient en ville afin de me surveiller. Autant dire qu’au bout d’un moment, mon père avait compris que c’était voué à l’échec et que je n’avais pas besoin d’avoir une incompétente en guise de boulet au pied !

-Mais toi, tu as besoin de quelque chose ?

Ulrich me montra alors quelque chose que je ne connaissais pas : une petite carte rectangulaire dont des chiffres brillaient aux rayons du soleil. Mais comme je n’allais certainement pas lui révéler mon ignorance à ce sujet je fis exactement comme si je savais où il voulait en venir ; de toute façon, avec ou sans sa carte, il parlait d’emplettes, tout le monde avait compris.

- Oh, je trouverai sans doute sur place… je restais évasive pour garder un peu de mystère, mais je ne doutais pas qu’à l’intérieur, je n’allais pas repartir sans au moins une ou deux bricoles.

-Profites-en c’est moi qui paie !

Que ce soit clair pour tout le monde, les Winter étaient bien assez riches pour régler leurs achats seuls. Mais tout d’un coup, lorsque c’était une proposition venant d’Ulrich… Je sentis mes pommettes se relever à cause d’un nouveau sourire à son intention :

- Si tu insistes, je ne vois pas pourquoi je devrais refuser… Je n’étais pas du genre à laisser passer ce genre d’occasions lorsqu’elles se présentaient. Encore moins devant Mister Serpentard en personne !

Nous venions d’entrer dans l’un des commerces. Je l’entraînais immédiatement dans les rayons sans plus attendre parce que je n’avais pas besoin d’être conseillée : c’était moi qui étais conseillère !

- C’est quelle genre de soirée ? On ne pouvait pas s’habiller n’importe comment selon le lieu dans lequel on se rendait ! Le mieux, c’est toujours d’avoir une apparence décontractée, mais très soignée, je disais ça alors qu’il devait déjà le savoir, mais tant pis ; parce qu’on connaissait tous ce genre de choses ! C’est là que tu les impressionneras le plus, pousuivis-je très professionnellement en sortant un cintre avec une chemise blanc cassé, de la mettre devant Ulrich pour voir à quoi ça ressemblait – il fallait un pantalon à la coupe droite, je ne voyais que ça ! Pantalon que je dégotais un peu après. Tu peux choisir une cravate si tu ne mets pas de veste. Mais si tu préfères en mettre une, je serais toi, j’oublierais la cravate !

Je n’avais pas oublié ce qu’il avait dit plus tôt et entre temps, mes pensées avaient fait leur petit bout de chemin. J’ajoutai :

- Et n’oublie pas de ramener quelque chose pour ta sœur, je suis sûre que ça lui fera plaisir….
Rectification, ça faisait toujours plaisir. D’ailleurs est-ce qu’elle est à Poudlard ? Je ne pense pas avoir déjà entendu parler d’elle…

Qui aurait pu passer à côté d’un nom tel que Liechtenstein ?!

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Ulrich Liechtenstein
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MessageSujet: Re: Fashion (Victim) [P.V]   Sam 20 Avr - 0:35

Pendant une seconde Ulrich repensa à son séjour chez son grand père il y a trois ans. Ce qui l’avait frappé à l’époque c’était le calme qui régnait sur les lieux. Le genre de calme froid et inquiétant. Comme si quelque chose de terrible se cachait dans les murs. Comme si toute vie avait disparu. Ulrich se souvenait de ce calme sanglant qui pourtant, lui manquait aujourd’hui.

Si Ulrich n’aimait pas sortir en ville, ce n’était pas uniquement à cause de l’activité futile qui s’y accompagnait mais surtout à cause du brui incessant qui y était maitre. Ulrich était un homme calme. Alors il aimait le calme. Ulrich aimait être maitre de ce qu’il faisait, ce qu’il disait, ce qu’il choisissait de faire. Ulrich souhaitait dominer son monde. Il voulait le pouvoir. Et pour posséder un grand pouvoir il y avait des concessions à faire. Aujourd’hui il n’était plus certain de le désirer vraiment.

Le serpentard se liait de plus en plus facilement avec les gens. Il parlait beaucoup plus aussi. Il était même entré dans une équipe de quidditch alors qu’avant cela il était très solitaire. Le fait est qu’il avait pris gout à être entourer et il avait peur qu’un jour, ce choix ne lui coute beaucoup trop. Il SAVAIS que ce choix lui couterait beaucoup.

Quand il regardait Millicent, si forte, fière, indépendante et pourtant entouré, il se demandait comment elle arrivait à s’y prendre. C’est vrai ! Millicent était toujours entourée de plein de fille de sa classe, toujours admiré par chacune d’elle, mais Ulrich était certain qu’aucune de ces filles n’étaient réellement l’amie de Millicent. C’était peut-être à force d’observer Ambre, ou parce qu’il vivait dans un milieu ou mentir était devenu quelque chose de rudimentaire, mais il savait reconnaitre si une personne était vraiment sincère ou non. Le problème, c’était que ça ne marchait que lorsqu’il ne prenait lui-même pas part à la conversation. Une fois qu’il était dedans, il se laissait dominer par la situation, voulait croire les mots, sourires, les clins d’œil. A croire qu’il préférait une fausse amitié qu’une haine sincère.

Pourtant l’amitié faisait partie de ces choses qui rendent une personne faible. L’amour, l’amitié, la famille, les sentiments, tout cela étaient des points faibles qu’il fallait laisser de côté si l’on voulait le pouvoir. Mais Ulrich n’y arrivait plus. Ne pouvait plus de passer de tout ça. Ulrich aimait, adorait, adulait et se rendait même dans une rue pleine de brui pour faire les boutiques avec une fille de sa maison !


- Pas la peine d’aller ici, les vendeuses ne savent rien faire d’autre que d’être inutiles.

Ulrich suivit du regarde le magasin qu’elle lui montrait du regard.

- Je sais exactement ce qu’il te faut

Ulrich suivit Millicent comme il put entre les différentes personnes qui se mettaient en travers de leur chemin. Il y avait vraiment beaucoup de monde aujourd’hui. Dès que le soleil brillait un peu à Londres tout le monde sortait. Les familles dans le parc, les couples dans les rues et les riches dans les magasins.

Ulrich retira sa carte bleue de sa poche. C’est fou comme les moldu savaient se simplifier la vie pour ça. Il fallait leur reconnaitre cette qualité.


- Oh, je trouverai sans doute sur place…

C’était même certain. Il y avait suffisamment de magasins dans cette rue pour qu’elle trouve son bonheur quelque part.

Un large sourire éclaira le visage de Millicent quand il lui proposa de payer. C’était normal après tout qu’il paye ! Elle était venu pour lui ici, et puis c’était lui le mec. Qui laissait la fille payer ?


- Si tu insistes, je ne vois pas pourquoi je devrais refuser…

Millicent s’arrêta devant la devanture d’un magasin. C’était une petite boutique dans le style « siècle dernier ». Il n’était jamais entré dedans ou alors il ne s’en souvenait plus. La serpentard entra dans le magasin, suivit de près par Ulrich. Quand Millicent passa devant une des vendeuses, elle l’ignora totalement. La vendeuse les regarda vexée. Ulrich ne s’arrêta pas une seule seconde. Millicent savait exactement ce qu’elle faisait, ou elle allait, et ce qu’elle voulait. A côté d’elle, il se sentait comme un étranger.

- C’est quelle genre de soirée ?

Bonne question.

-Le mieux, c’est toujours d’avoir une apparence décontractée, mais très soigné. C’est là que tu les impressionneras le plus.

Ulrich ne chercha pas à impressionner. Juste à être irréprochable. Avant même qu’il ai pu dire quoi que ce soit elle attrapa une chemise blanche et la posa devant lui en le regardant, s’imaginant ce à quoi il ressemblerait avec la chemise sur le dos. Le serpentard se recula un peu, pour qu’elle puisse mieux voir. Il avait l’impression d’avoir la même chez lui. Mais pour lui toutes les chemises étaient identiques. D’après sa mère, une chemise blanche était différente de blanc cassé, et d’ivoire et d’écru etc… Ulrich se demandait bien comment elles pouvaient faire pour faire la différence. Pour lui, c’était juste du blanc. Puis elle attrapa un pantalon. Ulrich prit la chemise blanche qu’elle avait sortis pour qu’elle ne soit pas encombré.

-Tu peux choisir une cravate si tu ne mets pas de veste. Mais si tu préfères en mettre une, je serais toi, j’oublierais la cravate !

Ulrich se tourna vers un miroir non loin d’eux. Cravate ou Veste ?


-J’aime mieux la veste.


Porter juste une cravate ce n’était pas… bah disons qu’il était toujours comme ça à poudlard. Il remontait légèrement les manches de sa chemise et restait en chemise/cravate, sans veste. Pour lui c’était plus un genre « décontracter » que pour une soirée. La veste restait quelque chose d’officiel, de classique, cérémonieux. Ulrich n’avait pas envie de donner l’impression qu’il s’amuserait. Moins il passerait de temps là-bas, mieux ce sera.

- Et n’oublie pas de ramener quelque chose pour ta sœur, je suis sûre que ça lui fera plaisir…. D’ailleurs est-ce qu’elle est à Poudlard ? Je ne pense pas avoir déjà entendu parler d’elle…

Ulrich récupéré le pantalon que Millicent avant dans les mains pour se diriger vers la cabine d’essayage.


-Pas besoin. Elle a déjà tout ce qui lui faut.

Ulrich pénétra dans la cabine et commença à se déshabiller.

-Oui elle est à poudlard. Mais depuis peu. Elle a changé d’école.

Une fois le pantalon enfilé, il ouvrit le rideau puis enfila la chemise. Ulrich laissa les premiers boutons d’ouvert. Il se regarda dans le miroir pendant deux minutes sans dire un mot. Est-ce que ça lui plaisait ? Pas des masses. Il aimait mieux son vieux jean et le sweet vert mais bon… Ce n’était pas vraiment le genre de la maison.

-Tu ne crois pas que noir et blanc c’est un peu trop… banal ?


Ulrich se retourna vers Millicent interrogateur. C’est vrai qu’il ne lui avait même pas dit de quel genre de soirée il était question avec qu’elle le lui avait demandé.


-La soirée c’est du genre habillé, avec toast, petit four et champagne. J’imagine.

Le serpentard se retourna à nouveau vers le miroir. Non… blanc ne lui convenait pas.

-Une autre couleur pour la chemise.

Ulrich s’avança vers la cabine et enleva la chemise qu’il reposa sur son cintre.

[b]-Tu as une sœur toi ? ou un frère ?


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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: Fashion (Victim) [P.V]   Dim 21 Avr - 19:09

Le sort des autres m’avait toujours bien peu importé. Compétitrice dans l’âme, j’avais toujours fait en sorte d’être la première, même si je n’avais jamais jugé mon entourage comme une potentielle menace. Depuis que j’étais en âge de comprendre, l’ont me répétait que j’étais jolie, intelligente, sûre de moi, et que c’était pour ça que j’avais tout le monde à mes pieds, là où se trouvait la place de ceux qui valaient bien moins que la terre d’où leur position. Alors rendre ce service à Ulrich, et perdre mon temps, alors que j’en avais bien peu à accorder à mon entourage si je n’étais pas directement concernée ? Il aurait été si simple de prétendre que je n’agissais que par simple intérêt parce qu’Ulrich Liechtenstein était un Serpentard de haut statut et grandement apprécié à Poudlard ; être proche de lui ne pouvait que m’apporter tous les bénéfices pour plus tard, je l’avais bien à l’esprit. Mais de là à agir par pure action de générosité ?

Voilà ce qu’on attendait normalement de Millicent Winter ; qu’elle ne sorte pas des sentiers battus, qu’elle se trouve à la ligne d’arrivée où l’on devait l’attendre. Et moi ? Et si je désirais prendre un autre chemin ? Est-ce que l’on me suivrait ? Est-ce que l’on aurait envie de me suivre ?

Est-ce que l’on me trouverait ?

M’intéresser à la famille d’Ulrich (de façon poussée et non pas dans les grandes lignes du prestigieux nom qu’il portait) n’aurait donc pas fait partie de mes habitudes, et voilà que je les bousculais, comme si soudain… la vie des autres pouvait m’importer un tant soit peu. C’était la mienne qui comptait, le plus, je comptais le plus, non ?

Ma place, où était-elle ?

-Pas besoin. Elle a déjà tout ce qui lui faut.


J’eus un petit rire poli. Ulrich pouvait être bien ignorant lorsqu’il s’y mettait !

- Tu fais une erreur
, lui rétorquai-je tranquillement, pendant que nous poursuivions nos recherches. Une fille n’a jamais tout ce qu’il lui faut. Je souris, gardant les lèvres closes et je sentis mes fossettes se dessiner sur mes joues. Ce n’était jamais assez, et il n’y avait rien pour dire le contraire !

Pourtant, dans sa façon de s’exprimer, tout était on ne peut plus clair, mais je décidais malgré tout de jeter un œil tout autour de moi des fois que ; mais si c’était trop joli, je le gardais pour moi, pas question de partager avec un inconnu, même si elle avait un lien de parenté avec le Serpentard !

-Oui elle est à poudlard. Mais depuis peu. Elle a changé d’école.


Je m’étais appuyée contre un portant, pour attendre de voir le résultat, pendant qu’il se trouvait en plein essayage. Je désirais voir ce que ça donnait, mais c’était vrai qu’il y avait toutes ces belles choses de l’autre côté de la boutique qui m’attirait irrésistiblement…

- Ah, et elle se trouvant où avant ?
Poursuivis-je afin de continuer la conversation. Généralement, tous les enfants d’une même fratrie se retrouvait dans la même école donc c’était un fait relativement cocasse, mais après tout…

Ce n’était pas comme si j’étais le mieux placée pour parler… Je n’allais pas plus loin dans mes pensées, parce qu’Ulrich, venait de s’extraire de la cabine pour se confronter à mon œil critique.

-Tu ne crois pas que noir et blanc c’est un peu trop… banal ?

Je pinçai les lèvres évidemment bien peu satisfaite. Ce n’était pas que ça ne lui allait pas, mais… Il y avait quelque chose qui clochait, et qui allait au-delà de la simple couleur des vêtements.

- On va chercher autre chose, appuyai-je sans résister, parce que je n’étais pas convaincue plus que ça non plus.

-La soirée c’est du genre habillé, avec toast, petit four et champagne. J’imagine.


Rien qui soit original et qui sorte de l’ordinaire, et le manque d’enthousiasme de Ulrich n’était pas pour me mettre dans les meilleures conditions, il fallait l’admettre. Je réfléchissais pourtant à vive allure, cherchant ce qui pouvait aller avec ce soir, sans que les deux couleurs ne cassent totalement.

-Une autre couleur pour la chemise.

Je claquais des doigts la vendeuse qui se trouvait être la plus proche de nous pour qu’elle exécute le rangement elle-même. Nous n’avions pas que ça à faire ! Entre temps, une idée avait surgi et je demandais à Ulrich de m’attendre une minute ou deux, le temps de retourner dans l’étalage des chemises, voir ce qu’il y avait, et surtout s’il y avait ce que je cherchais. Je ne mis pas longtemps cependant à trouver mon bonheur qui j’espérais serait également celui du vert et argent, et revint, quelques temps plus tard, avec ma nouvelle trouvaille.

- Essaye donc celle-ci, elle gris foncée, en soie, tout en restant très masculine ; elle se fondait à la perfection avec le reste des vêtements que nous avions trouvés, tout en créant malgré tout un léger contraste, qui serait rendu grâce aux mouvements, lorsque Ulrich la porterait.

En même temps, j’avais même réussi à dénicher une paire de chaussures pour moi, et m’asseyais sur le banc afin d’enlever celles que je portais.

-Tu as une sœur toi ? ou un frère ?

J’étais en train de refermer la lanière de ma sandale lorsqu’il me posa la question et me concentrai dessus, une ou deux secondes de trop, mais comme toujours n’y laissa rien paraître, prétextant un problème avec la fermeture. La famille n’était pas un sujet que j’affectionnais tout particulièrement ces derniers temps, et je me dis que j’avais été idiote de l’interroger la première, parce qu’à présent il exigeait un retour, et moi qui avait souhaité laisser mes contrariétés de côté, finalement, elles me collaient bien plus que je ne l’aurais voulu.

- Aucun des deux. Je m’étais relevée et fis quelques pas pour m’admirer moi aussi dans le miroir. C’était vrai qu’elles étaient belles. Mais j’ai une cousine, crus-je bon de préciser, et prononcer ces mots fut étrange, parce que jusqu’il n’y avait pas si longtemps de cela, j’avais tout ignoré de son existence. Et en plus de cela, je ne parlais jamais de Scarlett, et comme elle n’avait jamais été acceptée de toute façon, c’était un peu comme si elle n’existait pas, à la maison. Toutefois, elle était bien là, présente, et après ma discussion avec Margaret, je ne pouvais plus faire comme si elle n’existait pas… Mais en parler à quelqu’un d’autre qui n’était pas un Winter, c’était quelque chose de tout nouveau, comme si je découvrais une nouvelle fois que j’avais une cousine, là, quelque part, dont j’ignorais tout.

Et sûrement pas qu’une cousine…

- Elle est aussi à Poudlard
, ajoutai-je, mais sans donner plus de précisions. Pendant des années nous avions été si proches sans le savoir, malgré ce lien indéfectible qui nous unissait, que nous le voulions ou non.

… Et si ce n’était pas seulement le cas pour Scarlett ?

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MessageSujet: Re: Fashion (Victim) [P.V]   Ven 26 Avr - 20:20

- Ah, et elle se trouvant où avant ?

Il ne pouvait pas lui en vouloir. A vrai dire elle ne pouvait pas savoir a quel point parler de sa sœur le mettait en rogne. Et ce n’était pas uniquement parce qu’elle était agaçante, plutôt parce qu’elle était là, maintenant, à poudlard, dans la même maison que lui. Il pouvait la croiser dans les couloirs la semaine, l’entendre geindre le soir dans la salle commune et surtout, agir comme si tout allait bien, parce que c’était ainsi que ça devait fonctionner : Bien. Dans les familles de sang pur, on n’avait pas le choix. Il fallait toujours montrer une image de perfection, une image de symbiose familiale qui voulait dire : notre famille est parfaite. Nous sommes riches, intelligent, puissant et aussi incroyablement soudé. La vérité était loin d’être celle-là. A vrai dire, son père l’avait envoyé à poudlard pour une raison qui lui était totalement inconnu, et même si elle ne se rendait pas compte que leur père la manipulait, lui, en avait bien conscience, et se sentir totalement sous son emprise le rendait dingue.

-Beauxbaton. Ma sœur préférait étudier en France. Mais le niveau étant trop bas, mon père a préférer la faire venir à poudlard.

Ulrich se retourna vers Millicent.

-Tu l’as peut-être déjà croisé. Une fille, brune, qui se plains constamment du temps et vante les mérites des boutiques de Paris.

Ulrich retourna à la contemplation de sa chemise dans le miroir. Ouais... bof. C’était un peu trop banal à son goût. Certes il voulait se fondre dans le décor mais il ne voulait pas donner l’impression de faire partit du décor.

- On va chercher autre chose

Millicent claqua des doigts pour appeler une vendeuse. La pauvre femme. Elle jeta un regard à Millicent plein de haine. Normal d’un côté, ce n’était pas très poli. Mais d’un autre côté il comprenait parfaitement la serpentard, parce que dans le fond, elle n’allait pas s’embêter avec des politesses alors que c’était juste son travail d’être à leurs services. C’était un peu comme dire merci à un elfe de maison. Complètement inutile.
La vendeuse s’approcha d’Ulrich et il retira la chemise qu’il avait sur lui pour la tendre à la jeune femme tandis que Millicent s’excusa auprès de lui et retourna dans les rayons pour lui prendre autre chose. Il la remercia d’un sourire et elle s’en alla bien plus calme qu’elle n’était arrivée.


- Essaye donc celle-ci.

Millicent était déjà revenu, une nouvelle chemise à la main. Elle était d’un argenté foncé, visiblement en soie. Légère et fluide. Ulrich s’en saisi et l’enfila rapidement.

Elle lui allait bien. Il aimait bien. Le serpentard se retourna vers Millicent pour lui demander si elle aussi avait des frère et sœurs. Si c’était le cas il n’en avait jamais entendu parler. Et il la vue essayer une paire de chaussure.


-Très jolie. Les chaussures.

Ulrich sentit comme un léger froid entre eux. Elle non plus la famille ce n’était pas sa tasse de thé. Il était même très bien placé pour comprendre à quel point ce n’était pas un sujet très exaltant. Il regrettait de l’avoir lancé dessus.

- Aucun des deux. Mais j’ai une cousine. Elle est aussi à Poudlard.

Ulrich n’avait jamais entendu parler d’une Winter autre que Millicent à poudlard. Et Millicent ne semblait pas non plus vouloir en parler plus. Les familles de sang pur n’étaient pas très « famille » justement. Il y avait tellement d’autre chose plus importante comme la gloire, la renommée, le pouvoir, l’argent, l’image… Pour avoir rencontré pas mal de personne issu de famille comme la sienne il savait que rien n’était jamais simple. Et si Millicent ne voulait pas en parler, c’était surement parce que ce n’était pas le genre d’histoire amusante justement. Soit elle ne s’entendait pas du tout avec sa cousine, soit le problème était beaucoup trop compliqué pour en parler comme ça, entre deux essayage de chemise.

-Je vois.

Ulrich changea de sujet. Il ne voulait pas s’attarder sur ce genre de chose. Ce n’était ni agréable pour elle, ni pour lui. Fin de la discutions.

Le serpentard rajusta sa chemise dans son pantalon et mis la veste par-dessus. L’ensemble était très bien. Elle avait bien choisis.


-J’aime beaucoup.

Il tourna sur lui pour bien regarder sous tous les angles.

-Tu en pense quoi ?

Ulrich avait un sourire doux sur les lèvres. A voir Millicent on aurait pu croire qu’elle était aussi en train d’essayer des vêtements. Elle était vraiment classe. Enfin… Ulrich savait qu’elle était toujours habillé classe. Les vêtements chics, jolis, de haute couture, c’était son quotidien mais c’était un peu comme si il venait d’atterrir que maintenant. Ulrich n’avait pas vraiment l’occasion de voir les gens habillés « naturellement » puisque l’uniforme était obligatoire mais ici, en dehors des murs de l’école il se rendait compte que finalement, Millicent et lui avait vraiment beaucoup de points commun.

Ulrich s’approcha d’elle et passa son bras autours de ses épaules alors qu’il l’approchait avec lui près du miroir.


-Tu trouve pas qu’on va vachement bien ensemble ?



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MessageSujet: Re: Fashion (Victim) [P.V]   Sam 4 Mai - 17:10

C’était exact que maintenant qu’il la décrivait, bien que très brièvement… Bien sûr que j’avais remarqué cette insupportable pimbêche, glapissante à l’allure poussée tellement à l’extrême qu’elle n’en était que plus ridicule. Je ne manquais en général pas de casser du sucre son sur son dos, parce que mes propres préoccupations ne me faisaient malgré tout pas oublier qui j’étais vraiment, et si elle pensait que c’était en criant plusieurs fois par jour dans la salle commune qu’elle allait se faire un nom, elle avait beaucoup de chemin à faire encore, car c’était un travail de longue haleine et tout le monde n’avait assurément pas les épaules pour porter un tel poids. En un sens, j’étais fière de ma réussite, car peut être n’étais-je pas Miss Serpentard, mais personne n’ignorait qui j’étais parmi les Serpentard, et ça, je pouvais assurer que c’était un titre tout aussi glorieux. La sœur d’Ulrich partait avec une longueur d’avance par rapport aux autres puisqu’elle était une Liechtenstein, mais en rien elle n’avait la classe et l’élégance de son frère, pour que je puisse songer un instant à elle comme étant une ombre pouvant m’évincer, faisant d’elle une rivale redoutable.

J’en étais arrivée à la conclusion de tout ce petit cheminement, en même temps que j’étais revenue aux côtés d’Ulrich pour lui faire ma nouvelle proposition ; en termes de vêtements, s’entend.

-Très jolie. Les chaussures.


Malgré le compliment, mon sourire fut plus crispé que précédemment, car en rien il n’avait enlevé sa précédente question, laquelle je lui apportais une réponse, à prendre avec beaucoup de pincettes. Une fois de plus, bien qu’indirectement, elle se retrouvait là. Elle se retrouvait là à travers Margaret, elle se retrouvait là à travers Scarlett, elle se retrouvait encore plus ici à travers son absence… Tout ce dont j’ignorais à propos d’elle, ma mère, c’était effrayant, comme si c’était moi qui était dans le faux depuis le début, et même si certaines pièces du puzzle s’emboitaient ensemble, il n’était pas complet, et rien ne disait de tout ce que j’ignorais encore ; j’en avais la certitude, il n’y avait pas que ça. C’était comme d’évoluer dans une pièce de théâtre grandeur nature, mais j’avais le plus mauvais des rôles : je n’étais pas l’héroïne pour qui tout finissait bien à la fin de l’histoire, mais j’étais celle pour qui tout va de mal en pis, parce qu’il faut toujours quelqu’un de malheureux pour contre balancer le bonheur des autres. Est-ce que c’était à ça que je devais en être réduite ?

Pour l’heure, ce qu’on me demandait était bien plus simple, et je préférais m’en tenir à cela ; avoir un œil critique sur la tenue vestimentaire d’Ulrich, domaine dans lequel j’étais bien plus à l’aise : simplement parce que je savais où est-ce que je mettais les pieds.

-J’aime beaucoup. Tu en pense quoi ?


Je fronçai les sourcils dans l’idée de chercher le détail qui clochait, parce que malheureusement, il y en avait toujours un mais… mais non ce n’était pas mal… pas mal du tout même… Cela mettait en avant son corps bien bâti, et dessous un pouvait deviner des muscles fermes, particulièrement comme je les aimais, enfin… Oh, c’était à moi de parler maintenant !!!

- J’en pense qu’avec la veste, c’est encore plus parfait que tout à l’heure !
M’exclamai-je mon vrai sourire retrouvé cette fois ci.

Exactement comme je l’avais dit : allier la classe et l’élégance, rester chic et sobre. Etre discret, mais faire se retourner tout le monde sur son passage quand on passe d’un endroit à un autre, pas de doutes, c’était le compromis parfait !

Comme je ne m’y étais pas attendue, je ne parvins pas à réprimer un frisson qui me pris dans le bas du coup, pour parcourir tout le long de mon échine et s’arrêter dans les reins, lorsque Ulrich rompit ma bulle et la sienne afin d’en faire une commune en passant son bras au-dessus de mon épaule. J’avais dit que c’était parfait avant ? Non, c’était une erreur, parce que c’était maintenant que ça l’était…

-Tu trouve pas qu’on va vachement bien ensemble ?


On vit nettement mes traits se figer dans le miroir juste en face de nous, même si je ne mis pas longtemps à me rattraper : mince, c’était à haute voix que je venais de parler ?? Non… j’étais sûre que non. Alors c’était qu’Ulrich venait de lire dans mes pensées, et mon cœur rugit de plaisir en battant un peu plus rapidement que précédemment, mais malgré tout, je ne pus m’empêcher de tiquer, parce que s’il y avait Ulrich quelque part, il y avait Katie Bell pas loin, cette maudite Katie Bell, cette fichue Katie Bell, cette…

En tout cas, ce n’était pas maintenant que mon heure était venue et que je l’avais tant espéré depuis des mois que j’allais la laisser filer, pas question, et loin de moi l’envie de défendre sa petite amie, qui n’était même pas là pour l’aider à choisir ses vêtements alors que moi oui, et c’était tant pis pour elle !

- C’est marrant que tu dises ça, parce que je n’y avais jamais pensé… tout ceci était bien entendu volontaire et je relevai les yeux vers lui en papillonnant des cils pour qu’il comprenne que contrairement à ce que je disais, j’étais sur la même longueur d’ondes que lui.

La flatterie à laquelle j’étais loin d’être insensible me fit tout de suite comparer à Bell, et tout de suite, je me sentis plus important qu’elle, plus frétillante aussi. Mais je n’en étais pas moins dupe pour autant, et même si j’avais très envie de dire à Ulrich ce que j’en pensais et qu’il ferait mieux de se débarrasser de cette fille le plus vite possible, il y avait quand même deux trois petites choses, lesquelles je voulais mettre au clair avant toute chose.

- Mais c’est embêtant, puisque que tu as déjà une petite amie pour aller « bien avec elle »
, soulevai-je en reprenant ses mots, et que bien que j’avais énormément d’admiration pour lui, il n’avait pas intérêt à me mener en bateau, s’il ne voulait pas en payer le prix plus tard. Alors, je lui demandais franchement : qu’est-ce qu’il y a entre toi et Katie Bell ?

Au-delà de tout ce qui venait de se passer, il pouvait quand même bien le dire non ? Car après tout, nous étions
amis, et se confier des choses, c’était ce que les amis faisaient en général. Et plus si affinités.

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MessageSujet: Re: Fashion (Victim) [P.V]   Jeu 9 Mai - 18:27

Ulrich et Millicent. Millicent et Ulrich. C’était vraiment bizarre. Carrément trop bizarre même. Déjà parce que dans sa tête c’était Ulrich et Katie mais aussi parce que… et bien… parce qu’il ne s’était jamais imaginé avec quelqu’un de son monde. Ulrich avait tellement lutté pour être différent des gens comme lui, et par là, il sous entendait les sang pur, les membres de familles aisés etc… qu’il n’avait tout simplement jamais envisagé d’être avec quelqu’un comme ça. Et d’ailleurs, Katie en était la preuve. Elle n’était pas une sang pure, elle n’était pas riche, sa famille était nombreuses et très soudé… l’opposé de la sienne en sommes. Mais maintenant qu’il était là, devant le miroir avec Millicent à côté de lui, il se disait que ça n’avait peut-être pas été une bonne idée. Il aimait Katie, comme il n’avait jamais aimé personne, mais… il ne pourrait jamais la présenter à sa famille. Il ne pourrait jamais la forcer à vivre ce qu’il vivait. Et un jour ou l’autre, cette vie qu’il fuyait serait la sienne puisqu’il était en dernière année. C’était compliqué. Sa relation avec Katie l’était depuis toujours. Mais ça ne changeait rien.

Millicent. C’était le genre de fille que sa mère adorerait. Enfin si elle la voyait. Elle la critiquerait sans doute derrière son dos, comme tout le monde. Mais elle apprécierait sa compagnie. C’était presque étonnant qu’elle soit son amie. Si elle l’était. Ulrich se demandait bien ce qu’elle pouvait penser de lui. Est-ce qu’elle le considérait comme un ami ? Ou juste comme un type de sa maison, plus âgé qu’elle qui lui avait demandé un service ? Millicent était un peu comme Ambre sur certain aspect. Surtout sur le côté vie privée en fait. L’une comme l’autre restait très secrète. Ulrich ne savait rien sur Millicent et il sentait qu’elle était tout aussi ouverte que lui d’en parler. Mais en même temps, comment comprendre l’autre si on ne sait rien de lui ? Est-ce qu’il avait envie d’en savoir plus sur elle d’ailleurs ?

Millicent afficha un large sourire et il sut que oui. Il voulait en savoir plus sur elle, la découvrir, la comprendre, passer du temps avec elle, autre que dans les magasins ou sur un terrain de quidditch. Avait-il quelque chose en commun ? Comme passion ou gout ? C’était la toute la difficulté. Mis à part la mode, qu’est-ce qu’elle aimait faire ? Ulrich restait figé dans un cliché. Chez les serpentard Millicent était assimilé à la mode et lui, tout le monde disait qu’il aimait le quidditch parce qu’il était dans une équipe. C’était vrai certes, mais il n’aimait pas que ça. Et il était sûr que Millicent n’était pas non plus que bercé dans la mode.


- C’est marrant que tu dises ça, parce que je n’y avais jamais pensé…

Millicent battit des cils dans sa direction. Ha oui vraiment ? Dans ses yeux il pouvait presque lire qu’elle y avait pensé à la minute où elle l’avait vu habillé comme ça.

-C’est drôle, moi j’y avais déjà pensé.

Ulrich était Millicent étaient issu de famille de sang pur, riche, influente, des vieilles familles de sorciers, ils avaient même sans doute assistés à des soirées commune, sans faire attention à l’autre, ça ne l’étonnerait même pas si il la croiserait dans la « fête » à laquelle il était convier. Et puis dans les familles comme les leur, en générale, on terminait toujours par se fréquenter. C’était presque une sorte de tradition, voire d’obligation sociale. Les sangs purs épousaient des sangs purs pour maintenir la pureté du sang. Et même si ils n’étaient pas de la même année, ils restaient de la même génération. Donc oui, comment ne pas y penser ?

- Mais c’est embêtant, puisque que tu as déjà une petite amie pour aller « bien avec elle »


Ulrich se crispa. Elle venait juste de mettre le doigt sur le plus gros problème de sa vie actuelle. Katie. Il l’aimait, l’adorait, mais il lui mentait. Il n’avait pas le choix et ça le tuait. Katie n’avait pas les même idéaux que lui, que sa famille. Katie vivait dans un monde totalement différent. Et il savait que bientôt, il devrait tout lui dire. Et ce moment, il le retardait. Il ne voulait pas la perdre.

-Qu’est-ce qu’il y a entre toi et Katie Bell ?

Ulrich laissa retomber son bras et se détourna du miroir. Ce qu’il y avait entre lui et Katie ? Tout et rien. D’un côté il avait envie de lui répondre qu’elle était bien la seule personne de l’école à pas savoir qu’il sortait avec, que c’était sa petite amie mais il passerait pour un idiot. Il savait qu’elle ne parlait pas de ça. Et ça le rendait nerveux. Ulrich n’imaginait pas Millicent enquêté sur lui. Alors si elle savait qu’il y avait de problèmes entre eux, tout le monde étaient au courant. Et en même temps, qui n’avait pas remarqué que ça n’allait pas entre eux ?

Ulrich passa à côté de Millicent et se mis assis sur le banc, en face de la cabine d’essayage.


-Je ne sais pas si je peux t’en parler…


Ulrich dirigea son regard sur elle, la détaillant des yeux. Millicent comprendrait, mais il était tenu au secret. Que ce soit au sujet des purgateur, de ses secrets de familles, de Sophie. Quoi qu’il pourrait lui dire… peut-être ?

-Disons qu’il y a beaucoup de choses dont je ne peux pas parler avec elle. Katie n’est pas… comme nous.

C’était rabaissant ? Il s’en voulait déjà d’avoir dit ça. Ulrich ne dénigrait absolument pas la famille de Katie, ni elle, ni tout ce qui se rapportait à elle. Mais il savait qu’elle ne pouvait pas le comprendre. Qu’elle ne le pourrait jamais.

-Du coup j’ai pris l’habitude de lui mentir et…


Ulrich parlait doucement.


-Maintenant elle commence à se rendre compte que je lui cache des choses et elle veut que je lui en parle. Sauf que je ne peux pas. Enfin bref… c’est la merde quoi.

Comment mieux résumer la situation ? C’est la merde. Voilà. Ulrich leva les yeux au ciel en prenant une grande bouffé d’oxygène. Bref, c’était la merde. Bref il allait la perdre. Bref il avait peur de la perdre. Bref c’était un gros con.

Ulrich adressa un petit sourire forcé à la serpentarde.

-Tu sais quoi ?

Le serpentard se releva et se dirigea vers Millicent d’un pas certain et lui prit la main un sourire sur les lèvres.

-Arrêtons de parler de ça et allons boire un verre.

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MessageSujet: Re: Fashion (Victim) [P.V]   Jeu 16 Mai - 16:28

Les embrouilles, la trahison, l’égoïsme, l’hypocrisie… Que des termes qui faisaient partie de nos vies et les régissaient, comme l’écrivain rédigeant les aventures de son personnages sur le papier. Je n’avais jamais pensé faire quelque chose de mal, en faisant pleurer les autres petites filles, en cassant leur jouet préféré, ou en ricanant sous leur nez parce que je les avais poussé sur le bitume et qu’elles avaient mains et genoux tout écorchés et qu’elles se mettaient à pleurer. Parce que c’était comme ça que ça fonctionnait. Les plus faibles étaient à la merci des plus forts, c’était ce qu’on m’avait enseigné depuis le berceau, et il n’y avait aucune raison à ce que cette logique ne change. Je rangeais tout dans des petits tiroirs bien ordonnés avec des petites étiquettes dessus, parce qu’on ne pouvait pas se permettre de mélanger n’importe qui avec n’importe quoi, et jamais, je n’avais envisagé la mixité des espèces. Il y avait bien toujours eu les garçons pour qui j’avais eu des jugements moins rigides, parce que je l’avais toujours revendiqué comme tel : un garçon restait un garçon et tant qu’il était mignon et sous mes ordres, il n’y avait que cela que je demandais.

-C’est drôle, moi j’y avais déjà pensé.

Ulrich, par exemple. Combien de fois n’y avais-je pas pensé ? Combien de fois ne l’avais-je pas rêvé. Quelques mois plus tôt, sans doute n’aurais-je pas hésité un seul instant à me jeter à son cou de cette scène tant de fois idéalisée et imaginée dans de multiples circonstances, rayant de la pointe de ma plume sèche, le nom de Katie Bell définitivement. Et ensuite, nous dansions sur une piste de danse au milieu d’une salle de bal beaucoup plus somptueuse que la grande salle pour Noël, et je portais la plus belle des robes, et avait la plus belles des coiffures. Pourquoi alors, est-ce que je ne mettais pas immédiatement la suite de mon plan à exécution ? J’avais toujours eu haute estime de moi. Mais aujourd’hui, elle avait changé, et je ne voulais plus être cette personne qui cédait si facilement à ses désirs, même si c’était ce qu’elle avait le plus envie au monde. Pas si pour cela, l’autre personne concernée agissait comme si je l’avais si souvent fait.

Je n’avais plus l’impression d’être plus intéressante que Bell, ce qui aurait confronté le choix d’Ulrich et entrevoyait clairement le jeu dont j’étais l’un des pions, et si je laissais faire en entrant dans sa démarche, ça ne faisait pas de moi une aveugle. On ne se servait plus de moi en gommant toute forme de rébellion dont j’aurais été capable.

Au moins ma franchise était passée comme un hibou trouve son destinataire, et je fis exprès de ne pas changer de sujet devant le malaise qui avait d’ores et déjà commencé à se tisser. Très souvent, j’en avais été l’auteur, alors aujourd’hui, ça ne me faisait plus rien. Je voyais Ulrich et de face, et de dos, notamment grâce au miroir qui se trouvait également dans la cabine d’essayage.

-Je ne sais pas si je peux t’en parler…

J’eus un petit sourire en coin. Je ne comptais pas me laisser déstabiliser aussi facilement, surtout lorsque c’était la personne que je tenais le plus en respect à Poudlard qui montrait que l’éclat du soleil qui se reflétait sur lui était plus ou moins erroné…

- Même les plus innocents ont leurs petits secrets…
Là où il ne fallait pas se tromper, c’était que chez n’importe qui, il y avait cette double face, plus ou moins importante selon les cas qui entrait en compte, et ça, même la petite fille la plus candide de l’école ne pouvait pas y échapper. Les cas différaient selon les histoires, mais au fond, on avait tous cette crasse dont on cherchait à se débarrasser.

C’était à Ulrich de savoir à présent, si oui ou non, il me considérait être suffisamment proche de lui pour me révéler certains de ses songes impénétrables.

-Disons qu’il y a beaucoup de choses dont je ne peux pas parler avec elle. Katie n’est pas… comme nous.


Je n’avais jamais éprouvé que de l’animosité envers Katie Bell qui pour moi n’avait toujours été qu’un élément perturbateur dans l’avancée de mes petites affaires, et toutefois, qui aurait cru que c’était son petit ami lui-même qui rien que prononçant ces mots, venait, le temps de quelques secondes, désamorcer cet état ? Parce que c’était affreux à dire, mais… je parvenais à me mettre à sa place, savoir ce qu’on ressentais d’être mis à l’écart, d’être au courant de choses qui existent, qui tournent tout autour de nous, mais dont on ne sait finalement rien. Ça avait exactement le même effet que de mettre un paquet de bonbons trop haut sur une étagère pour qu’un enfant ne puisse pas l’atteindre et seulement se contenter de le regarder, les bras trop courts pour s’en emparer. D’être un peu le dindon de la farce finalement.

- Tu devrais te méfier Ulrich, parce que moins on en sait, plus on cherche à comprendre de quoi il retourne… C’était un conseil d’amie à ami, mais… de qui étais-je en train de parler le plus, moi, ou Katie ?

Je passai ma main dans mes cheveux l’air négligent, tout en ayant tout à fait confiance que ma posture un peu raide et digne ne le tromperait pas.

-Du coup j’ai pris l’habitude de lui mentir et… Maintenant elle commence à se rendre compte que je lui cache des choses et elle veut que je lui en parle. Sauf que je ne peux pas. Enfin bref… c’est la merde quoi.


Rien d’étonnant comme je l’avais prédit. Surtout qu’à présent, elle n’était plus la seule à vouloir en apprendre plus ! Apparemment, il y avait plus d’un sujet que Liechtenstein souhaitait vouloir éviter…

- Pourquoi ça ? Je veux dire, pourquoi est-ce que tu ne peux pas en parler ? Parce que tu sais que ça ne sera pas éternel, donc que tout ça… C’est voué à l’échec. Je n’étais pas en train de faire du remue-ménage mais après tout, c’était quitte ou double parce que la vérité avait toujours eu ce revers : soit on l’acceptait et tout allait mieux dans le meilleur des mondes, soit elle était tellement grosse… Qu’il ne restait plus qu’à passer son tour. C’est quoi ? Demandai-je sans prendre de pincettes. J’avais bien le droit de savoir après tout !

- Tu sais quoi ? Arrêtons de parler de ça et allons boire un verre.


Il venait de couper brusquement la conversation en changeant de sujet, mais ma main dans la sienne fut le point de départ d’un réchauffement qui s’insinua dans chaque partie de mon corps. Je n’appréciais guère la résistance, mais je n’avais pourtant pas dit mon dernier mot.

- Je connais l’autre endroit parfait pour ça ! Une fois de plus, j’allais choisir parce que diriger était ce que je savais faire de mieux.

Après avoir payé nos achats, nous sortîmes de nouveau dans la grande rue, jusqu’à redescendre complètement cette dernière, il y avait une petite place sur laquelle nous pouvions nous installer en terrasse, ce que je choisis sans hésiter, en choisissant la table la mieux placée car elle était la plus en vue. Je m’assis sur ma chaise, attendant qu’un serveur vienne nous demander ce que nous désirerions consommer.

- Est-ce que ta famille a déjà essayé de te cacher des choses ? Demandai-je de but en blanc. Tu penses que ce serait plus dans ton intérêt, ou alors pour chercher à te manipuler… ?

… Et… Est-ce que c’était possible de manipuler ceux qui pensaient déjà manipuler ?

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Ulrich Liechtenstein
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MessageSujet: Re: Fashion (Victim) [P.V]   Jeu 23 Mai - 22:17

- Pourquoi ça ? Je veux dire, pourquoi est-ce que tu ne peux pas en parler ? Parce que tu sais que ça ne sera pas éternel, donc que tout ça… C’est voué à l’échec. C’est quoi ?

Peut-on vraiment confier un secret en toute sécurité ? Parler à quelqu’un en toute liberté ? Ulrich ne connaissait personne dont il avait une confiance aussi grande. Mais tous ses secrets, tous ses mensonges, toutes ces histoires qu’il savait, qu’il ne pouvait nier, le rongeait. Il ne pouvait pas simplement faire comme si ça n’existait pas. C’était impossible. Comment regarder dans les yeux quelqu’un dont on connait les plus noirs secrets ? Tout le monde avait son jardin secret, son coin sombre ou il cachait les choses dont il préférait ne plus jamais entendre parler. Le coin d’Ulrich était de plus en plus encombré. Mais certaines personnes avaient la clé d’une partie de ses problèmes : Carmen, Ambre… Mais Katie ? Elle ne savait rien. Il ne lui avait jamais rien dit. Elle ne lui avait jamais rien demandé. Jusqu’à maintenant. Et c’était perturbant. Maintenant c’était trop tard. Si elle découvrait tout ça ce serais catastrophique. Pourquoi est-ce qu’il ne pouvait pas lui en parler ? Justement parce que s’il le lui disait, ce ne serait pas éternel.

Le romantisme, ce n’était pas trop son truc. Il avait essayé quelques fois mais il se sentait plus idiot qu’autre chose. Mais lui et Katie… il ne s’imaginait pas qu’un jour leur relation pourrait prendre fin. Sérieusement, ils étaient ensemble depuis quoi ? Leur 4ème année ? Peut-être la 5ème, il avait un peu oublié, quoi qu’il en soit, pour deux adolescents comme eux, c’était l’équivalent d’une éternité. Existait-il seulement un seul autre couple qui durait depuis aussi longtemps que le leur ? Ulrich n’en connaissait pas en tout cas. Mais qu’importe, à ses yeux, leur relation n’avait pas de fin. Il ne pouvait PAS imaginer une fin. Mais maintenant… avec tout ce qu’ils avaient traversé… il se demandait comment ne pas y arriver justement, à cette fin.

Il ne voulait pas. Jamais. Certainement pas. Il ne pouvait pas juste attendre et laisser les choses dégénérer autant. Tout allait de travers. Qu’avait dit Millicent ? Moins on sait de choses et plus on cherche à les savoir… et si il lui avait tout raconté, depuis le début ? Non… c’était impossible.


-C’est..

Non. Même à Millicent il ne pouvait pas en parler. Ce n’était pas… enfin, ce n’était ni adapté au lieu, à la situation et encore moins aux confidences. Ils ne se connaissaient pas suffisamment et il ne savait même pas ce qu’elle pensait réellement de lui. Elle-même, pourrait-elle lui confier des choses, lui confier ses secrets ?


-Beaucoup trop long à expliquer.

Ulrich se releva de sa chaise et proposa de partir autre part. La conversation était clause pour lui. Il n’avait pas envie de parler de sa relation avec Katie, ni avec elle, ni même sans. Sujet tabou.

- Je connais l’autre endroit parfait pour ça !


Ça tombait bien ! Ulrich attrapa les vêtements choisis et la paire de chaussure qu’elle avait repérée pour se rendre à la caisse. La carte bleue. C’était quand même vraiment pratique. Sur ça, il n’avait rien à redire aux moldus. Ils n’avaient pas besoin de se rendre à la banque pour utiliser son argent, il n’avait pas besoin de tenir une bourse encombrante non plus et surtout, une carte bleue était bien plus classe qu’une poignée de gallions. Quoi que… Avoir les mains pleines d’or était vraiment classe aussi.

Ulrich récupéra les sacs et suivit Millicent qui n’avait pas lâché sa main. Ulrich la suivit sans rien dire, les sacs dans son autre main. Millicent savait exactement ou aller, quoi faire, quoi dire. Ulrich était impressionné. Il était content d’être là, avec elle. Même si c’était bizarre qu’il lui tienne la main finalement. Avoir parlé de Katie le démoralisait. Il n’avait même pas songé une seule seconde à elle quand il avait proposé à Millicent de le rejoindre dans Londres. Mais il avait des raisons qui justifiaient ce choix. Katie n’habitait pas du tout en ville, mais à la campagne, et puis elle n’aimait pas trop faire les magasins, pas comme Millicent. Enfin… c’est ce qui lui semblait. Il ne lui avait jamais demandé. Et puis Katie ne vivait pas dans son milieu. Elle ne pouvait pas savoir ce qui serait le plus adapté en soirée de ce type. Katie ne lui en voudrait pas de toute façon. Ou peut-être que si… elle se fâchait de plus en plus pour un rien. Comme si chacun de ses actes avaient forcément un mauvais fond, ou du moins, qu’ils cachaient quelque chose de louche.

Alors qu’au final… que faisaient-ils de mal ? Lui et Millicent ? ce n’est pas comme si il l’embrassait en pleine rue !

Ulrich et Millicent descendirent la rue jusqu’à atteindre le carrefour qui menait vers une petite place. Millicent se dirigea vers un des bars et Ulrich lâcha sa main pendant qu’elle s’installait. Le serpentard prit place en face d’elle. La table était extrêmement bien située, au centre de la place, bien en vue et baigné au soleil. Ulrich fit signe au serveur pour qu’il vienne prendre leur commande.


- Est-ce que ta famille a déjà essayé de te cacher des choses ? Tu penses que ce serait plus dans ton intérêt, ou alors pour chercher à te manipuler… ?

Ulrich regarda la serpentard intriguée. Pourquoi lui posait-elle cette question ? C’était intriguant parce que c’était exactement ce qu’il vivait actuellement. Tous ses secrets, ses mensonges qu’il sentait être en relation avec la double vie de son père. Et Ulrich, au milieu, qui ne savait plus quoi faire. Et Millicent ? Sa vie chez elle était-elle semblable ou presque à la sienne ?


-Pourquoi ?... Tu penses que ta famille te cache des choses ?

Les sangs purs avaient toujours des choses à cacher. Plus la famille semblaient être en harmonie en publique et plus elle cachait de sombres secrets. Et les vieilles familles comme celle d’Ulrich ou de Millicent était chargés de secrets et de manipulation scrupuleuse. C’était comme ça. Pour lui, ce n’était rien. C’était presque… normal. Que les gens autour de lui, lui mentent, que les gens qui étaient de son sang pensent d’abord à l’image qu’il reflète plutôt qu’à solidifier la base. Les paillettes. La gloire. La beauté. L’argent. Voilà quels étaient leurs valeurs. Voilà ce qu’il était. Ce qu’elle était. Parfait. Du moins, en société.

-Millicent. Je pense que si ta famille te cache quelque chose, ce n’est pas pour ton bien, seulement pour le leur. Après, libre à toi de t’en servir contre eux.

Ulrich plongea ses yeux dans les sien. Millicent semblait être tellement plus que ce qu’elle laissait paraitre. Et il la comprenait tellement ! Il savait ce que c’était d’être éduqué dans un univers de paraitre et de passer dans un monde où on se retrouve catapulté au même niveau que les gens qu’on nous avait appris à considérer comme inférieur. Réussir à maintenir cette éducation sans faille était difficile. Ulrich n’avait pas réussi. Mais il n’avait jamais trop aimé non plus suivre cette ligne de conduite. Millicent y parvenait. Elle se plaçait supérieur aux autres. Et elle était. Mais là, maintenant, assise face à lui, Ulrich avait l’impression d’entrevoir une faille. Et ça lui faisait plaisir.

-Tu veux qu’on en parle ?

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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: Fashion (Victim) [P.V]   Ven 31 Mai - 20:54

Il n’y avait pas de famille sans secrets. Il n’y avait pas de famille sans secret, mais ça, je ne l’avais compris que bien trop tard ; à présent, cela se retournait contre eux, puisque c’était moi qui en avait pour eux. Sauf que je n’avais personne avec qui en parler et les gardais enfouies en moi à la place comme une peau intérieure, et qu’il fallait que j’ôte la première afin de pouvoir la révéler. Est-ce que j’en avais seulement envie ? Je ne savais plus quoi faire, et j’étais perdue, même si je refusais toujours de l’admettre, parce que j’avais un pied enfoncé de chaque côté, celui qui restait dans l’être et l’autre qui préférais encore le paraître, et moi, dans tout ça, je ne savais pas la direction qu’il me fallait prendre. Que faire, lorsque même moi j’avais conscience que lorsque je faisais un pas en avant, je n’avais qu’une envie, celle d’en faire plusieurs en arrière. La vérité faisait mal. J’étais en quête de vérité. Mais j’étais incapable de dire encore si oui ou non, j’étais prête à être blessée.

Peut être pas.

L’après midi suivait son cours et passait ; chacune des tables étaient inondées de lumière, comme si le soleil était bien loin de toutes mes préoccupations d’adolescentes, ou alors peut être m’encourageait-il à ne pas laisser les ombres prendre possession de moi ? J’étais prise au piège entre la facilité et la difficulté, et le problème résidait dans le fait que depuis toujours, je rechignais à l’effort. Là, tout était différent. Mais de plus en plus, je sentais bien la volonté se perdre, parce que s’appesantir pourrait résoudre plus rapidement les problèmes. Parce qu’une fois qu’on a plus besoin de s’en soucier, c’est résolu, il n’y en a plus.

-Pourquoi ?... Tu penses que ta famille te cache des choses ?

Les questions qui en entraînaient d’autres, j’étais spécialiste, Ulrich ne pouvait pas penser qu’il allait me berner aussi facilement. Mais, et moi ? Est-ce que je tenais tant que ça à ce qu’il me réponde, ou alors, avais-je volontairement posé cette question pour l’entraîner vers la pente, celle-là même où je l’attendais en bas ?

- C’est bien là le problème des secrets. On ne sait jamais vraiment s’ils sont vrais avant d’être révélés… Je restais méfiante. Il y avait quelque chose qui m’empêchait d’être franche.

Ce genre de réactions qui plus est, en engendrait d’autres chez moi, et je redressai la tête dans un port altier que j’utilisais souvent lorsqu’il fallait montrer qui était en train de mener la danse. Et j’avais bien beau envisager Ulrich comme étant un modèle, je n’en restais pas moins fière et orgueilleuse.

-Millicent. Je pense que si ta famille te cache quelque chose, ce n’est pas pour ton bien, seulement pour le leur. Après, libre à toi de t’en servir contre eux.


Voilà qui avait au moins le mérite d’être clair, et je compris bien, qu’indirectement il venait de m’apprendre bien plus de choses sur lui, qu’en répondant très franchement. Sa remarque me percuta de plein fouet. Je fis comme si elle n’avait pas grande importance à mes yeux. Mais les mots, lorsqu’ils étaient justes, et surtout qu’ils étaient bien employés, devenaient plus précis que la plus belle des épées en argent. Moi-même, cela faisait bien longtemps que je parvenais à les maîtriser à la perfection.

Mais… Mais ils me l’avaient dit ? Qu’ils ne voulaient que le meilleur pour moi. Ils offraient le meilleur pour moi. Je passais toujours la première. Je ne voulais pas que ça change. Mais en m’enlevant la plus grosse partie de moi, ma maman, est-ce que c’était mon propre bonheur qu’ils avaient véritablement espéré ?

- Tu parles en connaisseur, à ce que je vois, soulevai-je sans prendre des pincettes moi non plus. Qu’Ulrich ne vienne pas prétendre le contraire. J’avais trop été dupée jusqu’à présent.

C’était assez.

-Tu veux qu’on en parle ?


Je bus plusieurs gorgées de ma boisson pour gagner un peu de temps, et me donner le temps de la réflexion. Sans doute que si la langue d’Ulrich avait été un peu plus déliée, cela aurait favorisé au dialogue. Encore une fois, j’avais pourtant cette impression de ne pas être assez… « bien » pour mériter un tel traitement de faveur, et à ce petit jeu là, tout le monde savait bien que c’était donnant-donnant et que le premier pas devait bien venir de quelque part pour que tout commence. Or, j’estimais en avoir bien assez fait pour l’instant. Même toute amitié avait ses limites…

- De toute façon, c’est déjà trop tard, préférais-je couper court, tout en ayant conscience malgré tout que j’étais en train de tâtonner comme je le pouvais. Ce n’était pas mon genre d’échouer si facilement. Pas avant d’avoir gagné en tout cas. Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ? S’il pensait que j’allais abandonner si facilement…

De nous deux, je me demandais qui se retrouvait le plus à être sur la sellette, et en tout cas, cette discussion détournée ne disait rien qui vaille. Perte de temps ? De toute façon, ça ne pouvait pas être pire que mon désir que personne ne désirait assouvir au sein de la famille Winter…

- Tu sais, même les personnes dont tu es le plus proche peuvent se retourner contre toi.
Katie Bell avait beau paraître comme la ravissante Miss Serdaigle que tout le monde affectionnait, certainement qu’elle devait avoir plus d’un atout dans sa manche. Mais tu dois déjà être au courant…

Je passai mon doigt sur le rebord de mon verre, haussant le sourcil. Il y avait toutes sortes de surprises. Et dans les surprises, il y en avait beaucoup qui se révélaient être de très mauvais goût…

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Ulrich Liechtenstein
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MessageSujet: Re: Fashion (Victim) [P.V]   Lun 10 Juin - 20:45

Finalement c’était ça être de sang pur : Boire un café dans le bar le plus cher de la ville, au centre de toutes les attentions, et contrôler le moindre de ses mots. Ne pas divulguer de secrets en cherchant à connaitre ceux des autres. Regarder les autres, juste pour vérifier que toute l’attention est porté sur soi, se tenir droit et fier, et mentir. Encore. Mentir était tellement essentiel. Toutes les familles de sang pur avaient leurs secrets, noir et sombre, terrifiant et honteux, mais tous en avaient. Et s’ils voulaient connaitre ceux des autres, c’était pour se rassurer, en se disant que les leurs, n’étaient pas si terribles

Si seulement Ulrich connaissait ceux de sa famille…tous pour être plus précis. Ne pas savoir était encore pire que savoir. Son père avait fait des choses horribles et misérables, sa mère cautionnait tout ça et on attendait de lui qu’il agisse de la même manière. Et inconsciemment, il avait presque l’impression de faire très exactement ce qu’on attendait de lui. Il s’en voulait. Il ne savait pas encore de quoi, mais si savait qu’il faisait sans doute les mauvais choix. Ulrich n’agissait jamais comme il le devrait au bon moment. Il se laissait trop facilement dominer par ses envies, ses besoins, ses délires, ses incertitudes éphémères et par la vie elle-même, qui semblait redistribuer les rôles qu’ils avaient à accomplir toutes les deux minutes. Ulrich jouait continuellement un rôle, et à force d’en avoir un différent, il se perdait dans ses textes, dans ses trames. Ici, maintenant, avec Millicent, il ne voulait plus jouer. Juste, être lui. Il pouvait se le permettre. Millicent comprenait mieux que personne, ne comprendrait bien mieux que Katie, ou Carmen, Rita, Sophie, il en avait toute une liste. Millicent était… une amie.


- C’est bien là le problème des secrets. On ne sait jamais vraiment s’ils sont vrais avant d’être révélés…

Et même une fois révélé, certains semblaient si gros qu’il semblait être faux. Là était tout l’intérêt d’un secret : cacher quelque chose de tellement difficile à avaler pour se protéger. C’est pour cette raison qu’Ulrich était particulièrement sceptique quant à ce que son père cherchait à lui cacher. Que signifiait tout ça ? Le retour d’Anthonella, comme s’il avait besoin de montrer que la famille était unie, cette distance qu’il mettait d’un coup entre eux, pas qu’ils aient un jour été proche, mais son père tenait à ce qu’Ulrichcomprenne l’enjeu qu’était de diriger cette famille, en lui expliquant ou se situait tous leurs comptes en banque, quel en étaient les codes, les personnes à fréquenter, celles à éviter etc.… ces moments avaient toujours été indésirable à ses yeux, mais ne plus en avoir, ne le rassuraient pas non plus. Il y avait quelque chose qui se tramait qu’il ne devait pas savoir, et c’était inquiétant. Les secrets ne le reste jamais bien longtemps. Voilà la seule chose à laquelle il se raccrochait et en même temps, craignait plus que tout.

-Tu parles en connaisseur, à ce que je vois.

-Oui.

Aussi simple que ça. Il ne fallait pas se leurrer. Ulrich ne cachait pas aussi bien qu’il l’aurait voulu ce qu’il avait sur le cœur. Pas aujourd’hui en tout cas. Tour ça le perturbait plus qu’il ne le laissait transparaitre. Sa sœur casse-pied, sa mère hypocrite, son père cachotier, et lui au centre de tout ça, devant continuellementdéchiffrer les messages codés venant de l’un ou de l’autre. Il en avait marre d’être le transmetteur de cette famille de dingues. Mais le plus dingue, c’était que lui aussi, voulait savoir comment c’était chez les autres, savoir si c’était mieux, pire, mais savoir, découvrir, connaitre les secrets des autres. Le plus dingue, c’était qu’il était comme eux, même quand il se débattait pour être l’inverse.

- De toute façon, c’est déjà trop tard.

Ulrich prit une gorgé de son café. Elle aussi. Un petit blanc s’installa entre eux. Et oui… pourquoi dirait-elle la moindre chose quand lui, restait muet ? Le problème c’était qu’aucun d’eux n’avait envie de faire le premier pas.

-Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ?

Qu’est-ce qu’il allait faire ? Bonne question. Il ne savait même pas s’il y avait quelque chose à faire. Enquêter, menacer son père, le supplier, le suivre, fouiller dans ses affaires . C’était puéril… Il ne devait rien savoir. Bien que cette situation ne lui plût pas, il n’avait pas grand à y redire. C’était ainsi. Ils étaient des sangs purs. Ils étaient faits pour les mensonges. Pour les dire et les subir. Les créer et les propager. Ulrich eut un sourire.

-Rien. Je vais attendre et laissez faire. Si jamais j’ai du nouveau je te le dirais. Et toi ?

Ulrich reprit une gorgée sans la quitter des yeux. Il ne s’attendait pas vraiment à ce qu’elle lui réponde par la positive. Les gens comme eux étaient naturellement braqués de nature. Ils ne divulguaient rien. Et il ne lui en voulait pas. Il avait l’habitude. Ulrich savait ce qu’il pouvait dire ou non. Tant qu’il faisait attention à ces secrets-là », le reste, il n’avait aucun problème à le divulguer. De toute manière, la majorité des choses qui pourrait l’intéresser, soit elle les savaient déjà, soit, elle pouvait les trouver sur le net donc…

- Tu sais, même les personnes dont tu es le plus proche peuvent se retourner contre toi. Mais tu dois déjà être au courant…

Pendant une seconde Ulrich fut perplexe. De quoi lui parlait-elle ? Savait-elle une chose qu’il ignorait ? Faisait-il référence à un évènement passé ? Qui s’était retourné contre lui ? Ulrich ne voyait vraiment pas. Encore un secret. Un de plus. Ulrich prit son sourire charmeur. Sur ce coup-là, il voulait savoir très exactement ce qu’elle pensait. Et pas de détour, pas de sous-entendu.

-Les gens proches de moi ? Comme toi tu veux dire ? Ou tu penses à quelqu’un en particulier ?

Ulrich se pencha légèrement sur la table sans jamais la quitter des yeux.

-Tu ne penserais pas à me cacher quelque chose j’espère…

Millicent appuyait négligemment son doigt sur son verre, tout en le regardant. C’était quoi cet air coupable . Elle avait une idée très précise de quoi elle faisait allusion. Ulrich voulait savoir. Il y avait déjà tellement de choses qu’on acceptait de ne pas savoir alors qu’intérieurement ça le torturait de ne pas savoir, alors Millicent n’allait tout de même pas jouer à ce petit jeu elle aussi ! Ulrich passa sa main sur la joue de la serpentard, orientant son visage vers lui.

-Ne sommes-nous pas amis ?

Ulrich essayait de percer son mystère dans ses yeux. Mais ce n’était pas aussi facile de percer à jour Millicent Winter… C’était comme si derrière les étincelles qui y brillaient se cachait quelque chose de froid et solide. Une force cachée dans un gant de velours. Ulrichn’imaginait même pas combien de types elle avait dû charmer depuis qu’elle était à poudlard… Quand elle le regardait comme ça, il imaginait facilement que n’importe qui aurait pu tout lui céder, juste pour qu’elle continue.

-Dis-moi tout.


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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: Fashion (Victim) [P.V]   Mer 26 Juin - 18:46


Mes amis ? Fondamentalement ça ne m’avait jamais dérangé tant que ça de leur en donner le nom sans même penser un seul instant à des liens forts qui seraient susceptibles de se tisser, comme le font deux personnes qui s’tendent bien et qui se rapprochent, j’imagine. Je ne disais même pas ça parce que j’en avais fait autrefois l’expérience ; c’était plutôt le regard que je portais qui m’avait permis d’arriver à une finalité comme celle-ci, en voyant des groupes se former et les entendre se promettre des choses impossibles, parce qu’on ne peut pas placer sa confiance nulle part ailleurs que dans les liens du sang, voilà ce que j’avais toujours cru. C’était pour ça que je n’avais pas besoin de ces relations très poussées, à part bien sûr pour arranger mes petites affaires lorsqu’elles devenaient délicates, et c’était de ce genre de substitut qui me convenait tout à fait. Mais puisque mes principes avaient été bousculés… je n’avais personne vers qui me tourner et à partir de là, je me retrouvais seule ; pas des plus déplaisants puisque c’était le meilleur moyen pour n’être déçu de personne, à part de soi même, mais il n’était pas dans mes projets qu’un type d’événement pareil arrive ; je n’allais pas refaire les mêmes erreurs passées, qui n’avaient même pas été commises par moi.

En discuter avec Ulrich était tout nouveau, donc que devais-je faire ? Me fier aux savants calculs que je connaissais par cœur ou bien me laisser aller aux sentiments, donc m’en remettre à l’intuition et advienne que pourra ? Je n’étais pas une adepte des faux pas et il m’apparaissait que c’était en choisissant la seconde option que j’allais augmenter ces chances et cela de manière considérable. La bonne combinaison aurait peut être été d’allier les deux, mais là encore, le dosage était loin d’être aisé…
-Rien. Je vais attendre et laissez faire. Si jamais j’ai du nouveau je te le dirais. Et toi ?
Précisément ce dont je ne pouvais pas me permettre. Parce que où est-ce que ça m’avait conduit jusque là, si ce n’est dans un endroit dans lequel je n’avais pas envie d’être ? Un endroit de mensonge, de tromperie, d’intérêt, tout ce que j’avais toujours connu, il est vrai, mais jamais, je n’avais pensé que ça n’aurait été parce qu’il se retournait contre moi… Si je continuais à faire comme si de rien était et voir comment les choses allaient évoluer, qu’allait-il se passer ? Cela faisait bien trop longtemps que j’étais passive face à la situation où certes, on ne me demandait rien si ce n’est être une jolie petite poupée que l’on balade d’un bras à l’autre, mais je crois qu’il était temps à présent, de rester la petite poupée, mais d’entrer en action. Même si y penser me faisait soulever le cœur et le faisait battre plus vite, parce qu’il savait d’avance que lui comme moi, on allait peut être y laisser des plumes…

- Tout l’inverse.
Je souris malgré tout pour que cela n’ait pas l’air aussi important que cela l’était en réalité. Ca va bouger, mais après tout, ce n’est pas non plus comme si je n’étais pas habituée.

C’était comme ça que je fonctionnais, ne l’oublions pas même si j’étais déterminée à l’utiliser et à le mettre à profit de manière tout à fait différente que je n’avais pu le faire jusque là. Il y allait y avoir des surprises et qu’elles soient bonne ou mauvaises, j’allais en être le point déclencheur, et même si j’appréhendais un peu la suite, plus la discussion avançait de façon plus ou moins claire, moins je me sentais prête à faire marche arrière. Bien qu’aller de l’avant était également angoissant, mais au moins, s’il fallait passer par là pour aller vers le mieux et surtout arriver à la quête à laquelle je cherchais à accéder je n’allais plus hésiter !
-Les gens proches de moi ? Comme toi tu veux dire ? Ou tu penses à quelqu’un en particulier ?
J’eus un air qui dû en dire long puisque l’expression d’Ulrich, quant à elle, avait changé. Rien d’étonnant. Je n’avais pas prévu que cela se renverse tout à coup comme cela, mais après tout, pourquoi pas.

- Tu vois, ta réaction montre bien qu’il est peut être déjà trop tard… Mais je n’allais pas lui être très utile. Ce n’était que des théories et elles montraient sans doute à être vérifiées, Mais Ulrich, avait-il envie de se lancer corps et âme là dedans ?

Je n’avais pas bougé, même lorsqu’il se pencha, mais n’en quittait pas moins mon air sérieux. Je ne savais pas exactement à quoi nous ressemblions de l’extérieur, mais en tout cas c’était exactement comme si le reste du monde avait disparu.
-Tu ne penserais pas à me cacher quelque chose j’espère…  Ne sommes-nous pas amis ?  
S’il comptait s’en sortir par les gestes ; je les manipulais à la perfection déjà, et ça aurait été carrément mal venu de sa part. Je le laissais faire toutefois, sans donner l’air d’être touchée ni quoi que ce soit, mais au contraire en souhaitant rester la plus neutre possible. Je me sentais cependant l’âme d’une femme qui vise un point précis… et se rapproche du but.

- Même si c’est le cas, tu te doutes bien que je ne vais pas le dire…
continuai-je de la même façon, en levant un sourcil, l’air entendu. J’avais retrouvé tout le self control qui m’empêchait de douter.

Là-dessus, je fis exprès de ne pas répondre à la dernière question et à la fois pour le faire mariner, mais également parce que j’en revenais au problème de tout à l’heure, et tant que celui-ci n’était pas résolu, difficile de s’avancer. Pour Ulrich, quelle était la définition exacte de l’amitié ? Ce n’était plus le moment de se laisser avoir.
-Dis-moi tout.
J’arrivais bientôt au fond de ma tasse, même s’il y avait une gorgée ou deux, encore, à prendre. Je baissai imperceptiblement les yeux vers celle-ci, avant de les relever ensuite, droit dans ceux d’Ulrich.

- C’est inutile de tirer les vers du nez à quelqu’un qui ne sait rien.
Voilà. C’était dit. Tout ça, ce ne sont que des suppositions, mais l’ennui avec ce genre de choses, c’est qu’elles peuvent se révéler toutes aussi fausses que vraies , donc c’est ce que je te dis. Je serais à ta place, je serais un peu plus vigilant. Je ne cillai pas. Conseil d’amie. Et cette fois, j’appuyai bien sur le mot. Parce qu’à mon avis, je ne t’apprends rien lorsque je te dis que ta famille, et je ne parle pas que de la tienne, est tout, sauf digne de confiance.

J’en disais sans doute un peu trop, et je compris qu’Ulrich allait également comprendre lui aussi là où j’en étais venue encore une fois, plus ou moins involontairement, mais ça m‘était égal. Puisqu’il fallait bien commencer à ruer dans les brancards quelque part, autant que cela soit ici.

- Mais ne va pas leur raconter que ça vient de moi. Ca ferait mauvais genre. Mais bon. Ca ne devrait pas t’empêcher de dormir sur tes deux épaules, si ? Je ne voulais pas t’inquiéter. Après tout, chaque cas est différent… éludai-je afin de temporiser. Peut être que c’est mieux comme ça. Ne pas savoir. Une fois que c’est fait, ça devient de plus en plus compliqué de l’ignorer, donc tant que tu peux t’en tenir loin… Je ne sais pas ce qu’il est le mieux à faire. Mais en tout cas, tu vois ce que moi, j’ai choisi.

Ne plus ignorer. Ne plus feindre l’ignorance. J’avais terminé ma tasse de café à présent. Le départ était tout proche.

Un nouveau départ.

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Ulrich Liechtenstein
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MessageSujet: Re: Fashion (Victim) [P.V]   Dim 7 Juil - 14:48

Ulrich était l’ami de beaucoup de personnes à poudlard, mais pouvait-il dire que tous étaient les siens ? Ulrich n’était pas certain d’avoir un seul véritable ami. À ses yeux, la seule, peut-être, qui aurait pu tenir le rôle aurait été Ambre, mais elle ne voyait pas du même œil. Bien qu’elle avait tort, enfin ça, c’était une autre histoire. Ulrich s’était toujours mit une sortes de frein. Au moment où tout pouvait changer, celui où l’on passait de « simple connaissance » à « pote ». Il se mettait un frein parce qu’il n’était jamais certain que ce soit ce qu’il voulait. Ulrich n’était pas n’importe qui. Pas dans le sens où il se sentait spécialement supérieur aux autres, mais plutôt parce qu’il avait derrière lui, beaucoup trop de choses à surveiller, contrôler, pour se permettre de laisser quelqu’un envahir son espace et partager ses secrets. Carmen l’était devenue, un peu, son amie. Mais il savait qu’il ne lui dirait jamais tout. Elle était drôle, amusante, distraillante, mais elle n’était pas… comme lui. Elle ne comprendrait jamais. Carmen vivait dans une famille modeste, elle avait des valeurs autre que les siennes, une manière de voir les choses simple et sans détour. Une des premières choses qu’on lui avait apprise, était de différencier tous les couverts possible et inimaginable pour ne pas faire honte à ses parents lorsqu’ils dinaient chez des « amis ». C’était là toute la différence. « Un ami ». Qu’est-ce que ça voulait dire dans le fond ? Partagez un moment agréable, sans rien de plus, ou est-ce que c’était quelqu’un à qui on confiait tous nos secrets ? Ulrich ne confierait sans doute jamais tous ses secrets. Alors il n’aurait jamais, réellement, d’amis.

Mais quand il voyait Millicent, en face de lui dans ce café, il était partagé. Millicent correspondait parfaitement à « l’ami » qu’il pourrait avoir. Ils avaient presque le même âge, -3 ans de différence ce n’est rien !- ils étaient dans la même maison, venaient d’un milieu social identique, vivait même tous les deux à Londres, ou proche… si quelqu’un à poudlard pouvait le comprendre et accepter ses secrets, en dehors d’Ambre, c’était elle. Mais malgré tout, il avait encore cet espèce de pincement, lui ordonnant de ne pas laisser ses sentiments agir au dépriment de ce qu’il savait. On ne pouvait avoir confiance qu’en soit même. Plus il y pensait, et plus il en souffrait, mais il vivait le parfait exemple : Katie avait longtemps eu une confiance aveugle en lui alors qu’il lui mentait, depuis le début. Et c’était depuis qu’elle avait ouvert les yeux, que tout allait de travers. Alors le mensonge, les cachotteries, les secrets… n’était-ce pas ce qu’il y avait de mieux pour garder l’équilibre ? Ne valait-il pas mieux qu’une amitié superficielle, agréable, mais basé sur le mensonge, plutôt qu’une véritable amitié, pleine de joie et de larme ? Franchement, il ne savait plus. Il se disait que oui, mais en même temps, il savait qu’un jour ou l’autre, il aurait naturellement besoin de quelqu’un à qui demander conseil. Alors autant que ce soit quelqu’un comme elle, quelqu’un qui le comprendrait.


- Tu vois, ta réaction montre bien qu’il est peut-être déjà trop tard…

Peut-être déjà trop tard ? Ulrich avait pris sa phrase sous le ton de la rigolade. Mais Millicent semblait en savoir plus que lui. C’était toujours comme ça. De l’extérieur, on pouvait mieux analyser les situations. Ulrich se pencha vers elle, un sourire aux lèvres, charmeur, essayant de l’amadouer pour qu’elle lui en dise plus.

- Même si c’est le cas, tu te doutes bien que je ne vais pas le dire…

Ulrich laissa échapper un petit sourire sur ses lèvres. Il oubliait à qui il parlait… Millicent et lui avait sans doute été élevé de la même manière, ou presque. Elle ne se laissait pas manipuler aussi facilement… Et c’était bien dommage ! Ces derniers temps, il s’était rendu compte qu’il arrivait à avoir pas mal de choses en jouant les séducteurs qui s’ignorent. Mais Millicent était loin d’être quelqu’un de naïve… dommage ! Au moins avait-il essayé ! Il reprit donc son sérieux et lui demande de but en blanc.

- C’est inutile de tirer les vers du nez à quelqu’un qui ne sait rien. Tout ça, ce ne sont que des suppositions, mais l’ennui avec ce genre de choses, c’est qu’elles peuvent se révéler toutes aussi fausses que vraies, donc c’est ce que je te dis. Je serais à ta place, je serais un peu plus vigilant. Conseil d’amie. Parce qu’à mon avis, je ne t’apprends rien lorsque je te dis que ta famille, et je ne parle pas que de la tienne, est tout, sauf digne de confiance.

Ha. Oui, ça il s’en était rendu compte. À vrai dire, Ulrich n’en avait jamais rien eu à faire de sa famille ou de leurs lubies passagères. Le serpentard se considérait comme libre. Dans la limite de ce qui lui était possible, évidement. Mais depuis qu’il était devenu majeur, il n’avait plus vraiment « d’ordre » à recevoir de ses parents et appliquait la vie qui lui plaisait. Alors les petites soirées chez des sangs purs qu’ils côtoyaient depuis poudlard… franchement, il n’en avait rien à faire.

- Mais ne va pas leur raconter que ça vient de moi. Ca ferait mauvais genre.

Ulrich se prit d’un léger fou rire. Les deux tables voisine le regardèrent intrigué pendant quelques secondes, puis, se voyant observer, tenta de se calmer. Elle avait peur de faire mauvais genre devant ses parents ? C’était… trop mignon.

-Ne t’inquiète pas pour ça ! Je ne parle pratiquement pas à mes parents alors je ne pense pas leur raconter quoi que ce soit de notre après-midi, et si jamais, ma mère me demandait, je lui dirais à quel point tu as été merveilleuse et de si bon goût !

Et de toute manière, rien que le fait qu’il traine avec elle lui faisait horriblement plaisir. Les Winter étaient une famille de sang pur, riche, et noble. Pour sa mère, comme pour toutes les personnes de sa famille, ça suffisait largement pour être considéré comme quelqu’un de bien.

- Mais bon. Ça ne devrait pas t’empêcher de dormir sur tes deux épaules, si ? Je ne voulais pas t’inquiéter. Après tout, chaque cas est différent. Peut-être que c’est mieux comme ça. Ne pas savoir. Une fois que c’est fait, ça devient de plus en plus compliqué de l’ignorer, donc tant que tu peux t’en tenir loin… Je ne sais pas ce qu’il est le mieux à faire. Mais en tout cas, tu vois ce que moi, j’ai choisi.

Oui. C’était là, la question. Savoir et subir, ou vivre dans l’ignorance ? Ulrich ne savait pas quoi choisir, l’un comme l’autre, il savait qu’il y perdrait quelque chose. Mais contrairement à Millicent, pour cette fois-ci, lui, choisirait d’ignorer, et de profiter, temps qu’il le po



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