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L'héautontimorouménos [PV]

 

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 L'héautontimorouménos [PV]

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Katie Bell
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MessageSujet: L'héautontimorouménos [PV]   Mar 26 Fév - 23:00

Toute question avait sa réponse. Chaque problème se résolvait. En somme, chaque bouteille avait son bouchon. Katie essayait de relativiser, après tout, « tout vient à point qui sait attendre » . Mais qu'est-ce qu'elle attendait réellement ? La vérité ? Cette vérité, elle en avait si peur qu'elle n'osait même pas la trouver. Cela faisait des mois et des mois qu'elle se posait sans cesse les même questions, allant du pire à la plus banale des choses auxquelles elle pensait. C'était une sorte de cercle-vicieux qui la maintenait un peu prisonnière. Elle avait envie de se confier, mais à qui en parler ? Elle passerait pour une cinglée. Katie avait des amis sur qui compter, mais elle avait l'impression que toute cette histoire lui retomberait dessus tôt ou tard. C'était peut-être aussi une sorte de challenge personnel qu'elle essayait de relever, histoire de voir si elle était un peu plus mature qu'avant.
Il y avait aussi ce vieux carnet de notes qui lui servait de repères. Elle notait tout ce qui lui passait par la tête, ses moments de joie, de tristesse, tout ce qui l'ennuyait et qu'elle avait besoin d'écrire pour oublier. En relisant cet espèce de journal intime, Katie pouvait réfléchir calmement et se poser les bonnes questions. Elle arrivait même à se souvenir de quelques brides de conversations qui dataient d'un ou deux ans et qui lui permettait parfois de créer des liens logiques.
La jeune fille passait parfois ses soirées la tête dans les mains, se torturant l'esprit pour chercher quelque chose d'invisible. De plus, le comportement d'Ulrich, celui de Joy et puis d'Ambre. Ils étaient tout les trois très liés et surtout très étranges. Katie avait essayé de tirer les vers du nez de Joy et ça n'avait rien donné de très concret, juste une phrase étrange et quelques insinuations sur une possible relation sexuelle entre Ambre et Ulrich.
Katie s'en mordait les doigts. Plusieurs mois après cette discussion, elle se disait ce qu'elle aurait pu dire à Joy en supplément, pour lui faire cracher le morceau. C'était trop tard, bien sûr, et reparler à Joy serait trop risqué. La Serpentard était maligne, elle se douterait forcément de quelque chose – même si elle était je m'en foutiste jusqu'à l'os.

Comment continuer d'avancer alors ? Lorsque tout se cassait la gueule ? Elle n'osait même pas en parler au principal concerné et ça la bouffait, ça la rendait malade, paranoïaque.
Et quand on a peur : on est lâche. On est perdu. On fait n'importe quoi.


- Dis-moi Holly, fit doucement Katie émergeant de la masse de livres de son bureau, tu connaîtrais pas d'autres Serpentard de la bande de Serana ?

Elle entendit Holly se redresser sur son lit, mais Katie ne se retourna pas, car elle ne voulait pas affronter le regard interrogatif de sa camarade.

- Mais c'est quoi ton problème avec eux ? Ils vont finir par croire que tu les fliques ! répondit la jolie blonde en ricanant.

Une boule se forma dans la gorge de Katie qui faisait semblant d'écrire son devoir de Potions pour se détacher de la question d'Holly. Katie se crispa, son amie n'avait pas tort, ça devenait presque personnel cette histoire. La jeune fille soupira et rejoignit Holly dans un petit rire.
Après un silence, Holly se sentit obligée de répondre, hésitante :


- Je sais pas... La dernière fois je t'avais parlé de Joy Windy non ? Je pense que tu peux peut-être essayer avec Olivia Balsey par exemple, ou même aller voir la cousine d'Ambre directement.

Balsey. Une fille plus jeune que Katie qui était assez impressionnante pour son âge. Du charisme, et un bon franc-parler. Mais est-ce qu'elle faisait partie de ces sangsues proches d'Ulrich ? Katie en doutait. De toute façon, la graine de Mangemort poussait dans toutes les plantes à Serpentard, autant essayer.

- Qu'est-ce que tu cherches exactement ? reprit Holly.

- Des réponses.

Katie quitta le dortoir en laissant Holly seule, puis se dirigea dans le hall d'entrée. Impossible d'apercevoir Balsey dans les parages. Katie passa toute la journée à essayer de la trouver, mais pendant le week-end personne n'avait cours. Les élèves restaient dans leurs dortoirs ou partaient à Pré-au-Lard. Katie rentra bredouille ce soir-là, épuisée d'avoir chercher toute la journée. Holly ne fit aucun commentaire, mais lui conseilla d'aller vérifier vers des salles d'études, puisque les Serpentard aimaient travailler.
Le lendemain, Katie fit le tour de Poudlard et c'est au fin fond de la bibliothèque qu'elle vit enfin la personne qu'elle cherchait. Balsey étudiait tranquillement à la dernière table de sa rangée, seule. Katie n'osait pas s'approcher. C'était complètement déplacé d'aller la voir et de lui demander de raconter ses secrets.

C'est à ce moment que Katie eu terriblement honte d'elle-même, lorsqu'elle se pencha vers la brune ténébreuse et lui fit tout bas :


- Olivia Balsey ? Je m'appelle Katie, je peux te demander un renseignement s'il te plaît ?




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Olivia Balsey
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MessageSujet: Re: L'héautontimorouménos [PV]   Sam 2 Mar - 14:07

Il fallait bien un minimum d’obscurité pour que la flamme puisse éclairer, en ajoutant à cela son lot d’ombres inquiétantes qui se mélangeaient à la lumière. Tapie dans l’ombre, j’attendais patiemment, calculais, exécutais. Agissais, puis patientait encore jusqu’à ce que vienne encore le bon moment où viendrait le temps de l’allumer et la faire briller. Telle avait été le clé de mon succès et de ma réussite jusqu’à maintenant : pour la majorité des élèves de Poudlard, je restais Olivia Balsey, cette élève de Serpentard antipathique, qui se jugeait sans doute trop bien pour s’intégrer aux autres enfants de Poudlard. Et que j’entretenais cette aura de mystère qui ne me rendait que plus imposante. Il y avait de la vérité dans ce qui se murmuraient dans la bouche de mes camarades, et c’était cette même vérité, entachée elle-même de ce mensonge qui me faisait toujours sourire délicieusement à ces pensées, parce que c’était grâce en grande partie à leur idiotie que je m’en étais tirée à si bon compte jusqu’à maintenant, depuis la fuite des Mangemorts. Les autres… Aussi privilégiés soient-ils restaient les autres à mes yeux, rien de plus.

A l’écart, elle l’était aussi la table de la bibliothèque que j’avais choisie pour dissiper toute envie à un élève de cinquième année - bûchant lui aussi sur le devoir d’Arthimancie à rendre le lendemain, lequel je m’y prenais à la dernière minute, et pour cela avait besoin des livres mis à disposition par le lieu – de venir me tenir compagnie à ma table car adepte de la solidarité et du travail de groupe ; très peu pour moi, je n’avais pas besoin d’amitié factice et superficielle tout juste bonne à me faire perdre mon temps quand ça servait les intérêts de gens dont plus jamais, par la suite, je ne serais amenée à revoir, mais pas les miens. Je passais en premier, le reste venait après… S’il méritait qu’on s’y attarde.

Jusqu’à maintenant, cette tactique s’avérait payante puisque je me trouvais à plusieurs rangées de l’étalage où était entreposés les nombreux livres parlant de long, en large et en travers de l’Arithmancie, là où d’un commun accord s’étaient rassemblés les retardataires de la classe. Je n’avais plus qu’à rédiger une conclusion de quelques lignes sur le sujet et plier bagage pour rejoindre ma salle commune ; et si j’étais arrivée cinq minutes plus tôt, est-ce que l’on m’aurait gracié de cette ombre qui vint troubler soudain l’encre déjà sombre de mon parchemin ? Ma petite excursion solitaire minutieusement organisée venait de prendre fin à cause de…

- Olivia Balsey ? Je m'appelle Katie, je peux te demander un renseignement s'il te plaît ?

Je ne reconnus pas la voix de mon interlocutrice, (Katie était un prénom si commun et banal, alors ça couraient les couloirs du château !) aussi finis-je tranquillement d’écrire ma phrase que j’étais en train de rédiger avant son arrivée, même si elle avait interrompu le fil de ma pensée. Non, je n’avais pas de feuille de parchemin en plus à lui prêter parce qu’elle n’en avait plus. Prêter. Donner aurait été plus juste, car je ne risquais pas de la revoir un jour…

Je relevai la tête tout en repoussant derrière mon épaule les cheveux qui retombaient sur la table pendant que j’étais penchée et qui m’obstruaient la vue. J’eus un mouvement arrière de la main pour les rejeter, m’appuyant contre le dossier de la table, non pas étonnée de voir Katie Bell qui ne ressemblait en rien avec l’élève paniquée qui n’avait pas fait ses devoirs à temps. Mais attendez, est-ce qu’elle connaissait ce genre de fléau ? Pour autant, je ne laissais rien transparaître et la dévisageait comme si elle venait de m’apprendre qu’elle avait eu un O en cours de potions ce matin, ce qui me faisait une belle jambe parce que je n’avais que faire des exploits de la Serdaigle. Evidemment, je savais qui elle était. J’étais
observatrice. Mais pas comme ces pintades qui ne prévalaient que sur les apparences et sur ce qu’on leur faisait miroiter de l’extérieur et qui étaient bien plus aveugles que les autres. Katie Bell, avec le lourd fardeau de Miss représentante de sa maison, capitaine de son équipe de Quidditch, appréciée de toutes et de tous à Poudlard mais encore et surtout petite-amie attitrée d’Ulrich Liechtenstein, alors tout portait à croire que le renseignement qu’elle cherchait n’avait rien de celui où elle me demandait où est-ce que j’avais déniché ce shampoing qui rendaient ma chevelure si brillante ! Un peu de perspicacité, ça pouvait toujours servir.

- Non, je ne vais pas te donner le mot de passe de la salle commune des Serpentard pour que tu puisses rejoindre ton cher et tendre et y passer une folle nuit d’amour
, me moquai-je en la raillant, ce qui était toujours mieux que de l’envoyer paître comme je l’avais initialement prévu au départ mais… j’avais changé d’avis au dernier moment, en même temps que l’idée qui m’avait traversé l’esprit et qui m’apparaissait comme bien plus intéressante.

Je croisais mes bras sur ma poitrine, attendant la suite, les traits plus ouverts et curieux qu’à l’accoutumé, donc ce qui n’arrivait pas souvent, pour la pousser à cracher le morceau. Elle ne s’attendait quand même pas à ce que je la supplie pour savoir de quoi il retournait, alors que c’était elle qui venait chercher mon aide ! Cette fausse amabilité m’amusait, parce qu’elle n’était que surface, et si elle était aussi intelligente qu’on le disait, elle n’aurait aucun mal à s’en rendre compte, ce qui était principalement le but de cette manœuvre. Parce que nous en avions parfaitement conscience toutes les deux, ça n’en était que plus jubilatoire !

- Tu devrais lui demander directement. Ou c’est pour lui faire une surprise ? Repris-je d’un air faussement intéressé. Je me fichais bien de ses histoires de couple, c’était seulement pour la titiller d’avantage, et c’était pour ça que j’avais parlé de Liechtenstein la première : il était de notoriété publique que dans la vie à deux, c’était toujours l’autre qui était la faiblesse de l’un. Et il y avait quelque chose chez Katie Bell qui me faisait dire qu’elle ne faisait pas l’exception.

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Katie Bell
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MessageSujet: Re: L'héautontimorouménos [PV]   Sam 18 Mai - 19:08

La bibliothèque n'était pas l'endroit rêvé pour récolter des informations. On entendait parfaitement quelqu'un qui parlait assez fort, même un chuchotement pouvait se faire remarquer. Les gens avaient tendance à croire qu'on ne pouvait pas parler affaires dans un lieu bondé et bruyant, au contraire c'était dans ce genre de coin que personne ne vous écoutait. Katie avançait à tâtons vers ce qu'elle avait envie de dire à Olivia. C'était tellement délicat de parler de ses angoisses à quelqu'un qu'on ne connaissait même pas. Mais la jalousie et la curiosité la rongeait terriblement et il fallait qu'elle panse ses plaies, qu'importe les moyens. Elle préférait soigner ses maux plutôt qu'Ulrich appuie de plus en plus fort dessus derrière elle. Katie n'était pas fière de ce qu'elle faisait. Elle savait qu'elle se faisait du soucis pour rien, mais c'était plus fort qu'elle. Son inconscient la poussait à obtenir la vérité, et son instinct savait que quelque chose se tramait dans la bande de Serpentard dont Ulrich faisait partie.

Comment entamer la discussion avec Olivia Balsey ? Elle était si impressionnante, même avec quelques années de moins que Katie. Pourtant, la Serdaigle n'était pas du genre à se décourager pour si peu, elle pouvait même se montrer hargneuse sur un terrain de Quidditch. Malheureusement, elle n'était pas en tenue de Quidditch et sur un balais, pourtant elle essayait de gagner un match ou une bataille plutôt. La jeune fille en face de Katie était en pleines révisions et semblait un peu débordée. Katie espérait qu'elle n'était pas en colère, car ça allait être assez dur de lui parler implicitement si son esprit était complètement fermé aux allusions de Katie. Même si les Serpentard n'étaient pas tous façonnés avec le chromosome de la gentillesse, Katie se demandait si Olivia Balsey était du même caryotype. En plus de cela, elle paraissait particulièrement orgueilleuse, à croire que les Serpentard déteignaient les uns sur les autres...


- Non, je ne vais pas te donner le mot de passe de la salle commune des Serpentard pour que tu puisses rejoindre ton cher et tendre et y passer une folle nuit d’amour, répondit-elle en ricanant.

Katie soupira de soulagement discrètement, elle s'était attendue à pire. Les bras croisés d'Olivia sur sa poitrine prouvait qu'elle était néanmoins fermée à une approche amicale, malgré son faux sourire qui trahissait son exaltation intérieure de voir Katie dans une impasse. Katie ne fit aucun signe, aucune expression, elle resta complètement de marbre à la réplique d'Olivia. Pourtant, un feu ardent brûlait à l'intérieur de son corps, un sorte de pression intérieure qui faisait grimper l'adrénaline de battante qu'elle possédait. C'était un stress excitant, mais aussi très stressant. Olivia avait déjà deviné sur quel axe se porterait le sujet de leur discussion.


- Tu devrais lui demander directement. Ou c’est pour lui faire une surprise ?

Katie prit place sur la chaise qui se trouvait en face d'Olivia, déterminée à obtenir ce qu'elle voulait et surtout lassée d'entendre à chaque fois le même disque que lançait « l'entourage » d'Ulrich lorsqu'on parlait de lui - à savoir les blagues moqueuses que maîtrisaient parfaitement tout ce petit monde.

- Dis-moi Olivia, fit Katie (autant continuer sur une lancée faussement amicale puisque la balle était de ce côté), se penchant un peu vers son interlocutrice grattant nonchalamment le bois abîmé de la table avec son ongle. Tu le connais...bien Ulrich ? Je veux dire, vous vous parlez ?

Si bien sûr Olivia Balsey avait des discussions avec au moins une personne sur cette terre à part son esprit – un peu bizarre - et Katie à ce moment-même...
Cet espèce de suspense était à la fois insupportable et interminable et en même temps presque obligatoire. Nous étions en train de nous juger, presque de provoquer une réaction l'une chez l'autre qui pourrait faire changer quelque chose. Katie n'osait pas jouer franc-jeu, car elle avait peur qu'Olivia se braque ou pire, qu'elle se moque d'elle et que tout ce que Katie dirait puisse être utilisé contre elle. Il fallait la jouer fine, peut-être même plus qu'avec Joy.


- Tu sais lui et moi n'avons pas tellement de secrets l'un pour l'autre, mais j'ai comme qui dirait l'impression qu'il se passe quelque chose de louche de l'autre côté du château... reprit Katie.

Il y avait peut-être quelques étages entre la Tour de Serdaigle et le cachot de Serpentard, mais une chose était sûre, les murs du château avaient des oreilles et les secrets circulaient souvent aussi vite que la lumière.

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Olivia Balsey
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MessageSujet: Re: L'héautontimorouménos [PV]   Mer 22 Mai - 19:02

Que restait-il ? Difficile de reconstruire à partir des ruines à moins de faire table rase du passé ; et c’était plus ou moins le message qu’Ambre nous avait lancé en disparaissant dans la nature. Je ne m’attendais pas à un quelconque miracle, et à la revoir faire surface passer nous faire un petit coucou, la bouche en cœur et avec un grand sourire ; comme si c’était le genre d’Ambre. Il y avait à présent quelques morceaux par ci par là qui jonchaient le sol mais au lieu de les ramasser, je préférais donner des coups de pieds dedans pour les écarter de ma route.

Je ne m’attendais pas à ce que Katie Bell ne monte sur ces grands chevaux et que mes petites piques lancées çà et là la fasse reculer aussi facilement ; pas après être venue jusqu’à moi dans les bas-fonds de la bibliothèque. Evidemment, cela aurait été amusant : le petit froncement de nez que tous avait, comme si on avait fait passer devant leur narine du poivre et que cela les faisait trémousser sur leur chaise d’énervement. Et ce qu’il y avait de plus amusant c’était lorsqu’il n’y avait aucune poudre à canon pour propulser le poids au loin parce que lorsqu’on a pas matière, ni rien sur quoi s’appuyer pour pouvoir se mettre en colère, il n’y avait aucune raison qu’une conversation comme celle-ci ait lieux par exemple.

- Dis-moi Olivia
, on en était déjà aux familiarités ? Bell devenant ma meilleure amie ! Il y avait de quoi se sentir flattée ! Je haussai les sourcils en soupirant pour lui montrer que c’était mieux pour elle qu’elle en vienne directement au fait. Tu le connais...bien Ulrich ? Je veux dire, vous vous parlez ?

J’étais curieuse de savoir quel était le véritable fond de toute cette histoire et ne m’en cachais pas ; parce que derrière toute indifférence se cachait conflit, c’était bien connu, et le petit couple parfait de Miss et Mister ne devait pas y échapper, c’était certain. Et donner un grand coup de plus dans les brancards dans leur couple ne me dérangeait absolument pas, car c’était lorsque la bisbille était semée que l’ennui fondait comme neige au soleil.

- Ce n’est pas exactement la formulation que j’aurais utilisé
, la raillai-je sans plus attendre, pour la forme, mais sans être fermée au dialogue pour autant. Après tout, ce n’était pas en restant meublée dans le silence que j’allais pouvoir faire bouger les choses selon mes souhaits. On ne se parle pas. Ulrich parle.

Et surtout pour ne rien dire, gardais-je pour moi car elle devait assez bien le connaître pour savoir ce pan de personnalité. L’ennui, avec des personnalités comme Liechtenstein, c’était qu’on passait plus de temps à devoir filtrer les informations intéressantes lorsqu’il parlait qu’à agir, et le temps, il se perdait facilement. On aurait pu penser que c’était une tactique pour pouvoir parler en toute liberté tout en disant des choses importantes, même si venant de sa part, j’en doutais un peu. En soi, je n’avais rien contre Ulrich. Mais nous n’avions rien à voir l’un avec l’autre parce que lui était bien trop voyant et bien trop populaire pour que cela puisse faire bon ménage et je ne le jugeais pas comme étant un pion essentiel. Il était utile, et savait le montrer, on ne pouvait pas dire le contraire. Mais il m’était d’avis qu’il restait malgré tout plus un suiveur, qu’une tête pensante.

- Mais j’ai pour politique de ne pas écouter lorsqu’il explique ce qu’il a pris au petit déjeuner
, continuai-je un peu de la même manière que depuis le début de cet entretien, parce que je voyais bien que j’avais Bell à la botte et que quoi que ce soit, elle attendait un élément particulier et cherchait à s’éloigner des sentiers battus en espérant ne pas se faire remarquer immédiatement.

Amatrice.

- Tu sais lui et moi n'avons pas tellement de secrets l'un pour l'autre, mais j'ai comme qui dirait l'impression qu'il se passe quelque chose de louche de l'autre côté du château...

Pour la première fois, mon sourire fut plus ou moins sincère ; il ne l’était jamais vraiment. Ainsi, c’était donc ça… Dommage pour la Serdaigle, parce qu’elle arrivait un peu après la bataille parce que tout ce qui avait été de l’ordre du « louche » était réduit à la poussière, mais elle n’était après tout, pas obligée de savoir les faits dans leur exactitude…

- Tu sais, on a l’habitude d’entendre qu’il ne se passe jamais rien de bon là où les serpents peuvent se glisser… trois petits points. Je la dévisageai un peu de haut, parce que j’avais le menton relevé. Mais il s’avère que tu as de la chance, parce que c’est le genre de rumeur, qui pour une fois, est véridique. Je ne risquais rien en lui donnant des informations comme celles-ci. Il n’y avait rien à chercher, rien dans quoi fouiller, donc je pouvais lui dire n’importe quoi au final, il n’y avait rien qu’elle puisse trouver. A part peut être que son petit ami la manipulait depuis un petit moment déjà, mais là, je n’avais pas le temps de l’entendre s’épancher sur ses problèmes de cœur… C’est vrai que c’est très bizarre qu’il ne t’en ai pas parlé, mais mon air ne trompait personne, du moins pas la bleue et bronze qui se trouvait en face de moi. Comme quoi même les grandes étendues de l’amour dont on vante toujours les mérites à ses limites.

Je me balançai légèrement deux trois fois sur ma chaise avant de me remettre en place correctement devant la table. Je n’avais pas envie d’y aller par quatre chemins.

- Non, c’est vraiment ce que tu veux ? Les princesses comme toi devraient faire attention à elles… Franchement, c’est un conseil : Liechtenstein c’est plus ton dragon que ton prince charmant, donc tu devrais faire très attention à ne pas le laisser te brûler le bout de ta jolie robe… Il serait temps que tu le comprennes. De la compassion, dans cette mise en garde, pas du tout. Personne n’avait dit que rendre la vue aux aveugles était leur rendre service.

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Katie Bell
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MessageSujet: Re: L'héautontimorouménos [PV]   Mer 29 Mai - 18:44

Tout se mélangeait dans la tête de Katie. Elle avait collecté tellement d'informations en l'espace de quelques mois qu'elle avait du mal à tout discerner. En effet, les gens à qui elle avait posé des questions avaient plutôt répondus en normand, de peur de représailles ou pour faire chanter Katie. Elle se sentait toujours aussi mal de réagir de la sorte à chaque fois, même si elle essayait de prendre du recul par rapport à ce qu'elle entendait dans toutes les bouches qui déformaient souvent les informations ou les rumeurs. Après l'attaque des mangemorts, tout avait été accéléré. On ne se faisait plus confiance et on se regardait du coin de l’œil, prêt à surveiller ses arrières.
Tout cela fatiguait Katie, son but n'était pas d'amener la justice à Poudlard (du moins partiellement), c'était avant tout une affaire personnelle, presque égocentrique. Lorsque l'on avait presque plus rien à quoi s'accrocher, on avait rien à perdre.

Olivia semblait comprendre très vite sur quoi le débat s'orientait. Par rapport à Joy, on avait pas besoin de la piquer pour qu'elle se sente concernée ou pour qu'elle ait un minimum de temps à vous consacrer. Balsey, elle, jouait le jeu, celui que Katie ne jouait pas avec plaisir évidemment, mais Balsey rendait la chose un peu plus facile – ou du moins, un peu moins difficile à supporter.
Il fallait continuer à creuser, même si ça faisait mal, au fond, Katie savait qu'il y avait quelque chose d'important à la clé. Ulrich lui avait dit clairement qu'il avait certains secrets qu'il évitait de lui dire par peur de lui faire de la peine. Il ne restait plus qu'à savoir qu'est-ce qu'il pouvait bien y avoir sous la carapace de son petit-ami.


- Ce n’est pas exactement la formulation que j’aurais utilisé, répondit Olivia lorsque Katie lui demanda si elle fréquentait Ulrich. Katie pencha un peu la tête, essayant de comprendre ce que Balsey insinuait. On ne se parle pas. Ulrich parle.

Katie retint un sourire derrière sa main qu'elle avait posé sur sa joue pendant qu'elle écoutait Olivia. Il était vrai qu'on reprochait à Ulrich ses bavardages en classe et le fait qu'il soit très extraverti et ouvert pour un Serpentard. C'était l'une des particularités que Katie préférait le plus chez lui, car au fond, cela lui faisait penser qu'il y avait parfois quelques exceptions à la règle, surtout chez les vipères.

- Mais j’ai pour politique de ne pas écouter lorsqu’il explique ce qu’il a pris au petit déjeuner, fit-elle d'un ton moqueur.

- Je me demande bien quels sont les autres sujets de conversation à la table des Serpentard... répliqua Katie dans un souffle, un regard inébranlable fixé sur les yeux de Balsey.

Et ce sourire...
Balsey était pétrifiante. Katie ne se sentait pas très à l'aise en sa présence , ce n'était pas la même chose qu'avec Joy ou d'autres Serpentard – à croire que Katie en avait rencontré pas mal dans sa scolarité. Balsey était une Serpentard dans toutes les règles de l'art...


- Tu sais, on a l’habitude d’entendre qu’il ne se passe jamais rien de bon là où les serpents peuvent se glisser… Ses yeux semblaient percer comme des aiguilles, elle cherchait là où ça faisait mal. Mais il s’avère que tu as de la chance, parce que c’est le genre de rumeur, qui pour une fois, est véridique.

Katie se redressa légèrement sur sa chaise. La partie de poker battait son plein : Balsey était-elle en train de bluffer ?
Le cœur de la Serdaigle commençait à s'emballer, mais elle essayait de rester la plus neutre possible. Une seule expression, une seule question posée trop rapidement pouvait faire tomber le plan à l'eau, il fallait donc la jouer fine.
Mais Balsey semblait ne pas être une menteuse. Elle aimait jouer et cela se voyait : son air suffisant, ses petits yeux moqueurs et son sourire en coin de bouche. Mais elle aimait aussi se faire attendre, bien sûr que Katie savait que les Serpentard manigançaient dans leur petit coin. Balsey venait même de le démontrer à l'instant.


- C’est vrai que c’est très bizarre qu’il ne t’en ai pas parlé, reprit-elle, un air faussement étonné. Comme quoi même les grandes étendues de l’amour dont on vante toujours les mérites à ses limites.

- De quoi tu parles ? Qu'est-ce qu'il ne m'aurait pas dit exactement ?

Les questions lui brûlaient la langue, mais elle se retenait. Olivia voulait résolument lui faire deviner quelque chose. Katie inspira longuement et essaya de se concentrer le mieux possible. Chaque mot prononcé par Balsey pouvait être une piste.

- Non, c’est vraiment ce que tu veux ? Katie se pencha vers elle, soudainement intéressée, les mains jointes sur la table de la bibliothèque. Elle jeta un coup d'oeil vers les autres élèves, mais personne ne semblait leur prêter attention, elle se retourna vers Olivia et lui fit un signe de tête pour qu'elle continue. Les princesses comme toi devraient faire attention à elles… dit Balsey d'un ton plus grave. Franchement, c’est un conseil : Liechtenstein c’est plus ton dragon que ton prince charmant, donc tu devrais faire très attention à ne pas le laisser te brûler le bout de ta jolie robe… 

Le cœur de Katie partit au quart de tour, et une lueur d'incompréhension brilla dans ses yeux. Katie passa sa main glacée sur ses joues brûlantes pour se rafraîchir. Cette mise en garde n'était pas anodine, mais Katie s'impatientait. Plus les mois passaient et plus cette méfiance envers Ulrich s'amplifiait sans qu'elle ait vraiment de raisons particulières. L'entendre de la bouche de quelqu'un d'autre avait une saveur beaucoup plus amère et lui laissait un goût âcre dans la bouche.

- Il serait temps que tu le comprennes.

Quel temps restait-il à la fin ? L'heure des aveux était-elle enfin arrivée ? Que fallait-il faire finalement ? Katie ne savait plus tellement quoi faire, elle était perdue par tout ce qu'on lui racontait. Une rage immense commençait à l'inonder en même temps qu'une inconsolable tristesse.
Il fallait bien se l'avouer, Katie ne comprenait pas. C'était bien la première fois où Katie Bell n'arrivait pas à élucider un problème toute seule, même avec autant d'acharnement.


- Parle.

Un frisson la secoua comme un électrochoc. Elle était peut-être très loin de ce qu'elle attendait, peut-être même à des lieux de ce qu'elle s'imaginait, mais jamais Katie ne baisserai les bras.
La louve n'avait pas encore rendu les armes.

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Olivia Balsey
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MessageSujet: Re: L'héautontimorouménos [PV]   Sam 1 Juin - 17:56

C’était étonnant, autant que contradictoirement, ce n’était pas une grande surprise. Je n’avais jamais envisagé Liechtenstein comme quelqu’un de mystérieux. En rien, je n’éprouvais cette confiante tacite comme ça avait été le cas avec Ambre, qui comme moi, avait l’âme de leader dans le sang ; c’était elle qui avait eu le plus de contacts avec le Serpentard, pendant que de mon côté, j’essayais d’enrôler le plus de jeunes pousses possible, parce qu’elles pouvaient toujours servir. Toutefois, Ulrich m’avait toujours laissée avec cette impression de pouvoir lire en lui comme un livre ouvert ; Bell m’apprenait que ce n’était pas le cas et qu’elle la première, en était la victime. Je ne me sentais pas trompée, ni trahie par mon intuition qui se révélait toujours être véridique et les secrets de Liechtenstein m’étaient bien égal tant qu’ils n’empiétaient pas sur notre but commun. Venant de lui j’estimais qu’il n’y avait pas grand-chose à chercher, même s’il fallait reconnaître qu’il était un bon élément, ou alors était-ce une couverture trop parfaite ? Je n’y croyais pas.

Cette fois, c’était un fait avéré ; j’avais suffisamment stimulé la curiosité de Katie Bell, et voilà qu’à présent elle était pendue à mon cou, tel le rongeur en quête de sa petite graine. La position du plus fort était loin d’être déplaisante. Mais qu’est-ce que j’y gagnais à part la satisfaction personnelle de semer le trouble ? Je savais qu’il n’y avait plus grand chose à faire à Poudlard.

Parce que ma place se trouvait ailleurs.

- De quoi tu parles ? Qu'est-ce qu'il ne m'aurait pas dit exactement ?


J’étais persuadée qu’elle ignorait tout, du passé, du présent… Alors ne parlons même pas du futur. Je posai mes paumes de main à plat sur la table, m’arrêtant un instant dans leur contemplation. Elles étaient capables de grandes choses, là-dessus, je n’avais jamais douté. Il fallait juste leur donner assez de quoi s’en emparer.

- Oh et bien je ne sais pas moi…
Pose lui la question directement eu-je envie de rétorquer, mais je n’étais pas assez stupide pour perdre autant de temps. Si elle était ici, c’était tout d’abord parce qu’elle avait été ailleurs avec lui, et qu’elle n’avait pas reçu les réponses qu’elle espérait. Mais en tout cas, ne t’imagine pas que lorsque tu es bien au chaud dans les dortoirs de la salle commune, il en est de même pour lui.

Encore une façon détournée d’apprendre les petites virées nocturnes de son amant à Bell. Ou du moins de lui confirmer ses doutes. J’étais sûre qu’elle savait.

- Après, libre à toi de l’interpréter comme tu veux, mais en tout cas, si c’est avec moi que tu parles maintenant, s’il zone dans les couloirs la nuit tombée, ce n’est pas pour aller te rejoindre dans ta chambre… Une nouvelle petite pique ne faisait pas de mal, et c’était plus pour la forme qu’autre chose ; si ça la gênait tant que ça, elle l’aurait montré dès le début, or, elle ne s’était pas démontée. En fait, j’aimais bien sa répartie.

Mais qu’elle ne dure pas trop non plus, parce que j’avais d’autres choses plus importantes à régler.

J’allais bientôt atteindre mon record, à n’en pas douter pour ce qui était des bavardages ; j’étais trop friande de l’observation des tics et moindres faits et gestes des autres qui révélaient bien plus que quelques paroles sans importance, et je commençais à avoir la gorge un peu sèche.

L’expression sur le visage de Bell montrait assez bien en effet que les limites semblaient être atteintes.

- Parle.


Je soupirai. Si elle n’avait pas compris, je ne pouvais pas grand-chose pour elle, et même si c’était amusant, à la longue je me voyais assez mal jouer au jeu du chat et de la petite souris aussi longtemps. Il allait falloir que cela cesse.

- Ce que je peux te dire, elle s’était penchée vers moi, mais en ce qui me concernait, je refusais de quitter ma posture. Pourtant, j’avais baissé d’un ton, ce qui devait d’autant plus la forcer à tendre l’oreille, c’est que tu pourras faire tout ce que tu voudras. Ta vision et la sienne seront toujours différentes.

Je ne comptais pas vendre les Purgateurs, même si de gros doutes planaient sur leur sujet.

- C’est à toi de voir maintenant, si ce que tu veux, c’est toujours voir les paillettes, ou alors, apercevoir l’envers du décor… Je haussai les épaules. Je savais que quoi qu’il arrive à présent, c’était d’un œil nouveau qu’elle allait envisager les choses. Tu es déjà un dommage collatéral, est-ce que tu à vraiment envie que ça se termine si mal ? Demandai-je sans trembler, sans ciller non plus. L’ennui avec les surprises, c’est qu’elles ne sont pas toujours très bonnes…

Et là, plus que jamais la bleue et bronze allait tomber de son piédestal. Est-ce qu’elle allait choisir de m’écouter ? Ou bien persister à croire qu’on ne pouvait me faire aucune confiance ? Dans tous les cas, non seulement c’était quitte ou double, mais de toute façon, elle risquait fort d’être déçue…

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MessageSujet: Re: L'héautontimorouménos [PV]   Ven 14 Juin - 16:01

Il y avait des gens qui savaient absolument tout ce qui passait et d'autres qui étaient volontairement écartés des secrets. C'était exactement ce qu'il se passait en ce moment même à Poudlard. Il y avait un petit groupe de Serpentard (et autres) qui essayaient de faire bouger les choses dans leur petit coin. Ça se sentait, car jamais Katie n'avait vu Ulrich appartenir à un groupe exclusivement de Serpentard et aussi peu ouvert. Les affaires des Serpentard ne regardait pas Katie, sauf quand ces dernières commençaient à graviter autour d'elle, cela la regardait étrangement un peu plus. Elle savait pertinemment qu'elle n'avait pas le droit de fouiner dans les affaires de son petit-ami, mais elle avait l'impression que les indices et suspicions tombaient juste sous son nez. Et puis en tant qu'ex-otage de Mangemort, il y avait de quoi s’inquiéter. Tout avait commencé à se compliquer à partir de ce moment-là. Cela signifiait bien quelque chose non ? Il fallait que Katie fasse le tri dans toutes ces informations, mais à chaque fois qu'elle le faisait, tout se mélangeait et elle n'était finalement plus sûre de rien, et tout recommençait toujours...

Il fallait en parler à quelqu'un. De toutes ces inquiétudes qui la rongeait, qui lui faisait mal au fond. Mais à qui ? Qui pourrait essayer de la comprendre ? Son plus fidèle ami avait été Ulrich, et il était encore trop tôt pour lui en parler. Katie ne se sentait pas prête, mais elle sentait qu'il n'y aurait que la colère ou le désespoir qui l’amènerait vers lui pour lui en parler.
Pour le moment, il n'y avait que la quête de la vérité pouvant la soulager qui l'attirait. Qui l'attirait entre de mauvais filets...


- Oh et bien je ne sais pas moi… C'était facile pour elle de tirer les ficelles du jeu. Katie n'allait pas pour autant lui manger dans les mains, mais elle en avait assez de toutes ces suppositions, à croire que les Serpentard se protégeaient entre eux. Mais en tout cas, ne t’imagine pas que lorsque tu es bien au chaud dans les dortoirs de la salle commune, il en est de même pour lui.

Tout d'un coup un vague souvenir lui revint à la mémoire. Elle se souvenait des paroles prononcées par Joy Windy lors de leur discussion dans le couloir. Toujours la même insinuation indécise, une litote incessante qui revenait à chaque fois dans les oreilles de Katie.
La Serdaigle soupira bruyamment. Ça l'ennuyait profondément tous ces beaux discours sur les petites balades au clair de lune d'Ulrich. Elle n'était pas venue pour entendre ça. Du moins, pas de cette façon...


- Après, libre à toi de l’interpréter comme tu veux, mais en tout cas, si c’est avec moi que tu parles maintenant, s’il zone dans les couloirs la nuit tombée, ce n’est pas pour aller te rejoindre dans ta chambre…

…pourtant, cela faisait toujours aussi mal de l'entendre de la part d'une autre personne. Katie se sentait finalement bien seule, bien oubliée. Comment Balsey pouvait-elle savoir tout cela ? Elle était sûrement bien informée... A moins qu'elle aussi fasse partie du lot ?
Katie se souvint encore une fois de la conversion avec Windy. Il y avait le visage d'Ambre Serana qui clignotait dans son cerveau sans arrêt, et cette jalousie qui brûlait de plus en plus fort au fond de son cœur. Qu'avait-elle de si spécial que Katie n'avait pas ? La richesse ? Le charisme ? Cette beauté froide ? Toutes ces choses allaient très bien avec la personnalité d'Ulrich. En fait, peut-être que Katie s'était tout simplement trompée, ce n'était pas elle qu'il fallait pour Ulrich ?


- Ce que je peux te dire, dit-elle d'un ton ferme. Elle n'avait pas bronché depuis que Katie lui avait posé ces questions. Elle lui répondait normalement. Seuls ces yeux bougeaient et perçaient comme des aiguilles. Balsey était diabolique, elle creusait au plus profond des gens pour en tirer ce qu'elle voulait. C’est que tu pourras faire tout ce que tu voudras. Ta vision et la sienne seront toujours différentes.

Katie baissa les yeux, et se recula un peu plus profondément sur sa chaise. Elle avait redouté pendant longtemps ce genre de commentaire. Katie se rendait bien compte que plus les années passaient, plus Ulrich et elle étaient devenaient contraires. On disait souvent que les opposés s'attiraient, mais dans le cas d'Ulrich et de Katie, ils étaient comme deux aimants se repoussant.
Elle aurait voulu vider son esprit et se dire que en fin de compte, ce n'était que des paroles en l'air, mais ne pas se prendre la tête n'était pas une des qualité de Katie Bell.


- C’est à toi de voir maintenant, si ce que tu veux, c’est toujours voir les paillettes, ou alors, apercevoir l’envers du décor… Cela semblait si simple d'ouvrir les yeux. Cela ressemblait bien à une mise en garde de la part de Balsey – ce qui étonna un peu Katie. A quoi correspondait donc tout cela ? Il n'y avait aucun lien logique ! Tu es déjà un dommage collatéral, est-ce que tu à vraiment envie que ça se termine si mal ?

Un dommage collatéral. Était-elle finalement la cible dans ce cas ? Katie avait été prise dans ce tourbillon de mensonges et de secrets, sortir la tête hors de l'eau était difficile.
La Serdaigle fixa Balsey dans les yeux, tentant de déceler un sentiment, une émotion, quelque chose qui pourrait lui donner un indice : il n'y avait rien.


- Non mais... Je n'ai plus trop le choix je crois, marmonna Katie, irritée.

- L’ennui avec les surprises, c’est qu’elles ne sont pas toujours très bonnes…

Katie haussa les sourcils. Surprise ? Donc elle supposait que Katie ne s'y attendrait sûrement pas... Et si toutes ses hypothèses s'avéraient fausses ? Elle était bien partie pour un énième retour en arrière.
Soudain, Katie frappa son poing contre la table, faisant trembler dangereusement le pot d'encre de Balsey. Tous les visages se tournèrent aussitôt vers les deux filles, et la bibliothécaire leur ordonna de se taire. Les sourcils froncés, Katie dévisagea Olivia d'un œil farouche et lui fit dans un murmure enflammé :


- Y'en a marre de vos conneries !

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MessageSujet: Re: L'héautontimorouménos [PV]   Jeu 27 Juin - 16:49

Qu’est-ce que ça faisait d’être déçue par la personne dans laquelle on plaçait toute sa confiance et son amour. Mais attendez ; est-ce qu’ils en étaient arrivés à de telles bassesses ? Vu les réactions de Bell qui s’enchaînaient comme les sept couleurs de l’arc en ciel avec de multiples teinte différentes, il y avait tout à croire que oui. Ce que n’avait pas compris dès le début Katie Bell et qui était en train de courir à sa perte, c’était que dès le début, elle n’avait été qu’une amatrice, et avait joué en tant qu’amatrice, là où Lichtenstein était déjà un cran au dessus (même si lui aussi, il fallait le préciser, il était encore bien loin du sommet, mais disons qu’au moins, il s’y rapprochait un peu plus). Quand elle était sincère, il ne l’était pas. Il n’y avait pas à chercher bien loin pour voir aujourd’hui que comme toujours, c’était celui qui avait œuvré dans l’ombre l’avait emporté.

C’était toujours comme ça que ça se passait.

Alors la nouvelle question à poser était : jusque où la qualité légendaire des Serdaigle à qui on attribuait une patience à toutes épreuves, pouvait-elle aller ? Bien que parfois grandes, il y avait des limites partout et pour tout et au vu de la vitesse à laquelle prenait la tournure des événements, il n’y avait pas besoin d’être un génie pour voir qu’elle était doublée et que la bleue et bronze allait bientôt dépasser la sienne. Ce qui était embêtant pour elle puisque moi, c’était une tranquille petite balade de santé que j’étais en train de faire là, et j’avais absolument tout mon temps encore…


- Non mais... Je n'ai plus trop le choix je crois.

Elle était loquace et on ne pouvait au moins pas lui enlever ça. Peu m’importait qu’elle soit ballotée entre les rochers qu’elle rencontrait sur sa route, dans l’effroyable torrent qui était en train de l’emporter contre son gré. Des réponses, c’était ce qu’elle avait voulu, et c’était ça qu’elle était venue chercher précisément, derrière ses cils doux dans lesquels s’emmêlait toute l’inquiétude qu’elle avait à ce propos. Elle pouvait bien tenir responsable qui elle voulait, en attendant, c’était elle qui l’avait bien cherché !

- A ce stade, je me demande bien si tu l’as déjà eu, répliquai-je un peu en me moquant. Enfin si, elle l’avait eu, en choisissant Lichtenstein comme copain.

Si elle était dans la merde maintenant, hein, qu’est-ce qu’on y pouvait…

Je n’eus pas l’ombre d’un sursaut lorsque que sa main refermée s’abattit avec force contre le bois de la table, et pas plus lorsque Pince nous réprimanda juste ensuite ; je n’avais rien à me reprocher, et tout cela prêtait à sourire. J’aurais pourtant eu l’air d’une parfaite coupable, mais en attendant, j’étais la dernière à me faire remarquer…


- Y'en a marre de vos conneries !

Oh, ces manières de biche effarouchée commençaient à bien faire. A quoi c’était elle attendu ? A ce qu’on lui prépare une surprise en cachette pour son anniversaire ??? A présent son ignorance ainsi que sa naïveté me firent lever les yeux au ciel. Qu’est-ce qu’elle voulait que je fasse de plus pour elle de toute façon ? Que je m’excuse ? Qu’elle attende, qu’elle attende, d’ici là, elle allait avoir le temps de lire plusieurs fois les livres de la bibliothèque et vu comme cette dernière était grande c’était dire les prochaines décennies qui lui restait à passer ici…

- Et bien pour certains, pour ne nommer personne, elles ne le sont pas tant que ça ! Lui dis-je comme si je parlais sous le coup de l’évidence et que c’était elle qui manquait de jugeote. Qu’est-ce que tu veux y faire ? Tu crois que tu as assez d’impact pour changer les choses ? Et bien vas y ! Essaye ! Mais on ne peut pas dire que jusqu’à maintenant c’ait été une franche réussite, tu m’excuses…

Impuissante. Voilà ce qu’elle était, et elle ne pourrait y rien changer. Alors pourquoi insister ? Tout comme notre conversation. Maintenant que ce qui était dit était dit, elle ne menait plus nulle part.

- C’est ton mec qui a décidé d’être de la partie, alors si tu n’es pas assez importante pour lui pour qu’il t’en parle directement, ou alors qu’il claque tout pour toi, à partir de là, c’est ton problème, pas le mien. Alors n’essaye pas de nous inclure dedans, on a autre chose à faire.

J’avais été plus sèche tout à coup, plus directe, parce que je n’allais pas me laisser mener par une fille qui se croyait en profonde injustice. Ce n’était plus la peine d’y aller par quatre chemins.

- Si tu veux vraiment mon avis, puisque les jolies métaphores, c’est pas ton trip visiblement, Ulrich, il t’a prise pour une conne, mais toi, t’as bien voulu l’accepter. Sauf que maintenant, comme tu dis, c’est un peu tard. Fin de l’histoire. Je suis désolée que ça se passe comme ça, non pas du tout, et je n’étais même pas agressive dans mes explications, c’était juste que je ne voulais pas qu’elle rejette une faute, laquelle n’était pas la mienne, mais il n’y a rien à dire de plus, du moins, rien que tu ne doives savoir.

Je haussai les épaules, genre c’est la vie qu’est-ce qu’on y peut.

- Satisfaite ? Alors que tout, mais certainement pas la satisfaction, ne se lisait sur son visage.

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