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Mauvais lieu, mauvaise heure |PV| -FINI-

 
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 Mauvais lieu, mauvaise heure |PV| -FINI-

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Nathanaël Oryon
Elève de 6ème année & Préfet



Masculin
Nombre de messages : 1271
Localisation : Why so serious ? Avec mes chocolats sur Mars...
Date d'inscription : 18/02/2011

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Particularités: Je peux vous prouver par A+B que les aliens existent vraiment... C'est fou n'est-ce pas ?
Ami(e)s: Les aliens.... Et les aliens... Quelque chose de réelle, dites-vous ? Mais les aliens sont bien réels, regardez X-files voyons !!!
Âme soeur: L'amour c'est un rituel élaboré avec ses épreuves, ses hauts et ses bas, ses larmes et ses tornades...

MessageSujet: Mauvais lieu, mauvaise heure |PV| -FINI-   Mar 25 Déc - 14:55

Mois de Décembre, j’adorais le mois de Décembre. D’une part c’était mon anniversaire au début de ce mois, et d’autre part il y avait Noël. Mon anniversaire était déjà passé depuis quelques jours, j’avais eu des cadeaux mais pas autant que je l’aurais cru. Il m’en manquait déjà un c’était sur mais celui-ci je ne l’aurais jamais car la personne ne veut plus me parler, ensuite je trouvais que mes parents avaient été un peu trop radin sur les cadeaux. Ils étaient divorcés, ils pouvaient bien faire une compétition de celui-ci qui m’offrirais le plus de cadeaux, non ?

Je suis certain qu’ils avaient parlé entre eux pour que j’ai si peu de présents et aucuns identiques. N’empêche ma belle-mère avait fait fort, elle m’avait offert un pull en cachemire dont je savais très bien le prix, je commençais à croire que soit elle voulait m’acheter, soit elle était pleine au as et elle ne voulait pas le dire à mon père. Mon beau-père ne m’avait rien acheté, ou plutôt il avait participé aux cadeaux que ma mère avait envoyés, mais après le voyage en France je n’allais pas faire une crise ; cela ferait trop garçon pourri gâtée.

Ensuite Noël c’était dans quelques semaines, donc niveau cadeaux je ne savais pas ce que j’allais avoir. J’adorais Noël, les lumières et toute sa magie, c’était génial. Je redevenais un enfant de 3 ans à cette période. Et pour l’occasion à Poudlard il y avait un bal chaque année, mais cette année je ne savais pas si j’allais y aller. Dans l’optique que je pourrais y aller j’avais demandé à mon père si je pouvais rentrer le 25 plutôt que le 24. Je passerais donc les fêtes de fin d’années avec mon père et sans doute ma sœur. J’avais prévu d’inviter ChaeRin a mangé entre les deux, mais elle m’avait dit qu’elle me donnerait confirmation. Je savais déjà qu’elle me le dirait à la dernière minute mais vu que je l’aimais bien, cela me poser aucuns problèmes.

Cette année, Poudlard organisait une sortie à Pré-au-lard ce mois-ci, peut-être les autres années mais bon c’était la première fois que j’y allais, sans doute pour permettre aux élèves d’acheter des cadeaux pour le bal ou pour Noël tout simplement. Tout le monde n’avait pas la chance de retourner chez eux après le bal. De quoi me rendre encore plus heureux que je ne l’étais déjà. Pour vous dire la vérité, je n’étais pas si enchanté que cela d’aller dans ce village. Parce que les bars étaient interdits aux élèves, ensuite à part passer ma journée avec mon ami je n’allais rien faire. Cela m’aurait plu si Rita avait été mon amie mais depuis les événements d’Halloween je doute fortement qu’elle m’adresse encore la parole et moi de même.

Pour ceux qui ont raté un épisode je vous la fait courte. Durant les vacances d’Halloween j’ai eu la chance, ou plutôt la malchance, de croisé Rita dans Londres. Simplet comme je suis, je me suis dit que je pouvais être ami avec elle et essayer d’être gentil. Ben je m’étais trompé sur toute la ligne. Elle a accepté de parler un peu avec moi, et la conversation a tourné au cauchemar. Elle m’a planté là entourer par des moldues assoiffer de sucre. Pourquoi m’avait-elle planté devant mon chocolat comme si j’étais un parfait inconnu ? Je me le demande encore, croyez moi. La seule chose que je sais, c’est qu’il était hors de question que je lui reparle. On ne pouvait définitivement plus être amis.

Enfin bref, passons. Après avoir négocié avec mon père pendant une journée d’échange de lettre. Il avait finalement céder avec l’argument qui fait mouche « Si tu ne veux pas signer l’autorisation je demanderais à Maman et elle sera absolument d’accord… » Je crois que j’aurais dû utiliser ce chantage depuis le début, mais je m’étais dit qu’il avait peut-être changé sur le point de vu scolaire et apparemment ce n’était pas vraiment le cas. Je n’allais pas me plaindre, je pouvais y aller même si je n’étais pas vraiment enchanté. Rita y allait aussi et je n’avais pas envie de la voir.

Le jour de la sortie était arrivé, et je m’étais dit que je n’allais surement pas la croisé dans Pré-au-Lard. Et j’avais déjà un plan pour la rendre jalouse. M’afficher au bras d’une fille. Une serpentard, rousse, horriblement méchante… Eh ben oui il me fallait un vrai monstre pour être sûr que la demoiselle de Poufsouffle ne m’approche pas. J’aurais très bien pu prendre une serdaigle mais elle aurait su de suite que c’était pour la rendre jalouse, je n’aime pas le serdaigle. Même Ruby Stanford, malgré qu’elle soit super jolie elle en restait pas moins miss je-sais-tout en classe et ça me plaisait pas.

Bref je me baladais au bras, de la super serpentard. Enfin c’était ironique, elle était chiante comme toutes les filles sauf ChaeRin, Rita, Aure... Enfin toutes celles avec qui je partageais des centres d’intérêts quoi. Elle, elle me parlait maquillage, mode et people. Tout ce que je n’aime pas en somme. Elle se moquait des gens aussi, mais bon cela ne me plaisait pas pour autant. En ayant plus que marre, je me décidais enfin à lui dire de me lâcher la grappe. Et je m’éloignais plus bougon que jamais.

Déambulant dans Pré-au-lard, je finis par arriver devant une cabane assez comment dire… Etrange. Oui étrange était le mot, enfin je pouvais dire terrifiante. Car de loin elle faisait vachement peur. Peut-être y avait-il des fantômes mal intentionnés, ou des monstres étranges ? Pour cela il fallait que j’aie le courage de m’y aventurer. Et ce courage, je ne l’avais pas forcement. Me rappelant les événements de l’année dernière, cela ne me disait rien d’aller à l’intérieur. Car on ne sait jamais peut-être est-ce la maison d’un mangemort complétement fauché…

Ma curiosité me disait d’y aller, mais ma peureusité, si cela ce dit, me disait le contraire. Et vous le savez déjà, je ne me referais pas. Je décidais d’aller y jeter un coup d’œil vite fait, bien fait. J’entrais regarder la première pièce qui s’offrait à moi et je ressortais plus courageux… Cela avait l’air simple, très simple… Dans mon esprit. Oui car en réalité c’était un peu plus compliqué, ça tout le monde le savait.

Malgré mes jambes tremblantes, je rentrais dans la cabane. La porte grinçait horriblement. Je me croyais dans un de ces films d’horreur que je regardais quand j’étais chez moi. Sauf que là c’était réel et que c’était moi le héros principal. Pour vu qu’il n’y ait pas de méchant monstre à l’intérieur. Je m’engageais dans le corridor quand j’entendis un BAM !!! Tétanisé et croyant que c’était un de ses psychopathe de films d’épouvante, je fis volte-face la baguette à la main avec un faux sentiment de courage guerrier… Ce que je vis été pire qu’un psychopathe…


Dernière édition par Nathanaël Oryon le Lun 29 Avr - 16:34, édité 1 fois
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Rita Minithya
Élève de 6ème année



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Particularités: Oh, il suffit d'une petite étincelle pour que ça fasse BOUM! Ca vous donne une idée?
Ami(e)s: Oh, j'en ai des tttassss! Heureusement, j'en ai aussi des vrais.
Âme soeur: La pyrotechnie. Entre elle et moi, c'est la passion folle. On s'embrase, on s'enflamme et on se fout en l'air!

MessageSujet: Re: Mauvais lieu, mauvaise heure |PV| -FINI-   Ven 28 Déc - 20:31



La 3 ème année, c’est juste génial ! Pouvoir aller au pré au lard, se balader dans les rues bondés d’élèves et y trouver toute sorte de produits sorciers c’était le rêve ! Je regardais les environs, complétement ébahie par tous les magasins qui s’offraient à moi. Alors, évidemment je n’avais pas beaucoup d’argent de poche mais je savais très bien ce que je voulais ! Et je préférais y aller seule pour ce genre d’achat. Attention, je parle pas de string là, mais plutôt d’un petit joujou qui m’intéressait depuis quelques semaines. Il s’agissait bien évidemment d’un chapeau sans tête ! Cette merveille allait me permettre de me balader dans Poudard sans être repérée, si c’est pas le pied ça! Bon, j’avoue que d’habitude je travaille en solo, mais pour le coup, il y a quelques temps, j’avais rencontré un esprit presque identique au mien. Caleb évidemment ! Il est génial ce gars. Un esprit bien tordu, une témérité incroyable, et un grand besoin de s’amuser ! Et un Poufsouffle qui plus est. Alors c’était juste parfait parce que, moi qui agissais plutôt dans l’ombre, j’avais l’occasion de partager cette passion étrange.

Toujours était-il que je me baladais chez Honeydukes pour me prendre des bonbons explosifs –Caleb et moi, on voulait les tester- et je me rendais ensuite chez les Weasley, les farces et attrapes pour sorciers facétieux. De vrais maitres en la matière, c’était vraiment phénoménale ! Même si l’un était mort durant la grande bataille. Quand je rentre dans le magasin, je ne peux pas m’empêcher de rire ! C’est un véritable boucan ! De petit elfes en jouets volent à travers les passants, de petites boules roses se cognent aux vitres pour regarder les clients avec de grands yeux tout brillants – du genre : « achetez-moi, je suis tellemeennt mignon »-, de petites boite oranges gigotent, impatientes de faire sortir ce qu’elles contiennent et de petits canaris verts hurlent à la mort qui tue. C’est… éblouissant ! Je m’approche rapidement de Ron Weasley – qui remplace son défunt frère- et il me renseigne rapidement sur la place qu’on les chapeaux sans têtes. Et ils sont pas donné, c’est moi qui vous le dit ! Surtout avec mes mornilles qui se battent en duel. Du coup je regarde ma main avec mes pièces, puis le chapeau. Ça me fait vraiment mal de devoir l’acheter, mais quand je pense à tout ce que je vais pouvoir faire avec, je n’hésite plus !

Mais j’ai quand même la main crispée avant de donner mes pièces. C’est bien la pensée absurde que mon investissement rapportera des bénéfices qui me fait céder. Bon. Maintenant que je l’avais, je pouvais sortir de cette boutique que ,certes, j’adorais mais qui finissait toujours par me ruiner… Je soupirais à cause du vent glacial et de la neige qui s’était logée un peu partout sur le pré-au-lard. N’empêche c’était vraiment sympa que ma mère accepte de me laisser aller dans ce petit village. Si elle savait ce que j’y achetais, elle m’étranglerait ! Mais passons la fureur de ma mère, mon père et mes frères étaient tellement dépassé ! J’avais l’impression qu’ils me regardaient différemment maintenant. Pas comme si j’étais une étrangère, j’étais quand même leur sœur, mais c’est toujours étrange quand on est aussi différent. Je savais pas vraiment ce qu’ils en pensaient, et j’avoue, je craignais qu’ils aient peur de moi. On était très proche d’âge d’ailleurs. Mon grand frère avait 16 ans et mes deux petits frères, 13 et 12 ans. J’en avais 14 alors…

Faut dire que j’avais toujours été un peu garçon manqué. Rien d’étonnant à ça, je me battais avec eux, j'hurlais, je trainais avec des garçons tout le temps. J’avais quand même finit par devenir un tant soit peu féminine, physiquement, mais j’avais toujours cette témérité et cette malice que j’avais quand j’étais petite et que mes frères et moi on préparait de sale coups. C’était drôle parce qu’on avait vraiment tout fait ensemble. A quatre, on avait tous un rôle ! Et le mien, bien sûr, comme toujours, c’était de les couvrir. Parce que quand on se faisait prendre, j’étais toujours dans le lot, mais comme j’étais la plus sage en apparence, la plus sérieuse, mes excuses passaient crèmes. J’avais jamais perdu ce côté assez manipulateur. C’est juste que quand j’étais entré à Poudlard, je n’avais pas osé montrer à ce monde que je ne connaissais pas, la moldu que j’étais.

C’était assez brusque comme changement ! Et à peine étais-je arrivé à Poudlard que je rencontrais déjà l’homme –enfin, le garçon, mais façon de parler- qui allait changer le cours de ma scolarité –et en partie de ma vie- durant trois longues années. On parlait de coup de foudre au début, mais qu’est-ce qu’on était con ! Et naïf ! C’est fou comme on est bête quand on est jeune. On croit que le monde nous appartiens alors que : que dal ! Et c’est quand la vie nous fait un sale coup qu’on s’en rend compte. Pour le coup, Nath et moi, on l’avait eu en plein dans le pif ce coup-là ! Impossible qu’on se voit en toute tranquillité depuis James. Cet imbécile doublé de détraqué avait foutu ma vie en l’air et Nath m’avait laissé tomber. Quel imbécile ! Et dire que j’avais cru tomber amoureuse d’un idiot pareil ! Non mais qu’est-ce que j’avais cru ? Qu’un sang pur pouvait continuer à m’aimer, malgré nos histoires de familles ? Comme Roméo et Juliette ? –enfin, je préférais autant ne pas finir comme eux quand même-. Et ben non ! Et puis, qu’est-ce que j’en ai à faire de lui de toute manière ?!

Je foutais un coup de pieds dans une botte de neige avec rage et m’aperçut que je me trouvais juste devant la cabane hurlante. Hum… La… la cabbannnnee hurlante ! Mais oui ! Enfin un endroit où Caleb et moi on pourrait parquer notre quartier général et faire pleins de test ! Olala, c’était vraiment trop cool ! Je ne peux m’empêcher de sautiller sur place –je change d’humeur aussi rapidement que la vitesse de la lumière, c’est pas un talent ça ?-. Je m’approche de la maison en passant le portail miteux et je jubile. Enfin une bonne nouvelle ! En plus cette maison n’est pas plus hantée qu’un tiroir à chaussette, j’en étais sure ! Je pousse la porte en bois et pénètre dans une maison vieillotte et pleines de poussières. Jusque-là rien d’effrayant hein ! Je ris sous cape en entrant dans la salle à manger en mauvais état et sors ma baguette pour lancer un sort de rangement. Mais je me retiens à temps. Allons, si on en faisant notre quartier général, tout le monde viendrais squatter les lieux s’ils étaient confortables. Et le truc, c’est qu’on avait déjà l’intention de la squatter cette maison. On squatte pas un lieu déjà squatté quoi. J’entre dans une salle sous-jacente et y trouve mon bonheur. Une pièce dégagée, cachée, et je me dépêchais d’appliquer un sort de rangement. Parfait ! Je me posais par terre et commençais à vider mes poches. Quand j’entendis un bruit.

Et merde ! C’était qui encore ?! –c’est vrai quoi, pour une fois que j’étais vraiment bien !- Je m’approchais de la salle à manger, la baguette à la main, aux alertes. Cette vieille baraque pouvait quand même pas être hantée. Si ? Bon, OK, j’avoue que je commence à flipper. Mais j’ai affronté pire. Bien pire. Je respire un bon coup et soudain je me retrouve nez à nez avec… avec… argh !

-Tiens, t’es pas avec l’autre cruche ? Je ris avec ironie en lorgnant Nath accroché à sa baguette comme un petit à son doudou. Baisse ça, je sais que j’ai l’air dangereuse mais quand même.

Toute cette ironie était bien entendu mêlée de mépris, de jalousie, de ranceour et de fierté. S’il croyait que je l’aimais encore il pouvait bien se foutre ce qu’il voulait où il voulait ! Je lui jetais un dernier regard de mépris et allais m’assoir sur un canapé. Je m’étouffais à moitié à cause de toute la poussière qui s’était soudainement échappée du dit canapé mais fit mine de rien. Peut-être que Nath n’allait pas vouloir s’assoir, après tout il venait d’une famille de riche alors la saleté… J’allumais un feu avec ma baguette et me tournais ensuite vers lui.

-Elle est dans ma classe tu sais, elle a pas pu s’empêcher de dire à tout le monde qu’elle sortait avec toi, je dis d’un ton détaché en regardant le feu d’un air indifférent. Je croise ensuite le regard de Nath, à côté de moi, et met mon bras sur le dessus du canapé, les jambes croisés, comme chez moi, je l’ai entendu glousser depuis Honeydukes, qu’est-ce qu’elle casse la tête cette fille ! Je finis par lâcher d’un ton tout à fait méprisant –qui, je le sais bien, démontre quand même de ma jalousie-. Franchement bonne chance et beaucoup de bonheur ! Ouais, tu parles, tout le bonheur du monde ! Elle allait lui mener la vie dure celle-là, avec moi c’était vraiment rien ! Une vrai folle, avec ses manières de duchesse et son cerveau de la taille d’une bille.

Et moche en plus !

Je regarde Nath un moment, attendant qu’il me réponde, et je me perds inconsciemment, juste un moment, dans ses yeux. Toujours aussi beau, toujours aussi expressifs. Mais ce que j’y voyais désormais, c’était seulement de l’horreur, de la surprise, du mépris. Pas beau à voir finalement. Je tournai la tête parce que j’avais peur de pleurer sinon et je ne pus m’empêcher, pour cacher me propres émotions :

-Quoi ? Je dis en haussant un sourcil en remarquant son regard bizarre. Tu veux un doliprane ?

J’éclate de rire, plus ironiquement que jamais. Après tout y avait peu de chance que Nath connaisse le doliprane, quels sorciers les connaissaient ? Et puis c’est vrai quoi, cette fille donne vachement mal à la tête ! Alors, est-ce qu’il allait comprendre ? De toute manière je m’en contre foutais, j’étais bien décidée à partir d’ici et à le planter là, encore. Alors je me levais en souriant, très satisfaite, mis mon manteau, mon bonnet et mon écharpe, ramassais mes achats- bon du coup on verra plus tard pour tout ça- et me dirigeais vers la porte d’un pas très décidé. Je tournais la poignée. Rien.

-Par Merlin ! La porte est bloquée !!
Je panique en tapant sur la porte, tournant la poignée et en sentant battre mon cœur très vite. Hors de question de rester planté ici avec Nath ! Je me précipite vers la fenêtre, le cœur battant la chamade. S’il fallait grimper, je le ferais ! Et c’est là que le vrai cauchemar commença. Une… une tempête de neige ! Oh mon Dieu tout mais pas ça ! La neige s’était accumulée en quelques minutes au point de recouvrir au moins 2 mètres du sol.

C’était catastrophique ! Abominable ! Horrible ! Moi et Nath, dans une maison délabrée en pleine tempête de neige ! Je n’avais même pas réussit à imaginer pire dans mes plus affreux cauchemar. Là, j'avais vraiment très envie de pleurer. De désespoir.


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Nathanaël Oryon
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MessageSujet: Re: Mauvais lieu, mauvaise heure |PV| -FINI-   Sam 29 Déc - 15:36

Mon sentiment du moment: entre panique et désespoir




La chose pire qu’un psychopathe, c’était Minithya. Non je voulais Rita. Enfin nan Minithya, c’est bien Minithya que je veux dire. Bon bref vous aurez compris qu’il s’agissait de Rita Minithya, la petite bridée franchement débarquer en troisième année. Je ne vois pas pourquoi je parlerais d’elle par son prénom après ce qu’elle m’avait fait. Et je ne parle pas seulement d’Halloween et de son « laissage » en plan, oui je sais que cela ne se dit pas mais j’ai prévu dans ma vie de réécrire le dictionnaire. Elle ne m’avait pas soutenue durant le divorce de mes parents et pire encore elle m’avait ignoré durant une bonne moitié d’année. Et maintenant elle osait dire que c’était moi qui l’avais laissé tomber… Franchement j’avais vraiment été naïf de sortir avec elle et de croire que l’on pourrait s’aimer pour la vie. Qu’est-ce qu’on pouvait être bête comme ses pieds quand on est jeune, et entre nous moi je suis encore jeune, quant à elle, ça, je ne sais pas.

Maintenant Rita c’était devenu comme le monstre du Loch Ness pour moi. C’est-à-dire qu’elle me faisait peur mais en même temps elle me fascinait par son revirement caractériel. Pour être honnête à 300%, Minithya était plus mignonne et moins…moins aquatique que Nessy. Je ne l’avais jamais vu nagé donc je ne pouvais pas vraiment savoir si elle nagé comme une sirène ou comme une grenouille, mais dans tous les cas elle ne passait pas sa vie dans l’eau donc elle était moins aquatique que ce monstre mythologique. Je venais de faire toute cette explication pseudo-scientifique pour dire que Rita me faisait peur à un point insoupçonnable.

Je restais accrocher à ma baguette par simple précaution. Tant qu’elle ne baisserait pas la sienne je ne baisserais pas la mienne. C’était tout à fait normal, je ne savais plus très bien qu’elle était. J’avais beau être sorti avec elle durant trois ans, maintenant c’était une inconnue, alors allé savoir si elle ne voudrait pas me tuer ici dans cette maison super glauque pour plus que je lui pourrisse sa vie. Oui je sais je ne suis pas très optimiste comme garçon.

-Tiens, t’es pas avec l’autre cruche ?

Une cruche ? Quelle cruche ? Oh…. Elle voulait surement parler de… de… de… Mégane ou Morgan ou quelque chose dans ce goût-là. Je ne me rappelais plus vraiment son prénom, en même temps tout ce que je voulais c’était qu’elle se fasse passer pour ma petite-amie le temps d’une sortie alors je n’allais pas chercher à retenir son prénom. Les filles pour moi c’était comme un mouchoir en papier, une fois qu’il était utilisé à mes fins personnelles je les jetais comme une vulgaire ordure. Elle en avait eu de la chance la Minithya que je ne sois pas aussi méchant avec elle… Un peu normal c’est elle qui m’avait largué.

« Je ne vois pas de qui tu parles… »

Oh je jouais bien les innocents, je devrais me mettre au théâtre peut-être que j’aurais des chances de faire une grande carrière chez les moldues. Mais pour cela il allait falloir que je sois plus gentil avec les gens, parce que qui voudrait de quelqu’un qui fait des caprices de star alors qu’elle n’en ait pas une pour eux. Ben oui pour les sorciers c’était différent j’étais un sang-pur donc j’étais un minimum connu. Je dis bien minimum parce que mes parents avaient bien veiller à ne pas nous mélanger au grand du monde sorcier pour qu’on ne soit pas pourrie comme eux.

- Baisse ça, je sais que j’ai l’air dangereuse mais quand même.

Euh nan pas vraiment. Elle n’avait pas seulement l’AIR dangereuse comme elle voulait le faire. Elle l’était carrément. Oui j’étais sûr et certain qu’elle était méga dangereuse. Surtout que ses petits yeux noirs, comme l’horrible réglisse qui me donnait la nausée, étaient vraiment mesquin. J’avais tort de lui faire confiance, c’est d’ailleurs pour ça que j’avais gardé ma baguette sortie. C’était bien beau dans avoir une mais je ne sais pas si j’aurais eu la force de m’en servir contre elle, quoi que… Je rangeais tout de même ce bout de bois magique dans la poche intérieur de mon manteau. J’avais fait ça juste par fierté pour lui montrer qu’elle ne me faisait pas peur.

« Excuse, simple réflexe je t’ai pris pour une psychopathe mangemort, Minithya… »

Enfin c’était une psychopathe à mes yeux mais je n’allais pas lui dire je n’étais pas aussi méchant que cela. M’entendre dire Minithya après elle, me donna des frisons. Pas que je n’aimais pas l’appeler comme ça, parce qu’avec mon meilleur ami je l’appelais toujours comme ça. Mais c’est juste que lui dire à elle directement me faisait sentir supérieur. En quoi ? Je ne sais pas, mais j’avais ce sentiment que je la vexais en parlant comme ça et j’en étais fière.

-Elle est dans ma classe tu sais, elle a pas pu s’empêcher de dire à tout le monde qu’elle sortait avec toi.
« Cool… »


Ah elle était revenue sur la cruche. Elle ne serait pas jalouse là par hasard. Parce que perso je n’aurais pas insisté sur le sujet si j’aurais été dans son cas, simple question de fierté. Mais apparemment elle, elle en avait rien à faire de sa fierté, vu comment elle était installée. On aurait dit un vrai garçon manqué… Bon je dis ça mais c’était compréhensible elle était entourée de garçons alors comme elle pouvait être féminine dans ses cas là.

-Je l’ai entendu glousser depuis Honeydukes, qu’est-ce qu’elle casse la tête cette fille !

C’est sûr que ce n’est pas mademoiselle qu’on allait entendre glousser à dix mettre à la ronde. Elle était trop fière pour montrer qu’elle était heureuse ou bien machiavélique à tout le monde. Je me pris d’envie de la taquiner, ben quoi on avait bien le droit de rigoler un peu non. Je me mis à coté d'elle et mis mon bras autour de son épaule, puis je l'attirais vers moi.

« Et alors, on est jalouse ? Dis-je amuser, je sens que cette petite faiblesse aller m’amuser. Parce que si c’est le cas on est que tous les deux alors avant qu’elle arrive ici on peut remettre le couvercle. »

Je lui avais susurré cela à l’oreille. Puis je me mis à éclater de rire. Remettre le couvercle ? Avec elle ? Jamais. J’avais fait cette connerie une fois, plus jamais je la ferais. Maintenant j’avais pas mal de fille à mes pieds alors je n’allais surement pas me remettre avec une sang-mêlée. Je n’avais rien contre les sang-mêlées, au contraire je les aimais bien moi les sang-mêlés, et je me prenais même d’affection pour les nés moldue, ça c’était dû aux gênes de ma mère, une fanatique des moldues et de tout ce qui y était rattaché de près ou de loin, c’était sans doute pour ça qu’elle était tombée amoureuse de mon beau-père, un né-moldu plein aux as ça ne pouvait que la faire craquer. Mais Rita c’était mort, plus jamais je n’irais avec même saoul cela ne m’arriverait pas.

-Franchement bonne chance et beaucoup de bonheur !
« Merci »


Au moins, on était du même avis elle ne voulait plus de moi et je ne voulais plus d’elle. Comme c’était mignon… Nan je déconne c’était horriblement moche oui. Du bonheur mon œil oui, si je me mettais à sortir avec cette cruche de Serpentard elle allait me pourrir la vie jusqu’à ma mort, j’en étais certain. Je commençais à la détailler. Je me demandais comme j’avais pu sortir avec une campagnarde. J’aimais la campagne, c’était un fait mais quand même pourquoi elle et pas une autre ? Je vous le dis les amis, je crois que le jus de citrouille à des effets alcoolisant sur moi. A moins qu’elle ait utilisé un filtre d’amour à effet durable sur moi, ça c’était fortement possible.

-Quoi ?

Ola, elle devait voir que je la fixais bizarrement mais je ne m’en étais pas rendu compte. Je lui fis un large sourire. Il fallait que je lui dise la vérité ou que je mente… Je vais dire la vérité pour une fois, avec un peu de chance elle allait partir et j’allais pouvoir finir mon expédition faussement héroïque.

« Rien. Je me demandais comment j’avais fait pour sortir avec un garçon manqué, je pris un moment de réflexion. Peut-être que c’était un signe du destin pour me dire qu’il fallait que je me mette aux hommes… »

Ca je n’y croyais pas une seule seconde. Quoi que c’était possible, je n’avais jamais embrassé de garçon alors peut-être que sans le savoir j’aimais cela. Mais même avec ma grande curiosité, je n’allais pas essayer. Si cela devait arriver, cela arrivera mais pas maintenant, je suis trop jeune pour me poser ses questions.

-Tu veux un doliprane ?

Un doliprane ? C’était quoi ça ? Attendais mon beau-père m’en avait parlé en vacance… Mais pourquoi déjà ? C’était horrible comment ma mémoire me faisait défaut quand j’en avais le plus besoin. Je me mis à réfléchir. Cela fit rire la miss. Pas étonnant dans son fond intérieur elle était machiavélique et je suis sûr qu’elle se plaisait à me voir chercher ce mot moldu. Mais la réponse me vint comme une lumière dans mon cerveau. Le doliprane c’était pour les maux de tête, mon beau-père m’en avait donné parce que je me plainais d’avoir mal à la tête à cause du soleil.

« Oui s’il te plait, cela fera passer le mal de tête que tu me files. »

Je mentais un peu, elle me donnait pas mal à la tête mais ça elle ne pouvait pas. Je la vis prendre ses affaires et se dirigeait vers la porte. L’aurais-je vexé ? Aurais-je gagné ? Surement, j’affichais un sourire de vainqueur. J’allais pouvoir profiter de cette petite demeure seul avec moi-même…

-Par Merlin ! La porte est bloquée !!
« Tu déconnes !? »


C’était une blague, c’était forcément une plaisanterie qu’elle me faisait. Je me levais d’un bon et me dirigeais vers cette dite porte. M’acharnant sur la cliche comme dans l’espoir qu’elle l’avait mal tourné. Je croisais son horrible rempli de panique tout comme le mien. Elle ne plaisantait pas la porte était vraiment bloqué.

-Une… une tempête de neige !
« Non je ne veux pas être enfermé avec toi !!!
, dis-je en tapant du pied sur le sol et essayant toujours d’ouvrir cette maudite porte. Quoi !? Dis-moi que tu ne penses pas la même chose ! »

Je savais qu’elle me mentirait si elle me disait qu’elle ne pensait pas cela. Son regard la trahissait, c’était assez marrant quand même. Je la regardais méchamment comme si cette mésaventure était sa faute. Pour le moment, j’avais juste envie de pleurer tellement je paniquais d’être seul dans une cabane miteuse avec le monstre du Loch Ness pour compagnie.

« Le pire c’est que personne sait qu’on est là, parce que l’autre cruche je l’ai planté au milieu d’une rue alors elle ne sait pas où je suis… Qu’est-ce que je peux être con des fois… »

Là ça devenait vraiment flippant, je me disais moi-même que j’étais bête à manger du foin. Mais qu’est-ce qu’on allait devenir ? On allait mourir de faim ? Ou de froid ? Elle allait peut-être vouloir me manger pour survivre ? Et si on voulait aller aux toilettes comment on allait faire ? Enfin je parle pour elle, moi si je trouve une bouteille le problème était réglé. Et si elle me proposait d’explorer cette cabane ? Qu’est-ce que j’allais dire ? Bien sûr que j’allais accepter mais j’allais surement frôler la crise cardiaque. Pourquoi j’étais venu ici ?
J’attrapais une couverture et je la sécouais pour faire partir toute la poussière qui était dessus. Puis je m’installais sur le canapé, tout en serrant la couverture comme un enfant pouvait serrer son doudou contre lui.

« Tout ça c’est ta faute Minithya ! »

Maudissais-je la larme à l’œil, comme un petit enfant qui se voyait refuser son gâteau favori. Je savais bien que ce n’était pas sa faute, elle n’était pas miss météo. Mais bon dans ce genre de situation je m’en prenais au premier venu. Comme cette été quand j’ai fait de la spéléo et que je m’étais retrouvé à ramper dans une galerie plus petit qu’un trou de souris, je peux vous dire que mon beau-père en pris pour son grade alors que ce n’était pas sa faute.

« Ah oui rien que ça ? Dis-je plus méprisant que jamais. Tu as pas mieux en stock pour me faire rire un peu plus ? »

Non mais franchement elle n’avait pas de meilleure idée. Un silence régna entre nous. On n’avait rien à se dire en même temps. Quand tout à coup un bruit se fit entendre. Je sursautais comme jamais je ne l’avais fait de ma vie. Là je commençais vraiment à avoir peur, et cela se voyait. Je tremblais comme une feuille et je laissais tomber ma fierté puérile pour une fois.

« C’est quoi ça ? Un fantôme ? Un mangemort ? Mais qu’est-ce que tu attends va voir ! »

Oui j’étais encore pire qu’une fille dans ces cas-là. Pauvre de moi, elle allait pourvoir me chambrer un moment avec cette histoire.

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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: Mauvais lieu, mauvaise heure |PV| -FINI-   Jeu 3 Jan - 17:02



L’autre greluche pauvre courge ! Je plissais les yeux de mépris devant son air devenu innocent. Tu parles qu’il sait rien. C’est bien lui d’éviter de répondre à mes questions non ? Et puis bon, j’étais quand même pas si impressionnante que ça si ? Hum… A force de côtoyer Ana, je pouvais quand même me permettre d’en douter. Avec elle, j’étais devenu un adversaire de taille. Je souris devant le tremblement de Nath et son air devenu rapidement méfiant.

-Excuse, simple reflexe.

Il en avait d’autre des comme ça ou bien ?...

-Je t’ai pris pour une psychopathe mangemort, Minithya.


MINITHYA ! Quelqu’un m’en voudrait-il si je le baffait ? Hum ? Garder son calme. Une psychopathe mangemort ? Je sentis mon cœur comme serré de toute part et une douleur vive s’empara de moi. Quel abruti ! Comment il pouvait décemment m’insulter de mangemort alors que j’avais failli creuver par un de ces connards ! Il m’avait marqué à vie et il jouait avec mes souvenirs comme avec des marionnettes. Déjà qu’il m’avait laissé tomber comme un rien depuis cet évènement, voilà qu’il me blessait avec.

-C’est malin venant de quelqu’un qui côtoie ce genre de gens couramment, Oryon, parce que s’il voulait se la jouer sur les noms comme ça, moi aussi je pouvais le faire. Comme si on ne se connaissait même pas. Trois années aux oubliettes, ça m’allait très bien moi.

Alors qu’il me sorte que j’étais flippante comme un mangemort, c’était quand même assez drôle. C’est son père qui les connait très bien les mangemorts, je me trompe ? C’est ce qu’avait l’air de savoir James, mon oncle. Evoquer ça devant moi, c’était vraiment extrêmement bas de sa part. Et puis cet air supérieur qu’il prenait avec moi ! Non mais il se prenait pour qui ! C’était vraiment trop pour me retenir et je dirigeais précipitamment vers lui pour le pousser violemment. Espèce d’imbécile ! Il recula en arrière sous la projection et je le fusillais du regard. Comment il avait pu me dire ça ? Ca l’amusait de me faire du mal ?

Mais visiblement, c’est pas encore ça qui allait l’arrêter. Il avait dû se mettre dans la tête que j’étais jalouse de l’autre idiote de Serpentard. Ben tiens.

-Et alors, on est jalouse ?

-Tu aimerais bien…


1 à 1.
Je le vois s’approcher de moi et je ne reculais pas d’un pouce. Autant dire qu’il se gênait pas pour franchir la limite. Il arriva à mon oreille et je frissonnais bien malgré moi :

-Parce que si c’est le cas, on est que tous les deux, alors avant qu’elle arrive ici on peut remettre le couvercle.

Han ! J’étais carrément soufflée par ce qu’il venait de me balancer dans la tronche là ! Enfin à l’oreille plutôt. Et puis ce murmure, Brrrrrrr ! Il me donnait des frissons. Alors de nouveau je le repoussais et m’éloignais de lui au plus vite. Non mais ça va pas bien dans sa tête ! J’en avais vraiment marre qu’il profite encore de mon attirance pour lui pour jouer à ces jeux-là. Je le regardais de travers et pris un coussin du canapé, hyper poussiéreux.

-Dans tes rêves,
je dis en lui balançant le coussin de toutes mes forces. Le jour où tu auras plus de courage qu’une huitre, on verra ça, et PAM il se prend le coussin en plein dans la tête. En espérant qu’il s’étouffe avec la poussière comme s’il s’agissait de son orgueil.

Ce gars est véritablement insupportable ! C’est quoi cette manière de se croire si irrésistible ? Ca y ait, on se tape une ou deux filles et on pète plus haut que son cul ? Y a vraiment rien de glorifiant à être infidèle, hein, c’est pas un concours. Enfin, avec des personnages comme Carlton ou les Easter, on se posait quand même la question. Je finis quand même par reposer les yeux sur ceux de Nathanael qui semblait pris d’une réflexion fondamentalement importante, comme si sa vie en dépendait. Ouais, après tout ça aussi c’était pas faux, s’il faisait un sale pas, je pourrais bien m’assurer qu’il passe un sal quart d’heure. Avec ou sans baguette.

-Rien. Je me demandais comment j’avais pu sortir avec un garçon manqué. Peut-être que c’était un signe du destin pour me dire qu’il fallait que je me mette aux hommes.

Et voilà qu’il se voyait homo maintenant ! C’est la lumière qui obscurcie son esprit ? Parce que si c’était le cas, il devait s’en inquiéter, de la lumière, y en avait partout. Je pris soin de m’installer confortablement sur le canapé ; si on pouvait dire confortablement parce que rouillé comme il l’était, il fallait plutôt dire qu’il n’avait rien de confortable, mais bref. S’il croyait que ça me plaisait de l’entendre me descendre, il avait bien raison. Ca montrait que j’avais de l’importance pour lui non ? Pour une foi que quelqu’un aurait plus d’importance que sa propre petite personne, ça nous changerait tiens.

-T’as trouvé ça tout seul ou t’as demandé de l’aide à ta copine ? A deux, vous devez bien avoir un cerveau complet, non ? Et hop, je retourne ma tête pour regarder le feu. Qu’est-ce qu’il m’exaspère celui là. Mais bon, maintenant que je me baladais sur le sujet des dolipranne, et moi qui croyait en tenir une, il me répliqua sans vergogne qu’effectivement, ça lui ferait passer son mal de tête.

Et son père, il lui filait des maux de tête aussi ?!

Je regardais la porte et plissais les yeux (ah bah du coup j’y voyais plus rien moi !), les rouvrais et me précipitais dessus. Hors de question de rester plus longtemps avec celui là dans les pattes. Mais la porte était bloquée. BLOQUEE ! Non mais non mais non mais non. Non ! Ah au pire, je balançais Nathanael sur les fenêtres pour qu’elles se brisent et je me tirerais d’ici fissa ? Sauf que les fenêtres aussi, elles étaient bloquées et pas pour rien. Etait-ce un signe du destin ? Une punition divine pour me faire comprendre que j’avais fait des erreurs ? Mais enfin, mise à part me battre avec Ana, j’avais jamais rien fait à personne ! Et bon, elle c’était carrément justifiée hein ! Je me retournais vers le Poufsouffle qui s’agrippait à une couverture comme si c’était une bouée de sauvetage et qu’on avait coulé d’un bateau. Sauf qu’on était pas dans un bateau, mais dans une sacrée saloper** de cabane ensevelit par la neige. Alors la seule différence, c’est qu’il y avait pas d’eau, mais le truc, c’est qu’on était quand même seul, au milieu de nul part. Et merde. Et puis, faut bien croire que s’il y en avait une seule de bouée de sauvetage, il ferait pas le sacrifice que Jack avait fait à Rose. Non, lui il me ferait crever !

C’est là que Nath a commencé son caca nerveux. Non mais, fallait bien que je m’y attende vu que c’est un gosse de riche et tout, mais étant donné qu’il avait 15 ans, j’avais imaginé que… Qu’il serait plus mature quoi. Pendant qu’il pleurnichait dans son coin je me précipitais dans toute la cabane pour trouver des issues, des solutions, mais indéniablement, on était rongé jusqu’à l’os, on sortirait pas d’ici tant que le pré au lard sera pas déblayé.

-On pourrait peut-être creuser à travers la fenêtre ? Je tente en attrapant une grosse pelle. Parce qu’après tout, j’étais née chez les moldus, et y a rien de plus vrai que les anciennes méthodes !

-Ah oui, rien que ça ? Tu as pas mieux en stock pour me faire rire un peu plus ?

-Ohhh si, j’en ai une !
Tu vas te magner le popotin d’utiliser la magie pour nous sortir d’ici ! je le menace avec ma baguette pointée dans sa direction (vu de loin, ça a rien d’impressionnant, je préfère de loin les flingues mais comme y en a pas sous la main…). Le sang pur, c’est toi, pas moi ! Ahhh ben vas-y profite de ta fierté mon bichon, qu’on rigole un peu.

Mais c’est justement à ce moment précis qu’un grincement sinistre se fit entendre. Ah mais elle était hantée en plus, la cabane ! Je pouvais vraiment pas tomber plus mal. Vraiment. Au final j’allais finir par péter les plombs, faire tout flamber, et là, avec les dégâts, elle serait vraiment hantée la cabane, et cramée, de surcroit.

-C’est quoi ça ? Un fantome ? Un mangemort ? Mais qu’est-ce que tu attends va voir !

Non mais … ! Il couine en plus ! Je m’approche rapidement de la chambre annexe, pour qu’on en finisse bon sang et utilise un « lumos » pour observer les alentours. Le bruit de grincement me surprend de nouveau par l’avant et je sursaute malgré moi. J’avance doucement, le bras droit tendu à l’extrême quand… « Miaou ». Un chat. Je l’éclair de ma baguette et sourit. Il est vraiment trop chou avec son pelage orangé et ses rayures ! Comme j’avais moi-même un chat à Londres, je savais très bien m’en occuper, ça tombait plutôt bien. Le voilà le mangemort ! J’attrapais le chaton par la peau du cou et revint vers la salle à manger, doucement éclairée par le feux de la cheminé et des bougies. Nath s’il trouvait, ensevelie dans sa stupide couverture.

-Tiens, le voilà ton fantôme, et hop, je m’approchais de lui pour faire retomber le chat sur la couverture, sur les jambes de Nath. Un petit chaton tout mignon, elle était pas hantée cette cabane ! Je m’asseyais au coin du feu pour gagner un peu de chaleur et fermais les yeux.

Même le ventre vide, la seule chose que je voulais était de dormir, hantée ou pas hantée, Nathanael allait devoir se débrouiller tout seul !



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Nathanaël Oryon
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MessageSujet: Re: Mauvais lieu, mauvaise heure |PV| -FINI-   Sam 12 Jan - 19:31

Mais qu’est-ce que j’étais venu faire ici moi. Parfois je me dis que je suis tellement bête que mon QI ne dépasse pas celui d’une huître. Je pris un air totalement innocent, elle n’avait pas besoin de savoir qui je fréquentais. Est-ce que je lui demandais moi, si elle s’éclatait bien avec Caleb ou Archi ou encore avec les mecs de son équipe de Quidditch ? Non, bon ben alors pourquoi elle me le demandait. Bientôt elle allait me demander si je sortais avec Sasha pour être si proche d’elle ? Non mais franchement

« Plisse pas les yeux tu ne vas plus rien voir après… »

Oh, ces blagues sur les yeux bridées quel mauvais invention. Je n’étais pas heureux quand on me les faisait mais quand je pouvais les faire à d’autres je ne m’en priverais pas, surtout quand il s’agit du monstre du Loch Ness.
Plus crétin que moi vous ne trouvez pas, je me rendis compte de ma connerie après l’avoir dite. Ce n’était pas très intelligent de lui dire que je l’avais prise pour une mangemort après ce qui c’était passé. Je n’avais pas envie de m’excuser juste pour ça et toute façon je ne m’excuse jamais ou pratiquement, elle devait être au courant vu que cela faisait trois ans que l’on se connaissait. Et puis bon je n’allais pas prendre des gants pour parler à mon ex. Et dans le fond j’en avais rien à faire de la blesser ou autre chose, si ça ne lui plaisait pas, la porte était droit devant elle, elle pouvait sortir quand elle le voulait je n’allais pas la retenir.

-C’est malin venant de quelqu’un qui côtoie ce genre de gens couramment, Oryon

Non mais j’hallucine comme elle me parle la petite là. A l’exception de James et de ceux qui ont envahie Poudlard lors de ma première année ici, je n’en connaissais aucun autre et ça elle le savait. Alors pourquoi elle me sortait ça. Et puis même si ma famille en côtoyait, je n’étais pas ma famille en entier alors il fallait peut-être qu’elle arrête de me mettre dans le même sac que les autres. Non mais c’était typique des né moldu, il pense forcement que parce que tu es un sang pur, tu vois forcement de mangemort tous les jours. Franchement je laisse tomber.

« Pardonne moi pour la vulgarité, mais vas te faire voir. Je n’ai aucun compte à te rendre sur mes fréquentations que ce soit les mangemorts ou les filles. »

Vexer, oui j’étais vexé. Elle utilisait ce qui faisait le plus mal aux gens comme une arme. A force de trainer avec la vipère d’Ana, Minithya commençait de plus en plus à devenir comme elle. Je pouvais parler, moi aussi je fréquentais de Serpentard, mais moi c’était depuis un petit moment déjà.
Tout ce qu’on avait construit durant trois ans n’était plus qu’un tas de cendre. Les relations amoureuses s’étaient comme un château de carte, un coup de vent et cela s’effondre. Enfin passons cette débâcle émotive, cela ne me ressemble pas du tout. Enfin c’est le jardin secret que j’essaie de protéger diront nous. A la place je lui demande si elle est jalouse, et sa réponse fut sans appel.

-Tu aimerais bien…

Oui j’aimerais bien qu’elle soit jalouse des autres. Parce que les autres elles pouvaient m’avoir moi. Dit comme ça cela faisait un peu narcissique non ? Au fond je m’en fichais un peu qu’elle soit jalouse mais je savais pourquoi elle me le disait pas. C’est parce que sinon elle savait que j’allais savoir qu’elle était encore amoureuse de moi. Mais même si elle me le disait pas je le devinais, ou bien je faisais totalement fausse route et s’était pas plus mal.
Je la sentis frissonner suite à e que je venais de dire. Est-ce que j’avais encore mes chances avec ? Même si c’était le cas, je ne voulais pas l’avoir, sauf peut-être pour une nuit quand je m’ennuierais ou pour faire la plus grosse connerie possible dans Poudlard si ChaCha n’est pas dispo. Elle me reposa comme si j’étais un vieux sac de chaussette sale. Cela me blessa un peu mais après coup pas vraiment surtout venant d’elle.

-Dans tes rêves. Le jour où tu auras plus de courage qu’une huitre, on verra ça.

Je me pris le coussin dans la tronche et me mis à tousser. Plus de courage qu’une huître. Elle oubliait qui était venu l’aider face à James ou quoi. Je sais que je n’étais pas le mec le plus courageux de l’école mais tout de même. Je sortais quasiment tous les soirs pour aller à l’ancienne Cabane d’Hagrid pour fumer et ensuite je faisais de parti de Poker dans le champ de citrouille Enfin j’essaie de rentrer sans me faire chopper. Mais c’est vrai ça la miss elle ne pouvait pas le savoir vu qu’elle me parlait plus et qu’elle ne m’avait jamais vraiment connu. Et moi aussi je ne la connaissais pas vraiment.
Malgré tout je ravalais ma fierté pour éviter d’envenimer les choses plus qu’elles ne l’étaient déjà. Alors je continuais la conversation comme si elle n’avait pas touché mon orgueil en me disant que mon courage était égal à celui d’une huître.

-T’as trouvé ça tout seul ou t’as demandé de l’aide à ta copine ? A deux, vous devez bien avoir un cerveau complet, non ?

Cette fois s’en était trop. Bon qu’elle me disait que je n’étais pas super courageux passe encore. Mais me dire que je n’étais pas intelligent là non. Je suis désolé mais pour un Poufsouffle j’avais des super notes, si on passait les potions. Et puis si elle ne l’avait pas remarqué l’autre courge était aussi intelligente qu’un placard à balai.

« Pourquoi c’est horrible d’aimer les hommes ? Et toi ton cerveau tu l’as filé à quelqu’un ? Si c’est le cas demande lui de te le rendre et te filais un peu de gentillesse tu en as besoin… »

Bon ok, ma dernière phrase était nulle mais j’étais sur les nerfs. Elle me traite de peureux, d’idiot et la prochaine c’était quoi. Jamais personne ne m’avait parlé comme ça même pas mon père. La voilà qu’elle se remettait à plisser les yeux. Elle n’avait pas compris ma première remarque. Pour ne pas me faire passer pour un perroquet, je ne lui redis pas. De toute façon j’avais plus envie de lui parler. Je voulais sortir d’ici, et aller loin, très loin d’elle. Et si par chance je ne pouvais plus jamais la revoir ce serait super génial.
Mais le destin était vraiment taquin. Une tempête de neige avait eu lieu pendant que l’on se lançait des petits piques tout mignons. J’étais le mec le plus malchanceux aujourd’hui. Déjà j’avais dû rester avec une nana encore plus loquace qu’une pie, et maintenant me voilà croiser avec Minithya. Non mais sérieux le petit monsieur en haut m’en voulait ce n’était pas possible autrement.
Je me mis à gindre comme les pires des gosses de riche au monde. Oui, oui c’est la première fois que cela m’arriver. Enfin pas la première fois, mais c’est la première fois que je tiens aussi longtemps. Généralement passer cinq minutes j’arrêtais en pensant à ma dignité, mais là non je l’avais mis au placard la dignité. Parce que j’étais enfermé avec elle dans une maison délabrée et que je ne veux pas rester ici avec elle. Pourquoi cette fois-ci mon père ne m’a pas mis en garde, je l’aurais écouté… Ou pas. Mais c’était trop horrible d’être ici avec le monstre du Loch Ness, quand je raconterais cela à mon ami, il se foutra de moi mais royalement.

-On pourrait peut-être creuser à travers la fenêtre ?

Elle attrapa la pelle d’une telle force que je me dis que cette fenêtre céderait dès le premier coup. Mais qu’est-ce qu’elle était barbare comme fille. Genre elle n’aurait pas pu me demander. Non c’était définitif, c’était un garçon manqué et pour tout l’or du monde je ne ressortirais pas avec. Je préférais largement Maddy, Sophie, ChaeRin et Mademoiselle E à Rita. Mademoiselle E, je ne l’avais pas encore vu mais je l’imaginais vachement féminine quand même, avec un brin de malice en plus.
Je me moquais d’elle ouvertement. Elle comptait faire un trou dans la neige jusqu’à temps qu’elle rejoint la surface. Non mais je vous jure parfois je me demande ce qui traverse l’esprit des gens. Et il y a quelques minutes, c’est d’elle qui vient de me dire que je n’étais pas intelligent, je préférais ne rien faire que faire n’importe quoi moi.

-Ohhh si, j’en ai une ! Tu vas te magner le popotin d’utiliser la magie pour nous sortir d’ici !
« Tu peux toujours rêve, Nessy… »

Si elle n’avait pas compris que je la comparais au monstre qui habitait un lac, alors là je ne pouvais plus rien pour elle. Elle me pointa sa baguette sur le visage. Je vous l’avais dit, elle va me tuer pour me manger, je savais que je n’aurais pas dû être là. J’aurais dû me sauver à l’autre bout de la cabane pour évite d’être son repas et après on voudra me faire croire qu’elle n’est pas un monstre.

« Si tu veux me tuer, prend la pelle s’il te plait, c’est plus barbare ça te ressemble mieux. »

Elle avait toujours la baguette pointée sur mon visage. Elle commençait à m’énerver.

-Le sang pur, c’est toi, pas moi !

Je soupirais, puis me levait d’un bon. Je laissais la couverture sur le fauteuil et je lui pris sa baguette des mains. Sang pur par-ci, sang pur par là. Elle croyait que la pureté du sang faisait toute ma parole. Non ça ne faisait rien, à part être connu dans tout le monde sorcier tellement on était plus très nombreux. Et ça, ça m’emmerder. Ouais ça m’emmerder qu’elle me voit comme un sang pur, plutôt que comme Nath son ex-petit ami tellement nul qu’il n’a pas su la protéger.

« Sang pur, à ta place je dirais sang pourri oui… Ça change quoi la pureté du sang. Un né-moldu peut lancer un sortilège aussi bien, voir même mieux qu’un sang pur, alors arrête tes discours de vieux sang pourri avec moi tu veux ça me donne envie de gerber… »

Oui j’avais vraiment envie de vomir, surement avec l’odeur horrible de cette maison ou tout simplement à cause de la faim. Enfin bref. Je repris ma respiration. Je crois que maintenant elle avait compris mon point de vu le sang. Qu’est-ce que le sang d’un sorcier né d’une famille sorcière et celui d’un sorcier né d’une famille moldu avait de plus. Il était de la même couleur au dernière nouvelle, et les chromosomes étaient les même, alors quelqu’un pouvait m’expliquer.

« Et en plus, TU DEMANDES CA AU MEC QUI FOU RIEN EN SORTILEGE…, je venais de lui crier dessus comme j’avais jamais crier sur qui que ce soit. De toute façon ce n’est pas moi qui veux devenir prof de sortilège ici. »

Je sortis mon portable de ma poche de manteau et me mis à tourner en rond. Oui j’étais devenu adepte malgré moi des technologies moldu. C’est mon beau-père qui me l’avait acheté, sans doute dans l’espoir que je lui téléphone quand ça n’allait pas. Plus rapide que des lettres j’avais été séduit pour pouvoir communiquer avec mes amis. Enfin bref, il n’y avait pas de réseau donc je le rangeais dans ma poche.

« Tape-moi avec ta pelle pour pas t’avoir dit avant que j’avais un portable…. »

L’enfermement me faisait dire des choses cela commencer vraiment à devenir flippant. Au même moment un bruit ce fit entendre et je me cachais derrière Rita et lui sommer d’aller voir. Oui je n’aurais jamais bougé le petit doigt pour aller voir ce que c’était. Je me réinstallais dans le canapé en attendant qu’elle revienne. Ce qu’elle fit quelques secondes plus tard.

-Tiens, le voilà ton fantôme

Elle posa quelque chose sur les genoux. J’étais tétanisé… C’était quoi ça !? Un… Un ch…. UN CHAT !!!! J’ai horreur des chats. Ca n’a pas de maitre, c’est plein de poils et en plus… Ca tue les RATS. C’était de méchante bestiole. J’allais devenir hystérique si cette chose rester sur mes genoux une seconde de plus.

« Comment tu peux être aussi horrible avec moi ? Enlève-moi ça, s’il te plait … Mais qu’est-ce que je t’ai fait bordel ? »

Je la regardais dans les yeux, une tête mélodramatique en prime. Puis je me ravisais dignement enfin presque.

« Oublie je veux pas savoir ce que je t’ai fait… »

Ne la voyant pas réagir face à ma détresse. Je pris le chat moi-même et le posais sur le canapé. Puis je me mis à sauter partout comme une sauterelle. Là je commençais vraiment à croire qu’elle voulait ma mort. Elle s’était installée calmement au coin du feu. J’entendis son ventre grognait. Elle avait faim, ça tomber bien moi aussi.

« T’as faim ? Tu veux qu’on mange le chat ? »

Euh je devenais vraiment bizarre là. Je haissais les chats mais pas au point de les manger. Et après les gens penseraient que les asiat mangent aussi les chats en prime des chiens, alors non. Je la regardait en souriant.

« Je plaisante, attend moi là je vais voir s’il y a pas un truc à manger ailleurs… »

Je faisais dans le comique, ou pouvait-elle aller vu qu’on était bloqué ici ? Et en plus trouvait un truc à manger dans une cabane abandonnée, j’étais très crédible là. Je me dirigeais dans le corridor, puis m’engageait dans ce qui semblait être une cuisine. Pourquoi j’étais aussi méchant avec et parfois gentil… Ce pourrait-il que sois encore amoureux ? Non, non c’était possible. Durant toute ma réflexion j’avais fouillé les placards, et avait fini par trouver une boite de conserve. Impossible de dire si elle était encore bonne.
Je revins dans la pièce, victorieux de ma trouvaille. Et me diriges vers mon sac et en sorti un paquet de marshmallow et du chocolat, j’attrapais au passage la couverture que j’avais délaissé. Puis je viens m’installer à côté d’elle près du feu.

« Tu as le choix soit cette conserve dont j’ignore la date de péremption, soit les cochonneries pas très nourrissante… »

Pour moi le choix était vite fait. Je mis la couverture sur les épaules, prit un bout de bois qui trainer sur le sol. Et je me mis à faire griller un marshmallow.

« Tu sais Minithya, je te hais autant que j’ai jamais haï quelqu’un, ça fait bizarre… »

Dire cela après lui avoir donné de la nourriture cela paraissait vraiment, mais vraiment étrange non ? Ne vous faites pas d’idée je n’allais pas l’empoisonner, enfin je ne savais pas si la date indiqué sur la conserve était vraiment la bonne mais bon. Si elle venait à avoir une intoxication alimentaire cela n’était pas voulu.
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Rita Minithya
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Âme soeur: La pyrotechnie. Entre elle et moi, c'est la passion folle. On s'embrase, on s'enflamme et on se fout en l'air!

MessageSujet: Re: Mauvais lieu, mauvaise heure |PV| -FINI-   Mer 23 Jan - 13:53



Souvent, Nathanael était complètement au milieu de la plaque. Et pour preuve, il me balançait des remarques sans queues ni têtes dont je me serais volontiers passée. Alors forcément, à ces moments-là, je ne prenais même pas la peine de répondre. Ce serait lui donner raison. Et il avait déjà les chevilles bien enflées comme ça donc… Je levais les yeux aux ciels quand il me dit de ne pas plisser les yeux, il était quand même super mal placé pour en juger et regardais ailleurs. J’avais vraiment pas peur de mettre de l’huile sur le feu, pas avec lui. Et au niveau des remarques cuisantes, j’avais eu un bon maître qui n’avait pas du tout sa langue dans sa poche, ça aide forcément.

Et puis c’est là que Nathanael prenait la poudre d’escampette, non pas pour s’enfuir, mais simplement pour prendre ses aises et me rétorquer que je devais aller me faire voir. Pourquoi pas, mais surement pas avec lui.

Alors comme ça, j’avais blessé son petit orgueil ? Comme c’est caucasse, ça me faisait une belle jambe. Je hausse un sourcil, souris ironiquement et me contente de dépoussiérer le canapé comme je le peux, par pur réflexe moldu. Il ne mérite même pas que je réponde à ce genre de remarques. Même plus. D’après Nathanael donc, j’avais moi-même sacrément besoin d’un bon cerveau pour retrouver le semblant de gentillesse que j’avais avant. Je mets les holàs tout de suite ! Je n’étais pas MECHANTE ! J’étais devenue réaliste, à cause des événements. Une torture, ça vous ronge jusqu’à la fin de vos jours, vous hante, vous dévore jusqu’à ce qu’un semblant de paix semble avoir totalement disparu. Chaque parcelle de mon corps s’en souvenait comme si c’était hier, chacune de mes nuits s’agitaient comme si je revivais ça cent fois. Et à chaque fois, le visage horrifié de Nathanael apparaissait, comme un spectre vaporeux qui me hanterait à jamais. Mes remords, mes regrets, tout ça, c’était à cause de cette foutue gentillesse non ?! Je pouvais m‘en passer, et je pouvais surtout rester la même, quand même attentive aux autres, mais pas avec Nathanael. Pas avec lui ! Il ne s’était pas occupé de moi quand il le devait, il m’avait lâché, n’avait pas compris que si je me séparais de lui, c’était pour le protéger. Il voulait me faire souffrir comme je l’avais fait au lieu d’être un peu plus mature. Et ça, je ne pardonnais pas.

-Tu peux toujours rêver Nessy, tiens, on a un semblant de caractère maintenant ? Un p’tit surnom pour pimenter nos ébats (non, retirez cette pensée de vos têtes tout de suite !) ? Je trouvais ça presque mignon. Le loch Ness. Miteux, misérable, miteux… Si tu veux me tuer, prends la pelle s’il te plait, ça te ressemble mieux.

Et la pelle tu vas te la prendre dans ta tronche si t’insistes ! Arrghh mais ce mec me rends complètement folle !

-C’est si gentiment demandé, je ronchonne en lâchant la pelle à même le sol sur un bruit fracassant.

On parle de ma cruauté, mais en attendant, il en avait de biens bonnes, pour quelqu’un qui était concerné par la mienne ! Il commence alors son discours d’indigène incompris et méprisé par le colon alors que j’essaie de ne pas trop lever les yeux au ciel… au plafond, au risque de les dégager de leur orbite. Ce mec est vraiment chiant. Vraiment.

-Et en plus TU DEMANDES CA AU MEC QUI FOUT RIEN EN SORTILEGE…, non mais il me HURLE dessus en plus ! J’y peux rien s’il est NUL en sortilège quand même ?! De toute façon ; ce n’est pas moi qui veut devenir prof ici, mouais, pas faux.

Et là, comme une fleur, il sort un portable. Je le regarde ébahis un moment, complètement incrédule à vrai dire. Qu’est-ce qu’il fout avec un portable ? Son petit numéro de tout à l’heure serait-il justifié ? Etre sang pur ne signifie pas seulement détester les né moldus ? Serait-il vraiment différent de James ? Intérieurement je l’espérais autant que je détestais cette idée. Non, Nathanael ne pouvait pas être « le grand ami des nés moldus », c’était pas crédible, lui qui était si fier, si prétentieux !

Et voilà qu’en plus il remettait le couvercle sur cette foutue pelle ! J’allais lui en rouler une, de pelle s’il continuait –non mais vous voyez ce qu’il m’oblige à penser !-. Au moins, ça le ferait taire un moment, il me donnait la migraine à geindre. Bref. Je vais rapidement vérifier le fruit de ses terreurs, prend le petit chaton vraiment trop mignon qui vient de trouver refuge sur les jambes de Nathanael alors que celui-ci essaie de s’en éloigner le plus possible. Mais je rêve ! Il a peur des CHATONS en plus ! Non mais la prochaine, c’est quoi, une fourmis ? Un escargot ? Non mieux, un lapereau ? Ca devenait du grand délire là.

-Comment tu peux être aussi horrible avec moi ? Enlève moi ça s’il te plait…

-Cours toujours, je lui balance avec un sourire cynique en allant m’assoir plus loin.

-Mais qu’est-ce que je t’ai fait bordel ?

Ahhhh, il voulait vraiment savoir ? Parce que j’avais une liste vachement longue à lui déblatérer, et là, ça allait nous prendre toute la soirée. Rien de mieux pour s’occuper, j’vous assure. J’ouvrais la bouche quand il mit sa main devant lui pour m’arrêter.

-TU…

-Oublie, je veux pas savoir ce que je t’ai fait…

Tant mieux, parce que c’était quand même le mieux placé pour le savoir. M’enfin, il venait de perdre une façon de se racheter le nigaud. Nathanael prit alors le chat –Allalujah mes frères !- et le posa sur le canapé avant de sautiller dans tous les sens. Etais-je sorti avec un homo ? Par Merlin, faites que non ! Mais plus je le regardais sautiller comme une gamine de six ans qui venait de recevoir sa Barbie, plus j’en avais la certitude. Que quelqu’un m’explique POURQUOI c’était toujours moi qui tombais sur… sur ça ?! Je soupirais, la tête contre la cheminée alors que les flammes crépitaient, ravivées par le bois, en de petites projection d’étincelles. Ca faisait du bien, et soudain un silence s’installa. Je fermais les yeux, souhaitant de tout mon cœur que ça dur, encore et encore. Jusqu’à ce que mon ventre en décide autrement. Non mais quand c’était pas lui, c’était mon propre corps qui venait s’y mettre pour me rendre folle ! Traître !

-T’as faim ?


Mais BIEN SUR que j’avais faim ! Bon, et puis c’était quand même dit gentiment, mais mer… crotte ! C’était quand même le genre de questions qui amenaient instinctivement à répondre :

-Non, je rêvais de réentendre ta belle voix, je souris ironiquement.

-Tu veux qu’on mange le chat ?

AH NON ! J’ouvrais les yeux, me levais et courais vers le dis chat, qui semblait chercher à faire son lit sur le canapé. Mon compagnon d’infortune ! Bien sûr, je ne pensais pas un instant que Nathanael puisse vouloir manger le chat, avec ses goûts de luxe, mais qu’il ne pense pas à le virer d’ici ! Peur ou pas peur, il le subira, un point c’est tout. J’attrapais le petit chaton délicatement et le ramenais avec moi, sur le coussin près de la cheminée. Il se logea alors confortablement sur mes jambes croisées –après avoir fait au moins 10 tours de lui-même- et je fusillais Nathanael du regard.

-Laisse le tranquille, il t’as rien fait, je lui balance avec un rictus méprisant digne des plus grands gangsters de films américain. Je me tourne vers le petit chat, le prend entre mes mains et le mets devant mon visage. Ses grands yeux bleus clairs m’examinent et je lâche, je craque ! Hein pas vrai que t’as rien fait ? Je frotte mon nez contre son minuscule museau et je souris, attendri par ses grands yeux et sa toute petite tête. Je suis complètement tombée sous son charme à cette petite bête. T’en fais pas, il te f’ras rien. Hum ? Ahhhhhh, c’est moi où ce chat est vraiment, vraiment, vraiiimmmmennnt troppp chou? T’es trop mignon toi, je l’embrasse sur le front et le regarde attendri se réinstaller – probablement agacé par mon excès de féminité soudain- sur mes jambes.

-Je plaisante, heureusement pour ta face ! Attends-moi là, je vais voir s’il y a pas un truc à manger ailleurs…

J’ai l’air de vouloir, ou même pouvoir, bouger là ? Bon. Je le regarde partir, puis je décide de mettre un peu d’ordre dans tout ce foutoir. De là ou je suis, je prends ma baguette, et comme il l’a bien dit, je m’occupe de lancer un sortilège –ma matière préférée- de recurvite sur cette grande salle. Qu’elle soit au moins propre ! Le sort opère très rapidement et la pièce se range d’elle-même et devient beaucoup plus confortable. Je soupire d’aise devant toute cette propreté bien que je ne sois pas spécialement posée sur ce sujet –le contraire de Ruby, limite- et je ferme de nouveau les yeux. Les bruits de pas de Nathanael se font entendre dans ce qui semble être la cuisine, et j’aimerai bien lui dire que ça doit être l’aventure de sa vie de se balader dans une maison hantée mais je n’en aie même pas la force.

-Tu as le choix, soit cette conserve dont j’ignore la date de péremption, soit les cochonneries pas très nourrissantes

-Ca a pas l’air plus nourrissant ça,
je l’informe en lui montrant la boite de conserve à l’allure moyenâgeuse. Aucun risque que j’y touche, je mourrais intoxiquée avant même de l’avoir avalé ! Je soupire en le voyant ramasser un bout de bois et planter un marshmallow dessus. Il le fait chauffer au feu de bois et j’entends mon ventre gronder de nouveau. Je regarde le marshmallow que me tends alors Nathanael et le regarde un long moment avant de repousser son bras.

-Mange le d’abord.


-Tu sais Minithya, je te hais autant que j’ai jamais haie quelqu’un, ça fait bizarre.


C’était marrant parce que Nathanael et Ana semblaient avoir inversés leur rôle dans ma vie. Nathanael était celui que j’avais aimé, que j’avais embrassé et que je détestais désormais. Ana était celle que j’avais haie très –tttrrèèèèèèèèsss- longtemps mais que j’aimais –bien- et… et rien, je ne comptais pas embrasser Ana pour autant. Donc je lâchais un bref « hum », car je n’avais pas l’intention de développer sa réflexion. Grand bien lui en fasse.

-Je suppose que tu comptes dormir avec cette couverture, je prends le … je le vois regarder le canapé en même temps que moi, puis se lever précipitamment dans sa direction. NOONNNN ! Oh l’enfoiré ! BOUGE DE LA !!! Je pose le chat par sur le coussin et je cours moi aussi sur le canapé, Nathanael saute dessus et s’étale, s’agrippant de toutes ses forces aux extrémités. Je le pousse, le repousse puis soupire, Non mais sérieux, bouges ! Mais il reste prostré. Je HAIS ne pas être un homme en cet instant. Je l’aurais vite dégagé de là. Argh mais tu m’é-n-e-r-v-e-s ! Je le tapais une dernière fois alors qu’il restait agrippé, allongé sur le canapé puis je soupirais de lassitude. S’il croyait se débarrasser de moi comme ça ! Que neni ! Si tu crois que je vais lâcher l’affaire… Je le poussais jusqu’au fond du canapé pour me faire une place et m’allongeais à mon tour.

En regardant du côté de la cheminée, j’étais juste en face d’elle et mon dos était collé à celui de Nath. Il n’avait pas intérêt à me pousser de là parce que ça allait être Bagdad! Je restais un moment les yeux ouverts, rivés sur les flammes, n’arrivant pas à trouver le sommeil alors que je touchais Nathanael, même avec nos vêtements par-dessus, et dos contre dos. C’était pas sensuel mais c’était un contact quand même. Mais peu à peu, mes paupières se refermaient d’elle-même et le froid vint interrompre mon léger sommeil. Presque inconsciemment, j’attrapais la couverture de Nathanael qui pendait quelque part sur lui et la ramenais un peu sur moi.



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Nathanaël Oryon
Elève de 6ème année & Préfet



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MessageSujet: Re: Mauvais lieu, mauvaise heure |PV| -FINI-   Mar 12 Mar - 16:32

Je savais que parfois, voir même tout le temps, mes répliques étaient sans sens pour les autres. Oui je le savais et pourtant je continuais malgré tout à les dire. C’est ce qui me rendait original, même un peu trop. Mais je n’en avais pas peur, ou je cachais bien mon jeu. Avec Rita, j’avais beau essayé de jouer, j’avais toujours l’impression qu’elle comprenait pourquoi je faisais ça. Je le faisais pour me rendre intéressant et le fait qu’elle ne me réponde pas m’affirmer qu’elle savait. Elle était intelligente, trop intelligente même.
Enfin ce n’est pas le problème que nous avons à débattre. Le problème c’est que je suis enfermé dans une horrible maison ou un semblant de maison, avec elle… Je ne savais pas que les cauchemars pouvaient devenir réalité. Enfin avant aujourd’hui. C’est vrai que je n’avais jamais cauchemardé de me retrouver enfermer avec elle dans une maison. Si je le voulais je pouvais aller dans une autre pièce mais… Mais… Je suis dans la cabane hurlante vous comprenez, je n’ai pas trop envie de la visité surtout seul. Ce que je peux être trouillard parfois. Franchement je me balade dans un château beaucoup plus sordide quand je suis chez mes grands-parents et je n’ai pas peur mais visiter cette petite cabane me fait paniquer à un point… Je suis lamentable.

-C’est si gentiment demandé

Plus elle ouvrait la bouche pour cracher son venin, plus elle faisait mal à mon orgueil. Et moi comme un pauvre imbécile je fais le mec qui n’en a rien à faire… Sans doute parce que j’en ai rien à faire d’elle, de ce qu’elle devient et de ce qu’elle sera. Je ne voulais plus rien avoir avec elle. Et je pense que plus vite je serais sorti d’ici plus vite le problème serait réglé. Mais pour ça il fallait trouver un moyen de sortir. Et ça c’était plus facile à penser qu’à faire.
Tout le monde change, et moi le premier. Il est vrai que j’avais beaucoup d’aprioris sur les moldus et les né-moldus. Mais je pense qu’être à Poudlard m’a fait changer ma vision des choses. Forcement vu que sans vraiment le vouloir j’ai dû parler et côtoyait des né-moldus, comme Minithya par exemple. Donc je me suis habitué à eux, et maintenant que mes parents voient respectivement des personnes ayant du sang moldu dans les veines, je n’ai pas vraiment eu d’autre choix que de m’intéresser à eux. Et je dois dire que j’apprécie les moldus, plus que je ne pouvais le penser. Ils ne sont pas différents de nous, à quelques points près.

-Cours toujours

Elle se révolte maintenant !? En même temps ce n’est pas vraiment nouveau vu toutes les atrocités qu’elle me dit depuis tout à l’heure. Je ne vois même pas pourquoi je suis choqué. Peut-être à cause du stresse qu’elle m’occasionne avec ce… ce…. Ce truc-là. Je voulais savoir ce que je lui avais fait pour qu’elle soit aussi méchante avec moi. Mais quelques secondes après je me ravisais. En fait cela ne m’intéresser pas vraiment. Ou plutôt je ne voulais pas qu’une fois de plus elle puisse déverser ses sales paroles sur moi. Sa bouche n’était pas en feu à force de dire des choses aussi méchantes ? Elle n’avait pas de mal à dormir la nuit ?
Moi à sa place j’aurais beaucoup de mal à dormir. Je n’étais pas à sa place c’était le principal. Je ne lui trouvais plus rien d’attirant, tellement rien que je ne voulais même plus être à sa place. Comment la vie est étrange parfois. On aime et après on aime plus. Je dois avoir un cœur d’artichaut ce n’est pas possible autrement. Je passe d’une fille à l’autre comme je change de chaussette chaque jour. Un frisson me parcouru, je me faisais peur parfois.


-Non, je rêvais de réentendre ta belle voix

Quand je lui dis qu’on pouvait manger le chat, je ne m’attendais pas à cette réaction de sa part. Mais vraiment pas. Elle courut vers la boule de poil, et l’attrapa tendrement. On aurait dit qu’elle était vraiment mais vraiment dépendante du chat. Comme si c’était son amoureux ou quelque chose dans ce goût-là. Elle me faisait peur encore plus que la chose qu’elle tenait dans ces bras. Beurk ! Comment elle fait pour tenir ça dans ses bras ? Je ne sais pas.

-Laisse le tranquille, il t’as rien fait

Il ne m’a rien fait !? Elle déconne là ? N’est-ce pas qu’elle plaisante ? Déjà de une il s’est fait passer pour un fantôme, de deux, il m’a fait peur. Et troisièmement, c’est tyran… Oui un tyran, ça se voit sur son petit et mignon visage qu’il veut du mal aux gens et surtout qu’il veut me torturer. Maintenant je comprends pourquoi elle le sert comme ça et qu’elle essayait de le défendre. Il est aussi tyran qu’elle…

- Hein pas vrai que t’as rien fait ? T’en fais pas, il te f’ras rien. Hum ?

C’est quoi cette niaiserie tout d’un coup ? Comment elle pouvait être aussi gentille avec cette chose ? Elle n’avait jamais été comme ça avec moi, quand nous étions ensemble. Pourtant moi aussi je suis mignon, gentil et adorable. Et non, je vous arrête de suite je ne suis pas jaloux de cette boule de poil surement rempli de nuisibles. Enfin bref, elle avait vachement changé.

-T’es trop mignon toi

Mignon !? Moi aussi j’étais pas mignon peut-être. Je pris la couverture dans mes mains, là regarda tendrement et fis des mimiques exagérer pour l’imiter. Devant son air septique, je lui dis que je plaisantais qu’on n’allait pas manger le chat et je quittais la pièce en quête de nourriture. Je reviens quelques minutes plus tard avec une boîte de conserve plutôt douteuse.

-Ca a pas l’air plus nourrissant ça

Elle n’avait pas tort. La conserve allait surtout la rendre malade plutôt qu’autre chose. C’était un bon moyen de l’envoyer à l’infirmerie afin de ne plus la voir. Et comme ça… et comme ça… Je pourrais être tranquille un petit bout de temps ? Ca me paraissait être une idée géniale sauf qu’elle n’allait pas touché à cette boîte. Pas grave je la garderais et en mettrait dans son assiette lors d’un repas… Ouais c’était pas mal comme idée.

-Mange le d’abord.

Elle n’avait pas confiance ? Je ne voyais pas pourquoi ? Ok, je venais de penser que je pourrais l’empoisonner avec la conserve. Je sais que s’il venait à lui arriver quelques choses de mal je serais le premier suspecter car je suis l’ex-petit ami un peu trop rancunier. Mais quand même je ne suis pas idiot. Même si je ne la porte pas vraiment dans mon cœur en ce moment, je n’allais pas l’empoisonner même si j’y ai pensé. Surtout qu’à la base, cette nourriture ne lui était pas destiner.

« Si tu insiste… »

Je mangeais le marshmallow sans demander mon reste, j’avais trop faim pour essayer de la convaincre que la nourriture n’était pas toxique. Comment j’allais réussir à avoir une conversation avec elle ? Aucune idée. Si elle ouvrait la bouche je savais que je ne serais pas le plus gentil et l’inverse était aussi prévisible. Je m’y risquais quand même. Bon ce que je dis aller l’entrainer à penser que la nourriture était toxique, mais dans un sens je m’en fichais. Je lui avais dit ce que je voulais lui dire depuis un petit moment déjà. Elle répondit par une onomatopée. Alors elle se fichait de ce que je pensais, tant mieux. Cela voulait dire qu’on n’avait plus rien à se dire et c’était aussi bien ainsi.
-Je suppose que tu comptes dormir avec cette couverture, je prends le …
Je regardais le canapé. Non mais elle croyait vraiment que j’allais dormir sur le sol avec la couverture, mais elle rêvait debout la pauvre. Je me levais précipitamment et m’installa sur le canapé.
-NOONNNN ! BOUGE DE LA !!!
Je la regardais d’un air de défit qui m’était propre. Ce que je me sentais puissant à ce moment-là. Cette fois j’avais les cartes en main, si elle voulait la place elle allait devoir être gentille avec moi. Elle se leva, elle aussi, et s’approcha du canapé. Je m’étalais de tout mon long pour ne pas qu’elle prenne la place. Elle croyait quoi ? Que j’allais lui céder la place gentiment après ce qu’elle m’avait dit. Eh bien non, elle pouvait se mettre le doigt dans l’œil jusqu’au coude la petite.

-Non mais sérieux, bouges !
« Cours toujours ! »

Lui dis-je en tirant la langue. C’était un petit clin d’œil à sa réplique de plus tôt. Il était hors de question que je bouge de là. Même dans ces plus lointain rêve, elle n’aurait pas la place sur le canapé. Enfin si elle l’allait surement l’avoir mais avant je voulais m’amuser un petit peu avec elle et ses nerfs.

-Argh mais tu m’é-n-e-r-v-e-s !

Oui je sais que je l’énervais et j’en étais très fier d’ailleurs. Pour une fois qu’elle n’était pas le mettre à bord je pouvais bien en profité. Ben oui pour le coup j’étais beaucoup plus fort qu’elle, déjà parce que j’étais un garçon et ensuite elle n’aurait pas ce qu’elle voulait si je n’étais pas décider à lui céder quoi que ce soit.

-Si tu crois que je vais lâcher l’affaire…

Eh bien oui je l’espérais un petit peu, même si je savais que cela n’allait pas être le cas. Là elle me poussa au fond du canapé, et mes espoirs s’envolaient en même temps. Bon je n’avais pas trop résisté parce que sinon ce n’était pas vraiment marrant. Mais parce que je suis un peu méchant et que j’aime bien embêter mon monde, je me devais de dire quelque chose.

« Mais tu en prend bien de la place ? Tu fais plus de 100 kilos ou quoi ? »

J’avais fait un peu fort quand même. Elle était aussi grosse que mon petit doigt, et encore j’étais généreux. Alors faire 100 kilos, non elle ne les faisait pas mais vraiment pas. Et n’allez pas croire que j’ai quelque chose contre les gens qui font plus de 100 kilos ce n’est pas le cas. Bon enfin bref, je ramenais la couverture sur moi.

« Tu sais que ça peut être mal vu de passer la nuit sur un canapé avec un garçon ? Surtout un garçon comme moi… »

Je sentais que la nuit allait être très longue et mouvementé si je ne me la fermais pas de suite. Je regardais le canapé, vu que je n’avais vu que sur celui-ci. On était dos à dos, ce n’était pas désagréable mais je n’étais pas vraiment à mon aise. Ce n’était pourtant pas la première fois que je dormais avec quelqu’un, en-dehors de mes parents quand j’étais bébé. J’avais, dans le passé, dormi avec mon frère dans une tente dans notre jardin ou quand nous partions en « camping ». Parce que ce n’est pas vraiment du camping. Mais je n’avais jamais au grand jamais dormi avec une fille. Même pas dans la même pièce.
Je sentis qu’elle tirait la couverture. Et je la laissais faire, je ne pouvais pas la laisser mourir de froid, déjà parce que cela ne se faisait pas car bien que j’ai pensé le contraire à plusieurs reprises, Rita est une fille. Et ensuite je n’étais pas cruel au point de lui faire autant de mal, j’étais bien conscient de lui en avoir déjà assez fait. Je me redressais légèrement et lui mis toute la couverture sur elle, je pouvais bien faire sans quand même j’étais un homme. Je me réinstallais, et sans m’en rendre compte je sombrais dans les ténèbres du sommeil. Tout aussi inconsciemment, je me retournais pour la prendre dans mes bras. Bien sûr tout cela n’était pas voulu, je trouverais l'excuse que je bougeais beaucoup dans mon sommeil c’est pardonnable, non?
Le jour arriva aussi vite que la neige était tomber la veille. Quand j’ouvris les yeux, je vis que j’étais accroché à elle comme un bébé koala à sa maman. D’ailleurs mon frère m’avait déjà fait part de ce reproche. Enfin je me levais d’un bon et alla prêt de la cheminer. On voyait bien à la fenêtre que le temps n’avait pas grandement changer durant notre sommeil. C’est alors que je me souviens avoir entendu de la bouche de mon meilleur ami qu’il y aurait des passages secrets à Poudlard qui mèneraient directement à Pré-au-Lard. Pur produit de son imagination ou fait fondé, cela pourrait peut-être intéresser Nessy, euh je veux dire Rita.

« Dis j’ai entendu dire qu’il y aurait des passages secrets qui mèneraient à Poudlard… Tu crois qu’il y a une chance qu’il y en a un ici ? »


Dernière édition par Nathanaël Oryon le Ven 19 Avr - 19:21, édité 1 fois
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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: Mauvais lieu, mauvaise heure |PV| -FINI-   Jeu 18 Avr - 22:02



L’ennui avec Nathanael, c’est que ça se finissait toujours en bagarres, nos histoires. On avait pas encore passé au cap de : « on est des ex responsables, matures et adultes ». D’une, parce qu’on l’était pas, adultes, justement, j’avais 15 ans, il en avait 16. De l’autre, on avait aucune raison d’être bien poli l’un envers l’autre, nos familles se détestaient. On se connaissait depuis nos 11 ans (enfin, lui, 12 ans) puisqu’on était dans la même maison et qu’en plus on squattait assez souvent la bibliothèque tous les deux. La première fois que nos regards s’étaient croisés, j’ai du halluciner et j’ai été intimidée par sa prestance, par son âge et aussi, je dois bien le dire, sa beauté. On était rapidement devenus amis, puis plus, au fur et à mesure, malgré la concurrence que j’avais cru croiser avec Chaerin, et lui, je pense, avec Cameron. Ca s’était fait naturellement, de s’embrasser, d’être dans les bras de l’autre. Ca avait tellement été naturel que j’avais eu l’impression que j’étais à ma place, dans ce monde. Mais les sentiments et les relations sont éphémères. Les évènements nous font prendre des décisions que nous n’aurions jamais imaginé prendre.

Et ça nous changeait, à tout jamais. Je n’étais plus la fille gentille, douce et presque timide que certains ont connue. J’étais tout à fait innocente à ce moment, si on ne compte pas toutes les fois où j’ai pu me battre avec Ana. Et puis, avec ce qu’il s’est passé, rapidement, ça a tourné au drame, comme dans une sale version des bisounours où ils s’amuseraient à trucider leurs copains. Lunatique, sarcastique et ironique à souhait, j’avais tout ce que l’on pouvait détester. Et je l’étais plus particulièrement avec Nathanael. Lui, qui m’avait lâché quand j’avais le plus besoin de son aide, de ses bras, de son soutien. Abandonnée aux bras des ténèbres et du désespoir. Pas une seule lettre. Pas une seule. Ma haine s’était transformée en amertume et j’avais fini par me lasser, tout simplement, de mon entourage. Tout ça était trop mauvais pour moi, je le savais, d’être comme ça avec les autres, de chercher à le faire souffrir parce que j’avais souffert. Je le savais, mais je le faisais quand même. Et puis il le méritait, point final.

Je caressais le chat, tout petit, tout mignon, tout… tout, puis levais les yeux vers lui tandis qu’il ouvrait le paquet de marshmallow. Je guettais sa réaction quand il s’engouffrait, un peu sur le qui-vive. Allez, c’était vraiment pas drôle, il le mâchait normalement, sans interruptions, sans s’étouffer ni même tout vomir. Quoique, là tout de suite, je n’avais pas tellement vie qu’il vide son estomac sr le tapis, l’odeur serait insupportable. Le chat reste calme, ronronne sous mes caresses mais mes yeux restent fixés sur Nathanael. Il engouffre le paquet. Hum, je n’ai pas faim de toute manière, et je hais manger trop de sucreries le soir. Et puis ça ne m’apporterait qu’un mal de ventre dont je me passerais volontiers. Je tourne de nouveau ma tête vers le feu. Comment en étions nous arrivé là ? Ah oui ! Il avait débarqué dans cette fichue cabane, on s’était disputé et au final, on avait été recouvert par la tempête de neige, littéralement. Les élèves devaient probablement être décomptées à l’heure qu’il est, et on devait s’apercevoir de notre absence, à tous les deux. Tous les Poufsouffle devaient être au courant que ce n’était plus l’amour fou entre Nathanael et moi, et quand on reviendrait, il y aurait pleins de rumeurs comme quoi on avait passé la nuit ensemble. Suuupppppeerrr, j’en tremble de joie !

C’est alors que, dans toute mon innocence, je lui offrais naïvement la fau pour le couper l’herbe sous les pieds. Il se mit à courir sur le canapé, l’atteindre, en prendre possession jusqu’à ce que je me mette à crier que c’était MON idée, j’étais la preums, qu’il bouge ! Mais il ne bougea pas. Du moins, il refusait de le faire parce que c’était moi qui voulait m’y mettre et que si ça avait été quelqu’un d’autre, il ne l’aurait probablement jamais fait. Je grogne de frustration alors qu’il s’accroche de toutes ses forces. Rien à faire. Je le pousse, je rechigne, je tape sur le canapé, il est plus fort que moi, et donc, il ne bouge pas. Et il osa même me répliquer : « cours toujours » en me tirant la langue ! Quel imbécile celui là ! Immature, idiot, chiant, abruti !

-Mais tu en prends de la place. Tu fais plus de 100 kilos ou quoi ?


-Je te rappelle que la dernière fois que tu m’as pris dans tes bras, j’avais plutôt l’air d’un squelette, je murmure avec mépris, comme un feulement. Tu dois t’en rappeler quand même ?Je continuais, sur ma lancée, désormais allongée dos à dos à lui. Ma rancœur semblait remonter dans ma gorge comme de la bile. Juste avant que je me fasse torturer sous tes yeux, j’achève.

Voilà, comme ça, l’ambiance était bien fichue en l’air ! Que ça nous mette un froid entre nous, c’était une chose, mais là, c’était carrément un courant d’air glacé. Il n’allait pas me rétorquer qu’il s’en fichait. Peut-être qu’il ne m’avait pas envoyé de lettres durant tout l’été, ni prit de mes nouvelles. Peut-être. Mais il n’allait quand même pas me dire qu’il ne frissonnait pas d’horreur en repensant à ma torture par l’endoloris, à laquelle il avait eu le plaisir d’assister. Mécaniquement, alors que je frissonnais de froid, je tripotais le bracelet en cuir qui cachait ma cicatrice. Mais… ! C’était le bracelet que Nath m’avait offert ! Pourquoi l’avais-je encore autour du poignet ? Que je pouvais être stupide à le garder serré contre moi ! En même temps, Nathanael n’était pas supposé le voir, parce que je ne devais tout simplement plus le revoir. C’était simple, clair et précis.

-Tu sais que ça peut être mal vu de passer la nuit sur un canapé avec un garçon ?

Un garçon, je savais pas trop, lui, c’était certain. Il confirma mes pensées :

-Surtout avec un garçon comme moi.

Je m'en contre-foutais de ce qui était bien vu ou pas, franchement. Je soupirai un moment, mes paupières devenant trop lourdes pour aligner une phrase complète. J’avais été trop intéressée à lui ressasser mes souvenirs que j’en manquais de volonté pour parler maintenant. Nath ne bougeait plus, moi non plus, et on devait être tendus quand on a commencé à s’endormir côte à côté parce qu’on avait pas fait un seul mouvement depuis. En même temps, ça pouvait se comprendre. J’avais déjà dormi avec mon petit frère, jamais avec un garçon. Quelqu’un qui était extérieur à ma famille, que je ne connaissais pas beaucoup. Disons que je connaissais Nathanael, cela va sans dire, on été sorti ensemble assez longtemps, et puis, ça faisait 4 ans qu’on était dans la même école, alors bon. On se voyait tous les jours, et ça n’avait pas spécialement quelque chose d’agréable dernièrement. Je fermais les yeux, apercevant le chaton s’allonger près du feu qui crépitait et le souffle de Nathanael qui n’était pas paisible, probablement comme le mien. Dormir avec lui, je savais que c’était la dernière chose que je devais faire, et pourtant… Pourtant, on était coincés, sans vivres (mise à part les mutations de marshmallows) et on était trop fatigués, on avait trop froid pour tenter quoique ce soit. Alors tant pis les conventions.

-Surtout avec toi
, je murmure en m’endormant, la voix légèrement rauque, tandis que, en tirant sur la couverture pour m’en recouvrir, je sens qu’il la dépose entièrement sur moi. Mes paupières sont closes, mais il me reste assez de force pour murmurer faiblement, Merci…

Quand je me réveille la première fois de la nuit, c’est par un courant d’air glacé. J’ouvre les yeux un instant, tente d’attraper la couverture, et tombe sur une main. Une main posée sur ma hanche. Comme si le contact m’avait brûlé, je retire aussitôt ma main, reprend mon souffle et rougit. Allons bon, ce n’était pas la première fois que Nathanael me touchait. Mais là, comment dire, il était pressé contre moi et j’avais beau penser ce que je voulais, il n’empêche, Nathanael était plus grand et quand même plus musclé que moi, de manière à ce que je me sente bien dans ses bras. Nichée comme ça, son bras posé sur mes hanches, je me sentais étrangement bien, bizarrement en sécurité, et cela fit vibrer mon cœur. Un cœur qui avait cessé de battre la chamade pour lui, un cœur qui avait déserté tous sentiments à son égard. Et il se remettait soudainement à battre comme si ce simple contact suffisait à le relancer après un long sommeil. Une longue léthargie sur laquelle j’avais juré de ne pas revenir. Je me rendormis au bout de quelques minutes cependant, profitant de la chaleur que dégageait son corps et de souffle régulier sur mes cheveux.

Quand je me réveille, j’aperçois Nathanael faire les cent pas. Je me redresse doucement, frotte mes yeux (je n’imagine même pas la tête bouffie que je dois avoir) et tente de donner ne forme correcte à mon visage. Bon. J’entends le petit chat miauler, comme pour m’appeler ou bien me demander à manger, je ne sais pas trop.


-Dis j’ai entendu dire qu’il y aurait des passages secrets qui mèneraient à Poudlard… Tu crois qu’il y a une chance qu’il y en a un ici ?

Je le regardais ahurie.

-Un pa…Non mais comment ça avait pu m’échapper ! Mais oui ! Comment j’ai pu être assez bête pour ne pas y penser ! Je ne le regardais même pas, me levant du canapé et marchant de droite à gauche en me tenant la tête entre les mains. Mais bien sur ! Caleb m’en avais parlé, enfin, j’en avais déjà entendu parlé par moi-même, mais Caleb était une source d’information inépuisable. Le saule cogneur..., je murmure.On est super mal !

Et on l’était ! A ce qu’on disait, le passage secret- qui était une légende qui s’était avérée vraie pour les plus malins- partait du saule Cogneur jusqu’à la cabane hurlante en passant par un long tunnel.

-L’ennui, c’est qu’on va devoir passer par là, je lui dis en ouvrant une porte en bois qui grince horriblement. L’entrée est déjà d’un noir complet et en plus, il faut descendre des escaliers ! Moi, ça va, je lui dis en lui souriant doucement. Toi… Je le regarde avec doute. Le petit chat est à mes pieds, je le regarde, il me regarde. Je regarde Nathanael à qui la situation n’a pas l’air de plaire et qui doit regretter d’avoir suggéré cette idée. Je prends une inspiration, souffle : « Lumos Maxima »
et un grand halo de lumière jaillit de ma baguette. Je souris parce que ce halo est bien plus que réussit. T’as raison, c’est moi la meilleure en sortilèges, je plaisante à moitié, aussi fascinée par ce que je faisait par la magie, pour laquelle j'étais vraiment douée, et le fait qu'elle me dégoutait depuis James.

Délicatement, j’attrape la main gauche de Nathanael et la serre dans la mienne. Pas comme à un enfant, mais plutôt comme quelqu’un qu’on a attendu trop longtemps et qu’on a envie de protéger, encore, malgré tout, même si on le hait. Et je le guide alors dans la pénombre, le coeur serré opar l'angoisse et frissonnant à cause de la main de Nathanael. Nous avançons. Le chaton sur nos talons.


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Nathanaël Oryon
Elève de 6ème année & Préfet



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Particularités: Je peux vous prouver par A+B que les aliens existent vraiment... C'est fou n'est-ce pas ?
Ami(e)s: Les aliens.... Et les aliens... Quelque chose de réelle, dites-vous ? Mais les aliens sont bien réels, regardez X-files voyons !!!
Âme soeur: L'amour c'est un rituel élaboré avec ses épreuves, ses hauts et ses bas, ses larmes et ses tornades...

MessageSujet: Re: Mauvais lieu, mauvaise heure |PV| -FINI-   Ven 19 Avr - 22:11

Je ne pouvais pas avoir de conversation vraiment civilisé avec Rita, comme deux ados parfaitement normaux qui veulent communiquer ensemble. Pour la simple et bonne raison que s’était mon ex, et que moi mes ex je leur parlais plus sauf pour me battre avec elles. Enfin pour moi c’était pour elle je ne sais pas. Nos familles ne pouvaient pas se voir à cause des événements récents. Pour moi cela ne changer rien à ma vie, j’avais l’habitude d’aller à l’encontre de la décision familiale. Alors même si j’aurais voulu lui parler de façon plus ou moins normal, que nos familles ne s’aimaient pas ou le contraire, je lui aurais parlé. Mon seul problème avec elle, c’est que c’était l’une de mes ex, point.
Bon il y avait aussi la rancœur que j’avais contre elle. Elle m’avait éloigné volontairement d’elle quand elle avait le plus besoin de moi, et le pire c’est qu’elle me mettait cela sur le dos. Franchement si elle me l’avait dit plutôt, je serais resté à ses côtés, je l’aurais aidé et j’aurais surement tout fait pour tuer James avant qu’il ne puisse lui mettre la main dessus. Sauf qu’elle ne m’avait rien dit et que maintenant elle disait que c’était ma faute. La logique féminine restera un dur problème pour moi. Le pire c’est qu’elle m’a trompé avec mon ex meilleur ami, qui est en fait son cousin…
En fait j’avais plusieurs raisons pour ne pas lui parler. Mais je me contenterais de prôner la première comme étant la meilleure de toutes. Trèves de divergence horrible sur ce sujet plutôt épineux. Je devais manger, parce que si je ne mange pas tout de suite je suis encore plus grincheux que le nain du même nom. Pour être poli je lui proposais un marshmallow. Je dis bien pour être poli car je n’avais pas vraiment envie de partager mon paquet avec elle. C’est vrai que je faisais cela aussi pour ne pas entendre son ventre réclamer de la nourriture toute la nuit. Oui prince Nathanaël avait quand besoin du minimum auditif pour dormir et ne pas être de mauvaise humeur le lendemain matin.
J’étais, et je suis, très immature. En même temps je suis un garçon. Un garçon en plein dans l’adolescence alors je ne peux qu’être immature. Même avec une éducation méga stricte. Et puis si on n’est pas un minimum immature la vie serait triste. Bon dans mon cas je l’étais trop. Mais cela me passera un jour ou pas… Enfin bref je m’amusais à la taquiner du mieux que je pouvais sans réveil sa mauvaise humeur. Parce que je ne comptais pas m’endormir après m’être disputé avec elle.

-Je te rappelle que la dernière fois que tu m’as pris dans tes bras, j’avais plutôt l’air d’un squelette, Tu dois t’en rappeler quand même ? Juste avant que je me fasse torturer sous tes yeux.

Elle n’était pas vraiment obligée remettre ça sur le tapis. Nos conversations allaient se résumer à ça. Souvient toi, nanani…nanana… J’allais devoir apprendre à me taire sinon elle allait continuer à se lamenter sur son triste sort. Je crois que tout le temps que l’on était ensemble, elle était malheureuse. N’est-ce pas une bonne chose que l’on se soit séparé ? Je n’étais pas aussi méchant. Je ne pouvais pas lui dire que je m’en fichais aussi parce que ce n’était pas le cas. En fait même si je ne voulais pas l’avouer à quelqu’un autre que mon ours en peluche, je n’arrêtais pas de penser à elle se faisant torturer. Je lui avais dit d’oublier mais moi-même je n’y arrivais pas, alors comment elle qui avait vécu la douleur pouvait le faire. J’hésitais à lui dire que ce n’était pas la seule à avoir souffert. Mais je ne lui dis pas. A la place un frisson me parcouru le corps. Pour toute réponse elle eut un bref soupir puis un léger « Hum… Tu as raison… »

Un silence froid, sordide et gêné prit place. Ce n’était pas vraiment nouveau. Mais là quand même il ne fallait pas qu’il reste. Et je doute fort qu’elle allait sortir une blague. Alors j’allais devoir m’occuper de ce fardeau. En fait je n’avais pas non plus envie de blaguer pas après ce qu’elle venait de dire. Je lui dis le plus sérieusement que cela n’était pas bien de dormir avec un garçon, surtout moi. Je savais très la réputation que j’avais, pas encore celle de Chuck Carlton mais si je continuais comme ça j’y arriverais surement et je ne voulais pas y arriver. Bon je me dis que de toute façon personne ne le serait. Je ne pense pas que Rita irait dire à qui que ce soit que nous avions dormi ensemble dans la cabane hurlante. Pour ma part je ne le dirais à personne. Sauf peut-être à ma grande-sœur, car je sais qu’elle ne le dira à personne. Je pensais bien le dire à ChaeRin mais je savais que l’école entière serait au courant après.

Je lui chuchotais un « De rien » avant de sombrer dans la noirceur de mon sommeil. Je bougeais dans mon sommeil. Cela ne m’arrivait pas souvent mais quand je dormais avec quelqu’un j’avais tendance à la prendre dans mes bras sans le vouloir. C’était arriver plusieurs fois quand je dormais avec mon frère et aujourd’hui aussi cela arriva. J’avais ma main posé sur sa hanche. Ce petit contact ne me réveilla pas pour autant. C’est le lendemain en ouvrant les yeux que je m’en rendis compte.
Et ne voulant pas passer pour le mec qui en a profité. Je me levais avant elle. Encore heureux elle dormait toujours. Je regardais par la fenêtre. La neige était toujours là malheureusement. Alors je me pris d’une réflexion. Je le pouvais bien, je n’allais pas me tourner les pouces pendant que mademoiselle joué à la belle au bois dormant. C’est vrai qu’elle était plus belle qu’Aurore quand elle dormait. Une fois qu’elle serait réveillée, Rita redeviendra Nessy.
En parlant de Nessy, voilà qu’elle émergeait du méandre des songes. Les filles sont vraiment pas belle le matin, enfin certaines sans tire mieux que d’autres. J’avais l’exemple devant mes yeux. Mais je n’allais pas lui dire cela flatterai son égo.
A la place, je lui dis le fond de ma pensée sur ce que je savais sur les passages secrets. Qu’est-ce que j’avais fait de mal pour qu’elle me regarde comme ça. Sauf peut-être ne pas lui avoir dit cela hier. Cela nous aurait surement évité de dormir ensemble.
-Un pa… Mais oui ! Comment j’ai pu être assez bête pour ne pas y penser !
Elle l’avoue enfin. Ce n’est pas moi qui ait dit qu’elle était bête c’est elle tout seule, vous êtes témoin…
-Mais bien sur ! Le saule cogneur... On est super mal !

Au point où on en était, on ne pouvait pas être plus mal que maintenant. Je me demande si un jour quand je serais dans le même endroit qu’elle quelque chose de normal se passerait. Notre premier bal de Noël, elle s’était sauvée. Notre première fête foraine on avait vu une folle voyante qui nous avait annoncé un drôle de destin. En clair toutes nos premières fois étaient étranges, et notre première nuit à deux étaient pareils. Je me réjouissais de plus être avec parce qu’il y a une étape que j’aimerais passer le plus normalement du monde…

-L’ennui, c’est qu’on va devoir passer par là. Moi, ça va. Toi…
« Hé poupette, si seulement tu savais ce que j’ai fait de me vacances et combien de passage de ce genre j’ai emprunté chez mes grands-parents tu ne dirais pas ça…. »


Poupette était un savant mélange de poupée et de poulette. Bon en temps normal, je l’utilise seulement dans ma tête. Sauf que là rien n’était parfaitement normal. J’avais dormi avec elle et une avalanche de flocon de neige nous avait enfermés dans une cabane moisie. Je regardais le passage perplexe. Oui j’avais déjà mis les pieds dans des endroits étranges, mais là je n’étais vraiment pas en confiance. Surtout que pour seul protection, j’avais un chat et Rita. Et comme je ne suis pas lâche à ce point, je ne pouvais pas me servir de Rita comme bouclier. Elle lança un sortilège et de la lumière jaillit de sa baguette.

-T’as raison, c’est moi la meilleure en sortilèges

Je me mis à pouffer de rire. J’aime bien que l’on me dit que j’ai raison. Elle me prit la main et je la lui serrai. Nous avance dans l’inconnu ensemble. Un silence s’installa paisiblement entre nous deux, et cela me déranger au plus haut point. Alors quoi de mieux qu’une petite plaisanterie. Oui je sais c’était encore une fois immature de ma part, mais bon je ne me referais pas.

« Fait attention une araignée géante pourrais bien vouloir de toi en guise de p’tit déj’… »

Pour ma part j’étais loin, même très loin d’avoir peur des araignées. Au contraire j’y vouais presque un culte. A l’instar de mon grand-frère qui haïssait ces petites, voir même grandes, bêtes poilus. Lui c’était plutôt le genre serpent et compagnie. Je n’ai rien contre les serpents mais par contre les crocodiles c’est une autre histoire. On progressait lentement mais surement dans cet endroit sombre. Intérieurement je remerciais le ciel que Rita, la nana la plus douée en sorcellerie que j’ai connue, soit là avec moi.
Ce fut plus simple de traverser le tunnel que d’en sortir. Les branches de cet arbre étaient comme folles. A croire qu’il sentait notre présence. Ne lui arrivait-il donc jamais de dormir ou d’évité de vouloir tuer tout le monde ? Ce que je pouvais haïr ce saule cogneur… En y réfléchissant bien, je crois que c’est pour cela que j’avais choisi le saule cogneur en guise de mort. Je n’aurais pas eu le temps de souffrir et aussi parce que même si je voulais faire demi-tour je ne pourrais pas m’échapper. Il fallait vraiment que j’arrête de penser à ce genre d’idée sordide, c’était tout simplement dépriment.
Après plusieurs tentatives, nous arrivâmes enfin à sortir. Il était temps, j’étais enfin libre. Je lâchais sa main d’un geste brusque. Je ne voulais pas lui donner de faux espoir. Et surtout je ne voulais pas que quelqu’un nous voit main dans la main. Sinon le Daily Poudlard aurait un sujet de plus à mettre dans l’une de ces rubriques que les filles, et certains garçons adoraient lire. Je devais faire partie de ses personnes là d’ailleurs, mais moi c’était juste pour vérifier si on ne parlait pas de moi.

« Bon Minithya, je ne te dis pas merci, sinon je serais un peu trop gentil et stupide. A la prochaine… En cours…. »

Ben oui je n’avais pas envie de la voir ailleurs. Sauf si elle m’offrait une bière-au-beurre, là je crois que je prendrais le temps d’y réfléchir. Je tournais les talons et me dirigeai vers le château. Heureux d’avoir survécu à cette maison sordide, au monstrueux chat et aux attaques de Nessy.

TERMINER
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