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Nul n'a besoin d'être un serpent pour avoir du venin [P.V]

 
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 Nul n'a besoin d'être un serpent pour avoir du venin [P.V]

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Naoko Nakamura
Professeur de Potions



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MessageSujet: Nul n'a besoin d'être un serpent pour avoir du venin [P.V]   Mer 12 Déc - 11:03


    Assurément, les retenues étaient le moyen le plus pratique pour récupérer des ingrédients dont la tâche ingrate consistait à se salir les mains. Dans l’art de la maîtrise des potions, j’en étais bien obligée que cela soit dans le sens figuré du terme comme au sens propre, mais si j’avais l’occasion de reléguer ce travail qui avouons-le sans complexe était une vraie perte de temps, alors qu’il fallait s’occuper d’activités beaucoup plus importante, il y avait toujours un élève qui traînait dans les parages à une heure tardive pour l’envoyer dans les serres récupérer l’essence d’une plante carnivore suceuse de sang où que sais-je encore. Pourquoi avait-on inventé les larbins sinon pour servir à cela ? Or, je considérais chaque élève comme étant officieusement à ma disposition, parce qu’officiellement, même si Sara Wayland n’était pas contre les punitions lorsqu’elles étaient jugés nécessaires, je doutais fort qu’elle apprécie l’utilisation abusive de Poufsouffle trop naïfs pour mes petits besoins personnels.

    Les gagnants du jour étaient Vadenport et Lenraw, leurs noms n’étaient que broutille pour ce que j’allais leur confier. Ces petits malins avaient certainement crus bon de croire que cours de potions était synonyme de Fête Champêtre et que par le même effet, semer la pagaille en abimant ma salle de classe avec un chaudron de premier choix passerait inaperçu. Ma réaction se passait toujours en trois temps temps avec ces cas de figures : le premier où il fallait réparer les dégâts, ce qui arrivait systématique une fois par jours, ces gosses manquaient décidément d’originalité, le second où je constatais avec agacement que ce n’était que des bons à rien à qui j’avais très envie de faire avaler des yeux de vipère pour leur faire passer l’envie de refaire un jour du chahut dans mon cours, et le dernier parce que le plus jouissif, l’élaboration de la qui tomberait en conséquence, c’est-à-dire à partie de ce qu’il me manquait dans ma propre réserve de potions pour lequel il nécessitait quelques travaux pratiques dont j’allais aisément pouvoir me passer. Qu’est-ce qu’ils pouvaient être charmants à proposer leur aide et à être si dévoués pour leur professeur !

    J’avais demandé à mes quatre petites mains de se rendre à seize heures précises tout au bout du couloir est du quatrième étage, c’est pour cela qu’à seize heures et des poussières je quittais mon bureau en raturant une dernière copie en précisant bien sur le parchemin que celui qui avait rédigé cela n’était qu’un incapable juste bon à être donné en chair à pâté pour Lutins de Cornouailles. Je ne tolérais pas les retards, mais pris bien mon temps, en saluant au passage Katie Jones et en prenant même le temps de discuter avec elle avec hypocrisie en l’informant que j’allais justement m’occuper de deux de ses petits protégés, et de faire retourner au mutisme un tableau un peu trop bavard en faisant grincer mes ongles perçants sur sa toile. Mon sourire s’agrandit en un rictus malsain lorsque je repérais les deux oisillons de l’autre côté du corridor que je rattrapais en quelques enjambés ; ils avaient attendus provoquant ainsi la frustration entre l’espoir que peut être éventuellement, j’avais pu les oublier, mais sans pouvoir prendre la poudre de cheminette pour autant parce qu’ils savaient pertinemment que s’ils n’étaient pas sur le lieu de rendez lorsque j’arriverais, les représailles ne seraient que plus terribles encore. A quoi servaient l’autorité et le pouvoir si on ne pouvait pas en abuser dite moi ? Je sentais la tension qui émanait de ces deux individus sans intérêt bien palpable à cause de mon arrivée tardive, ne faisant qu’augmenter en flèche ma bonne humeur.

    - Comme c’est dommage, vos mains ne seront plus jamais les mêmes après votre retenue, me moquai-je en prenant un faux air compatissant, immédiatement trahi par le sourire que je n’essayais nullement de cacher. Les doigts de la gamine étaient sculptés dans la porcelaine et me rappelaient un peu les miens. C’était bien pour cela qu’ils devaient se charger du labeur à ma place ! Voilà ce qui arrivait aux petites idiotes aux faux airs de princesse qui pensait avoir le monde à portée de bras alors qu’elle n’était qu’un grain de poussière à écraser. Suivez moi, poursuivis-je beaucoup plus sèchement, comme pour leur rappeler qu’ils n’avaient pas leur mot à dire et qu’ils essayaient une seule seconde de me défier, déjà qu’ils étaient dans le pétrin, ils allaient avoir de sacrés ennuis.

    Je les fis emprunter à me suite plusieurs autres couloirs dans le labyrinthe de l’école qui n’avait plus de secrets pour moi ; avant de m’arrêter devant une lourde porte en bois qui n’avait pas été ouverte depuis des lustres, si bien qu’elle était à peine remarquable. D’un geste de la baguette je la déverrouillais la faisant pivoter sur ses gongs dans un effroyable grincement et invitai les deux bras cassés à entrer et ils n’avaient pas aussitôt passé le seul que je les poussai dans le dos sans aucune douceur faisant cogner l’épaule du garçon contre le mur. Ah voilà qui était mieux. J’avais besoin de place !

    Il s’agissait d’une ancienne salle de Défense contre les Forces du Mal, mais devenue inutilisable parce que son emplacement n’était pas stratégique car elle se trouvait dans l’aile du château la plus humide, les cours étant sans cesse perturbés l’hiver par les rafales de vent qui venaient s’infiltrer entre les pierres, sans parler de l’eau qui goutait sans arrêt du plafond. Elle n’avait pas changé depuis apparemment et était restée telle quelle, à l’abandon.

    - Oh non, je ne vais pas vous demandez de nettoyer la salle, beaucoup trop facile quelques sortilèges et l’on en parlait plus.

    Il y avait d’épais rideaux installés de parts et d’autres des fenêtres je les encourageai, en les traînant derrière moi sans ménagement en plantant mes ongles dans leurs poignets, à s’en rapprocher. Si on se tenait suffisamment près, on pouvoir voir qu’il y avait du mouvement à l’intérieur.

    - Cependant, comme vous pouvez le remarquer, cette salle mérite une dédoxysation, c’est très gentil à vous deux de vous être proposés ! Après les avoir fait apparaître je leur collai à chacun du doxycide entre les mains, avant de poser un gros bocal transparent sur l’ancien bureau professoral. J’ai néanmoins besoin de venin de doxys dans l’élaboration de mes compositions, vous en capturerez une dizaine que vous placerez là dedans. Pas moins. Et vivantes, précisai-je et pendant que l’expression ravie du garçon s’effaçait et qu’en contraste la mienne s’éclairait, car ses yeux brillants jusque là signifiaient qu’il allait bien s’amuser à jouer au chasseur de doxys, mais que cela allait se révéler être plus difficile que prévu. Imbécile, si c’est en cours de récréation que vous vouliez aller, c’est pendant le cours de Miss Greyson qu’il fallait y penser, pas le mien. J’ai toujours su que l’intelligence de Serdaigle avait quelques failles, merci de l’avoir confirmé… Et votre directrice de maison qui fondait de si grands espoirs ! Je crains malheureusement que ce ne soit qu’une cause perdue…

    Je leur jetai un regard à tous les deux, autant ridicules l’un que l’autre, la blonde qui prenait sur elle pour rester digne et fière ce qui lui conférait un air de constipée et son acolyte dont la candeur (pardon l’idiotie) ne me donnait qu’une envie, celle de lui coller des claques.

    - Ah ! Fis-je comme si j’avais oublié quelque chose, et je vous déconseille de vous faire mordre, je n’ai pas d’antidote, ce qui était faux, mais je n’avais pas envie de le gaspiller à cause de leur bêtise. Vous devriez utiliser… vous savez… quelque chose pour vous couvrir le visage… j’eus un mouvement de la main pour pointer leur bouche, sans leur fournir de quoi la protéger. Je n’allais quand même pas faire tout le travail pour eux ! Je crains fort en tout cas que votre petit bois qui vous sert de baguettes soit d’une grande utilité…

    En effet, pour se débarrasser des Doxys, c’était la seule solution. Je leur laissai donc leurs baguettes ; de plus quoi de plus énervant de l’avoir sur soi et de ne pouvoir s’en servir ?

    - Vous reviendrez dans mon bureau avec votre cueillette lorsque vous aurez terminé. Si bien sur vous retrouvez le chemin, je les avais conduits dans les dédalles de Poudlard, ils allaient mettre un certain temps avant de revenir sur leur pas puisqu’en deux ans, ils n’avaient pas eu le temps de connaître tous les recoins du château.

    Je tournai les talons avant de claquer la porte derrière moi, si l’humiliation était déjà grande, les Doxys allaient se charger du reste.

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"You’ll fall like a guillotine,
Kneel before the queen.
You’ll fall like a guillotine,
And I will rise.

I don’t need blue blood,
Running through my veins,
Because like a queen, like a queen,
I can make you say you love me".

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Brook Lawrence
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MessageSujet: Re: Nul n'a besoin d'être un serpent pour avoir du venin [P.V]   Mar 18 Déc - 16:13

    Je m'étais levé ce matin de fort mauvaise humeur, qui s'accentua quand en plus je remarquai le beau temps au-dehors, et la neige épaisse qui était tombée cette nuit. Quoi! Mais par une journée pareille, je voulais être dehors jusqu'à la tombée de la nuit et faire des bonshommes de neige avec les copains, moi! Ou bien des batailles de boules de neige! Mais certainement pas... Certainement pas en retenue à cause d'Aria Davenport, cette fille trop nulle et pas drôle. En plus, je commençais à connaître nos professeurs, et si je préférais mille fois une retenue avec Naoko Nakamura qu'avec Hazel Woodley, je savais déjà que ce qui nous attendait n'avait rien de réjouissant. Du coup, je décidai de rester au lit pour profiter de la chaleur des draps, et de bouder toutes la journée. Je finis par descendre petit déjeuner avec les copains du dortoir, et quand on traversa la salle commune, je fis justement Aria et lui jetai un regard mauvais. Je cherchai Prudence du regard - au moins, passer quelques temps avec elle allait un peu me changer les idées - mais ne la trouvais pas. Après le petit-déjeuner, les autres voulaient aller faire leurs devoirs pour être débarrassés pour le week-end, ce que je comprenais bien, mais je réussis à en décider quelques uns à les repousser à cet après-midi, et à venir jouer dehors avec moi. Ouf! Au moins, j'allais un peu profiter. On alla se promener en marchant partout là où la neige était toute lisse - elle faisait crr crr sous nos pieds, c'était trop drôle! - et on finit par choisir le potager aux citrouilles (mon endroit préféré) pour installer notre bonhomme de neige. Avec un froid pareil, les Gnomes allaient nous fiche la paix, donc on était tranquilles. Pendant deux heures j'oubliais tout de la sale après-midi qui m'attendait, tout concentré dans le dragon des neiges qu'on était en train de faire. On fit d'abord un énorme tas de neige, qu'on tassa bien en montant dessus et en glissant, en tombant et en rigolant ; et puis après on se mit à le sculpter, à lui faire des oreilles, une crête, un corps, des pattes, une queue : il était terrible. Te-rrible! Il était super bien fait, et on lui fit même des flammes qui lui sortaient de la gueule. Sara Wayland passa à ce moment-là dans le potager, elle revenait de chez le garde-chasse, et nous félicita pour notre œuvre.

    Après le déjeuner, qu'on avait pris tard, je remontai, la mort dans l'âme - non mais, je voulais retourner jouer dehors avec les autres, moi! - dans la salle commune. Là, j'y écrivis ma lettre du samedi, racontant ma semaine à mon oncle et ma tante, et notamment ce qui m'avait valu une retenue. Je leur expliquai que j'avais rencontré une fille trop énervante, encore plus que la fille de nos voisins à Jersey, qu'elle se prenait pour une Miss Je-Sais-Tout, qu'elle n'avait rien voulu me laisser faire en Potions et tout ça, qu'on avait fini par se disputer, et que cette grosse pas douée, elle avait renversé notre chaudron, et du coup, on avait été punis. Je ne leur cachai pas que j'avais renversé des foies de rat sur ses genoux, en me disant que Mark allait me dire que ce n'était pas gentil, que je n'aurais pas dû et tout ça, mais je m'en fichais : Aria non plus n'avait pas été gentille. Ma lettre terminée, je pris le chemin de la Volière. Comme d'habitude j'avais écrit trois parchemins plein, parce qu'aussi fort que j'aimais les histoires, les lires et qu'on me les raconte, j'aimais aussi les écrire, et je m'amusais beaucoup à leur raconter ma vie à Poudlard comme un feuilleton. A la maison, ils gardaient toutes mes lettres dans un tiroir, depuis le début, et ça me faisait plaisir.

    En sortant de la Volière, comme il était presque 16h, je pris directement le chemin du quatrième étage. Je m'y rendis en grommelant - je n'avais pas envie de voir la tête de pimbêche d'Aria, et même si elle était jolie, j'avais envie de lui dire, juste pour lui faire de la peine, que Prudence était bien plus jolie qu'elle, na.

    J'arrivai le premier, et alors que je m'en réjouissais et me prenais à espérer que Aria et Nakamura avaient oublié toutes les deux ce rendez-vous et qu'il ne resterait qu'un mauvais souvenir, j'entendis des pas résonner dans le silence du couloir - hormis le chevalier dans le tableau d'en face qui dormait en ronflant sous son heaume. Je me tournai et vis une démarche crâneuse et de longs cheveux blonds : Aria.

    - Hmmb'jour, saluai-je du bout des lèvres, en lui montrant clairement combien j'étais ennuyé d'être ici et avec elle. Je décidai de ne pas lui décocher un mot jusqu'à l'arrivée de Nakamura, tout en sachant pertinemment qu'une foi qu'on saurait en quoi consistait notre retenue, on aurait sûrement besoin de se soutenir mutuellement. Mais pour le moment, je voulais que ça soit elle qui se sente minable, parce que tout ça, c'était de sa faute. Si elle m'avait laissée faire la potion comme je l'entendais, aussi, on n'en serait pas venus à se disputer!

    Le temps passa très lentement, et plus Nakamura était en retard, plus je trouvais la présence d'Aria déplaisante. J'étais sur qu'elle était aussi ennuyeuse que je l'imaginais, et qu'elle ne trouverait jamais ça amusant de faire des batailles de boule de neige dehors, alors que j'avais juste envie de dire qu'elle n'était qu'une grosse bouse de dragon parce qu'à cause d'elle je ne pouvais pas aller jouer dehors dans la neige avec les autres. Et admirer notre beau dragon.

    Nakamura finit par arriver et je me préparai à la suivre, et à subir ses persécutions, sans grande crainte non plus : elle n'aimait personne, alors.


    - Comme c’est dommage, vos mains ne seront plus jamais les mêmes après votre retenue. Suivez moi, dit-elle et Aria et moi marchâmes dans ses pas - grands et rapides et je crus qu'on allait être obligés de se mettre à courir - dans un dédale de couloirs de plus en plus sombres... Elle voulait nous perdre, ou quoi? Heureusement que j'étais habitué à me balader dans la campagne, les roches, les falaises ; je fis attention à chaque mur, à chaque tournant, pour être sûr de retrouver mon chemin, lançant de temps à autres des coups d’œil à la Serdaigle pour juger de ses impressions.

    Nous finîmes par arriver devant une épaisse porte en bois, poussiéreuse donc visiblement peu utilisée, que la prof de Potions ouvrit d'un coup de baguette. Quand elle nous poussa devant elle, je sentis mon épaule cogner douloureusement contre le mur poreux, et si la douleur ne me terrassa pas non plus, ce fut clairement désagréable.

    - Mais, hééé! protestai-je avec virulence, avant de ravaler ma mauvaise humeur en me disant que lui montrer des signes de mécontentement lui feraient bien trop plaisir. Pff, quelle vieille bique. Mark n'en aurait fait qu'une bouffée, lui qui était grand et costaud et trapu comme un bûcheron et absolument adorable, mais quand il prenait sa grosse voix et sa tête de pas content, il avait l'air d'un grizzli en colère.

    Nous étions dans une vieille salle de classe désaffectée, apparemment, et je frissonnai car il y faisait froid, un sale courant d'air arrivait de je ne sais pas où et l'atmosphère était humide comme si on avait soudain transplané au bord de la mer. Je lançai un coup d'oeil à Aria, me demandant si elle pensait à la même chose que moi, que nous allions...


    - Oh non, je ne vais pas vous demandez de nettoyer la salle, coupa court notre geôlier. C'était déjà ça.

    Sauf qu'un bruit, léger mais distinct, et que je connaissais bien car notre grenier en était plein, attira tout d'un coup mon attention et me laissa présager de la suite.


    - Cependant, comme vous pouvez le remarquer, cette salle mérite une dédoxysation, c’est très gentil à vous deux de vous être proposés ! J’ai néanmoins besoin de venin de doxys dans l’élaboration de mes compositions, vous en capturerez une dizaine que vous placerez là dedans. Pas moins. Chouette, mais c'était facile ça! Les Doxys étaient des sales bêtes, mais je faisais leur chasse tous les ans, j'étais un pro, je les claquais avec une vieille tapette à mouche moldue que... Et vivantes. ... Ah. Imbécile, si c’est en cours de récréation que vous vouliez aller, c’est pendant le cours de Miss Greyson qu’il fallait y penser, pas le mien. J’ai toujours su que l’intelligence de Serdaigle avait quelques failles, merci de l’avoir confirmé… Et votre directrice de maison qui fondait de si grands espoirs ! Je crains malheureusement que ce ne soit qu’une cause perdue…

    Je me rembrunis et plissai le nez de mécontentement. Mais on allait se faire mordre par ces sales trucs, dédoxysant ou non! Oh, c'était vraiment une vieille peau, hein, cette bonne femme.

    - Ah ! et je vous déconseille de vous faire mordre, je n’ai pas d’antidote. Vous devriez utiliser… vous savez… quelque chose pour vous couvrir le visage… Je crains fort en tout cas que votre petit bois qui vous sert de baguettes soit d’une grande utilité…

    Ouf, on était sauvés... Un minimum...

    - Vous reviendrez dans mon bureau avec votre cueillette lorsque vous aurez terminé. Si bien sur vous retrouvez le chemin, et elle partit, visiblement très contente d'elle. Moi, j'avais bien envie de lui mettre des Doxys vivants dans le nez. Mais il fallait commencer par les capturer. Je ne fis aucun commentaire à ce qu'elle disait en me félicitant intérieurement d'avoir retenu le chemin pour repartir.

    Il ne restait plus que nous deux, le bocal, les bouteilles de dédoxysant et les Doxys dans les rideaux. Je m'en approchai précautionneusement et devinai une armée d'animaux là-dedans, pouah! Je savais à peu près comment procéder, même si il me manquait un outil pour les assommer le temps de les mettre dans le bocal, mais ça, j'allais trouver... Je pris ma bouteille et me retournai vers Aria pour lui expliquer ce qu'il fallait faire - à moins bien sûr que Mademoiselle Je-Sais-Tout ait un remède miracle? - mais je vis dans la pénombre un Doxys qui s'était silencieusement envolé lui tourner autour et s'approcher de sa joue et elle n'avait pas vu et...

    - Attention!! Je la poussai pour qu'elle ne se fasse pas mordre, lançai du dédoxysant sur la bête qui tout d'un coup ne vola plus très droit, attrapai le bocal et l'enfermai dedans. Bon, ça faisait un.

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Aria Davenport
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MessageSujet: Re: Nul n'a besoin d'être un serpent pour avoir du venin [P.V]   Dim 23 Déc - 1:07

Me rendre à une retenue, avec Brook Lawrence de surcroit n’était pas vraiment ce que j’appelais une réussite. Je ne parvenais toujours pas à réaliser que je m’étais fait punir. Tous les efforts que j’avais fait, mon attitude d’élève exemplaire, tout ça ne comptait plus. Une petite erreur et tout éclatait. Peut-être qu’avant j’étais transparente, dans son cours, et dieu sait que j’aurais aimé être un peu remarquée, mais au moins j’étais sans histoires et personne ne trouvait rien à redire sur moi. Mais désormais, je resterais la fille insupportable, qui en se disputant ; comme une furie– j’avais entendu ce terme- avec son binôme, avait renversé le chaudron par terre et provoqué les rires de la classe entière. Une humiliation cuisante. Et maintenant je devais faire face aux conséquences. Autant dire que je n’avais aucune envie de me retrouver à nouveau avec Brook. Nous étions dans la même maison, et il était donc impossible de s’éviter. A chaque fois que nos regards se croisaient, nos yeux se lançaient des éclairs, et aucun de nous ne souhaitait enterrer la hache de guerre. Malheureusement, la situation s’empirerait si je ne me rendais pas au rendez-vous fixé par Nakamura. J’avais déjà clairement baissé dans son estime (si on considérait qu’elle avait un jourma présence), alors autant me faire toute petite.

Il me restait encore deux heures avant la retenue ; je décidais de les mettre à profit en me rendant à la bibliothèque. Mais étrangement, je ne fus d’aucune efficacité et abandonnais au bout d’un quart d’heure. Mon esprit était ailleurs, bien loin de mes parchemins et livres de cours. Cette année était en train de prendre une direction qui ne me plaisait pas. Et il ne s’agissait pas seulement de la retenue ; mais aussi le fait que rien n’avait vraiment changé. J’étais revenue à Poudlard persuadée qu’il se passerait quelque chose de fabuleux dans ma vie cette année…et toujours rien. Mais je refusais de revoir mes ambitions à la baisse. Je m’étais fait une sorte de promesse, et je ne la casserais pas. Toutes ces pensées, j’avais l’impression qu’elles me parasitaient l’esprit, et j’avais beau vouloir passer à autre chose, je n’y parvenais pas. Je repartis à contrecœur, mes livres contre la poitrine, frustrée d’avoir perdu un temps précieux à ne rien faire. Ce sentiment me dérangeait.

Je passais finalement le reste du temps dans mon dortoir à écrire une lettre à mes parents. Ils me manquaient beaucoup. Leur présence, les mots réconfortants de Maman car sur le papier, ils n’avaient pas la même saveur, les câlins de Papa, qui même s’il écrivait à la fin de chaque lettre qu’il m’embrassait bien fort…en réalité ses bras n’étaient pas là. Je ne voulais pas être trop nostalgique ni triste ; mais comme la plupart des gens à Poudlard, j’avais été habituée à les voirs tous les jours, et ils étaient mon roc. Maintenant c’était des mois que je devais attendre pour les voir, et c’était différent. Je voulais une indépendance, une place tout de suite, mais là j’étais juste une petite fille qui avait besoin d’eux, tout simplement.

Finalement ce fut l’heure, et c’est avec peu de motivation que je sortis de mon de mon dortoir. Brook était déjà là, et je remarquais immédiatement son petit air insolent, qui ne le quittait pas. Je tentais de me calmer, mais il y avait de la colère, aussi bien envers moi qu’envers lui. J’aurais été de très mauvaise foi si j’avais dit que c’était uniquement de sa faute ; car au final, c’était quand même moi qui avais renversé ce chaudron. Il me murmura un bonjour à peine audible auquel je répondis de la même façon. La tension était palpable, et je refusais de le regarder. La retenue allait être longue, très longue. De façon assez surprenante, il ne chercha même pas à me provoquer. Pas de surnoms, ni de moqueries toutes aussi gamines que lui.

Naoko Nakamura finit par arriver, son petit sourire méchant sur les lèvres. Elle nous guida vers une salle qui m’était inconnue, et mettant la délicatesse de coté, nous envoya valser contre la porte. La voix de Brook s’éleva tandis que moi je laissais échapper un gémissement de douleur, notre professeur ne s’en soucia même pas. Cela lui était même complètement égal.

Elle nous donna les instructions, glissant au passage que les élèves de Serdaigle ne valaient rien. Je n’adorais pas ma maison, mais l’entendre l’insulter, j’avais du mal à le tolérer. Cependant je ne bronchais pas ; l’ignorer était sans doute la meilleure solution. La tâche à laquelle nous devions nous atteler aurait pu être pire, mais elle n’était pas non plus d’une simplicité enfantine. Notre professeur, à la fin de son discours, nous laissa, visiblement très contente d’avoir trouvé deux élèves à punir et qui lui seraient utiles. Ensuite…il fallait commencer. Brook se mit à me parler du procédé, toujours aussi exaspérant, et même si j’avais une folle envie de lui dire que j’étais déjà au courant, et sûrement mieux que lui, je me mordis les lèvres pour m’en empêcher. Ne surtout pas engager une nouvelle dispute.

- Attention!! Sa voix retentit et il me poussa un peu brutalement. Effectivement. J’avais échappé de peu à une morsure de Doxys. Je lui étais redevable. Je lui devais une dette, et ça non plus ce n’était pas vraiment dans mes plans. J’avais du mal à comprendre son geste. Après tout je l’énervais comme il m’énervait, et qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire que je me fasse mordre ? Est-ce que moi j’aurais fait pareil pour lui. J’en doutais franchement.

Merci, ça paraissait…irréel ? Cela devait bien être la première fois que je prenais une voix douce en m’adressant à lui. Je n’étais pas froide et hautaine en vrai. Je l’étais quand j’étais mal à l’aise, vexée ou parfois pour avoir le contrôle. Mais lorsque je lâchais un peu de lest, j’étais plus ouverte, plus agréable. Peu de gens parvenaient à obtenir ça de moi. Mais qu’il ne s’attende pas à plus. Un remerciement était suffisant. Je l’imitais ; je me couvrais la bouche avec simplement ma main, faute de mieux et avec le dédoxysant, je visais avec méthode les bêtes. Il fallait être précis et prudent, mais ça se faisait assez facilement. Je me fis la remarque qu’aujourd’hui, Brook et moi en équipe ça marchait plutôt bien, et que je n’aurais sans doute pas du me fermer dès le début, la dernière fois. Mais je ne lui disais pas ; et je ne m’excuserais pas. Peut-être par orgueil. Le silence était pesant, et là aussi j’aurais voulu le combler, mais que ce soit qui engage la discussion, je ne pouvais pas m’y résoudre. J’avais décidé que désormais ce serait donnant-donnant. S’il faisait l’effort, je le faisais. Donc…techniquement, c’était donc à mon tour de faire un pas, et j’étais en train de me contredire. Tu ne te débrouilles pas si mal, en fait il le faisait même mieux que moi. Je faisais un compliment à Brook Lawrence. Réellement ? C’est ton truc, les créatures magiques ? Nous avions tout le temps cours ensemble et j’avais déjà remarqué ça. C’était un peu un don chez lui. Je supposais que lui parler d’un sujet qu’il maitrisait, qui l’intéressait sans doute, c’était avancer, non ?

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Brook Lawrence
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MessageSujet: Re: Nul n'a besoin d'être un serpent pour avoir du venin [P.V]   Lun 7 Jan - 12:11

    J'eus l'impression que j'avais presque choqué Aria d'avoir eu un geste envers elle. Ben quoi, c'était des Doxys tout de même, et aussi fort que cette fille me courait sur le haricot, je ne lui souhaitais quand même pas de se faire mordre, parce que ça faisait mal, ces bestioles! Trop occupé à m'acharner dessus d'ailleurs, à la bombarder de produit puis à la mettre dans le bocal, je n'eus pas le loisir de m'attarder sur la réaction d'Aria. Ah pouah, et ça puait ce truc en plus, j'étais sûr que Nakamura avait fait ses fonds de tiroir et nous avait donné du doxycide de 100 ans d'âge! Bougon, je revins vers Aria et les rideaux pour reprendre mon travail après avoir mis le Doxy dans le bocal, quand j'entendis :

    - Merci.

    Ça alors! Miss Je-Sais-Tout venait de me dire merci! Si ce n'était pas un sacrifice, ça... Je fus tenté de me mettre à ricaner parce que c'était quand même le monde à l'envers, mais je me rappelai ce que m'avait dit un jour Jane. Que j'étais moqueur dans les moments où il ne le fallait pas. Et je me fis la réflexion que si je me moquais là maintenant, cela rentrerait dans les moments où il ne fallait pas. D'accord. Mais qu'est-ce que je faisais, du coup? Je me trouvais un peu bête. Je jetai un regard vers la Serdaigle pour m'assurer que c'était bien à moi qu'elle s'était adressée, et comme elle aussi me regardait et que pour une fois son visage était dénué de toute expression glaciale de supériorité, je compris que oui, c'était bien pour moi, et je lui fis un petit sourire de remerciement.

    Peut-être que cette retenue n'allait pas être si terrible finalement! J'avais du mal à l'envisager, mais pourquoi pas.

    Non, en fait, je ne pouvais pas m'y faire. Ce n'était pas que moi : tout le monde trouvait qu'Aria Davenport était une petite insupportable, une petite première de la classe qui ne faisait que se croire au-dessus de tout et qui en plus n'était même pas spécialement gentille ou drôle. Je ne savais même pas si elle avait des amis : dans la salle commune je ne la voyais pas souvent, mais dans les couloirs elle était souvent toute seule. Normal! Qui aurait voulu être copain avec une fille pareille? On devait bien s'ennuyer. Et depuis que j'en avais fait les frais en étant un cours avec elle, je confirmais qu'elle était insupportable mais qu'en plus elle portait la poisse, puisque par sa faute on avait renversé notre chaudron, raté notre potion et été collés. D'ailleurs j'avais bien insisté dans ma lettre à mon oncle et ma tante, et j'étais certain qu'ils allaient être scandalisés de cette fille écervelée qui renversait des chaudrons.

    Mais pour l'instant, le problème Doxys passait avant le problème Davenport. Cette salle n'était pas des plus accueillantes - j'avais froncé le nez en rentrant à cause de l'odeur et il me semblait que je ne m'y habituais même pas, tant ça puait l'humidité et le renfermé. J'étais vraiment mieux dehors à jouer dans la neige au grand air qu'ici à respirer de du vieil air et du doxycide tout aussi vieux. Du coup, ça me redonna un peu d'énergie, et je me lançai dans une bataille acharnée. Dans ma tête, c'était comme un jeu : j'étais un chasseur de dragons en pleine forêt de Sibérie et il fallait absolument que je sauve le monde des dragons qui nous menaçait et se cachait dans les grottes et derrière les groupes d'arbres. Les rideaux étaient la forêt et les Doxys les dragons, évidemment, et je brandissais mon tube de doxycide comme une lance pour les pourfendre. N'empêche que petit j'arrivais à en avoir un, puis deux, et que même si je devais redoubler d'efforts pour ne pas trop respirer de produit et ne pas me faire mordre, je réussis à en attraper deux, dont le deuxième, complètement assommé, parce que je lui avais mis une grande claque à travers le rideau, tomba dans un bruit ridicule, BZZzzzz, le long du rideau, puis fit un petit poc par terre. Je le ramassai précautionneusement et le mis dans le bocal. Alors seulement je m'accordai une petite pause et regardai Aria. A côté de moi, le long du rideau, ses gestes étaient beaucoup moins animés et partaient moins dans tous les sens mais je devais reconnaître qu'elle s'y prenait avec une certaine méthode. En fait, je me rendis compte qu'avec toute ma chasse au dragon j'avais fait émigrer les Doxys vers ma gauche et qu'Aria effectuait un barrage consistant de l'autre côté et les faisait évoluer vers la droite, bloquant les miens également, ce qui fait que les parasites se trouvaient non seulement coincés au milieu mais en plus dans un nuage de doxycide et papillonnaient des ailes dans une cacophonie monstre. Mais au moins, ils commençaient à être abrutis par le produit, et donc plus facile à attraper.

    Sans le vouloir, nous avions fait un véritable travail d'équipe, et je me surpris à regarder Aria d'un autre oeil. Peut-être qu'en fait elle n'aurait pas été si nulle si elle avait joué avec nous, vu comment elle s'y prenait avec les Doxys! Elle cachait peut-être une âme de guerrière sous ses grands airs!...


    - Tu ne te débrouilles pas si mal. C’est ton truc, les créatures magiques ?

    Non mais, il fallait que je raconte ça à Prudence. Elle partageait plus ou moins mon avis sur Aria, et il fallait vraiment que je lui dise qu'Aria venait de me remercier et me faire un compliment. Mais il fallait aussi que je lui dise que finalement elle n'était pas si chochotte que ça parce que... Non, je ne pouvais pas dire ça à Prudence. Prudence aussi était un peu une chochotte. Mais au moins elle n'était pas insupportable, elle!

    - Oui, c'est une de mes matières préférées! répondis-je, tout souriant, content de parler d'un sujet qui me tenait à coeur. Mon oncle travaille avec les Créatures Magiques, c'est lui qui m'a tout appris!

    J'avais repris ma bouteille de produit et m'étais remis à mon poste, à côté d'elle. C'était pas drôle, je ne pouvais pas lui renvoyer l’ascenseur parce qu'elle avait des bonnes notes dans toutes les matières et qu'elle faisait toujours bien attention à montrer qu'elle était la meilleure partout, donc je ne savais même pas quelle était sa matière de prédilection.

    - Mais toi aussi tu t'y prends bien, tu as vu comment on les a piégé ces sales bêtes? Le nuage, entre nous, bougeait de plus en plus faiblement. Moi aussi je commençais à avoir la tête qui tournait avec le produit, mais au moins je sentais que les derniers Doxys seraient faciles à attraper. Enfin, nous n'y étions pas encore : ils risquaient toujours de nous mordre, et nous étions loin du compte. Et toi, c'est quoi ta matière préférée?

    Puisque nous étions dans une bonne période, je me disais que je pouvais pousser un peu la discussion. Et puis, c'est que je commençais un peu à trouver le temps long, la chasse aux Doxys n'était pas non plus des plus palpitantes!

    Sauf que tout d'un coup mon attention fut détournée par un Doxy qui brusquement avait surgi d'un des plis du rideau, dans l'ombre, et s'était approché silencieusement de ma main. Le temps que je comprenne qu'il allait me mordre il avait déjà sorti ses petites dents et s'était posé sur ma main : dans un réflexe qui me surprit moi-même, j'ôtai brusquement ma main et il fut un instant perturbé dans son équilibre, mais d'un revers de la main je lui administrai une claque et il tomba en décrivant des cercles dans l'air, jusqu'à mes pieds. Ouahou! C'était trop cool, ce que je venais de faire. Tout fier de moi, j'attrapai le Doxy et l'envoyai rejoindre les autres prisonniers.

    - Il y en a plein dans mon grenier, à Jersey, expliquai-je à Aria pour qu'elle ne croit pas que j'essayais de me la raconter en l'impressionnant. Évoquer Jersey me fit penser aux vacances qui arrivaient très bientôt, après ce fichu bal de Noël, et je me sentis ragaillardi à cette idée. Comme j'avais hâte de rentrer chez nous! Tu vas faire quoi pendant les vacances? Tu rentres chez toi, toi aussi? demandai-je, enthousiaste, oubliant momentanément que j'étais sensé détester cette fille parce qu'elle était nulle et pas drôle.

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Aria Davenport
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MessageSujet: Re: Nul n'a besoin d'être un serpent pour avoir du venin [P.V]   Dim 13 Jan - 20:33

Je me surprenais moi-même. J’avais pourtant décidé de ranger Brook dans une case, la case des gens que je ne pouvais pas supporter et que je ne supporterais jamais. Tout m’énervait chez lui. Son immaturité, son petit sourire mesquin et son incapacité à être sérieux une seconde. Il semblait donc absolument impossible qu’on trouve un terrain d’entente. Il était directement apparu comme mon ennemi, quelqu’un à éviter à tout prix parce que nous deux ensemble, ça ne fonctionnait pas. Vraiment pas. Mais étrangement, il faisait un pas vers moi et c’était un peu désarmant. Quelque part, je me rendais compte que je l’avais jugé trop vite. Je détestais que l’on me prenne pour la fille sans sentiments, et qui se fiche des autres parce que seule sa petite personne compte. Lui avait réussi à passer au dessus de ça. Je me sentais tout d’un coup un peu honteuse de lui avoir fait ce que je ne voulais pas qu’on me fasse. Encore plus surnaturel, il me souriait, et pas de ce sourire exaspérant qui me narguait, non un sourire avenant et qui semblait sincère. J’avais beau lui trouver des millions de défauts, je ne pouvais pas dire qu’il était ce genre de personne à faire semblant. Non chez lui, c’était le naturel qui prédominait, et qui selon moi prenait trop de place parce qu’il était libre comme l’air et n’en faisait qu’à sa tête.

- Oui, c'est une de mes matières préférées! Mon oncle travaille avec les Créatures Magiques, c'est lui qui m'a tout appris!

Il m’avait répondu avec un ton étrangement gentil. L’enthousiasme se lisait dans sa voix, très distinctement et cela me fit penser que chez moi, ça se produisait rarement. Bien sûr que ça m’était arrivée d’éprouver de la joie, mais jamais ces grands débordements et cette voix enjouée. C’était plus intérieur. Parfois, un grand sourire apparaissait sur mon visage. En cela Brook et moi étions totalement différents. Qu’il soit passionné par ce cours là ne m’étonnait pas du tout ; en fait, ça allait plutôt bien avec sa personnalité. Le grand air, ne pas rester assis dans une salle pendant toute l’heure, être en contact avec la nature, même si je ne connaissais pas parfaitement Brook, il n’était pas difficile de deviner que ça lui correspondait plutôt bien. Encore une fois, le fossé se creusait. Moi je préférais quand c’était plus encadré et je préférais la théorie à la pratique, même si la seconde ne me posait pas de problème.

Je continuais d’asperger les Doxys avec mon produit et constatait avec soulagement que nous en allions bientôt venir à bout. Nous y mettions tous les deux de la bonne volonté, et c’était sûrement ça qui faisait que nous étions si efficaces. Je persistais cependant à croire que nous n’avions rien à faire ensemble. Pas que des personnes différentes ne puissent bien s’entendre – ce que j’avais avec Sebastian le prouvait bien- mais il me semblait que nous étions incompatibles. Nous n’aimions pas les mêmes choses, nos réactions étaient complètement opposées et j’étais prête à parier que la plupart de ses fréquentations ne m’appréciaient pas. Et puis de toute façon est-ce que j’avais envie d’être amie avec Brook Lawrence ? Pas vraiment. Je voulais bien me montrer plus gentille, moins autoritaire aussi mais c’était tout.


- Mais toi aussi tu t'y prends bien, tu as vu comment on les a piégé ces sales bêtes? Et toi, c'est quoi ta matière préférée?

J’acquiesçais, un peu dépassée par ce qui était en train de se passer. J’avais du mal à croire qu’on puisse presque se réconcilier après la dernière fois et les méchancetés qu’on s’était dites. J’acceptais son compliment, et souris à nouveau mais j’avais toujours dans l’esprit ce qu’il m’avait dit, le fait que j’étais une Miss-Je-Sais-Tout et sans doute juste ça. J’essayais de me dire qu’il l’avait dit parce qu’il était énervé mais bon ça faisait toujours un petit peu mal. Mais le fait qu’il soit gentil avec moi, à ce moment précis, cela montrait bien qu’il avait revu son jugement non ?

-On fait une bonne équipe, fis-je mais d’une voix bien plus posée, presque timide. Quant à ma matière préférée…je n’en avais pas vraiment. Je travaillais pour chacune, par principe. Elles m’intéressaient toutes mais aucune ne me passionnait véritablement.J’en ai pas de préférée, répondis-je simplement.


- Il y en a plein dans mon grenier, à Jersey. Tu vas faire quoi pendant les vacances? Tu rentres chez toi, toi aussi?

D’accord, donc Brook Lawrence et moi arrivions à construire une conversation sans se lancer des piques ou se disputer une seule fois. C’était nouveau. Même si je n’avais pas beaucoup d’informations, lorsqu’il me décrivait son environnement…j’imaginais une maison dans un endroit un peu sauvage, pas forcément très grande mais accueillante et pleine de recoins. C’était drôle encore une fois comme nous étions différents. Et en même temps il y avait quelque chose qui était similaire et que je ne pouvais pas vraiment expliquer.

-Oui, après le bal de Noël. J’habite à Londres, précisai-je. Et puis après c’est Noël et également mon anniversaire, en général les gens avaient du mal à me croire mais ça ne semblait pas être le cas de Brook. C’était un jour de naissance assez exceptionnel. Ma mère m’avait dit que j’étais censée naître deux semaines après, et j’imaginais assez bien la surprise qu’elle avait du avoir, pendant le réveillon en réalisant que j’allais naître le soir même. Noël était toujours un moment très spécial chez moi parce que d’abord il y avait le réveillon et le merveilleux repas de Maman, en plus on discutait et on riait toujours beaucoup ce soir là, et puis le lendemain c’était les cadeaux, le matin, et le reste de la journée était consacré à mon anniversaire. Cela faisait beaucoup de célébrations à la suite mais je ne m’en plaignais absolument pas. C’était aussi un moment très émouvant ; où ma mère finissait toujours par pleurer, en effet, elle avait la larme facile. Bien que j’aime Poudlard, j’avais hâte de retourner à la maison, de retrouver ma chambre, mes habitudes et mes parents surtout.

Fixant Brook, je me rendis compte que j’arrive presque à éprouver de la sympathie pour lui. Il n’arborait plus de petit air moquer, et discutait avec moi, comme si de rien n’était, comme s’il oubliait le désastre de la dernière fois. Il semblait s’intéresser – au moins il écoutait- à ce que je disais et ça me faisait du bien. Cela changeait de l’impression que j’avais d’être en trop, dans les dortoirs de Serdaigle, parce que les filles avaient beau être gentilles et toujours agréables (j’avais eu la chance de tomber sur des personnes qui me laissent respirer, c’était un avantage mais aussi un piège) on ne partageait pas grand-chose, et bien loin de ces images idéales d’une bande de filles complètement soudée. Bref, tout ça s’éloignait bien de ma pensée première. En fait, je m’étais trompée. Brook n’était pas mon ennemi. Tout simplement parce qu’un ennemi ne vous donnait pas une chance de vous rattraper.

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Brook Lawrence
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MessageSujet: Re: Nul n'a besoin d'être un serpent pour avoir du venin [P.V]   Jeu 7 Fév - 14:08

    Il fallait aussi remercier les Doxys de nous permettre de penser à autre chose et d'extérioriser notre mauvaise humeur, mais finalement, cette retenue avec Aria Davenport, toutes proportions gardées, se déroulait mieux que ce que j'avais pu imaginer. Je trouvais d'ailleurs qu'avec les filles on ne me faisait pas trop de cadeaux, parce que Prudence mise à part - Prudence était un cas à part, je n'aimais pas la traiter comme toutes les autres - mais en tout cas les filles étaient toutes chichiteuses et ennuyeuses, et j'avais beau faire des efforts, ben je trouvais que je n'étais pas beaucoup récompensé... Pour Prudence c'était différent, je la connaissais quand même un peu mieux que la plupart de mes camarades filles, et puis même si oui parfois elle était une fille dans toute son insupportable splendeur, elle savait quand même rester mon amie, et c'était bien là toute la différence. Elle était véritablement mon amie, et Jane m'avait toujours appris qu'à partir du moment où quelqu'un devient notre ami, on l'accepte pour ce qu'il est, avec ses qualités et ses défauts, et qu'on ne doit pas revenir sur ses pays, parce que si on a pris la décision de lui donner notre amitié, c'est vraiment manquer de valeurs que de lui reprendre. Et pour ça, Jane et Mark, ils étaient très accrochés à ça, les valeurs. Les valeurs familiales, les valeurs professionnelles, tout ça... Ils nous les servaient à tout bout de champ, et c'était d'ailleurs un jeu avec leurs amis, qui aimaient bien se moquer gentiment d'eux. C'est vrai qu'ils n'avaient un peu que ce mot là à la bouche quand ils évoquaient des sujets sérieux, mais comme moi je ne comprenais pas forcément tout de ce dont il était question, je leur laissais leurs affaires de grands et leurs valeurs. Mais pour le coup, pour l'amitié, j'avais bien compris, et c'était vrai que c'était valable pour tous mes copains à Jersey : on formait une sacrée bande et même si parfois on se disputait et y'avait des petits désaccords, on restait soudés comme les doigts de la main, et je savais qu'on était vraiment des amis.

    Du coup, je jetai quand même des petits coups d’œil à la dérobée à Aria en me demandant à quel moment elle allait redevenir la vraie Aria Davenport, la prétentieuse, la tellement supérieure aux autres, mais plus ça allait plus je me disais qu'elle devait avoir conscience que dans une situation pareille, alors qu'on était dans une salle dégoûtante qui puait le bouc et qu'on partageait avec des Doxys qu'on essayait d'anéantir, il n'y avait pas trop de quoi se sentir supérieure! J'étais quand même assez content que ça se passe comme ça, et ma chasse aux dragons (bon, aux Doxys) ne s'en portait que mieux, parce que j'y mettais une réelle volonté, le prenant comme un jeu.


    - On fait une bonne équipe. C'était sûr, j'allais vraiment raconter tout ça à Prudence pour qu'elle hallucine avec moi. Mais je fis un grand sourire à Aria, parce que, oui, c'était vrai, on formait une équipe vraiment très performante, il n'y avait qu'à voir les Doxys qui s'accumulaient dans le bocal! J’en ai pas de préférée.

    ... Oh. Mais c'était un peu pourri, ça, non?

    Je ne pus m'empêcher de la dévisager, surpris, mais heureusement il y avait trop de nuages de doxycide et nous étions trop occupés pour qu'elle le remarque vraiment. En fait, je trouvais qu'Aria manquait de quelque chose, de passion, de quelque chose comme ça qui la rendrait... intéressante, et que c'était peut-être pour ça, finalement, qu'elle était si désagréable, pour pas qu'on ne se rende compte?

    Oh, Brook, tu es vraiment médisant, entendis-je la voix de ma tante me rappeler à l'ordre. Je tentais de me reprendre, même si, au fond, je trouvais que mon analyse était très juste. Mais peut-être juste qu'Aria ne voulait pas me dire ce qu'elle pensait vraiment, peut-être que... Non, je ne voyais pas. Elle n'avait vraiment aucune matière préférée, ce qui voulait dire qu'elle n'avait pas de but pour plus tard, qu'elle n'avait pas non plus un cours auquel elle se rendait avec joie, tout ça? C'était un peu triste, je trouvais.


    - Oui, après le bal de Noël. J’habite à Londres. Et puis après c’est Noël et également mon anniversaire.

    J'avais l'impression que toutes les filles qui se la pétaient un peu trop habitaient à Londres, et quand je pensais à ce que Jane et Mark disaient de Londres, et des grandes villes d'Angleterre, j'avais un peu envie de rire car ils disaient que c'était pour les riches et les prout-prout, et comme moi je n'y avais jamais été, je les croyais ; maintenant que j'étais à Poudlard, j'avais de moins en moins de mal à les croire... Ça allait bien à Aria d'habiter à Londres dans une parfaite petite maison bien ordonnée et bien rangée, dans une rue où elles se ressemblaient toutes. En revanche, la deuxième partie de sa phrase m'arrêta net dans mes moqueries intérieures.

    - Oh! Moi aussi, le 25 c'est mon anniversaire! C'était fou, ça, ce n'était pas courant, et puis, comme on était de la même année, ça voulait dire qu'on avait exactement pile poil le même âge! C'était drôle. Toi aussi tu as le droit à une énorme fête? Nous à la maison, on fête Noël le 24, et puis le 25 on fête Noël et mon anniversaire, et le 26 on re-fête mon anniversaire! Il y a toujours plein de gens dans la maison, on s'amuse bien. Même si ma cousine finit toujours par faire un caprice parce qu'elle est jalouse, mais bon. C'est ça aussi de n'avoir des cadeaux qu'une seule fois dans l'année, conclus-je avec un sourire complice à l'adresse d'Aria. Et toi, ça se passe comment? Tu as des frères et sœurs?

    De plus en plus de bonne humeur, je lançai un tel jet de doxycide sur un morceau de rideau que, vu qu'on les avait bien travaillés depuis le début de la retenue, il en tomba trois, presque en même temps, poc-poc-poc, par terre, leurs ailes battants faiblement comme s'ils étaient en train de s'endormir. Je les pris vivement et les balançai dans le bocal : nous en avions plus que demandé, et je le refermais avec un grand sourire aux lèvres. Cette tâche ingrate s'était terminée, et n'empêche, on s'en était vraiment bien sortis!

    - Regarde, on en a assez. Il ne reste plus qu'à retourner chez Nakamura... Là, c'était une autre paire de manches, car même si j'avais fait très attention au chemin emprunté, c'était un véritable de dédale et en plus les couloirs étaient sombres, donc il ne fallait pas se perdre. Je pris les Doxys sous mon bras, et attendis Aria, et quand j'ouvris la porte, je faillis lui donner la main machinalement, comme j'aurais pu le faire avec Prudence ou avec Ellen, avant de me raviser. Bon, je crois qu'on est passés là... Je reconnais ce couloir. Allons-y!

    Oui, je reconnaissais le premier couloir, et le tournant biscornu, et si j'avais un bon sens de l'orientation je savais que j'allais en avoir bien besoin, car ici pas d'étoiles pour se repérer, comme à Jersey, et ça aurait été dommage qu'on se perde, si près du but, alors qu'on avait même réussi à ne pas se disputer...

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Aria Davenport
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MessageSujet: Re: Nul n'a besoin d'être un serpent pour avoir du venin [P.V]   Mer 20 Fév - 22:32

Logiquement, nous n’étions pas censés nous réconcilier. Le terme de réconciliation était sans doute un peu fort, mais le sens restait le même : Brook et moi n’étions pas ennemis. Et pourtant c’était le chemin qui paraissait tout tracé. Il m’énervait prodigieusement, et apparemment c’était réciproque, notre dernière entrevue avait été synonyme de déclaration de guerre. Sans parler du fait que j’avais passé les derniers jours à le haïr franchement et à espérer que par un malheureux incident, il se fasse expulser de Poudlard. Mais les jours s’étaient écoulés et je le voyais toujours à la Table de Serdaigle, très souvent avec ses mêmes copains idiots et parfois avec Prudence Hodgkin (pour elle, j’avais plus d’estime) et l’avoir en face de moi suffisait pour me gâcher la journée. Pour moi, ça avait été évident, très rapidement, que Brook et moi étions incompatibles. Nous étions tellement différents ! On pouvait s’entendre avec quelqu’un sans lui ressembler trait pour trait, mais lui était littéralement tout mon contraire et soit ça passe, soit ça casse. Et avec lui, on pouvait dire que ça avait cassé ; c’était même autre chose que casser, c’était exploser. Mais je réalisais que finalement tout ça était un peu immature, et que le détester avait été tout à fait inutile.

Ce n’était pas pour autant que Brook Lawrence devenait mon meilleur ami- il ne fallait pas exagérer- mais on se supportait, c’était déjà un pas. Et dire que là, j’étais en train de lui parler de ma vie, bon d’accord de manière assez vague, oui, nous avions définitivement fait du chemin. C’était totalement inattendu et pour quelqu’un comme moi qui n’étais pas friande des imprévus, c’était nouveau. Cependant, je n’étais pas naïve. Je devinais quelques unes des pensées qui se cachaient dans sa tête, toutes ces petites moqueries qu’il aurait voulu me destiner, mais qu’il retenait, bien malgré lui. Je n’étais pas en mesure de vérifier ce que je pensais ; mais j’avais peu de chances de me tromper. Il avait beau être gentil, ça ne voulait pas dire qu’il retirait tout ce qu’il avait pu dire. Toutes ces choses qui m’avaient blessée et que je ne pouvais pas lui pardonner. Enfin, je n’avais pas vraiment envie d’y penser. Je préférais continuer notre conversation, plus légère, plus confortable quelque part.


- Oh! Moi aussi, le 25 c'est mon anniversaire!

Est-ce que c’était une plaisanterie ? Vu son côté moqueur, cette possibilité était envisageable, mais je ne voyais pas pourquoi il aurait plaisanté sur ce sujet. Donc ça voulait dire que lui et moi étions nés le même jour. De la même année. Certainement pas au même endroit, mais quand même, comment était-ce possible ? Et en plus, on se retrouvait à Poudlard, dans la même maison. Ces coïncidences, ensemble, elles nous liaient. Et c’était la preuve qu’une fois de plus, il y avait quelque chose qui nous réunissait, d’une manière un peu étrange. Imaginer que nous étions venus au monde quasi au même moment (pour le coup, il était impossible que ce soit en plus à la même heure) non, ça me dépassait. J’avais beau ne pas trop croire en tout ce qui était signes ; je me disais que ça aurait dû faire de nous…des alter-egos. Et pourtant…à part nos yeux, et cette date de naissance assez extraordinaire – je n’avais jamais rencontré d’autre personne, à part lui, qui était née le jour de Noël- nous n’étions pas proches. Ni amis. Je me fis à nouveau la réflexion que oui, définitivement, je prenais le contraire du chemin qui m’aurait paru logique.

-Toi aussi tu as le droit à une énorme fête? Nous à la maison, on fête Noël le 24, et puis le 25 on fête Noël et mon anniversaire, et le 26 on re-fête mon anniversaire! Il y a toujours plein de gens dans la maison, on s'amuse bien. Même si ma cousine finit toujours par faire un caprice parce qu'elle est jalouse, mais bon. C'est ça aussi de n'avoir des cadeaux qu'une seule fois dans l'année. Et toi, ça se passe comment? Tu as des frères et sœurs?

J’esquissais un sourire, c’était drôle ce côté enjoué qui ne le quittait jamais, et surtout, cette façon qu’il avait de parler rapidement, sans reprendre son souffle. Le moins qu’on puisse dire, c’était que Brook Lawrence n’était pas quelqu’un de calme. Néanmoins, je l’écoutais parler, et même si je le fêtais différemment, ça me faisait penser à mon chez moi, à ma famille, à cette atmosphère parfaite, incroyable parce qu’elle était éphémère. Je trouvais ça gentil qu’il partage ça avec moi –mine de rien, quelque chose d’assez personnel, et puis ça me donnait aussi l’envie de me confier. Mais j’étais quand même méfiante, parce que j’avais toujours dans l’esprit que Brook pouvait ne pas avoir changé d’avis mais qu’il prenait sur lui J’étais juste sur la défensive.. Je n’avais pas envie de lui faire confiance si c’était pour que ça se retourne contre moi ensuite.

-Chez moi ; on partage la journée en deux. Le matin, c’est les cadeaux de Noël, et puis le reste de la journée, on fête mon anniversaire. On est que tous les trois, je suis fille unique, j’imaginais assez bien la petite fille que Brook décrivait. Moi j’étais fille unique et avoir un frère ou une sœur ne m’avait jamais vraiment manqué. Evidemment que je l’aurais aimé si ça avait été le cas, mais mes parents me suffisaient. Quant au fait de célébrer mon anniversaire avec mes parents uniquement et bien ça ne me gênait pas. Beaucoup de gens appréciaient les grandes réunions de famille ; je les aimais bien aussi mais partager des moments seulement avec mes parents m’était très agréable.

Nous avions toujours eu de bonnes relations ; mais nous étions plus que ça, plus que l’image de la famille idéale que nous renvoyions aux autres. Je me sentais en sécurité avec eux, aimée, chérie, et je n’avais jamais manqué de rien. Pour rien au monde je n’aurais voulu d’un autre père et d’une autre mère, parce qu’ils étaient parfaits à mes yeux. Fière de ma mère, belle, douce, compréhensive et qui tous les jours aidait les autres, tentait d’alléger leur peine. Fière de mon père aussi, droit, juste et qui prenait toujours les bonnes décisions. Ils me laissaient respirer, ne m’étouffaient pas mais ils étaient toujours présents. J’étais fière d’eux comme ils étaient fiers de moi, et j’avais conscience que j’avais de la chance. D’avoir une famille si unie. D’être à l’abri. Il me semble que cette chance, je l’avais vraiment réalisée lorsque j’avais connu Sebastian. Bien sûr que je savais que tout n’était pas rose, surtout depuis que j’accompagnais régulièrement ma mère à St Mangouste, mais voir ça d’aussi près…la famille Hansen était elle aussi une famille aimante et ça n’avait empêché le drame. Tout ça m’avait fait réfléchir. Et j’avais soudain senti que ce qui me paraissait acquis, c’était vraiment précieux et qu’il fallait que je le garde pour toujours.


- Regarde, on en a assez. Il ne reste plus qu'à retourner chez Nakamura...

Pendant que je discutais, je n’avais même pas fait attention au fait que nous étions venus à bout des Doxys, et j’étais bien contente que cette tâche ingrate soit enfin terminée. Nous avions été plutôt rapides et le professeur ne trouverait rien à redire. C’était l’essentiel. Brook m’ouvrit la porte, poliment, et nous commençâmes à marcher. Je ne savais pas vraiment ce que lui voulait faire après, en tout cas moi je me dirigeais vers la salle commune. J’avais d’abord pensé à la bibliothèque, mais je préférais éviter ; quelque part, je préférais aussi éviter que Brook me prenne pour une Miss-Je-Sais-Tout, toujours dans ses cahiers, comme il l’avait sous-entendu.

-Je vais à la salle commune, fis-je, fixant mon regard sur lui. Elle est agréable. Tu es content d’être à Serdaigle ? L’enchainement ne semblait pas très naturel. Parce qu’il ne l’était pas. C’était plus histoire de faire la conversation, mais je me rendis que la question était bien plus personnelle qu’elle n’y paraissait. Sans doute allait-il me la retourner, et que pourrais-je répondre ? Que ce n’était pas cette maison que je voulais au début ? Lui confier ça, j’avais du mal à l’imaginer. Et pourtant c’était moi qui avais lancé le sujet. Et je finis par trouver une réponse. La plus simple. Je n’étais pas obligée de dire toute la vérité. Je devais aussi éviter de mentir. En fait, je devais répondre en oubliant un instant qu’il pouvait me juger.

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Brook Lawrence
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MessageSujet: Re: Nul n'a besoin d'être un serpent pour avoir du venin [P.V]   Mer 13 Mar - 23:23

    Je crois que je commençais à comprendre ce qui m'énervait chez les filles. C'était que quoi qu'il arrive il fallait qu'elle reste calmes et jolies et bien élevées comme des petites poupées, comme si elles voulaient à tout prix respecter les règles qu'on leur apprenait. Non mais, c'était bête, ce n'était pas parce que ma tante m'ordonnait de me tenir bien à table et d'être sage avec les copains que je le faisais. Au contraire ! J'avais l'impression qu'être des enfants nous laissait tout permis, alors pourquoi les filles comme Aria, ou comme Prudence, même, s'acharnaient à rester exactement comme on voulait qu'elles soient, et du coup à être ennuyeuses ? Il n'y avait qu'à voir comment s'était passée la retenue - même si elle s'était bien mieux passée que je l'avais imaginée, ouf - Aria était restée calme et posée alors que moi j'avais pris cela comme un jeu, et je m'étais bien amusé, alors qu'elle, sûrement pas. J'avais un peu envie de la secouer et de l'obliger à sauter partout et à rire. Ce n'était pas parce qu'elle montrait un peu de joie de vivre qu'elle allait être moins jolie ou moins bien habillée, c'était vraiment bête ! Et puis je n'aimais pas ça, déjà qu'elle avait l'air hautaine, en restant comme ça, j'avais l'impression qu'elle me prenait pour un gros bébé et elle pour une grande fille, alors qu'on avait le même âge. Et exactement le même âge, en plus. C'était comme avec Prudence au début : maintenant que je m'étais rendu compte que, peut-être, Aria n'était pas si terrible que ça, ça me gonflait d'avance de me dire que c'était encore moi qui allais faire les efforts, encore moi qui allais être gentil pour ne pas l'embêter, mais ce n'était jamais l'inverse, ce n'était jamais les filles qui venaient patauger dans la gadoue avec moi, se battre contre les gnomes, et grimper dans les arbres. Et je ne trouvais pas ça très juste.

    Au moins, les Doxys nous avaient laissé la part égale. Et au moins, cette retenue (que je n'avais pas méritée, ça ne changeait rien à l'affaire, pour le coup je retenais Aria et son sale caractère) nous avait permis de discuter sans nous sauter à la gorge... Et puisque là pour le coup elle avait un peu montré patte à blanche... Ça ne changeait rien au fait que j'allais raconter à Prudence, mais en tout cas, c'était un moindre mal.


    -Chez moi ; on partage la journée en deux. Le matin, c’est les cadeaux de Noël, et puis le reste de la journée, on fête mon anniversaire. On est que tous les trois, je suis fille unique,
    expliqua-t-elle après un petit sourire. Eh oui ! Elle parlait de manière toujours aussi posée, et avec de la retenue ou de la méfiance j'imagine, mais bon, je me méfiais moi aussi. Je me sentais déjà un peu plus à l'aise parce qu'elle avait arrêté d'être la parfaite petite Miss-Je-Sais-Tout insupportable, mais je me doutais bien que le naturel n'était pas bien loin.

    Ce qu'elle racontait était tout à son image, et je ne savais pas si il en était de même pour moi, mais en tout cas j'imaginais une journée toute calme dans une maison toute bien rangée, avec une table bien mise, Aria toute bien habillée, ses parents aussi, leurs jolis sourires, ses cadeaux bien ordonnés sur la table, et une journée organisée au millimètre près. Je retins évidemment mes pensées, mais comme disait Jane, je trouvais ça navrant. Noël, les anniversaires, c'était l'occasion de faire la fête, d'inviter plein de monde, de manger, tout ça ! Notre maison était encore plus en bazar que d'habitude, dans ces moments-là, et j'adorais parce qu'on avait le droit de laisser nos affaires n'importe où pendant des jours, puisqu'après il y avait un tas d'affaires à ranger et qu'une de plus ou une de moins... Je ne sais pas si elles faisaient exprès, mais toutes les filles avaient l'air d'avoir des vies radicalement différentes de la mienne. Pourtant, par exemple, Ellen était une fille. Et elle n'allait pas avoir une vie différente de la mienne, puisqu'on grandissait ensemble ! Pfou, elle ne pouvait pas être un peu plus drôles, les filles, à Poudlard?...

    Je lançai tout de même un sourire à Aria parce que je lui racontais un peu ma vie et elle la sienne, donc qu'il y avait quand même un échange, et c'était ce que je demandais, enfin, le minimum.

    Le bocal de Doxys sous le bras, je marchais à côté d'elle, me demandant quand même comment ça se faisait qu'elle et moi on ne soit pas en train de se disputer comme du poisson pourri, alors qu'on traînait de sacrées casseroles. Mais comme j'étais à la fois en train de me concentrer sur le chemin, et je nous laissais le temps de longer les murs et de tourner dans plusieurs couloirs - c'était un vrai labyrinthe ! - pour m'assurer qu'on était pas complètement perdus avant d'en venir à la conclusion qu'il fallait que je me montre gentil moi aussi, et que je trouve quelque chose de gentil à dire. Bon. Il fallait que je me creuse la cervelle : qu'est-ce que je pouvais dire de gentil à Aria Davenport ? Tu es une bonne chasseuse de Doxys ? La connaissant, elle allait trouver ça nul, comme compliment. Or le but d'un compliment, c'était quand même de plaire. Tu es bien habillée - parce que les filles adoraient qu'on leur dise ça ? Mais elle portait l'uniforme, et c'était le même que le mien. ... Ce n'était pas très facile, râlai-je dans ma tête. Et puis tout d'un coup ça fait tilt, autant faire simple ! Avec un sourire joyeux, je lançai :

    - Finalement, ça n'était pas si terrible cette retenue ! En plus, on a plus de Doxys que demandé. Cette vieille bouse de Nakamura ne pourra rien nous dire !


    Montrant le bocal à Aria en lui lançant un regard complice, je ne cachais pas ma satisfaction. Et je commençais à très bien me repérer : nous n'allions pas tarder à rejoindre le couloir principal, pas loin de l'escalier qui menait à notre tour. Il nous suffisait d'abord de passer dans le bureau de Nakamura, ce qu'on fit rapidement, pour lui donner notre butin. Nous étions libres.


    -Je vais à la salle commune.
    Aria venait de me devancer : j'allais lui demander où elle allait. Elle est agréable. Tu es content d’être à Serdaigle ?

    Comme moi aussi je rentrais, je l'accompagnai.

    - Évidemment ! C'est la meilleure des maisons. Et mon oncle et ma tante y étaient aussi, soulignai-je fièrement. Et toi? Et puis, je suis content d'être avec Prudence - c'est ma meilleure copine, on se connaissait avant Poudlard. Tu vois qui c'est ? Elle est super gentille, appuyai-je, non sans faire exprès sur le fait que Prudence elle au moins était gentille tout le temps et ne m'avait pas poussé en retenue. Une vengeance comme une autre, quoi, mais bon, ce n'était pas trop méchant non plus. Et toi c'est qui tes amis ?

    Je ne savais pas, moi, je la voyais souvent seule, et en plus, elle n'était pas vraiment au centre mes préoccupations. Et le moins que je puisse faire c'était de lui montrer un peu d'attention, non?

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Aria Davenport
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MessageSujet: Re: Nul n'a besoin d'être un serpent pour avoir du venin [P.V]   Dim 31 Mar - 13:36

Lui et moi avions le même âge, mais il était facile de voir que nous n’envisagions pas la vie de manière identique. Je ne connaissais pas tant que ça, il faut dire que je ne m’étais pas franchement intéressée à lui parce que je ne le supportais pas, mais je savais de lui qu’il semblait prendre Poudlard pour un vaste terrain de jeux, un endroit plein de secrets et de cachettes à découvrir, un endroit qui était aussi sa maison pour sept ans et qu’il allait apprivoiser au fil du temps. Néanmoins, je savais aussi qu’il prenait tout ça quand même (un peu) au sérieux, contrairement à Caleb Matthews, qui depuis le temps, n’avait toujours pas changé et se situait complètement en dehors de la réalité. Il était évident que Brook vivait sa vie au jour le jour. Parfois je voulais voir tout ça différemment ; parce que ça finissait par être pesant à la longue, mais lorsque j’essayais, ça ne marchait pas. Et ça ne marcherait sans doute jamais. C’était aussi pour ça que son attitude me dépassait : il me semblait invraisemblable d’aller perdre des heures dehors, même si une promenade était toujours agréable, lorsque on avait des examens, invraisemblable aussi de faire simple lorsque on peut faire compliqué. C’était ce genre de point de vue qui me définissait sûrement comme quelqu’un d’inintéressant, de rabat-joie, et pourtant non, je n’étais pas contre un peu de détente, vraiment pas, il y avait juste des fois ou c’était le moment et des fois où, et bien, il fallait mieux s’en passer. Mais ça visiblement, peu de gens le comprenaient. Et ça posait problème. Je ne voyais pas pourquoi j’aurais dû avoir honte de vouloir mettre toutes les chances de mon côté.

Cette phrase mot pour mot, Brook ne l’avait pas prononcée mais j’avais l’impression que c’était aussi comme ça qu’on communiquait, par non dits. Lorsque je lui faisais un compliment, c’était davantage pour lui montrer que j’avais changé d’avis plutôt que pour le compliment en lui-même. Mais ça voulait aussi dire le jugement. Est-ce que Brook me voyait-il toujours comme cette fille hautaine, faisant preuve parfois d’intelligence (dans ses devoirs) mais aussi de grande bêtise lorsqu’elle était en compagnie des autres ? La retenue d’aujourd’hui avait beau s’être bien déroulée, ça ne voulait pas dire que j’en valais la peine. Bref, je le soupçonnais de me trouver toujours aussi énervante, et il était plutôt frustrant de ne pas avoir de réponses, qui au moins mettraient un terme à mes doutes. J’espérais vraiment qu’on puisse repartir de zéro, même si c’était juste pour adresser un bonjour dans un couloir, je n’étais pas sûre de vouloir réellement une amitié en fait. Je ne voulais plus me battre avec lui dans tous les cas. Si on faisait des efforts, j’étais persuadée que ça pouvait marcher. Il suffisait juste qu’il y ait de la volonté des deux côtés. Moi je l’avais, mais lui ?


- Évidemment ! C'est la meilleure des maisons. Et mon oncle et ma tante y étaient aussi. Et toi?

Je souriais légèrement. La meilleure des maisons…il était vrai que de plus en plus je m’y sentais à ma place. Je ne savais pas si c’était propre à Serdaigle, mais les gens faisaient preuve pour la plupart d’une gentillesse qui semblait innée. Ils faisaient de leur mieux pour faire de Serdaigle un foyer, et je leur en étais reconnaissante. Il évoqua sa famille, quant à moi, mes parents avaient tous les deux étaient répartis à Serpentard. C’était aussi pour cette raison que j’avais pensé rejoindre leurs rangs. Très souvent, les gens de la même famille étaient répartis au même endroit. J’avais donc été une petite exception ! Je me raidis un peu lorsque je compris qu’il fallait aussi que je réponde à la deuxième partie de sa phrase puis respirais lorsque je réalisais qu’il me demandait seulement si j’aimais la maison. Pas si je pensais y être répartie. J’étais soulagée. Les Serpentard n’avaient pas forcément bonne réputation, et ça évitait de prendre le risque que Brook me lance un regard qui à coup sûr me déplairait. Et puis vu ce qu’il savait de moi, il devait penser que Serdaigle avait toujours été la seule option. Donc…objectivement, je ne me sentais pas totalement intégrée mais oui sans doute que Serdaigle me convenait. Et si le Choixpeau l’avait choisie, c’est que cette maison m’était destinée ; et il ne se trompait jamais.

-Oui, je suis contente, fis-je d’une voix convaincante mais sans trop montrer de joie. Je n’étais pas capable de dire comme lui que c’était la meilleure maison.


-Et puis, je suis content d'être avec Prudence - c'est ma meilleure copine, on se connaissait avant Poudlard. Tu vois qui c'est ? Elle est super gentille.

Je fis oui de la tête. Je les voyais souvent ensemble, et ils semblaient vraiment bien s’entendre. Pourtant Prudence était vraiment différente de lui. Je me demandais si ça avait collé dès le début entre eux ou s’il y avait eu des accrocs. La jeune fille était très soigneuse, méticuleuse, bavarde aussi et surtout elle adorait parler de garçons, j’avais de temps en temps surpris des conversations et le sujet revenait souvent. Brook lui était bien plus aventureux, moins mesuré. J’en apprenais beaucoup sur lui aujourd’hui, entre sa date d’anniversaire, la façon de le fêter, sa maison et ses amis, et ça me faisait plutôt plaisir qu’il ait décidé d’enterrer la hache de guerre. C’était quand même plus simple quand on ne détestait pas.

-Et toi c'est qui tes amis ?

Je savais que sa question était innocente, et pas destinée à me blesser, mais mon cœur se serra un peu. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ses moqueries et à ce qu’il aurait ajouté après ma réponse s’il m’avait posé cette question lorsqu’on ne se supportait pas. J’essayais de faire abstraction, mais ce n’était pas si facile, parce que ce que j’avais entendu, c’était toujours là.

-Sebastian Hansen. Il est à Gryffondor, je l’ai connu avant Poudlard aussi. Il est très gentil également,ajoutais-je : c’était le moins qu’on puisse dire. Sebastian était même plus que gentil. J’espérais juste que Brook n’allait pas s’arrêter sur le fait que je n’avais qu’un seul ami. Cela m’agaçait. De me demander sans cesse s’il allait répliquer quelque chose de méchant. Apparemment lui avait bien moins de mal à discuter normalement. Il ne se posait sans doute pas autant de questions.

Nous arrivâmes à la commune, le moment était donc venu de se quitter. Je me fis la réflexion que finalement je n’avais pas trouvé le temps si long. De plus la tâche que Naoko Nakamura nous avait donnée à faire était terminée, bien exécutée, il ne restait plus qu’à ce qu’elle nous oublie, en particulier moi et ma maladresse avec ce chaudron qui était tombé – même si ça m’embêtait de l’avouer- uniquement par ma faute. Je me doutais bien que Brook allait sans doute rejoindre Prudence, ou sa bande d’amis, il était donc venu le temps de se séparer.


-A bientôt alors, il était évident que nous allions nous recroiser. Et, j’hésitais, puis me dis qu’il n’était pas sûr que je revienne vers lui tout de suite et qu’aujourd’hui était donc le bon moment, passe un bon anniversaire Brook. Il me remercia, me souhaitant la même chose. Il affichait un air étonné. Dans son cas, je l'aurais aussi été. Mais aujourd'hui, je n'étais pas contre un peu de surprise.

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