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La couleur des sentiments [Chuck]

 
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 La couleur des sentiments [Chuck]

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Katie Bell
Élève de 7ème année



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MessageSujet: La couleur des sentiments [Chuck]   Sam 8 Déc - 19:50

Les premières gelées tombaient doucement sur Poudlard. Le temps se faisait plus humide, plus frais. Tout le parc était recouvert de feuilles mortes, givrées, balancées par le vent. La buée annuelle était arrivée dans les bouches qui ne faisaient que de parler de Noël, des prochaines vacances et du bal. C'était la saison préféré de Katie, pourtant elle restait à l'intérieur du château. Lasse et fatiguée, attendant impatiemment de pouvoir rentrer chez elle pour les vacances. Ce temps la refroidissait tout entière. Elle avait retrouvé sa routine depuis sept ans et les professeurs ne faisaient que de parler des ASPIC, encore et toujours plus.
Que voulait-elle réellement faire plus tard ? Ses rêves étaient grands et il y en avaient plusieurs. Katie n'était pas la meilleure de sa classe et elle savait que les examens seraient difficiles. Ces temps-ci elle se laissait aller, personne ne voyait rien. Il y avais moins d'entraînements de Quidditch à cause du mauvais temps qui s'était installé. La saison s'était stoppée au plus grand malheur de Katie qui trouvait du réconfort dans son sport favori. Voler lui faisait le plus grand bien, elle se sentait libre, si libre...

Tout s'éclaircissait et partait au gré des mouvements de son balais, cela lui faisait du bien. Elle respirait.
D'habitude elle volait avec Ulrich, mais il ne venait plus s'entraîner. Il ne venait plus nul part. Katie et lui avaient pris certaines habitudes au fil du temps, comme le déjeuner du mardi ou le samedi après-midi tous les deux. Peut-être qu'Ulrich en avait assez de toutes ces manières, c'est vrai qu'on aurait dit qu'ils étaient déjà rendus à leur quarante ans de mariage. Alors, pourquoi se taire ? Comment Katie pouvait savoir ce qui n'allait pas si il ne parlait plus, si ils ne se parlaient plus ? Quelque chose était parti, est-ce que ça marchait comme ça ? Cela devait se passer vraiment comme ça ?
Elle s'était rendu compte qu'elle connaissait trop mal Ulrich pour se mettre à sa place. Quand on lui demandait comment ça se passait avec lui, elle souriait doucement, et les gens se contentaient d'un simple « Ça va bien ». Pourtant, leurs yeux semblaient insatisfaits, mais l'attitude de Katie les empêchaient de poser d'autres questions : le regard de Katie leur disait de s'arrêter là.
Les seules personnes à qui Katie se confiaient étaient Heather et Lilian. Heather était un peu plus privilégiée car les deux filles se ressemblaient et elle avait une personnalité de Serpentard que Katie préférait. Katie n'avait rien dit à ses deux amies concernant Chuck. Elle savait qu'Heather s’inquiéterait et chercherait à résoudre le problème – ce que Katie ne voulait surtout pas, c'était d'abord à Katie de régler les conflits s'il y en avait. Lilian n'aurait pas compris et se serait fâchée. Elle était impulsive et se serait emballée, c'était normal.
Cette dernière s'en voulait un peu, même sous les effets de l'alcool elle était consciente de ses mouvements. Elle se demandait encore ce qui lui avait pris de réagir comme ça, peut-être l'assurance de Chuck. Rien ne servait de le blâmer, ce n'était pas de sa faute après tout. Elle se sentait stupide d'être tombée dans le panneau.

La vie continuait, cela ne servait à rien de se morfondre et de se haïr. Il n'y avait rien pour indiquer à Katie qu'Ulrich faisait peut-être la même chose de son côté, avec Serana, Windy ou une autre de sa maison. Penser à tout cela lui serrait le cœur. Jamais elle aurait voulu se venger. C'était une manière de relativiser et de se faire moins de mal.
Il fallait revenir à la réalité, il restait encore beaucoup de choses à faire. Les journées de cours se ressemblaient jours après jours. Katie jeta un œil à son emploi du temps, il lui restait du temps pour déjeuner puis elle commençait l'après-midi avec un cours de métamorphose. Elle referma son livre de Sortilèges, rangea ses affaires étalées sur la petite table où elle avait l'habitude de s’asseoir dans la Salle Commune de Serdaigle. Aujourd'hui, le menu n'était pas très satisfaisant : de la soupe et des légumes un peu fades. Elle se servit une petite assiette d'un peu n'importe quoi et mâchait lentement, un peu blasée en pensant à son prochain cours. Elle avait peur d'être interrogée, il fallait savoir maîtriser ce que la classe avait vue la dernière fois et Katie ne s'en souvenait déjà plus.
Pendant le repas, elle sortit sa baguette et essaya de s'exercer, mais rien ne lui vint en tête. Avec exaspération, elle rangea sa baguette dans sa poche et quitta la Grande Salle, c'était l'heure. Kelsey attendait toujours les Serdaigle de pied ferme, comme si elle espérait toujours un peu plus de la classe d'élèves censés être « excellents ».
Katie marchait tranquillement vers la salle de métamorphose, lorsqu'elle se souvint qu'on était jeudi et qu'elle avait pour habitude d'échanger un mot avec Ulrich dans ces couloirs après le déjeuner.
Elle se posta dans un coin du couloir et attendit, saluant Megane au passage et échangeant un regard avec Stephen qui restait fidèle à lui-même : mignon, mais un peu dans son monde.
Plusieurs minutes s'écoulèrent, toujours rien, aucun grand brun à l'horizon. Katie savait qu'Ulrich aimait prendre son temps, cinq minutes de plus ne lui ferrait rien.
Dix minutes, les couloirs étaient redevenus déserts. Découragée, Katie regagna sa salle de classe d'un pas traînant. A peine avait-elle ouvert la porte que Kelsey rentra dans une colère noire et envoya Katie s'expliquer chez le surveillant O'Connelly pour son retard.
La Serdaigle tourna les talons, soupirant. Elle aurait du s'en rendre compte avant, c'était bien beau de rêver...

Il fallait redescendre les cinq étages de l'école pour atteindre le bureau du surveillant. Depuis quand se préoccupait-il des retards des élèves ? Après avoir perdu dix minutes à prendre les escaliers qui bougeaient au gré de leurs envies pour enfin marcher vers ledit bureau, il s'avéra qu'il était vide. Personne derrière la porte de chêne, fermé à clef. Katie grommela de rage. Elle laissa tomber lourdement son sac qui pesait une tonne, sur le sol. Tant pis si sa plume était écrasée sous le poids des livres. Elle s'adossa au mur du couloir du rez-de-chaussé, à côté de la porte qui ne donnait pas de nouvelles. Katie se laissa glisser pour finalement retomber sur les fesses, les jambes étendues en plein milieu du couloir. Elle posa sa tête contre le mur. Il ne restait plus qu'à attendre maintenant...
Elle fronça les sourcils, quelque chose la gênait. Katie attrapa sa baguette magique coincée dans sa poche de derrière et la roula entre ses doigts. Alors qu'elle était obnubilée par les mouvements de sa baguette dans ses mains, la jeune fille n'avait pas remarquée qu'elle n'était plus seule.


- Salut, fit-on tout près d'elle.

Katie releva doucement son visage. Elle ne parut pas étonnée le moins du monde. Tout d'un coup son cœur se mit à battre un peu plus, elle était mal à l'aise. Elle avait un peu peur, une boule s'était formée dans son ventre. Que fallait-il faire ?
Alors elle lui répondit, le plus naturellement du monde, c'était comme ça que Katie Bell aurait réagit, comme d'habitude.


- Salut Ca...

La Serdaigle s'interrompit. Elle avait failli l'appeler « Carlton ». Cela lui paraissait étrange maintenant de l'appeler par son nom de famille.

- Salut Chuck, dit-elle avec un léger sourire.

Elle réfléchit un peu et se dit qu'au final ça n'avait pas été si dramatique que ça de lui dire bonjour. En plus, c'était lui qui le lui avait dit en premier. Katie se sentait un peu mieux, le poids de la culpabilité quittait un petit peu ses épaules. Mais elle préférait ne pas se faire de films, ce n'était qu'un « salut ».


- T'as fait quoi de mal ? demanda Katie.

Pourquoi ne pas lui adresser la parole ? Elle se souvenait encore de cette bonne impression qu'elle avait gardée de lui et de son petit jeu de garçon trop confiant en lui qui l'avait intriguée. Penser au passé la faisait souffrir, il fallait mieux continuer d'avancer.

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Chuck Carlton
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MessageSujet: Re: La couleur des sentiments [Chuck]   Lun 10 Déc - 21:35

Il y avait des jours avec et des jours sans, ça, on le savait tous. Après, dans les jours sans, il y avait vraiment des jours sans, mais genre, puissance mille. Déjà, je ne sais pas ce que les gens avaient en ce moment, ça devait être l'arrivée du bal de Noël qui faisait frétiller leurs hormones et les rendaient cons - et c'était moi qui disais ça, c'est pour dire - mais ça faisait deux fois en moins d'une semaine qu'une bagarre éclatait dans la salle commune. Est-ce que je tapais sur tout le monde dès que j'en avais envie, moi? Non. Parfois, oui. Mais pas à chaque fois. Alors merde. Et donc hier soir j'avais dû séparer deux de mes potes qui tout d'un coup, on ne sait pas pourquoi, après qu'une fille ait été évoqué, ils se soient lancés l'un contre l'autre comme des chars d'assaut à pleine vitesse. Evidemment tout le monde s'en était mêlé, et pourquoi ils font ça, et lui il a fait quoi, et non c'est de sa faute : vos gueules, merde! Chacun ses problèmes, on ne pouvait pas être un peu tranquille non?! Du coup ambiance de fin de soirée de merde, j'étais parti me coucher tôt, la tête farcie du devoir de Sortilèges à la con qu'on avait révisé avec Taylord, mais évidemment, comme tous les soirs où on se couche tôt et où on se dit "je vais récupérer mon sommeil en retard", on arrive pas à dormir. Ça m'arrivait rarement, mais alors quand ça m'arrivait, ça ne déconnait pas. Je m'étais tourné pendant 20 ans dans mon lit, et les mecs dans le dortoir faisaient du bruit, et tout le monde me faisait chier, la terre entière, voilà. Finalement, à peine je m'étais endormi que je m'étais réveillé, en retard, pour ce putain de cours de Sortilège justement et du coup je dus zapper le petit déjeuner histoire de ne pas arriver en retard parce que je tenais à ma vie et que je connaissais les petits délires de Woodley. Le devoir était trop dur évidemment, j'avais l'impression que rien de ce qu'on avait révisé n'avait servi, et la journée continua sur le même mot d'ordre, cours chiants, déjeuner tout aussi chiant parce que mes potes se faisaient la gueule et qu'il y avait deux clans, chacun soutenant un des deux qui s'étaient bastonnés hier. Super. Résultat, après on avait cours d'Etude des Moldus, et je ne laissais aucune chance à Katie Jones et m'endormis direct sur ma table au fond de la classe. Comme une masse cette fois - ah merci, c'était malin.

Au bout de je ne sais pas trop combien de temps, j'entendis une voix relativement proche par rapport à la normale, parce que celle de la prof me venait de l'autre bout de la classe depuis tout à l'heure et que... Et que c'était le visage de Jones penché au-dessus de mot, qui venait de me réveiller d'un ton autoritaire. Ah, euh, bonjour. Bon, là il se peut que je n'ai pas fait preuve d'une grande diplomatie en répondant à sa question au sujet des circuits électriques que "je n'en avais strictement rien à foutre", mais en même temps, hein, moi, au saut du lit - enfin, façon de parler - je n'étais jamais frais comme la rose. Du coup évidemment elle me congédia bien gentiment, avec un petit mot pour notre père à tous, à savoir Aidan O'Connelly, surveillant de Poudlard, où il était écrit que j'avais preuve d'insolence et d'une mauvaise attitude en cours et blablabla, chiant, quoi. Et puis Jones me proposa tout aussi gentiment de continuer à "en avoir strictement rien à foutre" dehors, du coup, je pris mes affaires et me tirai de la classe. De toute façon, cette journée était à chier, alors. Ca ne m'étonnait pas tant que ça.

J'hésitai à aller dans le bureau du surveillant, parce que bon, je n'avais pas non plus commis un crime, et j'étais sûr qu'avec tous les préparatifs de Noël, des vacances, tout ça, les profs avaient d'autres chats à fouetter que de nous coller au train. Mais en même temps vu qu'en ce moment je faisais un peu connerie sur connerie, je me dis qu'il valait mieux limiter la casse. J'allais déjà voir si l'autre pingouin était dans son bureau, et puis, j'aviserai.

Un étage plus bas, après m'être baladé tranquillement dans les couloirs sans me presser, fallait pas pousser non plus, je pris la direction du couloir et... Surprise! Quelqu'un y était déjà! Et alors, je ne sais pas quel ange-gardien était passé sur mon chemin, mais ça aurait pu être je ne sais pas moi, Fray, ou alors un Serpentard à la con, ou bien Lizlor Wayland histoire qu'elle puisse me boxer encore un peu, mais non! Ce n'était ni plus ni moins que Katie Bell, Miss Serdaigle de son état, Miss Sexy à souhaits également, et j'en passe et de meilleures, qui était tranquillement assise à côté de la porte du surveillant.

Clairement, à son attitude, elle ne m'avait pas entendu arriver : elle avait les jambes étalée devant elle et semblait absolument absorbée par sa baguette qu'elle tournait entre ses doigts. A part la dernière fois à Pré-au-Lard... Cet été... Où nous avions partagé une bonne soirée et un peu de salive aussi (classe, n'est-ce pas) je ne l'avais pas trop vue plus que ça, je veux dire, dans la mesure où on avait des cours en commun et qu'on discutait vite fait quand on se croisait dans les couloirs, mais rien de plus. J'avais toujours un peu l'impression qu'elle évitait de se retrouver toute seule avec moi depuis ce moment-là, tout comme moi je multipliais les efforts pour que justement on se retrouve tous les deux, mais bon. Ulrich avait beau être louche il restait mon "pote" et je crois que c'était un peu pour ça que je n'avais pas insisté à mort avec Katie, parce qu'elle était avec lui, et qu'elle avait l'air d'avoir envie de le rester. Soit dit en passant : dommage. Fort dommage. J'avais eu un petit aperçu de ses... prouesses, sur la piste de danse et ensuite entre mes bras, et, parole d'expert, ça avait été prometteur. Enfin, prometteur seulement me dis-je avec un peu de regret en la saluant.

En même temps, moi aussi j'avais été distrait depuis cette soirée, donc bon, je n'allais pas m'en plaindre non plus, hein.


- Salut Ca... Salut Chuck.

Non, quand même, on avait dépassé le stade du nom de famille... J'eus un petit sourire complice et me glissai contre le mur pour m’asseoir à côté d'elle, me laissant tomber plutôt qu'autre chose, de la même manière qu'elle avait sans doute dû le faire. Quand je croisai son regard, je me demandai ce que voulait dire ses yeux légèrement voilés : est-ce que ça la faisait chier que je sois là? Allons, quand même, il n'y avait pas mort d'homme, et puis, depuis le temps, elle savait bien que je n'avais rien dit à son mec. Alors, quoi?

- T'as fait quoi de mal ?

- J'ai dormi, et ensuite, j'ai fait preuve d'insolence, ricanai-je en lui montrant en même temps, comme pour appuyer mes paroles, le papier qu'avait écrit Jones.Et toi? Il est pas là le surveillant?

Tant mieux tant mieux, me direz-vous. Si il n'arrivait pas avant que la fin de l'heure sonne, on allait devoir, oh mince, se rendre au cours suivant, eh bien oui évidemment, et adieu la retenue! En attendant, il ne nous restait plus qu'à passer le temps, comme j'aimais bien Katie, ça ne me dérangeait pas plus que ça.

- Alors, toi aussi t'es au taquet pour le bal de Noël? Tout le monde n'avait que ce mot là à la bouche en ce moment, donc bon, c'était le sujet lus plus d'actualité que je pouvais trouver. Et puis... T'y vas avec Ulrich? Comme ça je sondais le truc, en ce moment je les voyais moins ensemble - mais bon en ce moment je passais ma vie à réviser avec Taylord, ceci explique cela - alors, je voulais savoir, par simple curiosité, évidemment!, où ils en étaient.

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CHUCK CARLTON
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Dernière édition par Chuck Carlton le Ven 14 Déc - 16:12, édité 1 fois
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Katie Bell
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MessageSujet: Re: La couleur des sentiments [Chuck]   Mar 11 Déc - 21:18

L'heure tournait et il n'y avait aucun surveillant en vue. Katie se demandait réellement ce qui pouvait bien le retarder ainsi. La plupart du temps, les élèves trouvait facilement Aidan O'Conelly. Il restait souvent dans son bureau et n'allait jamais plus loin que le troisième étage. Il surveillait aussi les élèves de première année qui s'amusaient à tester leur courage près de la forêt interdite. Son bureau était toujours rempli de paperasse, mais l'ambiance y était toujours accueillante. Katie supposait qu'il devait avoir les tiroirs remplis d'objets confisqués, de bonbons dangereux et sûrement quelques babioles un peu ensorcelées. O'Conelly restait une personne sympathique – ancien Poufsouffle, plutôt mignon – et jamais Katie ne l'avait vu distribuer de retenues.
D'ailleurs elle espérait sincèrement qu'il n'avait pas changé ses méthodes. Ce n'était pas trop le moment pour se prendre une retenue et passer une soirée à récurer quelque chose de dégoûtant ou de copier des lignes (les professeurs manquaient vraiment d'imagination). Chuck ne semblait pas non plus partant pour racler les véracrasses collés derrière l'armoire de la classe d'Histoire de la Magie, même si n'avait pas l'air de s'en préoccuper tellement. Katie faisait son possible pour que les professeurs aient confiance en elle. Elle savait qu'elle ne pouvait pas tellement compenser par des notes excellentes, même si elle faisait son possible, alors elle essayait de se tenir bien.

Chuck s'était assis à côté de Katie en se laissant tomber littéralement par terre. Katie et lui formaient le couple de blasés par excellence : se pointer au bureau du surveillant n'était pas forcément une bonne nouvelle même si O'Conelly était clément la plupart du temps.
Les deux adolescents se s'étaient pas retrouvés seuls à seuls depuis cet été. Ils s'étaient échangés deux ou trois mots dans les couloirs, en plus des cours en commun, mais ça s'était arrêté là. Katie pensait parfois à lui, quand elle s'ennuyait. Chuck était quelqu'un qui avait la conversation facile et simple. La Serdaigle savait très bien qu'ils pourraient bien s'entendre, mais l'épisode des vacances d'été l'avait un peu rebutée. Cette fausse note l'avait dissuadée de trop s'approcher de Chuck, de peur de représailles. Katie préférait rester à l'écart, les admiratrices de Chuck se montraient parfois violentes et très compréhensives. C'était stupide de la part de Katie de s'empêcher de fréquenter Chuck. Elle s'imposait trop de barrières, mais se posait trop de questions également.


- J'ai dormi, et ensuite, j'ai fait preuve d'insolence.

Il tendit son papier qui justifiait son exclusion de cours en plaisantant. Katie jeta un regard tendre au garçon, un petit sourire en coin. Ce n'était pas la première fois, n'est-ce pas ? Chuck disait cela normalement, d'une façon naturelle. La jeune fille ne fut pas surprise, au contraire, cela correspondait plutôt bien à la réputation de Chuck Carlton.

- Et toi? demanda-t-il.

Katie tourna la tête, le regard fuyant. Ses mains se posèrent sur ses jambes, la baguette désormais immobile dans ses doigts.


- J'attendais Ulrich, fit-elle froidement.

Elle se rendit compte de ce qu'elle venait de dire et son cœur s'affola. Ce n'était pas une bonne idée de partir sur ce sujet. Katie retira rapidement le coupon de retard que Kelsey lui avait donné, roulé en boule dans sa poche. Elle le tendit à Chuck, encore troublée.


- J'étais en retard, quoi... marmonna Katie, un peu perdue.

- Il est pas là le surveillant?

Katie tourna la tête de chaque côté du couloir : aucun surveillant en vue.

- Non ! Je te parie qu'il est en train d'engueuler Peeves à l'étage, répondit Katie un sourire aux lèvres.

Si c'était vrai, il en avait pour un certain temps, surtout avec Peeves. Cet esprit-frappeur était capable du pire : Katie se souvenait de la fois où il avait lâché depuis le 2ème étage, une cascade d'encre rose sur les épaules des garçons de cinquième année de Serpentard.


- Alors, toi aussi t'es au taquet pour le bal de Noël?

Katie jeta un regard étonné à Chuck et se mit à rire. Depuis quand Chuck demandait ce genre de choses ? Katie sentait une pointe d'amertume dans sa voix, comme si tout ce remue-ménage le mettait de mauvaise humeur.

- Pas tellement, dit Katie dans un soupir. Le bal va vite arriver, mais je n'ai pas trop eu le temps d'y penser.

En réalité c'était un peu un mensonge. En bonne organisatrice, Katie avait déjà une idée de la robe qu'elle souhaitait et de sa coiffure. Il ne restait plus qu'un peu d'argent et surtout de l'intérêt du cavalier espéré qui se faisait vraiment trop attendre ces temps-ci.

- T'y vas avec Ulrich?

Katie plongea ses yeux amusés dans les prunelles de Chuck. C'était quoi ça ? Une sorte de question bizarre pour savoir si il pouvait l'inviter ?
Néanmoins, Katie se tut, ses doigts triturant une nouvelle fois sa baguette. Ulrich ne lui en avait pas parlé encore, Katie ne savait même pas si il voulait aller au bal cette année !


- Je suppose, répondit Katie simplement. Mais à tous les coups on sera avec d'autres personnes pour faire la fête et danser, donc on ne sera pas vraiment seuls...

Elle se racla la gorge et se redressa un peu. Toujours aucune trace du surveillant. Tant mieux, elle préférait rester discuter avec Chuck, le temps passait un peu plus vite.

- Et toi ? T'es au taquet ? se moqua Katie en imitant la façon de parler de Chuck. T'y vas avec ta petite copine non ?

Comment s'appelait-elle déjà ? Chuck aimait bien changer souvent ! Pas de réponse de sa part en tout cas. Katie avait-elle touché un point sensible ?

- Me dit pas qu'aucune fille n'a voulu y aller avec toi ?

Katie éclata de rire et poussa un peu Chuck avec son épaule. Le fait que Chuck refuse la demande de jolies filles était techniquement impossible. Ce long silence trahissait sûrement une mauvaise expérience avec l'une d'elles. Cependant, Chuck ne souriait pas. Katie s'arrêta tout de suite, un peu gênée de s'être moquée de lui. Elle voyait bien que quelque chose n'allait pas.

- C'est Taylord Reegan, c'est ça ? dit-elle affectueusement et soulagée d'avoir retrouvé le nom de la fille en question.

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Chuck Carlton
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MessageSujet: Re: La couleur des sentiments [Chuck]   Ven 14 Déc - 18:06

Je me frottais les yeux et le visage, dans le but vague de me réveiller un peu. Il faut dire que j'étais explosé, parce que non seulement je ne dormais pas beaucoup, mais en plus j'avais passé une sale nuit. Et que je n'étais pas prêt de pioncer à nouveau, puisque j'avais promis à Coop de passer du temps avec lui. J'avoue, en ce moment, je n'avais pas trop de temps à lui accorder, mais au moins, comme il avait compris que c'était aussi parce que je bossais, un peu, il ne me faisait pas trop chier. Mais en fait... C'était justement parce qu'il ne disait rien, et que je voyais sa petite tête un peu triste quand je le croisais vite fait dans les couloirs, que ça me faisait un peu quelque chose. Ça faisait de moi un frère indigne, ou pas? Non parce que merde, si il y avait bien une chose que je prenais à coeur sur cette terre, c'était bien mes responsabilités de grand frère. Je faisais toujours gaffe de passer voir Pomfresh lui demander, de temps à autres, si tout allait bien, parce que Coop ne me disait pas forcément quand il y allait, et je m'assurais que ben, ça allait quoi. Mais comme avec son côté Serdaigle il respectait le fait que je bosse, eh ben il ne râlait même pas qu'on ne passe pas du temps ensemble alors que je le connaissais bien, hein. Moi aussi il me manquait, parfois. Quand il ne m'emmerdait pas. Et donc, bref, je commençais à me dire que j'étais vraiment un mauvais frère et que merde pour les ASPIC, ils mes faisaient déjà bien assez chier, pardon d'avoir une vie, j'avais envie de voir mon frère. Evidemment, vu comment j'étais en forme, c'était pas le meilleur soir et je sentais déjà qu'il allait me soûler. Mais bon.

Je fourrai mon papelard dans ma poche après l'avoir montré à Katie, en baillant à moitié, pas parce qu'elle me faisait chier bien entendu, mais parce que la journée promettait d'être encore longue et... Merdique. Heureusement que Katie était là, finalement.


- J'attendais Ulrich. J'étais en retard, quoi...

Hmm hmm. Pourquoi ce petit air embêté? Il y avait de l'eau dans gaz entre Mister Serpentard et Miss Serdaigle? Oooh! Ne me dites pas qu'elle s'était enfin rendue compte qu'on ne pouvait pas compter sur ces gens-là... Pauvre et naïve enfant.

Oui, j'avais une dent contre Ulrich. Ne me demandez pas pourquoi : pourtant on avait été potes, on avait passé des soirées démentes ensemble et il m'avait quand même bien sauvé du pire pendant une certaine retenue où Kelsey avait été particulièrement inspirée, et puis, voilà quoi, c'était un bon pote de soirée. Mais je pensais franchement que l'influence de la reine mère des Serpentard, Ambre et son seau à glace enfoncé dans le postérieur, n'était pas de la meilleure des influences. Depuis genre un an je ne le voyais plus trop aux soirée - enfin, on n'allait plus aux mêmes - et plus ça allait moins on se disait salut dans les couloirs. Ca n'avait pas l'air de le défriser plus que ça, donc ben, tant pis pour lui, j'avais lâché le truc. Encore plus depuis que j'avais pécho sa copine, vous conviendrez que bon, je n'avais plus trop rien à voir avec lui alors que je chassais sur ses plates-bandes, hein. D'ailleurs, ce souvenir restait dans le meilleur de l'été passé, parce que c'était juste avant qu'on rentre chez nous, que cette soirée avait été parfaite en tous points - mais frustrante vu comment elle s'était (pas) terminée - et qu'après ben, l'été avait été ce qu'il avait été (oui ça fait beaucoup été) et que voilà, on va dire que il y avait eu mieux. Les prises de tête, c'était pas trop mon genre.

J'hochai mollement la tête quand elle parla du surveillant - bah, qu'il prenne son temps, l'ami O'Connelly, pour ce que ça pouvait me foutre. Je n'étais pas pressé de savoir ma punition, et Katie Jones pouvait être rassurée d'ailleurs, parce qu'effectivement, je me foutais autant de ce que faisait le surveillant que de son cours, et je les emmerdais tous, voilà, zut. C'est bon, c'était Noël, qu'ils se desserrent un peu le slip, hein.


- Pas tellement. Le bal va vite arriver, mais je n'ai pas trop eu le temps d'y penser.

Ah ouais?! Je ne cachai pas ma surprise - excusez-moi? Katie Bell devait être la seule meuf à ne pas être hystérique "hiii j'ai pas de robe pour le baaaaal - hiii et moi j'ai pas de cavalieeeer" - genre, elle était en mode tranquillou, à me parler du bal. Chelou. Ca ne présageait rien de bon pour ce cher Ulrich, laissez-mois vous le dire. Avec qui elle allait...

- Je suppose. Mais à tous les coups on sera avec d'autres personnes pour faire la fête et danser, donc on ne sera pas vraiment seuls...

Je suppose?!

Ohlàlà, ça devenait follement intéressant, dites-moi. Je me foutais comme de l'an mille des histoires de couple des autres, mais quand ça touchait à une nana qui m'intéressait particulièrement, on va dire que je ne crachais pas dessus. Raconte-moi tout, ma mignonne...


- Et toi ? T'es au taquet ? T'y vas avec ta petite copine non ?

... Charmante enfant. Ma petite copine. Si elle voyait par-là la fille avec qui je me trimbalais dans les couloirs ou bien celle que j'embrassais en soirée, eux, ce n'était pas ma qu'il fallait dire, mais plutôt mes. Je ne dis rien, empruntant un petit air mystérieux et souriant en la regardant : elle avait vraiment un putain de charme, avec ses yeux noisettes qui brillaient toujours, sa bouche parfaite, ses beaux cheveux marrons et sa silhouette sportive qui donnait envie de faire plein de sport avec elle. C'était quand même un peu un regret, mais bon. De toute façon, la question du bal était réglée puisque...

- Me dit pas qu'aucune fille n'a voulu y aller avec toi ?

... Eh oh eh oh! Genre! Je lui lançai un regard supérieur avant de me marrer avec elle : de ce côté-là, je ne m'inquiétais pas trop surtout que...

- C'est Taylord Reegan, c'est ça ?

... Oh putain.

Elle lisait dans mes pensées, ou quoi?! Ca y'est, en s'embrassant, on s'était échangés un bout de nos cerveaux? Autant vous dire qu'il ne devait rester plus grand chose du mien, si on allait par là. Bref. Comment ça, que, quoi, qu'est-ce que Taylord venait ENCORE foutre là, et pourquoi Katie prononçait son nom alors que c'était JUSTEMENT à elle que je pensais, et merde à la fin, ça me faisait chier, je ne savais plus comment le dire que Taylord me faisait chier à être toujours présente dans ma vie, à tirer sa tronche de gorille mal luné, à me faire l'embrasser dans son sommeil et tout le tralala, à refuser mon invitation au bal, MERDE, point.


- Taylord Reegan n'est pas ma copine, t'es dingue, rattrapai-je tout de suite le coup, en levant les yeux au ciel. Elle l'a été, mais plus maintenant, enfin je suppose que tu le sais, puisque grâce à... Bref, non, je n'avais pas envie de m'étaler sur le sujet, enfin bon, on n'est plus ensemble. Et elle ne voulait pas venir au bal avec moi, donc comme ça c'était réglé, mais... Mais d'ailleurs pourquoi tu parles d'elle?!

J'allais finir par croire qu'il y avait "parlez-moi de Taylord Reegan" imprimé sur mon front depuis des années et qu'on me l'avait caché. Très bonne blague, non, vraiment. Hilarante.

- T'as pas l'air très heureuse de ce qui se passe avec Ulrich, lâchai-je de but en blanc, moi aussi hein, je pouvais toucher les sujets sensibles. Il se passe quoi? J'étendis mes jambes et m'appuyai franchement au mur, l'épaule contre Katie - autant se mettre à l'aise. Tu le kiffes vraiment, hein? Je restai pensif quelques instants. Ça, ça m'échappait. Je veux dire... Ça fait quoi?... D'être amoureux, ajoutai-je avec la parfaite sensation d'avoir l'air con. Mais bon, hein, ces trucs là, pour ce que j'y connaissais... J'étais juste curieux, voilà tout.

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CHUCK CARLTON
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Katie Bell
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MessageSujet: Re: La couleur des sentiments [Chuck]   Dim 23 Déc - 16:10


Spoiler:
 



Noël approchait à grands pas, et le bal aussi. Tout le monde en parlait, c'était réellement l’événement de la fin d'année qu'il ne fallait absolument pas rater. Katie se souvenait de ses premiers bals à Poudlard. Celui d'Halloween avec Lilian, son premier bal de Noël avec Megane et les plus récents avec Ulrich qui étaient les plus magnifiques à ses yeux. Katie se souviendrait toujours du moment où le doux tissu de sa robe de bal avait glissé sur ses jambes sportives. Lorsqu'elle s'était regardée dans le miroir, ses yeux s'étaient allumés : elle se sentait belle. On l'avait toujours vue en tenue de Quidditch, les cheveux maladroitement attachés. A ce moment, ses ailes s'étaient déployées, l'aigle s'était enfin envolé.
Depuis, Katie avait un peu plus confiance en elle et ça se ressentait. Les regards masculins s'attardaient de temps à autres sur son visage, ça ne lui déplaisait pas. Lilian l'avait beaucoup aidée à avoir confiance en elle, Katie lui devait beaucoup.
Mais Katie avait l'impression de tout gâcher. Elle avait profité de cette assurance, comme avec Chuck par exemple, elle s'en était beaucoup voulu. Maintenant c'était comme si tout était retombé, elle avait peur de se montrer pour ne pas refaire les mêmes erreurs.

Katie se demandait bien avec qui Chuck allait au bal. Elle ne connaissant pas beaucoup ses prétendantes, elles étaient nombreuses. Chuck semblait tout d'un coup un peu mal à l'aise. Cela ne semblait pas vraiment le déranger que Katie le taquine. Elle se sentait un peu mieux avec lui, même si elle ne devrait pas. C'était plus fort qu'elle malheureusement. Le Gryffondor la faisait sourire, il était presque attachant.
Katie n'arrivait pas à détacher ses yeux des prunelles brunes du garçon. Chuck magnétisait l'attention, c'était assez impressionnant. Au début on ne s'en rendait pas vraiment compte, puis le cœur commençait à s'emballer. C'était une émotion étrange, un bien-être agréable, comme si on se sentait à l'aise tout d'un coup.
Katie plia ses jambes contre son torse et les entoura de ses bras, comme un enfant. Elle posa sa tête dessus et la tourna vers Chuck, un sourire aux lèvres. Les deux élèves semblaient fatigués. Qu'est-ce qui pouvait bien empêcher Chuck de dormir ?


- Taylord Reegan n'est pas ma copine, t'es dingue, répliqua Chuck d'un ton sec, les yeux levés vers le ciel. Elle l'a été, mais plus maintenant, enfin je suppose que tu le sais, puisque grâce à... enfin bon, on n'est plus ensemble.

Katie le dévisageait, silencieuse. Chuck avait répondu au quart de tour. Drôle de réaction...
Elle se contenta de répondre par un simple « Hmm... ».


- Mais d'ailleurs pourquoi tu parles d'elle?!

C'était la première fois que Katie l'entendait parler d'une fille, prononcer son prénom et s'emballer ainsi. Il semblait gêné d'en parler, c'était étrange. Katie avait toujours pensé que Chuck ne serait jamais embarrassé devant n'importe quel sujet de conversation. Elle se sentait bête maintenant, c'était un garçon normal, comme tout le monde.
Katie tourna la tête, le menton à présent posé sur ses bras, regardant dans le vide.


- C'est juste que... Non. Pour rien, marmonna Katie.

Pourquoi Chuck se mettait en colère ? Cela ne la regardait pas. D'après les rumeurs, il y avait eu beaucoup d'histoires entre Reegan et lui. Lilian en avait beaucoup souffert. Katie supposait que Chuck aussi, après tout, on ne devait pas souvent penser aux sentiments du garçon en premier.


- T'as pas l'air très heureuse de ce qui se passe avec Ulrich, fit-il. Il se passe quoi?

Katie sentit la large épaule du garçon contre la sienne, et imita la position du garçon. Elle tourna légèrement la tête vers lui et planta son regard dans le sien. Elle n'avait pas vu le coup venir, c'était normal que Chuck profite de ce retournement de situation.
Katie n'avait pas tellement envie de raconter ses problèmes aux autres. Elle préférait garder tout pour elle, enfouir tout ça très loin dans son cœur, même si parfois ça faisait mal.


- Ah bon ? J'ai pas l'air heureuse ? demanda-t-elle d'une petite voix, en souriant à Chuck. Katie soupira, et tourna machinalement sa baguette entre les doigts, comme pour réfléchir. Je crois qu'il ne se passe rien, à part dans ma tête peut-être !

Il n'y avait rien eu pour le moment. A part l'attaque des Mangemorts, mais Ulrich n'avait pas été impliqué. Katie se racontait des histoires pour se faire peur, pour douter d'elle même. Elle s'en rendait compte, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher ! Comment pouvait-elle expliquer cette situation à Chuck ? Il la prendrait pour une cinglée complètement jalouse !

- Tu le kiffes vraiment, hein?

- Ouais, répondit-elle en souriant.

Ils restèrent assis encore quelques instants, sans parler. Chuck semblait pensif. Katie leva alors sa baguette et s'amusa avec : elle lançait du bout de sa baguette magique quelques éclairs colorés, un peu brumeux. C'était de la belle magie qu'elle avait appris toute seule, lorsqu'elle s'ennuyait dans la tour de Serdaigle.


- Ça fait quoi?... D'être amoureux, dit Chuck au bout d'un moment, d'une voix hésitante.

Katie aurait voulu pouffer de rire devant cette question un peu innocente. Depuis quand Chuck ouvrait son cœur à Miss Serdaigle ? C'était plutôt mignon de le voir comme ça, un peu perdu. On aurait dit un gosse qui cherche une réponse, Katie avait presque envie de le prendre dans ses bras !
La jeune fille prit son temps pour lui répondre, ça avait l'air d'être sérieux pour Chuck. Il l'aurait sûrement mal pris si Katie lui avait rit au nez. Mais de là à demander à une fille de dix-sept ce qu'elle pensait de l'amour...


- Ben, ça te prend au ventre d'un coup quand la personne est près de toi. Tu te retrouves dans l'autre personne, et quand elle t'aime tu te sens unique ! Mais, ça fait mal tout en faisant du bien, tu comprends ? Katie lui sourit gentiment, puis se mit à réfléchir. C'est un peu comme la clope en fait ! ria-t-elle. Elle se sentait tellement ridicule.Tu te sens dépendant...

Elle aurait pu lui résumer ça de façon scientifique. L'amour n'est qu'une réaction chimique, mais Katie savait que Chuck ne cherchait pas de réponses abstraites. La Serdaigle découvrait une nouvelle part de la personnalité de Chuck. Elle avait envie de l'aider du mieux qu'elle pouvait, mais elle-même ne savait pas vraiment ce qu'était l'amour. Ça arriverait sûrement avec le temps.

- Hé, Chuck, si tu as des problèmes avec une fille, tu peux m'en parler tu sais ! Tu peux compter sur moi.

Katie posa sa main sur l'épaule de Chuck et lui sourit.




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MessageSujet: Re: La couleur des sentiments [Chuck]   Sam 12 Jan - 14:55

Ça ne m'arrivait pas souvent, ça c'était certain. Mais plus je regardais Katie et plus je la voyais me regarder avec ses grands yeux noisette, plus je... Je ne sais pas. Il y avait quelque chose dans son attitude qui la rendait à la fois rassurante et maternelle (mais non merci je n'avais pas besoin de mère) mais aussi qui impressionnait, qui obligeait à un minimum de respect. Oui, je pense que c'était ça : d'une manière ou d'une autre elle était trop peu spéciale pour qu'on ne se rende pas compte de ce qu'elle était, pour qu'on ne fasse pas attention à elle. Elle n'était juste pas ces meufs normales qu'on croise et qu'on drague et puis voilà. D'ailleurs j'avais essayé, et la fête avait dû sûrement jouer en ma faveur, parce qu'aujourd'hui, quand je la regardais appuyée sur ses genoux repliés, à me parler d'Ulrich et à me poser des questions, je voyais clairement que jamais au grand jamais il ne se passerait quelque chose. Bon, au moins, j'aurais essayé. Mais s'attaquer à Katie, c'était un peu l'inattaquable. Tant pis : elle n'était pas la seule fille de ce château, et surtout, je l'appréciais assez en dehors de ça pour kiffer sa compagnie. Non mais, qu'est-ce que j'avais avec les filles de Serdaigle?! C'était quand même fous que les mâles de cet espèce soient aussi cons et insupportables les uns que les autres, mais que les filles, eh bien les filles... Elles étaient toutes plus attirantes les unes que les autres : Holly, Ruby, Katie et j'en passe, et qui plus est j'avais toujours un truc avec elles, parce qu'évidemment, je ne pouvais pas ne pas penser à Haley. Mais bon, Haley, c'était un cas à part. D'ailleurs, je me demandais si elle était pote avec Katie. Peut-être? Mouais, de toute façon, les potes d'Haley n'étaient pas très nombreux sur cette planète, c'était peut-être pour ça aussi que je ne visualisais pas trop.

- C'est juste que... Non. Pour rien, fit-elle après ma réaction autour de Taylord. Oui mais merde hein! A croire que je n'existais pas sans elle. Quelle blague.

Moi aussi, je me sentais un peu dans le même état qu'elle. Disons que le bal... Le bal ne pourrait jamais être aussi bien que celui de l'année dernière, déjà. Ça, c'était sûr. Et puis, c'était le dernier, le tout dernier. Donc forcément, ça foutait un peu le bad... Encore plus après le refus de Taylord, mais bon, je la connaissais cette petite, elle n'allait pas me refuser ça... Elle n'avait pas intérêt.

Katie était contre moi, dans une position semblable et nos visages, même si le mien était plus haut parce qu'elle avait beau être grande je la dépassais, n'étaient pas très loin, et j'avoue que je me noyais un peu dans son regard hypnotisant. Elle avait un joli sourire et je me rappelais qu'il avait été - entre autres - l'élément déclencheur de mon assaut pendant cette soirée à Pré-au-Lard. Ce qui était dommage c'est que comme j'avais pas mal bu, tout ça, je me rappelais par bribes et pas vraiment exactement de tout ce qui s'était passé, et les souvenirs se mêlaient aux autres, vu qu'en plus il y avait l'été qui était passé après, et que cet été on va dire que... Je m'étais bien farci la tête de substances interdites, ce qui n'aidait pas forcément à avoir de la suite dans les idées. Mais en tout cas je me rappelais très bien de son souffle dans mon cou, des basses de la musique qui me transportaient, du mouvement de ses hanches contre moi quand elle dansait, et du parfum de ses lèvres. Je me rappelai avoir regardé son corps avec attention parce qu'elle était super bien gaulée, et la voir comme ça toute proche alors qu'on était plus du tout dans la même... optique, ça me faisait un peu bizarre.


- Ah bon ? J'ai pas l'air heureuse ? Je crois qu'il ne se passe rien, à part dans ma tête peut-être !

Je souris. Je ne savais pas trop, hein, je veux dire, on peut avoir l'air triste comme on peut avoir l'heureux sans que ce soit vrai. Je m'y connaissais pas mal, là-dedans. Mais elle paraissait trop calme pour que ça soit vrai, et j'insistai du regard. Elle avoua qu'elle le kiffa - bon ça on le savait - et le silence qui suivit me laissa supposer qu'il y avait plus que ça. Moi, je me demandais bien ce que ça voulait dire, pour de vrai. Ne me dites pas que son coeur ne battait que pour Ulrich, que ça voulait dire qu'elle pouvait mourir pour lui, et tout le pataquès qu'on nous sortait dans les contes de fée! J'avais l'impression qu'il y avait un précipice entre moi et la vérité, et je ne savais pas trop quoi faire pour l'appréhender.

Je suivis des yeux les étincelles qu'elle faisait jaillir de sa baguette en me disant que vraiment ce bal me faisait chier et qu'une certaine personne me faisait bien chier aussi. Heureusement, le surveillant n'était toujours pas là. En plus de tout, j'étais crevé. ... Mais n'empêche qu'une question me brûlait toujours les lèvres.


- Rigole-pas, grognai-je en boudant un peu, parce que j'avais vu l'étincelle dans son regard, et même si elle ne riait pas, je devinais bien, tiens. Ca alors! Chuck Carlton qui parle de l'amour, c'est quand même une belle ironie, non?! Bah, je voulais juste savoir. Et puis elle me mettait à l'aise... J'avais l'impression que je pouvais tout lui dire, et qu'elle ne me ferait pas de coup par derrière après ça.


- Ben, ça te prend au ventre d'un coup quand la personne est près de toi. Tu te retrouves dans l'autre personne, et quand elle t'aime tu te sens unique ! Mais, ça fait mal tout en faisant du bien, tu comprends ? ... Hmm, ouais. Je visualisais un peu. En fait... En fait ça m'était bien plus familier que je l'aurais pensé, tiens. C'est un peu comme la clope en fait ! Tu te sens dépendant...

Ouais, ouais, ouais, bon, ok, je voyais bien le tableau. Je posai mon menton sur ma main, le coude appuyé sur les genoux. Une dépendance. Comme si j'en avais pas assez, merde! Tout ça me laissait bien... Perplexe.

- Hé, Chuck, si tu as des problèmes avec une fille, tu peux m'en parler tu sais ! Tu peux compter sur moi.

Elle lisait dans mes pensées, ou quoi?!

J'eus envie de lui dire qu'elle n'avait pas besoin de me dire ça : je savais, je sentais qu'elle était une de ces personnes sur qui on pouvait se reposer. Mais voilà : pourquoi moi? J'avais l'impression que plus ça allait plus ces personnes là ne devaient pas trop s'approcher de moi, parce que je les brisais, et qu'après, je me retrouvais à essayer de recoller des morceaux qui jamais plus ne tiendraient ensemble de la même façon. Je lui pris la main - bon ça va, on avait passé le moment de drague, et là ce n'était pas pour ça, promis - et je la serrai entre les miennes, comme j'aurais fait avec mon frère ou ma meilleure pote. Il y avait quelque chose chez Katie qui me touchait et me rassurait, et finalement, c'était sans doute mieux qu'on ne soit pas allés plus loin ce soir-là - même si bon je n'aurais pas craché dessus non plus.


- Non, t'inquiète, ça va. Je veux être dépendant de personne, justement. Parce qu'après on ne peut plus jamais oublier, pas vrai?

C'était trop dangereux, et je voyais très bien dans ses yeux qu'Ulrich avait tout le pouvoir qu'il voulait sur ses pensées.

- ... Tu penses vraiment que je suis un connard? demandai-je après un instant de réflexion, un peu de but en blanc, ouais, je l'avoue. C'était une vraie question, mais pour faire passer la pilule je lui lançai un petit sourire, pour que ça passe à moitié sur le ton de la plaisanterie - j'étais bien plus à l'aise là-dedans.

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MessageSujet: Re: La couleur des sentiments [Chuck]   Ven 1 Mar - 20:37

Finalement s'asseoir en plein milieu du couloir lors d'une journée maussade, n'avait pas que des mauvaises choses. C'était agréable de retrouver Chuck, même si il paraissait un peu préoccupé il n'avait rien perdu de son humour et de sa façon d'être. Katie semblait l'avoir toujours côtoyé, c'était le genre de personne qu'on aimait bien et à qui on parlait quelques fois au détour d'un couloir.
Katie n'avait pas beaucoup de garçons dans ses amis, mais elle appréciait retrouver Chuck à la table des Gryffondor ou partager certains cours avec lui.
Avec lui on rigolait toujours, on oubliait un peu où on était. Katie aimait bien de temps en temps se mettre avec lui dans des matières un peu ennuyantes et discuter de tout et de rien. En fait, il parlait souvent de Quidditch et du monde moldu. Katie savait qu'il venait de l'ouest de l'Angleterre, mais elle avait oublié où. Chuck avait ce pouvoir de retourner les situations pour que l'on ait plus à parler de lui. Katie se demandait le nombre de choses qu'il pouvait connaître sur les gens en fin de compte à force de les écouter. Peut-être qu'il n'aimait tout simplement pas trop en parler ? En même temps, un jeune homme de dix-sept sans secrets, surtout à Poudlard, Katie n'en connaissait aucun...

Alors Katie continuait de l'observer. Il n'y avait rien à dire ou à ajouter, elle comprenait un peu à quoi il ressemblait réellement. Les amours, les filles, les amis, c'étaient des choses importantes pour lui. Mais comment on pouvait en arriver là ? Katie se retenait de ne pas lui poser des tas de questions concernant sa famille, s'il avait des frères ou des sœurs, quel âge avaient ses parents ou même s'il avait un chien, peu importe. Elle n'avait entendu de Chuck que des méchantes choses, maintenant elle voulait entendre les jolies, donc forcément les plus enfouies.


Donc, ils parlaient d'amour. En tant qu'adolescent, c'était sûrement ça la chose la plus trépidante à Poudlard. Katie se demandait bien ce qu'en pensait Chuck. Katie essaya de lui expliquer en utilisant certaines métaphores et Chuck sembla comprendre. Il regardait dans le vide, c'était presque comme si Katie voyait les circuits nerveux chauffer dans son cerveau pour créer de nouvelles liaisons. Katie esquissa un léger sourire, contente de voir qu'il comprenait un peu, même s'il restait un peu désorienté. Elle se sentait bien d'avoir réussi à éclairer l'âme un peu perdue de Chuck.
Il lui prit doucement la main et Katie resta abasourdie. Elle resta un peu crispée et lui jeta un regard interrogateur. Chuck la regardait normalement, sans la moindre arrière-pensée, alors Katie se rassura, car elle n'avait pas envie de recommencer ce petit jeu avec Chuck.
La Serdaigle laissa sa main rafraîchie par le sol froid du couloir entre celles du garçon. Ses mains étaient plutôt chaudes et un peu rudes, elle sentait les longs doigts de Chuck presser doucement ceux de Katie. Elle se sentit plus apaisée.


- Non, t'inquiète, ça va, répondit-il doucement. Je veux être dépendant de personne, justement. Parce qu'après on ne peut plus jamais oublier, pas vrai?

Katie fronça les sourcils et prit une longue inspiration. Elle sentait entre ses mains le petit oiseau qu'elle avait ramassé dans l'herbe par hasard, s'échapper en poussant son bec vers le ciel. Chuck voulait voler de ses propres ailes, sans aide ni secours, quitte à y laisser quelques plumes.

- Ce que l'on oublie pas, c'est les regrets. Ils restent eux, répondit Katie en repensant à tout ce qu'elle aurait bien voulu faire ou ne pas faire des années auparavant. Mais bon, ça fait pas d'mal d'avoir quelqu'un pour nous guider parfois, non ?

En disant cela elle pensait à sa mère, à son équipe de Quidditch qui lui avait appris à aller jusqu'au bout de ses forces, et puis à ses amis, pour qui elle se levait chaque matin en voulant vite les retrouver.
Mais c'était étrange de voir Chuck si morose, alors elle essayait de lui sourire pour lui redonner la pêche. Le voir aussi troublé par quelque chose n'était pas habituel, Katie se sentait un peu gênée. Elle lui aurait bien proposer une tasse de thé – c'était toujours le meilleur remède – mais elle se doutait que ce n'était pas ce que préférait Chuck.


- Tu penses vraiment que je suis un connard?

Katie le regarda avec des grands yeux. C'était quoi cette question bizarre ? Chuck lui sourit, comme si c'était une blague, Katie se contenta de soupirer et lui donna un coup dans l'épaule avec la sienne.

- J'ai jamais pensé ça !répondit-elle, puis elle se ravisa : Enfin si, quand j'ai vu que Lilian allait mal, mais c'était avant de te parler vraiment. Pourquoi tu me demandes ça ? Toi, tu penses vraiment que t'en es un ?

Elle le regarda dans les yeux. Comment pouvait-il avoir une telle estime de lui-même ?

- J'pense que t'as pas confiance en toi, en fait, dit Katie un sourire provocateur aux lèvres.

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