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~ No snowflake in an avalanche ever feels responsible. [PV C.]

 
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 ~ No snowflake in an avalanche ever feels responsible. [PV C.]

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Ruby Standiford-Wayland
Apprentie à Sainte Mangouste



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MessageSujet: ~ No snowflake in an avalanche ever feels responsible. [PV C.]   Dim 2 Déc - 23:00

« Pique-nique 13h »

Je fronçai les sourcils, fixant les deux mots que j’avais inscrits sur le dos de ma main gauche. Sous ma couverture bleu et argent, je baignais dans un doux cocon empli de chaleur que je n’avais pas la moindre envie de quitter. Je jetai un coup d’œil à mon poignet droit où se trouvait ma montre qui m’indiqua qu’il était presque midi. Bon, j’avais intérêt à me bouger si je ne voulais pas être en retard alors… Mais à quoi déjà ? Tout doucement, je me relevai et m’appuyai contre le mur, frottant mes yeux pour me réveiller. Ecartant mes mains, je réalisais qu’elles étaient désormais couvertes de traces noires : je ne m’étais pas démaquillée hier soir et je devais actuellement ressembler à un panda. Sympathique. Je poussai un soupir et me penchai sur le sol où trainait ma veste d’hier. La ramenant à ma hauteur, j’en fouillais les deux poches avant d’en sortir un petit carnet à la couverture grisâtre que j’ouvrais à la dernière page. Rien sur un pique-nique. Je fronçais les sourcils, exaspérée par moi-même et mon cruel manque d’organisation. Bon de toute manière, c’était sûrement un repas avec Lizlor non ? Mais où avions-nous rendez-vous ? La cuisine ou le bord du lac enneigé ? Je serai mes genoux entre mes bras et posai mon menton sur eux, fermant les yeux pour mieux me concentrer. Quand est-ce que Lizlor et moi nous étions nous vu pour la dernière fois ? Hier soir, au diner. Le diner… Ah oui. Je revis le vin que j’avais acheté à Pré-au-Lard (depuis Woodley, je volais peu dans les cuisines…) et bu pendant celui-ci sous les yeux un peu étonnés de ma meilleure amie. Et bien quoi, on fêtait sa bonne note en potions ! Ça se fêtait ça, non ?

De quoi avions-nous donc parlé ? Je fronçai fort les sourcils, remontant au début de la discussion –au moment où j’avais débouché la bouteille. On parlait de… Ah oui, le bal de Noël où je refusais d’aller. Parce que je n’avais pas de cavalier, que je n’en voulais pas et puis que je n’étais pas trop branchée grand rassemblement en ce moment. On avait parlé… De robes aussi, oui, de celle qu’on avait vu à Pré-au-Lard, la longue noire qui aurait bien été à Liz. Après… Après j’avais bu déjà trois verres et pas mangé des tonnes alors les souvenirs commençaient un peu à se compliquer. Je crois qu’on avait abordé rapidement Stephen, ou Taylord. Les deux peut-être. Notre devoir de divination aussi, et mon absence de mercredi que je devais justifier auprès de Nakamura. La suite de notre conversation était troublée et mes souvenirs commencèrent à devenir sérieusement confus au moment où Liz me disait que j’avais un peu trop bu et que je répondais que non, qu’on fêtait sa note de sortilèges –ah oui, c’est là qu’elle m’avait dit que j’avais vraiment trop bu vu que je confondais les matières. Après ça ? Je ne me souviens plus. Mais ce genre de trou de mémoire commençait à devenir courant et donc pris quelques initiatives. Lorsque j’avais un peu trop bu, je notais quelque part les choses à ne pas oublier, ce qui m’arrivait et que je risquais d’oublier. Sauf qu’évidemment quand j’étais ivre, je n’étais pas très bien organisée et la moitié des informations se perdaient en cours de route, mais bon. L’idée y était !

C’est là que vous me regardez tous avec un regard interrogateur et un peu effrayé du genre « Mais tu bois trop mon Dieu ! » auquel je répondrais : ce n’est pas vos affaires. Je répondrais également que oui il est vrai que je buvais plus que quelqu’un de normal et surtout plus souvent, parfois (voire souvent) durant la journée. Dès le matin même, le soir pour m’endormir et puis le midi. D’accord, sur ça je l’avoue. Mais là où je ne vous donnerais pas raison, c’est de dire que c’était trop. L’alcool n’avait jamais tué personne, et j’avais encore quelques limites à ma consommation. Comment ça, c’était flippant que je me balade avec ma flasque dans mon sac ? Mais je vous emmerde ! C’était purement… Nécessaire. Ça me faisait du bien d’être un peu euphorique, où était le mal à vouloir aller bien ? Oh et puis de toute manière, j’étais encore en position de contrôle sur ce point-là. C’était d’ailleurs l’une des rares choses que je pouvais encore contrôler. Si demain je voulais arrêter de boire, je le ferais. Je n’avais juste pas envie alors au pire, laissez-moi tranquille avec mes petites affaires, ok ?

Me levant un peu rageusement, je me dirigeai avec toute mes affaires jusqu’à la douche pour me réveiller une bonne fois pour toute. L’eau chaude me raviva un peu, et il me sembla me souvenir que mon pique-nique avec Liz, nous voulions le faire au bord du lac parce que le parc s’était recouvert d’une couche de neige qui le rendait magique et que nous avions acheté une bâche magique spéciale : elle était chaude lorsqu’on était assis dessus mais ne faisait pas fondre la neige. Pratique non ? Voilà, on voulait l’essayer me semblait-il ! J’enfilais rapidement mes affaires et consentis également à affronter la glace pour me coiffer un minimum. Le miroir me renvoyait un reflet qui ne me ressemblait plus vraiment. Mes cheveux me paraissaient un peu ternes et j’avais des cernes pas très jolies à voir. Pourtant, je dormais plus qu’avant –grâce à l’alcool. Mais les gueules de bois à répétitions n’étaient pas très flatteuses pour mon visage. Je ne pris même pas la peine de me maquiller, je me brossais rapidement dent et cheveux avant d’enfiler mes affaires. Glissant dans mon sac ma baguette et ma flasque (dans la poche cachée) j’enfilais mon manteau, bonnet et écharpe bleu marine avant de finalement prendre la direction du lac. J’allais même être en avance !

J’eus la chance de croiser Lizlor dans le couloir du troisième étage et je compris bien que nous avions prévu de nous retrouver au lac –je ne dis rien sur mon trou de mémoire, pas la peine de lui faire peur. Elle avait déjà tout prévu dans un grand sac : la bâche et notre nourriture. D’une petite voix, elle me fit remarquée qu’elle jugeait bon de ne pas prendre de vin aujourd’hui et je m’empressai de lui répondre que je n’avais envie de boire aujourd’hui, avec un petit sourire qui se voulait sincère. Je ne mentais qu’à moitié après tout. Je n’avais pas prévu de ne pas boire, mais je ne comptais pas le faire devant Lizlor. Ce n’était pas la peine de l’inquiéter plus que de raison. Je n’avais même pas bu avant de la rejoindre pour être sûre qu’elle me voit bien sobre et qu’elle réalise que tout allait bien de ce côté-là. Je ne mentais pas à ma meilleure amie sur mes problèmes, elle savait tout et c’était bien la seule. Mais l’alcool n’étant pas un problème, pourquoi lui en parler hein ? Voilà. Direction le lac ! L’air frais sur mon visage me fit sourire et lorsque je m’assis avec la Gryffondor au bord de l’étendue gelée avec une tarte au citron, je me sentis légère. J’en oubliais même ma flasque, rangée bien au chaud dans mon sac.

Sauf qu’une ombre se profila rapidement lorsqu’en regardant ma montre je réalisai qu’il y avait quelque chose d’écrit à l’intérieur de mon poignet, sous ma montre justement. « Colle, 14h30 » Le déclic se fit instantanément dans mon cerveau et voyant qu’il était d’ailleurs 14h30, je me levais comme une furie en lâchant quelques insultes contre moi-même. Lizlor me regarda un peu perplexe, se demandant probablement comment j’avais pu oublier ça mais je trouvai une excuse rapide « je pensais que c’était demain » et filai à travers la neige jusqu’à la cabane du garde de chasse. Oui, c’était Lance qui m’avait collé parce que j’avais laissé mourir mon niffleur durant le dernier cours, donc visiblement ma colle consisterait à… Sauver l’un des bébés niffleurs ? Truc du genre ? J’arrivais enfin au lieu, avec dix minutes de retard, sous le regard courroucé du professeur qui arriva à ma hauteur et me toisa un instant avant de désigner un enclot derrière elle.


- Vous vous occuperez des veracrasses, Mademoiselle Standiford. Je ne prendrai pas la peine de réexpliquer deux fois ce que vous avez à faire, vous demanderez tout à votre camarade pour les deux heures à venir. Elle fit un signe de la main derrière elle encore une fois, désignant un garçon que je crus reconnaitre à travers les flocons qui tombaient, mais mon cerveau tout entier tenta de nier l’information. Carlton, vous expliquerez à Mademoiselle Standiford, n’est-ce pas ?

Ah Dieu, tu as tant d’humour ! Carlton et moi en colle! Mais oui! Bien sûr!

Lance prit ma baguette pour s’assurer que je ne m’en servirai pas –quelle délicate attention – et me laissa planter là, Carlton à quelques mètres de moi. La dernière fois que je lui avais adressé la parole… C’était évidemment dans la salle sur demande, il y a trois ou quatre semaines. Depuis j’avais pris tous les soins du monde à l’éviter et le revoir ici me donna envie de m’enterrer sous la neige. M’avançant bravement vers lui, j’évitais soigneusement son regard et me concentrai sur les horribles veracrasses. Je posais également mon sac sur une pierre, y cherchant mon paquet de cigarettes –la flasque m’appelait aussi mais je n’étais pas sûre que boire devant Chuck soit une bonne idée. Attrapant donc une cigarette que j’allumais de mon briquet qui marchait à peine vu que je n’avais plus ma baguette, je consentis à me tourner vers le Gryffondor pour lui tendre le paquet. Il fumait aussi alors autant.. Partager…


- On doit faire quoi ? Lâchai-je d’une voix un peu mal à l’aise, tentant tant bien que mal de paraitre tout à fait confiante alors que je m’apprêtai à passer deux très longues heures –et que j’aurais bien voulu un peu d’aide de mon whisky.


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Chuck Carlton
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MessageSujet: Re: ~ No snowflake in an avalanche ever feels responsible. [PV C.]   Jeu 6 Déc - 15:45

Ah non mais soyons clairs : je n'avais pas non plus été frappé de la foudre divine et mon cerveau ne s'était pas transformé en Serdaigle non plus, ça se saurait. Je travaillais plus qu'avant, oui, de là à dire que j'étais devenu un élève modèle, non. En fait, je travaillais surtout avec Taylord après les cours, le reste du temps, pendant, on va dire que la concentration n'était pas vraiment mon fort et que c'était bien plus tentant de faire n'importe quoi, de lancer des boulettes à Haley, de faire des avions en papier ou bien d'essayer de faire tomber un pote de sa chaise, ou tout simplement de roupiller, plutôt qu'autre chose. Je n'avais jamais été vraiment fan de me poser le cul sur une chaise et d'écouter un mec parler, et ça depuis toujours, qu'est-ce que vous voulez, on n'est pas tous des boeufs moyens, désolé. Et puis, ces derniers temps, j'avais un nouveau passe-temps, qui était de procrastiner sévère à la place près de la fenêtre au fond de la salle, bien au chaud, et d'observer les jolies filles qui ne se doutaient de rien... Enfin bon. Vous voyez, on ne se refait pas.

Au dernier cours de SACM - ah, bonheur et allégresse! Changer les couches des Scroutts à Pétard et curer le nez des licornes, qui n'aimait pas ça, voyons?! - on avait eu un cours sur les Niffleurs, qu'on avait déjà vu mais comme "on révisait" (oui parce que les profs n'avaient que ce mot là à la bouche, je ne sais pas, leur vocabulaire avait muté pendant les vacances, ils parlaient ASPIC ils mangeaient ASPIC ils dormaient ASPIC ils respiraient ASPIC dès fois qu'on ait pas compris qu'à la fin de nos années, on passait nos ASPIC). Donc, les Niffleurs. Ces trucs d'apparence inutile mais qui au fond étaient stylés parce qu'ils étaient attirés par tout ce qui brille ; ils étaient juste cool pour ça. Le reste, qu'il soient doux et mignons et fassent des cacas papillons, je m'en battais allègrement la race, évidemment. Du coup les gloussements de toutes les filles quand la prof nous distribua nos Niffleurs, ça me mit dans un état absolument excédé, ce qui signifiait que ce n'était même plus la peine que j'espère me concentrer. Et là, avec un pote, on se lança dans une discussion absolument débile mais qui faisait débat quand même - tout ça parce qu'il avait raconté que le hibou de son grand-père piquait la pipe du grand-père et la fumait en cachette - parce que moi je disais que les animaux n'arrivaient pas à fumer - j'avais déjà essayé avec le chien de notre voisine grosse et puante - et lui me persuadait du contraire. Très bien. Très bien! C'était une provocation en duel ou je ne m'y connaissais pas. Du coup, qu'est-ce qu'on fait quand on a un Niffleur tout docile sous la main, un paquet de clope dans la poche, et qu'on s'appelle Chuck Carlton? On prouve à son pote qu'il a tort en allumant une clope et en tentant de la faire fumer au Niffleur. Evidemment, ça demandait un haut niveau de discrétion, il fallait que la prof ne me capte pas donc je m'étais caché sous la table un peu, j'avais lancé un sort pour que ça sente pas, enfin bref. Comme je l'avais prédit, le Niffleur ne tira aucune taffe de la cigarette que je lui foutais dans la gueule, mais il finit par essayer de la bouffer, oui oui, avant de tout d'un coup me grimper dessus comme si j'étais sa mère. Il s'en suivit une bataille silencieuse avec l'animal, et évidemment mes potes et moi on était écroulés de rire, ce qui attira l'attention de tout le monde, de la prof, qui vit la cigarette, et patata, et Carlton vous êtes un monstre et un imbécile, etc, venez donc en colle vous verrez comme on s'y amuse, et roulez jeunesse. Bah, il n'y avait pas mort d'homme! Ça faisait juste du temps en moins à réviser avec Taylord mais bon, vu qu'on se crevait à la tâche, hein, zut. J'espérais juste qu'elle ne m'en voudrait pas.

Et donc, c'était cet aprèm à 14h30, bien chiant l'horaire puisqu'il coupait l'après-midi, mais bon, que voulez-vous. Il y a des gens qui n'ont pas d'humour, voilà tout.

J'avais déjeuné avec les autres puis discuté un peu dans la salle commune avec Taylord avant de faire une sieste d'enfer, ce genre de sieste parfaite qui requinque, et en me réveillant j'étais au taquet pour faire la fête jusqu'au lendemain. Seule ombre au tableau : la colle. Et puis? Le devoir de Sortilèges, bien sûr! Il fallait absolument qu'on le fasse et Taylord comptait sur moi, je le savais, et moi je voulais qu'on rende un truc nickel, parce que les relations Reegan/Woodley relevait de la guerre froide à son apogée et elles avaient toutes les deux le doigt sur le bouton rouge de la bombe atomique, donc bon. Mieux valait sauver les meubles. Mais en tout cas, après ça, grosse soirée, c'était obligé, c'était le week-end, et on avait pas foutu le bordel dans la salle commune depuis... La semaine dernière!! Cours à la con qui nous obligeaient à travailler, putain.

Pour une fois j'étais même pas en retard, et je me pointai comme convenu à la cabane du garde-chasse où Lance m'attendait, raide comme la justice, alors que moi j'étais là tranquillement les mains dans les poches pour bien lui faire comprendre que j'en avais rien à foutre de sa colle à la con. C'est là qu'elle me présenta la chose : sous l'auvent, dans le jardin, il y avait un bac plein de Veracrasses, ces trucs qui auraient fait vomir la plus grosse bouse de dragon de ce monde, et ah oui, j'oubliais, il neigeait, en plus, bonus! J'avais mon écharpe enroulée autour de mon cou et des gants épais, mais je compris bien vite que j'allais pouvoir faire une croix sur les gants : il fallait qu'on (apparemment, quelqu'un aussi était collé avec moi) prenne "soin" des Veracrasses (quelle blague) qu'on recueille le mucus, et qu'ensuite on les nettoie et qu'on leur donne à manger. Dans le genre tache ingrate, bonjour.


- Vous vous occuperez des veracrasses, Mademoiselle Standiford. Je ne prendrai pas la peine de réexpliquer deux fois ce que vous avez à faire, vous demanderez tout à votre camarade pour les deux heures à venir. Carlton, vous expliquerez à Mademoiselle Standiford, n’est-ce pas ?

Lance s'adressa à la fille qui venait d'arriver et je crus que j'allais prendre le seau de Veracrasses et me le verser en entier sur la tête histoire de rendre la situation encore plus comique. Ruby! En colle avec moi. Sous la neige. Avec des Veracrasses.

C'était quand même nettement sexy que la dernière fois, soit dit en passant.


- On doit faire quoi ? demanda-t-elle après avoir posé ses affaires, sorti un paquet de clope - eh bien, on ne perdait pas de temps - et que cette connasse de Lance se soit tirée. C'était moi ou Ruby avait un peu l'air de quelqu'un qui n'a pas dormi pendant une semaine, qui a des envies de se foutre en l'air et la peau aussi terne qu'un fond de tiroir qui amassait la poussière depuis des siècles? Non mais je veux dire, elle n'était pas moche hein, quand même, je ne sautais pas les thons, mais elle avait connu des meilleurs jours, visiblement.

- Une bataille de boules de neige? J'suis sûr que je t'explose, dis-je d'un air joyeux et en jetant un coup d'oeil au seau grouillant de Veracrasses.

Hmm, ok, peut-être que ça ne se faisait pas de plaisanter comme ça avec une meuf avec qui on avait juste passé une nuit. Et qui venait de se faire larguer. Qui avait bu parce qu'elle était triste. Et d'ailleurs sa meilleure amie m'en avait fait payer les frais. Bon.

Tiens d'ailleurs, Ruby, en plus de m'éviter comme si j'avais été aussi transparent qu'une vite depuis ce soir-là - alors que moi, hein, je m'en foutais, je l'aimais bien cette fille - je me demandais si elle était au courant des agissements de son chien de garde? Et elle n'était même pas venu me voir à ce sujet? Hmm. Ah pardon : j'oubliais qu'on était pas très porté sur l'honneur, à Serdaigle. J'acceptai quand même la clope qu'elle me tendit, je n'étais pas contre, et l'allumai, avant de me laisser tomber sur un vieux tabouret.

- Ben, on doit récupérer leur bave là, la mettre là-dedans - je montrai des vieux pots d'un coup de tête - et après les laver et leur donner à bouffer. Je me marrai un coup. Mais je suis aussi pour qu'on leur donne un truc qui ne leur fasse pas du bien, non mais allez quoi, des Veracrasses, qu'est-ce qu'on en avait à foutre!

Je regardai alternativement Ruby, les Veracrasses, Ruby, les Veracrasses... Bon ok, ni l'un ni l'autre on ne voulait s'y mettre. Je pris les vieilles paires de gants qu'on nous avait laissé là - trop aimable - et en tendis une à Ruby.


- Tiens, mets-ça au moins, soupirai-je avant de me lancer à l'attaque des ces bestioles puantes.

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CHUCK CARLTON
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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: ~ No snowflake in an avalanche ever feels responsible. [PV C.]   Sam 8 Déc - 1:15

J’avais envie de faire demi-tour et de retrouver Lizlor. D’oublier cette maudite retenue, de ne mettre jamais souvenue que je l’avais. J’étais bien là-bas, près du lac. A fixer cette onde glaciale, m’imaginant la vie qui se profilait sous la mince couche de glace, comme enfermée dans cet étau de glace. Et quand revenait le soleil, ça fondait doucement et ça libérait tout ce qui attendait dessous sagement. Je me plaisais à croire que j’étais un peu dans la même situation, que je n’étais pas tout à fait perdue mais plutôt mise en attente jusqu’à que les beaux jours reviennent. J’aurais voulu croire oui, qu’à l’intérieur rien n’était touché, que ça continuait de vivre tranquillement. Que ce n’était qu’au dehors qu’il y avait un vent à faire plier les branches, et que pour m’en protéger j’avais bâtie cette couche de glace qui rendait ma propre surface intouchable, et toujours aussi lisse. Mais au fond… Je savais très bien que c’était trop facile pour être vrai, que je ne pouvais pas me protéger ainsi toute ma vie en prétendant que tout allait bien. Alors que c’était évidemment le contraire et que c’était fatiguant de me mentir à moi-même. J’avais plus ou moins arrêtais de jouer à ce jeu de toute manière, celui de la petite fille parfaite. A quoi ça servait d’encore mentir quand le Daily Poudlard publiait au moins une fois par semaine un article sur ma « rupture douloureuse » ? Ou encore, sur comment « Monsieur Easter file la belle vie sans ses rubis » parce que oui, le Daily adorait les métaphores sur les pierres précieuses avec moi et personnellement, j’étais à deux doigts de me transformer en gros caillou pour écraser la moitié des élèves de ce château plutôt que de rester dans ma position de jolie pierre qui brille. Voilà, merde.

Il y eut donc ce moment très étrange où Chuck et moi nous nous regardâmes pendant un instant bien trop silencieux. Malgré moi, je ne pus m’empêcher de remarquer qu’il n’avait pas trop changé, qu’il était toujours mignon avec un air joyeux qui ne le quittait pas –même quand un malaise se cachait en dessous du sourire. Je réalisais soudainement à quel point ce soir-là qui m’avait marqué et enclenché cette descente dont je n’arrivais pas à revenir, pour lui ça n’avait eu aucun incident. Ça m’avait détruite et lui, il avait juste continué sa vie. Comme toujours, parce que pour lui ça n’avait rien d’étonnant de se taper une fille comme ça, presque au hasard. Ce n’était pas lui qui sentait son passé remonter comme une écume bouillonnante, pas lui qui se sentait toujours aussi sale. Parce que lui n’avait rien à se reprocher au final. Il n’avait pas vraiment profité de moi. C’était moi qui avais retenu son tee-shirt, moi qui avais trop bu, moi qui avais plaqué Hadrian et moi qui… Enfin, bon. Lui, il n’était plus avec Taylord et n’avait d’ailleurs probablement aucune d’idée qu’elle était toujours aussi follement amoureuse de lui qu’au début. Chose que moi je savais, et qui ne m’avait pas empêché de sauter sur le mec en question, alors que je me voulais être une bonne amie.


- Une bataille de boules de neige? J'suis sûr que je t'explose.

Chuck, ou le mec qui avait de l’humour dans toutes les situations. Sur le coup, je le jugeais du regard un peu surprise et confuse parce que je n’avais aucune idée de la réaction que j’étais censée avoir. Rire ? Le remballer ? Me taire ? En fait, le problème avec le Gryffondor c’était que je n’avais aucune idées de ce que moi-même je ressentais envers lui. Je savais très bien tout ce qui me concernait moi, tout ce dégoût que je portais envers moi-même je le connaissais. Mais je n’en portais pas envers lui, non. C’était plus… De la honte peut-être ? Parce qu’il représentait l’une des plus grosses conneries que j’avais faite ici ? C’était une connerie, pas vrai ? J’en avais tellement marre de me repasser en boucle ces dernières semaines, de repenser à Hadrian, à l’autre fille, à Chuck, à mes larmes, à Lizlor et tout ça tournait, tournait encore jusqu’à que ça explose. J’avais l’impression d’avoir en permanence une machine infernale à la place du cerveau et je n’avais qu’une solution pour l’éteindre pour le moment –oui, l’alcool. Sauf que pour le moment, j’étais tellement sobre et donc totalement mal à l’aise. Le Gryffondor finit par prendre une cigarette et se laissa tomber sur un tabouret tout en l’allumant. Pendant un court instant, je me concentrai sur la cendre brûlante qui se consumait au bord de ses lèvres, avant de finalement être tirée de mes pensées.

- Ben, on doit récupérer leur bave là, la mettre là-dedans et après les laver et leur donner à bouffer. Mais je suis aussi pour qu'on leur donne un truc qui ne leur fasse pas du bien !

Et il se marrait encore une fois. Tirant sur ma propre cigarette, je ne répondis pas de suite, préférant regarder la fumée qui s’échappait en volute à travers les flocons de neiges. Les veracrasses. Je détestais ces créatures, c’était simplement dans leur nom, c’était inscrit que nous étions incompatibles. Crasse. Je n’aimais pas ça. Enfin, normalement. Parce qu’avec les dernières semaines, j’avais commencé à arrêter de tout ranger, de tout nettoyer, j’avais simplement abandonné cette habitude –comme j’en avais abandonnée beaucoup d’autres. Mais je n’avais pas été en contact aussi direct cependant, et la vue de ces bestioles ne me donna aucune envie de recommencer. Sauf que je n’avais pas le choix, que pouvais-je bien faire ? Et puis, ce n’était pas comme si je pouvais confier à Chuck que j’avais un passé (un présent ?) de maniaque, que c’était un TOC chez moi et que je ne réagissais pas très bien à un contact direct avec la saleté. Il s’en foutait, parce qu’il se foutait d’à peu près tout non ? Et voilà que je sentais de nouveau les souvenirs remontaient, la pression se renforcer sur mon cœur, et toutes mes envies se brouiller pour crier à l’unique solution qui se trouvait dans mon sac et qui allait, j’en étais sûre, rendre la situation plus facile.

- J’ai déjà la mort d’un Niffleur sur la conscience. Répliquai-je pour toute réponse, riant jaune de cette mort qui n’était en aucun cas la seule que j’avais en tête. J'avais prévu d'aller au paradis à la base. Rajoutai-je dans un murmure, plus pour moi que pour le garçon.

Voilà que ça recommençait. Ah non, je n’avais pas envie de penser à tout ça, pas maintenant, pas là alors que j’étais censée m’occuper de ces énormes bêtes baveuses et puantes et… Et que j’étais en compagnie de Chuck Carlton, le genre de coïncidence qui n’existait que dans les films et qui ne me faisait pas rire mais alors, pas du tout. Discrètement tout de même, je regardais Chuck en cherchant sur son visage la trace du coup de poings de Lizlor, mais le bleu s’était résorbé. Il n’y avait plus aucune trace de cette nuit pour lui –alors que pour moi, elle était partout. Ce coup… Je ne savais pas trop quoi en penser. Je n’en voulais pas à Liz de s’être énervée de la sorte parce que je savais que c’était dans son caractère de réagir au quart de tour. Mais je ne voulais pas qu’elle se mette dans ce genre d’état pour moi, d’autant que si elle ne m’avait pas détaillé cette rencontre, je me doutais que Chuck ne s’était pas laissé faire. Et autant vous dire que s’il avait touché un seul cheveu de ma meilleure amie, il aurait de nouveau un bleu. Mais peut-être dans un endroit plus douloureux que la pommette –si vous voyez ce que je veux dire.


- Tiens, mets-ça au moins.

Je fixais les gants que me tendait Chuck et finis par les prendre avec un soupir. J’achevai ma cigarette avant de la jeter au loin dans la neige qui ne tarda pas à recouvrir le mégot. Bon, je ne pouvais plus échapper à ces veracrasses. Je regardais le Gryffondor qui semblait prêt à accomplir la corvée, comme s’il avait l’habitude, avant de jeter un dernier coup d’œil à l’une des bestioles. Ah non, c’était vraiment trop… Dégueulasse. Bon. J’avais la solution. Chuck s’en fichait de toute manière pas vrai ?

Oh et puis merde, je lui demandais pas son avis.

Je me tournais vers mon sac et avant d’enfiler mes gants, j’ouvrais la poche intérieure et en sortie ma petite flasque argentée. J’étais de dos au Gryffondor et j’espérais qu’il ne regarde pas trop ce que je faisais… Rapidement, je bus quelques gorgées qui me réchauffèrent la gorge (ça ne me brûlait même plus) et je sentis rapidement non pas l’ivresse, mais une sensation d’être presque comblée –comme si ça allait aller mieux maintenant. Je refermais la flasque et la fourrais dans la poche de mon manteau, accessible donc rapidement… Au cas où. Tentant d’être la plus naturelle possible, j’enfilai mes gants et sans regarder le garçon, je pénétrai dans l’enclot des veracrasses à contrecœur. La vue de la bave qui se répandait partout me donna un frisson et je manquais de vider l’intégralité de l’alcool caché dans ma poche en une minute pour me rassurer. Bon, respirons. Calmons-nous.


- Tu peux me passer un pot s’il te plait ? Demandai-je d’une voix qui se voulait confiante, alors que je n’arrivais même pas à affronter le regard du garçon…

Parce que j’avais peur du reflet qu’il me renverrait.


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MessageSujet: Re: ~ No snowflake in an avalanche ever feels responsible. [PV C.]   Lun 10 Déc - 19:13

Je compris rapidement que cette chère Ruby appréciait autant mon humour et mon attitude décontractée que le seau grouillant de Veracrasses entre nous. Bien. Oh, quelle barbe. Non mais je veux dire, d'accord, elle avait été larguée, elle avait un chagrin, elle était triste, et gnagnagna. Mais ça changeait quoi qu'elle se soit envoyée en l'air avec moi, franchement? Techniquement, ça n'avait rien changé à l'équation, ça n'avait pas ramené son mec pour autant, ça n'avait pas raviver les flammes de leur amour et tout le bordel. Et puis, hein! Madame n'avait pas dit non alors que j'avais commencé à la peloter, l'autre soir. J'aurais pu partir - figurez-vous que quand on s'agrippe à mon tee-shirt comme à une bouée, j'en déduis quand même sans bien grand mal qu'on a envie que je reste. N'est-ce pas? Bon, alors. D'accord, Miss Parfaite n'était peut-être pas du genre à ce genre de trucs mais eh, réveille toi ma grande, c'est ça la vie, on se prend des vestes, on se rattrape sur autre chose, on profite de ce qui nous tombe sous la main, sinon quoi? Sinon on chiale à chaque seconde qui passe? Non merci. Et puis en plus, je ne l'avais pas crié sur les toits que je m'étais fait Ruby, par égards pour elle et son histoire de couple qui s'étalait déjà assez en une du Daily. Personne ne savait, à part la folle furieuse hystéro qui lui tenait lieu de meilleure amie, alors merde. Qu'elle me ravale son air d'enterrement, parce que je pouvais très bien lui laisser faire le sale boulot, si elle n'était pas contente : il n'y avait pas la place pour vérifier. Je m'étais déjà mangé un coup de poing pour elle, donc merci, qu'elle m'épargne un peu quand même, il me semblait que je lui avais quand même fait du bien, il n'y a pas si longtemps.

La fumée de la clope que j'avais allumée était encore plus dense avec le froid, et je laissais passer quelques secondes sans se parler, matant du coin du regard Ruby qui tentait je pense de muter en reine des glaces, droite comme un i sur son tabouret, le visage fermé, visiblement pas dans ses souliers, mais drapée d'une espèce d'honneur et de froideur à la con. Eh ben. J'avais presque envie de lui faire remarquer que les Veracrasses me semblaient plus engageants qu'elle.


- J’ai déjà la mort d’un Niffleur sur la conscience. J'avais prévu d'aller au paradis à la base.

C'est drôle, ça, de ricaner tout en faisant comprendre à l'autre qu'il ne pouvait clairement pas comprendre le sous-entendu. Je soupirai d'un coup, me concentrant sur ma clope que je comptais finir avant d'enfiler les gants et de commencer le sale boulot.

Non mais c'était chiant, sérieux, déjà qu'on se gelait le cul, qu'on se faisait grave chier en retenue avec des Veracrasses à la con... Est-ce qu'on avait vraiment besoin de se tirer la gueule en plus de tout? Elle voulait quoi, des excuses? Euh, il me semblait quand même que c'était elle qui m'en devait, ou bien cette connasse de Wayland plus précisément, non? Merde, je passais pour le grand méchant de l'histoire, mais on oubliait qu'à la base quand un mec se tape une fille, c'est qu'elle est
consentante. Je jetai mon mégot après avoir tiré une dernière latte, et il disparut sous la petite couche de neige. Ca serait cool qu'elle tienne jusqu'au bal, tiens, c'était stylé, Noël sous la neige. Je n'allais pas rester à Poudlard pour toutes les vacances parce qu'on devait rentrer pour les examens de Coop à Ste-Mangouste, et pour, yeeeha, la sempiternelle réunion de "famille" à la con qu'on nous imposait. Clairement pour moi c'était la dernière, parce que je n'allais pas tarder à me tirer de chez moi, mais j'avais pas vraiment le coeur de laisser Coop y aller tout seule, alors je repoussais ce jour où je ne viendrais plus. D'accord il y avait Tess, mais les pauvres, mêmes à deux, c'était une épreuve de force. Déjà que nos parents n'étaient franchement pas des cadeaux, les grands-parents... Je vous passe les détails, mais je les imaginais déjà s'engueuler par-dessus la table du repas pendant des heures, et j'entendais déjà les Teresa ceci et Charles cela qui allaient à fuser à tout va, donc merci bien. Heureusement qu'avec Coop et Tess on avait inventé quelques stratagèmes pour parler en codé ou bien pour réussir à sortir de table parfois, parce que sinon, c'était la mort assurée.

Enfin bref, chaque chose en son temps, et pour l'instant il était question des Veracrasses, de Ruby et de son humeur de troll.


Bon prince, je lui avais enfilé les gants, et après les avoir mis j'allais me lancer à l'attaque quand... Quand Mademoiselle crut que j'avais des bouchons à la place des yeux, et qu'elle tira une flasque de son sac avant d'en boire "en douce", d'enfiler ses gants et :

- Tu peux me passer un pot s’il te plait ?

Non mais, quand même, s'il te plaît! Je n'étais pas né de la dernière pluie, et m'était avis qu'elle ne venait pas de se siffler du jus de citrouille - à moins qu'elle soit vraiment bizarre et n'ose pas boire devant moi, mais bon. Je cherchai son regard mais elle gardait les yeux baissés, ok, dans le genre attitude coupable, bonjour. J'attrapai un pot et lui mis dans les mains, avant de commenter sur le ton de la discussion :

- C'est un peu tôt pour l'apéro, non?

Je n'étais pas le genre de mec que ça allait choquer, mais venant d'une fille comme elle, plutôt bien sur toutes les coutures - enfin, de ce que j'en savais - c'était quand même un peu louche, et puis, elle n'avait pas trop l'air d'une fille qui pétait la joie et l'allégresse. J'attrapai un pot, et, courageux que j'étais, un Veracrasse, que je pressai comme un citron en faisant la grimace, au-dessus du pot. Le truc se trémoussait mollement, et quand il eut craché son machin dégueulasse, je l'envoyais valser dans un seau propre.

- Je comprends qu'un petit remontant ne soit pas de refus, plaisantai-je alors que le Veracrasse faisait des bruits chelous de succion tout seul dans son seau. Mais bon...

Mais bon, elle venait de se siffler de l'alcool en début d'après-midi, tout allait bien.

- Au fait, continuai-je puisqu'on en était aux confidences, et j'eus un petit sourire malin, parce que j'avais conscience que ça passerait plus ou moins bien mais elle me devait bien ça : Ma joue va bien, merci de t'inquiéter. Je captai son regard et lui souris en coin : merci du cadeau.

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MessageSujet: Re: ~ No snowflake in an avalanche ever feels responsible. [PV C.]   Jeu 13 Déc - 22:52

Et bien sûr, je me sentais extrêmement stupide face à Carlton. La dernière fois que nous nous étions adressés la parole, j’étais complétement ivre et la dernière image qu’il devait avoir de moi et bien, je devais avoir moins de couche de vêtement –aucune, en fait. Parfois je me demandais si lui y repensait, et ce qu’il se disait. Est-ce que moi, j’y pensais ? Je n’allais pas mentir, bien sûr que oui. Mes souvenirs de cette soirée n’étaient aussi troubles que je l’aurais voulu. Les images, parfois floues et trop lumineuses, étaient toujours imprimé en moi. Celle du début, d’Hadrian et cette autre fille. Celle de la fin, de Chuck et son sourire. Je n’arrêtais pas de me repasser ce moment où nous nous étions regardés alors que ma main tenait encore son tee-shirt après que je l’ai repoussé. Cette seconde, cette simple seconde où tout avait basculé, où j’avais fléchi mon coude et m’étais approché, ce bref instant où j’avais décidé d’arrêter de contrôler la machine. Je n’arrivais pas à comprendre ce qui s’était passé dans ma tête à ce moment-là. J’aurais voulu me dire que c’était fait et qu’on s’en fichait maintenant, que je ne pouvais pas revenir en arrière. J’avais couché avec un mec, je n’avais tué personne n’est-ce pas ? Mais ça ne marchait pas comme ça. J’aurais voulu avoir le courage d’assumer ce que j’avais fait mais j’étais crevée entre les regrets et les remords. Ne pas avoir dit à tant à Hadrian que je voulais vraiment rester avec lui. Avoir couché avec Chuck. Regret. Remord. On disait souvent qu’il valait mieux les remords aux regrets… Moi au moins, j’avais les deux.

Alors oui je préférais fixer la fumée de ma cigarette plutôt que le visage de Chuck qui me rappelait tout ça. J’avais envie de disparaître sous terre, encore plus parce que lui n’avait pas l’air gêné du tout et ça me rappelait à quel point j’étais fragile et naïve sur bon nombre de choses. Honnêtement, j’enviais ce mec. Il avait l’air tellement détaché du reste, optimiste, comme rien ne pouvait l’emmerder. Il se débrouillait en cours en foutant le strict minimum, tout le monde s’accordait à dire que c’était un connard avec les filles (surtout Taylord) et en attendant, c’était l’un des Gryffondors les plus populaires. Mais je comprenais très bien pourquoi. A la base, je le trouvais plutôt cool aussi –mais l’avouer devant Hadrian c’était signer mon arrêt de mort. Je n’approuvais pas son attitude avec les filles bien sûr mais on n’allait pas se voiler la face, il n’était pas le seul à se comporter comme ça. Il recommençait d’ailleurs à fréquenter Taylord, ce qui me laissait penser que ça s’arrangeait un peu entre eux mais je n’évitais trop la jeune fille pour savoir quoi que ce soit. Peut-être qu’au fond, Chuck était capable de prendre soin de quelqu’un qu’il appréciait. Je l’avais déjà remarqué en observant son petit frère de toute manière. Coop je crois. Et l’autre petite rousse de Gryffondor dont j’ignorais le nom qu’il avait l’air de connaître bien. Avec ces deux-là, il avait l'air... Vraiment bien. Et avec Haley aussi -le duo improbable. Oui, j’avais toujours été observatrice et sans mentir, depuis l’épisode de la salle sur demande, je n’avais pas pu m’empêcher de vouloir savoir un peu comment était le premier (enfin, euh, bon.) mec avec qui… Vous m’avez compris.


- C'est un peu tôt pour l'apéro, non?

… Mais j’avais cru comprendre d’après ma petite enquête qu’il n’était pas chiant et que c’était un bon fêtard –enfin ça, j’avais remarqué avant. Alors techniquement, je n’avais pas prévu qu’il fasse de commentaires sur ce que je venais de faire. J’avais hésité à le faire, mais après tout si Carlton avait couché avec moi sans trop se poser de questions alors qu’il était totalement au courant de mon état (moral et physique) j’avais conclus qu’il n’en avait pas grand-chose à foutre de moi. Je ne lui reprochais pas, c’était un mec et il avait agi normalement –je présume. Mais dans ce cas-là, qu’il assume jusqu’au bout qui il était non ? Je ne lui demandais pas de prétendre s’intéresser à ce que je foutais de ma vie et ce que je buvais. La dernière fois, ça l’avait pas trop dérangé que j’aime bien le whisky, au contraire. Ce n’est pas parce que nous étions coincés durant toute la retenue l’un avec l’autre qu’on était obligés de faire semblant de s’intéresser à ce que l’autre. Et personnellement, son petit sourire me mettait vraiment les nerfs en pelotes, parce que moi aussi je voulais sourire et m’en foutre de tout ça –sauf que ce n’était pas le cas en temps normal et que je n’avais pas assez bu pour que ça le devienne.

- C’est du thé. Répliquai-je, non sans ironie.

Bon, concentrons-nous plutôt sur nos charmantes véracrasses. Chuck avait délicatement (ou pas) commencé à faire baver l’une d’elle au-dessus du pot et en regardant le liquide s’écouler dans la bassine, je sentis un frisson me parcourir. Réunissant toutes les forces qui restaient en moi, je consentis à attraper l’une des créatures et la pressai au-dessus du pot. J’eus un sursaut lorsqu’elle fit un bruit horrible et fermai à demi les yeux pour en pas trop voir l’aspect de la substance qui sortait de sa bouche –c’était juste immonde. Maintenant, Chuck allait aussi me prendre pour une petite fille précieuse, mais ça m’était égal. Je n’avais pas le temps ni l’envie de lui expliquer que j’avais des problèmes avec la saleté, que j’étais à deux doigts d’hurler et de m’enfuir en courant, avant de revenir avec ma brosse à dent pour nettoyer millimètres par millimètres les pots touchés par la bave. De toute manière, ce n’était pas comme si ça l’intéressait.


- Je comprends qu'un petit remontant ne soit pas de refus. Mais bon...

Non mais je rêvais c’était pas possible : Chuck Carlton faisait la morale à quelqu’un.

- Mais bon quoi ? Tu en veux peut-être ? Répliquai-je un peu vivement.

Parce qu’il commençait à toucher un point sensible et je n’étais pas sûre qu’il réalise que justement, le but des points sensibles c’était qu’on les laisse tranquille. Il n’était pas con (quoi que ?) et j’étais sûr qu’il avait compris que je n’avais pas besoin de ses commentaires. Mon remontant ne regardait que moi. D’accord, j’avais bu un peu devant lui. Oh ça va, on avait baisé ensemble, on était intimes non ? Haha.

… Parfois, j’avais vraiment de drôle de pensées –merci le whisky.


- Au fait… Ma joue va bien, merci de t'inquiéter.

Je relevais les yeux, croisant ceux du Gryffondor. Je savais très bien de quoi il parlait. Et alors? J'avais toujours la cicatrice de ma blessure à la tempe que m'avait infligé Woodley en lâchant mon visage contre le carrelage des cuisines. Est-ce que je lui demandais de s'inquiéter peut-être? Ouais, il s'en était pris un. Un coup de poing que Lizlor lui avait foutu, en plein dans sa tronche d’ailleurs, et qui avait laissé pendant quelques jours un joli bleu sur sa gueule d’ange. Elle en était plutôt fière au final, même si j’avais bien vu qu’elle regrettait de s’être emportée de la sorte. Mais elle avait besoin que ça sorte, je le savais, je la connaissais par cœur. Liz était impulsive et quand ça n’allait pas, elle ne pouvait simplement pas faire comme si tout se passait bien. C’était probablement sur ce point-là que nous étions les plus différentes et également là où je l’admirais le plus. Elle avait de la force ou du moins assez pour en foutre une dans la gueule d’un Gryffondor –un mec en plus. Sauf que la manière dont Chuck était en train de me rappeler cet incident, je n’étais pas trop fan. M’inquiéter ? Mais il voulait que je lui apporte des chocolats et des pansements ou quoi ? Est-ce que lui s’inquiétait d’avoir, je ne sais pas, couché avec moi alors que j’étais carrément ivre et désespérée ? Non. Je ne lui demandais pas de le faire. J’en avais marre de ce jeu d’hypocrisie là.

Me relevant vivement, et envoyant au passage mon veracrasse au loin, je fixai Carlton quelques secondes.


- Bon écoute Chuck que ça soit clair, j’ai pas demandé à Liz de venir t’en foutre une. Elle l’a fait. Tu le méritais peut-être pour certaines choses, pas pour avoir couché avec moi. D’accord, je venais de rappeler à haute voix cet épisode de ma vie, tout allait bien. Tadaaaam. Je ne te reproche rien d’accord, j’ai merdé toute seule et j’assume, maintenant j’ai pas besoin de commentaires. Bref, j’espérais être claire là. Merci. Achevai-je en marquant sur ce mot final, tout en pressant avec rage une nouvelle veracrasse en respirant un grand coup pour ne pas vomir. J’avais de la bave sur ma chaussure. Gardons notre calme. Respirons.

Bon, au moins, j’avais clarifié les choses.

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I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »



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MessageSujet: Re: ~ No snowflake in an avalanche ever feels responsible. [PV C.]   Jeu 3 Jan - 15:41

- C’est du thé.

Mais bien sûr, et moi, j'étais la reine d'Angleterre peut-être? Je lui lançai un regard en coin accompagné d'un petit sourire, non mais, je n'étais pas dupe, et elle le savait très bien.

Entre nous, j'aurais préféré un peu plus de sympathie de sa part. Déjà, on se tapait une retenue à la con alors qu'il neigait et qu'on se les gelait sévère. Ensuite, on devait tripoter des Veracrasses, ce qui vous en conviendrez, n'était pas le plus glamour. Et pour couronner le tout, la charmante jeune fille avec qui je partageais cette torture me tirait une tronche de trois pieds de long et semblait prête à me faire manger les bestioles par le nez pour seule prétexte que j'avais couché avec elle alors que sûrement ce n'était pas son genre, mais voyez-vous, quand on me tend une perche, et une jolie perche comme elle était, je n'étais pas du genre à cracher dessus! D'autant plus que, j'avais eu le loisir de l'observer de près, et si Ruby Standiford était canon au demeurant, elle ne l'était pas moins sans ses vêtements et se laissant aller dans un lit que la salle sur demande nous avait gentiment offert. En gros, c'était plutôt des bons souvenirs, pour ma part. mais voilà, il fallait que d'abord Taylord qui m'était apparue comme par enchantement au moment le moins propice, puis l'autre barge de Wayland qui m'avait éclaté la gueule, et enfin pour finir Ruby elle-même, aussi aimable qu'une porte de prison, ma rappellent que non non non tout ça ne pouvait pas être que bon. Prendre du bon temps, c'est mal. La jolie morale conservatrice que voilà! Oh et merde hein, tout ça c'était de la faute du gamin Easter, il n'avait qu'à avoir tiré son coup plus tôt, et le monde n'aurait pas mal tourné. Je commençais à en avoir ras la casquette qu'on m'amuse de tous les maux de la terre alors que je ne faisais que profiter, voilà tout.

- Mais bon quoi ? Tu en veux peut-être ?

Ambiance ambiance : c'était de mieux en mieux.

- J'sais pas, t'as des petits gâteaux pour aller avec? répondis-je sur le même ton, d'une ironie grinçante, parce qu'elle devait le savoir pourtant, quand on me cherchait, on me trouvait. N'est-ce pas madame je m'accroche à ton t-shirt et je me trémousse devant toi pour que j'en oublie jusqu'à mon prénom. Bon.

Pendant ce temps, je me démerdais comme je pouvais avec les Veracrasses dégueus qui plus ça allait plus ils bavaient fort, comme si ils avaient compris ce qui les attendaient. Le seau presque vide où on balançait ceux qu'on avait fait baver me paraissait bien trop vide, et l'autre, bien trop plein. Encore plus quand je vis la tronche de Ruby qui semblait au bord de la gerbe, et allez savoir pourquoi, elle me fit un peu de peine. Je veux dire : je n'étais pas du genre sentimental, mais j'estimais qu'une fille avec qui j'avais partagé une bonne petite nuit m'était forcément un peu plus proche qu'une nana lambda, et la voir non seulement se pochtroner en pleine après-midi mais en plus visiblement vivre nos petits travaux manuels comme une épreuve, eh ben, ça me fit me sentir concerné. La pauvre. J'avoue que c'était chiant d'avoir sa vie sentimentale au grand jour dans le Daily, surtout qu'il n'y allait pas de mains morte à son sujet. Ce qui me soulait, c'est que visiblement elle me considérait comme son ennemi alors que moi je me foutais bien de tout ça. Wayland pensait peut-être que j'avais fait ça pour lui faire du mal mais alors elle n'y était pas du tout : je me foutais comme de l'an 40 de ce qui se racontait.

Avant que j'ai eu le temps de dire quoi que ce soit, elle avait balancé son Veracrasse plus loin - eh mais non! Si en plus il fallait les ramasser dans la neige, bonjour l'angoisse! - et réagissait au quart de tour à ma gentille petite pique qui n'était ni plus ni moins que pour la titiller :


- Bon écoute Chuck que ça soit clair, j’ai pas demandé à Liz de venir t’en foutre une. Elle l’a fait. Tu le méritais peut-être pour certaines choses, pas pour avoir couché avec moi. Ha, ha. Pour quoi, je vous le demande, alors?... Je ne te reproche rien d’accord, j’ai merdé toute seule et j’assume, maintenant j’ai pas besoin de commentaires. Merci.

Bon, c'était déjà ça. Elle s'était levée comme une furie et j'espérais fortement qu'elle n'allait pas faire comme son alter-ego, mais apparemment non. Au lieu de ça, elle écrasait un Veracrasse dans sa main en imaginant sans doute que c'était moi. Elle était devenue toute blanche : je vous jure, elle allait dégueuler!

- Passe-moi ça, ordonnai-je d'un coup en lui arrachant le Veracrasse des mains, mais il était tout gluant de bave et il nous échappa. Bon, tant pis. J'en pris un autre dans le seau. Laisse, je vais faire.

Le temps qu'elle décuve son thé, je préférais éviter le massacre. Je lui lançai un coup d'oeil bienveillant pour la rassurer : je m'en foutais de faire le sale boulot, de toute façon, j'avais déjà les mains dégueulasse, et j'étais lancé, alors. Si ça la dégoûtait à ce point, je préférais lui laisser le temps de se ressaisir, parce que moi je trouvais ça crade, mais ça ne me dérangeait pas non plus plus que ça.

- T'inquiète, répondis-je alors, je ne suis pas à une baffe près, lâchai-je avec un petit sourire. Ca m'a soulé sur le coup, mais bah, si tu me dis que t'y es pour rien, je te crois, et puis même, j'avais de toute façon plus penché vers l'hypothèse que l'autre tarée de Wayland avait eu cette idée toute seule de toute façon, mais ça, je n'avais pas besoin de le préciser.

Et maintenant, on faisait quoi? On se regardait en chiens de faïence jusqu'à la fin de la retenue? Bah, franchement j'avais la flemme de continuer à tirer la gueule et à supporter son humeur de troll. Autant rendre les choses plus agréables, non? Après tout, comme elle l'avait rappelé, on avait couché ensemble, donc on était pas obligé de se disputer jusqu'à ce que mort s'ensuive. Je me concentrai sur mes Veracrasses que je faisais baver plus ou moins avec application et que je balançai ensuite dans le seau sans ménagement. Puis, en laissant tomber toute l’agressivité de tout à l'heure, je décidai de la jouer plus soft.


- En vrai, j'suis désolé pour ce qui t'es arrivé. C'est pas cool... Le Daily, tout ça. On va dire que je savais de quoi je parlais, puisque depuis pas mal de temps ma vie s'étalait souvent dans les pages du Daily, mais je pense que je l'avais plus cherché que Ruby, par contre. Je suis sûr que tu trouveras bien mieux, y'a aucun soucis, dis-je avec un petit sourire, non seulement parce que ça me faisait plaisir de faire un pied de nez à Hadrian, mais en plus, c'était un compliment : elle était canon et nos petites disputes mises à part, elle était plutôt cool, comme nana!

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MessageSujet: Re: ~ No snowflake in an avalanche ever feels responsible. [PV C.]   Sam 12 Jan - 16:46

Le pire, c’est que je savais très bien que Chuck n’était pas aussi stupide que je l’aurais voulu. Il faisait toujours le malin en cours, mais je me doutais bien que c’était simplement pour se faire remarquer, que s’il ne foutait que le strict minimum c’était par pure flemme. Il agissait toujours comme s’il se foutait de tout, et probablement se foutait-il de beaucoup de choses au fond, mais ça ne voulait pas dire qu’il n’était pas conscient de ce qu’il y avait autour de lui. Je ne pouvais pas imaginer qu’il n’ait pas compris ce que contenait ma flasque. Sauf que ce que j’avais imaginé, c’est qu’il ne ferait aucun commentaire. Honnêtement, qu’est-ce qu’il en avait à foutre ? Parce que lui, dans le genre je fais des conneries, il était pas mal. J’avais déjà fait des soirées avec sa bande de pote, parce que nous n’avions qu’une année d’écart, et je voyais très bien quel était le mot d’ordre. Et autant vous dire que ce n’était pas la modération. Il avait sûrement vécu de pire cuite que les miennes. Ce qui devait changer, certes, c’était l’environnement. Le mien devenait de moins en moins festif. Parce que si j’avais longtemps associé l’alcool à une euphorie réconfortante, il avait toujours été lié à la fête pour moi. Du moins, jusqu’aux dernières semaines qui venaient de se dérouler, où tout avait pris un nouvel angle. Mes habitudes avaient été chamboulées, la vision que j’avais des choses en général aussi, j’avais l’impression de flotter au milieu d’une atmosphère inconnue dans laquelle je ne collais plus. Et je n’essayais même plus, de toute manière.

Mais je m’en fichais, finalement, de la remarque de Chuck. Que pouvait-il bien dire de toute manière ? Me juger ? Comme si je n’étais pas habituée, ces dernières semaines. Le Daily s’en donnait à cœur joie, les rumeurs allaient de bon train et tout le monde avait un avis sur moi, qu’il soit attentionné (« oh la pauvre, elle ne méritait pas ça ») ou presque moqueur (« ça lui apprendrait à avoir cru qu’elle était intouchable tout ce temps »). Ça m’était égal de savoir qui était dans quel camp, pour moi au fond c’était le même résultat ; on parlait de moi et je ne supportais pas ça. Je n’aimais pas la lumière, je voulais simplement vivre ma vie tranquillement. Evidemment, je n’avais pas fait les meilleurs choix pour ça. Mais l’année dernière, quand Hadrian, Liz, mon rôle de préfète, enfin bref le tout m’avait mis en haut de pyramide, je n’en avais pas souffert. Car j’étais restée la gentille fille qu’on aimait tous bien et qui avait une bonne réputation. Je ne voulais même pas de réputation, je m’en foutais qu’on sache qui j’étais. Personne ne le savait vraiment de toute manière. Mais à ce moment-là, j’avais tenu la pression des projecteurs qu’on braquait sur moi parce que j’étais heureuse. Que j’avais la belle vie, et que si mon bonheur rimait avec « être populaire » ça m’était égale : j’aurais été heureuse anonyme aussi, si c’était le prix à payer, je l’acceptais. Et désormais, je n’avais plus que le mauvais côté de la chose, je n’avais rien à quoi me raccrocher –ou presque.


- J'sais pas, t'as des petits gâteaux pour aller avec?

… Il me fallut tous les efforts du monde pour ne pas, d’un coup d’accio, envoyer une tarte à la crème dans la gueule de Chuck, pour qu’il y ait enfin ses « gâteaux ». Mais je ne répondis rien, pris sur moi, et respirai en grand coup pour m’occuper de ma Veracrasse –sauf que ça me donnait plus envie de vomir que de me calmer. Je tentais tant bien que mal de ne pas m’énerver, parce qu’en plus je n’avais pas assez bu pour supporter une quelconque confrontation. J’étais depuis quelques semaines à fleur de peau, me balançant entre une tristesse étouffante et une colère envers moi-même qui ricochait sur ceux qui m’entouraient. Je ne cherchais aucun responsable dans ma propre chute, c’était la mienne, mais je n’avais pas besoin de Chuck pour m’enfoncer et me souligner mes soucis. J’en avais pris conscience, j’avais arrêté de me voiler la face comme je l’avais depuis des années. Cependant, je m’étais mis à la fuir, avec l’alcool notamment. Et alors ? Et lui, il ne fuyait pas peut-être ? J’avais beau ne le connaître que de rumeur et de suppositions, j’étais perspicace. J’avais vu comment il se comportait avec Taylord, ou je l’avais deviné au travers des réactions de cette dernière. Elle m’avait parlé de lui aussi… Du moins, lorsque nous nous parlions encore, car désormais, je faisais tout pour éviter son visage dans les couloirs. Dès que je pensais à elle, je me dégoutais de moi-même, je réalisais à quel point j’avais fait quelque chose d’immonde, pour moi qui prétendais être son amie. Elle l’aimait, je le savais. Et j’avais couché avec, comme si de rien n’était, pour oublier ma propre peine.

Je tentais d’expliquer à Chuck ce que je pensais du sujet, le plus clairement possible. J’avoue que j’y allais assez franchement, ne cherchant pas à améliorer la vérité : on avait couché ensemble, Liz l’avait frappé, j’avais merdé, point. C’était étrange de résumer tout ça aussi rapidement, comme si tous mes problèmes se résumaient à ces quelques points là. Je me sentais trembler un peu, parce que j’avais peur de ce que répondrait Chuck, que j’avais une Veracrasse immonde dans les mains, et que j’avais envie de boire mais que je n’osais pas ressortir ma flasque. J’avais beaucoup trop d’émotions à contenir pour ne pas me sentir mal. J’essayais de garder une certaine contenance, parce que de toute manière je n’avais pas prévu d’attendrir Chuck, mais je fus surprise lorsque pour toute réponse… Il m’arracha la créature des mains, autoritairement.


- Passe-moi ça. … Avait-il prévu de m’envoyer de la bave dans la figure comme toute réponse ? Laisse, je vais faire.

… Pardon ? J’ouvris grand les yeux, tandis que Chuck me lança un regard… Euh… Gentil ? Bienveillant ? Doux ? Non attendez… Que je comprenne bien. Il avait vu que je supportais mal cette bestiole et il avait décidé de s’en occuper pour moi ? Je restais figer à le regarder faire, sans trop comprendre. Ou du moins, ce que je croyais comprendre ne me paraissait pas du tout logique. Deux minutes avant, on s’envoyait des piques dans la gueule, et maintenant… Il me rendait service ? Ce ne fût que lorsqu’il continua à s’occuper d’une des Veracrasses sans rien dire, que je compris que oui, il était en train d’être… Bienveillant.

- T'inquiète, je ne suis pas à une baffe près. Ça m'a soulé sur le coup, mais bah, si tu me dis que t'y es pour rien, je te crois.

Je plissai les yeux, un peu méfiante de la tournure que prenait les évènements. Je n’avais pas peur de Chuck, pas littéralement, mais ce brusque revirement d’attitude me laissait un peu perplexe. Je finis tout de même par ouvrir la bouche, hésitante.

- Lizlor est impulsive. Tu ne devrais pas lui en tenir rigueur. Je n’avais pas parlé de la voix froide que j’avais employé précédemment. Je tentais simplement de lui montrer que s’il voulait que lui et moi on ait des rapports… normaux, il valait mieux qu’il ne pense pas trop de mal de Liz. Après tout, il pouvait comprendre son geste non ? Visiblement, c’était un expert… ! Et… Est-ce que je dois comprendre que tu aimes t’attirer des ennuis ?

Cette fois-ci, j’avais parlé d’une voix franchement plus détendue, lui montrant bien que je plaisantais. Il s’occupait toujours de la Veracrasse, et je me sentis quand même coupable de lui laisser faire le sale boulot même si honnêtement, j’étais soulagée. Je me sentais incapable de le faire, même si la tournure que prenaient les évènements me détendait un peu. Je me décidai donc à prendre les seaux remplis de bave et à les aligner le long de la clôture tandis que de l’autre côté, je rangeais les seaux dans lesquelles nous avions jetés les créatures « propres » -entendez mon ironie ici. Déjà, ça commençait à ressembler à quelque chose. Je me forçais même à rattraper les Veracrasses qui trainaient dans la neige pour les mettre dans des seaux, pour que l’on s’en occupe après ou que je les range avec celles dont nous nous étions déjà chargés. C’était ça non, un travail d’équipe ?

- Merci. Ajoutai-je en pointant du doigts la Veracrasse qu’il avait entre les mains.

Car sans s’en rendre compte, il me rendait un gros service. Est-ce qu’il… Se doutait que j’avais un problème avec ça, ou est-ce qu’il pensait que j’étais juste malade et dégoûtée par l’odeur et la… texture de la chose ? Peu importe ses raisons, ce qu’il faisait était plutôt attentionné, et c’était étrange d’utiliser cet adjectif pour décrire une action de Chuck Carlton.


- En vrai, j'suis désolé pour ce qui t'es arrivé. C'est pas cool... Le Daily, tout ça. Je suis sûr que tu trouveras bien mieux, y'a aucun soucis.

… Bon. Tout à coup, je me sentis super conne, parce que j’avais peut-être eu un peu tort au sujet de Chuck.

- Euh… Je le fixai, un peu troublée par ce qu’il venait de me dire. Merci de ta… Je ne finis même pas ma phrase. Je crois qu’il avait compris que je n’étais pas très à l’aise avec ce genre de sujet et que de toute évidence, je ne me remettais toujours pas de la perspective de trouver Chuck Carlton agréable et presque compatissant. Mais finalement, ce n’était peut-être pas désagréable. Comment tu fais toi ? Parce que dans le genre, lui aussi avait le droit à pleins de jolis articles. Est-ce que toi aussi, la moitié de ce qu’on raconte sur toi c’est des mensonges ? Car je n’avais jamais fait confiance aux rumeurs, mais depuis que j’en étais la cible, je réalisais que ça partait encore plus loin –d’après le Daily, je m’étais tapée le cousin d’Hadrian pendant les vacances suite à une dispute, vous voyez l’idée. Et donc forcément, j’étais curieuse de savoir si finalement, Chuck était encore moins… Un connard que ce que tout le monde pensait.


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MessageSujet: Re: ~ No snowflake in an avalanche ever feels responsible. [PV C.]   Mar 29 Jan - 20:09

Ce qui me faisait rire, c'était que les gens étaient surpris quand parfois j'étais... Comment dire, je sais pas moi, un peu moins... Au taquet que d'habitude. Comment, Chuck Carlton pouvait être prévenant et faire preuve de bon sens? Pas possible! Il n'y avait qu'à voir la tronche d'Haley quand je déboulais vers elle dans les couloirs, parce que c'était devenu une habitude de la prendre exprès dans mes bras histoire de bien la gêner devant tout le monde. Quand elle était mal à l'aise elle avait tellement l'air de mettre tous ses sens en oeuvre à devenir transparente comme une vitre que c'était vraiment drôle, et je me disais que c'était plutôt lui donner un coup de pouce de l'habituer aux choses normales de la vie, plutôt que de la laisser se noyer dans sa petite vie insignifiante. Oh pardon : ça, c'était avant qu'elle soit avec le si merveilleux Serdaigle de substitution qui lui servait à oublier notre chère asperge nationale, pas besoin de le nommer, mais bon ça j'évitais de lui rappeler quand elle me racontait comment ses après-midi avec McBeth (passés à lui tenir la main évidemment, rien de plus, voyons voyons) étaient si merveilleux, parce que je n'étais pas sûr qu'elle l'entende de la même oreille que moi. Je passais déjà pas mal de temps à la charrier, il ne fallait pas trop pousser non plus. Mais bon, elle aimait ça hein, et puis, plus ça allait, plus elle savait se défendre. Quand je disais que j'allais faire quelque chose de mon poulain! Enfin, bref, je savais bien que j'étais chiant, j'avais un frère tout aussi chiant je le rappelle, qui ne cessait de me rappeler toutes les conneries que j'accumulais avec son petit regard désapprobateur. Mais évidemment que j'aimais ça : c'était quand même bien plus drôle de faire croire quelque chose aux autres, plutôt que de montrer la vérité... Surtout que je ne savais pas trop quelle vérité montrer, au fond, alors bon. A en croire Taylord, comme elle me l'avait rappelé sur le pont la dernière fois, il n'y avait rien de bien intéressant là-dessous. Alors, autant continuer à jouer.

Du coup, je lançai un regard à moitié blasé à Miss Préfète-Parfaite quand ses yeux s'agrandirent un peu comme le Veracrasse qui me regardait en sentant qu'il allait passer un sale moment, alors que je me dévouais, quel gentleman, pour lui épargner le sale boulot. Ça va, hein. J'étais pas en train de lui faire un chèque ou de la demander en mariage, non plus. Je pouvais être aimable sans qu'on me rappelle continuellement - et Ruby la première, par les paroles de cette chère Reegan - que j'étais normalement un sombre connard. Du coup, pour le principe, ce fut le Veracrasse qui paya pour la peine, parce que je l'écrasai entre mes mains pour le faire baver, et que je le lançai dans le seau de telle manière à ce qu'il tourne sur lui même et tombe en un gros ploc bien visqueux. En m'y prenant comme un bourrin, j'avançais plutôt vite, et finalement le stock de bestioles diminuait : tant mieux, parce que je ne comptais pas me peler le cul et me faire baver dessus toute la sainte journée.

Mais bon, comme je voyais bien que la Serdaigle n'était pas trop de mauvaise foi non plus, je finis par lui lancer un petit sourire. Eh oui, il fallait bien de petites surprises de temps en temps, pour entretenir la flamme!...


- Lizlor est impulsive. Tu ne devrais pas lui en tenir rigueur. Et… Est-ce que je dois comprendre que tu aimes t’attirer des ennuis ?

Comme son ton avait changé, je me marrai un coup. Bon, autant vous dire que l'impulsivité de Wayland et la rigueur ou pas que je devais lui tenir me passait bien au-dessus de la casquette, et que ça ne changeait rien au fait qu'il fallait peut-être qu'elle envisage de se mettre aux tranquillisants, mais j'imagine que ça n'aurait pas été une bonne idée d'expliquer gentiment tout ça à sa meilleure amie qui essayait visiblement d'enterrer la hache de guerre. Je haussai les épaules : pour le reste...

- ... On va dire que généralement les filles aiment bien me donner des claques, dis-je sur le même ton qu'elle, à moitié en rigolant. Bizarre, non?

Mais bon, entre une claque et un coup de poing, il y avait un monde, on est bien d'accord.

Quand elle se leva, je la regardai discrètement - c'était quand même clairement chelou une fille comme ça qui, d'accord elle avait eu une rupture amoureuse, mais dis moi ma chérie, est-ce que ça n'arrive pas à tout le monde?, avoir des petits vices cachés. Je veux dire : à nos âges tout le monde faisait la fête, sortait après le couvre-feu, et se mettait une bonne caisse de temps en temps, d'accord. Mais boire la journée, c'était déjà un niveau supérieure dans le vaste monde de la débauche, et croyez-moi, j'en connaissais un rayon. Non mais, c'était à ce point insupportable de ne plus avoir le frère Easter collé aux basques? Après tout je ne la connaissais pas, et ça ne me regardait pas, et peut-être qu'il y avait autre chose, mais bon... J'avais quand même envie de lui dire que si elle voulait mon avis, elle buvait peut-être pour les mauvaises raisons. Le problème était c'était que ça pouvait se retourner contre moi parce que malgré ses cheveux blonds elle n'était pas débile et qu'elle pouvait très bien me retourner la question. J'avais l'habitude des pirouettes, mais quand même. Pourquoi est-ce que je buvais, exactement?...

Bien bien bien. Revenons à nos Veracrasses. J'étais en train de m'occuper des derniers, et Ruby de son côté arrangeait les seaux - bon ça n'avançait pas trop qu'ils soient bien alignés, mais pourquoi pas, et puis c'était le geste qui comptait - et ramassait ceux qui avaient atterris dans la neige. Je commençai à trouver ça de plus en plus répugnant et heureusement que je m'étais pas ramené avec la gueule de bois, parce que sinon il n'y aurait pas eu que de la bave dans le seau, mais je me concentrai pour essayer d'accélérer et finir le boulot rapidement. C'était toujours moins pire que ma retenue avec Ulrich, de toute façon. Je lançai un sourire à la Serdaigle quand elle me remercia, et eut un geste vague genre, laisse tomber, c'est rien. Après tout, je préférai que ça se passe comme ça, je veux dire, qu'on s'entende bien et qu'elle "ne m'en tienne pas rigueur" parce que bon, c'était plus cool.


- Euh… Merci de ta… Comment tu fais toi ? Est-ce que toi aussi, la moitié de ce qu’on raconte sur toi c’est des mensonges ?

Eh bien, eh bien! Voilà qu'on se retrouvait à copiner comme si de rien n'était - à croire que j'avais un truc avec les Serdaigles! Le Veracrasse que je tenais se tortilla et s'échappa de ma main avant de tomber dans la neige, du coup, comme ça me commençait à me courir sur le haricot, je lui balançai un coup de godasse avant de le récupérer et de le balancer dans le seau. C'était l'avant-dernier : on était presque au bout de nos peines.

Le Daily, il s'en était donné à coeur joie, à mon sujet. Il faut dire que j'avais été rapidement Mister Gryffondor, que j'étais sorti avec la Miss de l'époque, qu'ensuite on s'était affichés avec Lilian au bal, et j'en passe, donc bon, je n'avais pas à proprement parler été très discret... Sans compter que, bon, d'accord, il se pouvait que j'avais fricoté zvec la journaliste du Daily alors qu'elle était sensée "m'interviewer". Dans le genre malin, bien sûr que ça l'était. Surtout que les élèves qui se prennent pour des journalistes sont encore plus mauvais que les vrais, et qu'ils écrivent encore plus de la merde : non je n'avais pas de tatouage sur la fesse, ni un passé de gogo dancer, et j'en passe et des meilleures. Mais c'était ça qui était drôle et jusqu'à un certain point les conneries du Daily je m'en était toujours bien battu les steaks, sauf dernièrement mais bah, quand on a mis un doigt dans l'engrenage... Je m'en foutais, les gens croyaient ce qu'ils voulaient. Je haussai les épaules, m'occupant du dernier Veracrasse avec une nonchalance toute particulière.


- Non, je n'ai pas couché avec Katie Jones, si c'est ça que tu veux savoir, dis-je en ricanant, et en évitant la suite du sujet... à mon sujet. Mais tu sais on s'en fout, qu'est-ce que ça peut faire au final? Et puis Easter passe pour un con, t'en fais pas. Ça s'oubliera vite, toutes ces histoires. T'en occupe pas.

Parce qu'en même temps c'était que des conneries d'adolescents, on était tous bien placés pour le savoir, pas vrai?

Bien content, je lâchai mon dernier Veracrasse, me redressai et m'étirai. J'avais bien envie d'une clope, tiens, elle était méritée. Après m'être rincé les mains dans la neige parce que cimer la bave très peu pour moi, je sortis mon paquet, et histoire de lui retourner la faveur, proposai une clope à Ruby.


- On va prévenir Lance? fis-je avec un signe de tête, pour qu'elle me suive.

N'empêche ça me soulageait - un peu - la conscience. Taylord pouvait penser ce qu'elle voulait, mais je savais aussi ne pas être un connard si je le voulais, merde, hein.



Intervention de Katie Jones:
 


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MessageSujet: Re: ~ No snowflake in an avalanche ever feels responsible. [PV C.]   Lun 25 Fév - 11:35

J’avais rarement des problèmes avec les gens, du moins ceux avec qui je faisais connaissance –passons donc sur Ana, par exemple. Cependant, il existait une seule chose qui aurait pu me faire faire demi-tour instantanément : que l’on critique Lizlor. C’était la seule règle que je m’étais fixée, implicitement, parce que dès qu’on se mettait à faire des commentaires sur elle je me sentais soudain rentrer dans une colère froide et je n’avais plus du tout envie de pactiser avec le nouvel ennemi. Bien que depuis que nous étions meilleures amies et donc toujours fourrées ensemble, les gens avaient bien compris qu’il ne fallait pas parler en mal de l’une à l’autre, ça n’en avait pas empêché certains de faire des gaffes. C’était dans ce genre de moment que je ne pouvais pas me la fermer, j’étais obligée de répliquer une pique assez désagréable même lorsqu’il s’agissait d’ami à moi qui avait parlé –Prudence, tiens, lorsqu’elle avait commenté un des tee-shirts que Lizlor m’avait prêté. C’était peut-être mon côté maternel qui ressortait avec elle, mais je m’en fichais. Pourtant, je ne pouvais pas dire que moi aussi je n’avais pas remarqué l’impulsivité de ma Gryffondor, ou sa tendance à être un peu trop teigneuse parfois –jamais avec moi, bien sûr. Mais ça, il n’y avait que moi qui avais le droit d’en parler, c’était certes illogique mais ça n’en restait pas moins vrai. On ne critiquait pas Lizlor en ma présence, et Chuck avait intérêt de le comprendre ! Parce que j’étais bien partie pour, finalement, faire des efforts avec lui. Mais il ne fallait pas qu’il pousse trop loin, hein ! Sinon, c’était moi qui le frapperais cette fois.

- ... On va dire que généralement les filles aiment bien me donner des claques. Bizarre, non?

Outre le fait que Chuck n’ait pas poussé sur Lizlor, son humour me rendit plus légère. Peut-être que je n’étais pas obligée de le détester, enfin, je ne l’avais jamais vraiment fait puisque je me jugeais plus fautive que lui, mais j’avais de suite mis une distance entre lui et moi. Probablement parce qu’au départ, je ne le connaissais pas vraiment –encore moins, avec Hadrian. Alors forcément, depuis notre dernière… Disons, soirée, je n’avais pas vraiment envie de le recroiser car je ne savais pas comment me comporter avec lui, ni comment lui se comportait avec ses conquêtes d’un soir. Dès que je voyais son visage à l’autre bout du couloir, je baissais le visage et je sentais la honte teinter mes joues d’un rose un peu trop prononcé. Je revoyais son sourire amusé et charmeur devant ma détresse qu’il avait voulu me faire oublier en s’arrangeant, bien évidemment, pour que ça lui soit bénéfique. Sur le coup, ça aurait peut-être été mentir que de dire que je n’y avais pas trouvé un certain plaisir. Et ce n’était pas que son corps contre le mien, ni ses lèvres dans ma nuque, mais plus cette sensation de soudain exploser, d’oublier, et que l’alcool rendait tout plus simple et plus risible. Comme si je n’avais plus cette limite liée à l’incident, comme si je pouvais faire… Tout ça aussi simplement que n’importe qui.

Mais avec la suite des évènements, avec ce dégoût qui avait naquit dès que je m’étais réveillée, j’avais rapidement compris que non, moi, je ne pouvais pas juste faire ça comme ça. Je ne pouvais pas le faire sans ressentir cette peur, même si c’était après coup, ni ce dégoût, ou que les souvenirs remontent et jouent avec moi parce que j’étais à leur merci. Et c’est moi qui avais été stupide de vouloir croire le contraire. Mais il n’y avait pas que l’incident, non, il y avait aussi ce sentiment de trahison envers Taylord et Hadrian. Parce qu’elle, elle l’aimait et je le savais. J’avais été là pour l’écouter, surtout ce soir dans la cabane hurlante, j’avais senti sa détresse. Qu’avais-je fais ? J’avais couché avec le mec qu’elle aimait –super comme amie, pas vraie ? Et Hadrian… Lui, il ne s’était pas gêné pourtant. Mais c’était Chuck, et je savais qu’il le détestait –était-ce pour ça que j’avais fini par craque aussi ? – et je pensais que malgré le fait que nous ne soyons plus ensemble, je n’étais pas capable d’ainsi m’en trouver un autre, même l’espace d’une nuit. Ce n’était pas moi….


- C’est sûr que je ne vois pas du tout pourquoi tu en mériterais… Ajoutai-je avec un air faussement innocent, avant de rire un peu.

Si l’atmosphère se détendait visiblement, je n’étais pourtant pas préparé à ce que Chuck aille jusqu’à s’occuper de ma Veracrasse. Je songeais qu’il était ami avec Haley Collins, et qu’elle me paraissait si fragile que le Gryffondor devient bien être un peu plus doux avec elle. Finalement, il n’était peut-être pas… Con avec tout le monde. Même si au fond, je ne connaissais pas vraiment la nature des relations qu’il entretenait avec la Serdaigle, je ne connaissais aucun des deux vraiment précisément. Haley était trop liée à toute l’histoire avec Stephen pour que l’avis de Lizlor n’ait pas déteint sur moi –bien que je n’ai aucun réel problème avec elle, tant qu’elle restait loin de Stephen ça ne me dérangeait pas de parler dans la salle commune avec elle. J’étais parfois en sa compagnie car je connaissais un peu mieux Scott, et que maintenant qu’ils sortaient ensemble, ils n’étaient jamais l’un sans l’autre. Je crois qu’au début, Haley avait été un peu gêné lorsque je lui parlais parce qu’elle connaissait ma relation avec Lizlor, mais bon. De toute manière, désormais, je ne parlais plus à beaucoup de monde!...


- Non, je n'ai pas couché avec Katie Jones, si c'est ça que tu veux savoir. J’eus un rire, me rappelant vaguement les rumeurs sur Chuck toutes plus incroyables les unes que les autres. Mais tu sais on s'en fout, qu'est-ce que ça peut faire au final? Et puis Easter passe pour un con, t'en fais pas. Ça s'oubliera vite, toutes ces histoires. T'en occupe pas.

C’était donc ça, la philosophie Carlton ? S’en foutre de tout ? Je me sentis soudain jalouse de sa manière de tout prendre à la légère qui se révélait plus efficace que je ne l’aurais crue. Il y avait une part de vrai dans ce qu’il disait… Le temps passe et les choses s’oublient. J’essayais d’ailleurs de me dire qu’au fond, ce qui comptait, c’était ce que je savais moi. Et ce que à qui je tenais savait, parce que ça m’était égal au fond l’avis des autres, non ? Ce n’était pas aussi facile malheureusement. Le jugement le plus destructif était probablement le mien mais il se nourrissait des autres, et ça me rappelait les médecins qui me regardaient derrière leur vitre pendant les tests –mon sommeil, mes os, mon activité cérébrale. Tout pouvait passer dans des machines, tout pouvait s’analyser. Et maintenant, si on me passait dans une machine, que trouverait-on ?

- J’espère. Soufflai-je. Je crois que je ne suis pas habituée, il faudra que tu m’apprennes à m’en foutre. Ajoutai-je avec un sourire.

J’eus un nouveau sourire lorsqu’il lâcha la dernière Veracrasse, signe que nous avions enfin fini –même si au final, il avait bien plus travaillé que moi. J’acceptais la cigarette qu’il me tendit en soufflant un merci avant de l’allumer. Je soupirai, expirant la fumée qui disparaissait dans l’air frais et venteux, songeant que finalement j’avais réussi à survivre à la compagnie de Chuck –je m’étais même presque amusée.


- On va prévenir Lance ?
- Oh non, je voulais rester encore un peu, j’aime tellement les Veracrasses !
Répliquai-je avec un petit rire. Je tirais encore un peu sur ma cigarette, avant de me tourner vers Chuck. Je me sentais redevable, et surtout, j’avais l’impression que plus je réalisais qu’il n’était pas si con que ça, plus notre soirée ensemble m’était plus facile à porter. Dis, je te dois quelque chose… Je désignai les seaux que j’avais aligné, dans lesquels les Veracrasses bavaient joyeusement. Je sais que t’as du mal avec les potions. Je marquais une pause, avant d’avoir un petit sourire désolé devant l’expression étonné de Chuck. Oui, bon, ça va, j’ai… Observé. Bon maintenant, j’étais mal à l’aise ! Enfin, bref. Si t’as un souci à la rentrée, tu viendras me voir et je te filerais un coup de main, ok ? Je suis pas trop mauvaise avec les chaudrons. C’était un euphémisme, étant donné que j’étais dans les premières de la classe en cette matière –avec Holly et Stephen.

Je ne savais pas trop où cette proposition allait nous mener, mais après tout peut-être qu’un peu de philosophie Carlton ne me ferait pas de mal ? Je me décidais enfin à suivre Chuck, le pas un peu plus léger qu’à l’arrivée.


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