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Une histoire doit toujours contenir un secret (Pv Prudence)

 

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 Une histoire doit toujours contenir un secret (Pv Prudence)

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Brook Lawrence
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MessageSujet: Une histoire doit toujours contenir un secret (Pv Prudence)   Jeu 22 Nov - 15:10

    En deuxième année, je commençais à trouver les cours déjà un peu plus intéressants. J'en avais parlé à mon oncle pendant les vacances : je n'étais pas non plus sur-doué, surtout pas en Sortilèges, mais j'avais des facilités, et malgré le fait que je trouve d'autres choses à trafiquer pendant les cours - par exemple en Potions j'aimais bien faire deux potions différentes à la fois histoire d'en comparer l'évolution - il y avait toujours des moments où j'étais un peu démotivé pour aller en cours. J'avais l'impression, en SACM par exemple, que Mark me faisait découvrir des créatures bien plus intéressantes. Mais bon! Nous n'étions que des première année, après tout. J'avais pris mon mal en patience, et puis en dehors de ça, j'aimais bien Poudlard. Je crois que la rupture de l'été, mon retour à Jersey et la nouvelle année scolaire qu avait commencé m'avait redonné un peu plus d'entrain. Tout allait bien, je m'amusais bien plus pendant les cours, et je cartonnais toujours autant en Histoire de la Magie. J'imagine que Greyson n'était pas très habituée à avoir des élèves aussi passionnés que moi, du coup elle m'avait conseillé plein de livre à lire que j'empruntais à la bibliothèque, et je ne me baladais jamais sans l'un d'entre eux. L'hiver approchait donc j'étais de moins en moins installé dehors pour les bouquiner, mais plus souvent dans notre salle commune ou à la bibliothèque, quand je ne passais pas du temps avec mes ami-e-s, Prudence y comprise. Il fallait, d'ailleurs, que je lui raconte la catastrophe de mon devoir avec Aria. J'étais certain que le fait de critiquer une fille jolie de notre classe plaisait à Prudence, puisqu'elle devait sûrement vouloir être la plus jolie. Mon oncle m'avait toujours dit e faire attention à ça : dire aux filles qu'elles sont les plus jolies. Avec Prudence, ce n'était pas très difficile. C'est vrai qu'elle était jolie.

    D'ailleurs ce matin en me levant, je m'étais dit, chouette, on est mercredi! Parce que le mercredi, on se retrouvait avec Prudence faire nos devoirs, et j'aimais bien ça. Surtout qu'elle m'était d'une aide précieuse en Sortilèges, et puis on s'entraidait pour le reste et moi qui avais toujours aimé tout commander ou bien faire tout seul, j'avais découvert qu'en travaillant avec quelqu'un d'aussi appliqué et organisé que Prudence, comme moi, le travail se faisait deux fois plus vite. C'était quand même agréable!

    Nous n'avions cours que le matin, ces deux affreuses et longues heures de Divination où je somnolais la plupart du temps. Le prof n'était pas ennuyeux en soi, mais la matière si, et j'avais déjà lu des livres sur l'histoire de la Divination. Le reste était fumeux comme tout et je n'arrivais pas, même si j'avais fait des efforts, à y accrocher. Du coup, la journée du mercredi était plutôt tranquille, car ce cours ne me demandait pas trop d'énergie, et ensuite nous étions tranquilles pour la fin de l'après-midi. Cette fois-là, on avait à s'entraîner à lire dans le marc de café en s'aidant du livre, et je n'avais pas été très appliqué, trop occupé à penser à une nouvelle potion qu'on avait appris hier, et je me demandais si en y ajoutant à un certain moment de la bile de rat, on pouvait obtenir un...


    - ... m'écoutiez un peu plus, cela m'éviterait de répéter! Alors, vos résultats?

    Oh! Mince! Le prof s'adressait à moi, depuis quelques secondes visiblement déjà, et je n'avais pas fait attention. Vite, j'attrapai ma tasse et jetai un coup d’œil au paquet noir informe au fond, puis parcourus mon livre des yeux. Je rassemblai dans ma tête quelques éléments et les combinai pour faire en sorte que cela avait été mûrement réfléchi, alors que je venais d'interpréter cela, mais l'art de la divination n'était pas très exigeant :

    - Eh bien, avec ces formes concentriques on reconnaît l'évocation de la famille, mais comme elles sont légèrement traversées d'un trait qui part plus vers la droite que vers la gauche cela implique le futur, et après avoir tourné trois fois la tasse comme vous l'avez précisé il s'y décide une tête d'animal qui ressemble à un coyote, ce qui implique l'illusion, la tromperie, le secret.

    Je reposai la tasse et regardai le professeur en souriant, content d'avoir prouvé à moi même l'inutilité de cette partie de la Magie qui relevait autant de la liberté d'interprétation que de théories plus creuses les unes que les autres. Quand il passa à côté de moi pour regarder dans la tasse, il acquiesça, et interrogea la personne suivante. C'était bien trop facile! J'avais envie de rire de ce tissu de mensonge, car je ne voyais pas certainement le rapport entre les différentes idées que j'avais évoquées, et de toute façon... Il était bien malin, celui qui démêlerait l'histoire de ma famille. Je passais la fin du concours à écouter ce que décrivaient les autres de leur tasse de café, et à trouver leurs interprétations plus drôles les unes que les autres. Certains en avaient conscience, d'ailleurs, et heureusement pour nous, la cloche sonna, coupant court à un possible fou rire général.

    Après le repas, je me rendis aux serres avec deux amis de ma classe pour aller chercher quelques ingrédients qui nous manquaient - des racines, des graines - et puis nous retournâmes tout poser dans nos dortoir. Je perdis quelques minutes en salle commune parce que je discutais avec Elleira du devoir qu'on devait rendre pour demain, puis je fourrai mes affaires dans mon sac pour me rendre à la bibliothèque. Je n'aimais pas l'idée de faire attendre Prudence, et même, depuis toujours, je n'aimais pas trop être en retard même si cela m'arrivait parfois, parce que je faisais trop de choses à la fois.

    En chemin, je me fis l'heureuse remarque que comme j'étais encore en uniforme je n'allais pas subir l'examen minutieux du regard de Prudence qui s'affolait dès que je mettais des habits dont la couleur n'était pas assortie - mais grâce à elle, j'avais appris à retenir la couleur des mes habits, ou plutôt à savoir lesquels n'allaient pas ensemble, et si je la voyais je faisais attention à ne pas faire de bêtises, pour lui faire plaisir, même si d'un autre côté j'en avais strictement rien à faire et que des habits étaient faits pour nous protéger, pour être salis, pas spécialement pour être beaux. Prudence avait quelques lubies de Princesse et elles m'amusaient quand elles ne m'agaçaient pas, donc, tout dépendait dans quel état j'étais.

    Nous avions une table favorite, celle qui se trouvait près d'une fenêtre entre deux rangées de livres, plutôt à l'écart, bien tranquille. Quand j'arrivais, pénétrant dans l'espace serein et silencieux de la bibliothèque que j'appréciais beaucoup, je la vis déjà installée. Après avoir respiré l'odeur si particulière des vieux livres et du bois un peu poussiéreux, qui me rappelait notre grenier à Jersey, je traversai la salle d'un pas discret pour aller retrouver Prudence. Je lui fis un grand sourire avant de poser mon sac sur la table, de m'assoir, et de sortir mes affaires. Je lui demandais si tout allait bien, mais comme nous nous étions déjà vus ce matin, je lui avais déjà adressé quelques mots.

    - Je me suis dit que tu pourrais m'aider pour les sortilèges... Tu as vu que je ne maîtrisais pas trop l'Accio, je crois?... Je me mis à rire sans faire trop de bruit, parce qu'au dernier cours j'avais essayé d'attirer le livre sur le bureau jusqu'à moi mais il avait préféré aller rebondir sur le tableau puis presque sur la tête d'Hazel Woodley, qui, évidemment, n'avait pas beaucoup apprécié. Pourtant, je le jure, je ne l'avais pas fait exprès.

    Je sortis en même temps mon précieux grimoire des Soins aux Créatures Magiques car je me doutais que Prudence aurait besoin de quelques éclairages, puis repensai au cours de ce matin et soufflai :

    - Dis donc, c'est vraiment ennuyeux la Divination, hein! J'espère qu'on pourra arrêter de suivre les cours quand on aura passé nos B.U.S.E...

    C'était une manière comme une autre de parler aussi de tout et de rien alors qu'on travaillait - en ce moment, Prudence me plaisait plus rire qu'elle m'énervait, et je préférais cet état d'esprit, donc j'étais bien décidé à en profiter.

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Prudence C. Hodgkin
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MessageSujet: Re: Une histoire doit toujours contenir un secret (Pv Prudence)   Sam 24 Nov - 14:08



    Je m’étais installée dans l’ombre de la salle de classe, tout en haut de la Tour exclusivement réservée à la Divination en espérant de fait que le professeur oublie ma présence et ne me demande pas une interprétation avec laquelle il ne serait pas d’accord de toute façon. Je n’éprouvais aucune affinité particulière avec ce professeur alors que pourtant c’était le cas dans toutes les autres matières ; même en ce qui concernait les SACM, même si je n’avais aucune prédisposition en la matière mais ce n’était pas grave, je m’en fichais, j’avais mon chat Nawal et cela m’était bien suffisant comme animal de compagnie, pas besoin d’aller soigner les autres ! La première fois j’avais pourtant été ravie et m’étais mise dans l’un des poufs aux premières loges, impatiente de savoir ce que l’avenir me réservait parce que même si on ne pouvait pas contrôler le destin, j’étais persuadée que la Divination nous permettait au moins d’en voir un partie, conclusion : j’allais découvrir dans quelles circonstances j’allais découvrir l’homme de ma vie et peut être pouvoir qui sait, améliorer certains détails pour être sous mon meilleur jours. Je prenais garde à l’être tout le temps, parce qu’on était jamais trop prudent, mais on ne savait jamais, et toutes les précautions étaient bonnes à prendre. Le désenchantement c’était pourtant avéré être rapide parce que le professeur m’avait repproché de trop prendre bêtement appui sur le livre et que même si c’était bien de s’en servir, je devais m’en détacher assez pour en tirer mes propres conclusions. Pourquoi nous forcer à acheter son stupide bouquin en début d’année alors ?? S’il y avait des règles et qu’elles étaient écrites, c’était qu’il fallait s’en servir, elles n’étaient pas là pour faire jolies et à chaque cours, c’était un sujet de conflit. Ce n’était pas la meilleure façon pour se faire remarquer, et je n’aimais pas ça à vrai dire mais je n’étais pas non plus du genre à me laisser faire par un espèce de déjanté qui était payé à nous raconter des prophéties inexistantes seulement pour attirer les foules !

    Qui plus est, il ne décelait jamais rien de positif dans mes feuilles ou mes tasses de thé, préférant au contraire me présager de funestes aventures dans les jours à venir, et je faisais exprès d’occulter ses propos. La Divination, si c’était pour qu’on ressorte tous de la salle plus déprimé que jamais, ce n’était pas si intéressant que ça. Je préférais de loin les sciences exactes !

    Pour ne rien arranger à cela, et c’était l’une des raisons pour lesquelles je ne voulais pas participer, j’étais d’humeur morose ces derniers temps, parce que si la séance d’essayage avec Evodie pour nos futures robes de bal avait été très amusante, ça n’enlevait rien au problème numéro un, c’est-à-dire : le cavalier. Cavalier que je n’avais toujours pas parce que les seules personnes qui avaient eu la présence d’esprit de m’inviter ne me convenait pas ; j’avais bien le droit d’être difficile, ça allait être l’un des plus beaux jours de gloire de l’année ! Mais en attendant, le jour J se rapprochait à grand pas et je préférais ne même pas m’y rendre s’y c’était pour arriver seule ou accrochée au bras du dernier boutonneux qui ne réalisait toujours pas la chance qu’il avait de se retrouver en compagnie de l’une des plus jolies filles de sa promo. Il y avait aussi d’autres… choses…

    Il ne me rata pas cependant ; rien qu’à son regard je sus qu’en réalité, il m’avait repéré depuis le début, et l’acharnement qu’il avait vis-à-vis de moi me fit me raidir instantanément, me mettant alors à imaginer qu’il avait du plaisir à évoquer des suppositions à mon encontre de plus en plus mauvais à chaque fois. Bien décidée à ne pas rentrer dans ce jeu idiot, je répondis, en me tenant droite et digne, ce qui était un véritable exercice là aussi puisque ce n’était pas facile lorsqu’on était tassé dans un pouf !

    - La tâche qui se trouve au centre, si on la tourne, comme ça… je fis le geste pour la faire tourner à centre quatre-vingt degrés, ressemble à une patte de lapin, puisqu’elle vient s’allonger sur le côté. J’eus un petit sourire satisfait mais pincé direction du professeur parce que je n’avais pas besoin du livre pour une fois pour savoir ce que cela signifiait. Symbole même de la chance, qui laisse donc prétendre que cette dernière va tourner.

    Il vint se mettre au-dessus de mon épaule et je tournai la tête vers lui pour avoir son approbation ; à la mine crispée qu’il avait, je savais qu’il était en train de chercher comment me contredire le bougre ! Il me dit ce qu’il en pensait de son point de vue avant de passer à un autre élève tandis que je tenais très fort la cuillère à thé entre mes doits en me répétant de toutes mes forces que ça ne faisait pas très bonne figure que de lui enfoncer dans le nez, et puis même si j’en avais très envie, je n’allais pas oser…

    J’étais sortie la première de la salle, sans prendre la peine de ramener comme tous les autres sur l’étagère la tasse, là où elle était censée être entreposée pendant que ses congénères se nettoyaient seules par magie, en guise de protestation, serrant les poings pour retenir mes larmes. Il avait osé ! Mais ça n’en valait pas la peine, c’était juste des histoires de bonnes femmes, je ne pouvais pas me laisser atteindre à cause de quelques mots assemblés ensemble qui ne voulaient strictement rien dire. Il m’avait affirmé en effet qu’au contraire, cela n’avait à rien à voir avec une patte de lapin et que ce n’était pas bon signe, que la magie de Noël n’opérerait pas en ma faveur cette année et que je devais m’attendre à des conflits dans les jours à venir… Je n’avais pas eu à aller chercher très loin pour penser à Ruby à qui je n’adressais presque plus la parole et dont les manières m’agaçaient à chaque fois que je la croisais, parce que je ne savais pas pourquoi elle se comportait comme ça et que visiblement, elle ne me faisait pas assez confiance pour m’en parler, ce que je jugeais blessant, parce que jusqu’à maintenant, je ne lui avais jamais rien caché…

    Heureusement, le cours de Divination était bien placé parce que l’après-midi, nous avions quartier libre, mais j’en profitais quand même pour travailler pour ne prendre de retard nulle part, et même être en avance dans certaines matières, mais ce qui faisait que j’étais souvent impatiente, c’était parce que je le faisais en compagnie de Brook, c’était une habitude que nous avions pris tous les deux depuis l’année dernière et ces heures à la bibliothèques s’avéraient toujours être forts productives. Cela suffit à me remonter un peu le moral, et puis j’aimais bien raconter mes déboires à Brook parce qu’il prêtait toujours une oreille attentive à ce que je lui disais. Et depuis que j’avais rencontré Elleira, je m’étais chargée de la mission de les faire se rencontrer, parce que j’en restais persuadée : ils s’accordaient tout à fait tous les deux ensemble, j’avais le coup d’œil pour ce genre de chose. Il fallait que je lui suggère d’inviter la Serdaigle au bal. Une au moins qui était certaine de ne pas avoir acheté sa robe pour rien…

    Comme toujours, j’étais arrivée un peu en avance parce que je détestais faire attendre quelqu’un lorsqu’il s’agissait de rendez vous. C’était une question de principe. Je venais tout juste de mettre tout ce dont j’allais avoir besoin de manière méthodique sur la table pour ne pas avoir à m’interrompre à chaque fois pendant que nous travaillions et perdre du temps. Il fallait être efficace et en cela Brook était d’une très grande aide parce qu’il avait l’esprit vif et comprenait rapidement lorsque je lui expliquais quelque chose là où il avait des lacunes, et vice versa.

    - Je me suis dit que tu pourrais m'aider pour les sortilèges... Tu as vu que je ne maîtrisais pas trop l'Accio, je crois?...


    Je me mis à sourire, ce que je m’étais bien retenue de faire lorsque cela c’était produit en cours, surtout en voyant l’expression qu’Hazel Woodley avait affichée par la suite. J’avais déjà anticipé sa demande parce que je connaissais ses lacunes dans ce domaine et il y avait sur la table un livre qui évoquait plus précisément cette formule ainsi que ses propriétés, que je trouvais plus complet que notre livre de sortilèges, qui allait nous être utile. J’avais fini par me résoudre à l’idée que Brook et sa baguette, les deux combinés ensemble, pouvaient faire des siennes et si au départ j’avais trouvé cela agaçant (ce n’était pas bien compliqué quand même ! Et même parfois, je me débrouillais comment il pouvait s’y prendre pour faire exploser un objet au lieu de le faire s’envoler sur la table voisine ! Ce n’était pas bien sorcier pourtant !) mais j’avais pris sur moi parce que lorsqu’on travaillait ensemble, il y mettait toujours du sien, et ça arrivait de moins en moins souvent, j’avais remarqué. Et le progrès, c’était avant tout ce qu’il y avait de plus important !

    Ce coin était parfait pour s’exercer à la bibliothèque, même si au départ, j’avais catégoriquement refusé de faire de la magie dans ce lieu, parce que je ne voulais pas que Mme Pince (je détestais cette vieille harpie, mais les ordres étaient les ordres et dès lors, je ne pouvais pas les déroger) nous surprenne et nous interdise de bibliothèque par la suite, mais il s’était vite avérer que c’était difficile de travailler la pratique dans les livres et petit à petit je m’étais laissée convaincre par Brook et avait accepté, sous caution d’être particulièrement discrets et de ne pas faire de bruits pour ne pas déranger les autres, et d’être le plus loin possible de la bibliothécaire surtout ! J’étais toujours un peu plus nerveuse d’ailleurs lorsqu’on commençait à utiliser nos baguettes dans cette enceinte et regardais toujours un peu partout autour de nous pour vérifier que personne ne nous espionnait !

    - Je pense que tu devrais essayer d’abord avec des objets qui sont légers, suggérai-je professionnellement pour le rassurer. Je sortis de ma trousse un beau stylo noir qui était doré à chaque extrémité. Même si nous utilisions les plumes pour écrire, c’était un cadeau de papa, alors je l’avais emmené à Poudlard avec moi. Je le posai devant Brook avec précaution et d’un geste de la main lui indiquait de faire un essai. Attention, prévins-je malgré tout, j’y tiens beaucoup !

    C’était lui mettre un peu de pression, mais ça montrait aussi que je lui faisais confiance en le faisant travailler sur mon stylo préféré, et donc qu’il devait réussir. Je trouvais la balance assez droite dans mon enseignement et je n’en étais pas peu fière !

    - Je… n’ai pas trop suivi le dernier cours de Soins aux Créatures Magiques… avouai-je en bredouillant, tout en regardant le manuel que lui-même avait sorti.

    Au début cela m’avait mise mal à l’aise de demander son aide, par petit sentiment de honte, mais j’en avais vite fait abstraction parce que Brook n’en faisait rien. Nous avions « regardé » si l’on peut dire parce que j’avais passé l’heure le plus loin possible du pot à observer et faire des dessins de Billywig que notre professeur avait récupéré je ne sais où, mais c’était d’horribles insectes, et je n’avais surtout pas voulu me faire piquer !

    - Dis donc, c'est vraiment ennuyeux la Divination, hein! J'espère qu'on pourra arrêter de suivre les cours quand on aura passé nos B.U.S.E...

    Je poussai un profond soupir pour appuyer ses paroles, songeant au cours, un peu plus tôt dans la matinée et comment cela s’était terminé. La bonne humeur que j’avais recouvrée entre temps s’assombrit aussitôt.

    - La Divination est inutile, tranchai-je, meilleure façon de m’en convaincre. Comme si on pouvait lire l’avenir, vraiment, c'est idiot ! J’omettais bien entendu, qu’avant d’avoir des rapports presque conflictuel avec l’enseignant, j’avais été enchantée de me rendre à ce cours. Je suis sûre que toutes les prévisions de ce matin étaient fausses ! Ne pus-je m’empêcher de rajouter. J’avais entendu celle de Brook, il avait entendu la mienne, et donc à quel point elle avait été désastreuse…


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On a tous besoin de croire que quelque chose existe au delà de la banalité du quotidien.
Être capable de se transformer en quelque chose de mieux, même si personne ne croit en vous.




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Brook Lawrence
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MessageSujet: Re: Une histoire doit toujours contenir un secret (Pv Prudence)   Mar 27 Nov - 16:19

    Prudence, comme les autres, avait eu droit à sa petite interprétation du marc de café. Pour ne pas considérer la Divination comme une trop affreuse perte de temps je pensais à Jane et Mark, à leurs rires et à toutes les petites répliques bien senties qu'ils feraient si ils étaient là, en cours, avec moi. Pour le coup, ils étaient des gens bien trop rationnels pour apprécier ce genre bien trop fumeux de la Magie et me l'avait légué ; nous aurions piqué des belles crises de four rire, ensemble, comme ça nous arrivait souvent à la maison, d'ailleurs. Je me trouvais horrible, mais il m'arrivait de penser que peut-être que mes parents n'auraient pas été de meilleurs parents que mon oncle et ma tante... Jane, souvent, me parlait de ma mère, sa soeur, et de mon père, mais moi, je ne la questionnais pas spécialement. Ils étaient morts avant même que j'ai un souvenir d'eux, à quoi bon cela servait de me les faire regretter, alors qu'en plus j'avais des parents, vivants, et que j'avais toujours connu, en la présence de Jane et de Mark? Jane n'aimait pas trop que je hausse les épaules quand elle me parlait d'eux, mais ce n'était pas de ma faute si j'avais de meilleures choses à faire, comme aller chasser les gnomes avec les copains ou bien essayer d'attraper des hippocampes au bord de la page. Mais ça, c'était réel. Eux, ils étaient irréels, et même jusque dans mes souvenirs! Et donc, j'avais entendu comme les autres ce que le prof avait dit à chacun, et j'avais vaguement entendu qu'à Prudence, il avait promis que Noël ne serait pas magique, et qu'elle devait s'attendre à des conflits. Là, ça avait été le moment où mon fou rire avait commencé à devenir incontrôlable. J'aurais sûrement fait preuve d'insolence si je lui avais fait remarquer que comme pour tout le monde Noël n'était pas forcément magique, et que, dans sa vie, qui n'avait pas de conflits? Il y en avait des grands et des petits, mais tous les jours on pouvait y être confronté. De ce fait, c'était un peu comme si je lui avais prédit qu'elle allait manger une part de tarte à la citrouille dans la semaine à venir. Qu'est-ce que c'était stupide!

    En sortant mes affaires sur notre petite table, je notai sans retenir un sourire amusé qu'elle avait installé les siennes bien rangées, en ordre, comme toujours, qu'elle avait tout prévu, les plumes, le papier, les livres, et même un livre qui n'appartenait pas à nos livres scolaires et qui parlait de l'Accio. Je me sentis touché de cet intention : je savais que ma maladresse avec les baguettes l'énervait prodigieusement, surtout qu'en plus je m'énervais aussi quand elle faisait sa mauvaise tête, mais je ne pouvais pas fermer les yeux sur les efforts qu'elle faisait en même temps. De toute façon avec elle c'était toujours un peu comme ça, une fois elle me courait sur les nerfs, une autre fois je la trouvais super, et j'imagine que pour elle c'était pareil. D'ailleurs j'en avais parlé à Mark - j'aimais bien lui demander des conseils en matière de filles - et si j'avais l'impression qu'il voyait un peu Prudence comme la reine des chichiteuses, il m'avait quand même dit que c'était bien que notre amitié ne soit pas toute lisse. Ah, peut-être. D'un côté, il n'avait pas tort, c'était vrai que je l'aimais bien, Prudence.

    Ça avait été drôle d'ailleurs, de la convaincre pour utiliser nos baguettes dans la bibliothèque. En fait on s'y retrouvait souvent maintenant, c'était peut-être là qu'on s'entendait le mieux, et quand on avait avancé un peu dans nos devoirs ensemble, j'avais fini trouver ça bête qu'on ne puisse pas s'entraîner au même endroit. Prudence avait raison dans un sens, s'attirer les foudres de Pince, ce n'était pas la meilleure idée. Mais, en choisissant une table stratégique et en évitant les catastrophes... Bon, je ne garantissais rien non plus... Elle n'y verrait que du feu, non?! A force de persuasion j'y étais arrivé, et je pouvais à présent m'entraîner en Sortilèges bien cachés avec Prudence. D'ailleurs, pour le coup, elle avait posé un stylo devant moi :


    - Je pense que tu devrais essayer d’abord avec des objets qui sont légers. Attention, prévins-je malgré tout, j’y tiens beaucoup !

    Ah tiens. C'était bien le truc à dire! J'avais saisi ma baguette et regardai le stylo avec angoisse, avant de jeter un coup d'oeil à mon amie - non, je ne voulais pas faire ça, et si je le faisais exploser!... Mais elle était tellement convaincante en professeur sévère mais encourageante que je n'osais pas refuser l'exercice. Bon, il fallait que je me concentre. Le geste, la formule, penser dans son esprit à l'objet, très fort, pour qu'il comprenne qu'il devait être attiré par ma main... Je ne voulais pas qu'il explose! Non, il ne fallait pas y penser.

    - Accio ! Le stylo trembla quelques secondes, parut chercher sa trajectoire et je tremblai moi aussi, mais je lui dis très fort « VIENS! » dans ma tête et là, pouf, il vola d'une traite jusqu'à ma main. J'eus un immense sourire. Oh! T'as vu! J'ai... J'ai presque réussi! Attends, je recommence.

    Cette fois je mis le stylo à l'autre bout de la table. En fait, je crois que j'avais compris le déclic : j'avais hésité au début, et c'est pour ça qu'il avait tremblé. Quand je m'étais décidé à ce qu'il vienne, il était venu. Je répétais le geste et la formule en étant déterminé, et il vint directement dans ma main. Génial! C'était sans doute moins facile avec une plus grande distance, mais c'était un début! Je tendis le stylo à Prudence, tout fier de moi, attendant la suite de ses instructions.


    - Je… n’ai pas trop suivi le dernier cours de Soins aux Créatures Magiques… dit-elle après un coup d'oeil à mon bouquin. C'est que moi aussi, j'étais prévoyant!

    J'ouvris le livre à la page du Billywig. Le dessin était très réussi, on y voyait un animal bleuté, avec une longue tige qui était en réalité son dard, et à l'autre extrémité, sur sa tête, des ailes comme des hélices. J'adorais ces bêtes et même si elles venaient d'Australie, le courant en apportait parfois jusqu'à chez nous, rarement, mais quand même. Une fois, nous en avions trouvé quelqu'un avec les copains à Jersey et on avait fait exprès de se faire piquer pour flotter dans les airs pendant quelques minutes, c'était drôle. Evidemment, ça s'était vite su et Mark nous avait un peu grondé parce qu'il paraît que c'était dangereux, qu'on pouvait ne jamais redescendre, etc. Mais ça avait été une bonne expérience quand même. Expérience que je mis à raconter à Prudence, les yeux brillants :

    - Ils ne sont pas méchants, tu sais. Une fois j'en ai vu, à Jersey, et avec mes copains on a fait exprès de se faire piquer pour voir ce que ça faisait de voler un peu. C'était trop drôle! Mais tu sais, on a du mal à se faire piquer, parce que les Billywig ne font ça que pour se défendre, et jamais autrement. Alors tu vois tu n'as rien à craindre, si tu ne les menaces pas, ils ne te piqueront pas. Et puis regarde... Je tirai une feuille et en dessinai un rapidement. Il faut juste savoir que là c'est leur dard (je fis une flèche), là leur corps, leur tête, leurs ailes, et qu'ils volent plutôt verticalement, au départ. Je pense qu'il faut juste savoir bien dessiner et les détailler. Vas-y, essaye!

    Je lui tendis une autre feuille. Ce que j'aimais bien c'est qu'on trouvait toujours un moyen de se renvoyer l’ascenseur, elle m'aidait, puis moi, et ainsi de suite. Ce n'était pas comme avec Aria Davenport, tiens, par exemple. Quelle peste, celle-là! Plus jamais je ne travaillerais avec elle : je préférais mille fois Prudence. Prudence savait se montrer petite Princesse insupportable, mais au moins elle avait un minimum de perception de la réalité, et elle s'en rendait compte toujours à temps. Aria était juste une enfant pourrie gâtée insupportable, tout ce que je détestais.


    - La Divination est inutile. Comme si on pouvait lire l’avenir, vraiment, c'est idiot ! Je suis sûre que toutes les prévisions de ce matin étaient fausses !

    En plus, elle pensait comme moi! Je hochai vigoureusement la tête pour appuyer ses propos. D'ailleurs... D'ailleurs cette année, pour Noël justement, je rentrais à Jersey, mais mon oncle et ma tante avait fait en sorte que je reste pour le bal. Cette fois. L'année dernière, je n'y étais pas allé, les bals, franchement! Je ne dansais pas, c'était bon pour les filles et les amoureux ça, et je n'étais ni l'un ni l'autre. C'est ce que j'avais expliqué à Jane et Mark, et ça les avait fait rire et ça ne m'avait pas beaucoup plus. Mais cette année ils m'avaient demandé d'aller au bal, pas parce que j'étais une fille ou que j'étais amoureux, mais parce que c'était une tradition, etc etc. J'avais fini par dire oui, ok, d'accord, de toutes façons, tout le monde y allait, dans ma classe. Le problème c'est qu'on devait avoir quelqu'un avec y aller, c'était ça l'idée, non?... J'avais bien une idée. Mais Prudence devait avoir plein de demandes, puisqu'elle était jolie et quand je l'imaginais au bal, je l'imaginais avec la plus belle robe et la plus belle coiffure. Je n'allais jamais oser lui demander! En plus elle était ma copine, pas mon amoureuse.

    - Évidemment! Je n'ai pas de problèmes avec ma famille, et je suis sûr que tu passera un Noël parfait. D'ailleurs... Tu restes là pendant les vacances? Ce n'était pas exactement cette question que je voulais poser, mais c'était un début : je mesurais le terrain.

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Prudence C. Hodgkin
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Ami(e)s: Tout ce qui brille et qui coûte cher ! Il faut savoir se montrer sensible aux belles choses... ! Mais Elleira et Brook aussi ! :)
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MessageSujet: Re: Une histoire doit toujours contenir un secret (Pv Prudence)   Ven 30 Nov - 12:10


    Cela aurait été mentir que de dire que je n’avais pas trouvé les manies de Brook agaçante. Cette façon qu’il avait de faire exploser tout ce qu’il avait sous la main comme si c’était plus fort que lui ; et heureusement qu’il ne le faisait pas exprès ! Quand parfois il arrêtait subitement de m’écouter, tout à coup pris dans ses pensées, comme si ça pouvait être bien plus intéressant que la dernière paire de chaussures que j’avais en vue mais que maman refusait de m’acheter parce qu’elle faisait trop grandes personnes à cause du talon un peu trop haut que lequel la semelle était installée. Ce n’était quand même pas un drame si j’avais envie d’être un peu élégante, il n’y avait pas d’âge pour cela ! Mais comme il y avait des moments aussi où on s’amusait bien, ça compensait avec le reste et petit à petit j’avais réussi à trouver cette façon de tourner le poignet en sortilèges qui faisait que parfois ça ratait (je lui avais déjà dit pourtant !) attendrissante, parce qu’elle était un peu maladroite au fond, et sa seule volonté de vouloir bien faire et de s’améliorer au lieu de se buter à l’instar du taureau fonçant dans le drap rouge. Les progrès étaient réels, signe que ça ne se passait pas trop mal.

    Et surtout, c’était beaucoup plus concret que cette stupide Divination ! Et dire qu’on payait des gens pour ça ! Ce n’était pas moi qui lançait le sort, mais j’étais tout aussi concentrée que Brook, une pointe d’appréhension dans le fond de l’estomac ; cela faisait partie des inconvénients lorsqu’on s’exerçait à un nouveau sort, il y avait parfois des réactions qu’on ne pouvait pas prévoir ; j’avais encore en tête le très mauvais souvenir du jour l’année dernière, où la lettre que j’avais rédigé dans la volière, était partie en poussière ! Sauf qu’à la différence, elle n’avait pas de valeur sentimentale, alors que là il s’agissait d’un beau cadeau de papa parce qu’il connaissait mon goût pour les belles, et que même si nous n’avions pas forcément les moyens, il aimait me faire plaisir de temps en temps. Et je ne disais pas non !

    - Accio !


    Je retins ma respiration, mais me rendis compte que j’avais arrêté de respirer que plus tard. Le stylo semblait hésitant ; ce que je pouvais comprendre, il n’avait certainement pas envie de fondre, ou autre petite surprise du genre, et inconsciemment je n’arrêtais pas de lui ordonner « Allez, allez, allez, vas y ! ». Il finit par céder et répondre à l’injonction de la baguette de Brook. Je soufflai avec soulagement, reprenant mon souffle en même temps.

    - Oh! T'as vu! J'ai... J'ai presque réussi! Attends, je recommence.

    - C’était déjà mieux qu’en cours, l’encourageai-je. Quand on réussissait une fois, ensuite, c’était comme le vélo et c’était pour toute la vie, on y arrivait à chaque coup ! Pour moi en tout cas !

    Je n’étais jamais peu fière lorsque je voyais mon élève se montrer aussi appliqué et j’aimais à penser que c’était parce que j’étais bonne professeur. Peut être que j’allais finir par remplacer, lorsque je serais grande, Hazel Woodley, qui sait ? Personne ne l’aimait, de toute façon, cette vilaine mégère et j’avais entendu dire que ceux qui s’étaient déjà frotté à elle l’avait regretté par la suite ; mais qu’est-ce qu’il fallait être bête aussi pour se mesurer à cette affreuse pieuvre toute gluante !

    Malheureusement, je ne pouvais pas dire que j’avais les mêmes prédispositions dans toutes les matières : les Soins aux Créatures Magiques par exemple. Pourtant, j’adorais brosser Nawal pendant des heures, quand elle n’avait pas la fâcheuse tendance à aller vagabonder là où il ne le fallait pas, mais étudier ces brrrrrrr insectes, ils ne pouvaient pas les laisser loin, très loin, dans leur pays en Australie, ils étaient très bien où ils étaient, et plus ils se tenaient éloignés de moi, et mieux je me portais ! Quand notre professeur avait affirmé avec un sourire mystérieux qu’ils avaient,
    en plus, des propriétés qui allaient intéresser tout le monde, parce que oui, ce n’était pas comme les guêpes qui vous faisaient pleurer lorsqu’elles vous enfonçaient leur dard, dans la peau, mais c’était bien plus drôle parce qu’on pouvait voler, si on se faisait piquer parce cette… chose… et tous les élèves s’étaient pressés autour du bocal et je leur avais laissé ma place volontiers, non je ne voulais pas voler et risquer de me faire mal en tombant quand les effets se dissiperaient ! C’était beaucoup trop dangereux, et je préférais garder mes deux pieds sur terre et à partir de là, j’avais arrêté d’écouter jusqu’à la fin de l’heure. Mais en images sur le livre de Brook, je suppose que je pouvais faire un effort…

    - Ils ne sont pas méchants, tu sais. Une fois j'en ai vu, à Jersey, et avec mes copains on a fait exprès de se faire piquer pour voir ce que ça faisait de voler un peu. C'était trop drôle! Mais tu sais, on a du mal à se faire piquer, parce que les Billywig ne font ça que pour se défendre, et jamais autrement. Alors tu vois tu n'as rien à craindre, si tu ne les menaces pas, ils ne te piqueront pas.

    Ça, c’était typiquement le genre d’histoire dont je ne comprenais pas l’intérêt. Ce n’était pas le genre d’aventures dont j’étais très friande à vrai dire, mais avec Brook, je les vivais avec procuration, et entre nous, je préférais, parce que aller me salir dans la boue et la gadoue, bouuuuuh, je préférais me contenter d’imaginer ! J’écoutais avec politesse, même si je ne pus m’empêcher de tirer une grimace de dégoût parce que je trouvais ça répugnant, juste l’idée que cet insecte à l’aspect étrange, même s’il n’était pas méchant et tout ce que vous voulez, s’approche trop près de moi me bourdonner dans les oreilles…. AaaaaAAAAAaaaaaaaaaaaah……………

    - Ils n’ont pas à s’inquiéter alors, parce que ça ne risque pas d’arriver… affirmai-je avec dédain, vis-à-vis des Billywig, parce que je ne pouvais pas me retenir, ça me répugnait trop !

    Je n’arrivais jamais à me mettre à la place de Brook et ses désirs d’évasion. De l’évasion oui… mais avec un prince charmant… Oh ! Il ne fallait pas que j’oublie de lui parler d’Elleira !

    - Et puis regarde... Il faut juste savoir que là c'est leur dard, là leur corps, leur tête, leurs ailes, et qu'ils volent plutôt verticalement, au départ. Je pense qu'il faut juste savoir bien dessiner et les détailler. Vas-y, essaye!

    Comme c’était pour l’école quand même et que je ne pouvais pas me permettre d’avoir de mauvaise notes et que la gentillesse de Brook était la bienvenue dans cette matière, je m’efforçai de prendre un air intéresser, même si le cœur n’y était pas vraiment. Mais ce qu’il y avait de trois fois mieux, quand on travailler le Soin aux Créatures Magiques avec Brook, c’était que son enthousiasme, me donnait au moins la motivation de faire aussi bien que lui et même de le surpasser, parce que j’aimais bien être la meilleure, même si je devais reconnaître que ce n’était pas avec ce cours que j’allais lui faire de l’ombre… Je préférais même ça à la Divination !

    - Évidemment! Je n'ai pas de problèmes avec ma famille, et je suis sûr que tu passera un Noël parfait. D'ailleurs... Tu restes là pendant les vacances?

    Et là-dessus, nous pensions pareil ! Son avis me réconforta, preuve que j’avais bien raison de rester terre à terre, et que je n’avais pas à m’inquiéter de ce Noël qui se passerait comme dans mes rêves… Mais… et si… et si ça ne se passait pas comme prévu ? J’avais trouvé la robe de mes rêves, mais je n’avais aucun cavalier auquel m’accrocher pour pouvoir l’exhiber, si ça continuait, j’allais me faire des cheveux blancs d’inquiétude, je ne pouvais pas avoir des cheveux blancs à mon âge, impossible, impensable ! Brook avait de la chance lui au moins, il n’avait pas à chercher puisque j’avais la fille parfaite pour lui sous la main…

    - Je vais passer le Jour de l’An chez Brooke !
    M’exclamai-je ravie. Cela m’amusait toujours de parler à Brooke ma sœur, à Brook. Même si ça m’agaçait quand les gens confondaient quand je parlais de l’un ou de l’autre, mais avec lui au moins, aucune confusion n’était possible ! Parce je ne veux surtout pas rater le bal de Noël ! J’ai déjà ma robe, ne pus-je m’empêcher de lui apprendre, tellement j’en étais fière. Je voulus la lui détailler, mais j’avais un objectif précis en tête et je prenais mon rôle d’entremetteuse très à cœur… Tu viens aussi j’espère, c’était le jour le plus important de l’année, il n’avait pas le choix ! Tu as une cavalière ?

    Dis non ! J’avais la fille parfaite à lui présenter, il ne pouvait pas s’encombrer d’une fille en plus ! Mais comme je ne voulais pas lui imposer non plus (enfin, si, un peu, mais sans que cela ce remarque donc je ne pouvais pas y aller trop franchement).

    - J’ai dit non à plusieurs demandes, poursuivis-je sur ma lancée. Il ne m’avait pas posé la question, mais c’était comme si, il y en a même un qui m’a proposé de m’accompagner alors qu’il est moins grand que moi, tu te rends compte ?? Je considérais la taille comme un facteur très important, je refusais d’être la risée du bal ! Mais tu crois que je vais trouver quelqu’un pour m’accompagner avant Noël ? M’inquiétai-je parce que ça se rapprochait… Je ne peux pas y aller toute seule ! Qu’est-ce qu’il attendait mon Prince, pour venir me faire sa proposition, il était si timide que ça ? Mais il allait venir, c’est sûr !


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Brook Lawrence
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MessageSujet: Re: Une histoire doit toujours contenir un secret (Pv Prudence)   Lun 3 Déc - 0:12

    Ce que j'aimais beaucoup avec elle c'était sa manière de s'occuper de mes problèmes à bras le corps. Prudence avait beau me juger, et je le savais bien, sûrement pas très doué avec ma baguette, je lui reconnaissais une chose, et une chose qui à mes yeux avait énormément de valeur : elle savait féliciter et encourager lorsqu'il le fallait. Elle avait beau trahir ses émotions, son agacement, par ses gestes de petite fille gâtée que je connaissais bien maintenant, au moins, elle jouait le jeu. Même quand je lui faisais exploser un truc au visage, maintenant, elle me disait d'un ton pincé mon erreur et qu'il ne fallait pas que je perde patience. Elle était chouette, Prudence! Quand elle se montrait comme ça, sous son meilleur jour, elle était vraiment chouette. Bon, les moments où elle ne parlait que de garde-robe et de chiffons et de chaussures, elle était beaucoup moins drôle, et je m'ennuyais un peu, mais je pensais à autre chose en faisant semblant de l'écouter, j'étais fort à ça. A la maison, Ellen était très bavarde et très collante : n'importe où, elle me suivait et me parlait, et j'avais appris à me plonger dans un livre, un jeu ou simplement mes pensées pendant qu'elle parlait toute seule et comme un malin, sans que ça me dérange de trop. Bon, avec Prudence, je devais quand même faire attention et suivre un minimum, parce qu'en plus entre les vêtements elle parlait de sa famille, tout ça, parfois. Mais je me disais qu'elle oubliait un peu trop que j'étais un garçon, à certains moments. Un garçon daltonien, en plus de tout, et ça m'énervait quand elle discutait des nuances de couleur parce que moi ça me dépassait. Du coup, je lui parlais de Scroutt à Pétards, de chouettes et de chrysopes, et on finissait toujours par savoir tous les deux qu'il fallait qu'on change de sujet et qu'on passe à autre chose - les cours, les gens de notre classe, la plupart du temps.

    En tout cas, mes derniers Accio avaient fonctionné du tonnerre, et j'avais compris le truc. Tout content, je m'étais même levé pour aller poser le stylo un peu plus loin sur le bord d'un rayon de la bibliothèque, et quand je prononçai la formule, il vola gracieusement dans les airs - bon, pas autant que Prudence, mais presque. Tout ce que faisait Prudence était gracieux, c'était un truc de filles, m'avait expliqué Mark - pour venir se poser docilement dans ma main.

    - C’était déjà mieux qu’en cours, sourit-elle.

    Moi aussi, je souriais, j'étais tout content! Tellement que - Accio - je posai le stylo partout - Accio - et je le faisais sauter dans ma main - Accio - et même qu'il volait de manière de plus en plus précise - Accio - et je laissai le stylo sur la table avec une nouvelle idée en tête : un LIVRE - Accio? Accio! - et le livre sauta dans ma main (bon, un peu fort) après quoi je jetai un regard plein de fierté à Prudence qui plissait le coin des lèvres comme quand quelque chose l'énervait, alors je résolus de me concentrer aux Créatures Magiques. Parfois, les trucs cools comme ça, je savais qu'il fallait mieux que je les garde pour moi, quand je serais tout seul. Par exemple, j'avais envie d'essayer de faire voler un livre depuis l'autre bout de la pièce par-dessus le bureau de Madame Pince, et j'étais sûr que je pouvais y arriver maintenant, mais j'étais sûr aussi que si je faisais ça Prudence allait s'étouffer et prendre des airs outragés, et ce n'était pas ce que je voulais non plus. J'avais tout le temps pour m'entraîner, de toute façon.

    De toute façon, j'étais tout aussi emballé par les Billywig, et raconter mes souvenirs me mit plein d'entrain, encore plus quand je mimais la scène avec mes mains et tout, c'était drôle, et je me disais aussi que la meilleure manière d'intéresser Prudence à cette matière qui, je le savais, ne lui plaisait pas, était de lui faire apprendre en l'amusant, du coup je redoublais d'anecdotes et de petites histoires dans tous les sens. Parfois je captais son attention, parfois pas ; parfois je lui arrachais des sourires, ou bien comme là... Une grimace dégoûtée, et je compris que mon cours sur les Niffleurs l'avait plus passionnée la dernière fois que celui sur des insectes comme les Billywig. On ne pouvait pas gagner à tous les coups.


    - Ils n’ont pas à s’inquiéter alors, parce que ça ne risque pas d’arriver…

    Sans me dépeindre de ma bonne humeur, je continuai quand même un peu mes explications après l'avoir rassurée encore une fois et fus soulagé de voir qu'elle s'y mettait de bonne grâce tout de même. Le but était qu'on s'aide pour avoir de meilleures notes, je ne voulais pas ne pas lui retourner les services qu'elle me donnait pour les Sortilèges! Et puis, j'aimais bien raconter, je crois aussi que c'était pour ça que j'étais intarissable, un peu comme elle avec ses vêtements.

    Le dessin terminé, j'étais bien content de nous, et de notre capacité à travailler si rapidement et efficacement. D'ailleurs, avec les copains, à Jersey, quand on partait en mission ou bien qu'on devait construire une cabane, c'était toujours moi l'éclaireur, ou bien toujours moi qui choisissais l'emplacement, la genre de cabane qu'on allait faire, parce que très vite je voyais bien le truc, j'avais des tas d'idées, et surtout je me figurais concrètement comment faire. A ce propos, j'avais découvert que dans le potager aux citrouilles on pouvait faire des trucs terribles, des labyrinthes entre les moyennes citrouilles, et des cabanes d'enfer avec les grosses qu'on vidait et qu'on montait, à l'envers, sur des piquets : il commençait à faire trop froid mais j'y avais passé pas mal du début de l'année avec des copains de la classe, et on se marrait bien. Je m'étais toujours dit qu'un jour j'y emmènerais Prudence pour qu'elle rie avec nous, et puis elle pourrait être la Princesse que les pirates essayeraient de nous kidnapper... Mais à chaque fois je me rappelais ses jolis souliers, ses belles jupes et ses beaux cheveux, et je voyais d'avance sa mine dégoûtée si elle s'était retrouvée avec nous au milieu de la terre, des feuilles, tout ça... C'était vraiment dommage. Encore une fois, les filles, pff...

    C'était aussi pour ça que j'espérais un peu qu'elle reste à Noël comme moi, je me disais, peut-être que si les cours étaient finis et qu'on avait plus de temps, j'allais pouvoir essayer de l'entraîner avec moi dehors, pour faire des choses drôles, et pas que des devoirs.


    - Je vais passer le Jour de l’An chez Brooke ! Je souris, aussi content qu'elle, j'étais contente qu'elle voit sa soeur, Brooke, elle avait l'air chouette, et très intelligente. Parce je ne veux surtout pas rater le bal de Noël ! J’ai déjà ma robe.

    Je l'imaginais toute jolie dans sa robe, comme les poupées d'Ellen, celles en cire blanche, avec leurs robes brillantes, leurs cheveux bien coiffés et leurs joues roses. Prudence était exactement pareille!

    - Tu viens aussi j’espère,
    et je compris, comme si j'allais me préparer à rentrer dans une arène ou bien, moins glorieux, à me faire gronder après avoir fait une bêtise, que tout était en train mes mains. Ça m'embêtait beaucoup de lui demander et d'aller à ce bête bal avec une fille, mais je me voyais encore moins demander à quelqu'un d'autre. Prudence était ma meilleure amie.

    - Oui, et je...

    - Tu as une cavalière ?

    - Non! Justement je... Oh, mais elle ne pouvait pas arrêter de parler deux minutes?!

    - J’ai dit non à plusieurs demandes. Il y en a même un qui m’a proposé de m’accompagner alors qu’il est moins grand que moi, tu te rends compte ??


    - C'est... Euh... Terrible, répondis-je, ne voyant pas très bien où était le problème, et remerciant mentalement la mature de m'avoir fait plutôt grand, et en tout cas plus qu'elle.

    - Mais tu crois que je vais trouver quelqu’un pour m’accompagner avant Noël ?


    Arrivait un de ces moments où Prudence m'énervait un petit peu.

    - Évidemment! D'ailleurs...


    - Je ne peux pas y aller toute seule !

    Poussant un soupir d'énervement, je fermai mon cahier du plat de la main pour faire un geste, n'importe lequel, et couper momentanément son monologue, parce que je n'arrivais pas à en placer une et je ne trouvais pas ça très sympa de sa part, pour un peu, on aurait dit qu'elle se métamorphosait en Aria Davenport.

    - Mais laisse-moi parler! Justement, je voulais savoir si tu voulais que je vienne avec toi? Ou bien, que tu viennes avec moi? Que je sois ton cavalier? Je ne sais pas comment on dit, hein,
    ajoutai-je en haussant les épaules d'un air désintéressé. Après tout, ce n'était pas non plus la fin du monde, ce bal, d'y aller seul ou pas, je n'en savais rien, ces traditions me dépassaient et ne m'intéressaient pas du tout. Mais en tout cas je trouvais ça une idée plutôt agréable d'y aller avec Prudence puisqu'on s'entendait bien et tout ça, et qu'elle était une fille, donc la seule que je pouvais inviter. Moi, en tout cas, j'avais très envie d'y aller avec elle. Mark pouvait être fier de moi : j'avais fini par oser lui demander!


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Prudence C. Hodgkin
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MessageSujet: Re: Une histoire doit toujours contenir un secret (Pv Prudence)   Jeu 6 Déc - 18:56


    Ce n’était jamais assez de le répéter, combien de fois avais-je cru être propulsée dans la mauvaise famille ? J’avais fait cette suggestion à ma mère un jour où elle m’avait mise les nerfs en pelote et comme c’était quelque chose qui arrivait assez fréquemment … Mais la supposition des bébés échangés à la naissance ne lui avait guère plus ; à la fin, pour une raison que j’ignorais à présent parce que je l’avais oublié, mais qui avait dû être au summum du ridicule lors de notre prise de bec (c’était elle qui était ridicule, facile à deviner !) je m’étais mise à pleurer ; ça aussi, ça ne changeait pas, et ça m ‘avait toujours rendu un peu plus triste, même si pour elle, elle ne voyait que ça comme un caprice de plus, rien de plus que des larmes de crocodile.

    Cette importance particulière par exemple que j’attachais aux moindres petits détails : dans ma chambre, il y avait une chose pour chaque place, et donc toute chose à sa place, le véritable bonheur pour toutes les mamans du monde ! D’après mes copines à l’école qui étaient sans cesse en train de se plaindre de devoir ranger, parce qu’il y en avait dans tous les coins et qu’elles avaient toujours mieux à faire. Chacun sa manière de s’y retrouver dans ses affaires, mais je n’avais jamais vraiment compris cette paresse de vouloir traîner dans un coin un objet, alors qu’il était bien mieux dans l’endroit prévu pour lui, c’est-à-dire un bibelot sur son étagère à côté de la danseuse en tutu bleu et de la boîte à petite souris qui se trouvait à sa droite. Pourquoi se trouvait-elle sur le bureau en plus ?? Je voyais dans le rangement une manière facile de s’y retrouver pour être le plus rapide et efficace possible lorsqu’il s’agissait de trouver quelque chose… oh bien sûr, j’ai une plume de secours à te prêter, j’en ai toujours une seconde sur moi, oui, la voici ! Les autres faisaient bien ce qu’ils voulaient ; mais je leur demandais juste de ne pas critiquer mes techniques : je voulais pouvoir tourner dans une pièce et savoir avec précision quel était l’emplacement des ciseaux dans la cuisine, le premier tiroir, là où se trouvent tous les ustensiles blessants ! Et bien non, papa et maman les abandonnaient toujours aux quatre coins de la main ; qu’est-ce que ça faisait de faire trois mètres de plus pour les ranger pour le prochain utilisateur, vraiment ! Mais non, maman et c’est lubies que nous étions dans un lieu de vie et non pas dans un magasin de meubles où il n’y avait pas un grain de poussière qui dépassait… Encore heureux qu’aucun grain de poussière ne dépasse dans un magasin de meubles !

    Ce qui m’amenait bien sûr à ce qui m’obnubilait à en rêver la nuit, et à ne plus savoir s’il avait déjà eu lieu ou pas : le bal de Noël. Et au vu de comment s’était conclu celui de mon cauchemar la veille, même si je me languissais chaque jour d’avance d’être enfin à ce soir-là, j’étais soulagée de ne pas être à moitié déshabillée, parce qu’on avait marché sur ma somptueuse robe trop longue et que comme elle était légèrement trop grand le bustier avait glissé, tout le monde riait et se moquait de moi, même mon cavalier, et je partais sous les yeux de tous les jours pleines de pleurs et surtout rouge d’une honte impossible à laver… Mais ce n’était pas plus mal ; précaution supplémentaire toujours penser aux aléas qu’une robe pouvait comporter de par ses particularités. Surtout que normalement je ne de vais pas avoir ce prob… Mais non ! Je n’allais pas en dire plus ! C’était une surprise ! J’avais enfin la robe de mes rêves, même si j’avais dû changer d’avis trois jours de suite après nos essayages avec Evodie, mais là, j’étais convaincue. Elle n’était ni plus ni moins parfaite. PAR-FAITE. Les chaussures se mariaient à merveille avec la couleur et il fallait encore que j’élabore ma coiffure, cheveux lâchés ou pas ? C’était une question qui demandait une grande réflexion après tout il fallait que cela mette en valeur mes habits et pas l’inverse, ce n’était pas quelque chose qu’il fallait prendre à la légère, est-ce qu’il faisait froid dans la salle de bal déjà, je ne me souvenais plus il fallait que je demande conseil à Brook, et puis ce trop gros souci de cavalier alors que l’enjeu était immense…

    Ah, mais qu’allais-je faire, qu’allais-je devenir ? Je crois que c’était maintenant le moment de paniquer !!!

    - Mais laisse-moi parler! Justement, je voulais savoir si tu voulais que je vienne avec toi? Ou bien, que tu viennes avec moi? Que je sois ton cavalier? Je ne sais pas comment on dit, hein.

    Je me stoppai subitement dans ma tirade, la bouche encore ouverte parce que je n’en avais pas terminé avec mes malheurs, restant désorientée parce que Brook venait de me prendre de court.

    - Mais toi tu as déjà… ! Mais ma pensée devança mes paroles et je me coupai une nouvelle fois, en cogitant à toute allure.

    Brook. Je n’y avais pas pensé. Mais pourquoi l’aurais-je fait ! Brook était mon
    ami, et un ami, ce n’était pas le prince charmant qui vient tout en haut de la tour pour venir faire un baiser à sa princesse pour la libérer de son sommeil datant de…cent ans au moins ! Et puis il devait y aller avec Elleira, enfin, c’était écrit qu’ils étaient faits l’un pour l’autre, c’était écrit ! Mais, mais… il m’avait quand même invité MOI, et je me sentis flattée bien qu’un peu gênée. J’étais en train de faire une petite moue, dans ma réflexion donc je ne m’en rendis pas compte…

    - Ce n’est pas un peu bizarre… Oh ! J’avais pensé à voix haute ! NON ! Je pensais, enfin disais, je ne sais plus ! ça parce qu’il n’y avait pas d’ambiguïtés, enfin mais qui, que quoi, comment, en plus je ne voulais pas le vexer en refusant sa demande !

    Mais c’était trop tard, et je fus déçue de voir que ce qui était censé être le moment le plus magique de l’année prenne un tel angle, vu et non ne surtout pas penser aux prédictions de ce matin, surtout pas… Mais il était clair qu’en attendant le temps passait et que j’étais toujours aussi seule, et puis s’il me le proposait à moi et non à Elleira, d’accord, ce n’était pas dans mes plans de départ, mais je ne pouvais pas me permettre de me rendre à ce bal les bras ballants ! Tant pis, je devais remettre cette mission que de réunir ce couple à plus tard ! Brook était plus grand que moi, c’était l’idéal, et j’étais sûre de faire bonne figure à ses côtés, puisqu’il n’avait rien d’un vilain garçon tout boutonneux…. BEUARK !

    - Mais je veux qu’on y aille ensemble ! Me repris-je toute joyeuse en tapant dans mes mains sous l’excitation. Brook, n’était pas celui auquel je m’étais attendue, mais j’étais soulagée de savoir que ma soirée ne serait pas compromise. Enfin…ça ne faisait pas de moi une princesse très polie, j’aimais les choses conventionnelles, un peu comme je les imaginais ! J’accepte avec plaisir. Mais, tu seras en quelle couleur ?? M’inquiétai-je soudain. Mon Dieu ! Il ne fallait pas que cela jure avec la couleur de ma robe, on ne pouvait pas tout gâcher à cause de cela alors que nous étions si proches du but !!! Il faut qu’on soit assortis ! Insistai-je, il ne pouvait pas en être autrement !

    Je n’avais pas manqué de remarquer toutefois sa dernière remarque qui m’avait brulé les oreilles. On ne pouvait pas être aussi… b-l-a-s-é alors que nous parlions quand même du BAL DE NOEL ! Quoi, vous n’aviez pas encore compris ? Quel cruel manque d’enthousiasme ! J’allais motiver mes troupes, je voulais dire,
    mon cavalier, j’étais toute émoustillée de me le répéter, mon cavalier, mon cavalier, mon cavalier, Brook mon cavalier… parce en dehors de ça, les fêtes de fins d’année était un moment de partage, avec ses amis, sa famille… sa famille… au moins, je ne fis pas la gaffe, mais évidemment fit tout de suite le lien. Je ne m’en rappelai pas systématiquement parce qu’il n’en parlait jamais, mais il m’avait expliqué pratiquement dès le début qu’il vivait chez son oncle et sa tante à Jersey, parce que ses parents étaient disparu, et même si j’avais des différents avec maman, ouvrir mes paquets sous le sapin sans mes parents… cette idée me rendit un peu plus mélancolique tout à coup, aussi parce que je venais de voir quelques regards tournés vers nous, parce qu’avec tout ça, je m’étais un peu emballée, désolée, désolée, j’allais me faire toute petite ! Je sentis mes joues rosir pendant que je me plongeai dans mon parchemin pour écrire quelques mots. Mais à présent, ça tournait en boucle dans ma tête, son histoire même si je n’en savais fichtrement rien, et j’eus le besoin inexplicable de devoir me jeter à l’eau ; ce n’était pas un sujet très joyeux, mais j’étais comme ça, lorsque quelque chose me trottinait dans la tête, il fallait qu’elle sorte.

    - Est-ce que ça a des avantages de vivre avec son oncle et sa tante, est-ce qu’on a l’impression d’être tout le temps en vacances ? Ce n’était pas tout à fait ce que je voulais demander, mais à froid, ce n’était pas chose très évidente. Ils sont plus gentils ? Si ça faisait comme avec ma sœur… Pourquoi est-ce que je ne pouvais pas aller vivre à Londres avec elle ?? J’étais à deux doigts d’ajouter autre chose, mais m’en tint d’abord à cela, en me disant que ce qu’il me répondrait me donnerait peut être de quoi parler de ce qu’il me semblait être plus délicat, comme à ce sujet, il n’était pas bavard, je ne pouvais pas trop savoir ni imaginer comme il allait se comporter face à mes questions.

    Moi qui avait toujours tant à raconter, je me retrouvais soudain à courts de mots. Je souris tout de même en l’observant de biais. Tout de même, j’avais bien le droit d’en savoir un peu plus sur celui qui m’accompagnait pour le bal !

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Brook Lawrence
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MessageSujet: Re: Une histoire doit toujours contenir un secret (Pv Prudence)   Mar 11 Déc - 14:04

Citation :
J’avais enfin la robe de mes rêves, même si j’avais dû changer d’avis trois jours de suite après nos essayages
Ah ça, je confirme, il y en a eu beaucoup!! XD

    J'étais plutôt partagé : d'un côté, j'estimais avoir accompli mon devoir et je me disais que Jane et Mark seraient fiers de moi, d'un autre côté, j'appréhendais un peu toute cette histoire, car les bals c'était quand même un truc de filles, et j'étais certain que je m'engageais dans quelque chose qui allait me causer du souci, surtout connaissant l'attachement aux belles robes et aux cérémonies de ce genre de la part de ma - peut-être - future cavalière. Une fois que j'eus lâché la bombe entre nous, je soupirai, bien content de m'en être débarrassé, avec l'étrange impression que le pire était à venir. Qu'est-ce que j'en savais, de ce qu'on faisait au bal quand on avait une cavalière? On devait l'attendre avant de rentrer dans la salle, d'accord. Mais ensuite? On devait la servir toute la soirée? Pff, hors de question, j'aimais bien Prudence, mais quand même. On devait danser... J'espérais qu'on ne devait pas trop danser, parce que je n'étais pas un expert. Je revoyais encore mon oncle et ma tante discuter avec les voisins dans notre petite cuisine (la maison était immense mais la cuisine minuscule, bizarrement, et encore plus bizarrement, c'était le lieu où on passait le plus clair de notre temps. Elle était tellement chaleureuse et tellement... Nous, avec ses plats et ses ustensiles partout, et des choses qui n'avaient rien à y faire et qui formaient un vaste bazar accueillant et chaleureux) et je me rappelais les sourires d'Ellen et de la voisine, tout fiers en me regardant et en parlant de mon premier bal, et blabla. Il n'y avait quand même pas de quoi en faire tout un plat, ce n'était qu'un bal... Mais là, j'avais croisé le regard de Mark et j'avais compris : Il y a des choses pour lesquelles on ne doit pas contredire les filles, et cela en faisait partie.

    A en juger l'air surpris de Prudence et la façon dont elle se stoppa brusquement dans ses paroles - enfin! - et qu'elle percuta que j'essayais de lui dire quelque chose depuis tout à l'heure, j'en déduisis sans beaucoup de mal qu'elle ne s'était pas attendue à une telle demande de ma part. Je trouvais ça un peu bête de sa part : elle était ma meilleure copine fille, et moi j'étais son meilleur copain garçon. Avec qui franchement j'allais pouvoir aller à bal à part elle?!...

    - Mais toi tu as déjà… !

    Je ne compris pas où elle venait en venir et lui lancer un regard surpris, tandis qu'elle s'agitait de plus belle. L'ennui avec elle c'est que souvent il se passait plein de choses dans sa tête et elle en disait la moitié seulement, sautant d'une idée à l'autre, comme si j'avais été omniscient. Je voulais bien faire des efforts et l'écouter parler habits et mode un petit peu, mais je ne pouvais pas non plus aller plus vite que la musique et deviner ce qu'elle ne disait pas. Je plissai les lèvres d'agacement passager, je détestais quand je n'étais pas au courant de trucs qu'on ne m'expliquait pas. J'aimais bien quand c'était l'inverse par contre, et d'ailleurs je faisais souvent enrager Ellen grâce à ça, mais là...

    - Ce n’est pas un peu bizarre…

    Ah mais, c'était elle qui était un peu bizarre! J'ouvris des yeux ronds comme des soucoupes - décidément, j'avais du mal à suivre.

    - Ben non, on est des copains! Pourquoi ce serait bizarre?

    Il fallait m'expliquer, étant donné que j'étais clairement à des années lumières des codes de ce genre de cérémonies. Je m'y connaissais plutôt en chasse aux gnomes, en créatures magiques, et à la façon de construire une cabane dans la forêt ou le potager aux citrouilles, mais sinon, c'est vrai que je n'étais pas trop concerné par les bals et autres habitudes de ce genre.

    En attendant, j'arrivais sans problèmes à gérer l'Accio et j'étais bien content de moi, si bien que je m'étais remis machinalement à dire Accio à tout bout de champ, cherchant à vider le contenu de ma trousse, au bout de la table, pour qu'il arrive progressivement dans ma main. C'était trop chouette de savoir faire ça! Prudence avait quand même un certain talent pour m'expliquer les choses que je ne comprenais pas et me faire réussir, surtout, et ça je ne pouvais pas lui ôter. Je lui devais beaucoup de réussites en matière de Sortilèges, elle m'avait épargnée des tas d'heures à m'entraîner tout seul! D'ailleurs je ne manquais pas de le mentionner dans mes lettres à Jane et Mark, que Prudence était vraiment super forte en cours et qu'elle m'aidait beaucoup, parce que je m'étais rendu compte que Mark la prenait pour une débile, et je n'aimais pas trop cette idée. Prudence était une fille, et elle était donc un peu... énervante, mais elle était mon amie. J'avais fait l'erreur de mentionner qu'elle était nulle en SACM et donc Mark, qui travaillait avec les Créatures Magiques, avait sûrement dû tirer un jugement un peu hâtif. En plus, j'avais raconté, une fois, parce que je m'étais énervé, qu'elle ne parlait que de vêtements, donc ça n'avait pas arrangé l'affaire. Il fallait que je rétablisse l'équilibre. Enfin, si elle acceptait mon invitation, parce que si je devais expliquer qu'elle était une chouette fille quand même mais qu'elle avait refusé d'aller au bal avec moi, mon oncle et ma tante allaient avoir du mal à me croire à son sujet...


    - Mais je veux qu’on y aille ensemble ! Enfin… J’accepte avec plaisir. Mais, tu seras en quelle couleur ?? Il faut qu’on soit assortis !

    Je la connaissais assez pour savoir qu'elle ne feintant pas en me lançant un grand sourire et en battant des mains d'excitation : ouf, affaire réglée! Soulagé, je lançai un dernier Accio, magistral, et reposai ma baguette magique. Sa question me laissa perplexe ; quelle couleur quoi? Ah, mon costume? Euh... Les couleurs et moi... Je ne sais pas, on devait se mettre en une couleur particulière?! De quoi elle me parlait-elle?!

    - Chouette! Euh, je... Il fallait que je dise une couleur? Mais si je me trompais? C'était une question piège? J'attendais... Que tu m'en parles. Oui, voilà, ça c'était prudent! Dis-moi ta couleur, et je m'adapterai.

    Je lui lançai un sourire serein et parfaitement en contrôlé, tout en laissant mon cerveau fonctionner à toute allure. Il fallait absolument que je trouve quelqu'un pour m'aider pour mon costume de bal, quelqu'un qui reconnaîtrait les couleurs mieux que moi, et qui saurait les arranger pour que ça plaise à Prudence. Je me fichais beaucoup de toutes ces questions d'apparence, mais je voulais faire plaisir à Prudence pour le bal, puisque ça avait l'air de lui faire tellement plaisir, et je savais parfaitement que le pire des cadeaux serait que mes habits soient mal assortis.

    Elle était mignonne à rosir d'excitation, et je rajoutai, quand elle se pencha sur son parchemin, moi aussi quelques lignes à mon devoir, parce que je me rendis compte que j'étais en train d'oublier totalement qu'on avait des exercices à faire, emporté par notre discussion. Mais c'était agréable, pour une fois qu'on ne faisait pas que travailler!


    - Est-ce que ça a des avantages de vivre avec son oncle et sa tante, est-ce qu’on a l’impression d’être tout le temps en vacances ? Ils sont plus gentils ?

    J'étais habitué à ce genre de question : elle n'était pas clairement posée mais je comprenais où elle voulait en venir, et je comprenais que les gens se le demandent. Même si ma situation familiale m'allait tout à fait et ne me posait aucun problème, je savais qu'elle avait rien de classique, et pouvait étonner. Mes parents étaient morts et je ne les avais jamais connus et je vivais avec la sœur de ma mère, son mari et sa fille, et je le disais avec une telle aisance que parfois les gens étaient décontenancés. Mais la vérité c'est que j'avais toujours connu cela : j'étais arrivé bébé dans le foyer de mon oncle et ma tante, je n'avais pas connu mes parents, je ne pouvais pas comparer, là était ce qui me sauvait. Ils étaient mes parents autant que mes parents adoptifs, et Ellen ma sœur comme ma cousine. Je réfléchis à la meilleure manière de le dire à Prudence sans la mettre mal à l'aise - je savais que les gens croyaient mal agir en me parlant de ces choses-là.

    - Mais tu sais, je n'ai pas connu mes parents, notai-je d'une voix posée. Alors ce sont mes oncles et ma tante les plus gentils, évidemment! Je souris, pour dédramatiser le sujet. Non, ce n'est pas comme si j'étais tout le temps en vacances, parce qu'Ellen est insupportable et m'embête beaucoup, et souvent je me fais punir à sa place parce que "ce n'est qu'un bébé"... Mais sinon, je ne crois pas trop qu'il y ait des avantages ou des inconvénients... On ouvre les cadeaux sous le sapin tous ensemble comme n'importe quelle famille, on est une famille, tu vois? conclus-je en trouvant mon exemple plutôt bien trouvé.

    Je recopiai la fin de ce qu'il fallait sur le livre entre nous, et le comparai avec ce que Prudence avait écrit : il me semblait que notre devoir était plutôt bien argumenté. D'ailleurs, on commençait à avoir pris de l'avance, entre ce qu'on se faisait réviser mutuellement, et les devoirs qu'on écrivait ensemble. C'était pratique, j'aimais bien me sentir avec toujours une longueur d'avance sur les cours, comme ça, ça me laissait l'esprit libre pour de petites expériences! N'en déplaise à Aria Davenport...

    - Ça va aller pendant les vacances, avec ta mère? J'imaginais qu'elle allait quand même repasser chez ses parents avant d'aller chez Brooke... Ou bien elle voulait éviter sa mère justement? Je rajoutai avec un petit sourire : Dis, tu m'écriras, hein!

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Prudence C. Hodgkin
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MessageSujet: Re: Une histoire doit toujours contenir un secret (Pv Prudence)   Ven 14 Déc - 11:56





    - Ben non, on est des copains! Pourquoi ce serait bizarre?

    Justement. Je retins un petit souffle d’agacement, le même que j’avais toujours lorsqu’une chose qui me paraissait être la plus évidente n’était que de la soupe de cailloux pour d’autres. Et bien ! Personne ne comprenait donc où est-ce que je voulais en venir ?? Je voyais les bals de Noël exactement comme celui où se rendait Cendrillon, mais en y apportant tout de même quelques petites améliorations, comme de ne pas tenir la rôle de la souillon, mais de la princesse en mal d’amour qui attend désespérément que son Prince Charmant n’est d’yeux que pour elle et que c’était pour ça qu’elle se rendait au bal, pour lui rendre la vision tandis que la plus belle preuve d’amour qu’il pouvait lui faire, c’était de partir à sa recherche pour lui rendre sa pantoufle de de verre… Mes chaussures étaient un peu plus élaborées et moins fragiles, mais ça c’était parce que nous étions dans un conte de fées de temps modernes ! Alors y aller avec un copain, oui, c’était bizarre.

    Même en sachant cela, je ne pouvais pas me permettre l’humiliation face aux autres filles avec leurs cavaliers si moi-même je n’en avais pas et ami ou pas Brook venait de m’offrir la solution sur un plateau d’argent. Evidemment à présent que j’avais accepté, je ne pouvais plus en faire de même avec les autres demandes et mon amoureux me passait peut être sous le nez en ce moment même, mais non, n’y pensons pas, au moins, l’honneur était sauf, j’avais les chaussures, la coiffure et le belle robe, il ne manquait plus que…

    - Chouette! Euh, je... J'attendais... Que tu m'en parles. Dis-moi ta couleur, et je m'adapterai.


    Oh-non. Oh non, oh non, oh non ! J’omettais toujours cette particularité qu’avait Brook d’avoir une vision différente de celle des autres, et si l’anxiété qu’il revienne avec un abominable costard lie de vin était moindre, la perspective qu’il mélange deux couleurs ensemble et que ses habits soient oranges me fit manquer un battement de mon cœur ; c’était pourtant le genre de choses, qu’on ne
    pouvait pas oublier, le genre de chose que je ne pouvais pas, laisser passer. Et puis je ne pouvais pas lui dire la couleur de ma robe, c’était une surprise ! Je jetai de nombreux coups d’yeux affolés à la salle en espérant trouver une solution en observant les élèves aux autres tables qui étaient plus paisibles que jamais, mais comment pouvait on être plus paisible que jamais quand c’était l’apocalypse qui se préparait ??? Je fis un sourire plus que tendu à Brook pour lui montrer que tout allait bien, il ne fallait pas qu’il panique, c’était stupide, ne paniquons pas, ne panique pas, ne panique pas…

    Et si on paniquait tous ?

    - Tu n’as qu’à mettre une couleur sombre… suggérai-je. Beaucoup trop vague. Si la vie était faite pour prendre des risques pour certains, il y avait toutefois des moments comme celui-ci ou le risque pouvait aller se cacher au fin fond de la galaxie intergalactique, parce qu’on le savait tous : risque ne va pas avec perfection. Du noir, ce sera très bien. Certes un peu conventionnel, mais les choses les plus simples sont censées être les plus efficaces, donc nous allions nous en tenir aux valeurs sûres. Je pourrai même t’aider à choisir ! Voilà. Excellente idée !

    J’avais le cœur qui battait encore un peu vite d’avoir évité de justesse le tremblement de terre. J’apportais quelques améliorations à mon Billywig en l’embellissant de quelques coups de crayons parce que cet insecte était vraiment trop laid. Et puis d’ailleurs, depuis quand un insecte était-il fait pour être mignon ?

    J’avais du mal à m’imaginer vivre ailleurs que chez mes parents. Chez un autre membre de la famille. Le côté de ma mère était exclu puisqu’elle avait coupé les ponts, c’était injuste de me forcer à faire de même ! Elle m’avait toujours expliqué pourquoi et malgré tout je n’arrivais pas à partager son point de vue. Mon père avait un frère et une sœur et même si j’adorais aller en vacances chez eux pour jouer avec mes cousins, j’étais toujours contente de retrouver ma petite routine pleine d’habitudes, ma chambre et un rythme de vie à ma convenance. C’était bien pour cela qu’on appelait ça des vacances ! Mais pour Brook, c’était comme ça tout le temps, donc je supposais aussi que c’était en quelque sorte une évolution normale. Mais ce n’était pas pareil.

    - Mais tu sais, je n'ai pas connu mes parents. Alors ce sont mes oncles et ma tante les plus gentils, évidemment! Non, ce n'est pas comme si j'étais tout le temps en vacances, parce qu'Ellen est insupportable et m'embête beaucoup, et souvent je me fais punir à sa place parce que "ce n'est qu'un bébé"... Mais sinon, je ne crois pas trop qu'il y ait des avantages ou des inconvénients... On ouvre les cadeaux sous le sapin tous ensemble comme n'importe quelle famille, on est une famille, tu vois?

    Brook n’était pas malheureux. Vraiment. J’entendais sa voix qu’il n’essayait pas de masquer sa peine et c’était comme moi qui n’avait jamais vu mes grands parents, je pouvais prétendre qu’ils ne faisaient pas partie de ma famille, mais je ne pouvais pas m’en empêcher ; qu’est-ce qui était le plus triste ? Perdre quelqu’un qu’on connait et qu’on aime ou perdre quelqu’un qu’on ne pourra jamais connaître parce qu’il n’existe plus ? Brook n’avait pas l’air de s’en soucier, donc je ne devais pas le faire non plus. Mais c’était un peu plus clair et le soulagement balaya le reste de mes doutes.
    - Tu veux quoi pour Noël ? interrogeai-je curieuse. C’était rigolo de savoir ce qu’attendait les autres sous le sapin ! Pour moi, c’était facile. J’ai demandé plein de robes ! Renchéris-je et j’espérais recevoir toutes celles que j’avais commande ; dans le doute, j’avais écrit une lettre à Brooke en lui précisant, pour qu’il ne passe pas dans la tête de ma mère, l’idée de m’acheter une combinaison de ski !!!

    - Ça va aller pendant les vacances, avec ta mère?

    - Je ne vais pas la voir beaucoup, je rentre à la maison un jour ou deux et je repars à Londres ensuite ! Qu’est-ce que j’avais hâte ! Brooke m’avait raconté que les décorations dans la ville étaient somptueuses ; en rien ce n’était comparable avec Elgin !

    - Dis, tu m'écriras, hein!

    C’était resté ; lorsque nous ne nous voyions pas à Poudlard nous nous envoyions tout de même des lettres et j’étais contente que cette correspondance fonctionne. J’avais de toute façon beaucoup trop de choses à raconter pour attendre la rentrée !!!

    - Oui, ce sera le jour de l’an comme si tu y étais !

    Après relecture de mon parchemin, j’apportai encore quelques modifications à l’en tête que je souhaitais plus calligraphiée parce qu’une belle présentation donnait envie de la regarder de plus près et une belle écriture de la lire ! Je préférais prendre une longueur d’avance que me mettre en retard ; l’apprentissage de la magie n’attendait pas !

    - Et voilà, c’est terminé ! Je lui montrai ma feuille. Je n’en oubliai pas moins le plus important, et cela n’avait rien à voir avec les devoirs mais à présent qu’ils étaient terminé, nous avions tout à loisir de pouvoir en discuter. On se retrouvera la soir du bal dans la salle commune ? J’ai hâte de te montrer ma robe !!! Mais c’est une surprise, soulignai-je souhaitant préserver le mystère.

    J’espérais qu’elle allait lui plaire !!!

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MessageSujet: Re: Une histoire doit toujours contenir un secret (Pv Prudence)   Mar 18 Déc - 15:20

    Je n'avais jamais trouvé de problèmes au fait que je ne voyais pas très bien le couleur - d'ailleurs, ce n'était pas que je ne les voyais pas bien, c'était les autres qui en voyaient d'avantage! Mon monde était parfait ainsi, je n'avais pas besoin de couleurs en plus. Personne ne s'était jamais moqué de moi pour ça, ou servi de ça contre moi. Prudence, avec tous les efforts qu'elle fournissait, trouvait toujours sans le savoir le besoin de me rappeler que c'était comme... Une tare. La plupart du temps, je m'en fichais, qu'es-ce que ça pouvait bien faire que je différencie de bleu du vert canard, ou l'inverse, je ne savais plus comment on disait, du moment que je reconnaissais les Botrucs et les Billywigs! Pfff. Mais parfois, ça devenait lourd, comme là. Je faisais des efforts, moi! Je lui proposais d'aller au bal, je m'efforçais de m'intéresser à ses robes et ses histoires de filles, et voilà comment elle me remerciait. J'avais envie de bouder. Les filles étaient toutes pareilles, lunatiques, il fallait toujours qu'elles se mettent à faire des manières et à gâcher tout ce qu'on pouvait faire pour leur faire plaisir! J'espérais au moins qu'avec le temps ça passait - Mark ne se plaignait pas comme ça d'Ellen, même si elle avait ses défauts, comme tout le monde, évidemment. J'essayai de comparer Prudence à ma tante : en vain. Avec toute l'imagination du monde, je n'arrivais pas à leur trouver des points communs, et ça me laissait perplexe.

    - Tu n’as qu’à mettre une couleur sombre… Du noir, ce sera très bien. Je pourrai même t’aider à choisir !


    - Oui, oui, dis-je en haussant les épaules.

    Je m'étais un peu renfrogné. Comme elle voulait. Je voulais juste qu'elle ne fasse pas de moi un pantin avec un costume ridicule et tout ça, mais sinon, pour ce qui était de bon goût, au moins, je pouvais lui faire confiance. Et puis je me fichais bien de savoir comment j'allais m'habiller! J'avais plutôt hâte de voir à quoi ressemblait un bal, de voir les jolies décorations, il paraissait même que parfois les sapins étaient ensorcelés et se mettaient à chanter ou à cracher de la fausse neige sur la tête de ceux qui dansaient devant eux! Ça devait être trop drôle! On racontait aussi, dans mon dortoir, qu'à minuit il se passait de drôles de choses, parfois il y avait un feu d'artifice magique, des surprises, et tout ça. Je me demandais ce que ça serait cette année, et j'avais aussi hâte de tout raconter ensuite à Ellen et Mark. Ils me manquaient, quand même, même si nous étions à Poudlard depuis deux ans, je restais leur petit garçon, et je si personne dans le dortoir ne se l'avouait parce que c'était ridicule d'être un bébé, surtout pour les garçons, moi, ils me manquaient beaucoup. Je m'étais aussi rendu compte que j'appréciais de plus en plus Ellen - forcément, elle n'était plus sur mon dos tous les jours qui passaient - et du coup, elle me manquait aussi. Noël avait cette magie toute particulière qui me donnait envie de rester au chaud avec ma famille et d'aller pêcher avec eux, ou de jouer aux cartes près du feu. Vivement que je rentre à Jersey, même si Poudlard allait quand même me manquer!

    Heureusement que Prudence, toute préoccupée dans sa tête par le bal je le voyais bien, décida de me faire une fleur et de laisser le sujet de côté. Ouf, j'étais soulagé. J'avais ma cavalière, et en plus, nous avions abandonné le sujet des tenues. Parfait! Il allait falloir que je le raconte à mon oncle, même si je n'allais peut-être pas lui parler du manque de tact de mon amie. Ça passerait, je ne lui en voulais pas tant que ça.


    - Tu veux quoi pour Noël ? J’ai demandé plein de robes !

    Je souris devant son entrain, tout en me demandant : des robes? Mais c'était un peu nul, non? On ne pouvait pas jouer avec des robes... D'accord elle adorait ça, mais QUE des robes? C'était un peu ennuyeux. Enfin, bon. Je n'étais pas une fille, je ne pouvais pas comprendre! Je réfléchis quelques secondes : je ne demandais jamais rien de précis pour Noël, je préférais la surprise, ou bien parfois je leur donnais quelques idées, mais en fait, je pensais à tellement de choses et tout me passait par la tête, j'étais trop en train de penser et de faire mille choses à la fois, alors je n'avais pas le temps pour faire une liste de Noël!

    - Je crois que mon oncle et ma tante vont m'offrir un balai, rien qu'à moi, mais je n'en sais pas plus. Ça serait trop chouettel! Mais je préfère les surprises, dis-je en souriant mais en me sentant frappé d'une question terrible... Est-ce qu'il fallait que je fasse un cadeau à Prudence? Elle était mon amie. On fait des cadeaux à ses amis, non?! Mais quoi? Je n'en avais aucune idée! Je ne pouvais quand même pas lui choisir une robe, j'imaginais déjà sa tête effarée en s'imaginant que je lui choisissais un habit qui avait sûrement une couleur bien différente que celle que je pensais jolie!

    Ah, zut alors. Il allait falloir que je pose la question à Mark. Parce qu'à mes copains, je n'offrais rien, mais avec les filles, rien n'était pareil, et comme on me la rappelait tout le monde à la maison, il fallait prendre soin d'elles comme on prend soin d'une jolie fleur (moi je répondais que les jolies fleurs ne sont pas énervantes et ne font pas de caprices, donc que la comparaison était un peu pourrie, mais bon). Aria Davenport, par exemple. Quelle peste, celle-là! Si elle avait été une fleur elle en aurait été une qui pique, toute venimeuse, qui sent le pipi de chat et qui attire les grosses mouches dégoûtantes!


    - Je ne vais pas la voir beaucoup, je rentre à la maison un jour ou deux et je repars à Londres ensuite ! Oui, ce sera le jour de l’an comme si tu y étais !


    Rassuré sur les deux points de vue - je n'avais pas envie que Prudence passe des sales vacances parce que sa mère n'était pas très gentille, et j'étais content qu'elle m'écrive - je me lançai moi aussi dans la finition de nos devoirs. Je vérifiai dans le petit carnet où je notais ce qu'on avait à faire et barrai ce qu'on venait de terminer. En travaillant tous les deux, on arrivait à avoir toujours une longueur d'avance, et je savais qu'on aurait terminé les devoirs pour la rentrée presque pour les vacances, ce qui était chouette, parce que ça nous laissait du temps, comme ça.

    - Et voilà, c’est terminé ! J’acquiesçai, commençant à ranger mes affaires dans mon sac. On avait bien travaillé, quand même! On se retrouvera la soir du bal dans la salle commune ? J’ai hâte de te montrer ma robe !!! Mais c’est une surprise!

    Ah, ça, je ne risquais pas d'oublier!... Je ne pus quand même pas m'empêcher de lui montrer que j'avais hâte moi aussi, sans doute pas pour les mêmes raisons, mais quand même.

    - Je suis sûr que tu seras la plus jolie! Je le pensais, en plus. J'attendis qu'elle ait rangé ses affaires elle aussi et attrapai son sac : on m'avait toujours appris d'être galant avec les filles, et je l'étais quand je n'étais pas de mauvaise humeur, et pris la direction de la sortie de la bibliothèque pour que nous rentrions dans notre dortoir ensemble.


    Fin

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