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Double face /PV\

 
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 Double face /PV\

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Caleb Matthews
Élève de 4ème année



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Localisation : Tout ce que je peux dire, c'est qu'ici, il fait sombre. D'accord, il y a beaucoup de coins sombres à Poudlard.
Date d'inscription : 31/12/2011

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Particularités: "Le prochain qui me félicite pour mon titre risque très gros. Je préfère prévenir." .... Challenge accepted Cobralkowsky !!!
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Âme soeur: Je me demande encore si oui ou non je vais manger du porridge demain matin, alors franchement, parler d'âme soeur...

MessageSujet: Double face /PV   Mar 18 Sep - 15:49

Comment est-ce qu’on en arrivait là ? J’avoue que je ne m’étais pas encore posé la question jusqu’à maintenant, et même à présent que c’était le cas, je préférais ne pas trouver la réponse. On allait trouver une version officieuse, du fait que la première fois qu’on nous avait parlé de ce devoir d’Histoire de la Magie, c’était il y avait des semaines, alors on avait encore tout le temps pour s’y préparer, nous les gentils petits élèves bien assidus qu’on était. En dormant, le nez collé contre le bois confortable de nos tables dans les salles de classe et Rachel Greyson, notre prof avait beau être très gentille, en quelle année la commission magique avait décidé d’interdire le port de chaussures qui se mettaient à chanter en pleine rue dès que les semelles entraient en contact avec le sol, à part si elle me disait comment on s’en procurait, parce que de ce point de vue là, ça m’intéressait, le reste m’importait autant que la dernière fois que me voisin de devant s’était lavé les cheveux !

Le problème avec le temps, c’était que les semaines se transformaient en jours, et que les jours ben ils passaient à la vitesse grand V comme les énormes descentes dans montagnes russes, et le plus souvent vous n’avez même pas le temps de crier de terreur que vous êtes déjà en bas. On était mercredi, et c’était le lendemain qu’on passait à la casserole, et à part quelques élèves de Serdaigle, mais eux ça ne comptait pas parce qu’ils étaient tous plus ou moins robotisés et d’ailleurs, j’étais sûr qu’Aria était opérationnelle pour ce contrôle, mais vu comment ça s’était passé la dernière fois qu’on s’était parlé j’allais éviter d’aller lui demander conseil, et en revenir à la bonne vieille méthode : me ramener les mains dans les poches, y aller à la free style en espérant que même si ma rédaction était hors sujet, si je disais des choses pas trop bêtes, dans un grand moment de bonté, Greyson m’accorderait clémence, et pour le reste, advienne que pourra.

Mais ça, c’était avant qu’un gars de Gryffondor nous mette au courant qu’il avait chopé d’une façon qu’il tenait à garder secrète, sur quoi allait porter précisément le devoir, avec les différentes questions que la professeur allait nous poser, enfin comme quand on arrive à voler le sujet quoi. Mais non ce n’était pas mal ! Aux grands maux les grands remèdes, et puis ce n’était pas comme si cet examen, c’était les BUSE ou les ASPIC, ou quoi que ce soit d’autre d’officiel, c’était juste une petite promenade de santé et ça n’allait en aucun cas mettre notre avenir en jeu. J’étais pas spécialement mauvais élève pourtant, mais en cours d’Histoire de la Magie, on apprenait vite que ça ne servait à rien de s’embarrasser de superflu, et… et quand à la place on entrait en grande discussion à propos de la prochaine coupe du monde de Quidditch, c’était incomparable ! Et puis allez ! C’était juste pour cette fois, à chaque fois j’avais prévu un jour pour réviser, mais il y avait toujours à faire autre chose de plus marrant que de bâtir un campement de fortune dans la salle commune. A part si on faisait des pyramides avec les livres, et là, le camping devenait toujours plus fun.

J’avais accosté le type le matin même pour qu’il me file une copie du thème, et quand j’avais vu qu’on nous demandait une rédaction précise à propos du code vestimentaire précise, avec des noms de sorciers célèbres à citer (tellement célèbres que j’étais incapable de les nommer, cherchez l’erreur) mes yeux s’étaient arrondis de surprise et pour de bon je ne regrettais plus le coup de pouce du rouge et or. Le passé, c’était le passé, maintenant, plus personne ne faisait de chichis parce qu’on mettait des vêtements qui n’étaient pas de longues robes qui nous faisait ressembler à des filles, alors à quoi bon s’en soucier ! Au moins, ça allait être vite vu, parce que je savais sur quelles parties de mes notes j’allais devoir me concentrer, ou plutôt aller demander à d’autres Poufsouffle leurs propres notes là-dessus, car autant j’étais inattentif, autant les gens de notre maison étaient studieux, on avait pas besoin d’avoir à porter un blason avec la tronche d’un aigle dessus pour ça ! Non, sans rire, je les aimais bien les Serdaigle, mais c’était eux, ou plus une qui avait une dent contre moi, et ça, je n’y pouvais pas trop grand-chose…

J’avais donné rendez-vous à mes potes dans un lieu où on viendrait jamais nous trouver pour qu’à mon tour je puisse leur refiler le topo en toute sécurité ; on est bien d’accord que ça aurait été vraiment trop con de se faire prendre, il fallait qu’on assure, alors on avait convenu de se retrouver dans la tourelle qui était rattachée au pont en pierre, au premier étage. Ouais c’est ça, le coin où tout les amoureux venaient zozioter, roucouler et tout et tout et où donc personne ne venait s’aventurer en temps normal parce qu’il avait pas trop envie de voir des filets de bave s’échapper de la bouche des protagonistes et je me demandais comment on pouvait aimer ce genre de délire, parce qu’il était clair que c’était pas le mien ! Ma salive, désolé, j’avais pas trop prévu de la partager, pas de cette façon en tout cas, et quand j’arrivais mine de rien, je fus quand même soulagé de ne pas avoir à assister à ce spectacle. Et puis plus simplement, il ne devait pas y avoir de témoins.

Ca s’était passé vite fait bien fait, ni vu ni connu je t’embrouille et ils s’étaient pointé un par un à des intervalles de temps différent parce qu’il y aurait plus manqué que Peeves remarque quelque chose de louche et même si je l’admirais pour ses coups foireux, on ne pouvait pas dire qu’il y aille toujours tout en subtilité, et je l’imaginais tout à fait capable de compromettre nos plans… Je savais pas trop qui sait que je devais attendre encore, car notre organisation avait des limites ; tout comme ma patience, alors au bout d’un moment, je me dis que c’était tant pis pour ceux qui était pas encore arrivés : au moins, ça ferait moins louche si certains se plantaient royalement, sinon Greyson allait flairer qu’il y avait éléphant sous grain de sable et elle allait demander à Meryl Kelsey de me filer une retenue parce qu’elle avait bon goût pour ça et euh, je me la sentais pas de devoir nettoyer à la brosse à dents les gencives de son renard polaire. Avec cette pensée, je m’activais encore plus vite, parce qu’il fallait pas que ça devienne prémonitoire et je venais tout juste de refermer la fermeture éclair de mon sac me disculpant ainsi de toute preuve, et heureusement, parce qu’une personne qui n’avait rien à voir avec mes amis fit son apparition à l’entrée de la tourelle.

- T’inquiète pas, je m’en vais
, la rassurai-je avec un grand sourire. C’était marrant ça, je sais pas pourquoi, mais je la voyais absolument pas dans ce contexte. Mais bon j’allais pas lui faire remarquer, j’avais pas trop envie d’être l’innocente victime d’un éventuel de ses coups de tête, tu vas pouvoir retrouver ton amoureux tranquille !

C’était plus fort que moi. Et puis, pourquoi est-ce qu’elle était là, sinon ?

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- J'ai pas envie de faire d'erreurs.

- Faut pas appartenir à l'espèce humaine alors.
Deviens canard.




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Ana Falkowsky
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MessageSujet: Re: Double face /PV\   Dim 7 Oct - 17:55

S’il y avait bien une chose qui n’avait pas changée au cours de l’été, ou plutôt, qui s’était même empirée, c’était bien mon envie que mes parents –ma famille en général en fait- me fichent la paix. Or, s’ils consentaient à ne pas être trop sur mon dos la plupart du temps, il fallait cependant que mes résultats scolaires restent bons, c’était une condition non négociable. Ils semblaient toujours caresser l’illusion qu’un jour j’aurais une illumination et me déciderai à faire un grand métier prestigieux et qui rapporte beaucoup. Mais comme toujours, l’idée de penser au futur ne me donnait qu’une seule envie, celle de penser à autre chose.

Pourtant là, il m’était difficile de chasser de mes pensées la lettre que m’avaient envoyée mes parents ce matin. Ils disaient clairement, bien que comme toujours sans vraiment s’énerver, qu’à la prochaine lettre qu’ils recevaient de Poudlard leur apprenant le nombre de cours auxquels j’avais oublié d’aller –je trouve ce terme plus exact que « sécher »- dans la journée, ils me forceraient à prendre des cours privés à toutes les vacances. J’étais aussi outrée de constater qu’ils osaient me menacer sur ma tranquillité qu’effrayée car ils étaient vraiment capables de le faire. Alors une seule solution : faire un effort. Travailler. M’y mettre sérieusement.

Voilà ce à quoi je tentais de me résoudre lorsque je surpris en sortilèges une conversation qui attira mon attention dès que furent prononcés les mots « sujet du contrôle d’histoire de la magie ». Celui-ci avait lieu le lendemain, et n’ayant été présente à pas plus de deux cours depuis le début de l’année, mes notes étaient considérablement peu…fournies. Et ce n’était pas ma liste d’amis ô combien nombreux qui pourraient me refiler les leurs. Alors je tendis l’oreille pour voir un peu mieux de quoi il s’agissait. Et je ne fus pas déçue : un des garçons de ma classe avait réussi à se procurer le sujet, avec les questions exactes ! Il était en train de fixer rendez vous à ses potes qui semblaient prêts à le suivre jusqu’au bout du monde s’il le fallait, pourvu qu’il leur refile ce sujet. Je notais mentalement le lieu –la tourelle- et l’horaire –il n’y en avait pas de précise, juste dans la matinée- avant de me retourner subtilement pour voir de qui j’allais devoir implorer la gentillesse, espérant que ça ne soit pas quelqu’un avec qui j’avais déjà eu des embrouilles par le passé.


Eh merde. Je me retournais vivement, comme si je m’étais brûlée en apercevant ce visage rieur que je connaissais bien. Il n’y avait pas moyen. Vraiment, vraiment pas moyen. Et même en admettant que je prenne sur moi et décide d’aller quand même lui demander, il faudrait qu’il soit vraiment débile pour accepter ! J’avais envie de me donner des claques. Voilà le résultat quand on s’était pris la tête avec la moitié de l’école ! Mais sur ce coup là, je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même…

Enfin, à la base, c’était quand même un peu de sa faute. Ça se voyait à ma tête, à cette époque là, que je n’étais pas le genre qu’il fallait provoquer ! Quelle idée de sous-entendre avec un grand sourire qu’il pourrait s’essuyer les mains sur mes vêtements ! Alors naturellement, je lui avais répondu comme il se devait. Bon. D’accord. J’avais peut-être agi un peu démesurément. L’asperger du liquide intestinal d’une plante n’était peut-être pas tout à fait approprié.

Mais si la fin de l’histoire avait été là, encore, j’aurais pu faire un effort et, dans le pire des cas, le menacer en lui rappelant de quoi j’étais capable, même si je n’avais aucune envie de me prendre la tête avec qui que ce soit en ce moment. Mais lui… il… ce n’était pas possible ! Après que je lui aie fait mon sale coup, je m’étais attendu à tout, un pétage de câble, une colère froide et menaçante mais rien ! Une blague, voilà ce qu’avait été sa réponse ! Ça m’avait tellement pris au dépourvu, tellement désarçonnée que j’avais déclaré forfait face à cet adversaire à la fourberie insoupçonnée. Alors vous vous doutez bien que l’idée d’aller lui demander quelque chose était quelque peu… impensable.

Pourtant, le laps de temps jusqu’à l’interclasse ou devait se dérouler leur petite affaire suffit à me faire changer d’avis. J’avais besoin de ce sujet. Une question de vie ou de mort, une affaire d’état. Ma tranquillité valait bien quelques minutes d’humiliation. Ainsi qu’une potentielle violence en cas de refus. A la fin du cours, je suivis ma cible à distance, et lorsqu’il s’installa mine de rien sur la tourelle, je songeais que j’avais vraiment l’air d’un prédateur à le surveiller ainsi. Mais la fin justifiait les moyens comme on dit, ça ne serait qu’un mauvais quart d’heure à passer.

Ses potes défilèrent un long moment à quelques minutes d’intervalles –il en avait décidément un certain nombre- et lorsque l’attente dura un peu plus longtemps que les autres, il sembla se décider à lever le camp. Il était temps pour moi d’agir. Je pris une grande aspiration et mon courage à deux mains avant de parcourir à grande enjambées la distance qui nous séparait. Lorsque j’arrivais à l’entrée de la tourelle, il venait de refermer son sac et il leva les yeux vers moi. Vite, vite, lancer quelque chose avant qu’il ne prenne la parole…


- T’inquiète pas, je m’en vais, me rassura-t-il, tout sourire.

Bon. Très bien. Ça aurait pu être pire. Ça aurait pu être mieux aussi, par exemple s’il s’était abstenu de me lancer cet air infiniment moqueur et sûr de lui, mais je n’allais pas me plaindre, tant qu’il m’épargnait ses blagues. Maintenant, il fallait que je le dise. La raison de ma venue. Ces quelques mots qui m’arrachaient la gorge d’avance, cette petite phrase que je n’aurais jamais prononcée s’il n’avait pas s’agit de ma tranquillité. J’ouvris donc la bouche, bien décidée cette fois à parler, mais il me prit une nouvelle fois de rapidité.


- Tu vas pouvoir retrouver ton amoureux tranquille !

…Non, décidément, il n’y avait rien à faire. Ce gars et moi, c’était chimiquement, physiquement, mathématiquement, logiquement impossible. Pourquoi fallait-il que quoi qu’il dise, il me donne envie de lui arracher la tête…?!! N’empêche c’était dingue ça, à peine me voyait-il qu’il était obligé de me provoquer ! Finalement, ma réaction de la dernière fois ne me paraissait plus si exagérée, à présent…

Je me retins à grand peine de faire demi tour illico presto, mais songeait cette fois beaucoup plus sérieusement à faire usage de violence pour obtenir ce malheureux sujet –ça valait toujours mieux que d’entendre une blague de plus. J’inspirais une grande bouffée d’air frais pour me calmer, et imaginais sa tête remplaçant une balle de Quidditch, celle que tous les joueurs frappent et s’envoient. Voilà qui était mieux.
Je décidais de ne pas répondre à sa provocation, car c’était encore le meilleur moyen que je reprenne mes bonnes vieilles habitudes, et qu’il se retrouve cette fois cinq mètres plus bas avant qu’il n’ai eu le temps d’achever sa dernière blague.
Donc, pour la santé de tous, j’allais me montrer tolérante et expliquer franchement la raison de ma venue, puis advienne que pourra. Je lui lançais néanmoins un regard noir, car avec lui, impossible de faire preuve d’indifférence. Il me mettait trop sur les nerfs.


-Je… Il me faudrait… J’aimerais… Enfin… Est-ce que tu pourrais… Et puis merde, dis-je en m’emportant, je suis venue te demander le sujet d’histoire de la magie ! Je… je t’ai entendu dire à tes amis que tu l’avais, alors…euh… je suis venu à votre point de rendez vous… continuais-je en croyant nécessaire de me justifier.

Finalement, mon envie de tout à l’heure de me donner des claques n’était rien comparée à celle que j’éprouvais maintenant. Je venais de bégayer –bégayer ! C'était comme lui tendre une perche pour qu'il se moque de moi ! Ruby m’aurait-elle fait perdre également ma confiance en moi ? Depuis quand est-ce que je n’arrivais pas à dire clairement ce que je voulais ? Et puis en me mettant si faible, presque suppliante, j’avais le sentiment de voir venir d’ici le refoule. Alors il fallait que je fasse le tout pour le tout, et dise ce mot qui me brûlerai probablement tout entière si je n’étais pas déjà morte de honte, mais au point au j’en étais…

-…S’il te plaît.

Finalement, c’était peut-être moi qui allais finir ma sauter de cette tourelle…

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Caleb Matthews
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MessageSujet: Re: Double face /PV\   Sam 13 Oct - 17:08

Première pensée : cette-fille-a-un-copain. Désolé du peu hein, mais en même temps, il y avait de quoi plaindre le pauvre homme qui s’était laissé prendre dans ses filets ; déjà que j’étais pas très fan de ces relations filles/garçons, genre c’est obligé qu’une fille et un garçon se fassent des bisous, des smack smack smack tout collants sous simple prétexte que… c’est ce que doivent normalement faire deux personnes de sexe opposées soit disant normalement constitué pour préserver l’espèce humaine. Mouais mouais ouais, j’allais laisser cette sympathique petite tâche à d’autres, surtout que pour l’heure, c’était bien la dernière de mes préoccupations et puis… non, non, y’avait beau faire, elle se tenait là devant moi et je ne pouvais pas me résoudre à rester le plus implacable possible et mon sourire grandissait, grandissait au fur et à mesure que je l’imaginais attendre son bien aimé pour une rencontre passionnées à l’abri de tous les regards indiscrets… parce que quand on savait de quoi la Serpentard était capable, ça contrastait totalement avec l’image que je m’en étais faite, et même si le coup de la plante en botanique c’était de l’histoire ancienne, ça m’avait au moins fait comprendre que les vert et argent étaient aussi impitoyables qu’on les décrivait. Alors qu’elle vienne papillonner des cils en entendait un beau garçon qui visiblement n’était pas moi (ouf !) lui fasse la cour, ça avait tout de suite un penchant nettement plus drôle !

-Je… Il me faudrait… J’aimerais… Enfin… Est-ce que tu pourrais…

Ha-ha ! N’était-ce pas là la preuve criante de mes suppositions ? Je me retins à grand peine de lui faire deux trois courbettes et m’excusant d’avoir si peu de tact, alors que non, pas du tout, la voir en train de se dépatouiller comme elle le pouvait pour trouver une explication plausible, c’était digne des meilleurs moments, et comme vous le savez, moi, tout ce qui pouvait porter de près ou de loin à rire… je ne m’en privais pas ! Mais je n’étais pas complètement zinzin non plus ; on ne savait pas ce qu’elle avait dans son sac, peut être une autre fleur siphonnée du bocal qu’elle allait me balancer en pleine poire parce qu’on ne change pas une équipe qui gagne, et même si je n’étais pas rancunier, je savais aussi être raisonnable. J’allais déguerpir vite fait bien fait, et même si dans d’autres circonstances j’aurais trouvé très fun d’observer en fourbe les deux tourtereaux se dire des mots doux (et là j’aurais fait explosé des pétards mouillés du Dr Flibuste et ils auraient cru à une embuscade !!!) finalement, c’était encore plus drôle de les imaginer et d’inventer tout un tas de scénarios possibles et de lancer des rumeurs dans toute l’école ! Voilà qui allait faire les choux gras du Daily Poudlard…

- Et puis merde, je suis venue te demander le sujet d’histoire de la magie ! Je… je t’ai entendu dire à tes amis que tu l’avais, alors…euh… je suis venu à votre point de rendez vous…

Ou bien… non.

Voilà par contre quelque chose qui était nettement plus intéressant ! Je levai un sourcil, un sourire en coin, parce que ç, c’était clairement un joli rebondissement de situation, ou alors je ne m’y connaissais pas ! Tout de suite, je me sentis important, avec un bel objet précieux entre les mains, genre une boule en cristal qui valait une petite fortune et qu’il ne fallait surtout pas laisser échapper, ce qui était difficile, parce qu’elle était très glissante… ben voilà, c’était un peu la même idée avec Ana Falkowsky, et même si je comptais bien en profiter, j’avais conscience qu’il ne fallait pas que ça se fasse n’importe comment, et que c’était un travail qu’il fallait mesurer avec précision. Ça tombait bien, parce qu’avec mes sœurs, j’avais l’habitude !

- Ah, ça tu veux dire ?
Je brandis tout à coup de mon sac une énième copie du sujet d’Histoire de la Magie, tant controversé. Je poursuivis d’une voix sur-jouée en prenant un air franchement étonné : Quelle chance ! Je l’ai !

J’étais tout pimpant d’accord, mais je faisais attention à la distance de sécurité qui nous séparait tous les deux ; rien qu’à sa tête, je pouvais voir qu’elle avait envie de me le faire manger, le parchemin que je tenais fièrement dans la main, mais qu’elle faisait tous les efforts du monde pour se retenir, et c’était plus fort qu’elle parce qu’elle le savait… Nous le savions l’un et l’autre.

C’était moi, son salut.

Donc à partir de là, j’allais tirer profit de cet avantage, sauf que je ne savais pas encore comment, donc la manœuvre, c’était de gagner un peu de temps, celui qui serait nécessaire pour trouver à quoi la Serpentard allait pouvoir me servir…

- Mais t’en a pas besoin, toi, t’as déjà tout appris par cœur, non ? De toute façon, j’allais le lui donner, le sujet, car en vrai, je m’en fichais, c’était juste que c’était tellement tentant parce qu’elle avait une tête de chaton en colère quand son visage se contractait comme ça…

Eux qui se vantaient sur un peu tout et n’importe quoi, c’était quand même jouissif de constater qu’en fin de compte ils pouvaient avoir besoin d’un élève d’une autre maison… au choix les Poufsouffle, ceux dont on disait que c’était la cinquième roue du carrosse par exemple (alors qu’il n’y avait que quatre maisons, cherchez l’erreur) !

-…S’il te plaît.

Au moins, elle n’en oubliait pas la politesse, et ça c’était cool. Une seconde, j’oubliais qu’en fait on était pas vraiment potes, sans être franchement des antagonistes non plus, mais une seconde seulement, parce qu’il fallait pas qu’une seconde d’inattention de ma part et que BIM ! je me retrouve avec une plante carnivore en train de me dévorer la tête !

Je lui tendis la feuille… sauf qu’à la dernière seconde, je la ramenai brutalement vers moi. J’avais trouvé.

- Qu’est-ce que tu proposes en échange ?

Même si ça ne pouvait pas être mieux que ce que j’allais lui proposer !

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Ana Falkowsky
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MessageSujet: Re: Double face /PV\   Mer 17 Oct - 15:29

Caleb Matthews, mon parfait antagoniste, LA personne à qui je n'aurais jamais voulu avoir à demander quelque chose. Et il avait fallu que ça soit lui qui l'ai, ce sujet de malheur. Certes, j'aurais pu rattraper l'un de ses amis à qui il l'avait donné, mais d'une manière générale, je m'étais battu ou disputée avec la plupart des garçons de mon âge, et encore plus avec ceux de ma classe. La probabilité pour qu'ils soient cléments avec moi était donc à peu près nulle. Tandis que Matthews -je persistais à l'appeler comme ça même si le premier nom qui me venait à l'esprit était Caleb- ne semblait pas franchement rancunier. C'est même plutôt un euphémisme, car même après s'être mangé une plante, il trouvait le moyen de plaisanter avec son agresseur. Rien que d'y repenser, ça m'exaspérait.

Les gens de bonne nature sont comme ça, sur le moment ils pètent un câble, mais quelques mois après, ils en rient de bons cœur. Mais en rire sur l'instant, sans même songer une minute à défigurer son adversaire, c'était tout simplement inhumain! Finalement, de nous deux, c'était peut-être lui qui avait un problème! Toute personne normalement constituée, sans même avoir le sang particulièrement chaud, a parfois des accès de colère, c'est humain. J'en revenais donc à mon hypothèse émise il y a des mois de ça, lors de notre rencontre: ce gars cachait quelque chose. Quoi ? Aucune idée. Je savais juste que je voulais mon sujet et ne plus jamais lui adresser la parole. Sans que je puisse l'expliquer, sa bonne humeur permanente me mettait sur les nerfs.

Tenez, là, par exemple: il me regardait me débattre avec les mots qui semblaient décidés à ne pas sortir de ma gorge, un petit sourire satisfait aux lèvres, l'air d'attendre bien tranquillement que j'ai fini de galérer. Il ne pouvait m'aider, en comprenant plus vite par exemple? Le motif de ma visite n'était quand même pas un grand mystère, il n'y avait pas trente six mille raisons pour que je vienne sur la tourelle au moment de leur petit rendez-vous, et qu'en plus je l'aborde... Mais il semblait visiblement bien content de me voir tenter de m'expliquer ainsi, enchaîner bégaiement et justifications inutiles. Je guettais bien son expression tandis que je lui expliquais le pourquoi du comment, m'attendant peut-être à y trouver une expression narquoise. Qui ne tarda pas à arriver, lorsque les mots "te demander" ont franchis mes lèvres, il me semblait. Enfin, il pouvait bien rigoler, dans la même situation, je crois même que j'aurais fait bien pire...

Une fois que j'eus fini de parler, il sortit de son sac d'une main de vainqueur quelques feuilles, l'air tout fier de lui, avant de demander:


- Ah, ça tu veux dire ? puis de poursuivre, comme s'il venait de s'en rendre compte: Quelle chance ! Je l’ai !

Ne pas le foudroyer du regard. Rester stoïque. Ne pas le foudroyer du regard. Imaginer sa mort lente et douloureuse, mais rester stoïque.

J'avais déjà du me poser la question un bon millier de fois, mais elle s'imposait d'elle même tant ça me sidérait à chaque fois...
Comment faisait-il pour être aussi insupportable ? J'avais tout envisagé, depuis les cours privés jusqu'au talent naturel. Mais dans les deux cas, c'était aussi effrayant: le premier signifiant qu'il aspire à devenir détestable, et le deuxième, qu'il n'a pas besoin de se forcer pour l'être. A la réflexion, cette dernière hypothèse me semblait la plus probable tant ça semblait spontané chez lui de sortir ce genre de phrase qui me mettent hors de moi. Pourtant, vu le nombre d'amis qu'il semblait compter, il n'y avait que moi pour péter un câble dès qu'il ouvrait la bouche. Enfin, ça n'était pas nouveau que j'avais du mal à apprécier ce que tout le monde aime.


- Mais t’en a pas besoin, toi, t’as déjà tout appris par cœur, non ?

Et ma baguette dans ma poche qui me démangeait tellement... Je tentais de me raisonner en me disant que si j'utilisais la force et lui lançais un sort pour le faire taire, peut-être que Matthews trouverait quand même la force de me contrarier une énième fois et mettrait le feu aux feuilles... Très peu probable, mais c'était incroyablement dur de se convaincre d'utiliser les mots plutôt que la force quand c'est plus facile! En matière de loyauté, j'étais encore une novice. C'était tellement plus simple d'être lâche et de lancer un petit sort de rien du tout...

Je songeais un instant réellement à en finir avec tout ça, parce que j'avais conscience que plus la conversation se prolongerait, plus il y avait de chances que je pète vraiment un câble, et que Matthews risque plus que quelques bleus. Il n'était peut-être pas du genre à s'emporter, mais moi si ! Sauf que si je l'envoyais valser quelques mètres plus bas grâce au charmant sort de Rita, on allait forcément me surprendre, j'allais avoir des ennuis, mes parents seraient mis au courant, blablabla... Bon. Il valait mieux éviter, tant que c'était encore possible. Et ne pas faire s'éterniser la conversation, car quelques provocations comme ça et je ne répondais plus de mes actes.


-Evidemment. C'est juste histoire d'être sûre, lançais-je d'un ton ironique, mais en tendant la main vers la copie qu'il tenait toujours afin qu'il ne s'y trompe pas: c'était juste de l'amabilité pour obtenir ce que je voulais, je n'étais pas devenue sa nouvelle pote !

J'en vins donc à "prononcer le mot magique" ce qui sembla d'ailleurs le surprendre un peu -eh bien quoi ? Je n'étais pas une rustre tout de même ! Finalement, il me tendit la feuille et j'avançais un peu plus la main pour la saisir, étonnée et ravie à la fois. Comme quoi, même pas besoin de sortir la baguette, quelques fausses politesse et c'était dans la poche !...

...Ou pas.

Mon sourire naissant fondit d'un coup, remplacé par l'expression bien connue de la personne qui vient de se faire avoir. Je relevais les yeux vers lui et lui lançais un regard meurtrier sans la moindre retenue cette fois. Comme j'aurais pu m'y attendre, il semblait particulièrement fier de lui, et cet éclat de malice qu'il y avait dans ses yeux brillait encore plus que d'habitude. Alors quoi, on avait quatre ans pour jouer à ça? Je levais les yeux au ciel, m'apprêtant à lui demander de ma voix la plus aimable de choisir entre me donner cette fichue feuille ou se faire arracher la tête, mais il prit la parole avant moi.


- Qu’est-ce que tu proposes en échange ?

J'écarquillais les yeux, avant de me reprendre très vite. On dit que les Serpentards étaient les plus radins, tous les trucs comme ça, mais les Poufsouffles ne manquaient pas non plus de réclamer leur du... Je sentais le désespoir monter en moi. Allez quoi, qu'est ce que ça lui couterait de me la donner, cette foutue feuille, alors qu'il en avait plein le sac ?! Et qu'est ce que je pouvais bien lui proposer ? Qu'est ce qu'il attendait? Ça ne pouvait quand même pas être... des excuses? A cette pensée, je failli frémir d'horreur. Je ne me rappelais pas de la dernière fois que je m'étais excusée -sincèrement en tout cas, l'ironie ne comptait pas- ! Non, non, non, il n'y avait pas moyen. Matthews n'était pas rancunier, de toute façon, il s'en fichait de cette vieille historie de plante non?

...Sauf qu'il devait certainement se douter que des excuses seraient aussi impossibles à dire pour moi qu'une déclaration d'amour. C'était un piège, quoi! Bon. Bon. Se calmer, respirer, prendre du recul. Peut-être -une infime possibilité- que Matthews ne soit pas si fourbe que ça, qu'il y ai une once de clémence en lui. Et qu'il me demande quelque chose de raisonnable -car ça, ça ne l'était
pas. Ou alors, même si c'était bien à ça qu'il pensait, je pouvais toujours le tourner vers autre chose en proposant une tonne de trucs bien plus cools ! Comme par exemple...

-Euh... un livre neuf de sortilèges ? Il me semblait que le sien avait péri dans une de ses expérimentations... Un... Un soutien en potions ? Ma dernière note était très bonne ! Mais je sentais que ce n'était pas quelque chose comme ça qui le tenterait, il fallait quelque chose de plus... Caleb Matthews ! Non, je sais ! Un balais farceur !

Même si, théoriquement, c'était un cadeau de Ethan à Daniel -si on peut appeler ça un cadeau-, si je lui demandais, il ne serait que trop heureux de me l'envoyer!

-Ça a l'air d'un balais normal comme ça, mais lorsqu'on est dessus il fait faire toutes sortes d'acrobaties et devient incontrôlable ! Il paraît que si on ne fait pas gaffe, il peut même nous emmener dans un autre pays et impossible de le faire s'arrêter...

Je m'arrêtais subitement, me rendant compte que ma tentative de "corruption" ne marchait nullement. Même à moi-même, je n'aurais pas réussi à me convaincre de le prendre ce balais, tant je le vendais mal. Qui voudrait de quelque chose d'incontrôlable et qui peut nous faire traverser la manche avant qu'on ait eu le temps de dire ouf?! Même Matthews ne devait pas être assez stupide pour en vouloir, ou tout simplement, pour ne pas comprendre ce que j'étais en train de faire. C'est alors qu'un éclair de lucidité me frappa. Evidemment... on fait rarement ce genre de proposition sans avoir une idée d'avance!

-Tu sais déjà ce que tu veux, n'est-ce pas? demandais-je d'une voix amère et méfiante à la fois.

Bon, eh bien c'était décidé. Si c'était des excuses, j'échangeais discrètement son balais avec celui de Daniel en priant pour qu'il l'emmène le plus loin possible d'ici !

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Caleb Matthews
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MessageSujet: Re: Double face /PV\   Dim 21 Oct - 17:57

J’étais toujours entouré, elle était toujours seule, je souriais au premier qui me demandait de lui prêter un peu d’encre en décalant mon encrier pour qu’il puisse se servir, elle vous lançait à regard qui laissait tout à présager qu’elle allait se transformer en affreux loup garou d’une seconde à l’autre, j’étais à Poufsouffle, elle était à Serpentard. C’est bon on continue le jeu des différences ou vous avez compris l’idée ? Même sur d’infimes détails il y avait tout une palette de nuances qui faisait qu’il n’y avait rien, absolument rien, même pas une particule de poussière perdue dans l’espace temps qui laisserait supposer qu’il y avait la moindre chance pour que d’une manière ou d’une autre nous puissions être reliés vers un même but commun et même but commun portait ici le nom de : devoir d’Histoire de la Magie.

A Poudlard, il y avait ces deux groupes : le premier Poufsouffle, Serdaigle et Gryffondor qui formaient un pot pourri, qui s’entraidaient, rigolaient tous ensemble comme au pays des arc en ciel et des poneys à la crinière violette et puis il y avait le second, beaucoup plus petit parce que personne ne voulait rentrer dedans, même si les principaux concernés préféraient dire que c’était parce qu’il était très restreint et qu’on y était pas accepté n’importe comment ; con cul. On parlait des Serpentard, eux encore, eux, toujours eux, quand il y avait un problème, à chaque fois qu’on remontait à la source, elle finissait inévitablement par porter les couleurs vertes et argents, et comme ils ne cachaient pas leur mépris vis-à-vis des autres et vices versa, on allait dire que ça faisait partie du train train quotidien de l’école et que même les professeurs avaient l’air de s’y prêter au jeu avec Hazel Woodley, excusez moi du peu, en pole position !

Où est-ce que je me situais dans tout ça ? Qu’on soit jaune, vert ou orange, ce n’était pas deux trois couleurs qui allaient me faire avoir des a priori du jour au lendemain, et puis j’avais réussi à parler avec l’un des serpents de notre année, un peu taciturne le gars parce qu’il devait pas trop savoir où est-ce qu’il en était lui-même, mais il avait pas un mauvais fond, ou plutôt qu’il en avait un moins mauvais que ses compatriotes. Et puis, fallait voir les choses de ce point de vue là à mon avis : on était les deux seules maisons à se partager les cachots, c’était un peu comme notre domaine, alors pourquoi pas nous unir pour que tout se passe bien, et on pourrait même comme ça réquisitionner discrètement la salle de classe de Nakamura pour faire une grande fiesta tous ensemble, mais non, personne ne partageait cette idée, même si chez les blaireaux, il fallait plus employer les termes « rester sur sa réserve ». Traduction => je suis pas d’accord mais je suis trop poli et diplomate pour le dire clairement. Mais rassurez vous ; tous les Poufouffle n’étaient pas diplomates.

Donc moi, à la base j’avais rien contre Ana Falkowsky si ce n’est qu’elle m’avait quand même attaqué à grands coups de plantes, je ne lui en avais pas tenu rigueur, mais c’était pour ça que j’avais perdu la mémoire, donc, comme je venais de le mentionner un peu plus haut, en ce qui la concernait, j’étais… un peu sur la réserve. Quand on est en face de quelqu’un de fourbe comme ça il faut apprendre à devenir aussi fourbe que lui, et alors, c’était un exercice qui était loin d’être évident, t systématique, avec mes frangines, je me faisais avoir, surtout qu’avec elles, c’était démultiplié en je sais pas combien de fois, parce qu’à combiner leurs idées malsaines entre elles, ça faisait un sacré mélange et c’était jamais de tout repos ! C’était dur d’être en infériorité numérique comme ça, mais je luttais ; je n’étais pas un Matthews pour rien.

C’est pour ça que, héhé, pas complètement idiot non plus, j’allais prendre les mesures nécessaires cette fois pour éviter de me cramer le bout des doigts. Prudence est mère de sûreté, et pour une fois, j’allais me fier à ce proverbe.

-Euh... un livre neuf de sortilèges ?

Non pas la peine, je pouvais très bien emprunter celui de mon voisin de table ! Le mien en effet avait… fondu. Non je ne peux pas vous expliquez, ce serait vraiment trop long et n’a aucun intérêt pour cette histoire !

- Un... Un soutien en potions ?

C’était tentant, mais je n’avais là aussi besoin de personne pour faire exploser mon chaudron et le faire… fondre lui aussi. Là encore… non c’est trop long pas d’intérêt, blablabla !

- Non, je sais ! Un balais farceur !


………………. Sérieusement ? Je ne me déparai pas de mon sourire depuis tout à l’heure parce que plus je faisais ça et plus elle tirait la tronche et on était un peu comme deux miroirs, mais inversés. Et bien il était encore loin le jour où l’élève dépasserait le maître et cette fois je ne me retins plus et explosais d’un rire qui emplit toute la tourelle. Hum. Non. Ce n’était peut être pas le meilleur plan de rameuter Kelsey jusque ici parce qu’elle penserait que Peeves avait encore tenté de jeter quelqu’un par-dessus la tour. Si elle découvrait ce qu’on était en train de mijoter… C’était nous deux qu’elle allait faire passer par-dessus bord !

-Ça a l'air d'un balais normal comme ça, mais lorsqu'on est dessus il fait faire toutes sortes d'acrobaties et devient incontrôlable ! Il paraît que si on ne fait pas gaffe, il peut même nous emmener dans un autre pays et impossible de le faire s'arrêter...

En tout cas ça ne l’empêcha pas de continuer sur sa lancée et je la laissai faire ; c’était toujours marrant d’écouter les explications des gens sur quelque chose dont vous connaissiez déjà le fonctionnement et même mieux que bien parce qu’un jour pour faire court, j’avais réussi à mettre l’une de mes petites sœurs dessus et… en gros je n’avais plus eu le droit de jouer au Quidditch pendant un certain temps en guise de punition après ça. Et privé de dessert pendant des semaines aussi.

Bref, bref, bref.

- Heureusement que tu le dis, je crois que j’ai laissé le mien dans le placard du terrain de Quidditch !
Je fis mine de réfléchir une seconde aux potentielles conséquences que cela pouvait avoir avant de reprendre. Tu penses que c’est grave ?

Non, non, c’était pas une blague ! Enfin, si si, c’en était une, mais je ne plaisantais pas quand je disais que pour de bon, j’avais remplacé l’un des vieux Comète par un importé directement du magasin des Weasley.

- Un conseil, fais toi porter pâle lors du prochain cours de vol, ça vaut mieux. C’était même plus qu’un conseil, en plus maintenant que je lui avais révélé ma petite farce, il en allait de ma sécurité, parce que même à supposer qu’elle aille jusqu’en Papouasie avec, j’étais certain qu’elle m’attendrait au tournant à son retour et que ce n’était plus du pus de plante visqueuse qu’elle allait me faire avaler !

… Je ne voulais même pas imaginer ce que ça serait.

-Tu sais déjà ce que tu veux, n'est-ce pas? Repris t-elle parce qu’elle n’était non seulement pas dupe, mais en prime, qu’elle n’arriverait pas à me duper.

Je haussai les épaules dans le genre « Je saiiiiiiis paaaaaaaaaaaaaaas, j’hésite un peu en fait…. Mais oui bon puisque tu le demandes, d’accord ! ». De toute façon, c’était à prendre ou à laisser, et comme moi je savais déjà sur quoi il allait porter le devoir d’Histoire de la magie, et bien j’avais tout à gagner !

- Quel enthousiasme ! Fais gaffe par contre parce que tu risques de t’étouffer avec si tu continues comme ça, rétorquai-je avec une ironie non feinte. Que de méfiance, que de méfiance ! Je vous jure, à voir sa tête, on aurait dit que j’allais lui demander de marcher la tête en bas avec les mains sur des braises, tout en lui faisant avaler en même temps du mucus de veracrasse !

Je gardais toujours la feuille hors d’atteinte par simple mesure de précaution ; elle avait une rapidité à toutes épreuves, devais-je encore une énième fois le répéter ?

- En fait… j’aurais besoin d’un coéquipier.
Une coéquipière en l’occurrence et je ne sais pas pourquoi mas j’avais déjà prononcé ses mots que je savais que ça allait s’avérer risquer, parce que pactiser avec Ana c’était comme pactiser avec le Diable, non seulement parce qu’elle était à Serpentard et qu’en matière de tartuferie ils savaient y faire mais aussi… parce que c’était Ana. Et que le peu que je savais d’elle m’avait suffi. Il y a quelque chose dans le bureau de Meryl Kelsey et il faut que j’aille le récupérer.

Qu’on s’arrête tout de suite sur une chose : je faisais ça parce que je n’avais pas le choix ; j’avais demandé à plusieurs de mes potes déjà, mais personne n’avait eu le cran d’accepter. Pas la peine de dire pourquoi je présume, juste de prononcer Kelsey suffisait ? En fait ce n’était pas tout à fait exact, il n’y avait rien à moi spécifiquement là bas, disons plutôt que c’était parce que je voulais mettre du Pousse-Rikiki dans son thé parce que OUI je n’avais toujours pas digéré (c’est le cas de le dire !!!) le coup de la salle des Trophées que c’était un juste retour des choses et surtout que JAMAIS, elle n’arrive à remonter jusqu’à moi, et c’était donc bien pour ça qu’en aucun cas, je ne devais me faire prendre. D’où l’intérêt d’avoir quelqu’un puis puisse faire le gai. Donc pour ce rôle Ana n’avait besoin de ne savoir que les grandes lignes ! Ok ok, en vrai ça faisait un bail que j'avais oublié cette histoire de Salle des Trophées et pour ce que j'en avais nettoyé... Mais j'avais plus trop envie de parler d'Aria en ce moment et parler à Aria tout court, mais j'imaginais trop la tête de la prof de Métamoprhose quand elle allait se faire avoir, à défaut de pouvoir la voir en vrai, et c'était ça qui était drôle ! Elle était un trop beau specimen pour faire mes expérimentations pour me tourner vers Katie Jones qui même si elle était très gentille avait beaucoup moins de piquant !

- Et comme à mon avis elle sera pas trop d’accord, le mieux c’est que je le fasse pendant qu’elle est pas là tu vois ? Je lui lançai un coup d’œil entendu. Et si t’acceptes… parce que je me doutais qu’il allait falloir faire monter les enchères là… Non seulement tu as la copie, la fameuse copie sur laquelle elle louchait depuis tout à l’heure, mais aux prochaines vacances, je t’offre un verre au Chemin de Traverse !

On était un peu jeunes pour boire et puis ce n’était pas un rendez vous galant ; beurk ! mais j’étais certain qu’elle dire oui juste par plaisir de m’extorquer un peu d’argent, même si pour ça elle devait supporter ma compagnie. Et puis c’était surtout que…

J’avais aussi des magouilles à faire au Chemin de Traverse.

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- J'ai pas envie de faire d'erreurs.

- Faut pas appartenir à l'espèce humaine alors.
Deviens canard.




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Ana Falkowsky
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MessageSujet: Re: Double face /PV\   Jeu 1 Nov - 23:09

Bon. J'avais conscience que mon envie de réussir ce maudit devoir d'histoire de la magie prenait des proportions démesurées. Ce n'était pas pour une mauvaise note que mes parents allaient me sauter au cou à priori, et puis, vu la matière, ils devraient comprendre... En tout cas, toute l'inquiétude et le besoin de sûreté du monde ne justifiaient pas le petit numéro que j'étais en train de jouer à présent, me ridiculisant -comme à chaque fois- devant Matthews. Et vas-y que je te propose un livre, des cours particuliers, et même le balais farceur de mon frère tant qu'on y était... Je ne pouvais même pas en vouloir à mon camarade -ironie ici- de Poufsouffle d'éclater de rire lorsque je lui fit cette dernière proposition. Bien que je me sentis rougir tant je devais être risible, je fronçais un peu plus les sourcils et continuais néanmoins ma tirade lamentable pour essayer de vendre mon truc. De toute évidence, Caleb prenait son pied.

Le pire, dans cette situation, c'était que l'on pouvait retourner la situation de tous les côtés, c'était lui qui avait le dessus. 1) Il avait le devoir; j'en avais besoin. 2) Je m'étais montré quelque peu... exécrable lors de notre dernière rencontre; je lui en devais une. 3) J'étais colérique, et lui, je-m'en-foutiste au possible... Au point où j'en étais, j'avais très envie de me couper tout net dans mon speech inutile qu'il devait à peine écouter, et de tourner les talons pour décamper d'ici. Mais je n'avais pas fait tant d'efforts pour rien, me convaincre d'aller lui adresser la parole tout en sachant pertinemment que je n'échapperais pas à ses moqueries, ça, c'était le vrai courage ! Et rien que pour ça, je me devais d'achever ma tâche, même si elle se soldait par un échec.


- Heureusement que tu le dis, je crois que j’ai laissé le mien dans le placard du terrain de Quidditch ! Il s'arrêta un instant avec la tête de celui qui fait semblant de réfléchir, avant de continuer. Tu penses que c’est grave ?

Finalement, je préférais qu'il m'envoie balader tout de suite, plutôt que d'entendre encore une blague comme ça.

- Un conseil, fais toi porter pâle lors du prochain cours de vol, ça vaut mieux.

Inspirer, expirer...

...Mais comment c'était possible d'être aussi
agaçant?

-Merci du conseil, répondis-je raidement. Je me retins d'ajouter qu'il valait mieux pour sa survie que je ne sois jamais la cible d'une de ses blagues de ce goût là. Il risquait bien plus que de se faire attaquer avec une plante. Et je pouvais être très inventive, quand je voulais.

Je compris finalement qu'il avait depuis le début une idée en tête, mais avait simplement jugé approprié de me laisser me ridiculiser avant de me dire ce qu'il voulait exactement. C'était de bonne guerre, j'imagine, puisqu'au point où j'en étais, j'étais partie pour franchir toutes les limites du ridicule aujourd'hui. Toutes les limites tout court d'ailleurs, car aller parler à Caleb Matthews en était déjà une. Et de taille. Rien qu'à le voir, là, minauder et enchaîner les mimiques et gestes dignes d'un comédien, j'avais une telle envie de l'envoyer valser! Il avait la conduite typique du type qui a le pouvoir, qui sait que l'autre n'aime pas la situation, et qui profite de toute ça. Mais comment lui en vouloir ?


- Quel enthousiasme ! Fais gaffe par contre parce que tu risques de t’étouffer avec si tu continues comme ça.

Je me contentais de lever les yeux au ciel, à l'exact endroit où j'aimerais envoyer balader son visage moqueur et son expression insupportable, c'était-à-dire à des kilomètres de là. C'était une sorte de besoin, chez lui, de toujours avoir le mot qui m'énerverait, ou ça sortait vraiment tout seul? Je grinçais des dents une énième fois, et mon agacement ne devait pas lui échapper car il tenait toujours cette foutue copie à une distance raisonnable de moi. Des fois que je lui saute dessus pour la lui arracher des mains. C'était en effet une option que je devrais considérer sérieusement s'il continuait à faire exploser mes nerfs les uns après les autres.

- En fait… j’aurais besoin d’un coéquipier. Je haussais les sourcils, totalement prise au dépourvu. De quoi parlait-il? Pas de Quidditch, tout de même? Si c'était le cas, il s'était trompé de porte... Il y a quelque chose dans le bureau de Meryl Kelsey et il faut que j’aille le récupérer.

Ah. Je vois. Deux mots: mauvaise.idée.

J'eus l'envie subite de lui répondre aussi sec qu'il n'y avait pas moyen que je m'embarque dans ses plans foireux, et qu'il aille embarquer quelqu'un d'autre dans ses histoire à coucher dehors. Mais s'il en venait à me proposer ce poste de confiance, c'est qu'il était vraiment au pied du mur, et que donc tout le monde avait du le lui refuser, ce poste. D'une loyauté à toute épreuve, ces Poufsouffles, songeais-je avec ironie. Seulement, s'il n'avait trouvé personne pour faire ça, ça signifiait aussi que je n'avais pas le choix, si je voulais avoir ce devoir. Il ne me le cèderait qu'à cette condition, c'était certain.

Seulement, m'embarquer dans un plan qui contenait le mot "Kelsey" ça me faisait un peu peur, et je n'étais pas la seule visiblement. La dernière chose dont j'avais besoin c'était une colonie de retenue avec Matthews -oh, horreur!-, surtout qu'à ce que l'on disait, la professeure de Métamorphose savait elle aussi se montrer très inventive en matière de punition. Humm, ça ne me disait rien qui vaille, tout ça, vraiment. Mais avais-je vraiment le choix?


- Et comme à mon avis elle sera pas trop d’accord, le mieux c’est que je le fasse pendant qu’elle est pas là tu vois ? Voilà qu'il me prenait pour une débile... Et si t’acceptes… Tient donc, parce que j'allais avoir une récompense? Tant de générosité, c'en était émouvant... Mais ne nous réjouissons pas trop vite: nous parlions tout de même de Caleb Matthews. Autrement dit, l'ironie en personne. Je lui lançais un regard méfiant, attendant qu'il poursuive. Mais aux prochaines vacances, je t’offre un verre au Chemin de Traverse !

J'écarquillais les yeux, encore une fois prise au dépourvu. Une invitation... à boire un verre? A se voir pendant les vacances?
...Il n'essayerait tout de même pas de sympathiser, là, quand même? Non, c'était trop louche, ça cachait forcément quelque chose. Mais je sentais que j'étais sur la bonne voie, et j'allais le caresser dans le sens du poil jusqu'à qu'il me refile cette copie de malheur. Alors lui mettre un refoul aussi sec en l'accusant de manigancer quelque chose n'était peut-être pas la chose à faire. Et puis, qui sait, ça pouvait être sympa?...

...Je n'arrivais pas à m'en convaincre.


-Très bien, soupirais-je. Je suis pratiquement sûre que c'est le plan le plus foireux de toute l'histoire des plans foireux, mais je n'ai pas le choix, hein? Pour le verre... continuais-je, hésitante. On en reparlera si on sort vivants de cette histoire. Et si ce n'est pas le cas, c'est bien plus qu'une Bieraubeurre que tu devra m'offrir, maugréais-je.

Je courais au delà des ennuis, c'était certain... Mais je pouvais toujours me consoler en me disant que je faisais ça pour minimiser d'autres ennuis, à savoir, les parents. Donc, logiquement, maintenant que j'étais officiellement sa "coéquipière" pour son prochain complot, conformément à sa demande, Matthews devait à présent me donner ce pourquoi je m'embarquais dans toute cette histoire. Je tendis donc la main, impérieuse, vers lui.

-Et maintenant, je peux l'avoir, ce fichu devoir?!


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Dernière édition par Ana Falkowsky le Dim 18 Nov - 20:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Double face /PV\   Dim 4 Nov - 15:14

Le Pousse-Rikiki. Quelle invention, mais quelle invention les amis ! Même ceux qui se revendiquaient être d’une très grande originalité avait pris quelqu’un pour qui ils vouaient une véritable admiration en tant que modèle ; pour nombreux d’entre eux, c’était les parents. Pas moi. Mes parents étaient bien rigolos (autant dire à leurs heures perdus) mais si j’avais quelque chose à apprendre d’eux n’était non pas dans l’art de houspiller après ses enfants, parce que dans leur énergie passagère il avait trouvé le moyen de faire cracher des bulles de savon au hibou familial. Toute une histoire pour pas grand chose, comme d’habitude, mais que voulez vous, c’était comme ça quand on évoluait au milieu d’une famille qui voyait le drame partout où elle posait les yeux ; partout. Forcément, il y avait toujours un petit quelque chose qui se modifiait dans leur regard lorsque le nom des frères Wealsey revenait à mes lèvres. Et croyez le, ils revenaient souvent.

En même temps avait-on déjà trouvé plus inventifs que ces deux là ?! Même pas besoin de répondre à la question pare que ça coulait de source ; ce que je voulais faire, c’était de marcher dans leur pas et me créer ma propre place, même si pour cela je devais dans un premier temps rester dans leur ombre parce que les détrôner semblait être d’un extravagance telle qu’elle n’était même pas envisageable. Pour le moment, j’en étais donc au stade où je les adulais et suivait de près chaque objet de leur création qui était sur le point de sortir et qui rivalisaient toutes d’ingéniosités pour passer à côté ! Tenez, la première fois que j’avais mis un pied dans leur célèbre boutique sur le chemin de Traverse, finalement ça avait dû être mon père qui m’avait tiré jusqu’au seuil de la prote où j’avais, dans un élan de désespoir, tendu la main vers la boîte qu’il m’avait empêché d’acquérir ; même si j’avais trouvé d’autres moyens de m’en procurer depuis.

Mais alors bien sûr, avec les blagues, c’était quitte ou double, parce que soit il y avait les personnes qui les trouvaient très drôles et savaient rire de bon cœur parce qu’on leur avait appris les choses simples de la vie et puis bien sûr quand il y a l’un nécessairement, il y a l’autre, et certains d’entre eux ne voyaient pas mes plaisanteries (les plaisanteries en général pour être plus juste) du très bon œil. Un visage s’imposa soudain à moi : c’était celui d’Aria et du souvenir de notre dernière altercation laquelle ne s’était pas très bien passé puisque depuis nous ne nous étions pas adressés la parole. Je m’étais dit qu’elle avait parlé de façon aussi tranchante sous le coup de l’impulsion et que ça allait lui passer, mais en fait il n’en avait rien été et je n’avais même pas eu le droit à un regard. Très bien. Les doutes étaient donc bien fondés : il n’y avait jamais eu aucune once d’amitié de près ou de loin entre nous comme je l’avais pourtant cru ; mais qu’est-ce que j’y pouvais si elle avait autant d’humour qu’Hazel Woodley moi ?!

-Très bien. Je suis pratiquement sûre que c'est le plan le plus foireux de toute l'histoire des plans foireux, mais je n'ai pas le choix, hein?

Je la fixai durant quelques instants parce qu’en vérité, je m’étais attendu à ce qu’elle m’envoie directement sur les roses avec la pensée assez forte que je me fasse lacérer par leurs épines en guise de punition à cause de la proposition que je venais de lui faire. Je n’étais pas pointilleux pour autant : je venais d’obtenir ce que je voulais avec beaucoup plus de facilités que je ne me l’étais imaginé, ce qui suffit largement à me ragaillardir ; oui, je l’aimais bien finalement Ana et son petit air de princesse, mais princesse des temps modernes entendons nous bien parce qu’elle n’était pas de celles qui attendent patiemment du haut de leur haute tour que leur prince vienne leur faire le baiser qui les éveillerait enfin. Non, elle était plutôt du genre vorace, mais c’était bien la preuve qu’elle ne l’était pas tant que ça puisqu’elle voulait bien marcher dans la combine !

- Pas si tu tiens bien ton rôle… objectai-je quand même, parce qu’elle n’était pas convaincue. Et bien en tout cas, on ne pouvait pas dire que la confiance règne ! C’était une bonne façon de la toucher dans son estime qui plus est : je l’avais dans la poche maintenant, c’était sûr !

- Pour le verre... On en reparlera si on sort vivants de cette histoire. Et si ce n'est pas le cas, c'est bien plus qu'une Bieraubeurre que tu devra m'offrir.

Une broutille ! Une broutille vous dis-je parce que ça allait être un jeu d’enfant !

- T’inquiète, j’ai pleins d’autres trucs en rayon, affirmai-je, et je n’avais pas besoin de faire d’un grand effort de persuasion car je savais que là-dessus, en revanche elle ne douterait pas. J’avais déjà pu montrer l’étendue de mes talents bien plus d’une fois…

Même s’il était clair que c’était pas chez Mme Pieddodu que j’allais la traîner, mais à mon avis, ni elle ni moi n’en avait très envie, donc seul un accord silencieux là-dessus s’imposait.

-Et maintenant, je peux l'avoir, ce fichu devoir?!

Mais c’est qu’elle n’en perdait pas le nord ! Parce que moi, j’avais presque oublié ce que je considérais à présent comme un détail tout à fait futile et je lissai la feuille du plat de la main parce qu’elle était un peu chiffonnée ; désolé on ne pouvait pas être en possession du devoir de l’année et en plus de ça être soigneux, il fallait choisir !

C’était maintenant que tout ce jouait : si je lui donnais le sujet, il y avait de grandes chances à ce qu’elle s’évapore dans Poudlard pour toujours après ça, malgré notre accord. Ça, c’était ce qu’aurait pensé une personne de type normal qui voit le mal et le danger partout où il fait un pas. Personnellement, je n’avais pas le temps de m’encombrer là-dessus, et j’étais du genre à tenir parole, pour le plus débile des paris. A Ana de faire de même !

- Vos désirs…
je lui tendis la feuille comme si je lui présentai une bague précieuse dans le plus beau des écrins. D’accord, j’en faisais un peu trop, mais ça ne m’empêchait pas de jouer franc jeu donc… elle n’avait pas le choix que de s’y tenir elle aussi. Bonnes révisions !

Cette fois je rangeai complètement mes affaires et jetai mon sac sur les épaules. Comme il était de notoriété publique que les salles communes de Serpentard et Poufsouffle se trouvaient toutes les deux dans les cachots, je n’hésitai pas à lui proposer :

- On rentre ensemble ? Par contre désolé, je préfère pas te tenir la main, hein ! Grimaçai-je avant de lui faire un grand sourire. Ça aussi, c’était drôle, de la taquiner et de voir les réactions qui s’en suivaient !

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- J'ai pas envie de faire d'erreurs.

- Faut pas appartenir à l'espèce humaine alors.
Deviens canard.




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Ana Falkowsky
Élève de 6ème année



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Âme soeur: Et si il ne m'aime pas en retour, ça compte quand même ?

MessageSujet: Re: Double face /PV\   Ven 16 Nov - 18:47

- Pas si tu tiens bien ton rôle…

Je tirais la moue, toujours pas convaincue. J'avais bien envie de lui demander en quoi il consistait, justement, ce rôle, mais je sentais que ça n'allait pas me plaire, et que je pourrais me dégonfler. Et il ne fallait pas, en tout cas, pas avant que j'ai le devoir. Après... non, tout de même, ce serait presque une tentative de meurtre d'envoyer quelqu'un dans le griffes de Kelsey sans le moindre acolyte. Et puis je me connaissais, même si je me disais que ce n'est que Matthews et que j'en avais bien rien à foutre de ce qui pouvait lui arriver, sur le moment, ma conscience se rappellerait à mon bon souvenir et j'irais de toute manière lui prêter main forte. Je soupirais, vaincue, encore une fois. J'étais bel et bien embarquée dans cette histoire, que je le veuille ou non.

- T’inquiète, j’ai pleins d’autres trucs en rayon,
répondit-il à ma menace, le plus nonchalamment du monde.

Et encore une fois, il m’exaspérait. C'est pas ce que je voulais dire! Je me fichais bien de ce qu'il avait à m'offrir, si jamais on se faisait prendre, je ne donnais pas cher de nos peaux! Et puis très franchement, je doutais que rien de ce qu'il puisse m'offrir ne m'intéresse. Il ne devait avoir que des trucs dans le genre du balai farceur que j'avais essayé de lui refiler quelques minutes plus tôt, autrement dit: des trucs pour les gens comme lui. Mais il m'imaginait vraiment en train de faire mu-muse avec ce genre de choses? C'était risible!

D'ailleurs, comment pourrait-il savoir ce qui m'intéresse puisque je ne le sais pas moi-même? Là où il aurait le plus de chance de taper juste, c'est avec un livre, mais j'avais du mal à penser que Caleb Matthews était déjà rentré dans une librairie. Oui, je crois bien que je me contenterai d'un verre, peut-être même de plusieurs si j'avais envie de lui extorquer un peu plus d'argent... Mais l’idée de finir bourrée, et donc potentiellement faible face à lui eut raison de moi. Je crois qu’un seul verre fera l’affaire.

Tout de même, ça m’étonnait qu’il me propose ça. Je veux dire, même si lui ne semblait pas me haïr particulièrement, on ne pouvait pas dire que l’on avait une « relation » des plus tranquilles, loin de là. Alors qu’il me fasse une proposition qui engage que l’on passe du temps ensemble en dehors de Poudlard, alors qu’il aurait très bien pu se contenter d’un simple remerciement, ou même de rien du tout –après tout, c’était moi qui lui en devais une non ?-, ça me surprenait un peu.

Et puis je m’inquiétais un peu de ce qu’il était en train de faire : ça ne ressemblait pas un peu à de la sympathie, cette proposition ? Il n’essayait pas de devenir…ami avec moi, quand même ? Parce que si c’était de cas, de choses l’une : soit il était complètement fou, soit il aimait les causes impossibles ! Les amis, j’avais déjà donné, et on ne m’y reprendrait plus. Même si Caleb n’avait strictement rien à voir avec Ruby, je devais bien lui reconnaître ça, au final ça revient au même et c’était hors de question.

De toutes façons, à quoi je pensais moi, il devait me demander ça simplement pour avoir une occasion de plus de m’agacer avec ses blagues, ou alors pour avoir le plaisir de me prendre de court. Nous parlions de Caleb Matthews après tout, pas de quelqu’un de normal… ! Et tout en pensant ça, la pensée qu’inviter quelqu’un à boire un verre était, en fait, tout ce qu’il y a de plus normal. C’était mon raisonnement qui était tordu. Hum.

Finalement, je lui réclamais ce qui était à l'origine de tout, et probablement de ma mort imminente, mais je comptais bien avoir malgré tout. Et en Caleb Matthews jusqu'au bout, il en fit des tonnes pour me donner la fichue feuille, avec courbette et gestes déplacés. Je me retins -qu'est ce que j'avais comme retenue avec lui!...- de lever les yeux au ciel, avec sa pauvre imitation.


- Vos désirs… je lui arrachais presque la feuille des mains, impatiente. Bonnes révisions !

-Oh, ça, c'est certain, grognais-je.

Je crois que l'on pouvait définitivement ajouter à la liste des mystères de l'humanité cette capacité à toute épreuve qu'avait Matthews à se montrer insupportable. Il en rajoutait des couches de partout, et pourtant, ça passait toujours bien parce qu'on y était habitué, ça faisait partie de son caractère. Mais si quelqu’un d’autre faisait pareil, ce serait un massacre ! Non pas que ça n’en soit pas déjà un…

Notre affaire finalement conclue, il fourra ses affaires dans son sac et le mit sur son dos, avant de se tourner vers moi, et de me proposer, l’air de rien :


- On rentre ensemble ?

Immédiatement je fronçais les sourcils parce que ça, si ce n’était pas une tentative de sympathie, je ne sais pas ce que c’était ! Je le dévisageais, méfiante, cherchant une éventuelle trace de fourberie sur son visage : peut-être comptait-il ainsi me faire passer l’air de rien à un endroit qu’il aurait piégé attendant que le premier crétin venu se fasse prendre ?
…Parano, je devenais totalement parano.

Et puis ça ne servirait à rien de refuser de toute façon, vu que nos salles communes étaient voisines, que j’accepte ou non, ou prendrait le même chemin. La fatalité voulait me forcer à passer du temps avec Matthews, on dirait… Mais au point où j’en étais.


-De toute façon, c’est pas comme si j’avais le choix… soupirais-je, résignée.


-Par contre désolé, je préfère pas te tenir la main, hein !

…Caleb, et sa manie de toujours avoir le mot pour m’agacer ! Je levais les yeux au ciel mais ne répondis rien. Eh bien s’il voulait tout savoir, moi non plus, je ne voulais pas la lui tenir, sa main ! Et puis il m’énervait, avec ses sous-entendus bizarres, parce que moi je faisais tout pour penser que justement, tout était tout à fait normal, et voilà qu’il ramenait sur le tapis le motif de mes…hésitations. Il m’énervait, il m’énervait, il m’énervait ! Je lui lançais un regard incendiaire, avant de finalement ranger le fameux devoir dans mon sac et de lui emboîter le pas.

Mais ma colère ne mit pas longtemps à retomber, et le Poufsouffle réussit même à m’arracher un mini sourire en sortant une plaisanterie un peu plus drôle que d’habitude. Finalement, je retrouvais les murs verts de ma salle commune en ce qu’il me sembla quelques instants, et d’une humeur tellement étrange que j’en avais même oublié de vérifier autour de moi le long du trajet à la recherche d'un éventuel piège de Caleb.




Terminé !!

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